Chapitre 2 La pragmatique aujourd hui 1. «Ça m est un peu égal -» dit Alice.

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1 Chapitre 2 La pragmatique aujourd hui 1 Chapitre 2 Pragmatique et sciences cognitives «Est-ce que vous pourriez me dire, s il-vous-plait, par où il faut que je passe à partir d ici?» «Cela dépend largement de l endroit où tu veux aller,» dit le chat. «Ça m est un peu égal -» dit Alice. «Alors peu importe par où tu passes,» dit le chat. «- pour autant que j arrive quelque part,» ajouta Alice. Lewis Carroll, Alice au travers du miroir. Introduction Comme nous l avons vu dans l Introduction du chapitre 1, la date de naissance des sciences cognitives coïncide, à peu de choses près, avec celle de la pragmatique : les William James Lectures d Austin ont été prononcées en 1955 et c est en 1956 qu un certain nombre des articles majeurs marquant le coup d envoi des sciences cognitives ont été produits : très exactement le 11 septembre 1956 lors d un symposium qui se tenait au MIT (Massachussets Institute of Technology), où Newell et Simon ont fait une communication qui décrivait la première démonstration d un théorème mathématique par une machine, alors que Chomsky proposait son approche «générativiste» des problèmes de langue et que Miller rapportait les résultats de ses expériences (non behavioristes) sur la mémoire, qui montraient que la mémoire à courtterme (la mémoire de travail que nous utilisons lorsque nous raisonnons dans des tâches simples) ne peut comprendre plus de sept (plus ou moins deux) items. Il est hors de notre propos de décrire dans le détail ces trois contributions au début des sciences cognitives. Nous nous contenterons de noter que la communication de Newell et Simon rapportait les premiers résultats de l Intelligence Artificielle, que celle de Chomsky rompait avec le structuralisme

2 Chapitre 2 La pragmatique aujourd hui 2 (qu il soit américain ou continental) en linguistique et proposait une approche mathématique du langage (qui permettait d envisager son traitement automatique et qui déboucherait par la suite sur une théorie psychologique et cognitive) et que celle de Miller montrait la fécondité des approches expérimentales non behavioristes sur les problèmes du raisonnement, des capacités mentales et de leur mise en oeuvre. Dans le même temps, les philosophes du langage développaient leur théorie des actes de langage, dont nous avons montré au chapitre précédent que, malgré son intérêt, elle rencontrait de gros problèmes, dus notamment à son insistance sur l aspect conventionnel du langage au détriment de ses aspects non conventionnels. Cependant, simultanément avec la théorie des actes de langage, un autre philosophe, Paul Grice, publiait en 1957 un article qui devait faire date, sur la signification («Meaning»). Il devait par ailleurs, quelques dix ans plus tard (1967), prononcer à son tour les William James Lectures, publiées en partie en L originalité de Grice était de faire une plus large place aux phénomènes inférentiels, si négligés par les théoriciens des actes de langage. De plus, Grice se basait largement sur deux possibilités auxquelles, de nouveau, les théoriciens des actes de langage ne rendent pas justice : la capacité à avoir des états mentaux et la capacité à attribuer aux autres des états mentaux. Grice montrait, comme nous allons le voir, que, de ces deux capacités, et notamment la seconde, dépend la capacité à interpréter de façon complète et satisfaisante les énoncés. Grice et la notion de signification non-naturelle Grice part d une particularité de la langue anglaise qui consiste en ce que le même verbe anglais to mean se traduit en français tout à la fois par indiquer, signifier ou vouloir dire. Il compare des exemples comme «La sonnerie du bus indique son départ» ou «Les boutons de Paul signifient qu il a la varicelle» à des exemples comme «En disant à Paul : «Ta chambre est une porcherie» Jean voulait dire : «La chambre de Paul est sale et mal rangée»». Les premiers correspondent à une signification naturelle où des phénomènes sont mis en rapport avec leurs symptômes ou leurs conséquences alors que les seconds

3 Chapitre 2 La pragmatique aujourd hui 3 correspondent à une signification non-naturelle, c est-à-dire au lien entre des contenus que les locuteurs veulent transmettre et les phrases qu ils ont utilisées pour les transmettre. En d autres termes, la sonnerie du bus et les boutons de Paul ne sont pas liés au départ du bus ou à la varicelle par l interprétation que l on en fait : ils ont une existence indépendante. En revanche, les phrases sont utilisées pour communiquer et leur interprétation dépend de ce fait fondamental. Grice a proposé une définition de la signification non-naturelle (qui est la seule qui nous intéresse ici) selon laquelle dire qu un locuteur a voulu dire quelque chose par une phrase, c est dire que ce locuteur a eu l intention, en produisant cette phrase, de produire un effet sur son interlocuteur grâce à la reconnaissance par cet interlocuteur de son intention. On remarquera que la notion de signification non-naturelle est étroitement liée à une des interprétations du verbe to mean : celle dans laquelle on le traduit en français par vouloir dire et non celles que l on traduirait par indiquer ou signifier. En d autres termes, dans la communication linguistique, Grice insiste sur les intentions du locuteur et sur la reconnaissance de ces intentions par l interlocuteur, mais à la différence de Searle, il n assied pas exclusivement cette reconnaissance sur la signification conventionnelle des phrases et des mots qui les composent. On se rappellera en effet, que, comme nous l avons indiqué au chapitre précédent (au paragraphe sur Searle et la théorie des actes de langage), Searle développe sa version de la théorie des actes de langage et l assied sur une vision de l interprétation selon laquelle le locuteur d une phrase a une double intention : communiquer le contenu représenté dans sa phrase et faire reconnaître cette première intention en vertu des règles conventionnelles qui gouvernent l interprétation de cette phrase dans la langue commune. Cette façon d envisager les choses est similaire par certains points à la notion de signification non-naturelle proposée par Grice, ce qui, d ailleurs, ne saurait surprendre lorsque l on sait que Searle s est appuyé sur Grice pour écrire cette partie de son ouvrage. Cependant, Searle n a pas repris telle quelle la proposition de Grice : il l a critiquée et il l a critiquée précisément parce que, selon lui, Grice ne donnait pas suffisamment d importance à la notion de signification conventionnelle. De fait, là où Grice distingue (implicitement) trois

4 Chapitre 2 La pragmatique aujourd hui 4 choses, la signification (conventionnelle), l indication et le fait de vouloir dire, Searle n en distingue plus que deux, l indication (la signification naturelle) et la signification conventionnelle. Il réduit donc entièrement la signification nonnaturelle à la signification conventionnelle, ce qui n était pas dans les intentions de Grice. De fait, là où la deuxième intention de Searle mentionne la reconnaissance de la première par les conventions qui régissent la signification de la langue commune, la deuxième intention de Grice ne mentionne que la reconnaissance de la première intention, sans imposer que cette reconnaissance passe par la signification conventionnelle de la phrase. Dans une série d autres articles, tirés des William James Lectures de 1967, Grice développe toute une analyse de la façon dont on peut reconnaître une intention, même lorsqu elle n est pas indiquée conventionnellement. Grice et la logique de la conversation Le plus célèbre de ces articles, publié en 1975, porte sur ce que Grice appelle «La logique de la conversation». Dans cet article, qui correspond à un développement de la notion de signification non-naturelle et à la construction d une approche qui n est pas exclusivement conventionnaliste de la production et de l interprétation des phrases, Grice introduit deux notions importantes : la notion d implicature et la notion de principe de coopération. Comme le montraient déjà de façon implicite les exemples de signification non-naturelle qu il donnait dans son article de 1957, Grice avait compris que l interprétation d une phrase dépasse généralement de beaucoup la signification qui lui est conventionnellement attribuée. Dans cette mesure, on peut d ailleurs faire une distinction entre la phrase et l énoncé : la phrase est la suite de mots que Pierre, Paul ou Jacques peuvent prononcer dans des circonstances différentes et elle ne varie pas suivant ces circonstances ; l énoncé, en revanche, est le résultat, qui varie suivant les circonstances et les locuteurs, de la prononciation d une phrase. Si Pierre dit : «Mon fils aîné est le premier de sa classe» en parlant de son fils Aristide le 1 juin 1947, si Paul dit : «Mon fils aîné est le premier de sa classe» en parlant de son fils Dieudonné le 30 décembre 1956 et si Jacques dit : «Mon fils aîné est le premier de sa classe» en parlant de son fils Alexandre le 15 août 1997, Pierre, Paul et Jacques ont prononcé la même phrase, mais, ce

5 Chapitre 2 La pragmatique aujourd hui 5 faisant, ils ont produit trois énoncés différents, dont l interprétation n est nécessairement pas la même, alors que la signification conventionnellement attachée à la phrase «Mon fils aîné est le premier de sa classe» reste stable. La différence entre phrase et énoncé, dont on ne voit pas la nécessité dans une approche purement conventionnaliste (et codique) du langage, devient absolument indispensable dès lors que l on admet que la signification de la phrase n épuise pas son interprétation lorsqu elle est prononcée dans des circonstances différentes. Dans la suite de cet ouvrage, nous distinguerons donc systématiquement entre phrase et énoncé. Revenons-en au principe de coopération et à la notion d implicature : Grice suppose que des interlocuteurs qui participent à une conversation commune respectent un principe, le principe de coopération, selon lequel les participants s attendent à ce que chacun d entre eux contribue à la conversation de manière rationnelle et coopérative pour faciliter l interprétation de ses énoncés. Grice explicite ce principe en proposant quatre maximes qui en découlent et qui sont supposées être respectées ou exploitées par les interlocuteurs : la maxime de quantité impose que la contribution d un locuteur contienne autant d informations, mais pas plus, qu il est nécessaire dans la situation ; la maxime de qualité impose la sincérité au locuteur qui ne doit pas mentir et qui doit avoir de bonnes raisons d affirmer ce qu il affirme ; la maxime de relation (ou de pertinence) impose que l on parle à propos (en relation avec ses propres énoncés précédents et ceux des autres) ; la maxime de manière impose que l on s exprime clairement et, autant que possible, sans ambiguïté, en respectant l ordre dans lequel les informations doivent être données pour être comprises (par exemple, l ordre chronologique lorsque l on rapporte une suite d événements). Jusqu ici, il n y a rien de particulièrement aventureux : cependant, l intérêt principal des maximes de Grice n est pas tant qu elles doivent être respectées par les interlocuteurs ; il est bien davantage dans le fait qu elles puissent être exploitées par les interlocuteurs et c est là que la partie la plus novatrice de la pensée de Grice se fait jour. Avant de développer ce point, nous voudrions cependant introduire une autre importante notion gricéenne, celle d implicature.

6 Chapitre 2 La pragmatique aujourd hui 6 Comme nous l avons dit plus haut, la notion de signification non-naturelle prévoit que l interprétation d un énoncé ne se réduit pas toujours à la signification linguistique conventionnelle de la phrase correspondante. Il y a donc une différence entre ce qui est dit (la signification linguistique conventionnelle de la phrase) et ce qui est transmis ou communiqué (l interprétation de l énoncé). C est à cette différence, négligée par Searle, que correspond la notion d implicature. Si la signification est ce qui est dit, l implicature est ce qui est communiqué, dans la mesure et à proportion de ce que ce qui est transmis est différent de ce qui est dit. Grice admet qu il y a deux moyens de communiquer au-delà de ce qui est dit : un moyen conventionnel, qui déclenche une implicature conventionnelle, et un moyen conversationnel (non conventionnel), qui déclenche une implicature conversationnelle. Supposons que Jacques croit que les Anglais sont courageux et qu il veuille communiquer cette croyance à Paul. Il peut communiquer cette croyance de trois façons différentes, une façon «searlienne» et deux façons «gricéennes». Il peut dire en effet : «Les Anglais sont courageux» (ou «Tous les Anglais sont courageux») ou «John est anglais ; il est donc courageux» ou, enfin, «John est anglais il est courageux». Dans le premier cas, il dit ce qu il entend communiquer (les Anglais sont courageux) et la signification conventionnelle de la phrase épuise l interprétation de l énoncé : il n y a pas d implicature. Dans le deuxième cas, il communique davantage que ce qu il dit puisqu il dit que John est anglais et qu il est courageux, alors qu il communique qu il est courageux parce qu il est anglais et donc que les Anglais sont courageux : il y a là une implicature. Cependant cette implicature est déclenchée de manière conventionnelle, par la présence de la conjonction «donc» : c est une implicature conventionnelle. Dans le troisième cas, comme dans le deuxième, Jacques communique plus que ce qu il dit, puisque, de nouveau, il dit que John est anglais et qu il est courageux, alors qu il communique qu il est courageux parce qu il est anglais et donc que les Anglais sont courageux : à la différence de ce qui se passait dans le deuxième cas, cependant, s il y a bien ici une implicature, elle n est pas déclenchée conventionnellement par la présence d un mot (comme «donc» dans le second

7 Chapitre 2 La pragmatique aujourd hui 7 cas). C est ici que nous retrouvons les maximes de conversation et leur exploitation. Plutôt que des normes que les interlocuteurs doivent suivre, les maximes de conversation sont davantage des attentes qu ont les interlocuteurs face aux locuteurs, c est-à-dire que ce sont davantage des principes d interprétation que des règles normatives ou des règles de comportement. Dans cette mesure, les maximes de conversation, à la différence des règles normatives et conventionnelles de la théorie des actes de langage (dont nous avons vu la proximité avec les approches behavioristes), s inscrivent clairement dans le courant cognitiviste : elles reposent non seulement sur la capacité d avoir des états mentaux, mais aussi sur la capacité à en attribuer et, notamment, à attribuer des intentions. Mais il y a davantage à la théorie gricéenne : elle prévoit l exploitation des maximes de conversation. Cette exploitation se produit lorsque le locuteur viole de façon évidente l une ou l autre des maximes. Dans ce cas, son interlocuteur doit faire des hypothèses qui permettent d expliquer la violation des maximes : si, par exemple, Jacques demande à Paul où habite Olivier et que Paul répond : «Quelque part dans le Sud de la France», sa réponse viole la maxime de quantité selon laquelle il faut donner une information suffisante et Jacques peut en déduire que Paul ne sait pas exactement où habite Olivier. C est de cette façon que Grice rend compte, entre autres, des figures de rhétorique (litote, métaphore, ironie, etc.) par l exploitation de la maxime de qualité. Grice, Searle et le problème des actes de langage indirects On peut illustrer la différence d approche entre Grice et Searle par un phénomène qui pose bien des problèmes aux approches traditionnelles dans la théorie des actes de langage, celui des actes de langage indirects. A côté, en effet, des ordres purs et simples, on trouve les requêtes qui s expriment souvent de façon détournée : ainsi, on ne dira pas «Passe-moi le sel» ou «Je t ordonne de me passer le sel», mais plutôt «Peux-tu me passer le sel (s il-teplaît)?». Dans ce cas, il va de soi que la phrase «Peux-tu me passer le sel?», accompagnée ou non de «s il-te-plaît», n est pas équivalente du point de vue de la signification linguistique conventionnelle à la phrase «Passe-moi le sel»

8 Chapitre 2 La pragmatique aujourd hui 8 ou à «Je t ordonne de me passer le sel». Les règles qui s appliquent à la deuxième et à la troisième ne sont pas les mêmes que celles qui s appliquent à la première. Si l on en revient à ce que dit Searle de la reconnaissance des intentions du locuteur, si le locuteur de «Peux-tu me passer le sel?» a l intention de demander, non pas si l on peut lui passer le sel, mais bel et bien qu on lui passe le sel, et s il entend satisfaire cette intention par la reconnaissance de cette intention grâce aux règles conventionnelles qui régissent l interprétation de la phrase «Peux-tu me passer le sel?», alors la théorie des actes de langage devrait prédire que son intention (qu on lui passe le sel) ne sera jamais satisfaite puisqu elle ne peut pas être reconnue par la signification conventionnelle de la phrase, seul moyen de reconnaissance prévu par Searle dans la première version de sa théorie. On remarquera que ce problème n est pas très différent de celui que soulève la fiction. Pour se sortir de ce mauvais pas, la stratégie de Searle revient à dire que, dans un acte de langage indirect comme «Peux-tu me passer le sel?», il y a non pas un, mais deux actes de langage qui sont accomplis : un acte primaire, une requête en l occurrence, qui est accompli par l intermédiaire d un acte secondaire, une question. L intention illocutionnaire, c est-à-dire l acte que le locuteur a l intention d accomplir par sa phrase, porte seulement sur l acte primaire et c est cette intention qui doit être reconnue. Cependant, comme nous l avons vu plus haut, ce ne peut être simplement par le sens conventionnel de la phrase produite. Mais comme Searle ne conçoit la signification que de manière conventionnelle, sa stratégie consiste à supposer que la reconnaissance de l intention en question passe tout à la fois par les règles sémantiques qui s appliquent aux actes de langage et par des informations d arrière-plan qui relèvent de la connaissance mutuelle (dont nous avons dit dans l Introduction qu elles étaient très proches des approches conventionnalistes et codiques du langage). Pour autant, ce n est pas entièrement suffisant et Searle, pour régler complètement le problème, s appuie sur le principe de coopération qu il emprunte directement à Grice. Selon Searle, si Jean dit à Paul «Peux-tu me passer le sel?» avec pour intention illocutionnaire d accomplir un acte primaire de requête au travers d un acte secondaire de question, son intention est reconnue par Paul au travers d une procédure complexe et entièrement

9 Chapitre 2 La pragmatique aujourd hui 9 déterminée en 10 étapes, où Paul, après avoir appliqué les règles sémantiques des actes de langage, s aperçoit que l énoncé de Jean est une question, a recours aux connaissances d arrière-plan pour s apercevoir que la question n a pas grande pertinence dans la situation de communication, en infère par l intermédiaire du principe de coopération que ce n est probablement pas l acte illocutionnaire intentionné, puis revient aux connaissances d arrière-plan et aux conditions de réussite des actes illocutionnaires pour identifier l acte illocutionnaire primaire de requête que Jean avait l intention d accomplir. En effet, selon les conditions de réussite d une requête, il faut que la personne à laquelle on s adresse soit en mesure d accomplir l action requise et c est grâce à cette condition que Paul reconnaît (enfin) l intention de Jean, dans la mesure où l énoncé de Jean correspond (quant à sa signification) à une question sur cette condition de succès. En d autres termes, selon Searle, il suffit de poser une question sur les conditions préparatoires d une requête (la capacité ou la volonté qu a l interlocuteur à réaliser l acte requis) pour accomplir indirectement l acte primaire de requête. Ainsi, on le voit, le principe de coopération joue un rôle extrêmement réduit dans le processus de reconnaissance de l acte indirect, l essentiel étant assuré par la théorie des actes de langage et par le recours aux connaissances mutuelles d arrière-plan. Qui plus est, le principe de coopération se réduit à peu près totalement à un principe de charité portant sur la rationnalité du locuteur. On a proposé de nombreuses autres solutions au problème des actes indirects (pendant longtemps, ce fut le sujet favori de la pragmatique linguistique), la plupart d entre elles plus simples (et plus satisfaisantes) que celles de Searle. Nous n en discuterons pas ici, où notre but était de montrer la différence de vue entre Searle et Grice. Nous nous contenterons de remarquer que, dans la théorie gricéenne, un énoncé comme celui de Jean violerait la maxime de relation (soyez pertinent) et que l acte de requête serait simplement une implicature conversationnelle, impliquant un raisonnement du type : «Jean sait que je peux lui passer le sel. Il ne me pose donc pas la question pour que je le lui dise. Il veut probablement que je lui passe le sel». Il s agirait ici d une implicature conversationnelle généralisée, c est-à-dire entrée dans l usage (la formule «Peux-tu me passer le sel?» est couramment employée pour demander à quelqu un de passer le sel).

10 Chapitre 2 La pragmatique aujourd hui 10 Grice, Searle et les implicatures conversationnelles Reprenons l exemple de l enfant qui refuse d aller se laver les dents en disant qu il n a pas sommeil et demandons-nous comment, selon Searle, on fait pour comprendre qu il s agit d un refus (et non, on le notera, d un acte de refus). Dans la théorie des actes de langage, un énoncé comme «Je n ai pas sommeil» est un acte illocutionnaire d assertion. Supposons que ce soit un acte de langage indirect. Il aurait pour base un acte secondaire d assertion (avec pour contenu propositionnel, Je n ai pas sommeil), mais on peut s interroger sur ce que serait l acte primaire de cet acte indirect. De fait, il ne semble pas qu il y en ait et sur ce point la théorie des actes de langage fait naufrage dans la mesure où l interprétation d un énoncé comme celui-là ne peut se ramener à l identification d une force illocutionnaire et d un contenu propositionnel. Au-delà, on pourrait supposer que ce soit un acte indirect avec pour acte primaire un acte illocutionnaire d assertion - dont le contenu propositionnel serait Je ne veux pas aller me laver les dents - accompli au travers d un acte secondaire correspondant à un acte illocutionnaire d assertion - dont le contenu propositionnel serait Je n ai pas sommeil. On a quelque difficulté à voir pourquoi on aurait un acte indirect qui correspondrait à un acte primaire et à un acte secondaire de même force illocutionnaire : qui plus est, il n y a pas de condition de succès d un acte illocutionnaire d assertion que l on pourrait invoquer dans un processus d interprétation comme celui décrit par Searle et dont on se rappellera qu il met en relation une condition de réussite de l acte primaire avec l acte secondaire (tout à la fois sa force illocutionnaire et son contenu propositionnel). Il va de soi que ce n est pas le cas ici et qu il n y a pas de condition de réussite de l acte primaire que l on puisse mettre en relation avec la force illocutionnaire ou avec le contenu propositionnel de l acte secondaire. En revanche, dans l approche gricéenne, un exemple comme celui-là ne pose pas de problème : il correspond à une exploitation de la maxime de relation (parlez à propos) et il n y a pas de difficulté à supposer qu un raisonnement comme celui décrit dans l Introduction s y applique. Le refus d aller se laver les dents correspond à une implicature conversationnelle non généralisée puisqu aucune convention, même d usage, ne permet de faire un lien conventionnel entre le sommeil et l hygiène dentaire. Ainsi, une approche

11 Chapitre 2 La pragmatique aujourd hui 11 conventionnaliste comme celle de Searle, même augmentée d un principe de coopération et de connaissances d arrière-plan, échoue à rendre compte des implicatures et plus généralement de l interprétation des énoncés. En revanche, la position gricéenne permet de rendre compte des implicatures. On notera cependant qu elle n explique pas pourquoi le locuteur a recours à un mode de communication qui n est pas complètement explicite. La première théorie à essayer de le faire a été la pragmatique de la pertinence de Sperber et Wilson. Avant d en parler dans le chapitre 3, nous voudrions dire quelques mots des rapports entre la notion d inférence et les sciences cognitives. Inférence non-démonstrative, implicatures et connaissances communes La façon dont, dans le modèle de Grice, on dérive les implicatures, et notamment les implicatures conversationnelles, est bien évidemment inférentielle. En d autres termes, le modèle gricéen est un modèle inférentiel contraint (ou déclenché) par les maximes conversationnelles. On se rappellera que nous avons défini de manière informelle l inférence comme un processus logique qui, à partir d un certain nombre d informations connues (les prémisses), en dérive de nouvelles (la ou les conclusion(s)). Les processus logiques ont pour caractéristique que, si les informations dont part le processus, les prémisses, sont vraies, alors la ou les conclusion(s) qu il en tire le sont aussi. Dans cette mesure, les processus logiques n utilisent que des schémas d inférence valides, c est-à-dire des schémas d inférence qui ont précisément pour propriété de préserver (ou de propager) la vérité ou la fausseté depuis les prémisses vers la conclusion. Ainsi, quelqu un qui dit «Socrate est un homme. Tous les hommes sont mortels. Donc Socrate est mortel» (où «donc» indique la conclusion de l inférence) fait une inférence valide qui part de prémisses vraies pour en arriver à une conclusion qui ne l est pas moins. Le schéma d inférence utilisé ici est du type «Tous les A sont des B. X est un A. Donc X est un B». Si, en revanche, on dit «Les appartements bon marché sont rares. Ce qui est rare est cher. Donc les appartements bon marché sont chers», on obtient une contradiction puisqu un appartement ne peut pas être à la fois bon marché et cher. Le schéma d inférence est donc invalide et on le comprend dès lors que l on remarque que, malgré sa proximité apparente avec le schéma

12 Chapitre 2 La pragmatique aujourd hui 12 d inférence précédent, il n est pas équivalent. Il correspond en effet à «Les A sont B. Certains B sont C. Donc les A sont C». Dans la deuxième prémisse de ce schéma d inférence, en effet, on a «certains» et non pas «tous» et c est, bien entendu, là qu est toute la différence entre la validité et la non-validité. Les schémas d inférence valides, basés sur des règles que la logique, depuis Aristote jusqu à nos jours, s est donné pour tâche de dégager et de formuler mathématiquement, sont des schémas d inférence démonstrative, dans la mesure où la vérité des prémisses garantit la vérité de la conclusion. Les implicatures gricéennes sont basées sur des schémas d inférence valides, mais ce ne sont pas pour autant des inférences démonstratives, pour la simple raison que la vérité de leurs prémisses ne peut être garantie. Dans cette mesure, les implicatures conversationnelles peuvent donner lieu à des erreurs ou à des malentendus et la théorie gricéenne permet de rendre compte tout à la fois du succès de la communication (et notamment de la communication implicite) et de son échec. Lors d un échec de la communication, lorsqu il y a eu un malentendu, l implicature conversationnelle auquel le processus inférentiel a abouti est annulée. C est donc une des marques des implicatures conversationnelles d être annulables. La raison du malentendu ou de l échec de la communication est généralement la fausseté d une au moins des prémisses employées, qui aboutit à la fausseté de la conclusion. Dans le cas des inférences sous-jacentes aux implicatures conversationnelles, ce n est pas tant la vérité ou la fausseté des prémisses en elles-mêmes qui est en cause, mais plutôt le fait que les interlocuteurs les partagent et leur attribuent la même valeur de vérité (c est-àdire qu ils sont d accord sur la vérité ou la fausseté de telle ou telle prémisse). Tout ceci implique, dans le cas du malentendu, étant donné que le processus a pour but de recouvrer l intention du locuteur, que les prémisses employées par l interlocuteur dans le processus inférentiel ne sont pas entièrement ou exactement celles que le locuteur pensait qu il utiliserait. Reprenons l exemple du café que Paul propose à Jean. Jean répond : «Le café m empêche de dormir». Paul récupère l implicature Jean ne veut pas de café, en applicant le raisonnement suivant : «Jean exploite la maxime de relation (il ne répond pas directement à ma question et donc il ne parle pas à propos) ; il doit se lever tôt

13 Chapitre 2 La pragmatique aujourd hui 13 demain matin ; il doit donc aller se coucher tôt et dormir tôt ; donc, il ne veut pas de café». Mais, contrairement à ce que pense Paul, Jean ne veut pas se coucher tôt : il veut regarder un film qui passe très tard à la télévision. Il voulait que Paul applique le raisonnement : «Jean exploite la maxime de relation ; il veut voir un film tard ce soir à la télévision ; il veut aller se coucher tard et dormir tard ; donc il veut du café». Dans ce cas, c est sur deux prémisses différentes que le raisonnement effectivement fait par Paul et celui que Jean souhaitait qu il fit diffère et l on comprend que l implicature tirée par Paul ne soit pas celle que souhaitait Jean. Dans cette mesure, le locuteur ne s engage pas sur la vérité des implicatures que son interlocuteur peut tirer de l énoncé ; en d autres termes, les implicatures ne reflètent pas des aspects de l énoncé que le locuteur souhaite voir évaluer quant à leur vérité ou à leur fausseté. On les dit ainsi non-vériconditionnelles. Comme nous allons le voir, cet aspect de l approche gricéenne en affaiblit la portée cognitive. La portée cognitive de l oeuvre de Grice et de celle de Searle Les sciences cognitives ont pour but d éclairer le fonctionnement de l esprit humain. Elles se sont construites ou rassemblées sur la base d un certain nombre d hypothèses fondamentales qui leur sont plus ou moins communes. L une d entre elles a été proposée par un philosophe américain, Hilary Putnam : elle consiste à dire que, malgré les différences évidentes entre le cerveau humain et les machines (le premier biologique, les secondes mécaniques ou électroniques), il n y a pas de raison en principe pour que l on ne puisse pas obtenir les mêmes résultats avec le cerveau ou avec les machines (c est-à-dire en obtenir le même fonctionnement) et que, si l on y arrive, il y aura alors une équivalence fonctionnelle entre le cerveau et la machine. Cette thèse est connue sous le nom de fonctionnalisme et elle repose sur une autre hypothèse non moins forte, selon laquelle le cerveau a une caractéristique fondamentale qu il partage avec les ordinateurs : la capacité de manipuler des représentations sous forme symbolique. Cette capacité correspond à une dimension computationnelle qui serait commune à l homme et à l ordinateur - c est ainsi que vous ressemblez davantage à votre ordinateur personnel qu il n y paraît au premier abord - et la thèse en question est connue sous le nom de

14 Chapitre 2 La pragmatique aujourd hui 14 représentationnalisme. Le fonctionnalisme et le représentationnalisme ont donc été les deux supports des sciences cognitives naissantes, aussi bien en Intelligence Artificielle qu en psychologie cognitive. Quelle est la place de Grice par rapport aux sciences cognitives? Plus particulièrement comment son approche inférentielle s accorde-t-elle avec le fonctionnalisme et, plus important encore, avec le représentationnalisme? Il y a bien évidemment une dimension représentationnelle chez Grice, puisque le système qu il propose repose sur des processus logiques inférentiels, processus qui correspondent bien évidemment à la manipulation de représentations. Pour autant, cette manipulation n est pas décrite de façon formelle et, bien qu elle représente un progrès par rapport à d autres approches, elle est cependant très loin de pouvoir être intégrée à un calcul informatique. En effet, non seulement les règles de déduction utilisées ne sont pas explicites, mais on ne sait pas comment les prémisses sont choisies, d où elles sont tirées, ni ce qui permet à un moment ou à un autre d arrêter le processus et de considérer qu une interprétation satisfaisante a été obtenue pour l énoncé. Qu en est-il de l oeuvre de Searle? Nous avons vu précédemment que Searle n est pas fonctionnaliste : il rejète l idée d une équivalence fonctionnelle entre êtres humains et machines, comme le montre son expérience de pensée de la chambre chinoise. Searle est représentationnaliste, mais, comme nous l avons vu précédemment, son système de traitement des énoncés échoue à rendre compte de leur interprétation parce qu il est tout à la fois limité à l identification de la force illocutionnaire et du contenu propositionnel et parce qu il est purement codique. Ces considérations sur l oeuvre de Grice et sur celle de Searle, ainsi que sur leurs rapports avec les sciences cognitives, nous conduisent à quelques propositions quant aux conditions que devrait satisfaire une théorie de l interprétation des énoncés pour s inscrire parmi les sciences cognitives. Conclusion : les conditions d une pragmatique cognitive Une théorie de l interprétation des énoncés, ou plutôt une pragmatique, pour remplir un rôle quelconque dans les sciences cognitives (en collaborant

15 Chapitre 2 La pragmatique aujourd hui 15 par exemple avec la linguistique et la psychologie cognitive pour produire des résultats en Intelligence Artificielle), devra satisfaire les conditions suivantes : I. elle devra être fonctionnaliste et représentationnaliste ; II. elle devra expliciter les processus d interprétation qu elle prévoit sur trois points différents : A. quelles sont les règles logiques d inférence mises en oeuvre? B. sur quels critères les prémisses (informations connues) sont-elles sélectionnées? C. selon quel critère décide-t-on que l interprétation est satisfaisante et que l on doit arrêter le processus? III. IV. elle devra indiquer comment l on acquiert de l information nouvelle (c est-à-dire qu elle devra traiter des rapports entre perception et représentations symboliques) ; elle devra indiquer comment l information est représentée et quelles opérations on peut lui appliquer. Construire une théorie qui satisfasse ces diverses conditions n est pas simple. On a pourtant, dans les dernières années, fait de grands progrès dans cette voie. Nous allons maintenant les décrire.

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