Le financement des Très Petites Entreprises : Informalisation du financement formel ou formalisation du financement informel

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Le financement des Très Petites Entreprises : Informalisation du financement formel ou formalisation du financement informel"

Transcription

1 Le financement des Très Petites Entreprises 187 Le financement des Très Petites Entreprises : Informalisation du financement formel ou formalisation du financement informel Wafaa TANI Doctorante Laboratoire en entrepreneuriat, finance et audit Ecole Nationale de Commerce et de Gestion - Université Ibn Zohr - Agadir Bouchra RADI Enseignant chercheur Ecole Nationale de Commerce et de Gestion - Université Ibn Zohr - Agadir

2 Wafaa TANI & Bouchra RADI 188 Résumé Le financement des Très Petites Entreprises : Informalisation du financement formel ou formalisation du financement informel Le parc des entreprises dans les pays en voie de développement est constitué dans sa majorité d'entreprises individuelles et d'entreprises de moins de 10 salariés (Hammes, 2006). Les fonds utilisés dans les T.P.E. proviennent en général du micro-entrepreneur lui-même et de son entourage familial ou amical. Ce dernier recourt plus à la solidarité familiale et à la finance informelle qu aux prêts officiels bancaires, faute de solutions financières adaptées à ses besoins, qui se situent entre les minimums d intervention des banques et le plafond des crédits offerts par les institutions de microfinance. La plupart des travaux de recherches abordent la question de la transition «informalisation du financement formel» ou «formalisation du financement informel». Dans notre article nous allons nous appuyer sur les stratégies de descente en gamme de clientèle pour intégrer les T.P.E. dans les segments de clientèles des établissements de crédit et les stratégies de montée en gamme vers le financement en faveur des T.P.E. des institutions de microfinance I.M.F. L objet principal de cet article est de présenter une nouvelle finance adaptée aux besoins des T.P.E. «la mésofinance» quasi absente au Maroc. Il traite les définitions et caractéristiques des T.P.E., analyse les pratiques de la finance informelle et formelle. L article met l accent aussi sur les besoins en financement des T.P.E. Finalement, il propose dans un souci de plus grande efficacité des mécanismes financiers d adoption de la mésofinance. Mots clés : Très petite entreprise, finance informelle, finance formelle, micro-finance, mésofinance. Abstract Financing Very Small Business: Informalization of formal financing or formalization of informal financing The park companies in developing countries consists in its majority of individual companies and businesses with fewer than 10 employees (Hammes, 2006). Funds used in small businesses generally come from the owner himself and his immediate family or friends. This one uses more family solidarity and informal finance than loans bank officials. This is due to lack of financial solutions adapted to their needs that lie between the minimum intervention of the banks and the credit limits offered by microfinance institutions. Most research works approach the issue of transition "informalization of formal finance" or "formalization of informal finance." In our paper we will build on downscaling strategies of customers to integrate very small businesses in the customer segments of banking institutions and upscaling strategies of microfinance institutions for financing very small businesses.

3 Le financement des Très Petites Entreprises 189 The main purpose of this paper is to present a new finance adapted to needs of very small businesses "Mesofinance" almost absent in Morocco. It discusses the definitions and characteristics of very small businesses, analyzing the practices of informal and formal finance and also focuses on the financing needs of very small businesses. Finally, it suggests financial mechanisms to adopt mesofinance. Keywords: Very small business, informal finance, formal finance, microfinance, mesofinance.

4 Wafaa TANI & Bouchra RADI 190 Introduction Les très petites entreprises des pays en voie de développement jouent un rôle économique et social fondamental. Elles couvrent le manque des gros investissements dans ces pays et créent ainsi un tissu économique primaire qui permettra le développement de ces économies. (Ferrier, 2002). C est un secteur générateur de revenus appréciables et créateur d emplois importants. D ailleurs, la création d emplois se fait de plus en plus dans les T.P.E. alors que les effectifs des salariés progressent plus lentement dans les P.M.E. et régressent dans les grandes entreprises. De même en période de crise, les T.P.E. ont plusieurs qualités. Elles sont dynamiques, créatives et flexibles. Cependant, elles souffrent de plusieurs difficultés. Elles sont hétérogènes et disparaissent par grand nombre dans les premières années d existence ce qui rend difficile la proposition des théories et des concepts qui leur sont adéquats (Ferrier, 2002). Le marché des T.P.E. est encore très important, avec 500 millions de microentrepreneurs et pour un besoin de financement total estimé à 250 milliards de dollars (Maarouf, 2011), c est pourquoi la contrainte financière reste la première préoccupation. La plupart des travaux de recherche insistent sur les difficultés d accès des T.P.E. au financement formel, celui des banques (Mourji, 2002). Or dans les pays du Sud, la banque est un modèle importé qui ne convient pas à la majorité des T.P.E. Quand à la finance informelle, elle a toujours été pratiquée, elle s inscrit naturellement dans la vie de tous les jours, et convient parfaitement aux acteurs du secteur informel. C est d ailleurs cette finance qui a fait émerger la microfinance, elle-même liée à des comportements traditionnels qui n évoluent que lentement (Lelart, 2006). Les institutions de microfinance I.M.F. ou association de microcrédit A.M.C., introduites dans plusieurs pays en développement, ont mis en place des services et produits financiers notamment le micro crédit qui connaît un grand engouement. Toutefois la crise de croissance qu a connue ce secteur au Maroc en 2007 et bien avant dans d autres pays comme l Inde et la Bolivie suscitent beaucoup de questions sur l efficacité de ce moyen de financement. La question à laquelle notre article va répondre est celle de savoir si une ultime évolution vers une mésofinance est souhaitable. Il convient en conséquence de souligner les caractéristiques des T.P.E. (1), d étudier et d analyser également les techniques et pratiques du financement informel des T.P.E. (2) et de leur financement formel par le crédit bancaire et la micro-finance (3 et 4), de présenter les besoins des T.P.E. en matière de financement (5) et enfin de présenter la démarche de la mésofinance (6). D un point de vue méthodologique, nous nous appuyons sur une large revue de littérature concernant les T.P.E. au Maroc et à l échelle internationale mais aussi sur les travaux des P.M.E. et le secteur informel utiles pour appréhender la réalité des T.P.E.

5 Le financement des Très Petites Entreprises Caractéristiques des T.P.E. La très petite entreprise fait habituellement référence à un critère dimensionnel. Cependant, le critère de taille devra être expliqué et enrichi par d autres critères qualitatifs. 1.1 Définition de la T.P.E. Dans la plupart des pays, la notion de très petite entreprise n est pas précisée. Les auteurs retiennent le plus souvent un critère quantitatif : le nombre de salariés, une T.P.E. a moins de x salariés (CEPAM, 1987). D autres critères comme le chiffre d affaires, la valeur ajoutée (Ferrier, 2002) et les actifs peuvent être utilisés mais ils rencontrent des problèmes d hétérogénéité des branches ou d évaluation. D après l O.C.D.E., nous avons cinq types d entreprises selon le critère du nombre de salariés: la micro-entreprise : de 1 à 4 salariés, la T.P.E. : de 5 à 19 salariés, la P.E. : de 20 à 99 salariés, la M.E. : de 100 à 500 salariés et la G.E. avec plus de 500 salariés (Ferrier, 2002). Il n existe cependant pas d unanimité sur le nombre de salariés. La Commission Européenne définit la TPE comme une entreprise de zéro à neuf salariés. Il faut moins de huit salariés pour la TPE chinoise MORRIS (1998), moins de six pour ROBERTS et WOOD (2002), moins de cinq pour JULIEN et MARCHESNAY (1992), moins de quatre pour d autres chercheurs américains évoqués par MORRIS (1998) (Foliard, 2008). Toutefois, il est nécessaire d ajouter les critères qualitatifs suivants : - L organisation de l entreprise : le chef de la T.P.E. assure généralement l ensemble des responsabilités au départ avant de les partager avec des collaborateurs. Donc du point de vue organisationnel, la T.P.E. est peu ouverte sur l extérieur (CEPAM, 1987); - La propriété des moyens de production : La propriété de la TPE est concentrée entre les mains d une seule personne ou partagée avec quelques personnes souvent issues de la famille (Foliard, 2008). - La conception de l entreprise : en raison du caractère individuel de la T.P.E., la notion de rentabilité dépend de l origine du chef d entreprise, de son tempérament et de l échelle de ses motivations (CEPAM, 1987). - Le stade d évolution, de développement ou d organisation de la firme : la plupart des T.P.E. restent toujours petites des années après leur création. Elles ne poursuivent pas nécessairement un objectif de croissance et une croissance substantielle est une exception (Ferrier, 2002). Cette évolution peut être soit intra-firme (passage de la phase de fabrication aux fonctions commerciales et administratives puis à la planification et enfin aux fonctions financières) soit extra-firme (passage d une T.P.E. à une G.E.). 1.2 Définition et caractéristiques de la T.P.E au Maroc Au Maroc, la T.P.E. est définie comme étant une entreprise employant moins de 10 salariés. Et il faut distinguer entre la micro entreprise (1 à 9) et la petite entreprise (10 et plus). A l intérieur des micro-entreprises nous avons les plus

6 Wafaa TANI & Bouchra RADI 192 petites entreprises (PPE) de 1 à 3 qui sont les véritables micro-entreprises (stricto sensu) et celles moins petites de 4 à 5 et surtout 6 à 9 personnes qui sont de très petites entreprises (TPE) (Hamdouch et al., 2004). Le deuxième critère quantitatif retenu au Maroc est celui du chiffre d affaires. Toute entreprise réalisant un chiffre d affaires inférieur à dh hors taxe sur la valeur ajoutée par an est une très petite entreprise (Ministère d économie et des finances, 2011). La taille de l entreprise reste sujette à de nombreuses controverses. Les critères purement quantitatifs présentent beaucoup de limites. Ils sont très simples d accès mais ils ne disent pas ce qu est une T.P.E. Le Maroc devra donc introduire les critères qualitatifs de classification des entreprises. Un autre critère adopté au Maroc est celui de la distinction entre les unités informelles et formelles. En effet, la structure du secteur des T.P.E. au Maroc regroupe les T.P.E. formelles qui sont au nombre de selon le dernier recensement économique de 2001/2002 (HCP, 2001) et des unités de production informelles qui a vu son effectif passé de 1,233 millions en 1999/2000 à 1,550 millions en 2007 (HCP, 2009). Plusieurs études ont été menées au Maroc et qui caractérisent ce secteur. Le tissu économique Marocain est fortement dominé par les micro-unités avec des résultats qui varient en fonction des sources, principalement en nombre d unités. Ces difficultés sont principalement liées à une part d économie informelle fortement représentée chez les TPE. Cependant l ensemble des sources s accordent à dire, que 98 % des entreprises emploient moins de 10 salariés (Planet Finance, GERES, 2008) et offrant un emploi à plus de 75 % de la main d œuvre. (Maarouf,2011). Selon l étude conjointe du ministère de l industrie du commerce et de l Ambassade de France, les TPE représentaient de entreprises et de personnes «occupées» soit 53% des actifs en milieu urbain (Planet Finance, GERES, 2008) ; Selon le Haut Commissariat au plan, les P.M.E et T.P.E. contribuent à environ 40% de la production, mais ne participent qu à hauteur de 10% à la valeur ajoutée. La part global des T.P.E. dans le PIB reste inférieur à 10%. Quel que soit leur statut formel ou informel : commerce et artisanat sont surreprésentés. Plus de 77% de ce chiffre est réalisé par les TPE issues du secteur commercial, 10% par l artisanat, 8.8% par les services et le reste étant réalisé par le secteur de la construction (Planet Finance, GERES, 2008). Dans un but d élargir l assiette de l impôt, la Loi de Finances 2011, a instauré un taux d imposition spécifique de 15 %, en faveur des très petites entreprises (TPE) réalisant un chiffre d affaires inférieur ou égal à 3 millions de dirhams, hors taxe sur la valeur ajoutée. Cette disposition est applicable, au titre des exercices ouverts à compter du 1er janvier 2011(Ministère d économie et des finances, 2011). Le secteur des T.P.E. regroupe des entreprises formelles et d autres informelles. Ce dualisme de l économie va de pair avec le dualisme de la finance. Le

7 Le financement des Très Petites Entreprises 193 secteur moderne est financé par les banques, alors que les petites entreprises privées sont très tributaires du secteur financier informel (OCDE, 2005). 2. le financement informel des T.P.E. Les populations pauvres ont des besoins particuliers dont les montants sont modestes. Elles n ont pas de garanties à offrir, elles appartiennent au secteur informel où les cycles d activité sont courts, elles n ont donc besoin de crédit que pour une durée courte et elles sont disposées à supporter un coût excessif. Elles appartiennent à un monde dans lequel les relations personnelles sont essentielles, ce qui les amène à préférer en toute occasion des formules de proximité (Lelart, 2002). Jusqu aux années 1950, l alternative principale pour les micro-entrepreneurs était de se tourner vers des sources de financement informelles. Ce secteur très diversifié regroupe toutes les transactions financières (emprunts et dépôts) qui ne sont pas réglementées par une autorité monétaire centrale ou par un marché financier central (De Briey, 2005). La finance informelle met l accent sur l absence de formes : ce sont des pratiques d épargne et de crédit qui ne sont pas obligées de respecter un cadre ou un schéma fixé. On connaît l existence des associations rotatives d épargne et de crédit (AREC) ou la tontine qui est une pratique financière qui permet d épargner, de prêter et d emprunter (l'épargnant est en même temps un investisseur malgré lui), et des banquiers clandestins (El Abdaimi, 1990). Cette épargne informelle nourrit la finance informelle et réciproquement. Les relations entre le débiteur et le créancier reposent sur la confiance, elles sont personnelles, non seulement parce que les partenaires se connaissent, mais parce qu ils font affaire comme ils l entendent (Lelart, 2006). Le succès de ces activités informelles revient à la proximité (géographique, locale et culturelle) que les prêteurs entretiennent avec les micro-entrepreneurs et aux mécanismes incitatifs auxquels ils recourent, essentiellement la pression sociale et la subordination d un prêt au remboursement du crédit antérieur. Ces mécanismes leur permettent en effet de diminuer les risques de sélection adverse et d aléa moral et donc, les coûts de transaction associés à l opération de prêt (De Briey, 2005). Il faut noter aussi que la gratuité des services financiers informels n est toutefois pas systématique, et elle est parfois d ordre social et psychologique (intimidation, honte, obligation de réciprocité). La finance informelle est souvent peu fiable, aléatoire, non transparente et limitée au court terme. En d autres mots, les ménages pauvres utilisent la finance informelle faute de choix. (Guérin, 2010). Elle est aussi parfois fort onéreuses, raison pour laquelle les termes de profits monopolistiques, d'intermédiaires requins et exploiteurs ont été longtemps associés au secteur financier informel (De Briey, 2005). Plusieurs travaux montrent que les T.P.E. exclues du financement formel, sont fragilisées par les systèmes informels en usage. En effet, à côté des prêteurs à gage, même le crédit fournisseur se fait à coûts élevés. Les taux d intérêt (incorporés dans la majoration des prix de vente) peuvent atteindre 10% sur trois semaines, ce qui représente en termes annuels, quelques 173% (Mourji, 2002).

8 Wafaa TANI & Bouchra RADI 194 Outre le coût, le crédit informel est incertain et irrégulier. Le crédit fournisseur comme le crédit des membres de la famille n est pas accessible et/ou disponible au moment du besoin. Cela entraîne des pertes ou manques à gagner, du fait d opportunités d affaires ratées (Mourji, 2002). Au Maroc, les créations de T.P.E. se font par le financement informel. En effet, selon une étude menée en 2007 par le Haut Commissariat au Plan, 56,4% des U.P.I. ont été créées grâce à une épargne personnelle de leurs propriétaires, 19% grâce à un crédit d autrui, 4,7% grâce à un héritage, 3,6% grâce à un transfert reçu, 2,2% grâce au microcrédit, 1,9% grâce à la vente de biens personnels, 1,1% grâce à un crédit bancaire et 0,2% grâce au départ volontaire (HCP, 2009). Ceci montre que le recours aux crédits auprès des banques pour financer la création d une Unité de Production Informelle U.P.I. reste très faible au Maroc. Dans ces conditions, la finance informelle contribue largement au financement de la création des T.P.E., mais elle ne contribue que faiblement, pour des montants limités et pour des durées courtes au financement des besoins en fonds de roulement et pour la croissance et l extension des T.P.E. D où l importance de l existence d une finance formelle. 3. Financement des T.P.E. par les crédits bancaires Une grande partie des micro-entrepreneurs, demeurent réticents à l idée de se rendre dans une banque. Dans tous les pays du Sud, la banque est un modèle importé qui ne convient pas à la majorité des très petites entreprises. Le recours au crédit bancaire est inhabituel aux T.P.E. pour plusieurs raisons (Servet, Lelart, 1990): - de la complexité de la constitution d un dossier de demande de prêt auprès de ces institutions pour une population souvent analphabète; - de la faible dimension de la plupart de ces opérations, ce qui réduit la rentabilité de celles-ci pour la banque, compte tenu des frais fixes de l étude de chaque dossier et de l impossibilité d accorder automatiquement les prêts sauf à prévoir un réescompte automatique des effets auprès d un établissement financier public, à mettre les établissements financiers en situation très précaire ou à fixer le taux d intérêt à un niveau prohibitif; - et de l absence des garanties nécessaires généralement exigées par une institution financière formelle. Les banques sont aussi contraintes par des règles liées à la politique monétaire. Le refus des banques commerciales de financer les micro-entrepreneurs résultait de l importance des problèmes de détection (screening problem) et du bon respect des contrats (enforcement problem). La relation de crédit peut en effet être considérée comme une relation d agence par laquelle le prêteur (le principal) loue une part de sa richesse aux micro-entrepreneurs (les agents) qui s engagent à rembourser le principal et à lui payer les charges d intérêt aux échéances et conditions fixées dans un contrat établi au préalable entre les parties. Un problème d agence se pose car il est certain que dans toute relation de crédit, les intérêts de l'emprunteur et du prêteur diffèrent : alors que le premier est

9 Le financement des Très Petites Entreprises 195 essentiellement concerné par la rentabilité des capitaux empruntés, l'autre l est par la solvabilité du premier et la rentabilité des fonds prêtés (De Briey, 2005). En dehors du crédit, les activités de conseil, de formation et d'appui ont induit dans certains cas des résultats remarquables. Mais le goulet d'étranglement de l'accès au financement n'a pas réellement été levé. Et cela en dépit des efforts consentis d'une part par les structures destinées à appuyer les entrepreneurs dans le montage de projets bancables et d'autre part par les bailleurs à créer des fonds de garantie et à prêter des lignes de crédit à faible taux d'intérêt. Les réticences des banques à financer (l'investissement et le besoin en fonds de roulement) des petites entreprises relèvent tout à la fois d'un apport insuffisant en fonds propre des promoteurs, du coût important de l'analyse et du suivi, d'un risque important pour de faibles garanties apportées, mais aussi pour leur part d'une certaine étroitesse des ressources à moyen ou long terme à affecter à cet emploi (Botzung, 1996). Cette réticence des banques a conduit à la création des institutions de microfinance. Il s agit en particulier du micro crédit qui a connu un grand succès au Maroc. Ces nouveaux services financiers sont de plus en plus complétés par une offre d appui non financier tels que l information, le conseil qui permettent de développer chez les responsables des TPE un véritable esprit d entreprise (Hamdouch et al., 2004). 4. Financement des T.P.E. par la microfinance Alors que l'accès aux crédits bancaires est assorti de conditions qui sont difficilement à la portée des micro- entrepreneurs, les I.M.F. ont su élargir, dans un contexte de marché financier imparfait, leurs services à cette catégorie d agents sans perdre de vue la contrainte de recherche d'une stabilité seule gage de pérennité pour leurs activités (Doumbouya, 2008). Aujourd hui, les IMF ne couvrent encore que très partiellement les besoins de ce segment des T.P.E. Les IMF ciblent majoritairement le microcrédit et le court terme. Elles disposent en général de produits adaptés pour financer la trésorerie des activités génératrices de revenus (AGR) et de la microentreprise (pour donner un ordre de grandeur, crédits court terme inférieurs à 1500 euros). Cela couvre une partie des besoins des TPE, mais une faible partie seulement. De même que le coût des transactions reste élevé. Si la microfinance constitue bien l un des éléments phares de la finance solidaire via les activités de microcrédit professionnel ou de financement d activités génératrices de revenus, elle est aussi animée par des dispositifs de microcrédit personnel garanti, liant accompagnement social et financement de projets de vie, dont on parle moins (Glémain, 2010). Au Maroc, les activités de microfinance sont nomées microcrédit. Elles ont débuté au milieu des années 1990, avec l appui de l AMSED (Association Marocaine de Solidarité Et de Développement) et se sont progressivement consolidées, à travers l initiative Microstart du PNUD et l intervention de l USAID. Ainsi, s est

10 Wafaa TANI & Bouchra RADI 196 créée la Fondation Zakoura 1 en 1995, l association Al Karama en 1996, la Fondep et Al Amana en 1997, suivie par la création d autres associations de microcrédit. Les A.M.C. marocaines qui doivent nécessairement avoir le statut d association, ont bénéficié d une aide nationale. Le gouvernement s est engagé en décembre 2005 à leur pourvoir une enveloppe de 200 millions de dirhams - DH 2 sur 5 ans, et des aides internationales notamment celle de l Agence Française de Développement (AFD), de la Banque Européenne d Investissements (BEI), de la Commission européenne, de la Coopération espagnole, ou encore de la Millenium Challenge Corporation (administration étasunienne). Ces aides prennent la forme de prêts accordés directement à des taux préférentiels, de garanties, ou encore d assistance technique pour l amélioration de leur performance financière (El Attar, Moutem, 2008) La loi n du 1er avril 1999 a défini le microcrédit comme «Tout crédit dont l objet est de permettre à des personnes économiquement faibles de créer ou de développer leur propre activité de production ou de services en vue d assurer leur insertion économique». Des amendements à cette loi ont élargi le champ d application du microcrédit à : l acquisition, la construction ou l amélioration du logement ; l alimentation des foyers en eau potable et en électricité et le financement de la souscription de produits d assurance maladie et d autres opérations. Le montant maximum du microcrédit est fixé à ,00 dirhams et l octroi du microcrédit peut être assorti de formation, de conseil et d assistance technique. Les Associations Marocaines de Microcrédit - AMC sont supervisées par le ministère des Finances, mais leur surveillance a été déléguée à Bank Al-Maghrib (la Banque centrale marocaine) depuis Le secteur du micro crédit au Maroc regroupe douze AMC et qui sont adhérées à la Fédération Nationale des Associations de Microcrédit - FNAM. Toutefois, Le secteur est hautement concentré et les quatre principales AMC : Zakoura, Al Amana, Fondation des Banques Populaires et Fondep totalisent 90% des services auprès de la clientèle. Le Maroc représente à lui seul plus de 40% des microcrédits distribués dans la région du Moyen Orient et de l'afrique du Nord (MENA). Trois des 12 associations, se positionnaient, au titre de l'année 2009, selon les données de l'organisme Américain spécialisé Microfinance Information Exchange - MIX, dans le top des 100 IMF les plus performantes au monde. Quatre des douze Associations marocaines figurent parmi le Top 30 des IMF du monde entier. Le secteur marocain du microcrédit a connu l une des plus formidables croissances jamais observées en microfinance. En moins de quatre ans, de 2003 à 2007, le portefeuille de prêts des AMC a été multiplié par onze, et la clientèle par quatre, selon les données du MIX. Ces institutions ont affiché des résultats remarquables selon tous les critères de performance appliqués en microfinance, 1 Les Fondations Zakoura et Banque populaire pour le microcrédit ont signé, 5 mai 2009 à Rabat, un protocole d'accord fixant les modalités de leur fusion et aboutissant au transfert de l'intégralité de l'activité de la Fondation Zakoura à la Fondation Banque populaire pour le microcrédit. 2 1euro équivaut (à peu près) 11dirhams-dh.

11 Le financement des Très Petites Entreprises 197 notamment l échelle du degré de pauvreté de la clientèle et de la qualité des actifs et de la rentabilité. Ces résultats impressionnants ne sont pas passés inaperçus : Al Amana et Zakoura ont reçu plusieurs prix internationaux (dont le prix du MIX récompensant les IMF les plus performantes et le Prix européen de la microfinance). En 2007, le secteur de la microfinance au Maroc était l un des plus actifs et de plus performants au monde mais des signes annonciateurs d une crise ont commencé à apparaître. La crise s est matérialisée par une hausse des taux d impayés et une progression de l endettement croisé. Le gouvernement marocain a réagit en mettant en place, en étroite collaboration avec Bank Al-Maghrib et la Fédération nationale des associations de microcrédit, un plan de consolidation du secteur. Ce plan s est fixé comme priorités : le renforcement de la gouvernance des AMC et l amélioration de la transparence, le contrôle des prêts croisés et la prévention du surendettement, la réforme du cadre réglementaire et la sécurisation des liquidités pour le secteur audelà de l année 2009, en encourageant les liens entre les AMC et les banques. Deux des principales AMC du Maroc (la Fondation Banque Populaire pour le Microcrédit et la Fondation ARDI) ont déjà été créées par des banques locales et les AMC plus petites sont incitées à trouver des partenaires bancaires (Reille, 2009). 5. Evolution des TPE et de leur besoins en financement Les besoins réels en financement des T.P.E. évoluent selon le cycle de vie de l entreprise et selon son secteur d activité. En effet, la création d une T.P.E nécessite des fonds. Une fois installée, elle a besoin de services financiers pour son démarrage et pour son fonds de roulement et enfin dans la phase de croissance et développement, la T.P.E. nécessitera des aides financières. Le petit commerce de détail et les micro-unités de services ne nécessitent pas des études de dossiers importantes, leurs caractéristiques sont connues et leurs potentialités d'évolution sont limitées. Leur appui pourrait se limiter à du crédit en fonds de roulement et, à la demande des micro- entrepreneurs, de petites sessions de formation adaptées. A l'attention des petites unités de production, il peut y avoir une combinaison de crédit en fonds de roulement et des formules de nantissement de marchés. Le besoin en investissement pourrait être pris en compte lorsqu'il existe déjà un parcours commun et sans incidents en matière de crédit entre l'entrepreneur et la banque ou l IMF. Le conseil et la formation (formation technique et en gestion) sont susceptibles, quand ils sont sollicités par l'entrepreneur, d'induire des mutations qualitatives dans l'entreprise. Le financement de la création pourrait se voir réserver une part limitée des interventions. Il implique une bonne étude préalable du dossier et une évaluation des capacités entrepreneuriales du promoteur. Les actions plus spécifiques sont à réserver à des unités avec un niveau de complexité, et un potentiel de croissance supérieur (chiffre d d'affaires plus important, rapports salariaux et marchés diversifiés). Ces unités expriment des demandes en termes de conseil et de formation (gestion de la production,

12 Wafaa TANI & Bouchra RADI 198 organisation du travail, estimation des besoins en fonds de roulement, etc...) pouvant faire l'objet d'interventions personnalisées et payantes. Au niveau du financement, les besoins en fonds de roulement et de nantissement constituent les demandes principales. Comme pour d'autres, le financement de l'investissement implique un parcours commun et une bonne connaissance réciproque (Botzung, 1996). L'appui à la petite entreprise implique donc pour être efficace une prise de risque. La question n'est pas de le réduire systématiquement à zéro, mais de l'identifier, de le gérer, de le répartir et de l'accepter en fonction des impacts potentiels induits. Beaucoup d'entreprises, en fonction de leur marché et des capacités de l'entrepreneur, n'ont que des potentialités limitées d'évolution. Mais pour une part d'entre elles, l'extension de l'unité suscite un besoin de financement de l'investissement qui n'est que rarement couvert par la lente et faible accumulation interne; elles disposent cependant de l'expérience, de la connaissance des marchés et de la motivation nécessaire. Il paraît donc économiquement pertinent de favoriser ce public et d'en faire un champ privilégié d'intervention des institutions financières (Botzung, 1996). En dehors des apports personnels et/ou ceux des proches parents ou connaissances, une micro- entreprise exerçant dans le secteur informel n a pour seules ressources, que des micro - crédits alloués par des IMF. Ces services financiers, compte tenu de leur faible montant, ne permettent que très partiellement d accéder aux biens de production. Autrement dit, ils ressemblent plutôt à des crédits de trésorerie ou encore à des crédits conjoncturels. Le passage d une assistance faible à une assistance moyenne s accompagne éventuellement du changement de statut de la micro- entreprise. Celle - ci peut se transformer en PME (ou PMI) si les conditions le permettent ou tout simplement garder son statut. Dans cette situation, les crédits deviennent plus importants et visent à renforcer le potentiel productif de la micro- entreprise. L intervention des IMF et des banques est ici importante. Sans oublier l implication des autorités publiques, qui peut prendre diverses formes : subventions financières, défiscalisation des activités micro- financières, allègement des charges d exploitation des IMF, etc. (Doumbouya, 2008). Il faut noter que d autres bailleurs de fonds ont, tout au long des années 80, répondu aux insuffisances des banques en développant une panoplie du petit financier: par l'octroi de lignes de crédit à long terme et à des taux concessionnels, la création de sociétés de capital-risque, de fonds de garantie, de cellules d'appui chargées de l'identification, de la conception des business plans et du suivi des entreprises (Botzung, 1996) La «marchéisation» progressive de l économie doit s accompagner d innovations favorables à la construction d un système financier intégré et capable de financer efficacement toutes les activités productives. La relation clientèle développée par les I.M.F. peut être un atout pour les banques commerciales pour améliorer l efficacité de leur «front office» (force de vente et suivi commercial) ; tandis que les I.M.F. peuvent s appuyer sur un «back office»

13 Le financement des Très Petites Entreprises 199 (logistique) favorable, assuré par les banques, pour améliorer leur capacité financière et offrir aux micro-entrepreneurs les possibilités de se doter d un capital productif nécessaire au renfoncement durable de leur capacité (Doumbouya, 2008). La TPE n est pas au cœur de la stratégie de la banque classique et elle n est pas la cible de la microfinance (Maarouf, 2011) d où l intérêt d introduire de nouvelles pratiques dans les banques et les I.M.F. 6. la mesofinance : La descente en gamme pour les banques montée en gamme pour les A.M.C. Faute de solutions financières adaptées aux besoins des T.P.E., qui se situent entre les minimums d intervention des banques traditionnelles, les banques classiques «macro», et le plafond des crédits offerts par les institutions de microfinance, la mésofinance est proposée comme une alternative (Sanders, Wegener, 2006). Il s agit de deux grandes tendances actuelles : la descente en gamme du financement bancaire vers le financement des T.P.E. et la montée en gamme du micro-financement vers le financement des T.P.E. 6.1 La mésofinance et le besoin de financement Le financement de la très petite entreprise est souvent considéré, comme le chaînon manquant entre les banques formelles et les I.M.F. (Voir les figues 1 et 2 suivantes). La mésofinance concerne les besoins de financement non couverts des petites entreprises, qui peuvent s étaler de à , ces limites pouvant varier selon les pays (AFD, 2010). Figure 1 : Besoins de financements Source : (AFD 2010) Au Maroc, les entreprises réalisant un chiffre d affaires inférieur à 2 millions de dirhams ne sont pas servies par les établissements bancaires et leurs besoins ne sont pas satisfaits par les associations de microcrédit A.M.C. (Maarouf,2011)

14 Wafaa TANI & Bouchra RADI 200 Figure 2 : Structure du marché financier au Maroc Source : (Maarouf 2011) 6.2 Financement bancaire : La descente en gamme (downscaling) Quelques banques commerciales traditionnelles sont de plus en plus à la recherche de nouvelles niches de marché et ayant été convaincues des potentialités du microcrédit commencent à octroyer directement du crédit aux micro-entrepreneurs ou prennent des participations dans des IMF (De Briey, 2005). Pour favoriser le financement des T.P.E. marocaines, les banques marocaines doivent prendre plusieurs mesures. Il s agit entre autres de : - Favoriser l'augmentation des fonds propres des T.P.E. ; - Instaurer une Charte de partenariat entre les Banques et les T.P.E. ; - Mettre en place un dispositif financier spécifique aux T.P.E. intervenant sous forme de cofinancement ou de garantie ; - Promouvoir et encourager l'épargne de proximité ; - Réduire les coûts des transactions ; - Mettre en place des mécanismes appropriés pour permettre l accès à des crédits bonifiés, en particulier au profit des T.P.E. qui se distinguent par leur dynamisme et leurs capacités d amélioration ; (Hamdouch et al., 2004) - Proposer une large gamme de produits de financement pour développer le marché des très petites entreprises et augmenter le taux de bancarisation de cette cible. En effet, la bancarisation au Maroc demeure encore modeste à cause de plusieurs facteurs notamment l importance du secteur informel et la réticence à utiliser des moyens de paiement scripturaux (Hammes, 2006). - Mettre en place des stratégies basées sur la proximité géographique et culturelle vis- à-vis de cette cible en développant un réseau d agences

15 Le financement des Très Petites Entreprises 201 consistant et en développant différentes manifestations destinées aux TPE via l organisation de rencontres avec cette cible pour être en phase avec ses attentes et ses besoins. - Développer une relation bancaire axée sur le conseil et l élaboration d une offre adaptée : un crédit d investissement, un crédit d investissementextension, et un crédit de fonctionnement, financement de logements destinés, entre autres aux petits commerçants et artisans. - Former les commerciaux bancaires afin d assurer la prise en charge, le conseil et l accompagnement de cette clientèle (Hammes, 2006). - La réputation et les relations sont des facteurs très important pour le financement formel de petites entreprises privées.(zhang, 2008) 6.3 Microfinancement : Montée en gamme (upscaling) Dans les pays où la législation le permet (au Pérou et en Bolivie notamment), un processus de réglementation des organisations spécialisées dans le microcrédit commence à voir le jour : en particulier, des ONG donnent naissance à des institutions financières réglementées au statut de Sociétés Anonymes (S.A.) et s inscrivent dans une logique de rentabilité (De Briey, 2005). Le recours à des nouvelles technologies et l informatisation ont permis de réduire les coûts et les risques des crédits, rendant ainsi plus rentable la prestation de service à une clientèle pauvre (Littlefield, Rosenberg, 2004). Par ailleurs, l information financière est de meilleure qualité et la solidité financière de ces institutions plus grande. De nombreuses grandes IMF n hésitent d ailleurs pas à se faire évaluer par des agences de notation commerciales afin d asseoir leur réputation (De Briey, 2005). Ces I.M.F. diversifient progressivement leur offre de produits pour répondre plus largement aux besoins des micro et petits entrepreneurs. Il y a à cela des raisons multiples (maturité de ces institutions, concurrence, croissance, prise de conscience de la diversité des besoins des clients et de la nécessité d adapter les services pour fidéliser ces derniers). D autres institutions financières, spécialisées, se créent également en ciblant directement ce segment de marché (Portail microfinance, 2012). Qu il s agisse de la montée en gamme des banques ou la descente en gamme des IMF, quelques organismes, comme l Agence Française de Développement, proposent un appui aux banques, aux IMF et aux TPE. En effet, ils proposent aux établissements bancaires traditionnellement positionnés sur la clientèle des grosses PME de les accompagner dans leur stratégie de descente en gamme de clientèle vers une offre de financement destinée aux petites entreprises. Ce soutien peut être constitué d une part, d un appui financier pour le développement de produits, de compétences et de méthodes à destination de ces entreprises, et d autre part, d une garantie partielle de leurs risques de crédit pendant la période d acquisition de compétences sur cette nouvelle clientèle de T.P.E. Ces organismes interviennent aussi auprès des institutions de microfinance qui souhaitent accompagner la croissance de leurs plus gros clients et monter en gamme leur financement, en leur offrant également différentes formes de soutien financier. Les

16 Wafaa TANI & Bouchra RADI 202 outils utilisés par exemple au niveau de l A.F.D pour mettre en œuvre cette approche mésofinance sont : les garanties partielles de portefeuille ARIZ 1, pour partager, avec les institutions financières, le risque sur ces nouvelles catégories de clientèle ; La mise en place de lignes de crédit ciblées sur le segment des TPE/PE et l octroi de subventions d assistance technique, à la fois pour le renforcement des compétences des institutions financières en matière de crédit aux TPE/PE, et pour l accompagnement des TPE/PE dans un cadre de structuration de la demande (AFD, 2010). Quelques expériences de mise en place de mésofinance sont menées en Turquie et au Cameroun. L AFD a par exemple décidé fin 2008 d accompagner la stratégie TPE de Sekerbank, onzième banque commerciale turque. De même elle a appuyé le programme d appui à la mésofinance de l IMF Advans Cameroun créée en 2006 et qui s attache au segment de clientèle dont les besoins de crédit se situent entre et euros (AFD, 2010). Conclusion La T.P.E. depuis longtemps financée par l informel puis en partie par la microfinance, éprouve le besoin aujourd hui d être financée par des établissements bancaires. La diversification de l éventail des établissements bancaires est une condition importante mais non suffisante pour que les TPE bénéficient d un accès au crédit satisfaisant. Le caractère limité des informations, le manque de garanties, les risques élevés et les coûts de transaction entravent le financement des TPE dans tous les pays (OCDE, 2005). La participation de certaines banques aux débats sur l'appui et le financement des petites entreprises relève aujourd'hui davantage d'un souci d'image (en vue de bénéficier de la bienveillance des bailleurs) ou de pressions politiques. Si elles citent les risques élevés des prêts aux petites entreprises et le coût particulièrement élevé de la transaction comme raisons principales de leur réticences à prêter, beaucoup admettent désormais qu'elles ne disposent ni des techniques, ni de la volonté réelle de prêter à ce secteur (Botzung, 1996). Au Maroc, et malgré tous les programmes d'appui aux petites entreprises, de l'existence d'un secteur bancaire commercial développé et de l'intérêt des bailleurs de fonds, les banques ne financent que très marginalement le secteur des T.P.E. Cette tendance devra changer dans le futur et l Etat devra jouer un rôle important dans : l étude de nouvelles modalités de financement de la TPE (fond d investissement TPE) (Maarouf,2011), l encouragement des actions de downscaling des banques et la mise en place un cadre juridique permettant l upgrading des Associations de microcrédit. Le Maroc d ailleurs, doit mettre en œuvre une stratégie d intervention globale pour combler les besoins de financement des très petites entreprises non 1 ARIZ : dispositif de garantie destiné aux banques disposant d une expertise reconnue en matière d analyse du crédit et souhaitant développer leur activité de méso -finance et leur portefeuille de prêts en faveur des PME.

17 Le financement des Très Petites Entreprises 203 couverts par les banques et les A.M.C., en intégrant à la fois un appui à l offre des institutions financières et un appui à la demande de financement des TPE/PE. En effet, l adoption du nouveau taux réduit de l IS adapté à la taille des T.P.E. en 2011, permettra d offrir un moyen de financement supplémentaire permettant à ces entreprises de réinvestir leurs bénéfices pour se développer et de détenir des bilans réels et bancables. Ainsi, elles pourront avoir accès au financement auprès des banques. Reste une évolution de la législation en matière de déplafonnement du taux de l usure est souhaitable. D'autres solutions pour le développement de microentreprise pourraient résider dans le développement des mécanismes de garantie des prêts au niveau régional, des fonds d investissement de proximité (FIP) et dans le développement de banques d état spécialisées dans le financement aux entreprises (Attuel- Mendès, Ashta, 2007). Dans ce sens, des voies de recherche sont à envisager sur la démarche mésofinance de l offre de financement des A.M.C et des banques marocaines, sur la démarche mésofinance de la demande de financement des T.P.E. marocaines mais aussi sur la bancarisation des A.M.C.

18 Wafaa TANI & Bouchra RADI 204 Bibliographie - AFD, L AFD et la mésofinance Financer les petites et très petites entreprises des pays du Sud, Paris: Agence française de développement. - Attuel-Mendès, L. & Ashta, A., La législation française en matière d usure et le développement de l accès au crédit des microentreprises. CEntre de Recherche sur les ENtreprises (CEREN). - Botzung, M., Dispositifs d appui et financement de la petite entreprise. REVUE TIERS MONDE, tome XXXVII(145). - De Briey, V., Plein feu sur la microfinance en Regards économiques, (28). - CEPAM, Guide de gestion de micro entreprise Economica., Paris. - Doumbouya, M.L., Banques Commerciales, Institutions de Micro- Finance et financement de l économie guinéenne : proposition de schémas de rapprochement. In Lyon: Laboratoire d Économie de la Firme et des Institutions. - El Abdaimi, M., Le secteur de financement informel : problématique, typologie et évaluation à partir d enquêtes à Marrakech et dans le Sud Maroc. In L Entrepreneuriat en Afrique francophone. Paris: John Libbey Eurotext, p El Attar, I. & Moutem, S., Revue du cadre réglementaire et institutionnel de la microfinance. International Development Law Organization, (3). - Ferrier, O., Les très petites entreprises De Boeck., Bruxelles: De Boeck. - Foliard, S., LE FINANCEMENT BANCAIRE DES CRÉATEURS DE TRÈS PETITES ENTREPRISES. Thèse de doctorat. Jean Moulin Lyon 3. - Glémain, P., L économie des finances solidaires : de l épargne solidaire au microcrédit social. Synthèse des travaux. UNIVERSITE DE RENNES 2. - Guérin, I., Analyses bibliographiques. Revue Tiers Monde, 203(3), p Hamdouch, B., Berrada, A. & Mahmoudi, M., Dynamisme de la micro et petite entreprise au Maroc, Forum de Recherche Economique. - Hammes, K., Prospective 2030, le système financier marocain, Haut Commissariat au Plan. - HCP, Enquête Nationale sur le Secteur Informel 2007, Rabat: Haut Commissariat au Plan. - HCP, Recensement économique 2001/2002, Rabat: Haut commissariat au plan. - Lelart, M., De la finance informelle à la microfinance. Agence Universitaire de Francophonie. - Lelart, M., L évolution de la finance informelle et ses conséquences sur l évolution des systèmes financiers. Mondes en développement, 119(3), p.9 20.

19 Le financement des Très Petites Entreprises Littlefield, E. & Rosenberg, R., Le microfinancement et les pauvres. La démarcation entre microfinancement et secteur financier s estompe., p Maarouf, M., Accompagner la croissance des micro et petites entreprises : résoudre les obstacles financiers dans la région MENA. In 5ème réunion et conférence du groupe de travail sur les politiques en faveur des pme, de l entreprenariat et du capital humain. Casablanca. - Ministère d économie et des finances, Loi de finances Mourji, F., Le financement semi formel du secteur informel au Maroc : le micro-crédit, une alternative à l impasse? Les Cahiers du GRATICE, (22), p OCDE, Chapitre 3: Réformer le système financier pour soutenir l économie de marché. Etudes économiques de l OCDE, 13(13), p Planet Finance & GERES, Etude microfinance et énergie: Comment concilier efficacité énergétique et microfinance au Maroc?, Planet Finance. - Portail microfinance, Crédit aux très petites entreprises. - Reille, X., Essor, crise et redressement du secteur de la microfinance au Maroc. Groupe Consultatif d Assistance aux Pauvres CGAP. - Sanders, T. & Wegener, C., Mesofinance filling the financial service gap for small businesses in developing countries. In NCDO. - Servet, J.-M. & Lelart, M., Les tontines, formes d activités informelles et d initiatives collectives privées en Afrique. In La Tontine. Paris: John Libbey Eurokxt, p Zhang, G., The choice of formal or informal finance: Evidence from Chengdu, China., (19).

La perspective du secteur privé sur l accès au financement des TPE et des PME en croissance

La perspective du secteur privé sur l accès au financement des TPE et des PME en croissance 5 ème RÉUNION DU GROUPE DE TRAVAIL SUR LES POLITIQUES EN FAVEUR DES PME, DE L ENTREPRENARIAT ET DU CAPITAL HUMAIN ACCOMPAGNER LA CROISSANCE DES MICRO ET PETITES ENTREPRISES : RÉSOUDRE LES OBSTACLES FINANCIERS

Plus en détail

Le rôle catalyseur des bailleurs de fonds en microfinance. juin 2005

Le rôle catalyseur des bailleurs de fonds en microfinance. juin 2005 Le rôle catalyseur des bailleurs de fonds en microfinance juin 2005 Ce document a fait l objet d une présentation de Jacques Attali, Président de PlaNet Finance, pendant la conférence Internationale de

Plus en détail

EXPERIENCE DU MAROC POUR PROMOUVOIR LA CROISSANCE ET L INNOVATION DES PME P A R I S, 2 6 O C T O B R E 2 0 0 9

EXPERIENCE DU MAROC POUR PROMOUVOIR LA CROISSANCE ET L INNOVATION DES PME P A R I S, 2 6 O C T O B R E 2 0 0 9 EXPERIENCE DU MAROC POUR PROMOUVOIR LA CROISSANCE ET L INNOVATION DES PME P A R I S, 2 6 O C T O B R E 2 0 0 9 PLAN Situation de la PME au Maroc : Définition, PME en chiffres Forces et faiblesses de la

Plus en détail

Le CMS : Acteur majeur de soutien & d accompagnement des Microentrepreneurs. www.cm6-microfinance.ma

Le CMS : Acteur majeur de soutien & d accompagnement des Microentrepreneurs. www.cm6-microfinance.ma Le CMS : Acteur majeur de soutien & d accompagnement des Microentrepreneurs au Maroc www.cm6-microfinance.ma Plan de l intervention Deux grands axes : Axe 1 : Vue d ensemble sur l offre actuelle des produits

Plus en détail

Garanties ARIZ. La sécurisation du crédit au cœur du développement des PME. Février 2010

Garanties ARIZ. La sécurisation du crédit au cœur du développement des PME. Février 2010 Garanties ARIZ La sécurisation du crédit au cœur du développement des PME Février 2010 Obstacles au crédit aux PME dans les pays en développement Le prêt aux PME est une activité émergente que les banques

Plus en détail

Al Amana Microfinance

Al Amana Microfinance 1 Secteur de la Microfinance au Maroc Depuis sa création : Plus de 40 milliards de DH de micro crédits accordés 4,55 millions de bénéficiaires dont : 55,28% de femmes 36,57% dans le rural 6 000 emplois

Plus en détail

Encouragement de l Investissement et mobilisation des compétences marocaines du Monde

Encouragement de l Investissement et mobilisation des compétences marocaines du Monde Encouragement de l Investissement et mobilisation des compétences marocaines du Monde Marwan Berrada Chef du Service des études et de l action économique Ministère Chargé des Marocains Résidant à l Etranger

Plus en détail

Étude du portefeuille de crédit des

Étude du portefeuille de crédit des Étude du portefeuille de crédit des caisses du réseau ANACAPH PROJET : «RENFORCEMENT DU RESEAU DE L ANACAPH DANS L ACCOMPAGNEMENT DU CREDIT ORIENTE VERS LES MPE» Mai 2009 Dorlus Jackson MBA, Comptable

Plus en détail

Moyen terme 2014-2018

Moyen terme 2014-2018 Moyen terme 2014-2018 ATTENTES DES UTILISATEURS POUR LA PERIODE 2014-2018 Selon les entretiens réalisés par le Cnis au 2 è semestre 2012 COMMISSION «SYSTEME FINANCIER ET FINANCEMENT DE L ECONOMIE» POUR

Plus en détail

L expérience tunisienne en matière de financement des petites et moyennes entreprises

L expérience tunisienne en matière de financement des petites et moyennes entreprises L expérience tunisienne en matière de financement des petites et moyennes entreprises Monsieur Salah Essayel Président du Conseil du Marché Financier (Tunisie) Introduction Il n existe pas de définition

Plus en détail

L AFD ET LA MICROFINANCE

L AFD ET LA MICROFINANCE L AFD ET LA MICROFINANCE 1988 2008 Vingt ans déjà! Paul Kabre LA MICROFINANCE, POURQUOI? Dans de nombreux pays, l immense majorité de la population n a pas accès au secteur bancaire classique : sa capacité

Plus en détail

La recherche au Maroc

La recherche au Maroc Royaume du Maroc Direction des Etudes et des Prévisions financières La recherche au Maroc Octobre 1997 Document de travail n 23 La recherche au Maroc Octobre 1997 2 1- Etat des lieux Les dépenses en matière

Plus en détail

Table Ronde autour des différents métiers financés par le secteur de la Micro finance Marocaine et son potentiel de développement.

Table Ronde autour des différents métiers financés par le secteur de la Micro finance Marocaine et son potentiel de développement. Table Ronde autour des différents métiers financés par le secteur de la Micro finance Marocaine et son potentiel de développement Xavier Reille Responsable département "Accès aux Services Financiers" de

Plus en détail

Politique de développement du secteur privé au Mali

Politique de développement du secteur privé au Mali Politique de développement du secteur privé au Mali Les reformes entreprises par l Etat malien au niveau macro-économique ont été accompagnées d un d appui au renforcement du secteur privé. Le Mali a consacré

Plus en détail

Dossier de presse. 100 000ème Prêt à la Création d Entreprise. 14 avril 2008 1

Dossier de presse. 100 000ème Prêt à la Création d Entreprise. 14 avril 2008 1 Dossier de presse 100 000ème Prêt à la Création d Entreprise 14 avril 2008 1 OSEO ET LA CREATION D ENTREPRISE..3 PRET A LA CREATION D ENTREPRISE....4 L objectif.. 4 Caractéristiques....4 PREMIERE ETUDE

Plus en détail

Dossier de presse Partenariat renforcé entre l Europe et Creasol en région PACA : 1 M en faveur des micro-entreprises

Dossier de presse Partenariat renforcé entre l Europe et Creasol en région PACA : 1 M en faveur des micro-entreprises Dossier de presse Partenariat renforcé entre l Europe et Creasol en région PACA : 1 M en faveur des micro-entreprises Institut de Microfinance Créa-Sol 26 rue Montgrand - 13006 Marseille 04 91 57 72 15

Plus en détail

Amélioration de l environnement des affaires dans la région sud de la Méditerranée Pour: le Maroc

Amélioration de l environnement des affaires dans la région sud de la Méditerranée Pour: le Maroc Amélioration de l environnement des affaires dans la région sud de la Méditerranée Pour: le Maroc Un projet financé par l Union Européenne Réunion de Travail des Coordonnateurs du SBA et des Conseillers

Plus en détail

ANALYSE DU SECTEUR DU MICROCREDIT AU MAROC Fin 2006

ANALYSE DU SECTEUR DU MICROCREDIT AU MAROC Fin 2006 ANALYSE DU SECTEUR DU MICROCREDIT AU MAROC Fin 2006 NOTE DE SYNTHESE Le secteur de la micro finance au Maroc a connu un essor remarquable durant la dernière décennie pour atteindre plus d un million clients

Plus en détail

Rôle des banques centrales dans la promotion de l inclusion financière : référence au cas de l Algérie

Rôle des banques centrales dans la promotion de l inclusion financière : référence au cas de l Algérie Rôle des banques centrales dans la promotion de l inclusion financière : référence au cas de l Algérie Intervention de Mohammed Laksaci Gouverneur de la Banque d Algérie 21 e Conférence des Gouverneurs

Plus en détail

FCPI. Diadème Innovation. Pour concilier innovation et immobilier

FCPI. Diadème Innovation. Pour concilier innovation et immobilier FCPI Diadème Innovation Pour concilier innovation et immobilier Diadème Innovation II, défiscalisation, innovation et immobilier Diadème Innovation II, Fonds Commun de Placement dans l Innovation, a pour

Plus en détail

Création et développement des petites et très petites entreprises

Création et développement des petites et très petites entreprises Création et développement des petites et très petites entreprises L EXPERIENCE DE FRANCE INITIATIVE Séminaire Tunis 11-14/12/06 1 1 - Généralités Nous parlons de la «très petite et de la petite entreprise»

Plus en détail

Annexe 4 Page 1 of 7

Annexe 4 Page 1 of 7 BDS standards pour les créateurs d entreprises et les PME existantes: produits, impact Groupe A : CREATEURS D ENTREPRISE Produits/BDS(3) 1. Germe/TRIE 1 comprendre la relation entre l idée d entreprise,

Plus en détail

Renforcer un environnement des affaires propice pour les femmes dans les économies arabes Conclusions de la Conférence

Renforcer un environnement des affaires propice pour les femmes dans les économies arabes Conclusions de la Conférence Renforcer un environnement des affaires propice pour les femmes dans les économies arabes Conclusions de la Conférence Beyrouth, Liban, 24 novembre 2010 CONCLUSIONS DE LA CONFÉRENCE «RENFORCER UN ENVIRONNEMENT

Plus en détail

DISPOSITIFS DE LA CCG EN FAVEUR DES TPME POUR L ACCES AU FINANCEMENT. Avril 2015

DISPOSITIFS DE LA CCG EN FAVEUR DES TPME POUR L ACCES AU FINANCEMENT. Avril 2015 DISPOSITIFS DE LA CCG EN FAVEUR DES TPME POUR L ACCES AU FINANCEMENT Avril 2015 POURQUOI LA GARANTIE INSTITUTIONNELLE? Situation A Primauté du marché le marché est parfait se régule par lui-même Situation

Plus en détail

Le Microcrédit Relance

Le Microcrédit Relance La Ministre Céline Fremault soutient une nouvelle aide pour favoriser la relance des petites entreprises bruxelloises Le Microcrédit Relance Un partenariat CEd Crédal Conférence de presse du 17 décembre

Plus en détail

Réforme de la loi sur les crédits à la consommation. (source : Ministère de l Economie, de l Industrie et de l Emploi, mars 2010)

Réforme de la loi sur les crédits à la consommation. (source : Ministère de l Economie, de l Industrie et de l Emploi, mars 2010) Réforme de la loi sur les crédits à la consommation (source : Ministère de l Economie, de l Industrie et de l Emploi, mars 2010) Introduction Le crédit est utile et nécessaire à la vie des ménages. Ce

Plus en détail

Une introduction à la Microfinance

Une introduction à la Microfinance Une introduction à la Microfinance Présentation ENSAE Mathias ANDRÉ ENSAE Solidaire, pôle Microfinance 10 mars 2010 Mathias ANDRÉ (ENSAE Solidaire) Une introduction à la Microfinance 10 mars 2010 1 / 20

Plus en détail

Investir dans l action pour le climat, investir dans LIFE

Investir dans l action pour le climat, investir dans LIFE Investir dans l action pour le climat, investir dans LIFE Un aperçu du nouveau sous-programme LIFE Action pour le climat 2014-2020 istock Action pour le climat Qu est-ce que le nouveau sous-programme LIFE

Plus en détail

Charte nationale de l accompagnement à la scolarité

Charte nationale de l accompagnement à la scolarité 1 Le droit à l éducation est un droit fondamental dans notre société. Cette exigence démocratique d une meilleure formation générale et d un haut niveau de qualification pour tous correspond aux besoins

Plus en détail

Atelier sur l investissement des migrants en milieu rural au Sénégal

Atelier sur l investissement des migrants en milieu rural au Sénégal Atelier sur l investissement des migrants en milieu rural au Sénégal Session plénière : Séance introductive De l'importance de l'investissement productif des migrants en milieu rural Stéphane Gallet (Ministère

Plus en détail

Pour une relance de l'emploi par l'innovation

Pour une relance de l'emploi par l'innovation Pour une relance de l'emploi par l'innovation Cadre conceptuel et accès au capital risque Le 21 avril 2015 Diego F. Angel-Urdinola Economiste Principal Secteur de la Protection sociale et de l emploi L'innovation

Plus en détail

UNIR NOS EFFORTS POUR FACILITER L ACCES AU CREDIT BANCAIRE PAR DES CREATEURS D ENTREPRISE ET DES ENTREPRISES SOLIDAIRES

UNIR NOS EFFORTS POUR FACILITER L ACCES AU CREDIT BANCAIRE PAR DES CREATEURS D ENTREPRISE ET DES ENTREPRISES SOLIDAIRES UNIR NOS EFFORTS POUR FACILITER L ACCES AU CREDIT BANCAIRE PAR DES CREATEURS D ENTREPRISE ET DES ENTREPRISES SOLIDAIRES Convention de partenariat entre la Fédération Bancaire Française et France Active

Plus en détail

Statistiques monétaires et financières à moyen terme

Statistiques monétaires et financières à moyen terme Le microcrédit en France et en Europe Par Maria Nowak, Présidente de l Adie et du Réseau Européen de microfinance Statistiques monétaires et financières à moyen terme CNIS : 21 mars 2008 Définition Dans

Plus en détail

CONFERENCE SOUS LE THEME

CONFERENCE SOUS LE THEME CONFERENCE SOUS LE THEME «Enjeux et modes opératoires de la délégation de la Centrale des Risques de Bank AL-Maghrib» ALLOCUTION INAUGURALE DE MONSIEUR LE GOUVERNEUR DE BANK AL-MAGHRIB Rabat lundi 26 Novembre

Plus en détail

AFD Danielle Segui. Financer les petites et très petites entreprises des pays du Sud

AFD Danielle Segui. Financer les petites et très petites entreprises des pays du Sud L AFD et la mésofinance AFD Danielle Segui Financer les petites et très petites entreprises des pays du Sud Besoins de financements 100 000 Grandes PME Banque traditionnelle TPE/PE {Chaînon manquant Les

Plus en détail

M. Edos Ousséini YEYE Directeur Général de la PAPME I. L environnement des PME/PMI au Burkina Faso

M. Edos Ousséini YEYE Directeur Général de la PAPME I. L environnement des PME/PMI au Burkina Faso UNE EXPERIENCE D APPUI AUX PME/PMI AU BURKINA FASO M. Edos Ousséini YEYE Directeur Général de la PAPME I. L environnement des PME/PMI au Burkina Faso 1 Le Burkina Faso PME/PMI - Burkina Faso 3 Le Burkina

Plus en détail

Vous avez pas ou peu d argent : les solutions pour créer votre entreprise. Animé par : Marc DEMAISON

Vous avez pas ou peu d argent : les solutions pour créer votre entreprise. Animé par : Marc DEMAISON Vous avez pas ou peu d argent : les solutions pour créer votre entreprise Animé par : Marc DEMAISON En France, la création d entreprise se caractérise avant tout par un «entrepreneuriat populaire» - Des

Plus en détail

Notre Mission. La FONDEP Micro-Crédit (Fondation pour le Développement local et le Partenariat) est une organisation non gouvernementale,

Notre Mission. La FONDEP Micro-Crédit (Fondation pour le Développement local et le Partenariat) est une organisation non gouvernementale, Notre Mission 2 La FONDEP Micro-Crédit (Fondation pour le Développement local et le Partenariat) est une organisation non gouvernementale, à but non lucratif, qui s investit depuis 1996 dans l action du

Plus en détail

Salon de la création d entreprises

Salon de la création d entreprises Salon de la création d entreprises Tunis 17 octobre 2008 «Comment mettre l innovation au cœur de l entreprise» soutient l innovation et la croissance des PME oseo.fr 2 OSEO Soutient l innovation et la

Plus en détail

Politiques en faveur des PME Afrique du Nord et Moyen-Orient 2014

Politiques en faveur des PME Afrique du Nord et Moyen-Orient 2014 Politiques en faveur des PME Afrique du Nord et Moyen-Orient 2014 Évaluation sur la base du Small Business Act pour l Europe Tunis, 10 Septembre 2014 Ordre du jour 1. Introduction et objectifs 2. Méthodologie

Plus en détail

la notation financière et sociale, la formation professionnelle ou le renforcement de capacités, le coaching (l encadrement) et le conseil.

la notation financière et sociale, la formation professionnelle ou le renforcement de capacités, le coaching (l encadrement) et le conseil. 1. PRÉSENTATION DE CECA RATING SARL CECA Rating est une société à responsabilité limitée (SARL) créée en décembre 2012 avec un capital de FCFA 1.000.000. La création de CECA Rating est le fruit d une réflexion

Plus en détail

Réunion des ministres des Finances sur le climat, Lima 9 octobre 2015

Réunion des ministres des Finances sur le climat, Lima 9 octobre 2015 PEROU Ministère de l Economie et des Finances Réunion des ministres des Finances sur le climat, Lima 9 octobre 2015 Conclusions des co-présidents Alonso Arturo SEGURA VASI, Ministre de l Economie et des

Plus en détail

Au service de toutes celles et ceux qui ont envie d entreprendre

Au service de toutes celles et ceux qui ont envie d entreprendre Au service de toutes celles et ceux qui ont envie d entreprendre Business plan Formation Financement BPE Création Finances Commerce Édito Com des images / Région Picardie Les efforts réalisés depuis plusieurs

Plus en détail

évoluer avec les instruments financiers FESI Le Fonds Social Européen Instruments financiers

évoluer avec les instruments financiers FESI Le Fonds Social Européen Instruments financiers évoluer avec les instruments financiers FESI Le Fonds Social Européen Les instruments financiers cofinancés par le Fonds Social Européen sont des outils durables et efficaces pour investir dans la croissance

Plus en détail

La surveillance prudentielle du secteur financier

La surveillance prudentielle du secteur financier La surveillance prudentielle du secteur financier Chapitre VII Chapitre VI Chapitre V Chapitre IV Chapitre III Chapitre II Chapitre I Chapitre VII Chapitre VI Chapitre V Chapitre IV Chapitre III Chapitre

Plus en détail

La Caisse d Epargne affirme ses ambitions sur le marché de la gestion privée en lançant des espaces Gestion Privée en régions.

La Caisse d Epargne affirme ses ambitions sur le marché de la gestion privée en lançant des espaces Gestion Privée en régions. La Caisse d Epargne affirme ses ambitions sur le marché de la gestion privée en lançant des espaces Gestion Privée en régions. Paris, le 4 Février 2013 La Caisse d Epargne dispose depuis plus de vingt

Plus en détail

Centrale des crédits aux entreprises : les organismes de microcrédit devraientils y participer?

Centrale des crédits aux entreprises : les organismes de microcrédit devraientils y participer? Centrale des crédits aux entreprises : les organismes de microcrédit devraientils y participer? Des recommandations au sujet de la Centrale des crédits aux particuliers ont déjà été formulées par le Réseau

Plus en détail

Kaédi le 23 et 24 Mai 2008 Alliance Franco-Mauritanienne de Kaédi ( AFM-K)

Kaédi le 23 et 24 Mai 2008 Alliance Franco-Mauritanienne de Kaédi ( AFM-K) Regroupement des jeunes de Kaédi Pour le Développement 1 Kaédi, le 24 Mai 2008 Rapport de formation des associations de Kaédi sur l entreprenariat et la création d entreprise organisée par le Regroupement

Plus en détail

INOP'S : un modèle prometteur

INOP'S : un modèle prometteur INOP'S : un modèle prometteur Décembre 2012 92 avenue de Wagram 75017 Paris Tel : +33 (0)1 56 56 63 33 info-france@pac-online.com Eric Monnoyer VP Consulting e.monnoyer@pac-online.com Le marché de l expertise

Plus en détail

ACCORD CADRE DE PARTENARIAT

ACCORD CADRE DE PARTENARIAT ACCORD CADRE DE PARTENARIAT Entre L Association pour la formation professionnelle des adultes ( AFPA) 13 place du Général de Gaulle - 93108 Montreuil Cedex Représentée par : Son directeur général, Philippe

Plus en détail

PME : quels sont les leviers d'optimisation des coûts permettant de gagner 15% sur votre résultat net?

PME : quels sont les leviers d'optimisation des coûts permettant de gagner 15% sur votre résultat net? PME : quels sont les leviers d'optimisation des coûts permettant de gagner 15% sur votre résultat net? Petit Déjeuner Syntec_Costalis, le 17 novembre 2009 L optimisation des coûts dans vos PME : Quelles

Plus en détail

COMMENT COUVRIR LE RISQUE DÉPENDANCE?

COMMENT COUVRIR LE RISQUE DÉPENDANCE? COMMENT COUVRIR LE RISQUE DÉPENDANCE? LE RÔLE DES CONTRATS COLLECTIFS D ENTREPRISE La dépendance se caractérise par des restrictions dans la réalisation des activités de la vie quotidienne et sociale.

Plus en détail

MICROFINANCE ET ENTREPRENARIAT JEUNES

MICROFINANCE ET ENTREPRENARIAT JEUNES MICROFINANCE ET ENTREPRENARIAT JEUNES Etat des lieux et mesures pour renforcer l'accès durable des jeunes à des services financiers adaptés Proposition d un modèle de financement adapté Absa KANE WANE,

Plus en détail

Politique de soutien aux entreprises MRC de La Nouvelle Beauce

Politique de soutien aux entreprises MRC de La Nouvelle Beauce Politique de soutien aux entreprises MRC de La Nouvelle Beauce Préparé par : Pour : 1 Table des matières 1. FONDEMENT DE LA POLITIQUE... 2 2. CLIENTÈLES ADMISSIBLES... 2 3. LES SERVICES OFFERTS... 3 3.1

Plus en détail

Mobiliser les banques pour l Inclusion Financière en Afrique. La démarche de l AFD

Mobiliser les banques pour l Inclusion Financière en Afrique. La démarche de l AFD Mobiliser les banques pour l Inclusion Financière en Afrique La démarche de l AFD Positionnement AFD et Proparco Rôle moteur des politiques publiques Sensibilisation + R&D Démonstration Industrialisation

Plus en détail

SEMINAIRE SUR LE FINANCEMENT DU LOGEMENT EN AFRIQUE DE L OUEST. Synthèse des conclusions et recommandations

SEMINAIRE SUR LE FINANCEMENT DU LOGEMENT EN AFRIQUE DE L OUEST. Synthèse des conclusions et recommandations SEMINAIRE SUR LE FINANCEMENT DU LOGEMENT EN AFRIQUE DE L OUEST Synthèse des conclusions et recommandations Bamako les 14-15 et 16 février 2005 Page 1 sur 5 Les 14, 15 et 16 février 2005, a eu lieu à Bamako

Plus en détail

Vous avez peu ou pas d argent : les solutions pour créer votre entreprise

Vous avez peu ou pas d argent : les solutions pour créer votre entreprise Vous avez peu ou pas d argent : les solutions pour créer votre entreprise Animé par : Animé par : Fabienne KERZERHO, Directrice Régionale Adie Marc DEMAISON, Responsable Adie Conseil - Adie En France,

Plus en détail

ETUDE SECTORIELLE SUR LES MICROCREDITS - 2011. Étude réalisée par le bureau d étude :

ETUDE SECTORIELLE SUR LES MICROCREDITS - 2011. Étude réalisée par le bureau d étude : ETUDE SECTORIELLE SUR LES MICROCREDITS - 2011 Étude réalisée par le bureau d étude : 1 SOMMAIRE Introduction A. CARACTERISTIQUES ET ATTENTES DE LA POPULATION DU MICROCREDIT B. COMMERCIALISATION DES PRETS

Plus en détail

La Banque de Savoie, une année florissante

La Banque de Savoie, une année florissante Communiqué de presse le 15 mai 2014, à Chambéry, La Banque de Savoie, une année florissante A l occasion de son Assemblée Générale qui s est tenue au Siège Social, le 22 avril 2014, la Banque de Savoie

Plus en détail

REUNIONNAISES. de nouveaux LEBRETON. financements des entreprises. www.patricklebreton.fr. Patrick Lebreton 2015-2021

REUNIONNAISES. de nouveaux LEBRETON. financements des entreprises. www.patricklebreton.fr. Patrick Lebreton 2015-2021 Elections régionales - 6 et 13 décembre 2015 avec Patrick de nouveaux financements des entreprises REUNIONNAISES www.patricklebreton.fr Patrick Lebreton 2015-2021 L INSEE décrit La Réunion comme la terre

Plus en détail

MARATHON PRO BONO HEC FORMATION PRO BONO S INITIER AU MICROCREDIT

MARATHON PRO BONO HEC FORMATION PRO BONO S INITIER AU MICROCREDIT MARATHON PRO BONO HEC FORMATION PRO BONO S INITIER AU MICROCREDIT Pour plus d informations, visitez www.marathonprobono.fr/campus-hec-2012 Préambule Ce contenu pédagogique est destiné aux petites associations

Plus en détail

Charte des investisseurs en capital

Charte des investisseurs en capital Juin 2008 Charte des investisseurs en capital Au cours des dernières années, les investisseurs en capital sont devenus des acteurs majeurs de l économie par leur présence dans l actionnariat d un nombre

Plus en détail

Finances Sans Frontières (F.S.F.)

Finances Sans Frontières (F.S.F.) Finances Sans Frontières (F.S.F.) Conseils et Formations en Banque & Finance Direction générale: 202 Bd du Haho - Tél : +228 22 26 31 31 Courriel : fsf.formation@yahoo.fr Lomé Togo Objet : séminaire de

Plus en détail

Charte du tourisme durable

Charte du tourisme durable Annexes Charte du tourisme durable Annexe 1 Les participants de la Conférence mondiale du Tourisme durable, réunis à Lanzarote, îles Canaries, Espagne, les 27 et 28 avril 1995, Conscients que le tourisme

Plus en détail

transmission oseo.fr Pour financer et accompagner les PME

transmission oseo.fr Pour financer et accompagner les PME transmission oseo.fr OSEO Document non contractuel Réf. : 6521-02 Janvier 2007 Pour financer et accompagner les PME transmission oser pour gagner! Vous voulez reprendre une entreprise? Les opportunités

Plus en détail

Transfert technologique et Propriété Intellectuelle

Transfert technologique et Propriété Intellectuelle Transfert technologique et Propriété Intellectuelle -Maroc - Alger, 29 Janvier 2013 INTRODUCTION Écosystème de l innovation Stratégie Objectifs - Moyens Gouvernance Transfert de technologie Propriété Intellectuelle

Plus en détail

Rôle et stratégie de la Banque Africaine de Développement dans la promotion de l intégration financière régionale en Afrique

Rôle et stratégie de la Banque Africaine de Développement dans la promotion de l intégration financière régionale en Afrique GROUPE DE LA BANQUE AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT Rôle et stratégie de la Banque Africaine de Développement dans la promotion de l intégration financière régionale en Afrique Gabriel Mougani Economiste financier

Plus en détail

PARTI PRIS Notes d analyse

PARTI PRIS Notes d analyse PARTI PRIS Notes d analyse (i) «Parti pris» est une note d analyse sur une question importante ayant trait aux enjeux actuels de l économie nationale, aux problèmes liés aux politiques économiques, aux

Plus en détail

www.groupecaissedesdepots.fr La Caisse des Dépôts acteur du développement économique et de l économie sociale et solidaire

www.groupecaissedesdepots.fr La Caisse des Dépôts acteur du développement économique et de l économie sociale et solidaire www.groupecaissedesdepots.fr La Caisse des Dépôts acteur du développement économique et de l économie sociale et solidaire développement économique et économie sociale et solidaire En soutenant la création

Plus en détail

RÔLE DU MINISTÈRE DE L ECONOMIE ET DES FINANCES

RÔLE DU MINISTÈRE DE L ECONOMIE ET DES FINANCES Royaume du Maroc Ministère de l Economie et des Finances RÔLE DU MINISTÈRE DE L ECONOMIE ET DES FINANCES DANS LE DÉVELOPPEMENT DE LA MICROFINANCE AU MAROC CASABLANCA, LE 20 MARS 2015 AZIZ ALOUANE CHEF

Plus en détail

BANQUE EUROPEENNE D INVESTISSEMENT ET FINANCEMENT DES PME

BANQUE EUROPEENNE D INVESTISSEMENT ET FINANCEMENT DES PME BANQUE EUROPEENNE D INVESTISSEMENT ET FINANCEMENT DES PME REFLEXIONS DE LA CGPME CONSTAT La Banque Européenne d Investissement (BEI) a été créée par le Traité de Rome pour apporter des financements destinés

Plus en détail

POUR UNE BANQUE MEDITERRANEENNE DE

POUR UNE BANQUE MEDITERRANEENNE DE POUR UNE BANQUE MEDITERRANEENNE DE DEVELOPPEMENT 11 mai 2011 - Paris Constats Les besoins en investissements des pays du bassin méditerranéen sont considérables tant en matière d infrastructures que de

Plus en détail

Cardif Multiplus Perspective

Cardif Multiplus Perspective Cardif Multiplus Perspective CONTRAT D ASSURANCE VIE FONDS EUROCROISSANCE Composez le futur de votre épargne Communication à caractère publicitaire BNP Paribas Cardif, La référence en partenariat d assurance

Plus en détail

Entrepreneuriat social et son rôle dans le développement territorial et local

Entrepreneuriat social et son rôle dans le développement territorial et local Entrepreneuriat social et son rôle dans le développement territorial et local Pr Amina KCHIRID- Mars 2015 Sommaire L Economie Sociale et Solidaire (ESS) Pourquoi l ESS? Les actions des pouvoirs publics

Plus en détail

CONSULTATION PUBLIQUE SUR LA CREATION D UN REGISTRE NATIONAL DES CREDITS AUX PARTICULIERS

CONSULTATION PUBLIQUE SUR LA CREATION D UN REGISTRE NATIONAL DES CREDITS AUX PARTICULIERS CONSULTATION PUBLIQUE SUR LA CREATION D UN REGISTRE NATIONAL DES CREDITS AUX PARTICULIERS Consultation publique : veuillez adresser vos réponses avant le 27 février 2013 à l adresse électronique hcp@dgtresor.gouv.fr.

Plus en détail

Le POn et l entrepreneuriat

Le POn et l entrepreneuriat Le POn et l entrepreneuriat Mai - 2015 Rédaction de documents supports, préparation et animation de tables rondes ou d'ateliers organisés au titre de la valorisation du programme opérationnel national

Plus en détail

Les Principes et les Bonnes Pratiques Relatifs à la Sensibilisation et l Education Financières

Les Principes et les Bonnes Pratiques Relatifs à la Sensibilisation et l Education Financières DIRECTORATE FOR FINANCIAL AND ENTERPRISE AFFAIRS Les Principes et les Bonnes Pratiques Relatifs à la Sensibilisation et l Education Financières RECOMMANDATION DU CONSEIL Ces Principes et Bonnes Pratiques

Plus en détail

EDUKLAB. Le crowdfunding pour votre école

EDUKLAB. Le crowdfunding pour votre école EDUKLAB Le crowdfunding pour votre école Le crowdfunding dans l éducation Nos offres pour les écoles Ils nous font confiance Qui nous sommes Nous contacter Le crowdfunding dans l éducation Le crowdfunding

Plus en détail

Le microcrédit personnel accompagné

Le microcrédit personnel accompagné OCTOBRE 2013 N 36 CRÉDIT LES MINI-GUIDES BANCAIRES www.lesclesdelabanque.com Le site pédagogique sur la banque et l argent Le microcrédit personnel accompagné Ce mini-guide vous est offert par : SOMMAIRE

Plus en détail

Associations : comment bénéficier des apports financiers du programme investissement d avenir (PIA)?

Associations : comment bénéficier des apports financiers du programme investissement d avenir (PIA)? Associations : comment bénéficier des apports financiers du programme investissement d avenir (PIA)? M o d e d e m p l o i d e s p r ê t s a c c o r d é s a u x s t r u c t u r e s d u t i l i t é s o

Plus en détail

Solutions à l exportation

Solutions à l exportation Solutions à l exportation Le rôle d Exportation et développement Canada (EDC) est d appuyer et de développer les activités internationales des exportateurs et des investisseurs canadiens. La tolérance

Plus en détail

ADIL 33. ETUDE en 2011. Accédants à la propriété en difficulté

ADIL 33. ETUDE en 2011. Accédants à la propriété en difficulté ADIL 33 ETUDE en 2011 Accédants à la propriété en difficulté Agence Départementale d Information Logement - 105 avenue Emile Counord 33300 BORDEAUX ETUDE en 2011 ACCEDANTS A LA PROPRIETE EN DIFFICULTE

Plus en détail

Intervention du Directeur d AFRITAC de l Ouest, M. Jean Le DEM, lors de la présentation par visioconférence du projet de mise en œuvre des

Intervention du Directeur d AFRITAC de l Ouest, M. Jean Le DEM, lors de la présentation par visioconférence du projet de mise en œuvre des Intervention du Directeur d AFRITAC de l Ouest, M. Jean Le DEM, lors de la présentation par visioconférence du projet de mise en œuvre des dispositions de Bale II et Bale III dans l UMOA. Lieu : Salle

Plus en détail

Janvier 2011. Mode d emploi des prêts accordés aux structures d utilité sociale dans le cadre du Grand Emprunt national.

Janvier 2011. Mode d emploi des prêts accordés aux structures d utilité sociale dans le cadre du Grand Emprunt national. Associations s i o s : comment m bénéficier é i des apports p financiers n i du programme r m investissement i s s e e n t d avenir (PIA)? Mode d emploi des prêts accordés aux structures d utilité sociale

Plus en détail

Loire Active et la Caisse d Epargne Loire-Drôme- Ardèche mettent le cap vers les jeunes de moins de 26 ans!

Loire Active et la Caisse d Epargne Loire-Drôme- Ardèche mettent le cap vers les jeunes de moins de 26 ans! Saint-Etienne, le 18 mars 2013 Loire Active et la Caisse d Epargne Loire-Drôme- Ardèche mettent le cap vers les jeunes de moins de 26 ans! Vendredi 15 mars 2013, Loire Active et la Caisse d Epargne Loire-Drôme-Ardèche

Plus en détail

Thème : Vers un Nouveau Management Public des stratégies de développement : Quel rôle pour le Haut Commissariat au Plan?

Thème : Vers un Nouveau Management Public des stratégies de développement : Quel rôle pour le Haut Commissariat au Plan? Thème : Vers un ouveau Management Public des stratégies de développement : Quel rôle pour le Haut Commissariat au Plan? Auteur : Mr Mhamed MOUAACHA, Chef de Division au Haut Commissariat au Plan (HCP)

Plus en détail

Commission e-entreprise de la CGEM : le pari de la labellisation des sites e-commerce

Commission e-entreprise de la CGEM : le pari de la labellisation des sites e-commerce Commission e-entreprise de la CGEM : le pari de la labellisation des sites e-commerce 7 mars 203 Mehdi KETTANI Vice-président de la Commission R&D, e-entreprise et relation avec l Université Commission

Plus en détail

Accompagnement amont court en parallèle de l étude du dossier. Proposer une solution d assurance adaptée aux besoins du chef d entreprise financé

Accompagnement amont court en parallèle de l étude du dossier. Proposer une solution d assurance adaptée aux besoins du chef d entreprise financé Adie et vous. Nos Missions: Des missions qui traduisent les valeurs de l ADIE fondées sur la confiance dans les capacités de chacun et le droit fondamental d entreprendre Financer les créateurs d entreprise

Plus en détail

NOTE DE POSITIONNEMENT COORACE SUR LE FINANCEMENT DU SECTEUR IAE

NOTE DE POSITIONNEMENT COORACE SUR LE FINANCEMENT DU SECTEUR IAE NOTE DE POSITIONNEMENT COORACE SUR LE FINANCEMENT DU SECTEUR IAE 22 mai 2013 Préambule La fédération COORACE a pris connaissance du rapport IGAS-IGF relatif au financement du secteur de l insertion par

Plus en détail

RÉPONSE DU CCBE À LA CONSULTATION PAR LA DG MARKT SUR LES TRANSFERTS TRANSFRONTALIERS DES SIÈGES STATUTAIRES DES ENTREPRISES

RÉPONSE DU CCBE À LA CONSULTATION PAR LA DG MARKT SUR LES TRANSFERTS TRANSFRONTALIERS DES SIÈGES STATUTAIRES DES ENTREPRISES Conseil des barreaux européens Council of Bars and Law Societies of Europe Association internationale sans but lucratif Rue Joseph II, 40 /8 1000 Bruxelles T. : +32 (0)2 234 65 10 F. : +32 (0)2 234 65

Plus en détail

LES DISPOSITIFS DE MOBILITE INTERNE ET DE REDEPLOIEMENT DANS LA FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE. Les dispositifs statutaires de mobilité interne

LES DISPOSITIFS DE MOBILITE INTERNE ET DE REDEPLOIEMENT DANS LA FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE. Les dispositifs statutaires de mobilité interne LES DISPOSITIFS DE MOBILITE INTERNE ET DE REDEPLOIEMENT DANS LA FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE La loi n 2009-972 du 3 août 2009 relative à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique

Plus en détail

Développer un crédit plus responsable

Développer un crédit plus responsable Les principales mesures de la loi Lagarde: une synthèse Objectifs Objet Les mesures Développer un crédit plus responsable Les Cartes de crédit Encadrement de la publicité Mieux encadrer le crédit renouvelable

Plus en détail

Generali Espace Lux. Au service de la structuration de votre patrimoine

Generali Espace Lux. Au service de la structuration de votre patrimoine Generali Espace Lux Au service de la structuration de votre patrimoine Vous recherchez des solutions pour optimiser la structuration de votre patrimoine ou vous accompagner dans votre mobilité? Generali

Plus en détail

Profession : Expert-Comptable

Profession : Expert-Comptable Profession : Expert-Comptable La profession d expert comptable : La passion du conseil Le monde de l entreprise évolue, la profession d expert comptable aussi. L expert comptable, le conseiller financier

Plus en détail

Colloque Rabat : 9-10 décembre 2013 Mohamed KAANICHE

Colloque Rabat : 9-10 décembre 2013 Mohamed KAANICHE La Micro finance au Maghreb,quelles perspectives pour le développement économique et social et la lutte contre le chômage des jeunes Colloque Rabat : 9-10 décembre 2013 Mohamed KAANICHE Le rôle de la BTS

Plus en détail

UNE SOLUTION CRM CONÇUE POUR LA FORCE DE VENTE

UNE SOLUTION CRM CONÇUE POUR LA FORCE DE VENTE LIVRE BLANC UNE SOLUTION CRM CONÇUE POUR LA FORCE DE VENTE Comment choisir un CRM qui répondra à toutes les attentes de vos commerciaux www.aptean..fr LIVRE BLANC UNE SOLUTION CRM CONÇUE POUR LA FORCE

Plus en détail

RESULTATS 2014 Swiss Life France enregistre une bonne progression de son résultat associée à une croissance soutenue

RESULTATS 2014 Swiss Life France enregistre une bonne progression de son résultat associée à une croissance soutenue Paris, le 05/03/2015 RESULTATS 2014 Swiss Life France enregistre une bonne progression de son résultat associée à une croissance soutenue Swiss Life France annonce une progression de son résultat opérationnel

Plus en détail

Management des Ressources Humaines et réformes: les engagements mutuels. Présenté par M. Driss KARIM, DAGL 26 mars 2011

Management des Ressources Humaines et réformes: les engagements mutuels. Présenté par M. Driss KARIM, DAGL 26 mars 2011 Management des Ressources Humaines et réformes: les engagements mutuels Présenté par M. Driss KARIM, DAGL 26 mars 2011 1 Sommaire - Management des RH : orientations et principes - Management des RH : réalisations

Plus en détail

ALLEMAGNE. AM021f-Y 1

ALLEMAGNE. AM021f-Y 1 ALLEMAGNE AM021f-Y 1 M. Levin Holle, Directeur de section, Chef de la délégation allemande Discours de la délégation allemande à l occasion de l Assemblée annuelle 2013 de la BERD Nous sommes heureux que

Plus en détail

avec La Région s engage et pour l emploi

avec La Région s engage et pour l emploi avec La Région s engage pour le financement des PME et pour l emploi 2 Financer les projets des petites et moyennes entreprises La Banque Publique d Investissement Pays de la Loire a été inaugurée au début

Plus en détail