RAPPORT ANNUEL Banque Privée Edmond de Rothschild Europe Société Anonyme

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1 RAPPORT ANNUEL 2005 Banque Privée Edmond de Rothschild Europe Société Anonyme 20 Boulevard Emmanuel Servais L-2535 Luxembourg Téléphone : (352) Fax Direction : (352) R.C. LUX B TVA LU L-2535 Luxembourg

2 Dans le monde de la voile, le nom Gitana, indissociable de la branche franco-suisse des Rothschild, évoque depuis plus de 100 ans un art de vivre fait de passion, d esprit d équipe et de recherche d excellence. Tout commence en 1876, quand l arrière grand-tante du Baron Benjamin de Rothschild bat sur le premier Gitana, un bateau de 25 m, un record du monde de vitesse sur les eaux du Léman. 2 3

3 SOMMAIRE Page 6 > Message du Président Page 9 > Organes de la Banque Privée Edmond de Rothschild Europe Page 15 > Message du Comité Exécutif Page 20 > Rapport de Gestion du Conseil d Administration à l Assemblée Générale des Actionnaires Page 28 > Éléments financiers 2005 Page 32 > Annexe aux comptes annuels Page 50 > Rapport du Réviseur d'entreprises Page 52 > Adresses : siège, succursales, bureaux de représentation, société en joint-venture, autres banques et sociétés du Groupe LCF Rothschild Initié dès son plus jeune âge par son père à cette tradition familiale, le baron Benjamin de Rothschild se tourne très vite vers les multicoques 60 pieds Open (18,28 m) qui sont, comme il aime à le répéter des Formules 1 écologiques des mers.

4 MESSAGE DU PRÉSIDENT Notre tradition familiale, la performance de notre groupe, la relation que celui-ci entretient avec ses clients comme avec ses collaborateurs, en un mot notre culture, est profondément dominée par le respect de la durée. Il était donc cohérent que les fondations parrainées par notre famille continuent et renforcent leur intérêt pour le développement durable. 6 7 La croissance mondiale connaît actuellement un rythme exceptionnellement élevé. Les moteurs de cette croissance sont puissants et devraient le rester pour de nombreuses années. Mais il est flagrant que les déséquilibres générés par cet enrichissement mondial très rapide sont à sa mesure. Il est clair que tel ou tel de ces déséquilibres de la croissance pourrait l interrompre brutalement. Et, puisque les bourses, légitimement en très belle forme depuis le printemps 2003, se chargent d anticiper les tendances économiques et financières, elles peuvent à tout moment s effrayer des menaces que constituent ces déséquilibres et corriger à la baisse avant même que les fondamentaux ne le justifient. C est le métier de notre groupe de gérer au mieux les variations énigmatiques des marchés financiers dans l intérêt des investisseurs qui nous font confiance. C est l ambition de ma famille que de participer à l atténuation de certains graves déséquilibres qui peuvent compromettre le développement durable. Car notre devoir ultime n est-il pas de préserver envers et contre tout ce qui demeure notre bien le plus précieux : la Terre? C est pourquoi nous avons choisi de concentrer notre effort sur la préservation du patrimoine naturel et l équilibre écologique de notre planète en soutenant la Fondation Polaire Internationale. En effet, mémoire vivante des climats du passé, indicateurs privilégiés du réchauffement actuel, les Pôles jouent un rôle crucial dans la grande machinerie climatique mondiale. A la fois scientifique et pédagogique, l ambition de cette fondation est d étudier, de comprendre et d expliquer les phénomènes observés aux Pôles afin que nos comportements en terme de développement deviennent plus responsables. Ma conviction profonde, sans cesse étayée au contact de ces formules 1 écologiques des mers que sont les Gitana, est que nos rêves de technologie, de développement et de progrès peuvent se réaliser au cœur d une nature absolument respectée. D ailleurs, je m étonne sans cesse de la gesticulation qui entoure l investissement socialement responsable. Est-il bien nécessaire de créer des fonds ou des indices SRI? La devise des Rothschild, vieille de 250 ans Concordia, Integritas, Industria pourrait être celle du SRI : mais, plutôt qu indicielle, je la préfère naturelle dans tous les actes du quotidien, perpétuant le respect de nos clients, du travail et de nos collaborateurs. Je trouve qu elle marie harmonieusement les exigences des rigueurs de la finance et celles de la responsabilité sociale. Pourquoi n y aurait-il que des requins de la finance et non des dauphins, à mon avis bien plus efficaces? Ainsi, il est possible de penser que le développement économique, financier, technologique et les préoccupations écologiques et sociales ne s opposent pas, comme certains se plaisent à le faire croire, mais au contraire se fortifient mutuellement. D ailleurs, il n est pas de développement rapide et durable sans préservation de tous les facteurs d équilibre de notre planète ; il n est pas d appréciation à moyen terme des marchés d actions sans développement économique ; il n est pas de gestion financière performante sans investissement en actions. Par là même, ma famille réconcilie la mission de nos actions désintéressées et l intérêt des clients de notre groupe. Aussi devons-nous prendre en compte ce nouveau paysage mondial où à un axe Nord-Sud doit répondre un équilibre Ouest- Est. En effet, représentants de l extrême Occident, nous regardons avec admiration ces peuples de l extrême Orient avancer à marche forcée vers ce futur que nous devrons partager sur notre précieuse planète. Ces progrès économiques et démographiques compromettent plus encore la protection de notre environnement naturel et social. Préserver celui-ci constitue, à mes yeux, l un des enjeux majeurs du siècle qui commence. Baron Benjamin de Rothschild.

5 ORGANES de la Banque Privée Edmond de Rothschild Europe Conseil d Administration Président Baron Benjamin de Rothschild Administrateurs John Alexander Luc Baatard Laurent Dassault Guy Grymberg Claude Messulam Frédéric Otto E. Trevor Salathé Daniel Yves Trèves José Luis de Melo de Vasconcelos e Sousa Comité du Conseil d Administration Président Claude Messulam Membres John Alexander Luc Baatard Guy Grymberg Frédéric Otto E. Trevor Salathé José Luis de Melo de Vasconcelos e Sousa 9 Inspection générale et Audit interne Sous-Directeur Principal Stanislas Kervyn Organe de révision PricewaterhouseCoopers S.à r.l. Objectif atteint lors de la 7 e Transat Jacques Vabre, partie du Havre le dimanche 6 novembre. Le Gitana 11 et le Gitana X remportent la 2 e et 4 e place de cette course en double menée à un rythme effréné. Seuls quatre trimarans sur dix ont franchi la ligne d arrivée à Salvador de Bahia, après un parcours de 5190 milles.

6 Organes de la Banque Privée Edmond de Rothschild Europe Comité Exécutif * Président Vice-Président Vice-Président Vice-Présidents Directeur Général Directeur Général Directeur Central Directeurs Adjoint Frédéric Otto Pierre-Marie Valenne Jean-François Lafond Marc Ambroisien Geoffroy Linard Rudy Paulet Autres Directeurs, et Directeurs-Adjoints Directeurs Xavier Delattre Denis de Montigny Jean-Luc Parmentier Bernard Schul Pascal Delle Eric de Nazelle Robert Philippart Directeurs-Adjoints Comité de Direction Clientèle Privée & Asset Management Président Vice-Présidents Directeurs Frédéric Otto Pierre-Marie Valenne Patrick Brebion Jean-François Lafond Thierry de Baynast Marc Ambroisien Marc Grabowski Rudy Paulet Reginald van Leer Guy Verhoustraeten Philippe Anstett Philippe Contadin Dimitri Guillaume Carlo Thewes Paul Boeger Claudio Fernandes Jean Heckmus Eric van der Straten Michel Catulle Pascal Gilles Reinald Loutsch Didrik van Zuylen Yves Chezeaud Karl Guénard Comité de Direction OPC Président Vice-Présidents Directeurs Pierre-Marie Valenne Jean-François Lafond Franck Sarrazin Geoffroy Linard Guy Verhoustraeten Sous-Directeurs principaux Marie-Laure Bernard Francis Ferrant Francis Nilles Matthieu Tinti Emile Cremmer Philippe Godard Claude Pech Giulia Venturi Jean-Louis Di Giovanni Catherine Menzies Philippe Pirenne Philippe Visconti David Diwan Christophe Morizot Nathalie Plompen Sous-Directeurs Comité de Direction Family Office & Business Development Président Vice-Président Directeurs Directeurs Adjoints Frédéric Otto Pierre-Marie Valenne Marc Ambroisien Didier Bensadoun Thierry de Baynast Raphaël Delplanque Edward de Burlet Philippe Postal Rudy Paulet Raymond Glodé Alain Mestat Franck Payrar Franck Sarrazin Jean-Charles Schiltz Guy Verhoustraeten Magali Berton Eric Feyereisen Josette Marting Claude Verdin Eric Cardon de Lichtbuer Laurent Haag Alain Ravaux François Vial Jean-François Colson Thierry Lenormand Jean-Marc Robinet Philippe Wapler Guy de Spirlet Elise Lethuillier Ilan Schweizer Marie-Thérèse Weber Dominique Dubois Philippe Maclot Dilip Van Waetermeulen Claude Wickler Amilcar Magalhaes Ribeiro Secrétaire général Luc Grégoire * Directeurs agréés auprès de la Commission de Surveillance du Secteur Financier

7 Organes de la Banque Privée Edmond de Rothschild Europe Succursales à l étranger Bureaux de représentation Belgique / Bruxelles Israël / Tel Aviv 12 Directeur Général Directeurs Benoît de Hults ** Marie-Claire Keyzer ** Marc Moles le Bailly ** Eric Dumoulin Marc Lallemand Alain Querton Espagne / Madrid Directeur Ariel Seidman Slovaquie / Bratislava Directeur Marc Ambroisien 13 Directeur Général Directeurs Sous-Directeurs Ignacio Bernar Elorza ** Angel Ochoa ** Antonio Abad Juan Verdaguer Pedro Adan David Cordoba Eduardo Martin Rafael Martin Francisco Sanchez Alvaro Sobrino Pablo Torralba Javier Turrado Portugal / Lisbonne Directeur Général Directeurs Directeurs Adjoints Sous-Directeurs José Luis de Melo Bruno de Carvalho ** João Antunes Frederico Pratas de Vasconcelos e Sousa ** Gonçalo de Bragança Luis d Orey Raul Jorge Godinho Gonçalo Correa Vitor Pereira Rui Nunes dos Santos Rui Sousa André Reid ** Directeurs agréés auprès des autorités de contrôle

8 MESSAGE DU COMITÉ EXÉCUTIF Le final entre l île d Ascension et Salvador de Bahia a notamment été éblouissant d intensité et de rapidité: des journées à plus de 550 milles, soit près de 23 nœuds de moyenne 2005 sera un tournant peut-être plus important que le passage symbolique de l an Nous avons pris conscience en effet l an dernier que l énergie allait rester durablement chère et que c était un bien précieux à préserver. Les opinions des économistes et des industriels, qui jusque là s opposaient souvent aux points de vue des écologistes, s en sont singulièrement rapprochées sous la pression des réalités. Il est apparu clairement que, si la hausse du pétrole pouvait s expliquer par des tensions politiques ici ou là ou par des investissements insuffisants, nous étions confrontés à l arrivée de pays de plus en plus consommateurs, comme la Chine et l Inde, tandis que des incertitudes planaient sur le volume des réserves, du moins celles disponibles à bon compte. Nous réalisons aussi que la mondialisation n est pas seulement un objet de débats et de controverses multiples et vaines, mais que la présence de ces deux nouveaux géants forge le visage de la planète pour le siècle à venir et sans doute davantage. Nous voici confrontés à un triple défi : une forte demande en énergie et en matières premières, le réchauffement de la planète et une nouvelle répartition des productions mondiales. Ces trois phénomènes, qui sont évidemment liés entre eux, sont fondamentalement la conséquence d une formidable explosion démographique au niveau planétaire. Quelques chiffres méritent réflexion : Il y a actuellement 6,5 milliards d habitants sur la planète contre 6 milliards en l an 2000, 4 milliards en 1975, 3 milliards à la fin des années 1950 et seulement 1 milliard en A titre indicatif, au début de notre ère, il y avait 250 millions d êtres humains sur la planète, lors du passage au précédent millénaire 300 millions et moins de 500 en l an Aujourd hui les pays les plus peuplés sont évidemment la Chine : 1,3 milliard et l Inde : 1 milliard. Maintenant, si l on regarde l avenir les prévisions font état de 6,8 milliards d habitants en 2010, 7,5 milliards en 2020 et pratiquement 9 milliards en 2050! Il y a quelques dizaines d années, nous estimions impossible de nourrir une telle population. Il suffit pour s en convaincre de relire les écrits alarmistes de l époque. Force est de constater qu en dépit de formidables inégalités et de problèmes dramatiques dans les régions les plus défavorisées, nous ne sommes pas loin d y parvenir. Continuerons-nous à trouver des solutions pour subvenir aux besoins de ces populations? Qui peut l affirmer sans se tromper lourdement? L Homme est davantage prêt à émettre des avis sentencieux sur l avenir de la planète et des autres espèces que sur son propre avenir et sur la place qu il doit occuper. 15

9 Message du Comité Exécutif 16 Comment imaginer que cette explosion démographique n ait pas de conséquences sur l équilibre général du monde, d autant qu elle sera très inégale. Si les populations d Europe et d Amérique du Nord augmenteront dans des proportions de 15 à 25% d ici 2050, celles d Amérique du Sud ou d Asie connaîtront un accroissement supérieur à 50%. En Afrique, un accroissement de 100% est annoncé, il y aurait ainsi quelque 1,7 milliard d habitants sur ce continent et plus de 5 milliards en Asie. Encore faudrait-il ne pas surestimer notre capacité à prévoir l avenir. Aussi fines soient-elles, ces prévisions sont fondées sur le passé. Or, si nous affrontons toujours l inconnu, nous allons nous trouver dans une situation que l humanité n a encore jamais connue. D ores et déjà nous ne parvenons pas à subvenir aux besoins les plus élémentaires d un milliard d habitants de la planète. Que se passera-t-il demain? Nous ne parvenons pas davantage à avoir une croissance économique faible consommatrice d énergie et de matières premières, malgré quelques progrès accomplis dans les pays les plus développés en matière de récupération ou d amélioration des rendements. Au fur et à mesure que nous trouvons des solutions nouvelles pour accroître notre efficacité, que ce soit dans l agriculture ou l industrie, nous sommes aussi plus nombreux à vouloir en profiter, et ce, au risque d épuiser nos ressources. L énergie en est une bonne illustration. Le XIX e siècle a été le siècle du charbon, le XX e siècle celui du pétrole, le XXI e siècle risque fort d être celui où nous devrons chercher à développer d autres formes d énergie. Certes, la hausse des prix du pétrole favorise l exploitation de nouveaux gisements (schistes bitumineux, etc...). Certes, le réchauffement et la fonte des glaces pourront rendre accessibles de nouvelles réserves. Bien évidemment, le nucléaire offre plus que jamais de nouvelles perspectives, les énergies renouvelables elles aussi vont être mises à contribution lorsqu elles seront rentables et chaque fois que cela sera possible. Pour toutes ces raisons l énergie est en train de devenir pour nos pays industrialisés un enjeu aussi considérable que les besoins alimentaires pour d autres. Il suffit, pour s en convaincre, d observer la course à la concentration dans ce secteur et les réactions des Etats soucieux de préserver leur indépendance. L existence de géants est certainement indispensable pour faire face aux investissements colossaux exigés pour disposer d une énergie garantie à des prix maîtrisés, sinon bon marché. Or ces prix sont devenus, peut-être plus que les accords internationaux, l un des facteurs déterminants du commerce international par le biais du coût de transport. Comme beaucoup d experts le soulignent aujourd hui, le prix relativement bas du pétrole a favorisé un déplacement, parfois désordonné et excessif, des marchandises sur la surface de la planète. Un prix plus élevé peut, à terme, réduire la consommation d une denrée qui risque de se raréfier (le pétrole), mais aussi, en augmentant le coût du transport, bâtir les fondations d une division internationale du travail plus saine. La hausse du pétrole peut être l occasion de bâtir les fondations d une croissance équitable et durable. Si nous ne nous donnons pas les moyens du long terme avec la préservation des ressources, un moindre réchauffement de la planète et une mondialisation acceptable par tous, nous risquons de nous voir imposer des règles du jeu par des réalités et des évolutions qui s imposeront d elles-mêmes. Le Comité Exécutif. Gitana 11, skippé par Frédéric Le Peutrec et Yann Guichard, prend donc une superbe 2 ème place qui lui permet aussi de terminer sur la 2 ème marche du podium du Championnat des Multicoques ORMA 2005.

10 Terre d élection des scientifiques, les Pôles constituent un formidable observatoire des changements climatiques. Mieux et plus durablement qu aucun élément, la glace conserve la trace des variations climatiques du passé. Extrêmement sensible aux variations de température, la calotte glaciaire Arctique en particulier est un indicateur fondamental de ce qui se passe à l échelle planétaire. Les pôles enfin jouent un rôle crucial dans l équilibre de la grande machinerie climatique mondiale. 18 Observer, étudier et comprendre l ensemble de ces phénomènes et de ces mécanismes est un enjeu majeur si nous voulons protéger notre bien le plus précieux : la Terre. L ambition de la Fondation Polaire Internationale est de relever ce défi dans une perspective à la fois scientifique et pédagogique, car seules des consciences éclairées en matière de gestion de l environnement peuvent donner le jour à des comportements nouveaux et responsables. Partenaire privilégié de la Fondation Polaire Internationale depuis son origine, le Groupe LCF Rothschild s est engagé et s engagera pour soutenir son programme ambitieux. Un plan à trois ans consacré aux pôles : Ouverture de Centres Polaris à Bruxelles, puis Toronto et Tokyo. Observatoires des changements climatiques, ils sont à la fois centres d information, de pédagogie, de débats et d archives. Tara Arctic : transformé en station scientifique flottante, Tara, l ancienne goélette brise glace de Jean-Louis Etienne, se fera prendre dans les glaces pour mieux comprendre l Arctique. Point d orgue de ce plan : 2007, célébration de l année polaire avec l ouverture d une nouvelle base de recherche en Antarctique et d un musée à Bruxelles consacré aux Pôles. Un programme Educapôles pour les enfants entièrement dédié à la pédagogie sur les Pôles. Sites internet : Fondation polaire Internationale : Aventure écologique Mission 1 : le sommet du monde : Aux Pôles l hiver dure 9 mois. De mars à novembre en Antarctique et de septembre à mai en Arctique. C est alors la nuit polaire: le soleil ne se lève pas. À l inverse, durant les 3 mois d été le soleil ne se couche pas: c est le soleil de minuit.

11 L Antarctique bat tous les records de froid : la température peut descendre jusqu à -90 C et les blizzards, appelés vents catabatiques, peuvent souffler jusqu à 300 km / heure. À l exception des bases scientifiques, aucune population n y vit. RAPPORT DE GESTION DU CONSEIL D ADMINISTRATION À L ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES ACTIONNAIRES L Environnement économique et boursier en 2005 La Chine et les Etats-Unis d Amérique sont restés les principaux moteurs de la croissance économique mondiale, entraînant dans leur sillage le Japon et l Europe. Le choc pétrolier fut rude mais n a pas affecté durablement les marchés financiers, en l absence de conséquences significatives sur la conjoncture et l inflation sous-jacente. Après avoir atteint un taux de croissance de 4,2 % en 2004, l économie américaine a connu en 2005 une légère décélération d activité, les dernières estimations faisant état d un recul de la croissance de son PIB à 3,5 %. La conjoncture a ainsi fait preuve d une remarquable résistance à la hausse du prix du pétrole et des taux directeurs de la Réserve Fédérale américaine (FED) ainsi qu à l impact des terribles ouragans du Golfe du Mexique. La vigueur de la consommation privée a été le principal facteur de soutien de cette croissance, en dépit de l absence d allégements fiscaux pour les ménages et de l accélération des prix à la consommation. Les dépenses d investissement sont, quant à elles, restées soutenues, quasiment autofinancées par l essor fulgurant des bénéfices engrangés par des entreprises encouragées fiscalement à rapatrier les profits réalisés par leurs filiales à l étranger. L indice des prix à la consommation a fortement progressé sous l effet de la hausse du prix de l énergie, mais l inflation sous-jacente (hors énergie) est restée contenue. Les anticipations inflationnistes sont demeurées stables grâce à la confiance des marchés dans la politique monétaire de la FED. L Europe a connu une année 2005 décevante avec une hausse du PIB estimée à seulement 1,4 %. La conjoncture a été essentiellement tirée par l activité internationale. L évolution du cours du pétrole, une importante échéance électorale en Allemagne et la volonté des gouvernements de poursuivre l assainissement budgétaire ont été autant d éléments d incertitude provoquant l attentisme en termes de dépenses d investissement du secteur privé. Le caractère atone de l activité économique dans la zone euro cache cependant des écarts de croissance marqués entre ses différents Etats membres. Signe positif toutefois, les enquêtes sur l activité économique auprès des industriels européens ont signalé une nette amélioration du climat des affaires grâce au dynamisme des nouvelles commandes, en particulier en Allemagne. Des politiques du travail plus volontaristes et le ralentissement de la progression du volume de la population active ont eu pour effet de réduire le taux de chômage. Le marché du travail est cependant resté peu porteur compte tenu d un faible niveau de création d emplois. La faiblesse de l offre de travail et la crainte des délocalisations ont eu des effets négatifs sur le niveau de confiance des ménages et ont freiné la consommation privée. L indice des prix à la consommation de la zone euro a dépassé l objectif de 2 % retenu par la Banque centrale européenne (BCE), sans cependant provoquer de spirale prixsalaires. Compte tenu de cette accélération du taux d inflation et de la croissance des agrégats monétaires, la BCE a décidé de relever de 0,25 % son taux directeur en décembre 2005, mettant ainsi un terme au long statu-quo de sa politique monétaire depuis juin L économie japonaise a bénéficié d une nouvelle dynamique et semble bien sortir des années marquées par la récession et la déflation. La confiance des industriels a maintenu élevé le niveau des dépenses d investissement et a favorisé l embauche, entraînant une amélioration du marché du travail, des salaires et des dépenses de consommation. Les exportations vers les Etats-Unis et la Chine sont restées un facteur important de soutien. Le Japon a néanmoins réduit sa dépendance à l égard de l extérieur en s appuyant davantage sur une croissance interne. Cette amélioration est allée de pair avec un recul de la déflation, nourrissant l attente d une fin prochaine de la politique monétaire accommodante de la Banque du Japon. Marchés financiers Les rendements sur les marchés obligataires ont été soutenus par l abondance des liquidités au niveau mondial. Pratiquement toutes les catégories obligataires en ont profité, comme l illustre la baisse des écarts de rendement avec la dette émergente, corporate et high yield. Des craintes inflationnistes persistantes ont, par ailleurs, stimulé l intérêt pour les obligations indexées sur l inflation. Le marché obligataire américain s est comporté sereinement face à la forte croissance de l économie. C est grâce au resserrement monétaire préventif de la FED pour combattre tout signe de dérapage inflationniste que la courbe des taux US s est progressivement aplatie. Le marché des capitaux américains a en outre bénéficié d importants flux de capitaux en provenance d Asie et des pays exportateurs de pétrole, flux attirés par un différentiel de taux croissant, tant nominal que réel, en faveur des Etats-Unis. Le marché obligataire de la zone Euro a présenté un visage différent. L émergence de l euro comme devise internationale a permis aux taux obligataires européens d évoluer de façon plus indépendante et d assouplir leur lien historiquement étroit avec les taux longs US. En dépit de pressions inflationnistes nettement moins aiguës en Europe, la BCE a relevé son taux directeur de 2 % à 2,25 %, les taux longs reculant de 3,6 % à 3,3 %. Les marchés boursiers se sont globalement bien comportés, les principaux indices d actions clôturant l année 2005 à leur plus haut niveau de l année. Seuls les indices américains ont globalement stagné en raison de la hausse des taux d intérêt de la FED et de l appréciation du dollar. En Europe, l indice DJ EuroStoxx 50 a par contre progressé de 21 % grâce 21

12 Rapport de gestion du Conseil d Administration à l Assemblée Générale des Actionnaires au faible niveau des taux d intérêt, au recul de l euro face au dollar et à la forte croissance bénéficiaire des entreprises. Enfin, l indice Nikkei 225 a réalisé sa meilleure performance annuelle depuis 1986 avec un bond de plus de 40 %, soutenu par une amélioration des fondamentaux de l économie nippone. Le marché des changes a été marqué par une appréciation du dollar US (13 % contre l euro et 14 % contre le yen), la première depuis 4 ans. Celle-ci s explique essentiellement par la hausse successive des taux des FED funds et par l écart croissant entre les taux américains et ceux du reste du monde. Les risques de dépréciation du billet vert liés au déficit courant américain n ont cependant pas disparu mais ce déséquilibre ne devrait pas lui être trop défavorable tant que l écart entre les taux en dollar US et les taux dans les autres devises reste attrayant. En outre, les pays d Asie émergente ont contribué au maintien de cette situation en maintenant des taux de change artificiellement compétitifs, en gonflant leurs réserves de change en USD et en recyclant ces réserves en titres principalement américains Enfin, la hausse de l or s est poursuivie de façon quasi-ininterrompue, tout en s accélérant fortement en fin d année pour atteindre 540 dollars l once en décembre, soit son plus haut niveau depuis près de 25 ans. Cette évolution s explique par plusieurs facteurs, dont une forte augmentation de la demande d or et de métaux précieux en provenance de l Asie (Chine, Inde), une relance des anticipations inflationnistes, la volatilité élevée sur les marchés des changes ainsi que les tensions géopolitiques persistantes. Notre développement En début d année 2005, l environnement d investissement des marchés financiers restait incertain et incitait à une élémentaire prudence. La Banque abordait cependant l année avec confiance et de nouveaux projets susceptibles de générer une progression significative de ses activités. Il en a ainsi été,en particulier dans les domaines du family office et de la gestion d actifs pour compte de tiers. La progression continue de notre conservation et du volume d actifs gérés pour compte de nos clients (particuliers ou institutionnels) est là pour en témoigner. Notre approche du service, la qualité de nos produits financiers, et la proximité et l écoute de nos clients constituent des valeurs essentielles de notre Banque et expliquent largement notre développement. En outre, afin de dégager des solutions optimales permettant de rencontrer au mieux les besoins des clients, nos équipes (Private Banking, Asset Management, Family Office, Ingénierie Patrimoniale et Financière, Banque Dépositaire et Agent Administratif d organismes de placement collectif) travaillent souvent en synergie sur les mêmes projets ou dossiers. De plus, elles bénéficient, si nécessaire, du soutien des équipes du réseau de l ensemble du Groupe LCF Rothschild. Les activités de nos succursales au Portugal, en Espagne et en Belgique ont continué à progresser à notre grande satisfaction. Attentifs au potentiel que recèlent pour notre développement les pays d Europe orientale, nous avons établi un bureau de représentation en Slovaquie afin d y faire connaître notre savoir-faire et nos produits. Ce développement n est possible qu avec une organisation administrative dont l efficacité est chaque année améliorée. Des investissements significatifs sont ainsi régulièrement engagés afin de renforcer les équipes de support et de disposer d infrastructures à la hauteur des besoins que génère notre activité. L année écoulée n a pas fait exception à la règle. C est dans ce contexte que se sont développées nos activités qui ont permis de dégager un résultat positif, avec un résultat net de Les recettes ont progressé de manière satisfaisante tandis que les coûts continuaient à croître en raison du renforcement quantitatif et qualitatif de nos équipes et moyens de production. Commentaires sur nos comptes annuels La lecture de nos comptes annuels 2005 et de ses chiffres-clés donne un éclairage sur la santé financière équilibrée de notre Banque. Bilan Au 31 décembre 2005, le total du bilan atteint contre au 31 décembre A l actif, les prêts aux banques s élèvent à , en recul de 1,5 % et formant 74 % du total de bilan, tandis que les créances sur la clientèle s établissent à , en hausse de 65 %. Au passif, les dépôts et comptes courants de la clientèle s établissent à , soit 67 % du total de bilan, contre respectivement et 70 % en Les engagements envers les banques représentent un montant de , en augmentation de 18 %, soit 27 % du bilan. Pour faire face au développement continu de nos affaires, notre Banque disposait au 31 décembre 2005 de fonds propres à hauteur de (résultat net de l exercice social non inclus), notre capital social restant fixé à Résultats Les produits Les recettes sont en progression de 19 % par rapport à l exercice social 2004, l essentiel de cette hausse provenant de l accroissement des actifs et des commissions que ceux-ci génèrent. Les charges Les frais généraux administratifs restent sous contrôle, malgré une hausse de 28 %, principalement due à des frais directement liés à l acquisition de clientèle, à la croissance soutenue de l activité, à l augmentation du personnel et aux coûts générés par le développement de nos succursales. Les frais de personnel atteignent désormais , soit 71 % du total des frais généraux administratifs. Les autres frais administratifs s élèvent à , en progression de 19 %. Résultat net Le résultat net de l exercice s établit, après impôts et provisions, à , en hausse de 5 %. Ce résultat intègre cependant des charges importantes liées au renforcement de nos équipes et moyens de production et au développement de nos succursales en Belgique, Espagne et Portugal, charges qui représentent des investissements à long terme pour notre Banque. La rentabilité sur fonds propres s élève à 25 %.

13 Rapport de gestion du Conseil d Administration à l Assemblée Générale des Actionnaires Chiffres-clés (en millions d euros) Bilan / 2004 Fonds propres après répartition (fonds pour risques bancaires généraux et postes spéciaux avec une quote-part de réserves non inclus) % Total du Bilan avant répartition % Compte de résultat Résultat des opérations d intérêt % Résultat des opérations de commissions et des prestations de services % Résultat provenant d opérations financières % Résultat de valeurs mobilières % Autres produits d exploitation % Charges d exploitation (frais de personnel, autres frais généraux et autres charges d administration) % Bénéfice de l exercice (après impôts, provisions et amortissements) % Effectif en fin d année (succursales incluses) Rentabilité Rendement des fonds propres (en %) Bénéfice après impôts (provision forfaitaire et provisions exceptionnelles non incluses) /moyenne des fonds propres après répartition 25 % 27 % Tout en maintenant un strict contrôle des charges, le développement ininterrompu de nos activités appellera encore une amélioration de nos prestations de services et des investissements significatifs pour les soutenir. Approbation des comptes annuels et proposition de répartition du solde disponible Nous soumettons à votre approbation les comptes de l exercice 2005 ainsi que notre proposition d affectation du solde disponible, en accord avec le rapport de notre réviseur externe. (en ) Le bénéfice net de l exercice 2005 s élève à auquel s ajoute le solde du report de l exercice précédent laissant un solde disponible de que nous vous proposons de répartir de la manière suivante : Nominations statutaires Le mandat des administrateurs expire à l issue de l Assemblée du 11 avril Conformément aux dispositions statutaires, nous proposons de renouveler leur mandat pour un nouveau terme d un an. Direction et personnel Nous tenons à féliciter la Direction et tous les Collaborateurs de la Banque, tant à Luxembourg qu à l étranger, pour les excellents résultats obtenus et à remercier notre fidèle Clientèle pour la confiance qu elle nous témoigne d année en année. Luxembourg, le 24 mars Le Conseil d Administration. Objectifs et stratégie en matière de gestion des risques La gestion des risques de la Banque s inscrit rigoureusement dans le cadre des politiques de risques définies au niveau du Groupe par sa société-mère. Conformément à cette politique, la Banque assure une gestion des risques à travers un cadre compréhensif de principes, une structure organisationnelle, des limites et des processus étroitement liés aux activités de la Banque et à la nature des risques. Une information plus complète sur les objectifs et stratégie en matière de gestion des risques auxquels la Banque est confrontée est développée en note 3 de l Annexe aux comptes annuels. Evénements survenus après la clôture de l exercice Aucun événement susceptible d influencer la profitabilité de la Banque ou d augmenter son exposition aux risques ne s est produit après la clôture de l exercice. Perspectives Nous abordons le prochain exercice avec confiance et dynamisme, prêts à concrétiser rapidement de nouveaux projets susceptibles de générer un développement significatif de nos activités. À l étranger, notre espoir porte sur la poursuite du développement de nos succursales en Espagne, au Portugal et en Belgique mais nos efforts se porteront aussi vers de nouveaux marchés au sein de l Union européenne, en particulier vers les marchés de nouveaux états membres prometteurs pour le développement de nos activités. (en ) Réserve spécifique bloquée pour une période de cinq ans représentant cinq fois l impôt sur la fortune Réserves disponibles Distribution d un dividende de 500,- par action, Report à nouveau Total

14 Avec ses centres Polaris, véritables laboratoires d observation polaire et son programme Educapôles, l ambitio de la Fondation Polaire Internationale est de faire naître chez les générations futures de nouveaux comportements en terme de développement.

15 BILANS aux 31 décembre 2005 et 2004 (exprimés en euros) Actif Note(s) Caisse, avoirs auprès des banques centrales et des offices de chèques postaux Créances sur les établissements de crédit - à vue autres créances Créances sur la clientèle Obligations et autres valeurs mobilières à revenu fixe 7.1.1, 7.2, 7.3, 8 - des émetteurs publics d autres émetteurs Note(s) Actions et autres valeurs mobilières à revenu variable 7.1.1, Participations 6.1, 7.1.2, Autres passifs Parts dans des entreprises liées 6.1, 7.1.2, Comptes de régularisation Actifs incorporels Provisions pour risques et charges - provisions pour impôts Actifs corporels autres provisions 12, Autres actifs Comptes de régularisation Passif Dettes envers des établissements de crédit à vue à terme ou à préavis Dettes envers la clientèle autres dettes - à vue à terme ou à préavis Postes spéciaux avec une quote-part de réserves Fonds pour risques bancaires généraux Capital souscrit 14, Réserves 15, 16, Résultats reportés Résultat de l exercice Total de l actif Total du passif L annexe ci-jointe fait partie intégrante des comptes annuels. L annexe ci-jointe fait partie intégrante des comptes annuels.

16 HORS-BILAN aux 31 décembre 2005 et 2004 (exprimés en euros) COMPTES DE PROFITS ET PERTES pour les exercices se terminant le 31 décembre 2005 et 2004 (exprimés en euros) Note(s) Passifs éventuels dont : cautionnements et actifs donnés en garantie Engagements Opérations fiduciaires Note(s) Intérêts et produits assimilés dont : sur valeurs mobilières à revenu fixe Intérêts et charges assimilées ( ) ( ) Revenus de valeurs mobilières - revenus de participations revenus de parts dans les entreprises liées Commissions perçues Commissions versées ( ) ( ) Résultat provenant d opérations financières Autres produits d exploitation Frais généraux administratifs ( ) ( ) - frais de personnel ( ) ( ) dont :. salaires et traitements ( ) ( ). charges sociales ( ) ( ) dont celles couvrant les pensions ( ) ( ) - autres frais administratifs ( ) ( ) Corrections de valeur sur actifs incorporels et corporels ( ) ( ) Autres charges d exploitation 24 ( ) ( ) Corrections de valeur sur créances et provisions pour passifs éventuels et pour engagements ( ) ( ) Reprises de corrections de valeur sur créances et sur provisions pour passifs éventuels et pour engagements Corrections de valeur sur valeurs mobilières ayant le caractère d immobilisations financières, sur participations et sur parts dans des entreprises liées (31.787) - Reprises de corrections de valeur sur valeurs mobilières ayant le caractère d immobilisations financières, sur participations et sur parts dans des entreprises liées Dotations aux fonds pour risques bancaires généraux ( ) Impôts sur le résultat provenant des activités ordinaires ( ) ( ) Résultat provenant des activités ordinaires, après impôts Charges exceptionnelles (6.421) - Produits exceptionnels Autres impôts ne figurant pas sous les postes ci-dessus (16.011) (5.205) Résultat de l exercice Nous avons également soutenu en 2004 une expédition partie en Antarctique sur les traces de Sir Shackleton. L équipe a parcouru à skis plus de 1100 kilomètres à des vitesses record. En 2006, l équipe accomplira en Arctique la première expédition d une grande série d aventures écologiques intitulée: «Aventure écologique Mission 1 : le sommet du monde». L annexe ci-jointe fait partie intégrante des comptes annuels. L annexe ci-jointe fait partie intégrante des comptes annuels.

17 ANNEXE AUX COMPTES ANNUELS au 31 décembre 2005 Note 1 - Généralités 2.2 Conversion des devises étrangères 32 La société a été créée par acte notarié le 19 février 1982 sous la dénomination de Compagnie Privée de Finance S.A.. La société était alors un établissement financier non bancaire. Par assemblée générale extraordinaire du 24 octobre 1988, les actionnaires ont pris la décision de modifier l objet social afin de le conformer à celui d un établissement de crédit ; la dénomination de la société est devenue Banque Edmond de Rothschild Luxembourg. Depuis cette date, la société est agréée auprès du Ministère du Trésor pour exercer l activité d établissement de crédit au Grand-Duché de Luxembourg. Le 20 juin 1989, la dénomination sociale est devenue Banque de Gestion Edmond de Rothschild Luxembourg. L assemblée générale extraordinaire du 31 mai 1999 a approuvé l apport en nature consistant en l universalité de la situation active et passive de Banque Privée Edmond de Rothschild S.A., succursale de Luxembourg à Banque de Gestion Edmond de Rothschild Luxembourg. L apport a été fait sur base de la situation patrimoniale de la succursale au 1er janvier Trois succursales sont actuellement établies à l étranger, en Espagne, au Portugal et en Belgique, ayant été ouvertes respectivement les 6 octobre 2000, 18 octobre 2000 et 12 février Par ailleurs, deux bureaux de représentation sont actuellement établis à Tel Aviv et à Bratislava. L assemblée générale extraordinaire du 24 mars 2003 a décidé de changer la dénomination en Banque Privée Edmond de Rothschild Europe ci-après la Banque. En date du 22 décembre 2004, une convention a été signée entre la Banque et sa filiale LCF Edmond de Rothschild Conseil S.A.. Suivant cette convention, LCF Edmond de Rothschild Conseil S.A. a cédé à la Banque ses activités de domiciliation de sociétés et autres activités connexes d ingénierie avec effet 1er janvier Note 2 - Principales méthodes comptables 2.1 Base de présentation La Banque a son capital libellé en euros ( ) et présente ses comptes annuels dans cette devise. La Banque utilise la méthode de la comptabilité plurimonétaire qui consiste à enregistrer toutes les transactions en devises autres que celle du capital dans la ou les monnaies de ces transactions. Les produits et charges sont convertis en devise du capital aux cours de change en vigueur à la date de la transaction Opérations au comptant Les éléments d actif et de passif libellés en devises étrangères sont convertis dans la monnaie du capital aux cours moyens au comptant en vigueur à la date de clôture du bilan. Les opérations en devises étrangères au comptant non encore dénouées sont converties dans la monnaie du capital aux cours au comptant en vigueur à la date de clôture du bilan Opérations à terme Les opérations en devises étrangères à terme non encore dénouées sont converties dans la monnaie du capital aux cours à terme pour l échéance restant à courir à la date de clôture du bilan Gains et pertes de change Les gains et pertes de change enregistrés sur les postes au comptant couverts à terme et sur les postes à terme couverts au comptant sont neutralisés dans les comptes de régularisation. Les différences entre les cours de change au comptant et à terme (report ou déport) sont comptabilisées en comptes de profits et pertes prorata temporis. Les gains et pertes de change enregistrés sur les postes au comptant non couverts à terme sont comptabilisés dans le compte de profits et pertes. Les pertes de change enregistrées sur les opérations à terme non couvertes sont comptabilisées dans les comptes de profits et pertes. Pour les opérations à terme non couvertes, les résultats d évaluation négatifs se compensent avec les résultats d évaluation positifs constatés antérieurement. Une provision est constituée pour couvrir les pertes restantes. En , au cours de l Année Géophysique Internationale, une extraordinaire coopération scientifique entre 21 nations s instaure pour percer les mystères de l Antarctique. Les comptes annuels ont été préparés en conformité avec les principes comptables généralement admis dans le secteur bancaire au Grand-Duché de Luxembourg. Les politiques comptables et les principes d évaluation sont, en dehors des règles imposées par la loi et la Commission de Surveillance du Secteur Financier, déterminés et mis en place par le Conseil d Administration. La Banque est, sur base des critères fixés par la loi luxembourgeoise, exemptée de l obligation d établir des comptes consolidés et un rapport de gestion consolidé pour l exercice clôturant au 31 décembre Par conséquent, en conformité avec la loi du 17 juin 1992, ces comptes ont été présentés sur une base non consolidée pour appréciation par les actionnaires lors de l assemblée générale annuelle. 2.3 Créances Les créances sont inscrites au bilan à leur prix d acquisition diminué des remboursements éventuels ainsi que des corrections de valeur. La politique de la Banque est d établir, selon les circonstances et pour les montants déterminés par les organes responsables, des provisions spécifiques pour créances douteuses. La Banque a également constitué des provisions forfaitaires en franchise d impôts. Ces provisions sont déduites des postes d actif concernés.

18 Annexe aux comptes annuels au 31 décembre Evaluation des valeurs mobilières 2.6 Actifs corporels Pour les besoins d évaluation, la Banque a réparti ses valeurs mobilières en trois catégories de portefeuille-titres : Portefeuille des immobilisations financières Il est composé de valeurs mobilières à revenu fixe qui ont été acquises avec l intention de les garder jusqu à leur échéance. L agio résultant de leur acquisition à un prix supérieur au prix de remboursement est amorti prorata temporis jusqu à la date d échéance des titres. Les valeurs mobilières à revenu fixe ayant le caractère d immobilisations financières et répondant aux conditions fixées par l autorité de contrôle, sont évaluées à leur prix d acquisition. Les autres valeurs mobilières à revenu fixe ayant le caractère d immobilisations financières sont évaluées au plus bas de leur coût d acquisition ou de leur valeur de marché. Il comprend également les participations et les parts dans les entreprises liées ayant le caractère d immobilisé. Ces titres, destinés à servir de façon durable à l activité de la Banque, sont évalués au plus bas de leur prix d acquisition ou de leur valeur de marché Portefeuille de négociation Il est composé de valeurs mobilières à revenu fixe et variable qui sont acquises dès l origine avec l intention de les revendre à brève échéance. Ce sont des titres qui sont négociables sur un marché dont la liquidité peut être considérée comme assurée, et dont les prix de marché sont constamment accessibles aux tiers. Les titres du portefeuille de négociation figurent au bilan au plus bas du coût d acquisition ou de la valeur de marché. Les actifs corporels sont utilisés par la Banque dans le cadre de ses opérations. Les actifs corporels sont évalués au prix d acquisition historique diminué des amortissements cumulés. L amortissement est calculé linéairement sur la durée de vie estimée de l actif. Les taux utilisés sont les suivants : Taux d amortissement (%) Immeubles 1,5 Aménagements des bâtiments Matériel et mobilier de bureau Matériel informatique Voitures Actifs incorporels Les frais d établissement de la succursale en Belgique sont amortis linéairement sur 5 ans depuis le 14 avril Provision pour actifs à risques La politique de la Banque consiste à constituer, en accord avec les dispositions de la législation luxembourgeoise, une provision forfaitaire pour actifs à risques. La provision forfaitaire calculée sur des postes du bilan est déduite des postes de l actif concernés. La provision forfaitaire calculée sur des postes du hors bilan est inscrite sous le poste Provisions pour risques et charges : autres provisions Portefeuille de placement Le portefeuille de placement est composé de valeurs mobilières acquises dans un but de placement ou rendement. Ce portefeuille comprend les valeurs mobilières non comprises dans les deux autres catégories et est évalué au plus bas du prix d acquisition ou de la valeur de marché. Le coût d acquisition est déterminé sur base du coût moyen pondéré. 2.5 Actifs immobilisés autres que les immobilisations financières Les actifs immobilisés autres que les immobilisations financières sont évalués au prix d acquisition historique. Le prix d acquisition des actifs immobilisés dont l utilisation est limitée dans le temps est diminué des corrections de valeur calculées de manière à amortir systématiquement la valeur de ces éléments sur leur durée d utilisation estimée. En cas de dépréciation durable, les éléments immobilisés dont l utilisation est ou non limitée dans le temps font l objet de corrections de valeur afin de leur donner la valeur inférieure qui est à leur attribuer à la date de clôture du bilan. Ces corrections de valeur sont extournées lorsque les raisons qui les ont motivées ont cessé d exister. 2.9 Fonds pour risques bancaires généraux La Banque a créé un fonds pour risques bancaires généraux dans le but de couvrir des risques particuliers inhérents aux opérations bancaires. Les affectations au fonds sont effectuées à partir des bénéfices après impôts mais avant détermination du bénéfice net et ne sont sujettes à aucune limite quantitative Dettes Les dettes sont inscrites au passif à leur montant de remboursement. Note 3 - Objectifs et stratégies en matière de gestion des risques La gestion des risques de la Banque s appuie sur les politiques de risques définies au niveau du groupe par sa société mère, la Banque s inscrivant rigoureusement dans le cadre de la politique ainsi définie par le Groupe. Conformément à cette politique, la Banque assure une gestion des risques à travers un cadre compréhensif de principes, une structure organisationnelle, des limites et des processus étroitement liés aux activités de la Banque et à la nature des risques.

19 Annexe aux comptes annuels au 31 décembre Le risque de crédit et de contreparties 3.5 Les risques de marché et sur instruments financiers En matière de risque de crédit et de contrepartie, la Banque applique la politique de crédit du Groupe qui, outre les modalités de décision de crédit, définit les règles encadrant le risque sectoriel et le risque pays. Des procédures et des limites de compétences règlent l octroi de tout crédit. La qualité des débiteurs et des garanties obtenues est analysée selon des critères objectifs. L exposition au risque sur les différentes contreparties de la Banque est matérialisée par la mise en place de limites d autorisations fixées en concertation avec sa société-mère ; elle peut être réduite par l obtention de garanties et de conventions de compensation. La politique de la Banque en matière de risque de pays est en principe de ne pas entretenir de relations actives avec des correspondants, dépositaires ou débiteurs dans des pays à risque. Si de tels risques devaient apparaître, elle les évaluerait et les provisionnerait selon des critères définis. 3.2 Les risques de marché Les risques de marché se définissent comme les risques liés aux variations de taux, de change ou de prix et à l illiquidité des actifs pouvant entraîner des problèmes de refinancement. L activité de trésorerie de la Banque est encadrée par un ensemble de limites qui sont variables selon les devises traitées et les instruments financiers utilisés. Chacune de ces limites fait l objet d un contrôle quotidien Le risque de liquidité Le risque de liquidité peut être défini comme le risque que la Banque ne puisse faire face aux obligations qui lui sont échues parce que sa capacité de financement ne le lui permet pas. Il couvre aussi les pertes potentielles liées aux emprunts réalisés à des taux d intérêt élevés ou à l investissement de fonds à des taux inférieurs au marché. Au niveau des exigences réglementaires luxembourgeoises en la matière, la Banque a toujours largement dépassé le minimum fixé de 30 %. Ce ratio est suivi régulièrement par le Comité Exécutif en relation avec le département Trésorerie. 3.4 Les risques opérationnels L activité de la Banque est centrée sur une activité bancaire traditionnelle, maîtrisée par son personnel et contrôlée par le Comité Exécutif. Dans le but de réduire ses risques, la Banque a mis en place un processus organisationnel comprenant notamment des outils et procédures internes régissant les activités exercées, un système de responsabilités hiérarchiques au niveau de chaque service, un système informatique prévoyant la séparation des fonctions et le contrôle des tâches et un département de contrôle interne rapportant directement au Comité Exécutif. La Banque a aussi mis en place un plan de continuité visant à lui permettre la continuation des opérations en toutes circonstances. Un back-up du système informatique est mis en place afin de pouvoir reprendre le cours normal de ses affaires dans de brefs délais en cas de grandes difficultés. La Banque achète et vend, au travers de son réseau de correspondants, des instruments financiers ou de devises sur des marchés organisés et de gré à gré. Elle est essentiellement active en qualité de commissionnaire ou d agent pour le compte de ses clients. Les positions pour compte propre font l objet de lignes accordées par le Conseil d Administration. 3.6 Les risques de variation de taux d intérêts et de taux de change L activité principale sur instruments financiers est liée principalement à des opérations de couverture pour le compte essentiellement de sa clientèle, la Banque n étant pas active dans le domaine du trading pour compte propre. En matière de placements/dépôts, la ligne de conduite de la Banque est de rechercher au maximum une concordance parfaite tant au niveau des devises qu au niveau des échéances. La règle est que les dépôts de la clientèle sont automatiquement replacés sur le marché à des échéances et dans des devises identiques, au taux du marché, déduction faite de la marge de la Banque. Le suivi de cette marge est effectué mensuellement par le Comité Exécutif. La politique de la Banque en matière de change est de limiter le maintien des positions ouvertes. Des limites globales par devises intra day et overnight sont fixées. Elles font l objet d un suivi constant, ainsi que d une information régulière au Comité Exécutif. Note 4 - Instruments financiers 4.1 Analyse des instruments financiers Informations sur les instruments financiers primaires Le tableau ci-après fournit des informations sur le niveau d activité en instruments financiers primaires de la Banque ventilées comme suit, en valeur comptable, en fonction de la durée de vie résiduelle. En outre, le tableau indique la juste valeur totale des instruments détenus à des fins de négociation lorsqu elle diffère substantiellement de la valeur à laquelle ces instruments sont inscrits dans les comptes. Par juste valeur on entend la valeur à laquelle un actif pourrait être échangé ou un passif réglé dans le cadre d une transaction ordinaire conclue dans des conditions normales entre des parties compétentes n ayant aucun lien de dépendance et agissant en toute liberté, exception faite des ventes forcées ou des ventes effectuées dans le cadre d une liquidation.

20 Annexe aux comptes annuels au 31 décembre Analyse des instruments financiers - Instruments financiers primaires (en valeur comptable - milliers) Instruments financiers primaires au 31 décembre 2005 (en valeur comptable milliers) <= 3 mois > 3 mois > 1 an > 5 ans Sans Total <= 1 an <= 5 ans maturité Catégorie d instruments (actifs financiers) Caisse, avoirs auprès des banques centrales et des offices de chèques postaux Créances sur les établissements de crédit Créances sur la clientèle Obligations et autres valeurs mobilières à revenu fixe du portefeuille de négociation * Actions et autres valeurs mobilières à revenu variable du portefeuille de négociation * Participations Parts dans les entreprises liées Total des actifs financiers Actifs non financiers Dettes envers les établissements de crédit - à vue Total des actifs à terme ou à préavis Catégorie d instruments (passifs financiers) Dettes envers les établissements de crédit - à vue à terme ou à préavis Dettes envers la clientèle - autres dettes. à vue à terme ou à préavis Total des passifs financiers Passifs non financiers Total des passifs * La juste valeur des obligations et actions du portefeuille de négociation est de au 31 décembre Instruments financiers primaires au 31 décembre 2004 (en valeur comptable milliers) <= 3 mois > 3 mois > 1 an > 5 ans Sans Total <= 1 an <= 5 ans maturité Catégorie d instruments (actifs financiers) Caisse, avoirs auprès des banques centrales et des offices de chèques postaux Créances sur les établissements de crédit Créances sur la clientèle Obligations et autres valeurs mobilières à revenu fixe du portefeuille de négociation * Actions et autres valeurs mobilières à revenu variable du portefeuille de négociation * Participations Parts dans les entreprises liées Total des actifs financiers Actifs non financiers Total des actifs Catégorie d instruments (passifs financiers) Dettes envers la clientèle - autres dettes. à vue à terme ou à préavis Total des passifs financiers Passifs non financiers Total des passifs * La juste valeur des obligations et actions du portefeuille de négociation est de au 31 décembre Informations sur les instruments financiers dérivés La Banque utilise uniquement des contrats de change à terme et des swaps de taux d intérêts dans un but exclusif de couverture du risque d intérêt et de change Analyse des instruments financiers dérivés utilisés à des fins de couverture. Au 31 décembre 2005, la Banque détenait les instruments financiers dérivés suivants : Valeur notionnelle en milliers <= 3 mois > 3 mois > 1 an > 5 ans Total <= 1 an <= 5 ans Contrats de change à terme Au 31 décembre 2004, la Banque détenait les instruments financiers dérivés suivants : Valeur notionnelle en milliers <= 3 mois > 3 mois > 1 an > 5 ans Total <= 1 an <= 5 ans Contrats de change à terme Toutes les opérations sur instruments financiers dérivés sont conclues à des fins de couverture.

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