Forum de Paris 1 Février 2012

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1 Forum de Paris 1 Février 2012 Bouleversements politiques défis économiques Intervention M. Adil Douiri Mesdames, Messieurs, Je suis ravi d être parmi vous et de contribuer à la réflexion en cette période particulièrement troublée et complexe. Je vais tâcher de réfléchir sous l angle du développement de notre pays, le Maroc, en rappelant les choix que nous avons faits, la trajectoire dans laquelle nous avons essayé de nous inscrire, ainsi que certaines des conséquences des turbulences actuelles. Il s agit bien sûr d une analyse et d une lecture personnelles, alimentées par des expériences que j ai vécues et les travaux auxquels j ai participé. 1. Rappel du chemin sur lequel nous sommes 4 phrases pour résumer les grands choix et les grandes étapes franchies depuis une décennie environ : Nous sommes passés d un Etat sans vision, simplement régulateur, à un Etat stratège en matière de développement économique ; Notre localisation géographique nous a conduit à intégrer progressivement la Zone de Libre Echange économique de notre riche et grand voisin, l UE ;

2 Cela nous a contraints à identifier nos spécialités compétitives, nous permettant d exporter le plus possible pour équilibrer nos achats à l étranger. Puis à entamer un développement volontariste de ces 8 spécialités ; Parallèlement, une rupture en matière de production de logements et de grands travaux d infrastructure a aussi contribué significativement à la création d emplois : au total, le taux de chômage urbain est passé de 19% au début de la décennie à 13% aujourd hui. Le PIB par tête a doublé en 10 ans. 2. Evaluation de notre stade d avancement sur ce chemin (réalisations et échecs) Très rapidement, je voudrais porter une appréciation sur ce que nous avons bien fait et ce que nous avons mal fait dans la mise en œuvre de cette stratégie de développement économique. 2

3 Notre plus grand tort a été le retard à l allumage du plan de développement des grands métiers mondiaux du Maroc. Alors que nous avons entamé en 1996 les discussions pour le Libre Echange avec l UE, alors que nous avons signé cet accord en 2000, les premières études sérieuses et approfondies d Emergence n ont démarré qu en 2005 et sa mise en œuvre en La vision et la stratégie de développement économique globale, pourtant simple et élémentaire lorsqu on y pense, ont été présentées au gouvernement de l époque en 2000, mais n ont trouvé absolument aucun écho auprès de lui. Ces 5 ans de retard pèsent lourd dans notre équilibre des échanges extérieurs. Nos métiers mondiaux se développent à peu près tous correctement. Cependant, leur taille cumulée n a pas encore atteint le niveau à même d équilibrer nos importations de biens et de services ; Je veux le souligner en une phrase : nous sommes en retard mais nos métiers mondiaux se développent bien et ça c est un succès, c est rassurant. Nous sommes à plus de 250 milliards de Dh d exportation d activités économiques, dont nos 8 spécialités représentent 80% en 2011 (tourisme en pôle position, chimie des phosphates en 2, habillement en 3, ) Nous sommes partis dans cette stratégie d intégration dans l économie mondiale avec une idéologie digne de la Banque Centrale Germanique : monnaie forte, pas de dévaluation, peu d inflation. Cette rigidité monétaire est confortable au début mais lorsque l on supprime chaque année les droits de douane sur les biens de consommation importés, elle est synonyme d une forte incitation à consommer étranger et à importer. Comme nous avons à plusieurs reprises réduit les impôts sur les revenus des salariés, et augmenté les salaires, nous avons encore plus contribué à stimuler les importations des biens de consommation ; Au total, nous nous retrouvons, après la forte hausse du prix de l énergie que notre pays importe intégralement, à un déficit récurrent de nos échanges extérieurs d environ 100 milliards de Dh. Si l on considère que les transferts d épargne de la communauté marocaine à l extérieur, peuvent couvrir de manière récurrente environ la moitié de ce trou, il reste 50 milliards de Dh d exportations d activités économiques supplémentaires à mettre en place dans les plus brefs délais. Si nous les trouvons, nous pourrons être plus détendus et ne pas prier pour recevoir chaque année ce montant en investissements étrangers pour in fine stabiliser nos réserves de change. 3. Survenance des chocs de 2008 à 2011 (financiers puis économiques puis politiques) Survient alors un choc extérieur en 3 étapes : D abord la violente hausse de toutes les catégories de matières premières à partir de 2007 : énergie, mais aussi métaux et matières premières alimentaires ; le Maroc, comme vous le savez, est importateur de tout cela ; 3

4 Ensuite, la crise du système financier américain consécutive à la distribution excessive de crédits immobiliers aux particuliers qui n avaient pas les moyens de les supporter. Cette crise s est propagée au monde entier du fait du large recours à la cession des crédits bancaires d une institution à l autre. Ce choc financier a littéralement arrêté les commandes extérieures à l économie marocaine à la fin de 2008 et au début de Avec une panique rarement vue chez nos clients européens ; Enfin, la crise actuelle de la dette européenne, qui trouve en partie son origine dans la réaction agressive des Etats européens en 2009 à la suite du choc financier né aux USA en Beaucoup d Etats européens ont tiré toutes leurs cartouches en matière d endettement public à ce moment-là, pour relancer leurs économies ; malheureusement l effet sur la croissance n a duré que peu de temps et les économies se sont à nouveaux ralenties, voire arrêtées en 2011 : les Etats n avaient plus de munitions et leur endettement devenait soudainement effrayant en l absence de croissance ; En parallèle, et sans qu il n y ait de lien, 2011 a connu cette effervescence politique dans un certain nombre de pays de la rive sud méditerranéenne. Parfois spontanés, parfois moins, les initiateurs de ces mouvements ont déclenché des changements de régime ou des évolutions démocratiques significatives. Au Maroc, où la monarchie est le ciment de la nation depuis 12 siècles, l avancée constitutionnelle initiée par le Souverain est nette et, surtout, la rupture en terme de style de gouvernance est à présent possible. 4. Remettre la finance sur ses pieds Mesdames et Messieurs, chers amis, Parlons de l avenir à présent. Je constate avec beaucoup d étonnement que les principaux leaders mondiaux n ont pas décidé de tirer des leçons des dérèglements et des excès de la finance internationale. Ne vous méprenez pas : mon idéologie est celle du pragmatisme et de l amélioration du niveau de vie des citoyens. Je suis même un enfant des marchés financiers, puisque j ai entamé ma carrière sur la bourse de New York et ce pendant 7 ans. Mais je dois avouer que je suis aujourd hui horrifié par les dérives de l architecture financière mondiale. Le pire exemple selon moi est celui des matières premières. La finance se comprend facilement quand on la décrit comme l organisation de la collecte d épargne d un côté et de l utilisation de l épargne de l autre. Ainsi, les marchés financiers ont été construits, il faut s en souvenir, pour collecter dans des compagnies d assurances, des caisses de retraite ou des fonds d investissement, les excédents d épargne annuels des ménages. L épargne collectée est censée être mise à la disposition des Etats et des entreprises pour que ceux-ci financent leurs investissements et leurs activités économiques, elles-mêmes génératrices de richesse. De ce fait, l Etat et les entreprises émettent des titres qui sont soit des titres de propriété soit des titres d emprunt que détiennent compagnies 4

5 d assurances, caisses de retraite et fonds d investissement. C est évidemment simplifié, mais tout tourne autour de cela. 5

6 Or, que se passe-t-il depuis quelques années : progressivement, les collecteurs de ces flux d épargne se mettent à diriger l épargne vers des achats qui nuisent à l économie, c'est-à-dire qui freinent et ralentissent la création de richesse. Sous prétexte d améliorer la rémunération de cette épargne, ils se mettent à stocker de plus en plus d épargne dans des instruments représentant la propriété de matières premières : ainsi, compagnies d assurances, caisses de retraite et fonds d investissement se mettent à acheter tous les jours du pétrole, du cuivre ou encore de la terre. Plus criminel encore, et là c est proprement scandaleux : les flux d épargne sont progressivement dirigés vers les matières premières alimentaires! ainsi, l on achète, avec l épargne des ménages, du riz, du soja, du tournesol, de l huile de palme, du blé, etc. Les populations et les pays consommateurs de ces produits doivent payer chaque jour plus cher ces produits, même lorsqu ils sont très pauvres (des milliards d humains) parce que des gérants d épargne sont autorisés à acheminer des flux vers ces produits. C est vraiment le monde à l envers et nous marchons sur notre tête! Comment estce possible que des dirigeants censés et raisonnables n interdisent-ils pas sans discussion aucune le droit à l épargne d aller s investir dans des matières premières alimentaires, énergétiques ou industrielles? Comment ne se rendent-ils pas compte qu ils se tirent eux-mêmes dans le pied? Comment laisser collecter de l épargne pour la conduire à faire monter des prix qui eux-mêmes freinent l économie? Il faut de temps en temps prendre du recul et revenir aux fondamentaux : pourquoi a-t-on créé des marchés financiers? Espérons que la sagesse et le retour aux fondamentaux prévaudront rapidement. 5. Conséquences sur notre cheminement : qu avons-nous gagné? perdu? que faut-il modifier? pouvons-nous le faire? A notre petite échelle, celle du Royaume du Maroc, nous nous trouvons à un tournant dans notre stratégie de développement, après 10 années de belle ligne droite rectiligne. Récapitulons ce que nous avons gagné ou perdu au cours de ces 3 dernières années particulièrement turbulentes : 1. Nous avons perdu à la fois du PIB annuel (c'est-à-dire de la marge de transformation) ainsi que des réserves de change du fait de l explosion des matières premières, exacerbée par la réallocation d une partie de l épargne mondiale vers ces produits. 2. Nous avons perdu la capacité de nos clients européens à tirer la partie mondialisée de notre économie, qui pèse de plus en plus lourd dans notre croissance (250 milliards de Dh de chiffre d affaires annuel à l export pour un PIB de 800 milliards) ; 3. Mais nous avons gagné quelque chose de très précieux et qui vaut à lui seul plusieurs points de croissance : une amélioration de notre gouvernance. Dans une entreprise comme dans un pays, la gouvernance fait la différence. Une 6

7 répartition claire des tâches et des responsabilités, des missions claires attribuées à chacun et des arbitrages fréquents sont la clé de la réussite. Grâce à l initiative audacieuse de notre Souverain, la nouvelle constitution ouvre la porte désormais à la création du vrai poste de directeur général pour notre économie, celui du Chef de Gouvernement. Cela ne garantit pas que cette possibilité soit pleinement exploitée mais c est en tout cas désormais possible d avoir une coordination quotidienne de l effort du secteur public dans notre pays ainsi que des arbitrages fréquents et indispensables dans la mise en œuvre de tous les programmes de développement. Comment se profilent les prochaines années de ce fait? 1. Nous avons un trou annuel de 50 milliards de Dirhams en devises. Je suis parfois étonné que les analystes et les médias se concentrent sur un faux problème qui est celui du budget de l Etat au lieu de regarder le mur qui nous arrive en face depuis déjà quelques années. Chaque jour qui passe rend les choses plus difficiles à rectifier. Peut-on faire marche arrière sur le Libre Echange et l intégration à l économie mondiale signée en 2000? peut-on dire à nos partenaires pardon, nous nous sommes trompés, c est trop tôt pour nous? peuton réinstaurer 40% à 50% de droit de douane sur les produits finis de consommation? je ne pense pas que ce soit réaliste ni même souhaitable car ça freinerait la construction de l industrie marocaine exportatrice et des grands métiers mondiaux du Maroc en général ; 2. Nous sommes, je crois, condamnés à changer drastiquement la méthode, mais pas la stratégie. Le chemin est bon mais la façon de marcher dans ce chemin n est pas la plus rapide. Finalement, 50 à 80 milliards d exportation supplémentaire d activités économiques (biens ou services ou tourisme ) c est beaucoup et pas tant que ça en même temps. Nous devons nous concentrer, parmi les 8 métiers mondiaux du Maroc, sur ceux qui ont le plus faible contenu en importation pour créer un Dirham d exportation supplémentaire : sur les 8 il y en a 3 qui présentent ces caractéristiques : le tourisme, l offshoring et toute la filière des dérivés et de la chimie du phosphate. Le tourisme est déjà passé de 20 milliards à 60 milliards en une décennie. L offshoring de 0 à plusieurs milliards en 5 ans. La filière marocaine du phosphate est, depuis 5 ans, dans une démarche extrêmement volontaire, et se développe remarquablement avec une ambition mondiale légitime. Nous devons changer notre gouvernance et le niveau d implication budgétaire et humaine pour une mise en œuvre plus rapide de nos feuilles de route sur nos métiers mondiaux, avec une focalisation sur ceux précédemment cités, en particulier tourisme et offshoring puisque les phosphates sont déjà sur le bon rythme ; 3. Nous devons nous départir de la naïveté qui nous caractérise dans le traitement des importations et aligner nos pratiques sur ceux de nos pays partenaires ; 7

8 4. Il faut s interroger également sur la valeur de la monnaie, suite au retard que nous avons pris ainsi qu aux chocs exogènes des années 2008 à Il faut bien se dire que si le Dirham avait été librement échangé, sa valeur actuelle aurait sans doute déjà reflété le trou annuel de 50 milliards de Dh désormais récurrent dans nos échanges extérieurs. Le dernier réajustement à la baisse, de faible amplitude, date de près de 10 ans désormais ; 5. Il ne faut pas penser que les exportations de services ou de biens vers l Afrique sont une solution à notre problème : les économies africaines sont de petite taille et cela mettra de longues décennies avant qu elles n aient un impact significatif sur l économie marocaine. L Afrique ne peut pas compenser à court terme la crise européenne. 8

9 6. Par contre, l Algérie est une solution à notre problème compte tenu de sa taille. Tout comme l Allemagne est le premier client de la France et vice-versa, l Algérie sera, une fois qu elle rouvrira ses frontières, un grand fournisseur et un grand client du Maroc. Là, il y a plusieurs points de croissance du PIB à gagner, pour nous deux. Et cela pourrait compenser les difficultés de nos clients européens 7. Enfin, efficacité de la gouvernance et cohérence de l approche autour d objectifs prioritaires simples, voire simplistes mais pédagogiques sont notre espoir aujourd hui. Le nouveau gouvernement issu des urnes va-t-il remplir pleinement le costume que la nouvelle constitution lui taille? le chef de gouvernement va-til être le chef d orchestre quotidien de l administration et de son équipe gouvernementale avec efficacité, pragmatisme? va-t-il communiquer souvent pour fédérer, mobiliser et trouver le ton juste qui donne la crédibilité et l espoir? pour ma part, j en suis fermement convaincu. 9

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