Journal à destination des partenaires du CLIC «Réseaux Ecoute Soutien Personnes Agées» Avril 2013 n 9. Actualités

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1 EDITO Dans le cadre de la coordination gérontologique, le Conseil Général a mis en place 30 Centres Locaux d Information et de Coordination (CLIC) qui maillent le Département. Les CLIC sont des lieux d accueil, d information et d orientation destinés aux personnes âgées et à leur entourage. Par leur connaissance du terrain, du territoire, ils accompagnent les personnes âgées dans leur vie quotidienne : écoute, conseil, habitat, soins, maintien à domicile et développent des actions de prévention du vieillissement et de soutien aux aidants naturels. Aujourd hui, où il serait sage de renforcer le dispositif des CLIC, certain financeur, notamment la CARSAT, en se désengageant du fonctionnement, fragilise et mette en danger l existence des CLIC dans un contexte socio-économique explosif. Ces petites économies seront-elles à la hauteur des bénéfices rendus par nos actions de prévention? JD RESPA Journal à destination des partenaires du CLIC «Réseaux Ecoute Soutien Personnes Agées» Avril 2013 n 9 Actualités tout seul! Le contrôleur des prisons veut se rendre dans des EHPAD Le contrôleur général des lieux de privation de libertés, Jean-Marie Delarue, souhaiterait visiter les maisons de retraite. Focus sur le rapport annuel rendu Lundi 25 février 2013 et sur les intentions de Mr Delarue. La ministre déléguée aux Personnes âgées et à l Autonomie, Mme Michèle Delaunay, appelle à la prudence. Comment être passé à coté de cette information? Tous les professionnels impliqués de près ou de loin dans l accueil et l hébergement de nos aînés en parlent : le contrôleur général des prisons veut enquêter sur les EHPAD. Dans son tout dernier rapport, le Contrôleur général suggère que les EHPAD soient également placés sous son contrôle. Selon lui, donc, ce sont des lieux de privation de liberté, comme une prison. Son objectif: mettre un coup de projecteur sur les libertés au sein des établissements d hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), qu il voudrait pouvoir visiter. «Il y a des raisons évidentes plaidant pour que nous n y allions pas», puisque leurs pensionnaires sont censés les intégrer «de leur plein gré», a déclaré Jean-Marie Delarue à la presse... Le contrôleur général a ainsi évoqué ces gens «qui n ont plus toute leur tête, ni tous leurs muscles», sont privés de liberté, «bouclés», et ces «malheureux sont difficiles à prendre en charge», avec «toujours les mêmes gestes et pas des plus agréables». Dans son rapport, le contrôleur, qui invoque «le devoir de transparence pour les familles et le grand public», «ne jette la pierre à personne», mais estime que les visites de ses équipes «peuvent rendre service à ces établissements», rappelant par exemple que pour des raisons de sécurité, certains de ces établissements sont fermés et que «la faculté d aller et de venir n est alors que théorique». Inutile de souligner la réaction des professionnels du médico-social. Surpris, voir choqués, les acteurs des EHPAD ont dénoncé la «violence de l amalgame» établi avec les lieux de privation de liberté. Rappelons que les EHPAD reçoivent déjà une multitude de contrôles et que dans 80% des cas, les personnes sont tout à fait consentantes au moment de leur entrée. Sinon, ce sont les familles qui donnent le consentement. Il est évident que ces propos font échos à tous. Qui n a pas eu, dans son métier ou sa vie personnelle, à orienter un parent âgé vers une maison de retraite? Mais il faut souligner que cette solution est toujours celle choisie en dernier recours. Ni les personnes âgées, ni leur entourage ne souhaitent l entrée en EHPAD. La plupart du temps, c est bien suite à un problème de santé, physique ou psychique que la décision est prise. Rappelons les principaux facteurs de risque d entrée en EHPAD, retrouvés dans la littérature : - L état de santé, - L isolement social, - L absence ou l insuffisance de structures professionnelles pouvant intervenir au domicile sur le secteur et l inadaptation de l environnement, - L épuisement des aidants, Suite P. 2 1

2 - Les ressources financières insuffisantes pour un maintien à domicile correct et sécurisé, - Baisse des performances cognitives, - La dépendance, - L âge. Autre point soulevé par Mr Delarue, la privation de libertés des personnes âgées en EHPAD qui ne peuvent sortir de l institution quand elles le souhaitent. En effet, de nombreux établissements mettent en place des digicodes, des bracelets électroniques et des systèmes de télé-alarme pour éviter le risque de fugue des résidents désorientées. Cet hiver, trois personnes âgées sont mortes de froid dans ces circonstances. Ces tragédies ont donné lieu à un concert de protestations unanime: comment pouvait-on sortir d un EHPAD sans que le personnel s en aperçoive sur le champ? Des familles ont d ailleurs immédiatement annoncé leur intention de porter plainte. Les EHPAD doivent donc prioritairement garantir la sécurité de leurs résidents, même ceux désorientés. Ne nous étonnons pas dans ce cas des mesures coercitives prises par les directions des EHPAD mais je pense que c est à nous, familles, de choisir pour nos parents ce qui nous parait acceptable. Le contrôleur «ne jette la pierre à personne», mais estime que les visites de ses équipes «peuvent rendre service à ces établissements». Jean-Marie Delarue a précisé avoir déposé un avant-projet de loi en mai 2012 auprès de Matignon, afin que sa compétence soit étendue aux EHPAD. Espérons que le gouvernement ne mélange pas lieux de vie et lieux de détention. Source : Etude Géronto-clef : «Les facteurs déclenchant l entrée en EHPAD : Etat de la connaissance bibliographique et situation en Languedoc Roussillon» Recommandations ANESMS sur la qualité de vie en EHPAD TR Institutions Quel avenir pour la résidence Jean-Baptiste Clément? La Résidence Jean-Baptiste CLEMENT à Villeneuve d Ascq a été créée en 1982 en foyer-logement. Dans un premier temps en 2008, à l incitation des autorités de tarification du foyer-logement, la résidence a été transformée en EHPAD. C est ce qui a été fait pour une partie des résidents qui sont accueillis dans la section EHPAD de la résidence, tandis qu une autre partie demeure dans la section foyer-logement. Une mise aux normes EHPAD impossible La résidence a vite été confrontée à une problématique qu ont rencontré beaucoup de foyer-logements : la mise en conformité des locaux aux normes applicables aux EHPAD notamment en matière de sécurité. Face à l impossibilité vite apparue de déménager les résidents dans de bonnes conditions pour effectuer les travaux de mise aux normes, il a été décidé la création d un nouvel EHPAD au nord de la ville afin d y transférer les résidents relevant de la section EHPAD de Jean-Baptiste Clément. Réflexion sur le devenir de JB Clément L allongement de la durée de la vie engendre la nécessité d assurer une continuité par la construction de logements adaptés au vieillissement et la mise en place de services supplémentaires en cas de besoin avant d envisager un placement en institution si nécessaire. Il y a nécessité de développer toute une offre de nouveaux logements et le devenir de JB Clément entre dans cette démarche. Au demeurant, à JB Clément, de nombreuses personnes âgées ne relèvent pas d une prise en charge médicalisée de type EHPAD. Un vide entre le domicile et l EHPAD a été ainsi créé, laissant peu d alternatives pour les aînés entre le logement traditionnel et l établissement entièrement médicalisé. Lille Métropole Communauté Urbaine travaille sur le thème des Octaves mais ils sont peu nombreux pour le moment. Le développement d un habitat participatif pour les aînés fait son chemin mais peine à trouver des financements car il n entre dans aucun cadre défini par les pouvoirs publics pour l instant. La question posée par la résidence JB Clément est : peut-on utiliser le bâtiment entier ou une partie en résidence-services? Cela implique un loyer et des 2

3 charges (pour le gardiennage et pour répondre aux alertes), le tout accompagné par des services à la personne à la carte. Vers une résidence-services intergénérationnelle Au stade actuel de la réflexion, une partie du bâtiment semble suffisante pour répondre aux besoins des aînés, ce qui permet de libérer une partie du bâtiment pour les travaux et permet ensuite d envisager l accueil de jeunes citoyens au sein de la même résidence dans une des deux ailes du bâtiment. Ces jeunes seraient sans besoin social particulier mais ils auraient envie ou besoin de sortir du «cocon familial». Pour créer cette résidence-service, il faut mettre en place un système : de loyer (avec des charges différenciées) pour les jeunes et les aînés, de restauration, et d autres services à la carte à définir, de gardiennage, voire d animation. La réflexion porte aussi sur le montant des charges, car plus on va loin dans les services proposés aux personnes, plus les charges augmen- tent. C est pourquoi, il est envisagé de proposer aux aînés de ne payer dans les charges que les services qui leur sont nécessaires en fonction de leurs besoins. Si les aînés ont besoin d autres services à la personne, ils s adresseront directement aux services de maintien à domicile extérieurs à la résidence-service. Une première estimation du montant du «Vous souhaitez recevoir gratuitement le journal RESPA tout seul? Vous ne souhaitez plus le recevoir? Vous avez des suggestions, des remarques? Merci d envoyer vos demandes à loyer et des charges après rénovation de la résidence se situe aux alentours de 500 par mois hors gardien et animation pour un logement d environ 35m2. Ces logements seront éligibles à l allocation personnalisée au logement. VV Directeur de publication : Jean DOJKA Vice-Président du CLIC-RESPA ; Rédacteurs : Bernard DESCHILDRE Directeur de la clinique de Villeneuve d Ascq ; Karine GOVAL Médecin gériatre ; Arnaud ROUSSEAUX - Directeur des structures d accueil monsoises pour personnes âgées ; Marjorie LEFEBVRE Directrice ADHAP Services Métropole Sud ; Philippe MERESSE - Responsable qualité ADAR Flandres métropole ; Thomas RUBION Directeur du CLIC-RESPA ; Vincent VANRECHEM chef du service des Aînés CCAS de Villeneuve d Ascq Journaliste : Marie-Pierre LEGRAND Maquettiste : Wided NAJAR. Imprimer en France, par l imprimerie municipale de Villeneuve d Ascq. Dépôt légal en cours. ISSN

4 Aide à domicile L impact de la loi de finance dans les services d aide à la personne Cette loi prévoit et autorise, pour chaque année civile, l ensemble des ressources et des charges de l État. Elle a toujours eu un grand impact sur la fiscalisation des entreprises et des particuliers. Retour sur la loi 2013 et ses conséquences dans le secteur d activités des services d aide à la personne (SAP). Le projet de loi de finances (PLF), qui doit être voté avant le début de l année à laquelle il se rapporte, comprend deux parties distinctes : - dans la première partie, il autorise la perception des ressources publiques et comporte les voies et moyens qui assurent l équilibre financier. Cette partie s achève par l article d équilibre ; - dans la seconde partie, il fixe pour le budget général, les budgets annexes et les comptes spéciaux, le montant des crédits des programmes ou des dotations, en autorisation d engagement (AE) et en crédits de paiement (CP) en précisant, le cas échéant, le montant limitatif de leurs dépenses de personnel. En préambule, l Arrêté du 18 décembre 2012 fixe dans son article 1 le taux d augmentation des services d aide et d accompagnement à domicile relevant du 2 de l article L du code de l action sociale et des familles à un maximum de 3,5 % en 2013 par rapport à l année précédente. La loi de finances pour 2013, applicable depuis le 1er janvier dernier, a modifié le montant du plafond général des avantages fiscaux, mais pas celui des dépenses pour des services à la personne. Ainsi: Le montant de l avantage fiscal SAP reste inchangé en 2013 Le plafond des dépenses SAP soumis à l avantage fiscal reste identique à Il est toujours fixé à par an et par foyer fiscal avec un taux de réduction ou de crédit d impôt égal à 50 % des dépenses effectuées. De fait, le crédit ou la réduction d impôt ne peut pas dépasser comme les années précédentes : Ce plafond de dépenses peut toujours être majoré dans les mêmes conditions que précédemment (cas par exemple d enfant mineur à charge ou membre du foyer fiscal âgé de plus de 65 ans). A côté du «plafond des dépenses SAP», existe le «plafond général des avantages fiscaux»: -pour les dépenses réalisées en 2012 : ce plafond général des avantages fiscaux est fixé à un maximum de , majoré de 4% du revenu imposable ; -pour les dépenses réalisées en 2013 : ce plafond général des avantages fiscaux a été abaissé de à et la majoration proportionnelle de 4 % a été supprimée. Rappel sur l avantage fiscal SAP : réduction et crédit d impôt Toute personne physique qui recourt aux services à la personne, domicilié fiscalement en France, peut bénéficier, sous certaines conditions détaillées ci-après, d un crédit d impôt ou d une réduction d impôt. Les dépenses de services à la personne ouvrant droits à cet avantage fiscal peuvent se réaliser dans le cadre de l emploi direct ou du recours à une entreprise déclarée de services à la personne. 4

5 Il convient de rappeler que l entreprise peut faire bénéficier de l avantage fiscal ses clients à la condition d être déclarée services à la personne. A ce titre, l entreprise déclarée doit communiquer avant le 31 mars de l année suivante celle du paiement des prestations, à chacun de ses clients une attestation fiscale. L avantage fiscal prend la forme d un crédit d impôt ou d une réduction d impôt : - un crédit d impôt pour les personnes qui exercent une activité professionnelle ou sont inscrites comme demandeurs d emplois (durant au moins trois mois) au cours de l année du paiement des dépenses. Les personnes mariées ou liées par un PACS, soumises à imposition commune, doivent (sauf cas particuliers) répondre toutes les deux à l une ou l autre de ces conditions. Ce crédit d impôt est imputé sur l impôt sur le revenu. S il excède l impôt dû, l excédent est restitué au contribuable. - une réduction d impôt pour les personnes ne pouvant bénéficier du crédit d impôt (notamment des personnes retraitées et des couples dont un seul des conjoints travaille ou est demandeur d emploi) et les personnes qui peuvent bénéficier du crédit d impôt mais qui ont supporté ces dépenses pour les services rendus à la résidence d un ascendant (l ascendant doit être susceptible de bénéficier de l APA et l avantage fiscal ne peut se cumuler avec la déduction d une pension alimentaire du revenu global prévue au 2 du II de l article 156 du CGI.) Le montant de l avantage fiscal : L ensemble des dépenses de services à la personne est retenu dans la limite de par an et par foyer fiscal : le crédit ou la réduction d impôt est donc au maximum de pour l année Ce plafond peut être majoré de supplémentaires, notamment par : - enfant mineur à charge (ou 750 si l enfant est en résidence alternée) ; - membre du foyer fiscal âgé de plus de 65 ans ; - enfant majeur rattaché ; - ascendant de plus de 65 ans éligible au titre de l APA lorsque le redevable supporte personnellement les dépenses liées à l emploi du salarié travaillant chez l ascendant (uniquement pour la réduction d impôt). Ces majorations ne peuvent pas avoir pour conséquence de porter le plafond des dépenses au-delà de Toutefois ce plafond est porté à si un membre de votre foyer fiscal est titulaire d une carte d invalidité d au moins 80 % ou d une pension d invalidité de 3ème catégorie ou si le redevable perçoit un complément d allocation d éducation spéciale. Aucune majoration ne peut être appliquée à la limite de Taux de TVA à 19,6% pour 5 activités des SAP Dans sa réponse aux questions écrites déposées par plusieurs parlementaires, le Ministère de l Economie et des Finances a indiqué, le 28 février dernier, qu à compter du 1er avril 2013, les cinq activités suivantes de SAP seront soumises à un taux de TVA de 19,6% : - les petits travaux de jardinage ; - les cours à domicile ; - l assistance informatique et internet à domicile ; - les activités qui concourent directement et exclusivement à coordonner et délivrer les services à la personne (c est-à-dire l activité du mandataire qui met en relation un client et un prestataire de services à la personne) ; - les services de maintenance, entretien et vigilance temporaires, à domicile, de la résidence principale et secondaire. Cette annonce de changement de taux fait suite à l avis de la commission européenne qui, le 21 juin 2012, demandait à la France d appliquer un taux plein pour les activités susvisées. Source : do?id=qseq ML L association RESPA est financée par : le Conseil Général du Nord, la CARSAT, et les villes d Anstaing, Baisieux, Chéreng, Forest-sur-Marque, Lezennes, Mons-en-Barœul, Ronchin, Tressin, Villeneuve d Ascq et Willems. «RESPA tout seul - n 9 Avril

6 Qualité L accréditation des médecins Les médecins travaillant en établissement sanitaire ont la possibilité de se faire accréditer. Cette démarche volontaire leur permet de faire valider que leurs pratiques sont conformes aux recommandations de la HAS et permet aux établissements de faire valoir cette qualité attendue dans leur propre accréditation. Certains médecins libéraux peuvent suivre cette voie. L accréditation des médecins est un dispositif volontaire de gestion des risques médicaux en établissement de santé. L accréditation des médecins fait partie d un dispositif global de qualité et de sécurité des soins et d amélioration des pratiques. L accréditation constitue ainsi une modalité de satisfaction de l obligation d évaluation des pratiques professionnelles dont elle intègre les procédures en les complétant par des procédures spécifiques d analyse et de réduction des risques. L un des principaux enjeux de cette démarche réside dans les bénéfices individuels et collectifs attendus dans la prise en charge des patients. Pour les établissements de santé, l accréditation des médecins permet de répondre à certains critères de la procédure de certification des établissements. L accréditation concerne les médecins exerçant une spécialité ou une activité dite «à risques» en établissement de santé. Il s agit des spécialités de gynécologie-obstétrique, d anesthésie-réanimation, de chirurgie, de spécialités interventionnelles ainsi que des activités d échographie obstétricale, de réanimation ou de soins intensifs. Pour certains médecins libéraux répondant aux critères prévus par le code de la sécurité sociale, l accréditation ouvre des droits à une aide financière de l assurance maladie pour la souscription de la prime d assurance en responsabilité civile professionnelle (RCP). A noter également que les assurances y voient un point positif. Les médecins s engagent dans la procédure d accréditation obligatoirement par l intermédiaire de l organisme opérateur pour leur spécialité, agréé par la Haute Autorité de Santé (HAS). Ces organismes 06 agréés pour l accréditation sont chargés d instruire les demandes d engagement dans la démarche d accréditation, d assurer la gestion des risques par spécialité et d accompagner les médecins. Les programmes de réduction des risques des spécialités comprennent la déclaration d évènements porteurs de risque avec leur analyse, la mise en œuvre de recommandations et les activités d amélioration de la sécurité des pratiques. La HAS met à disposition des médecins engagés et des organismes agréés pour l accréditation un portail informatique à l adresse : https://www.accreditation-des-medecins.fr/ à travers lequel sont réalisées toutes les activités d accréditation. Les résultats de la procédure d accréditation des médecins sont publics : la liste des médecins accrédités par la Haute Autorité de Santé, sur avis des organismes agréés, est ainsi publiée. Cette voie devrait être proposée aux médecins libéraux, mais à ce jour aucune date n est fixée. Après la certification des établissements, cette première démarche timide va dans le sens de la HAS (Haute Autorité de Santé), qui souhaite voir les médecins adopter des procédures garantissant les bonnes pratiques qu elle définit. La médecine de ville y gagnera-t-elle en efficacité? Pour en savoir plus : Décrets du 21 juillet 2006 et du 7 décembre 2006, puis du 30 janvier 2008.

7 Brèves Une figure du monde médical nous a quittés. Le Docteur Pierre COTTEEL, gynéco-obstétricien, âgé de 92 ans nous a quittés en ce début d année Né dans le dunkerquois, il fut étudiant à la Faculté de Lille, obtient l Internat et est nommé chef de clinique à Lille. Il installe ensuite son cabinet médical à Lille, à deux pas de l Opéra et sa curiosité et la prise en charge des parturientes le fait s intéresser rapidement aux tests de grossesse. Il monte un laboratoire expérimental avec des grenouilles, qu il étudie longuement. Ce qui mène aux premiers tests de grossesse : les urines de la dame étaient injectées dans un crapaud. Il développe en parallèle des techniques qui mèneront aux premiers accouchements sans douleur. Il créa ensuite avec son épouse Suzanne, elle aussi gynéco-obstétricienne la maternité rue Hegel à Lille afin d accueillir dans les meilleures conditions possibles les futures mamans qui accouchaient encore beaucoup à domicile. Afin répondre aux besoins de plus en plus importants de la population locale, il fut, en 1986, le créateur à Villeneuve d Ascq de la maternité portant son nom, avec ses 56 chambres. Ce choix de la ville nouvelle n était pas anodin, à l époque. Il la dirigera jusque 2001, après avoir arrêté son métier médical en accouchements annuels y étaient enregistrés. Deux enfants du couple sont médecins, et exercent encore leur activité médicale sur Villeneuve d Ascq. La vocation reste dans la famille avec certains petits enfants. Il a toujours partagé son métier, ses passions avec son épouse Suzanne, Une pensée à elle et à sa famille. Contrats locaux de Santé (CLS) Les contrats Locaux de Santé ont été évalués par l ARS (Agence régionale de Santé), dans les territoires respectifs. Ils sont les outils de mise en œuvre territoriaux du projet régional de santé, placent l usager au cœur du système de santé et visent à offrir un parcours de santé adapté à chaque habitant de la région. Voir l article sur le site de l Agence Régionale Nord Pas de Calais. Expérimentation Appel d un médecin la nuit : vu les difficultés et de la surcharge de travail, un test a été mis en place, en partenariat entre l ARS, l Ordre des Médecins, l URPS et le SAMU. Un seul numéro de téléphone : Nord : Pas de Calais : ; et pour Lille Roubaix Tourcoing et Dunkerque : Agirc et Arrco : , un seul numéro pour deux prestations Avec le , les caisses de retraite complémentaire Agirc et Arrco ont mis en place un numéro national pour faciliter l accès de leurs ressortissants à deux de leurs prestations d action sociale : les dispositifs «Sortir Plus» et «Aide à domicile momentanée». Aide aux aidants : des séances de sophrologie mise en place par le CLIC Nous en avions parlé lors d un précédent numéro, le CLIC RESPA met en œuvre un groupe de soutien pour les aidants accompagnant au quotidien un parent atteint de la maladie d Alzheimer. Les aidants se retrouvent un fois par mois, à la maison des aidants. Le groupe est animé par notre psychologue ; Mr Arnaud NES- TOR. Le transport est pris en charge gracieusement par ADHAP service. En plus de ces rencontres, le CLIC organise, en partenariat avec Séverine ALEXANDRE, sophrologue, des séances de sophrologie afin de permettre aux aidants de se relaxer, de lâcher prise, et d être plus à l écoute de leur corps afin d éviter l épuisement. Ces séances sont gratuites pour les aidants. Engagement demandé pour 3 séances. Dates à retenir : 2, 9, 16 avril 2013 à 14h30 11, 18, 25 juin 2013 à 14h30 1er, 8 et 15 octobre 2013 à 14h30 Renseignements et inscription auprès du CLIC RESPA TR Vivre la fin de vie à domicile L Observatoire National de la Fin de Vie a rendu public son nouveau rapport «Vivre la fin de sa vie chez soi», entièrement consacré à la question de la fin de vie à domicile. Ce rapport part d un constat simple : plus de 80% des français souhaiteraient passer leurs derniers instants chez eux, mais seulement 25,5% des décès surviennent effectivement à domicile. Comment expliquer cet écart, qui reste identique à celui observé au début des années 1990 et qui fait de la France l un des pays européens où l on meurt le moins à domicile? L Observatoire National de la Fin de Vie est donc allé à la rencontre d aidants qui ont accompagné un proche à domicile, mais aussi de professionnels de terrain impliqués au quotidien dans l accompagnement de la fin de vie. Des témoignages poignants, qui offrent un aperçu sans complaisance sur la réalité de la fin de vie à domicile. Pour plus d informations, rendez-vous sur : https://sites.google.com/site/observatoirenationalfindevie/rapport TR Guide de l accueil familial pour les personnes âgées et les personnes handicapées L accueil à son domicile, à titre onéreux, de personnes âgées et d adultes handicapés est une activité réglementée par le Code de l action sociale et des familles, qui constitue le dispositif d accueil familial. Ce guide, destiné à tous les acteurs de l accueil familial (services administratifs, accueillants familiaux, personnes âgées et personnes handicapées, employeurs ) fait le point sur l ensemble de la réglementation applicable, en particulier les innovations apportées par les décrets de Pour télécharger le guide, rendez-vous sur le site du ministère des affaires sociales : documentation-publications,49/ ouvrages-pratiques-chartes,1348/ handicap-personnes-agees,1688/guidede-l-accueil-familial-pour,15584.html TR 07

8 Zoom sur Les accueils de jour du territoire : donner du répit aux aidants Les accueils de jour, dont la mission a été définie par un circulaire n du 30 mars 2005, accompagnent des personnes touchées par la maladie d Alzheimer ou une maladie apparentée pendant la journée. Il en existe trois sur le territoire du CLIC RESPA, à Faches-Thumesnil, à Mons-en- Baroeul et à Villeneuve d Ascq. Ce dispositif est parfois mal connu des professionnels et des familles. En 2004, le second Plan Alzheimer a mis en avant l isolement social des personnes malades et l épuisement de leurs aidants principaux. Le plan prévoyait alors la création de dispositifs de répit et d accompagnement. Sur le terrain se sont en majorité créés des accueils de jour, en 2005 à Villeneuve d Ascq, en 2008 à Faches-Thumesnil et à Mons-en- Baroeul. Le rôle de ces structures est de permettre aux aidants principaux de disposer d un temps de répit et de donner à la personne malade un temps de vie sociale et d accompagnement spécifique. Les activités récréatives et thérapeutiques qui y sont mises en place visent le maintien de l autonomie fonctionnelle, de la communication, des repères spatio-temporels et des différentes formes de mémoire. Différents supports d activités sont mobilisés : gymnastique, ateliers mémoire, ateliers cuisine, musique et chant, travaux manuels, jeux, Chacun développe également de nouveaux projets tel l art floral à Villeneuve d Ascq ou l utilisation de tablettes tactiles à Mons en Baroeul. La vie sociale se trouve de plus enrichie par des rencontres intergénérationnelles, des sorties ou visites culturelles. La maladie d Alzheimer reste difficile à accepter et à assumer tant pour la personne malade que pour sa famille. Il semble qu il existe parfois une réticence à envisager l accompagnement par un accueil de jour, celui-ci étant encore parfois perçu comme une étape avant une admission rapide en EHPAD ou dans une unité protégée. Au contraire, par leur action permettant tant le répit des aidants que le maintien de la vie sociale et de l autonomie des personnes accueillies, les accueils de jour doivent être considérés comme facilitant le maintien à domicile. Faches-Thumesnil : Accueil de jour «Jeanne 8 Deroubaix» 4, rue Andre Diligent ( ). Accueil d une demi-journée à trois jours par semaine. Tarif journalier : 20 euros (+ 5 euros pour le repas et 3,6 euros pour la participation aux frais de transport). Mons-en-Barœul : Accueil de jour «Les Charmilles» 233, rue du Général De Gaulle ( ). Accueil d un à cinq jours par semaine. Tarif journalier : 20,30 euros (comprenant le repas et le transport). Villeneuve d Ascq : Accueil de jour «La Ménie» 165, Rue Jean Jaurès ( ). Accueil d un à cinq jours par semaine. Tarif journalier : 20,50 euros (comprenant le repas et le transport). AR

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