MEMOIRE DE DEMANDE DE CERTIFICATION

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1 Cathy Borie Ecrivain public MEMOIRE DE DEMANDE DE CERTIFICATION auprès du Groupement des écrivains conseils Siège administratif : 10 rue Pablo Picasso CASTELNAU LE LEZ Mars 2010 Porte-Plume 2A 287 rue d Alco MONTPELLIER Tél. :

2 Sommaire page 2 Exposé des circonstances 8 Travail présenté 29 Mes commentaires 34 Conclusion 36 Annexe 1

3 Exposé des circonstances 1 Prise de contact et premier essai Mon client, M. R., est un jeune diplômé des Beaux-arts qui cherche à réaliser un parallèle à son travail photographique en lui adjoignant un texte écrit. Il me contacte tout d abord par mail après avoir trouvé mon site sur Internet. Sa demande n est guère plus précise que ce que je viens de vous exposer et nous convenons d un rendez-vous téléphonique pour expliciter son projet : je suis en Corse, lui est à Paris, il n y a guère d autres solutions. Au cours de cet entretien, il m expose sa demande : je devrai travailler à partir d une soixantaine de photos qu il a prises au cours de ses vacances et de quelques voyages, et rédiger un texte d un seul bloc reconstituant son errance d un point de vue 2

4 à la fois descriptif et subjectif, sans avoir d autres informations que les photographies elles-mêmes. Ce texte devra être écrit à la première personne du singulier et défiler dans l ordre des photos, qu il me fournira. Il compte sur une production finale d une cinquantaine de pages. Il demande un devis et m indique un délai assez confortable pour la livraison du travail. Je lui propose alors de procéder à un essai à partir de deux ou trois prises de vue afin de vérifier si nous nous sommes bien compris. Suite à cet essai, mon client émet quelques critiques sur le texte produit : il le voudrait moins imaginatif, collant plus à la réalité brute des images, sans pour autant laisser de côté un aspect interprétatif puisqu il n est pas question qu il me fournisse les noms des lieux où ont été prises ses photos. Je dois me mettre à sa place «en aveugle» (si je puis me permettre cette expression paradoxale), décrivant les paysages et l état d esprit du voyageur sans utiliser de métaphores trop littéraires. Je revois donc ma copie en tâtonnant entre une description détaillée qui ne confine pas au guide touristique et un journal de bord qui ne cède pas à l introspection narcissique. 3

5 Cette fois, il est satisfait et accepte le devis proposé sur la base de soixante photos donnant lieu à un texte de cinquante pages dans le style de l essai précédemment rédigé. (Le devis sera établi sur la base de mon tarif horaire, de 40 à l époque, pour un travail évalué alors à 10 heures qui seront très largement dépassées!). 2 Deuxième essai et transformation Les photos qu il m envoie par mails sont quelquefois des vues comme celles que tout un chacun prend au cours de vacances en famille ; d autres fois, des gros plans très travaillés d objets que je n identifie pas facilement, ou même pas du tout ; d autres fois encore, des scènes familiales banales. Les lieux varient, pays étrangers, villes, montagne, jour, nuit, intérieurs de maison, d hôtels, boîtes de nuit, musées, monuments historiques, églises Je me prends au jeu de cette visite guidée par le hasard, et trouve un rythme et un ton pour coller aux images, tout en essayant de leur apporter un supplément d âme sans en dénaturer le contenu. Je ne dois surtout pas me laisser 4

6 emporter dans des envolées lyriques et encore moins me borner à une transposition sèche des images en mots. J écris une trentaine de pages que j adresse à mon client. Elles lui conviennent, mais il voudrait un texte plus long et ajoute donc des photos pour m en fournir la matière, acceptant que le devis soit modifié en conséquence. (J évalue cette fois un peu mieux le nombre d heures nécessaires à la réalisation de ce travail et cible mon tarif en conséquence). Je poursuis sur ma lancée et parviens au bout de quelques semaines à un texte de la longueur souhaitée. Je ne sais pas ce qu il en fera exactement, s il le présentera en accompagnement des photos ou séparément : il me parle juste d un site en construction où il exposera son travail. Je suppose donc que notre collaboration s arrête là. Mais le challenge va prendre une autre tournure : quelques jours plus tard, mon client reprend contact par mail et m annonce qu après avoir relu le texte, il en est toujours enchanté, mais estime qu un «fil rouge» 1 serait nécessaire pour servir de «liant» au document, et qu il a pensé à intercaler des passages érotiques pour obtenir cet effet. Et de mettre en pièce jointe un extrait 2, afin de me donner une idée du genre de production qu il attend de moi! 1 Les expressions entre guillemets sont celles qu il utilise. 2 Voir en annexe le texte en question. 5

7 Je commence par refuser en arguant du fait que ce genre d écrit n est nullement ma spécialité et qu en conséquence je ne pense pas pouvoir répondre correctement à son attente. Il en est désolé et me demande de lui indiquer quelqu un qui pourrait prendre le relais : je suis en relation régulière avec une consœur du Grec et je lui soumets le projet. Elle m encourage à relever le défi moi-même, et trouve les arguments qui font que je décide de me lancer : je propose au client, une fois de plus, un essai qui, s il lui convient, nous permettra de conclure un accord. La première version ne reçoit pas son agrément car elle laisse trop de place à l imaginaire sans doute un dernier reste de pudeur m a-t-il empêchée d ancrer le texte dans une réalité me paraissant trop triviale. Je recommence donc en tenant compte de ses critiques et je m aperçois que, au-delà de la nature érotique du contenu, la difficulté réside plus dans l ajustement de ces nouveaux passages au récit déjà existant : comment les intégrer sans que l on sente qu ils ont été ajoutés après coup? comment choisir l emplacement adéquat pour les y inclure? comment les articuler au reste du texte? Le caractère érotique n est finalement qu un détail une fois les autres problèmes résolus! 6

8 Je finirai par rédiger trente passages que j intercalerai de façon à peu près régulière tout au long du texte initial, passages de trois à vingt lignes selon les circonstances. Mon client sera ravi du résultat et ne me fera rien corriger. A l heure actuelle, son site est toujours en cours de construction et j ignore le sort qu il réserve à mon travail dans ce cadre. 7

9 Travail présenté Le texte fourni au client n a pas ici été repris intégralement pour ne pas alourdir le travail présenté. Les passages en bleu constituent les ajouts érotiques au texte d origine. Les parenthèses en rouge ( ) indiquent les passages supprimés du texte intégral. Le client ne m a jamais demandé de trouver un titre, je soumets donc le travail tel quel. Il ne souhaitait pas non plus qu un quelconque indice puisse indiquer la transition d une photo à l autre : la fluidité du texte est donc respectée sans aucune allusion au changement de support. 8

10 Texte rédigé à partir des photos A travers le pare-brise, la route se déploie, fonçant vers le soleil couchant. Le ciel bleuâtre est tailladé par un nuage étiré et les champs alentour se fondent dans l obscurité naissante. Quelques arbres au loin balisent ma destination, sentinelles sombres qui se découpent sur fond de collines floues. La vue est brouillée par les reflets de la vitre, et le gris de l habitacle se mêle au gris du bitume qui défile sous les roues. Et puis, le jour est là : ciel bleu pur à peine blanchi de nuages effilochés et, au-dessous, une succession de verts en dégradé. Vert grisé de l herbe sèche, vert plus intense des vignes qui s étagent jusqu aux premières maisons, vert sombre des bosquets disséminés 9

11 entre les hameaux. Quelques maisons laissent une tache plus claire. Plantée au milieu comme un grand tournesol, une fille affolante, tout de vert vêtue, m'observe fixement, un léger sourire suspendu aux coins de ses lèvres nacrées. Sur le coup, je ne vois que ses jambes interminables à peine couvertes par le bas de sa tunique. Ce vêtement léger, sans doute du satin, offre un vertigineux point de vue sur la poitrine de la belle. Sans réfléchir, je m approche. Un besoin impérieux de poser ma main sur sa peau dorée me torture le ventre. Elle a baissé la tête mais elle me fixe, par en dessous, avec les yeux verts les plus incroyables que j'aie jamais vus. Pas de ce vert presque banal que l'on rencontre souvent, mais d'un vert Véronèse digne des plus grands peintres italiens! Des yeux parfaitement assortis à la tunique qui dénude joliment ses épaules 10

12 Je suis si près d'elle que mon regard ne peut se détacher de ses tétons qui pointent à travers le tissu presque transparent. Je vais enfin assouvir mon désir de caresser le velours de sa peau Au moment où mes doigts se glissent entre le satin et sa poitrine, elle disparaît. La ruelle retrouve son aspect initial, la foule, le bruit, la promiscuité Sur la place est-ce la place de ce village entrevu, ou bien d un autre, plus loin, ailleurs? la foule et les pigeons s entrecroisent, les uns sombres et rasant le sol, l autre bigarrée et agitée : un homme en polo rouge pose pour une photographie prise par un jeune homme de dos, un autre chargé de bagages s éloigne vers le palais qui domine les lieux, des silhouettes gesticulant se mélangent devant le monument majestueux, dont les dômes et les dorures se profilent sur le ciel. D immenses arcades protègent des basreliefs aux couleurs ocre. A gauche, le 11

13 parasol multicolore d un marchand de glaces attire mon œil. Maintenant, la nuit est tombée sur le canal : une pleine lune éblouissante forme un halo dans le ciel noir et fait concurrence aux lanternes et aux réverbères qui se reflètent dans l eau. Sur le quai, des promeneurs comme moi déambulent, longeant les façades des maisons et les échoppes. Quelques barques sont amarrées, en attente. Le lendemain matin, ma promenade continue dans d autres ruelles le long de l eau : les canaux sont étroits, serrés entre les vieux immeubles en pierre rosée, les murs percés d ouvertures en ogives, les terrasses entourées de garde-corps peints de couleurs vives. Et toujours, de petits bateaux à moteur attendent, vides, collés le long des quais déserts. Il est tôt, le ciel est presque blanc. 12

14 Le chemin m a mené à un énorme hippopotame : statue imposante et placide dormant sur les dalles, yeux miclos, minuscules oreilles contrastant avec la tête surdimensionnée, corps gigantesque étalé sous les feux du soleil, dort-il? est-il mort? ou n est-il qu une création, une sculpture? Me voici de retour près de l eau dormante du canal : de l autre côté du quai, des maisons qui ressemblent à des palais. Pierres blanches comme si elles avaient été frottées, dentelles sculptées des balcons, fenêtres aux courbes orientales. A quelques mètres, des murs roses sont percés de longues fenêtres étroites et closes. Le ciel au-dessus est chargé de nuages joufflus, teintés de bleu tirant sur le mauve. Je suis seul. Rien ne bouge. Je pense à ma belle, aux globes de ses seins enfermés dans ma main. Je la vois allongée sur un sofa dans l un de ces palais désuets, jambes ouvertes comme deux rivières, deux 13

15 canaux qui se rejoignent en un triangle sombre Quelques jours plus tard, je me retrouve ailleurs dans un autre pays?, sur une passerelle, dans une file d attente, penché au-dessus de la rambarde pour observer avec curiosité un amoncellement d objets hétéroclites : robots à demi-démontés, morceaux de métal entassés, pièces de moteur, ferraille. Nous nous protégeons tous du froid avec des bonnets et des écharpes de laine, nous nous emmitouflons dans nos manteaux et nos parkas. Quand je regagne l extérieur, le ciel est gris, les rues encombrées. Devant moi, une voiture jaune et bleue barre le passage. Des maisons tristes s alignent, portant des enseignes multicolores, des réverbères se découpent dans le ciel pâle. Un groupe de jeunes en blousons foncés discutent à l angle d un carrefour, jetant un œil distrait à la circulation et 14

16 aux passants. Je m engage dans une autre rue, plus étroite, et plus passante. Un agent de la circulation, vêtu d un costume vert sapin, se tient au milieu d un passage piéton. De nombreuses boutiques se succèdent, leurs devantures peintes de couleurs différentes. Les appartements au-dessus se réfugient tous sous un toit pointu, formant des angles bien nets. Un flot de voitures se déverse dans cette petite rue. Il fait presque froid. Depuis quelques jours, ma compagne se joue de moi. Elle vient, elle part, me fait languir. Mon corps appelle la chaleur du corps de ma brune, je me colle en pensée contre ses fesses charnues et douces, je sens leur moiteur pleine de promesses ( ) Au village, c est la fête. Le soleil perce de nouveau et éclaire la scène. Une fanfare d hommes en culottes tyroliennes et chaussettes blanches à pompons soufflent dans des trompettes rutilantes, 15

17 devant une foule clairsemée mais curieuse. Des massifs de fleurs ornent la place, encadrée de chalets aux balcons de bois. Des fanions volent au vent, et une gigantesque enseigne gonflable bleu vif se déploie à la gloire de Valloire et du Galibier. D ailleurs, voici les coureurs cyclistes, saisis en plein effort, dans l ascension du fameux col. Des camping-cars et des caravanes sont stationnés sur les bascôtés pour que leurs occupants ne ratent rien du spectacle. Les coureurs, visages tendus, muscles bandés, leurs casques aérodynamiques comme des attributs guerriers, se donnent à fond à leur sport, transpirant sous le soleil d été. Leurs vélos ont des courbes de soucoupes volantes, machines effilées et puissantes. Le soir, je fais un tour au bal organisé en l honneur du Tour de France. Un orchestre est juché sur une estrade. 16

18 Quelques danseurs en couple ont investi la piste immense, encore quasiment déserte. Au-dessus de nos têtes, encore des guirlandes de fanions multicolores, sans laquelle la fête sans doute n en serait pas une. Le parquet brille sous les projecteurs. Un groupe devant moi observe, ne se décidant pas à rejoindre les danseurs. La lumière des néons se reflète crûment sur le sweat-shirt bleu ciel d un de mes voisins. Danser avec elle au milieu de la foule, glisser ma main sous sa tunique et sentir sa chair qui s ouvre. Titiller le doux coquillage niché au cœur de sa grotte secrète. La faire languir, la faire gémir et l'autoriser, enfin, à jouir jouir encore. Le lendemain, le soleil brille de nouveau sur la place de galets entre lesquels poussent des touffes d herbe. A gauche, les montagnes arides se dessinent, dominant de leur masse grise l hôtel construit comme un chalet, avec son toit en ardoise et ses baies vitrées 17

19 encadrées de poutres. Un couple de touristes promène son chien, une sorte de Yorkshire au poil fatigué. Devant moi, un étrange enclos de bois forme un triangle, flèche qui pointe bien droit, vers quelle destination? Le sommet de cette montagne, sans doute, où je retrouve après une longue ascension les trois poutres, comme un rappel transformé de celles que je viens de quitter. Trois grosses poutres entortillées dans du fil de fer, ou bien du câble électrique, et qui dominent la vallée, accompagnées par un bouquet blanc de carottes sauvages tranchant sur le vert des sapins. En contrebas, le bourg compact, ramassé dans le creux du vallon, et bien délimité par un autre sommet, lui aussi triangulaire, qui le coiffe sévèrement. Elle ma sœur, mon amie? s est allongée dans l herbe sur un plaid multicolore, la tête appuyée sur la main : son pied gauche joue avec l une de ses chaussures et elle fixe un point au-delà 18

20 de la prairie, vers les montagnes. Un grand sac bleu est posé près de ses genoux, d où elle a sorti sans doute des victuailles, dont les restes sont épars sur la couverture. Deux gobelets orange y sont abandonnés, ainsi qu un appareil photographique et un paquet de cigarettes. Plus loin, un banc fabriqué avec des rondins bruts. Tout près, on devine le ravin qui plonge derrière les touffes de plantes sauvages aux aigrettes blanches. Vertige. Je suis en elle maintenant, je tombe et glisse dans cette douceur sucrée qui m enveloppe Mais j ai de nouveau quitté les montagnes pour l Italie : du quai, j ai la basilique en point de mire, son dôme en forme de sein et, à sa droite, la flèche du clocher, majestueux et sobre à la fois, se découpant nettement sur l azur. Un gondolier, debout à l arrière de son embarcation gracieuse, promène un groupe d estivants en tenues légères. Il 19

21 chante. Des vaporettos sont à quai, d autres fendent les flots en tous sens. Je ne m attarde pas longtemps dans ce décor estival et magique, je retrouve en quelques heures les villes du Nord et leur foule : à nouveau le ciel gris, les maisons alignées le long de rues commerçantes, les feux rouges ou verts, les passants qui se croisent et s ignorent, les barrières de sécurité le long des voies de circulation, les autos qui démarrent, se garent, foncent vers leurs destinations inconnues mais urgentes, les boutiques, les pubs qui drainent leur clientèle cosmopolite Impression de déjà vu, déjà vécu. A nouveau, je me mêle à ce va-et-vient, j arpente les rues sans but, je me laisse porter par ce courant mouvant et bruyant où je flotte. Soudain elle est là, devant moi. Ses yeux verts me défient. Elle saisit la main du premier homme qui passe près d'elle et l'entraîne sous une porte cochère. Son regard me nargue. 20

22 J'hésite à la suivre, quel est son jeu? Mais la jalousie me ronge et je pénètre à mon tour dans le passage étroit. Elle est là, clouée au mur, ses longues jambes écartées tandis que l'homme laboure avec entrain sa jolie chatte offerte. Ivre de colère je m'enfuis. Son rire cristallin m'accompagne jusque dans la rue. ( ) Au lever du jour, tout a changé. Des massifs de montagnes se succèdent jusqu à l infini, pierriers entrecoupés d espaces d herbe douce, roches creusées hérissées de crêtes, vallées profondes rendues vertigineuses par le mouvement de l ombre des nuages qui passent tels des mains géantes peignant l espace. Dans les creux sans doute coule une rivière, caracolant entre les rochers herbus. Je suis au sommet du monde : le ciel a la pureté des aubes éternelles, une lumière blanche presque aveuglante jaillit entre les feuillages sur ma gauche, effleure le dessus des monts, soulevant imperceptiblement des 21

23 particules de matière qui poudroient. J'appelle ma sauvageonne. Elle est là, près de moi. Au cœur de l'infini, je peux enfin lui faire ce que nul homme n'a jamais osé faire à une femme. Loin des tabous si près des fantasmes. Noir ténébreux de ce qui n a pas encore été touché par l aurore, chatoiement flou de l entre-deux, et, au loin, l immensité froide du vide sans limite. Le jour progresse et sa lumière se précise, faisant apparaître des couleurs plus nuancées, des reliefs plus tranchés, donnant vie lentement à ce monde minéral. Un matelas de nuages spongieux est posé entre les cimes, les écrasant un peu de sa blancheur pulpeuse, érodant leur tranchant. Et pardessus lui, toujours vainqueur, un large morceau de ciel net, bleu roi, triomphant, royal. ( ) Puis, ciel nu et mauve, traversé du vol d un oiseau inconnu aux ailes repliées 22

24 dans son élan, point noir et minuscule en plein milieu de cette toile de nuages estompés, s apprêtant à survoler la cime d une colonne à peine visible, colonne ou cheminée d usine? L oiseau seul le sait. Et la ville encore, la même ou une autre. Suspendus entre deux hauts immeubles, des drapeaux aux rayures jaunes et rouges volent, dans un foisonnement d enseignes publicitaires rédigées dans une langue inconnue, langue de l Est, lettres se chevauchant sans signification, panonceaux verticaux ou horizontaux, accrochés aux balcons ou aux échafaudages, et parmi eux, quelques arbres rabougris tendent leurs branches comme des cous assoiffés. Occupant une large place du trottoir, encore une échoppe multicolore : bouteilles et bocaux de toutes les couleurs, dont l apparence semble compter plus que le contenu. L alignement des pots répond à une esthétique étrange, assemblage répété de rouges puis brusque apparition du 23

25 bleu ou du jaune, sans que je puisse comprendre la nature de ce qui se trouve à l intérieur. A droite de l étal, assise sur une chaise, une dame à l air respectable monte la garde, le sourcil froncé, le cheveu court, gris et dru, veillant sur les marchandises empilées. Une autre route, devant un garage, officine sans prétention au toit de tôle ondulée couleur brique. Un store jaune annonce en caractères cyrilliques et européens des services pour les automobilistes, et une camionnette peinte à l effigie de la station est garée juste devant, décorée d une tête géante de femme portant une casquette de pompiste, la poitrine à demi-cachée par un assortiment de pneus divers. Une série de poteaux en ferraille barre la vue comme si on apercevait l ensemble à travers les barreaux d une prison. Plus près, dans la même boutique sans doute, des bidons sont entassés au petit bonheur la chance, dans un équilibre 24

26 précaire : bonbonnes cylindriques transparentes, emplies de liquide jaune, rouge, bleu (huile? essence?), jerricans parallélépipédiques pleins d un liquide jaunâtre cette fois, bombes aérosols métalliques à bouchons blancs, tout cela posé au ras du trottoir, à quelques centimètres des pieds des passants. L un d eux d ailleurs tourne les talons, ne laissant entrevoir de lui-même que le cuir usagé d une chaussure noire et le bas étroit d un pantalon gris. Je ne vois que le rouge vermillon d une palissade qui occupe tout mon champ visuel, juste séparé par le trait vertical noir qui en relie les deux panneaux. Quelques taches de saleté plus sombres viennent en rompre l effet lisse et l on aperçoit à sa base un morceau de bitume irrégulier, légèrement humide, cloqué. Au beau milieu de ce fond théâtral, se dresse un minuscule buisson, plutôt une herbe folle, deux tiges assez vigoureuses et bien 25

27 pourvues de feuilles, sorties du béton contre toute attente et se pavanant devant le rouge, tel un danseur immobile en représentation. Ma belle se tient contre ce fond rouge, elle effeuille doucement les quelques chiffons qui la couvrent, elle dénude chaque partie de son corps pour mieux me provoquer. Puis elle s offre à moi, lascive et nue, chaude et mouillée. Autre décor inattendu : une façade d immeuble entièrement vitrée de carreaux aux transparences bleutées, sur lesquels se reflètent? sont représentées? les silhouettes d Astérix et d Obélix sur plusieurs mètres de hauteur. Sous leurs pieds, l image tremblée d un autre immeuble leur sert de trampoline. La même ville déroule ses avenues avec immeubles cossus et petits commerces, ciel printanier et arbres chétifs. Justement, dans l un de ces arbres, au 26

28 creux de la fourche centrale qui donne naissance à quelques branches parées de feuilles toutes jeunes, se tient un homme vêtu de noir, téléphone collé à l oreille. Un fil (téléphonique?) pend sous lui, et l on aperçoit le crâne de deux comparses qui soutiennent l échelle appuyée au tronc par laquelle il a dû monter sur son perchoir insolite. Décidément, les arbres ici donnent lieu à des scènes étranges. Au pied du suivant, est érigé un petit mur de briques rouges de forme pyramidale, soigneusement jointoyé, le tronc de l arbre se trouvant exactement au centre du pignon, comme une cheminée. A droite, et perpendiculaire à l édifice, se dresse une petite barrière de bois de la même couleur, excepté l un des barreaux qui est jaune... Contre le mur, s appuient un container bleu vif aux inscriptions jaunes, un balai de paille, une large pelle et un seau, attendant quel ouvrier? et pour quels travaux extraordinaires? 27

29 Derrière, des gens s agitent, un homme avec un tuyau d arrosage, une femme qui cherche son chemin ; des voitures sont garées devant un bistrot à l enseigne internationale Coca-Cola. Je reste sur les pavés disjoints avec mes interrogations, et le ventre encore plein d un désir inextinguible du corps voluptueux de la fille aux yeux verts, de sa bouche gourmande, de son odeur marine, et de tous les voyages que je ferai dans son intimité sans limites. 28

30 Mes commentaires Pourquoi avoir choisi ce travail pour le présenter dans ce mémoire? Même si j ai encore peu de recul dans ce métier, cette demande m a paru assez inattendue et originale pour me confronter à mes propres limites, et elle a assez vite représenté une sorte de défi. Lettres, discours, récits de vie sont des exercices prévus dans le cadre de notre profession et, bien que je n en aie pas encore une longue expérience et que toute mise en œuvre s avère différente pour chaque cas particulier, ces prestations ne me déstabilisent pas comme l a fait celle souhaitée par M. R. Sa demande m a obligée à faire preuve d une des qualités qui me paraît primordiale dans la pratique de ce métier, la faculté d adaptation. 29

31 J ai dû écouter, essayer, reprendre, corriger, tâtonner, afin que le résultat soit fidèle à l attente du client, et pas forcément identique à ce que j aurais produit s il m avait laissé toute latitude. Ce fut difficile, d autant plus que la fonction finale ne fut jamais clairement définie, et que les consignes étaient suffisamment vagues pour me laisser du champ, mais trop précises pour que mon expression puisse se faire librement. Le paradoxe se situait bien à ce niveau : traduire sans interpréter, refléter sans déformer, révéler sans s épancher Par ailleurs, la présence d un support (les photos) me donnait un cadre, pouvant être considéré à certains moments comme une aide, un étai, et à d autres comme les barreaux d une prison. Certaines photographies m ont semblé ne donner lieu à aucun commentaire, n éveiller aucune émotion, ne justifier aucun mot écrit, n appeler aucun éclairage verbal : je devais pourtant en faire jaillir une dizaine de lignes en moyenne. Mon client souhaitait même que je mette en évidence les questions ou les doutes qu entraînaient certaines photos, et que ces questionnements fassent partie intégrante du texte final. L autre difficulté fut évidemment cette demande supplémentaire formulée à l issue du travail d origine et qui m a prise complètement au dépourvu. S apercevoir qu on n est pas capable de TOUT écrire fait se heurter à ses propres limites, à 30

32 la fois professionnelles et personnelles, et j ai eu alors à me confronter à deux attitudes possibles : être honnête et refuser par crainte de ne pas être compétente, ou bien relever le défi et tenter l aventure. J ai eu la chance que mon client accepte l une et l autre successivement. J ai pu explorer grâce à lui un champ d expression que je ne connaissais pas, pour m apercevoir que le genre n est qu une composante accessoire dans l habileté littéraire. Enfin, une autre gageure était de parler «à la place de», ce qui constitue pourtant le travail quotidien d un écrivain public, mais se situe alors dans un écrit fonctionnel, ou tout au plus narratif : je devais ici évoquer des impressions, émotions, émois, qui premièrement ne m appartenaient pas ; deuxièmement m étaient suggérés au travers d images de lieux que je ne connaissais ou ne reconnaissais pas ; et troisièmement devaient sembler être éprouvés par un individu d un autre sexe que le mien. Si ce troisième élément n a guère posé problème pour la première partie du travail, il a été prépondérant dans sa deuxième partie et je ne pouvais guère en faire abstraction! Si j ai choisi de présenter ce travail comme mon «chefd œuvre», c est donc principalement parce que ma première réaction a été de me sentir incapable de le mener à bien : les 31

33 efforts fournis ont été largement formateurs, d autant qu ils touchaient au domaine de compétence pour lequel je me remettais alors le moins en question, et qui est la production littéraire que j oppose ici à un écrit plus technique, plus fonctionnel, comme le sont sans doute la majorité des prestations fournies dans notre métier : bien qu elles revêtent parfois une forme poétique ou fictive, elles ont le plus souvent une destination connue, une fonction, une utilité au-delà du texte lui-même (célébrer un anniversaire, faire une déclaration d amour, rendre hommage, etc.). Ici, le but résidait dans le texte lui-même, et je ne pouvais pas m appuyer sur son usage futur pour en estimer la valeur. La seule appréciation possible était celle, toute subjective mais souveraine, du client. N est-ce pas au fond la situation qui demande le plus d humilité, puisqu aucun argument exprimé en terme d efficacité ou de technicité ne peut alors contrer le jugement, ou plutôt le sentiment, du principal intéressé? Quoi qu il en soit, je fus obligée de m interroger sur mes aptitudes à produire un écrit dans le cadre flou d un projet uniquement artistique, en l absence d un objectif pratique qui m aurait guidée dans sa mise en œuvre. La communication instaurée avec le client et la confiance qu il m a manifestée tout au long de notre collaboration ont été les ressorts essentiels qui m ont permis d aller au bout de ce travail. Ma tâche a aussi été 32

34 facilitée par l absence de date butoir impérative, et bien que les délais prévus à l origine aient été respectés, je ne me suis sentie à aucun moment prise à la gorge. 33

35 Conclusion Le texte présenté ne reprend pas l intégralité du travail produit (79 pages), mais il a été difficile de choisir des extraits selon des critères objectifs : j ai donc sélectionné ceux qui me plaisaient le plus, soit parce qu ils étaient satisfaisants d un point de vue littéraire, soit parce qu ils étaient le résultat d un cheminement difficile. J ai choisi de l exposer sans les photographies, d une part afin de ne pas alourdir le document avec un grand nombre d images, et d autre part parce qu il me semble que c est ce qui correspond à sa vocation : chaque aspect de ce projet doit se suffire à lui-même, et le texte étant un miroir déformant des photos, il ne peut les restituer fidèlement, et donc peu importe qu on ait ou pas connaissance de l objet qui en est la source. J ai bien conscience que cet épisode représente une expérience singulière dans le cours de l exercice de ma 34

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