COUT DES FOURRAGES DANS LES ELEVAGES LAITIERS DE RHONE-ALPES

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1 COUT DES FOURRAGES DANS LES ELEVAGES LAITIERS DE RHONE-ALPES De la production jusqu à la gueule de l animal OBJECTIFS DE L ETUDE De nombreuses questions se posent sur la place nécessaire de l ensilage d herbe dans les systèmes tout herbe et herbe-maïs de demi-montagne de Rhône-Alpes. Les éleveurs et les responsables de CUMA s interrogent également sur les adaptations et les coûts des différents modes de récolte des fourrages par rapport aux nouvelles exigences des exploitations d élevage (engagements PAC, mise aux normes, maind œuvre...). Les révisions des cahiers des charges de certaines AOC et les demandes de la société relancent d autre part l intérêt du foin. Depuis peu, on observe une tendance à revenir à ce mode de récolte en lien avec une volonté d autonomie en protéines (introduction de luzerne), ou d abandon de l ensilage. Quelques références existent sur le coût des fourrages, mais elles sont incomplètes, difficilement transposables. Les agriculteurs, lors des renouvellements d équipement, demandent des données précises et fiables pour faire leur choix. Ainsi les Chambres d Agriculture de la Loire et du Rhône et le Contrôle Laitier de l Isère, dans le cadre du PEP Bovins Lait Rhône Alpes et avec l appui de l Institut de l Elevage ont conduit en 2007 une étude sur les coûts de production des fourrages. L objectif est d obtenir des coûts de la production jusqu à la gueule de l animal, par type de fourrage et mode de récolte. Pour cela des enquêtes détaillées ont été réalisées en exploitation. UNE ENQUETE APPROFONDIE DANS 63 EXPLOITATIONS Pour couvrir la diversité régionale, le choix des exploitations enquêtées s est fait en fonction du système fourrager et de la principale chaîne de récolte de l herbe. Les enquêtes ont porté sur 63 exploitations. Trois systèmes fourragers majeurs ont été retenus : Maïs dominant (12 exploitations) Herbe - maïs (24 exploitations) Tout herbe (27 exploitations) Combinés avec le mode dominant de récolte de l herbe en première coupe : Ensilage (automotrice, ensileuse traînée, autochargeuse) Enrubannage Foin traditionnel. COUT DES FOURRAGES ET RENDEMENTS : de quoi parle-t-on? Les coûts des fourrages comprennent : production (labour, semis, engrais...), récolte, stockage et distribution. A l aide de la comptabilité de chaque exploitation, toutes les charges imputables aux fourrages ont été identifiées. Les charges opérationnelles des fourrages ont été ventilées par type de fourrage. Les charges de mécanisation (amortissement, frais financiers, entretien, assurances du matériel, gas-oil, travaux par tiers) ont été calculées d abord pour l ensemble de l exploitation puis réparties par types de fourrages en fonction des temps d utilisation de chaque matériel et équipement selon les appréciations des éleveurs. Les autres charges de structure (fermage, charges sociales, autres assurances, gestion...) n ont pas été prises en compte. De même, la main-d œuvre des exploitants n est pas comptabilisée. Les quantités et rendements des fourrages stockés (ensilages, enrubannage, foin) ont été estimés au plus juste en fonction des récoltes de l année et des stocks. Les rendements valorisés des pâtures (toujours inférieurs aux rendements sur pied) ont été estimés en déduisant les quantités utilisées de fourrages stockés des besoins globaux du troupeau. Tous les coûts des fourrages ont ainsi été ramenés à la tonne de matière sèche utilisée.

2 PREMIER CONSTAT : DES COUTS TRES VARIABLES ENTRE EXPLOITATIONS Pour le même fourrage et au sein d un même système le coût peut varier de 1 à 7, et même plus pour le pâturage. Tableau 1 : Coûts totaux minimum et maximum des fourrages par système fourrager Coûts totaux ( /TMS) Système maïs dominant Système herbe-maïs Système tout herbe Minimum Maximum Minimum Maximum Minimum Maximum Ensilage maïs Ensilage herbe Enrubannage Foin au sol Pâture Au sein des fourrages conservés, le coût de l ensilage de maïs apparaît comme le moins variable et celui des balles rondes enrubannées comme le plus variable. MAIS DES ELEVAGES PLUS ECONOMES QUE D AUTRES SUR L ENSEMBLE DES COUTS DES FOURRAGES Dans les systèmes herbe-maïs où l on retrouve tous les types de fourrages, les exploitations 1 à 5 ont des coûts totaux nettement plus faibles que ceux des autres exploitations sur tous les fourrages. On peut constater le même phénomène au sein des systèmes maïs dominant et tout herbe. Cela laisse entrevoir d importantes possibilités de réduction de coûts pour les exploitations les moins économes. 2

3 UNE HIERACHIE ATTENDUE DES COUTS MOYENS Globalement le pâturage confirme sa position de fourrage le moins coûteux et de loin, sauf dans les systèmes maïs dominant qui lui accordent peu de place. Par ordre de coûts croissants, et dans les trois systèmes, le pâturage est suivi par l ensilage de maïs (quand il est présent), le foin, l ensilage d herbe et les balles rondes enrubannées. Tableau 2 : Coûts moyens des fourrages par système fourrager Système maïs dominant Système herbe maïs Système tout herbe Coût total moyen ( /tms) Composantes du coût total ( /tms) Production et récolte Distribution dont mécanisation dont charges opé. Stockage Ensilage maïs Pâture Foin au sol Ensilage herbe Enrubannage Ensilage maïs Pâture Foin au sol Ensilage herbe Enrubannage Pâture Foin au sol Ensilage herbe Enrubannage Par rapport au coût total : le coût de production-récolte représente entre 75 % et 90 %, le coût de distribution représente entre 15 % et 20 % pour les ensilages d herbe et de maïs, contre 5 % et 12 % pour les foins et enrubannages, en lien avec le type de matériel utilisé (désileuse, bol mélangeur...), le coût de stockage est faible en moyenne mais extrêmement variable. En effet le coût moyen masque des situations très différentes, selon que les ouvrages de stockage (hangars, silos, plateformes...) soient amortis ou en cours d amortissement. PATURAGE : LE COUT LE PLUS BAS A CONDITION QU IL SOIT BIEN VALORISE Le pâturage confirme globalement son faible coût (inférieur à /TMS) mais peut s avérer onéreux quand on le valorise mal (au-dessous de 2 tonnes MS/ha). Ces faibles niveaux de valorisation se rencontrent surtout dans les exploitations dont le troupeau pâture peu. Au dessus de 2 TMS/ha, le coût se situe le plus souvent entre 20 et 40 /TMS. Coût/TMS Coût du pâturage en fonction de sa valorisation Rendement valorisé (TMS/HA) 3

4 LA MECANISATION PESE LOURD : AU MOINS 50 % DU COUT TOTAL Quels que soient le système et le fourrage, y compris pour la pâture (entretien, abreuvement...), le coût de mécanisation (part de mécanisation de la production-récolte et de la distribution) constitue au minimum 50% du coût total. Ainsi, le coût de mécanisation, par rapport au coût total, représente entre 55 % et 65 % pour les ensilages, 60 % et 70 % pour le foin au sol et l enrubannage. Toutefois le poids relatif plus élevé de la mécanisation pour ces deux derniers fourrages tient, pour une bonne part, à des coûts opérationnels moindres (engrais, semences...), en particulier pour le foin. Enfin pour un même fourrage conservé (ensilages, enrubannage ou foin), les coûts de mécanisation sont plus élevés dans le système herbe-maïs. Cela est vraisemblablement dû au fait que les exploitations de moyenne montagne, enquêtées dans ce système, sont de plus petite dimension, tout en ayant besoin d un parc matériel presque équivalent à celui des exploitations de plaine. De plus ces exploitations travaillent beaucoup en CUMA, et dans certains cas pour les mêmes travaux, du matériel individuel fait double emploi avec le matériel collectif. DES COMPENSATIONS ENTRE FOURRAGES AU SEIN D UNE MEME EXPLOITATION Le coût moyen pondéré tous fourrages confondus, de la production à la récolte (y compris par l animal lui-même au pâturage), sur chaque exploitation (Coût de productionrécolte/tms valorisée) est moins variable que les coûts de chacun des fourrages, pris isolément. Cela signifie qu il y a des compensations entre les coûts des différents fourrages au sein d une même exploitation, comme le montrent les résultats du tableau 3 qui concernent les 16 exploitations tout herbe récoltant toutes des balles rondes enrubannées et du foin. Ce constat est également valable pour les exploitations des deux autres systèmes. Tableau 3 : Coûts individuels et global des fourrages dans les exploitations tout herbe 16 exploitations Enrubannage Foin au sol Pâturage Tous fourrages Moyenne Minimum Maximum Ecart-type

5 PRINCIPAUX CRITERES EXPLICATIFS DE LA VARIABILITE DES COUTS Maïs ensilage C est d abord le rendement qui explique le plus la variabilité du coût de la tonne de MS utilisée. Les coûts nécessaires à la production d un hectare de maïs sont assez peu variables et donc le rendement est déterminant. Ensilage herbe Avant le rendement par hectare, la quantité globale récoltée en ensilage explique le plus la variabilité. Plus le tonnage total est important, plus le coût est faible. En second lieu le coût global de la traction est déterminant. Les prairies de courte durée type RGI qu on rencontre principalement dans les systèmes herbe-maïs semblent entraîner un coût plus élevé de l ensilage d herbe, probablement par l augmentation des coûts de mise en place (labour, semences...) qui sont amortis sur une plus faible durée. Enrubannage Comme on pouvait s en douter le coût de l enrubannage dépend étroitement des tonnages et pour ce type de fourrage directement des surfaces récoltées et des rendements. Les exploitations réalisant beaucoup de seconde et troisième coupe en enrubannage à faible rendement affichent pour ce fourrage des coûts assez élevés. Néanmoins dans l ensemble le coût tend à diminuer avec les tonnages globaux récoltés. En effet la presse est souvent à double ou triple utilisation (foin, paille, enrubannage) ce qui réduit la charge d amortissement par balle lorsque les quantités récoltées augmentent. Coût récolte enrubannage / t MS Tonnage récolté (t MS) Foin au sol La variabilité des coûts est très forte entre exploitations (de 1 à 5) mais il ne ressort pas de critère prépondérant pour expliquer la variabilité du coût du foin. Tous fourrages, tous systèmes : économie d échelle... jusqu à quel seuil? Dans tous les systèmes et pour tous les fourrages, à l exception du foin, le coût par tonne de matière sèche tend d abord à diminuer quand les quantités de fourrage récoltées augmentent, ce qui traduit une économie d échelle. Néanmoins au-delà d un certain volume (tonnages, hectares...) les coûts ont tendance à réaugmenter. On peut avancer deux explications possibles : la disponibilité insuffisante en main-d œuvre conduit au-delà d un certain seuil, difficile à cerner et propre à chaque exploitation, à des équipements plus importants et plus performants et donc plus onéreux et peut-être aussi à plus de travaux par tiers. L accroissement des volumes de fourrages à produire et récolter peut aussi s accompagner d une moindre maîtrise technico-économique et donc d une augmentation des coûts. D AUTRES ELEMENTS DIFFICILEMENT CHIFFRABLES PEUVENT INFLUER SUR LES COUTS Certains pèsent lourd comme ceux liés à la structure foncière : il est tout à fait certain que la nature et la qualité du parcellaire influent fortement sur les coûts : taille des parcelles, éloignement, topographie, contraintes agronomiques. Ceux liés à la stratégie d investissement et d amortissement : certains choix fiscaux peuvent amener à renchérir le coût immédiat des matériels et équipements et donc entraîner une répercussion directe sur les coûts des fourrages. Enfin des éléments comme la main-d œuvre, l état des bâtiments et installations influent sur les choix de fourrages stockés et donc indirectement sur les coûts. 5

6 TEMOIGNAGE Des objectifs simples et clairs pour les frères SAVATIER Nos deux priorités sont le maintien du revenu par la maîtrise des coûts et le travail par la simplification de la conduite de l exploitation. Pour cela on a fait des choix et on s y tient. Pour la mécanisation on a choisi les Cuma. Sur l exploitation, l essentiel du matériel c est 2 tracteurs (80 CV de 2007 et un 65 CV de 1989) et une dessileuse pailleuse. La maîtrise des coûts des fourrages Fourrages stockés et cultures Depuis 7 ans on ne laboure plus, on fait du semis direct avec le semoir de la Cuma, aussi bien pour les prairies que les semis de céréales. Pour nous c est rapide et économique. Pour les stocks, on n a que de l ensilage d herbe et du foin. On ne récolte pas d enrubannage trop onéreux et surtout gourmand en temps de travail. On cherche toujours à simplifier, pour utiliser du matériel de façon collective et aussi à réduire les besoins d équipement de stockage et de distribution. C est dans cette logique que le maïs a été arrêté en 2000 malgré des rendements corrects. On a facilement compensé par une meilleure valorisation des surfaces en herbe qui sont importantes sur l exploitation et de toute façon qui portent des charges de structure qu on s en serve plus ou moins. Priorité au pâturage D abord on a fait de gros efforts de restructuration foncière, c était vraiment une priorité pour éviter de perdre du temps sur la route et améliorer l efficacité des chantiers. Au fil du temps ça nous a permis d avoir des parcelles bien dimensionnées pour pouvoir donner une place importante au pâturage des vaches. On a fait des aménagements et des points d eau. Ça a vraiment simplifié le travail, on n hésite pas à lâcher tôt dès la fin mars pour valoriser le pâturage au maximum. Ça évite les refus et les fauches de nettoyage. C est sans frais et on y passe peu de temps. Peu d achat d engrais minéraux Sur l exploitation on n est pas chargé en cheptel, à peine 1 UGB/ha SFP. Les engrais de ferme assurent une bonne part des besoins de fertilisation. Depuis longtemps on composte le fumier, ça permet de le répartir un peu partout. On utilise le lisier pour l ensilage d herbe. La mise aux normes nous a incité dans ce sens et du coup c est un bon moyen de rentabiliser ces investissements. Résultats Elevage Moyenne de l enquête Ensilage d herbe Foin au sol Pâturage En résumé Le système et le fonctionnement qu on a mis en place répondent à nos objectifs. On a des coûts raisonnables en particulier sur les fourrages. Mais on a mis en cohérence l utilisation des surfaces avec la conduite du troupeau, que ce soit pour la production par vache, la répartition des vêlages... Pour nous, dans nos régions plus difficiles, c est d abord en maîtrisant les coûts qu on préservera notre revenu. Gaec de Carré SAVATIER Jacques et Michel SAINT ROMAIN D URFE (42) > Michel SAVATIER Carte de visite de l élevage Zone de semi montagne herbagère à 700 m d altitude 88 ha de SAU dont : - 10 ha de céréales - 78 ha de SFP (herbe) dont 50 % de prairie temporaire Part important de prairies récoltables 60 ha accessibles par les vaches laitières Maïs abandonné en l de quota 45 vaches laitières montbéliardes 10 génisses élevées par an Stabulation libre paillée Très bonne efficacité économique (EBE/PB > 50 %)

7 TEMOIGNAGE Efficacité du troupeau pour maintenir le revenu et avoir de bonnes conditions de travail Nous ne souhaitons pas nous agrandir ou augmenter les surfaces cultivées. Pour dégager notre revenu il faut maintenir l efficacité sur le troupeau laitier qui est notre priorité. Avec trop d hectares et une charge de travail importante, on ne lève plus la tête pour voir ce qui se passe autour. Nos investissements -bâtiments et matériels- sont réfléchis au plus juste et selon les opportunités de financement. Le prix des engrais et aliments sont négociés au cas par cas. Gaec du Bel Air PICHON Alain et Paul LA CHAPELLE DE SURIEU (38) Des charges de mécanisation compressées L objectif de maintenir un niveau élevé de production laitière nous oblige à avoir une ration très performante donc des fourrages et concentrés de qualité, le tout avec une bonne fibrosité de la ration. L achat d un bol mélangeur va dans ce sens. On gagne aussi en temps de travail. Tous les jours on s en sert. Hormis 2 tracteurs, c est le seul investissement important. La plupart des autres gros matériels sont en CUMA (télescopique) ou en copropriété (faucheuse, pulvé, épandeur). Malgré le faible nombre d éleveurs sur le canton, l entente est très bonne : on maîtrise ses coûts, on a des matériels performants et entretenus, les chantiers sont faits en commun et sont efficaces. Coûts des fourrages produits sur l exploitation en euros/tonne de MS Elevage Moyenne du groupe Ensilage de maïs Ensilage d herbe Foin au sol Pâturage Pâturer dés que possible Malgré un bon potentiel laitier, on n hésite pas à profiter au maximum de la pâture pour les laitières. On sort les vaches dés que possible autour du 15 mars, les terrains portent d ailleurs mieux qu en avril-mai. 8 ha au printemps, jusqu à 20 hectares l été autour du bâtiment sont disponibles pour les vaches. Le pâturage tournant a été abandonné pour un pâturage gazon court qui évite le piétinement des parcelles et permet d avoir de l herbe toujours de qualité. On arrive bien à tenir le lait avec une complémentation modérée à l auge en maïs ensilage. Les vaches pâturent aussi des terrains pentus peu ou pas mécanisables et à moindre risques. On n hésite pas à investir dans nos prairies : semis mélange ray-grass-dactyle (la luzerne vient difficilement sur ces terrains), fertilisation azotée en plusieurs passages selon la météo et la pousse de l herbe. Les génisses et les taries utilisent les terrains plus éloignés, séchants et les repousses de dactyle à l automne. Travailler avec des matières premières Toutes les parcelles en maïs reçoivent 35 T de fumier par an. On ne dépasse pas 100 unités d azote pour 13 tonnes MS/ha/an. Les apports en phosphore et potasse sont raisonnés en fonction des analyses de sol. Pour simplifier et négocier les prix on achète deux types d engrais pour l année et toujours en morte saison. L azote est sous forme d urée ou d ammonitrate selon les cours du marché. On fait faire un bulk binaire P et K à notre fournisseur uniquement à partir de matières premières simples mais de qualité. Le tout sert pour toutes les surfaces et cultures. La volonté de ne pas agrandir la surface nous oblige à avoir de bons rendements. On ne peut pas faire l impasse sur la fertilisation mais on la raisonne et la maîtrise au plus juste. De même pour la ration, l achat de matières premières simples directement par courtage (soja ou colza) est une solution très économique. Carte de visite de l élevage Zone de coteaux pentus Terrains très caillouteux et argileux, difficiles à travailler mais craignant peu le sec 75 ha SAU : - 15 ha céréales à paille - 20 ha maïs ensilage - 25 ha prairies temporaires (ensilage + pâturage) - 15 ha prairies naturelles pâturées + achat foin sur pied Troupeau Prim Holstein 50 vaches kg moyenne Quota litres Stabulation logettes paillées EBE/produit > 50 % Garder cette dynamique Notre fonctionnement permet de concilier revenu et qualité de vie pour 3 associés. IL faut maintenant anticiper sur le renouvellement des générations. Garder le dynamisme d élevage sur le canton, continuer à travailler l efficacité du troupeau et sa rentabilité pour pouvoir installer un jeune.

8 QUELS FOURRAGES ET QUELLES CHAINES DE RECOLTE CHOISIR? Pour plusieurs raisons, dont les principales sont évoquées ci-dessous, le choix ne peut pas s appuyer uniquement sur les coûts. Une première évidence toutefois : partout où c est possible (pousse, accessibilité...), privilégier le pâturage qui confirme sa position de mode de récolte le moins onéreux et de loin, sauf dans les systèmes maïs dominant qui lui accordent peu de place, et dans lesquels mieux vaudrait peut-être ne pas pâturer du tout que peu et mal, surtout si les surfaces pâturées sont labourables. Concernant les fourrages conservés, il convient de distinguer le choix du fourrage et celui du mode de récolte. Le choix du fourrage doit avant tout tenir compte des potentialités du milieu en donnant la priorité au fourrage qui a le meilleur rapport rendement annuel / sécurité. A titre d exemple dans les zones où il atteint régulièrement un rendement correct (supérieur à 10 TMS / ha), l ensilage de maïs a tout a fait sa place à condition de ne pas délaisser les prairies permanentes obligatoires. Le niveau de production du troupeau va aussi orienter le choix, mais il ne devrait pas conduire, dans un seul souci de performances animales, à produire des fourrages peu adaptés au milieu. Le choix du mode de récolte de l herbe est plus complexe. Le foin séché au sol, présent dans toutes les exploitations, s avère moins coûteux que l ensilage d herbe et l enrubannage, mais ne peut convenir, à lui seul, que pour les troupeaux à production par vache modeste ou encadrés par un cahier des charges. De plus, visà-vis du pâturage, il n offre pas les mêmes possibilités de repousses précoces que l ensilage ou l enrubannage, avantage qui doit relativiser les coûts généralement élevés de ces deux derniers modes de récolte. C est donc entre ensilage d herbe et enrubannage que se pose la question essentielle du choix. Dans les exploitations structurellement intensives (lait/ha supérieur à l) avec des surfaces limitantes en maïs, le recours à l ensilage en coupe fine pour compléter les stocks semble incontournable. Ces exploitations ont par contre intérêt à amortir au maximum les presses en privilégiant le foin pour les secondes, voire les troisièmes coupes. Dans les élevages herbagers montagnards plus extensifs, l enrubannage, en complément du foin, se justifie tout à fait et ce d autant plus que son coût diminue de façon nette avec le nombre de balles récoltées, pouvant descendre dans certaines exploitations à /tms. Pour la gestion du pâturage, il offre non seulement la précocité des repousses mais également la souplesse d intervention (pentes, petites parcelles...). Pour tous les fourrages il se dégage une tendance générale à la diminution du coût avec l augmentation du volume récolté, du moins jusqu à un certain seuil. Il paraît donc préférable de valoriser à plein les chaînes de récolte existantes avant d envisager d investir dans une nouvelle chaîne, voire, lors d un renouvellement d équipement, de réduire le nombre de chaînes, si cela est compatible avec la durée des chantiers, les bâtiments et le matériel de distribution. Optimiser le coût des fourrages sur son exploitation, c est d abord choisir le système fourrager le mieux adapté aux potentialités du milieu et aux performances du troupeau. Ensuite raisonner le choix des chaînes de récolte en tenant compte des coûts, mais aussi de la main-d œuvre disponible, du parcellaire, des bâtiments et des contraintes environnementales. Les niveaux de coûts indiqués dans cette plaquette constituent des premiers repères auxquels chaque éleveur peut comparer ceux de ses propres fourrages, pour lui permettre d éventuelles adaptations vers la réduction des coûts de production. Pour en savoir plus : Cécile CROZAT Chambre Agriculture Jean-Philippe GORON Contrôle Laitier Jean-Louis LAPOUTE Chambre Agriculture Monique LAURENT Institut de l Elevage avec la participation de Michel CAPITAIN (Institut de l Elevage) et René MOLIN (Chambre d Agriculture du Rhône) Cette étude a bénéficié du financement de la Région Rhône-Alpes ISBN : PUB IE : Mise en page : Isabelle GUIGUE Avril Crédit photos : Institut de l Elevage, APASEC

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