Prise en charge psychosociale du trouble de stress post traumatique(tspt) et de la douleur fantôme

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Prise en charge psychosociale du trouble de stress post traumatique(tspt) et de la douleur fantôme"

Transcription

1 Prise en charge psychosociale du trouble de stress post traumatique(tspt) et de la douleur fantôme Gilles Dupuis, Ph.D. Laboratoire d Études en psychologie de la santé et qualité de vie (LEPSYQ) Université du Québec à Montréal La reproduction en tout ou en partie de ce matériel est permise à des fins éducationnelles seulement. Aucun avantage financier ne doit être retiré de son usage. Copyright Dupuis

2 Plan (jour 1): TSPT (AM) Introduction générale Organe vs patient dans sa globalité Représentation mentale du problème chez le patient Trouble de Stress Post traumatique (TSPT) Description Conséquences Détection Comment distinguer le TSPT de d autres d problèmes Entrevue rapide pour usage durant l intervention l de première ligne Organigramme décisionnel Prise en charge ponctuelle et référence: rôle de la psychoéducation Permettre de mieux connaître les symptômes cognitifs et affectifs Comprendre à quoi ils servent et normaliser Comprendre les réactions de l environnementl Faire comprendre à l environnement l social de la victime les réactions actuelles Préparer à une démarche thérapeutique (PM) Impact du TSPT dans la vie Discussion de cas et mécanismes de référence PAUSE 2

3 Horaire Début: ± 9:15 Pause: 11:00-11:30 Reprise: 11:30 13:45 Lunch: 14:00 14:50 Reprise: 15:00 17:00 X 3

4 Plan (jour 2): Douleur fantôme (AM) Introduction: La douleur fantôme dans l histoirel Douleur et religion Représentation mentale de la douleur Caractéristiques cliniques de la douleur fantôme: Types et mécanisme Évolution temporelle Fréquence du problème avec ou sans TSPT Rôle de l encodage, l du traitement des signaux et de l imagel corporelle i.e. représentation neurocognitive du schéma corporel Théorie du portillon Rôle des émotions et des cognitions Modèles de développement des incapacités Évaluation globale Techniques psychologiques de contrôle de la douleur Rôle de la psychoéducation dans la gestion de la douleur Imagerie mentale Relaxation Hypnose PAUSE (PM) Comment est décrite la douleur par les patients et pratique de certaines techniques 4

5 Organe vs patient dans sa globalité Écouter la représentation que se fait le patient de sa situation ou de son problème au niveau des Causes Conséquences Émotions Traitements 5

6 Exemple d un d patient amputé Jeune patient d une d vingtaine d annéesd Entrevue d environ d min Ce type de questionnement peut se réaliser lors de rencontres pour traitement kiné ou ajustement de la prothèse. Quelques notes peuvent être prises à la suite des rencontres pour résumer les propos. 6

7 Organe vs patient Qu est-ce qui se passe dans le corps et la tête d un d patient?????? Fils du terroir, de Souleyman Sy 7

8 Mauvaises mines copyright Dupuis 2005 Compte (conte) rendu d uned rencontre avec une victime (Léeboon!,..Amoon na fi Daa na am.) 8

9 Ay gueut you rééy té nioul, nioul té xolaywa soré té ngéér Ay gueut,, ay gueut you xaléléga Nélaw thi dissayou sayoutiiss Ay gueut you réér thi niak yakar De grands yeux noirs, noirs et hagards Des yeux, des yeux dont la jeunesse Meurent sous le fardeau de la tristesse Des yeux perdus dans le désespoir. 9

10 Kanam gou yémé, andak Tarou gou tass thi ngagou Euleuk gou soxor Kanam gou rétanga xeum Thi niak mbékté ak mbeuguél Mélni kepparou goudi da ngath roukh ga Un visage délicat, fin D une beauté élégante Ravagé par un destin D une cruauté lancinante. Visage au sourire évanoui Sans joie et sans flamme Comme si les ombres de la nuit L avait vidé de son âme. 10

11 Ay gueut you rééy té nioul, nioul té xolaywa soré té ngéér Ay gueut,, ay gueut you xaléléga Nélaw thi dissayou sayoutiiss Ay gueut you réér thi niak yakar De grands yeux noirs, noirs et hagards Des yeux, des yeux dont la jeunesse Meurent sous le fardeau de la tristesse Des yeux perdus dans le désespoir. 11

12 Yaram wou natal wa toumbouranké Siditt ya noye té deugéér Yaram wou fééss ak yakar Yaram wou bin ndo ndo taagat yaram Passpass boumou ték bakan na Bouniou damma ndigueu ga Thi soubeu gou anndeu ak lérayyou diannteu Nour thi aiybi nitt Un corps dessiné avec finesse Aux muscles souples et forts Un corps plein de promesses Un corps taillé pour le sport. Une volonté faite d airain À qui on aurait brisé les reins Par un ensoleillé matin, Noyé par la bêtise des humains. 12

13 Ay gueut you rééy té nioul, nioul té xolaywa soré té ngéér Ay gueut,, ay gueut you xaléléga Nélaw thi dissayou sayoutiiss Ay gueut you réér thi niak yakar De grands yeux noirs, noirs et hagards Des yeux, des yeux dont la jeunesse Meurent sous le fardeau de la tristesse Des yeux perdus dans le désespoir. 13

14 Yayaki rakk you doundou nguir mome, Thi liguéyyou soubam ak goudém Fééss guirgou né aki waréff Touskarék way mboko Niou légui mouy niak yakar Ngir dal thi mome niak katan Touké thi wayou togne you nioudoul métital Mère et sœurs s vivant par lui, De son travail du matin à la nuit. Joug quotidien de responsabilités Dont il savait si bien s acquitter. Détresses de personnes chères Pour qui désormais il désespère Coupable d uned incapacité Aux vils auteurs jamais châtiés. 14

15 Ay gueut you rééy té nioul, nioul té xolaywa soré té ngéér Ay gueut,, ay gueut you xaléléga Nélaw thi dissayou sayoutiiss Ay gueut you réér thi niak yakar De grands yeux noirs, noirs et hagards Des yeux, des yeux dont la jeunesse Meurent sous le fardeau de la tristesse Des yeux perdus dans le désespoir. 15

16 Niambar gou teukh, méér mou tarr, Fayounéne, gou mounoul néék Ngoye tha ay daak you nékoul Mouthiou roukh ga té bayioul xéél Bayioul mouk nofflay Di rééy xoll ndanka ndanka, Waxtou guinaw waxtou Rage sourde, colère dévorante, Vengeance vaine, impossible, Accrochée à d inexistantes cibles Qui telle une mort cruelle et lente Ronge l âl âme autant que l esprit Ne laissant jamais de répit Tuant petit à petit le cœur, Heure, après heure, après heure. 16

17 Ay gueut you rééy té nioul, nioul té xolaywa soré té ngéér Ay gueut,, ay gueut you xaléléga Nélaw thi dissayou sayoutiiss Ay gueut you réér thi niak yakar De grands yeux noirs, noirs et hagards Des yeux, des yeux dont la jeunesse Meurent sous le fardeau de la tristesse Des yeux perdus dans le désespoir. 17

18 Dieummeu diou diééx thi tiss Dawko ndanka ndanka ay xarit You tanneu xalélé Ngathe bamou nguiss séne alal, Lou waral niou léén koy diappé? Bou oubékoba ya mome toor Dian gueun mandi méénma Bala takoussan biko laxall. Abîme infinie de tristesse Fuie peu à peu par les amis Qui préfèrent, de la jeunesse, En extraire avidement les fruits. Et pourquoi leur en tenir rigueur? Quand s ouvre s toute grande la fleur Mieux vaut du nectar s enivrer Avant que le soir ne l aitl fanée. 18

19 Wanté bodé dox thi kaw gueul Tank ak toor da gni wékékou Thia dina déésé paxi bakan Lou doul doom ak déé thi lou mouy noyi Mais quand on marche sur une mine Jambe et fleur se font arracher Et il ne reste pour les narines Que la cendre et la mort à humer. 19

20 Ay gueut you rééy té nioul, nioul té xolaywa soré té ngéér Ay gueut,, ay gueut you xaléléga Nélaw thi dissayou sayoutiiss Ay gueut you réér thi niak yakar De grands yeux noirs, noirs et hagards Des yeux, des yeux dont la jeunesse Meurent sous le fardeau de la tristesse Des yeux perdus dans le désespoir. 20

21 Représentation mentale de la situation Causes: avoir marché sur la mine Conséquences: Ne plus pouvoir être le support familial Ne plus pouvoir jouer au foot Ne pourra plus jamais faire de sport Ne pourra plus travailler Ne pourra plus être attirant pour une femme Ses amis ne le comprennent plus Ne plus fréquenter ses amis Il s isoles 21

22 Représentation mentale de la Émotions situation Dépression Dévalorisation Colère Absence de trouble de stress post traumatique Traitement Pense que la prothèse ne pourra jamais lui redonner une vrai mobilité Quoi faire (à voir plus loin) 22

23 Modèle d auto d régulation: Représentation mentale de la maladie 1a 1b 2a 2b 3a 3b Adaptation du modèle de Leventhal et al. (2003), Coutu et al. (2002) 23

24 Représentation mentale de la maladie Aigu Évolution Cyclique du problème Chronique Durée du traitement Conséquences de la condition Affectives Cognitives comportements Perception de la condition médicale Diagnostic et Manifestations Affectives Cognitives comportements Causes probables Attentes relatives à l efficacité du traitement Perception de contrôle Attente d efficacité Perception et réalité Adaptation de Leventhal et al. (2003) 24

25 Modèle d auto d régulation: Représentation mentale de la maladie 1a 1b 2a 2b 3a 3b Adaptation du modèle de Leventhal et al. (2003), Coutu et al. (2002) 25

26 Trouble de stress post traumatique (TSPT) Description 26

27 Critères de la présence d un d TSPT A- EXPOSITION À UN ÉVÉNEMENT TRAUMATIQUE A1: avoir vécu comme victime ou témoin un événement au cours duquel quelqu un un ou soi a subi: Blessure grave, Menace de mort, Menace à l intégrité l physique, Mort. A2: Avoir ressenti: Peur intense Impuissance Horreur 27

28 Critères de la présence d un d TSPT B- L ÉVÉNEMENT TRAUMATIQUE EST CONSTAMMENT REVÉCU B1 souvenirs répétitifs et envahissants de l él événement (images, pensées, perceptions) provoquant sentiment de détresse B2 rêves répétitifs et pénibles de l él événement provoquant un sentiment de détresse B3 impressions soudaines comme si l él événement allait se reproduire (flash-back) B4 Sentiment de détresse intense lorsque: présence d indicesd (interne ou externe) rappelant l él événement, de près ou de loin B5 Réactions physiologiques (ex: palpitations) lorsque mis en présence d indice d (interne ou externe) rappelant l él événement, de près ou de loin 28

29 Critères de la présence d un d TSPT B- Exemples B1 «J ai constamment des images de l él événement Je ne peux m empêcher m d y d y penser» B2 «je me réveille en sueurs après des rêves dans lesquels je revois des scènes de l événement» B3 «Parfois j entends j des bruits (ou je sens des odeurs) comme ceux qui étaient présents lors de l événement» B4 «Quand je repasse au même endroit ou à des endroits semblables, je me sens en détresse» B5 «Quand je vois des scènes qui ressemblent à l événement, j ai j des sueurs et des palpitations» 29

30 Critères de la présence d un d TSPT C- Évitement persistants des stimuli associés au traumatisme et émoussement de la réactivité générale C1 efforts pour éviter: Pensées, sentiments ou conversations associées au traumatisme C2 efforts pour éviter: activités, endroits, gens éveillant souvenirs liée au traumatisme C3 incapacité de se rappeler 1 aspect important du trauma C4 réduction de: Intérêt pour des activités importantes ou De la participation à ces activités C5 sentiment de détachement pour autrui (devenir étranger) C6 restrictions des affects C7 sentiment d avenir d bouché 30

31 Critères de la présence d un d TSPT C- Exemples C1 «je me force pour ne pas y penser» C2 «je me trouve des excuses pour ne pas rencontrer les gens qui étaient là en même temps que moi» C3 «Je ne peux pas me rappeler ce que j ai j fait après l explosion de la mine» C4 «Ça a ne me tente plus d aller d rencontrer mes amis. Je me retire et ne veux voir personne.» C5 «Je me sens seul même avec mes amis.» C6 «J ai de la difficulté à exprimer de l affection l aux personnes que j aimej» C7 «Je pense que je ne pourrai plus jamais vivre une vie normale.» 31

32 Critères de la présence d un d TSPT D- Présence de symptômes neurovégétatifs D1 Difficulté à s endormir s ou sommeil interrompu D2 Irritabilité ou accès de colère D3 Hyper vigilance D4 Réaction de sursaut exagérée 32

33 Critères de la présence d un d TSPT D- Exemples D1 «je me réveille au milieu de la nuit et ne peux me rendormir» D2 «Tout le monde me tape sur les nerfs. Je ne tolère presque plus rien.» D3 «J oublie plein de choses. Quand je lis, je perd le fil souvent.» D4 «Je suis toujours en train de surveiller ce qui se passe. Je suis toujours en alerte. Je peux pas me détendre.» D5 «Au moindre bruit, je sursaute très fort.» 33

34 Critères de la présence d un d TSPT E- La durée des symptômes BCD est d und mois ou plus F- Détresse importante: souffrance significative ou modification importante du fonctionnement social, professionnel ou dans d autres d domaines importants. Moins de 3 mois, on parle de TSPT aigu et 3 mois ou plus de TSPT chronique. 34

35 En résumé le TSPT comprends A Événement traumatique B Reviviscences C Évitement et émoussement D Hyper activation E Durée d un d mois F Détresse significative A1 menace à sa vie ou intégrité physique A2 peur intense et impuissance 1 des 5 symptômes possibles 3 des 7 symptômes possibles 2 des 5 symptômes possibles Durée min. symptomatique Détresse et séquelles dans sphères significatives 35

36 TSPT Conséquences 36

37 Ce qui accompagne habituellement le TSPT ANXIÉTÉ: généralisée Panique Phobie sociale Phobie spécifique DÉPRESSION SUICIDE Séquelles physiques TSPT ABUS ET DÉPENDANCE: Alcool drogues DIFFICLUTÉES RELATIONNELLES Manque de Désir sexuel Difficultés professionnelles Dysthymie 37

38 TSPT Détection 38

39 Comment distinguer le TSPT de d autresd problèmes: État de stress aigu TSPT et symptôme de stress aigu (ESA) A Événement traumatique A1 menace à sa vie ou intégrité physique A2 peur intense et impuissance Dans ESA il y a en plus, un minimum de 3 symptômes dissociatifs (ex: se sentir loin des autres, étranger, etc.), B Reviviscences Au moins 1 des 5 symptômes possibles C Évitement et émoussement 3 des 7 symptômes possibles DANS ESA, AU MOINS UN D ÉD ÉVITEMENT D Hyperactivation DANS ESA, UN SEUL 2 des 5 symptômes possibles DANS ESA, AU MOINS UN SYMPTÔME D HYPER D ACTIVATION E Durée minimale d un d mois symptomatique DANS ESA, DURÉE MOINS D UN D MOIS F Détresse et séquelles des sphères significatives PAS DANS ESA, 39

40 Comment distinguer le TSPT de d autresd problèmes: Phobie spécifique TSPT et phobie spécifique: B4 Sentiment de détresse intense lorsque: présence d indiced (interne ou externe) rappelant l él événement, de près ou de loin B5 Réactions physiologiques (ex: palpitations) lorsque mis en présence d indice d (interne ou externe) rappelant l él événement, de près ou de loin C Évitement persistants des stimuli associés au traumatisme et émoussement de la réactivité générale Cependant dans le cas des phobiques: Les peurs et les évitements ne sont pas reliées à un événement traumatique. 40

41 Comment distinguer le TSPT de d autresd problèmes: Trouble panique TSPT et Trouble panique avec agoraphobie (TPA) B4 Sentiment de détresse intense lorsque: présence d indice d (interne ou externe) rappelant l él événement, de près ou de loin B5 Réactions physiologiques (ex: palpitations) lorsque mis en présence d indice (interne ou externe) rappelant l él événement, de près ou de loin C Évitement persistants des stimuli associés au traumatisme et émoussement de la réactivité générale efforts pour éviter: activités, endroits, gens éveillant souvenirs liée au traumatisme Cependant dans le cas des TPA: Les attaques de panique ne sont pas associées à une expérience traumatique ou à son souvenir l agoraphobie est liée à la peur de faire des attaques de panique et non à la peur d éd éléments reliés au traumatisme 41

42 Comment distinguer le TSPT de d autresd problèmes: trouble obsessionnel-compulsif TSPT et Trouble obsessionnel-compulsif(toc) B L ÉL ÉVÉNEMENT TRAUMATIQUE EST CONSTAMMENT REVÉCU B1 souvenirs répétitifs et envahissants de l él événement (images, pensées, perceptions) provoquant sentiment de détresse B3 impressions soudaines comme si l él événement allait se reproduire (flash-back) Cependant dans le cas des TOC: Les pensées intrusives non reliées à un traumatisme passé Pensées intrusives ressenties comme étant inappropriées 42

43 Comment distinguer le TSPT de d autresd problèmes: trouble d anxiété d généralisé TSPT et trouble d anxiété d généralisé (TAG) D Présence de symptômes neurovégétatifs D1 Difficulté à s endormir s ou sommeil interrompu D2 Irritabilité ou accès de colère D3 Hyper vigilance D4 Réaction de sursaut exagérée Cependant dans le cas des TAG: Absence de trauma originel Absence de symptômes de reviviscence ou d éd évitement Les inquiétudes des TAG sont reliées à des préoccupations de la vie quotidienne Les inquiétudes du TAG sont présentes depuis au moins 6 mois 43

44 Comment distinguer le TSPT de d autresd problèmes: dépression majeure TSPT et dépression: C4 réduction de: Intérêt pour des activités importantes ou De la participation à ces activités C5 sentiment de détachement pour autrui (devenir étranger) C6 restrictions des affects C7 sentiment d avenir d bouché D1 Difficulté à s endormir s ou sommeil interrompu D3 Hyper vigilance Dépression majeure: Il n y n y a pas de symptôme d éd évitement ou de reviviscence 44

45 TSPT Détection Entrevue rapide pour usage durant l intervention de première ligne 45

46 Ku ndóbin rey sa maam, foo séénati lu ñuul daw. Si un grand calao tue ton grand-père, tu te sauveras dès que tu verras quelque chose de noir Ne jamais oublier que les personnes qui ont subi un traumatisme sévère ne sont pas que blessées physiquement. Elles peuvent être brisées psychologiquement donc fragile. MANIPULEZ AVEC SOIN! 46

47 Questions clés Dans votre histoire clinique, notez l él événement qui a mené à l amputation. l (A) Dire: Je sais que certaines personnes ont de la difficulté à en parler. Cela est normal. J aimerais J vous demander comment vous êtes vous senti lors de l él événement, mais si vous ne voulez pas en parler tout de suite, on en parlera plus tard ou une autre fois. (A) Si la personne accepte de dire comment elle s est senti demandez, si elle ne vous l a l a pas dit: Avez-vous eu peur de mourir (A) Si la personne semble hésitante, n insistez n pas et passez aux questions suivantes. 47

48 Questions clés Comment s est s passé votre semaine avec votre mari (ou avec vos amis, frères, sœurs, s enfants, père ou mère)? Avez-vous le goût de les voir? (C) Avez vous le goût de faire des activités avec eux. (C) Avez-vous de la difficulté à leur exprimer votre affection? (C) Avez-vous tendance à éviter de voir ceux qui vous parle de ce qui vous est arrivé ou encore les endroits qui vous le rappelle? (C) 48

49 Questions clés Avez vous bien dormi cette semaine? (D) Avez-vous l impression l d avoir d les nerfs à vif, qu un un rien vous irrite? (D) Vous sentez-vous tendu, incapable de relâcher, à sursauter pour un rien et pour tout? (D) Avez-vous l impression l de toujours être sur vos gardes? (D) Avez-vous souvent la tête ailleurs avec de la difficulté à vous concentrer sur les choses (lire, regarder un film, etc.) (D) 49

50 Questions clés Vous vous sentez vous triste? Avez-vous souvent le goût de pleurer? (F) Cela fait combien de temps que vous vous sentez ainsi? (E) Pensez-vous que c est c dû à l accident? l Avez-vous l impression l avoir oublié des éléments de l accident? (C) Est-ce que le souvenir de l accident l vous reviens parfois en tête? (B 1 -B 3 ) Quand cela vous arrive, vous sentez-vous anxieux, paniqué, avec des palpitations? (B 4 -B 5 ) Cherchez-vous à le chasser de votre tête? (C) Est-ce qu il vous arrive de le revivre en rêve? (B) Avez-vous eu peur de mourir quand cela s est s produit (retour à A si non répondu en A) Avez vous l impression l que depuis l accident, l votre avenir est bouché? (C) 50

51 TSPT Détection Organigramme décisionnel Tirée de Brillon,, P. Comment aider les victimes souffrant de stress post-traumatique (p.160) 51

52 (A) Y-a-t-il eu menace à la vie et sentiment de peur, impuissance, horreur? NON OUI Trouble d adaptation Trouble obsessif.-compulsif. ou psychotique Dépression majeure (isolement) Trouble panique + agoraphobie (évitement + crainte attaque panique) Phobie sociale ou spécifique (évitement situations sociales ou objet) Si symptômes sévères: dépression majeure ou co morbide au TSPT Trouble d anxiété généralisé si symptômes reliés au quotidien ( 6 mois) État de stress aigu (B) Reviviscences reliées à l événement ( 1 symptôme) NON NON NON OUI (C) Évitement du TSPT généralisé à plusieurs situations et peur de vivre un autre événement OUI (C) Émoussement présent depuis l événement (détachement, perte intérêt) ( 3 symptômes) OUI (D) Hyperactivation(alerte, sommeil, irritabilité depuis trauma ( 2 symptômes) NON NON (E) B, C, D 6 mois OUI OUI Simulation ou gains secondaires NON (F) Détresse significative ou impact sur sphères importantes TSPT OUI 52

53 Brillon (2005) p

54 Importance de la détection Suite aux questions, si vous jugez que l él état de la personne risque d interférer d avec l adaptation l à la prothèse, référer pour une prise en charge psychologique ou psychosociale. Il n y n y a pas de petite détresse dans le TSPT. Comme dans la querelle des deux lézards, où aucun des animaux de la ferme (le coq, le bouc, le bœuf b et le cheval) n a n a voulu s occuper s de ce petit problème, sauf le chien du maître, un petit rien peut paralyser une vie si on ne s en s occupe pas. Vous êtes sur la première ligne pour détecter ces signaux et éviter la détérioration de la condition de la personne. C est C vous que l on l va écouter si vous envoyez les bons messages. 54

55 «Ainsi, à cause de la bataille de deux petits lézards pour une mouche morte, modeste querelle dont personne ne voulut s occuper, s non seulement nos fiers amis le coq, le bouc, le bœuf b et le cheval y laissèrent la vie, mais il en résulta un incendie, et une mort qui endeuilla toute la maisonnée» p.24 55

56 TSPT Prise en charge ponctuelle et référence 56

57 Rôle de la psychoéducation dans le TSPT Permettre de mieux connaître les symptômes cognitifs et affectifs Comprendre à quoi ils servent et normaliser Se comprendre soi-même Comprendre les réactions de l environnement Faire comprendre à l environnement l social de la victime les réactions actuelles Préparer à une démarche thérapeutique 57

58 Permettre de mieux connaître les symptômes et les NORMALISER: et les NORMALISER Exemples de symptômes: J ai constamment l image l de l explosion l qui me revient en tête. Je me sens parfois bizarre, comme si j éj étais hors de la réalité. J ai toujours le goût d êd être seul. Parfois j ai j peur sans raison et je me mets à trembler. Mon entourage ne me comprend plus. J ai l impression l d êd être fou (folle). J ai l impression l que quelque chose m habite m et a pris possession de mes pensées ou de mon esprit. Réaction normale à un événement anormal L événement vécu est intense, brutal et met en danger la vie. Quiconque vivrait une telle chose aurait des réactions de ce genre. C est C un processus normal. Rassurer la personne sur le fait qu elle n est n pas en train de devenir folle. 58

59 À quoi servent les symptômes:. Que fait votre esprit quand vous chercher quelque chose ou le nom de quelqu un un ou la solution à un problème? Que se passe-t-il quand vous cherchez depuis un bout de temps et que vous ne trouvez pas???!!!? 59

60 À quoi servent les symptômes Le cerveau cherche à «digérer» l événement mais n y n y parvient pas. Il le «rejoue» alors continuellement pour tenter de «comprendre» mais la compréhension est rationnelle et le problème est affectif. Donc «le cerveau» est emprisonné. Cette emprisonnement génère des émotions: Colère Tristesse Impuissance Détresse 60

61 Perte d un d membre = Deuil C est un processus normal d adaptation à la perte Les phases du deuil La phase de choc La phase de désorganisation La phase de réorganisation 61

62 Processus de deuil et réorganisation Tabi cà b tên màtul à jemantu, sô vêsô degmal, lëgi nga dem Tomber dans un puits n a n a pas besoin d êd être appris, quand tu auras franchi les poutres de l orifice, l tu iras tout seul Choc désorganisation Réorganisation Prise de conscience graduelle De quelques mois à vie entière Stupeur, engourdissement, Déni, ESA Dissociation Colère Impuissance Résignation Blâme personnel Dépression Anxiété TSPT marchandage Emprisonnement dans le passé «Avant je pouvais faire ceci ou cela de telle ou telle façon.» doit changer en «maintenant, comment je pourrais le faire» 62

63 Se comprendre soi-même: intemporalité de la réaction La mémoire est comme un film. Si une scène vous a ému, apeuré ou captivé, revoir cette scène ramènera la même émotion. Un traumatisme garde toute son intensité peu importe quand il est arrivé. Il importe d expliquer d au patient qu il est normal que même après des mois et des mois, l intensité de l él émotion est toujours aussi vive. LE TEMPS NE FAIT RIEN À L AFFFAIREL Réduire aussi la tendance à se blâmer ou se culpabiliser 63

64 Le cerveau enregistre tout et peut rejouer les souvenirs avec la même intensité que lors de l él événement 64

65 Se comprendre soi-même Y a-t-il des patients qui se pensent fous ou possédés par des djinns ou autres esprits (dëmm, liggéey,, rab, ndëpp)? Les symptômes durant le sommeil (djinns) 1. Angoisse et insomnie 2. Agitation durant le sommeil 3. Les cauchemars 4. La vision d animaux d dans les rêves tels que des serpents, des chiens, des chats 5. Pousser des cris, rire ou pleurer 65

66 Se comprendre soi-même Y a-t-il des patients qui se pensent fous ou possédés par des djinns ou autres esprits? Les symptômes à l él état de veille 1. Les maux de tête fréquents, migraine 2. La distraction mentale, le malade est tout le temps absent 4. Une douleur persistante dans un membre ou dans tout le corps 5. Pensées obsessionnelles 6. Avoir la poitrine serrée à partir de la tombée de la nuit 7. Troubles de la vision (flashs, filets grisâtres, visions étranges..) Etc. Il est important de ne pas rejeter la croyance mais de tenter de l utiliser l pour orienter l intervention en y faisant participer s il s y a lieu, l entourage. 66

67 Se comprendre soi-même Chaque niveau (djinns,dëmm dëmm, liggéey, rab, ndëpp) ) fait appel à un contenu ou la communauté peut prendre une certaine part à l intervention. l (Collignon: Santé mentale: entre psychiatrie contemporaine et pratique traditionnelle. Psychopathologie Africaine, 2000, vol.xxx, p. 286) Il vaut mieux utiliser que rejeter. 67

68 Se comprendre soi-même Les idées et représentations que se font les patients au niveau des causes sont l él élément central qui donne à la personne sa compréhension de sa condition. Au Québec, les patients se font une représentation des causes qui est parfois fautive et qui mêle des éléments pseudo scientifique à des croyances populaires et qui influence l attitudel par rapport au traitement. Fluide énergétique, magnétisme, etc. Croyance en des médicaments miracles ou des traitements magiques Fatalité du destin où plus rien n est n possible (Karma) L important est de ne pas juger les croyances mais de bien connaître celles que le patient entretien afin de pouvoir s en s servir ou les modifier graduellement. 68

69 Comprendre les réactions de l environnement Environnement social (parents, ami, enfants, mari, grands parents, etc.) et incompréhension de l intemporalité l du traumatisme. Il importe d expliquer d au patient qu il est normal que les autres ne le comprennent pas. Ce n est n pas parce qu il est fou ou possédé. La majorité de patients sont comme lui. Ce n est n pas parce que les autres lui en veulent ILS NE COMPRENNENT TOUT SIMPLEMENT PAS CE QUI SE PASSE Ne jamais oublier qu une une victime de TSPT peut avoir des problèmes de concentration. Rester simple dans les explications. Utiliser des images ou des histoires. Cela frappe plus l imagination. l 69

70 Faire comprendre à l environnement l social de la victime les réactions actuelles Demander à l accompagnant l ce qu il pense de la maladie du patient. Comment il se l explique. l Il est essentiel que les explications données au patient soit transmise à une personne accompagnant le patient. En même temps qu on l explique l au patient, ou sans que le patient soit là. Objectifs: Réduire l incompréhension l de l environnementl Briser l isolement, l Défaire le préjugé, les croyances Augmenter le support Demander à l accompagnant l d expliquer d aussi aux autres ce qui arrive à la victime. 70

71 Préparer à une démarche thérapeutique Expliquer que la diminution des séquelles psychologiques aidera à l adaptation l à la prothèse: Incompatibilité entre: Dépression, anxiété, insomnies, etc. et possibilité de faire les exercices avec la prothèse, de reprendre les activités quotidiennes Démarche thérapeutique = exorciser le traumatisme. Faire sortir les émotions emprisonnées. Explorer les cognitions par rapport à la prothèse et défaire les attentes et croyances fausses. Expliquer comment la prothèse pourra permettre de refaire des choses mais différemment. «Avant je pouvais faire cela ainsi.» doit changer en «maintenant, comment je pourrais le faire» 71

72 Préparer à une démarche thérapeutique Quelles sont les ressources thérapeutiques disponibles? Travailleur social Psychiatre Psychologue Tradi praticien Formation de groupe de rencontres: briser l isolement. l Formation de groupe d activités d sportives Comment accéder aux sources? Laquelle choisir? Quel est le réseau? 72

73 Marlon Shirley Chéri Blauwet en compagnie de l'éthiopien Tékélé, vainqueur d'une course en fauteuil roulant. (Photo - Vietnam Veterans of America Foundation) Association de Défense et d'etudes des Personnes Amputées ADEPA est une association représentant les amputés, son but est de promouvoir leur activités et défendre leurs intérêts Actualités pour les personnes amputées 73

74 74

75 Exercices de PM JOUR 1 Pratique de l entrevue l pour le TSPT et utilisation du questionnaire de dépistage. Sous-groupes de 7-10 (1 heure) Chaque participant aura à jouer le rôle du patient puis celui de l intervieweur. l Commentaires sur l exercice, l en plénière. Structure pour la référence des patients. Discussion en sous groupes selon les régions. (1 heure) Commentaires sur l exercice, l en plénière. 75

76 Entrevue et dépistage Feuille de route Diagnostic Questionnaire de dépistage Koumare, Diaoure et Miquel-Garcia (1992) Définition d un d instrument de dépistage des troubles psychiques. Psychopathologie Africaine, XXIV,2:

77 Questionnaire de dépistage Tiré d un d colloque international sur Médecine traditionnelle, Santé et développement, Bamako 1990) Caractéristiques Première étape de traduction su SRQ-24 en bambara, peul et dogon donno so.. Problèmes de non pertinence culturel de certains items. 2 e version plus adaptée traduite en dogon et testée 3 e version, 29 questions reformulées. 4 e version: 23 questions (peul et dogon donno so) 77

Troubles psychiques et travail

Troubles psychiques et travail Troubles psychiques et travail Dr Dominique PHAM Médecin-chef SDIS 29 ANXIETE DEPRESSION STRESS ETAT DE STRESS POST-TRAUMATIQUE BURNOUT RISQUES PSYCHOSOIAUX ANXIETE DEPRESSION STRESS ETAT DE STRESS POST-TRAUMATIQUE

Plus en détail

QUESTIONNAIRE SUR LA REPRÉSENTATION DE VOTRE CONDITION DE SANTÉ ACTUELLE

QUESTIONNAIRE SUR LA REPRÉSENTATION DE VOTRE CONDITION DE SANTÉ ACTUELLE Nom : # Dossier : Date : QUESTIONNAIRE SUR LA REPRÉSENTATION DE VOTRE CONDITION DE SANTÉ ACTUELLE Dans le questionnaire suivant, nous nous intéressons à votre propre vision de votre condition actuelle,

Plus en détail

Troubles post-traumatiques du personnel consécutifs à un stress extrême : le double meurtre de PAU

Troubles post-traumatiques du personnel consécutifs à un stress extrême : le double meurtre de PAU Troubles post-traumatiques du personnel consécutifs à un stress extrême : le double meurtre de PAU CHS de PAU nuit du 17 / 18 Décembre 2004 Dépistage et prise en charge par le médecin du travail Dr J.

Plus en détail

Les Troubles Psychiatriques Majeurs. Mimi Israël M.D. Avril, 2007

Les Troubles Psychiatriques Majeurs. Mimi Israël M.D. Avril, 2007 Les Troubles Psychiatriques Majeurs Mimi Israël M.D. Avril, 2007 Objectif D apprendre à reconnaître certains troubles de santé mentale et de toxicomanie dans un contexte de concomitance. Qu est-ce qu un

Plus en détail

Référence : Henri Piéron, Vocabulaire de psychologie, PUF. 1979. LES TROUBLES ANXIEUX

Référence : Henri Piéron, Vocabulaire de psychologie, PUF. 1979. LES TROUBLES ANXIEUX 1 Anxiété : «Malaise à la fois physique caractérisé par une crainte diffuse, un sentiment d insécurité, de malheur imminent. On réserve plutôt le nom d angoisse aux sensations physiques qui accompagnent

Plus en détail

Les souffrances psychiques et les comportements inhabituels

Les souffrances psychiques et les comportements inhabituels Premiers secours en équipe Les souffrances psychiques et les comportements inhabituels Service Départemental d'incendie et de Secours du Calvados A la fin de cette partie vous serez capable : de prendre

Plus en détail

Douleur, souffrance, démence et fin de vie

Douleur, souffrance, démence et fin de vie Douleur, souffrance, démence et fin de vie Qu est ce que la douleur? Différence entre douleur et souffrance La souffrance serait morale et la douleur physique La douleur serait locale et la souffrance

Plus en détail

La Fondation des maladies mentales

La Fondation des maladies mentales La Fondation des maladies mentales Fondée en 1980 par Dr Yves Lamontagne, psychiatre Mission: la prévention des maladies mentales Programmes de sensibilisation et de prévention Pour les jeunes des écoles

Plus en détail

Réparation juridique du dommage corporel : données propres à la psychiatrie. Pr Senon Faculté de Médecine Université de Poitiers

Réparation juridique du dommage corporel : données propres à la psychiatrie. Pr Senon Faculté de Médecine Université de Poitiers Réparation juridique du dommage corporel : données propres à la psychiatrie Pr Senon Faculté de Médecine Université de Poitiers Problèmes posés en psychiatrie Le PTSD : une clinique encore mal connue La

Plus en détail

4.0 : LE STRESS, L ANXIÉTÉ

4.0 : LE STRESS, L ANXIÉTÉ 4.0 : LE STRESS, L ANXIÉTÉ 13-14 (gestion) 4.1 L IMPORTANT EST DE 1) identifier les facteurs de stress 2) reconnaître ses propres symptômes 3) identifier ses propres déclencheurs de stress, 4) gérer son

Plus en détail

L HYPNOSE DANS LE TRAITEMENT DE LA DOULEUR :

L HYPNOSE DANS LE TRAITEMENT DE LA DOULEUR : L HYPNOSE DANS LE TRAITEMENT DE LA DOULEUR : UNE (RE) NOUVEAUTE THERAPEUTIQUE? Dr Patrick Assoune Consultation Douleur Hôpital Tenon Paris Faculté le 24/01/2006 1 1-14 Et l Hypnose!! Après s un long parcours

Plus en détail

Mise en garde 418 523-1502

Mise en garde 418 523-1502 Mise en garde Afin de compléter ce questionnaire, nous te recommandons d être accompagné d un adulte afin de pouvoir valider certaines informations. Sinon, nous t invitons à contacter les intervenants

Plus en détail

L anxiété chez les enfants et les adolescents: De l émotion normale à la pathologie

L anxiété chez les enfants et les adolescents: De l émotion normale à la pathologie L anxiété chez les enfants et les adolescents: De l émotion normale à la pathologie Caroline Berthiaume, Ph.D. Psychologue clinicienne Coordonnatrice clinique Introduction Domaine d étude relativement

Plus en détail

Les troubles anxieux. Stéphane Dubé, Ph.D., neuropsychologue. Institut Universitaire en Santé Mentale Douglas 8 novembre 2011

Les troubles anxieux. Stéphane Dubé, Ph.D., neuropsychologue. Institut Universitaire en Santé Mentale Douglas 8 novembre 2011 Les troubles anxieux Stéphane Dubé, Ph.D., neuropsychologue Institut Universitaire en Santé Mentale Douglas 8 novembre 2011 Peur, Préoccupation, Anxiété un équilibre vacillant Plusieurs facteurs jouent

Plus en détail

Semaine de la sécurité des patients: novembre 2012

Semaine de la sécurité des patients: novembre 2012 Semaine de la sécurité des patients: novembre 2012 Qu'est-ce-que la douleur? La douleur est une sensation désagréable et complexe (sensorielle et émotionnelle). Cette sensation provient de l'excitation

Plus en détail

INVENTAIRE DES SYMPTÔMES DE STRESS

INVENTAIRE DES SYMPTÔMES DE STRESS 1 INVENTAIRE DES SYMPTÔMES DE STRESS Ce questionnaire a pour but de vous faire prendre conscience de votre niveau de stress actuel. Je vous conseille vivement de la garder et de le refaire régulièrement

Plus en détail

Les Angoisses du normal au pathologique. Dr Cyrille Guillaumont Chef de Pôle de Psychiatrie Adulte Centre Hospitalier Philippe Pinel Amiens

Les Angoisses du normal au pathologique. Dr Cyrille Guillaumont Chef de Pôle de Psychiatrie Adulte Centre Hospitalier Philippe Pinel Amiens Les Angoisses du normal au pathologique Dr Cyrille Guillaumont Chef de Pôle de Psychiatrie Adulte Centre Hospitalier Philippe Pinel Amiens Quelques éléments de définition Stress : Anxiété : Angoisse :

Plus en détail

La gestion du stress

La gestion du stress La gestion du stress Colloque en santé et sécurit s curité Octobre 2012 1. Présentation de l animatrice de l atelier Christine Meunier, intervenante communautaire en santé mentale, employée du CSSST depuis

Plus en détail

Stratégie de gestion du stress :

Stratégie de gestion du stress : Le stress est une fonction normale de l être humain qui fait face à un danger. C est une réaction d alerte contre une menace psychologique. Une perturbation des habitudes, de l équilibre force l individu

Plus en détail

Pour mieux vivre avec la colère Se préparer pour le retour à domicile

Pour mieux vivre avec la colère Se préparer pour le retour à domicile Conseils Pour mieux vivre avec la colère Se préparer pour le retour à domicile www.douglas.qc.ca Le retour Le retour Votre proche a eu des gestes ou des propos agressifs. Vous êtes inquiet pour lui et

Plus en détail

4.07 Les troubles anxieux chez les enfants et les adolescents : Aperçu d'une prise en charge interdisciplinaire.

4.07 Les troubles anxieux chez les enfants et les adolescents : Aperçu d'une prise en charge interdisciplinaire. 4.07 Les troubles anxieux chez les enfants et les adolescents : Aperçu d'une prise en charge interdisciplinaire. 2e Congrès biennal du C.Q.J.D.C. Présenté par Caroline Berthiaume, Clinique d intervention

Plus en détail

TEST D EVALUATION DU STRESS CHRONIQUE

TEST D EVALUATION DU STRESS CHRONIQUE TEST D EVALUATION DU STRESS CHRONIQUE Les questions portent sur l état psychologique tel qu il était dernièrement, c'est à dire en pensant aux 4 ou 5 derniers jours. Répondez aux questions instinctivement

Plus en détail

Aimer Elle avait laissé sa phrase en suspens. Je rouvris les yeux, pour voir qu elle me regardait. Elle m observait. Elle allait dire quelque chose, et guettait ma réaction. Je n avais aucune idée de ce

Plus en détail

DOMAINE 7 RELATIONS ET RÔLES

DOMAINE 7 RELATIONS ET RÔLES DOMAINE 7 RELATIONS ET RÔLES 327 Allaitement maternel inefficace (00104) 327 Allaitement maternel interrompu (00105) 328 Motivation à améliorer l allaitement maternel (00106) 329 Tension dans l exercice

Plus en détail

Prévention du stress posttraumatique. Comment réagir après un évènement traumatisant

Prévention du stress posttraumatique. Comment réagir après un évènement traumatisant Prévention du stress posttraumatique Comment réagir après un évènement traumatisant Lindsy Werrebrouck Psychologue Conseiller en prévention psychosociale Mensura Programme Traumatisme Incident critique

Plus en détail

Soutenir et Accompagner une Personne Âgée qui Parle de la Mort et du Suicide

Soutenir et Accompagner une Personne Âgée qui Parle de la Mort et du Suicide Soutenir et Accompagner une Personne Âgée qui Parle de la Mort et du Suicide Journée Régionale sur le Suicide et les Aînés de Laval Jeudi 6 Février 2014 Atelier de Sensibilisation offert en partenariat

Plus en détail

Les troubles anxieux

Les troubles anxieux Plan Les troubles anxieux I. Généralités II. Attaque de panique III. Trouble panique : 2. Facteurs de risque : 3. Selon la classification DSM4 : IV. TAG = trouble d anxiété généralisé V. Agoraphobie 2.

Plus en détail

APPROCHES PSYCHOTHERAPEUTIQUES DU PATIENT DOULOUREUX CHRONIQUE

APPROCHES PSYCHOTHERAPEUTIQUES DU PATIENT DOULOUREUX CHRONIQUE APPROCHES PSYCHOTHERAPEUTIQUES DU PATIENT DOULOUREUX CHRONIQUE GENERALITES Douleur chronique = douleur qui évolue depuis plus de 6 Mois. Douleur «maladie» qui évolue par elle même Douleur «traumatisme»:

Plus en détail

Exposé de Robert Ladouceur (robert.ladouceur@psy.ulaval.ca) proposé par l association poitevine de TCC APCTCC, le 14 janvier 2012

Exposé de Robert Ladouceur (robert.ladouceur@psy.ulaval.ca) proposé par l association poitevine de TCC APCTCC, le 14 janvier 2012 Exposé de Robert Ladouceur (robert.ladouceur@psy.ulaval.ca) proposé par l association poitevine de TCC APCTCC, le 14 janvier 2012 Le TAG est le trouble anxieux le moins connu et le moins diagnostiqué.

Plus en détail

R. BARAKA B. Griene Consultation Douleur Centre Pierre et Marie Curie Alger

R. BARAKA B. Griene Consultation Douleur Centre Pierre et Marie Curie Alger R. BARAKA B. Griene Consultation Douleur Centre Pierre et Marie Curie Alger «si c est au plan physique que l on ressent la douleur, c est le psychisme qui la supporte». François BOUREAU Quelques définitions

Plus en détail

Atelier La gestion de l anxiété

Atelier La gestion de l anxiété Atelier La gestion de l anxiété Trucs et Astuces Annie Fratarcangeli, éducatrice spécialisée Mireille St-Pierre, parent Différence entre la peur et l anxiété La peur est une réaction normale face à un

Plus en détail

POURQUOI RESSENTONS-NOUS DES ÉMOTIONS?

POURQUOI RESSENTONS-NOUS DES ÉMOTIONS? POURQUOI RESSENTONS-NOUS DES ÉMOTIONS? Pourquoi vivons-nous des émotions? Voilà une excellente question! Avez-vous pensé: «Les émotions nous rendent humains» ou : «Elles nous permettent de sentir ce qui

Plus en détail

Chute et Syndrome Post-chute: Comprendre et Accompagner Le point de vue du psychologue

Chute et Syndrome Post-chute: Comprendre et Accompagner Le point de vue du psychologue Chute et Syndrome Post-chute: Comprendre et Accompagner Le point de vue du psychologue Maud Loubeyre, Psychologue Hôpital de Jour Patients Chuteurs SSR du CH Bois Guillaume Jessica Bouak, Psychologue EHPAD

Plus en détail

Réseau suisse d écoles en santé Manque de temps Gestion du temps Gestion du stress

Réseau suisse d écoles en santé Manque de temps Gestion du temps Gestion du stress Réseau suisse d écoles en santé Manque de temps Gestion du temps Gestion du stress Leïla Ksontini: psychologue du travail Plan de l atelier Actualité Définition - Stress + et Source de stress Réponse au

Plus en détail

PETIT GUIDE DU BÉNÉVOLE AUPRÈS DES PERSONNES AGÉES

PETIT GUIDE DU BÉNÉVOLE AUPRÈS DES PERSONNES AGÉES PETIT GUIDE DU BÉNÉVOLE AUPRÈS DES PERSONNES AGÉES Réseau de bénévoles auprès des personnes âgées à domicile ou en établissements, à Rumilly L être humain a des besoins physiques (manger, boire, respirer,

Plus en détail

Direction générale. Vous avez mal? Agissons ensemble!

Direction générale. Vous avez mal? Agissons ensemble! Direction générale Vous avez mal? Agissons ensemble! Vous avez mal? Vous redoutez de souffrir à cause d une intervention ou d un examen? Un de vos proches est concerné par ce problème? Cette brochure vous

Plus en détail

Médicaments, libido et aspects interpersonnels

Médicaments, libido et aspects interpersonnels Médicaments, libido et aspects interpersonnels 11 octobre 2011 Jean Leblanc, m.d. psychiatre Clinique des troubles de l humeur Hôpital du Sacré-Coeur, Montréal Quelle est la différence entre l ignorance

Plus en détail

Le bonheur au travail

Le bonheur au travail Programme d aide aux employés Jacques Lamarre et associés Le bonheur au travail Présenté par Anne Gauvin et Marie-Véronique Matte «Le plus beau destin que puisse connaître un être humain, c est d être

Plus en détail

Conduire en étant fatigué est beaucoup moins dangereux que conduire sous l influence d alcool.

Conduire en étant fatigué est beaucoup moins dangereux que conduire sous l influence d alcool. Dossier : fatigue Introduction S endormir au volant peut être fatal. Pourtant, de nombreux conducteurs continuent à conduire alors qu ils se sentent fatigués. Ils pensent pouvoir chasser le sommeil qui

Plus en détail

Le psoriasis du cuir chevelu est une maladie chronique souvent être amélioré ou soulagé

Le psoriasis du cuir chevelu est une maladie chronique souvent être amélioré ou soulagé Le psoriasis du cuir chevelu est une maladie chronique. Tout se passe comme si la peau se renouvelait trop vite. Il évolue par alternance de poussées et de rémissions. S il est rare que la maladie disparaisse

Plus en détail

Table des matières. CHAPITRE UN Qu est-ce que l anxiété?... 23 Comment savoir qu un enfant souffre d anxiété... 26

Table des matières. CHAPITRE UN Qu est-ce que l anxiété?... 23 Comment savoir qu un enfant souffre d anxiété... 26 Table des matières AVERTISSEMENT........................................... 15 INTRODUCTION... 17 PREMIÈRE PARTIE Comprendre l anxiété... 21 CHAPITRE UN Qu est-ce que l anxiété?... 23 Comment savoir qu

Plus en détail

Trouble d anxiété généralisée (TAG)

Trouble d anxiété généralisée (TAG) Trouble d anxiété généralisée (TAG) Trouble d'anxiété généralisée (TAG) La caractéristique essentielle du Trouble d Anxiété Généralisée (TAG) est la présence d une anxiété et d inquiétudes excessives (attente

Plus en détail

11/ Syndromes névrotiques et syndromes anxieux

11/ Syndromes névrotiques et syndromes anxieux SEMESTRE 2 UE 2.6.S2 Processus psychopathologiques 11/ Syndromes névrotiques et syndromes anxieux Névrose et anxiété La névrose est une perturbation de l ensemble de la personnalité plus marquée au niveau

Plus en détail

La prévention des RPS

La prévention des RPS La prévention des RPS Le stress La souffrance au travail : La souffrance revêt des aspects psychiques, sociaux, voir physiques. On parle de souffrance au travail lorsqu il y a atteinte à la santé psychologique

Plus en détail

Questionnaire pour connaître ton profil de perception sensorielle Visuelle / Auditive / Kinesthésique

Questionnaire pour connaître ton profil de perception sensorielle Visuelle / Auditive / Kinesthésique Questionnaire pour connaître ton profil de perception sensorielle Visuelle / Auditive / Kinesthésique BUT : Découvrir ton profil préférentiel «Visuel / Auditif / Kinesthésique» et tu trouveras des trucs

Plus en détail

TROUBLES ANXIEUX. Filipe Galvão interne DES psychiatrie

TROUBLES ANXIEUX. Filipe Galvão interne DES psychiatrie TROUBLES ANXIEUX Filipe Galvão interne DES psychiatrie PLAN Historique du concept de trouble anxieux Attaque de panique - Trouble panique Trouble anxieux généralisé Les troubles phobiques : Agoraphobie

Plus en détail

Objectifs. Définition AGIR DEVANT UN MALAISE 28/10/2012

Objectifs. Définition AGIR DEVANT UN MALAISE 28/10/2012 1 AGIR DEVANT UN MALAISE Dr Zouari Abdelaziz CESU 01 SAMU du Nord-Est Objectifs 2 Effectuer des gestes simples pour mettre en confiance la victime et: Luiproposerdesemettreaurepos Écouter ses plaintes

Plus en détail

Comportements observables lors d une situation d apprentissage utilisant la tablette COMPÉTENCES

Comportements observables lors d une situation d apprentissage utilisant la tablette COMPÉTENCES Comportements observables lors d une situation d apprentissage utilisant la tablette COMPÉTENCES MOTRICITÉ AFFECTIVITÉ SOCIALISATION COMMUNICATION CONNAISSANCE Agir efficacement sur le plan sensorimoteur

Plus en détail

PRISE EN CHARGE TCC DES TROUBLES PANIQUE

PRISE EN CHARGE TCC DES TROUBLES PANIQUE PRISE EN CHARGE TCC DES TROUBLES PANIQUE Dr Christine MIRABEL SARRON CMME Service du Professeur GUELFI Université Paris V 100 rue de la Santé 75674 PARIS cedex 14 S.KIELT@ch-sainte-anne.fr C. MIRABEL SARRON

Plus en détail

Troubles de l humeur et capacité fonctionnelle

Troubles de l humeur et capacité fonctionnelle Troubles de l humeur et capacité fonctionnelle Marie-Josée Filteau, MD, FRCP(C) Patricia Gravel Clinique Marie-Fitzbach Plan Stress au travail Burnout Trouble de l adaptation Dépression majeure Troubles

Plus en détail

Plus de 10 ans d expérience en gestion de l anxiété:

Plus de 10 ans d expérience en gestion de l anxiété: Plus de 10 ans d expérience en gestion de l anxiété: Une approche de groupe efficace Manon Cormier, erg. Catherine Fortin, inf. Équipe d oncologie psychosociale et spirituelle CHU de Québec Novembre 2014

Plus en détail

VIVRE DE BELLES RÉUSSITES

VIVRE DE BELLES RÉUSSITES Mise en contexte : Dans le cadre d une activité de formation basée sur une analyse en groupe de récits exemplaires de pratiques d enseignants expérimentés, des futurs enseignants du préscolaire/primaire

Plus en détail

La douleur est une mauvaise habitude.

La douleur est une mauvaise habitude. La douleur est une mauvaise habitude. Vous pourriez avoir envie de dire : "non, c'est impossible! Je ne peux pas me faire du mal à moi-même!" et vous auriez en partie raison. Comme exemple de douleurs

Plus en détail

L impact psychologique du cancer du sein. RENY Justine, psychologue clinicienne

L impact psychologique du cancer du sein. RENY Justine, psychologue clinicienne L impact psychologique du cancer du sein RENY Justine, psychologue clinicienne Groupe de parole : hôpital de Dreux Groupe ouvert à tous les patients en cours de traitement et/ou en rémission Un mardi par

Plus en détail

QUESTIONNAIRE DE SOM MEIL

QUESTIONNAIRE DE SOM MEIL QUESTIONNAIRE DE SOM MEIL Date du questionnaire :... Envoyé par le docteur : Adresse du médecin :... NOM :...Prénom... Nom de naissance :... Né(e) le :...à... Adresse... Tél. Dom. Tél. Prof.. Port: Profession

Plus en détail

TROUBLES ANXIEUX CHEZ L ENFANTS

TROUBLES ANXIEUX CHEZ L ENFANTS TROUBLES ANXIEUX CHEZ L ENFANTS N. DELTORT Novembre 2015 Introduction Anxiété de séparation Phobie spécifique Phobie sociale TOC Anxiété généralisée SOMMAIRE Anxiété : affect pénible associé à une attitude

Plus en détail

Le dépistage du cancer de la prostate. une décision qui VOUS appartient!

Le dépistage du cancer de la prostate. une décision qui VOUS appartient! Le dépistage du cancer de la prostate une décision qui VOUS appartient! Il existe un test de dépistage du cancer de la prostate depuis plusieurs années. Ce test, appelé dosage de l antigène prostatique

Plus en détail

LIEU PRIVILEGIE LIEU INTIME LIEU DE LA RENCONTRE LIEU DE LA CONFIDENCE LIEU DES SOUVENIRS

LIEU PRIVILEGIE LIEU INTIME LIEU DE LA RENCONTRE LIEU DE LA CONFIDENCE LIEU DES SOUVENIRS LE DOMICILE LIEU PRIVILEGIE LIEU INTIME LIEU DE LA RENCONTRE LIEU DE LA CONFIDENCE LIEU DES SOUVENIRS LEGISLATION LOI DU 4 MARS 2002:définition des réseaux de santé : «Ils ont pour objet de favoriser l

Plus en détail

LES NÉVROSES. Dr BLAISE Emilie Chef de clinique-assistante des hôpitaux au CHU de DIJON

LES NÉVROSES. Dr BLAISE Emilie Chef de clinique-assistante des hôpitaux au CHU de DIJON LES NÉVROSES Dr BLAISE Emilie Chef de clinique-assistante des hôpitaux au CHU de DIJON PLAN Historique Définition Etiopathogénie Névrose d angoisse: attaque de panique, trouble panique, anxiété généralisée

Plus en détail

Les annonces en cancérologie : Dimensions psychologiques et relationnelles

Les annonces en cancérologie : Dimensions psychologiques et relationnelles Les annonces en cancérologie : Dimensions psychologiques et relationnelles St Malo 5 février 2010 Audrey Lesieur Psychologue Le dispositif d annonce Plan Cancer 2005 ( Mesure 40) Apporter une information

Plus en détail

. DUWIG (Mise ligne 03/03/09 LIPCOM-RM) Faculté de Médecine Montpellier-Nîmes

. DUWIG (Mise ligne 03/03/09 LIPCOM-RM) Faculté de Médecine Montpellier-Nîmes LE DEUIL NORMAL I DEFINITION (Petit Robert) Douleur, affliction que l'on éprouve de la mort de quelqu'un. Voir : affliction, tristesse, perte. DR DUWIG EMSP CHU de NIMES Référence bibliographique "Les

Plus en détail

Le trouble oppositionnel avec. provocation ou par réaction?

Le trouble oppositionnel avec. provocation ou par réaction? Le trouble oppositionnel avec provocation ou par réaction? Emmanuelle Pelletier, M.Ps., L.Psych. Psychologue scolaire Octobre 2004 Trouble oppositionnel avec provocation ou par réaction? La personne oppositionnelle

Plus en détail

Faire face aux inquiétudes excessives

Faire face aux inquiétudes excessives TOUT D UN COUP QUE Faire face aux inquiétudes excessives Pascale Harvey, psychologue, Clinique des troubles anxieux et de l humeur, IUSMM Vedrana Ikic, doctorante en psychologie à l UQAM, projets de recherche

Plus en détail

Dans le contexte actuel de pandémie d infl uenza,

Dans le contexte actuel de pandémie d infl uenza, Prévenir et agir La fatigue et l épuisement Dans le contexte actuel de pandémie d infl uenza, vos journées ont-elles pris l allure d un marathon? Vos responsabilités et vos tâches ont augmenté : famille,

Plus en détail

Le système nerveux et ses atteintes. Service Départemental d'incendie et de Secours du Calvados

Le système nerveux et ses atteintes. Service Départemental d'incendie et de Secours du Calvados Le système nerveux et ses atteintes Service Départemental d'incendie et de Secours du Calvados Objectifs : A la fin de la séquence, vous serez capable de : décrire le système nerveux d expliquer son fonctionnement

Plus en détail

RISQUES PSYCHOSOCIAUX Prévenir le stress, le harcèlement ou les violences

RISQUES PSYCHOSOCIAUX Prévenir le stress, le harcèlement ou les violences RISQUES PSYCHOSOCIAUX Prévenir le stress, le harcèlement ou les violences prévenir. Troubles de la concentration, du sommeil, dépression Un nombre grandissant de salariés déclarent souffrir de symptômes

Plus en détail

Situation 6 1 LA VICTIME SE PLAINT D UNE DOULEUR AU DOS APRÈS UNE CHUTE

Situation 6 1 LA VICTIME SE PLAINT D UNE DOULEUR AU DOS APRÈS UNE CHUTE Reconnaître une situation d urgence Connaître les règles de base pour porter secours Situation 6 : LA VICTIME SE PLAINT D UNE DOULEUR AU DOS APRÈS UNE CHUTE Minimum à savoir (enseignant) Définition : traumatisme

Plus en détail

Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale

Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale 19 Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale RENCONTRE, TRANSFERT ET CONTRE-TRANSFERT La notion de transfert découle des travaux de la psychanalyse (S. Freud) où ont été décrits des mouvements

Plus en détail

Les balafrés du corps Comment se reconstruire? Exemple du cancer du sein

Les balafrés du corps Comment se reconstruire? Exemple du cancer du sein Les balafrés du corps Comment se reconstruire? Exemple du cancer du sein Dr Reich Michel Équipe de Psycho-Oncologie Centre Oscar Lambret (Lille) Congrès AFSOS, Paris 17 septembre 2010 Introduction Dans

Plus en détail

LA MIGRAINE, PLUS QU UNE MALADIE

LA MIGRAINE, PLUS QU UNE MALADIE LA MIGRAINE, PLUS QU UNE MALADIE Les maux de tête peuvent être divisés en maux de tête primaires et secondaires. Les maux de tête primaires (90%) sont plus répandus que les maux de tête secondaires (10%)

Plus en détail

Carrefour des pratiques sur les agressions sexuelles et la violence conjugale

Carrefour des pratiques sur les agressions sexuelles et la violence conjugale Formations de l Hêtre Carrefour des pratiques sur les agressions sexuelles et la violence conjugale Le syndrome de stress post-traumatique Conférence préparée et animée par Evelyne Donnini, psychologue

Plus en détail

Conférence Les deuils situationnels

Conférence Les deuils situationnels Conférence Les deuils situationnels Sylvie Dufresne, psychothérapeute Les étapes de résolution du deuil Choc Négation déni Expression des émotions Prise en charge des tâches liées au deuil Découverte d

Plus en détail

Renforcer votre engagement à changer

Renforcer votre engagement à changer RENFORCER VOTRE ENGAGEMENT À CHANGER PROGRÈS RÉALISÉS DEPUIS L ÉTAPE PRÉCÉDENTE Posez-vous les questions suivantes avant d aborder le deuxième sujet : 1. Est-ce que vous atteignez votre but de traitement?

Plus en détail

PLAN. 1. Introduction. 2. Clinique des troubles anxieux. 3. Evaluation clinique. 4. Traitement

PLAN. 1. Introduction. 2. Clinique des troubles anxieux. 3. Evaluation clinique. 4. Traitement LES TROUBLES ANXIEUX CHEZ L ENFANT ET L ADOLESCENT DR PAULE GARROS PLAN 1. Introduction 2. Clinique des troubles anxieux 3. Evaluation clinique 4. Traitement 1. INTRODUCTION 1.1. Points de repère 1.2.

Plus en détail

Comment Dompter votre Peur et votre Phobie?

Comment Dompter votre Peur et votre Phobie? Comment Dompter votre Peur et votre Phobie? Apprenez à la combattre jusqu à l oublier complètement Conseils d un ex-phobique traitement-phobie.com Traitement-phobie.com 1 Qu est ce qu une phobie? Le terme

Plus en détail

Plan. Psycho traumatisme : Hypnose, E.M.D.R Et Mouvements Alternatifs en Thérapie M.A.T.H

Plan. Psycho traumatisme : Hypnose, E.M.D.R Et Mouvements Alternatifs en Thérapie M.A.T.H Psycho traumatisme : Hypnose, E.M.D.R Et Mouvements Alternatifs en Thérapie M.A.T.H Docteur Yves DOUTRELUGNE Plan 1. Le Psycho-traumatisme: définition, types, conséquences 2. L Etat de Stress Post Traumatique

Plus en détail

Le stress familial induit par le malaise :

Le stress familial induit par le malaise : Le stress familial induit par le malaise : ce que les forum internet nous apprennent! Cécile GUIHENEUF, Amine ARSAN GPG 15/03 et 05/04/2012 Introduction Introduction Savoir médical partagé avec internet

Plus en détail

Les Symptômes Psychologiques et Comportementaux de la Démence (SPCD) Dr COFFY JM (Réseau MADO) 15/04/2014

Les Symptômes Psychologiques et Comportementaux de la Démence (SPCD) Dr COFFY JM (Réseau MADO) 15/04/2014 Les Symptômes Psychologiques et Comportementaux de la Démence (SPCD) Dr COFFY JM (Réseau MADO) 15/04/2014 Les Symptômes Psychologiques et Comportementaux de la Démence (SPCD) sont, avec les troubles cognitifs,

Plus en détail

Voyage au pays du sommeil

Voyage au pays du sommeil Service de prévention et d éducation à la santé - 2014 Voyage au pays du sommeil Séance 1 : Le soir à la maison 1- En GS, votre enfant à besoin de 11h de sommeil chaque nuit. Cependant, il existe des petits

Plus en détail

MÉMO SANTÉ ARTISANS ET STRESS AU TRAVAIL CHEF D ENTREPRISE ARTISANALE ENTREPRISES ARTISANALES DU BTP

MÉMO SANTÉ ARTISANS ET STRESS AU TRAVAIL CHEF D ENTREPRISE ARTISANALE ENTREPRISES ARTISANALES DU BTP MÉMO SANTÉ CHEF D ENTREPRISE ARTISANALE ENTREPRISES ARTISANALES DU BTP ARTISANS ET STRESS AU TRAVAIL Souvent qualifié de «mal du siècle», le stress touche toutes les catégories de travailleurs, et notamment

Plus en détail

LE CERVEAU ET LA MEMOIRE. Jean-Marc Devaud. Centre de Recherches sur la Cognition Animale CNRS-Université Paul Sabatier Toulouse

LE CERVEAU ET LA MEMOIRE. Jean-Marc Devaud. Centre de Recherches sur la Cognition Animale CNRS-Université Paul Sabatier Toulouse LE CERVEAU ET LA MEMOIRE Jean-Marc Devaud Centre de Recherches sur la Cognition Animale CNRS-Université Paul Sabatier Toulouse LE CERVEAU ET LA MEMOIRE Qu est-ce-que la mémoire? «LA» MEMOIRE N EXISTE PAS,

Plus en détail

Formation Coaching N 5

Formation Coaching N 5 Formation Coaching N 5 Jouir de sa Vie Association Jouir de sa Vie. jouirdesavie.com Bilan 1 er mois Reprendre et réévaluer les notes coaching 1 Pourquoi? Célébrer les victoires Augmenter confiance en

Plus en détail

Elite-stop-smoking.com SÉANCE D HYPNOSE

Elite-stop-smoking.com SÉANCE D HYPNOSE SÉANCE D HYPNOSE 1 Qu est-ce que l Hypnose? L'hypnose est un phénomène naturel qui peut aider chacun à aller puiser, dans son intériorité personnelle, les forces nécessaires à son développement tant corporel

Plus en détail

Stress des soignants et Douleur de l'enfant

Stress des soignants et Douleur de l'enfant 5e rencontre francophone Suisse et France voisine de la douleur chez l enfant Stress des soignants et Douleur de l'enfant Céline ROUSSEAU-SALVADOR Psychomotricienne - Psychologue Clinicienne Service d

Plus en détail

Emotions et adaptation

Emotions et adaptation Emotions et adaptation Béatrice Cahour* et Janick Naveteur** *CNRS Télécom ParisTech **Université de Valenciennes Journées de printemps du GDR Mars 2010 - Nantes Fonction adaptative des émotions >> Les

Plus en détail

Pour en savoir plus sur la douleur chronique. Nicole Brunet Aline Boulanger

Pour en savoir plus sur la douleur chronique. Nicole Brunet Aline Boulanger Pour en savoir plus sur la douleur chronique Nicole Brunet Aline Boulanger Jeu-questionnaire Vrai ou faux La cause de la douleur chronique est toujours connue Jeu-questionnaire Vrai ou faux Le stress et

Plus en détail

Les personnes âgées vivent des sentiments de perte, d abandon, ce qui les amène souvent à se sentir angoissées, anxieuses et agitées.

Les personnes âgées vivent des sentiments de perte, d abandon, ce qui les amène souvent à se sentir angoissées, anxieuses et agitées. La personne âgée est un être humain à part entière. Par contre, nous vivons dans une société où les valeurs de performance et de rentabilité sont bien ancrées. La personne âgée y est donc souvent mise

Plus en détail

Voir l inaperçu Le handicap invisible Fondation des maladies du cœur du Nouveau-Brunswick Avril 2011

Voir l inaperçu Le handicap invisible Fondation des maladies du cœur du Nouveau-Brunswick Avril 2011 Changer les mentalités au travail Association des troubles de l humeur de l Ontario Voir l inaperçu Le handicap invisible Fondation des maladies du cœur du Nouveau-Brunswick Avril 2011 Objectifs Sensibilisation

Plus en détail

L anxiété à l école. Présentation au colloque des TES 31 mai 2013

L anxiété à l école. Présentation au colloque des TES 31 mai 2013 L anxiété à l école Présentation au colloque des TES 31 mai 2013 Par Jacinthe Beaulieu Conseillère pédagogique en adaptation scolaire Commission scolaire des Samares Objectifs de la rencontre Comprendre

Plus en détail

Outil de détection précoce du burnout

Outil de détection précoce du burnout Outil de détection précoce du burnout Guide d utilisation Objectif de l outil L objectif principal de cet outil est d apporter une aide aux professionnels de la santé pour déceler les signes avant-coureurs

Plus en détail

Troubles anxieux de l enfant et adolescent

Troubles anxieux de l enfant et adolescent Les troubles anxieux de l enfant et adolescent Troubles anxieux de l enfant et adolescent Dr Hélène DENIS MPEA Peyre Plantade Item 32 41 289 anxiété de séparation le plus fréquent 3 à 4% des enfants d

Plus en détail

Comment pratiquer l'autohypnose

Comment pratiquer l'autohypnose Comment pratiquer l'autohypnose Le langage de l'inconscient Le langage de l inconscient correspond à celui d un enfant de 7 ans. Il comprend les mots dans leur sens littéral, et en même temps peut donner

Plus en détail

Date d Entretien : ID Enquêteur : Prénom du Répondant : "50+ en Europe" Enquête sur la Santé, le Vieillissement, et la Retraite en Europe.

Date d Entretien : ID Enquêteur : Prénom du Répondant : 50+ en Europe Enquête sur la Santé, le Vieillissement, et la Retraite en Europe. ID Ménage 2 3 0 4 2 0 0 ID Indiv. Date d Entretien : ID Enquêteur : Prénom du Répondant : "50+ en Europe" Enquête sur la Santé, le Vieillissement, et la Retraite en Europe Vignettes B Comment REMPLIR ce

Plus en détail

Comment les composantes de SerEN contribuent aux effets thérapeutiques?

Comment les composantes de SerEN contribuent aux effets thérapeutiques? SerEN Qu est ce que SerEN? SerEN est un produit qui a été spécialement créé pour offrir un moyen sûr et efficace afin de profiter d un bien-être intellectuel pour les personnes qui vivent des situations

Plus en détail

TROUSSE DE TRIAGE RAPIDE

TROUSSE DE TRIAGE RAPIDE TROUSSE DE TRIAGE RAPIDE PRÉSENTATION DE LA FICHE Le site Internet d information sur le trauma de l hôpital Douglas et de l université McGill met à votre disposition cette trousse de triage rapide afin

Plus en détail

L'acquisition de la propreté

L'acquisition de la propreté L'acquisition de la propreté La maîtrise des sphincters ou apprentissage de la propreté chez l enfant C est une étape majeure du développement corporel et social des jeunes enfants. Cette acquisition au

Plus en détail

COMMENT GÉRER SON ANXIÉTÉ LORS DES EXPOSÉS ORAUX. Cégep François-Xavier-Garneau

COMMENT GÉRER SON ANXIÉTÉ LORS DES EXPOSÉS ORAUX. Cégep François-Xavier-Garneau COMMENT GÉRER SON ANXIÉTÉ LORS DES EXPOSÉS ORAUX Cégep FrançoisXavierGarneau MÉMO Références Estu une étudiante qui : André, C., Légeron, P. (2000). La peur des autres : Trac, timidité et phobie sociale.

Plus en détail

La mort d un enfant, c est la perte de l avenir et la perte du passé, d une ancienne vie. C est la rupture, la déchirure presque physique.

La mort d un enfant, c est la perte de l avenir et la perte du passé, d une ancienne vie. C est la rupture, la déchirure presque physique. «La mort de mon Enfant, le courage du deuil au Quotidien» Soirée débat, mardi 05 février 2013, à l Hôtel de Ville. Animée par Mme Katy BONNARD, En partenariat avec l Association Jonathan Pierres Vivantes.

Plus en détail

Chap 5 : Renforcer l efficacité relationnelle

Chap 5 : Renforcer l efficacité relationnelle Chap 5 : Renforcer l efficacité relationnelle I. Communiquer avec efficacité A. Intégrer les processus d influence sociale 1. La personnalité Les métaprogrammes sont les traits de personnalité qui, gravés

Plus en détail

L enfant sensible. Un enfant trop sensible vit des sentiments d impuissance et. d échec. La pire attitude que son parent peut adopter avec lui est

L enfant sensible. Un enfant trop sensible vit des sentiments d impuissance et. d échec. La pire attitude que son parent peut adopter avec lui est L enfant sensible Qu est-ce que la sensibilité? Un enfant trop sensible vit des sentiments d impuissance et d échec. La pire attitude que son parent peut adopter avec lui est de le surprotéger car il se

Plus en détail