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1 les rapports n 1 agence nouvelle des Solidarités actives Micro-crédit social diagnostic et perspectives de développement mars 2008

2 Micro-crédit social diagnostic et perspectives de développement Étude commandée par la Caisse des Dépôts et Consignations, réalisée par des chargés de mission de l ANSA : Annick Bidan, Jérôme Larue, Arthur Lhuissier et Marion Liewig

3 L Agence Nouvelle des Solidarités Actives un diagnostic et une conviction Le diagnostic a été établi par la Commission «Famille, vulnérabilité, pauvreté» présidée par Martin Hirsch qui, dans son rapport remis en avril 2005, a dressé un tableau de la pauvreté en France, en particulier celle qui touche les enfants. Ce rapport préconisait également quinze résolutions concrètes pour engager des politiques volontaristes de lutte contre ce fléau dans ses multiples dimensions afin d éradiquer la pauvreté en une génération. Parmi elles figurait la proposition d instaurer un Revenu de Solidarité Active (RSA), visant à replacer l activité professionnelle au cœur de la lutte contre la pauvreté et redonner ainsi de la dignité notamment aux bénéficiaires de minima sociaux. L Agence Nouvelle des Solidarités Actives se veut donc un opérateur désintéressé (association sans but lucratif) d ingénierie et d innovation sociales au service des collectivités locales pour rendre plus efficaces nos dépenses sociales. Cette association rassemble volontairement des compétences centrées sur la mise en œuvre opérationnelle et sur l évaluation des programmes mis en place. Elle a aussi fait le choix d un parti pris méthodologique : celui d associer systématiquement les populations en difficulté à la construction des dispositifs destinés à faciliter et à amplifier leur démarche d insertion sociale et professionnelle. La conviction est que ces politiques ambitieuses doivent être conçues et mises en œuvre au niveau local et ce, dans le cadre d une démarche expérimentale. Agence nouvelle des solidarités actives Benoît Genuini, président Christophe Fourel, directeur général Association loi 1 er juillet 1901 N SIRET : , Passage du Génie Paris

4 Introduction CE rapport a été réalisé à la demande de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) dans le cadre d une convention signée avec l Agence Nouvelle des Solidarités Actives en août Cette demande s inscrit dans une démarche globale de la Caisse des Dépôts pour tirer les premiers enseignements des nombreuses expériences locales qui ont été lancées en matière de micro-crédit social. Nous tenons à remercier la Caisse des Dépôts qui nous a permis à la fois d avoir accès aux documents utiles et de travailler avec toute l indépendance nécessaire à une étude nécessitant le maximum d objectivité et prenant en compte le point de vue de tous les acteurs. Le diagnostic porté, les observations faites ainsi que les préconisations proposées n engagent évidemment que les auteurs de ce rapport. LEmicro-crédit social (ou «micro-crédit personnel», comme suggère de le dénommer ce rapport) a été véritablement lancé en Plus précisément au moment de la création du Fonds de Cohésion Sociale (FCS), un fonds de garantie à destination des personnes n ayant pas accès au crédit bancaire classique. Ce dispositif de garantie comporte deux volets : un volet «professionnel», via le micro-crédit professionnel, et un second volet «personnel», via le micro-crédit social. Il a été porté par les plus hautes instances et volontés politiques et a été confié par un mandat de gestion de l État, en date du 5 avril 2005, à la Caisse des Dépôts. Contrairement au micro-crédit professionnel, développé depuis plus de dix ans, dont les acteurs sont identifiés et reconnus, le micro-crédit social est un outil récent dont la mise en place bénéficie de peu d antécédents. Néanmoins, de nombreux 3

5 Les rapports de Solidarités Actives acteurs (établissements financiers, réseaux d accompagnement des personnes en difficulté, acteurs sociaux ) se sont fortement mobilisés pour imaginer, mettre en place et tester des dispositifs locaux tentant de répondre au mieux aux besoins des publics visés. Dans le cadre de son mandat de gestion, la Caisse des Dépôts a désormais la charge d une double animation : celle de la gouvernance du FCS pour acter des orientations opérationnelles de développement et celle qui consiste à animer les réseaux des opérateurs de terrain, partenaires du FCS (établissements financiers, structures accompagnantes et directions régionales de la Caisse des Dépôts). Par ailleurs, la Caisse des Dépôts, en tant qu établissement public sui generis, doit s assurer de l efficacité des dispositifs développés et mettre en œuvre les outils pour les évaluer. Ce rapport s inscrit donc bien dans le cadre de cette mission. L étude présentée ci-après apporte des éléments tant opérationnels que stratégiques sur le développement actuel du dispositif et propose des préconisations pour l avenir. Ce rapport se compose de quatre parties : la première rappelle d abord le contexte socio-économique dans lequel s inscrit le micro-crédit social. Il précise ensuite en quoi cet outil constitue une des réponses adaptées au problème de l exclusion du crédit bancaire ; la deuxième, basée sur un très large éventail de visites sur le terrain, tente de répertorier les difficultés et les questionnements auxquels les acteurs sont confrontés dans la mise en œuvre de cet instrument. Cette partie dresse un diagnostic le plus précis possible et identifie un certain nombre de freins inhérents au dispositif, à son cadre de développement ou ayant trait plus directement aux expériences locales mises en œuvre ; la troisième partie propose des préconisations opérationnelles pour développer de nouvelles expérimentations de terrain tenant compte des constats énoncés dans la partie précédente et ainsi maximiser la performance du dispositif ; enfin, une quatrième partie propose des éléments de réflexion afin de modifier le cadre d application du micro-crédit social. Il nous semble que la montée en charge du dispositif, c est-à-dire le nombre de prêts accordés (même si cet indicateur est sommaire), reste à ce jour au-dessous des objectifs qui avaient été souhaités au départ. Ils sont, en tout état de cause, en deçà des besoins ressentis par les acteurs sur le terrain et par les populations concernées. Répondre aux attentes des populations en situation précaire reste bien entendu l argument le plus fort pour poursuivre l effort engagé et améliorer le dispositif actuel. Les freins identifiés et les préconisations avancées doivent donc permettre aux décideurs d engager des impulsions nouvelles, des modifications au cadre actuel et des réorientations permettant à la fois de mieux cibler les publics potentiellement bénéficiaires et d opérer un véritable changement d échelle. Cette étude a pu être menée à bien dans les délais impartis (six mois), parce que tous les acteurs impliqués se sont montrés très réceptifs à la démarche proposée. 4

6 1 le micro-crédit social Nous tenons donc à remercier l ensemble de ces acteurs : les bénéficiaires de micro-crédits sociaux pour leurs témoignages, les acteurs locaux (travailleurs sociaux, personnels des collectivités locales ) qui nous ont accueillis et qui ont partagé leurs connaissances sans compter leur temps, les responsables des banques et des réseaux d accompagnement qui ont participé aux tables rondes ou nous ont reçus pour nous faire part de leur expérience et de leurs pratiques. Sans l engagement de ces nombreux acteurs, les voies de cet outil novateur en matière d insertion n auraient jamais pu être défrichées. Les deux ans de recul dont nous disposons désormais peuvent d ores et déjà être mis à profit pour faire des propositions d amélioration ou de réorientation du dispositif d ensemble, tout en consolidant l existant. Enfin, nous remercions Georges Gloukoviezoff pour ses réactions et ses remarques lors de la rédaction du rapport, en particulier pour la première partie 1. Cette étude de diagnostic et de préconisations doit servir le développement du micro-crédit social, en contribuant de façon constructive à la réflexion engagée sur le devenir de cet outil. 1 Georges Gloukoviezoff est actuellement doctorant au Laboratoire d économie de la firme et des institutions (LEFI) à l université Lumière de Lyon 2, spécialiste du micro-crédit. 5

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8 1 le micro-crédit social Sommaire PARTIE I L EXCLUSION DU CRÉDIT BANCAIRE 1-Le crédit, un outil nécessaire pour tous Contexte et environnement du micro-crédit social Une exclusion du crédit bancaire renforcée par deux mouvements qui convergent Une précarisation de la société Un durcissement des critères d octroi de crédit des banques Et d autant plus pénalisante que les ressources de soutien financier traditionnelles sont soit insuffisantes, soit inexistantes Une solidarité familiale trop limitée malgré son caractère essentiel Une solidarité nationale qui laisse une place au crédit Ce qui conduit les personnes à recourir à des crédits peu responsables et aux pratiques enfermantes : le crédit revolving Deux moyens pour lutter contre l exclusion du crédit Aller vers des banques plus responsables Une responsabilisation justifiée mais qui peut prendre plusieurs formes Cette évolution du comportement bancaire est un objectif qui n est réalisable qu à moyen terme et qui ne corrigera pas tout le problème de l exclusion Mise en place d une politique sociétale palliative et souhaitée «temporaire» : le micro-crédit social Les origines du Fonds de Cohésion Sociale Le micro-crédit social mis en place par le FCS PARTIE II - ÉVALUATION DU DISPOSITIF DE MICRO-CRÉDIT SOCIAL 1-Méthodologie Les sites visités Détail des dispositifs visités Critères de sélection des sites expérimentaux L impact des structures dans leur propre performance Visites et outils de collecte des données Organisation des visites Collecte des informations et restitution Présentation schématique des dispositifs locaux étudiés L expérimentation Créa-Sol L expérimentation CCAS Compiègne L expérimentation CCAS Angers/CCAS Nantes

9 Les rapports de Solidarités Actives 2-4-L expérimentation Secours Catholique Maine et Loire L expérimentation Familles rurales L expérimentation CRESUS Premiers résultats Le bilan des expérimentations Un faible nombre de prêts octroyés Un nombre important de partenaires Le coût élevé du dispositif expérimental Les freins identifiés Synthèse des freins identifiés Les freins liés au cadre du Fonds de Cohésion Sociale Les freins identifiés dans les expérimentations étudiées Problèmes connexes PARTIE III - PERSPECTIVES DE DÉVELOPPEMENT 1-Les grands principes des expérimentations Un micro-crédit personnel distribué de manière homogène sur l ensemble du territoire Le rôle de pilote d une collectivité locale L implication de l ensemble des acteurs locaux Un micro-crédit personnel mieux adapté aux besoins L ajustement des caractéristiques du micro-crédit personnel Un assouplissement des critères d éligibilité au micro-crédit personnel Un micro-crédit personnel visible La communication envers le public ciblé La sensibilisation des prescripteurs potentiels Une définition de l accompagnement L activité des structures d instruction et de suivi des micro-crédits L accompagnement non systématique en parallèle du crédit La formation des structures d instruction L évaluation du dispositif La mesure de l activité La définition d un processus d évaluation Synthèse graphique des dispositifs envisagés La réforme de la gouvernance et des modes de financement Origine des fonds, pilotage du micro-crédit personnel et gestion de la garantie Rappel de la gouvernance et de la gestion de la garantie à ce jour Les réformes préconisées Le financement de l activité et de la formation des structures d instruction et de suivi du micro-crédit personnel Le financement actuel L évolution envisagée

10 1 le micro-crédit social ANNEXES 1-Questionnaires utilisés lors des entretiens Questionnaire Banque et établissements financiers Questionnaire Associations Fiches d identité des acteurs rencontrés Expérimentation PACA Créa-sol ESF Services CEIVE Expérimentation Picardie CCAS Compiègne Caisse Solidaire - Crédit Mutuel Nord Europe Expérimentation Alsace CRESUS Laser Cofinoga Cetelem Expérimentation Pays de la Loire Crédit Municipal de Nantes CCAS Nantes CCAS Angers Secours Catholique Maine et Loire Familles rurales Maine et Loire Liste des sites expérimentaux au 31 septembre Acquisition d un lave linge : quelles économies? La charte d accompagnement Bibliographie

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12 Partie I L exclusion du crédit bancaire 11

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14 1-Le crédit un outil nécessaire pour tous «Le phénomène de pauvreté ne doit pas s appréhender comme une insuffisance de ressources, qu elles soient monétaires ou non, mais comme une privation de liberté.» Amartya Sen, prix Nobel d économie Les individus se sociabilisent au travers d interactions et de liens d interdépendance. Qu ils soient familiaux, culturels, ou professionnels, les rapports sociaux contribuent à la construction d une identité propre et participent à l insertion sociale de la personne. Dès lors qu ils impliquent un bien ou un service, ces rapports peuvent prendre la forme d un don, d un échange, ou d un achat et donc ne revêtent pas forcément un aspect marchand et monétaire. Cependant aujourd hui, la sphère marchande prend un poids de plus en plus important dans les relations sociales. Ce phénomène porte le nom de financiarisation des rapports sociaux définie comme «un ensemble de contraintes et d emploi des moyens de paiement et de règlement et de recours au crédit et à la protection contre les risques, contraintes qui agissent de façon différente, directe ou indirecte, [ ], individuellement sur les personnes et les entreprises, et collectivement sur les groupes sociaux» (Servet, 2004). Comme l indique Georges Gloukoviezoff 2, la financiarisation des rapports sociaux est le fruit de deux «phénomènes distincts mais étroitement liés : la monétarisation des rapports sociaux et la bancarisation de la population». La monétarisation des rapports sociaux est un phénomène en plein essor en raison des évolutions de la société. Ainsi, l augmentation du nombre de familles monoparentales et l entrée des femmes sur le marché du travail ont conduit à une progession des services entrant dans la sphère marchande : la garde des enfants, les soins aux personnes âgées L éloignement géographique entre le lieu d habitation des enfants et celui des parents est une autre cause de la réduction des productions de services domestiques non marchands. De plus en plus, la satisfaction de ces rapports sociaux nécessite un échange monétaire. Dans le prolongement du phénomène de monétarisation, les banques sont devenues un intermédiaire indispensable, voire un facilitateur, de la vie quotidienne. Pouvons-nous encore en France nous passer de la monnaie pour régler nos achats? 2 Gloukoviezoff G. (2004), «De la bancarisation de masse à l exclusion bancaire puis sociale», RFAS, n 3. 13

15 Les rapports de Solidarités Actives Pouvons-nous percevoir nos salaires en monnaie sonnante et trébuchante? Il est aujourd hui difficile de mener une vie sociale en se passant des outils et produits bancaires. L exclusion sociale comprend ainsi une nouvelle composante à savoir l exclusion bancaire, celle-ci devant être appréhendée tant dans l accès que dans l usage des services bancaires. Si l on suit la théorie de Sen, qui assimile la pauvreté aux situations de pénurie de capabilités, la privation pour les individus de leur liberté d agir et de choisir est source d exclusion et de fait le non-accès aux produits bancaires ou l accès inapproprié peuvent être considérés comme de nouveaux risques sociaux aujourd hui, ou du moins comme des risques clés pour le maintien dans la société. Au-delà même de la bancarisation et de la financiarisation de la société, c est plus spécifiquement l accès au crédit qui est devenu un vecteur de réalisation sociale. Qu on l accepte ou non, que l on juge cela moralement déplaisant ou non, notre société est une société de consommation. Elle est basée sur des besoins ressentis par les individus, ces besoins prenant la forme de biens ou services mais ayant pour traduction un besoin financier. Si la consommation courante est en règle générale financée par les revenus réguliers (salaires, allocations ), certains besoins, en raison de leur caractère immédiat, imprévisible et/ou potentiellement onéreux (proportionnellement au budget), ne peuvent être couverts qu à l aide de revenus différés, qu il s agisse de l épargne ou du crédit. Si l accès au crédit n est pas possible, certaines personnes ne pourront satisfaire ces besoins et subiront une privation quant au bien ou service désiré. Celle-ci se répercutera sur le niveau d insertion sociale des individus 3, quel que soit le bien désiré. En effet, comme l indique Baudrillard 4, «le discours des besoins repose sur une anthropologie du bonheur, le mythe du bonheur étant celui qui, dans les sociétés modernes, incarne le mythe de l égalité. Pour être le véhicule du mythe égalitaire, il faut que le bonheur soit mesurable, par des objets et des signes, par du «confort» comme le soulignait déjà Tocqueville». La satisfaction, le bonheur et l intégration sociale passent donc aujourd hui par la consommation et la détention de biens ou services. Tant que les personnes sont en mesure d assumer financièrement leurs dépenses, soit directement, soit en remboursant un crédit, elles sont libres dans leur décision d achat. Il n y a pas lieu d opposer un jugement moral à ces dépenses sur la base de représentations sociales qui ne sont pas partagées par tous. Par exemple, si l on étudie les biens d équipement ménagers, le graphique ci-dessous met en évidence que quatre biens sont détenus par la quasi-totalité de la population française en 1998 alors que ce n était pas le cas dans les années Les conséquences sur l insertion sociale peuvent ne pas être immédiates mais conséquentielles à court ou moyen terme (exemple de la personne qui reste chez elle pour garder ses enfants du fait de ne pas pouvoir payer une garde à domicile et qui risque de fait de dégrader la relation avec son employeur). 4 Baudrillard J. (1970), La société de consommation, Denoël. 14

16 1 le micro-crédit social 100 Évolution des taux d équipement des ménages, en % Réfrégirateur Fer à repasser Aspirateur Lave-linge Le fait de ne pas détenir de machine à laver en 1960 n était pas excluant étant donné que seulement 25 % des ménages en détenaient une. C est au contraire une vraie exclusion en 1998 puisque c est un bien détenu par 97 % des ménages. Or le tableau ci-dessous met en évidence que les inactifs, c est-à-dire des personnes ayant en grande majorité peu de ressources, ne sont que 33 % à détenir un lavelinge en raison du coût de l achat, d un manque de financement 5. Données de 2004 Équipement des ménages en électroménager et voiture par catégorie socioprofessionnelle Réfrigérateur avec ou sans congélateur Congélateur avec ou sans réfrigérateur Four à microondes Lave-linge Voiture Agriculteurs exploitants 100,0 90,5 72,6 99,3 95,8 Artisans, commerçants, chefs d entreprise 99,7 86,2 81,3 94,6 91,5 Cadres et professions intellectuelles supérieures 99,8 82,2 81,1 95,2 91,2 Professions intermédiaires 99,1 81,5 82,7 93,7 90,5 Employés 97,6 78,3 80,5 90,7 76,5 Ouvriers (y c. ouvriers agricoles) 98,6 80,8 81,8 92,9 85,2 Retraités 99,7 81,1 60,8 94,1 72,0 Autres inactifs 88,8 31,5 61,5 33,0 40,6 Ensemble 98,9 80,1 74,3 92,2 80,7 Champ France métropolitaine, ensemble. Source Insee, enquête permanente sur les conditions de vie Cf. Annexe 4 pour une démonstration de l économie monétaire que réaliseraient les ménages en acquérant un lave-linge. 15

17 Les rapports de Solidarités Actives Il en est de même des vacances. Le fait de ne pas pouvoir partir une semaine avec ses enfants hors de chez soi fait partir des critères de pauvreté en conditions de vie définis au niveau européen. Or aujourd hui, 54 % des personnes du premier quartile de revenu n ont pas pris de vacances sur l année contre 16 % des personnes du dernier quartile (i.e. le plus aisé) 6. Dans ces deux exemples, c est bien le manque de ressources à un instant donné et l incapacité à mobiliser une épargne suffisante qui conduisent à la non-satisfaction des besoins et donc à une exclusion ou une moindre insertion sociales. On retrouve ici la définition de l exclusion financière développée par le Centre Walras 7. En l absence de solution alternative non institutionnalisée 8, le crédit est la seule solution disponible pour venir corriger ces situations, à condition que ses caractéristiques soient appropriées aux situations des personnes. Si le crédit doit être accessible, sa distribution doit rester encadrée. Il faut que l octroi d un crédit soit conditionné à la présence d une capacité de remboursement et elle ne doit pas conduire les personnes à des situations de surendettement. Si l accès au crédit doit être garanti pour tous, l adaptation de ses modalités aux situations des personnes est une nécessité et la vigilance dans sa distribution un devoir Le Centre Walras définit l exclusion bancaire comme étant «un processus par lequel une personne rencontre de telles difficultés bancaires d accès et/ou d usage qu elle ne peut mener une vie sociale normale dans la société qui est la sienne». 8 Les monnaies solidaires développées dans de nombreux pays y compris en France (avec la monnaie SOL notamment) peuvent être une solution aux problématiques financières des individus en permettant la valorisation de leurs activités mon monétarisées. Ces dispositifs qui ne présentent qu un caractère expérimental à ce jour pourraient être une solution demain. 16

18 2-Contexte et environnement du micro-crédit social Au regard de l utilité du crédit, son accès approprié devrait être généralisé. Cependant, l exclusion du crédit bancaire est une réalité en France. Faute de travaux quantitatifs sur ce sujet, un débat sur l ampleur et la réalité de ce phénomène persiste, notamment au sein des banques. Néanmoins, et même en l absence de statistique officielle, il est possible de démontrer qu une partie de la population est exclue du crédit bancaire. En premier lieu, cet argument peut paraître tomber sous le sens, mais les personnes ne disposant pas d un compte en banque, qu il s agisse d un compte courant ou d un compte de dépôt sont d ores et déjà exclues du crédit bancaire. Cela représente moins de 2 % des ménages mais 6 % à 8 % des adultes 9. En outre, les personnes «interdites bancaires» (Fichier Central des Chèques - FCC) et inscrites au Fichier des Incidents de Crédits aux Particuliers (FICP) sont en très grande majorité dans l impossibilité d obtenir un crédit bancaire. Si la loi bancaire n interdit pas aux établissements de prêter aux personnes fichées, dans les faits, et sous couvert de prudence, les banques refusent les demandes de prêts. Il y a en France près de 2,2 millions de personnes inscrites au FCC, et 2 millions inscrites au FICP. Pour finir, il est certain que les personnes répertoriées sous la catégorie «inactifs» (hors retraités : chômeurs, allocataires sociaux) et les personnes les plus pauvres subissent pour partie l exclusion du crédit. Il n existe cependant pas de données chiffrées sur ce sujet, mais on peut considérer que cette exclusion existe dans les faits en se basant sur les éléments suivants : Les trois premiers déciles de revenus sont les moins bien représentés dans les nouveaux crédits réalisés sur l année 10. Ainsi, alors que le premier décile représente 5,1 % de la population, sa part dans la production des nouveaux crédits n est que de 1,3 %. À l inverse, le 9 e décile représente 14,5 % de la population et 19,2 % de la production de nouveaux crédits. De plus, les ménages les plus fragiles représentent une proportion au sein des ménages endettés moindre que leur poids dans l ensemble des ménages, comme l indique le tableau ci-dessous 11. Il en est de même pour la catégorie 9 Données issues du rapport «Le surendettement des particuliers», présenté par Me Crosemarie au Conseil économique et social le 23 octobre Cf. Joël Bourdin, rapport d information du Sénat n 261 sur l accès des ménages au crédit en France, session «L endettement des ménages début 2004», INSEE Première, avril

19 Les rapports de Solidarités Actives sociale «Autres inactifs». Cela signifie que ces personnes sont moins endettées que les ménages les plus aisés et/ou les catégories sociales supérieures. Équipement des ménages en électroménager et voiture par catégorie socioprofessionnelle Endettement domestique des ménages Ensemble des ménages (%) Ménages endettés (%) Ensemble de la population Revenus annuels disponibles en 2003 (en euros) Moins de ,9 3,2 Entre et ,8 9,3 Entre et ,7 26,4 Entre et ,5 26,9 Entre et ,5 21,2 Plus de ,6 13 Catégorie sociale de la personne de référence Agriculteur 1,4 2 Autre indépendant 6,2 8,7 Cadre 9,4 13,3 Profession intermédiaire 13,6 19,8 Employé 11,5 13,3 Ouvrier qualifié 14,8 20,5 Ouvrier non qualifié 4,9 5,9 Retraité 32,3 14,4 Autre inactif 6 2,4 Champ France métropolitaine, ensemble. Source Enquête Patrimoine 2004, INSEE et calculs INSEE. Le fait que ces personnes soient moins présentes dans la production de crédit et moins présentes parmi les ménages endettés ne suffit pas en soi à soutenir l hypothèse de l exclusion du crédit bancaire. Cependant, en croisant les informations il apparaît que : Les personnes appartenant aux deux premiers quintiles de revenu et/ou à la catégorie des autres inactifs ont une épargne financière très faible, voire négative : ainsi, les inactifs ont un taux d épargne d environ 2 % (moyenne de 14 % en France) et le premier quintile a une épargne financière négative 12. La part des coûts fixes dans les revenus (logement, nourriture, eau et électricité) est beaucoup plus élevée pour ces ménages. Ainsi, pour les inactifs et la population la moins aisée (premier quintile), le logement représente près de 25 % de la dépense alors qu il n est que de 15 % en moyenne pour l ensemble de la population (données INSEE). Ces ménages compensent par 12 Loisy C. (1999), «L épargne des ménages de 1984 à 1995 : disparité et diversité», Économie et Statistiques, n , pp

20 1 le micro-crédit social une moindre consommation en transport (9 % contre 15 %) et en autres biens et services (garde d enfants, assurances ). Il apparaît ici que les ménages les plus modestes ont des budgets fortement sous tension qui ne peuvent absorber l achat de petits biens d équipements ou toute dépense imprévue. Ils ont de plus très peu d épargne. On peut en déduire qu ils ont des besoins de crédit, non satisfaits au vu des niveaux d endettement : il semble bien que l exclusion bancaire touche une partie de la population la moins favorisée. 2-1-Une exclusion du crédit bancaire renforcée par deux mouvements qui convergent L exclusion pratiquée au niveau du crédit bancaire est une réalité comme indiqué précédemment. C est une réalité d autant plus inquiétante que les évolutions actuelles semblent conduire à une progression de celle-ci du fait de la précarisation de la société et du durcissement des critères d octroi des banques Une précarisation de la société Le milieu des années 1970 a marqué une vraie rupture pour la société française. L essoufflement de la croissance, les crises pétrolières et l apparition du chômage de masse ont conduit d une part à l émergence d une exclusion économique d une frange de la population et d autre part à l explosion des revenus de substitution versés par l État. Malgré les politiques publiques mises en place (le RMI par exemple), la société française est marquée par une précarisation des conditions de vie d une certaine partie de la population. Cette précarisation de la société prend deux formes : une précarisation financière et une précarisation des conditions de travail et de vie. Une précarisation financière de la société française La pauvreté, appréhendée sous la forme de la pauvreté monétaire 13, a néanmoins pu être contrôlée depuis les années 1970, mais il est notable que les politiques publiques n ont pu endiguer de façon conséquente ce mouvement, et une certaine résurgence se fait sentir depuis Le nombre de personnes allocataires des minima sociaux a connu une progression importante, notamment en ce qui concerne le Revenu Minimum d Insertion (RMI) et l Allocation Adulte Handicapée (AAH) jusqu en Selon l item de la pauvreté monétaire, une personne est considérée comme pauvre si elle perçoit moins de 60 % du revenu médian perçu par la population de son pays (critère d Eurostat) ou moins de 50 % de ce même revenu médian (critère de l OCDE). 19

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