REGARD SUR LES PLACEMENTS MONDIAUX. Comité des stratégies de placement RBC

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1 REGARD SUR LES PLACEMENTS MONDIAUX Comité des stratégies de placement RBC NOUVEL AN 215

2 COMITÉ DES STRATÉGIES DE PLACEMENT RBC Le Comité des stratégies de placement RBC est composé de professionnels du placement des échelons supérieurs provenant des diverses unités de RBC Gestion mondiale d actifs. Le Comité reçoit régulièrement des données sur les marchés économiques et des capitaux provenant de sources internes et externes. Les conseillers régionaux (Amérique du Nord, Europe, Extrême-Orient), le Sous-comité pour les titres mondiaux à revenu fixe et devises et les chefs des différents secteurs des titres mondiaux (services financiers et soins de la santé, biens de consommation non essentiels et de base, industries et services publics, énergie et matières, télécommunications et technologies) formulent d importantes recommandations. À partir de ces recommandations, le Comité des stratégies de placement RBC établit des prévisions de placement globales détaillées pour l année qui suit. Les prévisions du Comité comprennent une évaluation des conditions monétaires et budgétaires globales, de la croissance économique et du taux d inflation prévus ainsi que de l évolution prévue des taux d intérêts, des principales devises, des bénéfices des sociétés et du cours des actions. L ensemble de ces prévisions permet au Comité des stratégies de placement RBC de formuler des recommandations particulières qui sont utilisées pour gérer les portefeuilles. Ces recommandations comprennent : la répartition recommandée d espèces, de titres à revenu fixe et d actions dans le portefeuille ; le niveau de risque global recommandé des portefeuilles de titres à revenu fixe et d actions ; la structure d échéance optimale pour les placements à revenu fixe ; la répartition suggérée par secteurs et zones géographiques au sein des portefeuilles d actions ; le niveau d exposition aux principales devises qu il est préférable d avoir. Les résultats des délibérations du Comité sont publiés dans Regard sur les placements mondiaux.

3 TABLE DES MATIÈRES SOMMAIRE 3 Regard sur les placements mondiaux Sarah Riopelle, CFA V.-p. et première gestionnaire de portefeuille, RBC Gestion mondiale d actifs Inc. Daniel E. Chornous, CFA Chef des placements, RBC Gestion mondiale d actifs Inc. PRÉVISIONS ÉCONOMIQUES ET DES MARCHÉS FINANCIERS 8 Comité des stratégies de placement RBC RÉPARTITION DE L ACTIF RECOMMANDÉE 9 Comité des stratégies de placement RBC RENDEMENT DES MARCHÉS FINANCIERS 1 Milos Vukovic, MBA, CFA V.-p. et chef, Politique de placement, RBC Gestion mondiale d actifs Inc. REGARD SUR LES PLACEMENTS MONDIAUX 11 Des marchés en mouvement Eric Lascelles Économiste en chef, RBC Gestion mondiale d actifs Inc. Daniel E. Chornous, CFA Chef des placements, RBC Gestion mondiale d actifs Inc. John Richards, CFA Analyste, Actions mondiales, RBC Gestion mondiale d actifs Inc. MARCHÉS MONDIAUX DES TITRES À REVENU FIXE 43 Soo Boo Cheah, MBA, CFA Premier gestionnaire de portefeuille, RBC Global Asset Management (UK) Limited Suzanne Gaynor V.-p. et première gestionnaire de portefeuille, RBC Gestion mondiale d actifs Inc. MARCHÉS DES CHANGES 49 Dagmara Fijalkowski, MBA, CFA Chef, Titres mondiaux à revenu fixe et devises (Toronto et Londres), RBC Gestion mondiale d actifs Inc. PERSPECTIVES RÉGIONALES États-Unis 6 Raymond Mawhinney Premier v.-p. et premier gestionnaire de portefeuille, RBC Gestion mondiale d actifs Inc. Brad Willock, CFA V.-p. et premier gestionnaire de portefeuille, RBC Gestion mondiale d actifs Inc. Canada 63 Stuart Kedwell, CFA Premier v.-p. et premier gestionnaire de portefeuille, RBC Gestion mondiale d actifs Inc. Europe 66 Dominic Wallington Chef des placements, RBC Global Asset Management (UK) Limited Asie 69 Mayur Nallamala Chef et premier gestionnaire de portefeuille, RBC Investment Management (Asia) Limited Marchés émergents 72 Richard Farrell Analyste, RBC Global Asset Management (UK) Limited COMITÉ DES STRATÉGIES DE PLACEMENT RBC 74

4 SOMMAIRE Sarah Riopelle, CFA V.-p. et première gestionnaire de portefeuille RBC Gestion mondiale d actifs Inc. Daniel E. Chornous, CFA Chef des placements RBC Gestion mondiale d actifs Inc. Les marchés boursiers des pays développés ont connu un trimestre marqué par la volatilité en raison des préoccupations des investisseurs à l égard des effets de l intensification apparente des risques géopolitiques, ainsi que d une salve de données économiques médiocres. Le recul a été plutôt bref (quelques semaines seulement) et limité, car les données économiques ne se sont pas révélées aussi inquiétantes qu au premier abord. Et bien qu il y ait indéniablement de nombreux risques géopolitiques dans le monde en ce moment, la situation globale ne se détériore pas. En fait, nous sommes d avis qu elle s améliore légèrement. Chute des prix du pétrole La chute des prix du pétrole est notable, compte tenu de l ampleur du mouvement observé au cours des dernières semaines. Nous prévoyions depuis longtemps que les prix du pétrole redescendraient sous la barre des 1 $ à cause du ralentissement de la croissance dans les pays émergents, conjugué à l essor de l offre découlant d une décennie de prix élevés. Après avoir fortement baissé, le pétrole coûte actuellement environ 6 $ le baril. À long terme, nous croyons toujours qu un prix d environ 8 $ le baril représente une cible logique, compte tenu des coûts des grands producteurs. Élan économique contrasté La croissance inégale de l économie a été l un des traits marquants de 214. Certains pays du monde ont connu une belle progression (États-Unis et Royaume-Uni), tandis que d autres ont obtenu des résultats décevants (pays européens et Japon). Nous nous attendons à ce que la croissance soit un peu plus généralisée en 215, même si les perspectives varieront toujours d un pays à l autre. Les économies avancées les plus fortes semblent capables de maintenir leur récent rythme de croissance, tandis que les plus faibles devraient améliorer le leur. La croissance économique des marchés émergents a ralenti de manière importante au cours des dernières années. Cette tendance s explique par le fait que les possibilités de gains d efficacité pour les sociétés se raréfient et que la croissance du crédit ralentit dans les marchés émergents. Nous pensons que la période de décélération de la croissance dans les pays émergents tire à sa fin, car ceux-ci bénéficient de la baisse des prix du pétrole, du recul des taux d intérêt et de la dépréciation des devises, ainsi que de l amélioration de la croissance dans les pays développés. Nous sommes toujours dans la phase d expansion du cycle économique, laquelle devrait à notre avis se poursuivre. Le cycle actuel s est amorcé il y a cinq ans et la phase d expansion dure habituellement de sept à dix ans. Soulignons par ailleurs que cette phase a tendance à se prolonger après les récessions particulièrement profondes et les reprises initialement hésitantes, comme ce fut le cas cette fois-ci. L inflation demeure faible L inflation demeure très faible dans plusieurs régions du monde en raison d une combinaison de facteurs : croissance anémique, pressions légères sur les salaires et recul des prix des marchandises. Comme nous pensons que la faiblesse de l inflation persistera au cours de la prochaine année, nous avons abaissé nos prévisions à cet égard. Cela dit, nous sommes toujours d avis qu une tendance ascendante devrait se dessiner au cours de la prochaine année si les prix du pétrole se fixent à un niveau qui le permet. La vigueur du billet vert devrait se maintenir Le marché haussier du dollar américain se raffermit, celui-ci ayant effectué depuis juillet la moitié de sa remontée de 2 % par rapport à son creux d il y a trois ans. Le billet vert a augmenté par rapport à l ensemble des monnaies des pays du G1 et à la quasi-totalité de celles des pays émergents. Une telle constance illustre la force de la tendance. Nous ne voyons aucun signe de retournement de ce marché haussier et pensons que les corrections des divers taux 2 I REGARD SUR LES PLACEMENTS MONDIAUX COMITÉ DES STRATÉGIES DE PLACEMENT RBC Nouvel An 215

5 SOMMAIRE Sarah Riopelle, CFA Daniel E. Chornous, CFA de change offrent des occasions de négociation. Nos prévisions s appuient principalement sur la divergence entre les politiques monétaires et les mouvements de fonds favorables au dollar, qui s effectuent en grande partie au détriment de l euro et du yen. Le ralentissement de la croissance mondiale et l offre abondante de marchandises pèseront sur le dollar canadien et les autres monnaies liées aux ressources. Divergence entre les politiques monétaires Les politiques monétaires demeurent inhabituellement diversifiées d un pays à l autre. La Réserve fédérale et la Banque d Angleterre devraient durcir leur politique en 215, tandis que la Banque du Japon et la Banque centrale européenne mettent en œuvre de nouvelles mesures de relance. Nous ne prévoyons pas de rapprochement entre les politiques à court terme. Certains pays cherchent à empêcher une surchauffe de l économie, tandis que d autres s efforcent de stabiliser l économie et de dynamiser la croissance. Nous continuons de croire que la Fed sera la première banque centrale à hausser les taux, probablement au cours de l été 215. Les taux obligataires sont plus susceptibles de monter que de descendre Les taux d intérêt sont inhabituellement bas à l échelle du globe. Au cours des prochaines années, les taux obligataires ont donc de meilleures chances d augmenter que de diminuer dans un contexte d enracinement d une croissance mondiale durable. Notre prévision voulant que la croissance et l inflation progressent en 215 et que la Fed commence à relever ses taux nous conforte dans l idée que les taux obligataires augmenteront pendant la période considérée. Cette augmentation devrait cependant être graduelle, car une ascension rapide des taux d intérêt pourrait affaiblir le marché du logement et la croissance en général. Si les taux obligataires augmentent comme prévu, les pertes de valeur des obligations d État feront plus qu annuler les revenus d intérêts, de sorte que les investisseurs en titres à revenu fixe réaliseront des rendements totaux négatifs. Compte tenu des risques du marché des obligations d État, les obligations de sociétés demeurent une solution de rechange intéressante. Accroissement de la volatilité et baisse des rendements des actions en vue Les actions mondiales ont continué de progresser en 214. Malgré les rendements élevés, les valorisations ne sont pas encore excessives sur la plupart des grands marchés selon les données historiques. Comme les cours s approchent néanmoins de leur pleine valeur, les rendements moyens diminuent et la volatilité s accroît. Par conséquent, nous faisons preuve d une grande prudence à l égard des actions à de tels niveaux de valorisation et cherchons toujours des occasions de gérer tactiquement la répartition d actif. Il est probable que l élan insufflé par l expansion des multiples sera dorénavant beaucoup moins important. L évolution des marchés boursiers dépendra donc davantage de la croissance des bénéfices des sociétés. Comme la reprise de l économie mondiale est de plus en plus autonome, nous pensons que les hausses des bénéfices des sociétés permettront au marché haussier de se maintenir. De nombreux analystes sonnent l alarme au sujet des marges bénéficiaires, mais notre analyse indique que les marges devraient demeurer à leurs valeurs actuelles ou près de celles-ci, ce qui élimine un risque important de baisse des bénéfices. Préférence pour les actions plutôt que pour les obligations Nous favorisons toujours les actions plutôt que les obligations. Le scénario à long terme de montée des taux obligataires tient toujours et exercera des pressions à la baisse sur les rendements des investisseurs en titres à revenu fixe, tandis que la stabilité de la croissance, les politiques monétaires expansionnistes, la faiblesse de l inflation, le niveau raisonnable des valorisations et la progression des bénéfices des sociétés créent un contexte favorable aux marchés boursiers. Même si les actions sont bien placées pour surpasser les obligations, tant les marchés boursiers qu obligataires devraient produire des rendements totaux inférieurs à la normale. Nous avons profité du recul boursier en octobre pour accroître la pondération des actions de deux points de pourcentage au moyen de fonds provenant du volet des obligations. Pour un portefeuille mondial équilibré, nous recommandons maintenant la répartition de l actif suivante : 61 % en actions (position neutre stratégique : 55 %), 38 % en titres à revenu fixe (position neutre stratégique : 4 %) et le reste en liquidités. REGARD SUR LES PLACEMENTS MONDIAUX COMITÉ DES STRATÉGIES DE PLACEMENT RBC Nouvel An 215 I 3

6 PRÉVISIONS ÉCONOMIQUES ET DES MARCHÉS FINANCIERS PIB RÉEL PRÉVISIONS ÉCONOMIQUES (COMITÉ DES STRATÉGIES DE PLACEMENT RBC) ÉTATS-UNIS CANADA EUROPE ROYAUME-UNI JAPON CHINE Nouvel An 215 Variation p.r. prév. Automne Nouvel An Variation p.r. prév. Automne Nouvel An Variation p.r. prév. Automne Nouvel An Variation p.r. prév. Automne Nouvel An Variation p.r. prév. Automne Nouvel An MARCHÉS ÉMERGENTS Variation p.r. prév. Automne Nouvel An R 1,86 % 2,1 % (,4 %) 1,75 % 1,56 % 7,71 % 5,25 %* Variation p.r. prév. Automne E 2,25 % Aucune 2,25 % Aucune,75 % Aucune 3, % Aucune,5 % (,75) 7,25 % Aucune 5, % Aucune 215E 3,25 % Aucune 2,25 % Aucune 1,25 % Aucune 3, % Aucune 1,5 % Aucune 6,75 % Aucune 5,25 % Aucune IPC 213R 1,46 %,96 % 1,34 % 2,57 %,36 % 2,58 % 4,69 % 214E 1,75 % (,25) 2, % Aucune,5 % (,25) 1,75 % (,25) 2,75 % Aucune 2,25 % (,25) 4,25 % Aucune 215E 1,75 % (,25) 1,75 % (,25) 1, % (,25) 1,75 % (,5) 1,5 % (,25) 2,75 % (,25) 4, % Aucune R = RÉEL E = ESTIMATION * Moyenne pondérée du PIB de la Chine, de l Inde, de la Corée du Sud, du Brésil, du Mexique et de la Russie. MARCHÉS DES DEVISES C. USD CIBLES (COMITÉ DES STRATÉGIES DE PLACEMENT RBC) NOVEMBRE 214 PRÉVISIONS NOVEMBRE 215 VARIATION P.R. PRÉV. AUTOMNE 214 ESTIMATION RENDEMENT TOTAL SUR UN AN % USD-CAD 1,14 1,18,3 (2,) EURO-USD 1,24 1,14 (,6) (8,6) USD-YEN 118,68 125, 17, (5,3) LIVRE-USD 1,56 1,5 (,13) (3,7) MARCHÉS DES TITRES À REVENU FIXE É.-U. Taux des fonds fédéraux,25,5 Aucune Aucune É.-U. Rendement obligation 1 ans 2,16 3, (,25) (5,) Canada Taux de financement à un jour 1, 1, Aucune Aucune Canada Rendement obligation 1 ans 1,9 2,5 (,25) (3,4) Zone euro Taux directeur,5, Aucune Aucune Allemagne Rendement obligation 1 ans,7 1,5 (,25) (6,7) Royaume-Uni Taux de base,5 1, (,25) Aucune Royaume-Uni Rendement obligation 1 ans 1,93 3,25 (,5) (9,3) Japon Taux de financement à un jour,1,1 Aucune Aucune Japon Rendement obligation 1 ans,42,8 (,1) (3,2) MARCHÉS DES ACTIONS S&P ,1 S&P/TSX composé (1) 8,1 MSCI Europe (1) 9, FTSE (275) 8, Nikkei ,6 MSCI Marchés émergents (75) 12,3 Source : RBC GMA 4 I REGARD SUR LES PLACEMENTS MONDIAUX COMITÉ DES STRATÉGIES DE PLACEMENT RBC Nouvel An 215

7 RÉPARTITION DE L ACTIF RECOMMANDÉE La répartition de l actif soit la distribution des actions, des obligations et des liquidités dans le portefeuille devrait reposer à la fois sur des éléments stratégiques et tactiques. La répartition stratégique de l actif détermine l agencement des principales catégories d actif qui offre le meilleur rapport risque/rendement pour un profil d investisseur donné. Elle est comme le plan d investissement repère qui guidera le portefeuille au fil des différents cycles de l économie et des placements, indépendamment du scénario à court terme envisagé pour l économie et les marchés des capitaux. La répartition tactique de l actif correspond au réglage de précision des paramètres stratégiques dans le but d ajouter de la valeur en profitant des fluctuations à court terme des marchés. recommandées pour les divers marchés mondiaux de titres à revenu fixe et d actions. Nos recommandations sont établies en fonction du profil Équilibré, où les paramètres repères sont : 55 % d actions, 4 % de titres à revenu fixe et 5 % de liquidités. POLITIQUE RÉPARTITION DE L ACTIF MONDIALE FOURCHETTE PASSÉE NOUVEL AN 214 PRINTEMPS 214 ÉTÉ 214 AUTOMNE 214 NOUVEL AN 215 LIQUIDITÉS 2, % 1,5 % 16 % 4, % 4, % 4, % 1, % 1, % OBLIGATIONS 43, % 25 % 54 % 38, % 38, % 37, % 4, % 38, % ACTIONS 55, % 36 % 65 % 58, % 58, % 59, % 59, % 61, % Nota : Le 1 er septembre 214, nous avons revu nos positions neutres stratégiques dans le segment des titres à revenu fixe en abaissant la pondération «neutre» des liquidités de 5 % à 2 % et en réattribuant la différence aux obligations. Nous pourrons ainsi tirer profit de la pente positive que présente la courbe des rendements pendant la plupart des périodes et nos gestionnaires de titres à revenu fixe auront la possibilité de diminuer la duration et d accumuler des liquidités lorsqu une correction du marché obligataire ou, surtout, une inversion de la courbe des rendements est anticipée. RÉPARTITION RÉGIONALE Une fourchette tactique de +/- 15 % autour de la position repère nous permet de hausser ou de diminuer la pondération de catégories d actif précises pour que les portefeuilles puissent profiter des marchés qui offrent des perspectives à court terme relativement attrayantes. suite à la page 6... Comme chacun a des attentes de CWGBI* FOURCHETTE NOUVEL AN PRINTEMPS ÉTÉ AUTOMNE NOUVEL AN OBLIG. MONDIALES rendement et une tolérance à la volatilité NOV. 214 PASSÉE qui lui sont propres, il n y a pas de Amérique du Nord 34,6 % 18 % 4 % 28, % 38, % 37,7 % 32,9 % 39,6 % répartition stratégique de l actif Europe 41,5 % 32 % 56 % 42,3 % 38,2 % 39,3 % 41,9 % 39, % «universelle». À partir d une étude Asie 23,9 % 2 % 35 % 29,7 % portant sur 35 ans de rendements Nota : Fondé sur les rendements prévus sur 12 mois, couverts en $ US 23,7 % 23,1 % 25,2 % 21,4 % historiques et de volatilité des MSCI** FOURCHETTE NOUVEL AN PRINTEMPS ÉTÉ AUTOMNE NOUVEL AN ACTIONS MONDIALES rendements (la fourchette qui englobe NOV. 214 PASSÉE le rendement moyen et la plupart des Amérique du Nord 59,6 % 51 % 61 % 57,3 % 58,3 % 58,7 % 59,1 % 6,5 % résultats à court terme), nous avons Europe 21,9 % 21 % 35 % 23,8 % 25, % 24,2 % 22,3 % 2,8 % créé cinq profils généraux et attribué Asie 11,2 % 9 % 18 % 11,5 % 9,8 % 1,2 % 11,3 % 11,3 % à chacun une répartition stratégique Marchés émergents repère de l actif. Ces profils vont de 7,3 % % 8,5 % 7,5 % 7, % 7, % 7,3 % 7,5 % Prudence élevée à Équilibré en passant Notre composition d actif est indiquée en date de la fin de chaque trimestre. La composition fluctue et peut être modifiée pendant chaque trimestre. Toutefois, nous ne faisons pas toujours état des modifications au moment par Croissance dynamique. Il va sans où elles se produisent. Les pondérations figurant dans le tableau se veulent un instantané de notre composition dire que plus les investisseurs acceptent d actif à la date de publication de Regard sur les placements mondiaux. un niveau de volatilité élevé, et donc un risque plus grand d obtenir des ACTIONS MONDIALES RÉPARTITION SECTORIELLE MSCI** CSP RBC CSP RBC VARIATION DEPUIS PONDÉRATION rendements qui diffèrent de la moyenne NOV. 214 AUTOMNE 214 NOUVEL AN 215 AUTOMNE 214 C. RÉFÉRENCE à long terme, plus le potentiel de Énergie 8,81 % 9,1 % 7,81 % (1,29) 88,6 % rendement sera élevé. Les cinq profils présentés ci-dessous pourront aider Matières 5,23 % 5,78 % 4,23 % (1,55) 8,9 % les investisseurs à choisir la répartition Industrie 1,92 % 1,97 % 12,12 % 1,15 111, % stratégique de l actif qui répond le Consommation non essentielle 11,81 % 11,84 % 12,81 %,97 18,5 % mieux à leurs objectifs de placement. Consommation de base 9,81 % 1,7 % 9,81 % (,89) 1, % Chaque trimestre, le Comité des stratégies Soins de santé 12,61 % 13,47 % 14,21 %,75 112,7 % de placement RBC publie une répartition Services financiers 21, % 18,88 % 19, %,12 9,5 % de l actif recommandée fondée sur notre Technologie de l information opinion actuelle de l économie et sur les 13,2 % 14,7 % 15,2 %,32 115,4 % prévisions de rendement des grandes Services de télécommunications 3,44 % 2,94 % 1,64 % (1,3) 47,7 % catégories d actif. Ces pondérations Services publics 3,36 % 1,62 % 3,36 % 1,73 1, % sont ensuite divisées en proportions * Indice mondial d obligations gouv. Citigroup ** Indice mondial MSCI Source : Comité des stratégies de placement RBC REGARD SUR LES PLACEMENTS MONDIAUX COMITÉ DES STRATÉGIES DE PLACEMENT RBC Nouvel An 215 I 5

8 RÉPARTITION DE L ACTIF RECOMMANDÉE... suite de la page 5 Cette recommandation tactique à l égard du profil Équilibré peut servir à guider les modifications apportées aux fourchettes des autres profils. Si, par exemple, la pondération en actions actuellement recommandée pour le profil Équilibré est de 62,5 % (c.-à-d. 7,5 % au-dessus du repère de 55 % et sous la limite supérieure de 7 %), cela signifierait un ajustement tactique de +5,2 % à 25,2 % pour le profil Prudence élevée (c.-à-d. un ajustement proportionnel à la hausse de la pondération en actions de 2 %, à l intérieur de la fourchette permise de +/- 15 %). La valeur ajoutée des stratégies tactiques dépend, bien sûr, de la mesure dans laquelle les scénarios se réalisent. Essentiels à la réussite d un plan d investissement, les examens réguliers des pondérations du portefeuille assurent la concordance des pondérations actuelles avec les niveaux de rendement à long terme et la tolérance au risque qui conviennent le mieux aux investisseurs particuliers. L arrimage des portefeuilles à une répartition stratégique de l actif appropriée et l imposition de limites aux fourchettes de positionnement tactique permises imposent une discipline pouvant limiter les dommages causés par les réactions émotionnelles qui accompagnent inévitablement les hausses et les baisses des marchés. 1. Rendement moyen : Le rendement global moyen offert par la catégorie d actif pour la période de 1979 à 214, d après les résultats mensuels. 2. Volatilité : L écart type des rendements. L écart type est une mesure statistique qui définit la fourchette autour du rendement moyen et à l intérieur de laquelle les 2/3 des résultats se retrouvent, d après une distribution normale autour de la moyenne à long terme. PRUDENCE ÉLEVÉE CATÉGORIE D ACTIF REPÈRE FOUR- CHETTE DERNIER TRIMESTRE RECOM. ACTUELLES ESPÈCES ET QUASI-ESPÈCES 2 % -15 % 1,1 % 1, % REVENU FIXE 78 % % 75,2 % 73,8 % TOTAL ESPÈCES ET REVENU FIXE 8 % % 76,3 % 74,8 % ACTIONS CANADIENNES 1 % 5-2 % 11, % 12, % ACTIONS AMÉRICAINES 5 % -1 % 6,8 % 7, % ACTIONS INTERNATIONALES 5 % -1 % 5,9 % 6,2 % MARCHÉS ÉMERGENTS % %, %, % TOTAL ACTIONS 2 % 5-35 % 23,7 % 25,2 % RENDEMENT VOLATILITÉ MOYENNE SUR 35 ANS 9,2 % 6,1 % Les investisseurs très prudents cherchent à obtenir un revenu, avec une protection maximale et la possibilité d une croissance modérée du capital. Ils acceptent de faibles variations de la valeur de leurs placements. Ce portefeuille investit principalement dans les titres à revenu fixe et dans un faible nombre d actions pour dégager un revenu tout en offrant une certaine protection contre l inflation. Les investisseurs qui présentent ce profil prévoient habituellement conserver leurs placements de court à moyen terme (minimum de un à cinq ans). MOYENNE DES 12 DERNIERS MOIS 8,8 % 3, % PRUDENCE CATÉGORIE D ACTIF REPÈRE FOUR- CHETTE DERNIER TRIMESTRE RECOM. ACTUELLES ESPÈCES ET QUASI-ESPÈCES 2 % -15 % 1, % 1, % REVENU FIXE 63 % 4-8 % 6,1 % 58,4 % TOTAL ESPÈCES ET REVENU FIXE 65 % 5-8 % 61,1 % 59,4 % ACTIONS CANADIENNES 15 % 5-25 % 16, % 17,1 % ACTIONS AMÉRICAINES 1 % -15 % 11,9 % 12,1 % ACTIONS INTERNATIONALES 1 % -15 % 11, % 11,4 % MARCHÉS ÉMERGENTS % %, %, % TOTAL ACTIONS 35 % 2-5 % 38,9 % 4,6 % RENDEMENT VOLATILITÉ MOYENNE SUR 35 ANS 9,5 % 7,3 % Les investisseurs prudents cherchent à obtenir un revenu modeste, avec une croissance modeste et une protection raisonnable du capital. Ils acceptent de modestes variations de la valeur de leurs placements. Ce portefeuille investit principalement dans des titres à revenu fixe et dans quelques actions pour dégager un rendement plus constant et fournir un niveau raisonnable de sécurité. Le profil convient aux investisseurs qui prévoient détenir leurs placements de moyen à long terme (minimum de cinq à sept ans). MOYENNE DES 12 DERNIERS MOIS 1, % 3, % 6 I REGARD SUR LES PLACEMENTS MONDIAUX COMITÉ DES STRATÉGIES DE PLACEMENT RBC Nouvel An 215

9 RÉPARTITION DE L ACTIF RECOMMANDÉE ÉQUILIBRÉ CATÉGORIE D ACTIF REPÈRE FOUR- CHETTE DERNIER TRIMESTRE RECOM. ACTUELLES ESPÈCES ET QUASI-ESPÈCES 2 % -15 % 1, % 1, % REVENU FIXE 43 % 2-6 % 4, % 38, % TOTAL ESPÈCES ET REVENU FIXE 45 % 3-6 % 41, % 39, % ACTIONS CANADIENNES 19 % 1-3 % 2, % 21,1 % ACTIONS AMÉRICAINES 2 % 1-3 % 21,8 % 22,1 % ACTIONS INTERNATIONALES 12 % 5-25 % 12,9 % 13,3 % MARCHÉS ÉMERGENTS 4 % -1 % 4,3 % 4,5 % TOTAL ACTIONS 55 % 4-7 % 59, % 61, % RENDEMENT VOLATILITÉ MOYENNE SUR 35 ANS 9,6 % 8,7 % Le portefeuille Équilibré convient aux investisseurs qui recherchent un équilibre entre la croissance du capital à long terme et la préservation du capital, et qui cherchent accessoirement à obtenir un modeste revenu. Ils doivent être prêts à accepter de modestes variations de la valeur de leurs placements. Plus de la moitié du portefeuille est habituellement consacrée à une combinaison d actions canadiennes, américaines et internationales. Ce profil convient aux investisseurs qui prévoient conserver leurs placements de moyen à long terme (minimum de cinq à sept ans). MOYENNE DES 12 DERNIERS MOIS 12,1 % 3,4 % CROISSANCE CATÉGORIE D ACTIF REPÈRE FOUR- CHETTE DERNIER TRIMESTRE RECOM. ACTUELLES ESPÈCES ET QUASI-ESPÈCES 2 % -15 % 1, % 1, % REVENU FIXE 28 % 5-4 % 24,9 % 22,6 % TOTAL ESPÈCES ET REVENU FIXE 3 % % 25,9 % 23,6 % ACTIONS CANADIENNES 23 % % 24, % 25,1 % ACTIONS AMÉRICAINES 25 % % 26,8 % 27,2 % ACTIONS INTERNATIONALES 16 % 1-3 % 17, % 17,4 % MARCHÉS ÉMERGENTS 6 % -12 % 6,3 % 6,7 % TOTAL ACTIONS 7 % % 74,1 % 76,4 % Les investisseurs du profil Croissance privilégient la croissance à long terme aux dépens de la préservation du capital et d un revenu régulier. Ils peuvent accepter de fortes variations de la valeur de leurs placements. Ce portefeuille investit principalement dans une combinaison diversifiée d actions canadiennes, américaines et internationales, et convient aux investisseurs qui prévoient investir à long terme (minimum de sept à dix ans). RENDEMENT VOLATILITÉ MOYENNE SUR 35 ANS 9,6 % 1,8 % MOYENNE DES 12 DERNIERS MOIS 13,3 % 3,9 % CROISSANCE DYNAMIQUE CATÉGORIE D ACTIF REPÈRE FOUR- CHETTE DERNIER TRIMESTRE RECOM, ACTUELLES ESPÈCES ET QUASI-ESPÈCES 2 % -15 %,5 %,5 % REVENU FIXE % -1 %, %, % TOTAL ESPÈCES ET REVENU FIXE 2 % -2 %,5 %,5 % ACTIONS CANADIENNES 32,5 % 2-45 % 32,7 % 33,1 % ACTIONS AMÉRICAINES 35, % 2-5 % 36, % 36,1 % ACTIONS INTERNATIONALES 21,5 % 1-35 % 21,8 % 21,3 % MARCHÉS ÉMERGENTS 9, % -15 % 9, % 9, % TOTAL ACTIONS 98 % 8-1 % 99,5 % 99,5 % RENDEMENT VOLATILITÉ MOYENNE SUR 35 ANS 9,7 % 13,4 % Les investisseurs du profil Croissance dynamique recherchent une croissance à long terme optimale plutôt que la préservation du capital et un revenu régulier. Ils peuvent accepter de très fortes variations de la valeur de leurs placements. Le portefeuille est presque entièrement investi dans les actions et met l accent sur les actions mondiales. Ce profil de placement ne convient qu aux investisseurs qui ont une très grande tolérance au risque et qui prévoient conserver leurs placements à long terme (minimum de sept à dix ans). MOYENNE DES 12 DERNIERS MOIS 15,3 % 4,9 % REGARD SUR LES PLACEMENTS MONDIAUX COMITÉ DES STRATÉGIES DE PLACEMENT RBC Nouvel An 215 I 7

10 RENDEMENT DES MARCHÉS FINANCIERS Milos Vukovic, MBA, CFA Vice-président et chef, Politique de placement RBC Gestion mondiale d actifs Inc. Le dollar américain a continué de s apprécier vis-à-vis de toutes les principales devises entre le 1 er septembre 214 et le 3 novembre 214. Son plus fort gain (14,1 %) a été réalisé aux dépens du yen. Le billet vert a gagné 6,1 % par rapport à la livre sterling, 5,6 % par rapport à l euro et 5,2 % par rapport au dollar canadien. Au cours de la période de 12 mois terminée le 3 novembre 214, le dollar américain a progressé de 15,8 %, de 9,2 % et de 7,7 % respectivement contre le yen, l euro et le dollar canadien. Les marchés des titres à revenu fixe ont reculé durant le trimestre, principalement en raison de la vigueur du dollar américain par rapport à toutes les devises importantes. Dans l ensemble, les rendements ont été positifs en monnaie locale. L indice global des obligations Barclays Capital, mesure générale du rendement des titres américains à revenu fixe, a augmenté de 1, %. Les obligations européennes, représentées par l indice mondial d obligations gouvernementales Citigroup Europe, ont perdu 3,5 %, bien que la baisse des taux se soit poursuivie en raison de l inquiétude entourant la menace croissante de déflation. L indice des obligations universelles FTSE TMX Canada, indice de référence des titres canadiens à revenu fixe, a reculé de 3,5 %, tandis que les obligations japonaises, représentées par l indice des obligations d État japonaises Citigroup, ont cédé 11,1 %. Les grands marchés boursiers ont affiché un recul global, tout comme les titres mondiaux à revenu fixe, en raison de la force du dollar américain. Les marchés boursiers américains ont gagné du terrain, appuyés par l optimisme à l égard des progrès soutenus de la reprise de l économie américaine. L indice S&P 5 a grimpé de 3,7 %, alors que l indice MSCI Europe a perdu 3,8 %. En Europe, l indice MSCI Royaume-Uni et l indice MSCI France ont perdu respectivement 6,7 % et 4,6 %. L indice MSCI Allemagne a affiché la perte la moins importante, soit,2 %. Au cours de la période de 12 mois, le S&P 5 a grimpé de 16,9 %. L indice MSCI Royaume-Uni a perdu,1 %, suivi des indices MSCI Allemagne et MSCI France, qui ont tous deux reculé de 3,6 %. L indice S&P 4, un paramètre de mesure du rendement du marché américain à moyenne capitalisation, a grimpé de,7 % au cours des trois derniers mois et de 12,2 % pendant la période de 12 mois. L indice S&P 6, qui évalue la performance des sociétés à petite capitalisation, a quant à lui gagné 1,1 % pendant le trimestre et 4,3 % sur 12 mois. L indice composé S&P/TSX a reculé de 9,7 % en dollars américains pendant la période de trois mois. Il a été surclassé par l indice S&P/TSX 6 à grande capitalisation, qui a perdu 8, %, mais a devancé l indice S&P/TSX de titres de sociétés à petite capitalisation, fortement pondéré en ressources, en baisse de 21, %. L indice MSCI Marchés émergents a chuté de 7,3 % pendant le trimestre et grimpé de 1,1 % durant la période de 12 mois. L indice de croissance Russell 3 a progressé de 4,1 % durant le trimestre, tandis que l indice de valeur Russell 3 progressait de 2, %. Pour la période de 12 mois, l indice de croissance Russell 3 a augmenté de 16,5 % et l indice de valeur Russell 3, de 14,6 %. Sept des dix secteurs boursiers mondiaux ont progressé pendant le trimestre terminé le 3 novembre 214. Le secteur des soins de santé, qui a grimpé de 6,2 %, a terminé au premier rang, suivi des technologies de l information (5, %) et de la consommation de base (4,1 %). Les secteurs de l énergie, des matières et des services financiers ont fini derniers, ayant subi des reculs respectifs de 2, %, 8,4 % et,1 %. Au cours de la période de 12 mois, les secteurs des technologies de l information, des soins de santé et des services publics se sont distingués. Les secteurs de l énergie, des matières et des produits industriels ont pour leur part terminé bons derniers. 8 I REGARD SUR LES PLACEMENTS MONDIAUX COMITÉ DES STRATÉGIES DE PLACEMENT RBC Nouvel An 215

11 RENDEMENT DES MARCHÉS FINANCIERS Milos Vukovic, MBA, CFA USD courant Marchés des actions : rendement global CANADA PÉRIODES TERMINÉES LE 3 NOVEMBRE mois Cumul ann. S&P/TSX composé (9,68) 3,11 5,16 5,63 6,52 (4,97) 13,25 9,75 S&P/TSX 6 (8,2) 4,94 6,85 6,61 6,19 (3,24) 15,7 1,76 S&P/TSX petites capitalisations (21,1) (9,2) (6,56) (3,47) 2,72 (16,9),63,29 Marchés des actions : rendement global 3 mois TAUX DE CHANGE PÉRIODES TERMINÉES LE 3 NOVEMBRE 214 USD 1 an ÉTATS-UNIS PÉRIODES TERMINÉES LE 3 NOVEMBRE mois Cumul ann. USD CAD 1,1439 5,21 7,69 7,69 3,9 1,62 USD EUR,837 5,59 1,58 9,18 2,6 3,82 USD GBP,6394 6,14 5,89 4,65,12 1,2 USD JPY 118,67 14,5 12,68 15,84 15,24 6,54 Nota : Les changements ci-dessus sont présentés en dollars US Marchés des titres à revenu fixe : rendement global CANADA PÉRIODES TERMINÉES LE 3 NOVEMBRE mois Cumul ann. Indice des oblig. universelles FTSE TMX Canada (3,54),46,3,13 3,35 1,48 7,72 4,4 Marchés des titres à revenu fixe : rendement global Cumul ann. S&P 5 3,72 13,98 16,86 2,93 15,96 9,12 25,85 25,64 S&P 4,68 8,87 12,23 19,51 17,77 5,92 2,87 24,17 S&P 6 1,6 2,82 4,31 19,61 18,56 6,32 12,33 24,28 Russell 3 Valeur 1,96 11,83 14,6 21,16 15,66 7,27 23,42 25,89 Russell 3 Croissance 4,11 13,29 16,45 2,42 16,86 9,53 25,4 25,12 NASDAQ indice composé 4,61 14,73 18,2 22,29 17,44 1,6 27,1 27,5 USD 1 an ÉTATS-UNIS PÉRIODES TERMINÉES LE 3 NOVEMBRE mois Cumul ann. Citigroup US 1,21 4,77 3,85 1,63 3,28 6,47 11,84 5,59 Indice de rend. global des oblig. de Barclays Capital 1, 5,86 5,26 3, 4,1 6,26 13,35 7,2 Marchés des titres à revenu fixe : rendement global USD 1 an MONDIAL PÉRIODES TERMINÉES LE 3 NOVEMBRE mois Cumul ann. Citigroup WGBI (4,6),17 (,38),94 1,61,93 7,28 4,87 Citigroup WGBI Europe (3,45) 1,88 2,42 6,15 2,3 1,58 1,3 1,29 Citigroup Japon (11,14) (8,6) (11,8) (1,84) (3,83) (6,51) (4,24) (7,37) USD 1 an USD 1 an 1 an 3 ans 3 ans 3 ans 3 ans 3 ans 5 ans 5 ans 5 ans 5 ans 5 ans 3 ans 3 mois 3 mois 3 mois 3 mois 3 mois CAD 1 an CAD 1 an CAD 1 an CAD 1 an CAD 1 an 5 ans 3 ans 3 ans 3 ans 3 ans 3 ans Nota : Tous les taux de rendement pour les périodes supérieures à 1 an sont annualisés. Sources : Bloomberg/MSCI REGARD SUR LES PLACEMENTS MONDIAUX COMITÉ DES STRATÉGIES DE PLACEMENT RBC Nouvel An 215 I 9

12 RENDEMENT DES MARCHÉS FINANCIERS Milos Vukovic, MBA, CFA Marchés des actions : rendement global MONDIAL PÉRIODES TERMINÉES LE 3 NOVEMBRE mois Cumul ann. MSCI Monde* (,12) 6,66 8,91 16,8 1,96 4,99 17,3 2,6 MSCI EAEO* (3,95) (1,49) (,2) 12,2 6,38,96 7,68 16,38 MSCI Europe* (3,8) (1,96),24 12,92 6,53 1,12 7,96 17,32 MSCI Pacifique* (4,37) (,9) (,86) 1,33 6,32,52 6,78 14,63 MSCI R.-U.* (6,72) (2,77) (,11) 1,61 8,2 (1,95) 7,58 14,92 MSCI France* (4,61) (5,15) (3,59) 12,4 3,47,27 3,84 16,4 MSCI Allemagne* (,16) (6,21) (3,6) 14,65 7,71 4,95 3,82 19,12 MSCI Japon* (1,7) (2,63) (1,85) 1,54 5,95 3,32 5,71 14,84 MSCI marchés émergents* (7,31) 2,54 1,6 5,27 3,55 (2,57) 8,84 9,37 USD 1 an 3 ans 5 ans 3 mois CAD 1 an 3 ans Secteur : rendement global SECTEURS D ACTIONS MONDIAUX PÉRIODES TERMINÉES LE 3 NOVEMBRE mois Cumul ann. Énergie (19,82) (1,66) (8,3) 2,23 4,4 (15,72) (,95) 6,21 Matières (8,37) (2,99) (,77) 2,17 2,21 (3,68) 6,88 6,15 Industrie,3 1,6 4,88 16,7 12,43 5,15 12,96 2,59 Consommation non essentielle 3,54 4,38 6,52 21,63 17,38 8,84 14,73 26,37 Consommation de base 4,11 9,7 1,51 15,29 13,26 9,43 19,3 19,78 Soins de santé 6,16 21,17 22,38 26,7 17,3 11,59 31,81 3,98 Services financiers (,12) 4,66 6,11 19,99 7,77 4,99 14,28 24,67 Technologie de l information 4,97 17,89 22,92 19,18 14,37 1,34 32,39 23,82 Services de télécommunications 1,88 3,84 6,39 13,29 1,21 7,9 14,59 17,7 Services publics 2,19 15,32 15,76 9,63 5,42 7,42 24,68 13,9 * Déduction faite des impôts Nota : Tous les taux de rendement pour les périodes supérieures à 1 an sont annualisés. USD 1 an 3 ans 5 ans 3 mois CAD 1 an 3 ans Sources : Bloomberg/MSCI 1 I REGARD SUR LES PLACEMENTS MONDIAUX COMITÉ DES STRATÉGIES DE PLACEMENT RBC Nouvel An 215

13 REGARD SUR LES PLACEMENTS MONDIAUX Eric Lascelles Économiste en chef RBC Gestion mondiale d actifs Inc. Daniel E. Chornous, CFA Chef des placements RBC Gestion mondiale d actifs Inc. John Richards, CFA Analyste, Actions mondiales RBC Gestion mondiale d actifs Inc. Des marchés en mouvement Alors qu un trimestre cahoteux pour les marchés financiers tire à sa fin, il est intéressant de revenir sur les origines et les effets des fluctuations des marchés. Au début d octobre, les marchés boursiers des pays développés ont fléchi de 1 %, minés par la perception d une intensification des risques conjuguée à une salve de données économiques médiocres. Heureusement, cette réaction du marché boursier étant exagérée par rapport aux annonces, les pertes ont été entièrement effacées (figure 1). Le contexte géopolitique n est simplement pas aussi défavorable qu il n y paraît, puisque même des risques comme l Ebola et l EIIL (État islamique en Irak et au Levant) n ont pu avoir une véritable influence mondiale. Parallèlement, les données économiques ont été moins inquiétantes qu elles ne le semblaient au départ. Le Fonds monétaire international a réduit ses perspectives concernant la croissance mondiale en 215 de seulement,2 point de pourcentage. Les données provenant de l Europe ont été faibles, mais faussées par les effets des vacances. La faiblesse du PIB du Japon a aussi semblé exagérée. Par ailleurs, les risques déflationnistes persistants sont atténués par la perspective d une nouvelle stimulation monétaire dans ces deux régions. En fait, même si la réaction démesurée du marché boursier a reçu FIGURE 1. Les fluctuations des marchés boursiers sont chose courante Niveau de l'indice S&P Début de la crise de la dette dans la zone euro, krach éclair Ralentissement aux É.-U. Agitation en Libye, tremblement de terre au Japon Paroxysme de la crise de la dette dans la zone euro, baisse de la cote de crédit des É.-U. Expansionde la crise de la dette dans la zone euro Réduction mesures AQ Préoccupations accrues concernant la crise de la dette dans la zone euro Gouffre budgétaire aux É.-U., manifestations en Europe Élections en Grèce PIB aux É.-U., ralentissement ME, début réduction AQ Craintes liées à la croissance mondiale, Ebola, EIIL Nota : Indice S&P 5 présenté sur une échelle logarithmique naturelle. Les zones ombragées représentent une correction de plus de 5 % depuis le sommet précédent. Sources : WSJ, Haver Analytics, RBC GMA FIGURE 2. Les marchés financiers stimulent la croissance du PIB Incidence sur un an des variations des marchés financiers (pp) 1,,5, -,5-1, -1,5-3,,7 Chine,4,4 Zone euro Inde une attention excessive, d autres variables financières ont évolué de façon beaucoup plus conséquente puisqu elles n ont pas rebroussé chemin. Depuis l été, les prix du pétrole ont chuté, passant de plus de 1 $ à moins de 7 $ le baril. Les taux obligataires sont également beaucoup,3,3,3 É.-U. R.-U. Nota : Incidences de la chute des prix du pétrole, de la faiblesse des taux et de la vigueur du dollar US sur le PIB. Sources : OCDE, Oxford Economics, RBC GMA Brésil,2 Japon plus bas et la plupart des grandes devises mondiales se sont dépréciées par rapport au dollar américain. Ces changements sont tous grandement favorables à la croissance et serviront de base à une remontée économique importante dans les prochains trimestres (figure 2). Il est Canada -2,4 Russie REGARD SUR LES PLACEMENTS MONDIAUX COMITÉ DES STRATÉGIES DE PLACEMENT RBC Nouvel An 215 I 11

14 REGARD SUR LES PLACEMENTS MONDIAUX Eric Lascelles Daniel E. Chornous, CFA John Richards, CFA déjà possible de le constater puisque l élan économique est redevenu positif (figure 3). La nouvelle réalité du pétrole La forte baisse des prix du pétrole mérite qu on s y arrête étant donné l ampleur du mouvement (figure 4). Le fait que les prix du pétrole ont baissé plutôt que monté n est pas si alarmant. Nous prévoyions depuis longtemps que les prix du pétrole redescendraient sous la barre des 1 $ à cause du ralentissement de la croissance dans les pays émergents, conjugué à l essor de l offre découlant d une décennie de prix élevés. Pour prévoir à quel niveau ils se stabiliseront, il faut relever un tout autre défi. Le mouvement baissier récent a nul doute poussé les prix du pétrole au-delà de la juste valeur, bien qu il soit difficile d anticiper la durée probable de cette déviation. Nous restons convaincus qu un prix d environ 8 $ le baril constitue une cible raisonnable, compte tenu des coûts des grands producteurs (figure 5). Pour compliquer la situation, les pays membres de l Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ont récemment choisi de ne pas réduire leur production malgré l effondrement des prix. Diverses théories ont été avancées pour justifier cette inaction : 1. Les pays membres résistent mieux que les autres à la chute des prix, car leurs coûts de production sont bas. 2. Le cartel souhaite vendre moins cher que les producteurs de schiste bitumineux avant que ceux-ci se taillent une part de marché encore plus grande. FIGURE 3. Les indicateurs avancés commencent à progresser Indice PMI manufacturier (niveau de l'indice) PMI en baisse : 45,9 % PMI >5 : 75,7 % PMI en hausse : 54,1 % 4 PMI en baisse PMI <5 : 24,3 % PMI en hausse Indice PMI manufacturier (variation sur 3 mois) Nota : Selon les dernières données de 37 pays. Sources : Haver Analytics, RBC GMA FIGURE 4. Chute des prix du pétrole en réaction aux inquiétudes soulevées par la croissance mondiale et l offre excédentaire Prix au comptant du pétrole brut WTI Cushing ($ US/baril) Sources : Bloomberg, RBC GMA FIGURE 5. Les contraintes de production limitent la chute des prix du pétrole Prix du pétrole brut Brent requis pour atteindre le seuil de rentabilité ($ US/baril) Prix courant Champs traditionnels à faible coût Champs en eau profonde Golfe du Mexique 25 Russie 5 Sables bitumineux - DGMV 8 65 Pétrole de schiste des É.-U. 9 4 Champs en eau très profonde Sources : Valeurs Mobilières TD, Bloomberg, RBC GMA Arctique 75 8 Sables bitumineux - Exploitation minière Sables bitumineux - Exploitation minière et valorisation 11 9 Champs de Kashagan 12 I REGARD SUR LES PLACEMENTS MONDIAUX COMITÉ DES STRATÉGIES DE PLACEMENT RBC Nouvel An 215

15 REGARD SUR LES PLACEMENTS MONDIAUX Eric Lascelles Daniel E. Chornous, CFA John Richards, CFA 3. L OPEP punit la Russie (un autre grand producteur de pétrole) pour sa récente agression géopolitique. 4. Un simple manque de coordination empêche le cartel de réduire la production. La plupart de ces arguments nous semblent peu convaincants. De fait, les pays membres ont des coûts de production peu élevés, mais leurs finances publiques dépendent grandement de prix du pétrole qui sont dans bien des cas nettement supérieurs aux niveaux actuels (figure 6). Ils désirent donc, autant que quiconque, des prix élevés. De toute évidence, l OPEP souhaite que les producteurs de schiste bitumineux disparaissent, mais il n est pas établi qu elle pourrait les surclasser de façon durable grâce à des prix inférieurs. En raison de l esprit d entreprise qui caractérise le secteur du schiste bitumineux (et du déclin rapide des gisements existants), les producteurs de schiste peuvent voir le jour et disparaître presque du jour au lendemain. La seule façon d éliminer de façon permanente le schiste bitumineux serait d abaisser durablement les prix à moins de 6 $. Cependant, une baisse permanente des prix pénaliserait l OPEP au même titre que les autres producteurs. L idée que l OPEP voudrait punir la Russie semble dérisoire compte tenu des liens étroits qu entretiennent plusieurs pays membres avec la Russie, et des conséquences économiques que subissent ces pays. Par conséquent, nous penchons pour la dernière hypothèse : l OPEP éprouve des problèmes de coordination. FIGURE 6. Il est peu probable que l OPEP accepte la faiblesse des prix du pétrole Prix du pétrole Brent permettant d'atteindre l'équilibre budgétaire ($ US/baril) EAU Prix courant Qatar Koweït 76 Oman Arabie saoudite Angola 12 Russie Libye Irak Nigeria Algérie Venezuela Équateur Nota : Prix du pétrole Brent requis pour que les pays producteurs équilibrent leur budget. Sources : Deutsche Bank, Haver Analytics, RBC GMA Certains membres, comme l Iran, le Venezuela et le Nigéria, sont particulièrement vulnérables à une baisse des prix et sont donc désireux de réduire la production. D autres sont beaucoup moins disposés à encaisser le coup initial et espèrent que l Arabie saoudite absorbera la majeure partie de toute réduction, comme elle le fait souvent. Pour sa part, l Arabie saoudite semble fatiguée d être la seule à accomplir la dure besogne, d autant plus qu elle a d importantes capacités inutilisées. Comment s effectuera le retour à l équilibre? L OPEP devrait succomber à la tentation de réduire sa production au cours des prochains mois simplement parce que c est sans contredit dans son intérêt fondamental. L offre mondiale quotidienne dépasse la demande d au plus 2 millions de barils, alors que le marché consomme 93 millions de barils. Si l OPEP, qui produit 4 % du total, devait réduire sa production de seulement 4 %, cette diminution serait amplement compensée par une hausse de prix de 1 % à 25 %. Croissance inégale Bahreïn Iran La croissance exceptionnellement inégale de l économie a été l un des traits marquants de 214. Certaines régions, par exemple les États-Unis, le Royaume-Uni et l Inde, ont connu un bel essor. En revanche, l Europe et le Japon ont déçu, et le Brésil et la Russie ont obtenu des résultats extrêmement faibles. Nous nous attendons à ce que la croissance soit un peu plus généralisée en 215, même si les perspectives varient d un pays à l autre. Les économies avancées les plus fortes semblent capables de maintenir leur récent rythme de croissance, tandis que les plus faibles devraient améliorer le leur (figure 7). Les perspectives des marchés émergents sont plus contrastées. L Inde et le Mexique sont évidemment en voie de connaître un solide regain de croissance. Le Brésil est à tout le moins en mesure d échapper à la récession, ou de faire beaucoup mieux, après une année 214 désastreuse. Par contre, la croissance devrait REGARD SUR LES PLACEMENTS MONDIAUX COMITÉ DES STRATÉGIES DE PLACEMENT RBC Nouvel An 215 I 13

16 REGARD SUR LES PLACEMENTS MONDIAUX Eric Lascelles Daniel E. Chornous, CFA John Richards, CFA continuer de ralentir en Chine, tandis que la Russie reste prisonnière d une spirale récessionniste (figure 8). Nous pouvons aussi présenter nos prévisions en indiquant si elles sont plus optimistes que les attentes générales. Cela ne signifie pas que nous anticipons une forte croissance. Par exemple, même si nous nous attendons à une croissance plus rapide en Inde, nous ne sommes pas convaincus que cette accélération sera aussi forte que ce qu imagine le marché. D après ce critère, nous croyons que la croissance sera meilleure que prévu aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Japon, dans la zone euro, au Mexique et en Corée du Sud. En revanche, nous entrevoyons une croissance inférieure aux attentes du marché au Canada, en Inde, en Russie et en Chine. Nos attentes pour le Brésil sont conformes au consensus (figure 9). Maintien du cycle économique À notre avis, la phase d expansion du présent cycle économique pourrait se poursuivre, même si les investisseurs craignent que la faiblesse observée en Europe et au Japon annonce un repli (figure 1). Plusieurs raisons expliquent notre point de vue optimiste. D abord, le cycle économique dure habituellement de sept à dix ans, et non pas seulement cinq, soit le nombre d années écoulées depuis la grande récession. De plus, la phase d expansion a tendance à se prolonger après les récessions particulièrement profondes et les reprises initialement hésitantes. Enfin, les replis sont d habitude provoqués par une surchauffe de l économie. Vu les niveaux très bas de l inflation, il ne FIGURE 7. Croissance du PIB des pays développés prévue par RBC GMA Variation annuelle du PIB 3,5 3, 2,5 2, 1,5 1,,5, FIGURE 9. Prévisions de RBC GMA et prévisions consensuelles pour 215 Prévisions pour le PIB (écart par rapport au consensus en pp) 3, % 3, %,5,3,1 -,1 -,3 Brésil 2,25 % 2,25 % 2,25 % Pays développés Pays émergents 3,25 % Japon Mexique Russie Canada R.-U. É.-U. Zone euro,75 % ,25 % Chine,5 % Corée du Sud -,5 Inde -,7 Inférieures au consensus Supérieures au consensus -1, -,8 -,6 -,4 -,2,,2,4 Prévisions pour l'ipc (écart par rapport au consensus en pp) Nota : L'écart correspond à la différence entre les prévisions de RBC GMA et les prévisions consensuelles. Sources : RBC GMA, Consensus Economics 1,5 % R.-U. É.-U. Canada Zone euro Japon Source : RBC GMA FIGURE 8. Croissance du PIB des pays émergents prévue par RBC GMA Croissance annuelle du PIB ,25 % 6,75 % 5,5 % 5,75 % 3,5 % 3,75 % 2,25 % 4, % 1, %,25 %,25 %,25 % Chine Inde Corée du Sud Mexique Brésil Russie Source : RBC GMA Supérieures au consensus Inférieures au consensus 14 I REGARD SUR LES PLACEMENTS MONDIAUX COMITÉ DES STRATÉGIES DE PLACEMENT RBC Nouvel An 215

17 REGARD SUR LES PLACEMENTS MONDIAUX Eric Lascelles Daniel E. Chornous, CFA John Richards, CFA s agit pas encore d une préoccupation sérieuse. Craintes géopolitiques exagérées Il y a indéniablement un grand nombre de risques géopolitiques dans le monde actuel (figure 11). Cependant, malgré les spectres de l Ebola et de l EIIL, la situation pourrait ne pas être aussi problématique qu il n y paraît au départ. L épidémie d Ebola est une affreuse tragédie et une véritable crise en Afrique de l Ouest. Du point de vue des placements mondiaux, ses conséquences semblent toutefois restreintes. Ce n est que la plus récente d une longue liste d épidémies ayant sévi dans les dernières décennies, et aucune ne s est propagée de façon importante au-delà de quelques pays parmi les plus pauvres du monde. Les caractéristiques de l Ebola y sont peut-être pour quelque chose. La période d incubation de plusieurs semaines limite le rythme auquel il se répand. L Ebola se transmet par contact direct des fluides corporels (plutôt que par voie aérienne), ce qui limite sa transmission. Heureusement, les symptômes se manifestent avant que la maladie devienne très contagieuse, ce qui donne l occasion d isoler les patients. Le taux de mortalité, qui atteint de 5 % à 7 % dans les pays les plus pauvres, est beaucoup plus faible dans les pays développés (de 1 % à 2 %). Même au Libéria, où l épidémie a initialement fait le plus de ravages, le nombre de nouveaux cas signalés diminue. Certains vaccins en préparation se montrent également prometteurs. FIGURE 1. Un cycle économique plus long REPRISE DE 5 ANS Temps Source : RBC GMA Certains craignent que l expansion économique vieillisse et puisse s inverser FIGURE 11. Menaces géopolitiques Diminution des mouvements d indépendance Épidémie du virus Ebola en Afrique Élections terminées dans les ME Source : RBC GMA Si rien de tout cela ne garantit que l Ebola a atteint son paroxysme, une pandémie mondiale semble toutefois improbable. L influence de l EIIL sur les marchés découle surtout de ses effets potentiels sur la production de pétrole en Irak. Or, les prix du pétrole n ont pas suscité ne serait qu un soupçon d inquiétude, chutant plutôt à leurs plus bas niveaux depuis des années. Ce manque d impact est compréhensible. L EIIL mène principalement ses opérations dans Conflit entre la Russie et l Ukraine Printemps arabe EIIL en Irak et en Syrie Conflit entre Israël et Gaza QUI PEUT SE POURSUIVRE 2. Pourtant : Le risque immédiat qui pèse sur la récession est faible Le cycle économique dure habituellement de 7 à 1 ans Le cycle actuel devrait durer plus longtemps que la norme - en raison de la gravité de la crise qui a précédé - en raison du départ lent de la reprise Nulle part l économie n est sur le point de bouillir ; elle ne fait que s échauffer Différend en mer de Chine Différend entre la Chine et le Japon Manifestations à Hong Kong le nord et le nord-est de l Irak, alors que la production pétrolière provient du sud. Là où l EIIL s est emparé des installations d extraction ou de raffinage, il a largement maintenu la production afin d amasser des fonds. L engagement de l Occident a aussi fortement limité la capacité de progression de l EIIL. Par conséquent, nous prévoyons que l EIIL restera d une pertinence limitée pour les marchés mondiaux. Entre-temps, certains risques sont en suspens, tel le conflit entre la Russie REGARD SUR LES PLACEMENTS MONDIAUX COMITÉ DES STRATÉGIES DE PLACEMENT RBC Nouvel An 215 I 15

18 REGARD SUR LES PLACEMENTS MONDIAUX Eric Lascelles Daniel E. Chornous, CFA John Richards, CFA et l Ukraine. Il est peu probable que la Russie annexe l est de l Ukraine, ou que l Ukraine reprenne complètement en main la région aux dépens des rebelles. L atténuation récente d un grand nombre de risques géopolitiques fait plus que compenser les quelques risques qui s accentuent. Naturellement, il est peu question de cette évolution dans les médias. Par exemple, le conflit dans la région d Israël et de Gaza a diminué, tout comme les tensions entre la Chine et le Japon. De même, les mouvements indépendantistes sont en recul dans le monde. La menace d une séparation de l Écosse a disparu après la victoire du camp du non en septembre. En plus d empêcher le démembrement du Royaume-Uni, ce résultat réduit aussi la probabilité que le pays quitte l Union européenne dans quelques années. Le résultat du vote en Écosse a aussi affaibli les mouvements séparatistes ailleurs. La Catalogne a récemment annulé son propre référendum portant sur une sécession d avec l Espagne (bien que cette décision découle aussi en grande partie des contestations juridiques de Madrid). La tenue d élections dans plusieurs pays émergents a aussi été bénéfique, dissipant d autres incertitudes. Des scrutins ont eu lieu dans les «Cinq pays fragiles», soit l Inde, l Indonésie, le Brésil, l Afrique du Sud et la Turquie. Tout s est déroulé conformément aux attentes initiales. De plus, les résultats en Inde et en Indonésie ont été excellents du point de vue des investisseurs. Dans tous les pays, les élections ont permis de FIGURE 12. Les prévisions d inflation dans la zone euro sont faibles et en baisse Prévisions d'inflation É.-U. Sous la cible de 2 % 1.7 Zone euro Nota : L inflation prévue équivaut au taux des swaps indexés sur l inflation en dollars US et en euros dans cinq ans. Sources : Bloomberg, RBC GMA FIGURE 13. Les indicateurs d inflation de la zone euro ont atteint un creux Variation annuelle en % Masse monétaire, M3-11 Indice des prix à l'importation -15 Indice des prix à la production Sources : Banque centrale européenne, Office statistique de l Union européenne, Haver Analytics, RBC GMA mieux préciser les perspectives et ouvrent la voie à la mise en œuvre de réformes structurelles politiquement impopulaires, mais économiquement utiles. Le risque géopolitique est donc élevé globalement, mais il ne s aggrave pas. Au contraire, il diminue légèrement. Menace déflationniste L inflation a récemment été très faible à l échelle mondiale en raison d une combinaison de facteurs : croissance anémique, pressions légères sur les salaires et recul des prix des marchandises. Les indicateurs en temps réel donnent à penser que le pire n est pas encore tout à fait passé. Nous prévoyons donc que l inflation restera assez faible durant l année à venir. L inflation a été particulièrement basse en Europe. Au fil des mois, il devient de plus en plus difficile d échapper à cette situation, compte tenu de la chute des anticipations inflationnistes (figure 12). 16 I REGARD SUR LES PLACEMENTS MONDIAUX COMITÉ DES STRATÉGIES DE PLACEMENT RBC Nouvel An 215

19 REGARD SUR LES PLACEMENTS MONDIAUX Eric Lascelles Daniel E. Chornous, CFA John Richards, CFA Il y a heureusement plusieurs raisons pour lesquelles une déflation persistante devrait finir par être évitée. D après nos modèles économiques, l économie européenne n est pas suffisamment faible pour succomber à la déflation. Dans les faits, divers indicateurs de l inflation en Europe ont commencé à se stabiliser ou à croître (figure 13). Même dans le pire des scénarios à la japonaise, l Europe devrait être capable de s extirper de tout piège déflationniste en utilisant, comme l a fait le Japon récemment, une stratégie de stimulation monétaire et d affaiblissement de la devise. En fait, l Europe commence déjà à recourir à ces solutions. Par conséquent, nous avons légèrement abaissé nos prévisions d inflation, mais restons d avis qu une tendance haussière est probable l an prochain (figure 14). Bien entendu, la suite dépendra en grande partie du niveau auquel les prix du pétrole se stabiliseront. Décollage soutenu des États-Unis Nous avons longtemps considéré 214 comme l année magique où le malaise de longue date affligeant la croissance de l économie américaine disparaîtrait finalement. Cette évaluation a d abord été contredite par des données économiques publiées au début de 214 : le PIB des États- Unis a subi au premier trimestre son pire recul en dehors d une période officielle de récession depuis le début des années 198. Heureusement, on a vu depuis que cette faiblesse n était pas représentative de la tendance générale. Non seulement d autres mesures comme l emploi et FIGURE 14. Croissance de l IPC des pays développés prévue par RBC GMA Variation annuelle de l'ipc 3, 2,5 2, 1,5 1,,5, 2,75 % 1,5 % 2, % ,75 % 1,75 % 1,75 % 1,75 % 1,75 %,5 % 1, % Japon Canada É.-U. R.-U. Zone euro Source : RBC GMA FIGURE 15. Soulagement : Le PIB des É.-U. rebondit PIB réel des É.-U. (variation trimestrielle annualisée) mars 213 juin 213 sept. 213 déc. 213 mars 214 juin 214 sept. 214 Sources : BEA, Haver Analytics, RBC GMA les bénéfices ont été plutôt positives au premier trimestre, mais un déluge de données économiques a laissé entrevoir une vigueur économique remarquable depuis (figure 15). Cette vigueur économique devrait persister. D une part, les États-Unis profitent de la baisse des prix du pétrole et de la faiblesse des taux obligataires. D autre part, l emprise exercée par deux entraves antérieures, soit l austérité budgétaire et un piètre appétit pour le risque, a diminué. En ce qui concerne le dernier point, il est Confirmation de la vigueur de l'économie un peu frustrant que l appétit pour le risque ait augmenté de façon inégale, revenant plus rapidement sur le marché financier que dans l économie réelle (figure 16). Pour l instant, nous prendrons ce qui nous est offert, et pensons que l optimisme au sein de l économie réelle continuera de s améliorer. Plusieurs secteurs semblent particulièrement aptes à alimenter la croissance des États-Unis. Les perspectives des dépenses de consommation sont favorables, REGARD SUR LES PLACEMENTS MONDIAUX COMITÉ DES STRATÉGIES DE PLACEMENT RBC Nouvel An 215 I 17

20 REGARD SUR LES PLACEMENTS MONDIAUX Eric Lascelles Daniel E. Chornous, CFA John Richards, CFA compte tenu de la forte progression de la richesse et des revenus. Les revenus sont principalement soutenus par un taux d embauche déjà vigoureux, et par la perspective d une accélération de la croissance des salaires. Notre indicateur du marché du travail est enfin revenu à sa moyenne historique et il continue de s améliorer rapidement (figure 17). La croissance des salaires a été léthargique, mais leur récente remontée devrait se poursuivre d après les intentions d embauche des sociétés et le nombre grandissant de personnes qui quittent volontairement leur emploi (figure 18). Le recul des prix du pétrole met également de l argent dans les poches des gens. Le marché du logement est une autre source probable de vigueur, et ce, pour trois raisons. Premièrement, le cadre réglementaire a subi une profonde transformation après la nomination à la Federal Housing Finance Agency (FHFA) d un nouveau directeur donnant priorité à l octroi de crédit plutôt qu à la préservation des finances publiques. Ce changement pourrait relancer le crédit hypothécaire, à l instar des prêts-autos, qui ont déjà remonté (figure 19). Deuxièmement, l accessibilité à la propriété reste intéressante. Troisièmement, il faudrait que les constructeurs bâtissent environ 3 maisons de plus par année pour égaler la demande démographique. Tous ces facteurs contribuent aux perspectives de plus en plus positives exprimées par les constructeurs résidentiels (figure 2). FIGURE 16. Appétit du risque accru pour les marchés et moindre pour l économie réelle Source : RBC GMA Écarts types par rapport à la normale Départs volontaires mensuels en % des employés Le marché de l'emploi revient à un niveau moyen Nota : Les variables de l'indice normalisé d'emploi mesurent l'état du marché du travail par rapport à la norme historique ; l'ombre indique la tendance centrale des indicateurs. Sources : Haver Analytics, RBC GMA FIGURE 18. Plus de travailleurs changent volontairement d emploi 2,8 2,6 2,4 2,2 2, 1,8 1,6 1,4 1,2 Prise de risques Temps Marchés financiers PRISE DE RISQUES GLOBALE Économie réelle FIGURE 17. Les conditions du marché de l emploi américain se redressent rapidement 1, Sources : Haver Analytics, RBC GMA Bonne progression, mais mauvaise combinaison Les travailleurs sont plus confiants 18 I REGARD SUR LES PLACEMENTS MONDIAUX COMITÉ DES STRATÉGIES DE PLACEMENT RBC Nouvel An 215

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