Table des matières 1/18

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Table des matières 1/18"

Transcription

1 Acide Tranexamique En Prévention des Hémorragies en Chirurgie Cardiaque Pédiatrique à Haut Risque Hémorragique et Nécessitant une Circulation Extracorporelle - Nourrisson de plus de 1 an et Enfant - Table des matières 1. INTRODUCTION CAS PARTICULIER DU NOUVEAU-NE ET DU NOURRISSON DE MOINS DE 12 MOIS PHARMACOLOGIE DE L ACIDE TRANEXAMIQUE PHARMACODYNAMIE PHARMACOCINETIQUE EFFICACITE DE L ACIDE TRANEXAMIQUE POPULATION INCLUSE RESULTATS D EFFICACITE SCHEMA D ADMINISTRATION EN CONCLUSION SECURITE D EMPLOI DE L ACIDE TRANEXAMIQUE RAPPEL/RESUME DES CARACTERISTIQUES DU PRODUIT (RCP) DONNEES TOXICOLOGIQUES NON CLINIQUES DONNEES CLINIQUES CONCLUSIONS REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES /18

2 1. Introduction La chirurgie cardiaque sous circulation extracorporelle (CEC) active des phénomènes de coagulation, d inflammation et de fibrinolyse. La population pédiatrique est tout particulièrement exposée à ces risques du fait du faible volume sanguin corporel qui peut être inférieur à celui du circuit de la CEC, de l immaturité quantitative et qualitative des protéines de la coagulation, et parfois des troubles de la coagulation liés à la maladie cardiaque congénitale. Les saignements peuvent être à l origine de complications telles qu une instabilité hémodynamique, un allongement de la durée de l intervention, des reprises chirurgicales et le recours aux transfusions elles-mêmes non dénuées de risques. Ils doivent par conséquent être contrôlés, d où le recours à l utilisation d un antifibrinolytique. Contexte réglementaire En France, deux molécules antifibrinolytiques étaient utilisées en pédiatrie hors AMM : - l aprotinine (Trasylol ) dont l AMM est suspendue depuis le 1 er juillet 2008, était largement utilisée en France, notamment en néonatologie, - l acide tranexamique possède une indication en Allemagne mais la posologie pédiatrique n a pas été définie. L AMM de l aprotinine étant suspendue, une codification des modalités d utilisation de l acide tranexamique (Exacyl ) en pédiatrie s avère nécessaire. Au plan européen, une procédure de «worksharing paediatric» (article 45 du Règlement 1901/2006) sur l acide tranexamique a été décidée. Dans le cadre de cette procédure, les firmes titulaires des AMM doivent déposer leurs études pédiatriques non précédemment soumises afin de permettre une évaluation harmonisée et éventuellement une mise à jour des AMM. Cette procédure a démarré le 22 décembre Dans l attente de ces résultats, l Afssaps en collaboration avec un groupe d experts a élaboré une mise au point sur cette problématique. Elle comporte une synthèse des données d efficacité et de sécurité issues de la littérature et une analyse des bases de données de pharmacovigilance (nationale et européenne) auxquelles s ajoute l expérience des équipes pédiatriques utilisatrices de l acide tranexamique. Une «fiche pratique» des modalités d utilisation de l acide tranexamique est issue de ce travail. 2. Cas particulier du nouveau-né et du nourrisson de moins de 12 mois Chez le nouveau-né et le nourrisson âgé de moins de 12 mois, le bénéfice d un antifibrinolytique est discutable. En effet, dans cette population les saignements sous CEC sont liés à des phénomènes d immaturité du système de coagulation plutôt qu à une fibrinolyse. Les données d efficacité et de sécurité publiées ne permettent pas de distinguer les effets observés spécifiquement chez le nouveau-né et le nourrisson de moins de 12 mois, et ne peuvent par conséquent pas servir de base pour des recommandations sur l utilisation de l acide tranexamique dans cette population. D autre part, il est à noter qu à l heure actuelle tous les nouveau-nés et les nourrissons âgés de moins de 12 mois sont transfusés. Pour les patients de moins de 8 kg le rapport volémie/volume d amorçage de la CEC étant défavorable, le remplissage de la CEC (priming) se fait avec des produits sanguins labiles (PSL), entrainant rapidement des critères de transfusion massive. Par exemple, pour un nouveau-né de 3 kg, la masse sanguine est estimée 2/18

3 à 80 ml/kg soit 240 ml, et le priming de la CEC à 300 ml en PSL. Le volume de transfusion est ainsi supérieur à la masse sanguine dès le début de l intervention. Par ailleurs, les caractéristiques physiologiques du nouveau-né et du nourrisson (immaturité de la barrière hémato-encéphalique, de la fonction rénale, ) ainsi que l état inflammatoire généralisé lié à la CEC font craindre un risque potentiel d exposition cérébrale à des concentrations d acide tranexamique pouvant provoquer une crise convulsive. Par conséquent, l utilisation de l acide tranexamique n est pas recommandée chez le nouveau-né et le nourrisson âgé de moins de 12 mois. 3. Pharmacologie de l acide tranexamique 3.1. Pharmacodynamie L'activité antifibrinolytique de l acide tranexamique permet de l utiliser en traitement préventif ou curatif des états hémorragiques consécutifs à une fibrinolyse. La fibrinolyse est la dissolution des caillots de fibrine intravasculaires sous l'action de la plasmine issue de l hydrolyse du plasminogène. L acide tranexamique, analogue de la lysine, se fixe au plasminogène auquel il reste lié même après sa transformation en plasmine. La plasmine ainsi liée à l acide tranexamique aurait vis-à-vis de la fibrine une activité considérablement diminuée par rapport à celle de la plasmine libre. Selon les résultats d études in vitro, une concentration de 10 µg/ml permet de réduire de 80 % l activité du t-pa (tissue-plasminogen activator) (Andersson et al, 1968) et une concentration de 16 µg/ml permet d inhiber l activation plaquettaire induite par la plasmine (Soslau et al, 1991). La concentration d acide tranexamique nécessaire pour prévenir la fibrinolyse in vivo n est pas connue. Cependant, l objectif d une étude cinétique récente visant à optimiser le schéma d administration chez des patients adultes en chirurgie cardiaque était d atteindre une concentration circulante stable d acide tranexamique supérieure à 20 µg/ml (Nutall et al, 2008) Pharmacocinétique Les données pharmacocinétiques suivantes sont issues d études réalisées chez l adulte. Absorption : Après administration par voie intraveineuse (500 mg), la concentration sanguine d acide tranexamique atteint sa valeur maximale immédiatement, puis redescend jusqu à la 6 ème heure. La demi-vie d élimination est de l ordre de 3 heures. Distribution : L acide tranexamique est distribué dans le compartiment cellulaire, et dans le liquide céphalorachidien de façon retardée. Le volume de distribution est de 33 % de la masse corporelle. Elimination : L acide tranexamique est éliminé sous forme inchangée dans les urines. Quatre-vingt-dix pour cent de la dose administrée est excrété par voie urinaire dans les 12 premières heures suivant l injection (excrétion glomérulaire sans réabsorption tubulaire). 3/18

4 Les concentrations circulantes sont augmentées en cas d insuffisance rénale (Fiechtner et al, 2001, Nutall et al, 2008). Deux études ont analysé la pharmacocinétique de l acide tranexamique en situation de chirurgie cardiaque sous circulation extracorporelle chez l adulte (Fiechtner et al, 2001, Nutall et al, 2008) : Après une injection de 10 mg/kg sur 20 minutes à l induction suivie d une perfusion continue de 1 mg/kg/h, la concentration maximale était comprise entre 29 et 45 µg/ml, et les concentrations moyennes en cours d intervention étaient d environ 25 µg/ml dans une étude et 13 µg/ml dans l autre étude. Sur la base de ces travaux, le schéma d administration utilisé dans l étude BART, à savoir une injection initiale de 30 mg/kg, une injection de 2 mg/kg dans le circuit de CEC et une perfusion continue de 16 mg/kg/h, entrainerait un pic de concentration à 60 µg/ml et une concentration de 40 µg/ml en début de CEC, pouvant atteindre 160 µg/ml ou plus chez les patients en insuffisance rénale. Chez l enfant, il n y a pas d étude pharmacocinétique publiée. Seuls Murphy et al (abstract Anesthesiology 2001) ont tenté de modéliser la pharmacocinétique de l acide tranexamique chez un enfant de 10 kg subissant une chirurgie cardiaque sous CEC. Ils se sont basés sur la relation entre les paramètres pharmacocinétiques de l acide ε-aminocaproique chez l adulte et chez l enfant d une part, et sur les paramètres pharmacocinétiques de l acide tranexamique chez l adulte d autre part. Deux schémas d administration ont été modélisés et comparés : un schéma comprenant une injection initiale de 100 mg/kg d acide tranexamique, une perfusion continue pendant l intervention de 10 mg/kg/h, et une injection finale de 100 mg/kg (Reid et al, 1997) ; un second schéma ne comprenant qu une injection initiale de 50 mg/kg (Zonis et al, 1996). La modélisation suggère que seul le premier schéma d administration permet de maintenir des concentrations circulantes efficaces pendant l intervention. Elle suggère également qu une dose plus faible d acide tranexamique avant l intervention limiterait la surexposition initiale et qu une perfusion continue à dose plus élevée pourraient être plus adaptée pour maintenir des concentrations efficaces notamment lors d interventions prolongées. 4. Efficacité de l acide tranexamique Une revue de la littérature a permis d identifier 11 études d efficacité qui ont inclus au total 1043 enfants dont 621 ont reçu l acide tranexamique. Parmi ces 11 études, 7 sont des études prospectives, contrôlées versus placebo (serum physiologique ou sans produit) et randomisées, dont 3 réalisées par une même équipe indienne (Chauhan et al) et 2 autres en double-insu réalisées par une même équipe canadienne (Levin et al et zonis et al). Concernant les 2 études restantes, il s agit également d études réalisées en double-insu, l une est américaine (Reid et al) et a inclus des enfants réopérés, l autre est une étude turque (Bulutcu et al). Les 4 études restantes sont : - une étude allemande (Breuer et al) rétrospective de comparaison historique de l acide tranexamique versus aprotinine. - une étude néerlandaise (Van der Staak et al) en situation d ECMO de comparaison historique. - l étude de Vacharaksa et al qui ne comporte pas de groupe placebo et une étude publiée en langue espagnole (Varela Cresto et al) sont considérées comme des études complémentaires. 4/18

5 Les principales caractéristiques des études publiées sont résumées dans le tableau I cidessous : Tableau I. Etudes d efficacité de l acide tranexamique en chirurgie cardiaque pédiatrique Etude Patients Méthodologie Traitement Bolus après induction anesthésie et avant incision, ± perfusion continue, ± injection dans le circuit CEC, ± bolus en fin de chirurgie. Objectifs Résultats Breuer (Eur J Cardiothorac Surg) 2008 Allemagne N = 199 Age = 1 à 19 mois (moyennes d âge = Aprotinine : 172 jours, TXA : 124 jours) Opérations à cœur ouvert sous CEC. Comparaison historique rétrospective - Aprotinine (n = 85) : KIU/kg avant intervention KIU/kg/h KIU/100 ml circuit CEC - TXA (n = 114) : 50 mg/kg avant intervention mg/100 ml circuit CEC + 50 mg/kg après CEC - pertes sanguines - transfusion sang et dérivés du sang - reprises chirurgicales Saignements 24 h : DNS Transfusions : - Pendant l opération : DNS - 24 h post-op : - Plaquettes : DNS - Plasma : DNS - Globules rouges (A vs T) : Incidence : 9 (11%) vs 25 (22%) (p=0.035) Unités : 0,1±0,4 vs 0,3±0,6 (p=0,036) Reprises chirurgicales : 2 (2,4%) vs 11 (9,6%) Varela Crespo (Revista espanola de anestesiologia y reanimacion) Résumé 2007 Espagne N = 53 Réopérés ou cyanosés Chirurgie avec CEC 4-10 kg Etude prospective de cohorte Randomisée? - Contrôle (n = 28) - TXA (n = 25) : 50 mg/kg avant chirurgie - pertes sanguines 24h - transfusion sang et dérivés du sang 24h - paramètres biochimiques - saignements 24,8 %. - Transfusion :. 20% (DNS). sous-groupe réopérés : 72% (DS) Efficacité > chez patients réopérés. 5/18

6 Bulutcu - Fusun (Pediatric Anesth) 2005 Turquie N = 100 Age = 2 mois à 9,7 ans (moyennes d âge = Contrôle : 3,8±2,4 ans, Aprotinine : 3,1±2,8 ans, TXA : 4,1±2,0 ans, Apro+TXA : 3,6±2,5 ans) Cardiopathie cyanosé Chirurgie avec CEC (n = 25/groupe) Randomisée Double insu - Contrôle - Aprotinine : KIU/kg avant intervention KIU/kg circuit CEC KIU/kg après CEC - TXA : 100 mg/kg avant intervention mg/kg dans circuit CEC mg/kg après CEC - Aprotinine + TXA - pertes sanguines 24h - temps de fermeture sternum - transfusion sang et dérivés du sang 24h - Hb, Pt, tests coagulation ctl A TXA A+TXA Saignements (ml/kg/24h) : 40±18 35±16 34±19 35±15 Temps de fermeture sternum (min) : 68±11 40±18 42±11 42±13 Transfusions : Efficacité A, TXA et A+TXA > contrôle Paramètres coagulation : Pas de différence significative Conclusion : Efficacité aprotinine et TXA similaire. Pas d augmentation d efficacité avec l association. Chauhan (Asian Cardiovasc Thorac Annals) 2004 Inde N = 150 Age = 2 mois à 15 ans (moyennes d âge = Contrôle : 4,3±3,3 ans, B : 3,3±2,9 ans, C : 4,2±4,0 ans, D : 3,0±4,3 ans E : 2,9± 5,0 ans) Cardiopathie cyanosé congénitale Chirurgie avec CEC (107 tétralogie de Fallot, 24 Fontan modifiée, 19 Senning) A = contrôle TXA : B = 50 mg/kg avant intervention C = 10 mg/kg avant intervention + perfusion 1 mg/kg/h D = 10 mg/kg avant intervention + 10 mg/kg circuit CEC + 10 mg/kg après protamine E = 20 mg/kg avant intervention + 20 mg/kg après protamine - temps de fermeture sternum - pertes sanguines 24h - transfusion sang et dérivés du sang (ml/kg) A B C D E Perte sg 24h 36±19 31±12 28±12 20±13 22±12 PRBC 24h 19±12 18±13 14±11 12±9 13±9 FFP 24h 27±11 25±12 24±17 21±13 20±12 PC 24h 20±9 18±9 17±8 15±8 15±8 Sternum closure (min) 46±16 38±12 36±13 30±9 32±11 Reexploration 5/30 4/30 2/30 0/30 0/30 (n = 30/groupe) Randomisée Ouverte? Conclusion : - Les traitements C, D et E sont significativement supérieurs au contrôle. - Le traitement D (bolus 10 mg/kg + 10 mg/kg CEC + 10 mg/kg après protamine) est significativement supérieur au traitement B. Chauhan (J Cardiothorac Vasc Anesth) 2004 Inde N = 150 Age = 2 mois à 14 ans (moyennes d âge = Contrôle : 4,2±2,1 ans, EACA : 4,3±2,3 ans, TXA : 4,1±2,4 ans) Cardiopathie cyanosé congénitale Age : 2 mois à 14,5 ans Chirurgie avec CEC - Contrôle - EACA : 100 mg/kg avant intervention mg/kg circuit CEC mg/kg après protamine - TXA : 10 mg/kg avant intervention + 10 mg/kg circuit CEC + 10 mg/kg après protamine - pertes sanguines postopératoires - transfusion sang et dérivés du sang Blood loss (ml/kg/24h) PRBC (ml/kg/24h) FFP(ml/kg/24h) PC((ml/kg/24h) Contrôle EACA TXA 36 ± ± ± ± 9 28 ± ± ± ± 7 27 ± ± 9 20 ± ± 8 (n = 50/groupe) Randomisée Ouverte? Reexploration Sternal closure (min) Conclusion : 6/50 45 ± 15 2/50 32 ± 11 1/50 30 ± 12 6/18

7 - EACA et TXA > contrôle. - Pas de différence significative entre EACA et TXA. Chauhan (Indian J Medical Res) 2003 Inde N = 120 Age = 2 mois à 14,5 ans (moyennes d âge = Contrôle : 4,2±3,3 ans, TXA : 4,4±3,6 ans) Cardiopathie cyanosé Chirurgie avec CEC Randomisée Ouverte? - Contrôle (n = 24 [ ]) - TXA (n = 96 [ ]) : 10 mg/kg avant intervention + 10 mg/kg circuit CEC + 10 mg/kg après protamine - pertes sanguines postopératoires - transfusion sang et dérivés du sang 24h - tests de coagulation 6h postopératoire (ml/kg/24h) Contrôle TXA Blood loss Packed red cells Fresh frozen plasma Platelet concentrate 36±12 19±11 27±11 20±9 20±9 12±9 19±13 15±8* Reexploration (%) 4/24 (16.6) 7/96(7.3) Sternal closure (min) 42±12 36±8 Conclusion : TXA > contôle Vacharaksa (J Medic Assoc Thai) 2002 Thaïlande Levin (Thromb Haemost) 2000 Canada N = 67 4 mois - 14 ans (moyennes d âge = 1 injection : 5,5±3,3 ans, 2 injections : 6,8±3,9 ans) Cardiopathie cyanosé congénitale Chirurgie avec CEC Randomisée Double insu N = 56 Age = 1 jour à 16 ans (moyennes d âge = Patients cyanosés : Contrôle : 2,6±3,5 ans, TXA : 2,1±1,9 ans) Patients non cyanosés : Contrôle : 5,9±5,4 ans, TXA : 4,4±3,6 ans) Cardiopathie congénitale, Chirurgie avec CEC Randomisée Double-insu - TXA : 15 mg/kg avant intervention - TXA : 15 mg/kg avant intervention + 15 mg/kg fin CEC Une injection avant intervention : Patients cyanosés : - Contrôle (serum phy) (n=12) - TXA : 50 mg/kg (n=16) Patients non cyanosés : - Contrôle (serum phy) (n=16) - TXA : 50 mg/kg (n=12) - pertes sanguines 24h - transfusion sang et dérivés du sang 24h - Ht, Pt, tests coagulation toutes les 6h - Pertes sanguines : 12,51±13.20 ml/kg/24h vs 10,68±6,38 mg/kg/24h : différence non significative. - Transfusions : différence non significative. - pertes sanguines - paramètres hémostase - marqueurs activation plaquettes Cyanosés Non cyanosés (ml/kg) TXA Ctl TXA Ctl Pertes sg 17.9± ± ± ±11.9 Transfusions (0-6h) Sg 9.0± ± ± ±1.9 Pl 9.8± ±8 14.4± ±11.1 Plasma 7.0±3.1 11± ±0 9.9±1.9 Reid (Anesth Analgesia) 1997 US N = 41 Age = 6 mois à 12 ans (moyennes d âge = Contrôle : 3,1±1,8 ans, TXA : 3,2±2,2 ans) Réinterventions sternotomie pour réparation cardiopathie congénitale, - Contrôle (serum phy) (n = 21) - TXA (n = 20) : 100 mg/kg avant intervention + perfusion 10 mg/kg/h mg/kg fin intervention CEC modifiait coagulation et état activation pl avec ou sans TXA - pertes sanguines 24h - transfusion sang et dérivés du sang 24h - Pertes sanguines : 34±17 ml/kg vs 26±7mL/kg diminution de 24 % avec TXA. - Transfusions : efficacité TXA > contrôle. 7/18

8 Chirurgie avec CEC Randomisée Double insu Van der Staak (J Pediatr Surg) 1997 NL N = 19 Median age [25%-75%] : Contrôle : 25h [18-27] TXA : 18h [16-28] Hernie diaphragmatique congénitale ECMO Non aveugle Contrôles «historiques» - Contrôle (n = 9) - TXA (n = 10) Dose optimale définie de façon empirique : 4 mg/kg pdt 30 min avant intervention, puis perfusion 1 mg/kg/h pdt 24 h après chirurgie réparatrice. - pertes sanguines - transfusion globules rouges Résultats Efficacité - Saignements : 390 ml contrôle vs 57 ml TXA, - Transfusion : 2,95 mg/kg/h contrôle vs 1,13 TXA. Sécurité d emploi 2 patients sous TXA : complications thrombotiques sévères. Zonis (J Thorac Cardiovasc Surg) 1996 Canada N = 88 Age = 1 jour à 14 ans (moyennes d âge = Contrôle : 4,4±4,3 ans, TXA : 5,2±4,8 ans) Chirurgie avec CEC Randomisée Double insu - Contrôle (serum phy) (n = 47) - TXA : 50 mg/kg avant intervention (n = 41) - pertes sanguines 6h - pertes sanguines 24h - Tous patients : pas de différence significative. - Patients cyanosés : 11,2±3,7 ml/kg/6h vs 27,2±11,4 ml/kg/6h 23,7±7,5 ml/kg/24h vs 48,9±27,6 ml/kg/24h Conclusion : TXA efficace sur saignements et transfusions uniquement chez les patients cyanosés. A : aprotinine, CEC : circulation extracorporelle, EACA : acide ε-aminocaproique, FFP : fresh frozen plasma, PC : platelet concentrate, PRBC : packed red blood cells, TXA : acide tranexamique, 4.1. Population incluse La qualité des études d efficacité est altérée par les effectifs parfois faibles et l hétérogénéité des populations incluses de par l âge, le type d intervention pratiquée et les protocoles utilisés. L intervalle d âge des patients de chaque étude est très large, incluant des nouveau-nés ou des nourrissons, des enfants et des adolescents jusqu à 16 ans. L âge minimal était de 1 jour dans les 2 études canadiennes (Levin et Zonis), de 2 mois dans les études de Bulutcu et de Chauhan, et de 6 mois dans l étude de Reid. Seule l étude de Van der Staak en situation d ECMO n a inclus que des nouveau-nés. L étude de Breuer a en majorité inclus des patients âgés de moins de 12 mois. Les résultats obtenus ne sont pas présentés selon l âge du patient alors que les caractéristiques physiologiques notamment les paramètres de l hémostase diffèrent chez le nouveau-né par rapport aux jeunes enfants et aux adolescents Résultats d efficacité Sur l ensemble des études : - le volume des pertes sanguines sur 24 heures était diminué de 15 à 52 %, - le volume des transfusions de concentrés de globules rouges de 5 à 37 %, - et lorsqu ils étaient précisés : - le temps de fermeture du sternum de 14 à 38 %, 8/18

9 - et le pourcentage de reprise chirurgicale de 20 à 100 %. Comme expliqué plus haut, le critère «volume de produits sanguins transfusés» peut être biaisé chez l enfant de faible poids puisque ces produits peuvent être administrés pour des raisons hémodynamiques et non pour compenser une hémorragie. Les résultats de plusieurs études suggèrent que l acide tranexamique peut diminuer significativement les saignements et les besoins transfusionnels principalement chez les patients cyanosés. Les études de Chauhan et de Bulutcu qui ont inclus des patients âgés de 2 mois à 15 ans exclusivement cyanosés (au total 316 patients traités par acide tranexamique) ont mis en évidence un bénéfice significatif de l acide tranexamique sur ces 2 critères. Dans l étude de Zonis et al qui a inclus des patients âgés de 1 jour à 14 ans cyanosés (n = 18) ou non (n = 64), l acide tranexamique a permis de diminuer les saignements et les besoins transfusionnels uniquement chez les patients cyanosés. Cependant, une autre étude de la même équipe (Levin et al), réalisée chez 56 enfants âgés de 1 jour à 16 ans cyanosés et non cyanosés, n a pas montré d effet significatif de l acide tranexamique sur ces 2 mêmes critères ni dans l ensemble de la population ni dans le sous-groupe des patients cyanosés. L analyse de l étude de Reid et al, réalisée chez 41 patients réopérés, n a pas distingué les patients cyanosés et non cyanosés. L analyse univariée des paramètres étudiés a mis en évidence une diminution significative des pertes sanguines totales (24 %), du volume total de concentrés de globules rouges transfusés (38 %) et du temps de fermeture du sternum (32%). L étude n a pas montré de bénéfice sur la durée de ventilation mécanique postopératoire. Les interventions chirurgicales plus longues, les pertes sanguines, la fibrinolyse et les indicateurs d activation des plaquettes plus élevés chez les patients cyanosés comparés aux patients non cyanosés (Levin et Zonis) peuvent expliquer la meilleure réponse au traitement par l acide tranexamique en cas de cyanose. Il est à noter que très souvent le degré de «désaturation» ne figure pas dans les études et les états d hyperviscosité sanguine sont bien plus marqués pour des SpO2 très basses (75 %) que pour une saturation à 91 % (Levin et al, Chauhan et al) Schéma d administration Il n existe pas d étude de la relation effet-dose. Différents protocoles d administration ont été étudiés par Chauhan et al. Les patients recevaient l acide tranexamique selon l un des quatre schémas d administration suivants : - une dose unique de 50 mg/kg avant l intervention, - une dose initiale de 10 mg/kg suivie d une perfusion continue de 1 mg/kg/h, - trois injections de 10 mg/kg : une dose initiale avant l incision suivie d une injection dans le circuit de CEC et d une dose en fin d intervention, - deux injections de 20 mg/kg : une dose initiale et une dose en fin d intervention. Dans tous les cas, hormis l injection dans le circuit de CEC, il s agit d'injections par voie intraveineuse lentes. Les résultats suggèrent une efficacité sur les saignements et les besoins transfusionnels de l ensemble des traitements excepté la dose unique de 50 mg/kg. Ainsi, la dose étudiée dans les 2 études de l équipe canadienne (Levin et al et Zonis et al), à savoir une dose unique de 50 mg/kg avant l intervention, pourrait expliquer l absence d efficacité mise en évidence dans l étude de Levin et al. Le schéma d administration utilisé dans plusieurs études ayant conclu à un bénéfice significatif de l acide tranexamique comprenait 3 injections d au moins 10 mg/kg : la première pratiquée entre l induction de l anesthésie et l incision, la seconde dans le liquide de 9/18

10 remplissage de la CEC ou sous forme d une perfusion continue et la dernière en fin d intervention après l injection de la protamine. Trois injections de 100 mg/kg (Bulutcu et al) ne semblent pas être plus efficaces que trois injections de 10 mg/kg (Chauhan et al). L injection dans le liquide de remplissage de la CEC ne tient pas compte de la durée de l intervention ; une perfusion continue pendant l intervention semble plus logique, principalement pour les interventions prolongées. Ajustement à la fonction rénale : En cas d'insuffisance rénale entraînant un risque d'accumulation, la posologie d'acide tranexamique sera réduite en fonction de la clairance de la créatinine En conclusion Les résultats des études d efficacité suggèrent que l acide tranexamique peut prévenir significativement les saignements et les besoins transfusionnels en chirurgie cardiaque pédiatrique à haut risque hémorragique et nécessitant une circulation extracorporelle, principalement lorsqu ils sont cyanosés ou réopérés. Le schéma d administration utilisé dans les études dont les résultats sont les plus significatifs comprenait 3 injections d au moins 10 mg/kg : la première entre l induction de l anesthésie et l incision, la seconde dans liquide de remplissage de la CEC ou sous forme de perfusion continue, et la dernière en fin d intervention. L objectif étant de maintenir une concentration efficace tout au long de l intervention, une perfusion continue semble plus logique, notamment pour les interventions prolongées. L efficacité d une dose unique de 50 mg/kg après l induction de l anesthésie et avant l incision est apparue inconstante. En cas d'insuffisance rénale, la posologie d'acide tranexamique sera réduite en fonction de la clairance de la créatinine. 5. Sécurité d emploi de l acide tranexamique L analyse des données de sécurité d emploi de l acide tranexamique a été réalisée à partir d une revue de la littérature et d une recherche dans la base nationale de pharmacovigilance ainsi que dans la base européenne Eudravigilance. Cette analyse a été complétée par la conduite d une synthèse des données toxicologiques et expérimentales chez l animal afin d évaluer le risque convulsivant Rappel/Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) En France, 3 spécialités contenant de l acide tranexamique ont une autorisation de mise sur le marché (AMM) : Exacyl qui existe sous forme de comprimé, solution buvable et solution injectable, Spotof qui existe sous forme de comprimé et de solution buvable, et Quixil, solution pour colle. Les contre-indications de l Exacyl, solution injectable sont les suivantes : - Antécédent d accident thrombo-embolique veineux (thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire) ; - Antécédent d accident thrombo-embolique artériel (angor, infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral) ; - Etats fibrinolytiques réactionnels à une coagulopathie de consommation ; - Insuffisance rénale grave (risque d accumulation) ; - Antécédent de convulsions ; - Injections intrathécales, intraventriculaires et applications intracérébrales (en raison du risque d œdème cérébral et de convulsions). 10/18

11 Les effets indésirables rapportés avec l acide tranexamique (Exacyl ), listés dans le RCP actuel sont : - troubles digestifs tels que nausée, vomissement et diarrhée. - troubles cardio-vasculaires : malaise avec hypotension, avec ou sans perte de connaissance (généralement suite à une injection intraveineuse rapide, très rarement après une administration orale), rares observations de manifestations thromboemboliques susceptibles de survenir dans n importe quel territoire. - troubles neurologiques : convulsions, particulièrement en cas de facteur de risque ou d antécédents de convulsion ainsi qu en cas de mésusage. - réactions allergiques à type d hypersensibilité incluant des réactions anaphylactiques (urticaire, angio-œdème, choc anaphylactique) et des éruptions cutanées diverses. L objectif de l analyse de la sécurité d emploi a été de définir plus précisément le risque convulsivant lié à l acide tranexamique dans le cadre de la chirurgie cardiaque pédiatrique. Il est à noter que le risque de convulsion peut également être dû à l hypothermie provoquée en per-opératoire. Cependant l évolution des pratiques avec notamment la réalisation de la chirurgie en condition de normothermie a permis de contrôler le risque lié à l hypothermie Données toxicologiques non cliniques Une synthèse des données toxicologiques et expérimentales chez l animal a été conduite afin d évaluer le risque convulsivant lié à l acide tranexamique. Toxicité aiguë Les DL 50 (dose létale 50%) sont élevées, supérieures à 1 g/kg : l acide tranexamique ne présente pas un fort potentiel toxique chez l animal (poule, chien, rongeurs) après administration unique par voie orale, intraveineuse, sous-cutanée ou intra-péritonéale. Toxicité à doses répétées Chez le rat, on n observe pas de signe d alerte particulier suite à l administration réitérée d acide tranexamique. Une toxicité générale (perte de poids) n est observée qu à très forte dose (3,4 g/kg/j) après administration répétée durant 6 mois. Toxicité de la reproduction Il n est pas rapporté d effet tératogène chez les espèces animales testées (rat, souris), ce qui corrobore les données issues du Centre de Référence des Agents Tératogènes [l acide tranexamique n est pas tératogène chez l animal]. Des effets reprotoxiques sont décrits chez le rongeur : une altération de la fertilité femelle à très forte dose et une foetotoxicité avec une LOAEL (Lowest Observed Adverse Effect Level) de 1,8 mg/kg/j par voie orale. Etudes expérimentales animales : Caractérisation de l effet convulsivant Les effets convulsivants de l acide tranexamique appliqué au niveau cérébral ou de la moelle épinière lombaire ont été étudiés dans 6 études animales réalisées chez le rat et le chat (Furtmüller 2002, Pelligrini 1982, Schlag 2000 et 2002, Yamaura 1980). Le mécanisme responsable de l effet convulsivant de l acide tranexamique a été élucidé en 2002 par des études co-pilotées par les laboratoires Baxter. Il a pu être démontré que l acide tranexamique : - n interfère pas avec les récepteurs NMDA ; - se lie aux sites de liaison de l acide γ-aminobutirique (GABA) sur les récepteurs GABA A. 11/18

12 Le GABA constitue le principal neurotransmetteur inhibiteur. Il hyperpolarise les neurones en augmentant leur conductance membranaire au Cl - en stabilisant le potentiel de membrane au repos au niveau du potentiel d équilibre du chlore ; - a un effet antagoniste des récepteurs GABA A en bloquant l effet de l agoniste GABA, le muscimol, dont il inhibe la liaison aux récepteurs GABA A de façon dose-dépendante, bloquant ainsi l induction du flux ionique chloré (IC50 = 7,1 ± 3,1 mm). - a un effet convulsivant dose-dépendant. Ainsi, l effet convulsivant de l acide tranexamique, en application directement in situ au niveau du cortex cérébral ou au niveau de la moelle épinière lombaire, passe par le blocage de l inhibition médiée par le GABA au niveau du système nerveux central (SNC). Deux facteurs majorent l effet épileptogène de l acide tranexamique : la concentration utilisée et l étendue de la surface exposée. En conséquence, l utilisation d acide tranexamique dans le SNC ou à proximité du SNC peut provoquer un risque de convulsion majeur. Au cours des études de Schlag et al, des signes de neurotoxicité sont survenus chez le rat à partir de 0,5 mg/ml. A 5 mg/ml 2 des 6 rats ont manifesté des signes de toxicité majeure et sont décédés. Au-delà, la concentration en acide tranexamique de 47,5 mg/ml a entrainé la mort de tous les rats testés. Le rapport calculé entre les concentrations entrainant des effets neurotoxiques estimées chez le rat et les concentrations retrouvées dans le LCR après administration IV de 66 mg/kg d acide tranexamique chez l adulte ou 20 mg/kg chez l enfant de plus de 1 an suggère que des effets convulsivants ne sont pas susceptibles d'être couramment observés après administration intraveineuse en dehors des situations à risque décrites dans le RCP. Lors d'une administration intrathécale, le SNC est exposé à une concentration équivalente de celle de la préparation d'acide tranexamique. Par exemple, la concentration d'exacyl, solution pour injection, non diluée, est de 100 mg/ml, ce qui équivaut à 89 fois l'ic50 de 1,12 mg/ml. Ces données soutiennent les contre-indications relatives à la voie intrathécale. Les rapports calculés entre les concentrations entrainant des effets neurotoxiques estimées sur la base des études expérimentales et les concentrations retrouvées dans le LCR après administration intraveineuse sont de 250 à 560. Ces rapports doivent être rapportés à la fréquence des effets convulsivants rapportés mais suggèrent que les effets convulsivants ne sont pas susceptibles d'être couramment observés après administration intraveineuse, sauf sensibilité particulière décrite dans le RCP sur la base des données recueillies en clinique. Cette neurotoxicité est illustrée chez l homme par deux cas de convulsions survenues chez des patients adultes. Dans un cas, il s agit d un patient adulte ayant reçu de l acide tranexamique par erreur lors d une rachianesthésie. Le patient a développé un état de mal épileptique immédiatement après l injection intrathécale de 50 mg d acide tranexamique. Dans l autre cas, il s agit d un patient auquel ont été administrés 500 mg d acide tranexamique par voie intrathécale, les convulsions ont été réversibles sous benzodiazépine. Conclusions L acide tranexamique présente une faible toxicité générale après administration orale intraveineuse et sous cutanée chez la poule, le chien et les rongeurs (souris et rat). 12/18

13 L acide tranexamique n est pas tératogène chez la souris et le rat. Seul un effet foetotoxique est observé chez le rongeur, avec une LOAEL de 1,8 mg/kg/j. Aucune étude de toxicité chez l animal juvénile n a été retrouvée dans la littérature. L acide tranexamique présente un effet convulsivant décrit chez le chat et plus récemment chez le rat. Cet effet, observé après application directement in situ au niveau du cortex cérébral ou au niveau de la moelle épinière lombaire, augmente avec la surface d application et la dose d acide tranexamique. Le mécanisme passe par le blocage de l inhibition médiée par la voie GABAergique au niveau du SNC. L acide tranexamique exerce un effet antagoniste des récepteurs GABA A en se liant aux sites de liaison de l acide γ-aminobutirique (GABA) Données cliniques L analyse des données de sécurité d emploi de l acide tranexamique a été réalisée à partir d une revue de la littérature ainsi qu une recherche dans la base nationale et la base européenne (Eudravigilance) de pharmacovigilance (PV). Littérature Une revue de la littérature a été effectuée dans PubMed et dans la base de donnée EMBASE avec les mots clés suivants «chirurgie cardiaque en pédiatrie, effets indésirables, acide tranexamique». Quatorze publications ont été identifiées (tableau II), dont 6 ne comportant aucune donnée de sécurité d emploi. Tableau II. Recherche bibliographique : Effets indésirables de l acide tranexamique en pédiatrie Author Objective Conclusion - Safety Gruber (Boston) Levin (Canada) Reid (Boston) Eaton (New York) To determine if aminocaproïc acid and tranexamic acid (TXA) are associated with early closure of the baffle fenestration after the modified Fontan procedure To investigate hemostatic parameters including platelet activation in 56 patients with and without cyanosis undergoing CPB. Comparison TXA/ saline placebo Prospective, randomized, doubleblind study 41 children Review Antifibrinolytic therapy in surgery for congenital heart disease Use of aminocaproïc acid and TXA is not associated with early buffer fenestration closure No safety CPB altered platelet activation state and coagulation status irrespective of the use of TXA No safety Safety: TXA was well tolerated by all subjects. There were no cases of hemodynamic instability, overt thrombotic complications, or other adverse effects associated with the bolus or infusion. Dosing schemes used for these drugs have been variable and not always based on sound pharmacologic principles, despite available pharmacokinetic and pharmacodynamic data. Further research should be directed toward establishing safety, evaluating the relative efficacy of the two classes of drugs, proving benefit in specific patient groups, and better defining effective dosing schemes. Guay (Canada) Review Minimizing perioperative blood loss and transfusions in children Safety: - EACA and TXA: thrombotic complications, including a case of fatal aortic thrombosis. - Aprotinin: thrombosis, renal effects and anaphylaxis. There is not enough evidence to draw any conclusions about the safety of these drugs in children, although it appears that the risk of anaphylaxis with aprotinin in children may be less than in adults. For patients with idiopathic scoliosis, predonation with or without the addition of erythropoietin is a safe and effective way to avoid the use of allogenic blood products. For open heart procedures: whole blood of less than 48 hr is helpful 13/18

14 Neilipovitz Trudell (Pennsylvania) Chauhan (India) Chauhan (India) Chauhan (India) Bulutcu (Turkey) Vacharaksa (Thailand) Varela Crespo (Spain) (paper available in Spanish) Breuer (Allemagne) Review TXA for major spinal surgery Literature review of the current antifibrinolytic therapy for coronary artery revascularization 4373 patients undergoing coronary revascularization (age non specified) Dose comparison of TXA in 150 children with congenital cyanotic heart disease were randomly assigned to one of 5 groups of 30 each Comparison of aminocaproïc acid and TXA in in children with cyanotic congenital heart disease Control vs TXA in children undergoing cardiac surgery. 120 children randomized into 2 groups. To investigate reducing of postoperative blood loss by using aprotinin and TXA alone or a combination of these two agents. 67 children undergoing repair of cyanotic congenital heart defect mg/kg of TXA - second bolus of TXA (15 mg/kg) or saline placebo Effects of a single dose of TXA on bleeding and requirement for blood product transfusion in children undergoing cardiac surgery with CPB N = 199 Age médian [25-75 th percentile] = 6 [1-19] mois Comparaison historique rétrospective - Aprotinine (n = 85) : KIU/kg avant intervention for children of less than two years of age undergoing complex procedures; TXA may be helpful for cyanotic heart disease and, to a lesser degree, for reoperations; while anti-kallikrein blood levels of aprotinin may both reduce the need for allogenic blood transfusions and improve postoperative oxygenation in infants. Reducing perioperative allogenic blood transfusions is possible in pediatric patients provided that prophylactic measures are adapted to age, disease and type of surgery No safety The majority of studies exploring the role of these drugs in spine surgery have limited patient enrolment and report mixed results. Safety: TXA was well tolerated by all subjects. There were no cases of hemodynamic instability, clinically overt thrombotic complications, or other adverse effects associated with its use. Safety: - Underisrable effect expected with aminocaproïc acid and TXA: seizures, renal failure, and rhabdomyolisis - Underisrable effect expected with aprotinin : increase in anaphylactic reactions. Additionally an increase of 2 fold in renal failure, 55% in myocardial infarction and heart failure and 181% in stroke or encephalopathy. The study concluded that TXA was less costly than aprotinin and achieved a comparable benefit. Safety: No complication in the form of renal problems or cerebral events were noted in any of the children study No safety Safety: No complication in the form of renal or cerebral dysfunction was noted in any of the children studied in two groups. Safety: No adverse effect reported. Safety: No adverse effects of TXA were found in this study. Safety: No adverse effects attributable to the treatment were observed. Safety: Postoperative outcome. Aprotinine Ac Tranexamic Mechanical ventilation (h) 38 (14-92) 23 (10-81) ICU stay (day) 8 (5-12) 7 (4-13) Rethoracotomy 2 (2.4%) 11 (9.6%)* Low cardiac output syndrome 11 (12.9%) 14 (12.3%) Renal injury 9 (10.6%) 11 (9.6%) 14/18

15 KIU/kg/h KIU/100 ml circuit CEC - TXA (n = 114) : 50 mg/kg avant intervention mg/100 ml circuit CEC + 50 mg/kg après CEC Renal failure 0 2 (1.8%) Seizure 0 4 (3.5%) Other neurological events 4 (4.7%) 3 (2.6%) In-hospital mortality 3 (3.5%) 3 (2.6%) * significant Principales données issues de la littérature Les données fournies dans les 10 publications renseignant la sécurité d emploi de l acide tranexamique ne permettent pas de conclure sur le profil de tolérance du produit. Certaines publications citent la possibilité de survenue de cas de thrombose au niveau cérébral, pulmonaire, mésentérique, ou rétinien, la possibilité de survenue d insuffisance rénale, ainsi que des troubles neurologiques tels que les convulsions. Concernant les effets indésirables neurologiques tels que les convulsions : Quatre cas de convulsions ont été rapportés parmi les 114 nourrissons âgés de 1 à 19 mois inclus dans l étude rétrospective de comparaison historique de Breuer et al. L absence de description des cas dans la publication ne permet pas de conclure sur l imputabilité de l acide tranexamique. Il est à noter que : (i) la posologie d acide tranexamique utilisée dans cette étude est plus élevée que celle préconisée dans le présent document, (ii) la médiane d âge des enfants est de 4 mois et la plupart étaient âgés de moins de 1 an, donc en dehors de la population cible de la synthèse présente. Dans une étude similaire chez l adulte, également de comparaison historique, réalisée par la même équipe chez patients (Martin et al, 2008), 27 cas (4,6%) de convulsions ont été rapportés parmi les 592 patients du groupe acide tranexamique. L absence de description des cas dans la publication ne permet pas de conclure sur l imputabilité de l acide tranexamique. Base Nationale de Pharmacovigilance Une recherche dans la Base Nationale de Pharmacovigilance des cas de convulsions où l acide tranexamique est suspecté a permis d identifier 7 cas graves ne concernant que des sujets adultes, aucun n est survenu dans le cadre d une chirurgie cardiaque : - deux cas sont survenus dans le cadre d un mésusage (utilisation locale lors d'une intervention cérébrale) d évolution fatale; - pour les 5 cas restants, une autre explication est possible (antécédents de convulsions, méningiome cérébral, intervention cérébrale, autres médicaments suspects). Un cas non grave rapporté avec la spécialité Frenolyse (acide tranexamique) qui avait les mêmes indications qu Exacyl et n est plus commercialisée, concerne un enfant de 14 ans épileptique connu. Le cas est très peu documenté, aucune conclusion ne peut être tirée quant à l imputabilité du médicament dans la survenue des convulsions. Les données de la base nationale de Pharmacovigilance ne permettent pas de conclure qu'il existe ou non un signal concernant un risque convulsivant avec l'acide tranexamique. Eudravigilance La recherche dans la base Eudravigilance a permis d identifier 250 observations d effets indésirables, dont 24 sont survenues chez des enfants. Aucun cas de crise convulsive/myoclonie n a été rapporté. L indication est connue dans 16 cas, dont aucune ne correspond à une chirurgie cardiovasculaire. 15/18

16 Parmi les 226 cas chez l adulte, 4 cas de convulsions ont été identifiés. L indication n est connue que dans 1 cas (saignements digestifs). Dans 2 cas l imputabilté liée au médicament ne peut être établie compte-tenu du manque d information. Dans les 2 autres cas, on note la présence de médicament co-suspect métoclopramide connu pour entrainer des symptômes extrapyramidaux et myoclonies, rendant l imputabilité de l acide tranexamique dans la survenue des convulsions difficile. Conclusion En raison du peu de données de sécurité dans les essais cliniques il n est pas possible de préciser le profil de sécurité de l acide tranexamique et notamment le risque convulsivant dans la population pédiatrique devant subir une chirurgie cardiaque. Cependant, le risque de convulsion a été mis en évidence chez l animal et il est mentionné dans le RCP actuel d Exacyl, en particulier en présence de facteurs de risques tels qu antécédents de convulsions, injections intrathécales ou intraventriculaires et applications intracérébrales. Exacyl est contre-indiqué dans ces situations. 6. Conclusions La chirurgie cardiaque sous CEC active des phénomènes d inflammation et de fibrinolyse auxquels la population pédiatrique est tout particulièrement exposée. L utilisation d antifibrinolytiques dans ce type d intervention permet de prévenir et de limiter les complications hémorragiques. Une revue de la littérature a permis d identifier 11 études d efficacité qui ont inclus au total 1043 enfants dont 621 ont reçu l acide tranexamique. La majorité des études étaient contrôlées versus placebo. La population étudiée était hétérogène en termes d âge, de type de chirurgie et de protocole utilisé. Les données d efficacité suggèrent que l acide tranexamique peut prévenir les saignements et diminuer les besoins transfusionnels en chirurgie cardiaque pédiatrique à haut risque hémorragique et nécessitant une CEC, principalement chez les patients cyanosés, voire chez les patients réopérés et lorsque le schéma d administration permet de maintenir une concentration circulante efficace d acide tranexamique tout au long de l intervention. Il n existe pas d étude spécifique d effet-dose ou de pharmacocinétique chez l enfant. Cependant d après les données disponibles, il semble que le traitement optimal comporte : - une injection initiale de 10 mg/kg administrée après l induction de l anesthésie et avant l incision ; - une perfusion continue de 10 mg/kg/h ou une injection dans le liquide de remplissage de la CEC dont la dose sera définie en fonction de la procédure de CEC, soit en fonction du poids du patient à la dose de 10 mg/kg, soit en fonction du volume du liquide remplissage de la CEC ; - une injection de 10 mg/kg en fin d intervention. La perfusion continue, bien qu expérimentée sur très peu de patients, semble plus logique puisqu elle permettrait de maintenir des concentrations efficaces tout au long d une intervention prolongée. En raison du peu de données de sécurité dans les essais cliniques il n est pas possible de préciser le profil de sécurité de l acide tranexamique et notamment le risque convulsivant dans la population pédiatrique devant subir une chirurgie cardiaque. Cependant, le risque de convulsion a été mis en évidence chez l animal et il est mentionné dans le RCP actuel d Exacyl. Exacyl est contre-indiqué chez les patients ayant des facteurs de risque. 16/18

17 Il convient avant d utiliser l acide tranexamique de respecter les précautions d emploi suivantes : 1) rechercher les antécédents de convulsions, et ne pas utiliser l acide tranexamique en cas d antécédent de convulsions ; 2) ne pas effectuer d injections intrathécales, intraventriculaires et d applications intracérébrales ; 3) rechercher des troubles de la fonction rénale et adapter la dose d acide tranexamique en conséquence ; 4) rechercher les facteurs de risque de maladie thromboembolique, et ne pas utiliser l acide tranexamique en cas d antécédent trombo-embolique. En conclusion, la prévention des hémorragies en chirurgie cardiaque à haut risque hémorragique et nécessitant une CEC doit faire l objet d une prise en charge globale qui peut comprendre l utilisation d un antifibrinolytique, en l occurrence l acide tranexamique. Cette prise en charge devra être adaptée au cas par cas, en fonction du type et de la durée de l intervention et des caractéristiques du patient. 7. Références bibliographiques Andersson L, Nilsoon I, Colleen S, et al : Role of urokinase and tissue activator in sustaining bleeding and the management thereof with EACA and AMCA. Ann NY Acad Sci 1968; 146: Bulutcu FS, Ozbek U, Polat B, Yalcin Y, Karaci AR, Bayindir O: Which may be effective to reduce blood loss after cardiac operations in cyanotic children: tranexamic acid, aprotinin or a combination? Paediatr Anaesth 2005;15: 41 6 Breuer T, Martin K, Wilhelm M, Wiesner G, Schreiber C, Hess J, Lange R, Tassani P: The blood sparing effect and the safety of aprotinin compared to tranexamic acid in paediatric cardiac surgery. Eur J Cardiothorac Surg Chauhan S, Bisoi A, Modi R, Gharde P, Rajesh MR: Tranexamic acid in pediatric cardiac surgery. Indian J Med Res 118, August 2003, pp Chauhan S, Bisoi A, Kumar N, Mittal D, Kale S, Kiran U, Venugopal P: Dose comparison of tranexamic acid in pediatric cardia surgery. Asian Cardiovasc Thorac Ann 2004;12: Chauhan S, Das SN, Bisoi A, Kale S, Kiran U: Comparison of cardiac surgery. J Cardiothorac Vasc Anesth 2004;18: Eaton MP : Antifibrinolytic Therapy in Surgery for Congenital Heart disease. Anesth Analg 2008; 106: Fiechtner BK, Nuttall GA, Johnson ME, Dong Y, Sujirattanawimol N, Oliver WC Jr, Sarpal RS, Oyen LJ, Ereth MH. Plasma tranexamic acid concentrations during cardiopulmonary bypass. Anesth Analg 2001;92: Guay J, de Morloose P: Minimizing perioperative blood loss and transfusion in children. Can J Anesth 2006; 53(6): Gruber EM, Shukla AC, Reid RW, Hickey PR, Hansen DD. Synthetic antifibrinolytics are not associated with an increased incidence of baffle fenestration closure after the modified fontan procedure. J Cardiothorac Vasc Anesth 2000;14: Lacour Gayet F et coll: The Aristocltle score : a complexicity- adjusted method to evaluate surgical results. European Journal of Cardiothoracic Surgery 2004; 25: Levin E, Wu J, Devine DV : Hemostatic parameters and platelet activation marker expression in cyanotic and acyanotic pediatric patients undergoing cardiac surgery in the presence of tranexamic acid. Thrombosis and haemostasis 2000; 83(1): /18

18 Martin K, Wiesner G, Breuer T, Lange R, Tassani P: The Risks of Aprotinin and Tranexamic Acid in Cardiac Surgery: A One-Year Follow-Up of 1188 Consecutive Patients. Anesth Analg 2008; 107: Murphy BA, Ririe DG, James RL, Butterworth JF. Simulated serum concentrations of tranexamic acid (TXA) with clinically used dosing regimens in children during repair of congenital heart defects. Anesthesiology 2001;95:A1267 Neilipovitz DT, Murto K, Hall L, Barrowman NJ, Splinter WM: A randomized trial od tranexamic acid to reduce blood transfusion for scoliosis surgery. Anesth Analg 2001; 93(1): Nutall GA and coll: A prelimnary study of a new tranexamic acid dosing schedule for cardiac surgery. Journal of cardiac and vascular surgery 2008; 22(2): Reid RW, Zimmerman AA, Laussen PC, Mayer JE, Gorlin JB, Burrows FA. The efficacy of tranexamic acid versus placebo in decreasing blood loss in pediatric patients undergoing repeat cardiac surgery. Anesth Analg 1997; 84: Schlag MG, Hopf R, Zifko U et al. Epileptic seizures following cortical application of fibrin sealants containing tranexamic acid in rats. Acta Neurochir (Wien). 2002; 144(1): Schlag MG, Hopf R, Redl H et al. Convulsive seizures following subdural application of fibrin sealant containing tranexamic acid in a rat model. Neurosurgery. 2000; 47(6): Soslau G, Horrow J, Brodsky I. Effect of tranexamic acid on platelet adp during extracorporeal circulation. Am J Hematology 1991; 38: Trudell J, McMurdy N: Current antifibrinolytic therapy for coronary artery revascularization. AANA Journal 2008; 76(2): Tsementzis SA, Meyer CH, Hitchcock ER: Cerebral blood flow in patients with a subarachnoid haemorrhage during treatment with tranexamic acid. Neurochirurgia 1992; 35: Vacharaksa K, Prakanrattana U, Suksompong S, Chumpathong S: Tranexamic acid as a means of reducing the need for blood and blood component therapy in children undergoing open heart surgery for congenital cyanotic heart disease. J Med Assoc Thai 2002; 85(Suppl 3): S Van der Staak FH, de Haan AF, Geven WB, Festen C. Surgical repair of congenital diaphragmatic hernia during extracorporeal membrane oxygenation: hemorrahagic complications and the effect of tranexamic acid. J Pediatr Surg 1997; 32: Varela Crespo CA., Sanabria Carretero PO, et al.: "[Effect of tranexamic acid on postoperative bleeding in pediatric heart surgery]." Rev Esp Anestesiol Reanim 2007; 54(3): Yamaura A, Nakamura T, Makino H et al. Cerebral complication of antifibrinolytic therapy in the treatment of ruptured intracranial aneurysm. Animal experiment and a review of literature. Eur Neurol. 1980; 19(2): Zonis Z, Seear M, Reichert C, Sett S, Allen C. The effect of preoperative tranexamic acid on blood loss after cardiac operations in children. J Thorac Cardiovasc Surg 1996; 111: /18

Haute Autorité de santé COMMISSION DE LA TRANSPARENCE

Haute Autorité de santé COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Haute Autorité de santé COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 22 décembre 2004 VOGALENE 5 mg, suppositoire sécable (Boîte de 10) Laboratoires SCHWARZ PHARMA métopimazine Liste II Date de l AMM initiale chez

Plus en détail

A G E N C E FRANCAISE DE SECURITE SANITAIRE DES PRODUITS DE SANTE

A G E N C E FRANCAISE DE SECURITE SANITAIRE DES PRODUITS DE SANTE A G E N C E FRANCAISE DE SECURITE SANITAIRE DES PRODUITS DE SANTE COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS DE TRANSPARENCE 9 mai 2001 METALYSE 10 000 unités, poudre et solvant pour solution injectable Flacon

Plus en détail

Référentiel de compétences du perfusionniste. Document de travail

Référentiel de compétences du perfusionniste. Document de travail Référentiel de compétences du perfusionniste 1 Document de travail Élaboré par : La Société Française de Perfusion La Société Française de Chirurgie Thoracique et Cardiovasculaire La Société Française

Plus en détail

RCP-version abrégée Février 2015

RCP-version abrégée Février 2015 DÉNOMINATION DU MÉDICAMENT MOTILIUM 10 mg, comprimés pelliculés (maléate de dompéridone) MOTILIUM 1 mg/ml, suspension buvable «adultes», MOTILIUM 1 mg/ml suspension buvable «pédiatrie» MOTILIUM 10 mg,

Plus en détail

Choc hémorragique Tous dans le même panier? Denis Bouchard, Inf Septembre, 2012

Choc hémorragique Tous dans le même panier? Denis Bouchard, Inf Septembre, 2012 Choc hémorragique Tous dans le même panier? Denis Bouchard, Inf Septembre, 2012 Stats 1/3 des traumas majeurs sont coagulopathes dès leur arrivée à l urgence Trauma 1 e cause de décès chez moins de 40

Plus en détail

ACCIDENT AUX NOUVEAUX ANTI-COAGULANTS

ACCIDENT AUX NOUVEAUX ANTI-COAGULANTS ACCIDENT AUX NOUVEAUX ANTI-COAGULANTS Btissame Betari Symposium 8 Avril 2014 1 Cas clinique Mr V. 86 ans ATCD : HTA, ACFA traitée par Xarelto Mode de vie : Vit avec sa femme en pavillon Autonome, marche

Plus en détail

Les médicaments de la grippe Ahmed Ghoubontini Service de Maladies Infectieuses CHU La Rabta Tunis

Les médicaments de la grippe Ahmed Ghoubontini Service de Maladies Infectieuses CHU La Rabta Tunis Les médicaments de la grippe Ahmed Ghoubontini Service de Maladies Infectieuses CHU La Rabta Tunis Introduction Les virus de la grippe sont des virus «instables». Les virus actuellement en circulation

Plus en détail

Apixaban. Rivaroxaban. Dabigatran (Pradaxa ) (Xarelto ) (Eliquis ) 6X (ClCr 10-30ml/min)

Apixaban. Rivaroxaban. Dabigatran (Pradaxa ) (Xarelto ) (Eliquis ) 6X (ClCr 10-30ml/min) dapté et modifié de: J.Eikelboom et l. Circulation. 2010;121:1523-1532 Apixaban (Eliquis ) Rivaroxaban (Xarelto ) Dabigatran (Pradaxa ) Mécanisme d action Inhibiteurs directs du FXa Inhibiteur direct du

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 14 mars 2007

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 14 mars 2007 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 14 mars 2007 METOJECT 10 mg/ml, solution injectable en seringue pré-remplie 1 seringue pré-remplie en verre de 0,75 ml avec aiguille : 371 754-3 1 seringue pré- remplie

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 20 juin 2012

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 20 juin 2012 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 20 juin 2012 CINRYZE 500 unités, 2100 UI, poudre et solvant pour solution injectable Boîte de 2 flacons (code CIP : 218 563-0) Laboratoires VIROPHARMA SAS Inhibiteur

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 20 septembre 2006

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 20 septembre 2006 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 20 septembre 2006 CORDARONE 150 mg/3 ml, solution injectable en ampoule (IV) B/6 (CIP 319 997 6) Laboratoires SANOFI AVENTIS amiodarone Liste I. Médicament réservé à

Plus en détail

SYNTHÈSE DE LA RECOMMANDATION DE BONNE PRATIQUE

SYNTHÈSE DE LA RECOMMANDATION DE BONNE PRATIQUE SYNTHÈSE DE L RECOMMNDTION DE ONNE PRTIQUE Transfusions de globules rouges homologues : produits, indications, alternatives nesthésie, réanimation, chirurgie, urgence Novembre 2014 NÉMIE IGUË Indication,

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 8 juillet 2009

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 8 juillet 2009 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 8 juillet 2009 BERINERT 500U, poudre et solvant pour solution injectable / perfusion Boîte de 1, code CIP : 574 596-3 Laboratoires CSL Behring SA Inhibiteur de C1 estérase

Plus en détail

CELEBREX 100 MG ET 200 MG, COMPRIME RAPPORT PUBLIC D EVALUATION

CELEBREX 100 MG ET 200 MG, COMPRIME RAPPORT PUBLIC D EVALUATION CELEBREX 100 MG ET 200 MG, COMPRIME RAPPORT PUBLIC D EVALUATION INTRODUCTION Une extension d indication a été octroyée au laboratoire PFIZER le 02 février 2007 pour sa spécialité Celebrex 100 mg et 200

Plus en détail

Gestion pratique des nouveaux anticoagulants oraux Avantages et inconvénients. Dr Serge Motte

Gestion pratique des nouveaux anticoagulants oraux Avantages et inconvénients. Dr Serge Motte Gestion pratique des nouveaux anticoagulants oraux Avantages et inconvénients Dr Serge Motte Bruxelles 24.11.12 - PLAN Points forts et points faibles des nouveaux anticoagulants Questions dans la pratique

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 19 octobre 2011

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 19 octobre 2011 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 19 octobre 2011 NUMETAH G13%E, émulsion pour perfusion 10 poches de 300 ml (CIP : 416 622-3) NUMETAH G16%E, émulsion pour perfusion 6 poches de 500 ml (CIP : 416 624-6)

Plus en détail

Cas groupés de médiastinites en chirurgie cardiaque : Enquête cas-témoins

Cas groupés de médiastinites en chirurgie cardiaque : Enquête cas-témoins Cas groupés de médiastinites en chirurgie cardiaque : Enquête castémoi Ludovic Lassel, Marion Olivier, Gilles Antoniotti, Anne Carbonne, Pascal Astagneau. CCLIN Paris Nord Qu est ce qu une médiastinite?

Plus en détail

RAPPORT PUBLIC D EVALUATION (décembre 2006) FORTIGEL 2 % gel

RAPPORT PUBLIC D EVALUATION (décembre 2006) FORTIGEL 2 % gel REUNION COMMISSION N 409 DU 19 OCTOBRE 2006 RAPPORT PUBLIC D EVALUATION (décembre 2006) FORTIGEL 2 % gel INTRODUCTION Le 23 novembre 2006, une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) a été octroyée au

Plus en détail

E04a - Héparines de bas poids moléculaire

E04a - Héparines de bas poids moléculaire E04a - 1 E04a - Héparines de bas poids moléculaire Les héparines de bas poids moléculaire (HBPM) sont un mélange inhomogène de chaînes polysaccharidiques obtenues par fractionnement chimique ou enzymatique

Plus en détail

Les nouveaux anticoagulants

Les nouveaux anticoagulants Les nouveaux anticoagulants Dabigatran le plus avancé : Inhibiteur direct de la thrombine. Rely 18000 patients. 2 prises 2 dosages. L'un plus efficace l'autre moins dangereux Rivaroxaban : Inhibiteur Xa.

Plus en détail

Risque thrombo-embolique chez l'obèse

Risque thrombo-embolique chez l'obèse Risque thrombo-embolique chez l'obèse Pierre Albaladejo Charles Marc SAMAMA pierre.albaladejo@hmn.aphp.fr Loi de santé publique du 09 août 2004 Recommandations pour la Pratique Clinique (RPC) Prévention

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 1 février 2006

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 1 février 2006 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 1 février 2006 PRAVADUAL, comprimé Boîte de 30 (CIP : 369873-9) Boîte de 90 (code CIP : 373769-8) Laboratoire BRISTOL MYERS SQUIBB Pravastatine (40 mg/comprimé) + aspirine

Plus en détail

MONOGRAPHIE. tenecteplase. Poudre pour solution - 50 mg/fiole Stérile, lyophilisée. Agent fibrinolytique

MONOGRAPHIE. tenecteplase. Poudre pour solution - 50 mg/fiole Stérile, lyophilisée. Agent fibrinolytique MONOGRAPHIE Pr TNKase tenecteplase Poudre pour solution - 50 mg/fiole Stérile, lyophilisée Agent fibrinolytique Distribué par : Hoffmann-La Roche Limitée 2455, boulevard Meadowpine Mississauga (Ontario)

Plus en détail

Haute Autorité de santé COMMISSION DE LA TRANSPARENCE

Haute Autorité de santé COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Haute Autorité de santé COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 13 avril 2005 Suite à la demande du ministre chargé de la santé et de la sécurité sociale, la Commission réexamine la spécialité SYMPATHYL, comprimé

Plus en détail

Avis 29 mai 2013. XYZALL 5 mg, comprimé B/14 (CIP : 34009 358 502 4-9) B/28 (CIP : 34009 358 505 3-9) Laboratoire UCB PHARMA SA.

Avis 29 mai 2013. XYZALL 5 mg, comprimé B/14 (CIP : 34009 358 502 4-9) B/28 (CIP : 34009 358 505 3-9) Laboratoire UCB PHARMA SA. COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 29 mai 2013 XYZALL 5 mg, comprimé B/14 (CIP : 34009 358 502 4-9) B/28 (CIP : 34009 358 505 3-9) Laboratoire UCB PHARMA SA DCI Code ATC (2012) Motif de l examen Liste

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 18 janvier 2006

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 18 janvier 2006 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 18 janvier 2006 ADVATE 1500 UI, poudre et solvant pour solution injectable 1 flacon(s) en verre de 1 500 UI - 1 flacon(s) en verre de 5 ml avec matériel(s) de perfusion(s)

Plus en détail

Vitalipid Novum Adult contient par ml dl-α-tocoférol (vitamine E) 0,91 mg (1 UI) ergocalciférol (vitamine D) 0,50 µg (20 UI)

Vitalipid Novum Adult contient par ml dl-α-tocoférol (vitamine E) 0,91 mg (1 UI) ergocalciférol (vitamine D) 0,50 µg (20 UI) 1. DÉNOMINATION DU MÉDICAMENT Vitalipid Novum Adult, solution à diluer pour perfusion Vitalipid Novum Infant, solution à diluer pour perfusion 2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE Vitalipid Novum

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 3 septembre 2008

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 3 septembre 2008 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 3 septembre 2008 OCTAFIX 100 UI/ml, poudre et solvant pour solution injectable, 500 UI par flacon de 5 ml Boîte de 1 (CIP : 563 414-6) OCTAFIX 100 UI/ml, poudre et solvant

Plus en détail

Thromboprophylaxie MTEV PTH PTG. Nouveaux anticoagulants oraux. Que faire chez le patient programmé pour une chirurgie?

Thromboprophylaxie MTEV PTH PTG. Nouveaux anticoagulants oraux. Que faire chez le patient programmé pour une chirurgie? Prise en charge d un patient traité par dabigatran ou rivaroxaban au long cours présentant une hémorragie grave ou devant bénéficier d un geste invasif programmé ou urgent P Albaladejo Pôle Anesthésie

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 31 mars 2010

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 31 mars 2010 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 31 mars 2010 ANTARENE CODEINE 200 mg/30 mg Boîte de 20 comprimés pelliculés (CIP : 397 555.8) ANTARENE CODEINE 400 mg/60 mg Boîte de 10 comprimés pelliculés (CIP : 397

Plus en détail

Revue de la littérature

Revue de la littérature Résultats à long terme des anévrysmes traités Revue de la littérature Cours de DES de neurochirurgie Inter-région Rhône-Alpes / Auvergne Vendredi 22/04/11 Méthode (1): sélection bibliographique en fonction

Plus en détail

Pharmacovigilance des nouveaux anticoagulants oraux

Pharmacovigilance des nouveaux anticoagulants oraux Pharmacovigilance des nouveaux anticoagulants oraux Dr A.Lillo-Le Louët, Centre Régional de Pharmacovigilance (CRPV) Paris-HEGP Avec avec Dr P.Lainé, CRPV - Angers Préambule Directeur du Centre Régional

Plus en détail

Avis 18 décembre 2013

Avis 18 décembre 2013 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 18 décembre 2013 DEXTROMETHORPHANE UNISTICK 15 mg/5 ml, solution buvable en sachet édulcorée à la saccharine sodique B/12 sachets-doses de 5 ml (CIP : 34009 275 926 1

Plus en détail

Atelier Prise en Charge Médicamenteuse

Atelier Prise en Charge Médicamenteuse Premières journées communes Lyon Avril 2013 Atelier Prise en Charge Médicamenteuse Traitements anticoagulants De la théorie à la pratique P. Fagnoni-2013 1 Accidents thrombotiques Artériels & Veineux Artériels

Plus en détail

PRINTEMPS MEDICAL DE BOURGOGNE ASSOCIATIONS ANTIAGREGANTS ET ANTICOAGULANTS : INDICATIONS ET CONTRE INDICATIONS

PRINTEMPS MEDICAL DE BOURGOGNE ASSOCIATIONS ANTIAGREGANTS ET ANTICOAGULANTS : INDICATIONS ET CONTRE INDICATIONS PRINTEMPS MEDICAL DE BOURGOGNE ASSOCIATIONS ANTIAGREGANTS ET ANTICOAGULANTS : INDICATIONS ET CONTRE INDICATIONS Dr Mourot cardiologue Hôpital d Auxerre le 31 mars 2012 PLAN DE LA PRESENTATION ASSOCIATION

Plus en détail

NOTICE : INFORMATION DE L UTILISATEUR. Neurobion 100 mg 100 mg 1 mg / 3 ml solution injectable Vitamines B 1 + B 6 + B 12

NOTICE : INFORMATION DE L UTILISATEUR. Neurobion 100 mg 100 mg 1 mg / 3 ml solution injectable Vitamines B 1 + B 6 + B 12 NOTICE : INFORMATION DE L UTILISATEUR Neurobion 100 mg 100 mg 1 mg / 3 ml solution injectable Vitamines B 1 + B 6 + B 12 Veuillez lire attentivement cette notice avant d utiliser ce médicament car elle

Plus en détail

ANNEXE III. Modifications apportées aux rubriques pertinentes du résumé des caractéristiques du produit, de l étiquetage et de la notice

ANNEXE III. Modifications apportées aux rubriques pertinentes du résumé des caractéristiques du produit, de l étiquetage et de la notice ANNEXE III Modifications apportées aux rubriques pertinentes du résumé des caractéristiques du produit, de l étiquetage et de la notice 20 RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT Ce médicament fait l objet

Plus en détail

Placebo controlled trial of amantadine for severe traumatic brain injury

Placebo controlled trial of amantadine for severe traumatic brain injury Placebo controlled trial of amantadine for severe traumatic brain injury Joseph T. Giacino, The New England Journal of Medicine 2012, 366 ; 9 Introduction CHU de Montpellier Bibliographie St Eloi Avril

Plus en détail

Infiltration cicatricielle continue. Chirurgie gynécologique

Infiltration cicatricielle continue. Chirurgie gynécologique Strasbourg 13-15 Octobre 2009 Infiltration cicatricielle continue Chirurgie gynécologique 9CD502-Oct 2009 1/39 Agenda Historique Principes Bénéfices Cas particulier de la chirurgie gynécologique Césarienne

Plus en détail

Utilisation des anti-vegf dans le traitement local de la DMLA et autres rétinopathies

Utilisation des anti-vegf dans le traitement local de la DMLA et autres rétinopathies Utilisation des anti-vegf dans le traitement local de la DMLA et autres rétinopathies GUEHO Sylvain / RICHARD Nathalie Chef de pôle produit Dolorh Direction Neurho 13 février 2014 Séminaire Conseil d Administration

Plus en détail

Mise en place de l ECMO en réanimation pédiatrique.

Mise en place de l ECMO en réanimation pédiatrique. MEMOIRE DE DES Mise en place de l ECMO en réanimation pédiatrique. Expérience d une unité de réanimation polyvalente. A propos de 3 cas. LANG Mathieu CHU de Clermont-Ferrand 9 Octobre 2009 Cas 1 : SDRA

Plus en détail

Anticoagulants. Hémostase primaire Coagulation Fibrinolyse Vasoconstriction localisée + agrégation plaquettaire = formation d un thrombus plaquettaire

Anticoagulants. Hémostase primaire Coagulation Fibrinolyse Vasoconstriction localisée + agrégation plaquettaire = formation d un thrombus plaquettaire Anticoagulants I. Antiagrégants plaquettaires 1. Rappel Hémostase primaire Coagulation Fibrinolyse Vasoconstriction localisée + agrégation plaquettaire = formation d un thrombus plaquettaire Formation

Plus en détail

Le traitement du paludisme d importation de l enfant est une urgence

Le traitement du paludisme d importation de l enfant est une urgence Le traitement du paludisme d importation de l enfant est une urgence Dominique GENDREL Necker-Enfants Malades Traiter en urgence en présence de trophozoïtes Plus de 80% des paludismes d importation en

Plus en détail

KMF Itani, 1 J Weigelt, 2 DL Stevens, 3 MS Dryden, 4 H Bhattacharyya, 5 M Kunkel, 5 A Baruch 5

KMF Itani, 1 J Weigelt, 2 DL Stevens, 3 MS Dryden, 4 H Bhattacharyya, 5 M Kunkel, 5 A Baruch 5 Efficacité et tolérance du linézolide (LZD) versus vancomycine dans le traitement des infections compliquées de la peau et des tissus mous (ICPTM) documentées à SARM KMF Itani, 1 J Weigelt, 2 DL Stevens,

Plus en détail

Avis 2 avril 2014. Laboratoire SERVIER. Périndopril arginine / indapamide. C09BA04 (inhibiteur de l enzyme de conversion et diurétique)

Avis 2 avril 2014. Laboratoire SERVIER. Périndopril arginine / indapamide. C09BA04 (inhibiteur de l enzyme de conversion et diurétique) COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 2 avril 2014 PRETERAX 2,5 mg / 0,625 mg, comprimé pelliculé Boîte de 30 (CIP : 34009 378 232 2 7) Boîte de 90 (CIP : 34009 378 234 5 6) BIPRETERAX 5 mg / 1,25 mg, comprimé

Plus en détail

Avis 23 avril 2014. BARITEKAL 20 mg/ml, solution injectable Boîte de 10 ampoules de 5 ml (CIP : 34009 585 896 3 8) Laboratoire NORDIC PHARMA

Avis 23 avril 2014. BARITEKAL 20 mg/ml, solution injectable Boîte de 10 ampoules de 5 ml (CIP : 34009 585 896 3 8) Laboratoire NORDIC PHARMA COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 23 avril 2014 BARITEKAL 20 mg/ml, solution injectable Boîte de 10 ampoules de 5 ml (CIP : 34009 585 896 3 8) Laboratoire NORDIC PHARMA DCI Code ATC (2012) Motif de l

Plus en détail

Le RIVAROXABAN (XARELTO ) dans l embolie pulmonaire

Le RIVAROXABAN (XARELTO ) dans l embolie pulmonaire Le RIVAROXABAN (XARELTO ) dans l embolie pulmonaire Dr Florence Parent Service de Pneumologie et Soins Intensifs de Pneumologie Hôpital Bicêtre, AP-HP Inserm U999. Université Paris-Sud Traitement anticoagulant

Plus en détail

Traitement anti-thrombotique suivant la pose d une enprothèse coronarienne chez les patients déjà anticoagulés

Traitement anti-thrombotique suivant la pose d une enprothèse coronarienne chez les patients déjà anticoagulés Traitement anti-thrombotique suivant la pose d une enprothèse coronarienne chez les patients déjà anticoagulés Dr Louis-Philippe Hubert, R1 médecine de famille UMF La Sarre 29 mai 2015 Plan Définition

Plus en détail

Efficacité de la corticothérapie systémique dans les formes graves de la maladie d emboles de cholestérol (MEC) - Etude MECCORT -

Efficacité de la corticothérapie systémique dans les formes graves de la maladie d emboles de cholestérol (MEC) - Etude MECCORT - Version n 4 du 07/03/2011 Efficacité de la corticothérapie systémique dans les formes graves de la maladie d emboles de cholestérol (MEC) - Etude - Protocole n 10 137 01 PROTOCOLE DE RECHERCHE BIOMEDICALE

Plus en détail

Faut-il administrer systématiquement de l oxygène en SSPI?

Faut-il administrer systématiquement de l oxygène en SSPI? Faut-il administrer systématiquement de l oxygène en SSPI? Dan BENHAMOU Département d Anesthésie-Réanimation Hôpital Antoine Béclère Université Paris-Sud France Introduction Surveillance obligatoire en

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 20 juillet 2005

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 20 juillet 2005 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 20 juillet 2005 1 flacon(s) en verre de 0,5 ml : 557 767-8 3 flacon(s) en verre de 0,5 ml : 557 768-4 12 flacon(s) en verre de 0,5 ml : 557 769-0 6 flacon(s) en verre

Plus en détail

Guide d aide à la décision concernant les implants mammaires PIP

Guide d aide à la décision concernant les implants mammaires PIP Guide d aide à la décision concernant les implants mammaires PIP Actualisation avril 2011 Afin d aider les femmes et leur chirurgiens dans cette discussion, l Afssaps met à disposition un guide d aide

Plus en détail

Haute Autorité de santé COMMISSION DE LA TRANSPARENCE

Haute Autorité de santé COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Haute Autorité de santé COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 13 avril 2005 Suite à la demande du ministre chargé de la santé et de la sécurité sociale, la Commission réexamine les spécialités suivantes :

Plus en détail

Recommandations du Comité de lutte contre la grippe 24 août 2010.

Recommandations du Comité de lutte contre la grippe 24 août 2010. FICHE PRATIQUE D UTILISATION DES ANTIVIRAUX EN EXTRAHOSPITALIER ET EN PERIODE DE CIRCULATION DU VIRUS A(H1N1)v Ces recommandations sont justifiées par la circulation sporadique et modérée des virus grippaux

Plus en détail

Actualités Prévention Informations. Medi CMS

Actualités Prévention Informations. Medi CMS Actualités Prévention Informations Medi CMS Table des matières 1.1. Le traitement par brachythérapie donne de meilleurs résultats chez les patients obèses souffrant de cancer de la prostate.... 3 2.1.

Plus en détail

REVOLADE MC Purpura thrombopénique idiopathique (PTI)

REVOLADE MC Purpura thrombopénique idiopathique (PTI) REVOLADE MC Purpura thrombopénique idiopathique (PTI) OCTOBRE 2011 Marque de commerce : Revolade Dénomination commune : Eltrombopag Fabricant : GSK Forme : Comprimé Teneurs : 25 mg et 50 mg Avis de refus

Plus en détail

Les différentes phases en recherche clinique

Les différentes phases en recherche clinique Véronique JOUIS, Coordination des ARCs - Responsable Logistique Laurence GUERY, ARC - Responsable Assurance Qualité Unité de Recherche Clinique du GH Lariboisière - Saint-Louis Coordonnateur Pr Eric VICAUT

Plus en détail

Les nouveaux anticoagulants oraux (NAC)

Les nouveaux anticoagulants oraux (NAC) Les nouveaux anticoagulants oraux (NAC) Dr Jean-Marie Vailloud Cardiologue libéral/ salarié (CHU/clinique) Pas de lien d'intérêt avec une entreprise pharmaceutique Adhérent à l'association Mieux Prescrire

Plus en détail

Quoi de neuf en génétique pour les personnes atteintes de trisomie 21 en 2010 «Prise en charge des patients» Pierre Sarda et David Geneviève

Quoi de neuf en génétique pour les personnes atteintes de trisomie 21 en 2010 «Prise en charge des patients» Pierre Sarda et David Geneviève Quoi de neuf en génétique pour les personnes atteintes de trisomie 21 en 2010 «Prise en charge des patients» Pierre Sarda et David Geneviève Education Pédagogie Psychothérapie Rééducation Pharmacologie

Plus en détail

AVIS DE LA COMMISSION. 3 avril 2002

AVIS DE LA COMMISSION. 3 avril 2002 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE République française AVIS DE LA COMMISSION 3 avril 2002 ANDROGEL 25mg, gel ANDROGEL 50mg, gel Boîte de 30 sachets Boîte de 100 sachets Laboratoires BESINS- International testostérone

Plus en détail

ORDONNANCE COLLECTIVE

ORDONNANCE COLLECTIVE ORDONNANCE COLLECTIVE ORDONNANCE : Interventions lors d une réaction transfusionnelle. PROFESSIONNELS VISÉS TYPE D ORDONNANCE Infirmières Ordonnance visant à initier des mesures diagnostiques ou thérapeutiques

Plus en détail

Prise en charge du myélome multiple (hors traitement symptomatique) B. Demoré Avril 2011 (MAJ)

Prise en charge du myélome multiple (hors traitement symptomatique) B. Demoré Avril 2011 (MAJ) Prise en charge du myélome multiple (hors traitement symptomatique) B. Demoré Avril 2011 (MAJ) 1 Définition Hémopathie maligne grave d étiologie inconnue caractérisée par la prolifération de plasmocytes

Plus en détail

Pharmacologie générale: 8. Applications pharmacocinétiques

Pharmacologie générale: 8. Applications pharmacocinétiques Décembre 2012 Pharmacologie générale: 8. Applications pharmacocinétiques 1 Pharmacologie générale: 8. Applications pharmacocinétiques Paul M. Tulkens, Dr Med. Lic. Sc. Biomed. Faculté de pharmacie et sciences

Plus en détail

E09 - Thrombolytiques

E09 - Thrombolytiques E09-1 E09 - Thrombolytiques 1. Objecti f s e t mécanisme d action Les traitements thrombolytiques sont administrés pour dissoudre rapidement un thrombus occlusif artériel ou veineux. Ils agissent en activant

Plus en détail

Comment maitriser le risque hémorragique?

Comment maitriser le risque hémorragique? Comment maitriser le risque hémorragique? Guillaume Cayla UnitéINSERM 937 Hôpital La Pitié Salpêtrière Service cardiologie Nîmes Pr Messner Conflits d intérêt:lilly -Daishi, Abbott, Astra Zeneca, Servier,

Plus en détail

27 ème JOURNEE SPORT ET MEDECINE Dr Roukos ABI KHALIL Digne Les Bains 23 novembre 2013

27 ème JOURNEE SPORT ET MEDECINE Dr Roukos ABI KHALIL Digne Les Bains 23 novembre 2013 27 ème JOURNEE SPORT ET MEDECINE Dr Roukos ABI KHALIL Digne Les Bains 23 novembre 2013 Les Nouveaux Anticoagulants Oraux (NACO) dans la maladie thrombo embolique veineuse INTRODUCTION Thrombose veineuse

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 23 septembre 2015

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 23 septembre 2015 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 23 septembre 2015 REYATAZ 150 mg, gélule Boîte de 60 (CIP : 34009 364 043 8 0) REYATAZ 200 mg, gélule Boîte de 60 (CIP : 34009 364 045 0 2) REYATAZ 300 mg, gélule Boîte

Plus en détail

Mise au point sur les stents coronariens et gestion de l antiagrégation plaquettaire

Mise au point sur les stents coronariens et gestion de l antiagrégation plaquettaire Mise au point sur les stents coronariens et gestion de l antiagrégation plaquettaire Dr Pierre-François LESAULT Pr Emmanuel TEIGER Laboratoire d Hémodynamique et de Cardiologie Interventionnelle Hôpital

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 12 septembre 2007

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 12 septembre 2007 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 12 septembre 2007 INFRACYANINE 25 mg/10 ml, poudre et solvant pour solution injectable Flacon de 25 mg avec 1 ampoule de solvant de 10 ml (CIP : 360 841-7) Laboratoire

Plus en détail

Haute Autorité de santé COMMISSION DE LA TRANSPARENCE

Haute Autorité de santé COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Haute Autorité de santé COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 13 avril 2005 Suite à la demande du ministre chargé de la santé et de la sécurité sociale, la Commission réexamine la spécialité CARDIOCALM, comprimé,

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 23 mai 2012

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 23 mai 2012 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 23 mai 2012 DESERNIL 1,65 mg, comprimé B/20 (CIP: 302 982-0) Laboratoire CENTRE SPECIALITES PHARMACEUTIQUES Méthysergide (maléate de) Code ATC : N02CA04 (alcaloïde de

Plus en détail

anticoagulants oraux directs en 2013 2014

anticoagulants oraux directs en 2013 2014 Plan d actions de l ANSM sur les anticoagulants oraux directs en 2013 2014 Pradaxa (dabigatran), Xarelto (rivaroxaban) et Eliquis (apixaban) sont de nouveaux anticoagulants oraux directs (AOD), communément

Plus en détail

Réhabilitation et chirurgie abdominothoracique

Réhabilitation et chirurgie abdominothoracique Réhabilitation et chirurgie abdominothoracique Concept Intervention Multimodale, multidisciplinaire Préopératoire Information Préparation Réduction Stress Analgésie Alimentation Mobilisation entérale équipement

Plus en détail

Prise en charge de l embolie pulmonaire

Prise en charge de l embolie pulmonaire Prise en charge de l embolie pulmonaire Dr Serge Motte Liège 06.12.14 - Laack TA et Goyal DG, Emerg Med Clin N Am 2004; 961-983 2 PLAN Diagnostic Prise en charge: Phase aiguë: analyse de gravité Choix

Plus en détail

Avis 4 septembre 2013. AVAMYS 27,5 µg/pulvérisation, suspension pour pulvérisation nasale Flacon de 120 pulvérisations (CIP : 34009 383 224 4 6)

Avis 4 septembre 2013. AVAMYS 27,5 µg/pulvérisation, suspension pour pulvérisation nasale Flacon de 120 pulvérisations (CIP : 34009 383 224 4 6) COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 4 septembre 2013 AVAMYS 27,5 µg/pulvérisation, suspension pour pulvérisation nasale Flacon de 120 pulvérisations (CIP : 34009 383 224 4 6) Laboratoire GLAXOSMITHKLINE

Plus en détail

Drainage du LCR. Quand et comment? Philippe Piquet, Philippe Amabile

Drainage du LCR. Quand et comment? Philippe Piquet, Philippe Amabile Drainage du LCR Quand et comment? Philippe Piquet, Philippe Amabile Service de Chirurgie Vasculaire Pôle Cardio-Thoracique et Vasculaire Hôpital de la Timone, Marseille Ischémie médullaire après TEVAR

Plus en détail

Livret des nouveaux anticoagulants oraux. Ce qu il faut savoir pour bien gérer leur utilisation

Livret des nouveaux anticoagulants oraux. Ce qu il faut savoir pour bien gérer leur utilisation Livret des nouveaux anticoagulants oraux Ce qu il faut savoir pour bien gérer leur utilisation DONNÉES DU PATIENT Nom Adresse Tél MÉDECIN TRAITANT Nom Adresse Tél SPÉCIALISTE Nom Hôpital Tél MÉDICAMENT

Plus en détail

Nouveaux anti-thrombotiques. Prof. Emmanuel OGER Pharmacovigilance Pharmaco-épidémiologie Faculté de Médecine Université de Rennes 1

Nouveaux anti-thrombotiques. Prof. Emmanuel OGER Pharmacovigilance Pharmaco-épidémiologie Faculté de Médecine Université de Rennes 1 Nouveaux anti-thrombotiques Prof. Emmanuel OGER Pharmacovigilance Pharmaco-épidémiologie Faculté de Médecine Université de Rennes 1 Classification Antithrombines directes o Lépirudine REFLUDAN o Désirudine

Plus en détail

Vaccination Anti-Encéphalite Japonaise

Vaccination Anti-Encéphalite Japonaise Vaccination Anti-Encéphalite Japonaise IFMT sémin encéphalites 2004. Groupe de travail étudiant 1 Vaccin (Vac.) 3 types: 1. Vac. Inactivé préparé en culture cellulaire Souche: P3 (culture sur cellules

Plus en détail

Consensus Scientifique sur. l'aspartame

Consensus Scientifique sur. l'aspartame page 1/6 Consensus Scientifique sur l'aspartame Source : SCF (2002) Résumé & Détails: GreenFacts Niveau 2 - Détails sur l'aspartame 1. Qu'est-ce que l'aspartame?...2 1.1 Quelle est l'histoire de l'aspartame?...2

Plus en détail

GUIDE D INFORMATION DESTINÉ AUX PROFESSIONNELS DE LA SANTÉ

GUIDE D INFORMATION DESTINÉ AUX PROFESSIONNELS DE LA SANTÉ Les autorités de santé de l Union Européenne ont assorti la mise sur le marché du médicament OPSUMIT de certaines conditions. Le plan obligatoire de minimisation des risques en Belgique, dont cette information

Plus en détail

En juin 2013, le laboratoire a déposé un dossier de réponse à l Avis Défavorable.

En juin 2013, le laboratoire a déposé un dossier de réponse à l Avis Défavorable. JUILLET 2014 RAPPORT PUBLIC D EVALUATION BOTOX 50 UNITES ALLERGAN, poudre pour solution injectable BOTOX 100 UNITES ALLERGAN, poudre pour solution injectable BOTOX 200 UNITES ALLERGAN, poudre pour solution

Plus en détail

Plan. Introduction. Les Nouveaux Anticoagulants Oraux et le sujet âgé. Audit de prescription au Centre Hospitalier Geriatrique du Mont d Or

Plan. Introduction. Les Nouveaux Anticoagulants Oraux et le sujet âgé. Audit de prescription au Centre Hospitalier Geriatrique du Mont d Or Plan Introduction Les Nouveaux Anticoagulants Oraux et le sujet âgé Audit de prescription au Centre Hospitalier Geriatrique du Mont d Or Introduction NACO: une actualité brûlante! AVK: Plus forte incidence

Plus en détail

L accès au marché d un médicament :

L accès au marché d un médicament : L accès au marché d un médicament : Avant de se retrouver derrière le comptoir d une pharmacie, un médicament passe par différentes phases, de la découverte de la molécule à la fixation de son prix par

Plus en détail

Recommandations du Comité de lutte contre la grippe du 6 août 2009 susceptibles d actualisation en fonction de l évolution des données.

Recommandations du Comité de lutte contre la grippe du 6 août 2009 susceptibles d actualisation en fonction de l évolution des données. FICHE PRATIQUE D UTILISATION DES ANTIVIRAUX EN EXTRAHOSPITALIER ET EN PERIODE PANDEMIQUE A. TRAITEMENT ANTIVIRAL CURATIF 1 1. Adultes et enfants de plus d un an La prescription d un traitement antiviral

Plus en détail

Conduite du traitement lors de la gestion péri-opératoire, et des évènements hémorragiques

Conduite du traitement lors de la gestion péri-opératoire, et des évènements hémorragiques Conduite du traitement lors de la gestion péri-opératoire, et des évènements hémorragiques PE Morange Lab.Hématologie Inserm U1062 CHU Timone Marseille Limites du traitement par AVK Fenetre therapeutique

Plus en détail

LES NOUVEAUX ANTICOAGULANTS

LES NOUVEAUX ANTICOAGULANTS LES NOUVEAUX ANTICOAGULANTS Pr. Alessandra Bura-Rivière, Service de Médecine Vasculaire Hôpital Rangueil, 1 avenue Jean Poulhès, 31059 Toulouse cedex 9 INTRODUCTION Depuis plus de cinquante ans, les héparines

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 29 novembre 2006

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 29 novembre 2006 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 29 novembre 2006 BONVA 3 mg solution injectable en seringue pré-remplie Boîte de 1 seringue pré-remplie en verre de 3 ml avec 1 aiguille : 376 871.8 Boîte de 4 seringues

Plus en détail

Réduire la fréquence cardiaque en pratique clinique

Réduire la fréquence cardiaque en pratique clinique + Symposium Biopharma "Vie quotidienne et exercice du coronarien et de l insuffisant cardiaque" Forum Coeur Exercice et Prévention 2012 Réduire la fréquence cardiaque en pratique clinique Dany-Michel Marcadet

Plus en détail

AVIS DE LA COMMISSION. 29 septembre 2004

AVIS DE LA COMMISSION. 29 septembre 2004 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE REPUBLIQUE FRANÇAISE AVIS DE LA COMMISSION 29 septembre 2004 Examen du dossier des spécialités inscrites pour une durée de 5 ans par avis de renouvellement du 30 novembre

Plus en détail

Tableau comparatif des IgIV

Tableau comparatif des IgIV I. Information sur la formulation Tableau comparatif des IgIV Formulation Lyophilisée Liquide Liquide Liquide Concentration Dispositif d administration fourni? Contenu en IgA 5 % ou 10 % après 9-11 % 9,0-11,0

Plus en détail

Les Inotropes. Daniela Laux Service de Cardiologie pédiatrique M3C-Necker

Les Inotropes. Daniela Laux Service de Cardiologie pédiatrique M3C-Necker Les Inotropes Daniela Laux Service de Cardiologie pédiatrique M3C-Necker Inotropes un des piliers du traitement de l insuffisance cardiaque Quand mettre un patient avec CMD sous inotropes? Bonne perfusion

Plus en détail

Evolution de l introduction des statines chez les diabétiques âgés au Québec entre 2000 et 2008

Evolution de l introduction des statines chez les diabétiques âgés au Québec entre 2000 et 2008 Evolution de l introduction des statines chez les diabétiques âgés au Québec entre 2000 et 2008 ML Laroche 1, E Demers 2, MC Breton 2, JP Gregoire 2, J Moisan 2 1- EA 6310 HAVAE, Université, Limoges, France

Plus en détail

Antiagrégants Pour la pratique. Les nouvelles recommandations. C Decoene

Antiagrégants Pour la pratique. Les nouvelles recommandations. C Decoene Antiagrégants Pour la pratique Les nouvelles recommandations C Decoene Avant toute intervention chirurgicale La coagulation doit être normalisée Ischémie Myocardique péri-opératoire Thrombus /plaque Déficit

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 02 novembre 2005

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 02 novembre 2005 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 02 novembre 2005 CRESTOR 5 mg, comprimé pelliculé B/28 ; B/50 ; B/84 Laboratoires ASTRAZENECA rosuvastatine Liste I Date de l'amm : 06 octobre 2005 Motif de la demande

Plus en détail

SYNOPSIS INFORMATIONS GÉNÉRALES

SYNOPSIS INFORMATIONS GÉNÉRALES Evaluation de l utilisation d un anticoagulant anti-xa direct oral, Apixaban, dans la prévention de la maladie thromboembolique veineuse chez les patients traités par IMiDs au cours du myélome : étude

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 15 mars 2006

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 15 mars 2006 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 15 mars 2006 GLUCOPHAGE 500 mg, comprimé pelliculé Boîte de 30 comprimés - code CIP : 352 816-7 GLUCOPHAGE 850 mg, comprimé pelliculé Boîte de 30 comprimés - code CIP

Plus en détail

Pr Bernard Combe. Immuno-Rhumatologie, Hôpital Lapeyronie CHU de Montpellier

Pr Bernard Combe. Immuno-Rhumatologie, Hôpital Lapeyronie CHU de Montpellier Journal de L ANDAR (Association Nationale de Défense contre l Arthrite Rhumatoîde) octobre2008 Le Mabthéra dans la polyarthrite rhumatoïde Pr Bernard Combe Immuno-Rhumatologie, Hôpital Lapeyronie CHU de

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 10 mars 2010

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 10 mars 2010 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 10 mars 2010 ARIXTRA 1,5 mg/0,3 ml, solution injectable en seringue pré-remplie - Boîte de 2 (CIP : 363 500-6) - Boîte de 7 (CIP : 363 501-2) - Boîte de 10 (CIP : 564

Plus en détail

23. Interprétation clinique des mesures de l effet traitement

23. Interprétation clinique des mesures de l effet traitement 23. Interprétation clinique des mesures de l effet traitement 23.1. Critères de jugement binaires Plusieurs mesures (indices) sont utilisables pour quantifier l effet traitement lors de l utilisation d

Plus en détail