congrès statutaire 4-5 septembre 2014 / Bruxelles RÉSOLUTIONS

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1 3 congrès e statutaire 4-5 septembre 2014 / Bruxelles RÉSOLUTIONS

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3 résolutions Introduction L inefficacité des politiques libérales menées à tous les échelons de pouvoir et les effets ravageurs qu elles provoquent démontrent au quotidien la nécessité de s orienter vers un projet de société solidaire et de renverser le rapport capital/travail qui ne fait que s accroître au détriment des travailleurs. Augmentation des inégalités, précarisation du tissu social, étiolement du secteur industriel, constituent autant d éléments qui nous amènent à réaffirmer nos valeurs et positions en tant que Métallos de Wallonie-Bruxelles de la FGTB. La crise que nous subissons depuis 2008 n est pas le fruit du hasard! Ce que nous vivons aujourd hui est la conséquence catastrophique d un système inégalitaire mis en place depuis trois décennies aux niveaux mondial et européen. Bon nombre d éléments permettent d observer et de confirmer ce postulat : effet ciseau entre la part du travail et les revenus du capital avec des fluctuations plus ou moins cycliques en fonction des périodes de crise ; baisse structurelle de la part salariale ; glissement d une partie de la masse salariale vers les dividendes nets ; diminution des investissements productifs ; hausse du taux de financiarisation. La diminution de la part salariale s observe notamment lorsque le salaire réel croît moins vite que les gains de productivité. A partir de cet instant, il y a mécaniquement une hausse de la part des profits dans le revenu total et une diminution de la part salariale. De facto, ce recul des revenus du travail pèse sur le financement de la sécurité sociale car nous retrouvons dans le salaire, le salaire direct, indirect mais également la partie qui finance la protection sociale. La crise a levé le voile sur les nouveaux contours d une lutte des classes de plus en plus rude. Pour rappel, lors des dernières négociations interprofessionnelles, le banc patronal prétendait qu il n y avait aucune marge pour augmenter le salaire réel alors que les gains de productivité progressaient! La MWB-FGTB campe sur ses positions et reste plus que jamais opposée à toute forme de politique austéritaire. Elle confirme son attachement aux services publics en tant que premier pouvoir d achat. Elle constate que les moyens financiers destinés au financement de ces mêmes services publics servent trop souvent de variable d ajustement pour résoudre les contraintes budgétaires que se sont imposées les responsables politiques européens et nationaux. Voilà donc l intérêt général sacrifié sur l autel de celui des nantis. Poursuivre sur cette voie nous conduira immanquablement à la cruauté d un monde sans autre loi que celle du plus fort. Les services publics ne constituent en aucun cas un coût pour la collectivité mais bel et bien un vecteur de richesse! MWB-FGTB / 3 e CONGRÈS STATUTAIRE / 4-5 SEPTEMBRE 2014 / RÉSOLUTIONS 3

4 I. Enjeux mondiaux, européens, fédéraux et régionaux a. Niveau mondial La MWB rejette le Traité de libre-échange transatlantique (TTIP)! Après des années de négociations discrètes, l Union européenne et les Etats-Unis préparent la mise sur pied d un Marché transatlantique. Leur objectif est clair : une plus grande libéralisation des échanges commerciaux et financiers, accompagnée de politiques judiciaires et sécuritaires communes. Ce projet risque d avoir de lourdes conséquences sur le plan social, environnemental et démocratique. A titre d exemple, les multinationales auraient la possibilité de déposer plainte contre des Etats devant des juridictions internationales (délibérant sur base du droit commercial négocié dans les traités internationaux). Or, partout où ces recours judiciaires existent déjà, ils se soldent par des décisions où des gouvernements sont accusés d entraver la libre action des entreprises et sont condamnés à leur verser de lourds dommages et intérêts (exemples : l Equateur contre Occidental Petroleum Corporation (Oxy), l Allemagne face à la multinationale de l énergie Vattenfall). Bien que le principe soit socialement et démocratiquement inacceptable, force est de constater jusqu à présent qu aucun gouvernement n y a opposé son veto. Au contraire, il s est même trouvé, au Parlement européen, une confortable majorité de députés pour avaliser ce processus où la démocratie semble appelée à se dissoudre dans une économie de plus en plus contrôlée par les multinationales, libres d agir à leur guise sur un immense territoire et qui pourraient même y gagner un droit de préemption judiciaire sur les finances publiques. Car l Accord MultiIatéral sur l Investissement, disparu de la circulation à la fin des années nonante grâce aux mouvements sociaux, fait son triste retour dans les négociations transatlantiques. Face à ces menaces de reculs sociaux et démocratiques, la MWB-FGTB condamne lourdement la logique libérale qui n amène nullement l Homme vers plus de dignité mais bel et bien vers un appauvrissement généralisé et exige, à défaut de transparence, que ce Traité soit gelé. b. Niveau européen : une Europe sociale et démocratique Instrument de paix, la construction européenne, telle qu elle avait été pensée par ses fondateurs, se voulait un instrument de progrès social et un outil de prospérité. Les Etats européens, les peuples étaient invités à se rapprocher, à coopérer, pour créer des richesses en commun et pour tous! Au fil du temps, ces fondamentaux se sont dissipés, rattrapés par le monde capitaliste qui a davantage à gagner dans la compétition que dans la coopération, qui fait davantage de bénéfices via la misère des peuples qu en se préoccupant de la prospérité des citoyens. Ces politiques libérales menées ont pour conséquences de plonger les travailleurs et les citoyens dans l incertitude et le désarroi. Au menu de ces dernières années, notons : des coupes sombres dans les dépenses publiques ; une modération salariale stricte ; une flexibilisation accrue du marché du travail ; un relèvement de l âge de la retraite ; une fiscalité plus centrée sur la consommation ; un renforcement de la compétitivité ; un salaire qui est plus que jamais la variable d ajustement des frais de production ; et des services publics particulièrement malmenés. MWB-FGTB / 3 e CONGRÈS STATUTAIRE / 4-5 SEPTEMBRE 2014 / RÉSOLUTIONS 4

5 Le postulat européen qui consiste à dire que l austérité budgétaire est nécessaire pour résorber les déficits publics ne fonctionne pas. En effet, les politiques d austérité budgétaire menées partout en Europe n ont fait qu étouffer la petite reprise qui se dessinait en 2010 et enfoncer l Europe dans un contexte récessif. Il suffit de voir l évolution de la dette publique de certains pays du pourtour méditerranéen pour s en rendre compte! Graphique 1 : évolution de la dette publique en pourcentage du PIB (source : Eurostat) France 64,2 68,2 79,2 82,7 86,2 90,6 93,5 Belgique 84 89,2 96,6 96,6 99,2 101,1 101,2 Luxembourg 6, 14,4 15,5 19,5 18,7 21,7 23,1 Italie 103,3 106,1 116,4 119,3 120, ,6 Grande-Bretagne 43,7 51,9 67,1 78,4 84,3 89,1 90,6 Portugual 68,4 71,7 83, ,2 124,1 129 Espagne 36,3 40, ,7 70, ,9 Grèce 107,2 112,9 129,7 148,3 170,3 157,2 175,1 L objectif de la Troïka (FMI, BCE et CE) était de profiter de la crise pour appliquer brutalement les politiques néolibérales, rétablir la rentabilité des entreprises et réduire à peau de chagrin l Etat social! Nous continuons à dénoncer les politiques européennes libérales autour d une monnaie unique sans modèle social et industriel pour l accompagner et ouvrant la porte au dumping social, fiscal et environnemental. Ce même dumping conduit tambour battant vers une austérité continue engendrant la spirale de la pauvreté. L appartenance aujourd hui à la zone euro pénalise les Etats-membres car ceux-ci sont soumis à des coûts d emprunt plus élevés que d autres au profil économique et budgétaire similaire, mais qui possèdent une monnaie propre. La Finlande, utilisatrice de l euro, a vu ses coûts d emprunt substantiellement dépasser ceux de la Suède, qui a conservé sa propre monnaie flottante, et même ceux du Danemark, qui maintient un taux de change fixe avec l euro, mais conserve sa propre monnaie, et peut donc se renflouer seul en cas de pénurie de liquidités. Graphique 2 : taux de change par rapport à l euro L Europe sociale piétine, recule et crée un déséquilibre dangereux, tant pour le modèle de société auquel nous sommes attachés que pour la poursuite de la construction européenne proprement dite. Nous ne pouvons que condamner cette Europe qui a décidé d opter davantage pour l adaptation que l opposition à la violence du système en dérégulant ce que des générations entières ont engrangé. Alors que l Europe devrait consacrer toute son énergie à la régulation de la financiarisation de l économie, la lutte contre le dumping social fiscal environnemental, la mise en place de mécanismes anti-délocalisations, la constitution d une réelle politique industrielle, elle opte avec une brutalité qui fait froid dans le dos pour un libéralisme ravageur et les dogmes qui l accompagnent. Les réformes structurelles exigées par la Troïka n ont rien résolu. Au contraire! Elles ont aggravé la situation vers une spirale sans fin menaçant la viabilité sociale et économique. L Europe doit constituer un modèle et non un contre-modèle! MWB-FGTB / 3 e CONGRÈS STATUTAIRE / 4-5 SEPTEMBRE 2014 / RÉSOLUTIONS 5

6 c. Niveau fédéral Les Etats jouent un rôle prépondérant dans les décisions européennes au travers les différents conseils des ministres et/ou sommets réunissant les chefs d Etats. Néanmoins, ils se cachent tous derrière l Europe! La crise demande des actes et des mesures qui doivent avoir pour base la solidarité de tous, au risque de voir émerger, voire progresser toute forme de racisme ou de discrimination. En Belgique, cette crise a été très marquée durant cette dernière législature. L austérité n a pas épargné les travailleurs et les citoyens au travers : des attaques persistantes et permanentes envers les demandeurs d emploi ; un blocage des salaires ; un détricotage de la solidarité fédérale au sein de la sécurité sociale ; des menaces continues sur les pensions et notre système de répartition ; une manipulation de l index et donc du pouvoir d achat ; un accroissement de la flexibilité ; une remise en cause de la concertation sociale ; des coupes sombres dans le budget fédéral et des différentes entités ; l asphyxie et le démantèlement des services publics ; Ce tour d horizon succinct depuis la crise de 2008 met en exergue les offensives subies ces dernières années ainsi que les réponses vantant les mérites de la diète apportées par le gouvernement (compression des dépenses publiques, blocage des salaires, coupes sombres dans la sécurité sociale, ) conduisant immanquablement à un accroissement du chômage et de facto une précarisation du tissu social. AVERTISSEMENT AU FUTUR GOUVERNEMENT La MWB-FGTB insiste sur le fait que la sécurité sociale reste la propriété du monde du travail et qu il est impensable de la démanteler que ce soit pour des problèmes d autonomie régionale ou de réduction de cotisations sociales. Même si les compétences économiques sont régionalisées, nous n avons pu avancer dans de nouveaux droits sociaux qui nous aident à protéger en amont et en aval nos outils industriels (exemples : révision de la loi Renault, instauration d un droit d alerte, portage public, décret expropriation, ). La loi Renault, théoriquement, avait pour but d offrir la possibilité aux représentants des travailleurs de proposer une réelle alternative économique et industrielle. Elément primordial pour le monde du travail afin de se donner toutes les chances de réussite pour maintenir l emploi. Ces objectifs, aussi louables soient-ils, sont, hélas, loin d être atteints, voire nuls. Quant aux sanctions, elles sont inexistantes, voire dérisoires face à l ampleur de la casse sociale et humaine. Trop souvent l intention est un leurre en soi. Les exemples sont légion : Sapa, Carat Duchatelet, Meister Benelux, Touring, Caterpillar, ArcelorMittal, La décision patronale est d ores et déjà prise quelle que soit l alternative proposée par les représentants des travailleurs! Cynisme poussé à l extrême, lorsqu un repreneur se présente après faillite et cessation d actifs en utilisant bien souvent l alternative syndicale déposée lors de la procédure Renault. Pour la MWB-FGTB, une avancée serait, entre autres, de mettre en place un réel modèle d anticipation aux évènements qui procurerait aux travailleurs la possibilité de jouir d un droit d alerte similaire à celui qui est prévu par la législation française. Cela permettrait, entre autres, aux salariés d agir en conséquence avant toute procédure de consultation. Toute initiative prise dans ce sens ne peut être que bénéfique pour le monde du travail. Ces pistes sont d autant plus fondées quand on sait que l employeur n a cessé de bénéficier au fil des ans d avantages en termes de réductions de cotisations diverses, d intérêts notionnels, Actuellement, les leviers fédéraux nous permettent uniquement de jouer sur les aspects salariaux, fiscaux et cotisations sociales sans pouvoir exiger des contreparties sur l investissement et l emploi. Les récentes modifications institutionnelles (6 e réforme de l Etat) menacent la Wallonie et Bruxelles d un grave appauvrissement tant que leur financement ne sera pas structurel. Ceci n est possible qu au travers d une Belgique à trois régions qui coopèrent. Il y a une urgente nécessité à ce que Bruxelles et la Wallonie se dotent d un projet qui leur est propre. En matière de fiscalité par exemple, à l image de la réforme proposée par la FGTB wallonne, près de 9 milliards par an pourraient être trouvés grâce à une fiscalité juste comme outil de redistribution de richesse. MWB-FGTB / 3 e CONGRÈS STATUTAIRE / 4-5 SEPTEMBRE 2014 / RÉSOLUTIONS 6

7 Cela se traduirait notamment par : un impôt progressif sur l ensemble des revenus ; l augmentation du nombre de tranches d imposition favorisant la progressivité de l impôt ; le rehaussement de la quotité exemptée d impôts sur les bas et moyens revenus améliorant la progressivité générale de l impôt et le pouvoir d achat des citoyens. Il est bon de rappeler que la Belgique a été mise en demeure par le Conseil de l Union européenne, en juin 2013, afin de prendre toutes les mesures nécessaires pour ramener son déficit nominal à 2,7 % du PIB. La Belgique, bien que sortie de sa procédure de déficit excessif en 2014, se verra soumise à une série d obligations en vue d améliorer son solde structurel de minimum 0,5 % par an, réaliser un surplus budgétaire structurel de 0,75 %, réduire son ratio DETTE/PIB de 100 % à 60 % en 20 ans et limiter le déficit structurel à MAXIMUM 0,5 % du PIB (article 3 du TSCG règle d or budgétaire). Selon le bureau fédéral du plan, pour respecter les obligations du TSCG, la Belgique devrait dégager des surplus primaires de 6 milliards en 2015, 10 milliards en 2016 et 15 milliards à partir de Une telle orientation n est pas neutre socialement : une partie croissante de la richesse produite par les travailleurs de Belgique, plutôt que de revenir aux citoyens sous forme de prestations sociales de services publics, ira directement dans la poche des créanciers de la dette belge. En plus d être socialement injuste, il est probable que cette trajectoire budgétaire ne puisse être respectée. Premièrement, parce que ces engagements se basent sur deux postulats incertains : un retour à la croissance et des taux qui restent bas ; deuxièmement, parce le gouvernement oublie que l austérité a des impacts sur l activité économique, l emploi et les déficits publics. C est une erreur majeure, car tous les pays européens qui ont coupé dans les dépenses publiques ces dernières années ont vu leur déficit et leur dette augmenter. Pour information, si la Belgique pouvait refinancer sa dette à la BCE à un taux de 0,5 % plutôt que de payer une charge annuelle de la dette se chiffrant à environ 3 % du PIB, elle pourrait économiser 10 milliards par an, soit environ 60 milliards d ici Grafique 3 : évolution de la dette belge en % du PIB en fonction des taux d emprunts d. Niveau régional L accord politique du 11 octobre 2011 portant sur la 6 e réforme de l Etat modifiera profondément le paysage institutionnel belge en déplaçant des compétences non négligeables (Exemples : allocations familiales ou une partie des soins de santé et de l emploi) vers les entités fédérées. Ce transfert de compétences se chiffre à près de 17 milliards. Quant à l autonomie fiscale, celle-ci représente environ 11 milliards. A cela s ajoute l accord de la Sainte-Emilie prévoyant d une part, de transférer à la Région wallonne et à la Cocof l exercice de la quasi-totalité des compétences transférées du Fédéral dans le cadre de la 6 e réforme de l Etat (ainsi que les moyens y afférents et l exercice de certaines compétences maintenu à la Communauté lors de l accord de 1993, telles que l éducation sanitaire, la médecine préventive et la définition des normes déterminant les catégories de personnes handicapées) et d autre part, de déduire avant transfert, la part de participation à l assainissement des finances publiques et au coût du vieillissement incombant à la Communauté française relative à ces moyens. MWB-FGTB / 3 e CONGRÈS STATUTAIRE / 4-5 SEPTEMBRE 2014 / RÉSOLUTIONS 7

8 Les modifications institutionnelles imposées par la 6 e réforme de l Etat ne correspondent pas au projet social de la Wallonie et Bruxelles. Le défi à relever pour les deux Régions est vital. Moins de moyens, plus de compétences avec une industrie qui s étiole. Rappelons que l industrie, et tout particulièrement la sidérurgie et les fabrications métalliques, ont pris ces dernières années d énormes coups. Pourtant sans une base industrielle importante (tous les économistes le reconnaissent aujourd hui), pas de solutions. Du côté wallon, le Plan Marshall donne de l espoir mais il est indispensable de multiplier les efforts afin que l industrie ait une place prépondérante et structurante dans l économie wallonne. Du côté bruxellois, le défi est tout aussi important sur le plan industriel. Il consiste dans la défense et le développement de l industrie existante (automobile, aéronautique, ), ainsi que l investissement dans des secteurs porteurs d emplois de qualité. Les terrains actuellement affectés à l industrie, doivent le rester en cas de fermeture d entreprise. Cela nécessite une politique volontariste et coordonnée entre tous les acteurs. Le transport en zone urbaine doit tenir compte du développement de l industrie. Nous avons besoin d une vision industrielle forte, une vision à long terme orientée vers l avenir, forte de notre maind œuvre compétente et qualifiée qui crée notre richesse. La MWB-FGTB ne pourra s inscrire que dans un scénario qui respecte ces engagements. Nous devons nous mobiliser afin de développer de nouveaux leviers financiers et nous appuyer sur un réseau de ressources humaines compétent pour faire face aux défis sociaux et environnementaux. MWB-FGTB / 3 e CONGRÈS STATUTAIRE / 4-5 SEPTEMBRE 2014 / RÉSOLUTIONS 8

9 II. Perspectives a. Niveau mondial La MWB-FGTB plaide pour l arrêt des négociations concernant le Traité de libre-échange transatlantique (TTIP) ainsi que pour une politique favorisant des échanges commerciaux plus égalitaires en introduisant des normes sociales et environnementales. La MWB-FGTB dénonce avec force les dangers de ce Traité. Cette position ne s inscrit pas en faveur d un protectionnisme ou d un repli sur soi. Au contraire! Elle vise à ce que les peuples puissent s échanger le meilleur d eux-mêmes et sans exploiter les travailleurs ni les ressources! La crise financière aurait dû nous permettre de transformer le système capitaliste pour revenir à un système orienté sur les réels besoins des travailleurs et sur le renforcement de mécanismes de solidarité indispensables à une meilleure redistribution des richesses. Force est de constater qu en lieu et place d une transformation de la société ou même d une légitime régulation des acteurs financiers, la crise mondiale générée par les marchés financiers n a servi que de marchepied pour pousser plus loin encore les politiques libérales de privatisation et de coupes dans les services publics. Le Traité transatlantique en est, malheureusement, le parfait exemple! b. Niveau européen Les dernières données de l OIT communiquées dans son rapport sur la protection sociale dans le monde sont effrayantes. Dans l UE, à la suite des réductions en matière de protection sociale, il y a désormais 123 millions de personnes considérées comme pauvres dans l Union européenne, soit 24 % de la population (dont beaucoup d enfants, de femmes, de personnes âgées). Rappelons que plus de 70 % de la population mondiale n a pas de véritable protection sociale, 39 % n a pas accès à un système de soins ou de santé et 49 % des personnes ayant dépassé l âge de la retraite dans le monde ne touchent aucune pension. «L Union européenne souhaite s affirmer comme le promoteur d une mondialisation régulée en se renforçant de règles environnementales et sociales et en s assurant de leur mise en œuvre effective». Faux! Force est de constater que les déclarations d intention ne sont pas suivies d effets concrets. Au contraire, les réformes d ajustement qui se succèdent viennent miner les réussites du modèle social européen, qui avait su réduire considérablement la pauvreté et favoriser la prospérité pour tous après la seconde Guerre mondiale. C est ce contexte qui conduit la MWB-FGTB à plaider pour : que l Europe se dote de moyens pour faire respecter ses normes sociales et environnementales aux frontières de l Europe (ex : prélèvement de taxes douanières redistribuées aux pays d origine sous forme d aides au développement) ; une révision complète et immédiate du TSCG, traité idéologiquement marqué par la pensée néolibérale et conduisant à une politique économique d austérité mortifère destructrice d emplois et de valeur ajoutée pour l ensemble de l Europe ; revoir le rôle de la BCE qui ne veille nullement aux intérêts de la population ; l instauration d une taxe sur la transaction financière ; la lutte contre le dumping social intra-européen ; un projet politique et industriel démocratique ; un projet industriel de coopération entre les Etats ; MWB-FGTB / 3 e CONGRÈS STATUTAIRE / 4-5 SEPTEMBRE 2014 / RÉSOLUTIONS 9

10 un syndicat européen et la volonté de converger dans les négociations collectives que ce soit par rapport aux augmentations salariales, à l index, au temps de travail (ex : 32 heures/semaine, salaire minimum, fiscalité commune aux entreprises, emploi de qualité ou arrêt de la précarisation des jeunes). Pour relever le défi des 26 millions de chômeurs, il est plus que nécessaire d adopter une politique de réduction du temps de travail avec maintien du salaire et embauche compensatoire, d abaissement de l âge de la retraite et d industrialisation réelle ; des avancées sur les contrôles en termes de flexibilité et d intérim dans les entreprises où les délégations syndicales sont absentes ; une application de la directive européenne en termes de représentation syndicale dans les PME, ainsi que l abaissement des seuils et une simplification des procédures d installation des délégations syndicales. C est pourquoi la MWB-FGTB multipliera ses contacts au sein du Groupe d Annecy et poursuivra sa lecture critique de l austérité et de la crise avec des indicateurs qui lui sont propres. Nous poursuivrons notre réflexion sur l industrie européenne ainsi que sur notre projet européen en tant que tel. Obliger les Etats au niveau européen à accepter la négociation collective allant dans le sens du progrès social tel est l objectif que nous devons nous assigner. Ce n est pas la précarisation qui va réduire le nombre de chômeurs. Au contraire! Le salaire n est pas la cause mais la solution. Le salaire ne doit pas être une variable d ajustement mais un moteur de la demande et de la croissance. c. Niveau fédéral La Belgique évolue institutionnellement. Pour la MWB-FGTB et dans la continuité de ses résolutions de 2010, la sécurité sociale doit rester forte, intégrale, fédérale et solidaire. La MWB-FGTB réitère ses priorités en matière : d index et de salaire brut : Le mécanisme de liaison des salaires à l évolution du coût de la vie est pour la MWB-FGTB une conquête fondamentale. L indexation est, comme la concertation sociale, un mécanisme de base des relations sociales. Toute remise en cause s assimilerait à un cadeau pour le Capital. La MWB-FGTB n en veut pas. Quant au salaire brut, il est bon de rappeler que celui-ci est la clé de lutte contre le sous-emploi et les politiques d austérité ; de réduction du temps de travail avec maintien du salaire et embauche compensatoire ; de 1 er pilier de pension par répartition revalorisé (pension légale), le seul capable de garantir un revenu de remplacement décent au plus grand nombre. Nous rappelons que le niveau de pension par répartition doit - selon nous - atteindre 75 % du salaire moyen des 5 années les mieux rémunérées de la carrière professionnelle et égaler la pension des fonctionnaires à savoir au moins 1.559,38 nets par mois ; de liberté de négociation et de la fin du blocage de salaires ; de justice fiscale et de fin des niches fiscales (ex : suppression des intérêts notionnels) ; de services publics forts comme premier pouvoir d achat et patrimoine de ceux qui n en ont pas ; de carrières plus courtes surtout pour le travail lourd et pénible ; de lutte contre le dumping social (ex : multiplication des contrôles et davantage de moyens pour l inspection du travail) ; de syndicalisme de réseau pour mieux contrôler la sous-traitance ; d attention particulière envers les délégués des PME et de mise en place de procédures renforçant la protection des candidats et futurs délégués. La présence syndicale dans les PME et TPE constitue une priorité pour la MWB. Tout sera mis en œuvre pour atteindre cet objectif ; de réforme du chômage (dégressivité et exclusion) et sur la nécessité de supprimer cette réforme ; de convergences de statuts ouvriers/employés sans perte pour les uns ni les autres. MWB-FGTB / 3 e CONGRÈS STATUTAIRE / 4-5 SEPTEMBRE 2014 / RÉSOLUTIONS 10

11 Pour relever l ensemble de ces défis, la FGTB doit redevenir un outil efficace. Ce qu elle n a pas été durant ces 4 dernières années. Pour la MWB-FGTB, les points de rupture signifient bien des points de rupture. En fixant nos limites, nous gagnons en crédibilité. En acceptant qu autrui les transgresse, on perd toute crédibilité. Pour une organisation syndicale, la crédibilité est capitale. Les travailleurs en ont besoin. Nous devons réfléchir ensemble à plus de démocratie interne au sein de la FGTB, plus de transversalité sur les lieux de travail (ex. : syndicalisme de réseau), plus de rapprochement entre centrales professionnelles, plus de pertinence dans les différents niveaux pouvoirs que ce soit l entreprise, même si celle-ci est éclatée, sur les chantiers mais aussi au niveau de la Région, du Fédéral, de l Europe, de l International, La démocratie ne se mesure pas au nombre de centrales professionnelles au sein de la FGTB mais à sa capacité de réunir, de représenter et de relayer les positions de chacun de ses militants au sein de ses structures et instances interprofessionnelles, régionales et fédérales. L avenir de la MWB passera dans un délai relativement court par un rapprochement avec la Centrale Générale sans exclure les autres centrales et ce, dans le respect des spécificités de la MWB. Un premier rapport sera présenté aux délégués lors du Congrès de septembre Une coopération approfondie devrait avoir lieu entre Centrales ouvrières. La Centrale Générale pourrait devenir ce pôle de coopération entre Centrales ouvrières, voire plus ultérieurement La MWB entend que l intégrité de l ensemble des régionales actuelles de la FGTB soit garantie par les éventuelles modifications de structures de la FGTB, notamment en fonction des spécificités culturelles et linguistiques de chacune. Enfin, la MWB demande un soutien approfondi et continu à la dynamique de la «centrale jeunes» de l Interrégionale wallonne de la FGTB. d. Niveau régional Les dernières élections l ont prouvé : les citoyens wallons et bruxellois aspirent à une société progressiste. Il est de notre devoir de prolonger ce souhait citoyen dans nos organisations. Quant à la question de l indépendance syndicale, elle sera traitée lors de la révision de nos statuts. La Wallonie et Bruxelles doivent : avoir un projet industriel qui leur correspond ; maintenir un emploi de qualité dans un environnement agréable à vivre ; réfléchir sur leurs outils industriels pour relocaliser les entreprises et avoir un impact important sur leurs terres ; mettre en place une réelle politique de tutorat et de formation. Tout cela ne sera possible que si un emploi de qualité est garanti à l ensemble des travailleurs. Pour cela, des instruments de concertation entre les interlocuteurs sociaux doivent être mis en place tant en Wallonie qu à Bruxelles. La MWB-FGTB insiste lourdement pour : que les régions se dotent d outils permettant de mesurer cette qualité de vie : PIB, bonheur commun, que nos régions se dotent d outils efficaces et développent des stratégies adaptées aux réalités locales afin de faire face à la désindustrialisation sévère qui touche nos régions. L objectif étant le développement d activités industrielles et de services offrant des emplois de qualité ; qu une stratégie de développement et d anticipation de l ensemble de la Wallonie et Bruxelles soit mise en place tenant compte de nos réalités socio-économiques (ex : bureau du plan wallon, équivalent du conseil central de l économie, droit d alerte, ). De plus, la MWB soutiendra toute initiative visant à permettre l appropriation publique d entreprises défaillantes ou en voie de délocalisation ; une meilleure coordination des outils de financement régionaux ; MWB-FGTB / 3 e CONGRÈS STATUTAIRE / 4-5 SEPTEMBRE 2014 / RÉSOLUTIONS 11

12 la création d un fonds des travailleurs qui investit au sein de nos régions et dans l économie réelle ; la poursuite des activités de l initiative qu elle a lancée en 2013 sous l appellation «Acteurs des temps présents». Avec pour ambition de construire le front social le plus large possible. Ce collectif désormais interprofessionnalisé entend agir de manière commune et solidaire contre les politiques libérales qui nous tuent à petit feu. Nos secteurs ont en effet pris de très nombreux coups au cours de ces derniers mois. Mais aujourd hui, c est l ensemble des travailleurs qui est sous pression. Les exploitations agricoles ferment les unes après les autres (3 par jour en Belgique!), les pertes d emploi se comptent par centaines au quotidien et les sans-emploi se font exclure du chômage, des bureaux de postes et des petites gares disparaissent du paysage, les artistes ont de moins en moins de moyens pour créer, un retraité sur 6 vit en dessous du seuil de pauvreté. Ce n est pas ce que nous voulons léguer aux générations futures! Les politiques d austérité actuelles nous appauvrissent non seulement économiquement mais également socialement, culturellement et intellectuellement sans parler du désastre écologique auquel elles nous conduisent si l on ne réagit pas. Une première salve de marches a été organisée en avril 2014 à l initiative de l Interrégionale wallonne de la FGTB. D autres rencontres sont d ores et déjà planifiées. De plus, on ne peut que constater l isolement grandissant des militants de la MWB dans les actions initiées par la FGTB. Aujourd hui, plus qu hier encore, le gros des troupes est amené par les militants de la MWB lors des manifestations alors que nous sommes de plus en plus mal entendus dans les instances nationales. La MWB insiste notamment pour que les mots d ordre de la FGTB fédérale soient plus explicites, et que les actions soient structurées et musclées, en portant le fer là où il fera mal à nos adversaires. Elle insiste également sur le rôle important de coordination que doivent jouer les interprofessionnelles et les Interrégionales. Se pose donc la question de la mise en place de nouvelles formes de mobilisation et de nouvelles formes d actions syndicales ; la valorisation des fonds de formation comme instruments communs répondant aux besoins des travailleurs et des entreprises ; que la formation professionnelle constitue un outil de pénétration au sein des moyennes, petites et très petites entreprises. Nous devons mener des campagnes de sensibilisation dans les centres de formation professionnelle. La formation est en effet le dossier par définition sur lequel les objectifs patronaux et syndicaux convergent le plus facilement. La MWB-FGTB plaide pour qu une meilleure connaissance et information soient apportées aux travailleurs et entreprises de toutes tailles sur ce dossier ; une application stricte, avec contrôle et sanctions, des 1,9 % dédiés à la formation professionnelle générale ; que le nombre d heures annuellement octroyé au congé-éducation soit relevé de 80 à 120 heures ; réfléchir à un seul statut stable d entrée au travail des jeunes leur permettant de faire des projets de vie dignes dans nos régions ; un tutorat au travail permettant de finir sa carrière en douceur et de mettre des jeunes efficacement sur le marché du travail ; un enseignement technique et professionnel offrant une lourde valorisation et tenant compte des genres ; une meilleure coordination de la formation en alternance, avec une plus grande implication des représentations syndicales ; une attention particulière à la classification de fonctions valorisant les salaires ; MWB-FGTB / 3 e CONGRÈS STATUTAIRE / 4-5 SEPTEMBRE 2014 / RÉSOLUTIONS 12

13 une formation syndicale primordiale pour les militants de la MWB. Cette formation devant d abord et avant tout s articuler sur un socle idéologique solide, exerçant l esprit critique des militants, visant à leur émancipation des idées reçues et de la pensée unique. La formation des militants doit donc être encore intensifiée et optimalisée avec l augmentation du nombre de formateurs. Il convient également de toujours vérifier l adéquation de ces formations avec la réalité du terrain. Enfin, la formation continuée de l ensemble des militants revêt, pour nous, une importance fondamentale. Au lendemain du Congrès, une commission formation sera mise en place et convoquée pour aborder tous les sujets liés à la formation et tenant compte de tous les débats précédents ; un développement de la communication. Plus que jamais, la communication, dans tous ses vecteurs, revêt une importance considérable pour la diffusion de nos valeurs et des enjeux de nos combats. Il importe donc que la MWB se dote d une cellule ad hoc avec des moyens humains et financiers en concordance avec ses ambitions. A cet égard, il convient d utiliser l ensemble des outils existants. Enfin et dans le même esprit, parce que la communication est aussi affaire de visibilité et de lisibilité, il faut se poser la question du nom même de notre centrale et de chacune des fédérations provinciales, l objectif étant de projeter une image commune, cohérente et ouverte aux évolutions futures des structures de la FGTB ; Au-delà de la communication se pose la question de la complexification grandissante des enjeux économiques et sociaux. Si la décision finale ne peut échapper aux organes politiques dûment élus, celle-ci ne peut se prendre sans le concours des conseils et des expertises de haut niveau nécessaires à la bonne compréhension et la bonne définition de ces enjeux. Si un service d études existe bel et bien au sein de la MWB, il convient de renforcer encore celui-ci, notamment en y intégrant une cellule de veille économique capable d alimenter les débats tant sur le plan micro-économique que macroéconomique ; enfin, pour la défense de notre fil rouge repris dans nos documents de Congrès de 2006 qui reste plus que jamais d actualité. MWB-FGTB / 3 e CONGRÈS STATUTAIRE / 4-5 SEPTEMBRE 2014 / RÉSOLUTIONS 13

14 III. Le renforcement du premier pilier de pension : un enjeu capital! La MWB-FGTB constate que les choix politiques opérés ces 30 dernières années pour répartir les gains de productivité obtenus sur le dos des travailleurs se sont largement orientés en faveur du capital, créant des déséquilibres nuisibles à la société, comme le soulignent aujourd hui la plupart des experts économiques, dont notamment ceux du FMI! La redistribution des richesses, entre autres à travers la revalorisation de pensions dignes pour les travailleurs s inscrit comme un choix politique essentiel pour les années à venir, permettant de garantir le paiement des pensions légales par répartition sur le très long terme. En matière de pension complète, la Belgique applique les conditions parmi les plus dures en Europe. En effet, avec un marché de l emploi volatile et instable ainsi que des exigences de formation accrues, quel travailleur peut aujourd hui encore avoir 45 ans de carrière? De plus, les nouvelles conditions de carrière ainsi que la modification des assimilations décidées par le gouvernement sortant sont telles que certaines périodes assimilées sont plafonnées. Chose que la MWB ne peut que dénoncer. La MWB-FGTB a pris également connaissance du rapport des experts sur les pensions intitulé «un contrat social fort et fiable». Il s agit sans nul doute d une étude imbuvable et inacceptable. A titre d exemples : allongement de la carrière et donc «travailler plus pour une même pension». Avec comme double effet négatif que l allongement des carrières a une répercussion néfaste sur les budgets de l Etat car il induit plus de travailleurs sans emploi, d invalides âgés, d accidents de travail, etc. ; instauration d un système à points dont la valeur sera corrigée automatiquement en fonction des critères économiques et démographiques ; institutionnalisation de la capitalisation dans le système légal, à côté du système par répartition ; attaque sur les pensions des fonctionnaires soi-disant trop élevées ; généralisation du second pilier de pensions : déplaçant la responsabilité de la garantie de couverture non plus sur les employeurs mais sur la collectivité ; suppression de la possibilité de prendre son capital au moment de la pension anticipée et généralisation du système de rente. Les objectifs des experts sont clairs : ils ne sont que budgétaires, faisant passer à la trappe le bien-être des pensionnés! Quid de l objectivité de ce rapport? Les seuls gagnants dans cette réforme sont les employeurs, les compagnies d assurances privées et les fonds de pensions au détriment des travailleurs amenés une fois de plus à devoir supporter les efforts de redressement imposés par l Etat. Ces mêmes employeurs à qui l on offre 5 milliards de réduction de cotisations sociales chaque année pendant qu 1 pensionné sur 5 vit aujourd hui en-dessous du seuil de pauvreté! L espérance de vie est une chose mais l espérance de vie en bonne santé en est une autre, qui ne doit pas être occultée. Les éléments à charge des pensionnés sont très clairement établis tandis que les contreparties censées améliorer la situation des travailleurs ne reposent que sur du sable (ex : prise en compte de la pénibilité renvoyée aux discussions entre interlocuteurs sociaux). Il s agit clairement d une rupture de contrat et d un coup de poignard dans la concertation sociale ainsi que dans les mécanismes de solidarité, en aucun cas d un contrat social! La MWB-FGTB se bat depuis toujours pour la défense et la valorisation du premier pilier de pension basé sur la répartition ; le seul capable de garantir un revenu de remplacement décent au plus grand nombre. Nous rappelons que le niveau de remplacement doit selon nous atteindre 75 % du salaire moyen des 5 années les mieux rémunérées de la carrière professionnelle et égaler la pension des fonctionnaires à savoir au moins 1.559,38 nets par mois. Le financement de ces mesures représente 3,5 milliards/an, en sachant que le gouvernement sortant a trouvé 22 milliards/an dans la poche des travailleurs. Dégager 3,5 milliards pour assurer un peu de dignité aux pensionnés ne parait pas démesuré et relève sans conteste d un choix politique capital! MWB-FGTB / 3 e CONGRÈS STATUTAIRE / 4-5 SEPTEMBRE 2014 / RÉSOLUTIONS 14

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