Moustapha Tall contre toute

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1 AGRIINFOS 52+:MAQUETTE AGRI 14 11/05/12 13:15 Page1 COTON : PRODUCTION EN HAUSSE DE 8,28% 2 Mensuel d informations agricoles et rurales - 6e année - issn N 52 - Mai Prix : 500 frs cfa pas la famine à Ndramé escale, mais du son de mil servi aux enfants du village de Ndieufary tout proche, témoigne une mère de famille 4-5 Baisse des prix du riz Moustapha Tall contre toute subvention 7 agriculture familiale durable Veco-Sénégal expose sa nouvelle vision 3 patate douce Culture stratégique porteuse d une croissance économique 6 Vert - Noir Baisse de l oignon Les prix passent de 300 à 250F le kilo 2

2 AGRIINFOS 52+:MAQUETTE AGRI 14 11/05/12 13:15 Page2 Baisse du prix de l oignon : l ARM va veiller sur les engagements des acteurs (APS) - l agence de régulation des marchés (arm) et les associations de consommateurs vont veiller au respect des engagements pris par les commerçants et les producteurs en vue d une baisse du prix de l oignon local, indique une lettre circulaire de l arm transmise lundi à l aps. l union nationale des commerçants et industriels du sénégal (unacois) s était engagée le 26 avril dernier à dakar à acheter toute la production locale d oignon avec la perspective d une baisse des prix, suite à un accord de partenariat avec l interprofession de l oignon au sénégal. selon les termes de cet accord entre commerçants et agriculteurs, les oignons produits dans les Niayes et dans la vallée du fleuve sénégal seraient plus accessibles aux consommateurs avec un prix de 165 f cfa le kg. des mesures d accompagnement vont permettre à l arm et aux associations de consommateurs de veiller sur le respect des engagements pris de part et d autre, indique la lettre circulaire, recommandant une mise à disposition de l oignon aux commerçants par les producteurs à partir de centres de groupage accessibles. parmi les mesures d accompagnement, la note circulaire de l arm cite l élaboration de lettre de voiture pour l acheminement de l oignon avec mention sur la date, la qualité, la destination et le nom du commerçant. l arm, qui indique que la livraison doit être effectuée en sac de 25 à 45 kilogrammes, rappelle aux commerçants leur engagement à acheter, chaque semaine, 1200 tonnes d oignons. les vendeurs doivent aussi s acquitter d un paiement à hauteur de 30 pour cent du prix à la livraison et le reste, dans un délai de 15 jours. toujours dans sa lettre circulaire, l agence de régulation des marchés a insisté sur les prix de l oignon qui varient selon la zone de production. pour l oignon de la vallée, le prix bord champ est fixé à 165 f cfa le kg, le prix de cession à partir des parcs est à 225 f, tandis que le prix à dakar est arrêté à 200 f cfa et enfin le prix de détail aux consommateurs s élève à 250 f cfa/kg. pour l oignon cultivé dans la zone des Niayes, le prix bord champ est fixé à 210 f cfa, alors que le prix de cession à partir de parcs reste à 240 f cfa. le prix à dakar et celui de détail aux consommateurs restent les mêmes pour l oignon de la vallée. l arm a rappelé que la validité de la convention entre producteurs et commerçants prend effet à partir de mercredi 9 mai et va durer jusqu à la fin du mois d août. dans cette même dynamique, la lettre circulaire fait état de la décision de suspendre les importations. Des mesures rigoureuses en matière de pêche du thon exigées (Jade/Syfia) - À l issue des négociations qui se sont déroulées à guam le mois dernier, les nations insulaires du pacifique et les groupes de conservation de la pêche ont échoué dans leurs tentatives de convaincre tous les membres de la commission des pêches du pacifique occidental et central (Wcpfc) à entériner des mesures plus rigoureuses pour protéger l approvisionnement en thon, apprend Jade/syfia de source proche du site scidev.net. selon ce site anglophone du réseau de la science et du développement, ces pays, soutenus par l australie, ont été incapables d atteindre un accord avec les états unis, l union européenne, la chine et le Japon à propos des mesures éventuelles, afin de maintenir les stocks de patudos et de protéger d autres espèces. le comité scientifique de la Wcpfc a averti à maintes reprises de la surpêche du patudo dont les stocks ont chuté de 80%. de la même façon, les stocks d albacore ont été exploités à la limite de la durabilité et il faut également surveiller de près la pêche du listao qui est la variété que l on retrouve habituellement dans les boîtes de conserve. Coton : la production en hausse de 8,28 % (APS) - la production de coton a enregistré une progression, avec une amélioration des rendements et des revenus, malgré une campagne agricole particulièrement difficile démarrée en juin, indique un document intitulé Bilan 2011/2012 et perspectives pour 2012/2013 : focus sur le séminaire de pakour (département de Vélingara), reçu lundi à l aps. le texte note une production de tonnes en progression de 8, 28% par rapport à celle de la campagne précédente de tonnes, malgré la légère baisse des surfaces (-3,4%). Néanmoins, il fait état d une amélioration de 12% des rendements qui passent de 850 kg/ha à 952 kg/ha, malgré un important déficit pluviométrique dans l ensemble de la zone cotonnière. le document ajoute qu il a été enregistré une amélioration très sensible du revenu des producteurs (+42% d augmentation du revenu moyen à l hectare) avec une marge après retrait du crédit de f cfa/ha, contre f cfa/ha la précédente campagne. un remboursement du crédit agricole des cotonculteurs qui se poursuit et est actuellement à hauteur de 92% malgré les difficultés de l hivernage, l exigible global n est remboursé qu à prés de 83% du fait du poids excessif des arriérés détenus par des agriculteurs ayant abandonné la culture cotonnière, précise la même source. cette campagne est une confirmation de la dynamique de relance de la production enclenchée depuis la précédente campagne consécutive au plan de relance de la production élaboré pour inverser le cycle de contre performances notées à partir de 2007 dans toutes les filières cotonnières africaines du fait de la baisse des cours mondiaux, explique le document. et d ajouter : elle fait ressortir que l obstacle majeur à une relance ample, vigoureuse et durable est le surendettement des cotonculteurs qui traînent de lourds arriérés consécutifs aux longues années de crise de la filière. il faut, pour soutenir la relance, à l instar du Mali, du Burkina faso et du Bénin desserrer définitivement l étau du surendettement Casamance : Forte mobilisation pour la cueillette de la pomme d acajou (APS) - la cueillette des pommes d acajou mobilise une bonne partie des populations de la région de sédhiou, depuis quelques jours, surtout dans le Balantacounda (localité frontalière à la guinée Bissau), a constaté le correspondant de l aps. des pères de familles affirment avoir libéré leurs domestiques à leur demande. celles-ci sou- AGRi infos Hlm grand-yoff - Villa n 1122 Bp : dakar liberté - tél/fax : (221) DirecTeur De PublicaTion Madieng seck - tel : comité De rédaction : Madieng seck - Ndèye sène - ababacar guèye administration : ababacar guèye secrétariat De rédaction et infographie : cheikh touré (tel : ) impression : ags imprimerie DisTribuTion : adp AgriInfos est une publication de l Agence Jade/Syfia - Sénégal - ninea : co haitent aller dans le Balantacounda aider leurs parents à la cueillette de ce qu on appelle l or vert, dans cette partie sud de la région. des enseignants aussi avouent n être plus à mesure de contrôler la présence de leurs élèves, à cause de la cueillette des pommes d acajou, principale activité économique des populations. Mamadou aliou Bâ, acheteur de noix d acajou à diattacounda, s étonne de cette effervescence autour de l or vert, alors que, selon lui, cette année, la production n est pas abondante du fait du mauvais hivernage. Je n ose même pas contracter de prêts bancaires de crainte de ne pouvoir les rembourser, car les récoltes ne seront pas abondantes, contrairement à l année dernière, s est désolé Bâ.Néanmoins, jeunes femmes et hommes sont dans les champs matin et soir à la cueillette de pommes d acajou dont le kilogramme de la noix est déjà à 300 f, selon aliou Bâ qui justifie la hausse du prix par rareté du produit. Des cultures de meilleure qualité en Afrique de l Ouest (Jade/Syfia)- selon des rapports récents, le fida, le fonds international de développement agricole ainsi que l union européenne ont terminé avec succès la mise en oeuvre du programme de la facilité alimentaire de l ue (euff) pour un montant de 20 millions d euros dans cinq pays de l afrique de l ouest, à savoir le ghana, le Bénin, la côte d ivoire, le Mali et le sénégal. comme vous pouvez le lire dans une déclaration du fida de la semaine dernière, l initiative a amélioré la qualité des cultures grâce à des techniques de production innovatrices. adriane del torto, coordinatrice du projet au fida pour l euff, a déclaré que ce programme d une durée de dix-huit mois a permis une amélioration de l accès à des cultures de haute qualité pour les petits agriculteurs de la région et les a formé aux techniques de production et d élevage, [ ] a aidé plus de familles rurales à obtenir de meilleurs rendements, à augmenter leurs revenus ainsi qu à améliorer leurs conditions de vie. l ueff, une aide d un montant d un milliard d euros a été créé en réponse à la flambée des prix des denrées alimentaires dans les pays en développement entre , pour financer des projets qui pourraient améliorer l accès aux intrants agricoles et aux services, augmenter la capacité de production agricole et répondre aux besoins en aliments de base des etats d afrique de l ouest. Maïs et riz Le Sénégal candidat aux systèmes de semences de l OCDE (Jade/Syfia) - après dépôt de sa candidature en 2010, le sénégal va être agrée fin 2012 aux système des semences de l ocde (organisation de coopération et de développement économiques), a affirmé monsieur françois Burgaud, directeur de l interprofession française des semences, partenaire du Ministère sénégalais de l agriculture sur ce dossier. M Burgaud s exprimait mercredi à dakar au cours d un déjeuner débat organisé par la fédération nationale des professionnels semenciers du sénégal (fenapros). c était en présence d agents du ministère de l agriculture, d experts, des privés semenciers et des producteurs agricoles. Nous allons continuer à travailler pour que le sénégal soit agrée par l ocde d ici fin 2012 a dit directeur de l interprofession française des semences pour qui le sénégal est candidat pour les céréales riz, maïs et sorgho. pour M Burgaud, l acceptation de la candidature du sénégal comporte trois avantages principaux : continuer à améliorer la qualité des semences produites sur le territoire sénégalais ; permettre au sénégal de jouer un rôle de leadership dans la mise en œuvre de la réglementation harmonisée de la cedeao, la communauté économique des etats d afrique de l ouet ; enfin permettre, grâce aux normes internationales, d exporter des productions de semences sénégalaises sur le marché européen. ces avantages sur l adhésion du sénégal aux systèmes des semences de l ocde ont été fortement salués par le député aliou dia, par ailleurs président du mouvement force paysanne. J adhère à l idée de la candidature du sénégal, parce qu elle permet aux producteurs de disposer de semences de qualité. au cours des débats plusieurs questions ont été soulevées : les ogm, le nombre de pays africains ayant déjà adhéré aux systèmes semenciers ocde, l arachide. concernant les ogm, le refus du sénégal de reconnaître officiellement la modification génétique dans le matériel végétal est un avantage pour la france, a estimé monsieur françois dobbelaere, dirigeant d une entreprise semencière française présente au sénégal. pour le nombre de pays africains ayant déjà adhéré aux systèmes semencier ocde, M Burgaud a répondu qu il s agit du Maroc, de la tunisie, de l afrique du sud, de l ouganda, du Kenya, de la zambie et du zimbabwé s agissant de l arachide, principale culture du sénégal, les experts français ont estimé que la filière traverse des difficultés. le sénégal n a donc pas de chance d avoir l agrément de l ocde, parce que soutiennent-ils, la majorité des semences d arachides au sénégal sont vendues en vrac et en coques. d autant que la candidature d un pays se fait par groupe d espèces comme par exemple le riz. a ce sujet, M dobbelaere a indiqué que son équipe qui a séjourné à ziguinchor au sénégal, a travaillé sur une production expérimentale de semences de riz pour améliorer sa qualité. les quelques productions de démarrage avaient déjà permis l an dernier de distribuer 80 millions de f cfa aux paysans de la région de ziguinchor, a révélé M dobbelaere en conclusion, Moustapha djigo, président de la fenapros, a souhaité que le sénégal réussisse à obtenir son agrément ocde. convaincu que cela ne peut être que bénéfique à la sécurité alimentaire du pays, il appelle les autorités à une meilleure collaboration et pour les privés semenciers un partenariat fécond Nous ne devons pas faillir à notre mission de partenariat de secteur privé à privé, a lancé M djigo ravi de l intérêt et de la profondeur des débats. 2 MeNsuel d informations agricoles et rurales - 6 e année - N 52 - Mai 2012

3 AGRIINFOS 52+:MAQUETTE AGRI 14 11/05/12 13:15 Page3 actualité agriculture familiale durable Veco-Sénégal expose sa nouvelle vision (Jade/Syfia) Veco souhaite améliorer la situation de l ensemble de la chaine de valeur agricole, depuis la production jusqu à la consommation, perfectionner les politiques au niveau national et international et encourager les pratiques d achat des consommateurs vers des biens de consommations plus durables. C est ce qui ressort du mini atelier sur l adaptation des exploitations familiales (Ef) aux mutations, en cours et à venir, dans l agriculture durable au Sénégal. présidé par ibrahima sanou, le directeur de Veco-sénégal, cet atelier, organisé mi avril par l ong, a été une occasion pour les représentants du cncr, de l ipar et de la presse spécialisée en agriculture, d échanger sur les enjeux des exploitations familiales, face aux nombreuses mutations qu elles sont entrain de vivre. selon Mr sanou, ces échanges vont permettre de soulever les contraintes rencontrées dans les exploitations familiales et de proposer des pistes de solutions. Nous avons jugé nécessaire de vous inviter pour recueillir vos expériences dans ce domaine, afin que les interventions de Veco puissent apporter des solutions efficaces à ces acteurs, souligne-t-il, en vue de la préparation de la rencontre régionale de l ong internationale prévue en mai. en effet, l ong Belge Veco sénégal a pour vision de réduire la pauvreté et d améliorer les conditions d existence d une agriculture familiale durable. cette nouvelle vision constitue, selon Veco, l une des activités les plus importantes et les plus étendues de l héritage culturel. ce patrimoine a été et est toujours protégé et mis en valeur grâce à la gestion assurée par des agriculteurs familiaux qui prennent en compte les équilibres économiques, sociaux, culturels et écologiques. pour coller à cette vision, l ong souhaite imprimer de nouvelles missions parmi lesquelles la contribution au développement des moyens de subsistance viables et l autonomisation des hommes et des femmes exploitant des entreprises agricoles familiales. Veco souhaite, dit l animateur ousmane dia, insuffler une nouvelle dynamique, telle la chaîne de valeur agricole. elle veut dégager des pistes dans l agriculture au niveau régional et national, trouver des actions pour réduire la pauvreté et améliorer les conditions d existence des exploitations familiales. pour y parvenir, les défenseurs de ce type d agriculture ont échangé sur la situation agricole du pays, notamment les mutations face à l exploitation familiale, la politique agricole, etc. qui ont conduit à la fragilité de ce type d agriculture sans occulter la consommation extravertie des sénégalais. c est pourquoi, souligne Marius dia du cncr, il y a un ensemble d activités qu il faut mettre sur pied pour arriver à influencer sur le changement de comportement des consommateurs. Il faut accompagner les producteurs à mieux s organiser, à mieux produire mais, il faut aussi faire en sorte que ce qu ils produisent puissent être vendus. Il appartient aux acteurs de travailler sur la qualité de la production locale, souligne-t-il. les participants sont également revenus sur l importation des produits laitiers et céréaliers qui envahissent le marché local et menacent considérablement à la survie des exploitations familiales. a cet effet, un journaliste, spécialiste des questions agricoles, suggère la réduction des importations de la farine de blé. en effet, indique-t-il, chaque année le sénégal importe t de blé dont 90 à 93% sont destinées à la fabrication du pain boulanger. pour y arriver l animateur du mensuel agri infos propose de valoriser le concept Mangeons Local pour appuyer les producteurs. une idée que partagent les représentants du cncr. ils affirment que l asprodeb avait initié, l an dernier, avec les boulangers de dakar la fabrication de pains en y incorporant des céréales locales. Résultat! Les consommateurs l avaient apprécié. Les initiatives sont là il faut juste un accompagnement et un esprit de patriotisme pour renverser la tendance, confie Marius. Beaucoup de pistes ont été dégagées, notamment la meilleure prise en charge de l environnement des exploitations familiales. les participants ont rappelé que l etat, les ongs, les entreprises et les institutions ont un rôle important pour la survie de ce type d agriculture. cependant, soulignent-ils, certaines contraintes liées à l accès aux marchés, la bonne pratique des politiques agricoles, la formation, l information et la communication, etc. doivent être prises en compte afin de professionnaliser les ef. car, soutiennent les participants, la professionnalisation requiert la caractérisation des exploitations familiales, à savoir la capacité d adaptation, les bonnes pratiques avec un fonctionnement en interne, etc. pour aller vers la voie de la modernisation. UNION ÉCONOMIQUE ET MONÉTAIRE OUEST AFRICAINE (UEMOA) AVIS DE RECRUTEMENT N 001/2012/DSAF/DRH La Commission de l Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) ayant son siège à Ouagadougou, Burkina Faso, procèdera au recrutement de douze (12) cadres supérieurs et un (01) Cadre moyen pour ses services. Les postes à pourvoir sont les suivants : - un (01) Cadre supérieur, chargé de la Sécurité Sanitaire des Végétaux ; - un (01) Cadre supérieur, chargé des Energies Renouvelables ; - un (01) Cadre supérieur, chargé de l analyse d Impact des Politiques et Programmes ; - un (01) Cadre supérieur, chargé de la Vérification des Comptes ; - un (01) Cadre supérieur Auditeur Interne, Assistant du Directeur de l Audit Interne ; - un (01) Cadre supérieur, chargé des Prévisions et Etudes Economiques ; - deux (02) Cadres supérieurs Financiers ; - un (01) Cadre supérieur Comptable ; - un (01) Cadre supérieur, chargé de l Energie ; - un (01) Cadre supérieur, chargé des Ressources Halieutiques ; - un (01) Cadre supérieur, chargé des Ressources en Eau ; - un (01) Cadre moyen Agent Administratif. Conditions générales du recrutement 1. Dossier de candidature Chaque dossier de candidature doit comporter : - une demande signée du candidat indiquant clairement l emploi pour lequel il postule (ECS N..) ; - une lettre de motivation ; - un curriculum vitae auquel sont annexées les attestations des expériences acquises (certificats de travail) ; - une copie certifiée conforme du ou des diplômes. 2. Nationalité Les candidats doivent être ressortissants de l un des Etats membres de l Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), à savoir le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. 3. Dépôt et date de clôture des candidatures Le dossier de candidature, qui doit être déposé sous pli fermé, portera : a) au recto, la mention «Recrutement UEMOA» et le numéro de l emploi pour lequel le candidat postule ; b) au verso, les nom et prénoms du candidat. Il doit être déposé à la Commission de l UEMOA ou adressé, par voie postale, à : MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA COMMISSION DE L UEMOA 380, Avenue du Professeur Joseph KI-ZERBO 01 B.P. 543 OUAGADOUGOU 01 Burkina Faso Date limite de dépôt des candidatures : 1 er juin 2012 Les candidatures féminines seront encouragées. Cet avis de recrutement est disponible sur le site internet de la Commission de l UEMOA : MeNsuel d informations agricoles et rurales - 5 e année - N 52 - Mai

4 AGRIINFOS 52+:MAQUETTE AGRI 14 11/05/12 13:15 Page4 reportage grave pénurie alimentaire Pas la famine à Ndramé Escale, mais du son de mil servi aux enfants, témoigne une maman du village de Ndieufary tout proche Par Madieng SECk (Jade/Syfia) Frappées par une longue soudure, les populations de la Communauté rurale de Ndramé Escale ne sont pas encore dans les radars du Pam, de l Unicef et de la Croix rouge. Pour survivre, les femmes fouettent les marchés forains, afin de trouver quelques grains à donner aux enfants. Sinon, ces derniers auront du son de mil à mettre sous la dent En attendant l arrivée d une aide d urgence. Reportage! Si on a rien vendu au marché, huile seggal, mil et autres marchandises prêtées par un commerçant, il n y aura pas de déjeuner pour mes enfants, ni de dîner. Tant pis pour eux! Même s ils doivent aller à l école le lendemain début mai, au louma (marché forain hebdomadaire, en wolof) de Ndramé-escale, chef lieu de la communauté rurale (250 km à l est de dakar) qui regroupe 48 villages, notre interlocutrice, une petite revendeuse dans ce marché, est abattue par la faim. cette dame longiligne, au beau teint noir, cache mal son désarroi. puiser l eau, ramasser du bois mort, fouetter les louma forains du coin pour qu on lui prête quelques grains de mil à vendre constitue son lot de corvées quotidiennes. ce matin là, assise devant le portail du secco de Ndramé escale, elle se confie sous l anonymat, Dès que j ai de quoi acheter des aliments, je cours vite au village pour mettre la marmite sous le feu, lance cette habitante de Ndieufary, venue tôt le matin s arc-bouter sur son petit boulot de revendeuse de mil et d huile seggal. un petit boulot qui lui permet, comme ses deux camarades d infortunes, d engranger quelques revenus afin de pouvoir acheter mil, riz et sucre cotés en brousse respectivement à 175 f cfa/kg, 325 fcfa/kg et 780 fcfa/kg. cependant, mêmes visibles sur ce marché forain, ces denrées restent inaccessibles à ces paysannes qui n ont aucun revenu pour se les payer, même avec la baisse des prix orchestrée, fin avril, par le nouveau gouvernement de Macky sall. dans ces contrées du saloum, seules les femmes rurales tiennent les ménages. Ici, les enfants ne disent jamais : Papa j ai faim. Ils courent toujours vers les mamans s agrippant sur leurs pagnes pleurant : Maman j ai faim ; maman, je veux manger!, rapporte avec une dignité frappante fatou sarr, dite fatou Kéwé habitant à Ndiayène Keur Mamou anta. dans sa maison en chaume presque vide, sous une atmosphère poussiéreuse, fatou s active pour la bouillie de midi qui va être servi en aller et retour (le reste du déjeuner remis pour le dîner : Ndlr) aux enfants partis à l école. Du son de mil servi aux enfants face à cette soudure, arrivée prématurément il y a six mois, trucs et astuces traditionnels suffisent pour tromper les enfants et même parfois les adultes. Si j ai rien le soir, je mets la marmite sur le feu pour simuler un repas, explique la dame rokh guèye rencontrée au louma de Ndramé-escale. Rien le soir, il m est arrivé de donner à mes enfants du son de mil trempé dans de l eau chaude avec un peu de sucre, confie, non sans pudeur, la camarade de rokh habitant Ndieufary. au sénégal, le déficit pluviométrique (moins de 650 mm sur 1000 mm dans cette région : Ndlr) de la campagne agricole 2011 a entraîné une baisse de 60% de la production céréalière du pays, selon le cncr, le conseil national de concertation et de coopération des ruraux. outre ce déficit pluviométrique, expliquent les paysans rencontrés, il y avait la mauvaise préparation de cette campagne agricole 2011 avec des retards dans la mise en place des intrants et de l arrivée de l aide en vivre de soudure, Ce qui est vrai, il n y a pas eu de bonnes récoltes ici, commente, dépité, Hamidou diop à la tête de la coopérative de Ndramé escale. selon les agences onusiennes (fao, pam, unicef) près de personnes sont dans une situation d insécurité alimentaire. les régions de casamance, Kaolack, Matam, diourbel et saint-louis étant les plus touchées. Pam, Unicef et Croix rouge ni vus, ni connus sur cette pénurie alimentaire, el H thiam, chef de village de Médina Mbagne, répond : il n y a, certes pas de famine, mais la disette frappe durement et les familles s emmurent derrière un silence de pudeur. pour lui, ni les voisins de case, à fortiori le voyageur de passage ne mesurent l ampleur de ce drame social. J ai récolté 500 kg de mil, contre 7 tonnes l an passé. J ai quatre épouses et plus d une dizaine d enfants, je ne peux plus les faire vivre. Depuis la Tabaski, on n a pas mangé de la viande à la maison, confie le sexagénaire el H Malick cissé, habitant Keur abdou Mata. Dans notre malheur, on a vu ni le Pam, ni l Unicef, ni la Croix rouge et même le Plan, dénonce un paysan, outré par l inactivisme de ces humanitaires qui ne les voient pas dans leur radar. La cantine de l école c est le Pam! L Unicef venait ici et Plan International est là aussi, rectifie le jeune Mamadou diop. Plan est là pour des photos avec les enfants, rétorque un autre paysan. il s offusque que ces photos prises par l ong ne remplissent pas les ventres des enfants. l ancien premier ministre, Moustapha Niasse, le mastodonte politique du coin, n est pas lui aussi épargné dans ce cocktail de remontrances. Moustapha aurait dû faire comme ce bienfaiteur anonyme qui m a remis, le mois dernier, F cfa à distribuer aux nécessiteux, témoigne un septuagénaire. au dispensaire de Ndramé escale, l infirmier chef de poste, prosper diouf, confirme la gravité de la situation alimentaire, notamment chez les enfants. Quand je suis arrivé ici en mai 2011, la première chose qui m avait frappée c était l insuffisance alimentaire. Les enfants ne mangent pas bien et ne mangent pas beaucoup. Ils sont malnutris. Conséquences : retard de croissance, retard intellectuel, somnolences en classe, santé fragile, etc., explique longuement le jeune médecin. en tout cas, beaucoup se demandent à quand l arrivée de l aide alimentaire d urgence pourtant promise par pam, unicef et croix rouge. Déficit céréalier : Le PAM au chevet de personnes de la région de Ziguinchor (aps) - Quelque personnes vivant dans les communautés rurales d oukout, suelle et santhiaba-manjaque, dans la région de ziguinchor (sud), sont ciblées par une opération de distribution de vivres du programme alimentaire mondial (pam), a annoncé samedi la représentante de cette institution au sénégal, ingeborg Maria Breuer. aujourd hui, personnes à oukout, suelle et santhiaba-manjaque vont recevoir chacune 14 kilogrammes de céréales, des légumineuses, du sel iodé et un litre d - huile, a dit Mme Breuer, en visite à oukout pour la cérémonie de lancement d un programme d assistance du pam aux populations de ces trois communautés rurales. le pam distribuera gratuitement des vivres aux populations les plus affectées par le déficit de production agricole , dans la région de ziguinchor, a-t-elle indiqué. dés lundi, nous poursuivrons la distribution de vivres dans les communautés rurales de Nyassia et d enampor. l objectif, c est de toucher, dès la fin du mois de juin, les personnes les plus vulnérables dans le pays, a annoncé Mme Breuer. selon elle, le pam compte dépenser environ 26 milliards de francs cfa destinés à l achat de vivres de soudure à distribuer à des populations sénégalaises. de ce montant (26 milliards), le pam a reçu 11 milliards de francs cfa, selon sa représentante au sénégal. il reste donc 15 milliards de francs cfa que cette institution spécialisée des Nations unies doit aller rechercher, a-t-elle indiqué, relevant que l organisation est en discussion avec des bailleurs de fonds, dont l union européenne et le Brésil. des enquêtes menées conjointement par le pam et le gouvernement du sénégal en février et mars derniers révèlent que la région de ziguinchor est l une des plus affectées par l insécurité alimentaire, qui résulte de la mauvaise campagne agricole de Quelque sénégalais vivent dans une situation d insécurité alimentaire, dans des zones dites à risque (zar), ont indiqué ces études. Nous n aurions jamais aimé assister à une telle cérémonie. ce n est pas de gaieté de cœur qu un ministre de l agriculture puisse réserver sa première sortie à une cérémonie de distribution de vivres à des populations, a déploré Benoît sambou, le nouveau ministre de l agriculture et de l equipement rural. Nous aurions aimé parler de politique agricole, au lieu de distribuer des vivres de soudure. Mais, ce sont les aléas de la vie, a-t-il ajouté. selon lui, le gouvernement est à la recherche de 32 milliards de francs cfa pour venir en aide aux populations les plus affectées par le déficit céréalier. la moitié de ce montant est déjà disponible, selon M. sambou. 4 MeNsuel d informations agricoles et rurales - 6 e année - N 52 - Mai 2012

5 AGRIINFOS 52+:MAQUETTE AGRI 14 11/05/12 13:15 Page5 reportage pénurie alimentaire Séo doit son salut à ses enfants restés en ville Par Ababacar GUèyE A Séo, village du département de Bambey, les chefs de familles doivent leur salut à leurs enfants restés en ville qui leur apportent régulièrement des vivres (riz, huile, pain, sucre, etc.) pour assurer les trois repas quotidiens En attendant les prochaines récoltes. Reportage! un pot vide à la main, le petit Moustapha pleurniche et demande de la bouillie à sa mère Marie diouf. La bouillie que je lui ai remise ne suffit pas. En ces temps qui courent c est dur de rassasier tout le monde, se désole cette mère de famille qui a six enfants en charge. au village de séo Ngaraf 2 dans le département de Bambey (100 Km de dakar), Marie diouf, comme bon nombre de parents, éprouve des difficultés pour assurer les trois repas quotidiens à leurs progénitures. gagnées par la faim, celles-ci sont très souvent pressées d être autour du plat que leur maman a eu de la peine à préparer. J ai tapé aux portes de mes voisins pour pouvoir préparer quelque chose en attendant que mes enfants, partis travailler en ville, m apportent ma provision, explique Marie, attisant le feu. en ce début du mois de mai, dans ce village de la communauté rurale de Ngogom, les populations vivent avec deux repas quotidiens, voire un seul dans certaines familles. la pénurie alimentaire est passée par là avec les greniers vides du village causés par les maigres récoltes de l an passé. J ai eu 100 kg d arachides cette année, contre près d une tonne l - hivernage passé, témoigne, l air désemparé, saliou Ndong. lui aussi doit sa survie à la solidarité des voisins qui le soutiennent mais également à ses jeunes garçons partis travailler dans les villes. Dans tout çà, regrette saliou, ce sont les petits enfants qui souffrent le plus. Ils mangent juste pour remplir le ventre. assis sous l arbre à palabre, abdou Ngom, n y va pas du dos de la cuillère pour relater la situation difficile dans laquelle le village est confronté. Nous tirons le diable par la queue pour faire vivre nos familles surtout les petits qui sont très fragiles, affirme ce patriarche polygame qui a plus d une dizaine de bout de bois de dieu à sa charge. le chef du village de séo Ngaraf, ibrahima Ngom, hoche la tête, histoire de confirmer les propos de abdou. L autosuffisance alimentaire n est pas encore atteinte, selon Jacques Diouf (APS) Le Sénégal n a pas encore atteint l autosuffisance alimentaire, selon le conseiller spécial du président Macky Sall pour l agriculture Jacques Diouf, qui laisse entendre que si cet objectif était atteint, le pays allait rompre avec les importations de produits alimentaires. il suffit d aller demander au ministre de l agriculture et au ministre du commerce ou d aller au port de dakar pour savoir si le sénégal importe des produits alimentaires ou pas. un pays autosuffisant n a pas besoin d importer des produits alimentaires, a soutenu M. diouf dans un entretien publié par le mensuel l agropasteur, dans son numéro d avril. la production agricole locale doit couvrir la consommation du pays, pour qu on puisse parler d autosuffisance alimentaire, a indiqué Jacques diouf. il n est pas sûr que ce soit une bonne politique de vouloir être autosuffisant, vouloir produire tout ce dont on a besoin avec un climat et des sols qui ne permettent pas d avoir un bon avantage comparatif, a estimé M. diouf, ex-directeur général de l organisation des Nations unies pour l alimentation et l agriculture (fao). Je ne trouve pas que c est la meilleure manière d approcher le problème. l essentiel, c est produire ce que l on peut faire avec des avantages réels sur le marché international et exporter dans d autres domaines où l on n est pas en [bonne] posture, a recommandé le conseiller spécial du président Macky sall. il qualifie de normales les importations de produits agricoles au sénégal, expliquant qu elles rentrent dans le cadre d un équilibre qui permet, en fin de compte, d avoir une balance commerciale agricole positive. il y a des cultures qui sont spécifiques aux pays froids, [qui poussent sous] la neige et les températures basses, entre autres. si l on veut les produire ici parce que les sénégalais les consomment, ce n est pas la bonne approche, a fait savoir Jacques diouf, directeur général de la fao de 1993 à il faut produire autant qu il est possible ce que l on consomme, en fonction des contraintes naturelles, climatiques, etc., et pouvoir exporter ces produits en fonction de ces [mêmes] contraintes, a-t-il recommandé. ce qui est important dans l agriculture, c est la diversification [...], a expliqué M. diouf, rappelant que l agriculture sénégalaise est diversifiée. les prix fluctuent avec une volatilité qui fait que ceux des produits agricoles surtout varient d une année à une autre, a-t-il rappelé, suggérant de diversifier les productions agricoles d une part et de mettre en place des mécanismes permettant de faire des ajustements d autre part. c est de cette manière qu il sera possible de garantir aux producteurs un revenu satisfaisant au moins, quels que soient les aléas du marché, selon Jacques diouf, ancien secrétaire d état à la recherche scientifique au sénégal, de 1978 à L exode rural, remède à l insécurité alimentaire pour la matrone du village Khady Ndong, les enfants souffrent d anémie et de malnutrition. ils sont chétifs à cause du manque de vitamines. On note également un retard de croissance chez eux, poursuit-elle. des cas d avortements chez les maman malnutries sont aussi constatés, rapporte Khady. elle a toutefois conseillé aux parents de donner à leurs enfants de la bouillie à base de mil, parce qu elle est nutritive. Khady salue l assistance des jeunes du village qui ont beaucoup participé à lutter contre l insécurité alimentaire. en effet, les jeunes sont partis dans les grandes villes, principalement à dakar, à la recherche de boulot pour assister leur famille. ainsi, ils apportent le ravitaillement mensuel : riz, sucre, huile, pain, etc. à leurs parents. en provenance de dakar, en ce début du mois de mai, Moussa, teint noir, casquette bien vissée sur la tête, voit cet exode rural temporaire comme une solution pour sortir leur famille de cette situation. d ailleurs, explique Moussa, le départ des jeunes a permis de prendre à bras le corps cette situation d insécurité alimentaire en attendant que l etat distribue des vivres de soudure. sur ce point, l imam elimane diouf interpelle les nouvelles autorités à venir en aide au monde rural Nous sollicitons des vivres de soudure qui peuvent nous conduire jusqu aux premières récoltes, lance-t-il. assis à côté de l imam, Mbaye diouf dénonce, à son tour, le mutisme des organisations caritatives. pourtant souligne Mbaye, le village a, dans les années passées, eu le soutien de World Vision. l ong les avait appuyés à la construction d infrastructures communautaires : case de santé, école, etc. elle les a également impliqués dans des programmes agricoles de reboisement comme la régénération naturelle assistée (rna). de son coté, le chef de village, ibrahima Ngom suggère à l etat la réalisation d autres puits pour qu ils puissent exercer le maraîchage en période de saison sèche afin de diversifier leurs activités agricoles. MeNsuel d informations agricoles et rurales - 5 e année - N 52 - Mai

6 AGRIINFOS 52+:MAQUETTE AGRI 14 11/05/12 13:15 Page6 agriculture patate douce Une culture stratégique porteuse d une croissance économique Par Ababacar GUèyE Avec une production de t/an, la patate douce devient aujourd hui une culture stratégique dans la vallée du fleuve Sénégal grâce à l appui du Fnraa. Son financement a permis de réaliser plusieurs acquis qui ont fait l objet de présentation à l Ita. la patate douce est une culture stratégique au sénégal. elle occupait, en 2009, la cinquième place avec près de 1500 ha après l oignon, la tomate cerise, la tomate industrielle et le chou pommé, a déclaré le dr Macoumba diouf, directeur général de l institut sénégalais de recherches agricoles (isra). c était à l occasion de l atelier de clôture du projet patate douce, tenu fin avril à l institut de technologie alimentaire (ita) à dakar. organisée par l ita, la cérémonie avait pour thème : Valorisation de la patate douce par la diffusion des acquis. au cours de la rencontre, les différents acteurs ont découvert les innovations réalisées par ce projet. selon le dr diouf, la patate douce a contribué à l émergence d une agriculture de type nouveau et porteuse d une croissance économique significative. avec une avec t et un rendement de 40 t/ha, ce tubercule permet aux producteurs d engranger entre 2,5 millions et cinq millions de f cfa/ha. ababacar saddikh Ndoye s exprimait, mi-avril, au centre de formation des métiers de l alimentation de l ita où il présidait la cérémonie de remise de ce matériel d une valeur d un million de f cfa. Pour démontrer que la purée de patate douce mélangée (30%) avec de la farine de blé permet de fabriquer du pain, des femmes transformatrices et des boulangers ont été formés à l Ita, a déclaré M Ndoye. c était en présence des délégations de la société d aménagement et d exploitation des terres des deltas (saed), du comité patate douce de la Vallée du fleuve, ainsi que du directeur du fonds national de recherches agricoles et agro-alimentaires (fnraa), principal bailleur de ce projet patate douce. selon M Ndoye, les fonds de ce projet portant sur l amélioration de la productivité et des modes d utilisation de la patate douce ont été mis à la disposition du fnraa par la Banque innovation mondiale, dans le cadre du programme de productivité agricole en afrique de l ouest (ppaao/waapp). pour le directeur de l ita, une autre phase du projet, devrait démarrer en 2013, mais avant cela, a-t-il indiqué, de sites de démonstration pour la diffusion à grande échelle de cette technologie de transformation seront installés dans la vallée. après une formation réussie à st-louis au bénéfice des femmes pour une meilleure diffusion des acquis de la recherche, ce matériel de cuisine et de transformation nous va droit au cœur, a dit, pour sa part, le représentant de la saed seyni Ndao. il avait, auparavant, rappelé au public l excellent livret de recettes culinaires confectionné par l ita lors de la première phase (2003 à 2006) du projet. Nous qui sommes avec les producteurs de la vallée, nous sommes fiers de ce projet patate douce, a-t-il laissé entendre. puis il a demandé aux femmes venues de ses résultats importants, poursuit le patron de l isra, peuvent jouer le rôle de produit de substitution et résoudre les problèmes d approvisionnement en pomme de terre. de ce fait, la patate douce peut amoindrir les devises et assurer aux populations un approvisionnement stable à bas prix. Le Fnraa, maître d œuvre du succès si les producteurs parviennent à améliorer la productivité et à valoriser ce tubercule, le fonds national de recherches agro alimentaire (fnraa) y a joué un rôle non négligeable dans ce projet. ses financements ont permis d appuyer les structures de recherches agricoles et agroalimentaires et de développement, afin de produire des résultats. le représentant du dg de la saed, abdou Mbodji a salué la collaboration étroite des partenaires (fnraa, isra, ita, saed, comité patate). un partenariat qui a pu impulser à la filière patate un développement harmonieux et durable. le président du comité national de concertation de la filière patate douce (cncfpd), adama sarr embouche la même trompette. en effet, explique-t-il, ces structures ont résolu toutes leurs difficultés liées aux attaques des nématodes et à la réactualisation des fiches techniques. L Isra à mis trois variétés de patate douce qui nous permettent d avoir des rendements qui avoisinent près de 80t/ha, témoigne adama. et de poursuivre Grâce au Fnraa et à l Ita, la patate n est plus un condiment. Elle participe à plusieurs recettes, s en réjouit le président La purée de patate douce pour fabriquer du pain Par Madieng SECk (Jade/Syfia) La purée de patate douce peut être mélangée (30%) avec de la farine de blé pour la fabrication du pain boulanger, a révélé mardi à Dakar, le directeur général de l Institut de technologie alimentaire (Ita) qui remettait un lot de matériel de cuisine et de transformation de ce tubercule. st-louis, podor, dagana, et Bakel de veiller sur le matériel pour sa pérennité. Coalition autour de la patate douce saluant le bon esprit de partenariat entre l ita et le fnraa durant toutes les phases du projet démarré en 2003, pap sall, directeur du fonds, n a pas manqué de souligner le rôle déterminant des producteurs. il a en outre rappelé la bonne collaboration depuis trois ans (aout 2009-avril 2012) de tous les acteurs l ita, l isra, l ancar, la saed et le fnraa. Cet esprit a fait que les projets de l Ita bénéficient d un appui favorable au Fnraa parlant de la Banque mondiale, M sall a révélé que grâce à elle, un nouveau projet de 30 milliards de f cfa pour cinq ans est en préparation. dans ce projet, rappellet-il, l agence national de conseil agricole et rural (ancar) aura un rôle important à jouer. Visiblement satisfait de recevoir ce matériel de cuisine pour la transformation de la patate douce, le président du comité patate douce adama sarr a magnifié l exécution du projet patate douce, un projet réussi grâce à la coalition de partenaires solidaires que sont les producteurs de la vallée, l ita, l isra, la saed et le fnraa qui a accepté de financer sa réalisation. selon ce producteur, les rendements de la culture de la patate douce ont plus que doublé dans la vallée du fleuve en moins de 10 ans, allant de 30t/ha à près de 70t/ha aujourd hui. c est pourquoi, dit-il, la réception de ce matériel est un grand jour. car, avec ce matériel, il est possible de s en inspirer pour monter des unités de transformation. ce qui pourrait contribuer à créer autant d emplois dans la Vallée. d où son vibrant appel pour la relance de l idée d une coalition des acteurs de la patate douce, afin de développer la filière qui pourrait devenir une culture d exportation. une mention spéciale a cependant été réservée à madame doumbouyia, coordinatrice de ce projet de l ita pour son dévouement constant et son abnégation à faire émerger la filière patate douce. du comité. de son côté, le représentant le dg du fnraa, M. gouané a rappelé que sa structure est près à s engager à tout projet d intérêt collectif comme c est le cas avec la filière patate. Le directeur général et l ensemble du comité de pilotage du Système national de recherches agro sylvo pastoral (Snra) et de gestion du Fnraa se réjouissent de la réussite de l exécution de ce projet. Ils réitèrent leur engagement à poursuivre sa mission dans le cadre du financement des projets de recherche agricoles et agro alimentaires, a-t-il rappelé. au cours des débats, producteurs, chercheurs, professionnels de la restauration et femmes d entreprises sont revenus sur l insuffisance d unités de transformation. d autres ont évoqué la qualité de la transformation de ce tubercule, l accès des différentes recherches au public, etc. Mme dieynaba diallo de la ligue des consommateurs a mis l accent sur les risques que peuvent attraper les diabétiques qui consomment ce tubercule. certains intervenants ont émis l idée de la mise en place d un système de chaine de valeur et la formation. d ailleurs, le projet a collaboré avec la fédération des boulangers en formant 20 boulangers (dakar et saint louis) sur la fabrication du pain, du gâteau et autres à base de patate. il a également formé des conseillères en promotion féminine, des membres du comité patate, etc. la coordonatrice du projet Mme doumouya a d emblée rassuré l assistance, surtout les diabétiques, que la consommation de la patate n est pas dangereuse pour leur santé. elle a aussi rappelé que la manière dont le projet fonctionne permet de dire que la dynamique de chaine de valeur est enclenchée, car tous les acteurs travaillent en synergie. par ailleurs, le projet a œuvré à la professionnalisation des acteurs en leur offrant des lots de matériel de transformation pour valorisation les acquis du projet. la coordonatrice n a cependant pas manqué de souligner que ce projet n a pas pu pas réaliser tout ce dont il a entrepris. en effet, il avait reçu un financement de 50 millions de f cfa du fnraa sur une estimation de 90 millions. C était très difficile de résoudre tous les aspects mais les institutions comme l Ita et la Saed ont apporté leur soutien, affirme-t-elle. autant ces acquis ont été salués, autant la filière patate rencontre quelques difficultés : insuffisance de ressources financières pour éditer en grand nombre le livret de recettes, l achat d une unité de transformation de la patate, etc. cependant, rassure Mme doumouya, le Ministère du commerce de l industrie et de l artisanat a bénéficié de la chine, l installation de 500 unités de transformation de produits alimentaires. l ita en a demandé au moins une dizaine pour la patate et le manioc. ces unités, explique Mme doumouya, pourraient participer significativement à la promotion et à la valorisation de ce tubercule. 6 MeNsuel d informations agricoles et rurales - 6 e année - N 52 - Mai 2012

7 AGRIINFOS 52+:MAQUETTE AGRI 14 11/05/12 13:16 Page7 ENtREtiEN AvEc Avec plus de t de riz importées chaque année, Moustapha Tall reste l un des plus gros importateurs au Sénégal. D un patriotisme débordant, ce sexagénaire s occupe, depuis les années 80, de la distribution de cette sainte céréale trop prisée par les Sénégalais. riz...moustapha tall Je ne suis pas d accord pour qu on subventionne le riz importé ou qu on suspend les droits de douane sur cette céréale parce que ce sera au détriment du riz local agri infos : est-ce que le niveau des stocks de riz au sénégal est rassurant? Moustapha Tall les niveaux des stocks de riz au sénégal sont rassurants et considérables. depuis que le marché est libéralisé, il est ouvert pour tout le monde. ce n est pas seulement un groupe qui a le droit d importer, mais tout le monde. il y a beaucoup de nationalités (américains, chinois, indiens, etc.) qui sont aujourd hui dans ce secteur. Même un étranger peut amener son bateau de riz, le débarquer et le commercialiser. tant qu il y a du riz de l autre coté et qu il n y a pas d administration des prix, le marché va être approvisionné, mais au coût réel. c est çà le problème. Mais il arrive dès fois que les coûts réels du riz dépassent le pouvoir d achat des sénégalais. alors qu une baisse des prix doit se faire en relation avec le pouvoir d achat des populations, afin que le consommateur puisse avoir les moyens d acheter ce riz. et les moyens ce sont les revenus des consommateurs, alors que le peuple est majoritairement pauvre si on se réfère aux statistiques. le sénégal compte 13 millions d habitants et il n y a pas salariés. donc proportionnellement, c est la pauvreté qui domine si on parle de coût réel. de ce fait, il faut avoir d autres sources d activités, comme l agriculture qui occupe 65% de la population active, pour relever le niveau de vie des sénégalais. Malheureusement, ces dernières années, notamment avec l hivernage passé, la situation est devenue calamiteuse. les gens n ont rien récolté. cela a affecté sensiblement les revenus des producteurs et de la population en général. de ce fait, si les gens disent que les prix sont chers, c est parce qu ils n ont rien dans leur poche et ils ne comptent que sur l etat. c est çà le véritable problème. cette situation de la cherté du riz au sénégal, l etat en a une responsabilité. c est lui qui avait libéralisé le marché en avant, de 1960 à 95, il le contrôlait. Malheureusement, il s est levé un beau matin et l a libéralisé sans contrôle. depuis, personne ne maîtrise le marché du riz qui n est ni organisé, ni contrôlé. Nous avons été les premiers à nous lancer dans cette opération, mais cela ne veut pas dire que nous maîtrisons le marché. il ne faut pas, non plus, oublier qu il y avait une libéralisation partielle des deux variétés de riz : le riz entier et intermédiaire. est-ce sûr de laisser libre un marché sans l organiser, ni le contrôler? Vous savez, (large sourire) ce sont les bailleurs de fonds (fmi et la Banque mondiale) qui avaient imposé cette libéralisation. Mais ils n avaient pas exigé qu elle soit totale. les bailleurs avaient demandé à l etat du sénégal de se retirer du riz, mais pas de libéraliser de cette manière. c est extrêmement dangereux pour un pays sous développé comme le nôtre de libéraliser de la sorte. Pourquoi? parce qu on met en péril tout le système économique du pays, ses ressources financières, alors qu il n en n a pas beaucoup. on crée une ouverture qui risque déstabiliser l économie nationale. or, l économie est un tissu industriel qu on doit entretenir. on ne doit pas libéraliser de cette manière le commerce d un pays qui veut se développer. il doit y avoir une organisation et une planification pour que l etat, le consommateur, l agriculteur, l industriel, bref, tout le monde puisse s y retrouver. Mais, si on libéralise au détriment de tout ce monde, c est le pays qui en pâtit. c est peut être cela qui avait fait que le riz avait coûté très cher en 2008/2009? le riz coûte cher dès que le produit se raréfie un tout petit peu, ou s il y a un vent de pénurie. les spéculateurs en profitent et prennent le pays en otage. c est ce qui s est passé en 2008 avec la crise internationale alimentaire et financière. d ailleurs, votre collègue de rfi, Jean pierre Boris l a si bien clarifié dans son ouvrage Main basse sur le riz en démontrant que ce sont les spéculateurs et les traders tapis dans l ombre, qui, de temps en temps, prennent les pays africains en otage. c est cela que Boris voulait faire comprendre aux africains. les sénégalais ont commencé à consommer le riz parfumé depuis la libéralisation. ils pensent que c est seulement le riz parfumé qui est une céréale. il y a aussi le riz blanc ou non parfumé que les ménagères des villes n apprécient pas beaucoup. parce que, pour les citadines le riz parfumé est plus propre et plus facile à préparer. seulement, il ne vient que de thaïlande. et comme ce pays avait des difficultés au niveau de la production liées aux inondations survenues en octobre 2011, la récolte avait chuté. de ce fait, les prix ont flambé parce que l offre était supérieure à la demande. le nouveau gouvernement a proposé récemment une baisse des prix du riz. est ce que l etat peut continuer à baisser ou à subventionner les prix? le gouvernement peut baisser le prix s il le désire, comme c était le cas en a l époque, le précédent gouvernement l avait fait, même s il cela n avait pas duré. la stratégie consistait à supprimer les taxes et à subventionner en supportant en moyenne près de 100 f cfa par kilo de riz importé. le coût était tellement important qu il était obligé d arrêter l opération. un etat qui fait déjà cela peut aujourd hui baisser les prix. Mais ce genre d opération n est pas durable. d ailleurs, l etat n a pas les moyens aujourd hui de faire cette opération, parce que les finances ne le permettent pas. c est pourquoi je conseille au nouveau gouvernement de mettre l accent sur la consommation du riz local qui est moins cher, en disant aux autres négociants si vous avez les moyens d acheter le riz très cher allez-y. Nos dirigeants devraient appeler au consommer local sous forme d éducation. Mais cela, devrait s accompagner d une stratégie de communication en expliquant les raisons. la population pourrait alors mieux comprendre. Je ne suis pas d accord pour qu on subventionne le riz importé ou on suspend les droits de douane de cette céréale parce que ce sera au détriment du riz local. si on le fait, on favorise la consommation du riz importé. l etat peut subventionner un produit local pour encourager la consommation de ce produit local. Mais subventionner un produit importé, je ne le lui conseille pas, parce que ce n est pas viable. les etats unis, les pays de l ue (union européenne : Ndlr) ne le font pas. tout au contraire, les grandes puissances, elles, subventionnent leurs producteurs pour qu ils versent leur surplus dans le marché mondial pour que leurs produits soient accessibles. tout cela vise à permettre à leurs producteurs d avoir des revenus. et nous nous voulons faire l inverse. au cours des négociations avec l etat quels sont les points sur lesquels vous n êtes pas d accord? l etat nous a conviés à ce conseil interministériel afin de voir comment nous pouvons baisser les prix du riz en réduisant nos marges. Vous savez, avec les produits alimentaires on ne gagne pas beaucoup, surtout qu il n y n a pas de tva sur le riz. l etat n y gagne pas. Nous avons discuté sur les tenants et les aboutissants pour lui dire que même si vous subventionnez, vous le faites au détriment du produit local. Nous avons proposé au gouvernement d organiser le marché, afin qu on ait une autosuffisance en riz et qu on ne connaisse plus ces problèmes. au lieu de mettre de l argent dans la subvention, nous avons suggéré qu il le mette sur l organisation de la filière, qu il subventionne les intrants et les semences pour que les producteurs sénégalais puissent produire plus et mieux. c est ainsi que l etat a décidé de se retirer en disant qu il va créer des commissions techniques et revenir à la table de discussions. Mais à notre grande surprise il a sorti ses prix sans nous consulter. est-ce que cela n entre pas en droite ligne avec la création de la société de commercialisation? exactement! c est ce que je disais lors du forum d affaires du riz sénégalais en janvier dernier à dakar. pour qu on puisse sortir de cette situation, il faut absolument qu on fasse la promotion du riz local et que cette sa production soit prise en charge, après la récolte, par la nouvelle société de promotion et de commercialisation du riz du sénégal (spcrs). c est le même discours que je ne cesse de tenir. est-ce que le riz peut manquer comme le prédisent certains? on ne peut pas prédire que le riz va manquer parce que les catastrophes naturelles, les sécheresses sont imprévisibles et récurrentes parfois. c est pour cela d ailleurs que tous les pays importateurs de riz privilégient la production locale, afin d assurer leur sécurité alimentaire. une fois leur sécurité alimentaire est assurée, l excédent est exporté et il fait entrer des devises. c est ce même comportement que le sénégal devrait adopter. c est tout ce que nous demandons à l etat. PRoPoS RECUEILLIS PAR MADIENG SECk MeNsuel d informations agricoles et rurales - 5 e année - N 52 - Mai

8 AGRIINFOS 52+:MAQUETTE AGRI 14 11/05/12 13:16 Page8 insécurité alimentaire Les femmes toujours plus éprouvées, selon Mariétou Dia de l Ong ActionAid (Jade/Syfia) L hivernage de l an dernier a entrainé la baisse de 83% de la production agricole. Conséquence : L insécurité alimentaire sévit en milieu rural. Les femmes et les enfants sont les plus exposés. C est ce que révèle l ong ActionAid. au sénégal, l insécurité alimentaire touche en premier les femmes parce qu elles sont majoritaires en milieu rural. Malheureusement, elles ne disposent pas et n héritent pas de terres pour cultiver, regrette madame Mariétou dia de l ong actionaid. la responsable genre de cette ong animait en avril dernier, au cices à dakar, un débat sur la sécurité alimentaire au sénégal. c était à l occasion de la célébration de la journée internationale des luttes paysannes, organisée par le cncr (conseil national de coordination et de concertation des ruraux) en partenariat avec actionaid, l union européenne et food sécurité Network. cette journée internationale des luttes paysannes a permis aux acteurs du monde rural de discuter de la situation alimentaire en milieu rural. une situation marquée cette année par un déficit céréalier lié à un mauvais hivernage où les pertes de production sont estimées à 87%., selon le sg du cncr Baba Ngom. ces pertes sont liées à la mal répartition des pluies, aux retards dans la distribution des intrants de qualité. conséquence : soutient Mme dia, La faim est beaucoup plus perçue en milieu rural où les femmes et les enfants en sont les plus exposés. d ailleurs poursuit-elle, du coté des femmes, on constate les avortements faute de bien manger. chez les enfants on note l anémie, l abandon de l école. il y a aussi, souligne Mme dia, la migration des parents vers les zones urbaines pour nourrir leurs progénitures. c est pourquoi, confiet-elle, actionaid a, dans la lutte contre l insécurité alimentaire, distribué des vivres de soudure aux femmes de la région de tambacounda. Femmes rurales : une force économique invisible la vulnérabilité des femmes face à ce fléau, Mariétou l analyse sous différents aspects. en effet, souligne-t-elle, les femmes gèrent les ménages. elles fournissent beaucoup d efforts, mais, regrette-t-elle, leur travail est parfois invisible et n est pas pris en compte par les statistiques nationales. d ailleurs, fustige Mme dia, les maigres ressources allouées aux femmes dans les politiques élaborées. elle souhaite, dans l élaboration des politiques agricoles, qu on prenne en compte la déclaration de Maputu (Mozambique) qui propose que les 10% du budget national des pays d afrique soient alloués à l agriculture. a cet effet, elle demande à l etat et aux partenaires que leurs actions soient plus efficaces en direction des femmes. la responsable genre de actionaid a également rappelé que l etat doit faire en sorte que le travail des femmes soit décent. elle a, à cet effet, proposé que les équipements subventionnés soient adaptés afin d alléger leur travail des femmes pour leur permettre de générer des revenus. il y va, se- lon Mme dia, de l amélioration des conditions de vie des femmes en milieu rural. cependant, pour bon nombre de participants, les acteurs du monde rural doivent, à leur tour, trouver des voies et moyens pour sécuriser leur production. le responsable de la convergence jeunesse action femme, Youssou camara suggère alors la création de magasins de secours programme de facilité alimentaire : Le DG de l ISRA demande la pérennisation des acquis (APS) - le directeur général de l institut sénégalais de recherche agricole (isra), Macoumba diouf, a demandé, jeudi, la pérennisation des acquis obtenus dans le cadre du programme de facilité alimentaire, un programme d urgence destiné à sécuriser le capital semencier. Macoumba diouf a invité l etat et les partenaires du secteur agricole à pérenniser les acquis issus de l appui du programme alimentaire que le fonds européen de développement agricole (ue-fida) a apporté à l etat, pour répondre à cette crise par la production suffisante d aliments. au cours d un forum des producteurs de semences certifiées, Macoumba diouf a fait savoir que la rencontre est un moment de partage avec les principaux acteurs du secteur agricole et notamment des filières arachidière et rizicole. l objectif visé est, selon M. diouf, de vulgariser les résultats de recherche, dans le cadre du programme facilité alimentaire qui est un programme d urgence d un an. les filières rizicole et arachidière on été visées pour régler ce problème de capital semencier, a expliqué Macoumba diouf. pour le riz, ce programme a permis de produire suffisamment de semences, trois fois plus que les besoins qui tournaient entre 7 et 9 tonnes, a dit M.diouf. il a ajouté ; on est aujourd hui autour de 23 tonnes de semences de riz pour près de 23 variétés dans la vallée du fleuve mais aussi pour le pluvial.selon lui, de nouvelles variétés ont été développées permettant aux producteurs du basin arachidier, aux producteurs de la casamance et du sénégal oriental de faire du riz comme ceux de la vallée en période hivernale. il a par ailleurs signalé que c est pratiquement pareil pour l arachide parce qu on a pu organiser la filière semencière, en mettant en place un dispositif qui permet aux producteurs eux-mêmes de prendre en charge cette question de semence. pour Macoumba diouf, tant qu il y a beaucoup d intermédiaires qui font de la semence, le jour où ils ne trouveront pas cela compétitif, ils peuvent arrêter. Mais si les principaux acteurs à la base sont impliqués, cela règle le problème et ils l ont été dans les coopératifs de producteurs de semences. c est dans ce sens que l etat du sénégal a développé un programme de production et de sécurisation des semences pour un coût de 40 milliards de f cfa, sans compter les apports des bailleurs, a ajouté le dg de l isra. ce programme est une réponse à la crise alimentaire de 2008 que l ue a mis à la disposition des pays. cinq milliards de f cfa ont été alloués à l appui des producteurs sénégalais ou des coopératives de riz et d arachide. ECHOS DES CEREALES Période du 10 au 25 mai 2012 pour appuyer les victimes en attendant l intervention de l etat et des partenaires. pour d autres intervenants, beaucoup de facteurs ; les inondations, changements climatiques, la rareté des pluies, etc. font que dans les années à venir, la situation va persister. pour cela, ils suggèrent de trouver des solutions structurelles et non de faire des propositions conjoncturelles. 300 F 250 F 250 F 8 MeNsuel d informations agricoles et rurales - 6 e année - N 52 - Mai 2012

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