HISTORICAL ARCHIVES of the EUROPEAN UNION. Emile Noël fonds FONDS CODE EN-1214 DATE TITLE

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1 HISTORICAL ARCHIVES of the EUROPEAN UNION Emile Noël fonds FONDS CODE EN-1214 DATE 1964 TITLE Mise en route du Marché commun THESE DOCUMENTS ARE FURNISHED FOR STUDY PURPOSES ONLY. WRITTEN AUTHORIZATION MUST BE OBTAINED FOR ALL OTHER USES

2 .- -~,- PRESSE ET IN FORMA!'101-1 BUREAU DE PARIS Communication N 45 Pons, le le 25 lviai 1)162, Nous vous prions de trouver, ci-jcint, les passages concernant la politique europeenne, extraits du discours de : M. Pierre PFLIMLIN a ANNEMASSE, le 20 Mai 1962

3 t ;,l~ I.. Extraits du discours prononc~ M. Pierre PFLHILIH par ~3 l.iai au Congres Departemental M.R.P, d,; l2 Haute-Savoie a ANNEMASSE le 20 mai 1962 D'une maniere inattendue, la recen ce conference C.e presse du President de la Republique a suscite, au sujet de 1 1 Euro;oe, un differend qu'il eut mieux valu eviter et qui nous a contraints a prendre, pour des raisons de loyaute elementaire, tme decision penible. Il me parait necessaire d'eclairer la nature de ce differend que les controverses ont obsc:1rcl Il cow:ient d'abord de se rejouir que le General de GAULLE n'ait p2.s repris a son cowpte la formule de l 1 "Europe des patries", qui tectdal~ a fa.ire croire que les partisans de la ComLmnaute Europ2enne acceptant, ''Dire r.1ewc souhaitent, que les patries soient dissoutes ou fusionnees. 2ien n 1 est plus f~uy C'est parce que nous voulons que notre patrie vive prosp~re et s'' panouisse que nous crayons indispe:lsable' a 1 1 epoque ou nous sommes' de l'integrer a une Communaute plus vastc, La formule de l'europe des Et.9.ts, proposee par le General de GAULLE, est certainement plus claj_: ~. mais elle n0 suffit pas a faire de l'europe une realite vi''2.nte. Elle signifie que l 1 Europe resterait dans l'etat de fragmentation o~ l 1 ont mises les vicissitudes de son passe. Chacun d~s peuplus qui ld composent resterait 11 enferm8 dans ses fronti res qu :on a ~~.~pel es les cico.t:rices de l 1 histoire". On se bornerai t a org2n~'"'"' periocliqu~?nent des rencontres entre les hommes- chefs d'e~nt, ch;fs de GOUVarnement, ministres - a qui est conf.ie le ::or t de:s Ete:.ts :1ation~u:.:{ Ainsi. un petit nombre d' hommes oeulealeont pertic iperai t a la v:o.e cor.1oune de 1 1Europe. Il pourrait m~me u.rr:~-~p~r q:.).e pouy cel.. t ':.ins pays il n'y efit pratiquement qu: un Sl~Ul pa~ l i Cil '.!lt :uclle qu<? ~ la dimension de cet homme u~-dq,_12, ::-:-::-1.:::. i.'lou:;:; pci,_-ait ::.nsr.tffis3.nt. Nous propos ens, pour notr12 pc:. t. qt:t:: 1 ~on cr2t.~ la Couwuna.utt2 des peuples europe ens, c 'est 3. dire 'J.!',e F~l~'Jpe d'-1ns le.qy.elle les peuples par leurs elus et p9.l' tout.~ ]~U~q for~<b vivee pourront participer ~ la vie communaut~ire.

4 t..; Qu'on ne r:1e dise pas qu'il s'agit d:une quer8ll~ rlc r;v)ts, d'une controvers8 doctrinale, sans port~e pratique et sans actualit~~ L'Europe des Etata, nous la connaissons depuis lon~tenps. Elle no~s ranl,ne au XIX.8me si8cle, au CongrE:s de Vienne et au 11 concert euro~sen 11 dont on parlait a nos grands-peres. Le corccert durait jusqu'au ::"cgoent ou les r.msiciens se jetaient leurs instruments 2. l<:t tete. Je veux dire qu'il n'a jamais emp8che les Etats euror,2ens de se laisser emporter par 1 e national i SOle e t de s e faire la guerre, Le fait,ie donner aux rencontres un caractere periodique augoentera la consoornation d8s tapis verts, mais ne constituera pas, a lui seul, une innovation fondamentale. Il faut done chercher autre chose, Les auteurs des Traites de Paris et de Rome 1 1 ont compris. Ils se sont engages dans une voie entiereoent nouvelle, avec une hardissse et une lucidite auxquelles les difficultes actuelles donnent plus de relief que jar.1ais, Par ces Trait.;s, six Etats europeens ant forme entre eux des Communautes disposant d 1 organes coomuns - Executifs, Parlement, Cour de Justice - qui, n 1 appartenant en propre a aucun des Etats meobres, disposant a leur egard d'une certaine autonomie, peuvent etre le creuset ou s 1 elabore pou a peu une volonte commune. Deja on voit se dogager un esprit cormun, deja s est constitue tout un reseau de liens organiques et d'imbrications grace auquel l'europe des six n'est plus dans le dooaine economique une simple juxtaposition d'etats. Le succes du l:iarche Coi:Lmn., dans lequel les Gouvernements ont certes leur grande part de mgrite, mais au.quel les organes cor1munautaires ont larger1ent cohtribue, demontre de r1aniere eclatante l'efficacite de cette conception nouvelle. Car c'est d 1 efficacite pratique qu'il s'agit et non d 1 ideologio. Et la legon que donne l'experience economique doit 5tre ~ise l profit sur 1 e plan poli tique, Les fonda teurs des Com<::u... >J.autes pensaient et pensent toujours que l'unite econot1ique doit ctre un acheminement vers 1 1 unite politique. J'entends bien qu'il serait difficile d'utiliser inw~diate~ent dans le domaine politique les structures et les methodes qui ont reussi dans le domaine economique. Il est raisonnable de prevoir une periode transitoire, dans laquelle la cooperation int~r-gouvernementale preparera l'instauration d'une veritable cooc.1unaute politique. Quelle est la caracteristique essentielle d 1 une Coomunaut~? En quoi se distingue-t-elle d 1 un simple asse:::blage d 1 Etats q_ui cooperent? Dans une Communaute on s'efforce de conciliar l~s points de vue, de s'entendre a l'amiable, de regler lcs differcnds par d I honorables compromis. Mais en fin de compte, si aucune transacth n n'intervient, la majorite - qui peut etre une oajorite q_ualifiee des deux tiers ou des trois q_uarts.. tranche ct decid<o. Cette perspective est d 1 ailleurs de nature a asscuplir les intralsi.:;eances et a faciliter les conciliations.

5 ~.; L0s d0cisions a la majorit8 sont pr8vu~s l'oros e:t d8jh~ dans certains cas, par les Trait~s de Paris ct de R0o~ pour l0a Corr.unautes existantes. 1-'our l 'union pcjli tique, le G~n.2ral cle GAULLZ exclut toute d~cision majoritaire, non seulcw~nt dans la preniere ~tape, co qui est - je le r(p~te parfaitenent raisonnall8, nais ~ tout jacais, ce qui mb parait tr~s r~grettabl~. L0 pl~rtquc l'on c~t en terre pcut n'&tr8 qu'un ~rbriss0au ; rnais qu'on ne l~i d~fende pas de devenir un arbre,.. En v~rit~ l'union politique s~:ait sans avenir si olle ~tait soumise d.:finitivernent 8. la loi d'" l 1 un:mirnit8. La Pologne::.. }'8ri parce que les d~cisi0ns qu'exig&ait sa d~fcnse n~ p0lj7aicnt atre prises par la Diete qu'a l;unanimit8. Les Institutions que le veto d'un seul peut paralyser sont vouees a 1 1 inpuissance. On objec~qu'une telle discussion n 1 est pas actu~lle 1 des lcrs que nous adnettons que la Communaute politique ne ;:-ourrait etre institu8e qu 1 au bout d'une certaina p~riode de pr8paration, liais il apparait que, des a present, l'un des principaux obstacles quiretardent la marche vers l'union politique 8st le refus de la France de lui donner conme objectif l'instauration d'un~ verit~bl~ Comnunaute, Nos partenaires ne sont guere tentes par uno offre 1e fiangailles qui n'est assortie d'aucune prom8sse de mariage, Faute de progresser, l'europe est menacee de rccul et peutetre de dimocation. La solidarite des six est gravemont ebranlee par l'affaire de l'union politique au moment ou elle dcvrait etre plus forte que jamais pour affronter lc,s problemes que pose la demande d 1 adhesion au Marc he Comnun presentee par la Gr=Jc- Bretagne. Nous esperons que ces problemas seront resolus favorablenent et que 1 1 entrevue prochaine entre le General de GAULLE et I!, l.i3.c l>iillan y contribuara. Le Gouvernement britannique parait fer~emcnt resolu a aboutir et il ne devrait done pas etre impossible de resoudre les difficultes dans le respect integral du Traite de Rome. Nous souhaitons vivement qu'en outre la Grande-Bretagne accepte, sur le plan politique, l 1 idee d'un achemineraent progressif vers uno solution vraiment communautaire. 1 1 Europe doit s'etendre autent quo possible dans l 1 ordre economique sans pour autant renoncer a creor dans l'ordre politique une unite organique de plus en plus solide. Il nous faut une Europe large, mais aussi une Europe duro, Il n I y a plus de ter:.ps a perdre. Derriere la fagade brill ante de la prosperite engendree par lc Marche Conuun, ap_arclisscnt deja des signes de decomposition. On voit, ga t la, l0s ecoysm0s nationaux rclever la. tete. Le Chancelier ADENAUER auqucl l 1 ::0urc;::c doit tant de reconnaissance, ne peut, 8. lui seul, - il le sait biengarantir l 1 orientation future de l Allemagne, Nou~i\c soraues a l 1 abri, ni los uns ni les autres, d 1 une rechutc dans le nationalismo. Rechute qu 1 escomptent et que tentent de provoque~ ceux qui a l'est nous observent et nous guettent. Il faut done tout d2 suite resserrcr les liens, re~liser des progres concrets vcrs!unite, 2ais aussi tracer les grandes perspectiv~s d'avenir qui orientent la vie des. peuples en donnant un sens n leur destin et un alir.ent a l<?ur esperance. I,;....

6 t./ A ceux qui profeseent les id~es que je viens d'ux oser, le G~n~ral de GAULLE reproche de vouloir soumettrc lee pouplos europ8ens a un 1!f8d0ra teurll ext8rieur a l' Europe; i c I e:st.. e. d.iro - parlc n:: clair - aux l!:tats-llnis d'amerique. R8prvche aussi injustc ou'inatteendu. N'est-il pas 8virlnnt, au cvntrairc, qu<: l'eurooe au;a d'autant plus rlc chances d 'ctre trai tee en partonairc: 6co;t< ot resp~ctdc que son unit6 sera plus fortom8nt soudee? Ce qui est vrai, en revanch8, c'cst que nous sorlilen ferm~nent attach~s, non seulement ~ l'allianco atlantique, qui huur8usem&nt n 1 ~st pns mise en cause, rr1ais aussi ~ l'o.t.a.n. qui en est!'instrument indispens8ble, Toute attitude, toute initiative qui'' pour Gbjet ou pour resultat d'affaiblir l'o.t.~,n. nous parait dangereuse pour la sec uri te de la France. Au cours de la prer,,ierc t;ucrre nondi.ale1 il a fallu des cxperienc~s tragiques pour fairc adlh:ottre par taus la necessitd du commandement unique qui a conduit los Allies a la victeire. Des cette epoque, on a reconnu que les alliances du type classique etaient inefficaces. Face a un adversaire qui dispose, en cc qui concerne des armes dites conventionnelle:s, d 1un8 sup.sriorite redeutable, 1'1'urope ne peut etre defcndue cfficacement qug par ung force atlantique unifiee, capable de riposte imdediate. Nous sommes reconnaissants au President KENNEDY d'avoir affirm.; un" fois de plus que nous pouvons, en cas de danger, col'i,te:r sur les Etats-Unis d'amerique. L'all~:nce americaine rcstera longtemps encore le fondement essentiel et irremplaqable de notre securite. Cela ne veut pas dire que nous decl:imns la responsabilitc de nctre defense. Il est legitime, au surplus, que nous revendiquions la possibilite de participer aux decisions essentielles. Mais toute mcsure de desintegration nous parai t dange:,-euss dans la mesure o c, ellc pourrai t, t6t ou tard, 6ervir de raise~ ou de pretexte a un desengagement americain qui serait pour notre pays un peril mortel. Il ne s'agit pas - une fois encore - d'abstractions ou de discussions doctrinales, voire partisanes, mais de realite de chair et de sang, La defense doit etre nationale, mais elle doit aussi et surtout etre efficace, si l'on veut donner des chances de survie ala nation et a ses libertes. Les raisons qui nous ont conduits a quitter lo Gouvornement sont - on le voit - d 1 importance fonda::jentetle. Mais elles ne neus font pas perdre de vue~cautres probl~des qui requi~ront aujourd'hui l'attention des Fran9ais. Ncus ne ferons rien qui puisse a.:;graver une situation qui est deja d 1 une precari te dra1;1atique. No us no us interdirons toute obstruction, toute opposition systenatique. Dans la fidelite a nos idees, nous continuerons de servir lc pays et la Republique, -~.. -. :-. "*. '~ ' ~- Wi, ~:.... ~,;..,

7 Page 6 - LE MONDE - 18 oout 1964 '""-"" " v TISME 'OIRS» FRAN(AIS :s ALLEMANDS E Navigation de plaisance s AU CHAMPIONNAT DU MOND! DES «MOTHS LES SUISSES SURCLASSENT les FRANCAIS GERARD DE FERRIER cde notre corres:sxmd. parucuurr l f'nnce del upolra a, dlmancbe 6 ctlon corrupondante d"allemagne rlllante,.idoire de not mains d eux accuelllie, que 1"1n demler 'c;:_,-.,,:.,;c "'"'''""~:-,_::_ :, 1.,.alent eubl une neue d J ii 1 motre st&eple, et a1.1rtout IH lonc~ura Gloc:ker. 16 rn. 33 ou po!da, Welfr n boek au db-que, 10 IWnt mla en <ilvldeuce. Lts seniors fran~ais dominant los Sulsses p 0 R T NATATION Alain Gottvalles: 54" 2/10 troisieme nageur mondial sur 100 v E j

8 -... LE MONDE - 18 oout Page 5 ENTRE DEUX HAlES D'ESTIVANT~ ENTHOUSIASTES le general Je Gaulle 11 porcouru lo route tlu deborquement Je Provence jolonnee Je cimetieres et Je monuments commemorotils VlngtiOme anniveno.lre du d<ibarquemenl ad Pro nnce, Le general de Ge.ulle a pr idt umedl le1 c.&ramonlaa commllimon.ti 81 du 15 aolll qui auccedainll de monumenla en dmeh,.rn, de stelet en bloc de granif, le long de eeue cote des Mau.re. ou. II y a Yingl an1, Americain el Frano;aia componnl Ia 7' armge duuiuaient i prendre pled. Toile- de fond de cette journoa du ou nnlr, Ia mn.&thu:el8nle, soul un del et un 1oleil qui etalenl vralmenl le ciel el le 1olell de rauomption. ::~:~~-~ :::c:::e d~o~t:~c:=e~ d::~-:e :::: eil~.r~:~~:; ~ea~= 0 l~ad~o~:e:~~p isc:~::~eb::~r=::lr::, '::~: ::~~ c:hen - penlueu presque saml objet. Commt 11 le, flit ::b1i!~::!er;::!!:n:o"i~~r!i~le~:~::!:,~:,c:h;!. d;j~~~:! el repondall de sea deux brill. de deux maura qul.. depuls plus de vlngt ens, deuinenl loujouu le V a vlc:lorieu'ic. Quand le c:ort g a'arrilait. c:'ijail I ruh, La toule enlourail de GauHe: Ia general seu~ du mains, dl... it qualques moh a una femme qui ll'rllit amani sa filleue panlysi!e dans son fauleuil d'infirm.e. embraneit le hont de l'enfant, nluau un c:ornbltlar.t de 1914 d'un.. Bonjour, l'anc:ien. s'evan;au au Rayol ven In pomplers foresiien qui ont au c:ellt annh, dil-11, pas mal d'ouvrage., el faisail arriter sa 1'0ltura en plaine route en l'honneur d'un maire c:alnl ds 1011 echarpe trlc:olore. Jamai peul-itre dana 1111 dc.ph1<:emanh a lr&yui )a Frane.. le pre&ident de Ia R8pub1ique n'a nil lrouvio uj~. public auui Ja.,orable : public du 15 aoui. deja hau:eux d'itre lill. livre au plaisir des vac:anc:es. de ae :relremper dana lfll souvenin de Ia Libiration. beureux de voir pas.aer de Gaulle " dana sa tenue litgendaire avec: &a croix de Lorraine. le aaluanl de vivda.r d'applaudililemedts &ans fin. et uns doule pril aple d iscours du chef de I'Etat a Toulon «Des moyens modernes de dissuasion et de defense peuvent mettre Ia France a meme d' etre forte et ecoutee» Place dt' la Libl'rtt, aprts avoir re11du hommag11 prlsonnlers, dont un tiel's aux mains des Fro:mli la t'ille de Toulon, le gtnt'ral d<: Gaulle a diclare : ~ ais. En attendant It's rude~ I"Hort.!! de- l'hivcr, Dans Ia vaste entreprise militaire cntamee par la coalition depuis le 6 juin pour briser en Europe Iii puissance du Troisii~me Reich allemand, le 15 amlt a marque une date d~cisive. C'est le moment ou!'offensive menee par le general Eisenhower, apri'!s le grand succes du d.! puis ceux de l'otfen~ive finale, Ja France presque tout entitke etait dcsormais llb~ree. Le succes de l'~preuve de In guerre, comme le bonheur d:ms la vie, n'exlsle que par compa raison. Si Jcs combal~ livrcs uu cou\'s de cetle periode marquaient, comme il Ie tallait pout l'avenir de notre pay~. tme notable participation de Ia barquement des troupes de Montgomery et de Bradley sur la cote de Ia Manche, puis l'echec France a sa propre libe-ration, et bientot a la vic in!lige. nux contre-attaques gennaniques, entin Je toire, le fait tirait principalement ses merite~ doklenchement de l'avance generale vers!'est, n'a ct son relief du dt'.sastre et de l'abaissement pas encore rompu dans son ensemble la resistance qui lui est opposee. C'est le moment. oil 1e.s forces!rancalses de l'intuieur. qui accrochent l'ennemi en maintes regions du terriloire, empechant huit de ses divi~ sions et trois de ses pan~.ers de se porter en No.rmandie, coupant partout ses communications et bouleversant ses arrii.'res, voient s epuiser leul s moyens, C'est Je moment oil dan:s Paris forternent tenu par l'occupant, men<~ce de destruction, l'insurreetion nationale ne peut que guetter le signal qui qui l'avaient cruellement precede. par rapport au destin de detaite, dcmt beatlcoup avaient cru qu'il etait cclui de Ia France. En vo!ritt>, i1 y avait-lil, en depit de toutl"s les detaillances et divisions inhcrcnles aux revers subls t't aux renoncements proc\ames, l'etlet de la volonte et de l'unite natio nates.,. Car rlen d'autre n'a\'alt pu!i.usrlter la formation & Alger d J gouvemement de Is Republique francaise, dt>positaire de Ia SOU\'erainete et diri geant dans tous le...:; domalnli's l'effort de guerre de Ja France,!'adhesion entbousiasle du pays, 8. la!nait paraitre au grand jour. mesure qu'll lui t!:tu.it pos..<;ible de temolgnel' :<es C'est le moment ol1 en Italie. l'adversaire sentiml'nts, la fusion reall"t!:e et de:'j<i. heur!'usement vaincu a hauteur de Naples puis de Rome, est eprouvee f'n Corse, eu rtalle, SUI' Ia mer, des for-tes parvenu.a se retablir par l'apennin, tandis qu'en de la France llurf'. qui jllmnls n'avalent ees.-;e d" c: Ru.ssie il lutte toujours avec acharnemcnt contre combattre, et de$ elem,_ nts de l'atmee. de Ia I' 1'avance des armces sovietiques. ma1 lne. de l'aviatlon, que les consignes de dcfal~ 1 Pour les nations alli!ies. il s'np;it done qu'a. tl,me avahmt longtt>mp.s malnttmus dans l'lnll.clion!.l'oue.st une op~l".< tiuo nouvelle rumpe di:cidement ()U tourncs cont1 e nos :dli~s. la \'oknle de s.avirl l'cquillbre. mo! h ee par tous les Fl'IUll'als qui en avalr-nt Pour la France, n s'agit qu'en doi.plt de tout ~lle apporte un etfort de guehe, un concours l'occlll!ion : colon~ d'altique du Nord lnc'orpon!s en grand nombre, ji'uili!s geus arrlv!!.s A gru.nd aus.si important et euicace que possible. pelne (le la metropole jusqu'ou Maroc l\ trover<: De Ia Mtditerranee aux Vosges en quatre s-emaines Or- la batallle engagtie Ie 15 aout sur cette rive de la M~diterranCe pa~: le dcbarquemt'nt de forces francaises et amt'iricaines. devail, en qtidtrc ~cmalnes, les porter jusqu'aux Vosges. Leur mise a terre entre Le Trayas et 1e La\'andou, protegt'ie Pit! lell escadrcs americaincs, brltanniques et!t an ~a1ses - eclles lil forml!es par l'amiral Lcmonnier - le tout command~ par l'amiral Hew it\, et par Je~ &C?UPeS aerienll des trois nationnlit<!.!' dont dispo~ s;:nt le a:~al Eaker, puis!'engagement sou~ les ordres des gcn~raux Patch et de LaU1 c de Tassi ITlYo des commnndos et des parachutisles allies et fran~ais du 4 corps d'armee ame-ricnln et de la 1" armee trancaise, entin Ia nmr~he en avant vlsant pour les AmCricain!! de Trus cot A s'elanccr sur Gren()ble, el de-13, jwqu'll. BeMncon, pour Jes Francais de de Larminat, de Monsabet t, plus tard de B Hhoum t, a s'emparer de Toulon et de Marseille, ensuite a remonter le Rh6ne et a atteindre le Doubs, tout en couvrant a mesure, au debouch!: des cols, ks disposilits a Illes, toutes- ce.o; operations nllol~nt s'accompllr mieux et plus vlte encoj e qu'on ne l'cscomptult. D~s. 1~ 22 aout, ll's deux corp!! d'arml!e francais!ajsalent capitulcr la ga1 nison allemande d<e Toulon; dils 1-e 23, ce\le de Marseille. Le 3 scptembre, L~on. Hait entre nos mains; Jo.> 13.septem bre,,amencums l"t Ftancais alteigrll.llent les abo1 ds de 1 Alsace J_>OW' former le groupe d'annccs Devers: e~ se soudajcnt avec le~ forces allices et Ia divi SIOn. Le-clerc, qui, victoriei!se en Normnndic, a rans, en Champagne <"t ('n Lorraine, pan enalt a pomi!e du tcrrltoire du Reich. L'effet de Ia volonte et de l'unite nationales Entre temps, nos!orccs de l'interleur avai('nt pour les unes rejoint notre l" annec 11 out: les aut.res entrepris le blocus des rt\dllit~ aile mands sur_ la cole de!'atlantique. Au total, en q~a~e mo1s, l'tjdversaire 1;\lss::.it sur nrltre sol des dtuunes de m11uers de morts. Il perdu it l'e..<>pagne, m11quisards curses em egimcntcs sua leur dcmande des qu'lls l'~tvttient pu, le concaurs ardt>nt des contlug~;>nt~ fouruts pn.s 110~ terrlt.o!res d'afrique, des Antilles, du Paclflque t't d'abord par ceux du Maghreb, l'lllna\game effectue tout en marchant entl'e If'S gmnde~ unites \'enue.~ d'outre-mer et nos forces de l'lnterleur, bref, 1a partlclpatlou a Ia Pha!';e dt!rlslve> du confllt non point d'lndivldus, de dl!tachemell~ nl de n~vil't'.ll ullllst!s en tant qu'aux!ualres po.r les pul'isances belllgtlrantes, mal:; bien d'un pouvolr obt\1, d'un penple l'rii$emble et d'un~ seule anuee nruonule-. II est bfau d' avoir pu, par une sorte de prodige, revenir des bords de I' abime Pourt.ant si, vingt ans a pres ces t.h oi.nemc"nl'i, nom; pouvons aujourtl'hui cetebrer avec quelque flerm I~ re.ssaisi.s.sement s.upr~me qui as.~ura notre d(.~tln(le, Ia vlgu~ur avec lnq JI'Ile!'effort d~ gu!'rre trall(;ais tut finbi!'ment, onjugue lll'f!<' celul de nos alllfll, le rournge dcpl<.yi! su.r res rlvage.<; par uo~ s.oldat.s, nos marins, nos tl\'lateurs, et ln valeur montrcf' par le>jrs chefs, nou.s ne.ssurlons non plus meconnattj'f! It-.s ral~ons qua.sl mortelle~ : lnc:onslstnnce chronique de I'Etnt, organisntion ('rronee de notre duen.-;e nntjonale, t1 ouble prtjfond du pay.<~ doutant de ltli mi'tnl' <>t d~s autres, qui nous avalent tout d'ubord jet~~s EHL dl'.<:a.stre et a l'abaudon. Cerlea, II ad beau d'avoir pu, par une aorta da prodlge, re... nlr du bord de l'abim. Mala noua avon Uop rllque d'y tire englouli jamaia pou' n pas falre doaormala c qu'il faul pour noua garanlir... Dana l'unll'ers dsngereux ou noua sommbi. e'.. t un E;tal stable et aollde, del moyens mo dern11 de diuualion 1'1 da dofen un dil'tloppemanl national fondt aur I progritl collectlt t Ia cooporauon qu.i, s ula, peu...-ent meure 111 Franca mima d'ilre forte, proapere et, p11.r c:on.. qu nt. Oc:oulie. Faule qu'ell l'ait itii n vuire. quell maux onl fondu. aur ella, aur l'europo. sur le monde. Puce qu'elle Ia deviant aujourd'hui el qu'elle 1 1ua demain, qual c:onc:ouu peut-elle pportu au bien des hommes at Ia peix, ~ 1 A La Narlelle. o\1 Ia monu.m at asl une stale d gn.ait en forme de polyidra, d.. lfoi:ra qul c:omballirent dan1 la 1" armie fran;alm aoat l'enu.s d.'afrique lout expri1, quelquej-uns dana leurs eoatumh natlo~ naux, L'un d'eux a pporu une sagaie aymbollque n bine aculpt qu'il brandlt eomme une lulc:e, La ch f de l'etat las telic:lte un un. I a~:~u~:: 1 e~;~~::u x ~:!:~oc::. :n~:!:~~ : ::P~~ ;I larlti, Sa tr rsee de la ville, de Ia prilecture maritime I a Ia place de Ia Libert,j,, bord d'u.11. commqd--eu.' 111 pric:id.e, 1alu.ie, suide par une longue ac-c:t.mation.l Et loraqu'il pari dnut cette as.. mbln l:neubliehla et mapitlqu.... loraqu'il aftirme, daiu l'utlll'en de.ngiraux ou Jloua aomme1. le aec::eai..le d"u.n Elat stable et 10lide 11 paul H c:roire rennu i. cat 6ti d.e lt.«, oik louie Ia Franc:e ic:outait de Gaulle et le 1uhai1.

9 -- L'ANNIVERSAIRE DE LA ftit;:t!~:~:);~~n!~i:ii::fii~j;,~~1~~ Rrs, 8taru:r: " d'a/or~ qr1't:11 prt'~/dol{ Lit: Ia Rl'pub!rqu~ d'auj<i!jrd'l!ul LE DISCOURS DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE «Assurons-nous des garanties eh~mentaires que sont un Etat solide, une defense moderne une nation rassemblee» L 'honneur de Ia R!sistance Un plan longuement poursuivi par nous, non. sans heurts 1> TI!allait d'abord que Paris lul-mf!me combaltit pour brtser ses cha1nes au lieu d'tl:tre un enjeu pass!! entre,l'enneml et les ames. C'est ce qul est arrive. Certes, tes moyens lita.ient rathim< -dutr.; 1w -vtllt" ~dpfllfh!- (tuaw.o, -IItnS; l'oeeu~ pmh, :J.Jd<: p:>.r st s cujjalmro>t.;'ur.:<, :;, mployalt H. \"!dpr d<" tout ce quj rx>u1 ait Jutt-er. Aprb!'arrestation de tant de r<!s!sthnts. df.port&s en grand nombre - Jes dernlers par Je train du 15 aollt - ou fusui&s par muliers - Je-s dernien; au bois de Boulogne, - npri>s ll's touillf's perptltuelles des pl'n>onnes f't des malsons...apres!'effort constant d'une prope.ga.nde qui s.acharnalt a repandre ]I' dfsespolr et la delation. on pouvalt se demander s JJ testera\t A Paris assez cl'hommes resolus dlsposant d'arme-s surt!santes pour engager le conibat contre une gaml<;an allemande de plus de 2GOOO soldats. 80 chars. 60 canons. 60 avlons. sans compt('t les rcnf lrts qut pourra!ent lul etre em oyf.s. Or le fait est que. dl>s le 19 aout. Ia pollee parwenne s emparalt de cet H6tel de Ville et ouvrait le feu sur!'occupant. Ausslt6t, les ~lements des forces df' l'lnt&rh ur rntralent C"n llgne A lrur tour, uullsa.nt avec audnce un a.rrnement rare et disparate, et. moyennant des Pf.'rtcs qui df>p&sserent Quatre m!lle hommrs. dont plus d'un mlll\er de tues, bloqualt:nt l'l"nnemi dans!~~~~~lt~~s Pc~~~~\t1~tsp':feuJ!tl~s!:t~~~~~it et n Ccpendant, pour vcnlr a bout des pulssantes ~~~~r'lls~e~tl~~e era~~~sa!~p~~g:~t t!s 1 f:!;i~~~~ all!'mande!l qui viendral!'nt de rexterteur dp s'lntroduire dans Ia vlllf', II rallalt l'lntprventton d'une grande unlt.e reguhere. rortement B.Jmfr et equlp{>f'. 11 Halt &vldemmf'nt de Ia plus haut.c" Importance nauonale qu el]c appnrtint a l'armet> tre.ncalsc. Entin, tout deva.h et.rc ro.jt po.tr QU'e!le arrjvii.t ll. temps. Ces conditions ont t'te rptttpll< s On t'>alt QU'en v~rtlt d'tm P_lan longut>- ;~ ~.: dt'~~~~ ~~~\' lbi ~~ ~,>etl<~~s, I r~~l' ~OI~Il.J~~~~j~}l~.Pl~~~~ ~~:~ct~~s ~~~.~~~~~~'rc~n~~a~~;.~l~~f' d;;/ r:~~~~ ~~~ :~ t~aj;~.~~~~- ~e~~:~~q~~m~ne~t. Jf.~~~~:; ~~~lrg~!:~~ <1 CP flit. nagu~re. 1~ stonlct' et Ct' ~~-ra.. pour tou.joun:..!'honm ur de Ia R.:'~istanl:t' d'avotr I'OUIU Paris, <'lit> s. n ndtl mu~lrl:'sse de la. VlllJ> avec fain- d'un pa\'s prostre. humilh~ t't opprlm<". tel l"h.ldl',..fflcact> d cnumg,..use d< S IH~rLI~ons. fit que J'Halt Ia Franc!:' il. Ia SUI!P du d~su... «trp t t dt> Cllp!lult-r l"! nru:>ml. (i'jtlllt'llfs ~~~~.. mpar<'> pat Sl s Ia capitulation, un ppttple bo'lltgt-rant, tier Pt te\'t<rs de- Normandlt t"t dt' P!'OVt'nJ"o, d rt'pou5sa llbre. Sans doutt', quels qn alent pu M.re lo ;; Ia supri'me t ontre-lllluque qui penptrult dans Ia t;>uorts t.>t Jes sacrjnc~;; de C<"ux qui llf' r<"noncule-nt banjkuc nord. pas. n y auralt-11 jaruals <'U nl redress.:nwnt national. nl liberation. nl l'ldolre stm~ l'imlrl t' La legltimiti du gouvernement successive de nos allu"s duns Ia ruerrt' et k cteplolemt>nt progressif dc'!(>urs forces. sur les de Ia Resistance lui consacree champs de bat.all!e. Mats leur tnomph_e no~s eth la.jsses. a coup s!lr, d~on5\-dlh &s, dt chlres, en prole b. lolls les di!lllods de ]'auh:'i"tumt et dp IS 1\Ials pour ti...:l"r le de.~tln clr la Franc!" II ne suhi~'ltl p;11; qu'dlr f(lt lib<"rec, nulamment d~ns ~~~~~e~e~i'~~ ~ ~'iou~,,~~~~u~:s c~~~leno~~il~la:;t sa.cap\tale_. Si bnllanle el m... rit_oire qu~it comme Etat. Combien eels. etalt-ll vrat pour t to' l'actron mlllht!re m~nee pur la ~Jviston Lecl<;<rr, avec ses tl ojs groupcm.cnt..q ; Blilottt', Lan Parts, qui a. depuls tant de s!ccles, Ia charge capitale d"anlmer. d"ll!ustrer. de sigm r ce que r.lade et Dio, et par lf"s forces de l'inl~ri<'llr de Rol-Tanguy!alt et de Marguerltte, ll fallalt qu'en la. France!.con~quence 1> En vertu d"un concours de clrconstances. Paris prouvat de toute son lime agence autant que possible mats pourtant rxtraordinall"f'". ll s'est trouve que Ia Hberatlon de qu'il voulmt voir la ro!no\ ation du pays et de la Republlque. n iallait qu apres avolt sub! J opprobre et!'abandon. et Qllelles que pussent ~tre, Paris tut une ri!uss!te natlonale. Tout s est passe a cett.e- occasion comme sl Ia chance favorisalt dans le succes survenu, Jes ambitions partlsanes, Ia France aprt-:s lui a\ olr tant manque. Aucun il consacrf;t Ia h~gitunitc du gouvernement de Ia des i'loi ments voulus pour que t evt-nernent!ut Ri':sislance, c est-il.-dlre de Ia defense natlonale. plelnem!'nt salutalre et exemplalre n a fait detaut Amsi, la dir~:-clion 8 suivt e ~er::~it-elle ~ontree a au meweur moment. A I'Cpoque, notre' peuple et la nation, tandis que l'univ~rs connaitr;nt le choix d~ ];J Je monde en furent prorondeme-nt frappes. Ft'allCt'. Cela fut fall Aujourd'hut. apres ''ingt am et e-n complete,. A partir du 19 aoil.t, les resporuable.s clvlls Pt connaissance de causr. Ia P~:~trie peut et dolt militaires. nonunes d'av:mce par le gou\ ernerr.connaitre que\ servicr decisjf pour son a\ enlr lui a ete, a.!ors. rendu dans sa capltale. ~;l~a~~ ~~ur~iz~ 1 ;,tode d<h~~~~~~. ~~~D~~!~t J bl!que dans Jes mlnlsterell. Montparnasse avec les chefs des combattant.<;, j'avais moi menu! l'honneur d'installer l'eiat en son centre, qui etait naturellement Je mln!stl:>re de la guerre, pu.is d'aller saluer la ~lice parislenne, enfln d'apporter dans cet HOtel de VIlle, au com s d'une.ct\remonie inoubliable. le to!moignage du pays et du gouvemement au Consell J'r.>'t!n"h"n1 'tf1l'"11r,.,.~ M...,..,. ~-p:lrilritn de I~ ltbt,rat1on. Le 26 aout, i1 )'oc-casion du dhile ~ntre!'arc de trlomphe et Notre-Dame. au miheu d'une foule immense et saisie d'une ferveur indicible, avait lieu une demonstration de l'unile nallonale a ]a dimension d'une grande cuuse, d"un grand peuple et d\me grande histon e. Los le~ons du passe.- LE MONDE - 27 oout 1964 _ Page S LIBERATION DE PARIS Les ceremonies anniversaires se sont terminees par un hom mage du general de Gaulle a I' action de Ia Resistance c:.;;mmencitea.l. nuatln pu dn momen\ de partl~. ~n quelque1 m01.1,1 de.mli.fr am.e.1 pouz ~. ou tnetumoltln nhg1eusu. no_ ~_ - Ea joie, de n reljouve-r Vl.llqt <I'IU t<tcoqvrer m J~rte. COIUCilollf qu"u Yne!lo~u:~~~-~~=: o.!l 11 'vi~~ apre' dtrns cea!jt-tjjr h1sforjques. ;;~or.:,;;.=l-le prol~bte d'un ~c::~~;;:a::!.. d!' ~.. ~!~!:~~::: A I' HOtel de Ville Ef C11fle auente ef ce CCIJ!bQI ~-~~~;a:el~:::~:;. 1 ::;:~::i I p]~a~:~: ~~~:J de;yl;l~. Je p~blli:, ru:r::o:';;,ie~~&er~an::. = dll. pr ident ~~ le Republiqllll 'PCllnaRse, esl mcru2~~r {:, ~: 1,:,: l!lfis.te tencc~:~tr8leal wr cette pl<rce, 4 la France ffllil1ante. du cotlo delo rue derivoll et de 1~ ru~ ~~~';:,p~: :!!:~'~Jeef ~ Place du l8 fuin, dev=l!a qare du Temple,!... long don qo.~ala de Ia :ddent de Ia R ctbll.;ve ~ Mon.tpo;unCUiae, oia U y a vlm:~t m>l le Sein_e. debo~de quo:d de Gen re et rendil,; Pcu' ep.sa ~-:e. eft'. 1 ~ C}inerW von, Cboltll!t remil em g6ne Qllo;IL de l'!'fotel-de Ville Ill juosque sur ef a 5QD ROI::, de V/Ue «o;~ :6:' Ito rgl Le(;]e-rc 1 acte de teddlll~ de Jo le pont ~ Arcole. ~deroles et dra t ditj:.onne/ de lyjilbole de 1ou1u 1u t'~'l~e 011 a al~~::;~e, p 1 :,1Jt.ne:.:~~~: ~:~~\1 ~~~::::o:~;~o~~:::; ;:::~;<!:, F~':m~e~~ det ~~~ :nesld~",:::~~~~~ai~~~~!::0 ~:: :~::r:"::pua:~:;n:eo r~:~~ d~llll~ him. Leqord.~' ~~~~~Cl usult. t:lll pr.;. k l"teutiis. Auz Parilliens H mtilaienl bah!'ril! lanjare. ljn duicit::hoeu:uml do!! 1 ent. ' 1<1 R<ip\lbllque, c e? qld k!'es ~~~?~~;:zedsou~~t;bo~:a;r;: :;: ~~~:~:~ ~~~: ~::d:o:bfeie~~:o:; I ~:ri~~ ~~~~=; lllliras. Lou_r mo1.11e do.!bordall!~9 In ma~eb.u de l'e&a:~lier O"honneut. ~~ t~/ cmce m::, ~ Oflll: ~::~. ::rr:r:u~e~~~~~~:::~ o::~~:~ 18L~. 93~~ ~a~d~po~~~ an~;::. ~aru~.de kl':;ucde.. Ia llibune o!ficieile, dreu.h devon! ]g pidou, premier minlfitre; frey, tnijui. I.e 9"Qerol ou GGulle "l'tpoad bjl$. q~jro, avaien\ pri1 place lea lllembrealtre de 1'\ntt!rleur. e1 Sainteny. tnitr.iatn Y~lll cnr. p:ruidellt dn Coa..u 'llludu qouvernement. du Conseil nt~tio-- dee ancien combaltant~. le cbel de IUClpo.l de lo Resisi<;U~c;e, des Compo. l'etot ~fl O.cculillJ (I sa. deaeeute de le 1H,.lidte, dihl de 1U 1Fov. CJIIODI de lo liberotlon tt mo.lnte& vaitute po;r M. l.eqoret, pril!dent du YU I.Ule- lob d. pllllt 0 l'fl&el a. tn~lres personna\jtja. Un peu pa.!lout ConBeil municipal. entouui de MM. De- Ville. On he riicoiijcitue ~.IJtail" 0z1 banderoles el dra~uz dt!ployaient ny..cochin, syndic-; Haas-Pieaid. prj.. pe~l ~1110/"er, e$ q.lllboles. 1ft ou f<lisaient llolter Ill$ ttoiji couleura. let de la Seine. et PQ"POn. prelet de Jdet!l', 1..- II!Dtimeldl qui 8taieJIC ct. Un di.sposlfi.l de \toupes oiotail en polltt!. null ms ~u:c il. y a Y1llgt Cilia place. compoaoi de l<l I'Dus!.que corl~e qaque rapidemerll la ~fdemmear chcm~.. ~Dais' le fa4d cfe.s lanterle de morine. de deu.z eo~~:~po sc:ue des fetes par Ia cpand tlicil.lier rlioses est ~IUe. faf 1a co.ah;::o CJ!Iies du ro.!giment de marcbe du d'hon.neur fl<llre une double hcie de 1i012 qutt Ja R~ llll 1e- seniqe Tchad, on tenue kc:dri clair avec: co- 9ardes riipublicaim!. Qu.elque bui.t n<rlional J. pllts accompli que TOD knel el dtopeau. de uetiollll du t8qi cenls lnvitq OD.l deja pris ploc dcmj; pur ~re ii Ja Fnmce. Tout a ete-a!oi' ~uml de s.a:pew'i pomplers et de qat la ~e lo.raque le.~rt~ dti~cb ldo.ruse. YOUlu. ~ c'u:t oinsl qae ~ die 11s de Ia paix, d"auto-mllrailleu$eli sur l e~tro:de qui a ete amenoqee. ~ Pll ~ ~ f"nmoe ~. Ja de Ia 9 mdarmerie. doni l'une arbo- 011tre lea me~rea du goul'eme. l!beratiou at 1a retablu dan:-. II:ZI toil le!anion du maftichal Leclerc. ment. les represent(tnbl du ~ '!e.rtat:laa. fou- cea;r ~ -oot ~ p411. ar:ve ~~u;;;n~pr;; 1iah. ~:Pd~: :::~~ ;~ t;:m::: l~~=: ::1~la-:;-par ~ ~ limousine noire decouverte, saluti por noj:dbnusea perison.nallte5 teliqieuus IJrafemite. '" ~e~~~~n~:esq~:~~~a~:rlsbri~a~~~~:o: ~~ :u::l~:~~ul11. ~~ qu~.lclira G~~P-~;! ~ ~\:e ornement que la craiz de Lor Comme U. 1 0\'Q!enl l01.1se pqvolr, La-. Oil ll ~ le ~ laine d't.=all bleu. II ut aecuellii lu me!ubres c!u burecru du CotaeU ~I IIQ VW.. AJ1ri11 qg., MM. Georg~~ Pampidou, M... qj!,nirol,.lee illu. 'IO<;iali"t.t. - ~u- Y.. l.e9aht lw".a~ ~..._ ~er. And.rti Mo:lraux. Salnteny. Cha- niates mn~ qll8.n. Tolle!,. p~dent bra.du Coli..o ~D.-- flon Delmal'. prftldent de I' AasembTee du Comite pcuillen da ~rolkm &Ill" le podiwd ~ d..cad l"birrel,:~~~=l~~~a~;u:wp:~ lier, gou- n ~~!r:s:o~~nc:e~oni:uocutica dec~de bi ~.. ptwdat U lo C"est le D:18me temps ~ en 1944, d«o bjenve.nue. l1 evoque la j0lll1ne Be~.~ -. dlec:atb:'!,., mime ciel brwant et sailll nuaq:es. d.- 25 acut 1944, oil.,soldgts de ~ qu-oji. lbu d.murtl.pent. ell qw.. 1 Q Apre a:voir scdue le drnpeo:u du clen; et clrils ln8ur90lj se r llouh- plwle~ repdnos irl.lunlm.pu. par Ia. ::: ~~ dem:.:~~deu ~~ha!~l ~:, Ce-.o'&-'1 par Ia motndre ainqulo- ~~ d._.dlt G: h foul~t l'etat pane troupe~ en revue. u rll~ de ~~ ev~eijient. a+il dec:jare. de cbcmtu ~ ~ l'br- uatiazlal.» Ma!s sl noll!s pouvons aujourd'hui, grflreo nux remet enauite du lnslqnes de Ia Le- que ceuz qui ae saujev'"re.nt olou n.. m1ll!enl d. ~ ~~ alan ~~~~Uil~ ~i~~~~lp~~s l~ ~r!t~ :~ft~ A~~s, lj~h ~j~~ord~ ~~~s de~o:=~~~:ll~ean~"'~ ~~~; ~~=f ~:::1 a:~l!~i=~1:. ~~: ~: :cu:i~,;.:!;m!:!:.~ ~~~rlt,c~.es;o~~~ln n~~-~~ ~;v~~~o~~ ~l~~~~~~~ b~~~ NM, lao Harrton et H~rl Rouu.. que o:nim.cf, qui lmpc.n. 0 ee peuple par les o:nci-. njlllheurs qui avaient jc!,'< Ia capita!c (Ill:< soul ller, cornmandeurs; Ia colonel Rol frances cl aux outrages. C:~r \'invasion, la cap! Tanquy. commandant les f.f.l. de- ]g t.ulatlon. ] oppression. n'avalent rlen ete ct autre rilqlon parlaienne, MM. Jean Ch<:ru ~~fua 1 t;p ~~:~ct~~~rafu~ui~~~gr~t~re~~;~~~~b~~ii~~ul~ Ho:t el Yves Btleart, o!ilcien: MM l mgue inconsist<~nct' de nos pouvoirs publles, des Ig-or Marchand. Emlle Javel. Ber.ocud raves lacune!< de no?s moyl'ns et des multiples Gulbeo. Yve1 Cortodellas. c:bevalll'is. tnc:erlltudcs et dlvl!!lotis d<> notre pay1«, Ccrte.!';, Clinsl que Ia moidaille militaire a MM. jamai~ lc p11sso> m r1 commcn;;e tl'l qu'll rut. Nanuol femander. el Armand Ri M<Jis, quelk~ que pui8sl'nl ~tre les conditions c:har<:\. dans lesquelles se d~roulera notre nvenlr tllr seln Pul.s. le qcinoiral. <:ornme J.l le foil d'tm mondt< toujmu s pleln de peril~. fissijronsnow; d~sorm:us des garantics ejcmentaires que touv~nt. romp1 lui mime! s lxrrraqn I Gl va un lrullant 60 miler a Ia louie ;:~:~ ~~~~e~~~s,/tsu~~s,n~~\o~ta:a..~l~blceune de- qui le prnse. qui l'aeclame. qui tend ~ Vh'f' Part~! wre lui des centalnes de mains el, Vtve In RPpub\Jque 1 qui lui erie : Remu. con!inu!'l' I. ~ Vive lfl f'rnnre! Au premier ranq, reco.onai.uable.~ a ' ~:~: :tcr:;, ~v:;:: ;;:~~. ~:~ :; ne ~ A tout a J'heure l'hymne de Ia 2' D.B.. des and1ns combcrltants. ~.i ~;~;:~ n::l:.~ I ;;;rl1 ll erl 17 heurea, aprios avolr urluoi I I o Leelere. le prtillidont de t i\publlquu remonle en volture. eo ; /le pru des estalelle$ moloc::y!:lis n~ de lo pr&io<:ciure de p.oli~ tile cnrti.9e puisldenllel descend I!!.ulovard des tnvolldes. l"saluti- a son arrlv$ a l'hot l des In 1 ~idm par un d,;toch!'mont de gar ~~ roipubllcalnl, le 9imllltal de G<.>ulle I ~-inauqurer dall!l lo sajle Chorlemo o- Je MUBee do Ia doud,.,l!l& quone llldjale et l'npasltlon Jean Moul!n 1t.1 ReiJatan"'!. ll pout valr dns son,e-,., dons \e mus0e quelques souve. ~~"tt;~u~,}9!~~:ol;:~;~~~~c~ho- ~~: Ia prtfecture de police ~~l:orli>qe prtsjdl>nliel se rond e~-~~ )geil Ia prele~;ture de pollee. LO, ~rl-la rour qu.i pofle le nom do sest. en 1ouvenlr du jour oia Ia ~nt. pari!lienne s'l115urgea conlre ~t~:~n\ qul. l'aprits--mjdl mij:de, at ctel Ia pr,;tecture avec de5 chajs. mt e d'< une a lieu. A 17 b. 40. ~ - gnoi de MM. Pomp!dou, frey, ba- Po;pon. pr8fel de pouce. h l les I'Etol remet lea ill!llqan de D~ eur de Ia Uglon d'bo.na~ur nru., rice Legay. qui Jut d"porle a '~Jt~ ftta:z~ :~~~-IIIler dev<jnl le ljl,me no p.11se d'armu "Ul:"i" d'un ret!- to gmde republkame, des 1\ lie jllpjell fl1 de gcud>en~ dp 1 9"nero.! dfl Gculle dit a~

10 11 Il fa\lalt d'abord que Paris lu.t-ru~me combattit pour brlser ses cha.lne-s au lieu d'et.re un enjeu passif entre l'ennemt et les a.!hes. c est ce qui est a.rrtve. ci!rtes. les moyens etateut falh,_ rli!tt!i i,. '1"111,.!'!'11~--m., "li'ff '"'"""'" arnr. l'ix'.-11- td~~n d~:)t,~~ I~: f~ d~ ~~..Ji :~{~~ ~~~~~~~S~r{i~:;~ r~~~~~ nombre - ks d~rmprs par!e train dtl 15 aoilt - ou fusl!ltos psr muut rs - l!"s dc'j'niers au bois d~ Boulogne. - apri s les rouillt:'s p~rpnuelles des personnes t-t des maisons.. aprt-s l'e.rror.t constant d'une propagandp qui s acharnait a repaudre If' desespojr et Ia dt:'lat!on. on pouvalt se ctemamj;,r s u resteratt il Parts a~sez d'homm '5 resolus c.lis PO..'i.!lilt d'arrm-s sufnsantes pour t;>ngager ]r coolbat contr<" nne gamison allemnnd(' de plus de saldats. 80 chars. 60 canons. 60 avlom. sans compt('r Jes ren!.,rts qui pourralent Jut etre envoyes. Or le!ait est quro", di-s le 19 aoilt. Ia pollee parlslent~e s emparalt de cet HOtel de VIlle ei: om ratt le feu sur ] occupant. Au&>Jt6t. Jes elements des forces de l'lntforieur entraient en ligne a leur tour, utllisant avec audace 1m armement rare e-t disparate, et. m.oyennant des penes qui ctepasserent quatrc mhle hommes. dont plus ct un mi!uer de tutls. bloquai-ent l'ennemi dans S!'S l'fdu\t.~. Partout Ia population assl5tatt et acclamait If's combattallts de Ia Resistance» Cep('lldant. pour venlr a. bout des puissantes organisations que l'adversa!re tenalt a tous les points e~entlels et pour emp~hrr les troupes allemandr~ qui vlendralent de J'ext.<?-rleur de s introdulre dans Ia ville, II Iallatt l'lntervention d'une grande unite reguuere, rortement mer et equlp*c. 11 Halt t'!vldemrornt de Ia plus haute Importance nationale qu'ellc a.ppartint a l'armef' franca!se. Enfin, tout devalt Hre rail ponr qu eljc arlivil.t a temps Cf's conditions ont H ~ :/~.'~~~~ll~q'::"~ "q~.. ~\.~:~:~::~~~. p;:l ~ ;r:t~t:.. qu <1m Etr11. olld<" ' une dt/o.~e mod.t-rn,e ~ f'l " unr >luuon raql!'m!llt!e n dl'! "aro:mtitj t!lim~ntalr,-3 d'mdtp!'lldancc ct de!(cm ite. Le d<".~tloc card r:ammnwt 1111 nlvea.u des mov<"1l.s ou 4r:.s mdllori'"" perm.-~tant d'a/tfin.dre U! ohji'c/.i/-~. c,.,1t U.INS Que lu pollllqut, Q'!l_<enlt cu eel t,~nnitcr.~alrl! Teuppurail. J. F. ' i

11 - ~.]. j! I b Serviee d'inform~tion Paris, 1e 10 noot 1964 BUREAU DJ: PARIS NOTE a 1' attention de M. lleil Je vous adress-e ci-joint, pour complgter le dossier que nous vous avons adre.sse 1e 3 m.ai 1962; dif'fcrentcs decla-rations faites par le GGnl:ral de Gaulle:...Ulocution prononcee A 1 'Elysee, le- 20 fcvrie-r 1.964, (visite en France de MI-. Segni et Saragat} - Allocutions radiodiffusee et tclavisee, le 16 avril - DCclar""'tion f!lite lor-s de l'inau guratiou de 1~' c an-alisation de 1a Moselle, 27 mai 1964 Toast apres le diner A la Chancellerie, le 4 juillet, A l 1 oceasion du voya e A Bonn - Declaration du 5 juillet, a Bon~- Conf'Crenee de presse du 23.luillet, a l'ely-see.

12 ":'- f Servi e d Inform.:ltion Paris le 10 aogt 1964 BURE.t\.U DE PARIS NOTE a l'attcntion de M. N el Je vous adresse ci-joint, pour completer le dossier que nous vous avons adresse le 3 mai 196Zj differentes declarations faites par le General de Gaulle: Allocution prononcee a l'elysee, le 20 fevrier 1964, ( visi te en France de Mi.. Segni et Saragat} - Allocutions radiodiffusee et tclevisee, le 16 avril - Deelar~.tion f'lite lors de 1 'inauguration de 1., Canalisation de la Moselle, 27 mai 1964 Toast apres le diner a la Chancellerie 1 a l'occasion du voyage a Bonn Declaration du 5 juillet, a Bonn le 4 juillet, Conference de pre sse du 23 _;uillet, a 1 '~l.yseeo

13 .~ ~: (Visita un Fr~nce ALLOC UTICJN prononcee a l'elysee lc 20 f0vricr 1964 de ~. Segni et S3ro.gnt) -=-=-~-~-~-=-=-=-=-=-=-=-~-=-=-=---=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=- Cct ~ccroisscm~nt dgs moycns de nos d ux pays 6t0nd leurs responsnbilit0s. Lc monde est einsi f~it que nul ne p~ut y dbvenir plus co.p::bl0, pl 1 ts riche, plus puiss.-~.nt qu 'il nl 1 '0t:!it s.-~ns en tircr lcs cons~qucnc.. s d ~ns l'ordre int( rn 1tion~l.,r, ~n c~ dorn,inc, Gt pour pcu qu'on consent..:: a exorciser les f~nt6m(;s, comraent ne p"1s rcconn::.1:tre qu'un msmc bu t og.lltucl s'impos( ~ l'lt2lic et ~ 1 : Yr~ncc? Fnis:mt corps avec 1 1 :europe libre, qui ne pecut 6vickmmc:nt exist or qu 1 3Vac elles et pqr ellos, ~t dont, r&ciproquc~cnt 1~ prospcriti 1 la s6curite 1 le rayonncl'l8nt sont indispensables '"ux L urc, cllos ont pour int6rgt vital et pour ~10ment~ir~ devoir de fair~ en sorte, ~u milieu d 1 un univers en pleins gestation ct ~git6 p~r tant ~e ~?n~cls 1 quu leur continent s 1 unissc ct s'org.misc. 1'out justement, voici qu'ell1;s viennent 1 ave:c 1 1 -hll~ m::lgn;.:, la Belgique 1 l<:l Hollancl.c c t h: Luxembourg, i ''lchever le gros o :uvre de la Commun~ut~ 6conomiquc europ~cnne. ~insi, lc tr~it6 d6 Rome, qui 6t~it U41C e;r.'.ndc espt]ra.nce, d~vient-il une pr6miere rcussite. M-":~.is l;:~ construction de l 1 Zt~rope no s~urait consist~~ seulc~ent A r&glementcr son industria et son ngriculture. Apris lcs ~ffrcux d~chirom~nts qu'elle s 1 &t~it a ell8-m&me inflig&s, ct en pr~sence ct~s vastcs ptrspectives qu-: lui offre l'&volution mondiale, la question qui lui est pos&e devant l'univers tout ontier est de scwoir si ellc scra c;,pable ou non de s'<~rigcr en unc r alit6 coh&rcnte et neissante, L'~urope voudrn-t-elle ou non fix~r cllc-mgrne ses buts, son attitude, sa nlc"!rchc,, autrem ent dit s:~ politiquc, les moy.:!ns de sa d~fcnso ct la pratiqud de ses nlli"nces, autrement dit SC\ s[curit~, 18 concours de son ~conomie, de so technique et de 53 V3leur, 3utrcment dit son c~.ide a tc:.nt de PAYS d'.~m.riqu0 latine, r1'~frique e:t 1'i..sit, dont il faut, sous pcine de boulzvcrsemonts mortcls pour l'espicc huae1ine 1 qu 1 ils accid~nt a leur tour a notre civilisation? On peut pcnser, et nous pcnsons, que l'~venir du monde an d~pcnd. Monsieur le Fr6si~ent, nous souhnitons de votre visite 1 en rapproch~nt dnvnntrge encore nos deux pays, les incite ~ consid~rcr comment leurs i~ ttcntions communes, pourront, 10 mi~ux possible, lcs con2uite i un 0ffort commun.

14 ,.-.-- ""\ ~ _......,_., t 1. ~ t; ""' ~ Pcj.. -t l. 1 ~.'.... -~ ORIGINAL ILLISIBLE

15 --.,..J; '"... -~ 1 : ~.(~-J 1 -,, I l ALLOCUTIO!J R;.DlODIFl'USEE ET TI::LEVISEE 16 Avril ls 64 -=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-~-=-:.---=~----=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=- C'cst ainsi qu 1 ~U co~rs des cinq d~rni~res GDD~es, l~ revenu de nos a~ricultours, compte tcnu de la di~inution Jc leur nombre, slost accru p:~r tote en mcy._;nn.:.. d'~.:nviron 5% par an, t:ln,1is que l..:u.r o.ccession, enfin obt..;nu..; t.1.u librc r;.j.rch0 ric. lr: Corl:mun:\ut-5 Economiquc ~urop6e:nnc. pcut ouvrir -~ leur prortuction, ~ l~urs VGJ1t l, ~ l0urs bcnlficcs, de vnstos Gt notjvcllcs perspectives Commc il arrivg toujours qu':lnd. l'inter t g;.n:~rgl c'nffirme, les souhnits p::.rticuli:rs qui sont :>insi endi:;ues trouv<:nt d~s champions pour contrdc1i.re le regle e:t 1;:;. r.. ~ison. P?r cxemplc:, il ne m;:-_nque: pas d'objec Lurs pour s 1 ecrier: "Br,J. voul:ont contenir les dcp'1ss<em0nts 1 on ralcatit l 1 activit~ ct, sous pr~textc d'e1~p&chcr l'inflntion, on provo~uc la r6ccssion, 11 Cc pcn-'.ctnt 1 s 1 il app2.rai t qu: lc pl.'1n de st3 bilis-:1ti on est on train d'a.ssurer l 1 Cquilibre de nos affqire:s, on n< voit pns que notre comraerc~, notre nivc0.u rlc vie, en soi~nt ~our autant compror.jis. Mnis ~ coup sgr, ils le ser~ient si nous ncus l~issons ~ller A d~pcnsc,r plus que nous n'avons. D 1 3ut :mt plus qu'" le L3rchC coror.mn ~urop&cn, qui Cevicnt pau A p0u ossontiel A notre prosperit6 1 m~is qui instaurc ontr~ lcs Six un &tat rlc con~urrence const,nte, ne pourrait incorporcr longtcmps une economic fran;aisa dent l'infl~tion briscr~it la balance des coruptcs 1 celle des 6changcs Gt c~lla des p'1iements. ~U~nt 8. mettre Ull tgrln0.3. 1:-'1 COOp6r:~tion rl.plicale, r~ciproquc et c~lculcc qu2 nous pratiquons A l'~garrl ~'uncertain no~bro ~'Zt3ts en voi.c do -\cveloppcment cela 6quivaudr.it a r0ni.cr l" r6l-c qui nous rcvicnt A l'~g2rd de l'6volution qui porte tant de pouplgs C'Afriquc, d'.asi~j, ~ _.j'.l,jrique lntine, a SL dcvl:loppc r a l3ur tour s::-:ns Sl2 livrcr a l'un~ ou J. 1 (~utrc des deux h~g~1nonies ~ui tendent ~ se p2rt~gcr l 1 univcrs tnnt que l' ~uropc d0 l'ou~st n'aur~ pas pu ou voulu s'org~niscr {e tells sorto que l' equilibr~.s I ~tnblissc. PourquCJi ('.one l ~ Frnncc' qui est ellem8m-:: en pl0.in essor, se: ti~:ndr'"dt-elle (l l'( c3rt Ll 'un mouvc;!e:l!t ':ant son g&hie tracl.itionnel est en gr!ln,le p-ortic: 1:. source ct dent cl.:',pcndcnt, Gn d&finit:lvc, la pc:ix ut lc sort du mon<lc?

16 j ~ :., '.~ ALLOCUTION prononc&e i,lc 1 1 Il;.,UGUL.,'l'ION d rc L., :-.GS'-'LLE 27 h,<i 1964 l 1 occasion 1, C.-cN< LLoATICil; DS -=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=- Il s 1 agit de mettrc 13 Lorraine Min1ere 1 sid6rurgiquc et industricllc en comr..unication RisCo cwcc 1;; cours :u hhin ct 1~ vc.stc complox<:: indt stricl, si ~rurgiquc ct mini~r de }q 1-.uhr. Il s 1 agit d 1 c 1 fu.irc autc.nt pour lc dom~inc luxembourgeois et pour 1~ domainc sorr~is. Il s 1 ngit quu ces rc: gions llivcrsc;s, m.:1is dont lcs rcssorts sont les m8mcs 1 s::voir lc fer et 1(; charbon 1 au lleu qu 1 e1lcs ~ 2m2urcnt cowl'.c c1les 1~- furent si longtei ps, enfcrm6cs ch~cuno d3ns son syst~m~ ct m~l accessibles les uncs au~c autres, ~chnngent ~is~m~nt leurs productions en ntten~,nt qu'ell~s en vi -_nnent A les unir ct a les confonu.rc. Commc seul<.; Ull0 voic c<. I eau a grand rcn.~ c:rlent Est 3d~quate a lc. masse des transports pondcreux d.~ "'iner'"lis et c12 combustibles ~u 1 impliquc un parcil rapprochement 1 la canalis::>tion de lc. hosollc en est 1<". con,'ition premiere. C 1 cst de c8tte rcclitc quo s'inspirerent 1 6D l~ur temps, les chefs de gouvcrnemcnt Rob0rt Schuman, puis l,~cnu.es-frpncc, a Poris,.h.c~i2n.J.uer 8. Bonn, Bech a LUXCJ.Jbourg, qui r~ussircnt A rcglc:r lc. question. Comme l<o bon s&ns forme un tout,on etllait voir p::~r lo suite que ri~n ne pcuv::>it micux r.;pondre i l'csprit et a 1" prntique de la Communaute europ.eenne, "U scin de l'lquelle s~x Etats org1nisent ~aintenant en une seulc leurs ~conomics divcrses. M~is, si cfficacc:3 qu0 scient lcs c'oy~ns cfferts p;1r lq technique modcrnc A ~es tr~v;:-,ux tels que ceilx ctont no us fgtons 1' heureux ach8vc!!lent, si r:-:tionn0llc que paraissc une entrepriso qui va multiplier les rapports ct los ~changes des contrges riveraines ;-J_e la Naselle et de cclles qui borden t lc Rhin, si forta q u(; puissc Ctre l'evolution qui poussc Gctucll...!~knt l'... ~lli::u :-=:.gnc, J.'Italie, la Hollo.nde, la Belgique, le LuxJ?mbo urg et la Fr'lnCe i reunir on un tc.ut L:urs ctivit6s econoliliqucs, 1' 'l.menc\g<omcnt de cettc riviere en comr.mn par trois itcts n'~urait pu ltrc nccompli sans l'i~pulsion d 1 unc politiquc. Oui, certes, d'unc politique, et combien vnste et nouv~l1e. Car c 'oat depuis la fin de 1' e::pir c d<.o Char1 er.1agne: que lc:s ambitions oppos&cs des Franc~is et des Allem n~s nv,ij?nt fait ~2s contr~es mosellanes l 1 enjeu de guerra s6culaires. Sans cc:. ute 1 I histoirc ti<ondra-t-elle rour l' un des fc,i ts principgux de 13 vii~ de ]_'humnnit~ l'cxtr~orctinn~rcl chnnge1~ent, qui, ~u c0urs ~es deux derni~rcs d0c~~us 1 amunn 1~ pcuple nllemnn~ ct l~ eup1~ frcng~is, J'~bord a renonccr k leur ini~itic d'3ntan, ensuite ~ fnire parti~, c8tc L c8te, d'orgonis:'ltions int0rnnti Dr-ilcs d.::stinccs soit a 1~ ~ccuritg, COi;!Ue l'alli.3.ncc Atl~ntiquo~ soit au pro~r~s 6conomique, comme le l~~rch~ commun et!rop~cn, enfin A pr~tiquer entre eux unc coop6r0tion r~guli~r2 et p~rticuli~r~ en vue de l 1 ~ction co~~une en taus dom~incs~ Il ne L"".ll"J.it ri...:n de mains JlJ 'un rt:t(:;urn,.:r~knt nucsi complct pot_!.. i. que scient tr~nsform~es, comme celn v~ ~trc 1~ ens, lcs cc.n:'itlong d'existcnce et la dc3tinl:c:.: cl.(; l'enscmble mosell'"'.n.:t rh0n.:\n~ Ln. I.~publi, 1 uc f::16r:lle _'.'Allem2- gne 1 l c grancl- c'.uch 6 de Luxembourc ct la R0publiquc fr-or:9aisc cucill..,nt ensemble o.ujourc~ rhui, a Treves, 1 'un de's fruits de cctt~ politique.../

17 Afin d'en r.\c lt~r bien J'autres, ' Our nos p.uplr:s, pour 1 1 Europe cl Occid-:nt, un jour pour tout lc, continent, pour lc o:ondc libro, pour tccnt et tant '.le pc>.ys qui drms l'univers ont besoin c\e trouvcr ici e:n vue de le:ur deve:lopper1c:nt, un._:,i..,e qui soit a lr: fc,iu hum~ine1 ferm~ ct ~cl~ir~e, puisse l;1 solidarit[ ~es Gnulois a t des Goroains 8tra d0sor~nis, en tout et p~rtout, le riglc ~e leurs rapports.

18 .'-"1 :, VOYAGZ it BONN Diner l l~ Chnnc8llcrie 4 juilh t =-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=- Ce n 1 est qu 1 e~pres <lvoir bien le1bour6, bech~ 1 h0rse, tr?.vaill : ln terre, apres bcnucoup de soleil et de vent qu 1 on pout esplrer r6coltcr 10 blc On ne f~dt pes de merveilles toc;s l8s jours. Et c 1 est deja une mervcille que l 1,,llem:-.gne et ln Frccnce soicn t lcs cleux seuls pc>ys 3U monde 'ont les gouvt,rnc.,ents et les.:dmi. nistr;:,tions mettent en pratique lc, "ebut d'une cooperation amic:>.le ct org.?.nisee. ~.,..~. I~. )'.. ;..

19 ,- D~cl~rntion du 5 JuillGt 1~64 -=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=- Il nc f~ut p:-~s nvus f::-1irc: rl' illusion, lt: tr'1itc 1e: coo:r~c:r0. tion fr~ncc>-'lllcf.l' nd n'a P"S ccncor connu lc,s lcveloppc 'Cnts qu, n, us nurions SOtl~~it&s. Il ne suffit p~s de rest;.sser toujours l-3 memes chosos, il f0ut ~ller r~e l'~v~nt, not~mm nt d~ns le ~omain& hlilit~ir0. On nc S p rlc toujours du projvt d ':>vion Trcms.'lll,,,,,is il.~ cc de conclusion rlu tr itu ricn de plus n'a C,t{ f'lit. c:t c1~puis L'.uropG n& sera una r~qlit~ qu~ lorsqu~ la FrGncc ct 1' -ll,,c,,gnc s.crcnt v6rit:oblcrilnt uni~s. :.uels que scient l}os intentions ct :!:1.)2 buts, nous nu sommes p.::.s encor... :; p::.rvcnu.s ; atte:indre: ccux-ci. H:':is nous crayons que cette uniun corrsspond p:lrf<"_it(;r~i.;.nt nux pr~occupations de l'opinion publique at qu'un jour viandra ot nos deux peouple>s :J.Uront une politiqu" extericurc commt:nc. Tout y contribuc. C 1 est un d(:,::.;lopper,i.:;n t ins vi t qble P?.rcc que d'.::.nnc-t2:; en o.nn2c l 1 Europe aecro!t son poids 6conomique et politique. De plus en plus ncus som~gg Jisposcis i ~tre ncus-m~mcs. D'3utr0 p,rt, pour la pr~mi~rc fois d.:-~ns _ 1. 1 histoire:, non seulcme!n t no us <":'l.vons rcnonc C a no us b:1.t trc m:::-:.is encore nous semmes d'nccord \ans l'cnscmbl0 sur ce qu'il co~vient de fo.ire, qu 1 il s 1 sgisse cl 1 3.ssister les pays du "tiers mon<1l2 11 ou d 1 encourog c:r los pcuples <: 1 'Europe orient:1le B. retrouver leur in,' Cl: t.;n '.. nee. L'avenir est a nous. C'est pourquoi il f~ut Ctrc p~ticnt. Il n'y " pas un autre pays avec lequel l0 Fr::'.Ilcc soit plus clispogcc a coopercr que l'allcmagne.

20 ~ I i i tj CONF':>t:E!ICE DE PRESSE Palais de l'elys'e 23 Juill<:t =-=-=-= =-~-=-=-=-=-=-= =-=-= =-=~=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-~-=-=-=-=-=-=-=-=-=- Questions: 1) - M, le Pr0sid~nt, qual sens donne -vous l la poursuite de l'unification politique de l'europe apris vos r~ce~ts ~ntreti~ns qvec le Ghancelier Erhard ~ Bonn? 2) - M. le Fr~sident, quels r6sultats a donn~ le trait{ francoall~mand en mati~re politiqu~, 6conomique et militaire~ Jugez-vous ces r6sultats satisfaisbnts, ddcevants ou simplement insuffisants? Rcponset Q.uand on traite de l'europe et quann on cherche l disce.ner cc qu'elle doit etre, il faut toujours se represcnter ce qu'est le monde. A la fin de 1~ derniere guerre 1 lo repartition des for~es sur la terre apparaissait comrue aussi simple et aussi brutsle que possible. On le vit, soud~in 1 a Yalta. Seules 1 1 A,:H5riquc "t 1.-. Russie ct:lient restees des puissances et :l' aut ant plus ~onsid&rhbles que tout le reste se trouvait disloqu~: les vaincus ab!mis dans leur def~ite sans cunditions; les v linqucurs europ<icns profondicment dfmolis, Pour les pays du monde libre 1 que c n.enc:<;c>it l'"mbitiou des.soviets, 1<:> direction G.merieaine pouvait, 3lors, sembl~r inc;vit-~ble, Le Nouveau }',onde ~tait, entre eux tous, le grand vainqueur de l& ~uerre. Sous le co~mnndement des Etats-Unis 1 d~tenteurs de bombes Rtomiques, l'alliade; 3tlcntique assurait leur scouri te. Gr~ce au plm harsh all renaiss,,i t leur ~conomie, Partout oii. les puissances coloniales op&raient, d~ns des conditions plus ou mains violentes, le tr,cnsfert de leur souverninct~ l des regimes c:utoehtones 1 c:giss:1it 1 ouvertement ou non, la pression de \lashington. En m0me temps, on voy -it l'affi2rique prendre i son compte la conduite politique et strtigique ~es aff~ires dans toutes lcs r8gions oii. lc monde libre se trouvait en cont~ct avec l'action dircete ou indirccte des Soviets. Elle le f,:isi"1it, soit unilc.tcro,lemcnt, soit a trnvers des Or(>,cnismc!S internation"tux loc:'lux dent, <Cll protique, clle disposait: en ;;urope l'otan 1 en il.sie occidentale le CENT0 1 en r.sie ciu Su,\-Zst 1'0TASE 1 en ~\merique 1 1 0EA; soit gr~ -e a_ sa supr-'matie d::ms le Fc:cifique nord; soit enfin pc.\r des interventions milit:;ires ou diplom3tiqucs cff2ctuees en Coree, ou C\U Congo, ou lors de l'c~ffoire de Suez, par le truchement de l'onu, que domin:1it sa preponderance. 11 est clair que les choses ont ehalge. Les Et:ots occic\c:nt::ux de notre ancien Continent ont refait leur cconomie. Ils r~t-:blissent leurs forces milit:oires, L'un d'eux, 1 France, ::ec~de l 13 puissnnce nuc. ~::ire. Surtout, ils ont pris conscience de leurs liens naturels. Bref, l'europe de l'ouest nppar::it commc susce: tible de constituer une ~ntit& capitalc, pleine de valeurs et de moycns, cnp~blc de vivre sn vie, non point cettcs en opposition avec 1~ Nouveau Honde 1 mais bien a ccit~- de lui. D'outre p:ort, le monolithism0 du monde totalitnire est en train de se disloaucr. La Chine s~pnr6e de Moscou, entre sur 1~ seenc du monde, colossale par s~ mo.s.se, s12s b~soins ct ses ressour :~.::s, 3Vide de ~rogres et dr:. consid >ration. L'Empiro des Soviets, la dernicre L_)t la plus grnnd0 pu~ssnnce colon~-:>.lc de ce temps voit contestc:r, d 1 1 '\bo1d p >r lcs Chinois 1 lc dor.1in:1tion '!u'il ex.orc<.' sur. j

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