Des fruits et légumes à l effet santé des polyphénols: l une longue route.

Save this PDF as:
 WORD  PNG  TXT  JPG

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Des fruits et légumes à l effet santé des polyphénols: l une longue route."

Transcription

1 Des fruits et légumes à l effet santé des polyphénols: l une longue route. Claire DUFOUR Unité Sécurité et Qualité des Produits d Origine Végétale INRA PACA Avignon 9 octobre 2015

2 FRUITS & LÉGUMES (F&L): UNE FORTE DENSITÉ NUTRITIONNELLE Une consommation insuffisante de F&L responsable de: - 14% des décès par cancers gastro-intestinaux - 11% par cardiopathie ischémique - 9% par AVC OMS Prévention des maladies chroniques (cardiovasculaires, cancer, diabète, obésité) et déficiences en micronutriments Recommandations : 400 g ou 5 portions de F&L PNNS Apport calorique faible + richesse en composés protecteurs Fibres Acides organiques Minéraux Vitamines + Phyto-micronutriments ou métabolites secondaires des plantes.02

3 Fruits et Légumes : source de microconstituants Phyto-micronutriments - Non biosynthétisés par l homme - Pas essentiels (pas de carence) - Faiblement bioactifs chez l homme - Une très grande diversité de structures Vitamines - Non biosynthétisées par l homme - Essentielles (carence) - Fortement bioactives chez l homme Polyphénols (MCV, maladies neurodégénératives) Glucosinolates (propriétés antitumorales) Caroténoïdes (cancers, MCV, DMLA, Provitaminique A) Composés organosoufrés (cancers, MCV) F&L Vitamine E Vitamine C Vitamine B9 (folates) Alcaloïdes (MCV) Triterpénoides (cancers, MCV) Association avec les pathologies rarement démontrée in vivo

4 POLYPHENOLS: UNE CLASSE MAJEURE DE PHYTO-MICRONUTRIMENTS Boisson Fruits & légumes Propriétés organoleptiques Pas de toxicité aux doses consommées Fonction alcool OH OH Cycle aromatique à 6 carbones OH Unité phénolique simple Catéchine éhi = polyphénol lnaturel.04

5 UNE GRANDE DIVERSITE DE POLYPHENOLS DANS NOS ALIMENTS (1) Flavonoïdes Flavanols Flavonols Anthocyanes Proanthocyanidines (tannins) Catéchines Flavones Flavanones Isoflavones OH HO O OH O 5

6 UNE GRANDE DIVERSITE DE POLYPHENOLS DANS NOS ALIMENTS (2) Acides Phénoliques Acides hydroxybenzoïques HO HO HO Phényléthanols h l COOH Acides hydroxycinnamiques O-β-D-Glucose O OCH 3 CH 3 O C O O O Lignanes MeO OMe HO OH OH OH OH OMe OH HO Stilbènes HO OH.06

7 NIVEAU DE CONSOMMATION EN POLYPHENOLS Cohorte française SU.VI.MAX 4942 hommes & femmes (45-60 ans) Flavones Suivi des habitudes alimentaires sur 8 ans (Perez-Jimenez, Am. J. Clin Nutr., 2011) Acides benzoïques Flavonols Anthocyanes Vitamine C (100 mg/j) Caroténoides (10 mg/j) Vitamine E (10 mg/j) Flavanones phenol-explorer.eu Catéchines 1,2 g/jour 71% proanthocyanidines Acides hydroxycinnamiques 31% Principaux contributeurs 18% 83% 4% 12% 2%.07

8 Les polyphénols, le premier groupe de phyto-micronutriments dans l alimentation Quel rôle jouent t-ils dans la santé humaine et comment démontrer leur bénéfice santé?.08

9 POLYPHENOLS & BENEFICE SANTE Questionnaire Pathologie? Pathologie? Epidémiologie nutritionnelle Essai d intervention nutritionnelle Expérimentation animale ou in vitro Association statistique Causalité Mécanismes d action daction.09

10 F&L et santé cardiovasculaire: Une étude de cohorte prospective Joshipura et al., Ann. Inter Med., femmes (34-59 ans, suivi sur 14 ans) hommes (40-75 ans, suivi isur 8 ans) Professionnels de santé Questionnaire alimentaire (28 légumes, 16 fruits) Risque coronarien = infarctus du myocarde non fatal, maladie coronarienne fatale 1 Risque re elatif (95% IC C) 0,8 0,6 0,4 0, Quintile fruits légumes fruits et légumes Risque de développer un évènement coronarien réduit de 20% pour le quintile consommant 4 portions de fruits et 5,5 portions de légumes..010

11 Une méta-analyse d études de cohortes Risque relatif de maladie coronarienne par nombre de portions Dauchet etal., J Nutr 2006 Méta-analyse de 9 cohortes (7 USA, 2 Finlande) hommes, femmes Suivi sur 5 à 19 ans Questionnaires alimentaires Risque coronarien = infarctus du myocarde fatal et non fatal, décès par cardiopathie ischémique, maladie coronarienne 5 portions : risque diminué de 20% pour les F&L et les légumes, de 28% pour les fruits. Pas de correction par le style de vie (exercice, tabac, acides gras saturés) Association inverse, pas relation de cause à effet Nécessité de conduire une étude d intervention randomisé.011

12 Maladies Cardiovasculaires (MCV) et flavonoïdes: une étude épidémiologique McCullough et al., Am J Clin Nutr femmes, hommes (cohorte CPSII, USA) Âge > 69 ans Suivi sur 7 ans Questionnaire alim. (16 fruits & 28 légumes) Table de composition en flavonoïdes (USDA) MCV = décès par AVC + cardiopathie ischémique 5% IC) ue relatif (9 Risq ,8 0,6 0,4 0, Quintile women men Taux de mortalité par MCV réduit de 20% chez les forts consommateurs de flavonoïdes (homme et femme). - 5 portions de F&L pour le 5 ième quintile il 5 classes de polyphénols associées/7: anthocyanes, flavanols, flavones, flavonols, procyanidines..012

13 Santé Cardiovasculaire et Polyphénols du chocolat : de l épidémiologie aux études d intervention nutritionnelles EPI IDEMIOLO OGIE Buijsse al., Eur. Heart J., participants i t (cohorte EPIC/P Postdam) Age ans Suivi sur 8 ans / Questionnaire Entre 4 ième quartile (7,5 g chocolat/j) et 1 er quartile (1,7 g/j) : Réduction de 39% des décès par AVC et infarctus U N EN AIGU ETUD DE d INTE ERVENTIO Faridi et al., Am J Clin Nutr, g de chocolat noir vs placebo: 44 sujets (34f femmes /10h hommes) Fonction endoth. améliorée de 6,1% Age 53 ± 11 ans / IMC = 30 La pression systolique de 5,9 mm Hg 22 g de chocolat noir vs placebo La pression diastolique de 4,1 mm Hg Fonction endothéliale et pression sanguine (à 2h) 821 mg de procyanidines 125% dose journalière.013

14 Santé Cardiovasculaire et Polyphénols: Une étude d intervention nutritionnelle. Am J Clin Nutr, 2011 Etude contrôlée et randomisée, en crossover 24 hommes, ans, en surpoids Pression sanguine Réactivité vasculaire 500 ml/j aigüe ou chronique (4 semaines) Réactivité vasculaire (6h) vs. Boisson + vs. Boisson (+Placébo) 292 mg d hespéridine A 4 semaines: Pression diastolique de 5,3 mm (Hesp.) et de 45mm(Jus)Hg 4,5 Hg. Placébo Jus (+105%) Hesp. (+49%).014

15 Des effets santé des polyphénols aux mécanismes d action. Quel est le devenir des polyphénols dans le tractus digestif et quelle est leur biodisponibilité?.015

16 Polyphénols: quel devenir au cours de la digestion? Biodisponibilité: la fraction de polyphénols qui traverse la barrière intestinale et entre dans la circulation sanguine De la cellule végétale au tractus digestif : paroi pecto-cellulosiquecellulosique + membrane plasmique Déstructuration polyphénol Cellule végétale Biodisponibilité limitée par la bioaccessibilité : fraction de polyphénols libérée par la matrice végétale et disponible pour l absorption intestinale. Facteurs physiques: Procédés de transformation, mastication, type de tissu végétal (peau vs chair).016

17 Biodisponibilité des polyphénols: Métabolisation dans le tractus gastro-intestinal Bouche PP simples ( non estérifiées/non glycosylées) Glucosides de PP PP complexes (estérifiés/glycosylés/oligomériques) PP = Polyphénol Estomac PP simples Enzymes Metabolites de PP Intestin grêle PP simples Glucosides de PP Enzymes Metabolites de PP Colon PP non métabolisés dans fèces PP complexes Métabolisation (flore colique) Tractus digestif Enzymes Paroi intestinale Metabolites de PP Circulation sanguine.017

18 Phytomicronutriments : une biodisponibilité faible Micronutriments Apport journalier (mg) Concentration plasmatique (µmol/l) Vitamine C α-tocophérol p (vit E) Polyphénols 1200 <1 (sous-estimée, multiplicité des métabolites) Biodisponibilité des polyphénols influencée par: - Interaction avec les protéines du bol alimentaire, les fibres, Action des polyphénols dans le tractus digestif: - Complexation d enzymes de la digestion (amylase ) - Chélation du fer - Action antioxydante (fer héminique) - Régulation de la diversité bactérienne dans le colon? - Protection contre le cancer du colon? Fibres Flore Polyphénols l.018

19 Santé Cardiovasculaire et Polyphénols: de l épidémiologie aux mécanismes Amélioration de certains facteurs de risques (fonction endothéliale, pression sanguine, activation plaquettaire, LDL-chol./HDL-chol.) par: Les flavanones de l orange les flavanols du cacao Les flavanols du thé vert/noir (sauf activ plaq) Les anthocyanes des baies (hypertendus) MODELES MECANISMES CELLULAIRES Souris ApoE sensible à l athérosclérose, Anneaux d aorte Cellules endothéliale de l aorte,. Réduction de l adhésion des monocytes Migration transendothéliale Inhibition de l activation plaquettaire NO synthase, NO, vasorelaxation angiogenèse METABOLITES DE POLYPHENOLS Ex: Hespérétine-3-sulfate, Acide protocatéchuique, Quercetin-3-glucuronide,.019

20 Un résumé des effets santé potentiels des polyphénols végétaux Evidence animale Maladies neurologiques Bénéfice en santé humaine avéré Mémoire/Apprentissage Maladies cardiovasculaires Neurodégénération? Réduction de l hypertension Amélioration fonction endothéliale Amélioration du profil lipidique Inhibition de l activation plaquettaire Etudes in vitro Cancers Inflammation Inhibition du développement de tumeurs Apoptose de cellules cancéreuses Inhibition de l oxydation de l ADN Del Rio et al., Redox Signal., 2013 Etudes in vitro Inhibition de la production de cytokines Réduction de l expression de molécules d adhésion Inhibition de la neuroinflammation.020

21 Polyphénols et fonction cognitive 90 participants (61-85 ans) Boisson lait/cacao 1x par jour pendant 8 semaines Mastroiacovo et al. Am J Clin Nutr, 2015 Test MMSE Trail making Test A and B Flavanols: 993 mg vs 520 mg vs 48 mg Amélioration de la mémoire, de l attention visuelle, de la flexibilié cognitive et de la fonction exécutive. Test de fluence verbale IRM IRM : amélioration du flux sanguin dans l hyppocampe.021

22 nutrinautes pour étudier les relations entre la nutrition et la santé 2009? nutrinautes à ce jour Un site pour être volontaire

23 ORAC Merci pour votre attention! Claire DUFOUR / Polyphénols et prop. antioxydantes / décembre / 2014

L alimentation peut-elle aider à préserver la mémoire?

L alimentation peut-elle aider à préserver la mémoire? L alimentation peut-elle aider à préserver la mémoire? Pr JC Desport Réseau LINUT / ARS du Limousin Isle Unité de nutrition et Centre de l Obésité Sévère CHU Limoges INSERM UMR 1094 Faculté de Médecine

Plus en détail

Qu est-ce qu un facteur de risque?

Qu est-ce qu un facteur de risque? Edito Cette enquête est le fruit d une collaboration exemplaire de l Union Régionale des Médecins Libéraux et de l Union Régionale des Caisses d Assurance Maladie de Corse. Elle témoigne de la volonté

Plus en détail

Bisphosphonates et cancers. Erick Legrand CHU et Université, Angers

Bisphosphonates et cancers. Erick Legrand CHU et Université, Angers Bisphosphonates et cancers Erick Legrand CHU et Université, Angers Les traitements de l ostéoporose Activité physique régulière 3 heures par semaine Correction des carences alimentaires en calcium Eviction

Plus en détail

NUTRITION ET DEMENCES. Corinne Capet - 12 juin 2008

NUTRITION ET DEMENCES. Corinne Capet - 12 juin 2008 NUTRITION ET DEMENCES Corinne Capet - 12 juin 2008 NUTRITION ET DEMENCES I. Facteurs de risque nutritionnels de déclin cognitif II. Perte de poids et maladie d Alzheimer Facteurs de risque nutritionnels

Plus en détail

L'alimentation des seniors

L'alimentation des seniors L'alimentation des seniors Et le bien vieillir Mercredi 27 novembre 2013 Relation à long-terme entre l alimentation globale et les performances cognitives : Résultats de l étude SU.VI.MAX Dr Monique Ferry

Plus en détail

Maladies cardiovasculaires. mercredi 17 avril 2013

Maladies cardiovasculaires. mercredi 17 avril 2013 Maladies cardiovasculaires? Maladies cardiovasculaires et équilibre alimentaire Plan : Facteurs de risque Objectifs nutritionnels du PNNS en lien avec les MCV Contenu de la prévention nutritionnelle Hypertension

Plus en détail

Compléments alimentaires : bénéfiques ou délétères?

Compléments alimentaires : bénéfiques ou délétères? Compléments alimentaires : bénéfiques ou délétères? Dr Mathilde Touvier, PhD, HDR Camille Pouchieu, Philippine Fassier, Ludivine Ursule, Manon Egnell Equipe de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle

Plus en détail

C. Pouchieu, M. Deschasaux, S. Hercberg, N. Druesne Pecollo, P. Latino Martel, et M. Touvier

C. Pouchieu, M. Deschasaux, S. Hercberg, N. Druesne Pecollo, P. Latino Martel, et M. Touvier Étude prospective des liens entre consommation de viande rouge et de charcuterie et risque de cancer du sein Modulation par une supplémentation en antioxydants C. Pouchieu, M. Deschasaux, S. Hercberg,

Plus en détail

L Innovation à l IUCPQ Université Laval. Denis Bouchard Président-Directeur Général IUCPQ-Université Laval

L Innovation à l IUCPQ Université Laval. Denis Bouchard Président-Directeur Général IUCPQ-Université Laval L Innovation à l IUCPQ Université Laval Denis Bouchard Président-Directeur Général IUCPQ-Université Laval Ce qui nous distingue Notre mission Trois grands axes cliniques etde recherche Cardiologie Pneumologie

Plus en détail

Nutrition et cancer colorectal. Pr Thierry Pepersack Hôpital Erasme, Bruxelles La gérontologie au quotidien 24 janvier 2003

Nutrition et cancer colorectal. Pr Thierry Pepersack Hôpital Erasme, Bruxelles La gérontologie au quotidien 24 janvier 2003 Nutrition et cancer colorectal Pr Thierry Pepersack Hôpital Erasme, Bruxelles La gérontologie au quotidien 24 janvier 2003 Nutrition et cancer colo rectal Le cancer colorectal continue à être un problème

Plus en détail

O.Henry Hôpital E. Roux 94 Limeil- Brevannes Mars 2009

O.Henry Hôpital E. Roux 94 Limeil- Brevannes Mars 2009 Facteurs de risque vasculaires après 75 ans O.Henry Hôpital E. Roux 94 Limeil- Brevannes Mars 2009 La gériatrie: i 3 défis La nouvelle géographie de l âge La poussée aigüe des maladies chroniques La poly-pathologie

Plus en détail

FRUITS ET LEGUMES ENJEUX NUTRITIONNELS ET DE SANTE PUBLIQUE

FRUITS ET LEGUMES ENJEUX NUTRITIONNELS ET DE SANTE PUBLIQUE FRUITS ET LEGUMES ENJEUX NUTRITIONNELS ET DE SANTE PUBLIQUE Jean-Michel LECERF Service de nutrition - Institut Pasteur de Lille 1 LES LEGUMES POUR LE NUTRITIONNISTE CLASSIFICATION MEME GROUPE : LEGUMES

Plus en détail

Marqueurs biochimiques du remodelage osseux. Dr Bafghi-Caruba Céline CHU Nice DCEM1 - octobre 2010

Marqueurs biochimiques du remodelage osseux. Dr Bafghi-Caruba Céline CHU Nice DCEM1 - octobre 2010 Marqueurs biochimiques du remodelage osseux Dr Bafghi-Caruba Céline CHU Nice DCEM1 - octobre 2010 PLAN 1 - Tissu osseux 2 - Régulation du remodelage osseux 3 - Marqueurs biochimiques du remodelage osseux

Plus en détail

Chocolat et cœur Docteur Hervé ROBERT

Chocolat et cœur Docteur Hervé ROBERT Biarritz - 7 juin 2013 Chocolat et cœur Docteur Hervé ROBERT Médecin nutritionniste Enseignant à la Faculté de Médecine Paris XIII Composition nutritionnelle / 100 g Noir Noir Noir Au Blanc 64 % cacao

Plus en détail

Dégradation des fibres alimentaires par le microbiote colique de l Homme. Pascale Mosoni UR454 Microbiologie, Dept MICA Clermont-Ferrand / Theix

Dégradation des fibres alimentaires par le microbiote colique de l Homme. Pascale Mosoni UR454 Microbiologie, Dept MICA Clermont-Ferrand / Theix Dégradation des fibres alimentaires par le microbiote colique de l Homme Pascale Mosoni UR454 Microbiologie, Dept MICA Clermont-Ferrand / Theix Le colon humain et son microbiote Droit Proximal Gauche Distal

Plus en détail

Programme Post Universitaire Cycle de Formation à la Physionutrition

Programme Post Universitaire Cycle de Formation à la Physionutrition Programme Post Universitaire 2009-2010 Cycle de Formation à la Physionutrition SESSION 1 L ÉQUILIBRE OXYDATIF I. Introduction II. Les systèmes de défense antioxydants d origine nutritionnelle Les oligo-éléments

Plus en détail

Priorités de recherche laitières pour Volet B : Nutrition et santé humaines

Priorités de recherche laitières pour Volet B : Nutrition et santé humaines Priorités de recherche laitières pour 2013-2018 Volet B : Nutrition et santé humaines Priorités de recherche laitières pour 2013-2018 : Nutrition et santé humaines 1 Santé cardiovasculaire Il y a une controverse

Plus en détail

LA NUTRITION ET LE CANCER DU SEIN. Élisabeth-Anne Hébert Dt.P Cancer du sein Mise à jour 2010 Vendredi 1 er octobre 2010 Centre des Congrès de Québec

LA NUTRITION ET LE CANCER DU SEIN. Élisabeth-Anne Hébert Dt.P Cancer du sein Mise à jour 2010 Vendredi 1 er octobre 2010 Centre des Congrès de Québec LA NUTRITION ET LE CANCER DU SEIN Élisabeth-Anne Hébert Dt.P Cancer du sein Mise à jour 2010 Vendredi 1 er octobre 2010 Centre des Congrès de Québec Aucun conflit d intérêt déclaré. BUTS Informer sur les

Plus en détail

BISGLYSCINATES DE MINÉRAUX

BISGLYSCINATES DE MINÉRAUX BISGLYSCINATES DE MINÉRAUX ABSORPTION DES MINÉRAUX Les sels de minéraux doivent être ionisés dans l intestin Absorbés principalement dans le duodénum, environnement à ph dépendant Participent aux réactions

Plus en détail

Cœur et diabète Recommandations HAS SFC ALFEDIAM

Cœur et diabète Recommandations HAS SFC ALFEDIAM Recommandations HAS SFC ALFEDIAM Dr Eric Marsaudon Causes de mortalité des diabétiques 50 % Décès 40 65% à 75% de causes cardiovasculaires 30 20 10 0 Cardiopathie Ischémique Autre Cardiopathie Diabète

Plus en détail

AVIS 1 / 5. Afssa Saisine n 2008-SA-0228 Saisine liée n 2008-SA-0206 et 2007-SA-0032. Maisons-Alfort, le 8 janvier 2009

AVIS 1 / 5. Afssa Saisine n 2008-SA-0228 Saisine liée n 2008-SA-0206 et 2007-SA-0032. Maisons-Alfort, le 8 janvier 2009 Maisons-Alfort, le 8 janvier 2009 AVIS LA DIRECTRICE GÉNÉRALE de l Agence française de sécurité sanitaire des aliments relatif à la demande d'évaluation des justificatifs des allégations pour un extrait

Plus en détail

Stratégie de prise en charge en matière de dénutrition protéino énergétique chez le sujet âgé. Juin 2007

Stratégie de prise en charge en matière de dénutrition protéino énergétique chez le sujet âgé. Juin 2007 Stratégie de prise en charge en matière de dénutrition protéino énergétique chez le sujet âgé Juin 2007 Prévalence de la dénutrition chez les personnes âgées A domicile : 4-10 % En institution : 15-38

Plus en détail

Académie nationale de Pharmacie

Académie nationale de Pharmacie Académie nationale de Pharmacie Fondée le 3 août 1803 sous le nom de Société de Pharmacie de Paris Reconnue d utilité publique le 5 octobre 1877 «Flavonoïdes alimentaires et santé humaine, particulièrement

Plus en détail

Comment améliorer son Bien être et Contrôler son Poids?

Comment améliorer son Bien être et Contrôler son Poids? Comment améliorer son Bien être et Contrôler son Poids? 1 Comment choisit on ce que l on mange? Que regardez vous avant d acheter un produit alimentaire? 2 Est ce que vous regardez ce qui est vraiment

Plus en détail

Système d Information nutritionnelle Position sectorielle pour les huiles et margarines

Système d Information nutritionnelle Position sectorielle pour les huiles et margarines Système d Information nutritionnelle Position sectorielle pour les huiles et margarines Messages clefs Le secteur est favorable à une information nutritionnelle compréhensible pour le consommateur, qui

Plus en détail

VASCULAIRES et ce, au moins aux périodes clés de la vie de la femme : - Première contraception - Grossesse - Ménopause

VASCULAIRES et ce, au moins aux périodes clés de la vie de la femme : - Première contraception - Grossesse - Ménopause Les maladies cardiovasculaires sont la principale cause de mortalité chez la femme dans le monde occidental. C est la raison pour laquelle il faut favoriser : 1 la PRÉVENTION CARDIOVASCULAIRE CHEZ LA FEMME.

Plus en détail

-> Point de repère : Le programme national nutrition santé (PNNS) recommande de consommer 5 fruits et légumes par jour.

-> Point de repère : Le programme national nutrition santé (PNNS) recommande de consommer 5 fruits et légumes par jour. I OUI! Riz, pâtes, pommes de terre, pain, légumes secs, les féculents sont la base de notre alimentation et sont nécessaires à chaque repas, en quantités adaptées à l âge et de l appétit de chacun des

Plus en détail

Epidémiologie et facteurs de risque de maladie alcoolique du foie

Epidémiologie et facteurs de risque de maladie alcoolique du foie Epidémiologie et facteurs de risque de maladie alcoolique du foie Professeur Sylvie Naveau Hôpital Antoine Béclère SEMINAIRE des DES d HGE 14/1/2006 EPIDEMIOLOGIE En France, la prévalence des malades atteints

Plus en détail

Connaitre ses chiffres. lyondellbasell.com

Connaitre ses chiffres. lyondellbasell.com Connaitre ses chiffres 1 Gérer Sa Santé? Connaitre Ses Chiffres! Des numéros et chiffres importants font partie de notre vie au quotidien... Mais connaissez-vous les chiffres liés à votre SANTE? Tension

Plus en détail

EXERCICE : CONSÉQUENCES DU TABAGISME

EXERCICE : CONSÉQUENCES DU TABAGISME PARTIE I : Respiration Chapitre 3 : Pathologies respiratoires EXERCICE : CONSÉQUENCES DU TABAGISME Objectifs : Identifier les principaux constituants de la fumée de tabac Expliquer les conséquences de

Plus en détail

Programme prioritaire CEPIA. Elucider le devenir de l aliment dans le Tube Digestif MODALTUB. Animateurs : Isabelle Souchon & Didier Dupont

Programme prioritaire CEPIA. Elucider le devenir de l aliment dans le Tube Digestif MODALTUB. Animateurs : Isabelle Souchon & Didier Dupont Programme prioritaire CEPIA Elucider le devenir de l aliment dans le Tube Digestif MODALTUB Animateurs : Isabelle Souchon & Didier Dupont http://www.cepia.inra.fr/le-departement-les-recherches/l-aliment-dans-le-tube-digestif

Plus en détail

Gros intestin avec les excréments visibles

Gros intestin avec les excréments visibles 1 ère PARTIE : FONCTIONNEMENT DE L ORGANISME ET BESOIN EN ENERGIE Vue détaillée de l estomac et de l œsophage. CHAPITRE IV : LA DIGESTION ET L APPORT AU SANG DES NUTRIMENTS. A) Le système digestif et la

Plus en détail

Facteurs de risque et prévention

Facteurs de risque et prévention Facteurs de risque et prévention Congrès s sur le cancer de la prostate Montréal, 18 novembre 2005 François Meyer Taux d incidence d et de mortalité pour le cancer de la prostate au Canada 2005 180 160

Plus en détail

LA LETTRE D INFORMATION DES CLIENTS D HERBALIFE

LA LETTRE D INFORMATION DES CLIENTS D HERBALIFE LA LETTRE D INFORMATION DES CLIENTS D HERBALIFE 59 HERBANEWS SOMMAIRE Le calcium Rôles et besoin en calcium dans notre organisme Les recommandations et les sources alimentaires de calcium Les alternatives

Plus en détail

Exploration des Dyslipoprotéinémies ou Dyslipidémies. Bases Moléculaires des Traitements des Dyslipidémies

Exploration des Dyslipoprotéinémies ou Dyslipidémies. Bases Moléculaires des Traitements des Dyslipidémies Exploration des Dyslipoprotéinémies ou Dyslipidémies VI Le Risque Cardiovasculaire associé aux Dyslipidémies 1 ) Facteurs de Risque : Définitions 2 ) Facteurs Majeurs du Risque Cardiovasculaire 3 ) Cholestérol

Plus en détail

TABLE DES MATIÈRES AVANT-PROPOS 9. Chapitre 1 LIPIDES Les graisses dans notre alimentation 15

TABLE DES MATIÈRES AVANT-PROPOS 9. Chapitre 1 LIPIDES Les graisses dans notre alimentation 15 001-320-BienManger-DER 23/10/07 13:42 Page 311 TABLE DES MATIÈRES AVANT-PROPOS 9 Chapitre 1 LIPIDES Les graisses dans notre alimentation 15 INTRODUCTION 17 COMPRENDRE LE CONCEPT DE LIPIDE (GRAISSE/ACIDE

Plus en détail

Bannir, substituer un groupe d aliments quelles conséquences nutritionnelles? Exemple des produits laitiers

Bannir, substituer un groupe d aliments quelles conséquences nutritionnelles? Exemple des produits laitiers Bannir, substituer un groupe d aliments quelles conséquences nutritionnelles? Exemple des produits laitiers Brigitte Coudray diététicienne nutritionniste, Les groupes d aliments Groupes d aliments Produits

Plus en détail

TRAITEMENT DIETETIQUE DU DIABETE SUCRE. Prof. Ag. THOT O Amani Sroboua

TRAITEMENT DIETETIQUE DU DIABETE SUCRE. Prof. Ag. THOT O Amani Sroboua TRAITEMENT DIETETIQUE DU DIABETE SUCRE Prof. Ag. THOT O Amani Sroboua I. INTRODUCTION (1) L OMS définit le diabète sucré comme étant un état d hyperglycémie chronique en rapport avec des facteurs, les

Plus en détail

Devenir du médicament dans l organisme. Dr FADILA DEBBAH

Devenir du médicament dans l organisme. Dr FADILA DEBBAH Devenir du médicament dans l organisme Dr FADILA DEBBAH PHARMACOCINETIQUE Étudie le sort du médicament dans l organisme, depuis son administration jusqu à son élimination. Rôle: l application de ces règles

Plus en détail

Le Cassis : Un super antioxydant

Le Cassis : Un super antioxydant Dossier de Presse Paris, le 1 er Octobre 2009 Le Cassis : Un super antioxydant Les Américains ont inventé le terme de «Superfruit» pour désigner des fruits particulièrement riches en antioxydants.. A force

Plus en détail

Licence STAPS L1 S2 Module Physiologie Anatomie et physiologie digestive Didier Chapelot

Licence STAPS L1 S2 Module Physiologie Anatomie et physiologie digestive Didier Chapelot Licence STAPS L1 S2 Module Physiologie Anatomie et physiologie digestive Didier Chapelot Anatomie digestive Le plus primitif Gueule Spécialisations dans différentes régions Jabot Gésier Intestin Gueule

Plus en détail

Métabolisme de l éthanol et conséquences de l alcoolisme chronique. EVE GELSI Janvier 2012

Métabolisme de l éthanol et conséquences de l alcoolisme chronique. EVE GELSI Janvier 2012 Métabolisme de l éthanol et conséquences de l alcoolisme chronique EVE GELSI Janvier 2012 1 Composition des boissons alcoolisées Alcool : 4 à 90% en volume (degré) Glucides = 0 à 120 g/l whisky, cognac,

Plus en détail

NUTRITION ET VIELISSEMENT

NUTRITION ET VIELISSEMENT NUTRITION ET VIELISSEMENT Agathe Raynaud-Simon Service de Gériatrie, Hôpital Bichat APHP, Paris Faculté de Médecine Denis Diderot, Paris 7 Laboratoire de Biologie de la Nutrition, Faculté de Pharmacie,

Plus en détail

Faut-il prendre en charge l hypertension du sujet très âgé?

Faut-il prendre en charge l hypertension du sujet très âgé? Faut-il prendre en charge l hypertension du sujet très âgé? DONNEES EPIDEMIOLOGIQUES Evolution de la PA avec l âge La systolique augmente avec l âge La diastolique augmente jusqu à 60 ans puis se stabilise

Plus en détail

Médecine. Nutrithérapie. NUTRITHERAPIE «Nourrir sa vie pour un équilibre essentiel» Formation. Objectifs. Moyens et outils pédagogiques

Médecine. Nutrithérapie. NUTRITHERAPIE «Nourrir sa vie pour un équilibre essentiel» Formation. Objectifs. Moyens et outils pédagogiques Formation NUTRITHERAPIE «Nourrir sa vie pour un équilibre essentiel» La nutrithérapie est la discipline médicale utilisant des techniques de correction, d adaptation du comportement alimentaire et l administration

Plus en détail

Vitamine B12 au cabinet: quel casse-tête! Quel bilan? Mme H.W, 1962, érythréenne MC: Paresthésies. Enquête auprès de 4 médecins

Vitamine B12 au cabinet: quel casse-tête! Quel bilan? Mme H.W, 1962, érythréenne MC: Paresthésies. Enquête auprès de 4 médecins Vitamine B12 au cabinet: quel casse-tête! N. Junod Perron et S. Malacarne Service de médecine de premier recours HUG Avec la collaboration des Drs I. Morard, gastroentérologue aux HUG F. Verholen, hématologue

Plus en détail

Micronutriments non essentiels et pourtant

Micronutriments non essentiels et pourtant Le resvératrol se formant dans les baies de raisin se retrouve dans le vin. Ici, un grenache noir Françoise Dordor INRA Montpellier Micronutriments non essentiels et pourtant Par Marie-Josèphe Amiot et

Plus en détail

Les sujets âgés ( dont l âge est supérieur à 65 ans ) représente une population en pleine expansion : 20% en l an 2000, environ 33% en 2030.

Les sujets âgés ( dont l âge est supérieur à 65 ans ) représente une population en pleine expansion : 20% en l an 2000, environ 33% en 2030. «AUTONOMIE : QUELLE NUTRITION?» Introduction : L alimentation permet de couvrir nos différents besoins qualitatifs et quantitatifs en nutriments, mais aussi de développer des liens sociaux et affectifs.

Plus en détail

David Faeh Fred Paccaud

David Faeh Fred Paccaud Habitudes alimentaires et maladies cardiovasculaires en Suisse David Faeh Fred Paccaud Berne, le 9 juin 2006 1 1400 m o r t a l i t é p o u r 1 0 0' 0 0 0 h a b i t a n t s 1200 1000 800 600 400 200 0

Plus en détail

Christelle André, Danièle Evers & Yvan Larondelle 11 septembre 2008

Christelle André, Danièle Evers & Yvan Larondelle 11 septembre 2008 Evaluation de cultivars de pommes de terre natifs des Andes d Amd Amérique du Sud comme source de polyphénols pour l alimentation l humaine Christelle André, Danièle Evers & Yvan Larondelle 11 septembre

Plus en détail

Une brochure gratuite «Attention ma tension!» est proposée à la fin des spots via le Numéro vert de la Communauté française, le

Une brochure gratuite «Attention ma tension!» est proposée à la fin des spots via le Numéro vert de la Communauté française, le Communiqué de Presse Campagne médiatique de santé publique et de mobilisation des relais sur le thème du dépistage et de la prévention de l hypertension artérielle (HTA) La campagne médiatique de santé

Plus en détail

NUTRITION ET VIELISSEMENT

NUTRITION ET VIELISSEMENT NUTRITION ET VIELISSEMENT Agathe Raynaud-Simon Service de Gériatrie, Hôpital Bichat APHP, Paris Faculté de Médecine Denis Diderot, Paris 7 Laboratoire de Biologie de la Nutrition, Faculté de Pharmacie,

Plus en détail

Consommation de viande et risque de cancer?

Consommation de viande et risque de cancer? Consommation de viande et risque de cancer? Etat des lieux et décryptage des éléments mis en avant en santé publique ALIMENTATION ET CANCER Les principaux rapports 2 Les rapports du Fonds Mondial contre

Plus en détail

Nutrition et Cancer du sein

Nutrition et Cancer du sein Nutrition et Cancer du sein Anne-Sophie KEMPF Diététicienne - Centre Léon Bérard Lyon Département cancer et environnement Interventions au sein du Centre Léon Bérard : Mise en place d un programme de prise

Plus en détail

La chirurgie bariatrique épisode II : le point de vue du chirurgien. 33 Participants Réunion ouverte aux nouveaux diplômés 2014

La chirurgie bariatrique épisode II : le point de vue du chirurgien. 33 Participants Réunion ouverte aux nouveaux diplômés 2014 Activité AFDN - Région : Alpes Maritimes Thème La chirurgie bariatrique épisode II : le point de vue du chirurgien Date Jeudi 11 Décembre 2014 Nombre de participants 33 Participants Réunion ouverte aux

Plus en détail

Dysfonction érectile: marqueur de risque vasculaire à dépister plus souvent!

Dysfonction érectile: marqueur de risque vasculaire à dépister plus souvent! Dysfonction érectile: marqueur de risque vasculaire à dépister plus souvent! Claire MOUNIER-VEHIER Pole de Cardiologie et des Maladies Vasculaires Hôpital Cardiologique claire.mounier-vehier@chru-lille.fr

Plus en détail

SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE

SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE Informer et accompagner les professionnels de l éducation CYCLES 2 3 SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE Mettre en œuvre son enseignement dans la classe L équilibre alimentaire et le microbiote Validation

Plus en détail

Intolérance au lactose en 2013

Intolérance au lactose en 2013 Intolérance au lactose en 2013 Quoi de neuf en hépato-gastroentérologie? 26 septembre 2013 ROUEN Rappel sur le métabolisme du lactose Lumière digestive Entérocyte Intestin grêle (jéjunum proximal > iléon)

Plus en détail

Vitamine D. Système D? Dr Gilles Tanguy DMG Clermont-Ferrand Jumga 2010

Vitamine D. Système D? Dr Gilles Tanguy DMG Clermont-Ferrand Jumga 2010 Vitamine D Système D? Dr Gilles Tanguy drtanguygilles@orange.fr DMG Clermont-Ferrand Jumga 2010 La vitamine D C est quoi le problème? Sujet à la mode de plus en plus de publication Sur Pubmed: 2844 en

Plus en détail

Les possibilités de prévention nutritionnelle des cancers sont réelles mais attention à l interprétation abusive des données scientifiques

Les possibilités de prévention nutritionnelle des cancers sont réelles mais attention à l interprétation abusive des données scientifiques Les possibilités de prévention nutritionnelle des cancers sont réelles mais attention à l interprétation abusive des données scientifiques Il est aujourd hui démontré que notre manière de nous alimenter

Plus en détail

Alimentation et Emotions :

Alimentation et Emotions : Alimentation et Emotions : les rôles des pratiques éducatives parentales sur le comportement alimentaire de l enfant Sandrine Monnery-Patris, INRA CSGA DIJON Paris, le 24/01/09 - Colloque Promotion de

Plus en détail

Echec immunologique des anti-rétroviraux: que proposer après l interleukine 2?

Echec immunologique des anti-rétroviraux: que proposer après l interleukine 2? Echec immunologique des anti-rétroviraux: que proposer après l interleukine 2? Pierre-Marie Roger Service d Infectiologie, Nice Journées Nationales d Infectiologie 2005 Le pronostic dépend du statut immunitaire

Plus en détail

Maladies cardiovasculaires Facteurs de risque et prévention

Maladies cardiovasculaires Facteurs de risque et prévention Maladies cardiovasculaires Facteurs de risque et prévention Présenté par Simon Bérubé, M.D. 8 avril 2008 Plan Les facteurs de risque Les habitudes de vie Signes et symptômes Prise en charge médicale, quand

Plus en détail

Valeurs nutritionnelles des protéines végétales dans l alimentation

Valeurs nutritionnelles des protéines végétales dans l alimentation Valeurs nutritionnelles des protéines végétales dans l alimentation Stéphane Walrand 1, Didier Rémond 1, Sandra Denery 2, Marc Anton 2, Didier Dupont 3 swalrand@clermont.inra.fr 1 UMR1019 - Unité de Nutrition

Plus en détail

SUIVI DU STATUT EN VITAMINE D

SUIVI DU STATUT EN VITAMINE D SUIVI DU STATUT EN VITAMINE D PHYSIOLOGIE DE LA VITAMINE D ET INTERÊTS CLINIQUES Leila LAMANUZZI, PhD Métabolisme de la Vitamine D http://www.jci.org Volume 116 Number 8 August 2006 2/60 Métabolisme de

Plus en détail

FRÉQUENCE -GRAVITE Ò 37000 NOUVEAUX CAS PAR AN.45000 CAS VERS 2020 Ò DEUXIÈME CANCER PAR ORDRE DE FRÉQUENCE. 15 % DES CANCERS.

FRÉQUENCE -GRAVITE Ò 37000 NOUVEAUX CAS PAR AN.45000 CAS VERS 2020 Ò DEUXIÈME CANCER PAR ORDRE DE FRÉQUENCE. 15 % DES CANCERS. FRÉQUENCE -GRAVITE Ò 37000 NOUVEAUX CAS PAR AN.45000 CAS VERS 2020 Ò DEUXIÈME CANCER PAR ORDRE DE FRÉQUENCE. 15 % DES CANCERS. Ò LE RISQUE DEVIENT APPRÉCIABLE VERS 45 ANS ET AUGMENTE AVEC LES DÉCENNIES.

Plus en détail

EA 4188, Nutrition Humaine, Biodisponibilité & Athérogénèse Université Montpellier 1 & 2, France

EA 4188, Nutrition Humaine, Biodisponibilité & Athérogénèse Université Montpellier 1 & 2, France La supplémentation d un extrait de pépins de raisins Chardonnay riche en procyanidines prévient l'obésité nutritionnellement induite chez le hamster en réduisant le stress oxydant Kelly Décordé 1, Pierre

Plus en détail

Professeur Bernard Gay Faculté de Médecine de Bordeaux

Professeur Bernard Gay Faculté de Médecine de Bordeaux Prévention cardiovasculaire Certificat complémentaire Rôle du médecin généraliste en matière de prévention individuelle et collective Professeur Bernard Gay Faculté de Médecine de Bordeaux Les maladies

Plus en détail

Prévention nutritionnelle des cancers

Prévention nutritionnelle des cancers Prévention nutritionnelle des cancers Raphaëlle ANCELLIN, INCa Journée Acsé INCa du 23 mai 2011 Zone de date 1 Facteurs de risque multiples Cancer = maladie multifactorielle - Génétique - Mode de vie :

Plus en détail

Quels liens entre la psychologie, la consommation alimentaire et le statut pondéral?

Quels liens entre la psychologie, la consommation alimentaire et le statut pondéral? Quels liens entre la psychologie, la consommation alimentaire et le statut pondéral? Sandrine Péneau Maître de Conférences Equipe de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle (EREN) UMR U1153 Inserm /

Plus en détail

Comparative Effects of Angiotensin-Converting Enzyme Inhibition and Angiotensin- Receptor Blockade on Inflammation during Hemodialysis

Comparative Effects of Angiotensin-Converting Enzyme Inhibition and Angiotensin- Receptor Blockade on Inflammation during Hemodialysis JOURNAL CLUB du 10.05.2012 Service de Néphrologie Dr V. Jotterand Drepper Comparative Effects of Angiotensin-Converting Enzyme Inhibition and Angiotensin- Receptor Blockade on Inflammation during Hemodialysis

Plus en détail

Oxyde de zinc: Quels sont ses intérêts et limites et pourra-t-il être autorisé en France? Didier Gaudré 2 juillet 2014

Oxyde de zinc: Quels sont ses intérêts et limites et pourra-t-il être autorisé en France? Didier Gaudré 2 juillet 2014 Oxyde de zinc: Quels sont ses intérêts et limites et pourra-t-il être autorisé en France? Didier Gaudré 2 juillet 2014 Distinguer teneur alimentaire et usage médicamenteux de l oxyde de zinc Teneur alimentaire

Plus en détail

http://www.herbajovis.com/informations-cles-nutritionnelles-de-la-menopause-pxl-14_18.html Clés nutritionnelles de la ménopause

http://www.herbajovis.com/informations-cles-nutritionnelles-de-la-menopause-pxl-14_18.html Clés nutritionnelles de la ménopause http://www.herbajovis.com/informations-cles-nutritionnelles-de-la-menopause-pxl-14_18.html Clés nutritionnelles de la ménopause Clés nutritionnelles de la ménopause La nutrition est un des éléments du

Plus en détail

Quels sont les traitements du diabète de type 2?

Quels sont les traitements du diabète de type 2? Quels sont les traitements du diabète de type 2? Le diabète est une maladie dont la prise en charge est globale. Elle ne consiste pas seulement à normaliser la glycémie, mais aussi à diminuer les facteurs

Plus en détail

1ère partie : Que faut-il savoir sur les fibres céréalières? (1/2) Animé par Catherine Peigney, IRTAC

1ère partie : Que faut-il savoir sur les fibres céréalières? (1/2) Animé par Catherine Peigney, IRTAC 1ère partie : Que faut-il savoir sur les fibres céréalières? (1/2) Animé par Catherine Peigney, IRTAC Effet nutritionnel des fibres alimentaires Denis Lairon, Directeur de recherche INSERM, UMR INRA/INSERM

Plus en détail

A. LES GLUCIDES... 2 B. LES PROTIDES... 3 C. LES LIPIDES... 3 D. LES VITAMINES... 4 E. LES ELEMENTS MINERAUX... 4 F. L EAU ET LES FIBRES...

A. LES GLUCIDES... 2 B. LES PROTIDES... 3 C. LES LIPIDES... 3 D. LES VITAMINES... 4 E. LES ELEMENTS MINERAUX... 4 F. L EAU ET LES FIBRES... A. LES GLUCIDES... 2 B. LES PROTIDES... 3 C. LES LIPIDES... 3 D. LES VITAMINES... 4 E. LES ELEMENTS MINERAUX... 4 F. L EAU ET LES FIBRES... 5 1. L EAU... 5 2. LES FIBRES... 5 G. LES GROUPES ALIMENTAIRES...

Plus en détail

Les vitamines, source de vitalité

Les vitamines, source de vitalité LA LETTRE D INFORMATION DES CLIENTS D HERBALIFE 56 HERBANEWS SOMMAIRE Les vitamines, source de vitalité Pour quelles raisons faut-il être attentif à nos apports en vitamines? Comment s assurer un bon statut

Plus en détail

Malnutrition à Madagascar et farines infantiles

Malnutrition à Madagascar et farines infantiles Université de Mahajanga REPOBLIKAN I MADAGASIKARA Fitiavana-Tanindrazana-Fandrosoana ************************************************* MINISTERE DE L ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

Plus en détail

trans resveratrol 99 %

trans resveratrol 99 % trans resveratrol 99 % NPN 80033552 Puissant antioxydant Action antioxydante Effet anti estrogénique Améliore la santé cardio-vasculaire Réduction des LDL (mauvais cholestérol) Prévention du cancer Augmente

Plus en détail

Le devenir des polyphénols et caroténoïdes dans les fruits et légumes traités thermiquement

Le devenir des polyphénols et caroténoïdes dans les fruits et légumes traités thermiquement Le devenir des polyphénols et caroténoïdes dans les fruits et légumes traités thermiquement C. Renard, C. Caris-Veyrat, C. Dufour & C. Le Bourvellec UMR408 Sécurité et Qualité des Produits d Origine Végétale,

Plus en détail

La digestion chez l Homme F.CHAHIM

La digestion chez l Homme F.CHAHIM La digestion chez l Homme I) Quelques notions importantes pour aborder la digestion -Aliment -Nutriment -Digestion(définition simple) -Ingestion -Absorption -Matière organique -Etres vivants autotrophes

Plus en détail

Item 61 : Troubles nutritionnels chez le sujet âgé

Item 61 : Troubles nutritionnels chez le sujet âgé Item 61 : Troubles nutritionnels chez le sujet âgé Collège des Enseignants de Nutrition Date de création du document 2010-2011 Table des matières ENC :...2 SPECIFIQUE :...2 I Généralités... 3 II Diagnostic

Plus en détail

VIANDE ET SANTE RISQUE CARDIOVASCULAIRE ET CANCER

VIANDE ET SANTE RISQUE CARDIOVASCULAIRE ET CANCER VIANDE ET SANTE RISQUE CARDIOVASCULAIRE ET CANCER Dr Jean-Michel LECERF Service de Nutrition Institut Pasteur de Lille Résumé Les liens entre viande et santé sont quasi sentimentaux, quasi émotionnels.

Plus en détail

lyondellbasell.com Gestion de l'hypertension Artérielle

lyondellbasell.com Gestion de l'hypertension Artérielle Gestion de l'hypertension Artérielle Gestion de l Hypertension Artérielle C une évidence qu etre en bonne santé sur le plan cardiaque et circulatoire vous aidera à mieux vieillir. Un homme n est plus aussi

Plus en détail

Les bases de la nutrition dans le sport / hockey

Les bases de la nutrition dans le sport / hockey Les bases de la nutrition dans le sport / hockey 16.8.11 19.00, Poya Kaserne Alain Blanc Who am I Alain Blanc Master en sciences du Sport Travail de master: Performances de coordination visuomotrice chez

Plus en détail

Santé et nutrition, Qualité de la viande bovine

Santé et nutrition, Qualité de la viande bovine Santé et nutrition, Qualité de la viande bovine Comice de la Semois Le 16/01/2013 Dr Anne Boucquiau Nutrition et santé publique Valeur nutritionnelle de la viande bovine Protéines Les acides aminés essentiels

Plus en détail

Calcium et Vitamine D :

Calcium et Vitamine D : Calcium et Vitamine D : Avantages et risques pour les os de la personne âgée Alimentation médicalisée et plaisir de manger en EMS CHUV, 3 mars 2016 Dr Olivier Lamy. Service de Médecine Interne et Centre

Plus en détail

SAÉ LES BOISSONS ÉNERGISANTES, et les effets sur les systèmes du corps humain

SAÉ LES BOISSONS ÉNERGISANTES, et les effets sur les systèmes du corps humain SAÉ LES BOISSONS ÉNERGISANTES, et les effets sur les systèmes du corps humain A) Les composants d une boisson énergisante populaire : Composition (par canette) : taurine (1000 mg), caféine (80 mg) sucre

Plus en détail

les acquis d une démarche

les acquis d une démarche Colloque «Transversalité et nutrition dans les politiques territoriales» Ministère de la Santé SFSP, 17 mars 2009 Le Programme National Nutrition Santé (PNNS): les acquis d une démarche Pr Serge Hercberg

Plus en détail

INFOS PATIENTS. Dénutrition & troubles du goût

INFOS PATIENTS. Dénutrition & troubles du goût INFOS PATIENTS Dénutrition & troubles du goût C EST QUOI LA DÉNUTRITION? DÉNUTRITION : QU EST-CE QUE C EST? La dénutrition est un mauvais état nutritionnel favorisé par une perte d appétit, des difficultés

Plus en détail

LE RISQUE CARDIO-VASCULAIRE CHEZ LA FEMME Pourquoi sont-elles plus à risque?

LE RISQUE CARDIO-VASCULAIRE CHEZ LA FEMME Pourquoi sont-elles plus à risque? LE RISQUE CARDIO-VASCULAIRE CHEZ LA FEMME Pourquoi sont-elles plus à risque? Jean-Philippe BRETTES Hôpitaux Universitaires de Strasbourg Mourad DERGUINI Hôpital de Kouba - Alger SAERM, Alger 2015 Le risque

Plus en détail

FIBROSE KYSTIQUE : ESPOIR ET DÉFIS

FIBROSE KYSTIQUE : ESPOIR ET DÉFIS FIBROSE KYSTIQUE : ESPOIR ET DÉFIS Café scientifique de l IRCM 8 octobre 2013 APPUYÉ FINANCIÈREMENT PAR LES INSTITUTS DE RECHERCHE EN SANTÉ DU CANADA Les enjeux nutritionnels et la fibrose kystique Marjolaine

Plus en détail

Politique sectorielle à l égard de problèmes de santé : exemple de la nutrition.

Politique sectorielle à l égard de problèmes de santé : exemple de la nutrition. Politique sectorielle à l égard de problèmes de santé : exemple de la nutrition Ldauchet@yahoo.fr Politique Sectorielle en matière Diagnostic: de santé publique Définition et mesure du problème (épidémiologie,

Plus en détail

Lipoprotéines, cholestérol et dyslipidémies L2-UE

Lipoprotéines, cholestérol et dyslipidémies L2-UE Lipoprotéines, cholestérol et dyslipidémies L2-UE8 2016-2017 Jacqueline Lehmann-Che Service de Biochimie Hôpital St Louis jacqueline.lehmann-che@sls.aphp.fr 1 Sommaire Rappel des lipides Le métabolisme

Plus en détail

Adapter l alimentation

Adapter l alimentation Centre Jean Perrin Centre de Lutte contre le Cancer d'auvergne Clermont-Ferrand - France - LE CANCER DU SEIN Comment puis-je mieux vivre après? Adapter l alimentation Marie-Paule Vasson, PU-PH Marilyn

Plus en détail

HTA et diabète: plus qu une simple association. Pr F Bonnet CHU de Rennes U1018, équipe 9

HTA et diabète: plus qu une simple association. Pr F Bonnet CHU de Rennes U1018, équipe 9 HTA et diabète: plus qu une simple association Pr F Bonnet CHU de Rennes U1018, équipe 9 Prévalence de l HTA dans le DT2 normoalbuminurie (n = 323) microalbuminurie (n = 151) protéinurie (n = 75) Total

Plus en détail

ALIMENTS FONCTIONNELS, COMPLÉMENTS ALIMENTAIRES, CONTRÔLES DE QUALITÉ ET RÉGLEMENTATION ALIMENTAIRE

ALIMENTS FONCTIONNELS, COMPLÉMENTS ALIMENTAIRES, CONTRÔLES DE QUALITÉ ET RÉGLEMENTATION ALIMENTAIRE ALIMENTS FONCTIONNELS, COMPLÉMENTS ALIMENTAIRES, CONTRÔLES DE QUALITÉ ET RÉGLEMENTATION ALIMENTAIRE Pr. Annelise LOBSTEIN, Pharmacognosie UMR-CNRS 7200 - Partie 4 - PLAN (rappels) 1. Définitions législation

Plus en détail

Une alimentation équilibrée:

Une alimentation équilibrée: Grandes Conférences de l ULg à Verviers 2016 2017 Espace Duesberg Une alimentation équilibrée: Est-ce utile? Est-ce possible? Pr Nicolas PAQUOT Département de Médecine Interne Service de Diabétologie,

Plus en détail

Leçon 5: Vitamines et minéraux

Leçon 5: Vitamines et minéraux Leçon 5: Vitamines et minéraux 1. Généralités sur les micronutriments 2. Les vitamines 3. Les minéreaux Généralités sur les micronutriments Les vitamines et les minéraux sont essentiels pour de nombreuses

Plus en détail

AVIS 1 / 5. Afssa Saisine n 2003-SA Maisons-Alfort, le le 3 juin 2004

AVIS 1 / 5. Afssa Saisine n 2003-SA Maisons-Alfort, le le 3 juin 2004 Maisons-Alfort, le le 3 juin 2004 AVIS de l Agence française de sécurité sanitaire des aliments relatif à l évaluation des justificatifs concernant des allégations nutritionnelles, fonctionnelles et de

Plus en détail