INSTITUT URD DE PARIS. Bulletin de liaison et d'information I N SO-SI I NOVEMBRE. DÉCEMBRE 1991

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1 'I INSTITUT URD DE PARIS Bulletin de liaison et d'information I N SO-SI I NOVEMBRE. DÉCEMBRE 1991

2 Ce bulletin paraît en français. allemand. kurde. espanol et turc. anlais. Prix au numéro: France: 30 FF - Etraner : 30 FF Abonnement annuel (12 numéros) France: 300 FF - Etraner 350 FF Périodique mensuel Directeur de la publication: Mohamad HASSAN numéro de la Commission Paritaire: 659 IS A.S. ISSN INSTITUT KURDE rue La Fayette PARIS Tél. : (I) Fax:

3 Sommaire, l, LE NOUVEAU GOUVERNEMENT TURC «RECONNAIT LA REALITE KURDE» MAIS L'ESCALADE MILITAIRE SE POURSUIT ANKARA : IRRUPTION DU KURDE PROVOQUE UN SEISME AU PARLEMENT LE BLOCUS IRAKIEN CONTRE LE KURDISTAN UN APPEL DE MADAME MITTERRAND LE PARLEMENT EUROPEEN CONDAMNE L'INTERVENTION TURQUE AU KURDISTAN IRAKIEN WASHINGTON: UN RAPPORT DU SENAT AMERICAIN SUR LA SITUATION AU KURDISTAN IRAKIEN AINSI QUE EN BREF, LA REVUE DE PRESSE Le nouveau gouvernement turc «reconnaît la réalité kurde» prè. plus d'un mois de consultations et tractations, M. Suleyman Demirel, président du Parti de la JusteVoie (DYP), a réussi à former un gouvernement de coalition avec le Parti populiste social-démocrate (SHP) d'erdallnöno. Le 30 novembre, le nouveau cabinet a été investi par le Parlement qui lui a accordé sa confiance par 280 voix sur 450. Avant de former ensemble ce cabinet, les deux partenaires de la coalition ont signé un «Protocole de gouvernement» qui énonce des mesures qu'ils envisagent de prendre afin d'instaurer un «Etat démocratique tout à fait conforme aux idéaux et principes de la Charte de Paris», de «stabiliser l'économie et d'assainir la vie sociale et politique». Parmi ces intentions affichées on relève notamment: «Le droit national turc doit être harmonisé avec les normes contemporaines posées par la Charte de Paris et sesannexes, dont la Turquie est partie, ainsi qu'avec les autres conventions internationales. (.. J. eest la lumière de ce qui précède et pour réaliser cet idéal démocratique moderne et atteindre à une structure démocratique contemporaine que de

4 2 Bulletin de liaison et d'information nombreuses lois, y compris la Loi fondamentale, seront examines, en tout ou en partie, et que de nouvelles dispositions seront prises. (...). Le Parti de la juste Voie (DYP) et le Parti Populiste Socia/-dmocrate (SHP) se sont prononcs de façon semblable pour 1'/aboration d'une nouvelle Constitution. En effet, la Turquie devrait refaire, à la fois sur le fond et sur la forme, une nouvelle Constitution visant une dmocratie contemporaine et un droit fond sur les droits de l'homme et les liberts fondamentales, et devrait obtenir un large consensus sur ce principe. (...). règles sont obligatoires pour la Turquie elle aussi, en sa qualit de signataire de la Charte. JI est naturel qu'il existe des diffrences de culture, d'opinion, de croyance, de langue et d'origine parmi les citoyens. JI en va de mme dans les autres pays. Ces diffrences ne reprsentent pas une faiblesse pour un Etat dmocratique et unitaire. les diverses identités ethniques, culturelles et de langue peuvent trouver leur expression, tre soigneusement sauvegardes et aisment dveloppes au sein d'une structure unitaire. Loin d'affaiblir la force de /'unit de la Nation et de l'etat, cela la renforce. C'est ce qui doit tre ralis en Turquie, et c'est ce qui est notre objectif. jusqu'à ce qu'une nouvelle Constitution qui embrasse toutes les couches de la socit et reflète.enturquie, hormis les minorits reconnues par les toutes les convictions soit /abore, on procdera conventions internationales, aucun-citoyen nepeut rapidement aux amendements constitutionnels sur tre considr comme membre d'une minorit. lesquels un consensus est acquis, et on prparera Tous les citoyens sont gaux, et sont des citoyens de l'ambiance adquate à des travaux de rdaction 1ère classe. Chacun est concern par le droit et la d'une nouvelle Constitution qui rponde aux aspirations libert fondamentaux d'tl1dier, sauvegarder et essentielles de la socit. (...). dvelopper sa langue maternelle, sa culture, son histoire, son folklore et ses croyances religieuses. De nombreux aménagements urgents et obligatoires Ces droits sont assurs dans le cadre des lois. sont à apporter à plusieurs lois actuellement en vigueur, en matière de démocratisation, et sans Le développement de la région, l'amélioration des attendre la rdaction d'une nouvelle Constitution». conditions de vie, le redressement des équi Iibres et Il s/agit, en résumé, des lois sur : les partis politiques la prévention des injustices seront le fondement et sur les élections; La vie du travail; Les administrations irrévocabl e de Iapol iti que de notre Gouvernement». locales; La presse; Les universits ainsi On notera que pas une fois le mot «kurde» n'est que des lois sur les devoirs et pouvoirs de la police: mentioné. Cependant, depuis le début, le nouveau Le Protocole reconnaît la «spécificité du problème gouvernement semble avoir pris conscience de du Sud-Est anatolien» (c/est-à-dire du Kurdistan) et «l'importance et de la gravité» de cette question. y consacre une section à part où 1/on lit notamment: C'est le «problèmenol de la Turquie» a concédém. «Les actes de terrorisme et de violence qui se Demirel à l'issue de sa première audience avec le produisent depuis un certain temps déjà en Anatol ie président Ozal. En signe de geste d'ouverture, 5 du Sud-Est représentent un problème qui se situe parlementaires d'origine kurde «intégrés», c'est à au-dessus des partis, et qui doit être traité en priorité. dire non considérées comme des nationalistes (...). kurdes, ont reçu des portefeuilles ministériels dont celui des Affaires étrangères accordé à Hikmet Le règlement de ce problème ne peut tre possible Çetin, etcelui, symbolique, des Droits de l/homme, que dans un Etat de droit dmocratique. (...). à Mehmet Kahraman. Une autre personnalité kurde, Ahmet Türk, député de Mardin, qui a été incarcéré Le temps où l'on arrachait ses droits par les armes, à plusieurs reprises et sévèrement torturé en raison la violence et le terrorisme, est rvolu. Les conditions de son militantisme pro-kurde, expulsé du parti générales de l'époque ont établi des règles et Social-démocrate à cause de sa participation à la institutions pacifiques communes pour obtenir ses Conférence kurde de Paris, a pu être élu président droits et les sauvegarder. (...). de la Commission des Droits de l'homme du Parlement. La Conférence sur la Sécurité et la Coopration en Europe (CSCE) ainsi que /a Charte de Paris ont Pour souligner ce changement d'approche, le nouinstaurdes règles, des droits et liberts universelles, veau premier ministre, accompagné du vice premier va/ables pour tous les pays et tous les peuples. Ces ministre Erdallnönü, s'est rendu, le 8 décembre à.\.'

5 .. 1 Diyarbakir, capitale du Kurdistan turc, où il a prononcé, devant une foule nombreuse, une allocution, retransmise par la télévision où il a notammentdéclaré: epersonnenepeutprétendreque cet Etat a été crée uniquement par des gens de race turque, que les autres sont des citoyens de seconde classe. Nous l'avons créé tous ensemble, nous avons uni ensemble nos destins. 1/ appartient ni seulement.} nous, ni,} vous, mais.} nous tous. Par conséquent, aussi aux gens d'ici, c'est-.}-dire ceux qui par/ent kurde, qui se disent d'origine kurde, qui revendiquent leur identité kurde. 1/ n'est plus possible de s'opposer.} cette revendication. On ne peut plus vous dire Hnon, mon vieux, vous étes venus d" Asie centrale de la méme manire que nous, autres, Turcs et que chemin faisant vous avez changé de langue (NDLR. allusion limpide à la thèse officielle turque considérant les Kurdescomme des Turcs venant d'asie centrale, ayant oubl ié leur langue d'origine). C'est-.}.dire que la Turquie doit reconnaître la réalité kurde, elle la reconnaît désormais, et c'est.} mon avis l'événement le plus important de cette année. La reconnaissance de cette réalité kurde par la Turquie n'est pas vraiment un obstacle pour la sauvegarde de son unité. La Turquie est un Etat unitaire, mais sa population provient d'origines diverses. Puisque nous sommes tous déterminés.} préserver l'unité de la Turquie, nous devons accepter les liens entre ceux qui se disent d'origine kurde et les gens d'origine kurde d'autres pays. Et nous devons également éprouver de la sympathie pour eux». Evoquant la tragédie kurde en Irak, à laquelle la population kurde de Turquie est particulièrement sensible, M. Demirel a critiqué l'attitude antérieure de la Turquie: elongtemps nous n'avons porté aucun intérét aux Kurdes d'irak. Ce n'est pas notre affaire, ce n'est pas le prob/me de notre Etat, avons-nous dit. Méme lorsqu'ils ont été massacrés, comme.} Halabja. Méme lorsqu'ils ont subi des tueries, des persécutions diverses, nous avons proclamé que la République de Turquie ne s'ingre pas dans des affaires se déroulant hors de ses frontires. Mais lors que les habitants de langue turque de Bulgarie ou de Thrace occidentale étaient inquiétés, nous avons immédiatement réagi. Or si nous disons que les Kurdes de Turquie sont nos frres, et nous le disons, ceux d'irak sont leurs frres. 1/s sont donc aussi nos frres {..,J. Nous devonsds lors signifier.} l'irak que s'il recommence.} s'en prendre.} eux, i/ aura affaire.} nous. Ne pas rester indifférents au sort des Kurdes en Irak est la Bulletin de liaison et d'infcmnation 3 nouvelle politique de la Turquie. Telle doit étre désormais notre politique. Si l'on persistait.} dire "on ne se méle pas de ceei, on ne se méle pas de cela",.} quoi donc servirons-nous? Une telle attitude serait contraire aux sentiments de 10 mi/- lions de nos citoyens {kurdes}. {..,)>>. Le discours de M. Demirel peut être considéré comme ehistorique», en ce sens qu'il enterre, après les déclarations du président Özal tout au long de 1991 sur la nécessité d'une approche plus réaliste de la question kurde, l'idéologie de enon existence et de turquicité des Kurdes de Turquie» défendue vaillequevaillepar Ankara depuis intervient 5 jours après une réunion consacrée au problème kurde du Conseil de sécurité nationale, instance suprême de l'exécutifturc, instituée par les auteurs du coup d'etat de 1980, où les militaires sont majoritaires. A sa suite, plusieurs membres du gouvernement ont déclaré que les interdictions frappant les manifestations de l'identité kurde allaient être abolies, que les Kurdes pourraient désormais publier des livres, des journaux, des cassettes et disques de musique dans leurs langue. Le ministre des Affaires étrangères a même ajouté qu'il «n'y voyait pas d'obstacle.} la création d'un institut kurde ou de partis politiques kurdes» Cependant, les lois répressives restent toujours en vigueur et les parquets continuent d'ouvrir des informations, y compris contre des parlementaires kurdes, pour «atteinte à l'unité de l'etat et de la nation», pour «séparatisme», etc. l'etat d'urgence a été prolongé de 10 mois dans 10 provinces kurdes et la guerre spéciale s'y poursuit de plus belle. Nombre d'observateurs en tirent la conclusion que la nouvelle pol itiqueturque consistera à reconnaître progressivement le fait kurde et son expression culturelle pour «détendre l'atmosphère» tout en poursuivant une guerre implacable contre la guérilla du PKKavec laquelleankara refuse catégoriquement tout dialogue. On peut se demander également si M. Demirel, renversé à deux reprises, en 1971 et en 1980, par l'armée, parviendra à contrôler l'appareil militaro-policier, véritable Etat dans l'etat ou s'il va lui servir d'alibi démocratique et libéral vis-à-vis de l'opinion publique internationale? On peut aussi s'attendre à ce que certains généraux, mécontents du retour aux affaires du vieux leader conservateur turc puissent être tentés par une escalade militaire au Kurdistan pour ruiner le crédit de la coalition et

6 l 4 Bulletin de liaison et d'information provoquer sa chute. Les mois qui viennent vont économiques chroniques du pays (une inflation de sans doute être décisifs pour le nouveau.gouver": 70%paran, detteextérieureévaluéeà44 milliards $, nement turc, dont le sort se jouera sur sa capacité à chômage, etc.). instaurer la paix civile plus que sur les questions Mais l'escalade militaire se poursuit e changement de gouvernement n'a guère affecté jusqu'ici les opérations de l'armée turque dans le Kurdistan où la guerre spéciale se poursuit. Aux attaques des guérilleros du PKK les forces turques répondent par des représailles faisant de plus en plus de victimes dans la population civile. Les services de la.contreguerilla turcs recourent au grand jour aux escadrons de la mort qui enlèvent, torturent et assassinent des militants kurdes. D'après un bilan établi par le quotidien turc Cumhuriyetdu 12 décembre 1991, «au cours des 8 derniers mois 95 personnes sont ainsi mortes dans des conditions suspectes». Le 24 décembre, l'armée a, une nouvelle fois tiré sur des civils kurdes réunis dans les villes de Lice et Kulp, de la province de Diyarbakir, pour les funéraills des combattants du PKK, tuant plusieurs personnes. Nous publions ci-dessous de larges extraits du témoignage oculaire de Madame Astrid Kjetsa universitaire et journaliste norvégienne se trouvant sur place lors de ces événements de ce Noêl Sanglant. Noël sanglant au Kurdistan de Turquie «Le conflit turco-kurde connaît une escalade et semble entrer dans une phase nouvelle, peut-étre décisive. Du 21 au 25 décembre les deux parties se sont livré à des attaques qui ont abouti à la mort d'au moins 45 personnes, dont au moins 19 civils (...J. Les autorités turques voudraient nier tout lien entre les deux opérations militaires qui ont conduit à l'escalade actuelle du conflit. Ankara a presque réussi à dissimuler ces événements aux médias. L'une des ces opérations- le massacre de èivils kurdes à la veille de NotH. ne peut étre décrit que comme un acte de terreur. Lsautorités turques ont voulu présenter les représailles kurdes ultérieures comme des actes de violence arbitraires et non justifiés. C'est une tactique que la Turquie a làrgement utilisé pendant des années. Elle a été 'couronnée de succès parce que les autorités turques rendent tellement difficile les déplacements des étrangers au Kurdistan. A la veille de No1 j'ai eu l'opportunité d'observer d'un point de vue kurde un important «non événement» turc. «A la veille de No/, les forces spéciales de l'armée turque ont tiré sur trois grandes manifestations rassemblant au total de 10 à civils kurdes à Diyarbakir et dans les petites villes de Kulp et Lice situées respectivement à 70 km et 50 km au nordest de Diyarbakir. Dans une conférence de presse donnée le matin de NotH, une députée du Parti populiste social-démocrate, Mme. Leyla Zana, 31 ans, a indiqué que 8 manifestants civils avaient été tués, 7 grièvement blessés et des centaines blessés par balles à des degrés de gravité divers. En outre, un soldat turc avait trouvé la mort: une grenade lui avait explosé dans les mains avant qu'il ne puisse la jeter sur la foule, selon un témoin oculaire que j'ai rencontré. D'autres témoins oculaires m'affirmèrent que les forces spéciales avaient ouvert le feu sans provocation aucune de la part de la foule. «L'origine de l'escalade actuelle remonte au 21 décembre. Ce jour-là, un camp d'entraînement du PKK, installé dans la région de Kulp-Lice, a été bombardé par les forces turques; 15 jeunes guérilleros ont été tués au cours de ce bombardement. Plusieurs d'entre eux étaient des étudiants qui avaient joint la guérilla une semaine plus ttit. (...) 8dépouilles mortelles ont été transportées à Kulp; les parents et proches des victimes les ont réclamées afin de les enterrer. Les autorités turques ont refusé d'accéder à leur demande et personne n'a été autorisé à s'approcher des cadavres. Il y a des spéculations selon lesquelles c'est parce que ceux-ci porteraient des marques d'utilisation des armes chimiques. (...J Environ 3000 personnes se sont rassemblées à l'extérieur de /' endroit où les corps étaient détenus. Ils ont attendu 36 heures par un temps épouvantable et dans la neige. Dans la matinée de la veille de No/leur nombre, s'est élevé à Alors les forces spéciales se sont mises à tirer dans la foule. D'après certains témoins ces tirs ont duré au moins 2h30. I '+

7 Bulletin de liaison et d'information 5 «Plus tard dans la journre des manifestants venant des alentours se sont rassemblés dans la vil/e de Lice. Le nombre de a été cité par plusieurs personnes que j'ai rencontrées. Là aussi la troupe a tiré dans la foule pendant un long moment. Puis la région de Kulp-Lice a été totalement interdite d'accês. Aux barrages routiers tous les véhicules civils étaient saccagés. Vers 14h30 le nombre de véhicules saccagés atteignait 3OD,une quantité non négligeable pour une population kurde frappée par la pauvreté. Mais, malgré tout, l'affluence desgens vers les deux vil/es sepoursuivait. Depuis l'attaque, le 10 juillet 1991, par la troupe d'une foule de 20 ODDpersonnes réunies pour la procession funéraire de VedatAydin, dirigeant du parti HEP à Diyarbakir, assassinésous la torture, la population locale fait fi de l'intimidation militaire. «A 5h de l'aprês-midi on disait que les soldats auraient entrepris d'évacuer par hélicoptère vers un camp militaire les blessés de Kulp, qui seraient au nombre de 200. Quand j'ai demandé s'ils allaient y recevoir des soins médicaux, j'ai rencontré quelques sourires indulgents. «Plus probablement des interrogatoires et des tortues», m'a-t-on dit plus tard. Je me suis rappelé que l'on était la veille de No/}I en Norvège. Quelqu'un débarquant fraîchement de Diyarbakir aurait pu nous dire que les h6pitaux étaient pleins et que l'on demandait des dons de sang. Comme jem'apprétait à aller apporter ma contribution, on nous a dit que les forces spéciales avaient encerclé les h6pitaux et ne laissaient personne y entrer. Plus t6t dans la journée les rues grouillaient d'agents de la police secrète et de soldats, mais vers 7h du soir les forces spéciales avaient le contr61e de la ville. La population locale semblait s'étre évanouie. Rien que devant mon h6tel il y avait au moins 100 soldats. En norvégien et en kurde on appelle cela une guerre, les Turcs l'appellent «démocratie». «Dans la méme matinée, à l'université de Diyarbakir, des étudiants avaient entrepris une manifestation de protestation. Environ un millier d'agents des forces de contre-insurrection ont formé un anneau de fer autour du campus, coupant les lignes téléphoniques. Les étudiants ont répondu en jetant des pierres et du sable. Personne ne pouvait venir à leur secours et tout l'aprês midi ils étaient soumis aux bastonnades des soldats. Deux d'entre eux étaient sérieusement blessés et sont restés dans lecoma le lendemain. Une centaine d'autres furent blessés tandis que 150 étaient interpellés pour interrogatoire par la police. Leurs camarades craignaient pour la vie de certains d'entre eux.(... J» Le soir même de cette tuerie de civils kurdes perpétuée par l'armée turque, dix soldats turcs ont été abattus par les combattants du PKK lors d'un raid contre un poste de garde dans la province de Sirnak, près de la frontière irakienne. Le lendemain, une cinquantaine de militants se réclamant du PKK, armés de cocktails Molotov ont mis le feu à un grand magasin d'istanbul appartenant au frère du «super-gouverneur» turc du Kurdistan. Ces «représailles» exercées désormais dans les métropoles turques ont coûté la vie à 11 civiles. Elles ont été condamnées par la plupart des organisations et personnalités kurdes qui allertent l'opinion sur le danger de voir le conflit armée en cours dégénérer en une guerre généralisée entre Kurdes et Turcs aux conséquences d'autant plus désastreuses que près de la moitié des KurdesdeTurquieviventdésormais dans les grandes métropoles de la Turquie occidentale turque. Ankara: Irruption du kurde suscite une séisme au Parlement 'élection d'une bonne vingtaine de national is- devant les caméras de la télévision leur déplaisir de tes kurdes va sans doute mettre de l'animation prononcer le serment d'investitutre, qui est une dans les débats du Parlement d'ankara et le offense au peuple kurde, en soulignant qu'ils ne sortir de son rôle traditionnel de chambre s'acquittaient de cette besogne quesous contrainte. d'enregistrement. Le ton a été donné dès le 6 Etquand Mme. LeylaZana, benjaminedu Parlement, novembre, lors de la séance d'ouverture de la a conclu son intervention par une phrase en kurde nouvelle législation où plusieurs parlementaires sur la fraternité kurdo-turque et un vibrant «vive le kurdes se sont présentés en arborant des couleurs peuple kurde!», cela a provoqué, d'après la presse kurdes (rouge, vert et jaune), interdites. Deux députés turque, un «véritable séisme au Parlement» dont le de Diyarbakir ont même ostensiblement exprimé président a dû interrompre la séance. La télévision

8 6 Bulletin de liaison et d'information a dû interrompre la retransmission en raison de ce discours prononcé «dans une langue inconnue». Les journaux ont tous consacré leur «une» à cette «insolence inouïe» tandis que le procureur de la Cour de Sûreté de l'etat demandait la «condamnation.} mort des deux criminels séparatistes pour haute trahison». Face à un tel tollé nationaliste, les'deux députés kurdes ont déclaré que «s'ils ne pouvaient pas s'exprimer librement méme au Parlement et si leurs collègues n'étaient pas disposés.} entendre quelques mots en kurde sur la fraternité entre Kurdes et Turcs, ils pourraient décider de retourner.} Diyarbakir vivre au sein de la population qui les a élus et dont ils expriment les aspirations». Ils ont cependant refusé de donner leur démission, exigée par le SHP, parti sur les listes duquel ils avaient été élus, demandant à la direction de ce parti de les exclure si elle le souhaite. La population kurde a réagi avec joie aux interventions iconoclastes de ses deux représentants, diffusées en direct par la télévision. Dans plusieurs villes des coups de feu ont été tirés en l'air pour exprimer cette joie. De retour au Kurdistan, les deux parlementaires furent accueillies en héros. Répondant à la presse, Leyla Zana a déclarée: «Je ne me sans nullement coupable, bien au contraire. Je suis d'abord un étre humain, ensuite kurde. je ne me sens pas turque. J'ai appris le turc en 1984, devant les grilles des prisons, en allant voir mon mari emprisoné pour sa défense du peuple kurde. je suis kurde.} 100%. Ma mère ne connaît pas un mot de turc. J'éprouve un sentiment de fraternité envers le peuple turc. Tout comme quelqu'un qui n'est pas kurde ne peut se sentir kurde, je ne me sens pas du tout turque. je parle de fraternité mais nous, Kurdes, subissons une oppression. Chaque nuit en rentrant.} la maison, je me demande si je serais encore en vie le lendemain; Cette angoisse doit cesser». Epouse de l'ancien maire de Diyarbakir, Mehdi Zana, qui vient de passer 10ans 8 mois dans les geöles turques pour sa défense pacifique des droits du peuple kurde et qui est de ce fait privé à vie de sesdroits civiques et pol itiques, Leyla Zana, 31 ans, est la première femme députée kurde. Voici, à titre de documentation, une traduction du texte du sermentque chaque nouveau député doit prononcer à haute voix devant le Parlement pour se voir reconnaître le titre de parlementaire: «Jejure sur mon honneur et mon intégrité, devant la Grande Nation Turque, de protéger l'existence et l'indépendance de l'etat, l'intégrité indivisible de la Patrie et de la Nation, et la souveraineté absolue de la Nation, de rester fidèle à la primauté du Droit, à la République démocratique et laïque et aux principes'et réformes d'atatürk, de ne pas manquer.} la loyauté,} la Constitution et.} l'idéal d'assurer.} chacun, dans un esprit du bien-étre et de la prospérité de la société, de la solidarité nationale et de la justice, la jouissance des droits de l'homme et des libertés fondamentales». C'est au nom de la grandeur de la Nation Turque, des principes et reformes d'atatürk que le peuple kurde vit depuis près de 70 ans un véritablecalvaireen Turquie. Encontraignant les élus kurdes à une telle profession de foi télévisée, le régime turc veut les obliger à se renier d'emblée et à se discréditer auprès de leur peuple dont les aspirations sont incompatibles avec ce catéchisme nationaliste turc». Le blocus irakien contre le KurdŒtan our faire plier les dirigeants kurdes en négo- tröle gouvernemental de Mossoul et Kirkouk. Ceux ciation à accepter ses conditions, le gouver- qui n'obtempéreront pas à cet ordre ne seront plus nement irakien soumet, depuis le 22 octobre, payés et pourraient être rapidement révoqués. le Kurdistan irakien à un blocus économique. Celui-ci porte principalement suries Le correspondant de l'afp a constaté sur place que flux de nourriture et surtout des produits le point de passage de Faida sur la route reliant pétroliers, dont le fuel, principal combustible de Dohouk à Mossoul a été fermé. Les routes menant chauffage dans les régions kurdes. Bagdad a par vers le sud à partir des principales agglomérations ailleursordonnéà tous les fonctionnaires servant au de Suleymanieh, Erbil et Mossoul ont également été Kurdistan de se regrouper dans les villes sous con- bloquées.

9 Bulletin de liaison et d'information 7 Le Kurdistan irakien ayant été largement déboisé, miné, détruit par le régime irakien, la population reste très dépendante. Le manque du fuel est cruellement ressentien cet hiver que plus de Kurdes vont passer sans abri, dans de conditions les plus précaires. Les organisations humanitaires considèrent à juste titre, ce blocus comme une «tentative délibérée du gouvernement irakien de saboter les programmes d'aide aux populations kurdes pour l'hiver». Leurs efforts auprès des gouvernements alliés ont abouti à la prolongation jusqu'à fin juin du mandat des Nation-Unies en Irak, mais le dictateur irakien continue son harcèlement du peuple kurde en suscitant çà et là des affrontements pour entretenir le climat d'insécurité, en menaçant de mort les citoyens irakiens coopérant avec les a.n.g. humanitaires, en rançonnant celles-ci par des taux de change exorbitants et en privant les Kurdes du pétrole extrait du sous-sol de leur propre territoire. Les pays occidentaux qui semblent toujours attendre qu'un général arabe providentiel renverse Saddam Hussein, se contentent de jouer le pourrissement de la situation. Un pourrissement que la population civile est en train de payer au prix fort. Un appel de Madame Mitterrand nteroenant dans le journal télévisé d'antenne 2, le 21 décembre à 20h, Madame Danielle Mitterrand, Présidente de la Fondation France- Libertés, a appelé les Français à un nouvel élan de solidarité avec les Kurdes d'irak en détresse, en particulier avec les enfants. Après avoir présenté un bilan de l'action de sa Fondation en faveur des réfugiés kurdes depu is avril 1991, Mme. Mitterrand a remercié ses compatriotes d'avoir répondu si généreusement à son appel précédent, en avril, et rappelé qu'il restait encore beaucoup à faire pour aider le peuple du Kurdistan irakien à surmonter l'épreuve du rude hiver. Ensuite elle a expliqué pourquoi désormais elle centrait son action surl'aide aux enfants et à leur scolarisation. «Ils sont les plus fragiles et ils représentent l'avenir de ce peuple. il faut leur donner les moyens d'aller à l'école, d/tre éduqués» a-t-elle ajoutée. L'appel de Mme. Mitterrand intervient à un moment où les Kurdes sombrent à nouveau dans l'oubli et l'indifférence, où leur sort n'est plus guère évoqué dans les médias. Lancé à la veille des fêtes de fin d'année où le public est plus réceptif au malheur des autres, le produit de cet appel permettra de financer la poursuite et le développement de programmes en cours de la Fondation au Kurdistan irakien (construction d'abris, remises en état des écoles, distribution des vêtements d'hiver aux enfants, impression de manuels en kurdes, etc.). Rappelons à nos lecteurs désireux d'en savoir plus sur l'action des a.n.g. humanitaires au Kurdistan que l'institut kurde met à leur disposition un service de Minitel indiquant les coordonnées de ces organisations. Ils peuvent consulter 24h sur 24 le Code SOS KURDES.

10 8 Bulletin de liaison et d'information Le Parlement européen condamne l'intervention turque au Kurdistan irakien e Parlement européen, à l'occasion de son assemblée plénière du 22 novembre à Strasbourg, a adopté une résolution dénonçant les opérations menées par l'armée turque dans le Kurdistan irakien. Dans cette même résolution, le Parlement Européen dénonce égaiement les violentes attaques du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan). Voici les extraits principaux de cette résolution: Le Parlement Européen «. condamne avec la plus extrême fermeté la terreur exercée par l'armée turque et la violence au Kurdistan irakien, qui ont fait, à plusieurs reprises, de nombreuses victimes parmi la population civile, ont détruit les villages de réfugiés mis en placepar les organisations d'aide internationale et compromettent la sécurité dans la région, «. condamne les exactions violentes du PKK, dont sont victimes non seulement les membres des forces de sécurité mais aussi, de plus en plus, la population civile en Turquie et compromettent les efforts d'autonomie de./a population kurde d'irak; «. prie les Etats membres de la Communauté représentés au Conseil de sécurité des Nations unies de demander, si ces attaques se poursuivent, la convocation dl/urgence du Conseil de sécurité afin de condamner la République de Turquie en raison des agressions qu'elle commet, en violation du droit international, contre la population kurde sur le territoire souverain de l'irak; «. considère que la Communauté européenne devrait appuyer la population kurde du Nord de l'irak, ainsi que d'autres minorités comme les Turkmènes, les Assyriens, les Chaldéens, etc..., dans leurs revendications visant à la création, dans le cadre de l'etat irakien, d'une région autonome au Kurdistan irakien.» Washington: Un rapport du Sénat américain sur la situation au J(urdistan irakien e 26 novembre un rapport de 26 pages sur la situation actuelle au Kurdistan irakien a été présenté à la Commission des Affaires Etrangères du Sénat américains. Nous publions cidessous des extraits de ce document important dont le texte original en anglais est reproduit intégralement en annexe. RESUME DES CONCLUSIONS suffisants et la situation ne peut qu'empirer. Les civils kurdes restent vulnérables à toute nouvelle attaque militaire irakienne. * Les insurgés kurdes contr61ent au moins 80% des territoires habités par les Kurdes en Irak. La fragile unité du mouvement kurde d'irak pourrait voler en éclats par suite des désaccords profonds entre les leaders sur l'opportunité de signer un accord sur l'autonomie avec Saddam Hussein. * Le Kurdistan est un pays brisé où des millions de personnes sont en état de survie précaire. Au moins * L'Irak contourne les sanctions des Nations Unies Kurdes sont sans abri et risquent la catas- en exportant desmarchandises vers l'iran, la Turquie trophe à l'aproche de l'hiver. L'approvisionnement et la Jordanie. Des quantités massives de matériel et la distribution de nourriture sont loin d'être de construction, de véhicules pour la construction

11 Bulletin de liaison et d'information 9 de routes et de machines industrielles irakiens passent en Iran. Du gasoil et d'autres marchandises sont exportées vers la Turquie. 11semble que la Jordanie aide l'irak non seulement.} contourner les sanctions mais encore.} réaliser des opérations financières. * Le Kurdistan est un pays qui dévoile peu.} peu les horreurs d'un quart de siècle de régime baasiste. On a découvert des charniers et des fosses communes dans différentes régions du Kurdistan et des preuves irréfutables démontrent que pour le moins Kurdes, qui avaient été soi-disant déportés vers le sud après 1988, ont en fait été purement et simplement assassinés. La destruction physique du Kurdistan s'étend.} tous les villages et.} de nombreuses petites villes. Les opérations de minage des Irakiens ont rendu inhabitables de larges zones du Kurdistan. *La police secrète irakienne avait établi des fichiers détaillés sur ses activités, y compris la torture et les exécutions. Les membres de la police secrète se faisaient également filmer en vidéo pendant qu'ils se livraient.} des séances de torture, procédaient.} des exécutions et violaient des jeunes filles kurdes.} tour de rôle. Les insurgés kurdes sont en possession de ces documents et se préparent.} les rendre publics pour servir de base.} leurs accusations de crimes contre l'humanité. *Afin de protéger les Kurdes contre toute nouvelle attaque par les Irakiens, il faut que la coalition sous la conduite des Etats Unis proclame son intention d'utiliser sa force aérienne pour dissuader l'irak de lancer d'autres attaques contre les territoires tenus par les Kurdes. 11est essentiel d'envisager de fournir une assistance militaire limitée aux rebelles kurdes afin d'accroître leurs capacités d'autodéfense. Une telle aide devrait inclure des pièces détachées et des munitions pour le matériel militaire capturé par les insurgés kurdes et pourrait provenir des stocks d'armes irakiennes abandonnées au Koweit. Le Kurdistan aujourd'hui: Vue d'ensemble Un pays brisé Le Kurdistan est un pays brisé. Le régime irakien a systématiquement rasé ou dynamité plus de villages. Ce programme de destruction a dispersé plus de deux des quatre millions d'habitants du Kurdistan. A l'est, le régime a dynamité les villes de Chwarta, Haj Omran, Sayid Sadiq et Qalat Diza. Halabja est plus qu'.} demi détruit et pratiquement inhabitable. Des dizaines de milliers de personnes, naguère envoyées de force dans des «villages modernes» qui ressemblaient souvent.} des camps de concentration, vivent.} présent dans les ruines de ces villes. A l'approche de l'hiver, plus de personnes sont sans abri et une grande partie de la population kurde ne bénéficie ni du système de distribution alimentaire interne ni des programmes d'assistance internationale. La famine menace, d'autant plus que l'hiver rend les routes impraticables. Situation politique et militaire Pour la première fois de leur histoire, Les Kurdes irakiens contrôlent la plus grande partie du Kurdistan d'irak. Lazone libérée s'étend de la frontière syrienne jusqu'.} l'iran et comprend le triangle Zakho-Dihok- Amadiyah ( l'ancienne «zone de sécurité» créée par lesa liiés en avri/) ainsi qu'un territoire beaucoup plus étendu.} l'est. Les insurgés kurdes contrôlent les villes d'erbil et de Suleymanieh, et une région qui s'étend vers le sud jusqu'.} Halabja. Politiquement parlant, les Kurdes sont arrivés.} une union précaire entre les principaux partis kurdes et avec les chefs de tribus traditionnels. Cependant, des désaccords profonds subsistent entre Massoud Barzani, chef du Parti Démocratique du Kurdistan (PDK) et lalal Talabani, leader de l'union Patriotique du Kurdistan (UPK), sur l'opportunité de conclure un accord sur l'autonomie avec Saddam Hussein. Si ces différences ne trouvent pas de solution, Saddam pourrait être amené,} signer un accord séparé avec Barzani, qui y est favorable, ce qui aboutirait.} isoler Talabani et.} diviser le mouvement kurde. La décision des Kurdes en avril d'entamer des négociations a déj.} fragilisé l'unité de l'opposition irakienne, et une rupture entre les Kurdes aujourd'hui aurait certainement pour effet de saper durablement le rêve de l'opposition d'établir un contre-gouvernement irakien sur le sol kurde. Par ailleurs, la question-clé pour les Kurdes est de savoir s'ii faut ou non signer un accord avec Saddam Hussein. Actuellement, sur papier, le projet d'accord accorde une autonomie considérable aux Kurdes. 11subsiste néanmoins des différences de

12 10 Bulletin de liaison et d'information taille entre les deux parties. Du point de vue des Kurdes, la question la plus importante concerne le territoire de la région autonome kurde. Les Kurdes réclament les régions historiquement kurdes près de la frontière syrienne et dans le sud-est qui ont été arabisées (par une pol itique du gouvernement consistant à évacuer les Kurdes pour les remplacer par des Arabes), ainsi que la vil/e de Kirkouk à population mélangée. Pour leur part, les Irakiens refusent catégoriquement de céder un quelconque de leurs acquis obtenus par arabisation. Un autre motif de méfiance pour les Kurdes est «l'oubli» assez prévisible de Saddam de faire une quelconque promesse portant sur l'établissement de la démocratie en Irak. accord séparé, et qu'ils n'agiront que mandatés par le peuple kurde... Du point de vue militaire, les Kurdes restent vulnérables à toute nouvelle attaque de l'armée irakienne. Les peshmergas ont plus de hommes sous les armes, mais leurs capacités d'autodéfense sont limitées par un manque d'entraînement, un commandement et une autorité déficients, un manque de coordination entre les différentes factions et une pénurie de pièces détachées pour l'armement lourd pris à l'armée. Les Kurdes sont sans doute à mme de protéger les régions montagneuses de leur territoire, mais ils ne peuvent, seuls, tenir les vil/es. Barzani a une confiance très limitée dans les engagements de la communauté internationale en faveur des Kurdes et encore moindre dans les Etats Unis. 11 n'éprouve par ailleurs aucune sympathie pour Saddam, dont les agissements ont durement éprouvé sa famille ainsi que son clan, mais il pense que l'accord proposé par Saddam offre de meilleures perspectives aux Kurdes que de faire confiance à un soutien bien incertain de l'étranger. Et, comme beaucoup de Kurdes, Barzani est fatigué de la guerre et de l'oppression. Talabani, pour sa part, espère qu'avec l'arrivée du nouvel ordre mondial, la communauté internationale poursuivra son action en faveur des Kurdes. 11 craint qu'un accord entre Saddam et les Kurdes n'aboutisse à affaiblir l'intért et l'inquiétude du monde pour les Kurdes, qu'il serait difficile de réveil/er par la suite. Etant convaincu que Saddam reviendra inévitablement sur sa parole après un quelconque accord, Talabani pense que la seule voie possible pour les Kurdes est d'oeuvrer avec les autres éléments de l'opposition irakienne et la communauté internationale afin de renverser Saddam Hussein. Jusqu'à présent, les chefs de tribus et la plupart des petits partis s'opposent à un accord avec Saddam. Ceci pourrait changer, cependant, si l'aide internationale se faisait attendre et si Saddam trouvait les moyens d'acheter, comme par le passé, le soutien de certains chefs plus flexibles. De nombreux Kurdes craignent par-dessus tout que Massoud Barzani, devant le refus de Talabani, ne signe seul l'accord sur l'autonomie, ce qui aboutirait à la dislocation. du Front du Kurdistan d'irak. Mais les deux leaders affirment qu'il n'est pas question de conclure un Besoins humanitaires. Plus de Kurdes sont sans abri et vivent dans des conditions sanitaires déplorables, sans eau potable ni vivres suffisants. La situation ne peut qu'empirer à l'approche de l'hiver. En avril, presque tous les Kurdes d'irak se sont enfuis vers les frontières de la Turquie et de l'iran. La crise humanitaire qui en résulta - avec un taux de mortalité de 1.000parjour- estma in tenant terminée. Grce à l'opération Provide Comfort, programme d'assistance organisé par le Pentagone, pratiquement tous les Kurdes ont pu quitter les montagnes à la frontière avec la Turquie; du côté iranien aussi, où l'opération Provide Comfort n'a pas pu arriver, la plupart des réfugiés sont redescendus des montagnes. Cependant, les anciens résidants kurdes de la plus grande ville du Kurdistan d'irak, Kirkouk, n'ont pas eu l'autorisation d'y retourner, le gouvernement irakien ayant l'intention, de toute évidence, d'en faire une ville purement arabe. Quant aux habitants des «vii/ages modèles» créés par les Irakiens après la destruction de leurs vii/ages d'origine, ils préfèrent aller vivre dans leurs ruines plutôt que de retourner dans ces endroits qui ressemblent souvent à des camps de concentration. Transgression des sanctions. Les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies autorisent l'irak à importer des produits alimentaires et des médicaments. Hormis ce qui est

13 Bulletin de liaison et d'information 11 prévu par la résolution 706 portant sur la vente parlent ouvertement de leur mépris pour Hussein, d'essence, toute exportation est interdite. Mais les chose impensable il y a un an, et l'opposition sanctions imposées sont massivement transgressées irakienne affirme qu'elle dispose de cellules la frontière avec l'/ran, un peu moins la opérationnelles à travers tout le pays. frontière avec la Turquie et de manière spectaculaire à la frontière avec la Jordanie, qu'il s'agisse Une stratégie concertée contre Saddam pourrait d'équipement lourd (bulldozers, grues, machinesoutils, affaibjir encore da vantage sa position. Tout d'abord, camions), d'essence, de gasoil ou d'autres les sanctions des Nations Unies doivent étre ap- marchandises (laine, souffre, produits raffinés, tapis, pliquées avec toute la rigueur requise. Ensuite, il est bijoux, etc.). Pour l'instant, le peuple irakien indispensable de soutenir l'opposition irakienne tire quelques maigres profits de ces violations par la politiquement et militairement. En termes pratiques, vente et la contrebande de fortune et de biens une telle assistance irait principalement aux Kurdes personnels. Mais à long terme, cela ne servira qu'à afin d'augmenter leurs capacités d'auto-défense, ce maintenir au pouvoir un régime dont l'existenceméme qui aurait pour résultat d'interdire à Saddam l'accès impose un trop lourd fardeau économique et d'une grande partie du territoire irakien et affaiblirait politique surie peuple, tauten enrichissant Saddam dès lors sérieusement la légitimité de son pouvoir. Hussein et son appareil de répression. Certains éléments de l'armée pourraient en conclure que, pour sauvegarder l'intégrité de l'/rak, un changement de régime serait souhaitable. Une stratégie anti-saddam. Enfin, l'accusation de crimes de guerre et de crimes Tant que Saddam Hussein et le régime Baasiste contre l'humanité portée à l'encontre de Saddam et resteront au pouvoir, il n'y aura pas de sécurité pour de ses complices serait le dernier élément de cette les Kurdes ni de paix pour 1'/rak.Saddam peut se stratégie. De telles accusations feraient clairement maintenir en place en contournant les sanaions, comprendre aux Irakiens que le retour de leur pays mais son pou voir de contr61e n'estplus celui d'avant- dans la communauté internationale ne sera pas guerre. Méme en dehors du Kurdistan, les Irakiens possible tant que le parti Baas restera au pouvoir. Ainsi que le CONGRÈS DU PDK IRANIEN. Le Parti démocratique du Kurdistan Iranien, fondé en août 1945 et qui fut à l'origine de la création de la République kurde de 1946 vient, de tenir son IX èmecongrès. Ce Congrès qui s'enttenu du 21 au 28 décembre a notamment débattu de l'adaptation de la stratégie de ce parti au nouveau contexte international et régional et procédé au renouvellement de sesinstances dirigeantes. Le Congrès a reconduit le Dr. Saïd Cherefkandi, qui avait succèdé en juillet 1989 au Dr. Abdul Rahman Ghassemlou, assassiné à Vienne, dans les fonctions de secrétaire général du PD KI. Le PDKI est engagé depuis août 1979 dans une lutte armée contre le régime islamique de Téhéran pour l'instauration d'une république laïque, pluraliste et démocratique en Iran garanti sant l'autonomie du Kurdistan. CrisE KURDE lors D'UNE CÉRÉMONIE EN EURO-TURQUIE. La cérémonie organisée le 9 novembre pour la remise d'une décoration de Comité des Collectivités locales du Conseil de l'europe à la ville turque de Bursa (Brousse) s'est transformée en une crise, en raison de la déclaration suivante de M. Günther Metzger, maire de Darmstad (R.F.A.) : «Les Kurdes doivent également bénéficier de l'égalité, des libertés et des droits de l'homme». Le maire de Bursa, piqué au vif, s'est mis en colère: «ou bien M. Metzger ne connaît pas la Turquie ou il a des arrières pensées» a-t-il déclaré avant d'ajouter: «Aujourd'hui le président de la République de Turquie se dit Kurde. Il ya des ministres kurdes. Ne pas vouloir voir cela et aborder la question kurde au cours d'une cérémonie du Conseil de l'europe est vraiment regrettable».

14 12 Bulletin de liaison et d'information MEM Û ZÎN AUTORISÉ EN TURQUIE. Le ministre turc de la culture a autorisé, le 11 décembre, la sortie en salle du film Mem û ZÎn tiré de l'épopée écrite au XVllème siècle par le poète classique kurde Ehmedê Khani. Mem û ZÎn est le premier film en version kurde à être autorisé depuis la création de la République,de Turquie. En août dernier, les films du cinéaste kurde Yilmaz Güney avaient également été autorisés après 11 années d'interdiction. LES KURDES A RÉSISTANCES. Le magazine des droits de l'homme Résistances d'antenne 2 a consacré son émission du 30 novembre à la situation actuelle des Kurdes en Irak. Au programme, deux reportages, l'un avec Dilovan, 11 ans, qui revient à Halabja, ville martyre, gazée par les Irakiens en 1988 et où il a perdu toute safami Ile ; l'autre «Kurdistan, les oubliés», portant suries réfugiés que l'on tente d'installer dans les abris en dur avant l'hiver, montre à quel point la population kurde est de nouveau abandonnéedetous etoubliée de l'opinion publique. CHERCHE AMBASSADEUR POUR STOCKHOLM. D'après le quotidien turc Cumhuriyet du 17 novembre la Turquie éprouve quelques difficultés à trouver un successeur à son ambassadeur à Stockholm, Erdil Akay, qui vient du prendre sa retraite. les diplomates pressentis refuseraient les uns après les autres ce «poste problématique» exposé aux manifestation fréquentes de la communauté kurde de Suède et aux critiques sévères des organisations suédoises de défense des droits de l'homme, relayées par les médias.

15 IOU Con(fttOA lot 8eMlon Annexe COMMITTEE PRINT KURDISTAN IN THE TIME OF SADDAM HUSSEIN A STAFF REPORT TO THil: COMMITTEE ON FOREIGN RELATIONS UNITED OF THil: STATES SENATE s. PaT Bulletin de liaison et d'infornuztion 13 LETTER 01...TRANSMITTAL NOVEMBER26,1991. The HONORABLECLAIBORNEPELL, Chairman, Committee on FOTT!ignRelations, U.S. Senate, Washington, DC Dear Mr. Chairman: Six months ago the fate of Iraq's Kurds was placed on the international agenda 88 a result of the immense human suffering following the failure of their rebellion against Saddam Hussein. International intervention helped prevent a greater catastrophe, but the people of Iraqi Kurdistan remain at grave risk. At your direction, I returned to Iraqi Kurdistan in September to assess the situation. Between September 4 and Il, 1991, I traveled throughout the Kurdish-controlled parts of Iraq. The liberated territory now comprises more than 80 percent of the Kurdish inhabited lands, and I went as far south as Halabja, as far east as Haj Omran on the Iranian border, north to the triangle where the borders of Iran and Turkey converge, and, in the west, to Amadiyah, Dihok, and Zakho where the Syrian and Turkish borders meet. Four times I crossed Iraqi lines, on two occasions disguised as a Kurd, in order to visit the populous cities of Irbil and Sulaymaniyah. This report attempts to present as comprehensive a picture of the situation in Kurdistan. todlly as possible. This trip would not have been possible without the assistance, cooperalion, and friendship of many of the Iraqi Kurds including my hosl Jalal Talabani, KOP leader Massoud Barzani, Samy Abdu Rahman, H08hyer Zebari, Karim Khan of Bardohst, and Sheikh Moustafa Zinawi. Dr. Abdul Karim Rauf, who escorted me safely through Kurdistan during the March uprising, and H08hyer Samsan were my guides in Kurdistan, and I am grateful to them as well as t,o Tania Ali Hasan and Erman Bahaadin. Sincerely, PETER W. GALBRAITH. (V) NOVEMBER 1991 Printed for the use of the Committee on Foreign Relatione U.S. GOVERNMENT PRINTING OP'neE <C9-M9 WASHINGTON: 1991 VI "We were taken to a place, given water, blindfolded and put back on the bus. I took off my blindfold and saw the trenches. The army men pushed us into a ttt!nch. When. they starte shooting, a bullet hit me in the armpit. I ran to a soldier. The officer became angry. at the soldier and yelled, 'Throw him back in the hole.' The {iring began again and I was hit in the back. "-Tamur Abdul, age 15. COMMIT1'EE ON FOREIGN RELATIONS CLAIBORNE PELL, Rhode bland, CluJi,."",n JOSEPH R. BIDEN. Ja., Delaware JESSE HELMS, North Carolina PAUL S. SARDANES, Maryland RICHARD G. LUGAR, Indiana ALAN CRANSTON, California NANCY L. KASSEBAUM, KaMM CHRISTOPHER J. DODD, Connecticut LARRY PRESSLER, South Dakota JOHN F. KERRY, chueetta FRANK H. MURKOWSKI, Alaeka PAUL SIMON, liiinoia MITCH McCONNELL, Kentucky TERRY SANFORD, North Carolina HANK BROWN, Colorado DANIEL P. MOYNIHAN, New York JAMES M. JEFFORDS, Vermont CHARLES S. ROBB, Vil'llinia HARRIS WOFFORD, Penneylvania GDVLD B. c..aurr'''n80n, S14ff Director J... P. Luc'D, Minority Stoff JJ.rector till Child victims, Halabja

16 14 Bulletin de liaison et d'information SUMMARY OF KEY FINDINGS Kurdistan is a broken land where millions live on the edge of survival. At least 600,000 Kurds have no shelter and face catastrophe as winter approaches. Food s.upplies and distributi?n ae.iad. equate and the situation is certam to get worse. Kurdish clvlhans remain vulnerable to renewed Iraqi military attacks. Kurdish insurgents control at least 80 percent of Kurdish-inhabited lands in Iraq. The fragile unity of the Iraqi Kurdish movement could be ruptured by sharp differences between leaders as to whether to sign an autonomy deal with Saddam Hussein., Iraq is evading United Nations sancti?s by expoting good to Iran, Turkey, and Jordan. Massive quantities of Iraqi construction equipment, road-building vehicles, and factory machinery are crossing into Iran. Fuel and other goods are being exported to Turkey. Jordan appears to be both helping Iraq evade sanctions and conduct financial transactions. Kurdistan is a land slowly revealing the horrors of a quarter century of Ba'ath rule. Mass graves are being uncovered in various parts of Kurdistan and compelling evidence is now surfacing that as many as 182,000 Kurds ostensibly deported to the south after 1988 were instead simply murdered. The physical destruction of Kurdistan extends to every village and many small cities. Large,parts of Kurdistan have been made uninhabitable by Iraqi minelaying operations.... The Iraqi secret police kept extensive records of their activities, including torture and executions. The secret police also videotaped themselves as they conducted torture sessions, carried out executions, and gang raped Kurdish" girls. Kurdish insurge!"ts c0!1- trol this documentary evidence and are prepared to make It available to support prosecutions for crimes against humanity. To protect the Kurds from renewed Iraqi assault, the U.S.-led coalition needs to affirm its intention to use airpower to deter attacks on Kurdish-held territory. Consideration should be given to prqviding the Kurdish guerrillas with limited milital'y assistance. to enhance their self-defense capabilities. Such assistance could Inèlude spare parts and ammunition for the military equipmen.t captured by the Kurdish insurgents and could come from stockpiles of Iraqi weapons left in the Kuwait theater of operations. Iraq " --- *,.., f&i8q VIII SAU (VII) 0 I SA A. Overview I. A BROKEN LAND: KURDISTAN TODAY For' the first time in their history, Iraq's Kurds control most of Iraqi :Kurdistan. Liberated Kurdistan extends from the Syrian border to Iran and includes the former allied-created safe haven comprising the Zakho-Dihok-Amadiyah triangle as well as a much larger territory in the east.,kurdish insurgents control Irbil and Sulaymaniyah, two of Kurdistan's three biggest cities, and territory extending attacks. as far south as Halabja, site of the 1988 poison gas Kurdistan is a broken land. The Iraqi regime has systematically dynamited or bulldozed every village in Kurdistan, more than 3,900 of them. The village destruction program has dislocated more than two million of Kurdistan's four million people. In the east, the Iraqi regime dynamited the cities of Chwarta, Haj Omran, Sayid Sadiq, and Qalat Diza. Halabja is more than half destroyed and largely uninhabitable: Tens of thousands of people, once forcibly relocated to "model villages" that sometimes resembled concentration camps, live in the ruins of these cities. The people of Kurdistan now face catastrophe. As winter ai>':. proaches, upward of.60,0,000 people have no shelter. The 1991 crops looked good in part of Kurdistan but some other parts were not farmed at all, while mines have made other parts unfarmable. A substantial portion of the Kurdistan population is served by neither the domestic food distribution system nor the international relief agency 'programs. Hunger could become prevalent as existing supplies are consumed and winter weather makes roads impassible. Militarily, the Kurds remain vulnerable to renewed attack from the Iraqi army. While the Peshmerga (the Kurdish insurgents) have more than 100,000 men under arms-virtually every able-bodied man in Kurdistan carries a weapon-their self-defense capabilities are limited by a lack of training, poor command and control, a lack of coordination among Peshmerga factions, and a lack of spare parts for captured heavy equipment. While the Kurds may be able to protect the more mountainous parts of their land, they cannot hold the cities alone. To protect their present territory and populations, the Peshmerga need continued air cover from coalition forces and some enhancement of their self-defense capabilities. If the Peshmerga are unable to protect their own people, renewed massacres and another mass exodus are likely. Politically, the Kurds have attained a tenuous union among the principal Kurdish parties and with the traditional tribal leaders, However, sharp differences persist between Massoud Barzani, leader of the Kurdish Democratic Party (KDP), and Jalal Talabani, head of the Patriotic Union of Kurdistan œuk), as to whether to conclude an autonomy agreement with Saddam Hussein. Unless this rift is resolved, Sadd am may conclude a deal with Barzani, who favors an accord, thus isolating Talabani geographically and dividing the Kurdish movement. The April decision of the Kurds to engage in negotiations has already fractured the unity of the Iraqi opposition, and a Kurdish split now would almost certainly undermine the opposition dream of establishing an alternative Iraqi government on Kurdish soil. Finally, Kurdistan is a land emerging from the trauma of two decades of Saddam's rule. Mass graves are being uncovered in,various parts of Kurdistan and compelling evidence is now surfacing that as many as 182,000 Kurds ostensibly deported to the south after 1988 were instead simply murdered. With the liberation of Kurdistan, the Kurds have seized many of the records of Iraqi security agencies, including the Amn, internal security, the Mukhabarat, civilian intelligencè, and the Istkhbarat, military intelligence. These captured documents, which include graphic video-, tapes, record systematic killings, grotesque torture, and the gang rape of Krdish girls and women. B. Political/Military Situation Never has so much of. Iraqi Kurdistan been under Kurdish con-, trol; today, Kurdish insurgents control territory stretching from where the Tigris River briefly forms the border with Iraq to the border'with,iran. The liberated territory includes the Zakho-Dihok- Amadiyah triangle (the former safe haven created in April by the allies) as well 'as a much larger territory in the east. Along the Iranian border the liberated zone extends as far south as Halabja and as far west as the cities of Sulaymaniyah and Irbil. At least 80 percent of the Kurdish inhabited lands of Iraq are now under Péshmerga control. Kurdistan has been liberated in stages. On March 8, 1991, the Peshmerga, operating in concert with tribal chiefs and the jash, Kurdish forces on Saddam's payroll, initiated a rebellion that brought virtually all of Kurdistan under Kurdish control. This rebellion was crushed by the Iraqi army in a ferocious assault over the Easter weekend of March During the assault the Iraqi army swept up to the Turkish border, seizing the cities of Dihok, Zakho, Sarsanq, and Amadiyah; in the east the army seized the

17 Bulletin de liaison et d'information 15 two principal Kurdish cities on the Iraqi plain, Kirkuk -and Irbil, as well as Sulaymaniyah. However, in an April 5-7 battle a PUK affiliated force led by Kosret Rasul stopped Iraqi tanks n the road between Salahuddin and Shaqlawa. In another key battle, the Iraqi advance was alted at Mount zmer, east of Sulamaniyah. Thus, a number of Important KurdISh towns in the east, including Shaqlawa, Rawanduz, Harir, Diana, Rania and the ruined towns of Chwarta, Haj Omran, and Qalat Diza, were never again in Iraqi hllnds In mid-april, he United States, Great Britain, France, and the Netherlands, actmg on a plan first advanced by British Prime Minister John Major, created the safe haven around Zakho Dihok and Amadiyah. Even after the July allied withdrawal, th Iraqi rmy made no effort to return to the safe haven. In July another round of popular. uprisings took place in Irbil and Sulaymaniyah, bringing these cities (each with a population approaching one million) under insurgent control. From July through September, an anomalous situation existed in which the Peshmerga controlled, but the Iraqi army surrounded, each city. The army allowed the Peshmerga approaching the cities from the east to cross its lines while both Peshmerga and Iraqi soldiers walked the streets of the two cities. In September, when I crossed the Iraqi ines n.tosulaymaniyah,. the. Iaqi soldiers were pulling out of their positions east of the city glvmg the Kurds unimpeded access. Later the Iraqi army made a pullout from east of Irbil. Thus, by the end of September all of the Kurdish inhabited parts of Iraq-except for the city of Kirkuk-were under Kurdish control. Although the various Kurdish elements have united in the Iraqi Kurdistan Front, actual control rests with the Kurdish political parties and the Kurdish tribes or clans. The two main Kurdish. political parties are Massoud Barzani's Kurdish Democratic Party (KDP) and Jalal Talabani's Patriotic Union of Kurdistan (PUK). The KDP was founded on the day of Barzani's birth-august 16, 1946-by his father, during the short-lived independent Kurdish Hepublic of Mahabad in northern Iran. Historically the pre-eminent Kurdish party, the KDP's territory includes the former safe haven and the land along the Turkish border. The KDP reflects the personality of the Barzani clan, fiercely independent mountain people with a mixture of a modern party and a kinship-based leadership. The PUK was founded by Talabani in 197fiand it, too, reflects its leader. A highly intelligent man who eschewed his tribal back-!tround as leader of Talabani clan, Talabani has been in recent years the diplomatic voice of the Kurdish movement. Using the E:nglis.hhe taught himself in the mountains, he has developed close ties With Western leaders and the media. Most remarkable in light of Turkpy's suspicion of all Kurdish movements, he has developed a personal relationship with Turkish President Turgat Ozal that has transformed the geopolitical situation of the Iraqi Kurdish movement..the third element in the KurdiRh political equation are thp tribal leaders. Many Kurds identify with various clans and, in spite of rapid moderni7.ation and thp regime's urbanization programs, t clan leaders have considerblp influence. Until the March uprlsmg many clan leaders negotlated their own arrangements with Saddam Hussein, arrangements that included generous financial pay-offs in return for political, and sometimes military, support against the Peshmerga. The tribal leaders oftpn headed pro- Saddam local militia, known as the jash (the Kurdish word for little donkey). It was the defection of the jash in early March that made for the Kurdish uprising's initial succers.concerned that decision on the future of Kurdistan were being made without them, the tribal leaders have now formed a tribal association as a vehicle for political influence. The key decision for the Kurds is whether to conclude an aut.onorny agreement with Saddam Hussein. Negotiations for such an agreement began in April after the failed uprising and, as it presently. stands, the draft agreement provides the Kurds on paper substantlal autonomy. There are, however, important differences still remaining. From a Kurdish point of view, the most important involves the territory of the Kurdish Autonomous Region. The Kurds argue it must include the historical Kurdish lands near the Syrian border and in te southeast that have been "Arabized" (through a government policy of evacuating Kurds and settling Arabs in their steadl, as well as the ethnically mixed city of Kirkuk. For their part,. th Iraqi adamantly efuse to reverse any of their recent AablzatlOn gams. A second Issue concerns Saddam's unsurprising failure to make concrete any promise for democracy in Iraq. Can Saddm be trusted sufficiently to abide by any agreement so as to make It worth the risk for the Kurds to sign? Given Saddam's record of reneging on past agreements, this and not the substance o.f an au.tonomy agreement is eeen by the Kurds as the key question. Neither Massoud Bar7.ani nor Jalal Talabani trusts or likes the Ba'ath regime. Ironically, however, it is Barzani whose family and clan have suffered grievously at Saddam's hands that seems prepared to sign the agreement. ' Barzani has Iittlp faith in the international community's commitment to the Kurds, and even less in the United States_ He well recalls how Henry Kissinger, acting for the Nixon and Ford administrations, encouraged the 1974 Kurdish rebellion and then cut off assistance when it was no longer convenient. When the Kurdish rebellion then collapsed, Barzani and his family went into long exile during which his father succumbed to cancer a broken man and from which the Barzanis have now just returned. For Kurds like Barzani, Kissinger's reported commnt cavalierly dismissing any responsibility for the consequences of his policy ("covert assistance is not missionary work") reinforces their view of the cynical and self-serving nature of U.S. licy" Barzani has no love for Saddam, who killed his brothers (' Don t think I like being with the Ba'athist," he told me), but he believes the deal Saddam now offers provides the Kurds a better prospect than reliance on uncertain outside support. And, like many Kurds, Massoud Barzani is tired of war and oppression. Jalal Talabani hopes that, with the new world order, the international community will continue actions on behalf of the Kurds. He suspects that a Saddam-Kurd deal might lessen world concern for the Kurds, concern that might be hard to reinvigorate. Because he is certain Saddam will inevitably renege on any deal, Talabani believes the only practicable course for the Kurds is to work with other Iraqi opposition elements and the world community to overthrow Saddam Hussein. So far,. the tribal leaders and most of the smaller parties oppose a deal With Saddam. However, this could shift if international assistance is not forthcoming, and if Saddam finds the resources to reume his past practice of buying the support of more flexible tlbal leaders. Popular sentiment among the Kurdish people in the liberated zone seems, as far as I could tell, strongly against any agreement with Saddam. Anger against the Ba'ath regime grows as Kurds, most of whom lost family members to its repressive apparatus, find they can give vent to their feelings. To the extent this can be gauged by an outside observer, Talabani's popular position has been enhanced, and Barzani's somewhat diminished by their respective positions on the deal. ' :rhe g!eat fear among many Kurds is that Massoud Barzani might sign the autonomy accord while Talabani refused to go along. A separate agreement between Saddam and Barzani would t8:r apart the raqi urdistan Front, much as the Kurds' April dec!slon to. ":egotlate With Saddam helped fracture the Iraqi oppositlon.,coalitlon.. Such a pact could also geographically isolate Talabam s force smce the KDP supporters tend to be in the Turkish boder are (and terefore directly accessible to the Turkey-based allied coalition), while the PUK supporters are in the south and east of Kurdistan accessible to the outside from Iran or through KDP territory. Both leaders insist a separate deal would not happen; they would only act together after having received a mandate from the Kurdish people. e. Military Needs The Peshmerga, the Kurdish insurgent military force, has more than.100,000 men under arms. Indeed, virtually all adult males in Kurdistan carry a weapon and seem tu consider themselves Peshmerga (literally "those who face death"). At one level the Peshmerga are an extraordinarily capable insurgent army; many of the leaders and fighters have spent their adult liyes under arms. Discipline is good, commitment deep, and morale high, even though many Peshmerga do not receive promised payments, and their families (which they rarely seel barely subsist. A Pl!lpabe sense of comraderie exists among Peshmerga associated With dl.fferent prties, and their working relationships are solid. Travelling the Width and length of liberated Kurdistan with one of the PUK commanders, Dr. Abdul Karim Rauf I was impressed tat at each checkpoint, regardless of party, D;. Rauf was recogmzed (although he wore no insignia) and our group easily let through. Some of the Peshmerga have impressive educational credentials' a number of my companions spoke English, and several had medi: cl! engineering, or. other degrees. As Western correspondl'nts and VISitors learned durl":g th March upising, the Peshmerga are also extremely brave havmg risked, and 10 some cases lost their lives to protect their guests. ' But the Peshmerga have many weaknesses as a fighting force as well, weaknesses that became particularly apparent as the March p.rising colapsed. Since Peshmerga are associated with various political parties or clans, there is no clear central command making it difficult to coordinate militaryoperations or to restrai'n errant Peshml'rga bands. The Peshmerga also suffer from a lack of intelligence gatheri!lg 8;nd pressing capabilities. I spent the night of Mch Dlhok With many of the top Kurdish political and!1ulitary leadrs" all aparent1y. unaware that the Iraqi army was Jst. on the city s outskirts, poised for an early morning assault. Similarly, the Peshmerga did not anticipate the strength or mobility of the Iraqi offensive of that Easter weekend. Fina11y, the Peshmerga seem amply armed with light weapons, and have captured much in the way of heavy arms from the governmnt, but they are

18 16 Bulletin de liaison et d'information short of ammunition for their automatic rifles, and lack spare parts, ammunition, and operating, knowledge for the heavy weapons. To protect the Kurdish people from renewed Iraqi attacks, the self-defense capabilities of the Peshmera will nee to.benhanc,;d. The allies recovered enormous quantities of Iraqi mlhtary equipment left behind in Kuwait, and, from these stocks the Kurds could be provided with ammunitio as well as. spare parts needed to make captured tanks and howitzers operational. A let arguab!y, the return to Iraq in the foregoing manner of Iraqi mdlary equipment (admittedly to different Iraqis than thos who lost I),does.not violate any U.N. mandate relevan.t to the r:'e!"8langulf CrISI. The Peshmerga also need mihtary training and financial support. They particularly need training in the operation of the tanks and other heavy weapons in their possesson as w,;11in military tactics involving these weapons. The vast Increase In numbers. of Peshmerga as well as the responsibilites associated with olding large amounts of territory h.ave greatly Increased the. financial burdens on the parties supporting the Peshmerga. Kurdish leae estimate their unmet financial requirements at $12 to $15 mllhon a month, such funding being needed to provide subsistee for Peshmerga and their families, for the purchase of ammunition, 'and for logistical support for the military struggle:.. Essential to the protection of the Kurdish people IS the continuation of United States and coalition air cover. Flying out of the U,S. barp at. Tncirlik. Turkey, fighter aircraft patrol the skies over liberated Kurdistan above the 36th parallel and deter Iraqi air and ground attacks. South of the 36th parallel Iraq has been probing and encroaching on Kurdish territory. These small assaults have included use of helicopter gunships and the shelling '01' civilian populations. In September, the Iraqis even used helicopters in an attack on Koy Sanjaq, a large town just north of the 36th parallel. Overnight more than 4,000 people became refugees. If the encroachments go unchecked, Iraq's next targets could be the heavily populated eastern cities of Irbil nd Sulaymaniyah: nd attack on these cities could provoke a major new refugee CriSIS.'.l'he UnId States could avoid such problems by formally extending the air protection to the Kurdish lands south of the 36th parallel and y making it clear that the protection will continue as long as there IS a threat to the Kurds from Saddam Hussein and his regime. To withdraw air protection while Saddam's regime.continues is to invite renewed Iraqi slaughter in Kurdistan. D. Humanitarian Needs Iraqi Kurdistan is a land where life today is lived on the edge. More than 600,000 Kurds live, quite literally, without a roof oer their heads without adequate sanitation or clean water, and without a secur supply of food. Winter will multiply human suffering and could take a toll of many lives. In April most of Iraq's Kurds Oed to the Turkish and Iranian borders. The immediate humanitarian crisis created by that flight-a crisis with a daily death rate approaching I,OOO-is now over. Thanks to Operation Provide Comfort, the efficient and humane Pentagon-organized relief program, virtually all Kurds n the Turkish border have left the mountains. Some refugees remain on the' Iranian borders, where Operation Provide Comfort did not reach, but here too most have come off the mountains. A majority of the former refugees have returned home, but, a, sizable minority cannot or will not go back. The Kurdish residents of Iraqi Kurdistan's largest city, Kirkuk, have not been allowed back, the Iraqi regime evidently wishing to turn the disputed city, with its adjacent oil fields, into an all-arab city. Kurdish neighborhoods have been dynamited, according to refugees and Kurdish leaders, while Arab settlement is encouraged. The ouster of the Kurds from Kirkuk is part of a larger Arabization campaign that has significantly reduced the historic areas of Kurdish settlement in Iraq. Also not returning home are the former residents of "model villages" established by the Iraqi regime for those who lost their homes in the village demolitions. The model villages on the plain west of Kirkuk and Irbil were poorly constructed, had minimal sanitation and water, and provided few employment opportunities for the residents. Some, if not most, were surrounded by barbed wire, and Kurds could enter or leave only with difficulty. These model villages are still under Iraqi control and the former residents prefer to return to their destroyed villages rather than to places that resemble concentration camps. The refugees from Kirkuk are camped along the roads leading to the Iranian border and in some of the destroyed cities. These middle class urban residents are adjusting to life in U.N.-supplied tents, relying on mountain rivers for washing, drinking, and sewage. The great need for the Kirkuk refugees is winter tents and certain deliveries of food.. Some of the villagers returning to their 'destroyed homes are in the process of rebuilding, but many are reluctant to rebuild, given the political uncertainty prevailing in Kurdistan. Naturally, they fear that, if they rebuild, the government will once again destroy their homes. Others would like to rebuild but lack the financial resources to do so. Finally, uncertainties over land 'ownership nd property lines in destroyed villages and towns hamper the rebuilding effort.. The most remote part of Kurdistan is the so-called triangle, where the borders of Turkey and Iran converge. Here the clanmen of local leader Karim Khan have made the greatest progress. I.n rebuilding their stone homes. Karim Khan has used his tra?ilonal authority to settle land disputes and to organi,; the pr?vislonof rebuilding materials. While this region faces a difficult winter also, it and the other areas where traditional rulers hold sway are probably better off than the more modernized parts of Kurdstn. Even at this late date, outside assistance to the rebul!dllgeffot in the villages of Kurdistan could help mitigte uffetllg this winter. However, homeless Kurds mostly need interim asslstane to get through the cold months. The reconstruction of all of KurdiStan necessarily awaits a political solution..e. Sanctions Busting Under United Ntions Security Council resolutions Iraq is permitted to import only food and medicine. Except as povided y Security Council Resolution 706 relating to the sal o Oil, Iraq IS prohibited from making any exports. Yet, there IS In fact massive sanctions busting across the Iranian border and to a lesser degree across the Turkish border. The sanctions busting on both these borders may pale as compared to that over the Jordanian border. Haj Omran is a ruined town in the mountains on the Iranian. border. The mountains around the ruins are sowed with mines and at least a two hour drive separates Haj Omran from the nearest extant Iraqi town. Yet, in Haj Omran, within a mile of the border itself sits one of the largest collections of construction and earthmoving equipment in the world. In a short period of time I saw more than 30 large bulldozers, at least 7 giant cranes, steam shovels, and hundreds of big dump trucks. The equipment, manufactured by Volvo, Komatsu, Caterpillar, and Kawasaki looks to be in good condition. Parked along the road leading to the border were trucks loaded down with machinery. The Kurds explained that whole factories were among the contraband waiting to cross into Iran. From the evidence at Haj Omran, it is clear that Iraq is exporting its infrastructure to Iran at fire sale prices. Less clear is who in Iraq makes the exports and who benefits from them. Some exports are pieces of equipment seized by various Kurdish factions from the government or pro-government enterprises in Kurdistan. Some is simply trade in stolen goods. Much, if not most, of the trade seems to involve infrastructure and other goods from the government controlled part of Iraq being shipped through Kurdish-controlled lands (with payment of appropriate transit gratuities) to Iran. Talabani and other Kurdish leaders expressed concern about the sanctions busting and have taken steps to stop trade through Haj Omran. Talabani worries that Kurdistan is losing much of the equipment and infrastructure it will need to rebuild and to restore its economy. However, the orders to stop the trade have been largely ignored with traffic going into Iran now more at night than during the day. As Sheikh Moustapha Zinawi, the tribal leader in the Haj Omran region, explained, "because of Saddam we have no jobs and no food. If you say we have jobs then we will stop the traffic to Iran." A much lower level of sanctions busting is occurring on the Turkish border. Trucks are lined up for miles on both sides of the Rabur crossing between Silopi, Turkey and Zakho, Iraq. Much of the trade coming into Iraq is foodstuffs permitted by the United Nations. However, the trucks then export fuel (large fuel tanks have been built under trucks plying the Iraq route; because of Iraqi price controls a gallon of Iraqi gasoline or diesel costs 4 cents as opposed to more than 2 dollars in Turkey) and other contraband. For example, I saw a truck laden with Iraqi wool crossing into Turkey. Much of the traffic crossing the Iraq-Turkey border travels in tarpaulin covered trucks. The Kurds control the Iraqi side of the border, and their collection of fees on this traffic represents 'a major source of financial support for the Kurdish parties. They are therefore often reluctant to inspect the cargoes or to halt any contraband. Iraqi oppositiön leaders with detailed knowledge of the Jordanian economy believe that Jordan, not Iran, is the worst violator of tht' U.N. RanctionR. While this writer did not witness the illegal trade with Jordan, the source for the information described below has been an extremely reliable one for a nlimber of years. Specifi-. cally, Jordan reportedly permits the transit through its territory of Iraqi urea, sulphur, refined oil products, and infrastructure includ-. ing trucks and earth-moving equipment. Jordan has informed the United Nations sanctions committee that it is importing oil from Iraq, but that this oil is being offset against Iraq's prior debt to Jordan. However, it appears that Jordan is extending new credit to Iraq and therefore Iraq is, in fact, receiving a financial benefit from the oil sales. Further, Jordan is said to be permitting the reexport of Iraqi oil to Lebanon, also to the fin.ncial benefit of Iraq.

19 Bulletin de liaison et d'information 17 Amman shops contain carpets' and jewelry sol.d by' Iraqi.s desperately seeking cash to buy food:and other enti.als. Le mnocently, a representative of addam s son, Uday, IS said to be m the Jodanian capital facilitatmg the export. of cars stolen from Kuwait and other contraband from Iraq. Iraq's Rafidan Bank reportedly purchases dollars on the open market in Amman and conducts money-launderin operations there... Sanctions bustmg allows Saddam Hussem to stay m power. Selling oft decades of investment in Iraq to Iran and Jordan enables him to import food. medicine, and even some luxuries, so as to sustain his elite presidential guards and hose amy units mt critical to his grip on Baghdad. For the bme bemg. the Iraqi people derive some small benefit from this sanctions busting because they can buy necessities paid for by the sale abroad of their accumulated personal wealth. Over the long term sanctions busting sustains in power a regime whose continued existence politicall, and economically burdens the Iraqi people. The current level 0 sanctions busting will allow Saddam to support himself and his repressive apparatus indefinitely, but as the wealth of Iraqi families dissi-. pates, ordinary people will lose access to imports. And because of the massive exports of infrastructure, a post-saddam Iraq will be much poorer. F. An Anti-Saddam Strategy As long as Saddam Hussein and his Ba'ath regime remain in power, there can be no real security for the Kurds and no peace for Iraq. Saddam can maintain himself in power by evading sanctions, but he no longer exercises his pre-war level of control. Even outside of Kurdistan, Iraqis speak of their disdain for Saddam, unthinkable a year ago, and the Iraqi opposition claims to have operating cells throughout the country. A concerted anti-saddam strategy could further weaken his position. Such a strategy should have three elements. First, United Nations sanctions should be tightly enforced. This will undermine Saddam's ability to support his repressive apparatus, and its members, too, may then join the ranks of the discontented. It is possible that tighter sanctions enforcement, and in particular a crackdown on illegal exports, might actually improve the prospects that.saddam will agree to U.N. Resolution 706. At present he has no incentive to comply since he can both support the pillars of his power and use the suffering of the Iraqi people to blackmail the international community into easing sanctions. Enforced sanctions would make the former much more difficult. Military and political support for the Iraqi opposition is a second leg of an effective anti-saddam strategy. In practical terms such assistance would go mainly to the Kurds, and the types of assistance most needed have been discussed above. While such assistance will enhance the ability of the Kurds to defend themselves, it probably will not contribute directly to the opposition's ability to overthrow Saddam. To the extent, however, such assistance enables the Kurds to deny Saddam's regime access to a large part of Iraq, it will diminish the legitimacy of his rule. Elements of the military liiay then conclude regime. that the integrity of Iraq requires a change in The indictment of Saddam Hussein and his accomplices for war crimes and crimes against humanity is the final element in an enhanced anti-saddam strategy. The case for crimes against humanity prosecution is described in the next part of this report. Absent a change of regime, it will be very difficult to obtain custody over Saddam and associates and any prosecution is fraught with serious jurisdictional questions. The fact of indictments-even if in the national court of a coalition country rather than in a still unconstituted international tribunal-will strike a serious blow against the legitimacy of Saddam's rule. Such indictments will clearly signal to Iraqis that their country will never be accepted back into the international community as long as the Ba'ath regime remains in power, and that Saddam's current strategy of hoping to outlast sanctions will not work. If the United States is seen as a prime mover for indictments or if the indictments are brought in a U.S. court, their political effect will be magnified. U.S. passivity during the March popular uprising in Iraq left many Iraqis with the impression that the United States preferred to see a weakened Saddam continue in power. U.S. leadership in the effort to indict Saddam and his cronies for war crimes and crimes against humanity will send the most unequivocal message possible that Saddam must go. To date, in the view of many Iraqis, the message has not been sent and the impression of U.S. ambiguity helps sustain the regime in power. Il. LEGACY OF DEATH: IRAQI RULE IN KURDISTAN A. Overview Kurdistan is a land slowly revealing the horrors of a quarter century of Ba'ath party rule. The physical evidence of atrocities is everywhere: thousands of destroyed' villages, the sprawling ruins of small cities, the. torture.ms of secret police buildings,. mails graves. Abundant, too, is the human evidence: the accounts of the survivors, the meticulous records of the Iraqi secret police, the vid- eotapes made by the tormentors as they tortured, raped, and killed. A nine day visit could never document the extent of the Iraqi atrocities. The following, necessarily a personal and anecdotal account, provides only a glimpse of Iraqi rule in Kurdistan. In the judgment of this observer, substantial evidence exists to support the proposition that Iraq committed crimes against humanity in Kurdistan. Presenting this case to an appropriate forum will require further investigation and documentation. B. Qalat Diza and the Destroyed Cities The Qalat Diza hotel and restaurant is the pride of Qlat Diza's new commercial strip; the restaurant serves a freshly grilled lamb kabob along with Kurdish bread and a choice of imported beverage. Across the street is the Qalat Diza pool hall. Along the main street there is another restaurant (the menu is identical to the Qalat Diza) and a series of shops. At the Qalat Diza hotel and restaurant; they like to serve the kabob rare because it uses more scarce wood to cook' it well done. Of course, no foreigner would want to eat rare meat in Qalat Diza. The hotel and restaurant has no running water, no electricity and therefore no refrigeration. The restaurant floor, and the floor of the hotel's only room, are dirt. Neither the hotel, the restaurant, the pool hall, nor any shop has a real roof; leaves cover these structures but they have no doors. The proprietors are reduced to living in their businesses around the clock; otherwise, people more desperately poor than they are likely to steal the few goods they have for sale. Two years ago, Qalat Diza was a functioning if not prospering small city in eastern Iraq. It had a population in excess of 100,000. and had grown rapidly as a result of Iraqi policies in the preceding decade. In order to pacify Kurdistan, the Iraqi government had embarked in 1975 on a program to depopulate a 20-kilometer wide strip of territory along the Iranian border. Then, in the mid-1980s a decision was made to destroy every village in Kurdistan. The people made homeless by this rural depopulation policy moved to cities like Qalat Diza or to so-called model villages-under the control of the Iraqi army-built near the cities. Some model villages resemble concentration camps, with barbed wire and limited rights of egress, but the ones around Qalat Diza were merely squalid. To accommodate Qalat Diza's exploding population, and that of the surrounding model villages, the Iraqi government built schools and a small hospital. Then, in 1989, the government decided to wipe Qalat Diza off the face of the earth. Iraqi army units surrounded the city and gave the local population just a few hours to colect their belongings. Once it been evacuated, the army systematically dynamited every house, every shop, and every public building in Qalat Diza.. Qalat. Diza's people have returned home. Living among the rubble, they lack running water and sanitation. Among the families in Qalat Diza a sense of bewilderment and despair prevails. One young boy, who with his family had been sleeping in the 8' x 10' ruins of a room, described his daily diet: tomatoes for breakfast, no lunch, tomatoes for dinner. In another ruined house a young woman was expecting her third child. Her earlier children had been born in the hospital, but this time she had not seen a doctor and had no hope that the child would been born anywhere other than the ruined house. When asked why she stayed in Qalat Diza, she answered just as everyone else had: "We are from here and would rather die here than live someplace else." Most of Qalat Diza's residents have no roof over their heads but Ismet Karim and his family were lucky: among the first to return to the city, they found a home in a destroyed school. Because public buildings were built with poured concrete and reinforcing steel rods, the dynamite tended to leave the expansive flat roofs in large chunks rather than rubble. The second story of their school rests on the collapsed first story and the roof is more or less intact, creating a cave reachable by climbing over a jungle-gym of twisted reinforcing rods. Cleared of rubble. the sloping concrete floor provides ample sleeping and living space for the 20 or so family members. At the edges, no more than 4 feet of standing room exists but at the center the ceiling approaches 7 feet. e only problem with this cozy home is its single opening, which made the room stifling hot in the summer. This winter fumes from the family's kerosene heaters threaten to asphyxiau; everyone. Qalat Diza is one of a number of destroyed small cities. Sayid Sadiq, Chwarta, and Haj Omran presented comparable pictures of destruction and despair. In addition to the cities, the Iraqi regime has destroyed every village in Kurdistan. Lost with the villages and cities is the cultural heritage of thousands of years of civilization. Christianity came early to northern Iraq and now lost to Iraq's destructive campaigns are churches dating to the 5th century; also destr'ye.d are old mosques, forts. and medieval homes. The Iraqi regime has wiped out large investments in schools and other public buildings. In some villages cemeteries and fruit trees were left; in other cases, spiteful army officers destroyed these vestiges of comnlul'lal life. Utility poles leading to the destroyed villages

20 18 Bultin çleliaisonet d'inforytatiçjn and cities have been stripped of their wire and wells were covered with concrete or poisoned. Like the Roman legions at Carthage,,Saddam Hussein's army has salted the earth of Kurdistan. C. Halabja Slowly Reveals ils Horrors At the southern end of the Kurdish lands, at the edge of a wide plain descending to Iraq's Arab heartland, is the city of Halabja. Or, what remains of the city. In 1988, Halabja became a modern symbol of the cruelty of the Saddam Hussein regime. On March 16, Iraqi aircraft bombed the city, then in the hands of Iranian supported Kurdish rebels, with chemical weapons. More than 5,000 children, women, and men died in the attack. After the attack, Iranian television and photographers entered the city and took graphic pictures of the aftermath. These images-a man frozen in death as he tried to flee with his baby son; a Kurdish girl with her head wrapped in a scarf and her face puffy from the first stages of decomposition-appalled the world. Yet, Iraq retook the city within davs, and little has been heard of what followed. The Saddam Hussein regime set out to destroy the evidence of its crimes. In 1989 and 1990 the survivors were moved out of Halabja and the demolition squads moved in. Their work was not finished by August 2, 1990, and Halabja is merely half-destroyed. A pathetic place, its buildings are one room deep or mere facades giving way to vistas of rubble. Signs of the 1988 tragedy'abound. In one house' where two families died, the names are written on opposing sides' of a hallway. The Kurds showed this visitor a basement where 48 ' people took shelter only to perish as the poison gas settled to the,!(,wû3t point. The basement was sealed because French doctors had warn;.:d of lingering danger. Inside clothes still layon the floor and the s.üell of death hung in the air. In another house a man showed me the fragments of one chemical bomb and another bomb that. seemed to be intact. He then showed me where the various members of his family had died. Many of Halabja's present residents are refugees from elsewhere. Above the cellar of death a family from Kirkuk was camped out. They had no place else to live. Mohammed, an engineer from Bagh.' dad, explained that more horrors from 1988 continue to surface.' Farmers beginning to cultivate the fields around Halabja find skeletons in the tall grass. And as people begin to rehabilitate Halahja's collapsed buildings, they find the corpses of Mohammed himself is an Arab who held high rank in the Iraqi army. He deserted during the uprising when he was ordered to destroy the Kurdish section of Kirkuk. He fired instead at false points but then, fearing discovery and finding the situation untenable, fled to Iran. He lives in Halabja and, as he supports the anti-saddam cause, he worries about his family left in Baghdad.. Mohammed accompanied me to the cemetery outside of Halabja. Here, in mass graves, lie the victims of the 1988 poison gas attacks and more recent atrocities. Newly constructed stone retaining walls surround some graves. Plaques list the families buried there., Other graves are more primitive. Along a trench, mixed in the dirt, are the clothes and shoes of the people buried not far underneath.' As I to photograph the trench, a boy asked if I wanted him, to dig ujlsome bones for my pictures. Even as I declined, a Kurdish: man dui: with his hands in a large pile of dirt. He turned up two, skulls which he placed at the edge of the trench. They were small skulls, children, and the scene was impossibly sad. There are mass graves outside many, if not all, Kurdish towns. Some are for the victims of the al-anfal campaign of 1988, some of earlier depopulation campaigns, and the more recent graves are' the victims of Saddam's brutal repression of the March 1991 upris-' ing. D. Sulaymaniyah Secret Police Headquarters In Iraqi cities one of the most prominent buildings invariably be,' longs to the Amn, or internal security. These forbidding institu-,, tions am, of course, strictly oft limits to all visitors, except those unfortunate enough to end up there involuntarily. Sulayrnaniyah in eastern Iraq is an attractive, well kept city with an almost entirely Kurdish population that approaches one million. While taking pictures in the colorful souk during a previous visit in 1987, I inadvertently aimed the camera at some forbidden object. An Amn man approached me and attempted an arrest. Thanks to the speedy intervention of my foreign service travelling companion, the incident ended and we quickly left the city. On this trip I had the chance to visit my erstwhile earlier desti-' nation, the Amn headquarters of Sulaymaniyah. The four-story building had been torched by Kurdish townfolk who seized it in fierce fighting on March 10, The flames, however, could not obscure what had gone on inside., After' Jaigthe administrative offices--:-all ransack-the visi-, tor 'entel's a small high walled courtyard covered by barbed and razor wil".off the courtyard aqd the, right is a room with steel ceiling hooks on pipes. An odd shaped chair rests on top of a desk at the end of the room. Ahmed, an engineering student who had participated in the fighting to seize the building, explained the purpose of the hroks and chair The prisoner Was brought naked into the room with his hands tied behind his back. The prisoner was then seated in the chair and his arms brought up behind his bar::k.and hooked, by the rope tied between them, onto the ceiling hook. In ',hisposition the naked prisoner would be interrogated. If the res!.:lts were not satisfactory, of if the Amn men simply felt like it, the chair would be kicked off the platform leaving the prisoner dang!;!'!!! and in great pain from his newly dislocated shoulders. The hooks co;!!d be slid along the pipes to allow another prisoner brought to the chair. In addition, there were electrical outlets in the room, allowing current beariulj' wires to be attached 'to the prisoner's genitalia. A current was formed, Ahmed said, by attaching another wire to the mouth. On the other side of the courtyard are the cells. With the usual bars on the corridor side and, in only some 'cases a high small window, the cells vary in size but are uniformly dark and dismal. Their true horror came, however, from the numbers reportedly warehoused in each cell. According to the liberators, some cells were so cramped that prisoners could only stand. Sanitation was visibly inadequate and food for prisoners said to be minimal. Executions took place in the building's basement, in the torture room, and in the back of the compound. Also in the back of the compound is a trailer, known by the Kurds as the "raping room." Kurdish girls and women were brought to the trailer and gang raped by the Amn men. The Amn men then nailed the victim's undergarments on the trailer wall as a souvenir of their exploits. Today the trailer floor is littered with the chemises and pantaloons of Kurdish girls. Ahmed remarked that, when the Kurds liberated the compound, there was a naked twelve year old girl in the trailer. When they liberated Sulaymaniyah's Amn headquarters, the Kurds found more than prisoners and the physical evidence of past crimes. Like the Gestapo, the Amn were consummate bureaucrats. They kept dossiers on all prisoners and suspected dissidents, as well as ledgers detailing the tortures and final disposition of their charges. The Amn also videotaped themselves as they carried out their duties. In Sulaymaniyah the Kurds showed me one of the many captured videotapes. On tape, the Amn agent explained he was conducting an experiment with a truth drug that had reportedly worked in Baghdad. A very haggard middle-aged man was then brought into the room and seated on a chair. He promptly fell out of it. The Amn men lifted him back in the chair and asked his connection to a suspected dissident. The prisoner again fell out of his' chair. The Amn men put him back in the chair and slapped him' about, but not harshly. The drugged man still could not answer the question or even hold his head up. Eventually he was dr.agged away. This videotape was mild compared to others captured by the Kurds. Some videotapes record physical torture and executions. The Sulaymaniyah Amn also videotaped themselves at work in the raping trailer. These tapes were presumably kept for recreational purposes. The Peshmerga seized vast quantities of documents and video-' tapes in March from secret police buildings throughout Kurdistan. Unfortunately, some documentation was recovered by the Iraqis when they retook Kurdistan at the end of March and early April, and other documents were lost in the flight. The Kurds themselves burned some of the videotapes and documents at the Iranian border rather than turn the material over to the Iranian secret police (where it might be useful to the Iranians in figuring out the connection between Iranian and Iraqi Kurdish parties). Nonetheless, the Peshmerga still have large quantities of records and videotapes from the Amn and other intelligence/security services. These provide a uniquely valuable documentation of massive crimes, documentary evidence made more compelling by the fact that it comes from the perpetrators themselves. If Iraq retakes Kurdistan, there is great danger the existing documents will be lost. Because of their historical importance to the Kurds and for their value in any futurè prosecution of the Iraqi regime for crimes against humanity, these documents should be preserved outside Iraq. Kurdish hatred for the Iraqi regime and its secret police runs deep. As I sat in the office of the Peshmerga leader responsible for Sulaymaniyah, I could see a crowd of armed men entering a nearby building. This was, I was told, a funeral for a local tribal chieftain who collaborated with the Iraqis. The day before he had been mysteriously gunned down; the armed men at his funeral had been his jash. But Ahmed told a tale of revenge that chilled even him. When the Kurds liberated the Sulaymaniyah secret police headquarters in March, the Amn men were just beginning to execute the surviv-. ing prisoners. Catching the Amn men in the act of murder, the crowd quickly killed them. A little while later Ahmed came upon an old lady hitting, kicking and biting one of the corpses. She was pulled away'and asked why attack a man already d'ead. "He killed three of my three 80ns under torture, so don't I have the right to do this to him?" E. The Al-Anfal Campaign.;.

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