Actualités scientifiquesmc

Save this PDF as:
 WORD  PNG  TXT  JPG

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Actualités scientifiquesmc"

Transcription

1 ST. MICHAEL S HOSPITAL UNIVERSITY OF TORONTO RAPPORT DE LA DIVISION DE CARDIOLOGIE ST. MICHAEL S HOSPITAL, UNIVERSITÉ DE TORONTO MC L innocuité et l efficacité des bloqueurs des canaux calciques: Données provenant de l étude STEPHY II et d autres études Présenté initialement par: P. TRENKWALDER, M.D. Symposium satellite du XIXe Congrès de la Société européenne de cardiologie Stockholm, Suède, du 24 au 27 août 1997 Présenté par: SHAUN GOODMAN, M.D. Les médias et le public ont accordé une attention sans précédent à plusieurs rapports selon lesquels les bloqueurs des canaux calciques, en particulier la nifédipine à action brève, peuvent augmenter le risque de décès et d infarctus du myocarde (IM), de cancer et d hémorragie chez les sujets atteints d hypertension 1-5, d angor instable ou d angor stable 6 ou présentant des antécédents d IM. Cependant, toutes ces analyses (qui sont des études de cohortes cas-témoins ou prospectives) ont des limites importantes et la méta-analyse fondée sur des études prospectives randomisées contient certaines erreurs. En outre, de nombreux rapports ultérieurs n appuyent pas ces données. Une étude récemment signalée et plusieurs études randomisées de grande envergure en cours devraient fournir de meilleures recommandations sur l usage des bloqueurs des canaux calciques 6. STEPHY II, une étude de cohortes prospective récemment signalée, évalue la relation entre l incidence du cancer à 3 ans et l usage des bloqueurs des canaux calciques parmi les patients hypertendus et ses auteurs n ont constaté aucune augmentation des événements cardio-vasculaires ou de cancer. Limites des études cas-témoins La première étude cas-témoins menée par Psaty et coll. 1 était une analyse rétrospective comparant des sujets ayant subi un IM et des sujets n ayant pas subi d IM en ce qui concerne leur usage antérieur de divers antihypertenseurs. Les auteurs ont signalé que le risque d IM était accru (risque relatif: 1,6; intervalle de confiance à 95%: 1,1-2,3; p = 0,01) parmi les patients hypertendus traités par un bloqueur des canaux calciques comparativement aux sujets traités par un diurétique uniquement. Dans une analyse similaire, les auteurs indiquent que le risque d IM était également accru parmi les patients recevant des bloqueurs des canaux calciques à des doses faible, moyenne et élevée comparativement à des bêta-bloquants (risques relatifs 1,13, 1,42 et 1,81, respectivement). Bien que ces données soient frappantes, les études castémoins comportent plusieurs limites importantes dont il faut tenir compte. En général, ces études ont permis d émettre des hypothèses intéressantes. Cependant, elles ne permettent pas d établir de façon certaine si une classe de médicaments comporte des risques faibles ou modérés ou des avantages lorsque les facteurs associés à la prescription d un médicament en particulier sont difficiles à contrôler 7. Bien qu ils aient utilisé des méthodes statistiques épidémiologiques à la pointe du progrès, les auteurs de cette étude controversée n ont pu contrôler que les variables spécifiques Division de cardiologie Luigi Casella, M.D. Michael R. Freeman, M.D. Robert J. Chisholm, M.D. Shaun Goodman, M.D. Paul Dorian, M.D. Robert J. Howard, M.D. David H. Fitchett, M.D. Stuart Hutchison, M.D. Anatoly Langer, M.D. (rédacteur) Gordon W. Moe, M.D. Juan Carlos Monge, M.D. David Newman, M.D. Trevor I. Robinson, M.D. Duncan J. Stewart, M.D. (chef) Bradley H. Strauss, M.D. Kenneth R. Watson, M.D. St. Michael s Hospital 30 Bond St., suite 701A Toronto, Ontario M5B 1W8 Télécopieur: (416) Les opinions exprimées sont exclusivement celles des membres de la division. Publié grâce à des subventions sans restrictions.

2 qu ils ont pu identifier. Cette limite est inhérente à l interprétation des résultats de toute étude cas-témoins. Les études cas-témoins font l objet de deux sources de biais pouvant invalider leurs conclusions: les biais de sélection (ou d indication) et les biais confusionnels 8. Les biais de sélection sont dus à un déséquilibre systématique entre les cas et les témoins. Par exemple, il est possible que parmi les patients ayant subi un IM dans l étude, on ait inclu accidentellement des patients «dont l état était plus grave» nécessitant un plus grand nombre de médicaments tels que des bloqueurs des canaux calciques. Dans l étude menée par Psaty et coll., la fréquence du diabète et des maladies cardiovasculaires cliniques étaient sans aucun doute plus élevée chez les patients recevant des bloqueurs des canaux calciques que chez ceux prenant d autres antihypertenseurs. De fait, le taux initial de coronaropathie était de 32% chez les patients prenant des bêta-bloquants et de 46 à 78% chez les patients prenant des bloqueurs des canaux calciques. Ainsi, dans ces circonstances, il est probable que les patients traités par des bloqueurs des canaux calciques présentaient un risque plus élevé au départ et que ces patients aient reçu des bloqueurs des canaux calciques car les diurétiques et les bêta-bloquants (recommandés comme traitement de premier choix) n étaient pas indiqués ou efficaces. Les biais confusionnels sont dus à des facteurs confusionnels inconnus ou non mesurés. Par exemple, il existait peut-être un facteur confusionnel masqué chez les patients ayant subi un IM aigu, tel que l insuffisance cardiaque congestive, par exemple, qui a contribué à ce que l on ait observé de moins bons résultats chez les patients recevant des bloqueurs des canaux calciques. Bien que l étude de Psaty et coll. soit à l origine de la récente controverse sur l innocuité des bloqueurs des canaux calciques, une étude cas-témoins antérieure dont la méthodologie était presque identique n indique aucune différence dans le risque d IM parmi les patients traités par des diurétiques, des bêta-bloquants ou des bloqueurs des canaux calciques 9. En outre, une autre étude cas-témoins parmi les sujets hypertendus qui a été publiée un mois après l analyse de Psaty et coll. indique un risque accru de mort subite parmi les sujets recevant les diurétiques n épargnant pas le potassium et des bêta-bloquants 10. Bien qu il y ait déjà eu une controverse en ce qui concerne les diurétiques n épargnant pas le potassium, il existe des preuves manifestes, en particulier chez les patients post-im, que les bêta-bloquants réduisent notablement le taux de mortalité cardiaque subite. Malheureusement, l étude cas-témoins de Hoes et coll. 10 présente les mêmes limites que l analyse de Psaty et coll. 1 Elle confirme donc que l utilisation des résultats provenant d études cas-témoins pour déterminer les stratégies thérapeutiques appropriées pose un problème. La controverse continue... Malgré les limites reconnues de ces études et le fait qu une étude de cohortes prospective 11 portant sur patients atteints de coronaropathie n a pas démontré de risque accru de mortalité parmi les patients recevant des bloqueurs de canaux calciques, Pahor et ses collègues ont publié d autres études de cohortes prospectives démontrant un risque accru d hémorragie gastro-intestinale 4 et de cancer 3,5 parmi les patients hypertendus âgés recevant des bloqueurs des canaux calciques. Les participants étaient des sous-groupes de patients recrutés dans une étude descriptive en cours regroupant des personnes âgées provenant de trois collectivités aux États-Unis. Cependant, un examen attentif de ces analyses révèle d importantes imperfections qui remettent en question de nombreuses conclusions des auteurs. Échantillon biaisé Des milliers de patients ont été exclus de la cohorte prospective initiale, y compris ceux qui recevaient des diurétiques ou une association d antihypertenseurs. En outre, on ignore pourquoi les auteurs ont défini les personnes âgées différemment d une publication à l autre; par exemple, la cohorte initiale incluait des personnes âgées de 65 ans ou plus, mais les auteurs ont choisi de signaler uniquement les hémorragies gastro-intestinales chez les patients âgés de plus de 67 ans et le cancer chez ceux âgés de 71 ans et plus. Évaluation inadéquate des médicaments reçus Les patients participant à l étude ont été recrutés initialement en 1982 et ceux qui étaient toujours en vie en ont été interrogés sur leur tension artérielle et leur traitement. Cependant, le type de médicament qu ils avaient reçu à un moment donné en n était peut-être pas celui qui avait été prescrit au cours des quatre années suivantes de

3 suivi, étant donné que l on n a absolument pas établi quels étaient les médicaments pris ultérieurement. Par exemple, les patients ont pu prendre le médicament prescrit initialement pendant seulement un jour ou ils ont pu le prendre tous les jours au cours des quatre années suivantes, ou encore ils ont pu prendre un type très différent de médicament pendant une période indéterminée. Détermination inadéquate des risques Il n est pas surprenant que les patients recevant des bloqueurs des canaux calciques étaient plus malades (ils présentaient un plus grand nombre d affections comorbides telles qu une maladie cardiaque) et ils étaient donc presque certainement examinés et hospitalisés plus fréquemment, ce qui augmentait la possibilité de diagnostic d hémorragie gastrointestinale ou de cancer chez ces patients. On ignore pourquoi dans l étude de Pahor et coll., l usage de bloqueurs des canaux calciques a entraîné un risque relatif encore plus élevé (1,86) comparativement à l acide acétylsalicylique (AAS) (1,5) et d autres anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) (1,4). L AAS et d autres AINS sont connus pour être associés à un risque d hémorragie plus élevé, en particulier chez les personnes âgées 16. Événements peu nombreux Dans l article prétendant démontrer une augmentation des taux de cancer, les auteurs ont mentionné 24 cas de cancer et 11 décès parmi 202 patients recevant des bloqueurs des canaux calciques. Bien que ces chiffres soient deux fois plus élevés que ceux observés parmi les sujets prenant un bêta-bloquant ou un inhibiteur de l enzyme de conversion de l angiotensine (ECA), l intervalle de confiance à 95% était assez important et il était souvent supérieur à 1,0, indiquant une différence qui n était pas statistiquement significative. Plausibilité biologique Du fait que les patients ont été atteints d une large gamme de carcinomes, chacun présentant une pathogenèse et une physiopathologie très différente, il est peu probable qu un seul mécanisme en soit à l origine. Pour des raisons que l on ignore encore, mais qui ont été vérifiées dans plusieurs études prospectives, l hypertension à elle seule est un facteur de risque important de cancer. D autres agents antihypertensifs (comme les bêta-bloquants, les diurétiques, la réserpine et les inhibiteurs de l ECA) ont été mis en cause antérieurement dans des études de cohortes rétrospectives dont la méthodologie était semblable à celle de l étude de Pahor et coll. Cependant, un risque relatif accru de cancer et de décès parmi les hypertendus a été observé chez les patients traités et non traités 17. En ce qui concerne les hémorragies gastro-intestinales, Pahor et coll. ont émis l hypothèse que l inhibition de la constriction vasculaire pourrait accroître la gravité des hémorragies gastrointestinales. Cependant, si c était un facteur important, la nifédipine aurait dû causer au moins autant de tort que le vérapamil ou le diltiazem, mais cela n a pas été le cas 18. Traitement contre le cancer et l hypertension: Nouvelles données Une étude de cohortes prospective évaluant la relation existant entre l incidence du cancer à 3 ans et l usage de blo- Tableau 1: Selected randomized calcium antagonist trials. Durée du Contexte Taille de Bloqueur des suivi Étude clinique l échantillon(n=) canaux calciquest (mois) Résultats DEFIANT II 22 Post-IM 542 nisoldipinne 6 Tendance (p = 0,07) à une des événements cardio-vasculaires CRIS 23 Post-IM 531 vérapamil 23,5 Taux similaires d IM, de décès Angine moins récidivante (RR 0,8; IC à 95% STONE 24 Hypertension 1632 nifédipine 30 RR 0,43 (CIO à 95%) pour les accidents cérébro-vasculaires, 0,40 (0,25, 0,64) pour les événements cardio-vasculaires SYST-EUR 25 Hypertension 4685 nitrendipine 24 42% (p = 0,003) des accidents cérébro-vasculaires mortels et non mortels 26% (p = 0,03) des événements cardiaques mortels et non mortels 27% (p = 0,07) de la mortalité cardio-vasculaire

4 queurs des canaux calciques a été menée chez la population de l étude STEPHY (Stanberg study on Epidemiology of Parkinsonism and Hypertension in the Elderly) 19. En 1992, l étude STEPHY a évalué (questionnaire et examen à domicile) la population totale âgée de 65 ans et plus (n = 1 182) de deux villages de Bavière en Allemagne. Le taux de d hypertension (sujets dont la tension artérielle est 160/95 mmhg ou recevant un traitement antihypertensif) était de 53%. Parmi tous les hypertendus, 54% étaient traités, dont 26% (n = 137) recevaient des bloqueurs des canaux calciques. Parmi les patients traités par des bloqueurs de canaux calciques, 41% recevaient de la nifédipine, 26% du vérapamil, 16% du diltiazem, 8% de la nitrendipine, 5% de la félodipine et 4% recevaient un autre type de médicament. Les participants ayant des antécédents de cancer ou atteints d un cancer manifeste au moment de l entrevue étaient exclus de l analyse. En 1995, STEPHY II, une étude de suivi de trois ans, a évalué les cancers mortels et non mortels, la mortalité totale et les événements cardio-vasculaires sur la base d une deuxième entrevue ou des dossiers médicaux d hôpitaux et des médecins traitants des patients. La mortalité totale était de 12,1% (n = 119). On a enregistré 22 décès dus au cancer et 75 cas de cancers non mortels nouvellement diagnostiqués. La fréquence des cancers mortels était de 2,2% (n = 3) chez les sujets recevant des bloqueurs des canaux calciques et de 2,1% (n = 19) chez ceux recevant des bloqueurs des canaux calciques au moment de l entrevue initiale (risque relatif [RR] 0,98, IC à 95%: 0,39, 2,21). La fréquence des cancers non mortels était de 12% (n = 12) chez les sujets recevant des bloqueurs des canaux calciques et de 11% (n = 63) chez ceux ne recevant pas de bloqueurs des canaux calciques (RR 1,13; IC à 95%: 0,42, 1,97). La mortalité totale était également semblable dans le groupe recevant des bloqueurs des canaux calciques (14,6%; n = 20) comparativement à d autres groupes traités par d autres antihypertenseurs (11,7%, n = 99; RR 1,29; IC à 95%: 0,77, 2,16). Lorsque l on a ajusté ce résultat non seulement en fonction de l âge et du sexe, mais également d autres facteurs comorbides tels que la coronaropathie et le diabète sucré, le risque relatif était encore plus près de 1 (0,92), ce qui indique qu il n existe aucune différence significative entre les deux groupes. Les événements cardio-vasculaires étaient également semblables parmi les deux groupes (29,9%, n = 29 comparativement à 28,5%, n = 156; RR 1,18, IC à 95%: 0,74, 1,90; après ajustement d autres facteurs, RR 1,1). Données sur l innocuité des médicaments provenant d études randomisées Contrairement aux bêta-bloquants et aux inhibiteurs de l ECA, les bloqueurs des canaux calciques constituent une classe assez hétérogène dont les caractéristiques pharmacologiques sont très différentes. Par exemple, alors que le vérapamil et le diltiazem réduisent la fréquence cardiaque, la nifédipine d action brève peut en fait causer une tachycardie réflexe. Ces trois agents peuvent provoquer une diminution de la contractilité et ont été associés à l apparition d une insuffisance cardiaque congestive et à un pronostic post-im possiblement moins bon. Par opposition, les bloqueurs des canaux calciques de la deuxième génération plus nouveaux, tels que l amlodipine et la félodipine, semblent être plus sûrs chez les patients atteints d insuffisance cardiaque et de dysfonction ventriculaire gauche grave d après des études prospectives, randomisées, contrôlées avec placebo et menées avec soin (bien que relativement peu importantes) 20,21. En fait, les auteurs de l étude PRAISE (Prospective Randomized Amlodipine Survival Evaluation) regroupant 1153 patients atteints d insuffisance cardiaque congestive grave qui recevaient de l amlodipine ou un placebo, ont constaté que l amlodipine a été bénéfique chez les sujets qui n étaient pas atteints d ischémie car elle a réduit le risque de mort subite et de mort due à une défaillance de la pompe cardiaque. L étude PRAISE-II actuellement en cours tentera de confirmer ce bénéfice manifeste dans la cardiomyopathie dilatée d origine non ischémique. D autres études randomisées n ont pas confirmé le risque accru d IM, de décès, d hémorragie gastro-intestinale et de cancer (voir le tableau 1). L étude DEFIANT II de petite envergure sur la nisoldipine a montré une tendance favorable post-im à une diminution des événements cardio-vasculaires comparativement au placebo chez les patients atteints de dysfonction du ventricule gauche modérée traités pendant une période de six mois. L étude STONE (à simple insu) a également démontré une diminution extrêmement significative du risque d événement cardio-vasculaire comparativement aux patients recevant un placebo (Goug et coll.). Récemment, l étude SYST-EUR (Systolic Hypertension in

5 Europe) présentée à cette réunion a démontré une réduction de 42% du paramètre primaire représenté par les accidents cérébro-vasculaires mortels et non mortels (p = 0,003) chez les patients recevant de la nitrendipine comparativement aux patients recevant un placebo. En outre, les événements cardiaques mortels et non mortels ont été réduits de 26% (p = 0,03) et la mortalité cardio-vasculaire de 27% (p = 0,07). Sur la base de ces résultats, le traitement de patients pendant cinq ans à l aide de nitrendipine préviendrait 29 accidents cérébro-vasculaires et 53 événements cérébrovasculaires importants. Ce résultat est comparable aux effets du traitement antihypertensif observés dans deux études à grande échelle chez des patients hypertendus: l étude STOP- Hypertension 24 (hydrochlorothiazide plus amiloride ou un des trois bêta-bloquants comparativement au placebo) et l étude SHEP (Systolic Hypertension in the Elderly Program) (chlorthalidone comparativement à un placebo). 25 Plusieurs études prospectives, randomisées en cours encore plus importantes sur d autres bloqueurs des canaux calciques devraient fournir des renseignements plus définitifs sur l efficacité et l innocuité de ces agents. L étude de suivi la plus importante et la plus longue est l étude ALLHAT (Antihypertensive and Lipid-Lowering treatment to prevent Heart Attack Trial) qui a commencé en février 1994 et vise à examiner dans quelle mesure quatre médicaments antihypertensifs (un diurétique thiazidique, un inhibiteur de l ECA, un alpha-bloquant et un bloqueur des canaux calciques, l amlodipine) peuvent réduire la coronaropathie chez les patients hypertendus. Conclusion Une lettre a été récemment adressée (25 juin 1997) à tous les médecins et chirurgiens canadiens par la Direction générale de la protection de la santé de Santé Canada. Malheureusement, cette lettre ne fournissait aucune nouvelle information. Elle soulignait simplement les limites des études d observation et recommandait de ne pas prescrire les capsules de nifédipine d action brève et à libération immédiate pour le traitement de l hypertension ou la réduction immédiate de la tension artérielle. À la lumière des lignes directrices canadiennes et américaines fondées sur de nombreuses données provenant d études cliniques randomisées, je pense que l on devrait continuer de traiter initialement l hypertension non compliquée par des diurétiques et (ou) des bêta-bloquants. Les bloqueurs des canaux calciques et les inhibiteurs de l ECA demeurent des agents de seconde intention selon les recommandations des lignes directrices étant donné que l on dispose de moins de renseignements à long terme sur ces agents et sur d autres agents (p. ex., les alpha-bloquants et les inhibiteurs de l angiotensine II). Cependant, étant donné que certains rapports indiquent que chez jusqu à 50% des patients hypertendus, la tension artérielle n est pas maîtrisée de façon appropriée, il serait prématuré d accepter les résultats de plusieurs études de cohortes et cas-témoins relativement peu importantes et de refuser aux patients un traitement antihypertensif efficace, en particulier du fait que les risques connus de l hypertension non maîtrisée sont de loin supérieurs aux risques postulés encore non démontrés entraînés par les bloqueurs des canaux calciques. L étude STEPHY II fournit des renseignements additionnels sur l innocuité des bloqueurs des canaux calciques et n indique pas de risque accru de cancer ou d événements cardio-vasculaires. Références 11. Psaty BM, Heckbert SR, Koepsell TD et coll. The risk of myocardial infarction associated with antihypertensive drug therapies, JAMA 1995; 274: Pahor M, Guralnik JM, Corti M-C et coll. Long-term survival and use of antihypertensive medications in older persons. J Am Geriatr Soc 1995; 43: Pahor M, Guralnik JM, Salive ME et coll. Do calcium channel blockers increase the risk of cancer? Am J Hypertens 1996; 9: Pahor M, Guralnik JM, Furberg CD et coll. Risk of gastrointestinal haemorrhage with calcium antagonists in hypertensive persons over 67 years old. Lancet 1996; 347: Pahor M, Guralnik JM, Ferrucci L. et coll. Calcium-channel blockade and incidence of cancer in aged population. Lancet 1996; 348: Furberg CD, Psaty BM et Meyer V. Nifedipine dose-related increase in mortality in patients with coronary heart disease. Circulation 1995; 92: Buring et coll. JAMA 1995; 274: Habib. Chest 1995; 108: Aursnes I, Litleskare I, Froyland H et Abdelnoor M. Association between various drug used for hypertension and risk of acute myocardial infarction. Blood Pressure 1995; 4:

6 10. Hoes AW, Grobbee DE, Lubsen J et coll. Diuretics b-blockers, and the risk for sudden cardiac death in hypertensive patients. Ann Intern Med 1995; 123: Braun S, Boyko V, Behar S et coll. Calcium antagonists and mortality in patients with coronary artery disease: A cohort study of 11,575 patients. J Am Coll Cardiol 1996; 28: Messerli FH. Safety of calcium antagonists: Dissecting the evidence. Am J Cardiol 1996; 78 (suppl. 9A): Kaplan NM. Do calcium antagonists cause death, gastrointestinal bleeding, and cancer? Am J Cardiol 1996; 77: Kaplan NM. Do calcium antagonists cause cancer? Lancet 1996; 348: Opie LH. Calcium channel blockers for hypertension: Dissecting the evidence for adverse effects. Am J Hypertens 1997; 10: Pilotto A, Leandro G, Franceschi M et coll. Antagonism to calcium antagonists. Lancet 1996; 347: Hamet P. Cancer and hypertension: An unresolved issue. Hypertension, 1996; 28: Gordon RD. Calcium antagonists and gastrointestinal haemorrhage: The balancing act. Lancet 1996; 347: Trenkwalder P, au nom des chercheurs de l étude STEPHY. Calcium channel blockers and cancer. Lancet 1996; 348: Packer M, O Connor CM, Ghali JK et coll. Effectiveness of amlodipine on morbidity and mortality in severe chronic heart failure. N Engl J Med 1996; 335: Cohn JN, Ziesche S, Smith R et coll. au nom du Vasodilator-Heart Failure Trial (V-HeFT) Study Group. Effect of calcium antagonists felodipine as supplementary vasodilator therapy in patients with chronic heart failure treated with enalapril. Circulation 1997; 96: The DEFIANT-II Research Group. Doppler flow and echocardiography in functional cardiac insufficiency: Assessment of nisoldipine therapy. Eur Heart J 1997; 18: Fengo F, Carbonin P, Pahor M et coll. for the CRIS Study: A controlled trial of verapamil in patients after acute myocardial infarction: Results of Calcium Antagonist Reinfarction Italy Study (CRIS). Am J Cardiol 1996; 77: Dahlof B, Lindholm LH, Hansson I, et coll. Morbidity and mortality in the Swedish Trial in old patients with hypertension (STOP- Hypertension). Lancet 1991;338:8778: SHEP Cooperative Research Group. Prevention of stroke by antihypertensive drug treatment in older persons with isolated systolic hypertension. J Am Med Assoc 1991;265: La version française a été revisée par le D r George Honos, Montréal Division de cardiologie, St. Michael s Hospital, Université de Toronto, seule responsable du contenu de cette publication. Édition: Snell Communication Médicale Inc. avec la collaboration de la Division de cardiologie, St. Michael s Hospital, Université de Toronto. Tous droits réservés. Imprimé au Canada. Tout recours à un traitement thérapeutique, décrit ou mentionné dans, doit être conforme aux renseignements d ordonnance au Canada. Snell Communication Médicale Inc. se consacre à l avancement de l éducation médicale continue de niveau supérieur F

Cardiologie. Présenté par: CHRIS PACKARD, Ph.D., DSC, ANDREW TONKIN, M.D.

Cardiologie. Présenté par: CHRIS PACKARD, Ph.D., DSC, ANDREW TONKIN, M.D. ST. MICHAEL S HOSPITAL UNIVERSITY OF TORONTO RAPPORT DE LA DIVISION DE CARDIOLOGIE ST. MICHAEL S HOSPITAL, UNIVERSITÉ DE TORONTO MC Le traitement hypolipidémiant et la prévention primaire et secondaire:

Plus en détail

Le traitement de l hypertension : quelles sont les nouveautés?

Le traitement de l hypertension : quelles sont les nouveautés? Le traitement de l hypertension : quelles sont les nouveautés? L hypertension artérielle touche environ 50 % des personnes âgées de plus de 60 ans, et l incidence qui s accroît avec l âge augmente de façon

Plus en détail

Cardiologie. XX e Congrès de la Société européenne de cardiologie Vienne, Autriche, 22 au 26 ao t 1998

Cardiologie. XX e Congrès de la Société européenne de cardiologie Vienne, Autriche, 22 au 26 ao t 1998 ST. MICHAEL S HOSPITAL UNIVERSITY OF TORONTO RAPPORT DE LA DIVISION DE CARDIOLOGIE ST. MICHAEL S HOSPITAL, UNIVERSITÉ DE TORONTO MC Les tout derniers renseignements provenant d études cliniques : Résultats

Plus en détail

Pr Xavier Girerd Pôle Endocrinologie Unité de Prévention des Maladies Cardiovasculaires Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière Faculté Pierre et Marie

Pr Xavier Girerd Pôle Endocrinologie Unité de Prévention des Maladies Cardiovasculaires Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière Faculté Pierre et Marie Lecture critique des grands essais sur l HTA Pr Xavier Girerd Pôle Endocrinologie Unité de Prévention des Maladies Cardiovasculaires Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière Faculté Pierre et Marie Curie,

Plus en détail

Communiqué de presse POUR DIFFUSION IMMÉDIATE. Annick Robinson 438 837-2550. Relations avec les investisseurs : Relations avec les médias :

Communiqué de presse POUR DIFFUSION IMMÉDIATE. Annick Robinson 438 837-2550. Relations avec les investisseurs : Relations avec les médias : Communiqué de presse POUR DIFFUSION IMMÉDIATE Relations avec les médias : Annick Robinson 438 837-2550 Relations avec les investisseurs : Justin Holko 908 740-1879 L étude TECOS de Merck, qui évalue le

Plus en détail

Exercice n 9 : Ne pas confondre observer et expérimenter

Exercice n 9 : Ne pas confondre observer et expérimenter Le pronostic des cancers du sein dépend de divers facteurs, dont la taille du cancer. En France, au cours d une étude, il a été observé un taux de survie plus important chez les femmes ayant un cancer

Plus en détail

EMEND IV MC Prévention des nausées et des vomissements liés à la chimiothérapie OCTOBRE 2011

EMEND IV MC Prévention des nausées et des vomissements liés à la chimiothérapie OCTOBRE 2011 EMEND IV MC Prévention des nausées et des vomissements liés à la chimiothérapie OCTOBRE 2011 Marque de commerce : Emend IV Dénomination commune : Fosaprépitant Fabricant : Merck Forme : Poudre pour perfusion

Plus en détail

Hypertension artérielle et facteurs de risque associés Une nouvelle étude de l Assurance Maladie sur les évolutions entre 2000 et 2006

Hypertension artérielle et facteurs de risque associés Une nouvelle étude de l Assurance Maladie sur les évolutions entre 2000 et 2006 Point d information mensuel 19 octobre 2007 Hypertension artérielle et facteurs de risque associés Une nouvelle étude de l Assurance Maladie sur les évolutions entre 2000 et 2006 En France, 10,5 millions

Plus en détail

Hypertension artérielle du sujet âgé : comment traiter sans être iatrogène?

Hypertension artérielle du sujet âgé : comment traiter sans être iatrogène? Revues Générales Hypertension artérielle Hypertension artérielle du sujet âgé : comment traiter sans être iatrogène? Résumé : L hypertension artérielle (HTA) est un facteur de risque de morbimortalité

Plus en détail

décompensation cardiaque

décompensation cardiaque Les actualités dans la décompensation cardiaque Etude SHIFT Etude EMPHASIS HF Etude ASCEND HF Etude chocolat Systolic Heart failure treatment with the I f inhibitor ivabradine Trial SHIFT: contexte Une

Plus en détail

Le contrôle glycémique aux Urgences. Dr Jean-Christophe Orban Réanimation médico-chirurgicale Hôpital Saint-Roch CHU de Nice

Le contrôle glycémique aux Urgences. Dr Jean-Christophe Orban Réanimation médico-chirurgicale Hôpital Saint-Roch CHU de Nice Le contrôle glycémique aux Urgences Dr Jean-Christophe Orban Réanimation médico-chirurgicale Hôpital Saint-Roch CHU de Nice Plan Régulation glycémique Stress et glycémie Le contrôle glycémique Les AVC

Plus en détail

Haute Autorité de santé COMMISSION DE LA TRANSPARENCE

Haute Autorité de santé COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Haute Autorité de santé COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 13 avril 2005 Suite à la demande du ministre chargé de la santé et de la sécurité sociale, la Commission réexamine la spécialité SYMPATHYL, comprimé

Plus en détail

Forme pharmaceutique. 2,5 mg de ramipril. 2,5 mg de ramipril. 2,5 mg de ramipril. 2,5 mg de ramipril. 2,5 mg de ramipril. 2,5 mg de ramipril

Forme pharmaceutique. 2,5 mg de ramipril. 2,5 mg de ramipril. 2,5 mg de ramipril. 2,5 mg de ramipril. 2,5 mg de ramipril. 2,5 mg de ramipril ANNEXE I LISTE REPRENANT LES NOMS, LES FORMES PHARMACEUTIQUES, LES DOSAGES DES MÉDICAMENTS VÉTÉRINAIRES, LES ESPÈCES ANIMALES, LA VOIE D ADMINISTRATION, LE TITULAIRE DE L AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 1 février 2006

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 1 février 2006 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 1 février 2006 PRAVADUAL, comprimé Boîte de 30 (CIP : 369873-9) Boîte de 90 (code CIP : 373769-8) Laboratoire BRISTOL MYERS SQUIBB Pravastatine (40 mg/comprimé) + aspirine

Plus en détail

Troubles du Rythme Cardiaque. Cours DCEM II 12 février 2010

Troubles du Rythme Cardiaque. Cours DCEM II 12 février 2010 Troubles du Rythme Cardiaque Cours DCEM II 12 février 2010 L activité électrique cardiaque ECG normal: rythme sinusal Fibrillation atriale Trouble du rythme le plus fréquent Incidence et prévalence en

Plus en détail

REVOLADE MC Purpura thrombopénique idiopathique (PTI)

REVOLADE MC Purpura thrombopénique idiopathique (PTI) REVOLADE MC Purpura thrombopénique idiopathique (PTI) OCTOBRE 2011 Marque de commerce : Revolade Dénomination commune : Eltrombopag Fabricant : GSK Forme : Comprimé Teneurs : 25 mg et 50 mg Avis de refus

Plus en détail

Indicateurs de rendement de base de la Stratégie canadienne de l AVC Mise à jour de 2010

Indicateurs de rendement de base de la Stratégie canadienne de l AVC Mise à jour de 2010 Indicateurs de rendement de base de la Stratégie canadienne de l AVC Mise à jour de 2010 Préparé par le Groupe de travail sur l information et l évaluation Juin 2010 Tableau 1 : Ensemble d indicateurs

Plus en détail

Stenting and Medical Therapy for Atherosclerotic Renal-Artery Stenosis

Stenting and Medical Therapy for Atherosclerotic Renal-Artery Stenosis Stenting and Medical Therapy for Atherosclerotic Renal-Artery Stenosis Ce que l on sait déjà Néphropathie vasculaire évoluant sur le mode chronique 2 types de sténoses de l artère rénale: SAAR (90%) et

Plus en détail

Les acides gras trans d'origine animale ne constituent pas un danger pour la santé!

Les acides gras trans d'origine animale ne constituent pas un danger pour la santé! Les acides gras trans d'origine animale ne constituent pas un danger pour la santé! Les derniers résultats d'une étude d'observation de longue durée menée au Danemark confirment à nouveau que les acides

Plus en détail

Actualités scientifiquesmc Le rôle des bloqueurs des canaux calciques dans l insuffisance cardiaque congestive

Actualités scientifiquesmc Le rôle des bloqueurs des canaux calciques dans l insuffisance cardiaque congestive ST. MICHAEL S HOSPITAL UNIVERSITY OF TORONTO RAPPORT DE LA DIVISION DE CARDIOLOGIE ST. MICHAEL S HOSPITAL, UNIVERSITÉ DE TORONTO MC Le rôle des bloqueurs des canaux calciques dans l insuffisance cardiaque

Plus en détail

CLINIQUE SAINT- GATIEN TOURS HÔPITAL EUROPÉEN GEORGES POMPIDOU PARIS

CLINIQUE SAINT- GATIEN TOURS HÔPITAL EUROPÉEN GEORGES POMPIDOU PARIS CLINIQUE SAINT- GATIEN TOURS HÔPITAL EUROPÉEN GEORGES POMPIDOU PARIS Défini&on angor stable Douleur angineuse de brève durée, déclenchée par l effort ou ses équivalents, calmée par l arrêt de l effort

Plus en détail

Découverte d une hypertension artérielle

Découverte d une hypertension artérielle Formation continue Vol. 0 N o 0/2000 1.9.2000 Primary Primary 2003;3:441 446 Découverte d une hypertension artérielle A. Pechère-Bertschi, H. Stalder Introduction Environ 20% de l ensemble de la population

Plus en détail

RECOMMANDATIONS DE L ESH-ESC 2003 POUR LA PRISE EN CHARGE DE L HYPERTENSION ARTÉRIELLE EN MÉDECINE GÉNÉRALE*

RECOMMANDATIONS DE L ESH-ESC 2003 POUR LA PRISE EN CHARGE DE L HYPERTENSION ARTÉRIELLE EN MÉDECINE GÉNÉRALE* RECOMMANDATIONS DE L ESH-ESC 2003 POUR LA PRISE EN CHARGE DE L HYPERTENSION ARTÉRIELLE EN MÉDECINE GÉNÉRALE* A. PERSU (1), J.M. KRZESINSKI (2), P. VAN DE BORNE (3)** RÉSUMÉ : Les modalités du traitement

Plus en détail

Dépistage des facteurs de risque modifiables chez les adultes atteints d hypertension (Ensemble d indicateurs : Dispensateurs de soins de santé

Dépistage des facteurs de risque modifiables chez les adultes atteints d hypertension (Ensemble d indicateurs : Dispensateurs de soins de santé (Ensemble d indicateurs : Dispensateurs de soins de santé primaires) Définition Pourcentage des patients âgés de 18 ans et plus qui sont atteints d hypertension et qui ont subi tous les tests suivants

Plus en détail

Diabète, surcharge pondérale, hypertension artérielle et cholestérol

Diabète, surcharge pondérale, hypertension artérielle et cholestérol Santé et comportements dans la population saint-martinoise en 2013 Etude CONSANT Diabète, surcharge pondérale, hypertension artérielle et cholestérol Diabète Recherche de sucre dans le sang Huit individus

Plus en détail

Ralentir le cœur La fréquence cardiaque comme cible thérapeutique. Daniela Dobre, MD, PhD CIC Inserm Nancy

Ralentir le cœur La fréquence cardiaque comme cible thérapeutique. Daniela Dobre, MD, PhD CIC Inserm Nancy Ralentir le cœur La fréquence cardiaque comme cible thérapeutique Daniela Dobre, MD, PhD CIC Inserm Nancy Fréquence cardiaque (FC) Facteur pronostique (marqueur de risque) Pathophysiologie Cible thérapeutique

Plus en détail

Cardiologie : le CHU de Liège ouvre une clinique des valvulopathies.

Cardiologie : le CHU de Liège ouvre une clinique des valvulopathies. Cardiologie : le CHU de Liège ouvre une clinique des valvulopathies. Le Pr. Luc Piérard, chef du service de cardiologie du CHU de Liège, et son confrère, le Pr. Patrizio Lancellotti se tiendront à votre

Plus en détail

Actualités scientifiquesmc

Actualités scientifiquesmc ST. MICHAEL S HOSPITAL UNIVERSITY OF TORONTO RAPPORT DE LA DIVISION DE CARDIOLOGIE ST. MICHAEL S HOSPITAL, UNIVERSITÉ DE TORONTO MC Nouvelles perspectives sur le traitement d association de l hypertension

Plus en détail

Évaluation des Prix et des bourses spéciales du CRSH. Résumé

Évaluation des Prix et des bourses spéciales du CRSH. Résumé Évaluation des Prix et des bourses spéciales du CRSH Résumé 18 avril 2012 PRÉFACE ET REMERCIEMENTS BOURSES SPÉCIALES ET PRIX DU CRSH Le Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH) est l organisme

Plus en détail

Ampleur des besoins impérieux de logement au Canada

Ampleur des besoins impérieux de logement au Canada F É D É R A T I O N D E L H A B I T A T I O N C O O P É R A T I V E D U C A N A D A Ampleur des besoins impérieux de logement au Canada Rapport produit par Will Dunning Inc. pour la Fédération de l habitation

Plus en détail

L étude IDEAL : quelle valeur de LDL atteindre en prévention secondaire de la maladie coronaire?

L étude IDEAL : quelle valeur de LDL atteindre en prévention secondaire de la maladie coronaire? AMERICAN HEART ASSOCIATION AHA 25 F. DIEVART Clinique Villette, DUNKERQUE. L étude IDEAL : quelle valeur de LDL atteindre en prévention secondaire de la maladie coronaire? CONTEXTE Les données des études

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 14 décembre 2005

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 14 décembre 2005 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 14 décembre 2005 CADUET 5 mg/10 mg, comprimé pelliculé Boîte de 28 comprimés pelliculés sous plaquettes thermoformées CIP : 369 304-4 Boîte de 30 comprimés pelliculés

Plus en détail

Annexe II. Conclusions scientifiques et motifs de la suspension des autorisations de mise sur le marché, présentés par l EMA

Annexe II. Conclusions scientifiques et motifs de la suspension des autorisations de mise sur le marché, présentés par l EMA Annexe II Conclusions scientifiques et motifs de la suspension des autorisations de mise sur le marché, présentés par l EMA 5 Conclusions scientifiques Résumé général de l évaluation scientifique des médicaments

Plus en détail

Dyslipidémies et accidents ischémiques cérébraux. Epidémiologie

Dyslipidémies et accidents ischémiques cérébraux. Epidémiologie Dyslipidémies et accidents ischémiques cérébraux Epidémiologie Cholestérol et accidents ischémiques cérébraux: plan I Lipides et atteintes des grosses artères cérébrales: 4 Epidémiologie lipides et risque

Plus en détail

Réduire la fréquence cardiaque en pratique clinique

Réduire la fréquence cardiaque en pratique clinique + Symposium Biopharma "Vie quotidienne et exercice du coronarien et de l insuffisant cardiaque" Forum Coeur Exercice et Prévention 2012 Réduire la fréquence cardiaque en pratique clinique Dany-Michel Marcadet

Plus en détail

: Médicament d alerte élevée

: Médicament d alerte élevée Adultes Enfants Ambulatoire SÉCURITÉ: Courte durée Longue durée TENEURS ET FORMES DISPONIBLES AU CSSSL: Atorvastatine: comprimés de 10 mg, 20 mg, 40 mg et 80 mg Fluvastatine: capsules de 20 mg, 40 mg Fluvastatin

Plus en détail

communautaires d activité physique pour les aînés : essai randomisé Les fournisseurs de soins ont été randomisés en 2 groupes :

communautaires d activité physique pour les aînés : essai randomisé Les fournisseurs de soins ont été randomisés en 2 groupes : Inciter les professionnels de santé de première ligne à augmenter les références Fiche No 25 But de l intervention communautaires d activité physique pour les aînés : essai randomisé Ackermann RT, Deyo

Plus en détail

TRAITEMENT PHARMACOLOGIQUE

TRAITEMENT PHARMACOLOGIQUE TRAITEMENT PHARMACOLOGIQUE PRISE EN CHARGE SYSTÉMATISÉE DES PERSONNES ATTEINTES D HYPERTENSION ARTÉRIELLE SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE D HYPERTENSION ARTÉRIELLE 48 TRAITEMENT PHARMACOLOGIQUE La prochaine section

Plus en détail

L hypertension artérielle chez le. patient diabétique : comment l évaluer et la traiter?

L hypertension artérielle chez le. patient diabétique : comment l évaluer et la traiter? Par Normand Racine, M.D. La prévalence du diabète augmente rapidement dans notre société et on estime que le nombre de diabétiques doublera d ici l an 2025. Les patients diabétiques de type 2 représentent

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 27 avril 2011

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 27 avril 2011 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 27 avril 2011 JEXT 150 microgrammes, solution injectable en stylo pré-rempli - B/1 stylo pré-rempli de 0,15 ml de solution (CIP : 498 549-3) JEXT 300 microgrammes, solution

Plus en détail

المجلةالصحية لشرق المتوسط منظمة الصحة العالمية المجلد الثالث عشر العدد ٢٠٠٧ ٣ Les maladies cardio-vasculaires sont la cause principale de morbidité et de mortalité dans les pays industrialisés. Elles sont

Plus en détail

Au début des années 1980, les travaux de Reaven

Au début des années 1980, les travaux de Reaven Cas clinique Gérer le syndrome métabolique : 5 étapes à réaliser en contexte ambulatoire Claude Garceau, MD Présenté dans le cadre de la conférence : Le patient au sans rendez-vous, Université Laval, septembre

Plus en détail

Le compagnon en insuffisance cardiaque de la SCC : faire le lien entre les lignes directrices et votre pratique

Le compagnon en insuffisance cardiaque de la SCC : faire le lien entre les lignes directrices et votre pratique Le compagnon en insuffisance cardiaque de la SCC : faire le lien entre les lignes directrices et votre pratique Vous cherchez des réponses pratiques pour connaître les meilleures approches en soins de

Plus en détail

Evolution de l introduction des statines chez les diabétiques âgés au Québec entre 2000 et 2008

Evolution de l introduction des statines chez les diabétiques âgés au Québec entre 2000 et 2008 Evolution de l introduction des statines chez les diabétiques âgés au Québec entre 2000 et 2008 ML Laroche 1, E Demers 2, MC Breton 2, JP Gregoire 2, J Moisan 2 1- EA 6310 HAVAE, Université, Limoges, France

Plus en détail

Vivre sans. hypertension. Informations et conseils du Comité Français de Lutte contre l Hypertension Artérielle

Vivre sans. hypertension. Informations et conseils du Comité Français de Lutte contre l Hypertension Artérielle Vivre sans hypertension Informations et conseils du Comité Français de Lutte contre l Hypertension Artérielle Avez-vous un risque de devenir hypertendu? LE SAVIEZ-VOUS? L Vivre sans hypertension hypertension

Plus en détail

ntred 2007 Résultats de l étude Principaux résultats de l étude Entred 2007 EÉCHANTILLON NATIONAL TÉMOIN REPRÉSENTATIF DES PERSONNES DIABÉTIQUES

ntred 2007 Résultats de l étude Principaux résultats de l étude Entred 2007 EÉCHANTILLON NATIONAL TÉMOIN REPRÉSENTATIF DES PERSONNES DIABÉTIQUES Résultats de l étude ntred EÉCHANTILLON NATIONAL TÉMOIN REPRÉSENTATIF DES PERSONNES DIABÉTIQUES Dans la continuité de la première étude nationale Entred sur le diabète réalisée en, une nouvelle étude Entred

Plus en détail

Des études ont montré que l utilisation dès la phase aiguë de l infarctus

Des études ont montré que l utilisation dès la phase aiguë de l infarctus REVUES GENERALES Insuffisance coronaire P. DURIEZ Département de Pharmacologie, Université de Lille, LILLE. Objectifs de LDL à 0,7 g/l : pour quel coronarien? Des études ont démontré le bénéfice d une

Plus en détail

CardioRanceance. Réseau de santé cardio-vasculaire du secteur sanitaire n 6 de Bretagne

CardioRanceance. Réseau de santé cardio-vasculaire du secteur sanitaire n 6 de Bretagne CardioRanceance Réseau de santé cardio-vasculaire du secteur sanitaire n 6 de Bretagne PROTOCOLE RESEAU : CONDUITE A TENIR DEVANT LA DECOUVERTE D UNE FIBRILLATION ATRIALE RECENTE Auteurs : Dr Hamonic,

Plus en détail

Interprétation d une enquête épidémiologique : type d enquête, notion de biais, causalité (72) Docteur José LABARERE Mars 2004 (Mise à jour mai 2005)

Interprétation d une enquête épidémiologique : type d enquête, notion de biais, causalité (72) Docteur José LABARERE Mars 2004 (Mise à jour mai 2005) Interprétation d une enquête épidémiologique : type d enquête, notion de biais, causalité (72) Docteur José LABARERE Mars 2004 (Mise à jour mai 2005) Pré-Requis : Test de comparaison de proportions (chi

Plus en détail

Communiqué de presse. 12 e congrès annuel de la European Cardiac Arrhythmia Society (ECAS) 2016

Communiqué de presse. 12 e congrès annuel de la European Cardiac Arrhythmia Society (ECAS) 2016 Communiqué de presse Non destiné aux médias américains et britanniques Bayer Canada 2920 Matheson Blvd. East Mississauga (Ontario) L4W 5R6 www.bayer.ca 12 e congrès annuel de la European Cardiac Arrhythmia

Plus en détail

132 IV d BILAN ET TRAITEMENT POST INFARCTUS

132 IV d BILAN ET TRAITEMENT POST INFARCTUS 132 IV d BILAN ET TRAITEMENT POST INFARCTUS JM Fauvel 2009 Après un infarctus, diverses informations vont être nécessaires à la prise en charge du patient. C est l objet du bilan post infarctus. Il faut

Plus en détail

Market Nutrition Program) de Seattle

Market Nutrition Program) de Seattle Augmentation de la consommation de fruits et légumes chez les aînés et confinés à domicile : Programme pilote de nutrition du marché des fermiers Senior (Senior Farmers' Fiche No 13 Market Nutrition Program)

Plus en détail

La lecture critique des essais thérapeutiques

La lecture critique des essais thérapeutiques La lecture critique des essais thérapeutiques Michel Cucherat EA 643 Faculté de médecine Laennec Lyon La Lettre du pharmacologue 2002 ; 16 : 130-134 1 INTRODUCTION La lecture critique d un compte-rendu

Plus en détail

Hypertension artérielle (item 130)

Hypertension artérielle (item 130) Cardiologie 17 Référence Hypertension artérielle (item 130) Recommandations de la Société Européenne d Hypertension Artérielle et de la Société Européenne de Cardiologie (2007). Contexte La morbi-mortalité

Plus en détail

Stratégie diagnostique devant une douleur thoracique aiguë suspecte : quels examens complémentaires?

Stratégie diagnostique devant une douleur thoracique aiguë suspecte : quels examens complémentaires? Stratégie diagnostique devant une douleur thoracique aiguë suspecte : quels examens complémentaires? Pr Christian Spaulding duction 2ics ite. Département de cardiologie Hôpital Européen Georges Pompidou,

Plus en détail

chez les patients atteints de la forme sévère et active de la maladie, qui n ont pas été traités au préalable avec le méthotrexate;

chez les patients atteints de la forme sévère et active de la maladie, qui n ont pas été traités au préalable avec le méthotrexate; EMA/502328/2014 EMEA/H/C/000955 Résumé EPAR à l intention du public tocilizumab Le présent document est un résumé du rapport européen public d'évaluation (EPAR) relatif à. Il explique de quelle manière

Plus en détail

Professeur André SCHEEN Professeur André SCHEEN

Professeur André SCHEEN Professeur André SCHEEN Cette brochure gratuite a été réalisée par «Liège Province Santé» de l O.M.S. sur base d un texte scientifique du Professeur André SCHEEN, Professeur de Médecine, Université de Liège, Chef de Service du

Plus en détail

Une intervention éducative à l échelle de l état, pour améliorer la nutrition et l activité. physique des Américains âgés.

Une intervention éducative à l échelle de l état, pour améliorer la nutrition et l activité. physique des Américains âgés. Une intervention éducative à l échelle de l état, pour améliorer la nutrition et l activité Fiche No 54 physique des Américains âgés. McCamey MA, Hawthorne NA, Reddy S, Lombardo M, Cress ME, Johnson MA.

Plus en détail

Individualisation et adaptation du traitement antihypertenseur

Individualisation et adaptation du traitement antihypertenseur Individualisation et adaptation du traitement antihypertenseur Pr Xavier Girerd Service d Endocrinologie Métabolisme Hôpital de la Pitié, Paris xavier.girerd@psl.ap-hop-paris tél : 01 42 17 79 07 FLAHS

Plus en détail

Modèle explicatif des croyances relatives à l hypertension artérielle chez les hommes

Modèle explicatif des croyances relatives à l hypertension artérielle chez les hommes Secrétariat international des infirmières et infirmiers de l espace francophone 3 juin 2015 Modèle explicatif des croyances relatives à l hypertension artérielle chez les hommes Anne-Marie Leclerc, inf.

Plus en détail

Pathologies cardiaques et aptitude à la conduite

Pathologies cardiaques et aptitude à la conduite Pathologies cardiaques et aptitude à la conduite Accidents liés à une pathologie cardiaque aigue (mortels et corporels) Pathologie cardiaque ischémique: 15% des accidents liés à une cause médicale Qui

Plus en détail

Le traitement pharmacologique de l angine stable

Le traitement pharmacologique de l angine stable L A N G I N E D E P O I T R I N E Le traitement pharmacologique de l angine stable 3 par Raymond Gendreau Octave est un comptable de 62 ans, fumeur, dont le taux de cholestérol est à la limite supérieure

Plus en détail

Traitement anti-thrombotique suivant la pose d une enprothèse coronarienne chez les patients déjà anticoagulés

Traitement anti-thrombotique suivant la pose d une enprothèse coronarienne chez les patients déjà anticoagulés Traitement anti-thrombotique suivant la pose d une enprothèse coronarienne chez les patients déjà anticoagulés Dr Louis-Philippe Hubert, R1 médecine de famille UMF La Sarre 29 mai 2015 Plan Définition

Plus en détail

Projet de recherche no.12

Projet de recherche no.12 Titre du projet : Projet de recherche no.12 Intervention rapide en deu étapes, à l urgence, pour les patients âgés : impact sur la continuité des soins. Chercheurs(res) : Jane McCusker, Josée Verdon, Pierre

Plus en détail

ÉNONCÉ DE PRINCIPE DE L AMERICAN COLLEGE OF SPORTS MEDICINE. "Exercice et hypertension". Med. Sci. Sports Exerc., 36(3) : 533-553, 2004.

ÉNONCÉ DE PRINCIPE DE L AMERICAN COLLEGE OF SPORTS MEDICINE. Exercice et hypertension. Med. Sci. Sports Exerc., 36(3) : 533-553, 2004. ÉNONCÉ DE PRINCIPE DE L AMERICAN COLLEGE OF SPORTS MEDICINE "Exercice et hypertension". Med. Sci. Sports Exerc., 36(3) : 533-553, 2004. Cette déclaration fut rédigée pour l American College of Sports Medicine

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 23 septembre 2015

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 23 septembre 2015 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 23 septembre 2015 REYATAZ 150 mg, gélule Boîte de 60 (CIP : 34009 364 043 8 0) REYATAZ 200 mg, gélule Boîte de 60 (CIP : 34009 364 045 0 2) REYATAZ 300 mg, gélule Boîte

Plus en détail

pour cible le système nerveux des poux. Il s agit de la première évaluation de Nyda MC

pour cible le système nerveux des poux. Il s agit de la première évaluation de Nyda MC NYDA MC Pédiculose OCTOBRE 2012 Marque de commerce : Nyda Dénomination commune : Diméticone Fabricant : Pédiapharm Forme : Solution Teneur : 50 % p/p Ajout aux listes de médicaments DESCRIPTION DU MÉDICAMENT

Plus en détail

Cardiomyopathie ischémique et personnes âgés, difficultés de prise en charge

Cardiomyopathie ischémique et personnes âgés, difficultés de prise en charge Cardiomyopathie ischémique et personnes âgés, difficultés de prise en charge Gilles Barone- Roche=e Cardiologie interven.onnelle et imagerie cardiaque Pôle Thorax et vaisseaux- CHU de Grenoble Inserm 1039

Plus en détail

NOUVEAUX ANTICOAGULANTS ORAUX ET INSUFFISANCE CARDIAQUE. Journées Insuffisance Cardiaque 7 juin 2014

NOUVEAUX ANTICOAGULANTS ORAUX ET INSUFFISANCE CARDIAQUE. Journées Insuffisance Cardiaque 7 juin 2014 NOUVEAUX ANTICOAGULANTS ORAUX ET INSUFFISANCE CARDIAQUE Journées Insuffisance Cardiaque 7 juin 2014 Introduction Hypercoagulabilité et insuffisance cardiaque Fréquence des événements thrombotiques dans

Plus en détail

Objectifs du contrôle de la glycémie et traitement non médicamenteux

Objectifs du contrôle de la glycémie et traitement non médicamenteux Objectifs du contrôle de la glycémie et traitement non médicamenteux Objectifs pour la plupart des patients Valeurs normales à envisager lorsqu elles peuvent être atteintes sans danger Examens diagnostics

Plus en détail

DONNÉES PROBANTES CONCERNANT LES PRATIQUES EXEMPLAIRES EN MATIÈRE DE GESTION DE L INVALIDITÉ Sommaire

DONNÉES PROBANTES CONCERNANT LES PRATIQUES EXEMPLAIRES EN MATIÈRE DE GESTION DE L INVALIDITÉ Sommaire DONNÉES PROBANTES CONCERNANT LES PRATIQUES EXEMPLAIRES EN MATIÈRE DE GESTION DE L INVALIDITÉ Sommaire Citation: Thompson JM, MacLean MB. Données probantes concernant les pratiques exemplaires en matière

Plus en détail

Cohorte des travailleurs du nucléaire à Électricité de France : mortalité des agents statutaires sur la période 1968 2003

Cohorte des travailleurs du nucléaire à Électricité de France : mortalité des agents statutaires sur la période 1968 2003 Cohorte des travailleurs du nucléaire à Électricité de France : mortalité des agents statutaires sur la période 1968 2003 Q1: Pour quelle raison a-t-on organisé le suivi de cette cohorte? Les rayonnements

Plus en détail

Hypertension artérielle et diabète. Dr.N.LANASRI Service de médecine interne Hopital de AIN-TAYA Pr.A.BIAD

Hypertension artérielle et diabète. Dr.N.LANASRI Service de médecine interne Hopital de AIN-TAYA Pr.A.BIAD Hypertension artérielle et diabète Dr.N.LANASRI Service de médecine interne Hopital de AIN-TAYA Pr.A.BIAD DEFINITION - EPIDEMIOLOGIE Diabète 2: glycémie 7 mmol/l 1,26 g/l HTA: 140/90 mm Hg ANAES 140/80

Plus en détail

Vestibulodynie et grossesse

Vestibulodynie et grossesse Vestibulodynie et grossesse existe-t-il un traitement? Dre Chantal Rivard, MD Le syndrome de douleur vulvaire A nciennement nommée «vestibulite», la vestibulodynie est un syndrome de douleur vulvaire,

Plus en détail

Le rôle du soutien social dans l atténuation de la détresse psychologique

Le rôle du soutien social dans l atténuation de la détresse psychologique Mars 2012 Le rôle du soutien social dans l atténuation de la détresse psychologique Facteurs qui influent sur la santé Résumé La détresse psychologique est un état mental négatif associé à d autres problèmes

Plus en détail

J A N V I E R 2 0 0 1 volume VI, numéro 1 CARDIOLOGIEMC

J A N V I E R 2 0 0 1 volume VI, numéro 1 CARDIOLOGIEMC J A N V I E R 2 0 0 1 volume VI, numéro 1 MC Conférences scientifiques COMPTE RENDU DES CONFÉRENCES SCIENTIFIQUES DE LA DIVISION DE, ST. MICHAEL S HOSPITAL, UNIVERSITÉ DE TORONTO Le rôle nouveau des bloqueurs

Plus en détail

FICHES DE TRANSPARENCE: MISE A JOUR

FICHES DE TRANSPARENCE: MISE A JOUR FICHES DE TRANSPARENCE: MISE A JOUR Seules les adaptations les plus pertinentes pour la pratique sont mentionnées ici. Vous trouverez plus d informations dans la rubrique Fiches de transparence sur notre

Plus en détail

Analyse critique d article: «Chronic dialysis and death among survivors of acute kidney injury requiring dialysis»

Analyse critique d article: «Chronic dialysis and death among survivors of acute kidney injury requiring dialysis» Analyse critique d article: «Chronic dialysis and death among survivors of acute kidney injury requiring dialysis» Wald R et al., JAMA 2009;302(11):1179-1185 P. Bardou CHU Limoges DESC réa med, session

Plus en détail

Avis de la HAS du 26 octobre 2011

Avis de la HAS du 26 octobre 2011 Avis de la HAS du 26 octobre 2011 Avis suite à l évaluation de la mise en place des valves aortiques posées par voie transcutanée à l issue de la période d encadrement spécifique prévue à l article L.

Plus en détail

Le choix de l association indapamide + perindopril dans HYVET Arguments pharmacologiques et cliniques

Le choix de l association indapamide + perindopril dans HYVET Arguments pharmacologiques et cliniques Le choix de l association indapamide + perindopril dans HYVET Arguments pharmacologiques et cliniques Pr Jean-Philippe Baguet Clinique de Cardiologie - CHU Grenoble 14es Assises du CNCHG, Paris, 2008 PAS

Plus en détail

Présentation à l ACC des données de deux études de Phase III sur mipomersen

Présentation à l ACC des données de deux études de Phase III sur mipomersen COMMUNIQUE DE PRESSE Sanofi-aventis Genzyme ISIS Contact Media : Contact Media : Contact Media : Marisol Péron Erin Emlock Amy Blackley, Ph.D. +33 1 53 77 45 02 (617) 768-6923 (760) 603-2772 Contact Investisseurs

Plus en détail

Mammographie de dépistage

Mammographie de dépistage Pour avoir plus d information sur le PQDCS : CENTRE DE COORDINATION DES SERVICES RÉGIONAUX DE MONTRÉAL Ligne d information : 514 528-2424 Mammographie de dépistage destinée aux femmes de 50-69 ans CONCERTATION-FEMME

Plus en détail

progrès en Progrès en thérapeutique Que doit-on attendre de la prescription d un

progrès en Progrès en thérapeutique Que doit-on attendre de la prescription d un Que doit démontrer un médicament antihypertenseur en plus d une baisse de la pression artérielle? Olivier Hanon* Introduction Plus récemment, de nouveaux critères intermédiaires apportant une meilleure

Plus en détail

A qui proposer un BVS en 2014? Le registre FRANCE ABSORB R KONING- ROUEN

A qui proposer un BVS en 2014? Le registre FRANCE ABSORB R KONING- ROUEN A qui proposer un BVS en 2014? Le registre FRANCE ABSORB R KONING- ROUEN Bioresorbable Vascular Scaffold (BVS): Ideal of Leaving Nothing Behind Short Term Long Term PWS: The Third RevoluKon! Data and images

Plus en détail

Services d ambulances terrestres

Services d ambulances terrestres Chapitre 4 Section 4.02 Ministère de la Santé et des Soins de longue durée Services d ambulances terrestres Suivi des vérifications de l optimisation des ressources, section 3.02 du Rapport annuel 2005

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 28 avril 2010

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 28 avril 2010 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 28 avril 2010 Examen du dossier de la spécialité inscrite pour une durée de 5 ans par arrêté du 30 décembre 2004 (JO du 12 janvier 2005) HYALGAN 20 mg/2 ml, solution

Plus en détail

Le cycle circadien de la pression artérielle: implications cliniques. Elena Gonzalez Rodriguez, 3 mai 2012

Le cycle circadien de la pression artérielle: implications cliniques. Elena Gonzalez Rodriguez, 3 mai 2012 Le cycle circadien de la pression artérielle: implications cliniques Elena Gonzalez Rodriguez, 3 mai 2012 Le cycle circadien de la pression artérielle Sa régulation Pathologies associées Conséquences Chronothérapie

Plus en détail

Les nouveaux anticoagulants

Les nouveaux anticoagulants Les nouveaux anticoagulants Dabigatran le plus avancé : Inhibiteur direct de la thrombine. Rely 18000 patients. 2 prises 2 dosages. L'un plus efficace l'autre moins dangereux Rivaroxaban : Inhibiteur Xa.

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. 22 juillet 2009

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. 22 juillet 2009 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE COVERAM 5 mg / 5 mg, comprimé B/30, (CIP : 385 802-5) B/90, (CIP : 385 806-0) B/100, (CIP : 572 845-6) COVERAM 5 mg / 10 mg, comprimé B/30, (CIP : 385 814-3) B/90, (CIP :

Plus en détail

LES INHIBITEURS DE L HMG-CoA RÉDUCTASE

LES INHIBITEURS DE L HMG-CoA RÉDUCTASE Office canadien de coordination de l évaluation des technologies de la santé LES INHIBITEURS DE L HMG-CoA RÉDUCTASE Analyse des études cliniques et des évaluations pharmacoéconomiques publiées Rapport

Plus en détail

Statistiques et essais cliniques

Statistiques et essais cliniques Hegel Vol. 3 N 1 2013 DOI : 10.4267/2042/49204 21 Statistiques et essais cliniques François Kohler Laboratoire SPI-EAO, Faculté de Médecine, Vandœuvre-les-Nancy francois.kohler@univ-lorraine.fr Introduction

Plus en détail

Le dropéridol n est pas un traitement à considérer pour le traitement de la migraine à l urgence

Le dropéridol n est pas un traitement à considérer pour le traitement de la migraine à l urgence Le dropéridol n est pas un traitement à considérer pour le traitement de la migraine à l urgence On pose fréquemment le diagnostic de migraine sévère à l urgence. Bien que ce soit un diagnostic commun,

Plus en détail

Déclaration de Paris : priorités politiques du mouvement Alzheimer en Europe. Note de synthèse

Déclaration de Paris : priorités politiques du mouvement Alzheimer en Europe. Note de synthèse Déclaration de Paris : priorités politiques du mouvement Alzheimer en Europe Note de synthèse Alzheimer Europe et ses organisations membres en appellent à l Union Européenne, à l Organisation Mondiale

Plus en détail

SÉCURITÉ TRANSFUSIONNELLE

SÉCURITÉ TRANSFUSIONNELLE Rapport sur la SÉCURITÉ TRANSFUSIONNELLE DANS LE MONDE 1998 1999 Résumé Etabli à partir de la Base de Données mondiale sur la Sécurité transfusionnelle World Health Organization Blood Transfusion Safety

Plus en détail

Document de travail. Division des sciences, de l'innovation et de l'information électronique

Document de travail. Division des sciences, de l'innovation et de l'information électronique N o 88F0006XIF au catalogue N o 022 ISSN: 1706-8975 ISBN: 0-662-78616-5 Document de travail Division des sciences, de l'innovation et de l'information électronique Caractéristiques des petites entreprises

Plus en détail

Augmenter l activité physique (principalement la marche) et améliorer l alimentation, chez les aînés.

Augmenter l activité physique (principalement la marche) et améliorer l alimentation, chez les aînés. Efficacité d un programme pilote d intervention basé à domicile et appuyé par téléphone/courrier, pour l activité physique et la nutrition chez les aînés Fiche No 3 Lee AH, Jancey J, Howat P, Burke L,

Plus en détail

COZAAR MONOGRAPHIE DE PRODUIT. comprimés de losartan potassique. 25 mg, 50 mg et 100 mg. Antagoniste des récepteurs de l angiotensine II

COZAAR MONOGRAPHIE DE PRODUIT. comprimés de losartan potassique. 25 mg, 50 mg et 100 mg. Antagoniste des récepteurs de l angiotensine II MONOGRAPHIE DE PRODUIT COZAAR comprimés de losartan potassique 25 mg, 50 mg et 100 mg Antagoniste des récepteurs de l angiotensine II Merck Canada Inc. 16750, route Transcanadienne Kirkland, Québec H9H

Plus en détail

Méthodologie des essais cliniques de phase III

Méthodologie des essais cliniques de phase III Méthodologie des essais cliniques de phase III Dr Patrick Rossignol p.rossignol@chu-nancy.fr Centre d Investigation Clinique & consultation multidisciplinaire d HTA du CHU de Nancy & INSERM 961 Phases

Plus en détail

Il existe 3 types d études en épidémiologie qui répondent à 3 questions différentes :

Il existe 3 types d études en épidémiologie qui répondent à 3 questions différentes : Fiche : Rappel des études en épidémiologie 1 L épidémiologie est l étude de l état de santé de la population, et des facteurs influant sur la santé des populations humaines. Il existe 3 types d études

Plus en détail

Cheminement vers. l abandon du tabac

Cheminement vers. l abandon du tabac 23 Résumé Objectifs Le présent article décrit les tendances qui caractérisent l usage du tabac au cours des 10 dernières années chez les personnes de 18 ans et plus. Les facteurs associés à l abandon du

Plus en détail