Soutenir la pratique de la greffe rénale au Québec : pourquoi et comment. Mémoire de La Fondation canadienne du rein - division du Québec

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Soutenir la pratique de la greffe rénale au Québec : pourquoi et comment. Mémoire de La Fondation canadienne du rein - division du Québec"

Transcription

1 Soutenir la pratique de la greffe rénale au Québec : pourquoi et comment Mémoire de La Fondation canadienne du rein - division du Québec Juin 2013

2 Table des matières INTRODUCTION Présentation de La Fondation canadienne du rein - division du Québec Les maladies du rein Traitements de l'insuffisance rénale terminale 3.1 La dialyse La greffe rénale Comparaison des traitements de l'insuffisance rénale terminale 4.1 Du point de vue de la qualité de vie du patient Du point de vue de santé publique Du point de vue socio-économique S. État de la situation de la greffe rénale au Québec Recommandations visant à optimiser la situation de la greffe rénale au Québec 6.1 Don cadavérique Don vivant CONCLUSION LEXIQUE DES SIGLES Annexe 1 Nombre de Québécois ayant subi une transplantation, par organe, entre 2007 et Annexe 2 Provenance des greffons par pays (2007) Annexe 3 Le don d'organes et la greffe rénale dans quelques pays occidentaux... 24

3 INTRODUCTION À l'instar de nombreux pays occidentaux, le Québec consent des efforts louables afin de soutenir la transplantation pour traiter l'insuffisance rénale terminale, la forme la plus sévère de l'insuffisance rénale. Adoptée en décembre 2010, sa Loi facilitant le don d'organes et de tissus constitue d'ailleurs un premier pas dans la bonne direction. Mais beaucoup reste à faire. Principalement en raison du vieillissement de la population et de l'augmentation du nombre de cas de diabète et d'hypertension, l'insuffisance rénale continue de gagner du terrain au Québec. Dans un contexte de pénurie de reins disponibles pour transplantation, la majorité des Québécois touchés par l'insuffisance rénale terminale (IRT) sont encore et toujours contraints de recourir à la dialyse. Il existe pourtant des différences majeures entre la greffe et la dialyse, tant du point de vue du patient que du point de vue de la santé publique. L'objectif de La Fondation canadienne du rein -division du Québec, est de faire ici la démonstration des avantages considérables que présente la transplantation rénale et de proposer des moyens qui permettraient d'augmenter au cours des prochaines années le nombre de greffes de reins, et particulièrement ceux provenant de donneurs vivants. Parmi les avantages de la greffe, le facteur temps constitue, du point de vue du patient, une des principales différences avec la dialyse. D'abord parce que la greffe augmente l'espérance de vie du patient. Mais aussi parce que, considérant qu'une séance de dialyse dure habituellement entre quatre et cinq heures et qu'au moins trois séances sont nécessaires chaque semaine, il est facile d'imaginer à quel point ce type de traitement vient compliquer l'organisation du temps des personnes qui y ont recours. La greffe, par comparaison, consiste à transplanter un rein provenant d'une personne décédée ou d'un donneur vivant. Une fois remise sur pied, la personne à qui on a greffé un rein peut retourner à une vie normale et productive, voire réintégrer le marché du travail. Les avantages d'un point de vue de santé publique sont également considérables. Une récente étude québécoise sur l'économique de l'insuffisance rénale 1 a permis de montrer que la greffe est invariablement moins coûteuse que la dialyse pour les régimes de santé (publics ou mixtes). L'auteur de l'étude en question, le professeur Yves Rabeau, estime qu'au Québec, des économies annuelles de $ par patient pourraient être obtenues si on privilégiait, chaque fois que faire se peut, la greffe rénale plutôt que la dialyse. Si les Québécois en attente d'une greffe recevaient un rein, cela permettrait une économie récurrente de l'ordre de 53 millions$ par année. Et pourtant, le nombre de 1 RABEAU, Yves Ph O. Étude sur l'économique de l'insuffisance rénale, Montréal

4 personnes en attente d'un rein ne cesse d'augmenter: alors qu'elles étaient 724 en 2005, leur nombre avait atteint 988 en li existe donc un ensemble de facteurs sociaux et économiques objectifs qui militent en faveur de la transplantation rénale au Québec. On s'empresse de préciser ici que la greffe d'un rein provenant d'une personne vivante (don vivant) offre à long terme un meilleur potentiel d'espérance de vie du greffon qu'un don provenant d'une personne décédée. Et pourtant, au Québec, le taux de greffes rénales provenant de donneurs vivants est faible, soit moins de 20 % des greffes alors que ce taux est de 39 % pour l'ensemble du Canada (et de 50 % en Colombie-Britannique) 3 li y a donc un certain rattrapage à faire. Enfin, étant donné qu'une greffe est en tout temps préférable à la dialyse, les professionnels du réseau de la santé devraient, lorsque survient un décès, sensibiliser la famille du défunt au sujet de l'importance du don d'organes et de tissus. Un tel don peut sauver jusqu'à huit vies et redonner la santé à quinze personnes. 4 Nous démontrerons ici pourquoi la greffe de reins, en particulier ceux provenant de donneurs vivants, doit devenir, en matière de traitement de l'insuffisance rénale terminale, une des priorités du réseau de la santé québécois. Nous soumettrons ensuite six recommandations qui permettraient à notre avis d'améliorer la situation de la greffe rénale au Québec. 2 TRANSPLANT QUÉBEC. Statistiques officiel/es INSTJTUT CANADIEN D'INFORMATION SUR LA SANTÉ (ICIS). Traitement du stade terminal de l'insuffisance organique au Canada, de 2001 à rapport annuel du Registre canadien des insuffisances et des transplantations d'organes, p TRANSPLANT QUÉBEC. fr /index fr.htm 2

5 1. Présentation de La Fondation canadienne du rein - division du Québec La Fondation canadienne du rein - division du Québec, est un organisme sans but lucratif qui a pour objectif d'alléger le fardeau qu'entraînent les maladies rénales en offrant des services aux personnes aux prises avec ces maladies afin d'améliorer leur qualité de vie. La Fondation finance également la recherche, de même qu'elle coordonne des programmes de prévention de la maladie rénale et de sensibilisation au don d'organes et de tissus. Dans les années 60, les personnes souffrant d'insuffisance rénale avaient peu de chances de survie. La dialyse était considérée comme un traitement d'exception et la transplantation en était encore au stade expérimental. C'est à cette époque que Morty Tarder, un jeune architecte montréalais, est mort des suites d'une insuffisance rénale. Atterrés par son décès, ses proches ont décidé de se mobiliser en vue de créer un organisme qui réunirait des fonds pour financer la recherche sur cette maladie alors si mal comprise. C'est ainsi qu'en 1964, La Fondation canadienne des maladies du rein - comme on l'appelait alors - a vu le jour à Montréal. Aujourd'hui, La Fondation canadienne du rein - division du Québec couvre tout le territoire du Québec et comprend huit sections régionales. Ces groupes de bénévoles dévoués offrent du soutien aux personnes aux prises avec une insuffisance rénale et à leurs familles, donnent de leur temps dans des unités de dialyse, font de l'éducation populaire à propos du don d'organes, participent aux événements de promotion de la santé et du mieux-vivre, et organisent de nombreuses activités de collecte de fonds. 3

6 2. Les maladies du rein Des reins en santé remplissent trois fonctions vitales: ils régulent la quantité d'eau circulant dans l'organisme, ils éliminent les déchets et équilibrent les sels minéraux, et ils produisent des hormones. Plusieurs maladies peuvent s'attaquer aux reins. Les calculs rénaux, par exemple (aussi appelés lithiase rénale ou urinaire), sont fréquents et bien qu'ils provoquent de vives douleurs, ils se traitent assez facilement. Rares sont les personnes chez qui il y a des complications ou qui doivent subir une procédure invasive. Qui plus est, cette maladie est habituellement passagère et de simples changements dans les habitudes de vie peuvent prévenir sa réapparition. D'autres maladies du rein représentent par contre un lourd fardeau pour les personnes qui en sont atteintes et leur entourage. C'est le cas de l'insuffisance rénale, surtout à ses stades les plus avancés. Il y a insuffisance rénale chronique (IRC) lorsqu'il y a endommagement des reins ou une diminution de la fonction rénale pendant trois mois ou plus. On estime que deux millions de Canadiens sont atteints d 1 une IRC ou à risque d'en être affectés, parfois même sans le savoir. Certaines maladies et certains dérèglements sont plus susceptibles d'entraîner une IRC. Les personnes diabétiques, celles qui souffrent d'hypertension ou qui ont des antécédents familiaux de maladie rénale sont les plus à risque. Généralement, l'irc s'installe lentement et silencieusement, tout en progressant avec le temps. On n'en connaît pas encore bien les causes. Bien que la gravité de l'insuffisance rénale varie beaucoup d'une personne à l'autre, les spécialistes se sont entendus sur une classification des IRC qui se décline en cinq stades, établis suivant le pourcentage de la fonction rénale résiduelle. Au stade 1, plus de 90 % de cette fonction est intacte. Par opposition, au stade 5 - aussi qualifié de stade terminal - c'est moins de 15 % de la fonction qui subsiste. Pour traiter une IRC à ses premiers stades, une saine alimentation et des médicaments peuvent suffire. Certaines personnes resteront même en bonne santé, et ce, pendant de nombreuses années. Les symptômes de la maladie rénale chronique sont perceptibles à partir du stade 3. À ce stade, la personne éprouve de la fatigue, une perte d'appétit, des démangeaisons. Pour les personnes plus gravement atteintes (au stade 5), les symptômes comprennent de l'insomnie, une gêne respiratoire, des démangeaisons persistantes et de fréquents vomissements. Ce stade de la maladie - aussi connu sous le nom d'insuffisance rénale terminale (IRT) - comporte des risques de complications telles que l'hypertension artérielle, l'anémie, une maladie osseuse et des problèmes d'ordre neurologique. Pour ces personnes, il n'y a pas d'autres issues que d'instaurer un traitement de suppléance rénale : la dialyse ou la greffe. Même pour les personnes ayant atteint le stade 4, il est indiqué de prévoir et créer les conditions d'accès à la dialyse et de procéder aux examens requis pour une éventuelle greffe de rein. 4

7 3. Traitements de l'insuffisance rénale terminale (IRT) 3.1 La dialyse Il existe deux types de dialyse : l'hémodialyse et la dialyse péritonéale. L'hémodialyse (souvent désignée simplement par le terme dialyse) consiste à faire passer, au moyen d'un appareil, le sang d'une personne ayant une IRT dans un rein artificiel. Ce dernier, le dialyseur, épure le sang, sans toutefois le faire aussi bien que les reins naturels. Le traitement est prodigué à l'hôpital. Une fois habitué au traitement et stabilisé, l'hémodialysé peut ensuite être traité dans une clinique, dans une unité de dialyse semi-autonome, voire à son domicile après avoir reçu une formation particulière. Une séance d'hémodialyse dure entre quatre et cinq heures, et trois séances sont nécessaires chaque semaine, parfois plus. C'est le type de dialyse qui est le plus fréquemment employé pour traiter une insuffisance rénale terminale. La dialyse péritonéale fonctionne selon le même principe que l'hémodialyse sauf que le sang est purifié dans la cavité abdominale plutôt qu'à l'aide d'un appareil de dialyse. Il existe plusieurs types de dialyses péritonéales, mais pour les besoins du présent document il serait superflu d'aller plus avant dans la description de ces traitements. Retenons seulement que chacun requiert la pose d'un cathéter de façon permanente et que ce traitement donne malgré tout au patient plus de flexibilité eu égard à son organisation du temps que l'hémodialyse. Tous les traitements par dialyse comportent leur part d'inconvénients. On a déjà vu que l'hémodialyse peut compliquer considérablement l'organisation du temps de la personne ayant une IRT, surtout si elle n'est pas en mesure de faire son traitement à domicile. Quant à la dialyse péritonéale, la mise en place permanente d'un cathéter dans l'abdomen peut en rebuter plus d'un. Parce qu'elles sont administrées de façon continuelle et permanente, les deux types de dialyse limitent considérablement les activités de la vie quotidienne et domestique de la personne en traitement et constituent pour celle-ci un obstacle important à une qualité de vie optimale. La dialyse oblige également le patient à observer une diète sévère en plus d'entraîner des risques de complications. Néanmoins, le principal inconvénient de la dialyse, toutes modalités confondues, demeure le faible taux de survie à 5 ans, qui est de 44,3 % en moyenne'. En d'autres termes, seulement 44,3 % des personnes sous dialyse sont encore en vie cinq ans après avoir commencé ce traitement. Nous verrons plus loin à quel point cette proportion est faible lorsqu'on la compare avec le taux de survie des patients greffés. On estime qu'il y avait, en 2011, pas moins de Québécois en clinique de protection rénale (prédialyse) et autres en dialyse. 6 5 INSTITUT NATIONAL D'EXCELLENCE EN SANTÉ ET EN SERVICES SOCIAUX (INESSS). Analyse d'impact budgétaire d'une augmentation de la transplantation rénale au Québec. Analyse économique rédigée par Jean-Marie Lance, décembre 2012, p. iv. 6 Ces données pour l'année 2011 ont été colligées par La Fondation canadienne du rein - division du Québec auprès de tous les centres hospitaliers québécois où étaient offerts des traitements de dialyse. 5

8 3.2 La greffe rénale Grâce aux progrès majeurs réalisés dans Je domaine de la transplantation rénale, on considère désormais la greffe comme la meilleure option de traitement pour les personnes atteintes d'une JRT. En effet, on sait maintenant que la qualité de vie et la longévité des patients porteurs de greffons fonctionnels sont supérieures à celles des patients en dialyse. Il existe deux sortes de greffes rénales : la greffe de rein provenant d'un donneur décédé et la greffe provenant d'un donneur vivant. Dans les deux cas, Je facteur déterminant pour la réussite de la transplantation est la compatibilité entre le donneur et le receveur. L'opération chirurgicale pour implanter un rein dure généralement entre deux et quatre heures. Le séjour à l'hôpital peut aller de 5 à 10 jours jusqu'à un mois advenant des complications. Enfin, la période de convalescence à la maison peut prendre aussi quelques semaines. Dans l'ensemble, le taux de succès des greffes rénales est excellent. Il faut par ailleurs faire la distinction entre la transplantation après dialyse et la transplantation préemptive, cette dernière étant le mode de traitement initial de l'irt, c'est-à-dire avant même que le patient n'entreprenne des séances d'hémodialyse. La transplantation préemptive est encore plus avantageuse pour le patient parce qu'en lui évitant la dialyse, elle lui permet de conserver une meilleure santé, et ce, pour plus longtemps. Par ailleurs, on observe plus de rejets du greffon chez les patients qui ont d'abord été sous dialyse que chez ceux qui ont pu bénéficier d'une greffe préemptive. Mentionnons enfin qu'il se fait également, mais dans des cas beaucoup plus rares, des transplantations combinées de rein et pancréas chez certains patients. Toutefois, et contrairement à la greffe rénale, un pancréas ne peut être prélevé que sur une personne décédée. Sans nier l'importance vitale du don de pancréas pour les patients en attente de cet organe, nous concentrons ici notre propos principalement sur la transplantation rénale. D'après les données de l'icis, il y avait au Québec personnes porteuses d'un greffon fonctionnel en Le rein est l'organe pour lequel il y avait en 2011 le plus grand nombre de Québécois en attente (79 % de tous les patients). 8 Au 31 décembre 2011, 975 Québécois étaient en attente pour une transplantation rénale et 13 autres pour une transplantation rein-pancréas. Plus l'attente pour une greffe rénale est longue, plus l'état de santé du patient se détériore. Cette détérioration peut même aller jusqu'à rendre la greffe impraticable. Rappelons ici que Je taux de survie à cinq ans des patients en dialyse est largement inférieur à celui des patients greffés. D'où l'urgence de raccourcir le plus possible les délais d'attente en trouvant sans tarder une solution durable à l'actuelle pénurie de reins. 7 ICIS, op. cit., p TRANSPLANT QUÉBEC. Statistiques officiel/es

9 Greffe de rein cadavérique Il est important de préciser ici qu'au Québec, le prélèvement d'organes sur une personne décédée pour transplantation n'est autorisé qu'en deux circonstances exclusivement': à l'occasion d'un décès neurologique (DDN) et, dans de plus rares cas, après le décès cardio-circulatoire (DDC). Dans les deux cas, le décès est attribuable à une atteinte neurologique grave sans aucun espoir de survie ou de guérison. Les organes pouvant être prélevés sur un cadavre sont le cœur, les poumons, le foie, le pancréas et les deux reins (ces derniers pouvant d'ailleurs être transplantés sur deux personnes différentes). On définit un donneur potentiel d'organes«comme un individu de tout âge atteint de lésions neurologiques graves et irréversibles nécessitant une ventilation mécanique» 10 «Jusqu'à récemment, les personnes ayant subi des atteintes neurologiques sévères sans évoluer pour autant vers un décès neurologique n'étaient pas considérées comme des donneurs potentiels. Mais on sait maintenant qu'elles peuvent très bien l'être si tel était leur désir ou celui de leurs proches. Dans ces cas, il faut faire les choses un peu autrement. Mais il s'avère que le don d'organes après un décès cardiocirculatoire (DDC) donne d'aussi bons résultats et ce, considérant toutes les précautions prises pour assurer aux donneurs le respect et les soins auxquels ils ont droit. Que le don d'organes survienne après décès neurologique (DDN) ou après DDC, il ne sera jamais envisagé avant que tous les efforts possibles aient été déployés pour sauver la vie de la personne qui veut donner.» 11 En 2011, 57 % des transplantations pratiquées consistaient en greffes rénales provenant de donneurs décédés. Des reins ont été prélevés chez 13 donneurs DDC et 124 donneurs DDN. 12 Le taux de survie à 5 ans des porteurs de greffon prélevé sur un donneur cadavérique est de 80,7 % 13. L'âge des donneurs n'est généralement pas un obstacle. D'après les données de Transplant Québec, le donneur de reins le plus âgé avait 82 ans. En 2011, le taux de donneurs décédés par million d'habitants (DPMH) au Québec était légèrement supérieur à la moyenne canadienne (17,2 comparativement à 15,4) La Fondation canadienne du rein canadienne du rein condamne sans réserve la pratique visant l'achat et la vente d'organes destinés à la transplantation. Pour cette raison 1 la Fondation appuie la déclaration d'istanbul: http ://wv;w.decl a ratlonofis ta nbu J,org/ 10 TRANSPLANT QUÉBEC. h:ttp:/ /transolantguebec.ca/quebectranso,lant fr/donneur poterrtiel.htm 11 TRANSPLANT QUÉBEC. Protocole type destiné au don d'organes après décès cardiocircufatoire {DOC), février 2011, p TRANSPLANT QUÉBEC. Statistiques officiel/es INESSS, op. cit., p. iv. 14 TRANSPLANT QUÉBEC, op. cit. 7

10 Greffe d'un rein provenant d'un donneur vivant En 2011, on ne dénombrait au Québec que 6,0 donneurs vivants par million d'habitants (DPMH), ce qui est bien en deçà du ratio de 23,0 DPMH de la Colombie-Britannique et même inférieur à la moyenne canadienne qui s'établissait à 14,4 DPMH. 15 Il faut d'emblée mentionner ici qu'un donneur vivant continuera, après l'opération, de mener une vie tout à fait normale avec un seul rein. Les risques que présente l'intervention sont très faibles, mais pas nuls. On estime à 0.03 % le risque de mortalité peropératoire. 16 Le taux de survie à 5 ans des porteurs de greffon fonctionnel provenant d'un donneur vivant est de 89,7 % 17, et le greffon rénal demeure fonctionnel de 15 à 20 ans en moyenne. La survie des greffons à long terme est bonne pour les receveurs de tous âges. Considérant que le pronostic suivant la transplantation rénale faite à partir d'un don vivant est meilleur que celui suivant un don cadavérique, et compte tenu de la pénurie d'organes provenant de donneurs décédés, il y aurait lieu de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'augmenter le nombre de dons vivants au Québec, ne serait-ce que pour rejoindre la moyenne nationale. Enfin, contrairement aux dons cadavériques qui sont gérés par Transplant Québec, ce sont les unités de greffe des centres hospitaliers québécois qui s'occupent des dons vivants. 15 TRANSPLANT QUÉBEC, op. cit. 16 MÉDECINE/SCIENCES. No 5, vol. 26, mai 2010, p INESSS, op.cit., p. iv. 8

11 4. Comparaison des traitements de l'insuffisance rénale terminale 4.1 Du point de vue de la qualité de vie du patient Comme on a pu le voir précédemment, la greffe présente, du point de vue du patient, d'énormes avantages lorsque comparée à la dialyse. D'abord, parce qu'elle prolonge son espérance de vie et améliore sa qualité de vie. Mais aussi parce que, contrairement à la personne en hémodialyse qui doit consacrer au moins 600 heures par année - et parfois plus - à ses séances de traitements, le porteur d'un greffon fonctionnel peut organiser son temps comme toute autre personne bien portante 18 Par ailleurs, même si la dialyse péritonéale offre une plus grande flexibilité dans l'organisation du temps du patient, ce dernier doit quand même se résoudre à vivre avec un cathéter de façon permanente. Dans son analyse" publiée en décembre 2012, l'institut national d'excellence en santé et en services sociaux (INESSS) s'est inspiré des recherches de Pillot et Kleinclausse pour dresser un tableau des avantages et inconvénients des deux modalités de traitement de l'irt, que nous reproduisons cidessous. Tableau 1 : Avantages et inconvénients des modalités de traitement Dialyse Transplantation Sécurité du traitement Amélioration de la survie Réalisable à tout âge Rétablissement d'une fonction AVANTAGES Possible malgré un état général rénale «normale» médiocre Meilleur état clinique Moins de restriction alimentaire Autonomie préservée Moindre coût pour la société Meilleure qualité de vie Fonction rénale amoindrie Acte chirurgical majeur Complications au long cours avec Déconseillée après 70 ans INCONVÉNIENTS possible handicap Complications aiguës avec risque Moindre qualité de vie de décès Régime alimentaire contraignant Traitement immunosuppresseur Coût élevé continu 18 Si on tient compte du temps de déplacement des patients pour leurs traitements de dialyse, on estime qu'ils y consacrent en moyenne heures par année! 19 INESSS, op.cit., p

12 Aux avantages majeurs que présente la greffe, nous en ajouterons un autre, non négligeable : une estimation fondée sur le nombre de patients ayant subi une greffe rénale au CHUM en 2010 a permis de constater que 50 % de ceux-ci étaient, deux ans plus tard, de retour sur le marché du travail. Quant à la différence entre les deux types de greffes, rappelons ici que la transplantation d'un rein provenant d'une personne vivante offre à long terme un meilleur potentiel d'espérance de vie du greffon qu'un don provenant d'une personne décédée. Enfin, rappelons aussi que moins la période d'attente pour un rein est longue, meilleur est le pronostic pour les personnes ayant une IRT, et que, dans tous les cas, la situation optimale pour les insuffisants rénaux est d'éviter complètement la dialyse en ayant, pour premier traitement, une greffe de rein (greffe préemptive). 4.2 Du point de vue de santé publique Une récente étude économique 20 a permis de démontrer que le système de santé public épargnerait des coûts annuels de $ par patient, et ce, pour la durée de vie du greffon. En effet, l'institut canadien d'information sur la santé (ICIS) évalue que la dialyse coûte au réseau de la santé environ $ par année par patient. Ce montant excède largement le coût de la transplantation rénale, qui est d'environ $(non récurrents). Après la greffe, la seule dépense pour le réseau de la santé se résume aux $requis chaque année pour les médicaments antirejet. Ainsi, pour chaque personne souffrant d'irt qui reçoit un rein, le système de santé ferait des économies de $sur une période de cinq ans 21 Dans un contexte où les ressources financières du système de santé suffisent à peine à rendre l'ensemble des services requis par la population, il s'agit là d'une réduction appréciable des dépenses dont on ne saurait se passer. 4.3 Du point de vue socio-économique On vient de voir que le gouvernement aurait tout à gagner en favorisant, par tous les moyens à sa disposition, la greffe rénale. Il va sans dire que cette orientation ne saurait se concrétiser en l'absence d'un cadre réglementaire très strict et sans une attention constante et soutenue relativement aux questions éthiques que soulève la pratique de la transplantation d'organes. On a également déjà évoqué les économies en dépenses de santé que permet la greffe rénale comparativement à la dialyse. 20 RABEAU, Y. PhD, op. cit. 21 Selon l'jcis, ce montant exclut les honoraires du chirurgien qui varient d'une province à l'autre. 10

13 De plus, on a vu précédemment qu'environ 50 % des greffés peuvent réintégrer le marché du travail. Pour le gouvernement, cela se traduit non seulement par des recettes fiscales supplémentaires, mais aussi par des prestations de moins à verser à des gens qui étaient jusque-là inaptes au travail en raison de leur maladie. Le tableau suivant présente les avantages en termes économiques qu'entraînerait le fait de rehausser à 100 par année le nombre de greffes rénales réalisées au Québec à partir de dons vivants. Tableau 2 : Retombées économiques et financières du don vivant Nombre cumulatif de greffés Économies nettes du réseau public de santé {en M$) 10,1 15,4 52,5 Retour sur le marché du travail - PIB {en M$) 5,0 25,0 Recettes fiscales {en M$) : Gouvernement du Québec 0,43 0,85 1,25 4,25 Gouvernement du Canada 0,4 1,2 Total financier (en M$) - Gouvernement du Québec Source: Étude sur l'économique de l'insuffisance rénale, Yves Rabeau PhD (MIT) Les chercheurs et les experts reconnus dans le domaine de la trarsplantation sont aujourd'hui unanimes. Au-delà des avantages que présente la greffe eu égard à la qualité et à l'espérance de vie des patients greffés, un autre élément milite en faveur de la transplantation rénale : son coût, de beaucoup inférieur à celui de la dialyse. 22 Ce montant correspond à la somme des économies du réseau de la santé (52J2M$) et des recettes fiscales pour le Québec (4,2SM$). 11

14 S. État de la situation de la greffe rénale au Québec Le Québec est une des provinces canadiennes où on enregistre le plus haut taux de donneurs décédés par million d'habitants (DPMH), mais sa performance se situe bien en deçà de la moyenne canadienne en ce qui concerne le don vivant. En effet, la Colombie-Britannique et!'ontario font beaucoup mieux à ce chapitre, comme l'illustre le tableau ci-dessous. Tableau 3: Donneurs d'organes par million d'habitants en 2011 (DPMH) Donneurs décédés Donneurs vivants Québec Maritimes Ontario Manitoba Saskatchewan Alberta C-B Canada 17,2 17,8 16,5 7,2 11,3 15,1 11,8 15,4 6,0 11,5 18, ,0 23,0 14,4 Source : Transplant Québec, statistiques 2011 À l'instar de ce qui s'observe dans les autres provinces canadiennes, le principal obstacle à la transplantation rénale au Québec est le nombre insuffisant de reins disponibles. Cette insuffisance de l'offre par rapport à la demande se traduit par des délais d'attente pouvant aller de deux ans, en moyenne, jusqu'à 6 ans 23 Cette donnée est alarmante considérant le lien établi entre la longueur des délais d'attente et l'augmentation des risques de complications cardiovasculaires et la détérioration générale de l'état de santé du patient. Plusieurs facteurs ont été évoqués pour expliquer cette pénurie de reins disponibles pour transplantation. En ce qui concerne d'abord le don cadavérique, certains facteurs sont liés à l'absence de consentement ou au fait que les volontés du donneur décédé ne sont pas connues. Une analyse 24 des raisons évoquées par les familles québécoises pour refuser que soient prélevés des organes sur leur proche décédé a permis d'identifier certains de ces motifs. Le premier, évoqué dans 41,2 % des cas, concernait les volontés explicites de la famille qui, dans plus du tiers de ces situations, ne connaissait pas, à cet égard, les volontés de la personne décédée. Venaient au deuxième rang (36,6 %), le refus exprimé par la 23 PICARD, André. "Transplant waiting lists and dia/ysis costs grow as kidney supply /ags behind", The Globe and Mail, January 10, SARAN, D. MD et coll. Portrait des refus des familles au Québec,

15 personne elle-même avant son décès. La troisième cause en ordre d'importance (18,4 % des cas), concernait des familles qui refusaient d'attendre que leur proche soit déclaré en état de mort cérébrale, une condition alors sine qua non pour procéder à un prélèvement d'organes sur une personne décédée. 25 Pour les autres refus (3,8 %}, la raison est demeurée inconnue. Les auteurs de cette étude concluaient qu'il y a «un nombre considérable de refus reliés aux volontés connues ou inconnues de la personne décédée, ce qui renforce l'importance de continuer les programmes de sensibilisation au don d'organes.» 26 D'autres facteurs relèvent davantage de l'organisation du système de santé. Le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec reconnaît d'ailleurs que certains obstacles pourraient être enrayés en organisant différemment les services, en se dotant d'une stratégie globale de communication pour sensibiliser le public et en facilitant l'accès aux équipes et aux infrastructures requises pour procéder aux transplantations d'organes provenant de personnes décédées. 27 En ce qui concerne par ailleurs le don vivant, le ministère constate que le développement de ce type de don est limité par la présence d'obstacles tels que la résistance de la part du public, l'accès restreint aux examens et évaluations pour les donneurs volontaires, l'absence d'une coordination nationale et l'accès limité aux infrastructures (bloc opératoire et soins intensifs} pour les transplantations impliquant un donneur vivant 28 La Fondation canadienne du rein - division du Québec veut tout de même saluer ici l'adoption à l'unanimité, en décembre 2010, de la Loi facilitant le don d'organes et de tissus, qui comporte quatre principales mesures susceptibles d'avoir un impact positif sur la situation de la greffe rénale au Québec: i. Le consentement au don d'organes après le décès et vérification Il existe désormais trois façons de faire connaître le consentement de la personne décédée à donner ses organes et tissus : par inscription au Registre des consentements au don d'organes et de tissus de la RAMQ; par inscription au Registre de la Chambre des notaires du Québec; à l'aide d'un autocollant signé sur la carte d'assurance-maladie. Avec le déploiement du registre de la RAMQ, les intervenants dans les établissements du réseau de la santé seront en mesure de vérifier rapidement si une personne décédée, ou dont le décès est imminent, a signé un formulaire de consentement au don d'organes et de tissus. L'établissement pourra ainsi remplir plus facilement sa mission d'identification des donneurs potentiels. Le registre permet 25 Ce sondage a été fait avant que Je DOC soit autorisé. 26 BARAN, D. MD et coll., op.cit. 27 MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DES SERVICES SOCIAUX DU QUÉBEC. Les dons et greffes d'organes et de tissus au Québec-Plan d'action, Ibid. 13

16 également à la famille d'exécuter la volonté du proche décédé, considérant qu'un des principaux motifs de refus de faire un don d'organes et de tissus est la méconnaissance de la famille à l'égard des dernières volontés du défunt. Ce registre constituera, nous l'espérons, une amélioration majeure susceptible d'augmenter de façon significative le nombre de greffes au Québec. ii. Le Registre de donneurs vivants jumelés par échange de bénéficiaires (DVEB) Depuis la mise en place de ce registre canadien, une personne dans l'incapacité de donner un rein à l'un de ses proches souffrant d'irt pour cause d'incompatibilité peut désormais procéder à un échange avec une autre paire de donneur-receveur avec lequel (receveur) elle est compatible. Depuis la fin de 2010, année où le Québec a commencé à participer à ce registre, les Québécois en attente d'un rein ont ainsi accès à un bassin potentiel élargi de donneurs vivants. iii. Le programme de remboursement des dépenses des donneurs vivants (PRDDV) L'objectif de ce nouveau programme public, initié notamment à la demande de La Fondation canadienne du rein - division du Québec et administré par Transplant Québec, est de soutenir le geste du donneur en remboursant une partie de ses dépenses liées au processus du don. En effet, pour pouvoir donner un de ses reins, une personne bien portante - surtout si elle est en emploi - fait face à des dépenses d'ordres divers. Autrefois, elle devait non seulement assumer ses frais de déplacement, de stationnement et parfois même d'hébergement, mais devait également renoncer, pendant une certaine période, à ses revenus de travail. L'objectif du PRDDV est de soutenir le geste du donneur en remboursant, jusqu'à hauteur de $, une partie des dépenses liées à son don. La Fondation canadienne du rein - division du Québec déplore cependant que ce programme en soit un de dernier recours, qui oblige les donneurs à épuiser leurs autres sources de revenus (assurance-emploi, congés de maladie, congés payés, assurance invalidité) avant de pouvoir être admissibles au remboursement pour perte de revenus. iv. Modification des Normes du travail Enfin, l'entrée en vigueur de la Loi facilitant le don d'organes et de tissus a eu pour effet de modifier la Loi sur les normes du travail afin que soit garanti le lien d'emploi du travailleur qui donne un rein, en faisant en sorte que son absence est dorénavant considérée comme une absence pour cause de maladie. Pour La Fondation canadienne du rein - division du Québec, ces nouvelles mesures sont toutes susceptibles d'accroître le nombre de dons d'organes. Mais des progrès restent à faire, notamment sur le plan de l'organisation, de la coordination et de la sensibilisation en matière de la greffe rénale. 14

17 6. Recommandations visant à optimiser la situation de la greffe rénale au Québec En s'inspirant en grande partie des bonnes pratiques en vigueur au Canada ou dans d'autres pays industrialisés en matière de don d'organes et de greffe rénale (et présentées en annexe), La Fondation canadienne du rein formule ci-après six recommandations ayant pour objectif d'améliorer la situation de la greffe rénale au Québec. Trois de ces mesures concernent le don cadavérique alors que les trois autres s'appliquent au don vivant. 6.1 Don cadavérique En règle générale, le réseau hospitalier québécois s'efforce d'agir promptement et de bien coordonner les efforts afin que soient prélevés les organes en bon état chez les personnes décédées. Le Québec fait d'ailleurs assez bonne figure dans ce domaine, avec un taux de DPMH supérieur à la moyenne canadienne. Mais il arrive encore trop souvent que des donneurs potentiels ne soient pas repérés par les professionnels du réseau de la santé, laissant ainsi dans l'attente les insuffisants rénaux pour qui la transplantation rénale constitue pourtant un enjeu vital. Intervention auprès des familles et des proches À l'heure actuelle, ce sont les infirmières ressources des centres hospitaliers qui jouent le rôle déterminant d'identifier les donneurs potentiels. Non seulement elles doivent communiquer avec la famille et tenter de connaître la décision de celle-ci en regard du don d'organes, mais elles agissent également comme coordonnatrice du processus de prélèvement auprès des médecins et spécialistes impliqués. Or, d'après le spécialiste espagnol David Rodriguez-Arias Vailhen, «il semble fondamental que le coordinateur soit un médecin, et non pas un interne ou une infirmière, à cause de la hiérarchie inscrite dans les rapports entre professionnels.» 29 Il y aurait donc lieu d'évaluer si le rôle de coordination ne pourrait pas plutôt - comme cela se fait maintenant en Espagne - être partagé entre le médecin qui servirait de point de contact entre les différents spécialistes impliqués au moment du décès et l'infirmière ressource ou de liaison qui aurait pour principale fonction de faire le lien avec la famille. Recommandation 1 La Fondation canadienne du rein - division du Québec recommande qu'un projet-pilote soit mené dans des centres hospitaliers de moyenne et grande taille dans lesquels un médecin aurait la responsabilité de coordonner, avec la collaboration d'une infirmière ressource ou de liaison, toutes les étapes entourant le prélèvement d'organes chez une personne décédée. 29 DAVID RODRIGUEZ-ARIAS VAILHEN, Lumières et ombres du modèle espagnol de transplantation d'organes, Université de Salamanque/Université Paris-5, novembre 2007, p

18 Formation en milieu hospitalier La pratique du prélèvement et de la greffe d'organes varie beaucoup d'un établissement à l'autre. Certains centres hospitaliers font maintenant des efforts considérables pour éviter que des organes sains ne soient perdus après qu'un décès ait été constaté. C'est notamment le cas des établissements de!'ontario. Cette dernière fait très bonne figure à cet égard et la formation est la clé de son succès. Il serait opportun de partager l'expertise développée dans les cliniques de transplantation avec l'ensemble des professionnels des établissements du réseau de la santé du Québec afin que ceux-ci soient sensibilisés et mieux informés sur l'importance du don d'organes et sur les graves conséquences de la pénurie de reins pour les personnes ayant une IRT. Recommandation 2 La Fondation canadienne du rein - division du Québec recommande que soient offertes, dans les centres hospitaliers, des sessions d'information sur l'identification des donneurs potentiels ainsi qu'une formation sur l'importance du don d'organes, en faisant valoir les retombées financières et sociales de ce dernier pour l'ensemble de la communauté. Organisation et coordination des centres de prélèvement À l'heure actuelle, le prélèvement d'organes est perçu comme une dépense dans certains centres hospitaliers et il est urgent d'examiner comment on pourrait encourager ces centres à voir la greffe d'organes autrement. Il serait donc opportun de prévoir une forme d'encouragement pour les établissements qui s'efforcent de prélever les organes aux fins de transplantation. Cet encouragement viserait à faciliter l'accès aux équipes et aux infrastructures requises pour le prélèvement et la transplantation d'organes. Par contre, si le faible volume d'interventions ne justifie pas qu'un ou plusieurs établissements d'une région donnée se dotent des équipements et du personnel nécessaire pour pratiquer des prélèvements d'organes, on pourrait alors envisager de centraliser au sein d'un seul et même établissement l'ensemble des interventions pratiquées dans cette région. Recommandation 3 La Fondation canadienne du rein - division du Québec recommande que soit mis sur pied un projet pilote visant à structurer et soutenir les activités de prélèvement et de transplantation d'organes, quitte à les centraliser, dans une région donnée, au sein d'établissements ciblés qui disposeront d'un budget dédié à cette fin. 16

19 6.2 Don vivant Désignation d'un ambassadeur dans tous les centres de greffe On a vu précédemment que le don vivant constitue le traitement optimal pour l'irt. La performance hospitalière en la matière est souvent le fait d'un spécialiste: le néphrologue. C'est pourquoi chaque centre de greffe devrait compter en son sein un néphrologue qui agirait à titre d'ambassadeur du don vivant en faisant, notamment, de la formation et de la sensibilisation auprès du personnel du centre et des centres satellites sur les avantages de la greffe rénale. On pourra pour ce faire s'inspirer de l'expérience de la clinique du CHUM où le nombre de dons vivants a doublé entre 2000 et Ce résultat est largement attribuable à la volonté de l'équipe de tout mettre en œuvre pour encourager le don vivant. Cet ambassadeur pourrait également faire de l'éducation sur le don vivant auprès des patients, particulièrement ceux traités en cliniques de prédialyse. En effet, ces patients, plutôt que d'être inscrits sur une liste d'attente pour un rein cadavérique, devraient systématiquement être encouragés à discuter avec leurs proches des avantages du don vivant et à entamer, avec le soutien de l'équipe médicale, les démarches dans le but d'identifier un donneur avec lequel ils sont compatibles. L'objectif ici est de maximiser les chances du patient de recevoir une greffe préemptive. Mentionnons à cet égard le développement des cliniques de protection rénale, qui permet désormais de mieux éduquer les patients sur l'évolution de l'irt. Recommandation 4 La Fondation canadienne du rein - division du Québec recommande que dans chaque centre de greffe, tous les efforts possibles soient déployés pour identifier un néphrologue prêt à endosser le rôle d'ambassadeur pour le don vivant. Le rôle de cet ambassadeur consistera à éduquer le personnel du centre hospitalier et les patients suivis en prédialyse sur les bienfaits du don vivant. Mesures d'appui aux futurs donneurs Les personnes désireuses de donner un rein doivent être en bonne santé. Elles doivent donc répondre à certains critères comme, par exemple, avoir un poids santé et une bonne tension artérielle, et ne pas fumer. La Fondation canadienne du rein - division du Québec et Transplant Québec rapportent tous deux avoir reçu des commentaires de donneurs potentiels pour qui ces exigences constituaient un obstacle à leur volonté de faire don d'un de leurs reins. Il est pourtant essentiel de mettre à la disposition de ces donneurs l'ensemble des ressources nécessaires pour qu'ils retrouvent la forme afin de pouvoir procéder à un don vivant. 17

20 Recommandation 5 La Fondation canadienne du rein - division du Québec recommande au réseau de la santé d'identifier et de rendre facilement accessibles les ressources visant à soutenir les donneurs vivants potentiels dans leurs efforts pour perdre du poids et/ou arrêter de fumer. Enfin, toutes les barrières financières devraient être abolies afin d'encourager le don vivant. On a déjà mentionné que le PRDDV devrait être bonifié afin que le programme ne soit pas seulement un programme de dernier recours pour le remboursement pour perte de revenus. Il y aurait donc lieu d'encourager les assureurs à considérer la perte de revenu des donneurs comme un montant admissible au titre de frais médicaux. À ce propos, nous pourrions nous inspirer de l'expérience américaine: le gouvernement des États-Unis ne s'est pas contenté d'exiger que les assurances collectives des employés de l'état couvrent la période de convalescence des donneurs vivants, mais il a invité les grandes corporations à lui emboîter le pas. Recommandation 6 La Fondation canadienne du rein - division du Québec invite le gouvernement québécois à donner l'exemple aux autres employeurs en faisant en sorte que le régime d'assurance collective des employés de la fonction publique rembourse les dépenses des donneurs vivants et leur accorde l'assurance de courte durée pour la durée de leur période de convalescence. 18

INFORMATION À DESTINATION DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ LE DON DU VIVANT

INFORMATION À DESTINATION DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ LE DON DU VIVANT INFORMATION À DESTINATION DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ LE DON DU VIVANT QUELS RÉSULTATS POUR LE RECEVEUR? QUELS RISQUES POUR LE DONNEUR? DONNER UN REIN DE SON VIVANT PEUT CONCERNER CHACUN /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

Plus en détail

Vous connaissez une personne qui souffre d insuffisance rénale chronique

Vous connaissez une personne qui souffre d insuffisance rénale chronique Vous connaissez une personne qui souffre d insuffisance rénale chronique Donner un rein de son vivant peut concerner chacun. Cela s appelle le don du vivant. LE REIN, un organe indispensable à la vie l

Plus en détail

Insuffisance cardiaque

Insuffisance cardiaque Insuffisance cardiaque Connaître son évolution pour mieux la vivre Guide d accompagnement destiné au patient et ses proches Table des matières L évolution habituelle de l insuffisance cardiaque 5 Quelles

Plus en détail

PUIS-JE DONNER UN REIN?

PUIS-JE DONNER UN REIN? Registre de donneurs vivants jumelés par échange de bénéficiaires PUIS-JE DONNER UN REIN? Réponses aux questions que se posent les personnes souhaitant faire un don de rein non dirigé Vous vous posez beaucoup

Plus en détail

Le guide. pour tout comprendre. Agence relevant du ministère de la santé

Le guide. pour tout comprendre. Agence relevant du ministère de la santé DON D ORGANES, IL SUFFIT DE LE DIRE. MAINTENANT. Le guide pour tout comprendre Agence relevant du ministère de la santé La greffe D organes comment s y prendre? des vies La greffe d organes est un acte

Plus en détail

le guide DON D ORGANES : DONNEUR OU PAS, je sais pour mes proches, ils savent pour moi L Agence de la biomédecine

le guide DON D ORGANES : DONNEUR OU PAS, je sais pour mes proches, ils savent pour moi L Agence de la biomédecine le guide L Agence de la biomédecine L Agence de la biomédecine est un établissement public national de l État créé par la loi de bioéthique de 2004. Elle exerce ses missions dans les domaines du prélèvement

Plus en détail

PUIS-JE DONNER UN REIN?

PUIS-JE DONNER UN REIN? Registre de donneurs vivants jumelés par échange de bénéficiaires PUIS-JE DONNER UN REIN? Réponses aux questions que se posent les personnes souhaitant faire un don de rein non dirigé UN DON DE REIN DE

Plus en détail

Le guide. Don d organes. Donneur ou pas. Pourquoi et comment je le dis. à mes proches.

Le guide. Don d organes. Donneur ou pas. Pourquoi et comment je le dis. à mes proches. Don d organes. Donneur ou pas à mes proches. Le guide Pourquoi et comment je le dis Don d organes. Pourquoi est-ce si important d en parler? En matière de don et de greffe d organes, la loi française prévoit

Plus en détail

Nouveau plan greffe : Axes stratégiques pour l avenir

Nouveau plan greffe : Axes stratégiques pour l avenir Extrait Communiqué de presse Saint-Denis, le 12 avril 2012 Nouveau plan greffe : Axes stratégiques pour l avenir La dynamique du plan greffe 2000-2003 a généré un essor sans précédent de près de 50 % de

Plus en détail

2 La chaîne de survie canadienne : espoir des patients cardiaques

2 La chaîne de survie canadienne : espoir des patients cardiaques 2 La chaîne de survie canadienne : espoir des patients cardiaques Les maladies cardiovasculaires sont la principale cause de décès au Canada. Bien que leur incidence ait diminué au cours des dernières

Plus en détail

Ethique, don d organe et Agence de la Biomédecine

Ethique, don d organe et Agence de la Biomédecine Ethique, don d organe et Agence de la Biomédecine Patrick Niaudet Président du Conseil d Orientation de l ABM Servie de Néphrologie Pédiatrique Hôpital Necker-Enfants Malades, Paris Mon intervention ne

Plus en détail

chronique La maladie rénale Un risque pour bon nombre de vos patients Document destiné aux professionnels de santé

chronique La maladie rénale Un risque pour bon nombre de vos patients Document destiné aux professionnels de santé Document destiné aux professionnels de santé Agence relevant du ministère de la santé La maladie rénale chronique Un risque pour bon nombre de vos patients Clés pour la dépister et ralentir sa progression

Plus en détail

Registre de donneurs vivants jumelés par échange de bénéficiaires. Qu est-ce qu une greffe de rein par échange de bénéficiaires?

Registre de donneurs vivants jumelés par échange de bénéficiaires. Qu est-ce qu une greffe de rein par échange de bénéficiaires? Registre de donneurs vivants jumelés par échange de bénéficiaires Qu est-ce qu une greffe de rein par échange de bénéficiaires? Le Registre de donneurs vivants jumelés par échange de bénéficiaires. Notre

Plus en détail

Le contexte. Définition : la greffe. Les besoins en greffons en constante augmentation

Le contexte. Définition : la greffe. Les besoins en greffons en constante augmentation Présentation Le contexte Quels donneurs, quels organes? Le don Pour quels malades? Les étapes d une greffe d organes Faites connaître votre choix! 01/04/2014 Union Nationale des associations de donneurs

Plus en détail

5. TARIFS INTERPROVINCIAUX

5. TARIFS INTERPROVINCIAUX Services internes 5.1 TARIFS DES SERVICES Les tarifs interprovinciaux des services internes sont déterminés par le Comité de coordination des ententes interprovinciales en assurance santé (CCEIAS). Le

Plus en détail

DON D ORGANES Donneur ou pas

DON D ORGANES Donneur ou pas Agence de la biomédecine L Agence de la biomédecine, qui a repris les missions de l Etablissement français des Greffes, est un établissement public national de l Etat créé par la loi de bioéthique du 6

Plus en détail

Etat des lieux du prélèvement et de la greffe d organes, de tissus et de cellules MAROC

Etat des lieux du prélèvement et de la greffe d organes, de tissus et de cellules MAROC 1 Etat des lieux du prélèvement et de la greffe d organes, de tissus et de cellules MAROC Dr A. BOUDAK / Dr M.H Trabelssi Dir Hôpitaux et dessoins Ambulatoires/M. Santé 6ème colloque France Maghreb sur

Plus en détail

M.S - Direction de la réglementation et du contentieux - BASE DE DONNEES. REFERENCE : B O N 5070 du 2 janvier 2003

M.S - Direction de la réglementation et du contentieux - BASE DE DONNEES. REFERENCE : B O N 5070 du 2 janvier 2003 REFERENCE : B O N 5070 du 2 janvier 2003 Décret n 2-01-1643 du 2 chaabane 1423 9/10/2002 pris pour l'application de la loi n 16-98 relative au don, au prélèvement et à la transplantation d'organes et de

Plus en détail

Dr Marie-Pierre CRESTA. Agence de la biomédecine SRA Sud-Est/Océan Indien. Juin 2014

Dr Marie-Pierre CRESTA. Agence de la biomédecine SRA Sud-Est/Océan Indien. Juin 2014 Dr Marie-Pierre CRESTA Agence de la biomédecine SRA Sud-Est/Océan Indien Juin 2014 Que savoir en tant que citoyen? Les LBE La greffe, ça marche Que savoir en tant que professionnel? Pénurie, contexte épidémiologique

Plus en détail

GUIDE D INFORMATIONS A LA PREVENTION DE L INSUFFISANCE RENALE

GUIDE D INFORMATIONS A LA PREVENTION DE L INSUFFISANCE RENALE GUIDE D INFORMATIONS A LA PREVENTION DE L INSUFFISANCE RENALE SOURCES : ligues reins et santé A LA BASE, TOUT PART DES REINS Organes majeurs de l appareil urinaire, les reins permettent d extraire les

Plus en détail

Guide à l intention des patients et des familles. Le don d un rein. www.nshealth.ca

Guide à l intention des patients et des familles. Le don d un rein. www.nshealth.ca Guide à l intention des patients et des familles 2015 Le don d un rein www.nshealth.ca Le don d un rein Programme de transplantation rénale avec donneur vivant Il n y a jamais assez de dons de reins pour

Plus en détail

Donneur ou pas... Pourquoi et comment je le dis à mes proches.

Donneur ou pas... Pourquoi et comment je le dis à mes proches. L Agence de la biomédecine DON D ORGANES le guide L Agence de la biomédecine, qui a repris les missions de l Etablissement français des Greffes, est un établissement public national de l Etat créé par

Plus en détail

Faits et statistiques. Les assurances de personnes au QUÉBEC

Faits et statistiques. Les assurances de personnes au QUÉBEC Faits et statistiques Les assurances de personnes au QUÉBEC Édition 2008 Association canadienne des compagnies d assurances de personnes inc. Canadian Life and Health Insurance Association Inc. Les assurances

Plus en détail

Don d organes. Notre pays a une nouvelle loi sur la transplantation depuis juillet 2007.

Don d organes. Notre pays a une nouvelle loi sur la transplantation depuis juillet 2007. Don d organes Donner ses organes et ses tissus à son décès est un geste généreux qui permet de sauver la vie de plusieurs personnes et d en aider de nombreuses autres à recouvrer la santé. La transplantation

Plus en détail

en Nouvelle-Calédonie ET SI ON EN PARLAIT? Dossier de presse

en Nouvelle-Calédonie ET SI ON EN PARLAIT? Dossier de presse en Nouvelle-Calédonie ET SI ON EN PARLAIT? Dossier de presse Le don d organes en nouvelle-calédonie Le don de son vivant Depuis une vingtaine d années, des patients souffrant d insuffisance rénale sont

Plus en détail

Au Luxembourg, au 31.12.2007, 10 personnes attendaient un rein, deux reins provenant de donneurs décédés luxembourgeois ont pu être greffés en 2007.

Au Luxembourg, au 31.12.2007, 10 personnes attendaient un rein, deux reins provenant de donneurs décédés luxembourgeois ont pu être greffés en 2007. Communiqué de presse Luxembourg, le 2.02.2008 Campagne Il y a une vie après la mort. D après les statistiques d EUROTRANSPLANT, organisme européen qui gère les échanges d organes entre les pays Luxembourg,

Plus en détail

Donneurs vivants Risques à long terme. Cours de transplantation Univ. Montréal et McGill 5 avril 2013

Donneurs vivants Risques à long terme. Cours de transplantation Univ. Montréal et McGill 5 avril 2013 Donneurs vivants Risques à long terme Michel R. Pâquet MD, PhD Unité de Transplantation Le Centre Hospitalier de l Université de Montréal Hôpital Notre-Dame Montréal Hôtel-Dieu Hôpital Notre-Dame Cours

Plus en détail

Aspects juridiques de la transplantation hépatique. Pr. Ass. F. Ait boughima Médecin Légiste CHU Ibn Sina, Rabat

Aspects juridiques de la transplantation hépatique. Pr. Ass. F. Ait boughima Médecin Légiste CHU Ibn Sina, Rabat Aspects juridiques de la transplantation hépatique Pr. Ass. F. Ait boughima Médecin Légiste CHU Ibn Sina, Rabat CONTEXTE - La greffe, longtemps image expérimentale, est une thérapeutique éprouvée - Première

Plus en détail

3152 Infirmiers autorisés/infirmières autorisées

3152 Infirmiers autorisés/infirmières autorisées 3152 Infirmiers autorisés/infirmières autorisées Ce groupe de base comprend les infirmiers autorisés, les infirmiers praticiens, les infirmiers psychiatriques autorisés et les finissants d'un programme

Plus en détail

La santé des Canadiens

La santé des Canadiens La santé des Canadiens La santé d une personne est influencée par toute une série de facteurs, allant de sa composition génétique, à ses conditions de vie et de travail, et à la qualité et la disponibilité

Plus en détail

NOUVEAUX REPRÉSENTANTS DES RETRAITÉS AU CIRR

NOUVEAUX REPRÉSENTANTS DES RETRAITÉS AU CIRR Bulletin de la Section de Québec Septembre 2012 NOUVEAUX REPRÉSENTANTS DES RETRAITÉS AU CIRR Suite aux élections qui ont été tenues au cours des dernières semaines, Michel Doyon est devenu le représentant

Plus en détail

PLEINS FEUX SUR DES CONSEILS JUDICIEUX. Evelyn Jacks, Présidente, Knowledge Bureau

PLEINS FEUX SUR DES CONSEILS JUDICIEUX. Evelyn Jacks, Présidente, Knowledge Bureau PLEINS FEUX SUR DES CONSEILS JUDICIEUX Evelyn Jacks, Présidente, Knowledge Bureau ORDRE DU JOUR Statistiques Difficultés Évaluation Rôles des intervenants Finances Mesures fiscales Exécution : planification

Plus en détail

Traitement de l insuffisance rénale chronique terminale: Place de la greffe de donneur vivant

Traitement de l insuffisance rénale chronique terminale: Place de la greffe de donneur vivant Traitement de l insuffisance rénale chronique terminale: Place de la greffe de donneur vivant Pr Maryvonne Hourmant Service de Néphrologie-Immunologie clinique. CHU de Nantes Le constat Coût du traitement

Plus en détail

LIGNE DIRECTRICE RELATIVE AUX PRATIQUES PRUDENTES DE PLACEMENT DES REGIMES DE RETRAITE

LIGNE DIRECTRICE RELATIVE AUX PRATIQUES PRUDENTES DE PLACEMENT DES REGIMES DE RETRAITE LIGNE DIRECTRICE N 6 LIGNE DIRECTRICE RELATIVE AUX PRATIQUES PRUDENTES DE PLACEMENT DES REGIMES DE RETRAITE Le 15 novembre 2011 TABLE DES MATIÈRES CONTEXTE DE LA LIGNE DIRECTRICE... 3 Pratiques prudentes

Plus en détail

les télésoins à domicile

les télésoins à domicile Hiver 2013 Innovation en matière de prestation des soins de santé : les télésoins à domicile Innovation en matière de prestation des soins de santé : les télésoins à domicile Au Canada comme ailleurs dans

Plus en détail

Transplantation hépatique à donneur vivant apparenté. Olivier Scatton, Olivier Soubrane, Service de chirurgie Cochin

Transplantation hépatique à donneur vivant apparenté. Olivier Scatton, Olivier Soubrane, Service de chirurgie Cochin Transplantation hépatique à donneur vivant apparenté Olivier Scatton, Olivier Soubrane, Service de chirurgie Cochin Introduction Le prélèvement d une partie du foie chez une personne «vivante» et apparentée

Plus en détail

Comité sectoriel de la sécurité sociale et de la santé Section «Santé»

Comité sectoriel de la sécurité sociale et de la santé Section «Santé» Comité sectoriel de la sécurité sociale et de la santé Section «Santé» CSSS/11/ DÉLIBÉRATION N 11/66 DU 20 SEPTEMBRE 2011 RELATIVE AU TRAITEMENT DE DONNÉES À CARACTÈRE PERSONNEL RELATIVES À LA SANTÉ PAR

Plus en détail

Changements au régime d'assurance collective au 1 er janvier 2015 qui s appliquent aux retraités du Mouvement Desjardins. Questions et réponses

Changements au régime d'assurance collective au 1 er janvier 2015 qui s appliquent aux retraités du Mouvement Desjardins. Questions et réponses Changements au régime d'assurance collective au 1 er janvier 2015 qui s appliquent aux retraités du Mouvement Desjardins Questions et réponses Q-1 Pourquoi modifier à nouveau le régime d'assurance collective

Plus en détail

REVUE DE L AIDE FISCALE ACCORDÉE AUX PERSONNES AYANT RECOURS À LA VOIE MÉDICALE POUR DEVENIR PARENTS

REVUE DE L AIDE FISCALE ACCORDÉE AUX PERSONNES AYANT RECOURS À LA VOIE MÉDICALE POUR DEVENIR PARENTS REVUE DE L AIDE FISCALE ACCORDÉE AUX PERSONNES AYANT RECOURS À LA VOIE MÉDICALE POUR DEVENIR PARENTS Le présent bulletin d information vise rendre publiques les différentes modifications qui seront apportées

Plus en détail

Changements au régime d'assurance collective au 1 er janvier 2015. Questions et réponses

Changements au régime d'assurance collective au 1 er janvier 2015. Questions et réponses Changements au régime d'assurance collective au 1 er janvier 2015 Questions et réponses Q-1 Pourquoi modifier à nouveau le régime d'assurance collective au 1 er janvier 2015 alors que les derniers changements

Plus en détail

Assurance maladie grave

Assurance maladie grave ASSURANCE COLLECTIVE Le complément idéal à votre assurance collective Assurance maladie grave Votre partenaire de confiance. Assurance maladie grave La tranquillité d esprit à votre portée Les progrès

Plus en détail

Décidezvous. Sinon, vos proches devront le faire pour vous. Informations sur le don d organes, de tissus et de cellules en cas de décès.

Décidezvous. Sinon, vos proches devront le faire pour vous. Informations sur le don d organes, de tissus et de cellules en cas de décès. Informations sur le don d organes, de tissus et de cellules en cas de décès. Décidezvous. Sinon, vos proches devront le faire pour vous. Le court-métrage sur le sujet transplantinfo.ch Vous pouvez être

Plus en détail

MÉMOIRE CONSEIL QUÉBÉCOIS DU COMMERCE DE DÉTAIL SUR LE DOCUMENT DE CONSULTATION VERS UN RÉGIME DE RENTES DU QUÉBEC RENFORCÉ ET PLUS ÉQUITABLE

MÉMOIRE CONSEIL QUÉBÉCOIS DU COMMERCE DE DÉTAIL SUR LE DOCUMENT DE CONSULTATION VERS UN RÉGIME DE RENTES DU QUÉBEC RENFORCÉ ET PLUS ÉQUITABLE MÉMOIRE DU CONSEIL QUÉBÉCOIS DU COMMERCE DE DÉTAIL SUR LE DOCUMENT DE CONSULTATION VERS UN RÉGIME DE RENTES DU QUÉBEC RENFORCÉ ET PLUS ÉQUITABLE PRÉSENTÉ À LA COMMISSION DES AFFAIRES SOCIALES AOÛT 2009

Plus en détail

Guide de distribution protection prêt personnel scotia Nom du produit d assurance :

Guide de distribution protection prêt personnel scotia Nom du produit d assurance : Guide de distribution protection prêt personnel scotia Nom du produit d assurance : Protection prêt personnel Scotia Type de produit d assurance : Assurance collective de crédit Protection en cas de décès

Plus en détail

LA DETTE PUBLIQUE DU QUÉBEC ET LE FARDEAU FISCAL DES PARTICULIERS

LA DETTE PUBLIQUE DU QUÉBEC ET LE FARDEAU FISCAL DES PARTICULIERS LA DETTE PUBLIQUE DU QUÉBEC ET LE FARDEAU FISCAL DES PARTICULIERS FÉVRIER 2002 DOSSIER 02-02 La dette publique du Québec et le fardeau fiscal des particuliers Le premier ministre du Québec se plaisait

Plus en détail

DON ET GREFFE D ORGANES EN TUNISIE. Dr Mylène Ben Hamida Centre National pour la Promotion de la Transplantation d Organes

DON ET GREFFE D ORGANES EN TUNISIE. Dr Mylène Ben Hamida Centre National pour la Promotion de la Transplantation d Organes DON ET GREFFE D ORGANES EN TUNISIE Dr Mylène Ben Hamida Centre National pour la Promotion de la Transplantation d Organes Les besoins sont importants Insuffisance Organique Terminale en Tunisie Rein :

Plus en détail

SWISSTRANSPLANT. Fondation nationale suisse pour le don et la transplantation d organes. Fondée en 1985. Informations : Tel.

SWISSTRANSPLANT. Fondation nationale suisse pour le don et la transplantation d organes. Fondée en 1985. Informations : Tel. SWISSTRANSPLANT Fondation nationale suisse pour le don et la transplantation d organes Fondée en 1985 Informations : Tel. 0800 570 234 2 2 Historique de la transplantation rénale Evénements marquants Dates

Plus en détail

Déclaration d Istanbul. contre le trafic d organes et le tourisme de transplantation

Déclaration d Istanbul. contre le trafic d organes et le tourisme de transplantation Déclaration d Istanbul contre le trafic d organes et le tourisme de transplantation Préambule La transplantation d organes, l un des miracles médicaux du vingtième siècle, permet de prolonger et d améliorer

Plus en détail

e-santé du transplanté rénal : la télémédecine au service du greffé

e-santé du transplanté rénal : la télémédecine au service du greffé e-santé du transplanté rénal : la télémédecine au service du greffé Professeur Michèle Kessler CHU de Nancy et réseau Néphrolor L une des applications de la télémédecine est la télésurveillance à domicile,

Plus en détail

SONDAGE NATIONAL DES MÉDECINS 2014

SONDAGE NATIONAL DES MÉDECINS 2014 1 SONDAGE NATIONAL DES MÉDECINS 2014 Document d information Le 2 décembre 2014. Le Sondage national des médecins est un important projet de recherche continu qui permet de recueillir les opinions de médecins,

Plus en détail

Utilisation des médicaments au niveau des soins primaires dans les pays en développement et en transition

Utilisation des médicaments au niveau des soins primaires dans les pays en développement et en transition 09-0749 1 WHO/EMP/MAR/2009.3 Utilisation des médicaments au niveau des soins primaires dans les pays en développement et en transition Synthèse des résultats des études publiées entre 1990 et 2006 Organisation

Plus en détail

COMMUNIQUÉ - COMMUNIQUÉ - COMMUNIQUE UN RÉGIME QUEBECOIS D'ASSURANCE PARENTALE C'EST URGENT! Les familles québécoises seront-elles prises en otage?

COMMUNIQUÉ - COMMUNIQUÉ - COMMUNIQUE UN RÉGIME QUEBECOIS D'ASSURANCE PARENTALE C'EST URGENT! Les familles québécoises seront-elles prises en otage? COMMUNIQUÉ - COMMUNIQUÉ - COMMUNIQUE Pour diffusion immédiate UN RÉGIME QUEBECOIS D'ASSURANCE PARENTALE C'EST URGENT! Les familles québécoises seront-elles prises en otage? Montréal, le 14 décembre 1999

Plus en détail

ASSOCIATION QUÉBÉCOISE DES DIRECTEURS ET DIRECTRICES D'ÉTABLISSEMENT D'ENSEIGNEMENT RETRAITÉS. Assurance vie Catégories 100, 110, 200

ASSOCIATION QUÉBÉCOISE DES DIRECTEURS ET DIRECTRICES D'ÉTABLISSEMENT D'ENSEIGNEMENT RETRAITÉS. Assurance vie Catégories 100, 110, 200 ASSOCIATION QUÉBÉCOISE DES DIRECTEURS ET DIRECTRICES D'ÉTABLISSEMENT D'ENSEIGNEMENT RETRAITÉS Assurance vie Catégories 100, 110, 200 Dernière modification prenant effet le : 1 er janvier 2015 RÉGIME D'ASSURANCE

Plus en détail

Initiative de recherche clinique précoce au Québec: une opportunité à saisir.

Initiative de recherche clinique précoce au Québec: une opportunité à saisir. Initiative de recherche clinique précoce au Québec: une opportunité à saisir. 1 er Forum sur le médicament Jacques Turgeon, B.Pharm., Ph.D., Membre Académie canadienne des sciences de la santé, Membre

Plus en détail

Démarrage du prélèvement d organes et de Tissus sur donneurs décédés au Maroc

Démarrage du prélèvement d organes et de Tissus sur donneurs décédés au Maroc Démarrage du prélèvement d organes et de Tissus sur donneurs décédés au Maroc B.Ramdani Président du coneil consultatif de Transplantation d'organes et de tissus humains benyounsramdani@gmail.com 1 INTRODUCTION

Plus en détail

Dons, prélèvements et greffes

Dons, prélèvements et greffes Dons, prélèvements et greffes Donneur : d une vie à une autre... Chaque année, en France, plus de 10000 malades attendent une greffe afin de continuer à vivre ou d améliorer une existence lourdement handicapée.

Plus en détail

Arrêté royal du 27 avril 1998 fixant les normes auxquelles une fonction de soins intensifs doit répondre pour être agréée (M.B. 19.06.

Arrêté royal du 27 avril 1998 fixant les normes auxquelles une fonction de soins intensifs doit répondre pour être agréée (M.B. 19.06. Arrêté royal du 27 avril 1998 fixant les normes auxquelles une fonction de soins intensifs doit répondre pour être agréée (M.B. 19.06.1998) Texte coordonné : dernière mise à jour : 08.08.2014 CHAPITRE

Plus en détail

INFORMATION À DESTINATION DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ LE DON DU VIVANT

INFORMATION À DESTINATION DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ LE DON DU VIVANT INFORMATION À DESTINATION DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ LE DON DU VIVANT Les étapes du don de rein DONNER UN REIN DE SON VIVANT PEUT concerner CHACUN le don du vivant 3 /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

Plus en détail

Re c h e r c h e e t É v a l u a t i o n

Re c h e r c h e e t É v a l u a t i o n Portrait d un processus d intégration D i f f i c u l t é s r e n c o n t r é e s e t r e s s o u r c e s m i s e s à p r o f i t p a r l e s n o u v e a u x a r r i v a n t s a u c o u r s d e s q u a

Plus en détail

VOTRE RÔLE EN TANT QUE TRÉSORIER DE VOTRE ORGANISME

VOTRE RÔLE EN TANT QUE TRÉSORIER DE VOTRE ORGANISME VOTRE RÔLE EN TANT QUE TRÉSORIER DE VOTRE ORGANISME Bonjour! Bienvenue à l atelier : «Votre rôle en tant que trésorier de votre organisme» Cet atelier a pour but de vous familiariser avec divers éléments

Plus en détail

Transplantations d'organes Aspects éthiques et psychologiques

Transplantations d'organes Aspects éthiques et psychologiques 07/01/2015 LLORCA Clémence L2 CR : BRASSIER Julia SSH Véronique DELAPORTE 10 pages Transplantations d'organes Aspects éthiques et psychologiques Plan A. L'insuffisance rénale chronique terminale I. Généralités

Plus en détail

Transplantation rénale avec donneur vivant: problèmatiques éthiques. par Martine Gabolde DEA 1997

Transplantation rénale avec donneur vivant: problèmatiques éthiques. par Martine Gabolde DEA 1997 Transplantation rénale avec donneur vivant: problèmatiques éthiques. par Martine Gabolde DEA 1997 INTRODUCTION I- Etat des lieux: la "crise de la transplantation" La transplantation rénale est aujourd'hui

Plus en détail

L éducation au Québec : L état de la situation

L éducation au Québec : L état de la situation Préscolaire Primaire Secondaire Collégial Universitaire 43101 45 509 93969 68 331 110 297 151 845 241019 251 612 240 980 251 237 L éducation au Québec : L état de la situation L éducation est un des sujets

Plus en détail

DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION RÉSUMÉ DE L ANALYSE D IMPACT. accompagnant la

DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION RÉSUMÉ DE L ANALYSE D IMPACT. accompagnant la COMMISSION EUROPÉENNE Bruxelles, le 4.10.2012 SWD(2012) 291 final DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION RÉSUMÉ DE L ANALYSE D IMPACT accompagnant la proposition de règlement du Parlement européen

Plus en détail

Le Don de Moelle Ça fait pas d mal!

Le Don de Moelle Ça fait pas d mal! Le Don de Moelle Ça fait pas d mal! J ai de 18 à 50 ans Le Don de Moelle Osseuse Ça m intéresse -1 je demande des infos, je réfléchis. -2 je contacte le centre EFS le plus proche de chez moi. 3- je suis

Plus en détail

RÉALISER UNE CAMPAGNE DE SENSIBILISATION

RÉALISER UNE CAMPAGNE DE SENSIBILISATION RÉALISER UNE CAMPAGNE DE SENSIBILISATION Dernière révision du document : juillet 2012 Voici en 4 étapes clé quelques conseils à respecter afin de réaliser une campagne de sensibilisation efficace en matière

Plus en détail

La croissance des coûts en assurance médicaments: les enjeux pour les entreprises

La croissance des coûts en assurance médicaments: les enjeux pour les entreprises La croissance des coûts en assurance médicaments: les enjeux pour les entreprises La croissance des coûts en santé Québec 1980 à 2012 50 000,0 45 000,0 40 000,0 35 000,0 30 000,0 Pourquoi les dépenses

Plus en détail

ASSOCIATION DES GROUPES DE RESSOURCES TECHNIQUES DU QUÉBEC (AGRTQ) CODE D'ÉTHIQUE ET DE DÉONTOLOGIE

ASSOCIATION DES GROUPES DE RESSOURCES TECHNIQUES DU QUÉBEC (AGRTQ) CODE D'ÉTHIQUE ET DE DÉONTOLOGIE ASSOCIATION DES GROUPES DE RESSOURCES TECHNIQUES DU QUÉBEC (AGRTQ) CODE D'ÉTHIQUE ET DE DÉONTOLOGIE Adopté le 23 avril 1999 TABLE DES MATIÈRES PRÉAMBULE... 3 DÉFINITION... 4 SECTION 1. Le membre et l'organisme

Plus en détail

ASSURANCES MÉDICAMENTS COMPARAISON DES OPTIONS À PARTIR DE 65 ANS MISE À JOUR ANNÉE 2011

ASSURANCES MÉDICAMENTS COMPARAISON DES OPTIONS À PARTIR DE 65 ANS MISE À JOUR ANNÉE 2011 ASSURANCES MÉDICAMENTS COMPARAISON DES OPTIONS À PARTIR DE 65 ANS MISE À JOUR ANNÉE 2011 APRHQ Comité Croix Bleue Mise à jour 2011/07/15 But du sous-comité Croix Bleue 2 Donner des outils aux membres retraités

Plus en détail

ROTARY INTERNATIONAL District 1780 Rhône-Alpes Mont-Blanc Don volontaire de cellules souches

ROTARY INTERNATIONAL District 1780 Rhône-Alpes Mont-Blanc Don volontaire de cellules souches ROTARY INTERNATIONAL District 1780 Rhône-Alpes Mont-Blanc Don volontaire de cellules souches Le don de cellules souches Jean VIVIN 04/2013 1-Nature du problème : 2- Technique Les leucémies représentent

Plus en détail

Votre guide sur l'assurance vie universelle ÉquiVU à paiements limités

Votre guide sur l'assurance vie universelle ÉquiVU à paiements limités Votre guide sur l'assurance vie universelle ÉquiVU à paiements limités équivu GUIDE À L'INTENTION DE LA CLIENTÈLE À PROPOS DE L'ASSURANCE VIE ÉQUITABLE MD DU CANADA L'Assurance vie Équitable MD est la

Plus en détail

Conclusions du Conseil sur l'innovation dans l'intérêt des patients

Conclusions du Conseil sur l'innovation dans l'intérêt des patients Conseil de l'union Européenne PRESSE FR CONCLUSIONS DU CONSEIL Bruxelles, le 1 décembre 2014 Conclusions du Conseil sur l'innovation dans l'intérêt des patients Session du Conseil Emploi, politique sociale,

Plus en détail

Étude des tendances en matière de soins de santé au Canada

Étude des tendances en matière de soins de santé au Canada www.bucksurveys.com Étude des tendances en matière de soins de santé au Canada Résultats 2011 Introduction: Faibles augmentations à tous les niveaux Depuis que Buck a lancé, en 2001, sa première Étude

Plus en détail

Les personnes âgées et le système de santé : quelles sont les répercussions des multiples affections chroniques?

Les personnes âgées et le système de santé : quelles sont les répercussions des multiples affections chroniques? Janvier 2011 Les personnes âgées et le système de santé : quelles sont les répercussions des multiples affections chroniques? Introduction Les soins dispensés aux patients souffrant d affections chroniques

Plus en détail

Congé de soutien/solidarité familiale

Congé de soutien/solidarité familiale Congé de soutien/solidarité familiale Si un membre de votre famille, handicapé ou dépendant, a besoin de votre présence pour quelques temps, sachez que vous pouvez désormais bénéficier d'un congé spécifique.

Plus en détail

De meilleurs soins :

De meilleurs soins : De meilleurs soins : une analyse des soins infirmiers et des résultats du système de santé Série de rapports de l AIIC et de la FCRSS pour informer la Commission nationale d experts de l AIIC, La santé

Plus en détail

LA SANTE AU DANEMARK. 1. Etat de santé des danois:

LA SANTE AU DANEMARK. 1. Etat de santé des danois: LA SANTE AU DANEMARK On trouvera ici une présentation générale de la situation de La situation du Danemark en matière de santé. Autrefois performant, le Danemark est maintenant devenu un pays dans la moyenne

Plus en détail

Les donneurs d organes potentiels ne se retrouvent pas seulement dans les grands centres de traumatologie!

Les donneurs d organes potentiels ne se retrouvent pas seulement dans les grands centres de traumatologie! Les donneurs d organes potentiels ne se retrouvent pas seulement dans les grands centres de traumatologie! Kathy Poulin Infirmière ressource au don d organes et de tissus 1 Taux et nombre de donneurs décédés

Plus en détail

Aspects réglementaires du don et de la transplantation des organes. Mohamed Arrayhani - Tarik Sqalli Service de Néphrologie CHU Hassan II - Fès

Aspects réglementaires du don et de la transplantation des organes. Mohamed Arrayhani - Tarik Sqalli Service de Néphrologie CHU Hassan II - Fès Aspects réglementaires du don et de la transplantation des organes Mohamed Arrayhani - Tarik Sqalli Service de Néphrologie CHU Hassan II - Fès Cadre législatif au Maroc Loi 16/98 relative au don, au prélèvement

Plus en détail

GUIDE DE L ASSURÉ. Optez pour l assurance. qui peut regrouper maladies graves et assurance vie

GUIDE DE L ASSURÉ. Optez pour l assurance. qui peut regrouper maladies graves et assurance vie GUIDE DE L ASSURÉ Optez pour l assurance qui peut regrouper maladies graves et assurance vie Ne laissez rien au hasard AU CANADA ON ESTIME QUE À chaque heure : 16,65 personnes apprendront qu elles sont

Plus en détail

Principales causes de décès selon le groupe d âge. 0 24 25 44 45 64 65 84 85 et plus

Principales causes de décès selon le groupe d âge. 0 24 25 44 45 64 65 84 85 et plus Module 2 Exercice 1: Cellules souches hématopoïétiques 1. Causes de décès en Suisse (2010) La figure suivante montre les causes de décès les plus fréquentes en Suisse en 2010, telles qu elles ont été relevées

Plus en détail

Niveau d'avancement et d'atteinte des cibles d'impact des projets, par objectif stratégique Planification stratégique 2012-2017

Niveau d'avancement et d'atteinte des cibles d'impact des projets, par objectif stratégique Planification stratégique 2012-2017 et d'atteinte des cibles d'impact des 1. Formaliser l'offre de services pour l'ensemble des programmes-services et des programmes de soutien. Définir et promouvoir l'offre de services en Dépendances (2013-12-

Plus en détail

Les tumeurs osseuses. Causes. Symptômes. Diagnostic. Traitement. Pronostic. Une information de la Ligue suisse contre le cancer

Les tumeurs osseuses. Causes. Symptômes. Diagnostic. Traitement. Pronostic. Une information de la Ligue suisse contre le cancer Les tumeurs osseuses Causes Symptômes Diagnostic Traitement Pronostic Une information de la Ligue suisse contre le cancer Les tumeurs osseuses lent chondrosarcomes. Une des formes de cancer osseux, composé

Plus en détail

Assurance vie. Temporaire (10 ans ou 20 ans selon la police souscrite par le titulaire) Protection (Or, Argent ou Bronze)

Assurance vie. Temporaire (10 ans ou 20 ans selon la police souscrite par le titulaire) Protection (Or, Argent ou Bronze) Assurance vie Temporaire (10 ans ou 20 ans selon la police souscrite par le titulaire) Protection (Or, Argent ou Bronze) Nº DE POLICE : DATE D'EFFET : TITULAIRE : Partie A Définitions Les termes identifiés

Plus en détail

Assouplir l offre et les modalités de soutien financier pour améliorer l accessibilité à la formation

Assouplir l offre et les modalités de soutien financier pour améliorer l accessibilité à la formation Assouplir l offre et les modalités de soutien financier pour améliorer l accessibilité à la formation Commentaires du Conseil du patronat du Québec dans le cadre de la consultation sur l accessibilité

Plus en détail

Tableau des garanties Contrats collectifs

Tableau des garanties Contrats collectifs Assurances santé conformes à la Convention du travail maritime, 2006 Tableau des garanties Contrats collectifs Conformité à la Convention du travail maritime (MLC) 2006 La conformité avec la Convention

Plus en détail

Don d organes et mort cérébrale. Drs JL Frances & F Hervé Praticiens hospitaliers en réanimation polyvalente Hôpital Laennec, Quimper

Don d organes et mort cérébrale. Drs JL Frances & F Hervé Praticiens hospitaliers en réanimation polyvalente Hôpital Laennec, Quimper Don d organes et mort cérébrale Drs JL Frances & F Hervé Praticiens hospitaliers en réanimation polyvalente Hôpital Laennec, Quimper La mort cérébrale Cessation irréversible de toute fonction cérébrale

Plus en détail

SAUVEZ UNE VIE... EN DONNANT LA VIE!

SAUVEZ UNE VIE... EN DONNANT LA VIE! SAUVEZ UNE VIE... EN DONNANT LA VIE! SUIVEZ-NOUS SUR : BANQUE PUBLIQUE DE SANG DE CORDON DʼHÉMA-QUÉBEC Lire ce code avec un téléphone intelligent pour accéder à la page S inscrire à la banque de sang de

Plus en détail

Préoccupations en matière de retour au travail chez les personnes confrontées à un cancer et les personnes qui leur prodiguent des soins

Préoccupations en matière de retour au travail chez les personnes confrontées à un cancer et les personnes qui leur prodiguent des soins Préoccupations en matière de retour au travail chez les personnes confrontées à un cancer et les personnes qui leur prodiguent des soins Sommaire de gestion À la demande du Groupe de travail national sur

Plus en détail

Dossier de presse 30 mars 2012. Création de la Carsat Alsace-Moselle www.carsat-alsacemoselle.fr

Dossier de presse 30 mars 2012. Création de la Carsat Alsace-Moselle www.carsat-alsacemoselle.fr Dossier de presse 30 mars 2012 Création de la Carsat Alsace-Moselle www.carsat-alsacemoselle.fr Création de la Carsat Alsace-Moselle La démarche de fusion de la CRAM et de la CRAV trouve son origine dans

Plus en détail

LUTTER POUR UNE MEILLEURE SANTÉ : QUE PEUT-ON FAIRE DANS NOTRE QUARTIER?

LUTTER POUR UNE MEILLEURE SANTÉ : QUE PEUT-ON FAIRE DANS NOTRE QUARTIER? LUTTER POUR UNE MEILLEURE SANTÉ : QUE PEUT-ON FAIRE DANS NOTRE QUARTIER? Résumé des trois enjeux présentés lors de l Assemblée publique du comité de lutte en santé de la Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles

Plus en détail

l'institut Paoli-Calmettes (IPC) réunit à la Villa Méditerranée les 29 et 30 mai 2015

l'institut Paoli-Calmettes (IPC) réunit à la Villa Méditerranée les 29 et 30 mai 2015 ANNONCE PRESSE Un donneur pour chaque patient en attente d'une greffe de moelle osseuse, de la chimère à la réalité grâce à la révolution de la greffe haplo mismatch Marseille, le 26 mai 2015. L'Institut

Plus en détail

Exonération des primes d assurance-vie. Déclaration du salarié

Exonération des primes d assurance-vie. Déclaration du salarié Exonération des primes d assurance-vie Déclaration du salarié Déclaration du salarié Garantie d exonération des primes d assurance-vie collective Le présent guide contient les formulaires à remplir pour

Plus en détail

FICHE D INFORMATION AVANT UNE TRANSFUSION

FICHE D INFORMATION AVANT UNE TRANSFUSION FICHE D INFORMATION AVANT UNE TRANSFUSION Madame, Monsieur, Si votre état de santé nécessite une transfusion sanguine, ce document est destiné à vous informer sur les avantages et les risques de la transfusion,

Plus en détail

Conclusions du Conseil sur le financement pour la croissance et le financement à long terme de l'économie européenne

Conclusions du Conseil sur le financement pour la croissance et le financement à long terme de l'économie européenne Conseil de l'union Européenne PRESSE FR CONCLUSIONS DU CONSEIL Bruxelles, le 9 décembre 2014 Conclusions du Conseil sur le financement pour la croissance et le financement à long terme de l'économie européenne

Plus en détail

Directives du programme Ontario au travail

Directives du programme Ontario au travail Directives du programme Ontario au travail 4.7 Régimes de retraite, REER et REEE Compétence Législative Paragraphe 7 (3) de la Loi. Paragraphe 14 (1), article 15.1, paragraphe 17 (2), articles 32, 38,39,

Plus en détail

Observation des modalités et performances d'accès à Internet

Observation des modalités et performances d'accès à Internet Observation des modalités et performances d'accès à Internet Avant-propos La base de cette étude est constituée par les informations collectées par l'outil Cloud Observer d'iplabel (chargement des différents

Plus en détail

Modifications aux régimes d'assurance au 1 er janvier 2004

Modifications aux régimes d'assurance au 1 er janvier 2004 Modifications aux régimes d'assurance au 1 er janvier 2004 Pour les employés de bureau, métiers, techniciens, réseau, et spécialistes versés métiers et réseau Décembre 2003 Table des matières Assurance

Plus en détail

Caroline John, Sophie Kamel, Vincent Dombre, Joao Da Costa Rodrigues, Yann Coattrenec

Caroline John, Sophie Kamel, Vincent Dombre, Joao Da Costa Rodrigues, Yann Coattrenec Caroline John, Sophie Kamel, Vincent Dombre, Joao Da Costa Rodrigues, Yann Coattrenec Plan de l exposé 1. Introduction 2. Déséquilibre offre demande 3. Donneur 4. Receveur 5. Liste d attente 6. Aspect

Plus en détail

CE DONT LE CANADA A MAINTENANT BESOIN POUR ENRAYER LA CRISE ÉCONOMIQUE UNE DÉ CLARATION DU CONSEIL CANADIEN DES CHEFS D ENTREPRISE

CE DONT LE CANADA A MAINTENANT BESOIN POUR ENRAYER LA CRISE ÉCONOMIQUE UNE DÉ CLARATION DU CONSEIL CANADIEN DES CHEFS D ENTREPRISE CE DONT LE CANADA A MAINTENANT BESOIN POUR ENRAYER LA CRISE ÉCONOMIQUE UNE DÉ CLARATION DU CONSEIL CANADIEN DES CHEFS D ENTREPRISE OTTAWA Le Canada est relativement bien placé, mais ne pourra pas échapper

Plus en détail