Un modèle intégré de la demande totale d énergie Application à la province de Québec RÉSUMÉ

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Un modèle intégré de la demande totale d énergie Application à la province de Québec RÉSUMÉ"

Transcription

1 Un modèle inégré de la demande oale d énergie Applicaion à la province de Québec par JeanThomas Bernard Tiulaire de la Chaire en économique de l'énergie élecrique Déparemen d'économique Universié Laval SaineFoy, Québec Canada G1K 7P4 RÉSUMÉ À cause du cadre réglemenaire e des poliiques gouvernemenales qui s'appliquen à la demande d'énergie, celleci a reçu beaucoup d'aenion de la par des développeurs de modèles. Dans ce aricle, je présene un modèle inégré de la demande oale d'énergie. Les principaux déerminans son les prix relaifs des sources d'énergie (charbon, élecricié, gaz naurel e pérole), le niveau d'acivié économique, la formaion des ménages e la empéraure. Des effes dynamiques permeen à la demande de s'ajuser dans le emps. Ce modèle économérique es appliqué à rois seceurs de l'économie québécoise : résideniel, commercial e indusriel. L'échanillon va de 1970 à La présenaion des résulas fai ressorir les rôles joués par les élasiciésprix e revenus de cour e de long erme. Ce modèle es d'usage facile pour fin de simulaion e de prévision e des exemples son présenés ou en fournissan des indicaeurs de performance en an qu'ouil de prévision. Inroducion Le fai que la quanié d'un bien ou d'un service demandée par les consommaeurs change de façon inverse à la suie d'une variaion de son prix es un phénomène reconnu par la plupar des analyses d'un marché. Cee percepion générale relève ou aussi bien du sens commun que de la héorie économique ou de l'observaion sommaire des données. Compe enu de l'imporance de ce phénomène, les économises lui on aaché un concep précis, qui es l'élasiciéprix. Celleci mesure le changemen relaif (%) de la quanié demandée d'un bien ou d'un service en réponse à un changemen relaif (%) de son prix. Il es facile de concevoir l'uilié des élasiciésprix pour l'éude de l'évoluion aendue de la demande d'un bien ou d'un service e pour l'analyse des effes de différenes inervenions gouvernemenales ouchan les prix comme les arifs, les axes ou les subsides à la consommaion. Il es égalemen reconnu qu'il exise une relaion posiive enre le niveau de consommaion d'un bien ou d'un service e le niveau de revenu ou d'acivié de l'usager. L'imporance de ce lien pour fin d'analyse ou de prévision découle de sa aille relaive qui, elle aussi, peu êre exprimée en ermes d'élasiciérevenu ou acivié, c'esàdire le changemen relaif (%) de la quanié demandée résulan d'un changemen relaif (%) du niveau de revenu ou d'acivié des usagers. Les évaluaions empiriques des élasiciésprix e revenus ne son pas direcemen disponibles, mais elles doiven êre déduies d'observaions qui décriven les comporemens des uilisaeurs dans leur conexe respecif. Les changemens des élémens perinens de ce conexe, qui incluen évidemmen les prix e le niveau d'acivié économique, induisen les changemens de comporemen. La principale source d'informaion saisique sur les comporemens demeure les réalisaions passées pour un marché donné. C'es sur la base de cee informaion que nous

2 enons d'obenir des esimés les plus fiables possible des élasiciésprix ou revenus, ou encore de ou aure faceur jugé perinen. Une difficulé majeure ien au fai que les observaions passées ne son pas le résula d'expériences conrôlées, mais d'expériences réelles où ous les faceurs perinens influencen simulanémen les choix des consommaeurs. C'es pourquoi les économises on développé des modèles cohérens de demande de biens qui peuven êre esimés avec l'aide de méhodes économériques pour obenir des esimaeurs aux propriéés désirables comme l'absence de biais, la convergence e l'efficacié. Une fois que le modèle reenu a éé esimé, il peu êre uilisé pour fin d'analyse ou de prévision. C'es l'inérê premier des usagers de ces modèles. La demande oale d'énergie soi pour l'ensemble de l'économie, soi pour un seceur en pariculier, a reçu beaucoup d'aenion au cours des ving dernières années suie aux crises pérolières mondiales des années 1973 e Encore aujourd'hui, il exise beaucoup d'inérê pour ce suje dans l'opique du réchauffemen de la planèe, du rôle joué par les gaz à effe de serre e de leur associaion avec la consommaion d'énergie. Des ouvrages fournissen une synhèse des ravaux anérieurs, comme par exemple Ziemba e al. (1980), Bohi e Zimmerman (1984), Donnelly (1987) e Hawdon (1992). L'objecif premier de ce exe es de présener un résumé des recherches que j'ai réalisées en collaboraion avec différens aueurs au cours des ving dernières années sur l'analyse économérique de la demande oale d'énergie par seceurs pour le Québec. La présenaion qui sui es irée principalemen de Arsenaul, Bernard, Carr e GenesLaplane (1995), Bernard e GenesLaplane (1995) e de quelques ravaux récens 1. Ce aricle comprend rois secions : la première décri la srucure du modèle de la demande oale d'énergie, la seconde monre les résulas obenus en mean l'accen sur l'évaluaion des élasiciésprix e revenus ainsi que sur la qualié des prévisions obenues à parir de ce modèle, e la roisième souligne les limies de l'usage de els modèles. La conclusion conien quelques remarques sur l'uilisaion acuelle des modèles de demande d'énergie dans le conexe réglemenaire qui s'y applique. 1. Spécificaion d'un modèle inégré de demande oale d'énergie e de ses composanes La modélisaion de la demande oale d'énergie peu êre appliquée soi à l'ensemble de l'économie, soi au niveau secoriel, comme le résideniel, le commercial e l'indusriel, pour ensuie obenir l'ensemble de l'économie par addiion. C'es cee deuxième approche qui es privilégiée ici. La modélisaion de la demande oale d'énergie avec possibilié de subsiuion enre les sources d'énergie procède à deux niveaux: au premier niveau (agrégé), la demande oale d'énergie mesurée en joules es exprimée comme foncion de sa valeur reardée, du prix réel agrégé de l'énergie, du revenu réel e des degrésjours de chauffage. Au second niveau (désagrégé), les pars de marché obenues par chaque source d'énergie (charbon, élecricié, gaz naurel e pérole) son foncion de la valeur reardée de la par correspondane e des prix relaifs des sources d'énergie. L'inroducion de variables reardées an au niveau agrégé qu'au niveau désagrégé vise à capurer des effes dynamiques qui s'éalen dans le emps. En effe, l'usage de l'énergie repose sur des équipemens complémenaires e les réponses des consommaeurs à des variaions de prix ou de revenus peuven s'échelonner sur plusieurs périodes à cause des coûs d'ajusemen. De façon plus formelle, le modèle inégré de la demande oale d'énergie par seceurs peu êre exprimé ainsi :

3 MSφ = f (MSφ,PC,PEL,PGN,PP ) (1) 1 = MSφ x Pφ φ PEN (2) EN = h (EN, PEN / IP, Y, DJ ) (3) 1 Qφ = MSφ x EN (4) où φ=charbon (C) 2, Élecricié (EL), Gaz Naurel (GN), Pérole (P); MS = par de marché (%) déenue par la source d'énergie φ à l'année ; φ PEN = prix ($/joule) de l'énergie oale à l'année ; P = prix ($/joule) de la source d'énergie φ à l'année ; φ EN = consommaion d'énergie oale (joules) à l'année ; PI = indice général des prix à l'année ; Y = revenu réel à l'année ; DJ = degrésjours de chauffage à l'année ; Q = consommaion d'énergie (joules) de la source φ à l'année. φ Les expressions (1) à (4) consiuen un modèle inégré à deux niveaux de la demande oale d'énergie e de sa décomposiion par source. Les équaions de pars (1) déenues par chaque source d'énergie dans la demande oale incorporen les possibiliés de subsiuion enre les sources d'énergie sur la base de leurs prix relaifs. Ces équaions de pars son uilisées pour former le prix agrégé de l'énergie oale (2) qui es simplemen la somme pondérée des prix des différenes sources. Ce prix aggrégé déermine le niveau de la demande oale (3) conjoinemen avec d'aures variables comme le revenu réel e les degrésjours 3. Les équaions de pars (1) e la quanié oale d'énergie (3) son combinées pour obenir la demande par source d'énergie (4). Ce modèle inégré à deux niveaux fourni un ouil simple d'usage pour fin de simulaion ou de prévision où les effes de subsiuion enre les sources d'énergie (sysèmes d'équaions (1)) e enre l'énergie oale e l'ensemble des aures biens (équaion (3)) son pris en compe expliciemen. De plus, le revenu réel influence égalemen la consommaion d'énergie 4. Les variables exogènes qui déerminen la consommaion d'énergie son les prix relaifs des sources d'énergie e le revenu réel par seceur. À chaque période, les variables reardées son aussi des variables connues qui affecen le niveau acuel de demande. Pour fin d'esimaion, le sysème de pars de marché (1) prend la forme semilogarihmique pour les prix relaifs des sources d'énergie. Puisque ce sysème de pars de marché représene une pariion enre les sources d'énergie, quelques resricions doiven êre imposées pour s'assurer que l'addiion des pars égale l'unié : i. chaque équaion de par de marché déenue par une source d'énergie es homogène de degré zéro dans les prix des sources d'énergie;

4 ii. le coefficien de la par reardée es le même pour chaque équaion; iii. l'effe du prix de la source i sur la par de marché déenue par la source j es le même que l'effe du prix de la source j sur la par de la source i; iv. la somme des inercepes e du coefficien des pars reardées es égale à l'unié. Pour fin d'esimaion, la foncion (3) prend une forme logarihmique. Ceci implique que les élasiciésprix e revenu de la demande oale d'énergie peuven êre calculées direcemen. Puisque les effes s'échelonnen dans le emps, il fau disinguer enre l'élasicié de cour erme, qui capure l'effe réalisé duran l'année courane, e l'élasicié de long erme, qui représene l'effe cumulaif une fois que l'ajusemen comple s'es manifesé sur plusieurs périodes. De manière plus formelle, l'élasicié de la demande oale d'énergie par rappor à son prix es : PEN den ε EN :PEN = x (5) EN dpen L'élasicié par rappor au revenu es définie de façon similaire 5 : Y den ε EN :Y = x (6) EN dy Il es approprié de souligner que l'énergie oale ainsi que ses composanes son mesurées en joules, c'esàdire sur la base d'équivalens hermiques. Les pars de marché (%) son donc des pars mesurées sur la base d'équivalence hermique e non des pars de dépenses. Depuis les mises en garde de Turvey e Nobay (1969), les économises son consciens qu'il es préférable sur le plan héorique d'uiliser les pars de dépenses 6. L'usage des pars mesurées en équivalen hermique peu inroduire des biais sysémaiques d'esimaion dans la mesure des élasiciésprix e revenu 7. Le choix de mesurer l'énergie sur la base d'équivalence hermique repose sur des considéraions praiques; en effe, les gouvernemens fédéral e provinciaux ainsi que les organismes réglemenaires uilisen les mesures hermiques de l'usage de l'énergie dans leurs analyses e leurs prévisions. L'adopion de cee approche facilie donc les comparaisons enre les aures modèles e leurs résulas. 2. Esimaion e simulaion Le modèle décri à la secion précédene a éé esimé à parir de séries chronologiques annuelles de 1970 à 1997 pour la province de Québec. Les données on éé recueillies par source d'énergie (charbon, élecricié, gaz naurel e produis péroliers) pour rois seceurs (résideniel, commercial e indusriel). La majeure parie de l'informaion saisique provien de publicaions officielles de Saisique Canada. 2.1 Résulas d'esimaion La méhode des moindres carrés ordinaires (MCO) a éé appliquée à l'équaion (3) qui représene la consommaion oale d'énergie par seceurs e les résulas son reproduis au ableau 1. À quelques excepions près, ces résulas son saisfaisans selon les crières saisiques usuels. Tous les effes prix e revenus on les signes aendus a priori. Les coefficiens des variables reardées son foremen significaifs e ils prennen des valeurs enre zéro e l'unié; ces valeurs indiquen la présence d'ajusemens dynamiques sables. Les coefficiens R 2 prennen des valeurs

5 élevées e les saisiques Durbinh son faibles; la seule excepion se rouve dans le seceur indusriel où il y a présence d'auocorrélaion dans les ermes d'erreurs. La méhode des équaions liées par les erreurs à la Zellner (SUR) a éé appliquée aux équaions de pars de marché (1) e les résulas son reproduis au ableau 2. Il peu êre aperçu que les coefficiens des variables reardées son ous rès élevés; ceci indique la présence d'ajusemens rès lens dans les pars de marchés. Les coefficiens des variables de prix relaifs des sources d'énergie son en général significaifs e ils indiquen la présence de subsiuion enre les sources d'énergie. 2.2 Élasiciésprix e revenu de la demande oale d'énergie Les résulas d'esimaion monrés au ableau 1 nous permeen de calculer direcemen les élasiciésprix e revenu de la demande oale d'énergie par seceur pour le cour e le long erme. Le ableau 3 conien les esimés des élasiciésprix qui son oues inférieures à l'unié en valeur absolue pour le cour e le long erme; ce fai es pariculièremen marquan dans le seceur indusriel e il indique que la consommaion d'énergie répond faiblemen à des variaions de prix 8. Les élasiciésrevenus son assez élevées dans les seceurs commercial e indusriel e elles approchen l'unié à long erme. Ceci monre que pour ces deux seceurs, la consommaion d'énergie sui le niveau d'acivié économique à long erme. 2.3 Prévision e simulaion Le modèle inégré présené cidessus peu facilemen êre uilisé pour des fins de simulaion ou encore de prévision. Il suffi d'y inroduire les variables exogènes appropriées qui, dans ce casci, son les prix des sources d'énergie, le niveau d'acivié économique e la formaion des ménages. Ce son les variables qui son considérées êre les déerminans fondamenaux de l'évoluion de la demande oale d'énergie. Pour illusrer l'usage de ce modèle, deux simulaions on éé réalisées sur la période d'observaion, c'esàdire de 1970 à Dans la première simulaion, les variables exogènes observées ainsi que les variables reardées calculées de l'année précédene déerminen le niveau prévu de la consommaion oale d'énergie de l'année courane. Puisque nous uilisons les variables exogènes observées, les erreurs de prévisions découlen du modèle luimême e non de variables explicaives. De plus, l'uilisaion des variables reardées calculées perme une analyse de la capacié du modèle à reproduire plus ou moins rapidemen le niveau réel de la consommaion d'énergie. Dans la seconde simulaion, nous uilisons comme variables explicaives uniquemen les observaions qui incluen égalemen les variables reardées. Dans ce casci, c'es la performance de prévision de cour erme qui es mise en lumière. Pour analyser la performance du modèle comme ouil de prévision, nous faisons appel au coefficien de Theil (1966) ainsi que sa décomposiion en rois paries. Le coefficien de Theil es défini à parir de l'erreur de prévision quadraique au carré : T ( P A ) / 2 2 U = A (7) = 1 2 T = 1 où P = valeur prévue à la période ; A = valeur acuelle à la période

6 U peu donc êre inerpréé comme l'erreur relaive (%) en moyenne par année. Theil a de plus monré que U 2 peu êre décomposé en rois paries qui s'exprimen ainsi en ermes relaifs : U m + U s + U r = 1 où U m = par de l'erreur de prévision aribuable à la différence des moyennes enre P e A ; U s = par de l'erreur de prévision due à la srucure du modèle; U r = par de l'erreur de prévision qui es de naure résiduelle. Pour fin de prévision, il es souhaiable que U 2 soi le plus pei possible, c'esàdire que l'erreur relaive de prévision soi la plus faible possible. Pour un U 2 donné, il es souhaiable que U m e U s soien près de zéro e que U r soi près de l'unié. Le ableau 4 fourni les évaluaions de ces coefficiens pour les deux simulaions décries précédemmen. Il peu êre aperçu que l'erreur relaive moyenne de prévision es d'environ 2 % pour le résideniel, de 4 % pour le commercial e de 6 à 11,5 % pour l'indusriel. À l'excepion de la simulaion 1 pour le seceur indusriel, la principale source d'erreur es de naure résiduelle, c'esàdire U r es proche de l'unié. 3. Quelques limies La qualié des prévisions obenues en uilisan un modèle économérique dépend à la fois de la qualié des variables exogènes qui y son inroduies e de la sabilié de la srucure du modèle dans le emps. L'informaion sur l'évoluion aendue des variables exogènes, c'esàdire les prix des sources d'énergie e la siuaion économique, provien en général des expers. La sabilié de la srucure du modèle peu êre soumise à l'analyse saisique. Cependan, en uilisan des séries annuelles comme c'es le cas ici, cee informaion s'accumule lenemen e c'es seulemen avec le recul du emps que des ess concluans peuven êre appliqués à ce suje. Conclusion Suie aux crises pérolières mondiales de 1973 e 1979, les gouvernemens avaien conrôlé les prix du pérole e du gaz naurel. Depuis 1985, ces prix on éé déréglemenés au Canada. Nous assisons présenemen à l'ouverure de la producion de l'élecricié aux forces du marché. Les gouvernemens on donc rédui leur présence réglemenaire dans le seceur de l'énergie e l'inérê pour la prévision de l'évoluion de la demande d'énergie à cee fin s'en rouve rédui. Par conre, de nouveaux inérês surgissen. C'es le cas de la préoccupaion à l'égard du réchauffemen de la planèe. L'évoluion de la demande d'énergie, surou des sources fossiles, es direcemen mise en cause. C'es pourquoi il demeure encore imporan de disposer d'ouils appropriés pour analyser e prévoir la demande d'énergie. Les ravaux présenés cidessus peuven servir à cee fin.

7 TABLEAU 1 Demande oale d'énergie VARIABLES EXPLICATIVES RÉSIDENTIEL COMMERCIAL INDUSTRIEL Inercepe 2,731 1,794 (3,81) a (1,16) 1,909 (1,68) Variable dépendane reardée 0,643 (8,79) 0,377 (2,60) 0,366 (2,08) Prix réel de l'énergie 0,259 (4,90) 0,328 (3,53) 0,066 (1,70) Revenu réel disponible par ménage 0,125 (1,18) P.I.B. commercial 0,577 (3,76) P.I.B. indusriel 0,614 (3,30) Degrésjours de chauffage 0,409 (4,96) 0,660 (3,13) R 2 Durbinh. 0,999 0,77 0,998 0,25 0,832 13,96 Nombre d'observaions a) Les saisiques apparaissen enre parenhèses.

8 TABLEAU 2 Les équaions de pars de marché Variables explicaives Pars de marché ÉLECTRICITÉ PÉTROLE CHARBON Inercepe Variable dépendane I. Seceur résideniel 0,089 (6,93) a 0,016 (2,16) 0,929 (60,05) Prix de l'élecricié b 0,053 (5,06) Prix du pérole b 0,04 (4,01) Inercepe Variable dépendane 0,103 (4,36) 0,886 (36,25) Prix de l'élecricié b 0,041 (2,49) Prix du pérole b 0,035 (2,43) Inercepe Variable dépendane 0,038 (2,64) 0,941 (32,91) Prix de l'élecricié b (0,78) Prix du pérole b 0,038 (2,54) Prix du charbon b 0,014 (4,15) 0,929 (60,05) 0,041 (4,0) 0,06 (4,93) II. Seceur commercial 0,012 (0,89) 0,886 (36,25) 0,035 (2,43) 0,100 (4,79) III. Seceur indusriel 0,017 (1,15) 0,941 (32,91) 0,038 (2,54) 0,081 (3,37) 0,012 (2,02) 0,008 (3,16) 0,941 (32,92) 0,014 (4,15) 0,012 (2,02) 0,003 (0,77) a) Les saisiques apparaissen enre parenhèses. b) C'es le prix relaif de la source d'énergie par rappor au prix du gaz naurel.

9 TABLEAU 3 Élasiciésprix e revenu de la demande oale d'énergie PRIX REVENU C.T. L.T. C.T. L.T. Résideniel 0,25 0,73 0,13 0,35 Commercial 0,33 0,53 0,58 0,93 Indusriel 0,07 0,10 0,01 0,97 C.T. : Cour erme L.T. : Long erme TABLEAU 4 Prévision : coefficien d'inégalié de Theil e sa décomposiion Résideniel Simulaion Commercial Simulaion Indusriel Simulaion U 0,013 0,021 0,038 0,039 0,115 0,065 U m 0,084 0,001 0,070 0,000 0,038 0,001 U s 0,002 0,001 0,000 0,010 0,264 0,058 U r 0,914 0,998 0,930 0,990 0,698 0,942

10 NOTES 1. Je remercie Éric Boudreaul, Valérie Caverivière e PierreRenaud Tremblay pour leur assisance de recherche. 2. Le charbon n'apparaî que dans le seceur indusriel. 3. Les degrésjours n'apparaissen pas comme variable explicaive dans le seceur indusriel. 4. Dans le seceur résideniel, la demande d'énergie oale e le revenu réel disponible son exprimés par ménage, de sore que l'évoluion de la formaion des ménages es prise en compe. 5. À cause de la srucure à deux niveaux où le revenu n'apparaî dans les équaions de pars, les élasiciés des sources d'énergie par rappor au revenu son les mêmes que l'élasiciérevenu apparaissan dans la demande oale d'énergie (3). Les calculs des élasiciésprix son par conre plus complexes. 6. Pour des applicaions des modèles de pars de dépenses en énergie dans le conexe québécois, voir Bernard, Lessard e Thivierge (1986) pour le seceur commercial, e Bernard, Lemieux e Thivierge (1987) pour le seceur résideniel. 7. Pour une analyse de l'ampleur empirique de ces biais dans le conexe québécois, voir Bernard e Cauchon (1987). 8. Il es égalemen possible de calculer les élasiciésprix de chaque source d'énergie. Voir Bernard e GenesLaplane (1995).

11 Bibliography / Bibliographie ARSENAULT, E., J.T. BERNARD, C.W. CARR, E. GENESTLAPLANTE (1995), A Toal Energy Demand Model of Québec: Forecasing Properies, Energy Economics 17 (2), BERNARD, J.T., P. CAUCHON (1987), Thermal and Economic Measures of Energy Use: Differences and Implicaions, The Energy Journal 8 (2), BERNARD, J.T., E. GENESTLAPLANTE (1995), Les élasiciésprix e revenu des demandes secorielles d'élecricié au Québec : revue e analyse, GREEN, Déparemen d'économique, Universié Laval, 44 p. BERNARD, J.T., M. LEMIEUX, S. THIVIERGE (1987), Residenial Energy Demand: An Inegraed TwoLevel Approach, Energy Economics 9 (3), BERNARD, J.T., F. LESSARD, S. THIVIERGE (1986), Demande d'énergie du seceur commercial québécois, L'Acualié économique 67 (1), 522. BOHI, D.R., M.B. ZIMMERMAN (1984), An Updae on Economeric Sudies of Energy Demand Behavior, Annual Review of Energy (9), DONNELLY, W.A. (1987), The Economerics of Energy Demand: A Survey of Applicaions, New York, Praeger Publishers, 309 p. HAWDON, D., ed. (1992), Energy Demand Evidence and Expecaions, London, Surrey Universiy Press, 255 p. THEIL, H. (1966), Applied Economic Forecasing, Amserdam, Norh Holland Publ. Co., 474 p. TURVEY, R., A.R. NOBAY (1965), On Measuring Energy Consumpion, The Economic Journal, 75 (3), ZIEMBA, W.T., S.L. SCHWARTZ, E. KOENIGSBERG, eds. (1980), Energy Policy Modeling: Unied Saes and Canadian Experiences, Volume 1: Specialized Energy Policy Models, Boson, M. Nijhoff.

4. Principe de la modélisation des séries temporelles

4. Principe de la modélisation des séries temporelles 4. Principe de la modélisaion des séries emporelles Nous raierons ici, à ire d exemple, la modélisaion des liens enre la polluion amosphérique e les indicaeurs de sané. Mais les méhodes indiquées, comme

Plus en détail

La rentabilité des investissements

La rentabilité des investissements La renabilié des invesissemens Inroducion Difficulé d évaluer des invesissemens TI : problème de l idenificaion des bénéfices, des coûs (absence de saisiques empiriques) problème des bénéfices Inangibles

Plus en détail

Etude de risque pour un portefeuille d assurance récolte

Etude de risque pour un portefeuille d assurance récolte Eude de risque pour un porefeuille d assurance récole Hervé ODJO GROUPAMA Direcion ACTUARIAT Groupe 2, Bd Malesherbes 75008 Paris Tél : 33 (0 44 56 72 46 herve.odjo@groupama.com Viviane RITZ GROUPAMA Direcion

Plus en détail

Le mode de fonctionnement des régimes en annuités. Secrétariat général du Conseil d orientation des retraites

Le mode de fonctionnement des régimes en annuités. Secrétariat général du Conseil d orientation des retraites CONSEIL D ORIENTATION DES RETRAITES Séance plénière du 28 janvier 2009 9 h 30 «Les différens modes d acquisiion des drois à la reraie en répariion : descripion e analyse comparaive des echniques uilisées»

Plus en détail

Introduction aux produits dérivés

Introduction aux produits dérivés Chapire 1 Inroducion aux produis dérivés de crédi Le risque de crédi signifie les risques financiers liés aux incapaciés d un agen (un pariculier, une enreprise ou un éa souverain) de payer un engagemen

Plus en détail

Impact de l appréciation de l euro sur le Sénégal et la Côte d Ivoire

Impact de l appréciation de l euro sur le Sénégal et la Côte d Ivoire Un Peuple - Un Bu Une Foi MINISTERE DE L ECONOMIE ET DES FINANCES DIRECTION DE LA PREVISION ET DES ETUDES ECONOMIQUES Documen d Eude Impac de l appréciaion de l euro sur le Sénégal e la Côe d Ivoire DPEE

Plus en détail

Panorama des méthodes de coûtenance

Panorama des méthodes de coûtenance Recherche en Managemen de Proje Panorama des méhodes de coûenance Pour réduire les coûs de vos projes e augmener vos marges, quelle méhode choisir? François GAGNÉ, FGF Consulan Les Renconres 2005 du Managemen

Plus en détail

Chapitre 15 c Circuits RL et RC

Chapitre 15 c Circuits RL et RC Chapire 15 c Circuis L e C en régime impulsionnel Sommaire Circuis en régime impulsionnel Signal impulsionnel Mesure d'un circui C en régime impulsionnel Applicaion praique Eude du circui C en régime impulsionnel

Plus en détail

Oscillations forcées en régime sinusoïdal.

Oscillations forcées en régime sinusoïdal. Conrôle des prérequis : Oscillaions forcées en régime sinusoïdal. - a- Rappeler l expression de la période en foncion de la pulsaion b- Donner l expression de la période propre d un circui RLC série -

Plus en détail

Estimation des matrices de trafics

Estimation des matrices de trafics Cédric Foruny 1/5 Esimaion des marices de rafics Cedric FORTUNY Direceur(s) de hèse : Jean Marie GARCIA e Olivier BRUN Laboraoire d accueil : LAAS & QoSDesign 7, av du Colonel Roche 31077 TOULOUSE Cedex

Plus en détail

Essai sur les Modèles du Taux de Change. Incorporant la Règle de Taylor

Essai sur les Modèles du Taux de Change. Incorporant la Règle de Taylor Universié de Monréal Essai sur les Modèles du Taux de Change Incorporan la Règle de Taylor Par Houria Aoufi Sous la direcion de Mme Marine Carrasco Déparemen des Sciences Économiques Faculé des ars e des

Plus en détail

Partie 1. L'utilisation des statistiques économiques

Partie 1. L'utilisation des statistiques économiques Parie. L'uilisaion des saisiques économiques Enseignan A. Direr Licence 2, er semesre 2008-9 Universié Pierre Mendès France Cours de macroéconomie suie Nous avons vu dans l'inroducion que l'uilisaion des

Plus en détail

Répercussions du travail autonome sur la croissance de la productivité du travail : Comparaison Canada-États-Unis

Répercussions du travail autonome sur la croissance de la productivité du travail : Comparaison Canada-États-Unis N o 11F0027MIF au caalogue N o 016 ISSN: 1703-0412 ISBN: 0-662-89622-X Documen de recherche Série de documens de recherche sur l'analyse économique (AE) Répercussions du ravail auonome sur la croissance

Plus en détail

IRM fonctionnelle : QUELQUES IDEES SUR LE TRAITEMENT STATISTIQUE DES DONNEES

IRM fonctionnelle : QUELQUES IDEES SUR LE TRAITEMENT STATISTIQUE DES DONNEES IRM foncionnelle : QUELQUES IDEES SUR LE TRAITEMENT STATISTIQUE DES DONNEES Le principe général d'une éude IRMf consise à analyser le signal BOLD (Blood Oxygen Level Dependen) qui radui l'augmenaion d'afflux

Plus en détail

Les nouveautés de Word 2013

Les nouveautés de Word 2013 WORD 2013 Office 2013 - Word, Excel, PowerPoin e Oulook Les nouveaués de Word 2013 Aciver/désaciver les repères d'alignemen Les repères d'alignemen permeen, lors du déplacemen ou du redimensionnemen d'un

Plus en détail

L ajustement microéconomique des prix des carburants en France

L ajustement microéconomique des prix des carburants en France L ajusemen microéconomique des prix des carburans en France Erwan GAUTIER (LEMNA-TEPP, Universié de Nanes e Banque de France. Email : erwan.gauier@univ-nanes.fr) Ronan LE SAOUT (CREST e Ecole Polyechnique)

Plus en détail

VA(1+r) = C 1. VA = C 1 v 1

VA(1+r) = C 1. VA = C 1 v 1 Universié Libre de Bruxelles Solvay Business School La valeur acuelle André Farber Novembre 2005. Inroducion Supposons d abord que le emps soi limié à une période e que les cash flows fuurs (les flux monéaires)

Plus en détail

par Colin Thirtle et Robert Townsend, Université de Reading et Université de Pretoria

par Colin Thirtle et Robert Townsend, Université de Reading et Université de Pretoria Jour 10 L'esimaion de la réacion dnamique de l'offre par Colin Thirle e Rober Townsend, Universié de Reading e Universié de Preoria Table des maières Inroducion 1. La héorie de base de la producion e de

Plus en détail

Centre d Analyse Théorique et de Traitement des données économiques

Centre d Analyse Théorique et de Traitement des données économiques Cenre d Analyse Théorique e de Traiemen des données économiques CATT WP No. 9. January 2011 L IMPACT DU TAUX DE CHANGE SUR LES EXPORTATIONS DE L ALLEMAGNE ET DE LA FRANCE HORS ZONE EURO Serge REY CATT-UPPA

Plus en détail

Pouvoir de marché et transmission asymétrique des prix sur les marchés de produits vivriers au Bénin

Pouvoir de marché et transmission asymétrique des prix sur les marchés de produits vivriers au Bénin C N R S U N I V E R S I T E D A U V E R G N E F A C U L T E D E S S C I E N C E S E C O N O M I Q U E S E T D E G E S T I O N CENTRE D ETUDES ET DE RECHERCHES SUR LE DEVELOPPEMENT INTER NATIONAL Pouvoir

Plus en détail

Caractéristiques des signaux électriques

Caractéristiques des signaux électriques Sie Inerne : www.gecif.ne Discipline : Génie Elecrique Caracérisiques des signaux élecriques Sommaire I Définiion d un signal analogique page 1 II Caracérisiques d un signal analogique page 2 II 1 Forme

Plus en détail

Aide pour le devoir maison n 1 de Terminale STG GSI (704)

Aide pour le devoir maison n 1 de Terminale STG GSI (704) Aide pour le devoir maison n 1 de Terminale STG GSI (704) Mahémaiques Nombre d'exercices : 4 exercices Noe : L'exercice 4 es une pure copie d'un exercice d'un devoir surveillé de l'an dernier. Cela ne

Plus en détail

Comparaison des composantes de la croissance de la productivité : Belgique, Allemagne, France et Pays-Bas 1996-2007

Comparaison des composantes de la croissance de la productivité : Belgique, Allemagne, France et Pays-Bas 1996-2007 Bureau fédéral du Plan Avenue des Ars 47-49, 1000 Bruxelles hp://www.plan.be WORKING PAPER 18-10 Comparaison des composanes de la croissance de la producivié : Belgique, Allemagne, France e Pays-Bas 1996-2007

Plus en détail

MATHEMATIQUES FINANCIERES

MATHEMATIQUES FINANCIERES MATHEMATIQUES FINANCIERES LES ANNUITES INTRODUCTION : Exemple 1 : Une personne veu acquérir une maison pour 60000000 DH, pour cela, elle place annuellemen au CIH une de 5000000 DH. Bu : Consiuer un capial

Plus en détail

TD 20-21 : Modèles de marchés - Mouvement brownien

TD 20-21 : Modèles de marchés - Mouvement brownien Universié Paris VI Maser : Modèles sochasiques, applicaions à la finance (MM065) TD 20-2 : Modèles de marchés - Mouvemen brownien. Taux de change. Soi (Ω, P(Ω), P) un espace probabilisé fini non redondan

Plus en détail

Recueil d'exercices de logique séquentielle

Recueil d'exercices de logique séquentielle Recueil d'exercices de logique séquenielle Les bascules: / : Bascule JK Bascule D. Expliquez commen on peu modifier une bascule JK pour obenir une bascule D. 2/ Eude d un circui D Q Q Sorie A l aide d

Plus en détail

Page # $ %& +',- VAN = 30; F 2 = 50; F 3 = 140. = -200 ; F 1. Avec r = 3% => VAN = 4,38 > 0. Avec r = 5% => VAN = -5,14 < 0.

Page # $ %& +',- VAN = 30; F 2 = 50; F 3 = 140. = -200 ; F 1. Avec r = 3% => VAN = 4,38 > 0. Avec r = 5% => VAN = -5,14 < 0. # $ %& 1. La VAN. Les aures crières 3. Exemple. Choix d invesissemen à long erme 5. Exercices!" '* '( Un proje ne sera mis en œuvre que si sa valeur acuelle nee ou VAN, définie comme la somme acualisée

Plus en détail

TD/TP : Taux d un emprunt (méthode de Newton)

TD/TP : Taux d un emprunt (méthode de Newton) TD/TP : Taux d un emprun (méhode de Newon) 1 On s inéresse à des calculs relaifs à des remboursemens d empruns 1. On noera C 0 la somme emprunée, M la somme remboursée chaque mois (mensualié), le aux mensuel

Plus en détail

11 ème réunion du Comité des Zones Humides Méditerranéennes 5 juillet 2012, Bucarest, Roumanie

11 ème réunion du Comité des Zones Humides Méditerranéennes 5 juillet 2012, Bucarest, Roumanie 11 ème réunion du Comié des Zones Humides Médierranéennes 5 juille 2012, Bucares, Roumanie Doc MWC11.04 Plan de Travail Sraégique MedWe 2012-2015 L'Info MWC11.02 a analysé le niveau de réalisaion du plan

Plus en détail

2. Quelle est la valeur de la prime de l option américaine correspondante? Utilisez pour cela la technique dite de remontée de l arbre.

2. Quelle est la valeur de la prime de l option américaine correspondante? Utilisez pour cela la technique dite de remontée de l arbre. 1 Examen. 1.1 Prime d une opion sur un fuure On considère une opion à 85 jours sur un fuure de nominal 18 francs, e don le prix d exercice es 175 francs. Le aux d inérê (coninu) du marché monéaire es 6%

Plus en détail

Rentabilité et profitabilité du capital : le cas de six pays industrialisés

Rentabilité et profitabilité du capital : le cas de six pays industrialisés COMPARAISONS INTERNATIONALES Renabilié e profiabilié du capial : le cas de six pays indusrialisés Arnaud Sylvain* On compare sur la période 1965-1999 les rendemens brus du capial aux Éas-Unis, au Japon

Plus en détail

5.1 La conception d'animation

5.1 La conception d'animation ANIMATIONS Flash CS6 5.1 La concepion d'animaion A- Le concep d'animaion dans Flash Flash perme de créer des animaions. Lorsque vous animez un obje, vous gérez deux espaces : l'espaceemps dans le panneau

Plus en détail

Impact du vieillissement démographique sur l impôt prélevé sur les retraits des régimes privés de retraite

Impact du vieillissement démographique sur l impôt prélevé sur les retraits des régimes privés de retraite DOCUMENT DE TRAVAIL 2003-12 Impac du vieillissemen démographique sur l impô prélevé sur les rerais des régimes privés de reraie Séphane Girard Direcion de l analyse e du suivi des finances publiques Ce

Plus en détail

DOCUMENT DE RECHERCHE EPEE

DOCUMENT DE RECHERCHE EPEE DOCUMENT DE RECHERCHE EPEE CENTRE D ETUDE DES POLITIQUES ECONOMIQUES DE L UNIVERSITE D EVRY Comporemen du banquier cenral en environnemen incerain Sanvi AVOUYI-DOVI & Jean-Guillaume SAHUC 07-05 www.univ-evry.fr/epee

Plus en détail

Contribution Delalande et transitions sur le marché du travail

Contribution Delalande et transitions sur le marché du travail Conribuion Delalande e ransions sur le marché du ravail Luc Behaghel, Bruno Crépon, Béarice Sédillo. Résumé On évalue l impac de la «conribuion Delalande», axe sur le licenciemen des ravailleurs âgés en

Plus en détail

S5 Info-MIAGE 2012-2013 Mathématiques Financières Emprunts indivis. Université de Picardie Jules Verne Année 2012-2013 UFR des Sciences

S5 Info-MIAGE 2012-2013 Mathématiques Financières Emprunts indivis. Université de Picardie Jules Verne Année 2012-2013 UFR des Sciences S5 Info-MIAGE 2012-2013 Mahémaiques Financières Empruns indivis Universié de Picardie Jules Verne Année 2012-2013 UFR des Sciences Licence menion Informaique parcours MIAGE - Semesre 5 Mahémaiques Financières

Plus en détail

Chapitre 2 L investissement. . Les principales caractéristiques de l investissement

Chapitre 2 L investissement. . Les principales caractéristiques de l investissement Chapire 2 L invesissemen. Les principales caracérisiques de l invesissemen.. Définiion de l invesissemen Définiion générale : ensemble des B&S acheés par les agens économiques au cours d une période donnée

Plus en détail

GESTION DU RÉSULTAT : MESURE ET DÉMESURE 1 2 ème version révisée, août 2003

GESTION DU RÉSULTAT : MESURE ET DÉMESURE 1 2 ème version révisée, août 2003 GESTION DU RÉSULTAT : MESURE ET DÉMESURE 1 2 ème version révisée, aoû 2003 Thomas JEANJEAN 2 Cahier de recherche du CEREG n 2003-13 Résumé : Depuis une vingaine d années, la noion d accruals discréionnaires

Plus en détail

L impact de l endettement sur la profitabilité Une étude empirique sur données françaises en panel

L impact de l endettement sur la profitabilité Une étude empirique sur données françaises en panel L impac de l endeemen sur la profiabilié Une éude empirique sur données françaises en panel Mazen KEBEWAR Univercié d Orléans (France) Universié d Alep (Syrie) Résumé: Ce aricle a pour objecif d analyser

Plus en détail

Une mesure financière de l importance de la prime de risque de change dans la prime de risque boursière*

Une mesure financière de l importance de la prime de risque de change dans la prime de risque boursière* Une mesure financière de l imporance de la prime de risque de change dans la prime de risque boursière* Salem Boubakri Janvier 2009 Résumé Cee éude ese une exension inernaionale du Modèle d Evaluaion des

Plus en détail

Méthode d'analyse économique et financière ***

Méthode d'analyse économique et financière *** Méhode d'analyse économique e financière *** Noion d acualisaion e indicaeurs économiques uilisables pour l analyse de projes. Dr. François PINTA CIRAD-Forê UR Bois - Kourou CHRONOLOGIE D INTERVENTION

Plus en détail

Document de travail FRANCE ET ALLEMAGNE : UNE HISTOIRE DU DÉSAJUSTEMENT EUROPEEN. Mathilde Le Moigne OFCE et ENS ULM

Document de travail FRANCE ET ALLEMAGNE : UNE HISTOIRE DU DÉSAJUSTEMENT EUROPEEN. Mathilde Le Moigne OFCE et ENS ULM Documen de ravail 2015 17 FRANCE ET ALLEMAGNE : UNE HISTOIRE DU DÉSAJUSTEMENT EUROPEEN Mahilde Le Moigne OFCE e ENS ULM Xavier Rago Présiden OFCE e chercheur CNRS Juin 2015 France e Allemagne : Une hisoire

Plus en détail

ACTUALITÉ Maroc Telecom

ACTUALITÉ Maroc Telecom ACTIONNAIRES & INVESTISSEURS JUIN 2015 Raba, Le 1 er juille 2015 ACTUALITÉ Maroc Telecom Mobile Pospayé Enrichissemen des Forfais Mobiles Pariculiers e Maîrisés à parir du 1 er juin 2015 Maroc Telecom

Plus en détail

INDICATEURS DE L ÉDUCATION DIRECTIVES TECHNIQUES

INDICATEURS DE L ÉDUCATION DIRECTIVES TECHNIQUES INDICATEURS DE L ÉDUCATION DIRECTIVES TECHNIQUES NOVEMBRE 2009 1 SOMMAIRE Taux d alphabéisme des adules ou Taux d analphabéisme.... 3 Nombre d adules analphabèes... 5 Taux bru d accès (TBA) en première

Plus en détail

Blainvifie. inspirante POLITIQUE INTERNE CONCERNANT LES CADEAUX ET LES BÉNÉFICES

Blainvifie. inspirante POLITIQUE INTERNE CONCERNANT LES CADEAUX ET LES BÉNÉFICES Blnvifie inspirane POLITIQUE INTERNE CONCERNANT LES CADEAUX ET LES BÉNÉFICES Mars 2013 POLITIQUE INTERNE CONCERNANT LES CADEAUX ET LES BÉNÉFICES Sommre OBJECTIF DE LA POLITIQUE CADRE LÉGAL ET RÉGLEMENTAIRE

Plus en détail

Sommaire de la séquence 12

Sommaire de la séquence 12 Sommaire de la séquence 12 Séance 1........................................................................................................ Je prends un bon dépar.......................................................................................

Plus en détail

Relation entre la Volatilité Implicite et la Volatilité Réalisée.

Relation entre la Volatilité Implicite et la Volatilité Réalisée. Relaion enre la Volailié Implicie e la Volailié Réalisée. Le cas des séries avec la coinégraion fracionnaire. Rappor de Recherche Présené par : Mario Vázquez Velasco Direceur de Recherche : Benoî Perron

Plus en détail

Réponse indicielle et impulsionnelle d un système linéaire

Réponse indicielle et impulsionnelle d un système linéaire PSI Brizeux Ch. E2: Réponse indicielle e impulsionnelle d un sysème linéaire 18 CHAPITRE E2 Réponse indicielle e impulsionnelle d un sysème linéaire Nous connaissons ou l inérê de l éude de la réponse

Plus en détail

Productivité Globale des Facteurs et Croissance dans un contexte de Changement Institutionnel : Le cas du Venezuela (1942-2002)

Productivité Globale des Facteurs et Croissance dans un contexte de Changement Institutionnel : Le cas du Venezuela (1942-2002) Producivié Globale des Faceurs e Croissance dans un conexe de Changemen Insiuionnel : Alejandro Quijada * Aoû 2004 Résumé Le Venezuela es le dixième produceur e le sixième exporaeur mondial de pérole.

Plus en détail

Les Générateurs de Scénarios Économiques : quelle utilisation en assurance? 1

Les Générateurs de Scénarios Économiques : quelle utilisation en assurance? 1 Les Généraeurs de Scénarios Économiques : quelle uilisaion en assurance? 1 Alaeddine FALEH 2 Frédéric PLANCHET 3 Didier RULLIERE 4 ISFA- Universié Lyon I 5 Caisse des Dépôs e Consignaions 6 RÉSUMÉ Dans

Plus en détail

Sélection de portefeuilles et prédictibilité des rendements via la durée de l avantage concurrentiel 1

Sélection de portefeuilles et prédictibilité des rendements via la durée de l avantage concurrentiel 1 ASAC 008 Halifax, Nouvelle-Écosse Jacques Sain-Pierre (Professeur Tiulaire) Chawki Mouelhi (Éudian au Ph.D.) Faculé des sciences de l adminisraion Universié Laval Sélecion de porefeuilles e prédicibilié

Plus en détail

CHAPITRE I : Cinématique du point matériel

CHAPITRE I : Cinématique du point matériel I. 1 CHAPITRE I : Cinémaique du poin maériel I.1 : Inroducion La plupar des objes éudiés par les physiciens son en mouvemen : depuis les paricules élémenaires elles que les élecrons, les proons e les neurons

Plus en détail

Interdépendance des marchés d actions : analyse de la relation entre les indices boursiers américain et européens

Interdépendance des marchés d actions : analyse de la relation entre les indices boursiers américain et européens Inerdépendance des marchés d acions : analyse de la relaion enre les indices boursiers américain e européens SANVI AVOUYI-DOVI, DAVID NETO Direcion générale des Éudes e des Relaions inernaionales Direcion

Plus en détail

MESURE DE VISCOSITÉ. v(z) V = 0. Figure 1.

MESURE DE VISCOSITÉ. v(z) V = 0. Figure 1. MESURE DE VISCOSITÉ I - QUELQUES ÉLÉMENTS DE RHÉOLOGIE La mesure de la viscosié d'un fluide fai parie de la rhéologie, qui es la science des écoulemens de la maière. Dans la suie, on noera : -la viscosié

Plus en détail

Fonds spéculatifs : évolution de l exposition au risque et de l effet de levier 1

Fonds spéculatifs : évolution de l exposition au risque et de l effet de levier 1 Parick McGuire +41 61 28 8921 parick.mcguire@bis.org Eli Remolona +852 2878 715 eli.remolona@bis.org Kosas Tsasaronis +41 61 28 882 ksasaronis@bis.org Fonds spéculaifs : évoluion de l exposiion au risque

Plus en détail

Production d un son par les instruments de musique

Production d un son par les instruments de musique Producion d un son par les insrumens de musique ACTIVITÉ 1 : Recherche documenaire : Les foncions d un insrumen de musique Objecif : découvrir commen les insrumens de musique acousique peuven remplir leurs

Plus en détail

3. Avantage comparatif des exportations de crevettes d élevage: une évaluation globale

3. Avantage comparatif des exportations de crevettes d élevage: une évaluation globale 5 3. Avanage comparaif des exporaions de crevees d élevage: une évaluaion globale Dans la présene secion nous appliquons le cadre d évaluaion exposé ci-dessus pour évaluer l avanage comparaif des principaux

Plus en détail

( ) et est alors représenté par le graphe ci-

( ) et est alors représenté par le graphe ci- LE SIGNAL SINUSOIDAL : PRODUCTION ET OBSERVATION Le bu de ce premier TP es d une par la prise en main du maériel nécessaire pour l observaion des ondes lors de la prochaine séance (uilisaion de l oscilloscope),

Plus en détail

Les Comptes Nationaux Trimestriels

Les Comptes Nationaux Trimestriels REPUBLIQUE DU CAMEROUN Paix - Travail Parie ---------- INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE ---------- REPUBLIC OF CAMEROON Peace - Work Faherland ---------- NATIONAL INSTITUTE OF STATISTICS ----------

Plus en détail

Séminaire d Économie Publique

Séminaire d Économie Publique Séminaire d Économie Publique Les niveaux de dépenses d'infrasrucure son-ils opimaux dans les pays en développemen? Sonia Bassi, LAEP Discuan : Evans Salies, MATISSE & ADIS, U. Paris 11 Mardi 8 février

Plus en détail

Modélisation et prévision de la consommation horaire d électricité au Québec Comparaison de méthodes de séries temporelles

Modélisation et prévision de la consommation horaire d électricité au Québec Comparaison de méthodes de séries temporelles Modélisaion e prévision de la consommaion horaire d élecricié au Québec Comparaison de méhodes de séries emporelles Mémoire Sylvesre Tasa Mairise en Économique Maîre ès ars (M.A.) Québec, Canada Sylvesre

Plus en détail

Texte Ruine d une compagnie d assurance

Texte Ruine d une compagnie d assurance Page n 1. Texe Ruine d une compagnie d assurance Une nouvelle compagnie d assurance veu enrer sur le marché. Elle souhaie évaluer sa probabilié de faillie en foncion du capial iniial invesi. On suppose

Plus en détail

"Modèles Macroéconomiques"

Modèles Macroéconomiques QUELLES SONT LES VARIABLES QUI AFFECTENT LES SECTEURS DU SPI 1? "Modèles Macroéconomiques" Professeur Jean-Chrisian Lambele Assisan : Alexander Mihailov ABSTRACT La présene éude uilise le modèle à faceurs

Plus en détail

Efficience et Productivité des Banques Commerciales Marocaines: Approche non Paramétrique. Touhami Abdelkhalek and Sanae Solhi

Efficience et Productivité des Banques Commerciales Marocaines: Approche non Paramétrique. Touhami Abdelkhalek and Sanae Solhi Efficience e Producivié des Banques Commerciales Marocaines: Approche non Paramérique Touhami Abdelkhalek and Sanae Solhi ERF 5TH CONFERENCE 23-25h November 2008 Efficience e producivié des banques commerciales

Plus en détail

De l inscription à la publication des résultats en ligne à l Université de Lomé : quels impacts sur l adoption des TIC chez les étudiants?

De l inscription à la publication des résultats en ligne à l Université de Lomé : quels impacts sur l adoption des TIC chez les étudiants? Ouagadougou, Burkina Faso, du 26 au 28 février 2015 De l inscripion à la publicaion des résulas en ligne à l Universié de Lomé : quels impacs sur l adopion des TIC chez les éudians? Halourou MAMAN, Universié

Plus en détail

BUREAU D'APPLICATION DES METHODES STATISTIQUES ET INFORMATIQUES

BUREAU D'APPLICATION DES METHODES STATISTIQUES ET INFORMATIQUES BUREAU D'APPLICATION DES METHODES STATISTIQUES ET INFORMATIQUES DT 07/2002 Ressources Humaines e Libéralisaion : une approche sraégique Cas du seceur élecrique en Afrique subsaharienne Samuel AMBAPOUR

Plus en détail

L évaluation du prix des actions par les fondamentaux : analyse du marché français

L évaluation du prix des actions par les fondamentaux : analyse du marché français L évaluaion du prix des acions par les fondamenaux : analyse du marché français Dominique epin To cie his version: Dominique epin. L évaluaion du prix des acions par les fondamenaux : analyse du marché

Plus en détail

2009-01 EFFICIENCE INFORMATIONNELLE DES 1948-2008 UNE VERIFICATION ECONOMETRIQUE MARCHES DE L OR A PARIS ET A LONDRES, DE LA FORME FAIBLE

2009-01 EFFICIENCE INFORMATIONNELLE DES 1948-2008 UNE VERIFICATION ECONOMETRIQUE MARCHES DE L OR A PARIS ET A LONDRES, DE LA FORME FAIBLE 009-01 EFFICIENCE INFORMATIONNELLE DES MARCHES DE L OR A PARIS ET A LONDRES, 1948-008 UNE VERIFICATION ECONOMETRIQUE DE LA FORME FAIBLE Thi Hong Van HOANG Efficience informaionnelle des marchés de l or

Plus en détail

Des données de la recherche et développement aux agrégats de la comptabilité nationale suisse

Des données de la recherche et développement aux agrégats de la comptabilité nationale suisse Déparemen fédéral de l'inérieur DFI Office fédéral de la saisique OFS Rappor de méodes 4 Economie naionale Neucâel, Juin 203 Des données de la recerce e développemen aux agrégas de la compabilié naionale

Plus en détail

THÈSE. Pour l obtention du grade de Docteur de l Université de Paris I Panthéon-Sorbonne Discipline : Sciences Économiques

THÈSE. Pour l obtention du grade de Docteur de l Université de Paris I Panthéon-Sorbonne Discipline : Sciences Économiques Universié de Paris I Panhéon Sorbonne U.F.R. de Sciences Économiques Année 2011 Numéro aribué par la bibliohèque 2 0 1 1 P A 0 1 0 0 5 7 THÈSE Pour l obenion du grade de Doceur de l Universié de Paris

Plus en détail

Incidence du commerce international sur les salaires des Canadiens

Incidence du commerce international sur les salaires des Canadiens Incidence du commerce inernaional sur les salaires des Canadiens par Omar Zakhilwal N o 156 11F0019MPF N o 156 ISSN: 1200-5231 ISBN: 0-660-96431-7 Prix : 5 $ le numéro, 25 $ annuellemen Éudes de la Famille

Plus en détail

Présentation groupe de travail

Présentation groupe de travail Présenaion groupe de ravail Sofiane Saadane jeudi 23 mai 2013 Résumé L aricle sur lequel on ravaille [LP09] présene un problème de bandi à deux bras comporan une pénalié. Nous commencerons par présener

Plus en détail

Documentation Technique de Référence Chapitre 8 Trames types Article 8.14-1

Documentation Technique de Référence Chapitre 8 Trames types Article 8.14-1 Documenaion Technique de Référence Chapire 8 Trames ypes Aricle 8.14-1 Trame de Rappor de conrôle de conformié des performances d une insallaion de producion Documen valide pour la période du 18 novembre

Plus en détail

Règle de Taylor dans le cadre du Ciblage d inflation: Cas de la Nouvelle Zélande

Règle de Taylor dans le cadre du Ciblage d inflation: Cas de la Nouvelle Zélande Règle de Taylor dans le cadre du Ciblage d inflaion: Cas de la Nouvelle Zélande Résumé : La nouvelle Zélande es le pays ayan la plus grande expérience en poliique du ciblage d inflaion. Cee poliique a

Plus en détail

France : la consommation privée bridée par la faiblesse des revenus en sortie de crise

France : la consommation privée bridée par la faiblesse des revenus en sortie de crise N 150 21 juille 2010 France : la consommaion privée bridée par la faiblesse des revenus en sorie de crise La consommaion des ménages en France a neemen freiné depuis la crise financière. La récession qui

Plus en détail

Documents de Travail du Centre d Economie de la Sorbonne

Documents de Travail du Centre d Economie de la Sorbonne Documens de Travail du Cenre d Economie de la Sorbonne D un muliple condiionnel en assurance de porefeuille : CAViaR pour les gesionnaires? Benjamin HAMIDI, Emmanuel JURCZENKO, Berrand MAILLET 2009.33

Plus en détail

budgétaire et extérieure

budgétaire et extérieure Insiu pour le Développemen des Capaciés / AFRITAC de l Oues / COFEB Cours régional sur la Gesion macroéconomique e les quesions de dee Dakar, Sénégal du 4 au 5 novembre 203 Séance S-4 : Souenabilié budgéaire

Plus en détail

GUIDE DES INDICES BOURSIERS

GUIDE DES INDICES BOURSIERS GUIDE DES INDICES BOURSIERS SOMMAIRE LA GAMME D INDICES.2 LA GESTION DES INDICES : LE COMITE DES INDICES BOURSIERS.4 METHODOLOGIE ET CALCUL DE L INDICE TUNINDEX ET DES INDICES SECTORIELS..5 I. COMPOSITION

Plus en détail

Solutions AUTOMATISMES. L essentiel

Solutions AUTOMATISMES. L essentiel AUTOMATISMES Freinage élecronique des Les variaeurs de viesse on beaucoup évolué ces dernières années, an en ermes de performance echnique que de coû. Cela leur a permis de conquérir de nouvelles posiions,

Plus en détail

Le système d incitation basé sur la valeur économique ajoutée : Un remède à la manipulation comptable? Jihene El Ouakdi* Jacques Saint-Pierre**

Le système d incitation basé sur la valeur économique ajoutée : Un remède à la manipulation comptable? Jihene El Ouakdi* Jacques Saint-Pierre** Le sysème d inciaion basé sur la valeur économique ajouée : Un remède à la manipulaion compable? Par Jihene El Ouakdi* Jacques Sain-Pierre** * Éudiane au Ph.D. Déparemen de finance e assurance Faculé des

Plus en détail

BUREAU D'APPLICATION DES METHODES STATISTIQUES ET INFORMATIQUES

BUREAU D'APPLICATION DES METHODES STATISTIQUES ET INFORMATIQUES BUREAU D'APPLICATION DES METHODES STATISTIQUES ET INFORMATIQUES DT 2/2005 Croissance économique e consommaion d énergie au Congo : une analyse en ermes de causalié Samuel AMBAPOUR Chrisophe MASSAMBA BAMSI

Plus en détail

Organisation du travail et santé des seniors en Europe

Organisation du travail et santé des seniors en Europe Documen ravail Working paper Organisaion du ravail e sané s seniors en Europe Thierry Debrand (IRDES), Pascale Lengagne (IRDES) DT n 3 Février 2007 Insiu recherche e documenaion en économie la sané IRDES

Plus en détail

Relations dynamiques entre politique macro-économique et secteur agricole en Tunisie : Une approche de cointégration

Relations dynamiques entre politique macro-économique et secteur agricole en Tunisie : Une approche de cointégration Relaions dynamiques enre poliique macro-économique e seceur agricole en Tunisie : Une approche de coinégraion Chebbi H.E., Gil J.M. in Laajimi A. (ed.), Arfa L. (ed.). Le fuur des échanges agro-alimenaires

Plus en détail

CARACTERISTIQUES STATIQUES D'UN SYSTEME

CARACTERISTIQUES STATIQUES D'UN SYSTEME CARACTERISTIQUES STATIQUES D'UN SYSTEE 1 SYSTEE STABLE, SYSTEE INSTABLE 1.1 Exemple 1: Soi un sysème composé d une cuve pour laquelle l écoulemen (perurbaion) es naurel au ravers d une vanne d ouverure

Plus en détail

Le mécanisme du multiplicateur (dit "multiplicateur keynésien") revisité

Le mécanisme du multiplicateur (dit multiplicateur keynésien) revisité Le mécanisme du muliplicaeur (di "muliplicaeur kenésien") revisié Gabriel Galand (Ocobre 202) Résumé Le muliplicaeur kenésien remone à Kenes lui-même mais il es encore uilisé de nos jours, au moins par

Plus en détail

LA PLANIFICATION FINANCIÈRE

LA PLANIFICATION FINANCIÈRE LA PLANIFICAION FINANCIÈRE «[] here are more uses for mahemaical models in he applied areas of finance han us ha of lieral, direc, on-line, real-ime decision making, and, in he presen sae of he ar, hese

Plus en détail

3 POLITIQUE D'ÉPARGNE

3 POLITIQUE D'ÉPARGNE 3 POLITIQUE D'ÉPARGNE 3. L épargne exogène e l'inefficience dynamique 3. Le modèle de Ramsey 3.3 L épargne opimale dans le modèle AK L'épargne des sociéés dépend largemen des goûs des agens, de faceurs

Plus en détail

Les solutions solides et les diagrammes d équilibre binaires. sssp1. sssp1 ssss1 ssss2 ssss3 sssp2

Les solutions solides et les diagrammes d équilibre binaires. sssp1. sssp1 ssss1 ssss2 ssss3 sssp2 Les soluions solides e les diagrammes d équilibre binaires 1. Les soluions solides a. Descripion On peu mélanger des liquides par exemple l eau e l alcool en oue proporion, on peu solubiliser un solide

Plus en détail

«Savoir vendre les nouvelles classes d actifs financiers» Produits à capital garanti : méthode du coussin (CCPI) François Longin www.longin.

«Savoir vendre les nouvelles classes d actifs financiers» Produits à capital garanti : méthode du coussin (CCPI) François Longin www.longin. Formaion ESSEC Gesion de parimoine Séminaire i «Savoir vendre les nouvelles classes d acifs financiers» Produis à capial garani : méhode du coussin (CCPI) Origine de la méhode Descripion de la méhode Plan

Plus en détail

Taux de change et Inflation: une analyse en modèle VAR du canal du taux de change : Cas de la Tunisie

Taux de change et Inflation: une analyse en modèle VAR du canal du taux de change : Cas de la Tunisie Taux de change e Inflaion: une analyse en modèle VAR du canal du aux de change : Cas de la Tunisie Samia Jebali 1 Tahar Moulahi** Mohamed Slim Mouha*** Résumé La Tunisie connais depuis cinq ans une dépréciaion

Plus en détail

Retraite et chômage en Belgique : les jeunes bénéficient-ils des préretraites? Mathieu Lefèbvre 1

Retraite et chômage en Belgique : les jeunes bénéficient-ils des préretraites? Mathieu Lefèbvre 1 Reraie e chômage en Belgique : les jeunes bénéficien-ils des préreraies? Mahieu Lefèbvre 1 Résumé Dans ce aricle, nous décrivons les principaux changemens survenus dans l accès aux préreraies au cours

Plus en détail

Solvency II, IFRS : l impact des modèles d actifs retenus

Solvency II, IFRS : l impact des modèles d actifs retenus Les normes IFRS en assurance Solvency II, IFRS : l impac des modèles d acifs reenus 31 e journée de séminaires acuariels ISA-HEC Lausanne e ISFA Lyon Pierre THÉROND pherond@winer-associes.fr 18 novembre

Plus en détail

Gestion des risques dans les chaînes logistiques : planification sous incertitude par la théorie des possibilités

Gestion des risques dans les chaînes logistiques : planification sous incertitude par la théorie des possibilités Gesion des risques dans les chaînes logisiques : planificaion sous inceriude par la héorie des possibiliés Romain Guillaume To cie his version: Romain Guillaume. Gesion des risques dans les chaînes logisiques

Plus en détail

MODÈLE BAYÉSIEN DE TARIFICATION DE L ASSURANCE DES FLOTTES DE VÉHICULES

MODÈLE BAYÉSIEN DE TARIFICATION DE L ASSURANCE DES FLOTTES DE VÉHICULES Cahier de recherche 03-06 Sepembre 003 MODÈLE BAYÉSEN DE TARFCATON DE L ASSURANCE DES FLOTTES DE VÉHCULES Jean-François Angers, Universié de Monréal Denise Desardins, Universié de Monréal Georges Dionne,

Plus en détail

Les deux déficits, budgétaire et du compte courant, sont-ils jumeaux? Une étude empirique dans le cas d une petite économie en développement

Les deux déficits, budgétaire et du compte courant, sont-ils jumeaux? Une étude empirique dans le cas d une petite économie en développement Les deux déficis, budgéaire e du compe couran, sonils jumeaux? Une éude empirique dans le cas d une peie économie en développemen (Version préliminaire) Aueur: Wissem AJILI Docorane CREFED Universié Paris

Plus en détail

CHELEM Commerce International

CHELEM Commerce International CHELEM Commerce Inernaional Méhodes de consrucion de la base de données du CEPII Alix de SAINT VAULRY Novembre 2013 1 Conenu de la base de données Flux croisés de commerce inernaional (exporaeur, imporaeur,

Plus en détail

Redressement non commandé sur charge RLE en conduction continue

Redressement non commandé sur charge RLE en conduction continue Redressemen non commandé sur charge RL en conducion coninue SI 9- I. Conversion alernaif-coninu, exemples d applicaions liés à la racion Figure : Locomoive BB5 Réseau de disribuion Redresseur saique monophasé

Plus en détail

Le retour de l effet boule de neige

Le retour de l effet boule de neige Bureau fédéral du Plan /10/HJB/bd/2824 Le reour de l effe boule de neige Exposé à l Insiu Belge des Finances Publiques le 4 juin 2010 Henri BOGAERT C es en 1981 que j ai rédigé une noe don le ire imagé

Plus en détail

La logique séquentielle

La logique séquentielle La logique séquenielle Logseq 1) ifférence enre sysèmes combinaoires e sysèmes séqueniels. Un sysème combinaoire es el que l'éa de ses sories ne dépende que de l'éa des enrées. Il peu donc êre représené

Plus en détail

Réformes fiscales, systèmes de retraite et chômage involontaire : une analyse à l aide d un modèle d équilibre général calculable

Réformes fiscales, systèmes de retraite et chômage involontaire : une analyse à l aide d un modèle d équilibre général calculable Réformes fiscales, sysèmes de reraie e chômage involonaire : une analyse à l aide d un modèle d équilibre général calculable Mouez Fodha Paricia Le Maire Résumé Le vieillissemen de la populaion issu à

Plus en détail