L implantation d un environnement AVAN, Apporter Vos Appareils Numériques, dans les écoles francophones du Nouveau-Brunswick

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "L implantation d un environnement AVAN, Apporter Vos Appareils Numériques, dans les écoles francophones du Nouveau-Brunswick"

Transcription

1 AVAN L implantation d un environnement AVAN, Apporter Vos Appareils Numériques, dans les écoles francophones du Nouveau-Brunswick Première édition publique Janvier 2015 Consortium francophone des services partagés en informatique, Districts scolaires francophones du Nouveau-Brunswick. Édouard Boccoz, Directeur. Collaboration de M. Jacques Cool, agent pédagogique et technopédagogue du Ministère de l Éducation et du Développement de la petite enfance du Nouveau-Brunswick.

2 Table des matières Sommaire exécutif... 3 Préface... 4 Introduction... 5 Définition du concept... 6 Revue de quelques études et analyses pertinentes... 6 Les intérêts pédagogiques des initiatives AVAN Les autres intérêts des initiatives AVAN Les contraintes initiales La mise en œuvre des initiatives AVAN Les objectifs fondamentaux Les clientèles cibles Les conditions gagnantes Les options Les défis Sommaire des possibilités d'initiatives AVAN La place des initiatives AVAN dans la vision du système d éducation La feuille de route commune en TIC La recherche universitaire Conclusion et pistes immédiates d action

3 Sommaire exécutif Les initiatives AVAN se définissent par un dispositif pédagogique et organisationnel qui permet au personnel et aux élèves d utiliser leurs propres appareils électroniques mobiles à l école. Elles ont pour but principal d inviter les enseignants à s entreprendre dans leurs rôles et aux élèves dans leurs apprentissages, au même titre que le modèle d école communautaire entrepreneuriale, de labos technologiques mis à disposition, de programmes sportifs, culturels et artistiques complétant les activités pédagogiques de base. Somme toute, elles favorisent un accès équitable à des apprentissages responsabilisants. Elles présentent des intérêts secondaires comme des gains en productivité, budgétaires, et environnementaux. Les obstacles techniques propres à toute infrastructure informatique déjà en place, ainsi que les défis associés à la formation et à l accompagnement des éducateurs sont réels. Les couts initiaux de telles ambitions sont tout aussi conséquents quelque soit l option technique choisie. Ouvrir de nouvelles zones AVAN, soit l utilisation parallèle et sécuritaire des réseaux informatique existant semble la solution la plus facile à mettre en œuvre, mais l une des plus coûteuses à long terme. Les conditions gagnantes sont les suivantes : adoption et mise à jour des politiques pédagogiques et technologiques pertinentes, consultation et implication des clientèles concernées, sensibilisation voire éducation des utilisateurs à la notion de citoyenneté numérique, sélection et accompagnement du personnel motivé, adoption des méthodes et techniques de gestion de projets en équipe multidisciplinaire, suivi et évaluation des initiatives localisées. 3

4 Préface Depuis plusieurs mois, voire plus d un an, le modèle préconisé pour favoriser l utilisation des appareils numériques à l école est de permettre aux élèves d apporter leur propre appareil numérique. Apportez votre appareil numérique (AVAN) ou «Bring Your Own Device» (BYOD) s avère une solution de plus en plus populaire auprès des décideurs. Les raisons évoquées sont louables, mais qu en est-il des facteurs de réussite pour l intégration pédagogique de ces appareils? Le facteur économique semble être la solution la plus souvent évoquée tandis que le modèle technique semble être une solution simple à régler notamment en raison de l infrastructure déjà existante dans les écoles. Toutefois, je m interroge sur le modèle pédagogique encadrant l intégration de ces outils en classe. Qu avons-nous à proposer en matière d intégration pédagogique des appareils personnels? Si on ouvre les réseaux pour les appareils personnels, il faudra aussi songer à l ouverture des sites offrant les outils web tels que Google, Dropbox, etc et sortir du «carcan» Microsoft. Les appareils numériques personnels ne peuvent pas seulement être utilisés pour consulter un site, un dictionnaire en ligne et faire de la recherche sur Internet. Si après plus de 15 ans d effort, nous avons à peine démontré que l intégration des TIC était possible en ayant un modèle homogène, comment sera-t-il possible de le faire avec une diversité d appareils n ayant pas tous les mêmes fonctionnalités? M. Bernard Manzerolle 1, coordinateur et conférencier en TIC en éducation, District scolaire francophone Sud. 1 Suivez M. Bernard Manzerolle sur son blogue : 4

5 Introduction La valeur. Tout est question de valeur. Quelle soit nouvellement crée ou ajoutée, il s agit de comprendre que tout effort doit avoir un effet positif sur celle que l on offre à notre clientèle finale. L approche organisationnelle AVAN frappe à notre porte. Avant de foncer tête baissée dans cette avenue qui propose des avantages convaincants, il est important de s interroger sur la valeur de ces programmes. Comment servent-ils ultimement l intérêt de l élève? En quoi les résultats d apprentissage sont-ils améliorés? Quels est le prix à payer pour les obtenir? Quelles sont les chances de réussite ou le risque de ne pas atteindre les objectifs fixés? Finalement, sommes-nous prêts? Pour essayer de se frayer un chemin parmi ces incertitudes, la présente étude propose dans un premier temps une revue des principaux commentaires émis à ce sujet dans les milieux scolaires comme à l extérieur. Puis, les impacts pédagogiques et les intérêts que les programmes AVAN offrent seront présentés. Leurs désavantages suivront. Enfin, afin de prévoir une éventuelle implantation, toute une partie abordera les questions du choix des objectifs, des clientèles visées, des conditions de réussite et des défis relatifs à la mise en œuvre. La conclusion propose des pistes immédiates d action qui permettent de pousser cette réflexion par une observation réelle des effets et résultats, et éventuellement, d envisager une suite. Cette étude a été produite dans le but de s aligner avec les efforts actuels d évaluation de nos processus, d amélioration du rendement des investissements, et d atteinte de l excellence dans nos résultats et impacts. Elle se place dans le cadre spécifique des services informatiques offerts conjointement par les services du Ministère de l Éducation et du développement de la petite enfance (MEDPE) et des districts scolaires francophones (réunis sous la bannière du Consortium francophone des services partagés ou CFSPI) de la Province du Nouveau-Brunswick. Elle mérite d être complétée par des analyses plus précises de faisabilité, en ce qui concerne les aspects techniques (tests de capacité/rupture, compatibilité et sécurité) et pédagogiques (sondages des enseignants, besoins précis de formation et d accompagnement) de ces programmes. 5

6 Définition du concept AVAN 2 : Apportez Vos Appareils Numériques réfère à un programme d activités ou initiative (certains experts parle d environnement éducatif, soit un dispositif pédagogique et organisationnel) qui permet au personnel et aux élèves d utiliser leurs propres appareils électroniques mobiles à l école ou dans les bureaux des districts. Les appareils mobiles désignent les tablettes Apple de toutes tailles ou celles fonctionnant avec l interface Android, les ordinateurs portables et assimilés (Netbook), les téléphones intelligents, les lecteurs de livres électroniques, et autres. Ne pas confondre un programme AVAN avec la mise en œuvre de «zones grises», réseaux parallèles mais fonctionnant avec les mêmes équipements que ceux utilisés pour les réseaux sécurisés déjà en place. Les deux types d initiatives sont à la fois indépendants et parfois complémentaires selon le cas de figure. Dans le cadre de cette étude, nous employons le pluriel pour caractériser ce concept, car il peut effectivement exister une multitude de programmes AVAN, suivant les initiateurs, les objectifs fixés, les clientèles ciblées, de l organisation des ressources, des champs d application, des principes de gestion et des règles d opérations de chaque district, écoles et équipes. Par exemple, deux programmes AVAN pourraient se différencier uniquement par la nécessité de faire appel ou non à une «zone grise». Revue de quelques études et analyses pertinentes 1. Une étude locale menée de 2009 à a démontré que la majorité des élèves (jusqu à 50 %) ont un appareil mobile personnel (ou familial) et que cela a un impact sur l engagement et la réussite en littératie et numératie de l élève. L emploi des appareils mobiles favorise la communication et la collaboration entre élèves, et répond à leurs besoins de publier/produire et d en recevoir une rétroaction. Résumé des recommandations : a. Les acteurs du système scolaire doivent faire la distinction entre les TIC et la technologie. Le personnel d une organisation qui maîtrise les TIC leur confère ainsi un rôle et un impact, donc des avantages et des inconvénients. La technologie est la somme des avancées techniques qui se concrétisent en outils améliorant la productivité. Les experts en technologie développent de nouveaux outils, les experts en TIC s en servent 2 Ce terme a été utilisé pour la première fois par Jacques Cool, Jean-Marie Gilliot et François Bocquet, dans le cadre du projet Open Sankoré, FR : https://storify.com/jmgilliot/avan en janvier Jacques Cool travaille à titre d Agent pédagogique au sein du Ministère de l Éducation et du développement de la petite enfance. Technopédagogue reconnu, il est souvent invité à partager son expertise lors de congrès de réputation internationale. 3 Mario Chiasson, ASD-E, My e-backpack, January

7 pour améliorer les résultats organisationnels. La question de la connaissance est importante pour les deux métiers, mais la formation ou l accompagnement l est plus encore pour les TIC. b. En matière de l organisation des services informatiques, le système scolaire doit passer un modèle organisationnel traditionnel dans lequel les décisions informatiques sont prises aux niveaux supérieurs, puis mises en œuvre dans le réseau des écoles et bureaux, à un modèle inversée, soit une définition concertée des besoins du terrain en premier, et ensuite une recherche de ressources informatiques y répondants au moindre coût. Il s agit de passer de l élaboration au niveau central de solutions générales à l organisation auxquels tout le monde doit se soumettre, à des solutions particulières et utiles pour les acteurs de l organisation en charge de livrer le service essentiel à l utilisateur final. Une redéfinition des rôles et responsabilité des équipes techniques leur permettant de partager leurs connaissances et expertises (rôle conseil), et aussi les accès à tous les TIC dont l organisation possède (droits d administrateur) avec le personnel éducatif. Le rôle de liaison des technopédagogues est essentiel à ce niveau-là afin de stimuler ensemble et par ricochet la créativité et engagement des enseignants. c. L implantation durable d un programme de mentorat en TIC pour accompagner le personnel éducatif. Les techniciens et les coordinateurs en TIC doivent aussi y collaborer. d. Une infrastructure de réseau sans fil stable et solide est nécessaire pour assurer que tous les acteurs du système scolaire soient connectés et accèdent à l Internet. Au minimum deux points d accès par classe sont nécessaires. Un tel coût supplémentaire pave le chemin de toutes initiatives futures, et éventuellement, de type AVAN. e. À L heure de la redéfinition des méthodes d apprentissage en salle de classe dans un monde plus connecté que jamais, les établissements d éducation doivent posséder un plan stratégique en TIC qui propose à la fois des mesures liées à l infrastructure informatique mais aussi des efforts de développement professionnel. Des investissements en temps et énergie sont nécessaires auprès du personnel enseignant, et aussi, dans des équipes de soutien informatique qui assure la survie et la réussite de ces plans. f. Nous sommes tous des apprenants éprouvant le besoin de communiquer, collaborer et partager ressources et connaissances au sein de nos communautés ou groupes d appartenance. Il est donc essentiel que l environnement de travail éducatif migre d un modèle de contrôle et de suivi à un modèle d échange et de partage permettant ainsi la suppression d une structure organisationnelle en silos. 7

8 2. Fiche de projet Accès Internet pour appareils électroniques personnels réalisé par la DECLT en 2012, en lien avec des documents internes en référence et aussi un sondage réalisé en 2011 par la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants 4. Résumé des recommandations : a. Une coopération est nécessaire (voire une symbiose) entre les équipes informatiques central et celles affectées au service d aide directe aux clients pour la mise en œuvre de telles activités. b. L implication de tout le personnel éducatif concerné et des parents (concrétisée par la signature d une reconnaissance de règles d utilisation et engagement), voire une véritable sensibilisation des parents à l intérêt pédagogique (journées classe-ouverte) peut augmenter les chances de succès d un tel programme. c. De la formation et de l accompagnement ciblés sur l intégration pédagogique des TIC des enseignants associés à des sessions de discussion et de partage, le tout à l aide des coordinateurs TIC, est inévitable 5. d. Pour des questions d opinion et de débat publics, il est primordial de trouver des solutions pour assurer l équité d accès aux TIC entre tous les élèves. Des solutions sont déjà envisageables telles que démontrer aux parents les impacts de ce type de programme sur les apprentissages, de fournir des portables/appareils mobiles supplémentaires dans les classes participantes en fonction du manque (achat ou via le programme Ordinateurs pour école), et aussi d adopter une pédagogie flexible et diversifiée (tous les élèves ne font pas la même activité en même temps, créer des groupes de travail, d organiser les apprentissages par atelier en rotation, etc.). e. Le défi de la classe numérique. L arrivée d une diversité d équipements personnels soulève à nouveau le défi classique de la gestion de la classe. L utilisation de l environnement numérique d apprentissage D2L, des méthodes de pédagogie inversée, ainsi que la formulation et l application de consignes strictes d utilisation des TIC à la fois dans la classe et le reste de l école sont quelques pistes envisageables pour y répondre. 3. Rapport d activité d un programme d intégration des appareils mobiles suivi d un programme AVAN implanté dans un district scolaire Note de l auteur : développer ces activités en ligne serait pertinent à condition de choisir le meilleur outil. 6 How to Launch a Successful BYOD Program (2012) : 8

9 Situé dans la région de Houston au Texas, Katy Independent School District sert élèves répartis dans 56 écoles. 83 langues différentes sont parlées et un tiers des élèves proviennent de milieux défavorisés. En 2009, un plan de 3 ans portant sur l utilisation des outils du Web 2.0 (sites de partage et de collaboration) a été mis en place. La démarche suivie : a. Le premier objectif fut de sensibiliser les participants à leur comportement public dans l univers numérique. Le concept de citoyenneté numérique a été aussi présenté et diffusé. b. Une stratégie d intégration des équipements mobiles dans l apprentissage, en précisant que les équipements mobiles doivent s inscrire dans un plan éducatif et non l inverse a été développé en parallèle. La consigne de ne pas essayer de forcer l adoption des nouvelles technologies dans les vieilles habitudes éducatives a été émise. c. Le district a implanté cette méthode d apprentissage graduellement dès appareils mobiles ont été distribués en premier à des élèves de 5 ième année. Puis un an plus tard, l initiative a été étendue à 11 autres écoles et 1700 appareils ont été remis aux élèves. d. Après l arrivée de ces équipements, l AVAN est tout naturellement l étape suivante toute naturelle. À la fin de la 3 ième année du plan, le district constate par sondage que 77 % des élèves apportent leurs propres appareils, dont 54 % des téléphones intelligents. 33% des répondants au sondage parmi les enseignants affirment utiliser leur propre équipement personnel dans le cadre de leur enseignement. Et 46% ferait plus s ils en possédaient. Résumé des recommandations : a. L intégration des TIC en général et des appareils mobiles personnels en particuliers doit se faire de manière réfléchie. b. Le rôle de l enseignant se voit transformé. Celui-ci ne peut plus simplement transférer la connaissance ou le savoir-faire mais doit accompagner l apprenant. La dynamique de classe évolue aussi. L enseignant se déplace et surveille les progrès ou l avancement des élèves dans l exécution de leur tâche. En retour, les élèves sont souvent ravis de montrer ce qu ils ont appris ou tout simplement comment ils ont résolu un problème. 9

10 c. Ces outils ne sont pas applicables à toutes les matières 7. Ils sont parfaits pour la navigation Internet, les maths et les sciences, mais les ordinateurs portables et l écriture sur papier restent toujours nécessaires dans d autres disciplines. d. En majorité, les participants à de tels programmes sont soucieux de l aspect équitable du programme, que cela soit entre enseignants ou entre les élèves. Pour remédier à ce problème d accès aux TIC, le travail en équipe des élèves est une solution éventuelle qui encourage obligatoirement la collaboration et développe également d autres valeurs telles que le partage et le sacrifice. e. L adoption de règles strictes d utilisation des TIC est inévitable. 4. Sommaire visuel d une revue d articles 8 faite de l entreprise Trustwave spécialisée dans la sécurité informatique. Constats : a. 1,2 milliard de téléphones intelligents seront achetés dans les 5 prochaines années. b. 137 millions d IPad sont en circulation dans le monde, ce nombre doublera d ici 5 ans. c. 75 % des entreprises permettent à leurs employées d apporter leurs appareils personnels au travail. En 2014, ce pourcentage passera à 90 %. d. 92 % des données échangées par les applications Android et 100 % des applications Apple ne sont pas cryptés. e. Le risque d atteinte à la sécurité des applications Android est de 87.5 %. f. Les virus et autres logiciels espions et destructeurs sur les applications Android ont augmentés de 400 % en g. 90 % des utilisateurs des applications Android ne font pas de mise à jour de leur système d exploitation. h. 50 % des propriétaires d appareil mobile le prêtent, 37 % n ont pas activé le système de sécurité de leur appareil, 48 % se branchent sur des réseaux non sécurisés et 55 % utilisent leur téléphone personnel pour le travail, notamment pour la gestion de leurs courriels. i. 39 % des entreprises qui ont adoptés des programmes AVAN n ont pas suffisamment de fonds pour implanter des politiques de sécurité révisées. 41 % n ont pas de règles formelles encadrant leurs programmes AVAN. j. 51 % des entreprises ont connu des problèmes de sécurité informatique suivant l adoption de programmes AVAN et seulement 26 % en ont interdit l accès aux données organisationnelles. 7 Certains commentateurs de ce rapport ont exprimé leur désaccord face à cette conclusion, en précisant que le référentiel pédagogique employé dans le cadre de ce projet est appelé à évoluer. 8 The High Cost of BYOD (2013), Sarah Brown, https://www.trustwave.com/trustednews/2013/04/infographic-the-highcost-byod#sthash.dgrkamj2.dpbs 10

11 Les intérêts pédagogiques des initiatives AVAN L amélioration de l accessibilité et de l utilisation des TIC en salle de classe est la conséquence immédiate la plus évidente de la mise en œuvre de programmes AVAN. Peu de recherche n est disponible au sujet de l impact des programmes AVAN sur les apprentissages et leur amélioration, alors que les TIC en ont clairement au niveau primaire au niveau des compétences numériques et à titre d incitatif aux apprentissages 9. De leur côté, les impacts pédagogiques spécifiques des programmes AVAN sont multiples, que cela soit auprès des élèves, des enseignants ou bien des communautés servies par les écoles. 1. Impacts auprès des élèves : a. Si l on considère l approche pédagogique habituelle, soit la transmission du savoir et du savoir-faire de l enseignant à l apprenant, celle-ci est améliorée dans sa forme par le truchement des supports informatiques. Les vidéos, l Internet, les simulations, les animations et autres applications/logiciels explicatifs ou d approche ludique tel que l emploi de TBI rendent enthousiastes leurs utilisateurs. L apprentissage traditionnel en est plus intéressant voire divertissant. Prenant un rôle plus actif dans leurs apprentissages, les élèves consomment et assimilent mieux la matière. Ils passent d une position de simples consommateurs de matière à celle de constructeurs de savoirs et créateurs de tous ce qui leur est possible. On parle d un effet assimilateur des TIC chez l élève. Pour autant, il n est pas garanti qu ils sachent mettre en pratique ce qui a été montré, même de manière plus stimulante. Ainsi l erreur la plus commune est de croire que toute belle démonstration interactive supprime la nécessité de faire des mises en situation, des travaux pratiques ou tout simplement des exercices. Les cohortes actuelles d étudiants de niveau postsecondaire sont très sensibles au fait de diffuser les connaissances sous cette forme et le demandent sans relâche. b. D autre part, lorsque l on considère l approche pédagogique selon laquelle les élèves participent activement à la recherche et à la diffusion de la connaissance, les programmes AVAN sont logiquement désignés pour cela. En effet, les TIC offre la double possibilité d accès à l information (qui reste à filtrer ou critiquer à l aide de l enseignant), mais aussi et surtout, de collaborer et produire. La question du développement du «savoir-publier» se rajouter dès lors à celle du savoir, savoir-faire et du savoir-être, selon Jacques Cool. Les TIC sont aujourd hui la solution principale pour répondre aux besoins naturels d expression créative des élèves. Auparavant, ces besoins passaient par des activités d apprentissage obligatoires comme la lecture et la rédaction en français et littérature par exemple, et 9 Le projet de recherche COMPÉTICA piloté par la Faculté des sciences de l Éducation de l Université de Moncton s intéressent particulièrement à l intérêt des TIC et au développement des compétences numériques en éducation : 11

12 d autres complémentaires, telles que celle d exploiter une radio communautaire, faire des ateliers de sciences et technologies, ou bien de participer à des groupes de musique. c. De nos jours, toutes ces activités sont réalisables non seulement à moindre coût en fournitures, et avec moins de ressources humaines d organisation et d encadrement. Avec les programmes AVAN, les élèves découvrent leurs propres outils d apprentissage et d épanouissement personnel, et ce, simultanément 10. Les frontières nationales sont supprimées, l ouverture sur le monde, la découverte de soi et celles des autres sont maintenant de simples reflexes pour celles et ceux qui utilisent habilement les TIC. d. Les programmes AVAN aide à lever la barrière séparant la vie personnelle et collective rendant ainsi les élèves plus confortables quand il s agit d utiliser les TIC en classe. Ils peuvent poursuivre leurs activités scolaires à l extérieur de l école. Ainsi le concept AVAN fonctionne dans les deux sens : «les équipements personnels se rendent dans les lieux publics, le bien public se rend à la maison». Par contre les risques de distraction restent non négligeables, tout comme les possibilités d oubli de l outil et des périphériques à la maison ou ailleurs. Quant aux risques de plagiat et de vol, il est difficile de le prévoir une quelconque évolution, le vol commun étant généralement le résultat de l exacerbation des différences et des inégalités sociales, et le plagiat pouvant être modulé par des méthodes d évaluation adaptées. e. L impact des TIC sur l engagement et sur le succès en découlant des élèves en littératie et en numératie a aussi été présenté plus haut. Les élèves s engagent activement dans leurs apprentissages car ils développent un sentiment de contrôle par le choix et la maîtrise de l outil de transfert de la connaissance. 2. Impacts auprès du personnel enseignant : a. Tous les enseignants soucieux de différenciation pédagogique et d inclusion scolaire y trouvent leur compte. Ces outils leur permettent de mettre en œuvre plus facilement, rapidement et efficacement des activités adaptées à chaque cas ou groupe d élèves. D autre part, les défis de gestion de la classe numérique et de la diversité des équipements que soulèvent les programmes AVAN forcent finalement les pédagogues à la différenciation et offrent une opportunité incontournable d inclusion scolaire, qu elle soit numérique ou traditionnelle (élèves en difficultés, en rattrapage, ou avec des besoins spéciaux). Il leur faut pour cela des méthodes et techniques de travail adaptées et d accompagnement, conditions gagnantes abordées plus loin dans ce texte. 10 Lire à ce sujet : (Harold Jarche) et (George Couros) 12

13 b. Les programmes AVAN permettent aussi de diffuser plus de cours en ligne et ainsi d élargir l offre de formation ou d apprentissage afin de pallier à une trop faible demande pour des cours réguliers dans une même école, ou pour y répondre quand celle-ci est plus importante mais dispersée dans toutes les écoles de la province. Là encore, les cours en ligne répondent parfaitement au besoin de collaborer et de produire chez les élèves, à distance, et la plupart du temps avec leurs pairs connus ou pas. Ces programmes sont encore plus pertinents lorsque l enseignant régulier ou celui des cours en ligne choisit de travailler avec le modèle de classe inversée. «La zone grise m'a permise d'utiliser plus facilement les outils Apple. Par exemple, au début de l'année, il était difficile de se rendre sur TweckDeck et Twitter avec le portable Mac. Twitter est un réseau social très utilisé dans ma classe. Via la zone grise de l école, et toujours depuis mon Mac, il est aussi plus facile d'avoir accès à mon compte itunes pour le projet des ipod Touch de ma classe. La zone grise me permet aussi d'avoir accès à Dropbox. Cet outil web m'est indispensable afin de pouvoir partager des ressources avec des enseignants francophones hors N.-B.». c. Tout comme les élèves, les enseignants sont plus confortables en classe avec les TIC une fois leurs propres outils maîtrisés, et aussi, lorsqu ils possèdent le temps pour développer les apprentissages désirés avec ce support. D autre part, les outils web habituellement indisponibles sur les réseaux après un filtrage automatisé et difficilement adaptable au gré des besoins changeants, deviennent accessibles via les zones grises, comme le précise dans l encadré Mme Manon Richardson, enseignante de 2 ième année à l École Camille Vautour de Saint-Antoine 11. d. Le risque de mode passagère et l effet de nouveauté sont bien présents si nous considérons les TIC du moment comme une simple simulation qui en attend toujours une subséquente différente ou plus forte. Par contre, les améliorations techniques, telles que la mobilité et connectivité, les qualités graphiques et les fonctions tactiles des produits actuels marquent un tournant historique suffisamment révolutionnaire pour en être une source de renouvellement pédagogique. 11 Suivez Mme Manon Richardson sur son blogue : et sur 13

14 3. Autres impacts individuels, communautaires et sociétaux : a. Comme nous considérons déjà que les TIC rendus plus accessibles avec des programmes AVAN mobilisent plus les élèves, il devient inévitable que ces outils participent non seulement à la construction identitaire indispensable dans nos milieux minoritaires par les possibilités de création, d expression et de diffusion, mais aussi et surtout, en tant qu élément central du concept d entreprenariat individuel dans le parcours éducatif et professionnel de l élève. En effet comme précisé plus haut, l engagement de l élève amélioré par l appropriation de la connaissance à un outil qu il maîtrise et qui le simule. Il s inscrit pleinement dans le concept de «s entreprendre pour apprendre». Les programmes AVAN améliorent aussi la préparation des élèves à leur vie personnelle et professionnelle, tout simplement en favorisant l acquisition des compétences nécessaires, connues comme les «compétences du 21 ième siècle». «Le système scolaire d'aujourd'hui doit éduquer et guider les jeunes sur le web afin qu'ils soient des internautes avertis. La zone grise permet cela». Mme Manon Richardson b. Dernier impact, l option d apporter sous certaines conditions les outils numériques individuels ou associatifs à l école permet aux visiteurs de s en servir pour apprendre, faire apprendre, communiquer et contribuer au bien commun. Et pourquoi parler de de Marketing éducatif des écoles? Les autres intérêts des initiatives AVAN 1. Des gains en productivité : a. La liberté d utilisation engendrée chez l utilisateur augmente sensiblement sa productivité grâce à une créativité retrouvée ou encouragée, et surtout par l extension des heures de travail en dehors du cadre temporel et spatial habituel ou réglementaire. Tout en considérant les impacts de l amincissement de la frontière entre la vie privée et professionnel ou bien toute recherche de l équilibre vie-travail, il est rapporté que le personnel trouve plus de plaisir à travailler au bureau ou à la maison avec ses propres outils, choisis par lui-même, leur permettant de créer à moindre effort un pont entre leur vie professionnelle et vie personnelle. La productivité des employés est aussi améliorée car les outils sont maîtrisés le plus souvent avant leur première utilisation, tout comme la recherche d information et les mises à jour. 14

15 b. Les outils personnels apportés à l école ou au bureau sont généralement récents, permettant ainsi une mise à jour technologique habituellement impossible avec les équipements mis à disposition par l employeur, qui eux, ont une durée de vie utile plus longue. c. Les appareils personnels s ajoutent aux autres déjà fournis par le système scolaire, du moins pendant les premières années d existence du programme. C est une bonne nouvelle en tant qu extension de la gamme d outils disponibles, et une moins bonne pour la multiplicité des supports et les défis de gestion engendrés. Une substitution totale semble irréaliste à moins d un changement profond des approches et méthodes de traitement informatisé de l information organisationnelle en générale et de la connaissance dispensée dans les écoles en particulier. d. La pression sur les ressources de l employeur se réduit car ses efforts de planification, de préparation et d exécution des achats et de la maintenance des outils informatiques tentent à se limiter voir à disparaitre. Ne plus avoir les soucis du choix de plateforme, de l obsolescence des équipements, et de la recherche des solutions techniques les plus utiles à l accomplissement de la mission permet à l organisation de les réaffecter selon les autres priorités. 2. Des enjeux budgétaires : Cette partie est volontairement peu développée alors l impact budgétaire dépend de la structure de cout et des options d investissement propres à chaque organisation. a. Les équipements : Les programmes AVAN permettent d externaliser les coûts d acquisition, de mise à jour et de maintenance de certains équipements informatiques. Des programmes AVAN pourraient limiter les efforts futurs de renouvellement d une partie de ces outils sous certaines conditions. Des économies en fournitures pour des activités éducatives en soutien des apprentissages officiels tels que les radios communautaires, les groupes de musique et ateliers de technologies sont donc possibles. b. Les ressources humaines : L impact sur les coûts en ressources humaine est mitigé. D un côté, il est logique qu un nombre d équipements diminuant s accompagne d une réduction graduelle du nombre de spécialistes en charge de leur préparation et entretien. Pour cela, certaines conditions doivent être réunies. En effet, encore faut-il que la préparation et l entretien des outils personnels soient exclus des programmes AVAN et que la baisse en question du nombre d appareils par technicien soit aussi importante que l augmentation naturelle des nouveaux mis en circulation chaque année. En outre, il est tout aussi certain que ces mêmes ressources nouvellement libérées soient nécessaires pour aider à la formation individuelle des 15

16 utilisateurs, aux dépannages des employés utilisant des systèmes incompatibles avec leurs outils personnels (Winécole), et au développement et à l entretien des réseaux qui devront supporter le tout. Il est aussi possible que les anciens équipements soient recyclés et fournis à d autres utilisateurs non prioritaires. En définitive, pour faire des gains en ressources humaines, il faudrait limiter le renouvellement de certains parcs informatiques et considérer les programmes AVAN comme une des rares options d entrée de nouveaux appareils. 3. Un choix environnemental. Éviter toute duplication des outils et ainsi limiter les activités liées à leur gestion, tout comme le chevauchement entre les équipes du Ministère et des districts peut réduire notre empreinte environnementale. Il en est tout aussi vrai si les impressions diminuent et si les manuels scolaires traditionnels et les livres de bibliothèques scolaires peuvent être utilisés sous leur forme électronique, sans compter l avantage en matière de poids supporté par les élèves et l espace d entreposage et de manipulation. Les contraintes initiales 1. Des considérations techniques et légales : a. Une connexion sans fil est nécessaire à l Internet via des réseaux publics ou privé (comme les «zones AVAN») tels que ceux offerts et gérés par la Province via les services de soutien informatiques du Ministère. L augmentation du nombre d appareils branchés va exercer une pression à la fois sur les capacités techniques des réseaux mais aussi sur les équipes en charge. Des coûts supplémentaires matériels et en ressources humaines pourraient être engendrés, ou à défaut, des tâches essentielles sacrifiées. Dans le cas de programmes AVAN nécessitant la mise en œuvre de «zones grises», cette contrainte s en retrouve amplifiée. Il est possible de trouver le point de rupture de l infrastructure actuelle ou de déterminer les coûts totaux nécessaires pour lever cette nouvelle pression en demandant une étude spécifique à l équipe informatique du Ministère. b. L incompatibilité apparente des appareils mobiles de type tablette et téléphones intelligents Apple et Android avec l infrastructure centrale 12 qui sert seulement le système d exploitation Microsoft est bien réelle. Cet obstacle n arrête pas totalement la mise en œuvre des programmes AVAN, mais peut en limiter sérieusement les possibilités de communication et d emploi de certains outils fonctionnant par ailleurs à l extérieur des écoles et bureaux. Cette 12 Les réseaux informatiques utilisés par les écoles et districts (dont les points d accès, la distribution des adresses IP, le filtrage des communications, l identification et l autorisation des utilisateurs) sont gérés centralement. Unique en Amérique du nord, cette organisation offre ainsi des réseaux sécurisés et fiables mais engendre aussi une perte de flexibilité dans leur accès et emploi par les utilisateurs finaux. 16

17 contrainte est la source de frustration et de découragement constatée la plus importante chez le personnel utilisateur. À l heure actuelle, l une des rares solutions réside dans l utilisation d outils présentant une interface de navigation sur l Internet, soit les Wikis, les courriels, et les autres alternatives aux produits Office de Microsoft. En général, l adoption de ce type d appareil mobile se fait selon un plan précis. Il s agirait d élaborer de manière concertée ou d obtenir une «feuille de route des appareils mobiles» adaptée à notre système scolaire. c. L utilisation de systèmes ou d applications fournies par le système scolaire, tels que le système Winécole et son remplaçant MonAccès, et les applications maisons développées par le CFSPI, pose le problème de leur incompatibilité avec les tablettes et les téléphones intelligents en général. Nous risquons ainsi de voir une duplication d équipement au lieu d une substitution espérée, ce qui engendre, comme décrit précédemment, une pression sur l infrastructure et sur les ressources humaines informatiques, et de la frustration chez les utilisateurs. De nos jours, il est possible de modifier certaines applications existantes et de créer les prochaines sous une forme mobile. Une fois de plus, cette orientation nécessite de faire des choix déchirant si les ressources disponibles n augmentent pas ou de considérer ces investissements dans le coût total de déploiement de programmes AVAN. Là encore, les spécialistes informatiques du Ministère peuvent préciser les outils de travail actuels incompatibles avec les appareils mobiles. Cette démarche s intégrerait parfaitement dans la feuille de route précédemment proposée. d. La question de l utilisation et du partage des licences acquises par les Ministère ou les districts sur des appareils personnels se pose également. Avons-nous le droit légalement d y installer des logiciels acquis institutionnellement? Nos fournisseurs ont-ils déjà pris ce tournant AVAN dans leur conception de la propriété intellectuelle et développé des approches ou services le permettant? Serait-il le temps d adopter plus de logiciels libres. 2. Des considérations financières : Cette partie est volontairement peu développée alors l impact budgétaire dépend de la structure de cout et des options d investissement propres à chaque organisation. 17

18 La mise en œuvre des initiatives AVAN Afin de proposer une mise en œuvre des initiatives AVAN réalistes, nous devons définir en premier nos objectifs, clientèles cibles, les conditions gagnantes. Ensuite, viennent les options et les défis en découlant. 1. Les objectifs fondamentaux : a. Adopter les méthodes et outils pour soutenir les apprentissages et la préparation aux études supérieures ou au marché du travail (ou l aspect vie-carrière de la formation de chaque élève). b. Répondre à la nécessité d apprendre, de développer une pensée critique, de faire preuve de créativité, de résoudre des problèmes, de bien communiquer, de publier et collaborer. Le système scolaire dans son ensemble, que cela soit au niveau ministériel, des districts, des écoles et des enseignants et leurs divers soutiens, doit trouver les moyens, méthodes et outils pour les atteindre. Les TIC et leur utilisation en général, et les programmes AVAN en particulier, en sont un exemple. 2. Les clientèles cibles : Parmi tous les individus présents quotidiennement dans les écoles, certains groupes peuvent bénéficier plus que d autres des avantages de programmes AVAN. a. Le personnel enseignant sélectionné ou qui y auront accès (directions d école, enseignant(e)s, assistant(e)s en éducation, préposé(e)s aux bibliothèques, agents pédagogiques et coordinateurs(rices) associé(e)s). b. Les groupes d élèves sélectionnés ou qui y auront accès. c. Des groupes mixtes composés de ceux énumérés aux points a et b. Un encadré présenté à la page suivante présente sommairement l option de programmes AVAN destinés aux enseignants. 18

19 Est-ce possible d implanter un programme AVAN afin de remplacer l offre de portable destinée aux enseignants? Sur le plan technique, le personnel ne pourra pas accéder à certains systèmes et applications existantes sous leur forme actuelle. Il faudra les transformer en version mobile et développer les nouvelles selon ce critère, dans un souci d assurer une comptabilité minimale. Cette dernière représente déjà un problème, étant donné que les outils informatiques ne sont pas tous pleinement fonctionnels sur l infrastructure centrale en place. Aussi, la question des risques d atteinte à la sécurité informatique des données de l organisation devrait être réglée. Ceci est possible avec les «zones grises» qui engendrent des coûts importants de mise en œuvre, ou bien en révisant l organisation et l accessibilité des données sur les réseaux déjà en place. Par ailleurs, les économies prévues par l absence de soutien technique sur les appareils personnels contraignent les utilisateurs à l assurer eux-mêmes avec leurs moyens. Or, bien que les tablettes et téléphones intelligents demandent peu d entretien et de réparation, les portables peuvent donner bien des difficultés au commun des mortels. Par contre, il n est pas réaliste de croire à une réduction de l intervention humaine spécialisé : même avec l obligation de posséder des compétences technologiques, les outils et les méthodes en constante évolution forcent l accompagnement sinon l assistance technologique. Par contre, il est aussi possible de croire que l utilisateur prendra d avantage soin de son propre appareil. La question épineuse de l équité des moyens individuels ne se règle pas facilement. Sur le plan moral, l employeur ne peut pas obliger son personnel à se doter de ses propres outils de travail ou même de favoriser un type plutôt qu un autre sans raisons objectives et valables. La solution, une approche par étape qui pourrait en premier lieu offrir à des groupes d employés identifiés et le désirant, la possibilité de participer à un programme taillé sur mesure, puis de l étendre progressivement au reste du personnel selon la demande. Afin de la stimuler, il faudrait garantir des moyens informatiques pouvant palier rapidement à toute incompatibilité ou problème technique soudain, et aux ressources d intervention individuelles limitées. C est finalement mettre à disposition des portables recyclés ou des ordinateurs de bureau (moins cher via notre partenariat avec le programme Ordinateurs pour écoles), et du soutien technique humain nouvellement dégagé par l abandon du service dédié aux portables des enseignants. 3. Les conditions gagnantes : Quelque soit le nombre, l importance ou la forme que prendraient les programmes AVAN s ils étaient mise en place dans les écoles du Nouveau-Brunswick, les conditions gagnantes suivantes devraient être réunies : a. La condition gagnante la plus importante est celle de ne pas considérer un seul modèle de programme AVAN comme solution unique s appliquant à toutes les classes, groupes d élèves et d employés, écoles ainsi qu à leurs visiteurs et locataires. Chaque programme doit être fait sur mesure. b. L adoption ou la mise à jour de politiques centrales en matière d accès et d utilisation des technologies de l information et de communication est obligatoire. S en suivrait une actualisation nécessaire des niveaux officiels de services offerts en matière d acquisition, déploiement, soutien et d entretien des outils. 19

20 c. Une démarche de sensibilisation à la notion d identité numérique et de citoyenneté numérique des élèves et du personnel est nécessaire. Elle se traduirait par la définition et la communication des droits, responsabilités et des mesures correctives applicables aux utilisateurs et à l employeur. La rédaction et mise en vigueur de codes de vie propres aux écoles, districts ou aux programmes AVAN en seraient une belle application. Un milieu numérique propice à l apprentissage doit être encouragé. Le besoin d'éducation en la matière s'étend bien au-delà des murs de l'école. d. La formation des enseignants est la pierre angulaire de ces initiatives. Que cela soit sous forme collective (plan d amélioration de l école) ou individuelle (plan de développement personnel inclus dans une évaluation annuelle; l engagement de l enseignant dans une démarche individuelle numérique et informelle serait bien plus efficace dès le début de sa formation universitaire), plusieurs champs de connaissance et de savoir-faire liés à l intégration pédagogique des TIC sont nécessaires : gestion de projet numérique pédagogique, fonctionnement et utilisation pédagogique des outils, la gestion de la classe et de la différence (soit la différenciation numérique), la didactique numérique spécifique à chaque matière, la gestion temporelle et organisation spatiale de la classe 13 (environnement physique d apprentissage), la conception, ainsi que la mise en œuvre d un environnement d apprentissage dans lequel l élève s entreprend pour apprendre. L accompagnement des initiateurs de projet TIC incluant un volet AVAN devrait faire l objet d une attention particulière. Pour cela et par exemple, la formation des agents technopédagogiques disciplinaires et directions peut-être une solution. De telles formations peuvent aussi être organisées de concert avec des partenaires institutionnels (Ministère, universités et collège) et professionnels (associations, groupes de recherche informels). Une sélection, valorisation et un soutien des champions locaux en TIC faciliteraient aussi cette intégration pédagogique. Il est important d insister sur la nécessité d engagement volontaire des participants dans une démarche d appropriation alors que les ressources sont qu en à elles, importantes. Le format de communauté d apprentissage incluant nécessairement le leadership de l école ou du groupe local d école est particulièrement bien adapté. e. Il est indispensable d adopter chez tous les initiateurs de programmes AVAN des méthodes et techniques de gestion de projet en définissant clairement les objectifs, cibles, impacts et résultats pédagogiques attendus, les ressources humaines, matériels et financières (tels que l emploi de «zones grises» partielles ou pas), les autorisations nécessaires, les règles d accès et d utilisation conformes aux politiques d utilisation des TIC de la Province et des districts, ainsi que le processus de reddition de compte. 13 La disposition de la classe doit se faire aussi en fonction des contraintes liées aux infrastructures de transfert de données et électriques (câblage, emplacement des points d accès et des sources électriques). 20

21 f. Une équipe multidisciplinaire recevrait pour évaluation les demandes de projet technopédagogique soumis via un simple formulaire électronique. Cette équipe serait composée par exemple de mentors/coordinateurs en TIC, techniciens, et des agents pédagogiques ou de pairs (autres enseignants expérimentés tels que les «champions» en TIC de l école ou de la communauté d école concernée). La notion d autorisation ne doit pas être uniquement considérée comme un laissez-passer accordé par une entité supérieure, mais belle et bien comme un service qui guide, conseille et aussi engage les membres de l équipe à accompagner les initiateurs dans leur nouvelle aventure, et aussi, à mettre leurs propres ressources à disposition. g. Un plan d intervention auprès des coupables (différenciés qu il s agisse d employés, d élèves ou de visiteurs), des victimes, et des médias est un moyen adéquat pour modeler des comportements exemplaires et contrôler les dommages en cas d abus, de non-respect des règles d utilisation des TIC, d impact sur la personne et sur les équipements et les infrastructures de données. h. La gestion efficace et concertée des comptes Itunes, d achats groupés d applications, et d acquisition et de gestion des licences faciliterait toute mise en œuvre. Le district anglophone Sud-est a déjà mis en place une procédure d autorisation, d achat et de gestion de l implantation concertée de toute nouvelle technologie, en particulier, des appareils mobiles. Jacques Cool résume bien ce qu il nous faut faire dans l encart ci-dessous : «Tout aussi important (et même davantage, à mon humble avis) est le référentiel de déploiement et d'utilisation d'un cadre AVAN pour l'apprentissage (des élèves, des enseignants, des dirigeants, des parents) : - Mise en place de balises d'usage (politiques d'usage approprié, conditions, révocation, etc.) - INSISTER sur les types d'usage à favoriser : tout est dans la tâche. - Donc, il faut ÉDUQUER aux usages judicieux dans un contexte AVAN. Avec tout le respect que j'ai pour les enseignants d'ici, nous sommes loin, très loin, de voir des usages pédagogiques positifs du mobile en classe, sauf quelques rares exceptions, dans le modèle pédagogique dominant dans nos écoles. Les projets de l École communautaire entrepreneuriale et autres projets engageants sont une piste encourageante. - Pour y arriver, il faut un plan, des stratégies, des outils, des grilles, de l'accompagnement, de l'ouverture, du beau risque, de l'engagement, des traces laissées en ligne soulignant les bons coups, le droit d'apprendre de nos erreurs, du courage. Heureusement que ce ne sont pas des roues à inventer ici : Je vois plein de choses à cet effet, de près et de loin. - Deux conditions sine qua non pour y arriver : 1. que les pédagogues et responsables de réseau informatique travaillent ENSEMBLE, avec confiance en l'autre. 2. Formation (sous multiples formes) des enseignants. Nos jeunes nous attendent à l'autre bout.». 21

22 4. Les options : Il est important d encourager les acteurs centraux de ces programmes à s engager dans ces avenues. Utiliser les TIC, c est aussi s attendre à un défaut de fonctionnement, donc de risquer d obtenir un échec ou des résultats inférieurs aux attentes. Pour les réduire, deux options de mise en œuvre spécifique à notre contexte scolaire se présentent : a. La première option serait d encourager le développement (façonner) une culture numérique générale. Après avoir défini et communiqué les rôles et responsabilités des équipes impliquées (Ministère, districts, communautés d écoles ou groupes scolaires et écoles), le Ministère se positionnerait officiellement sur l école numérique et les programmes AVAN spécifiquement, notamment par l adoption ou l actualisation de ses politiques pertinentes. De leurs côtés, les districts prépareraient une politique spécifique sur les finalités, et un plan d action sur l intégration pédagogique des TIC précisant le rôle des coordinateurs en TIC et le processus de mise en œuvre structuré de programmes AVAN dans les communautés et les écoles. Cette démarche représente somme toute un appui majeur à une priorité éducative en particulier, vraisemblablement au détriment d autres. Par contre, elle permettrait le passage d une culture de soutien informatique en silo en une culture de service à la clientèle de l ensemble des acteurs. Par exemple, Ministère et districts développeraient la même vision qui mènerait, par exemple, à un partage et la collaboration entre les pédagogues et les équipes techniques (déjà amorcée), et concrètement, de lever certaines restrictions d utilisation (révision de l octroi des droits d administrateur, des politiques ministérielles pertinentes, et des filtres de contenu WEB et autres certificats d authentification). Une fois les fondements d une telle vision installés de façon durable, les efforts présentés dans la deuxième option n en découleront que plus naturellement, et les résultats attendus plus facilement. Mais développer aussi les deux options de façon concomitante assurerait de plus grandes chances de réussite, car bien souvent, le temps réduit les ardeurs si la pratique ne suit pas immédiatement. b. La deuxième option se concrétise par une mise en œuvre immédiate d une gestion locale intégrée de projet dont le pivot central est le coordinateur en TIC. Ce dernier membre d une équipe introduite précédemment orchestrait non seulement les demandes de programmes AVAN venant des dirigeants ou des enseignants, mais aussi comme on le présume, toutes les autres initiatives TIC. Pour cela, il est important de «sécuriser» les postes de coordinateurs en TIC des districts, en leur donnant, si possible, un statut permanent. Il est aussi possible de partager cette ressource entre les districts, et autres secteurs. 22

23 5. Les défis : Des défis se rajoutent aux contraintes initiales déjà présentées. Des solutions existent pour certaines mais d autres contraintes nouvellement soulevées avec l arrivée des programmes AVAN n en bénéficient pas encore. De leur côté, les conditions gagnantes peuvent être réunies avec les efforts nécessaires et adaptés. Mais les défis relatifs à la mise en œuvre des programmes AVAN demandent un engagement, une volonté et de nouvelles ressources à la fois humaines, matérielles et conceptuelles (penser autrement, s organiser différemment). a. Le défi de la sécurité informatique Le problème de la sécurité des données et des réseaux se révèle rapidement avec la mise en œuvre de programmes AVAN. Le risque de fuite de données ou de brèche malveillante dans les réseaux et systèmes n est pas nul. Une étude approfondie est nécessaire pour préciser ce risque et décider de l accepter ou pas, compte-tenu des protections possibles, telles que l acceptation formelle de règles d utilisation des TIC et la signature d un consentement, et les autres filtres techniques, mesures d authentification et restrictions d accès. Bien que celle-ci puisse être réalisée à l interne, des firmes spécialisées sont régulièrement sollicitées pour cela. b. L équité Ouvrir les écoles, bureaux et réseaux aux appareils personnels renvoie naturellement les décideurs et participants aux questions de l accès équitable aux outils, du rôle du privé dans le système scolaire, et les confronte aussi à l opinion publique. De simples réponses d existent pas, seule la consultation, la prise du pouls des groupes cibles pour juger de leur maturité relative à ces sujets permet de réduire ces possibilités de réaction. 23

24 6. Sommaire des possibilités d initiatives AVAN : a. Voici dans le tableau suivant en deux volets l éventail des possibilités de programmes AVAN dans les écoles francophones du Nouveau-Brunswick : 24

RCDR PLAN STRATÉGIQUE 2013-2016

RCDR PLAN STRATÉGIQUE 2013-2016 RCDR PLAN STRATÉGIQUE 2013-2016 MISSION Le Réseau canadien de documentation pour la recherche (RCDR) est un partenariat d universités canadiennes qui se consacre à étendre l accès au contenu numérique

Plus en détail

GUIDE POUR LE DÉVELOPPEMENT DE COMPÉTENCES PROFESSIONNELLES (CP) POUR LE 3 ème STAGE

GUIDE POUR LE DÉVELOPPEMENT DE COMPÉTENCES PROFESSIONNELLES (CP) POUR LE 3 ème STAGE 1 GUIDE POUR LE DÉVELOPPEMENT DE COMPÉTENCES PROFESSIONNELLES (CP) POUR LE 3 ème DOMAINES: FONDEMENTS COMPÉTENCE 1: Agir en tant que professionnelle ou professionnel héritier, critique et interprète d

Plus en détail

OUTIL D AUTOÉVALUATION DU

OUTIL D AUTOÉVALUATION DU Institut de leadership en éducation OUTIL D AUTOÉVALUATION DU L EADERSHIP Instructions Ministère de l Éducation INSTRUCTIONS ET RECOMMANDATIONS POUR L UTILISATION EFFICACE DE L OUTIL Les recherches montrent

Plus en détail

PROGRAMME DE MENTORAT

PROGRAMME DE MENTORAT CONSEIL SCOLAIRE ACADIEN PROVINCIAL PROGRAMME DE MENTORAT ÉNONCÉ PRATIQUE Le Conseil scolaire acadien provincial désire promouvoir un programme de mentorat qui servira de soutien et d entraide auprès des

Plus en détail

Les défis du développement du gouvernement électronique. Par Edwin Lau Résumé par Gérard Mongbé

Les défis du développement du gouvernement électronique. Par Edwin Lau Résumé par Gérard Mongbé Les défis du développement du gouvernement électronique Par Edwin Lau Résumé par Gérard Mongbé La révolution numérique a engendré une pression sur les gouvernements qui doivent améliorer leurs prestations

Plus en détail

Orientations de l OCDE pour les politiques concernant le contenu numérique

Orientations de l OCDE pour les politiques concernant le contenu numérique 2 ORIENTATIONS DE L'OCDE POUR LES POLITIQUES CONCERNANT LE CONTENU NUMÉRIQUE Orientations de l OCDE pour les politiques concernant le contenu numérique Le contenu numérique est devenu un élément de plus

Plus en détail

PROMOUVOIR L ACCESSIBILITÉ DE L INFORMATION POUR L APPRENTISSAGE TOUT AU LONG DE LA VIE

PROMOUVOIR L ACCESSIBILITÉ DE L INFORMATION POUR L APPRENTISSAGE TOUT AU LONG DE LA VIE PROMOUVOIR L ACCESSIBILITÉ DE L INFORMATION POUR L APPRENTISSAGE TOUT AU LONG DE LA VIE L accès à l information est un droit fondamental de tout apprenant, présentant ou non un handicap et/ou un besoin

Plus en détail

Le web dans la formation des enseignants

Le web dans la formation des enseignants Fatiha Mamache amamache@ushb.dz USTHB Avril 2013 Plan Introduction Pourquoi parle-t-on de formation des enseignants du supérieur? Comment accueillir et encadrer les enseignants débutants? L université

Plus en détail

SUR LE PLAN COMMUNAUTAIRE

SUR LE PLAN COMMUNAUTAIRE Description de programme PROMOUVOIR L AUTONOMIE ÉCONOMIQUE SUR LE PLAN COMMUNAUTAIRE 1125, promenade Colonel By, Ottawa (Ontario) K1S 5B6 Tél. : (613) 520-2600, poste1588 Téléc. : (613) 529-3561 Courriel

Plus en détail

Présentation de la solution SAP SAP Technology SAP Afaria. La mobilité d entreprise comme vecteur d avantage concurrentiel

Présentation de la solution SAP SAP Technology SAP Afaria. La mobilité d entreprise comme vecteur d avantage concurrentiel Présentation de la solution SAP SAP Technology SAP Afaria La mobilité d entreprise comme vecteur d avantage concurrentiel des périphériques et des applications des périphériques et des applications La

Plus en détail

Planification FICHE DE CONTRÔLE DES DIRECTRICES ET DIRECTEURS D ÉCOLES. Activité :

Planification FICHE DE CONTRÔLE DES DIRECTRICES ET DIRECTEURS D ÉCOLES. Activité : Planification Activité : FICHE DE CONTRÔLE DES DIRECTRICES ET DIRECTEURS D ÉCOLES Les directrices et directeurs d école peuvent se servir de la présente liste de contrôle pour vérifier si les ressources

Plus en détail

L innovation dans l entreprise numérique

L innovation dans l entreprise numérique L innovation dans l entreprise numérique Toutes les entreprises ne sont pas à l aise avec les nouvelles configurations en matière d innovation, notamment avec le concept d innovation ouverte. L idée de

Plus en détail

Normes et modalités d évaluation. École secondaire Jean-Baptiste-Meilleur

Normes et modalités d évaluation. École secondaire Jean-Baptiste-Meilleur Normes et modalités d évaluation École secondaire Jean-Baptiste-Meilleur MAI 2015 PRÉAMBULE L article 96.15 de la Loi sur l Instruction publique et la Politique d évaluation des apprentissages obligent

Plus en détail

L école éloignée en réseau. Organisation pour les commissions scolaires Des conditions pour faciliter le changement. Au plan administratif

L école éloignée en réseau. Organisation pour les commissions scolaires Des conditions pour faciliter le changement. Au plan administratif L école éloignée en réseau Organisation pour les commissions scolaires Des conditions pour faciliter le changement Au plan administratif La gestion et l organisation d un projet ÉÉR dans une commission

Plus en détail

Protocole d accueil et de communication

Protocole d accueil et de communication Annexe ÉLV 2.1.5 Protocole d accueil et de communication (Révisé le 27 mai 2011) Table des matières Section A : Introduction 1. Préambule et mise en contexte 2. Principes directeurs Section B : Procédures

Plus en détail

OBSERVATOIRE QUÉBÉCOIS SUR LA MALTRAITANCE ENVERS LES ENFANTS

OBSERVATOIRE QUÉBÉCOIS SUR LA MALTRAITANCE ENVERS LES ENFANTS OBSERVATOIRE QUÉBÉCOIS SUR LA MALTRAITANCE ENVERS LES ENFANTS Décembre 2013 Pourquoi un observatoire sur la maltraitance? Sérieux problème Multitude d acteurs Fragmentation Besoin de convergence La maltraitance

Plus en détail

PROGRAMME PROGRAMME DE DÉVELOPPEMENT ET D ÉVALUATION FORMATIVE DU PERSONNEL PROFESSIONNEL

PROGRAMME PROGRAMME DE DÉVELOPPEMENT ET D ÉVALUATION FORMATIVE DU PERSONNEL PROFESSIONNEL PROGRAMME PROGRAMME DE DÉVELOPPEMENT ET D ÉVALUATION FORMATIVE DU PERSONNEL PROFESSIONNEL DATE : 1 er juillet 2013 SECTION : Programme NUMÉRO : PG301 PAGES : 6 RESPONSABLE : Direction des ressources humaines

Plus en détail

PAMAQC COMPARAISON DES CRITÈRES (2006-2011), DES CRITÈRES (2011-2015) ET DES NORMES (2015)

PAMAQC COMPARAISON DES CRITÈRES (2006-2011), DES CRITÈRES (2011-2015) ET DES NORMES (2015) PAMAQC COMPARAISON DES CRITÈRES (2006-2011), DES CRITÈRES (2011-2015) ET DES NORMES (2015) Normes (2015) Critères (2011-2015) Critères (2006-2011) 1. SYSTÈME DE GESTION DE LA QUALITÉ DES PROGRAMMES 6.

Plus en détail

Notre modèle d engagement

Notre modèle d engagement Notre modèle d engagement 1. EVALUER L évaluation des compétences que vous souhaitez améliorer implique un vrai échange entre nos deux équipes, et une étude plus approfondie des écarts et des actions préalablement

Plus en détail

Gestionnaires. Parcoursd apprentissage

Gestionnaires. Parcoursd apprentissage Gestionnaires Parcoursd apprentissage V2 VOTRE PARTENAIRE EN APPRENTISSAGE L École de la fonction publique du Canada offre des produits d apprentissage et de formation qui contribuent au renouvellement

Plus en détail

Plate-forme pédagogique

Plate-forme pédagogique Plate-forme pédagogique Le programme éducatif «Accueillir la petite enfance» En tant que CPE, nous appliquons le programme éducatif du ministère «Accueillir la petite enfance». Ce programme a pour but

Plus en détail

Comité du développement et de la propriété intellectuelle (CDIP)

Comité du développement et de la propriété intellectuelle (CDIP) F CDIP/14/5 ORIGINAL : ANGLAIS DATE : 8 SEPTEMBRE 2014 Comité du développement et de la propriété intellectuelle (CDIP) Quatorzième session Genève, 10 14 novembre 2014 RÉSUMÉ DU RAPPORT D ÉVALUATION DU

Plus en détail

Conseil économique et social

Conseil économique et social NATIONS UNIES E Conseil économique et social Distr. GÉNÉRALE ECE/MP.PP/2005/2/Add.4 8 juin 2005 Original: ANGLAIS, FRANÇAIS, RUSSE COMMISSION ÉCONOMIQUE POUR L EUROPE Réunion des Parties à la Convention

Plus en détail

POLITIQUE LINGUISTIQUE. 2.0 Notre milieu : son contexte, ses particularités et ses défis

POLITIQUE LINGUISTIQUE. 2.0 Notre milieu : son contexte, ses particularités et ses défis Page 7002-1 1.0 Préambule En 2008, le ministère de l Éducation, du Loisir et du Sport adoptait son Plan d action pour l amélioration du français à l enseignement primaire et à l enseignement secondaire.

Plus en détail

2014-2015. Programme régional de formation

2014-2015. Programme régional de formation 2014-2015 Programme régional de formation L E C A D R E, U N G E S T I O N N A I R E D E P E R S O N N E S D A N S U N C O N T E X T E D E R É S E A U X D E S E R V I C E S À L A P O P U L A T I O N À

Plus en détail

Charte nationale de l accompagnement à la scolarité

Charte nationale de l accompagnement à la scolarité 1 Le droit à l éducation est un droit fondamental dans notre société. Cette exigence démocratique d une meilleure formation générale et d un haut niveau de qualification pour tous correspond aux besoins

Plus en détail

SOMMAIRE DE LA RÉPONSE DE LA DIRECTION

SOMMAIRE DE LA RÉPONSE DE LA DIRECTION SOMMAIRE DE LA RÉPONSE DE LA DIRECTION Rapport d évaluation final de l Initiative de la nouvelle économie (INÉ) Date : le 17 mars 2010 Programme de l INÉ : contexte Dans le cadre du plan du gouvernement

Plus en détail

La réalisation de projets entrepreneuriaux en milieu scolaire : un outil pour la réussite des jeunes

La réalisation de projets entrepreneuriaux en milieu scolaire : un outil pour la réussite des jeunes La réalisation de projets entrepreneuriaux en milieu scolaire : un outil pour la réussite des jeunes ATELIER : Motiver et engager les jeunes dans leur parcours Présenté par : Éric Darveau, Directeur général

Plus en détail

1. Identifier et reconnaître le potentiel et les compétences de chaque employé(e).

1. Identifier et reconnaître le potentiel et les compétences de chaque employé(e). Grille d évaluation Identification de l employé(e) Nom : Prénom : Fonction : Date de l évaluation Objectifs de l évaluation 1. Identifier et reconnaître le potentiel et les compétences de chaque employé(e).

Plus en détail

PAR COURRIEL Montréal, le 11 mai 2005. Objet : Position de la Société GRICS par rapport au logiciel libre.

PAR COURRIEL Montréal, le 11 mai 2005. Objet : Position de la Société GRICS par rapport au logiciel libre. Bureau du président-directeur général PAR COURRIEL Montréal, le 11 mai 2005 À TOUS LES DIRECTEURS GÉNÉRAUX, LES PRÉSIDENTS ET LES GESTIONNAIRES DES TECHNOLOGIES DES COMMISSIONS SCOLAIRES Objet : Position

Plus en détail

Travail d équipe et gestion des données L informatique en nuage

Travail d équipe et gestion des données L informatique en nuage Travail d équipe et gestion des L informatique en nuage BAR Octobre 2013 Présentation Au cours des études collégiales et universitaires, le travail d équipe est une réalité presque omniprésente. Les enseignants

Plus en détail

Charte du tourisme durable

Charte du tourisme durable Annexes Charte du tourisme durable Annexe 1 Les participants de la Conférence mondiale du Tourisme durable, réunis à Lanzarote, îles Canaries, Espagne, les 27 et 28 avril 1995, Conscients que le tourisme

Plus en détail

Pour en savoir plus sur le projet initial : www.qualicarte.ch

Pour en savoir plus sur le projet initial : www.qualicarte.ch Le projet QualiCarte a été initié par la Conférence suisse de la formation professionnelle en collaboration avec des organisations suisses du monde du travail, et plus particulièrement l Union suisse des

Plus en détail

PLAN D ACTION AXÉ SUR LES RÉSULTATS

PLAN D ACTION AXÉ SUR LES RÉSULTATS PLAN D ACTION AXÉ SUR LES RÉSULTATS concernant l application de l article 41 de la Loi sur les langues officielles 2009-2012 TABLE DES MATIÈRES Glossaire... 1 Renseignements généraux... 2 Résumé des résultats

Plus en détail

Votre infrastructure informatique toujours sous contrôle

Votre infrastructure informatique toujours sous contrôle Votre infrastructure informatique toujours sous contrôle Au fidèle tableau noir, de plus en plus d écoles ajoutent aujourd hui les services de l informatique. Place aux TICE, Technologies de l Information

Plus en détail

M. Serge Bertrand, CRHA Président, Le Groupe Performa inc.

M. Serge Bertrand, CRHA Président, Le Groupe Performa inc. GESTION DES RESSOURCES HUMAINES 1. Gestion opérationnelles des RH 2. Audits GHR 3. Recrutement et dotation 4. Évaluation psychométrique 5. Consolidation et coaching 6. Transition de carrière 1. COMMENT

Plus en détail

Portfolio numérique. Une expérimentation en Techniques juridiques. Journée pédagogique du 15 janvier 2015 Sophie Crevier

Portfolio numérique. Une expérimentation en Techniques juridiques. Journée pédagogique du 15 janvier 2015 Sophie Crevier Portfolio numérique Une expérimentation en Techniques juridiques Journée pédagogique du 15 janvier 2015 Sophie Crevier Portfolio numérique O Origine du projet: croisement entre des O O O O O constats et

Plus en détail

Collège Boréal L AUDIT DES MÉCANISMES D ASSURANCE DE LA QUALITÉ DES PROGRAMMES. Sommaire du Rapport final

Collège Boréal L AUDIT DES MÉCANISMES D ASSURANCE DE LA QUALITÉ DES PROGRAMMES. Sommaire du Rapport final CollègeBoréal L AUDITDESMÉCANISMESD ASSURANCEDE LAQUALITÉDESPROGRAMMES SommaireduRapportfinal Juin2010 SOMMAIRE DU RAPPORT A. CONCLUSIONS Le processus d assurance de la qualité est en pleine évolution

Plus en détail

Danny Brochu, conseiller d orientation Stéphanie Côté, enseignante

Danny Brochu, conseiller d orientation Stéphanie Côté, enseignante Danny Brochu, conseiller d orientation Stéphanie Côté, enseignante Nom, école Ce qui vous amène Ce que je connais de l entrepreneuriat étudiant 2 2000.réflexion sur les programmes et sur l entrepreneurship

Plus en détail

L occasion d innover. L innovation

L occasion d innover. L innovation Le site nool.ca Un soutien à l égard des aptitudes à écrire et en mathématiques offert par l intermédiaire d Internet aux étudiantes et étudiants de première année de l Institut universitaire de technologie

Plus en détail

CONTEXTE PÉDAGOGIQUE

CONTEXTE PÉDAGOGIQUE CONTEXTE PÉDAGOGIQUE Le principe L Isoloir est un dispositif participatif en ligne innovant, ludique et interactif, simple à mettre en œuvre et qui ménage une véritable place aux enseignants. Face à la

Plus en détail

Martine St-Onge, directrice générale Bianca Nugent, agente en communications et en relations publiques. 21 novembre 2012

Martine St-Onge, directrice générale Bianca Nugent, agente en communications et en relations publiques. 21 novembre 2012 L AVENIR DE LA PROFESSION D ÉDUCATRICE ET D ÉDUCATEUR EN ESE, UN STATUT À VALORISER, À PROTÉGER ON S EN OCCUPE Martine St-Onge, directrice générale Bianca Nugent, agente en communications et en relations

Plus en détail

GUIDE D APPEL D OFFRES. juillet 2013 à juin 2014 VOLET : ACTIVITÉS. janvier 2013

GUIDE D APPEL D OFFRES. juillet 2013 à juin 2014 VOLET : ACTIVITÉS. janvier 2013 GUIDE D APPEL D OFFRES VOLET : ACTIVITÉS juillet 2013 à juin 2014 janvier 2013 Québec en Forme est heureux d accompagner et de soutenir Rosemont Jeunesse en santé! AVANT TOUTE CHOSE ET POUR VOUS AIDER

Plus en détail

Résultats de l enquête EPCI

Résultats de l enquête EPCI Sondage Résultats de l enquête EPCI Intitulé du sondage : Les EPCI françaises et Internet Intranet, Extranet Référence : 02SD421 Destinataire(s) : Répondants à l enquête Version : 1.0 Date : Octobre 2002

Plus en détail

Proposition d orientations nouvelles pour le Dialogue international

Proposition d orientations nouvelles pour le Dialogue international Proposition d orientations nouvelles pour le Dialogue international Document 04 RÉUNION DU GROUPE DE PILOTAGE DU DIALOGUE INTERNATIONAL 4 Novembre 2015, Paris, France Nouvelle orientation du Dialogue international

Plus en détail

Politique de soutien aux étudiants en situation de handicap

Politique de soutien aux étudiants en situation de handicap SECRÉTARIAT GÉNÉRAL Règlements, directives, politiques et procédures Politique de soutien aux étudiants en situation de handicap Adoption Instance/Autorité Date Résolution(s) Conseil d administration 14

Plus en détail

TABLEAU DE BORD : SYSTEME D INFORMATION ET OUTIL DE PILOTAGE DE LA PERFOMANCE

TABLEAU DE BORD : SYSTEME D INFORMATION ET OUTIL DE PILOTAGE DE LA PERFOMANCE TABLEAU DE BORD : SYSTEME D INFORMATION ET OUTIL DE PILOTAGE DE LA PERFOMANCE INTRODUCTION GENERALE La situation concurrentielle des dernières années a confronté les entreprises à des problèmes économiques.

Plus en détail

Sous le signe de l engagement pour un Québec apprenant. Suivi de la démarche de consultation et de l événement 24 heures!

Sous le signe de l engagement pour un Québec apprenant. Suivi de la démarche de consultation et de l événement 24 heures! Sous le signe de l engagement pour un Québec apprenant Suivi de la démarche de consultation et de l événement 24 heures! Adopté à l assemblée annuelle des membres Le 10 octobre 2013 La version finale,

Plus en détail

Appel de demandes de subventions communautaires pour services à la famille 2015

Appel de demandes de subventions communautaires pour services à la famille 2015 Appel de demandes de subventions communautaires pour services à la famille Introduction Autism Speaks Canada est fière de verser une aide financière aux fournisseurs de services de différentes régions

Plus en détail

PROGRAMME DE COURS. Pouvoir organisateur : Ville de Verviers. Etablissement : Académie des Beaux-Arts

PROGRAMME DE COURS. Pouvoir organisateur : Ville de Verviers. Etablissement : Académie des Beaux-Arts PROGRAMME DE COURS Pouvoir organisateur : Ville de Verviers Etablissement : Académie des Beaux-Arts Domaine des arts plastiques, visuels et d l espace Cours : Formation pluridisciplinaire Filière : formation

Plus en détail

PROGRAMME DE CRÉATION ET INNOVATION TECHNOLOGIQUES EN CLASSE DE SECONDE GÉNÉRALE ET TECHNOLOGIQUE Enseignement d exploration

PROGRAMME DE CRÉATION ET INNOVATION TECHNOLOGIQUES EN CLASSE DE SECONDE GÉNÉRALE ET TECHNOLOGIQUE Enseignement d exploration PROGRAMME DE CRÉATION ET INNOVATION TECHNOLOGIQUES EN CLASSE DE SECONDE GÉNÉRALE ET TECHNOLOGIQUE Enseignement d exploration Préambule La société doit faire face à de nouveaux défis pour satisfaire les

Plus en détail

Service des ressources informatiques. Cybersavoir 2.0. Éthique et TIC : Réflexion sur la sécurité dans le Cyberespace

Service des ressources informatiques. Cybersavoir 2.0. Éthique et TIC : Réflexion sur la sécurité dans le Cyberespace Service des ressources informatiques Cybersavoir 2.0 Éthique et TIC : Réflexion sur la sécurité dans le Cyberespace Dernière révision : 23 juin 2010 Responsabilité du Projet Cybersavoir2.0 : Robert Gendron,

Plus en détail

Consultation sur l aménagement linguistique dans les écoles de langue française en Ontario

Consultation sur l aménagement linguistique dans les écoles de langue française en Ontario Consultation sur l aménagement linguistique dans les écoles de langue française en Ontario Questions pour les entrevues individuelles Et réponses en lien avec les objectifs du Plan stratégique sur l éducation

Plus en détail

Questions clés pour la consultation élargie

Questions clés pour la consultation élargie Processus de planification stratégique de Terre des Hommes Fédération Internationale Questions clés pour la consultation élargie Beaucoup de progrès ont été accomplis lors de l Assemblée Générale (AG)

Plus en détail

Politique de gestion des ressources humaines

Politique de gestion des ressources humaines Politique de gestion des ressources humaines Adopté au conseil d administration le 18 octobre 2005 Résolution numéro 2068 Amendé le 16 avril 2013 par le conseil d administration Résolution numéro 2592

Plus en détail

La prise en charge de la santé et de la sécurité dans un établissement d enseignement

La prise en charge de la santé et de la sécurité dans un établissement d enseignement La prise en charge de la santé et de la sécurité dans un établissement d enseignement La gestion de la santé et de la sécurité du travail doit faire partie intégrante des activités quotidiennes d un établissement.

Plus en détail

Plan pluriannuel d accessibilité de l Office de la qualité et de la responsabilité en éducation (OQRE)

Plan pluriannuel d accessibilité de l Office de la qualité et de la responsabilité en éducation (OQRE) Plan pluriannuel d accessibilité de l Office de la qualité et de la responsabilité en éducation (OQRE) 1 Table des matières Introduction... 3 À propos du Plan pluriannuel d accessibilité de l OQRE... 3

Plus en détail

Cahier de gestion CODE : TITRE : POLITIQUE DE GESTION DES. Date d adoption : Le 13 juin 2007. Nature du document :

Cahier de gestion CODE : TITRE : POLITIQUE DE GESTION DES. Date d adoption : Le 13 juin 2007. Nature du document : Cahier de gestion TITRE : POLITIQUE DE GESTION DES RESSOURCES HUMAINES CODE : Nature du document : Règlement X Politique Directive administrative Procédure Date d adoption : Le 13 juin 2007 X C.A. C.E.

Plus en détail

Avis présenté à la. Commission scolaire de Montréal

Avis présenté à la. Commission scolaire de Montréal AVIS SUR LA PROPOSITION DE RÉPARTITION 2014-2015 DE LA MESURE MINISTÉRIELLE 50730 SUR LES NOUVELLES TECHNOLOGIES DE L INFORMATION ET DES COMMUNICATIONS (NTIC) Avis présenté à la Commission scolaire de

Plus en détail

Fiche Compétences en action : une boîte à outils en ligne

Fiche Compétences en action : une boîte à outils en ligne Fiche Compétences en action : une boîte à outils en ligne Centre de formation communautaire de la Mauricie CFCM Depuis sa création en 1988, le Centre de formation communautaire de la Mauricie (CFCM) se

Plus en détail

DÉCLARATION DE PRINCIPES SUR LE SYSTÈME ONTARIEN DE TRANSFERT DES CRÉDITS 2011

DÉCLARATION DE PRINCIPES SUR LE SYSTÈME ONTARIEN DE TRANSFERT DES CRÉDITS 2011 DÉCLARATION DE PRINCIPES SUR LE SYSTÈME ONTARIEN DE TRANSFERT DES CRÉDITS 2011 VISION De nos jours, l éducation postsecondaire offre plus de choix et de possibilités qu auparavant. En outre, les besoins

Plus en détail

4.09 Commission ontarienne des libérations conditionnelles et des mises en liberté méritées

4.09 Commission ontarienne des libérations conditionnelles et des mises en liberté méritées MINISTÈRE DE LA SÉCURITÉ COMMUNAUTAIRE ET DES SERVICES CORRECTIONNELS 4.09 Commission ontarienne des libérations conditionnelles et des mises en liberté méritées (Suivi de la section 3.09 du Rapport annuel

Plus en détail

Nous simplifions et accélérons votre transformation digitale. Tous les étudiants. Toutes les ressources. En tout temps.

Nous simplifions et accélérons votre transformation digitale. Tous les étudiants. Toutes les ressources. En tout temps. Nous simplifions et accélérons votre transformation digitale. Tous les étudiants. Toutes les ressources. En tout temps. À propos de Texidium Tous les étudiants. Toutes les ressources. En tout temps. Kivuto,

Plus en détail

BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA PLAN D ÉVALUATION 2008-2009

BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA PLAN D ÉVALUATION 2008-2009 BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA PLAN D ÉVALUATION 2008-2009 Division du rendement et de l information institutionnels Direction générale de la gestion intégrée Présenté au : Comité d évaluation de Bibliothèque

Plus en détail

Intégrer un salarié dans l entreprise

Intégrer un salarié dans l entreprise L objectif de ce guide est d aider les managers à optimiser l accueil et l intégration des nouveaux salariés dans l entreprise. Un autre guide Fafsea «Assurer la fonction de tuteur» est à la disposition

Plus en détail

Evaluer des élèves de Seconde par compétences en Sciences Physiques

Evaluer des élèves de Seconde par compétences en Sciences Physiques Evaluer des élèves de Seconde par compétences en Sciences Physiques Introduction Depuis quelques années, le terme de «compétences» s installe peu à peu dans notre quotidien ; aussi bien dans la vie de

Plus en détail

CENTRES D APPUI À LA TECHNOLOGIE ET À L INNOVATION (CATI) GUIDE DE MISE EN ŒUVRE

CENTRES D APPUI À LA TECHNOLOGIE ET À L INNOVATION (CATI) GUIDE DE MISE EN ŒUVRE CENTRES D APPUI À LA TECHNOLOGIE ET À L INNOVATION (CATI) GUIDE DE MISE EN ŒUVRE Le programme de centres d'appui à la technologie et à l'innovation (CATI), mis en place par l'ompi, permet aux innovateurs

Plus en détail

gérez votre réseau sans perdre la boussole la puissance au bout des doigts

gérez votre réseau sans perdre la boussole la puissance au bout des doigts N gérez votre réseau sans perdre la boussole la puissance au bout des doigts introduction Impero Education La gestion de réseau a toujours été une tâche complexe. Ajoutez à cela un personnel exigeant ainsi

Plus en détail

Projet Bring your own device

Projet Bring your own device Projet Bring your own device Apportez votre appareil numérique" Mai 2015 Jean-Jacques GOINEAU Professeur - COTIC Introduction : Que signifie Bring your own device? Il s agit de permettre aux usagers, en

Plus en détail

Stratégie de recherche axée sur le patient. Cadre de renforcement des capacités

Stratégie de recherche axée sur le patient. Cadre de renforcement des capacités Stratégie de recherche axée sur le patient Cadre de renforcement des capacités 2015 Remerciements Les Instituts de recherche en santé du Canada tiennent à souligner la contribution des experts ayant siégé

Plus en détail

TJX Canada. Politiques sur les Normes d accessibilité intégrées. Plan d accessibilité pluriannuel

TJX Canada. Politiques sur les Normes d accessibilité intégrées. Plan d accessibilité pluriannuel TJX Canada Politiques sur les Normes d accessibilité intégrées et Plan d accessibilité pluriannuel 2014 Table des matières 1. Objet.. 3 2. Champ d application et responsabilités... 3 3. Énoncé de politique

Plus en détail

Programme-cadre national (PCN) Rôles et responsabilités de l équipe chargée d élaborer un PCN

Programme-cadre national (PCN) Rôles et responsabilités de l équipe chargée d élaborer un PCN Programme-cadre national (PCN) Rôles et responsabilités de l équipe chargée d élaborer un PCN Août 2006 Agence internationale de l énergie atomique Département de la coopération technique Rôle et responsabilités

Plus en détail

DIRECTIVE DU COMMISSAIRE

DIRECTIVE DU COMMISSAIRE DIRECTIVE DU COMMISSAIRE SUJET: PROCESSUS INTERNE DE RÈGLEMENT DES DIFFÉRENDS N O: DC-12 DATE DE PUBLICATION: 10 AVRIL 2013 DATE D ENTRÉE EN VIGUEUR : 2 SEPTEMBRE 2013 INTRODUCTION Le gouvernement du Canada

Plus en détail

OBJECTIFS. Objectif N 1 : renouvellement des approches et des méthodes de formation pour atteindre une forme d excellence de la formation

OBJECTIFS. Objectif N 1 : renouvellement des approches et des méthodes de formation pour atteindre une forme d excellence de la formation Politique TICE UBP L université ne peut pas rester à l écart des mutations profondes qui traversent nos sociétés ; la question n est plus de savoir s il faut ou non prendre en compte l usage du numérique

Plus en détail

Cadre de référence pour soutenir la gestion et la revue diligente des projets en ressources informationnelles

Cadre de référence pour soutenir la gestion et la revue diligente des projets en ressources informationnelles Cadre de référence pour soutenir la gestion et la revue diligente des projets en ressources informationnelles Document d orientation aux organismes publics Annexe A Rôles et responsabilités détaillés des

Plus en détail

Puisse, cette caisse à outils, vous apporter autant d efficacité qu elle en a apporté à ceux avec qui, et pour qui, nous les avons rassemblés ici.

Puisse, cette caisse à outils, vous apporter autant d efficacité qu elle en a apporté à ceux avec qui, et pour qui, nous les avons rassemblés ici. Introduction Cet ouvrage a été conçu à partir de sollicitations exprimées par des managers de terrain soucieux de donner une dimension plus opérationnelle à leur management au quotidien. Il rassemble des

Plus en détail

Évaluation du Fonds international pour la diversité culturelle

Évaluation du Fonds international pour la diversité culturelle Évaluation du Fonds international pour la diversité culturelle 1 Contexte La Fédération pour la diversité culturelle regroupe 43 coalitions nationales, dont près du deux tiers se trouvent dans des pays

Plus en détail

Audit du cadre de gestion de Sécurité et assurance de mission

Audit du cadre de gestion de Sécurité et assurance de mission Audit du cadre de gestion de Sécurité et assurance de mission RAPPORT D AUDIT Projet # 14/15 01 02 préparé par la Direction, audit et évaluation JUIN 2015 AUDIT DU CADRE DE GESTION DE SÉCURITÉ ET ASSURANCE

Plus en détail

2.3. APRÈS LA FORMATION 2.3.1. FAVORISER LES OPPORTUNITÉS D APPLICATION

2.3. APRÈS LA FORMATION 2.3.1. FAVORISER LES OPPORTUNITÉS D APPLICATION APRÈS LA FORMATION 2.3. APRÈS LA FORMATION Lorsque la formation est terminée, l organisation doit finalement s assurer que l apprenant puisse utiliser de manière concrète les nouveaux apprentissages. Cette

Plus en détail

PROGRAMME RÉGIONAL DE RÉADAPTATION POUR LA PERSONNE ATTEINTE DE MALADIES CHRONIQUES. Sommaire de la démarche de réorganisation

PROGRAMME RÉGIONAL DE RÉADAPTATION POUR LA PERSONNE ATTEINTE DE MALADIES CHRONIQUES. Sommaire de la démarche de réorganisation PROGRAMME RÉGIONAL DE RÉADAPTATION POUR LA PERSONNE ATTEINTE DE MALADIES CHRONIQUES Sommaire de la démarche de réorganisation SOMMAIRE Le programme régional Traité santé offre des services de réadaptation

Plus en détail

Rapport synthétique. Une formation en communication de crise pour les autorités locales

Rapport synthétique. Une formation en communication de crise pour les autorités locales Rapport synthétique Une formation en communication de crise pour les autorités locales Ce rapport est la synthèse d une réflexion sur les sessions de formation en communication de crise qui ont été organisées

Plus en détail

Programme de formations

Programme de formations Programme de formations Member of Group LES DEFIS DE LA QUALITE Pourquoi mettre en place un Système de Management de la Qualité? Faire évoluer les comportements, les méthodes de travail et les moyens pour

Plus en détail

Politique linguistique

Politique linguistique Politique linguistique Informations sur le soutien apporté par le Baccalauréat International en matière de langues, cours de langue et langues d enseignement Mise à jour en octobre 2014 Cette politique

Plus en détail

Congrès ACFAS 7 mai 2013 Résumé des discussions du World Café. Thème 1 : Comment intégrer le développement durable dans un cours postsecondaire?

Congrès ACFAS 7 mai 2013 Résumé des discussions du World Café. Thème 1 : Comment intégrer le développement durable dans un cours postsecondaire? Congrès ACFAS 7 mai 2013 Résumé des discussions du World Café Thème 1 : Comment intégrer le développement durable dans un cours postsecondaire? Cette question s inscrit dans le contexte où plusieurs acteurs

Plus en détail

Document pour l auto-évaluation. Section D

Document pour l auto-évaluation. Section D Document pour l auto-évaluation Section D Section D Document pour l auto-évaluation Instructions pour utiliser le Document pour l auto-évaluation... Document pour l auto-évaluation... -D-1- -D-2- Document

Plus en détail

Subventions de partenariat stratégique pour les projets. Concours de 2015. La demande, les critères d évaluation, et les rapports

Subventions de partenariat stratégique pour les projets. Concours de 2015. La demande, les critères d évaluation, et les rapports Subventions de partenariat stratégique pour les projets Concours de 2015 La demande, les critères d évaluation, et les rapports La demande, les critères d évaluation, et les rapports Partenariats de recherche

Plus en détail

La gestion Citrix. Du support technique. Désignation d un Responsable de la relation technique

La gestion Citrix. Du support technique. Désignation d un Responsable de la relation technique La gestion Citrix Du support technique. Désignation d un Responsable de la relation technique Dans les environnements informatiques complexes, une relation de support technique proactive s avère essentielle.

Plus en détail

Le lycée pilote innovant de Poitiers

Le lycée pilote innovant de Poitiers Merci d'utiliser le titre suivant lorsque vous citez ce document : OCDE (1998), «Le lycée pilote innovant de Poitiers : Futuroscope - 10 ans déjà», PEB Échanges, Programme pour la construction et l'équipement

Plus en détail

Pour une offre de cours «à distance» de cours à option en Sciences et en Mathématiques de Secondaire IV et V

Pour une offre de cours «à distance» de cours à option en Sciences et en Mathématiques de Secondaire IV et V Pour une offre de cours «à distance» de cours à option en Sciences et en Mathématiques de Secondaire IV et V À l attention de monsieur Alain Veilleux, sous-ministre adjoint à l éducation préscolaire et

Plus en détail

«Former les hommes, ce n'est pas remplir un vase, c'est allumer un feu». Aristophane

«Former les hommes, ce n'est pas remplir un vase, c'est allumer un feu». Aristophane Offres Coaching d équipe - Formation - Atelier «Former les hommes, ce n'est pas remplir un vase, c'est allumer un feu». Aristophane Notre mission : Inspirer Mobiliser - Fédérer Croitre - Influencer - Motiver

Plus en détail

1. Contexte. 2. Objectifs

1. Contexte. 2. Objectifs Royaume du Maroc Ministère de l Education Nationale Secrétariat Général Direction de la Stratégie, des Etudes et de la Planification L''écolle et lles Technollogiies de ll''iinformatiion et de lla Communiicatiion

Plus en détail

L évaluation au CRDI. Version de juillet 2013. Division de la stratégie générale et de l évaluation

L évaluation au CRDI. Version de juillet 2013. Division de la stratégie générale et de l évaluation L évaluation au CRDI Version de juillet 2013 Division de la stratégie générale et de l évaluation La démarche du CRDI en matière d évaluation Le CRDI appuie le recours à la recherche, par les pays en développement,

Plus en détail

Ligne directrice du cours menant à une qualification additionnelle. Affaires et commerce Comptabilité (première partie)

Ligne directrice du cours menant à une qualification additionnelle. Affaires et commerce Comptabilité (première partie) Ligne directrice du cours menant à une qualification additionnelle Affaires et commerce Comptabilité (première partie) Annexe D Règlement sur les qualifications requises pour enseigner Mai 2005 (Révisée

Plus en détail

Interaction entre la séance et la recherche de la ressource en ligne

Interaction entre la séance et la recherche de la ressource en ligne Activité support Toutes (exemple ici en acrosport) Niveau de Classe Tous niveaux lycée Description de l'usage Utilisation de la caméra des outils nomades (tablettes et smartphones) pour capturer des images

Plus en détail

Prière de présenter votre candidature en toute confidence d ici le 10 octobre 2014 à l adresse suivante : cliberbaum@cea-ace.ca

Prière de présenter votre candidature en toute confidence d ici le 10 octobre 2014 à l adresse suivante : cliberbaum@cea-ace.ca Prière de présenter votre candidature en toute confidence d ici le 10 octobre 2014 à l adresse suivante : cliberbaum@cea-ace.ca TITRE DE POSTE : RELÈVE DE : EN LIAISON AVEC: Responsable du marketing numérique

Plus en détail

Plus qu une entreprise... Un réseau

Plus qu une entreprise... Un réseau Société GRICS Plus qu une entreprise... Un réseau De par sa nature, la Société GRICS n est pas une entreprise comme les autres : elle est un regroupement, au centre d un réseau qui réunit l ensemble des

Plus en détail

(document de soutien)

(document de soutien) Considérations pour établir les mesures d adaptation à mettre en place en situation d évaluation (document de soutien) Mai 2011 Ministère de l Éducation, du Loisir et du Sport Direction de l adaptation

Plus en détail

1. Introduction. Description du programme de maîtrise en administration

1. Introduction. Description du programme de maîtrise en administration Re sume de l e valuation pe riodique de la maı trise en administration: concentrations en finance, en intervention et changement organisationnel, en gestion du commerce e lectronique et en marketing Description

Plus en détail

POLITIQUE D'INFORMATION DE COMMUNICATION. Secrétariat général et direction de l information et des communications 2007-09-18

POLITIQUE D'INFORMATION DE COMMUNICATION. Secrétariat général et direction de l information et des communications 2007-09-18 POLITIQUE D'INFORMATION ET DE COMMUNICATION Secrétariat général et direction de l information et des communications 2007-09-18 PRÉAMBULE En raison de son caractère public et de sa mission, la Commission

Plus en détail

DÉCENNIE DES NATIONS UNIES POUR L ÉDUCATION EN VUE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE

DÉCENNIE DES NATIONS UNIES POUR L ÉDUCATION EN VUE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE Apprendre pour le travail, la citoyenneté et la durabilité DÉCENNIE DES NATIONS UNIES POUR L ÉDUCATION EN VUE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE Suggestions à l UNESCO pour la planification d actions en matière

Plus en détail