LORRAINE - ARTISTE LIBRE CHRONIQUE

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1 12' Année. N 33. Dimanche 12 Août i8g4. LA LORRAINE - ARTISTE SOMMAIltE : Libre chronique, Emile Hinzelin. L'Art décoratif et industriel en Lorraine. Jules Rais (suite et fin). Nos lectures. Phototypies : Vase mauve «. le,, deuil violet des colchiques» G. Deschamps, verrerie de Daum. ^ 4-«l«^«'4-»V'*î"",î"*1"l- *l**v*v *4" *J* *f* *J* "I" %T* "î* "4* "4" *4* "4" *4" "4" "4" "î- *î* "V *$* -t* -V ~!- *1* *J» -4-»V* "J - *)* *i* -V* -V *V* *J* *l*»v» «J*»j» «î» -4- LIBRE CHRONIQUE ^$fs\ ERTAINES statues, devant lesquelles la foule passe, sont tellement ^gfeà laides, lourdes, déclamatoires et vulgaires, que Ton doit les considérer comme criminelles. Oui! ce gros homme de bronze, difforme et empesé ; ce trivial mousquetaire de marbre, qui paraît échappé de la mi-carême ; cette ridicule redingote autour de laquelle s'accroupissent des nudités, voilà de quoi vicier le goût des pauvres générations. Stuart-Mill estimait que, par une discipline séculaire; on pourrait enlever ou modifier les idées que les philosophes spiritualistes déclarent absolues et éternelles. Ainsi, des hommes naîtraient, qui n'auraient plus ridée d'infini, de substance de cause. Que si on descend de la'métaphysique à l'esthétique (est-ce descendre qu'il faut dire?), on imaginerait une humanité qui. pour avoir entendu des instruments de musique jouer faux continuellement, aurait dés oreilles fausses de bonne foi. Donnons des sens justes aux jeunes êtres qui voient la lumière. Ils seront, grâce à la vertu du beau, heureux et bons. Les gens qui vivent et meurent dans de beaux endroits, n'ayant jamais pensé qu'à des choses simples, tranquillement, font envie à mon àme. Mais quoi? tranquillité, simplicité, cela existe-t-il? Il y à de la

2 politique au village. Et il faut une culture exquise pour trouver son compte dans la nature. Dans les prairies vosgiennes, entre deux montagnes, l'eau vient à fleur du sol, abondante. Elle apparaît entre les herbes, et elle semble une fraîche sueur d'amour. J'ai vu, dans des replis de collines, des maisons basses, blotties comme de pauvres bêtes qui ont peur du vent, et j'ai rêvé que j'étais là, les bras serrés, écoutant ce que disent les sapins, l'hiver. EMILE HINZELIN. L'ART DÉCORATIF EX ET INDUSTRIEL LORRAINE {Suite et fin) (1).^PV^9'"! Louis Hestaux qui est le plus fidèle et le plus cher collaborateur de Hlfufe ^' ^allé, travaille le cuir comme MM. Prouvé, Martin et Wiener. Mais ^&S»jR il le traite à sa manière qui est tendre, élégante et simple ; le Loi ^S^xl le repousse, lui imprime des matités exquises, des rehauts infiniment doux. Il semble avoir dérobé aux soies passées des vieux foukousas japonais, et aux pastels agonisants, les nuances amorties dont il les estampe. Les Pins et les Pavots nous ravissent, entre tous ces tableaux où l'artiste a fixé ses gracieuses inventions, ses impressions fugitives, par la délicatesse du sentiment et de la touche. Le même charme, les patines de ses vides-poches et de ses vases en bois sculpté, nous le disp«nsent. M. Hestaux s'est amusé à y accroupir un chat, frileux sous son épaisse fourrure, à y enrouler des serpents, à y suspendre des chauves-souris. Et son ingénieuse fantaisie découpe dans les branches abandonnées d'un saule pleureur, l'anse d'un plateau où l'on voit, dans un lac aux rides molles, demi-nue, une femme vers qui, le col turgide, glisse amoureusement un cygne. Parmi les autres artisans du bois, MM. Barbier, Ferez, Olivier, Thirion, M. Valin prend place au premier rang avec un dressoir gothique de franche et solide allure, finement sculpté, orné de peintures élégamment fleuries* avec un somptueux plafond de salle à manger où s'enroulent des fruits et des feuilles, avec ses autels, ses rampes d'escalier, ses buffets d'orgue, ses confessionnaux de l'église de Bonsecours aux rocailles très pures, Irès coquettes, qui semblent appeler les aveux les plus tendres, et les confidences plutôt encore que les confessions. (1) Voir les numéros dos 22 et 29 juillet et du 8 août 1804.

3 - 275 Certes, le XVIII 0 siècle ignora le culte sévère des beautés chrétiennes ; jl gracieusa le divin, frisa les apôtres, éveilla la chair des vierges, fleurit leurs yeux de concupiscences, et leurs lèvres de sourires. L'extase minauda. Mais le goût du joli, du spirituel et du tendre s'affinait toujours. La dévotion réduite à n'être plus qu'une galanterie respectueuse se gardait, du moins, de feindre l'austérité. Après le sentiment, la sentimentalité précieuse. Mais plus tard, quelles niaises affectations! La religion morte, des artistes ont cru que la peinture religieuse survivrait. Ils ont créé sans amour. Regardez la Vierge de Hébert que M. Ohampigneulle fils a transportée sur un vitrail. Puis écoutez Michelet : «L'art est la seule chose inaccessible au mensonge. Fils du cœur, de l'inspiration naïve, il ne comporte pas l'alliage du faux, il ne se laisse pas violer, il crie; et si le faux triomphe, il meurt... On peut simuler le saint et le juste; comment simuler le beau?... Tu es laid, pauvre Tartufe, laid tu resteras, c'est ton signe. Toi atteindre jamais le beau, y toucher jamais! Mais ce serait impie par-delà toute impiété... Le beau c'est la face de Dieu! (1)» Par quelle aberration cette honteuse saint-sulpicerie fut-elle élue pour modèle? Pourquoi si l'architecte a ménagé dans la pierre ces trous, ces fenêtres ouvertes aux visions idéales, pourquoi le décorateur noie-t-il les rayons du soleil dans le jus de tabac de ces chairs? Ce vitrail n'est pas une prise de jour. C'est un ornement mal conçu. Il ne fallait pas oublier que l'art du verrier obéit à des lois que ne connaît pas le peintre. Le peintre a pu bien piteusement! concentrer la lumière dans les auréoles, sur le corps du Bambin, sur le visage et le buste de la Vierge, amasser de lourdes ombres à l'entour, quémander aux lignes une noblesse que les couleurs lui refusaient obstinément. Mais, la verrière exécutée, le dessin apparaît ici d'un maigre effet. Pour en respecter la pureté, l'artisan a dû renoncer à sertir de plombs les contours qui, partant, mal limités, se perdent dans la confusion des ombres ; et ces plombs, dès lors illogiquement répartis, balafrent la composition qui a perdu les doux modelés du tableau sans acquérir la fermeté lumineuse du vitrail. Voilà où devait aboutir le malencontreux système de Maréchal. Ni l'amour de M. Bouguereau, idéal d'ancillaires Psychés, ni de petits médaillons directoire ; ni un portrait qui tient à la fois du «positif» cher aux suspensions et des photographies peintes offertes en prime à 1' «abonné» ; ni une femme renaissance empruntée à quelque Jacques Wagrez n'attestent un repentir bien franc. Admirons donc non sans quelque mélancolie l'heureuse restitution que M. Uhampigneulle a su faire d'un vitrail du XIV0 siècle où SaintLouis apparaît avec une jolie gaucherie de geste, une douce inclinaison de tête, vêtu d'une robe bleu mourant et vieux rose. Louons encore la sobriété d'un vitrail d'appartement exécuté par M. Hôner sobriété qu'on ne retrouve malheureusement pas dans le décor sombre de son Intérieur de parc, et aussi l'habileté dont il témoigne dans quatre vitraux suisses. Seul, par l'originalité de sa tentative, M. Bettanier légitime le soin de la Commission d'organisation qui a fait dresser un bâti afin d'y enchâsser les vitraux et de les éclairer ainsi en transparence par derrière. Son paysage japonais est confus, sans doute. Mais l'important est que l'artiste ait obtenu, grâce à une ingénieuse superposition de verres, tout en restreignant l'emploi des petits plombs, des effets très curieux qui sont bien dans la tradition de cet art, des (1) Du prêtre, de la femme et de la famille, Paris, 184K, p. 169,

4 276 profondeurs de coloration que n'atteindront jamais les vitraux peints. Grâce à de tels efforts, les productions do l'ecole française pourront peut-être bientôt rivaliser avec les œuvres exquises et mystérieuses des arlistes américains. Même souci de la couleur chez les céramistes : Leur maître, M. Th. Deck, aux termes du Rapport des jurys internationaux de l'exposition universelle de 1SS9, a, le premier, en 1861, produit d'une façon parfaite le bel émail turquoise des orientaux. En 1S65, il tente les premiers reliefs appliqués sur fonds colorés ; 'il montre en 1874 ses premiers spécimens d'émaux cloisonnés transparents ; il commence en 1877 à appliquer l'or sous émail, et, dès '878, présente une série de : pièces magistrales à fond d'or dont fait partie le plat, à figure de japonaise, "qu'il expose aujourd'hui. Le premier encore il a réussi sur porcelaine le rouge flammé de cuivre ; et on lui doit l'application courante désormais de divers ' pro cédés chinois, ces pâtes appliquées eh relief sur couvertes crues, ces pièces gravées sous fond céladon, et la reproduction aussi des beaux tons de jade en vain poursuivis avant lui. Une telle activité ne lui laissait guère le loisir de "rechercher d'autres décors et d'autres formes. C'evt à ses collaborateurs, à ceux qui, désormais, utilisent ses conquêtes qu'il appartient de le faire. M. Emile Gallé' est, à son tour, passé maître dans cet art. MM. Keller et Guérin nous excuseront de nous arrêter moins longtemps devant les «articles Lunéville» ces fins biscuits, deux potiches, l'une, ton sur ton, àfond vert orné des alamandres, 'l'autre, japonaise, marbrée et ' tapée d'or, les vases et les plats décorés par le : très habile peintre de fleurs Renaudin, devant les 1articles Saint-Clément» ces imitations parfois amusantes de vieux Delft, de «Rouen» et de «Strasbourg», que devant la petite vitrine où ils ont présenté des poteries à reflets métalliques et des flammés d'un art très curieux. Il en faudrait presque tout ; admirer; citons, au hasard presque, les reliefs roses et or d'une coupe semée de feuilles de trèfle ; un porte-violettes dont la matière semble encore en fusion, un vase creuset a anses décoré de feuilles de platane, une urne de style hispanomauresque ; et, parmi les flammés, les pièces maies bleues mouchetées de vert, 'les subtiles dégradations des (ons violets. C'est surtout au Japon que MM. d'huart empruntent le décor de leurs vasques, 'de leurs vases, de plats et de leurs panneaux. Un tableau que le grand peintre Eu; gène Carrière dont le frère M; Ernest Carrière expose de très délicates faïences vernissées a jadis exécuté pour leur importante manufacture de Longwy, le Fa: vori, présente, très discrètes, quelques notes qui plus tard se sont accentuées dans l'œuvre du maître : c'est déjà cette intimité de la nuance, ce frisson dont il froisse la jeune femme sous la caresse d'une colombe qui couvre son épaule, cette atmosphère spéciale dontil l'enveloppe, ce ruban rose qui éclaire la pâleur d'un bras joli. M. Aubry, enfin, continue en ses vases, en ses jardinières et dans ses services, la tradition de la faïencerie touloisc. Une autre tradition lorraine, celle de la ferronnerie, la plus glorieuse peut-être, M. Morot s'honore a la poursuivre avec un prodigieux talent. Un vase Louis XV en fer ouvragé reconstitué d'après l'œuvre gravé de Jean Lamour atteste la persévérance, l'habileté, le style de cet artiste. Il a merveilleusement façonné un cadre rocailleux, comme sculpté en un bois très tendre: et cette remarque contiendra', si vous le voulez, à la fois l'éloge de la haute maîtrise de ce poète du 1er, et la critique d'une œuvre nous ne parlons que du cadre dont l'absolue perfection est peut-être vaine Aux flambeaux, aux crucifix en fer poli et nickelé qu'expose M. Drouard de Baccarat, nous préférons ses impostes en fer forgé des chapelles du Rosaire de Bruley ; il les a formées de buissons de roses, et la naïveté originale de cette

5 composition séduit plus que les tours de force où MM. Miette et Stephane-Stezl dépensent mal à propos un labeur savant. Tandis que MM. Morot et Drouard travaillent le fer en orfèvres, M. Bossert (ainsi s'exprime-t-il dans la préface de son catalogue; consacre ses efforts <i à essayer un renouvellement de la bijouterie et de l'orfèvrerie de notre Lorraine, imaginant des motifs de décoration empruntés à nos souvenirs nationaux ou aux œuvres les plus remarquables de nos artistes d'autrefois... Les inimitables gravures de Callot m'ont fourni, dit-il, ample matière pour des reproductions artistiques : bas-reliefs, coupes, plateaux, bijoux et statuettes Enfin Jean Lamour avec toutes ses œuvres m'a fourni les principaux motifs de cette exposition». Il y aurait long à discuter sur l'accomodation des matières et des thèmes. Mais le culte ardent dont font preuve M. Bossert et ses collaborateurs nous parait tout à fait louable. L'orfèvrerie de table de Mme Daubrée, un surtout en glaces, à galerie de chardons, orné de bronze argenté et ciselé avec corbeille à fleurs assortie, et une fontaine à thé, à forme de gourde avec oiseaux et feuillage en bronze également argenté et ciselé présentent de précieux détails d'exécution ; le dessin de ses bijoux lorrains est ingénieux. De l'exposition de M. Kauffer, retenons surtout deux montres de dames, une montre avec son crochet en or ciselé qui représente les Trois Parques et une tête de Gorgone, qui est un chef-d'œuvre, une monture en vieil argent ciselé qui fait à une miniature une délicate couronne de fleurs, doux liseuses, les marguerites d'un précieux bracelet et deux chardons minutieusement fouillés. Du chardon aussi, des pièces de notre blason, M. Iohmann tient le thème de ses bijoux héraldiques, de ses appliques et de ses cadres de glace ; et notre collaborateur M. Gaston Save, l'archéologue disert a, dans un modèle de plat René II, joint une science très précise à un art dont ses décors de théâtre nous ont maintes fois permis de remarquer l'intelligence. C'est par leur solidité, par leur utilité que se recommandent les cartons laqués de MM. Adt. S'ils ne rappellent en rien les laques du Japon noirs ou d'or, rouges ou verts, incrustés de nacre, d'ivoire, d'écaillé, de métal, pailletés, sablés, mosaïqués, pointillés, aventurinés, même pas les plus communs d'entre les plus modernes ; si l'on s'étonne à voir ce procédé vainement reproduire des poteries phéniciennes, étrusques et grecques à dessin rouge sur fond noir, et ces cartons laqués tenter l'imitation du vernis-martin qui lui-même imite la laque; du moins, à contempler ces rouleaux de serviettes dont, au témoignage d'un de nos confrères, on exporte 20 milliers environ par an «qui vont, loin, aux rives des grands lacs, orner les bras des filles noires» on rêve à la duperie de la prétendue civilisation que nos armes portent là-bas, aux pays nègres. M. Crouvezier dont on peut admirer surtout un drap brodé d'oiseaux et de médaillons, rehaussé de points de plume, de plumetis, de points à l'aiguille et de sablé; une taie brodée à jour et des mouchoirs; M. Hurm-Levêque qui expose des broderies au point russe ; MM. Mangin-Wolfrom, Deveney, Mmes Wendt et Diemunsch, excellent dans une industrie qui, avec eux. reste bien nôtre. Ils pourraient en accroître la gloire en demandant aux artistes lorrains des dessins d'un goût nouveau, plus dignes que ceux dont ils usent à l'ordinaire d'une exécution aussi parfaite. Les arts du papier ont fait en Lorraine, sous la direction de M. Geisler aussi bien que chez MM. Bergur-Levrault de rapides progrès. Il y a dans ses envois de jolis papiers à lettres, de belles épreuves de zincographie et de phototypie ; et ses couvertures de cahiers d'écoliers décorées par des élèves de Grasset témoignent d'une curiosité très heureuse, d'un très louable souci de faire à la fois œuvre pratique et œuvre d'art. Peut-être ces dessins dont le thème est

6 278 emprunté aux artisans japonais et aux arts héraldiques formeront-ils le goût des enfants? C'est à quoi tache sans doute M. Pellerin dans ses collections de «nouveautés humoristiques» tirées en noir. Faut-il dire cependant que nous préférons à ces illustrations incapables de rivaliser avec les publications plus luxueuses où les procédés chimiques sont admirablement appliqués, l'imagerie d'antan, ces albums de 1822 où des scènes de la Bible, des chansons du caveau, des cantiques spirituels et des batailles sont si naïvement enluminés? M. Paul Charbonnier représente l'architecture avec une Loggia, un projet de foyer de danse et une grille de parc d'une élégante conception et qui révélentun fin talent d'aquarelliste. Voici encore les portières de velours et de peluche peintes par M. Charles Jacques, d'après des procédés nouveaux ; une porte ma,uresque exécutée par M. Pillement; des projets de M. Voirin; le motif central du monument de Gambetta, de M. Aube, œuvre énergique qui ne fera cependant pas oublier tant de vases, de coupes, de statuettes dont nous aurions souhaité voir quelques modèles marquer ici que, fidèle à l'enseignement de Clodion et de Cyfflé, le maître sculpteur commande à notre jeune école lorraine. Ce sont encore des études de Heurs et un panneau do MM. Jean de Joybert et Raoul de Dombasle, des projets de décoration florale de M. Martignon, des envois d'amateurs : les dessins de M. Beaupré, les services de Mlle Ehol, les trumeaux de M. Géroldseck. un médaillon de Mme Mac-Carthy, un panneau décoratif très gracieusement fleuri par Mlle Louise Macquiewiez, dont le talent nous est très sympathique, un vase de M. Emile Marx, un bureau de Mlle Neukomm qui semble chérir, si elle ne respecte pas beaucoup, l'inspiration de M. Gallé. C'est enfin, on haute moralité, l'exposition d'un artiste estimable, M. Monchablon. dont les erreurs seront pour tous d'un grand enseignement. Il a prétendu dans une esquisse pour tapisserie figurer les Lettres, les Arts et les Sciences dans l'antiquité. Il n'a, en réalité, groupé que de vaines statues aux rives de «lacs d'azur > parmi des ruines insignifiantes, en un paysage de féerie un peu bien foraine d'où s'envole un Pégase haut, haut et loin : car qu'irait-il faire en ce décor? L'extase hindoue terrifiante et candide qu'entonnèrent les hymnes védiques ; les évocateurs de Brahma, de Çiva, do \ ichnou ; Çakya-Mouni, qui dit à l'homme : Consolé, console! Délivré, délivre! le système de Zoroastre ; l'âme fleurie de Firdousi «le poète du Paradis» ; la Loi de Confucius ; l'exactitude égyptienne ; les croyances des Hébreux ; la pensée de Ililell ; les dogmes des Esséniens, des Thérapeuthes et des Kabbalistes ; les druides qui étaient la sagesse de la Gaule, en quel coin de cette tapisserie revivent ces esprits et ces œuvres? Ne s'agit-il que d'antiquité grecque et romaine '.' Comment M. Monchablon figure-t-il le génie de Thalés qui fut géomètre et philosophe, l'harmonieuse mélancolie d'héraclite, la doctrine nombreuse de Pythagore, le code de Parménide ce poète que Platon craignait de ne pas entendre assez clairement, l'éthique de Socrate, le rêve de Platon, la science d'aristote, la morale d'epicure, la discipline stoïque? Où se magnifie la puissance, où s'affine la grâce d'homère, d'eschyle, de Sophocle et d'euripide? Il n'importait guère de peindre un peuple de statues inertes et aveugles. De l'œuvre de ces hommes prirent essor le sentiment de l'harmonie et la notion de l'unité, le culte de la Lumière, la religion de la Forme. Le rayonnement de la Beauté plana sur cet âge. Voilà ce que M. Monchablon ne devait pas nous laisser ignorer. A défaut d'intéressantes effigies de Lucrèce, de Virgile, de Cicéron, d'horace et d'ovide, il aurait dû marquer l'effort de l'âme romaine violente et juste, pour qui penser ne fut rien sans agir. Mais il n'a pas entrepris l'apothéose de l'antiquité. A peine tenta-t-il d'ordonner l'allégorie du classique du classique scolaire. Ses hommes ne seront pas jaloux de ses dieux. Trois caissons et neuf voussures

7 279 prétendent exprimer comment les Immortels fêtent les vaillants que les Muses, d'ailleurs, inspirent. Or ce sont les Muses des cuistres. La fête s'égaie modérément en une réunion circulaire où des dames à peu près nues, mais correctes, et des héros soulèvent des coupes de l'air de vouloir, comme dans les opéras, «tarir le jus de Noë». La Diane de droite aux lévriers élégamment apocalyptiques et la femme de gauche qui sous un ciel vert fait préseni à l'homme d'un poisson cruel symbole! ne sont guère plus imprévues. M. Monchablon ne semble pas avoir mieux voulu comprendre l'ère nouvelle que le monde antique et son Olympe. Quel inutile souci de balancer des groupes et de camper quelques morceaux d'école dans son' esquisse décorative : le Triomphe du christianisme sur le paganisme! C'est à faire éclater la Folie de la Croix, à sonner la victoire d'àme pitoyablement conquise, l'assomption de la Femme quand la Maternité de la Vierge se leva, que devrait s'attacher le peintre. Une parole de l'evangile, un aveu de l'imitation émeuvent plus que ne font les auréoles et la candeur des longues robes dont il vêt les séraphins apparus en théories au-dessus des grottes obscures où s'énerve et meurt le polythéisme. Mais la poésie naturelle elle-même est absente de la Récolte des houblons, où l'ivresse blonde aurait pu chanter plus tapageuse. Quant au pastel où Vénus et les Grâces s'enlacent en une ligne jolie, de sagaces industriels sans doute en fixeront l'image sous les gros verres béats des cabinets réservés, dans les foires, à la curiosité des adolescents ; et l'on soupçonne qu'une vieille nymphe appela «ces dames à la grève» pour apaiser des tritons congestionnés. IV L'Exposition close, il en restera dans le souvenir de tous, la conscience de la vitalité du génie lorrain, ia certitude de progrès accomplis, de victoires prochaines encore. Encouragés par le. public, par la municipalité, par l'etat (1), nos artistes décorateurs y auront mesuré leurs forces, y auront gagné des ambitions nouvelles. Stimuler leur zèle, leur préparer des collaborateurs, vulgariser leur œuvre, voilà le but qu'il faut atteindre. En 1891 déjà, M. GoulièreVernolle avait eu l'idée de fonder une école libre d'art décoratif. Les maîtres en chaque matière avaient promis d'y faire des cours théoriques et pratiques. M. Wolgemuth, directeur de l'ecole professionnelle de l'est, leur avait assuré les premiers élèves, des ateliers et des surveillants Après sa mort on dut abandonner ce dessein. Mais voici qu'il est aujourd'hui question de réorganiser l'école régionale des beaux-arts. Ne siérait-il pas de reprendre ce projet, de doter notre école des conférences que les artistes lorrains étaient et sont encore prêts à faire? Si la Société d'art décoratif qui vient d'être instituée se borne à créer des expositions, des concours et un musée spécial, elle n'aura pas accompli toute sa tâche. Sans doute ce sont là de puissants moyens d'intéresser ; et la création d'un Musée d'art décoratif qui résume en quelque sorte et prolonge les expositions, nous réjouit, pour notre part, d'autant plus que nous avons été, croyonsnous, le premier à prier le Conseil municipal d'acquérir quelques-uns des objets d'art, qui ont, dans ces dernières années, porté à Paris, en France et loin à l'étranger, le glorieux renom de Nancy. Mais il faut aussi qu'un enseignement direct et pratique soit donné aux jeunes gens. Leur intérêt aussi bien que (1) Nous regrettons de no pouvoir publier ici le très remarquable discours que notre collaborateur Roger Marx, inspecteur des musées, a prononcé le jeudi 20 juillet dans les galeries Victor. Poirel, par délégation du ministre de l'instruction publique et des beaux-arts.

8 280 l'intérêt des ateliers lorrains le commande. La Société d'art décoratif devra s'employer à faire respecter, dans la rédaction du nouveau programme de noire école, les exigences de l'art moderne. Nous ne doutons pas que son président, M. André, n'obtienne satisfaction, puisque c'est à lui déjà que nous devons la création d'une chaire d'art décoratif qu'occupe aujourd'hui M. Gruber. Ainsi triomphera la parole du serrurier Jean Lamour qui, voici plus d'un siècle, disait de la ferronnerie, ce que l'on peut désormais appliquer à l'art industriel tout entier : «Cet art est reconnu comme un des premiers, tant pour son antiquité, sa nécessité, que par les rares inventions qu'il a produite et qu'il produit encore journellement, surtout par la noble émulation dans nos habiles artistes de France qui l'ont porté à un degré si éminent, qu'il ne laisse rien à désirer. Je les invite à persévérer pour le bien et la gloire de la Patrie.» JULES RAIS. (1) Recueil des ouvrages en serrurerie que Stanislas le bienfaisant, roi de Pologne, due de Lorraine et de Bar, a fait poser sur la place Royale, à hiancy, à la gloire de Louis le bien-aimé, composé et exécuté par Jean Lamour, son serrurier ordinaire, un discours sur l'art de la serrurerie et plusieurs autres discours de son invention dédié au Roy. NOS LECTURES Notre ami et collaborateur Renaud Clément vient de publier, à Munich, à un nombre d'exemplaires fort restreint, une charmante plaquette ayant pour titre : L'Art parjure. C'est, d'après l'auteur lui-même, en sa dédicace au maître Stéphane Mallarmé, une «tentative de symbolisme parnassien». Autrement dit, sauf quelques relâchements de forme infiniment voulus, des vers très clairs, très sonores, très richement rimés, tâchant à rendre des idées, ainsi qu'il sied, un peu «absconses». Sans vouloir faire tort à l'élégant symbolisme de Renaud Clément, déclarons que son parnassisme nous satisfait d'abord, d'une manière absolue, et qu'à des strophes telles que la suivante nous n'éprouvons pas l'envie de demander un second ni un troisième sens : Passez, hommes, fauchez la moisson de l'histoire ; Le Temps repu, par la gueule du vomitoire S'apprête à baver son repas ; Hommes, passez, vous n'aurez pu qu'à peine étreindre La vie, et dans la nuit voici bientôt s'éteindre Le fourmillement de vos pas. C. Le directeur-gérant, Goutière-Vornolle. Nancy Imp. CRÉPIÎI-LKBLORD, pass. du Casino

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