L estime de soi. 4 Développement. 14 Regard. 16 Echos

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1 L estime de soi Comment définir l estime de soi? Quel lien entre estime de soi et motivation et réussite scolaire? De ce dossier, il ressort principalement qu il faudrait que chaque enseignant prenne le temps de réfléchir à cette dimension. Le développement de l estime de soi peut se travailler au quotidien, par petites touches. 4 Développement de l estime de soi et réussite scolaire Y. Prêteur 7 L estime 10 de soi et l école V. Jendoubi Motivation et estime de soi A. Lieury et F. Fenouillet 14 Regard d un psychologue sur l estime de soi et des autres N. Revaz 16 Echos du Forum petite enfance sur l estime de soi N. Revaz La participation de tous les élèves est l une des pistes proposées pour stimuler l estime de soi des élèves en contexte scolaire. 19 L estime de soi en citations Résonances 19 Pour aller plus loin ORDP (

2 D éveloppement de l estime de soi et réussite scolaire Y. Prêteur L estime de soi constitue, depuis la fin du dix-neuvième siècle, un des plus anciens domaines de la recherche en psychologie. Toutes les conceptions théoriques du développement admettent que la valorisation de soi, le besoin de s estimer soi-même est un élément fondamental tout au long de la vie. Composante essentielle de la construction identitaire, l estime de soi donne à l identité personnelle sa tonalité affective et à ce titre elle apparaît comme un fondement de l image de soi. aux enseignants, puis aux pairs et enfin à d autres modèles de rôles. L estime de soi oriente la prise de conscience et la connaissance de soi, par l appréciation positive ou négative que le sujet porte sur lui-même, en comparaison avec autrui. Son influence ne se limite pas seulement aux réactions sur le moment mais contribue à orienter les décisions et l investissement pour l action future en motivant ou en démobilisant la personne. Quelle définition? L estime de soi désigne l ensemble des attitudes et des sentiments que le sujet éprouve à l égard de lui-même et qui l orientent dans ses réactions comme dans ses conduites organisées. Elle est généralement définie comme le processus par lequel un individu porte sur lui-même, sur ses performances, ses capacités et ses attributs, des jugements positifs ou négatifs. L origine Une qualité d éducation globale est à la base du développement de l estime de soi. de l estime de soi est à rechercher très tôt au cours du développement. Certaines études ont mis en évidence que la qualité de la relation primitive à la mère (ou à ses substituts) est déterminante dans le développement d un sentiment de confiance de base qui désigne une attitude foncière à l égard de soi-même et du monde. Cependant, au cours du développement, les personnages significatifs dont le regard est si déterminant pour l estime de soi, vont se déplacer des parents ( L appréciation de soi est variable. Par ailleurs, la diversité des expériences de vie affecte tel ou tel aspect de la personne, ce qui se traduit par le caractère multidimensionnel de l estime de soi qui a d ailleurs longtemps été négligé au profit de la dimension globale. Cette tendance s est progressivement inversée, amenant les chercheurs à analyser la relation entre les dimensions spécifiques du soi et le soi global. Aujourd hui, il est classique de distinguer chez les enfants préscolaires et scolaires (de 4 à 12 ans), six domaines principaux: l école, le social, le «physique» (qui se réfère particulièrement aux compétences sportives), l apparence physique, la conduite et le sentiment de valeur propre (Harter, 1998; Pierrehumbert, 1992). Chez les adolescents, en raison du développement de la capacité à élaborer des projets d avenir, le soi futur est également appréhendé à côté des soi émotionnel, social, scolaire, physique et global. L importance du soutien social Ce soutien social s exerce grâce au dialogue et à l écoute, mais sans tomber dans une attitude intrusive, surprotectrice, qui rendraient l enfant trop dépendant des autres (au moins sur le plan émotionnel et dans sa capacité à affronter les obstacles, les imprévus). En fait, pour tout éducateur il est important de garder en 4 Résonances - Novembre 2002 )

3 mémoire la recherche d une attitude instaurant un équilibre entre la «sécurité» (montrer à l enfant qu on l aime) et la «loi» (lui rappeler les règles incontournables). Ce qui est déstabilisant pour l enfant, et donc source de remise en question de sa valeur, ce sont des réactions éducatives incompréhensibles et imprévisibles pour lui, car dans ces cas, il n arrive pas à trouver dans ses relations un minimum de stabilité et de reconnaissance, source d assurance et de confiance en Il apparaît une dépréciation plus importante des filles par rapport aux garçons. soi. C est donc tout d abord une qualité d éducation globale qui est à la base du développement de l estime de soi et qui, par voie de conséquence, est le meilleur prédicteur de réussite scolaire. Une réussite à long terme et pas seulement une manifestation momentanée et localisée à un domaine spécifique d excellence. Du côté parental, pour favoriser la réussite scolaire de son enfant tout en suscitant le développement de sa propre estime, l aide scolaire directe et régulière n est pas le moyen le plus essentiel, il est encore plus fondamental que les parents adoptent des attitudes éducatives globales qui tendent à responsabiliser l enfant au-delà de la sphère scolaire. Pour cela, il s agit d écouter son enfant, de l encourager à exprimer ses opinions et à argumenter ses prises de position, de lui demander son avis et d en tenir compte dans des domaines où il peut s impliquer (les loisirs, la manière de gérer son temps extrascolaire, son argent de poche...). Mais cette dynamique éducative parentale est également valable et applicable à l école. Une bonne estime de soi fait-elle un bon élève? Il est fréquent d observer un lien entre une estime de soi élevée et de bons résultats scolaires: un élève confiant en lui se sent souvent capable de réussir et réussit. Mais, peut-on pour autant affirmer que les élèves en difficulté scolaire manifestent une faible estime de soi? Autour de cette question se sont développées de fortes controverses. L estime de soi influencet-elle les résultats scolaires? Ou bien à l inverse, les performances scolaires orientent-elles l estime de soi? Une troisième perspective, plus intégrative, souligne la dynamique et les interrelations réciproques entre ces deux dimensions: de bons résultats scolaires peuvent renforcer positivement l estime de soi, tout comme une faible estime de soi peut empêcher un élève d investir la scolarité puisqu il se croit voué à l échec. La valorisation de soi et l adaptation dans le domaine scolaire vont traduire l appropriation par l enfant de ce système de savoirs, de valeurs et de normes. À l opposé, les répercussions d une estime de soi négative laissent supposer une diminution de la motivation dans le travail. De façon générale, l estime de soi de l élève peut ainsi contribuer par là même à valoriser ou diminuer ses aspirations, ses projets et même ses compétences. Cependant, des caractéristiques psychologiques telles que l âge, l identité sexuée (fille ou garçon), le statut social et culturel, etc. viennent transformer ces évaluations de soi. D une part, il apparaît une dépréciation plus importante des filles par rapport aux garçons, et d autre part, l appréciation de soi varie avec l âge: les jeunes enfants (du préscolaire) se survalorisent, ils deviennent ensuite un peu plus «réalistes»; les pré-adolescents (13 ans) et les adolescents les plus «âgés» (19/20 ans) présentent une meilleure estime d eux-mêmes alors que les 15/18 ans se déprécient fortement. Il est vrai que cette période de profonds remaniements ne va pas sans des déstabilisations! Les élèves en échec scolaire ne se dévalorisent que de façon sélective (dans le domaine des compétences intellectuelles et/ou scolaires). Ils peuvent «compenser» en s estimant sur le plan physique, c est d ailleurs fréquemment le cas chez les garçons. Cependant, les élèves fréquentant le «cursus spécialisé» (réservé à ceux qui sont en grande difficulté), se dévalorisent moins au plan scolaire que les élèves ayant redoublé. Tout se passe comme si, dans les classes spéciales, les élèves se trouvaient en quelque sorte soulagés de la pression compétitive qui existe à l intérieur de la ( ( Résonances - Novembre

4 classe «ordinaire». En même temps, les enseignants spécialisés de ces classes intègrent aussi davantage les caractéristiques scolaires de ces groupes et adoptent d autres attitudes pédagogiques et d autres attentes de rendement. Le contexte institutionnel de l école exerce donc un rôle au niveau du vécu des difficultés scolaires et peut permettre de réaménager des aspects de sa personnalité. Pour résumer, on se souviendra que l estime de soi est une dimension essentielle de la personnalité, qu elle entretient des rapports complexes, évolutifs et parfois paradoxaux avec le domaine des conduites effectives de la personne. Son développement est fortement tributaire de la «qualité» des contextes de vie (des contextes éducatifs familiaux et scolaires pour les jeunes), de la qualité des interactions et des communications que la personne arrivera à engager dans ses différents milieux de vie et de l appréciation qu elle portera sur ses réussites, ses difficultés et ses «échecs». Références bibliographiques Bolognini, M. et Prêteur, Y. (éds.) (1998). Estime de soi. Perspectives développementales, Lausanne-Paris: Delachaux et Niestlé. Harter, S. (1998). Comprendre l estime de soi de l enfant et de l adolescent: considérations historiques, théoriques et méthodologiques, in: Bolognini, M. et Prêteur, Y. (éds.). Estime de soi. Perspectives développementales, Lausanne-Paris: Delachaux et Niestlé, p Lescarret, O. et de Léonardis, M. (éds.) (1996). Séparation des sexes et compétences, Paris: L Harmattan. Pierrehumbert, B. (1992). J aimerais aimer l école..., in: B. Pierrehumbert (éd.). Échec à l école: échec de l école?, Lausanne-Paris: Delachaux et Niestlé. l au te ur Yves Prêteur, UFR de Psychologie, (Université de Toulouse 2, France. L estime de soi en citations Les sources de la motivation L image qu un élève a de lui-même est si importante que Bernard Weiner a affirmé que ce ne sont pas tant les capacités réelles de l élève qui comptent pour qu il apprenne mais bien celles qu il pense avoir. Des perceptions de soi générales, comme l estime de soi et le concept de soi, influencent la motivation de l élève. Cependant, les recherches contemporaines, comme celles d Albert Bandura, professeur à l Université de Stanford en Californie, montrent que ce sont plutôt des perceptions spécifiques au contexte de classe qui sont les sources les plus importantes de motivation. Coordonné par Jean-Claude Ruano-Bourbalan. Eduquer et former. Les connaissances et les débats en éducation et en formation. Paris: Sciences Humaines Editions, Les enseignants et l estime de soi Eliane était le cinquième enfant d une famille d agriculteurs. Les parents valorisaient peu l école et comme Eliane ne semblait pas manifester beaucoup d enthousiasme pour tout ce qui touchait à l instruction, elle avait déjà dû refaire sa première année primaire à cause des résultats catastrophiques qu elle avait obtenus. Suite à la maladie de l enseignant titulaire, une jeune femme particulièrement motivée pour ses élèves s intéressa à Eliane. Elle l installa au premier rang, près de son pupitre, lui donna de l attention et à plusieurs reprises lui dit combien elle était persuadée qu avec des yeux aussi intelligents, elle avait sûrement la possibilité de réussir. Eliane, lorsqu elle rentrait chez elle, montait dans la chambre à coucher de ses parents, seule pièce où il y avait un miroir et elle regardait avec émerveillement ses yeux «intelligents». Eliane devint une bonne élève, passa son baccalauréat et fit des études qui lui permirent de prendre d importantes responsabilités. Elle attribue à cette institutrice, qui probablement ne le saura jamais, la pose des fondations de son estime d elle-même. Rosette Poletti, Barbara Dobbs. L estime de soi. Un bien essentiel. Saint-Julien-en-Genevois: Editions Jouvence, L estime de soi au quotidien Mais doit-on parler d une ou de plusieurs estimes de soi? Le concept d estime de soi présente les mêmes difficultés que celui d intelligence: la multiplicité de ses sources et de ses manifestations le rend particulièrement difficile à cerner clairement. Tout comme il semble exister plusieurs formes d intelligence, il est bien possible que l estime de soi, plutôt qu une dimension unique, soit la résultante de plusieurs composantes. Chez l enfant, elle recouvre souvent au moins cinq dimensions: l aspect physique («est-ce que je plais aux autres?»); la réussite scolaire («suis-je bon élève?»); les compétences athlétiques («est-ce que je suis fort-e, rapide, etc?»); la conformité comportementale («les adultes m apprécient-ils?»); la popularité («est-ce qu on m aime bien?»). Ces dimensions ne se distribuent pas forcément de manière homogène. Christophe André in Sciences Humaines N 131, octobre Résonances - Novembre 2002 )

5 L estime de soi et l école V. Jendoubi Je suis nul, je n y arriverai jamais, je suis moche, les autres ne veulent jamais jouer avec moi, les autres font toujours mieux que moi! Quel enseignant n a pas déjà entendu de tels propos de la bouche de ses élèves? Pourquoi certains enfants ont-ils tendance à se dévaloriser ainsi? Quelles sont les répercussions d une telle mésestime sur les apprentissages scolaires et quel est le rôle de l école dans la fabrication de l estime de soi? L estime de soi est une dimension fondamentale de la personnalité. Depuis quelques années, notre société a tendance à accorder une importance croissante au bien-être psychique et à l épanouissement personnel. Dès lors, le développement harmonieux de l enfant est devenu une préoccupation qui concerne autant les parents que les professionnels de l éducation. C est dans ce contexte-là que l estime de soi en tant que paramètre influençant la construction de l individu a gagné en intérêt. L estime de soi est une dimension fondamentale de la personnalité. Pour son équilibre psychique, l enfant a besoin de se sentir apprécié, valorisé et compétent. C est un besoin vital qui lui procure le sentiment de sécurité nécessaire pour pouvoir aborder les difficultés de la vie avec une certaine confiance. Se sentir accepté par l entourage facilite également ( son intégration, dans sa famille tout d abord, puis à l école, au travail et dans la société de manière générale. L estime de soi, un jugement de valeur de soi L estime de soi est un regard global sur soi qui correspond à un jugement de sa valeur en tant que personne. Elle apporte ainsi une dimension affective à l image de soi. Tout à fait subjective, cette appréciation reflète les valeurs et les compétences qu une personne pense avoir indépendamment de ses qualités réelles. L important n est pas la réalité des choses, mais la conviction que l on a d être porteur de qualités ou de défauts, de potentialité ou de limitation (André & Lelord, 1999). L évaluation des compétences se fait en fonction d un idéal de soi que le sujet s est forgé et c est cette comparaison entre ce qu il pense et ce qu il souhaiterait être qui détermine son degré de satisfaction. Plus le fossé est grand entre l image de soi et le soi idéal, plus il aura tendance à avoir une estime de soi ternie. L estime de soi se construit, on ne naît pas avec La construction de l estime de soi est un processus dynamique et continu qui commence bien avant la naissance et qui se prolonge tout au long de la vie. Les liens privilégiés créés dans le contexte familial et l amour inconditionnel des parents constituent la base de l estime de soi. Dépendant de ses parents, le petit enfant se sent comme il pense que les parents le voient. C est leur regard, son premier miroir, qui lui reflète une image de lui plus ou moins favorable qu il va progressivement intérioriser. Ainsi son estime de soi est intimement liée à la nature de ces premières interactions. Un enfant dont les parents sont capables de l accepter dans sa différence et d encourager ses efforts, qui sont disponibles et aimants a de fortes chances de construire un modèle de soi aimant et compétent. En revanche, un manque de renforcements positifs induirait un besoin croissant d approbations externes qui entraîne à son tour une certaine dépendance vis-àvis de l extérieur; une dépendance liée à un manque ( Résonances - Novembre

6 d identité qui peut se traduire, à l âge de l adolescence, par des comportements à risque (troubles dépressifs, alimentaires, anxiété, délinquance, etc.). lorsque le sentiment d incompétence touche l école qui représente un domaine particulièrement valorisé, l estime de soi risque d être ébranlée. Cependant, tout n est pas encore joué à la fin de la petite enfance puisqu en grandissant l enfant élargit son champ de relations sociales, notamment lors de l entrée au jardin d enfants et à l école enfantine. Créant de nouveaux liens privilégiés avec d autres adultes, ceux-ci influencent à leur tour son estime de soi. Progressivement, il va également se comparer et se mesurer à ses pairs tout en cherchant leur approbation. Différentes observations révèlent que l estime de soi influence le comportement des enfants à l école. Grâce à son évolution mentale, l enfant devient capable de différencier plusieurs facettes de ses compétences et son jugement de soi va en s affinant. Dès l âge de 8 ans (cf. Harter, 1998), les enfants distinguent cinq domaines qui représentent dès lors les différentes composantes de l estime de soi: les compétences dans les domaines scolaire, athlétique et relationnel, l apparence physique et la conduite. Ces dimensions ne se distribuent pas de façon homogène: un enfant peut se sentir fort dans un domaine et moins dans un autre. Le jugement que l enfant porte sur lui dépend de l importance accordée à ces différents aspects à la fois par lui-même et par son entourage. Se sentir peu compétent en sport, par exemple, n affecte pas le sentiment global d un enfant si ce domaine n est pas considéré, ni par lui ni par son entourage, comme une valeur essentielle. Cependant, L estime de soi et les apprentissages Lorsque les enfants arrivent à l école, munis d une estime de soi plus ou moins favorable, sont-ils pour autant prédisposés à la réussite ou à l échec scolaire? Différentes études montrent qu il existe incontestablement un lien entre l estime de soi et l attitude de l enfant face aux apprentissages. De nature plutôt complexe, il démontre néanmoins une implication du contexte scolaire dans la construction de l estime de soi. Ainsi l école peut encourager l estime de soi des élèves, mais à l inverse, elle peut aussi provoquer des blessures narcissiques créant mésestime et dévalorisation. Différentes observations révèlent que l estime de soi influence le comportement des enfants à l école: élevée, l enfant est plutôt content de lui et montre une certaine confiance en lui et en ses capacités de réussir. Faible, il manque généralement de confiance en lui qui se traduit souvent par une attitude timide et effacée ou, au contraire, par un comportement agressif qui ne favorise pas son intégration dans le groupe classe. De plus, l estime de soi serait un bon prédicteur de l attitude adoptée face aux difficultés (cf. Bariaud et Bourcet, 1998): les enfants avec une bonne estime de soi sont capables de mettre en place des ressources et des stratégies adaptées telles que l anticipation positive de l avenir, la recherche de soutien sociale, la confrontation active à la difficulté, etc. En revanche, une estime de soi faible induit des attitudes dysfonctionnelles: tristesse, fatalisme, anticipation négative, évitement, passivité et déni. Ces enfants en manque d affirmation vivent la difficulté et l échec comme une menace de leur intégrité et ils se sentent complètement dépassés par les événements. A force d être confrontés à des attentes qui dépassent de loin leur potentiel, ces enfants finissent par baisser les bras. Ainsi, des exigences trop en décalage avec le potentiel des élèves ne constituent plus des défis stimulants qui apprendraient aux enfants à dépasser des obstacles. Bien au contraire, cette impression constante d être submergé par les difficultés risque de provoquer un sentiment d impuissance, de démotivation et du même coup une dévalorisation de soi. Pour éviter ces échecs à répétition, il paraît important de bien cerner les capacités d un élève afin de lui offrir des situations d apprentissage qui lui permettent d acquérir une certaine ( 8 Résonances - Novembre 2002 )

7 du développement de l enfant et de la construction de son identité et de ce fait ne constitue pas simplement un concept en vogue dans une société ayant une certaine tendance au nombrilisme. Mais il ne s agit pas de confondre estime de soi avec égocentrisme ou narcissisme qui signifient mettre le soi au centre de tout, même de son propre amour, l autre étant réduit au rôle d objet. Par conséquent, une éducation qui met l enfant au centre de tout reflète avant tout une incapacité à définir des règles et des limites. Au lieu d encourager son estime de soi, cela renforce la difficulté à accepter la frustration. En arrivant à l école, l enfant qui n a jamais appris à surmonter des contraintes et des frustrations, risque fort de rencontrer de sérieux problèmes d investissement des apprentissages ainsi que d intégration dans la classe; des difficultés qui provoquent des blessures narcissiques qui mettent l estime de soi à rude épreuve. confiance en lui et en son enseignant. En effet, si l estime de soi est un prérequis à tout apprentissage car il faut se sentir capable d assimiler de nouvelles notions, il faut aussi avoir gagné une certaine confiance dans ceux qui nous font cette proposition et avoir déjà fait l expérience que ce qu ils nous proposent a de fortes chances, en règle générale, de réussir, donc d aboutir à un renforcement bienvenu de l estime de soi (Goumaz, 1991). Les conditions relationnelles constituent un autre élément important permettant de créer des conditions d enseignement favorable au développement d une estime de soi positive. L enseignant, en tant qu interlocuteur privilégié de l enfant, détient un rôle stratégique. A lui de créer un espace sécurisant qui aide l enfant à aborder de nouvelles situations et qui favorise une relation de confiance. Un enfant qui a tendance à se dévaloriser a davantage besoin d être encouragé dans ses efforts qu un enfant possédant une certaine assurance. Il paraît toutefois essentiel que l enseignant croie à la réussite de ses élèves. Ce n est qu une relation authentique où l enfant est écouté, pris au sérieux et traité avec respect qui valorise son estime de soi. Par ses attitudes, l enseignant peut donc agir sur l environnement en créant des situations et les relations qui favorisent l estime de soi. Une dimension importante et pas simplement un concept en vogue L état actuel des recherches permet d affirmer que l estime de soi représente une dimension importante Quant aux liens entre l estime de soi et la réussite respectivement l échec scolaire, mis en évidence par différentes études, ils témoignent du rôle important de l école dans la constitution ou le maintien de l estime de soi. Il serait donc important qu elle en prenne conscience et qu elle se donne les moyens de s interroger sur la place à accorder à certaines dimensions affectives et subjectives qui sont tout aussi importantes pour la réussite scolaire que les composantes intellectuelles. Il serait donc souhaitable d accompagner les enfants non seulement dans leurs travaux scolaires mais également de manière plus générale dans le renforcement de leur estime de soi. Références ANDRE C., LELORD F. (1999), L estime de soi; s aimer pour mieux vivre avec les autres, Ed. Odile Jacob, Paris. BARIAUD F., BOURCET C. (1998), L estime de soi à l adolescence, in BOLOGNINI M., PRETEUR Y. (dir.), Estime de soi, perspectives développementales, Lausanne, Delachaux & Niestlé. GOUMAZ G. (1991), Enseignant-Enseigné: une estime réciproque, Genève, Editions des Sables. HARTER S. (1998), Comprendre l estime de soi de l enfant et de l adolescent: considérations historiques, théoriques et méthodologiques, in BOLOGNINI M., PRETEUR Y. (dir.), Estime de soi, perspectives développementales, Lausanne, Delachaux & Niestlé. JENDOUBI V. (2002), Estime de soi et éducation scolaire, Evaluation de la rénovation, document de travail no 3, Service de la recherche en éducation, Genève, l auteure Verena Jendoubi, psychologue FSP. Assistante de recherche au Service de la recherche (en éducation, Genève. ( Résonances - Novembre

8 M otivation et estime de soi A. Lieury et F. Fenouillet Primitivement proposé par Freud, le concept du moi ou ego, a été vu comme un mécanisme puissant de la motivation par plusieurs chercheurs, chacun lui donnant un nom bien à lui, mais sans qu il y ait de grandes différences entre chaque concept: Murray parle d «estime de soi», Deci et Ryan, de «compétence perçue», Nicholls reprend le terme d «ego» et Bandura utilise le terme d autoefficacité perçue. tour d avance, etc. Dans cette conception, Bandura pense que plus le but est facile à imaginer, plus il va être motivant de sorte que dans une expérience, il compare l effet d un «but proche» par rapport à un «but éloigné». Des élèves de huit ans, très faibles en maths, ont des cahiers d autoformation sur des soustractions qu ils réalisent à leur vitesse pendant sept sessions, au total 258 problèmes. Estime de soi et Cie Pour Bandura, la motivation est essentiellement régie par l autoefficacité perçue (Self-Efficacity: Bandura & Schunk, 1981; Bandura & Cervone, 1983). Du fait de ses capacités de représentations mentales, l adulte ou l enfant est capable d anticiper des satisfactions provenant de ses réussites ou de ses échecs. Le ressort de la motivation serait donc de se fixer un but par rapport à un standard personnel. L intervalle à combler entre le but et le standard pesonnel, crée selon Bandura, la motivation. Cette théorie, du fait de sa généralité, s applique à un grand nombre de situations: à l athlète qui saute déjà 2 mètres (son standard personnel) mais qui se fixe une hauteur supérieure, l intervalle fixé déclenche sa motivation à s entraîner; l enfant qui a battu les voitures sur la ligne d arrivée dans son jeu vidéo, mais qui se fixe le but (par exemple) de gagner avec un La compétence perçue est voisine de la notion d estime de soi, mais plus spécifique d une activité donnée. Les élèves estiment sur des échelles leur sentiment d efficacité. Les résultats indiquent que les élèves ayant un but proche (faire six pages du cahier à chaque session) ont un plus grand sentiment d efficacité (autoefficacité perçue) en fin de test que ceux qui avaient un but lointain (le but est de faire les 42 pages dans la totalité des sessions). On constate également que le but proche permet une performance meilleure en nombre de problèmes résolus. Compétence perçue et autodétermination Mais, d autres expériences révèlent un deuxième «ressort» de la motivation, l autodétermination car toute forme de contrainte (punition ou récompense, temps limite, surveillance ) diminue la motivation. C est pourquoi deux autres auteurs, Edward Deci et Richard Ryan proposent la théorie de l évaluation cognitive distinguant trois formes de motivations. La motivation intrinsèque signifie que l adulte ou l enfant va effectuer une activité uniquement pour le plaisir qu elle lui procure, c est la motivation du «passionné», que l on retrouve souvent dans les loisirs (lorsqu on n est pas contraint): de la collection de papillons ou de timbres aux jeux d échecs ou vidéo, etc. La motivation extrinsèque fait référence à toutes les situations où l individu effectue une activité pour en retirer quelque chose (récompense, bonne note ) ou pour éviter quelque chose de déplaisant (punition, réprimande ). Selon Deci et Ryan les motivations intrinsèque et extrinsèque peuvent être envisagées comme la résultante de deux besoins, le besoin d autodétermination et celui de compétence perçue (ou autoefficacité perçue). La compétence perçue est voisine de la notion d estime de soi, mais plus spécifique d une activité donnée; 10 Résonances - Novembre 2002 )

9 par exemple, un élève peut avoir une bonne estime de soi à l école (en général donc) mais ne se sent pas compétent en dessin. A l inverse, la contrainte associée à un sentiment de nullité conduit à l amotivation (la résignation apprise, pour d autres auteurs). Sachant que l institution scolaire est en elle-même une contrainte, la motivation est probablement très dépendante de la compétence perçue. Or les sanctions, les jugements sévères et l ironie de certains enseignants conduisent à baisser, voire «casser» le sentiment de compétence, pouvant précipiter l élève vers l amotivation ou résignation. Comme on s y attend, les acteurs se révèlent déjà meilleurs dans le prétest ce qui indique que le volontariat dans une activité exprime la motivation intrinsèque, résultante d une bonne compétence perçue (bons élèves) et d un libre-arbitre (volontariat). Mais le fait d avoir été acteurs a un effet très positif sur leur apprentissage puisque au cours du post-test après les trois semaines de stage, les acteurs ont un score de 80% alors que les «spectateurs» n obtiennent que 30%. La motivation intrinsèque, c est-à-dire, ici, l implication personnelle comme acteur, permet une performance élevée et stable. Acteur ou spectateur... Que faire pour qu à l école, situation très contraignante par défaut (enseignants qu on ne choisit pas, horaires, programmes imposés), les élèves se sentent un peu plus autodéterminés. A l école, la motivation intrinsèque pourrait correspondre aux situations où les élèves sont plutôts «acteurs», c est-à-dire impliqués dans une tâche, comme construire un dossier, monter une pièce de théâtre, etc. La motivation extrinsèque correspondrait alors à l élève ordinaire, qui est un peu «spectateur» du cours. Une comparaison de ces deux types a été faite dans le cadre d une recherche action dans un Centre de formation pour apprentis (cf. Lieury et Fenouillet, 1997). Le thème du cours de gestion financière était les sociétés (SA, SARL, etc). Une des phases de l apprentissage était la description d une société prototypique, la SARL sous forme d un jeu de rôles: cinq élèves, les «acteurs» lisaient le rôle d actionnaires décidant de fonder une société 1. Afin d évaluer les progrès réalisés, un test (QCM) était appliqué, soit avant la séquence d apprentissage (Prétest), après la séquence d apprentissage en fin de semaine (TestS) et enfin après un stage de trois semaines en entreprise (Test3). Les résultats globaux se sont avérés très positifs, puisqu une forte augmentation de la performance a été relevée pour ce cours considéré comme difficile: de 8% lors du prétest à 46% en fin de semaine (Test S) avec un faible oubli puisque le score au test après les trois semaines de stage est encore de 41%. Tableau du plan d expérience Groupe expérimental «Implication des élèves» 3 e techno Prétest: 1 et 2 1/ Les pièges de la consommation Analyse de deux situations Mégameubles Encyclopédie Larousse Recherche d autres exemples de pièges Travail en petits groupes Mise en commun au tableau Préparer des sketches (pour le prochain cours) 2/ Sketches sur des exemples de pièges Par groupes de deux 3/ La Loi protège le consommateur Exemples pratiques sur documents: le démarchage à domicile les promotions les soldes 4/ Jeu de rôles sur un problème concret de consommation Répartition des rôles: consommateurs lésés représentants d organismes juristes 5/ Réalisation de schémas récapitulatifs sur: les droits du consommateur les organismes qui garantissent les droits a) Travail en petits groupes: réalisation d affiches b) Présentation des affiches par un membre de chaque groupe Post-Tests 1 et 2 Groupe contrôle «présentation traditionnelle» 4 e techno Prétest: 1 et 2 1/ Appel au vécu (oralement) Ex. en tant que consommateur, avezvous des droits? 2/ Les droits fondamentaux du consommateur Programme des Communautés européennes (texte à lire et tableau à compléter) 3/ Les organismes qui garantissent les droits du consommateur a) Documents sur les principaux organismes: administration, INC, BP 5000, tribunaux b) Exercices d application 4/ La Loi protège le consommateur Exemples pratiques sur documents: le démarchage à domicile les promotions les soldes le crédit à la consommation 5/ Schémas récapitulatifs sur: les droits du consommateur les organismes qui garantissent les droits Post-Tests 1 et 2 ( Résonances - Novembre

10 Sur cette base, il semble donc intéressant de développer les activités susceptibles de stimuler une motivation extrinsèque, notamment les dossiers personnels ou collectifs, les exposés... Apprentissage multi-épisodique et implication des élèves par un jeu de rôles De précédentes recherches sur l apprentissage ayant montré que la multiplication des épisodes d apprentissage (séquences variées plutôt qu un cours homogène) facilitait l apprentissage (Lieury, 1996), le but recherché dans une autre série d expériences, était d améliorer la motivation des élèves en créant des épisodes où les élèves sont impliqués: travail par petits groupes, analyse de situation, sketches (jeu de rôles), réalisation d affiches... A l inverse, les épisodes d un groupe contrôle sont réalisés à la façon d un cours plus traditionnel. Selon la théorie de la motivation de Deci et Ryan, la motivation la plus forte, l intérêt (ou motivation intrinsèque), est déclenchée lorsque les élèves se sentent autodéterminés et se sentent compétents (compétence perçue). Les classes concernées sont une 4 e et une 3 e technologiques d un lycée agricole et le thème choisi est celui des droits des consommateurs et des organismes qui garantissent ces droits. Le cours donné aux 4 e techno est composé d épisodes mais à la façon d un cours plus traditionnel, de type transmission dialoguée; c est donc ce groupe qui sera le groupe contrôle. La classe de 3 e techno, est affectée au groupe expérimental, avec un apprentissage multiépisodique. Cependant, les épisodes sont faits de manière à impliquer au maximum les élèves en particulier dans un jeu de rôles. La chronologie de l expérimentation est la suivante. Un prétest et un post-test ont été utilisés et comportent chacun deux types d épreuves, des questions ouvertes, Test 1 et un QCM, Test 2 (voir tableau du plan d expérience pour l apprentissage multi-épisodique sur la consommation - Lieury & Hélié, 1997). En plus des prétests et tests habituels donnés pour mesurer le niveau d apprentissage, l intérêt (=motivation intrinsèque) et la compétence perçue sont évalués au moyen d échelles en fin d expérience. Les échelles sont notées de +3 à -3, avec la consigne suivante: «Dans chacun des tableaux ci-dessous, cochez la case qui correspond le mieux à ce que vous pensez: échelle d intérêt: «Le cours sur l information et la défense du consommateur m a...» Vivement Intéréssé Peu Un peu Ennuyé Très intéréssé intéréssé ennuyé ennuyé échelle de compétence perçue: «En ce qui concerne mes droits de consommateur, je pense que je suis devenu...» Très Compétent Assez Assez peu Peu Pas plus compétent compétent compétent compétent compétent qu avant Tout d abord, bien que les classes soient d un niveau différent (4 e et 3 e ), elles apparaissent bien équivalentes quant aux connaissances sur le thème des droits qui s avère peu connu au départ puisque les résultats au prétest sont environ de 6 points (sur 30). Le programme d apprentissage avec implication des élèves apparaît très efficace (fig. 1) puisque les élèves de ce groupe atteignent une performance moyenne au post-test de 15 points alors que les élèves du groupe contrôle avec un cours plus traditionnel n atteignent que 9 points. De plus on constate dans la condition expérimentale «Elèves impliqués» que les acteurs du jeu de rôles ont les mêmes performances que les «spectateurs». Au total, ce sont bien tous les élèves de la classe qui ont bénéficié de la procédure et non pas seulement les acteurs du sketch. 12 Résonances - Novembre 2002 )

11 Effets de l implication des élèves sur l apprentissage Effets de l implication des élèves sur la motivation Figure 1 Figure 2 Intérêt et compétence perçue L implication des élèves est supposée agir principalement sur la motivation, mesurée par les deux échelles, l intérêt pour le thème traité et la compétence perçue. L intérêt étant souvent vu comme synonyme de motivation intrinsèque (voir Lieury et Fenouillet, 1996), on suppose que les élèves impliqués vont se sentir plus intéressés. La classe contrôle, qui nous sert de référence, obtient un score moyen d intérêt de 1,4 et de 1,2 pour le score de compétence perçue. Cependant dans la classe impliquée, les acteurs montrent un intérêt plus élevé que les spectateurs (fig. 2), 2,16 (ce qui correspond dans la grille à «intéressé»); alors que le score des spectateurs n est que de 0,71 (c est-à-dire se situant entre «un peu ennuyé» et «peu intéressé»). De même pour la compétence perçue puisque les acteurs se sentent à la fin du cours, plus compétents, 1,83 (proche de «compétent») que les spectateurs dont la moyenne est de 0,43 (entre «assez peu compétent» et «assez compétent»). Par contraste, les scores d intérêt et de compétence perçue des spectateurs apparaissent plus faibles que dans le groupe contrôle. Cette baisse d intérêt nous alerte et il ne faudrait pas que dans une pédagogie d implication, ce soit toujours les mêmes élèves qui soient les acteurs, car peutêtre qu à long terme, la baisse d intérêt des spectateurs pourraient avoir des répercussions négatives. Enfin d autres analyses statistiques (corrélations) montrent qu en fin d apprentissage les acteurs mais aussi les spectateurs qui se sentent les plus intéressés sont aussi ceux qui se sentent les plus compétents (ce qui n est pas le cas au prétest). La compétence perçue ou plus généralement l estime de soi favorise donc la motivation. En conclusion, impliquer les élèves en les mobilisant dans des exercices, en leur donnant des initiatives (autodétermination), comme le choix des sketches, des affiches, etc, les motivent davantage (intérêt), leur donnent des sentiments positifs de compétence perçue ou d estime, qui s accompagnent d une nette efficacité dans les résultats. Cependant, les spectateurs semblent avoir un score d intérêt un peu plus faible que la classe traditionnelle et donc, lorsqu on implique les élèves, il faut veiller à ce que tous participent. Pour en savoir plus Lieury A. et Fenouillet - Motivation et réussite scolaire. Dunod, Lieury A. - Mémoire et réussite scolaire. Dunod, 1997 (2e édition). Fenouillet F, Lieury A. - Faut-il secouer ou résigner les élèves? Revue de Psychologie de l Education, 1996, 1, Vallerand R. J. et Thill E. - Introduction à la psychologie de la motivation, Québec, Vigot, Notes 1 Les rôles et le texte ont été imaginés par l enseignant en gestion Frédéric Buchard. auteurs Alain Lieury, Laboratoire de Psychologie expérimentale, Université de Rennes 2, et Fabien Fenouillet, Département de Sciences de (L Education, Université de Lille III. les ( Résonances - Novembre

12 R egard d un psychologue sur l estime de soi et des autres Jean-François Dorsaz est psychologue au Service cantonal valaisan de la Jeunesse. Il est actuellement responsable de l antenne sierroise du Centre pour le développement et la thérapie de l enfant et de l adolescent (CDTEA). Il est par ailleurs tout particulièrement actif dans les actions en faveur d une culture de la médiation et de la non-violence. Jean-François Dorsaz, l estime de soi est un thème très en vogue, tant dans les médias que dans le contexte scolaire. Peut-on expliquer cet intérêt? C est vraisemblablement dû aux courants psychologiques de ces dernières années. Dans le langage psychologique, on a commencé à parler très largement de ce concept dans les années 60. On a alors insisté sur le fait que l estime de soi est une donnée fondamentale du développement de l enfant et de la construction d une identité. Quelle est votre définition personnelle de l estime de soi? Pour moi, en tant que psychologue, c est avoir conscience de sa valeur, de ses compétences et c est également avoir le sentiment d être une personne qui mérite le respect et la reconnaissance. Aujourd hui, il me semble que l on assiste à des dérives lorsqu on croit que pour renforcer l estime d un enfant il faut le mettre sur un piédestal. Une estime de soi fonctionnelle comporte aussi la capacité d accepter ses limites. Pour avoir conscience de sa valeur, il faut avoir conscience de la valeur des autres. L estime de soi passe par la capacité de respecter autrui. L estime de soi, c est donc aussi apprendre à gérer ses limites Tout à fait. Une bonne estime de soi englobe la capacité de reconnaître ses limites et ses faiblesses. Il faut d abord les accepter, non pas passivement, mais les voir comme un défi permettant de progresser dans la vie. Notre société est assez paradoxale. Le culte du moi est très valorisé et l on pourrait imaginer que le principal déséquilibre rencontré soit l excès d estime de soi. Or, certains jeunes semblent plutôt souffrir d un manque de confiance, même s ils se cachent parfois derrière une armure. Quelle est votre analyse? Je dirais qu il y a bien sûr des jeunes qui souffrent d un manque de confiance, mais je pense que le nombre de ceux qui ont une estime d eux-mêmes hypertrophiée, est en augmentation. Ils se croient parfois seuls au monde et ont une estime totalement non reliée au respect des autres. C est là probablement le fruit d une éducation trop centrée sur l enfant, et qui a créé des enfantsrois. Nous sommes en train de prendre conscience que l estime de soi est certes importante, mais que, comme la liberté, sa propre estime s arrête là où commence celle des autres. Comme le dit Maurice Nanchen dans son ouvrage intitulé Ce qui fait grandir l enfant, il faut un équilibre entre l axe affectif et normatif. On a beaucoup insisté ces dernières années sur l axe affectif en oubliant un peu l aspect normatif de l éducation. L enfant doit grandir en respectant aussi des règles, des normes. L environnement va s adapter à lui, mais il doit en contrepartie s adapter à son environnement. Pensez-vous qu il existe un lien entre le manque d estime de soi et les difficultés scolaires? Il est vrai qu un élève qui manque de confiance aura beaucoup de peine à surmonter les obstacles, car il sera vite découragé. Mais un élève qui a toujours eu de la facilité pour apprendre peut aussi connaître le découragement dès la première confrontation à une difficulté, comme s il s estimait incapable de faire un effort. Je rencontre beaucoup de bons élèves qui se retrouvent en échec dès qu ils doivent fournir un effort. Un enfant qui a une estime appropriée est capable de se surpasser et de faire des efforts. Y a-t-il aussi un lien avec la violence de certains jeunes? Un enfant cabossé par la vie, ayant fait peu d expériences positives, peut avoir tendance à vouloir se faire une place dans la société par la violence. Cependant, on peut aussi trouver ce langage de l incivilité chez des enfants et des jeunes qui ont une trop grande estime d eux-mêmes. Certains enfants arrivent à l école enfantine, sûrs d eux, tutoient l adulte et osent dire n importe quoi et réagissent violemment, car ils ne supportent pas la moindre frustration. Prochain dossier: Les intelligences 14 Résonances - Novembre 2002 )

13 ter un regard réaliste sur soi, mais avoir de la compréhension pour soi-même. Il s agit de voir ses défauts mais ne pas se laisser enfermer par ses faiblesses pour pouvoir avancer. Jean-François Dorsaz: «L estime de soi, c est conserver l espoir que l on peut, quoi qu il arrive, s en sortir.» ( N y a-t-il pas en fait deux estimes de soi, l une entre soi et soi et l autre entre soi et les autres, car l on peut très bien se sentir en confiance face à son miroir mais en fragilité face à un groupe? C est clair que dans l estime de soi il y a le regard que l on pose sur soi-même et ce que l on pense être le regard des autres sur soi. Dans le phénomène de la violence, un jeune peut devenir agressif parce que considérant à tort ou à raison que le regard des autres posé sur lui est négatif. L estime de soi peut aussi être reliée à ce qu on appelle la résilience, car on sait que la confiance en soi donne la capacité de rebondir. Pour qu il y ait résilience, il faut que l enfant soit accepté inconditionnellement par quelqu un comme personne, ce qui ne signifie pas que tous ses comportements doivent être tolérés. L estime de soi est en perpétuelle construction. Tout n est donc pas perdu si un enfant souffre d un déséquilibre dans son appréciation de luimême Non, je crois que l estime de soi se construit progressivement tout au long de notre vie, mais peut aussi se déconstruire. Dans une vie, il y a des moments de découragement et le fondement de l estime de soi, c est justement de savoir au fond de soi que l on va tenir le coup malgré tout ce qui peut nous arriver. Il faut por- On sait que les remarques dévalorisantes sont contre-productives, mais que dire à un élève qui est faible dans une matière et comment le lui dire pour ne pas tomber dans la flatterie? A mon sens, il ne faut surtout jamais faire croire à l enfant qu il est doué là où il ne l est pas. Des félicitations excessives, des renforcements positifs exagérés peuvent faire l effet contraire, car l enfant n est pas dupe. Il est important de repérer les domaines dans lesquels on peut valoriser l élève, mais les difficultés doivent être clairement identifiées. L adulte doit lui faire comprendre qu il est là pour l accompagner et l aider à trouver des stratégies efficaces. Le modèle est en outre important pour un enfant. Les parents et les enseignants peuvent lui dire les difficultés qu ils ont euxmêmes rencontrées et comment ils ont fait pour les surmonter. Il faut lui apprendre à utiliser ses points forts pour s aider lui-même dans les domaines où il a un peu plus de peine. La satisfaction d avoir réussi quelque chose est la meilleure des récompenses. Il suffit parfois de peu de choses pour valoriser un enfant. Le manque de confiance en soi que pourrait avoir un enseignant est-il un obstacle à l estime personnelle de ses élèves? Il est certain que plus on a une bonne estime de soi-même, plus cela a valeur de modèle, mais chacun a des périodes de doute dans sa vie. Un enseignant, même s il se sent momentanément épuisé, peut tout à fait aider l élève à développer son estime de lui-même. Il ne s agit pas bien sûr de faire porter à l enfant ses propres misères, mais de lui montrer que l on peut conserver une petite flamme même dans les moments difficiles. L estime de soi, ce n est pas être «gonflé à bloc» en permanence, mais conserver l espoir que l on peut, quoi qu il arrive, s en sortir. Il faut savoir que les nuages les plus noirs peuvent cacher le soleil, mais ne pourront jamais l éteindre. Le développement de l estime de soi nécessite-til un travail spécifique? Non, l estime de soi est principalement nourrie par de tous petits actes au quotidien. La classe est un lieu idéal pour prendre conscience de sa propre valeur, tout en reconnaissant la valeur des autres. Et si, au lieu de voir la valeur des autres comme menaçante, l enfant la voit au contraire comme complémentaire et enrichissante, il est prêt à devenir un citoyen. Le sommet de l estime de soi, c est le sens de la responsabilité individuelle et collective. Une bonne estime de soi est à la base de la coopération et de l autonomie. Propos recueillis par Nadia Revaz ( Résonances - Novembre

14 E chos du Forum petite enfance sur l estime de soi «L estime de soi la certitude intérieure de sa propre valeur», tel était le titre plein de promesses du Forum petite enfance organisé à Monthey le 23 octobre dernier. Au programme, quatre conférences données par des spécialistes de la question, dont Jacques Salomé, psychosociologue connu pour ses nombreux écrits à succès. La journée fut enthousiasmante avec un public hétérogène et nombreux au rendez-vous. Je voudrais vous livrer ici le récit de cette journée d études mise en place par la Commune de Monthey, via Véronique Bressoud, cheffe de la Commission enfance. Mauvaise image de l estime de soi Après les mots d ouverture, la parole est donnée à Jacques Salomé pour évoquer le passage de l amour de soi à l estime de soi. Il commence par relever le fait que l estime de soi n est pas bien vue dans notre culture judéo-chrétienne. C est souvent à tort que cette notion est associée à l égoïsme, au narcissisme alors que l amour des autres passe toujours par l amour de soi. L enfant se développe trop souvent encore dans un contexte de disqualification et de dévalorisation, ce qui casse l estime de soi. Par ailleurs, même face aux messages positifs, nous sommes fréquemment des handicapés du recevoir. Nous n avons pas intégré que c est celui qui reçoit les messages qui leur donne un sens. Pour Jacques Salomé, il faut apprendre à accepter les compliments et à restituer symboliquement les messages négatifs. Hélas, la conscientisation ne suffit pas: il faut encore apprendre à accepter les compliments et à restituer symboliquement les messages négatifs. Il faut également apprendre à alterner les positions d influences réciproques pour que le pouvoir soit partagé dans la relation. Simple à dire, mais moins facile à mettre en œuvre, car tout s y oppose dans notre société. Pour Jacques Salomé, il existe six besoins fondamentaux pour le développement du quotient relationnel. Il s agit du besoin de se dire, du besoin d être entendu, du besoin d être reconnu, du besoin d être valorisé, du besoin d intimité et de celui d exercer une influence sur nos proches. Ces quelques considérations sont du moins ce que j ai perçu lors de cette journée, car, principe de base de la communication, Jacques Salomé rappelle que ce qui est compris n est pas nécessairement ce qui est dit. Luis Véra a abordé le sujet en fonction de son regard de clinicien psychothérapeute à Paris. Il a centré son exposé sur les facteurs favorisant la connaissance de soi et les instruments pour évaluer en thérapie l estime de soi des enfants. Il évoque le lien entre absentéisme et manque de confiance en soulignant que les stratégies d évitement fréquemment utilisées lorsque le sujet n a pas assez d assurance renforcent le sentiment d incapacité et les comportements phobiques. Dans sa pratique de clinicien, il constate une évolution dans la prise en compte de l estime de soi. Aujourd hui, ce sont fréquemment les enfants en souffrance 16 Résonances - Novembre 2002 )

15 et non plus les parents qui demandent de l aide pour améliorer leur appréciation d eux-mêmes. En général, ils viennent pour un déficit d estime, car l excès de confiance en soi est rarement conscient et vécu comme un problème, alors que le narcissisme a des conséquences très fâcheuses aussi. Danger du culte excessif du moi Patrick Estrade, psychologue et psychothérapeute à Nice, commence, quant à lui, par dire que l estime de soi est une valeur fragile et que, dans notre société où l individuel a tendance à prendre le pas sur le collectif, il Pour Patrick Estrade, l estime de soi est une valeur fragile dans notre société où l individuel a tendance à prendre le pas sur le collectif. ne faudrait pas virer au culte excessif du moi, au syndrome du «parce que je le vaux bien». Reste que les entraves à la confiance en soi sont encore nombreuses, même chez les enfants. Elles sont selon lui de trois ordres: patriarcales, familiales et liées aux névroses personnelles. Les petits virus de la communication comme il les appelle prennent en outre valeur de prophéties (les formulations injustes du type «tu es lente», «tu es nul» s avèreront bien souvent exactes parce que chaque répétition produit un effet négatif). Les parents, les enseignants voient trop souvent ce que l enfant n est pas et sont dans le registre de la compa- L estime de soi en citations L influence du milieu scolaire Globalement, les systèmes scolaires compétitifs améliorent l estime de soi des sujets chez lesquels elle est haute et altère celle des autres. A l inverse, les systèmes non compétitifs valorisent relativement moins l estime de soi des bons élèves, mais améliorent celle des mauvais. C est assez logique, car, dans les systèmes non compétitifs, les réussites ne sont pas excessivement valorisées, ni les échecs durement sanctionnés ou trop soulignés. Du coup, les sujets à basse estime de soi se sentent moins menacés par une ambiance d émulation dont on a vu qu elle convenait aux sujets à haute estime de soi, que ces derniers la vivent avec calme ou avec tension. Christophe André, François Lelord. L estime de soi. S aimer pour mieux vivre avec les autres. Paris: Editions Odile Jacob, raison, et il convient de ne pas oublier que la comparaison est toujours trahison. Comment dès lors changer le regard sur l enfant et l aider à porter un jugement plus bienveillant à son propre égard? Pour Patrick Estrade, la solution est dans l écoute active (écouter les envies, les craintes, les rythmes mais aussi les bêtises de l enfant), ce qui ne signifie pas forcément répondre à tout. De fait, l autorité crée l estime de soi tandis que l autoritarisme produit le déni de soi, se plaît-il à rappeler. Tout est question de dosage en somme. Le témoignage de Marie-Bernard Chicaud est celui d une psychothérapeute un peu particulière puisqu elle a beaucoup travaillé avec les jeunes de la rue et dans le cadre de l aide humanitaire. Elle considère que même les adolescents violents, ceux qui donnent souvent une impression d un excès d estime d euxmêmes, sont presque tous en grande difficulté identitaire. Elle constate que les mêmes doutes, les mêmes failles traversent les milieux sociaux. L insécurité professionnelle même pour les diplômés est selon elle un facteur aggravant du manque de confiance de soi qu elle observe chez les jeunes qu elle rencontre dans sa pratique. La pression sociale de l image corporelle standardisée, qui est malheureusement véhiculée par les médias, et l absence de cause à défendre tendent en outre à complexifier la crise identitaire propre à l adolescence. Les jeunes trouvent un refuge dans le monde virtuel ou pire dans la drogue, la violence La loi est selon Marie-Bernard Chicaud l un des derniers remparts face à une estime de soi et des autres fragilisée. ( Résonances - Novembre

16 Origine du Forum Depuis 1996, la ville de Monthey en est à son 4 e Forum entièrement dédié à l enfant. L idée de traiter de la thématique de l estime de soi a surgi, ainsi que l explique Véronique Bressoud, cheffe de la Commission enfance montheysanne, d une réflexion en prise directe avec la réalité vécue sur le terrain concernant les problèmes de limites. Pour lutter contre les incivilités, la question des stratégies de revalorisation des enfants s est ensuite rapidement posée. Le sujet de l estime de soi correspondait par ailleurs à un intérêt médiatique relativement fort mais récent. Véronique Bressoud est extrêmement ravie du succès rencontré par cette journée consacrée à l estime de soi. Les parents, les enseignants des différents degrés de la scolarité, les psychologues et autres partenaires de l école, mais aussi des politiques étaient au rendez-vous et ont apparemment été enthousiasmés par la qualité du contenu. T rois témoignages après cette journée ALAIN BUSSIEN, enseignant au CO à Monthey MÉLANIE SOULIER-PECI, enseignante en 1P-2P à Martigny Alain Bussien est maître d éducation physique et sportive au Cycle d orientation à Monthey et également sophrologue. Il a trouvé la journée très intéressante avec des intervenants de qualité, dont les points de vue se complétaient. Intéressé par la problématique dans le cadre de son activité professionnelle, il est d avis que la journée lui a permis de démarrer une réflexion. «Je serai désormais plus attentif à cette question dans mon enseignement», explique-t-il. Il aurait apprécié une approche plus pratique de la thématique dans le cadre d ateliers, mais au vu du nombre de participants, il reconnaît que c était impossible. Selon lui, cette lacune a largement été compensée par la richesse du mélange du public. Seule réserve, il regrette qu une majorité d enseignants n ait pas eu la possibilité d y participer. Quelques sites Site d une école, l école Murielle Dumont au Québec, qui a implanté une démarche systématique pour développer l estime de soi chez les élèves. Site de l AIDES (Association des intervenantes et intervenants pour le développement de l estime de soi) qui a été fondée en 1995 pour promouvoir l estime de soi dans tous les domaines de l activité humaine et pour tous les âges de la vie. Bibliographie de Daniel Calin, formateur d enseignants spécialisés, sur le narcissisme et l estime de soi. C est une éducatrice de la petite enfance qui a informé Mélanie Soulier de l organisation de cette journée à Monthey. Dans la classe, elle a des élèves qui manquent de confiance en eux et était donc tout à fait enchantée d assister à des conférences en lien avec ce thème. Comme elle a congé le mercredi matin, elle a ainsi pu assister à l ensemble de la journée. «Les regards des quatre conférenciers étaient très différents, mais très complémentaires. Je me suis rendu compte de certaines paroles qui peuvent être blessantes au quotidien», souligne-t-elle. Elle n attendait pas de recettes miracles mais des idées de pistes et a par conséquent été pleinement satisfaite. DANIELLE BESSON, présidente de la Commission scolaire à Saxon Mère de quatre enfants, Danielle Besson est actuellement présidente de la Commission scolaire à Saxon, mais a aussi été enseignante au CO. Elle était donc intéressée à plus d un titre par la thématique traitée. Elle avoue que le nom de Jacques Salomé a ajouté à sa motivation initiale. «L ambiance de la journée était très sympathique et le contenu très riche», note-t-elle. Danielle Besson pense qu une telle offre devrait être plus ouverte à l ensemble des enseignants, et qu il faudrait même les encourager à participer à de telles journées. Pour elle, le terme de petite enfance était erroné, car l estime de soi commence bien sûr dès le plus jeune âge mais se construit, voire se déconstruit tout au long de la vie. Elle a trouvé que l idée de Jacques Salomé concernant la nécessité d un enseignement de la communication relationnelle à l école était à retenir. Propos recueillis par Nadia Revaz 18 Résonances - Novembre 2002 )

17 L estime de soi en citations Soutenir l enfant Il y a diverses manières d encourager. Chaque fois que nous soutenons l enfant dans une conception personnelle, courageuse et confiante, nous lui apportons un encouragement. Le flatter est inutile. La première question qui doit nous venir à l esprit est de savoir si notre méthode l aidera à développer l estime qu il a de lui-même. Danielle Laporte, Lise Sévigny. Comment développer l estime de soi de nos enfants. Guide pratique à l intention des parents d enfants de 6 à 12 ans. Montréal: Editions de l Hôpital Sainte-Justine, Prévention par l estime de soi De nombreuses recherches démontrent d ailleurs que l estime de soi est au cœur de la prévention de problèmes tels le décrochage, les difficultés d apprentissage, la délinquance, l abus de drogue et d alcool et le suicide. Danielle Laporte, Lise Sévigny. Comment développer l estime de soi de nos enfants. Guide pratique à l intention des parents d enfants de 6 à 12 ans. Montréal: Editions de l Hôpital Sainte-Justine, Conseils aux parents Montrez l exemple à votre enfant Avant de vous préoccuper de l estime de soi de vos enfants, occupez-vous de la vôtre! Soyez un modèle: acceptez les critiques, ne vous effondrez pas face aux échecs. Surtout, n adoptez pas des comportements opposés aux valeurs que vous souhaitez transmettre. Exprimez régulièrement votre affection L «intention d amour» ne suffit pas. Elle doit être accompagnée de paroles claires et de gestes concrets des baisers, des «je t aime», et pas seulement des cadeaux pour qu il sache qu il est digne de passer devant vos autres préoccupations (le travail notamment). Donnez-lui le sentiment qu il est unique Votre enfant doit prendre conscience de sa propre valeur. Evitez de le comparer avec ses cousins, ses copains S il a des frères et sœurs, ne vous adressez pas toujours à eux en tant que groupe, mais passez du temps en tête à tête avec chacun. Ecoutez-le régulièrement parler de lui N attendez pas qu il soit triste pour vous occuper de lui. Prenez la température de son moral en toute saison. Intéressez-vous à ce qui l intéresse Il apprend le judo, construit une maquette d avion, est fan des 2B3? Encouragez-le! Ne vous contentez pas d une vague marque d intérêt, mais demandez-lui quelle prise il préfère, combien pèse une aile en balsa Diane Wulwek in Psychologie magazine. N 179, octobre Etre conquérant Voilà peut-être ce qu il est le plus important de faire comprendre à celui qu on éduque. Devenir soi-même est une conquête, cela ne se fera pas tout seul. Sans ce désir d aller de l avant, de surmonter les épreuves, d affronter les difficultés, on n a aucune chance de se découvrir, de se développer, de devenir ce que l on est en germe. On ne gravit pas un sommet élevé en montagne sans avoir cet esprit de conquête et, le sommet atteint, on a vraiment le sentiment d avoir réussi un petit exploit et la satisfaction d avoir surmonté des difficultés: bref, on est légitimement fier d être parvenu au but. C est bien cet esprit de conquête qu il faut insuffler à nos jeunes. La confiance en eux leur viendra d avoir vaincu, de s être vaincu. Yannick Bonnet. Les neuf fondamentaux de l éducation. Paris: Presses de la Renaissance, Conscience L estime de soi n est pas du tout synonyme de narcissisme et ne constitue nullement un sentiment d admiration de soimême associé à de l égocentrisme, à des sentiments de grandiosité et d omnipotence. Au contraire, l estime de soi suppose une conscience de ses difficultés et de ses limites personnelles. Toute personne qui a une bonne estime de soi est capable de dire d elle-même: «J ai des qualités, des forces et des talents qui font que je m attribue une valeur personnelle, même si je fais face à des difficultés et que je connais mes limites.» Malheureusement, dans notre société de tradition judéochrétienne, l estime de soi est encore trop souvent associée à vanité, orgueil et égoïsme. Germain Duclos. L estime de soi, un passeport pour la vie. Montréal: Editions de l Hôpital Sainte-Justine, Pour aller plus loin Germain Duclos. L estime de soi, un passeport pour la vie. Montréal: Editions de l Hôpital Sainte-Justine, Danielle Laporte. Pour favoriser l estime de soi des tout-petits: guide pratique à l intention des parents d enfants de 0 à 6 ans. Montréal: Hôpital Sainte-Justine, Danielle Laporte, Lise Sévigny. Comment développer l estime de soi de nos enfants. Guide pratique à l intention des parents d enfants de 6 à 12 ans. Montréal: Editions de l Hôpital Sainte-Justine, Chantal Métivier, Louis Cartier. Les petits plongeons: éducation aux valeurs par le théâtre: l estime de soi, 6 à 9 ans. Montréal: Ed. de la Chenelière [etc.], Rosette Poletti, Barbara Dobbs. L estime de soi. Un bien essentiel. Saint Julien en Genevois: Editions Jouvence, ( Résonances - Novembre

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