Ictère et sténose duodénale au cours du cancer du pancréas

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Ictère et sténose duodénale au cours du cancer du pancréas"

Transcription

1 Ictère et sténose duodénale au cours du cancer du pancréas

2 Situation du problème Survie médiane 11 mois - 80 % d obstruction biliaire - 20 % d obstruction duodénale Maire F,Am J Gastroenterol. 2006

3 Cancer de la tète du pancréas + ictère OUI Résécabilité? NON DPC sans drainage* prealable sauf si : Angiocholite Prurit invalidant Drainage biliaire palliatif : - Endoscopique? - Chirurgical? - Radiologique? Prothèse extractible * Povoski SP Ann Surg. 1999

4 Endoscopie vs chirurgie Méta-analyse (Moss AC et al. The Cochrane Library 2006) : 3 études controlées Avantage Avantage Avantage NS endoscopie chirurgie NS endoscopie

5 Avantage endoscopie en terme de : - Cout. - Complications. - Qualité de vie ( mais évaluée à J30 et J60.).

6 Prothèses plastiques vs métalliques Prothèses plastiques Prothèses métalliques Extirpables OUI NON Diamètre max 3.8 mm 10 mm Perméabilité 3-5 mois 6-8 mois ( non couvertes) mois ( couvertes Prat F, Gastrointest Endosc 1998 Isayama, Gut 2004; Nakai, Gastrointest Endosc 2005

7 NS Avantage métal Moss AC et al. The Cochrane Library 2006

8 NS P<0.05 Métallique couverte versus métallique non couverte Isayama H Gut. 2004

9 Histoire naturelle des prothèses biliaires Une seule prothèse métallique au cours de la maladie. = 70 % des patients. Maire F,Am J Gastroenterol. 2006

10 CPRE + Prothèse

11 Obstruction de prothèse Evoquer une obstruction de prothèse devant : - Prurit. - Cholestase. - Fievre. - Septis inexpliqué. - Douleur de l hypochondre droit. 2 signes en faveur ( Echo/TDM): - Retrodilatation des voies biliaires - Absence d aerobilie Peu Sensible Changement de prothèse

12 Attitude en cas d obstruction prothétique Complications, efficacité Taux de réocclusion Délai de réocclusion nouvelle prothèse métallique insertion d une prothèse plastique désobstruction NS NS NS 32 % 25 % 60 % 75 J 90 J 34 J Tham TC, Gut May;42(5): Bueno JT, Gastrointest Endosc. 2003

13 Les dérivations chirurgicales Entre 5 et 15 % de mortalité Moss AC et al. The Cochrane Library 2006 A anastomose cholédochoduodénale B anastomose hépaticojéjunale anastomose gastrojéjunale ( prb : gastroparésie dans 10 % des cas ) Place de ces techniques : constatation de non résécabilité du cancer du pancréas en per-opératoire

14 Drainage biliaire percutané Endoscopie vs drainage percutané n = 75 endoscopie percutané Succès clinique 81 % p = % Speer AG, Lancet Mortalité à J % p = Les possibilités par voie radiologique : Prothèse plastique. Prothèse métallique. Drain externe. Drain interne externe. 30 % Complications : - Angiocholite - Hémobilie ( intérêt du drain externe de sécurité? ) - Fuite biliaire - Pneumothorax

15 Drainage percutané: - Pas d études contrôlées - 8 à 22 % de complications Lameris JS, Radiology 1991 Beissert M, Z Gastroenterol 2002 Prothèse métallique percutanée Drain interneexterne

16 Algorithme : Ictère et cancer du pancréas OUI Résécabilité? NON DPC sans drainage* préalable sauf si : CPRE + prothèse métallique ( couverte) Angiocholite Ictère invalidant Succes Echec Prothèse extractible Puis DPC Drainage radiologique par voie percutanée

17 A l étude : le drainage sous echoendoscopie en cas d échec de la CPRE.. - alternative au drainage radiologique ( échec de CPRE) - Accès au cholédoque ou aux voies biliaires intra hépatiques gauches par voie transbulbaire voir transgastrique. Bories E, Endoscopy Kahaleh M, Gastrointest Endosc Püspök A, Am J Gastroenterol. 2005

18 Sténose duodénale et cancer du pancréas Clinique : Vomissement post prandiaux précoces 80% : Sténose du genu superius ( cancer de la tete) 20 % : Sténose de D3-D4 (cancer du crochet) Maire F and al, Am J Gastroenterol Apr;101(4):735-42

19 Tableau d obstacle digestif haut Ou - TDM avec opacification digestive haute - TOGD ( longueur de la sténose) Sténose duodénale : >>> Prothèse Carcinose péritonéale : CI Prothèse +++ Pas de sténose : Gastroparésie?, Morphiniques?, Post chimio?

20 Prise en charge de la sténose duodénale Dérivation chirurgicale versus prothèse par voie endoscopique : Succès techniques Survie morbidité Durée d hospitalisation Délai de réalimentatio n Fiori 2004 ns Prothèse Prothèse Prothèse Hosono 2007 Prothèse Prothèse Prothèse Prothèse Fiori E,Anticancer Res Hosono S, J Gastroenterol. 2007

21 Efficacité des Prothèses duodénales Une seule prothèse duodénale au cours de la maladie. = 96 % des patients.

22

23 Complications biliaires associées aux sténoses duodénales : CAT? 1. Ictère + sténose duodénale : «tout endoscopique» dilatation duodénale prothèses biliaire puis duodénale 2. Ictère après pose de prothèse duodénale (rare) : prothèse biliaire par voie trans-hépatique ou endoscopique si la prothèse ne couvre pas la prothèse duodénal ne couvre pas la papille 3. Ictère après pose de prothèses duodénale et biliaire : Pose d une nouvelle prothèse biliaire par voie endoscopique ou transhépatique

24 Prise en charge de la douleur Douleur neuropathique Douleur osseuse Douleur par exces de nociception Douleur morale

25 Nociceptives Neuropathiques Mécanisme Excès de stimulation des nocicepteurs Lésion d un nerf Topographie Loco-régionale Dermatomes: racines plexus, troncs horaires Caractère Fond: mécanique et inflammatoire Surajoutées: incidentes, recrudescentes, paroxystiques Torsion, écrasement, compression, hématome, coup, pesanteur, déchirure, poignard, broiement, arrachement Fond +- permanent avec fulgurances inopinées Fond: brûlure, striction Fulgurances: éclairs, arcs électriques, piqûres. Traitements Antalgiques classiques OMS Antiépileptiques Antidépresseurs, TENS, neurochirurgie

26 Coter la douleur Echelle visuelle analogique Echelle verbale simple : 0: Absente 1: Faible 2: Modérée 3: Forte 4: Extreme EVA > 3 : traitement insuffisant EVA > 7 ou EVS à 4 : morphine injectable

27 Paliers OMS et douleurs nociceptives

28 Molécule Nom commercial Délai d action Durée d action Morphine LI IV Sol injectable 10, 20, 50, 100, 200, 250, 400, 500 PO Actiskénan 5, 10, 20, 30 PO Sévredol 10, 20 (sécable) PO Oramorph Sol Buv 10, 30, 100 mg 7 IV 20 SC 60 per os 4 heures Morphine LP PO Skénan 10, 30, 60, 100, 200 PO Moscontin 10, 30, 60, 100, à 2 h 12 h Oxycodone LI PO OxyNorm 5, 10, 20 1 h 4 h Oxycodone LP PO OxyContin 10, 20, 40, 80 1 h 12 h Hydromorphone LP PO Sophidone 4, 8, 16, 24 1à2 h 12 h Fentanyl IV Fentanyl TD IV Sol injectable 100, 250 µg TD Durogésic 25, 50, 75,100, 200 TM Actiq 100 à 1600 µg 2 24 h 15 2 h 72 h 2 h

29

30 Rappel du bon usage des antalgiques de palier III Recommandations OMS Prescription par voie orale en première intention, Prescription claire, détaillée, Prescription à heures régulières, Prescription en respectant l échelle OMS à 3 niveaux, Prescription personnalisée en fonction de l intensité de la douleur, Prescription systématique de laxatifs et si besoin d anti-émétiques, Surveillance. Adaptation individuelle des doses : Posologie de départ : 60 mg par 24 h (30 mg matin et soir par voie orale) Réduction des doses (20 mg matin et soir) chez les malades fragiles, âgés ou si insuffisance rénale ou hypoprotidémie Éviter l association des médicaments ayant le même mode d action Informer le patient des objectifs du traitement, des effets indésirables et de leur prévention Prescription systématique d interdoses si accès douloureux : 1/6 de la dose totale toutes les 4 heures si besoins adaptation LP toutes les 48 h en tenant compte et en intégrant les interdoses

31 Surveillance des morphiniques Efficacité: Nb d ID nécessaire Intensité et moments de la douleur Tolérance: Constipation: 100% => laxatifs systématiques Nausées vomissements: 40% => Haldol 0,2 % V à XV gttx3/j Somnolence: en début de Ttt: tient la stimulation? Rétention urinaire => sondage évacuateur +/- alpha bloquant ( Homme) Sueurs, hypotension, hypothermie, bradycardie : rare Prurit => deroxat, naloxone Dépression des centres de la toux : baisse posologie, naloxone Psychodyslepsie, hallucinations et troubles du comportement => Rotation des opioides

32 Douleurs neuropathiques Le trileptal paliers de 300 mg à augmenter selon le schéma «Soir puis matin et soir» tous les 5 jours ( sommolence en début de ttt) Chez p. âgée ou ins rénale : début à demi dose. Palier demi dose. Augmenter jusqu à la poso efficace, répartie en 2 prises quotidiennes. Paliers max de 600 mg / semaine Poso max 2400 mg/j chez l adulte, Surveillance: natrémie, Bilan hépatique, cytopénie

33 Intéret du bloc coeliaque? 1 étude controlée alcoolisation sous scanner versus sous échoendoscopie : avantage échoendoscopie (Gress F et al Am J Gastroenterol Apr;94(4):900-5.)

34 Utiliser les co-antalgiques Corticoïdes : Carcinose péritonéale Nausées rebelles Visée orexigène AINS : Envahissement cœliaque Douleurs osseuses Anxiolytiques, anti-dépresseurs 21 % des patients atteints d un cancer du pancréas ont une dépression associée (Sheibani-Rad S et al Pancreas Jan;32(1):58-61.) Radiothérapie, bisphosphonates en cas de douleurs osseuses

35 Ascite et cancer du pancréas Aucun intérêt à compenser une ascite de carcinose par de l albumine Denis B et al, Gastroenterol Clin Biol 2004;28:D17-D25

36 Carcinose péritonéale et management Laval G et al, J Pain Symptom Manage Jun;31(6):

37 Dénutrition et cancer du pancréas Pesez les malades : BMI : Poids (kg) / Taille 2 (m 2 ) Indice de masse corporelle (poids/taille2) > Dénutrition : < 18,5 pour les patients de moins de 65 ans < 22 pour les patients de 65 ans et plus et/ou Perte de poids récente d au moins 5 kg

38 Conclusion Les traitements endoscopiques sont le plus souvent éfficaces dans la prise en charge de : Ictère Sténose duodénale Adresser les patients a des centres d endoscopie interventionnelles Bien différentier douleur nociceptive et douleur neurogène afin d optimiser la prise en charge + rotation des opioides. A côté de la prise en charge technique : Explications des choix thérapeutiques Accompagnement psychologique

GUIDE DE PRESCRIPTION ET D UTILISATION DES ANTALGIQUES

GUIDE DE PRESCRIPTION ET D UTILISATION DES ANTALGIQUES GUIDE DE PRESCRIPTION ET D UTILISATION DES ANTALGIQUES PEC Douleur OPC011.00D1 Version 1 du 25.09.08 NOUVEAUTE DE LA VERSION 1 : Création OBJET : Ce guide est un document d information et d aide à : la

Plus en détail

Prise en charge des métastases osseuses Approche médicamenteuse

Prise en charge des métastases osseuses Approche médicamenteuse Prise en charge des métastases osseuses Approche médicamenteuse S Lozano Hôpital Larrey 08 Octobre 2010 Les métastases osseuses Fréquentes 3 ème localisation (poumon, foie) 30 à 50% des patients 40% dans

Plus en détail

Ordonnance n 1. Ordonnance n 2. Ordonnance n 3. Ordonnance n 4. Ordonnance n 5. Ordonnance n 6. Ordonnance n 7. Ordonnance n 8.

Ordonnance n 1. Ordonnance n 2. Ordonnance n 3. Ordonnance n 4. Ordonnance n 5. Ordonnance n 6. Ordonnance n 7. Ordonnance n 8. SOMMAIRE Ordonnance n 1 Remplacer un traitement antalgique de palier 2 par un antalgique de palier 3 Ordonnance n 2 Interdoses lors d un traitement par sulfate de morphine à Libération Prolongée (LP) Ordonnance

Plus en détail

Le malade cancéreux douloureux à son domicile. Traitements symptomatiques. Antalgiques et co analgésiques

Le malade cancéreux douloureux à son domicile. Traitements symptomatiques. Antalgiques et co analgésiques Le malade cancéreux douloureux à son domicile Traitements symptomatiques Antalgiques et co analgésiques Généralités Le cancer est le plus souvent douloureux Aux stades précoces : douleur modérée à sévère

Plus en détail

LA PRISE EN CHARGE DE LA DOULEUR EN HAD

LA PRISE EN CHARGE DE LA DOULEUR EN HAD LA PRISE EN CHARGE DE LA DOULEUR EN HAD LES REGLES D OR 1. Demander au patient s il a mal et le croire 2. Ecouter sa réponse et respecter ses choix 3. Traiter si possible les causes de la douleur 4. Evaluer

Plus en détail

SOINS PALLIATIFS et REFLEXION ETHIQUE

SOINS PALLIATIFS et REFLEXION ETHIQUE Saint Didier en Velay SOINS PALLIATIFS et REFLEXION ETHIQUE Dr Pascale VASSAL, Service de médecine palliative, CHU Saint Etienne Le 16 juin 2009 4 - PRISE en CHARGE de la DOULEUR A - Évaluation de la douleur

Plus en détail

Prescription des Morphiniques

Prescription des Morphiniques Prescription des Morphiniques Dr Jean-Pierre CORBINAU - Lille Cet exposé se veut essentiellement pratique ayant pour objectif de faire passer 3 messages afin d apporter une aide dans la prescription de

Plus en détail

chez la personne âgée.

chez la personne âgée. PROMOTION DE L AMÉLIORATION DES PRATIQUES PROFESSIONNELLES dans le cadre du programme MobiQual Prévenir, évaluer, Prendre en charge La douleur chez la Personne âgée FIche pratique utilisation des opioïdes

Plus en détail

Dr Pascale DINAN, Le 25 Février 2009.

Dr Pascale DINAN, Le 25 Février 2009. Dr Pascale DINAN, Le 25 Février 2009. Déclaration sur la promotion des droits des patients en Europe, OMS, 1994 : «Les patients ont le droit d être soulagés de la douleur, dans la mesure ou le permettent

Plus en détail

Les traitements médicamenteux utilisés en soins palliatifs : prise en charge de la douleur chez l enfant. Journée du réseau oncopédiatrique

Les traitements médicamenteux utilisés en soins palliatifs : prise en charge de la douleur chez l enfant. Journée du réseau oncopédiatrique Les traitements médicamenteux utilisés en soins palliatifs : prise en charge de la douleur chez l enfant Journée du réseau oncopédiatrique 17/09/2010 Introduction Démarche de soins palliatifs : substitue

Plus en détail

M.PARRAD DU/Capacité 24 janvier 2013. Douleur : évaluation, prise en charge

M.PARRAD DU/Capacité 24 janvier 2013. Douleur : évaluation, prise en charge M.PARRAD DU/Capacité 24 janvier 2013 Douleur : évaluation, prise en charge Définition douleur «Expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, liée à une lésion tissulaire présente ou potentielle ou

Plus en détail

La morphine. Alternatives / associations

La morphine. Alternatives / associations Douleur et cancer La morphine Alternatives / associations Tous les droits d auteurs sont réservés à l Institut UPSA de la douleur. Toute modification est interdite. Toute reproduction ou utilisation est

Plus en détail

Utilisation pratique de la morphine en gériatrie. Dr JM BRISSEAU Médecine Aigue Gériatrique Consultant en Médecine Interne CHU de Nantes

Utilisation pratique de la morphine en gériatrie. Dr JM BRISSEAU Médecine Aigue Gériatrique Consultant en Médecine Interne CHU de Nantes Utilisation pratique de la morphine en gériatrie Dr JM BRISSEAU Médecine Aigue Gériatrique Consultant en Médecine Interne CHU de Nantes ACTUALITES THERAPEUTIQUES 7 Décembre 2013 Les opioïdes forts comprennent:

Plus en détail

Soirée FMC GRASSE. Dr Casini Isabelle. Dr Fignon Laurent. Responsable TERDASP 06. Praticien Hospitalier 21/11/12

Soirée FMC GRASSE. Dr Casini Isabelle. Dr Fignon Laurent. Responsable TERDASP 06. Praticien Hospitalier 21/11/12 Soirée FMC GRASSE Dr Casini Isabelle Responsable TERDASP 06 Dr Fignon Laurent Praticien Hospitalier Alpes Maritimes Ouest BASSIN DE POPULATION: Total (62 communes) 556 000 habitants Plus de 75 ans 11.48%

Plus en détail

Comment évaluer? Douleur aiguë? Douleur chronique? Douleur continue? Circonstances d apparition? Cotation de la douleur

Comment évaluer? Douleur aiguë? Douleur chronique? Douleur continue? Circonstances d apparition? Cotation de la douleur Comment évaluer? Douleur aiguë? Douleur chronique? TEMPS Douleur paroxystique? INTENSITE LOCALISATION TYPE Douleur continue? Circonstances d apparition? Cotation de la douleur Topographie de la ou des

Plus en détail

Guide d utilisation des opioïdes forts

Guide d utilisation des opioïdes forts Guide d utilisation des opioïdes forts Dr R. Duclos coordinatrice du réseau douleur Sarthe responsable unité douleur CHG Le Mans expert des SOR douleur «la douleur que l on supporte le mieux? celle des

Plus en détail

Nouveaux Antalgiques disponibles en 2010

Nouveaux Antalgiques disponibles en 2010 Nouveaux Antalgiques disponibles en 2010 Docteur Laurent FIGNON Soins de Support Service d Oncologie CHR Bon-Secours - 2010 Douleur et Cancer 320.000 nouveaux cas de Cancer par an (2005) 56% des patients

Plus en détail

DEFINITION DE LA DOULEUR

DEFINITION DE LA DOULEUR DEFINITION DE LA DOULEUR Selon l IASP International Association for the Study of Pain «La douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, liée à une lésion tissulaire présente ou potentielle

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 01 avril 2009

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 01 avril 2009 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 01 avril 2009 ABSTRAL 100 microgrammes, comprimé sublingual B/10 Code CIP : 391 042 9 B/30 Code CIP : 391 043 5 ABSTRAL 200 microgrammes, comprimé sublingual B/10 Code

Plus en détail

Prescription de morphiniques chez le sujet âgé. Cas clinique

Prescription de morphiniques chez le sujet âgé. Cas clinique Prescription de morphiniques chez le sujet âgé Cas clinique Clinique 1 Me G. 71 ans. Mariée, 2 enfants Algies diffuses depuis l âge l de 14 ans. Début des douleurs par des cervicalgies et scapulalgies

Plus en détail

LES MÉDICAMENTS ANTALGIQUES

LES MÉDICAMENTS ANTALGIQUES LES MÉDICAMENTS ANTALGIQUES LES PALIERS DE L OMS L Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a établi une échelle des analgésiques selon l intensité de la douleur évaluée. L International Association for

Plus en détail

Claude Ecoffey Anesthésiste. Les obstacles aux opiacés

Claude Ecoffey Anesthésiste. Les obstacles aux opiacés cette image. Claude Ecoffey Anesthésiste QuickTime et un décompresseur Photo - JPEG sont requis pour visualiser Les obstacles aux opiacés Crainte liée au traitement (effets secondaires, accoutumance) Système

Plus en détail

La rotation des opioïdes

La rotation des opioïdes La rotation des opioïdes Prof. Omar BOUDEHANE - UNITE D EVALUATION ET DE TRAITEMENT DE LA DOULEUR - Faculté de médecine & CHU Constantine Université «3» de Constantine 9 ème Congrés de la SAETD Université

Plus en détail

Cas Clinique. Douleurs cancéreuses

Cas Clinique. Douleurs cancéreuses Cas Clinique Douleurs cancéreuses Monsieur Bernard D., âgé de 45 ans, a été admis dans le Centre d évaluation et de traitement de la douleur courant juillet 2000 en raison de douleurs intenses, d origine

Plus en détail

Aide mémoire. Traitements médicamenteux de la douleur nociceptive. Equipes ressources du département :

Aide mémoire. Traitements médicamenteux de la douleur nociceptive. Equipes ressources du département : Equipes ressources du département : Consultations d évaluation et de traitement de la douleur : CH Chartres : 02 37 30 38 13 consult-douleur@ch-chartres.fr CH Dreux : 02 37 51 50 63 Douleur aiguë : douleuraigue@ch-dreux.fr

Plus en détail

LES ANTALGIQUES EN GERIATRIE

LES ANTALGIQUES EN GERIATRIE Définition de la douleur selon l IASP LES ANTALGIQUES EN GERIATRIE La douleur est une sensation désagréable et une expérience émotionnelle en lien à une lésion tissulaire présente ou potentielle ou décrite

Plus en détail

Du bon usage des dispositifs transdermiques de fentanyl

Du bon usage des dispositifs transdermiques de fentanyl Du bon usage des dispositifs transdermiques de fentanyl Groupe de travail pluridisciplinaire SFAP - SFETD ARMARI-ALLA Corinne, Médecin pédiatre, Hôpital de Jour d Onco-Pédiatrie, CHU Grenoble BRUXELLE

Plus en détail

SOINS PALLIATIFS : GUIDE D UTILISATION DES OPIACÉS

SOINS PALLIATIFS : GUIDE D UTILISATION DES OPIACÉS SOINS PALLIATIFS : GUIDE D UTILISATION DES OPIACÉS Présenté par : Dr Réal Villemure Département clinique de médecine générale Le 8 janvier 2002 SOINS PALLIATIFS : GUIDE D'UTILISATION DES OPIACÉS Ce que

Plus en détail

Prise en charge de la douleur. Dr Nathalie Nisenbaum Réseau Arc en Ciel 10 octobre 2006

Prise en charge de la douleur. Dr Nathalie Nisenbaum Réseau Arc en Ciel 10 octobre 2006 Prise en charge de la douleur Dr Nathalie Nisenbaum Réseau Arc en Ciel octobre 6 EVALUATION DE LA DOULEUR Définition de la douleur association internationale d étude de la douleur (IASP 979) La douleur

Plus en détail

8. Les connaissances

8. Les connaissances 8. Les connaissances 1 - Titration et douleur nociceptive 2 - Table équianalgésie 3 - Rotation des opioïdes 4 - Douleur et toxicomanie 5 - Douleurs et états de manque Contact : clud@marseille.fnclcc.fr

Plus en détail

SPES / NEPALE. Date : Protocole validé et réactualisé le 13/12/2013 ETAPES PRELIMINAIRES A LA PRESCRIPTION

SPES / NEPALE. Date : Protocole validé et réactualisé le 13/12/2013 ETAPES PRELIMINAIRES A LA PRESCRIPTION RECOMMANDATION POUR LA PRESCRIPTION DE MORPHINE EN PERFUSION CONTINUE MODE PCA SPES / NEPALE Date : Protocole validé et réactualisé le 13/12/2013 N hésitez pas à utiliser les modèles d ordonnances, Pour

Plus en détail

PRISE EN CHARGE DE LA DOULEUR A DOMICILE. PAR les infirmières libérales

PRISE EN CHARGE DE LA DOULEUR A DOMICILE. PAR les infirmières libérales PRISE EN CHARGE DE LA DOULEUR A DOMICILE PAR les infirmières libérales Pour un suivi bien orchestré de l hôpital à la ville Prise de conscience par les équipes que tout ne s arrête pas à la porte de l

Plus en détail

SPÉCIFICITÉS ET PRISE EN CHARGE DE LA DOULEUR CANCÉREUSE CHEZ L ADULTE

SPÉCIFICITÉS ET PRISE EN CHARGE DE LA DOULEUR CANCÉREUSE CHEZ L ADULTE SPÉCIFICITÉS ET PRISE EN CHARGE DE LA DOULEUR CANCÉREUSE CHEZ L ADULTE Dr Cécile BESSET Equipe Mobile de Soins Palliatifs CHRU Besançon 23/01/2015 DÉFINITION, GÉNÉRALITÉS «Expérience sensorielle et émotionnelle

Plus en détail

La fistule gastro-bronchique: une complication redoutable des sleeve gastrectomies.

La fistule gastro-bronchique: une complication redoutable des sleeve gastrectomies. La fistule gastro-bronchique: une complication redoutable des sleeve gastrectomies. A.GUILLAUD, L.REBIBO,D. MOSZKOWICZ, M. NEDELCU, O.FACY, F.RECHE,C.ARVIEUX. DESC Poitiers juin 2013. 2-3% fistule après

Plus en détail

Définition PCA = ACP

Définition PCA = ACP 2012 Définition PCA = ACP Technique moderne de traitement de la douleur au cours de laquelle le patient relié à une pompe, s administre lui-même ses antalgiques à la demande Historique PCA 1968 - Variabilité

Plus en détail

Protocole d Utilisation des Opioïdes Par PCA en HAD

Protocole d Utilisation des Opioïdes Par PCA en HAD Protocole d Utilisation des Opioïdes Par PCA en HAD 1) Objet. Ce protocole a pour objet de décrire les modalités d utilisation des opioïdes injectables en PCA, en traitement symptomatique d une douleur,

Plus en détail

PRISE EN CHARGE DE LA DOULEUR CANCÉREUSE

PRISE EN CHARGE DE LA DOULEUR CANCÉREUSE Réseau Ville-Hôpital de Cancérologie du Val-de-Marne Ouest Guide pratique PRISE EN CHARGE DE LA DOULEUR CANCÉREUSE Guide pratique PRISE EN CHARGE DE LA DOULEUR CANCÉREUSE INTRODUCTION Ce guide pratique

Plus en détail

CAPACITE DE GERIATRIE

CAPACITE DE GERIATRIE TRAITEMENT DE LA DOULEUR CHEZ LE SUJET AGE CAPACITE DE GERIATRIE 11.03.2009 Dr Françoise ESCOUROLLE-PELTIER Unité de Soins Palliatifs - Équipe Mobile Hôpital BRETONNEAU CONSEQUENCES DE LA PRISE EN CHARGE

Plus en détail

EVALUATION ET TRAITEMENT DE LA DOULEUR DU PATIENT EN CANCEROLOGIE Docteur C. CIAIS. ( Partie II )

EVALUATION ET TRAITEMENT DE LA DOULEUR DU PATIENT EN CANCEROLOGIE Docteur C. CIAIS. ( Partie II ) EVALUATION ET TRAITEMENT DE LA DOULEUR DU PATIENT EN CANCEROLOGIE Docteur C. CIAIS ( Partie II ) Quelques points pratiques. Pour adapter la posologie, on peut s'aider du nombre de prises d'inter-doses.

Plus en détail

DEFINITION DE LA DOULEUR SELON L I.A.S.P.

DEFINITION DE LA DOULEUR SELON L I.A.S.P. DEFINITION DE LA DOULEUR SELON L I.A.S.P. «La douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associée à des lésions tissulaires réelles ou possibles ou décrites comme si ces lésions

Plus en détail

DEFINITION. Douleur aigüe Douleur chronique Titration de la morphine PCA. Composantes de la douleur. Sensation. Emotion Cognition.

DEFINITION. Douleur aigüe Douleur chronique Titration de la morphine PCA. Composantes de la douleur. Sensation. Emotion Cognition. Douleur aigüe Douleur chronique Titration de la morphine PCA DR C. Waintrop Service d anesthésie -Réanimation Hôpital Saint-Louis, Paris 10è DEFINITION Douleur: «Expérience sensorielle et émotionnelle

Plus en détail

LES ANTALGIQUES. Règles de prescription et de surveillance. Dr Pierre DELASSUS. Équipe Mobile Douleur et Soins Palliatifs CHU de Caen

LES ANTALGIQUES. Règles de prescription et de surveillance. Dr Pierre DELASSUS. Équipe Mobile Douleur et Soins Palliatifs CHU de Caen LES ANTALGIQUES Règles de prescription et de surveillance Dr Pierre DELASSUS Équipe Mobile Douleur et Soins Palliatifs CHU de Caen Règles de prescription des antalgiques 1. Chercher la cause de la douleur

Plus en détail

Les douleurs neuropathiques

Les douleurs neuropathiques Les douleurs neuropathiques Dr LALLIER Emmanuelle Hôpital Louis Pasteur DOLE 1 Thérapeutiques médicamenteuses (1) : les traitements locaux Cibles d actions : décharges ectopiques et sensibilisation des

Plus en détail

Toujours évaluer l observance du traitement. La mémoire de la douleur peut être plus dommageable que son expérience initiale.

Toujours évaluer l observance du traitement. La mémoire de la douleur peut être plus dommageable que son expérience initiale. La mémoire de la douleur peut être plus dommageable que son expérience initiale. Des mécanismes conservés à travers les âges permettent à de brefs stimuli nociceptifs de modifier de manière persistante

Plus en détail

Dr Righini Christian Adrien

Dr Righini Christian Adrien Infections naso-sinusiennes de l adulte et de l enfant CAT devant une obstruction nasale Dr Righini Christian Adrien Clinique ORL Pôle TCCR CHU de Grenoble CRighini@chu-grenoble.fr Question 1 Quel sinus

Plus en détail

Syndrome Cave Supérieur: Prise en charge. Patrick BAGAN Chirurgie Thoracique et Vasculaire Hôpital Victor Dupouy, Argenteuil

Syndrome Cave Supérieur: Prise en charge. Patrick BAGAN Chirurgie Thoracique et Vasculaire Hôpital Victor Dupouy, Argenteuil Syndrome Cave Supérieur: Prise en charge Patrick BAGAN Chirurgie Thoracique et Vasculaire Hôpital Victor Dupouy, Argenteuil Medical Observations and Inquiries, 1757; Vol 1, pp 323-357 Symptômes observés

Plus en détail

La prise en charge de la douleur

La prise en charge de la douleur 39 ème Forum Médical Lyonnais La prise en charge de la douleur Réseau de coordination de soins palliatifs à domicile Dr Jacky SAUSSAC Samedi SEPR 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. La législation La douleur Les

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. AVIS DE LA COMMISSION Réunion n 22 du 4 juin 1997

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. AVIS DE LA COMMISSION Réunion n 22 du 4 juin 1997 - 322 - COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS DE LA COMMISSION Réunion n 22 du 4 juin 1997 DUROGESIC 25 microgrammes/heure, dispositif transdermique, 2,5 mg/10 cm2, sachet (B/5) DUROGESIC 50 microgrammes/heure,

Plus en détail

DU soins palliatifs module pédiatrique

DU soins palliatifs module pédiatrique Cas clinique Stratégie thérapeutique antalgique en phase progressive de la maladie DU soins palliatifs module pédiatrique Novembre 2012 D Orbach, Département de pédiatrie adolescents-jeunes adultes. Institut

Plus en détail

TRAITEMENT DE LA DOULEUR CHEZ LE SUJET AGE

TRAITEMENT DE LA DOULEUR CHEZ LE SUJET AGE TRAITEMENT DE LA DOULEUR CHEZ LE SUJET AGE CAPACITE DE GERIATRIE 11.03.2009 Dr Françoise ESCOUROLLE-PELTIER Unité de Soins Palliatifs - Équipe Mobile Hôpital BRETONNEAU CONSEQUENCES DE LA PRISE EN CHARGE

Plus en détail

Évaluation de la douleur

Évaluation de la douleur Douleurs aigues Cas clinique n 1 Madame B âgée de 45 ans vient aux urgences pour une douleur abdominale aigue flanc droit évoluant depuis 2H avec un épisode de vomissement. Pas de troubles urinaires. Antécédents:

Plus en détail

Soirée PCA opiacés de l hôpital au domicile Au Bout du Monde le 27 octobre 2015 de 19h à 22h

Soirée PCA opiacés de l hôpital au domicile Au Bout du Monde le 27 octobre 2015 de 19h à 22h Soirée PCA opiacés de l hôpital au domicile Au Bout du Monde le 27 octobre 2015 de 19h à 22h Programme de la soirée : 19h-19h30 : Présentation des différentes PCA par les prestataires de service de PCA

Plus en détail

Le plus difficile est de savoir penser ces douleurs

Le plus difficile est de savoir penser ces douleurs LES INTERDOSES LES DOULEURS PAROXYSTIQUES LES DOULEURS INCIDENTES L INSUFFISANCE DU TRAITEMENT DE BASE (CONTINU) LES DOULEURS QUI POURRAIENT SURVENIR LA VIGILANCE LE DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL AVEC DOULEURS

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 13 janvier 2010

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 13 janvier 2010 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 13 janvier 2010 INSTANYL 50 microgrammes/dose, solution pour pulvérisation nasale B/1 flacon (10 doses) (CIP : 397 118 7) INSTANYL 100 microgrammes/dose, solution pour

Plus en détail

Avis 19 mars 2014. Laboratoire GRUNENTHAL. HAS - Direction de l'evaluation Médicale, Economique et de Santé Publique 1/12 Avis 2

Avis 19 mars 2014. Laboratoire GRUNENTHAL. HAS - Direction de l'evaluation Médicale, Economique et de Santé Publique 1/12 Avis 2 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 19 mars 2014 RECIVIT 67 microgrammes, comprimé sublingual B/15 en plaquette thermoformée en polyamide aluminium PVC/aluminium (CIP : 34009 276 556 3-0) B/15 en plaquette

Plus en détail

Prise en charge de la douleur et insuffisance rénale en cancérologie

Prise en charge de la douleur et insuffisance rénale en cancérologie Prise en charge de la douleur et insuffisance rénale en cancérologie Dr Thierry Delorme Institut Curie (Paris) Paris mai 2006 Colloque Cancer & Rein 1 - - Douleur en cancérologie 2 - - Douleur et cancer

Plus en détail

LA DOULEUR DU CANCER

LA DOULEUR DU CANCER LA DOULEUR DU CANCER Marie Claire BEPOIX et Michel DROUART Pôle SOINS DE SUPPORT Equipe Mobile d Accompagnement d et de Soins Palliatifs CH PONTARLIER Définitions La douleur est une expérience sensorielle

Plus en détail

Les douleurs: mécanisme, évaluation et traitements

Les douleurs: mécanisme, évaluation et traitements Les douleurs: mécanisme, évaluation et traitements Dr Nathalie Nisenbaum 17 avril 2008 Définition de la douleur association internationale d étude de la douleur (IASP 1979) La douleur est une expérience

Plus en détail

L analgésie péridurale pour un retour à domicile!

L analgésie péridurale pour un retour à domicile! Vendée L analgésie péridurale pour un retour à domicile! Une expérience partagée Mr AGRES Hugues IADE RD 85925 La Roche sur Yon Journée IRD PL B, 28 janv. 2011- REZE Le patient, La famille, L équipe soignante

Plus en détail

Situations palliatives en urgence

Situations palliatives en urgence Situations palliatives en urgence En préhospitalier comme aux urgences, on peut être confronté au patient en situation palliative. Les situations les plus fréquemment vécues sont : - dyspnée - douleur

Plus en détail

DOULEURS INDUITES PAR LES SOINS

DOULEURS INDUITES PAR LES SOINS DOULEURS INDUITES PAR LES SOINS 9 ème journée mondiale des Soins Palliatifs LYON DR VIRGINIE DESSUS-CHEVREL SOINS PALLIATIFS CHLS INTRODUCTION Douleur de courte durée induite par un soignant, une thérapeutique

Plus en détail

La Codéine? Parlons-en INFORMER

La Codéine? Parlons-en INFORMER La Codéine? Parlons-en INFORMER Qu est-ce que la codéine? La Codéine, ou méthylmorphine, est l'un des alcaloïdes contenus dans le pavot (papaverum somniferum). La codéine est un antalgique puissant (de

Plus en détail

PROTOCOLE d utilisation de la MORPHINE en PCA, hors traitement postopératoire

PROTOCOLE d utilisation de la MORPHINE en PCA, hors traitement postopératoire Comité de lutte contre la douleur PROTOCOLE d utilisation de la MORPHINE en PCA, hors traitement postopératoire Référence : CLUD 18 Version : 2 Date de diffusion Intranet : 23-10-2007 Objet Ce protocole

Plus en détail

RÔLE DE L IDE DANS L APPROCHE DU PATIENT DOULOUREUX

RÔLE DE L IDE DANS L APPROCHE DU PATIENT DOULOUREUX RÔLE DE L IDE DANS L APPROCHE DU PATIENT DOULOUREUX Ph.TETARD ( CH Saint Camille) M.T. GATT ( CHU Avicenne) PTETARD 2009 1 1 - LÉGISLATIONPROFESSIONNELLE A. le rôle de l infirmière est fondé sur le décret

Plus en détail

Prise en charge de la douleur

Prise en charge de la douleur Réseau Ville-Hôpital de Cancérologie du Val-de-Marne Ouest Prise en charge de la douleur DANS LES AFFECTIONS CANCÉREUSES Avec le soutien de la Ligue contre le cancer du Val-de-Marne Octobre 2003 revu en

Plus en détail

Prise en charge de la douleur en dermatologie : les opioïdes forts

Prise en charge de la douleur en dermatologie : les opioïdes forts Annales de dermatologie et de vénéréologie (2011) 138, 524 529 CLINIQUE Prise en charge de la douleur en dermatologie : les opioïdes forts Management of pain in dermatology: Opioid therapy M.-L. Sigal

Plus en détail

Cas clinique ORL n 2

Cas clinique ORL n 2 Cas clinique ORL n 2 Mme B. âgée de 37 ans consulte pour de violentes douleurs de la région sous orbitaire droite majorées lorsqu elle penche la tête en avant. Ces douleurs durent depuis 12 heures environ

Plus en détail

TRAITEMENT MEDICAMENTEUX DE LA DOULEUR CHEZ LE SUJET AGE

TRAITEMENT MEDICAMENTEUX DE LA DOULEUR CHEZ LE SUJET AGE TRAITEMENT MEDICAMENTEUX DE LA DOULEUR CHEZ LE SUJET AGE CAPACITE DE GERIATRIE Dr Françoise ESCOUROLLE-PELTIER USP EMD-SP Présidente CLUD-SP Hôpitaux Universitaires Paris Nord Val de Seine - Hôpital BRETONNEAU

Plus en détail

Protocole de prise en charge des EFFETS INDESIRABLES des MORPHINIQUES chez l ENFANT

Protocole de prise en charge des EFFETS INDESIRABLES des MORPHINIQUES chez l ENFANT Comité de lutte contre la douleur Protocole de prise en charge des EFFETS INDESIRABLES des MORPHINIQUES chez l ENFANT Référence : CLUD 20 Version : 2 Date de diffusion Intranet : 23-10-2007 Objet Ce protocole

Plus en détail

PCA : Analgésie Autocontrôlée par le Patient

PCA : Analgésie Autocontrôlée par le Patient PCA : Analgésie Autocontrôlée par le Patient Unité de traitement de la douleur Hôpital Saint-Louis, Paris Mai 2005 PCA : Analgésie Autocontrôlée par le Patient Brigitte George Marie-Cécile Douard Marie-Laure

Plus en détail

OPIACES & DOSES EQUIANALGESIQUES. Extrait de la liste des médicaments de la PIC. Édition juin 2015

OPIACES & DOSES EQUIANALGESIQUES. Extrait de la liste des médicaments de la PIC. Édition juin 2015 OPIACES & DOSES EQUIANALGESIQUES Extrait de la liste des médicaments de la PIC Édition juin 2015 3. Opiacés Particularités Dose orale equival. à 10 mg de morphine 1 buprénorphine codéine fentanyl Agoniste/antagoniste

Plus en détail

Vaincre la douleur est auj

Vaincre la douleur est auj Vaincre la douleur est auj La dose d antalgique prescrite par le médecin, ainsi que l'horaire de prise ne doivent pas être modifiés. L'action du traitement se faisant sur 24 heures, en modifier la dose

Plus en détail

Avancement dans la Radiothérapie Réponse Rapide

Avancement dans la Radiothérapie Réponse Rapide Avancement dans la Radiothérapie Réponse Rapide Présent senté par Dr Fernando Rojas, Dre Ceridwen Richard et Doris-Ann Savoie, inf Le 7 mai 2010 Plan de la présentation Introduction Naissance de la Clinique

Plus en détail

EXEMPLE DE METHODOLOGIE POUR L ELABORATION D UN PROTOCOLE DOULEUR Marie AUBRY Infirmière référente douleur Hôpital TENON AP-HP Paris XX e SOMMAIRE

EXEMPLE DE METHODOLOGIE POUR L ELABORATION D UN PROTOCOLE DOULEUR Marie AUBRY Infirmière référente douleur Hôpital TENON AP-HP Paris XX e SOMMAIRE EXEMPLE DE METHODOLOGIE POUR L ELABORATION D UN PROTOCOLE DOULEUR Marie AUBRY Infirmière référente douleur Hôpital TENON AP-HP Paris XX e SOMMAIRE Etape n 1 : Faire l état des lieux Identifier la situation

Plus en détail

Prise en charge de la douleur Instauration d un traitement antalgique Dr Stéphane Moreau

Prise en charge de la douleur Instauration d un traitement antalgique Dr Stéphane Moreau Prise en charge de la douleur Instauration d un traitement antalgique Dr Stéphane Moreau Service Hématologie Clinique et Thérapie Cellulaire CHRU Limoges Introduction DEFINITION «une expérience sensorielle

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 19 septembre 2012

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 19 septembre 2012 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 19 septembre 2012 L avis de la Commission de la transparence du 20 juin 2012 a fait l objet d une audition le 19 septembre 2012 Examen du dossier des spécialités inscrites

Plus en détail

Protocole d utilisation du patch de fentanyl DUROGESIC

Protocole d utilisation du patch de fentanyl DUROGESIC Comité de lutte contre la douleur Protocole d utilisation du patch de fentanyl DUROGESIC Référence : CLUD 06 Version : 3 Date de diffusion Intranet : 23-10-2007 Objet Ce protocole a pour objet l initiation,

Plus en détail

PRISE EN CHARGE EN VILLE DES PERSONNES DÉPENDANTES AUX OPIACÉS

PRISE EN CHARGE EN VILLE DES PERSONNES DÉPENDANTES AUX OPIACÉS PRISE EN CHARGE EN VILLE DES PERSONNES DÉPENDANTES AUX OPIACÉS Constance Legroux (DCEM3) QUELQUES CHIFFRES 150 000 toxicomanes en France, dont moins de Diminution de la mortalité grâce à la mise sur le

Plus en détail

Les médicaments de la douleur. Nicolas MARIE Pharmacien IFSI CHGR UE «Pharmacologie et thérapeutiques» Année 2014-2015

Les médicaments de la douleur. Nicolas MARIE Pharmacien IFSI CHGR UE «Pharmacologie et thérapeutiques» Année 2014-2015 Les médicaments de la douleur Nicolas MARIE Pharmacien IFSI CHGR UE «Pharmacologie et thérapeutiques» Année 2014-2015 Plan 1. Définitions Rappels 2. Les médicaments du palier I 3. Les médicaments du palier

Plus en détail

Comment bien manier les antalgiques?

Comment bien manier les antalgiques? Comment bien manier les antalgiques? Dr Barbara Tourniaire Pédiatre, Unité fonctionnelle de lutte contre la douleur Hôpital d'enfants Armand Trousseau, Assistance publique Hôpitaux de Paris Règles générales

Plus en détail

PROTOCOLE DE SEVRAGE EN AMBULATOIRE

PROTOCOLE DE SEVRAGE EN AMBULATOIRE PROTOCOLE DE SEVRAGE EN AMBULATOIRE Objet : Sevrage d une dépendance physique aux opiacés ou apparentés Ce protocole tient compte de la sécurité du patient qui doit être optimale à son domicile comme en

Plus en détail

LA CARCINOMATOSE PERITONEALE : TRAITEMENT PALLIATIF

LA CARCINOMATOSE PERITONEALE : TRAITEMENT PALLIATIF LA CARCINOMATOSE PERITONEALE : TRAITEMENT PALLIATIF La carcinomatose péritonéale : traitement palliatif 1. Introduction - La CP signe souvent une pathologie dépassée à pronostic sombre(6 mois). - Traitement

Plus en détail

Isabelle MAURIN (Cadre de santé au Centre Léon Bérard, Lyon)

Isabelle MAURIN (Cadre de santé au Centre Léon Bérard, Lyon) Isabelle MAURIN (Cadre de santé au Centre Léon Bérard, Lyon) Le cancer du sein Risque estimé de développer un cancer du sein selon l âge Age 30 ans 40 ans 50 ans 60 ans 70 ans 80 ans Risque estimé 1/2212

Plus en détail

janvier 2010 Dr R. SCHWALD

janvier 2010 Dr R. SCHWALD Prise en charge pluridisciplinaire de la douleur en soins palliatifs de l adulte à domicile Formation Aspan janvier 2010 Dr R. SCHWALD 1. Évaluation de la douleur 2.Traitement de la douleur Sommaire Principes

Plus en détail

Prise en charge de la douleur du cancer chez l adulte. Prise en charge de la douleur du cancer chez l adulte

Prise en charge de la douleur du cancer chez l adulte. Prise en charge de la douleur du cancer chez l adulte Prise en charge de la douleur du cancer chez l adulte 1 1 Coordination Prise en charge de la douleur du cancer chez l adulte Évelyne ARBIOL (Centre Léon Bérard, Lyon); Henry NAHAPETIAN (Hopital des Charmettes,

Plus en détail

LA CHIRURGIE ACTUELLE DE L OBESITE MORBIDE J.M. Chevallier. Service de Chirurgie générale et digestive Hôpital Européen G.

LA CHIRURGIE ACTUELLE DE L OBESITE MORBIDE J.M. Chevallier. Service de Chirurgie générale et digestive Hôpital Européen G. LA CHIRURGIE ACTUELLE DE L OBESITE MORBIDE J.M. Chevallier Epidémiologie Obésité Obésité sévère (IMC > 40) 1980 6.1 % - 1991 6.5 % - 1997 8.5 % 0.3 % 2000 10.1 % - 2003 11.2 % 0.6 % (360 000) Insee / OBEPI

Plus en détail

Cas clinique cancer de la prostate M+ Pr Florence JOLY

Cas clinique cancer de la prostate M+ Pr Florence JOLY Cas clinique cancer de la prostate M+ Pr Florence JOLY Dossier Médical - Présentation et caractéristiques du patient Nom : Mr V. Age : 78 ans Profession : enseignant retraité Situation familiale : marié,

Plus en détail

RECOMMANDATIONS POUR LA PRISE EN CHARGE DE LA DOULEUR AIGUË

RECOMMANDATIONS POUR LA PRISE EN CHARGE DE LA DOULEUR AIGUË RECOMMANDATIONS POUR LA PRISE EN CHARGE DE LA DOULEUR AIGUË Ce fascicule tient à mettre à la disposition des médecins du CHV (ainsi que du personnel paramédical) une mise à jour D un rappel pharmacologique

Plus en détail

Information aux patients La morphine

Information aux patients La morphine Information aux patients La morphine Des réponses à vos questions La morphine, un antidouleur couramment utilisé, vous a été prescrite. Cette brochure vous informe sur son emploi, ses effets bénéfiques,

Plus en détail

L'EVALUATION DE LA DOULEUR PAR L INFIRMIERE EN CANCEROLOGIE Mme PELLETIER, IDE à l'igr, 2010 1 LA DOULEUR HIER AUJOURD HUI Une Fatalité Sous estimée Ignorée Donnée Majeure de la pratique des soins Une

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 20 juillet 2005

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 20 juillet 2005 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 20 juillet 2005 1 flacon(s) en verre de 0,5 ml : 557 767-8 3 flacon(s) en verre de 0,5 ml : 557 768-4 12 flacon(s) en verre de 0,5 ml : 557 769-0 6 flacon(s) en verre

Plus en détail

Utilisation des nouveaux opioïdes en Soins Palliatifs

Utilisation des nouveaux opioïdes en Soins Palliatifs Med Pal 2002; 1: 69-87 Masson, Paris, 2002, Tous droits réservés Guillemette Laval, Unité de Recherche et de Soutien en Soins Palliatifs, CHU, Grenoble, Marie-Laure Villard, Unité de Recherche et de Soutien

Plus en détail

Artéfact en queue de comète à l échographie hépatique: un signe de maladie des voies biliaires intra-hépatiques

Artéfact en queue de comète à l échographie hépatique: un signe de maladie des voies biliaires intra-hépatiques Artéfact en queue de comète à l échographie hépatique: un signe de maladie des voies biliaires intra-hépatiques T Smayra, L Menassa-Moussa, S Slaba, M Ghossain, N Aoun Hôtel-Dieu de France, Université

Plus en détail

Dermohypodermite non nécrosante (érysipèle) chez un patient de plus de 70 ans

Dermohypodermite non nécrosante (érysipèle) chez un patient de plus de 70 ans SITUATION 10 Dermohypodermite non nécrosante (érysipèle) chez un patient de plus de 70 ans Centre hospitalier universitaire d Angers, service de maladies infectieuses Objectifs institutionnels Uniformiser

Plus en détail

TRAITEMENT NEO ADJUVANT DE L ADENOCARCINOME PANCREATIQUE. Laetitia DAHAN CHU Timone Marseille

TRAITEMENT NEO ADJUVANT DE L ADENOCARCINOME PANCREATIQUE. Laetitia DAHAN CHU Timone Marseille TRAITEMENT NEO ADJUVANT DE L ADENOCARCINOME PANCREATIQUE Laetitia DAHAN CHU Timone Marseille Aucun CONFLITS D INTÉRÊT Objectifs pédagogiques Savoir définir un cancer du pancréas localement avancé et border

Plus en détail

Prise en charge de la douleur chez l adulte

Prise en charge de la douleur chez l adulte Prise en charge de la douleur chez l adulte Date : 03/12/2010 Copyright AFSOS, version validée du 03/12/2010 1 Contributeurs Coordination Évelyne ARBIOL (RRC-RA); Henry NAHAPETIAN (RRC-RA); Nicole VUILLEMIN

Plus en détail

Soins palliatifs en gériatrie

Soins palliatifs en gériatrie Soins palliatifs en gériatrie A. Simon, F. Chapron et A. Couzineau «Les soins palliatifs sont des soins actifs dans une approche globale de la personne atteinte d une maladie grave évolutive ou terminale.

Plus en détail

ANNEXE I RESUME DES CARACTERISTIQUES DU PRODUIT

ANNEXE I RESUME DES CARACTERISTIQUES DU PRODUIT ANNEXE I RESUME DES CARACTERISTIQUES DU PRODUIT 1. DENOMINATION DU MEDICAMENT 2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE 3. FORME PHARMACEUTIQUE 4. DONNEES CLINIQUES 4.1. Indications thérapeutiques Chez

Plus en détail

PRISE EN CHARGE INITIALE DES CEPHALEES AU SERVICE DES URGENCES SITE D ETAMPES

PRISE EN CHARGE INITIALE DES CEPHALEES AU SERVICE DES URGENCES SITE D ETAMPES PRISE EN CHARGE INITIALE DES CEPHALEES AU SERVICE DES URGENCES SITE D ETAMPES PR-ULI-URG-PEC-N 108 Version n 1 Crée le 01-02-2011 DIFFUSION : Urgences site d Etampes OBJET ET DEFINITIONS Organiser et protocoliser

Plus en détail

Antalgiques / Généralités (I)

Antalgiques / Généralités (I) Antalgiques / Généralités (I) Antalgiques = Analgésiques Schéma : physiologie de la douleur 1 2 3 4 5 6 Antalgiques / Généralités (II) Types de douleurs : Douleurs non spécifiques >> Antalgiques classiques

Plus en détail