LES EFFETS POTENTIELS D UN CASINO À MONCTON SUR L ÉCONOMIE, LA SOCIÉTÉ ET L IMAGE

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1 LES EFFETS POTENTIELS D UN CASINO À MONCTON SUR L ÉCONOMIE, LA SOCIÉTÉ ET L IMAGE RAPPORT PRÉSENTÉ AU CONSEIL MUNICIPAL DE MONCTON PAR LE COMITÉ DE RÉSIDANTS SUR LE JEU TOURISTIQUE Daniel Bourgeois (président) Elmer Allain Géraldine Poirier-Baiani Doug Bradshaw Louise Champagne Craig Dickson Kim Halliday Brad Hinton Roger LeBlanc Révérend Gordon MacLeod Michael Mann Jim Morris MONCTON (NOUVEAU-BRUNSWICK) Le 25 juin 2001

2 SOMMAIRE Le 5 février 2001, le conseil municipal de Moncton a mis sur pied un groupe de travail bénévole, composé de douze résidants de la ville, chargé d étudier la possibilité d établir un casino à Moncton. Le groupe de travail avait pour mandat : De passer en revue, étudier et analyser les effets qu un casino aurait sur l image de la ville, l économie, les entreprises locales, le tourisme, la culture et les industries du divertissement, la société, la criminalité et le maintien de l ordre, et de faire part de ses conclusions au conseil municipal de Moncton. De plus, le comité tentera de comprendre la place des casinos en rapport avec l industrie du jeu en général et d examiner la relation entre le jeu compulsif et la présence d un casino. Nous avons examiné de la documentation, cerné 45 indicateurs qui ont servi à l analyse des effets potentiels d un casino, tenté de repérer des données relatives de villes comparables (Sydney, Halifax et Sault-Sainte-Marie), puis généralisé les résultats à Moncton, dans la mesure du possible. Malheureusement, nous nous sommes heurtés à quatre limitations méthodologiques importantes : (1) nous ignorions dans quel contexte le casino existerait à Moncton (taille, emplacement); (2) nos données peuvent être trompeuses (p. ex, il est difficile de comparer certaines des données obtenues avant et après le regroupement des collectivités de Halifax et de Sydney); (3) une généralisation des effets observés dans ces villes pourrait ne pas être valide pour diverses raisons de contexte; (4) même si nous pouvions généraliser nos données, nous ne pouvons pas prouver que les casinos sont à l origine de bon nombre de ces données. Notre étude indique qu un casino à Moncton procurerait des retombées économiques intéressantes, quoique nous n en connaissions pas exactement la nature et l ampleur. Elle révèle également qu un casino aurait certaines conséquences sociales négatives, mais encore, nous n en connaissons ni la nature, ni l ampleur. De plus, les retombées économiques ne seraient pas aussi importantes que le prétendent les partisans, et les conséquences sociales ne seraient pas aussi négatives que le prétendent les opposants. Par ailleurs, nous ne savons pas si un casino augmenterait ou diminuerait les problèmes de dépendance au jeu qui existent déjà à Moncton. Bref, il est impossible de déterminer de façon précise les effets économiques et sociaux des casinos. Par conséquent, le conseil de ville aura à relever un défi de taille lorsqu il évaluera les avantages et les inconvénients d un casino afin de déterminer ce qui est meilleur pour la population. Voici néanmoins les résultats de nos recherches : 1- Les casinos compris dans l étude n ont pas versé des fonds pour le financement des services publics, comme les services de police, d ambulance et de transport. 2- Les services sociaux visant le traitement des joueurs compulsifs et pathologiques devraient augmenter, mais cela n a pas été le cas dans les villes que nous avons étudiées parce que la demande semble être inélastique : le budget affecté aux programmes de traitement n a pas changé en dépit de l augmentation de la demande. 3- Les casinos compris dans l étude ont créé emplois et versent 37 millions de dollars en salaires par année.

3 4- Retombées économiques : Les emplois indirects et les avantages complémentaires ont été positifs dans les trois villes étudiées, quoique leur étendue dépende de nombreux facteurs. Halifax jouit des retombées économiques les plus importantes, et Sydney, des moins importantes. 5- Les entreprises locales doivent tirer avantage du casino, à défaut de quoi elles seront perdantes. Certaines entreprises locales, surtout les restaurants et les hôtels, prospéreront, alors que d autres souffriront. 6- L étude n a produit aucune donnée significative confirmant ou réfutant les effets d un casino sur d autres facteurs économiques, comme les frais d assurance et les faillites. 7- L étude n a révélé aucune relation entre les casinos et le taux de criminalité. En fait, le taux de criminalité a diminué dans les trois villes depuis l ouverture de leur casino, mais cette tendance nationale semble être indépendante. 8- Les organismes de services sociaux en Nouvelle-Écosse et en Ontario ont connu une augmentation du nombre de demandes pour des programmes et services, mais ils n ont pas pu établir une corrélation directe entre cette augmentation et l établissement d un casino dans leur région. 9- Les casinos n ont pas eu d effet réducteur sur les revenus des jeux organisés par les organismes de bienfaisance (p. ex. les bingos). 10- Les casinos n ont eu aucun effet sur l aménagement naturel de la ville (en fait, certaines des installations sont attrayantes), la durabilité de l environnement, la sécurité des résidants des rues adjacentes, l esprit d entraide et l image des quartiers, la diversité culturelle ou l architecture paysagiste, mais ils ont influencé la responsabilité sociale, quoique pas de façon nuisible. 11- Les casinos engendrent des préoccupations d ordre environnemental puisque la circulation routière dans leur voisinage augmente. 12- Les casinos font l objet d un examen minutieux de la part public, surtout dans les petites villes. Nos recherches nous ont permis d obtenir certains renseignements supplémentaires en matière de politique : 1- Il y a une différence marquée entre les casinos et d autres formes de jeu, surtout les terminaux de loterie vidéo. 2- Il y a une grande différence entre les casinos touristiques et les casinos locaux. 3- Le jeu a existé dans presque toutes les civilisations et représente une industrie en plein essor. 4- Le gouvernement provincial est le seul organisme autorisé à ouvrir un casino et il doit en demeurer le propriétaire. 5- Les casinos sont interdits au Nouveau-Brunswick et rien ne porte à croire que le gouvernement changera d idée. Cependant, compte tenu de la mince victoire remportée par les partisans des terminaux de loterie vidéo lors du référendum du 14 mai et du fait que le public appuie largement les terminaux de loterie vidéo dans les casinos, le gouvernement pourrait décider de réévaluer sa position. 6- Le jeu pathologique (une impossibilité chronique ou périodique de résister aux impulsions du jeu; une augmentation progressive de la fréquence à laquelle on joue, des montants misés et la préoccupation de jouer et d obtenir de l argent

4 pour jouer; et l impossibilité de mettre fin au comportement en dépit de ses conséquences néfastes) est une répercussion très grave de l industrie du jeu. Elle touche tous les groupes démographiques et environ cinq pour cent des joueurs. Les jeunes sont cependant plus susceptibles aux problèmes de dépendance au jeu et vulnérables aux effets de ce dernier. 7- La relation précise entre les casinos et le jeu pathologique n est pas évidente. Par conséquent, nous avons décidé de fournir des conseils en matière de politique, en fonction des trois hypothèses suivantes : 1- Le conseil considérera l idée et étudiera la possibilité davantage (si vous optez pour le statut quo après avoir examiné notre rapport, nos conseils sont discutables). 2- Le gouvernement permettra l établissement d un casino à Moncton. 3- Un exploitant considère que Moncton représente un marché rentable pour un casino. Si les deuxième et troisième hypothèses ne se réalisent pas, on ne construira pas de casino à Moncton. Nos conseils en matière de politique se regroupent sous neuf catégories : - Limiter le nombre de casinos dans la province afin que celui construit à Moncton soit suffisamment grand pour devenir un casino touristique. - Veiller à ce que des recherches adéquates soient menées, tant avant l établissement d un casino que régulièrement après son ouverture, afin de déterminer ses effets positifs et négatifs. - Publier notre rapport. - Offrir un programme approprié de prévention et de traitement, financé par une taxe sur le jeu prélevée par le gouvernement, afin de limiter la dépendance au jeu et le jeu pathologique - Veiller à coordonner et maximiser les efforts du gouvernement provincial et de l administration municipale. - En collaboration avec les autres gouvernements provinciaux et le gouvernement fédéral, convaincre le gouvernement du Nouveau-Brunswick de réglementer le jeu sur Internet de façon efficace. - Contribuer à sensibiliser les entreprises locales existantes, surtout celles situées dans le voisinage d un éventuel casino, aux risques et aux avantages d un tel établissement. - Afin d assurer que l image de la ville n est pas ternie par un casino, veiller à ce que tous les aspects d un éventuel casino répondent aux normes les plus élevées et soient perçus ainsi. - Permettre aux résidants de participer à l établissement de politiques semblables. Nous tenons à vous remercier de nous avoir donné l occasion de servir nos concitoyens et nous vous souhaitons de prendre une décision éclairée.

5 Table des matières Introduction page 1 Questions méthodologiques page 2 L industrie du jeu et ses problèmes page 8 - L industrie du jeu page 8 - L expérience canadienne page 13 - Le contexte du Nouveau-Brunswick page 15 - Les casinos et le jeu compulsif page 16 Les retombées économiques page 21 - Services publics page 23 a) services policiers page 23 b) services d ambulance page 24 c) services sociaux et services de lutte contre la dépendance au jeu page 25 d) transport public et infrastructure page 26 - Effets sur l emploi page 26 - Retombées page 28 a) emplois indirects page 28 b) avantages complémentaires : tourisme, hôtels, restaurants et boîtes de nuit page 31 - Autres effets économiques page 33 Les effets sociaux page 34 a) criminalité page 35 b) effets sociaux du jeu compulsif page 36 c) effets sur les jeux organisés par des œuvres de bienfaisance page 37 L image de la Ville page 37 Conclusion page 39 Annexes page 40

6 INTRODUCTION Le 5 février 2001, le conseil municipal de Moncton a nommé douze résidants comme membres bénévoles d un groupe de travail sur les casinos touristiques. Le mandat confié aux bénévoles se lit comme suit 1 : Passer en revue, étudier et analyser les effets qu un casino aurait sur l image de la ville, l économie, les entreprises locales, le tourisme, la culture et les industries du divertissement, la société, la criminalité et le maintien de l ordre, et de faire part de ses conclusions au conseil municipal de Moncton. De plus, le comité tentera de comprendre la place des casinos en rapport avec l industrie du jeu en général et d examiner la relation entre le jeu compulsif et la présence d un casino. Autrement dit, le mandat d enquête de notre groupe de travail comportait quatre tâches. D abord, nous devions établir les effets positifs et négatifs qu un casino pourrait avoir sur l image de la ville, l économie et la société. Deuxièmement, nous devions comprendre la place des casinos dans l industrie du jeu en général. Troisièmement, nous devions étudier la relation entre la présence des casinos et le jeu compulsif. Enfin, nous devions faire part au conseil municipal de nos conclusions sur ces trois éléments. Le conseil tiendra maintenant compte de ce rapport et prendra toute décision qu il jugera appropriée concernant la présence d un casino dans notre ville. Afin d établir les effets potentiels d un casino, le conseil municipal a créé un groupe de travail de résidants parce qu il voulait, en s appuyant sur l expérience de Sault Ste. Marie, en Ontario, appeler les «résidants ayant des opinions favorables, défavorables ou neutres sur la question à travailler ensemble à la collecte objective des données et à la formulation de recommandations pour le conseil municipal» 2. (Notez que le conseil municipal de Moncton n a pas demandé de recommandations à notre comité d enquête.) En d autres termes, plutôt que de s en remettre à des experts-conseils embauchés au prix fort ou au personnel de la municipalité (et d encourir le risque que les conclusions ne soient perçues comme biaisées), pour évaluer les effets potentiels d un casino, notre conseil municipal a décidé dès le départ de demander à divers résidants de se réunir et de soupeser les faits : Daniel Bourgeois (président) Elmer Allain Géraldine Poirier-Baiani Doug Bradshaw Louise Champagne Craig Dickson Kim Halliday Brad Hinton Roger LeBlanc Révérend Gordon MacLeod 1 Décision du conseil municipal de Moncton du 5 février (traduction libre) 2 Lettre du comité municipal d établissement du casino, Casino Sub-Commitee Reports. Sault Ste. Marie (Ontario), le 8 mars (traduction libre)

7 Michael Mann Jim Morris Nous n avons pas été choisis au hasard. Hormis le président du comité, nous avons été choisis en raison de notre participation passée ou présente aux activités d organisations locales concernées par la question. Le conseil a présumé qu une telle composition hétérogène permettrait de reproduire, dans un contexte cependant très différent, le processus lancé à Sault Ste. Marie, c est-à-dire de «s assurer que les différents segments de la population de la ville ont la possibilité d apporter leurs idées, d effectuer des recherches et d élaborer des recommandations.» 3 Soulignons encore une fois que nous savons que le conseil ne nous a pas demandé de recommandations. Nous présenterons néanmoins certains conseils sur la politique à adopter. Enfin, notre travail a été grandement facilité par Donald MacLellan et Sandy Hickman des services de soutien administratif de la Ville. Nous avons aussi bénéficié d une excellente collaboration de la part d une multitude d experts locaux et de l extérieur de la province. Nous leur en sommes très reconnaissants. QUESTIONS MÉTHODOLOGIQUES Les considérations méthodologiques sont normalement présentées en annexe. Toutefois, les questions méthodologiques auxquelles nous avons fait face doivent être examinées à part. Le conseil doit comprendre nos limites méthodologiques dès le départ; sinon, il risque de faire des hypothèses non fondées et de tirer des conclusions erronées à la lecture de notre rapport. En bref, nos recherches sont incomplètes. Dès le départ, les membres savaient qu il serait difficile, sinon impossible, d évaluer les effets potentiels d un casino d une manière scientifiquement valide. Nous n avions ni le temps ni les ressources nécessaires pour entreprendre une analyse coûts-avantages appropriée. Malheureusement, à notre connaissance, une telle analyse n a jamais été effectuée ailleurs. La seule étude qui se rapproche de celle dont nous avions besoin a été effectuée par la National Gambling Impact Study Commission, mais même après avoir dépensé environ quatre millions dollars à étudier les effets du jeu, la commission américaine n a pu conclure que «les informations disponibles sur les effets économiques et sociaux sont au mieux fragmentaires et ne conviennent généralement pas à une discussion éclairée et encore moins à la prise d une décision.» 4 En conséquence, nous n avons pu trouver un modèle ou une matrice de variables que nous aurions pu appliquer afin de calculer les effets potentiels à partir d autres études de cas dans le but de déterminer les effets à l échelle locale. Enfin, nous n avions aucun moyen de mettre à l essai la présence d un casino à Moncton, à titre expérimental. Par conséquent, nous 3 Lettre de B.F.P. Murphy à Daniel Bourgeois, Moncton, bureau du maire, le 16 janvier (traduction libre) 4 National Gambling Impact Study Commission, Washington, D.C., chapitre 1, page 6, le 18 juin 1999 (traduction libre).

8 avons dû deviner les effets qu aurait la présence d un casino à Moncton. Cette limitation était à l origine de quatre risques méthodologiques importants. D abord, nous ignorions dans quel contexte le casino existerait. Nous ne savions pas si un tel casino serait le seul de la province ou s il aurait de la concurrence. Nous ne connaissions ni sa taille ni son emplacement. Nous ne connaissions ni son plan ni les nombres relatifs de tables de jeu et de machines à sous. Une étude de faisabilité mentionnant de telles variables nous aurait été précieuse, car ces variables semblent avoir une influence importante sur certains des effets d un casino. Ensuite, nous ne pouvions prévoir les effets d un casino qu en fonction de ceux que les casinos ont eus dans les autres villes où on en a ouverts. Il y a des centaines de villes dans le monde entier où on peut trouver un casino légal, mais, malheureusement, il n y a pas eu d évaluations systématiques des effets globaux et on ne peut tirer des généralisations des quelques études qui ont été menées dans des villes données. Les facteurs économiques, culturels, démographiques et géographiques peuvent amplifier ou atténuer les effets des casinos. Par exemple, notre analyse bibliographique indique que les Asiatiques et les membres d autres minorités ethniques sont plus portés sur le jeu. La composition ethnique de notre population est très homogène. De plus, le taux de suicide au Nevada est le double de la moyenne américaine, alors qu aucun suicide lié aux casinos n a été signalé en Nouvelle-Écosse. Notre comité a donc choisi d étudier des villes de taille comparable situées dans des régions géographiques semblables afin de pouvoir généraliser les effets de leurs casinos et appliquer ces résultats à Moncton. Nous avons ainsi étudié les effets sur l économie, la société et l image de la ville à Halifax et à Sydney, en Nouvelle-Écosse, et à Sault Ste. Marie, en Ontario. Nous soulignons cependant qu une généralisation des effets observés dans ces villes pourrait ne pas être valide pour diverses raisons de contexte. Par exemple, Halifax est un port qui bénéficie déjà d une industrie du tourisme étranger plus développée. Halifax, capitale de la Nouvelle-Écosse, compte habitants (d après le recensement de 1996). Le casino de son centre-ville, qui a ouvert ses portes en 2000, a une surface ( pieds carrés) qui représente le double de celle du casino temporaire qui a ouvert ses portes à l hôtel Sheraton en Une agence d architecture locale, Lydon Lynch, a conçu le casino pour tirer parti de son emplacement au bord de l eau et pour le faire harmoniser avec le mélange unique de bâtiments modernes et historiques de la ligne des toits de Halifax. Il comprend 690 machines à sous et 40 tables de jeu. L intérieur du casino est tout aussi spectaculaire. Le style, qui est l image de marque de Paul Steelman, concepteur de casinos de Las Vegas, est visible partout dans la salle du casino. Il est aussi doté d un Crown Club, offrant des jeux haut de gamme dans une atmosphère détendue et comportant un bar-salon et des salles séparées pour les machines à sous et les tables de jeu. L établissement a aussi quatre tables de blackjack accessibles aux fauteuils roulants. Les clients doivent être âgés de 19 ans ou plus pour avoir le droit d entrer dans l établissement. Il est ouvert 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Les jeux sur table sont offerts 24 heures sur 24, sauf de 4 heures à midi le mardi et le mercredi. Le casino est fermé le Vendredi saint, à Pâques, le jour du Souvenir et à Noël.

9 La municipalité régionale du Cap-Breton (anciennement Sydney et ses environs) est la seconde collectivité en importance de la Nouvelle-Écosse (sa population était de habitants en 1996). Son casino, ouvert en 1995, se trouve à côté de Centre 200, un complexe sportif et culturel qui accueille des manifestations tout au long de l année et présente les matchs de hockey des Screaming Eagles du Cap-Breton, une équipe de la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Il fait pieds carrés, comporte un restaurant et une salle de spectacles, 14 tables de jeu et 353 machines à sous, et est ouvert 24 heures sur 24 les vendredis et les samedis et de midi à 4 heures de dimanche à jeudi (il est fermé le Vendredi saint, à Pâques, le jour du Souvenir et à Noël). Sault Ste. Marie est le terminus septentrional de l Interstate 75 (qui va du Michigan à la Floride) et le point milieu de la Transcanadienne. Un point de passage à la frontière très fréquenté et la rivière St. Marys séparent les villes de Sault Ste. Marie, en Ontario, et de Sault Ste. Marie, au Michigan. La ville où vivent personnes est une destination touristique fréquentée toute l année, visiteurs y passant une nuit chaque année. En 1996, ces visiteurs ont dépensé plus de 117 millions de dollars dans la ville. Les visiteurs viennent des deux côtés de la frontière. Le casino de Sault Ste. Marie, qui a ouvert ses portes en mai 1999, a pieds carrés d espace de jeu, 450 machines à sous et 30 tables de jeu, est ouvert sept jours sur sept de 11 heures à 4 heures et sert de la nourriture et des boissons. Les clients doivent être âgés de 19 ans ou plus pour jouer. C est le premier des quatre casinos de bienfaisance établis dans la province. Chacun d eux sera exploité par son propriétaire, la Commission des alcools et des jeux de l Ontario, qui a aussi son siège social à Sault Ste. Marie. Le casino, installé dans une structure temporaire, attire à l heure actuelle environ visiteurs par an. La structure temporaire sera remplacée par des installations permanentes au cours des cinq prochaines années. Le marché régional du jeu comprend 17 casinos au Michigan (par exemple, le Kewadin Casino à Sault Ste. Marie, qui comporte machines à sous, un théâtre de places et pieds carrés d espace pour les congrès et les réunions) et huit en Ontario. Troisième limitation : nos données peuvent être trompeuses. Primo, certaines des données étaient disponibles pour une ou deux des villes, mais pas pour les trois. Secundo, les régions de Halifax et de Sydney ont toutes deux subi d importants processus de regroupement en Cela a rendu difficile la comparaison de certaines des données obtenues avant et après le regroupement. Tertio, après que nous avons obtenu les données, il nous restait encore à nous acquitter de la tâche ardue de les généraliser pour les appliquer au cas de Moncton. Pouvons-nous simplement généraliser l augmentation ou la diminution du taux de criminalité, par exemple, en la posant comme proportionnelle à la taille de la population (c est-à-dire en faisant la moyenne de Sydney, de Halifax et de Sault Ste. Marie)? En conséquence, la rareté des données objectives nous a laissés avec des impressions plutôt subjectives et exprimées isolément. Nous croyons néanmoins que ces impressions, recueillies auprès d experts et de fonctionnaires qui travaillent dans ce domaine quotidiennement, constituent une matière à réflexion valable. Elles sont présentées comme telles.

10 Notre quatrième et dernière limitation méthodologique se lit comme suit : même si nous pouvions généraliser nos données, il nous faudrait encore surmonter une difficulté plus redoutable : comment pouvons nous prouver que les casinos sont à l origine de ces données? Autrement dit, comment pouvons-nous être sûrs que l ouverture des casinos à Halifax et à Sydney a entraîné les effets que nous avons observés? Pour en revenir à notre exemple du taux de criminalité, nous devions vérifier l hypothèse présentée dans certaines publications et selon laquelle l ouverture d un casino a quelque chose à voir avec une augmentation (ou une diminution) du taux de criminalité. Nous n avions ni les ressources ni l expertise nécessaires pour prouver ou réfuter l existence d un tel lien de causalité. Nous rappelons donc au conseil que les résultats de nos recherches sont limités. Nous nous y attendions, et les résultats de nos entrevues et de notre analyse bibliographique initiales ont renforcé notre conviction que nous n allions pas pouvoir acquérir cette connaissance 5. Comme certains experts l ont conclu : «Certaines régions ont dépensé des millions de dollars pour étudier les coûts et les avantages sociaux et économiques du jeu, et ne savent toujours pas mieux quel est le résultat net.» 6 Nous avons dépensé moins de dollars, mais ne nous sommes pas davantage approchés de cette connaissance tant désirée. Voilà pourquoi nous soulignons nos limites méthodologiques ici plutôt que dans une simple annexe. En dépit de ces limitations, nous avons tenté de recueillir autant de faits et d impressions que possible. Notre première étape a consisté à trouver et à faire l analyse des publications existantes dans le but de déterminer ce qu il nous fallait rechercher (voir l Annexe A). Ces divers indicateurs nous permettraient d évaluer les effets précis qu un casino pourrait avoir à Moncton. À partir de ces documents, nous avons répertorié vingt et un indicateurs économiques (par exemple, la création d emplois), quinze indicateurs liés au tissu social (par exemple, le taux de criminalité), et neuf indicateurs liés à l image de la ville (par exemple : l architecture paysagiste). La liste des indicateurs est présentée dans l Annexe B. En bref, les sources bibliographiques indiquent que les casinos présentent des avantages économiques (par exemple, la création d emplois, les emplois indirects), mais entraînent des coûts sociaux (par exemple, des taux de divorce et de criminalité plus élevés) à cause du jeu compulsif et pathologique. Au cours de notre première réunion, nous avons convenu de diviser notre travail en trois volets confiés à des sous-comités : effets économiques, effets sociaux et effets sur l image de la ville. Les sous-comités ont ainsi cherché à connaître, dans leur volet respectif, les effets positifs et négatifs des casinos à Sydney, à Halifax et à Sault Ste. Marie, puis à généraliser leurs résultats pour Moncton chaque fois que c était possible. 5 Entrevue avec des fonctionnaires de la Nova Scotia Alcohol and Gaming Authority, Dartmouth, le 7 mars Nova Scotia Alcohol and Gaming Authority, Annual Gaming Report , Dartmouth, chapitre 4, page 2. (traduction libre)

11 Les membres se sont aussi entendus sur la nécessité de faire en sorte que chaque souscomité comprenne des membres généralement favorables et généralement hostiles à l ouverture d un casino à Moncton. Ainsi, chaque fait et impression allait pouvoir être examiné par des gens des deux camps tant au niveau du sous-comité qu au niveau du comité dans son ensemble. Nous avons donc fait part de nos opinions au cours de la première rencontre dans le but d assurer qu elles s équilibreraient aux deux niveaux. Nous savions bien que nous n avions que le mandat de rechercher des faits, mais nous savions aussi que nommer tous les membres qui se souciaient des aspects sociaux du jeu compulsif au sous-comité traitant des effets sociaux ou tous les membres dont l intérêt principal était commercial au sous-comité traitant des effets économiques pourrait amener à poser, intentionnellement ou non, des questions intéressées et à négliger les points de vue opposés. Nous sommes convaincus que les conclusions finales sont aussi objectives que possible. Pour obtenir nos données, nous avons passé au peigne fin des documents gouvernementaux officiels, rassemblé des données de Statistique Canada et interrogé des experts de l industrie du jeu, du domaine de la psychologie et des services sociaux (voir l Annexe C). Nous n avons pas tenu d audiences publiques parce que nous ne croyions pas qu elles pourraient fournir des «faits» qui nous aideraient à nous acquitter de notre mandat. Néanmoins, nous avons fait savoir que tout individu ou association en possession de données objectives pouvait nous les envoyer sans sollicitation préalable de notre part. Nous avons reçu et lu un envoi de ce genre (Annexe D). Si le Conseil veut savoir ce que les résidants de Moncton pensent de l ouverture d un casino dans notre ville et le traiter comme un «fait» dont il lui faut tenir compte, nous lui suggérons d effectuer un sondage d opinion détaillé auprès du public. Notre groupe de travail s est réuni, au complet ou en sous-comités, douze fois au total du 20 février au 25 juin. Nous avons tenté de présenter notre rapport final au conseil avant les élections municipales du 14 mai parce qu il nous semblait qu il valait mieux pour nous que la décision concernant cette question soit prise par l ancien conseil plutôt que de devoir recommencer avec de nouveaux conseillers. Assurément, comme la lettre du maire le laisse entendre (Annexe E), le conseil voulait se positionner dans l éventualité où le gouvernement provincial déclarerait que les casinos sont légaux dans la foulée du référendum du 14 mai sur les terminaux de loterie vidéo 7. Nous avons pensé que, dans le meilleur intérêt du conseil, il nous fallait lui permettre de prendre cette décision avant le 14 mai, que le référendum élimine ou non les terminaux. En fait, le résultat concernant les terminaux est lié à la question qui nous occupe, mais les casinos peuvent fonctionner avec ou sans les terminaux. Malheureusement, le manque de données et de recherches nous a empêchés de terminer pour le 14 mai. Plus précisément, si des recherches approfondies sur les effets des casinos dans d autres régions avaient été effectuées par des gouvernements et/ou des groupes de recherche impartiaux, nous aurions pu respecter nos échéances. En dépit de ces limitations sérieuses, nous sommes en mesure de présenter au conseil quelques faits et certains conseils sur la politique à adopter. En gros, nous avons conclu 7 Lettre de B.F.P. Murphy à Daniel Bourgeois, Moncton, bureau du maire, le 16 janvier 2001.

12 que les casinos ont un effet positif sur l économie, mais que cet effet n est pas aussi important que certains partisans le prétendent et n est pas obtenu dans toutes les villes. Nous avons aussi conclu que les casinos ont un effet social négatif, mais que cet effet n est pas aussi négatif que les opposants le prétendent et qu il est très difficile à vérifier. En résumé, comme les résultats de recherche objective sont rares, il a été impossible de déterminer les effets sociaux et économiques réels. Nos recherches montrent aussi que les effets économiques et sociaux sont interreliés. La création d emplois constitue un avantage tant économique que social tandis que la criminalité comporte des coûts tant économiques que sociaux. Il est difficile d établir un bilan qui permet de distinguer ces deux types d effet. De plus, ces effets sont incommensurables. Comment peut-on comparer le nombre d emplois créés à tout crime qui pourrait avoir pour origine le jeu pathologique? Les représentants provinciaux et municipaux élus et nommés sont confrontés à une tâche très difficile lorsqu il s agit de soupeser le pour et le contre des casinos et de déterminer comment servir au mieux l «intérêt public». Nos recherches indiquent aussi que des distinctions fondamentales doivent être faites en ce qui concerne les casinos. D abord, il y a une différence importante entre les casinos et les autres formes de jeu, en particulier les terminaux de loterie vidéo. En particulier, la National Gambling Impact Study Commission affirme que «les premiers créent de nombreux emplois, entraînent l ouverture de restaurants et de magasins et offrent des divertissements et plusieurs jeux dans un cadre hautement réglementé, tandis que les seconds n offrent qu un nombre limité de jeux, créent peu ou pas d emplois, sont bien moins réglementés et n entraînent pas d effets bénéfiques notables sur l économie.» 8 De plus, les terminaux de loterie vidéo et les autres formes de «jeu de consommation courante» sont généralement les formes de jeu dont le rythme est le plus rapide et par conséquent celles qui créent le plus d accoutumance.» 9 Pour citer encore une fois la commission américaine, «l introduction ou le maintien d installations de jeu de consommation courante ne comporte pas d avantages mesurables pour la société ( étant donné que) ces installations ne favorisent qu un petit nombre d exploitants tout en introduisant le jeu dans le proche voisinage des enfants et des familles. Elles apportent avec elles tous les coûts associés au jeu sans aucun des avantages économiques auxquels les casinos touristiques peuvent contribuer.» 10 Le Conseil national du bien-être social affirme que les terminaux de loterie vidéo «sont aux jeux de hasard ce que le crack est à la drogue» 11. Le conseil municipal de Moncton devrait s abstenir de mettre dans le même sac les casinos et les terminaux de loterie vidéo en dépit de leurs similarités. Une autre distinction importante devrait être établie entre les casinos touristiques et les casinos locaux. Les premiers attirent des touristes et des revenus qui peuvent améliorer le mieux-être économique et social des résidants tandis que les derniers font surtout circuler les dollars qui se trouvent déjà dans l économie locale. Des cyniques pourraient soutenir 8 NGISC, op. cit., chapitre 7, page 3-4. (traduction libre) 9 Idem, chapitre 7, page 4. (traduction libre) 10 Idem, chapitre 7, page 11. (traduction libre) 11 Conseil national du bien-être social, Les jeux de hasard au Canada, hiver 1996, chapitre 1, page 3.

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