Triste revanche de Méline sur Monnet

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1 PUBLICATION DE LA SERPE Société d Études, de Recherche et de Publications Économiques 6, rue Clément-Marot Paris Tél. : Fax : SARL au capital de e Principal associé : Institut de l Entreprise LE BILLET DE JEAN-MARC DANIEL Triste revanche de Méline sur Monnet Directeur de la publication : Jean-Pierre Boisivon Directeur de la rédaction : Jean-Marc Daniel COMITÉ ÉDITORIAL Président : Yves Cannac Alain Bienaymé, Jean-Pierre Boisivon, Christian de Boissieu, Jean Boissonnat, Michel Bon, Michel Brulé, Jean-Claude Casanova, Bernard Cazes, Bertrand Collomb, Jean-Louis Gergorin, Pierre Jacquet, Armand Laferrère, Daniel Laurent, Elisabeth Lulin, Albert Merlin, Gérard Moatti, Michel Pébereau, Frédéric Tiberghien. RÉDACTION Jean-Marc Daniel, Bernard Cazes (Livres et idées), Michèle Folian (conseiller), Ariane Selinger (communication), Benoit Sarasin, Blandine Cliquet (réalisation). A contribué également à ce numéro : Liliane Crapanzano. ABONNEMENTS Tél. : Fax : Tarifs France Particuliers : 43 e TTC Institutions : 50 e TTC Étudiants : 38,70 e TTC Étranger Particuliers : 57,18 e TTC Institutions : 61,26 e TTC DIFFUSION Presses Universitaires de France DISTRIBUTION Union Distribution L a victoire sans appel du «non» au référendum sur la Constitution européenne est source de commentaires infinis sur les raisons qui ont conduit le peuple français à rejeter un processus politique et économique qui guide la vie du pays depuis près de cinquante ans. Certains commentateurs analysent ce résultat comme la conjugaison de plusieurs rejets : rejet de la politique immédiate du gouvernement symbolisée par le cafouillage autour du lundi de Pentecôte, rejet de la Turquie par une part de l électorat restée attachée aux racines chrétiennes historiques de l Europe, rejet du président de la République usé par dix années de présence à l Élysée, rejet de ceci ou de cela, comme si la colère des Français était multiple et trop hétérogène pour être compréhensible. Pourtant, à y regarder de près, il y a, quoi qu on en pense ou qu on en dise, une réelle homogénéité des votes «non». Derrière un vote massif des paysans qui s attendent à un nouvel exode rural et à une baisse de leur revenu, derrière le vote tout aussi massif des habitants des vieux bassins industriels comme le pays minier du Pas-de-Calais où l on ne produit plus de charbon, il y a l angoisse d un chômage qui semble inexorable. Face à ce chômage, François Mitterrand, dont les engagements proeuropéens étaient incontestables, affirmait avec résignation qu on avait tout essayé, de la relance malheureuse de 1981 à la baisse des prélèvements obligatoires sans cesse annoncée bien que souvent, en pratique, plutôt limitée. Dans le discours officiel qui s imposa après 1983 et le maintien du franc dans le Système monétaire européen, seuls deux types de mesures semblaient faire l unanimité pour résoudre à long terme ce douloureux problème : la géné ralisation des formations de haut niveau et l inté gration économique accrue de l Europe. Aujour d hui, ces deux idées ont fait long feu. Tout le monde parle de panne de l ascenseur social et les diplômés se multiplient en cohortes de déçus. Jadis, le grand-père était ouvrier agricole, le père instituteur et le fils ingénieur. Aujourd hui, les jeunes ingénieurs ont comme l impression qu ils seront un jour instituteur, rebaptisé professeur d école, et qu ils finiront leur vie professionnelle ouvrier agricole, rebaptisé technicien de promotion du développement durable. Quant à l Europe, on ne cesse de la montrer du doigt pour faire valoir que plus un pays en respecte les règles, et plus son chômage est élevé. Et puisque ni l Europe, ni la formation ne sont venues à bout du sous-emploi, les Français réclament autre chose. Et cet autre chose est clair. À l exception des «non» opportunistes qui ont épousé les querelles internes du Parti socialiste, le fédérateur du «non» est évident : c est la méfian - ce vis-à-vis du «plombier polonais», la crainte du travailleur chinois, le refus des délocalisations, la volon té de se défaire de l euro fort, la répétition à On ne cesse de montrer l Europe du doigt pour faire valoir que plus un pays en respecte les règles, et plus son chômage est élevé. l antienne par ceux qui n osent affirmer leur rupture avec l Europe d une référence bien ancienne à la «préférence communautaire» inscrite dans le traité de Rome. Bref, le fédérateur du «non», c est la volonté d écarter la concurrence étrangère. Lorsque Jean Monnet, le père de l Europe, créa le Commissariat au plan dans l immédiat aprèsguerre, il trouva dans son bureau un portrait de Jules Méline, le ministre de l Agriculture de la III e République qui organisa en 1892 la rupture avec le libre-échange hérité du Second Empire. Monnet fit immédiatement décrocher ce portrait en déclarant que son objectif était de débarrasser la France du protectionnisme. Le 29 mai signe la revanche de Méline sur Monnet. = IMPRIMERIE France Quercy 113, rue André-Breton BP Cahors Cedex N d impression :

2 SOMMAIRE ccc REPÈRES ET TENDANCES 4 CHINE Éric Goujon De quelques mythes sur la Chine 10 POLITIQUE MONÉTAIRE Christian Saint-Etienne BCE, euro et croissance : que faire? 15 FINANCES PUBLIQUES Philippe d Arvisenet Le Pacte de stabilité et de croissance 23 EUROPE Pascal Boris, Laurent Fourier, Arnaud Vaissié et Charlotte Dollot Les leçons du modèle britannique 29 MARCHÉS FINANCIERS Didier Marteau Le climat, variable oubliée des modèles économiques? 36 EMPLOI Yves Chassard et Olivier Passet Faut-il craindre une pénurie de main-d œuvre qualifiée? 42 FISCALITÉ Julien Samson Pour une réforme de la gouvernance fiscale 48 SIGNE DES TEMPS Michèle Folian ccc CONJONCTURES 50 LE MORAL DES FRANÇAIS Michel Brulé Nos chers services publics 54 L ÉCONOMIE INTERNATIONALE Bruno Cavalier La croissance mondiale source de déséquilibre 2

3 DOSSIER LES LIVRES ET LES IDÉES L AVENIR DES TRANSPORTS 60 Transport, trafic et commerce Jean-Marc Daniel 61 Transport et mobilit : entre d senchantement et nouvelle donne Yves Crozet 70 Un entretien avec Louis Gallois propos recueillis par Michèle Folian 79 Les dynamiques locales, sociales ou institutionnelles, -tradui tes ou impuls es par les transports en commun en site propre (TCSP) Marc Weil Yves Crozet 86 Les transports publics, 63 Transport et mobilit : une profonde inflexion des politiques publi - ques un co t norme tr s mal contr l Chirstian Julienne 89 La gestion de la route José Cohen 94 Une analyse de la fiscalit automo - bile 102 Deux normit s et un (petit) myst re Bernard Cazes 103 Une nouvelle conomie du bonheur? Julien Damon 107 Technophysio volutio n: mirage ou id ologie André-Marcel d Ans 111 Y a-t-il un myst re de la croissance conomique?? Claude Jessua 115 La Banque mondiale, cum grano salis Jean-Claude Milleron 73 Transport de fret?: le rail ou la route?? Michel Savy Richard Darbéra 119 La finance, facteur de mieux- tre? Dominique Plihon 123 God save the Queen! Jean Leca 3

4 REPÈRES ET TENDANCES CHINE ÉRIC GOUJON * De quelques mythes sur la Chine Dans le numéro 48 de Sociétal, la Chine était à l honneur comme sujet du dossier. Et elle est toujours à la une de l actualité, quand sa diplomatie fait pression sur le Japon pour qu il admette ses crimes des années 1930 et quand son industrie textile fait pression sur celle des autres pays. Nouveau membre de l OMC, la Chine en réclame l application stricte des règles et défend le principe du libre-échange face à la tentation protectionniste qui saisit certains gouvernements. Mais le pratique-t-elle vraiment, ce libre-échange, ne profitet-elle pas des incompréhensions la concernant pour habilement tirer son épingle d un jeu où le protectionnisme se fonde moins sur des droits de douane que sur l ignorance? * Responsable Asie chez Price Waterhouse Coopers. Nul autre pays que la Chine n a excité autant l imagination et les espoirs des entrepreneurs et investisseurs étrangers au cours des siècles. Dans son livrethe China Dream, paru en 2004, Joe Studwell, journaliste indépendant, décrit les tentatives des marchands européens depuis Marco Polo au XIII e siècle jusqu à nos jours pour pénétrer ce fabuleux marché chinois «fabuleux» au sens littéral du terme. Il montre comment la plupart de ces marchands, sinon tous, ont dû s éveiller aux dures réalités de leurs faillites. Comment expliquer cette longévité du «rêve chinois»? C est en fait que la situation n est pas aussi noire que de nombreux écrits veulent bien la décrire ; c est aussi que les fortunes des entreprises étrangères en Chine dépendent beaucoup de leurs capacités à s abstraire des mythes entretenus tant par les autorités chinoises elles-mêmes que par nombre de sinologues. Nous nous interrogerons dans cet article sur la pertinence de sept plus un des mythes les plus courants sur la Chine, mythes qu il convient d analyser avec précaution aux différentes phases d une réflexion stratégique relative à une implantation en Chine. MYTHE 1. NOUS DEVONS ÊTRE PRÉSENTS EN CHINE Sans remonter jusqu à Marco Polo, il convient de porter un regard rétrospectif sur les flux d investissement en Chine depuis ce qui est généralement considéré comme l ouverture économique de la Chine, c est-à-dire la fin des années La Chine fut tour à tour : le pays où il fallait être ; le pays où il était prématuré d être ; le pays d où il fallait s extraire en attendant des jours meilleurs ; le pays où l on ne pouvait 4

5 DE QUELQUES MYTHES SUR LA CHINE ne pas être. Dans ces mouvements de balancier, les décisions péremptoires des conseils d administration, les attentes et déceptions des actionnaires et les pressions contradictoires des analystes financiers ont joué un rôle prédominant. Un seul voyage dans la capitale chinoise avec réception au Grand Hall du Peuple, une visite guidée d usines modèles et zones de développement économique spéciales, l implantation d un concurrent, ou encore une vague de visites protocolaires des dirigeants chinois dans nos pays ont parfois suffi à décider certains dirigeants, ordinairement prudents, à investir et former des joint- ventures sans procéder à une analyse stratégique rigoureuse. Or, comme l a démontré le retrait de certains groupes industriels dans les années 1990, à la suite de pertes financières malgré de lourds investissements, la Chine n est pas un marché accessible à toutes les entreprises, et il n est pas nécessairement indispensable d être présent en Chine. Avant de se lancer dans l aventure chinoise, il convient d analyser en détail, et de manière objective, l existence d un réel marché, les contraintes réglementaires, la flexibilité des réseaux de distribution et, avant tout, la capacité de l entreprise à investir des sommes souvent considérables, l appétit des actionnaires pour la prise de risque, et la disponibilité immédiate de managers capables de travailler dans un environnement multiculturel souvent déroutant. Une analyse dépassionnée est d autant plus indispensable que nous sommes aujourd hui dans une phase d enthousiasme renouvelé, promu par la perception que la Chine est ce géant qui se réveille enfin et va changer la face du monde. MYTHE 2. LA CHINE, UN GÉANT QUI VA CHANGER LE MONDE Certes la Chine a une population considérable (1,3 milliard d habitants ; soit 20 % de la population mondiale), des réserves en devises (environ 600 milliards de dollars US), un PIB impressionnant (1 410 milliards de dollars US en 2003 ; plaçant la Chine au 7 e rang des nations industrialisées) et une croissance qui fait pâlir d envie nombre de pays occidentaux (de 7 à 9 % par an en moyenne sur les vingt dernières années, selon les sources). Mais qu en est-il en termes relatifs? Le PIB de la Chine est en fait comparable à celui de l Italie qui a une population vingt fois moindre, un tiers de celui du Japon et à peine un dixième de celui des États-Unis. Ses réserves en devises ne sont que deux fois et demie supérieures à celles de Taïwan ou de la Corée, cinq fois supérieures à celles de Hong Kong dont le PIB est dix fois moindre, et juste comparables à celles du Japon. Mais l important n est-il pas la croissance plutôt que les valeurs absolues? Là encore, le mythe ne résiste pas à l analyse. Nombre de pays de la zone ont eu une croissance similaire sur des périodes bien plus longues : le Japon a eu une croissance de 9 % en moyenne de 1955 à 1975, de même que Taïwan et la Corée de 1965 à Au-delà des statistiques, la réalité d une Chine globalement arriérée est directement perceptible aux hommes d affaires qui ont établi des usines en zones rurales. Ainsi, le directeur financier d une société française installée dans la province du Hubei commentait récemment : «Dans notre petite ville, rien ne semble avoir changé depuis la Révolu tion culturelle» ; Révolution culturelle qui s est achevée il y a maintenant près de trente ans. Au-delà des statistiques, la réalité d une Chine globalement arriérée est directement perceptible aux hommes d affaires qui ont établi des usines en zones rurales. La croissance de la Chine est remarquable mais n a rien d exceptionnel et n est guère différente de celle de ses plus proches voisins quelques décennies auparavant. Le mythe d une Chine qui va révolutionner le monde n est dû qu à l actualité de ses performances dans un contexte économique globalement déprimé. De cette méprise résultent la perception d une Chine dont la politique monétaire menace l équilibre des échanges mondiaux et la nouvelle obsession des hommes politiques et d hommes d affaires des pays industrialisés : la Chine doit impérativement réévaluer sa devise, le RenMinBi (RMB, également dénommé yuan chinois). MYTHE 3. LA CHINE NE PEUT QUE RÉÉVALUER LE RMB Nous laissons le soin à des économistes plus qualifiés de démontrer que le RMB est sous-évalué, ou son contraire, et de discuter des avantages et des inconvénients d une réévaluation pour les économies mondiale et chinoise. Rappelons qu il y a moins de 10 ans, nombre d économistes expliquaient que le RMB était encore largement surévalué et spéculaient quant à la date de sa prochaine dévaluation. Il nous est aujour - d hui démontré le contraire et les spéculations portent sur la date de sa réévaluation. Notre propos n est pas de mettre en doute la pertinence des analyses économiques mais de rappeler une évidence : la Chine n est pas dans une économie de marché ; les décisions monétaires ne sont pas prises en fonction des flux monétaires sur les marchés internationaux, mais obéissent à des contraintes et objectifs de politiques intérieure et internationale. Le RMB n est pas convertible et sa parité est fixée depuis le milieu des années 1990 (environ 8,28 RMB pour 1 dollar US). À l époque, le RMB avait fait l objet d une dévaluation d environ 40 %, ramenant sa valeur officielle aux taux pratiqués sur le «marché noir». Le moteur d une telle dévaluation ne fut pas la pression internationale mais l analyse objective par les dirigeants chinois des avantages qui en résulteraient pour leur économie. 5

6 6REPÈRES ET TENDANCES 4CONJONCTURES 4DOSSIER 4LIVRES ET IDÉES CHINE Les incertitudes qui pèsent aujourd hui sur les incidences effectives d un chan - gement de parité de la devise sur les économies nationale et régionales constituent à notre avis la principale raison pour laquelle les autorités chinoises diffèrent une prise de décision. Le directeur de la banque centrale ne déclarait-il pas récemment que «ceux qui prônent une réévaluation du RMB n en ont pas mesuré avec soin les incidences»? Nous pensons également que la pression des États-Unis et autres nations industrialisées sur le gouvernement chinois pour réévaluer le RMB agit comme un frein au processus de libéralisation moné - taire : les dirigeants actuels ne peuvent apparaître comme se soumettant aux pressions de puissances étrangères. Les susceptibilités nationalistes tant au sein du parti communiste, de l armée que de la population n autorisent pas une complaisance de circonstance. Le gouvernement tient donc aujourd hui un discours mesuré et ambigu, assurant la communauté internationale de sa volonté de libéraliser tout en insistant fermement sur le fait que la décision lui appartient et qu il ne s engage sur aucun délai. Une réévaluation du RMB pourrait donc intervenir prochainement, ou seulement dans plusieurs mois ; elle pourrait être significative, ou symbolique. Tout dépendra alors de la situation de la politique intérieure, de la politique internationale, de l affermissement de l autorité sur le parti et sur l armée du président Hu Jintao, de l influence qu aura acquise le président de la banque centrale Zhou Xiaochuan, de l impact d un changement de parité sur la situation économique et sociale des populations rurales et de bien d autres facteurs encore, économiques ou non. Intuitivement, nous penchons pour une réévaluation modérée de la monnaie chinoise dans les prochains mois, peutêtre fin 2005 ou début 2006, à une période où les grands pays industrialisés auront modéré leurs injonctions, perçues par les dirigeants chinois comme autant d intolérables ingérences. Mais la convertibilité du RMB a-t-elle une réelle importance? Une réévaluation du RMB va-t-elle relancer l économie mondiale? Les exportations chinoises vontelles fondre, et les importations de produits manufacturés en Europe ou aux États-Unis croître vertigineusement? Là encore, la masse apparente de la Chine fait illusion et les experts ne sont pas d accord entre eux. MYTHE 4. LA CHINE, UN ÉNORME MARCHÉ Le marché chinois n est ni «un», ni «énorme», et il est essentiel d intégrer cette donnée à l analyse stratégique préalable à tout investissement. L énoncé de cette évidence pourra déconcerter les entrepreneurs qui ont une certaine expérience de la Chine, mais n avons-nous pas vu récemment un fabricant norvégien de bottes fourrées rêver que 1,3 milliard d individus pourraient peut-être acheter ses bottes? Si de nouveaux riches roulent en BMW importées et grevées de 150 à 200 % de droits de douane, certaines populations rurales vivent bien en dessous du seuil de pauvreté. Un programme télévisé diffusé sur les chaînes chinoises montrait récem ment un paysan remercier les Le marché chinois n est ni «un», ni «énorme», et il est essentiel d intégrer cette donnée à l analyse stratégique préalable à tout investissement. autorités locales pour leur action sociale concrétisée par le versement d une allocation mensuelle de 16 RMB, moins de 2 dollars US, qui lui permettait de consommer de la viande et des œufs une fois par mois. L expé - rience anecdotique ne fait que confirmer l analyse des données économiques qui révèlent que le PIB par habitant, aux alentours de 1000 dollars US, n est guère plus élevé que celui de l Indonésie, douze fois inférieur à celui de Taïwan et de trente à quanrante fois inférieur à celui du Japon et des États-Unis. Une classe moyenne est certes en cours de cons titution. Mais elle demeure modeste, estimée par UBS (Asian Economic Perspec tives, octobre 2004) à 40 millions d individus. Elle pourrait atteindre 120 à 140 millions d individus dans les dix prochaines années, ce qui ne représenterait toutefois que 10 % de la population chinoise. Le revenu annuel moyen des populations urbaines n est par ailleurs estimé qu à RMB (environ 500 dollars US) dont plus de 70 % sont déjà absorbés par les dépenses essentielles de nourriture (38 %), habillement (10 %), loge ment (10 %) et éducation (13 %). Par exemple, alors que la structure idéale déterminée par application d un modèle courant en Occident pourrait être : Usine de production Distributeur Distributeur Distributeur Distributeur Distributeur régional A régional B régional C régional D régional E Il pourra s avérer à l analyse du marché, des réseaux de distribution, des moyens de transports, etc., que la structure préférable pour une couverture maximale du marché devra être : Usine de Usine de Usine de Usine de Usine de production A production B production C production D production E Distributeur Distributeur Distributeur Distributeur Distributeur régional A régional B régional C régional D régional E 6

7 DE QUELQUES MYTHES SUR LA CHINE Les différences de revenus entre les provinces côtières et les provinces de l intérieur, voire entre les villes et leurs immédiates banlieues, sont considérables et constituent un facteur supplémentaire de fragmentation des marchés. Enfin, l insuffisance des infrastructures routières et ferroviaires, la complexité des réseaux de distribution et les tendances protectionnistes des autorités locales contribuent à la rémanence de marchés régionaux, fragmentés et hermétiques, autant de facteurs qui peuvent et doivent influer sur la décision d investissement (voir schéma ci-contre). Un tel modèle n est pas sans incidence sur le montant des investissements à prévoir, l analyse de la rentabilité glo - bale du «projet Chine», les moyens techniques, commerciaux et humains à mettre en œuvre et, d une façon plus générale, la complexité de l implantation en Chine, notamment si l on adhère au mythe de la nécessité d opérer sous forme de joint-venture. MYTHE 5. DE LA NÉCESSITÉ D AVOIR UN PARTENAIRE CHINOIS Les réglementations chinoises, longtemps protectionnistes et conçues pour favoriser le développement des entreprises locales par assimilation des technologies étrangères ont, dans de nombreux secteurs, contraint les investisseurs à s associer à un partenaire local. Les accords d adhésion de la Chine à l Organisation mondiale du Commerce (OMC) prévoient l assouplissement puis la disparition progressive de ces règles. Cependant, même dans les secteurs à l origine non réglementés, la joint-venture a longtemps été le mode privilégié d implantation. Nous observons depuis quelques années des changements sensibles en ce domaine, certains investisseurs liquidant purement et simplement leurs joint-ventures pour créer des filiales détenues à 100 % ; d autres rachetant les parts de leurs partenaires chinois. Cette prédilection pour l entreprise à capitaux mixtes fut le résultat de plusieurs préjugés : «la Chine est différente» ; «la Chine est complexe» ; «un partenaire chinois connaîtra mieux le marché local» ; «il aura nécessairement les indispensables guangxi (relations privilégiées) sans lesquelles rien ne se fait en Chine» Les investisseurs ont réalisé souvent à leurs dépens qu un partenaire local n était pas toujours en mesure de contribuer à la résolution de ces problèmes, et parfois ajoutait à l ampleur des difficultés. L obligation réglementaire ou présumée de former une association a donné aux entreprises chinoises des leviers considérables pour négocier des termes favorables, tant financiers que managériaux. Leurs objectifs et priorités, mais aussi leurs contraintes diffèrent considérablement de ceux des investisseurs étrangers, donnant ainsi des mariages malheureux, que la formule chinoise «partager le même lit sans partager les mêmes rêves» résume mieux que de longs discours. En effet, il ne faut pas oublier les contraintes qui pèsent sur les entreprises chinoises. Elles sont confrontées à la nécessité de survivre dans un environnement de plus en plus concurrentiel, notamment après l adhésion de la Chine à l OMC, avec des outils de production vétustes et peu performants, une population ouvrière surdimensionnée qui grève la rentabilité mais dont elles ont charge à vie, et un manque de formation managériale. Sur ce dernier point, rappelons que la Chine est passée par près de vingt ans d expériences communisantes avant de s engouffrer, dans les années , dans une Révolution culturelle qui a privé les quadras et quinquagénaires d aujourd hui d une formation universitaire sérieuse. L urgence dans laquelle se sont sentis les investisseurs étrangers de signer des contrats a souvent nui à une discussion de fond avec les partenaires locaux, à une compréhension mutuelle des enjeux respectifs et à la définition d objectifs communs. Rappelons que la Chine est passée par près de vingt ans d expériences communisantes avant de s engouffrer dans les années dans une Révolution culturelle qui a privé les quadras et quinquagénaires d aujourd hui d une formation universitaire sérieuse. Sauf dans les secteurs où la réglementation réclame le partenariat, la nécessité de s associer à une entreprise chinoise ne doit pas être présumée et doit faire l objet d une analyse rigoureuse et objective, similaire à celle qui serait effectuée pour réaliser des investissements dans tout autre pays. Un défaut d analyse critique pourra résulter en des pertes de temps, d énergie et d argent significatives. Ainsi, après plusieurs années en joint-ventures, les constructeurs automobiles ont conclu qu il était préférable de créer leurs propres sociétés commerciales plutôt que de s appuyer sur les réseaux pourtant étendus de leurs partenaires, ces derniers s étant révélés incapables d anticiper l évolution du marché ou d adapter leurs techniques de vente. D autres investisseurs ont réalisé que les prétendues «guangxi» de leurs partenaires ne leur étaient que de peu d utilité. MYTHE 6. DE L IMPORTANCE RELATIVE DES «GUANGXI» Définissons les «guangxi». En quoi les «guangxi» sont-elles différentes des relations d affaires normales? Nous appelons «guangxi» les relations privilégiées qui permettent d obtenir la résolution de problèmes qui ne seraient pas résolus, ou pas aussi rapidement, par les voies réglementaires normales. Comment naissent les «guangxi»? D amitiés de longue date, de dettes morales ou personnelles, d intérêts communs. Les «guangxi» sont-elles rémunérées? Parfois, mais il serait erroné de confondre «guangxi» et corruption. En quoi les «guangxi» chinoises diffèrent-elles des réseaux relationnels cultivés par nos propres dirigeants d entreprise? En intensité, en étendue, en efficacité. 7

8 6REPÈRES ET TENDANCES 4CONJONCTURES 4DOSSIER 4LIVRES ET IDÉES CHINE Pour mieux comprendre ce phénomène, il nous faut apprécier les ambiguïtés du système juridico-administratif que résume à elle seule cette définition officielle de l économie chinoise : «économie socialiste de marché». En vingt années, la Chine est passée d une ambition communiste à une économie qui n a plus de socialiste que le nom. Les structures administratives pyramidales parfaitement adaptées à l exercice de l autorité du parti, comme d ailleurs de l autorité impériale en d autres temps, ne sont plus guère adaptées à une économie libérale qui suppose des prises de décisions opérationnelles rapides et décentralisées. Le même constat s impose au cadre législatif dont l ambitieuse réforme est freinée par les tentations protectionnistes locales, voire nationales. De ces conflits d intérêts résulte une profusion de textes souvent ambigus, parfois contradictoires. D où des possibilités d inter - prétations largement divergentes selon les lieux, les époques et les officiels chargés de leur application. Les «guangxi» entrent alors en jeu, permettant d obtenir une interprétation favorable ou plus rapide. Les «guangxi» sont-elles dès lors le point de passage obligé pour toute entreprise en Chine? Certai ne - ment pas, certainement plus. Les réformes opérées permettent aujour - d hui aux entrepreneurs de créer des structures juridiques, de signer des contrats, de résoudre les conflits et de faire valoir leurs droits selon des procédures établies, perfectibles mais raisonnablement prévisibles. Paradoxalement, les entrepreneurs sont parfois réticents à utiliser les outils légaux mis à leur disposition. Un directeur de l admi nistration fiscale nationale nous confiait récemment sa frustration de voir des entreprises étrangères essayer de négocier des Les réformes opérées permettent aujourd hui aux entrepreneurs de créer des structures juridiques, de signer des contrats, de résoudre les conflits et de faire valoir leurs droits selon des procédures établies, perfectibles mais raisonnablement prévisibles. arrangements à l amiable avec les autorités fiscales locales, plutôt que de contester des redressements fiscaux iniques en utilisant les procé dures contentieuses existantes. Peut-on donc se passer des «guangxi»? L état actuel de la réforme de l appareil juridico-administratif ne permet pas de conclure déjà à l inutilité de ces relations privilégiées. M. Jérôme Cohen, professeur de droit à l université de New York, confie dans un article récent (Far Eastern Economic Review, janvier 2005) l ébranle ment de sa foi dans le système arbitral et formule un certain nombre de propo sitions visant à renforcer le professionnalisme et à re-crédibiliser la CIETAC (China Interna - tional Econo mic and Trade Arbitra tion Commission). Nous ne doutons pas que les réformes entreprises par le gouvernement chinois porteront leurs fruits mais il nous semble prématuré de conclure que l on peut se passer des «guangxi», en particulier dans les provinces les plus reculées de la Chine où les potentats locaux exercent encore une autorité incontrôlée. Même si les «guangxi» ne sont plus indispensables, elles demeurent cependant un trait fort du paysage des affaires et ne peuvent être complètement ignorées. Les «guangxi» ne sont toutefois pas l apanage des entreprises partenaires. Même si l histoire, le temps et des intérêts communs favorisent leur dévelop pement entre agents éco - nomiques d une même province ou municipalité, l une des caracté ris - tiques des «guangxi» est qu elles se créent, se cultivent et se défont. Il n est guère de «guangxi» que le personnel local acquis aux intérêts de l entreprise ne saurait développer à son tour. MYTHE 7. DE L IMPORTANCE CRITIQUE DES EXPATRIÉS Une étude réalisée par Price Waterhouse Coopers en 2004 révélait que 58 % des entreprises interviewées cherchaient à recruter du personnel non chinois à des conditions salariales supérieures à celles du personnel local mais inférieures à celles du personnel étranger détaché, 30 % s efforçaient de convaincre leur personnel expatrié de rester en Chine à des conditions salariales réduites et seulement 12 % de remplacer leur personnel expatrié par des cadres locaux. Ce phénomène de «locali sation» concerne principalement les fonctions comptables, de gestion des ressources humaines, commerciales et de production. Ce faible pourcentage pourrait paraître surprenant après vingt ans d ouverture économique mais résulte d une combinaison de facteurs structurels et de l insuffisante intégration d une politique de ressources humaines à la stratégie globale des entreprises. Nous avons rappelé précédemment les effets de dix ans de Révolution cultu - relle sur l éducation universitaire des qua dras et quinquagénaires. Le recensement effectué en 2001 révélait que moins de 4 % de la population chinoise ont bénéficié d une éducation supérieure. Même en ajustant ce pourcentage pour tenir compte du déséquilibre entre les zones rurales peu industrialisées et les zones urbaines où sont concentrées les universités, force est de constater qu il existe un déficit de compétences managériales que les investisseurs doivent intégrer à leur analyse stratégique et chercher à combler par l envoi de personnel expatrié. Ce déficit est en voie de résorption. Les universités chinoises certaines de très grande qualité forment et mettent sur le marché de l emploi chaque année des milliers de futurs cadres ; la formation continue attire une population toujours croissante de cadres moyens (notons à cet égard que le recensement de 2001 révélait également que 45 % de la population ont reçu une éducation secondaire) ; les étudiants chinois affluent sur les campus américains, 8

9 DE QUELQUES MYTHES SUR LA CHINE australiens et européens qui proposent des formations MBA toujours plus nombreuses ; enfin, depuis vingt ans, les entreprises étran gères ont formé leur personnel local qui devrait être désormais en mesure d exercer des responsabilités de direction. Les données objectives ne suffisent donc pas à expliquer ce faible taux de recours à la main-d œuvre locale. Comme le note Nora Wu, associée chez Price Waterhouse Coopers, «la mise en œuvre de programmes de gestion du capital humain intégrés à la stratégie de l entreprise est désormais impérative dans l environnement actuel». Peu d entreprises ont malheureusement développé une telle approche. L étude précitée révèle que 53 % des entreprises interrogées avouent ne pas avoir intégré leur politique de localisation à leur stratégie de gestion des ressources humaines. La réalité des différences culturelles sur le lieu de travail a trop souvent été oubliée lors des décisions d investissement. Ces différences existent tant pour le personnel expatrié soudainement plongé dans un univers dont il ne comprend généra - lement ni la langue, ni la culture, ni les systèmes, ni les lois, que pour le personnel chinois qui doit s adapter à de nouveaux concepts de reporting financier et de culture d entreprise, à des objectifs de rentabilité économique fort différents de ceux des entreprises publiques, à des collègues dont il ne comprend ni la langue, ni la culture, ni les attentes en matière de pratique commerciale et gouvernance d entreprise. De ces différences mal gérées naissent frustrations, malentendus et une défiance réciproque qui ont conduit les investisseurs à maintenir des contingents coûteux d expatriés à défaut de mettre en œuvre un programme de développement et d intégration du personnel local. Seules les entreprises qui ont très tôt intégré à leur stratégie de développement en Chine une politique de localisation des fonctions managériales sont aujourd hui en mesure de contrôler leurs coûts salariaux et de se reposer sur un personnel local compétent et familier de leurs cultures et objectifs. Elles bénéficient ainsi d un avantage concurrentiel certain et d une gestion efficace et mesurée des «guangxi» évoquées précédemment. La nécessité d envoyer du personnel expatrié apparaît donc moins une conséquence objective d un déficit d éducation et de compétences que d un défaut d intégration et de formation aux valeurs de l entreprise du personnel local. LE MYTHE FONDATEUR. LA CHINE EST DIFFÉRENTE Dans un commentaire du livre du père Huc (Souvenirs d un voyage dans la Tartarie et le Tibet, 1850), l uni - versitaire Simon Leys explique la désaf - fection du missionnaire pour les Chinois moins par la singularité de cette civi - lisation plusieurs fois millénaire que par le déni qu elle apportait à l Occident de l universalité de ses croyances et conceptions. Païenne et néanmoins civilisée, la Chine était atypique, inclassable, irritante, «civilisation qui ressemble fort peu à celle de l Europe mais qui cependant n en est pas moins complète en son genre». Les idées à l égard de la Chine n ont guère évolué. La Chine demeure un pays dont on accepte volontiers la différence irréductible qui permet tant au «rêve chinois» de perdurer qu aux dirigeants de justifier de l insuccès relatif (ou du succès modéré) de leurs missions commerciales et industrielles. Vivant depuis nombre d années en Chine et confrontés chaque jour à cette différence, nous n entendons pas la nier mais quel autre pays n est pas «différent»? En quoi le Brésil ou la Zambie sont-ils moins différents de la France ou la Belgique? Pourquoi un investissement en Chine devrait-il être approché différemment d un investissement en Argentine ou en Russie? Si les circonstances et contraintes varient d un pays à l autre, les objectifs économiques et principes de gestion demeurent rigoureusement semblables, ou le devraient. Or, comme M. Studwell (op. cit.) le démontre à longueur de pages, les investisseurs ont souvent traité la Chine avec plus de passion et de patience que de raison. Nous y voyons principalement l influence des mythes exposés ci-dessus, et d autres encore que cet article ne nous permet pas d aborder en détail. Il est essentiel qu une décision d investissement en Chine soit prise en considération des objectifs de l entreprise, de ses contraintes spécifiques, de l appétit de ses actionnaires pour la prise de risque, des contraintes et dimensions objectivement analysées du marché et des infrastructures et, surtout, de la disponibilité des ressources humaines qui sont indispensables au succès de tout projet. Si la recommandation qu un investisseur échaudé formulait dans les années 1990 demeure sans doute d actualité : «N in - vestissez en Chine que ce que vous êtes prêts à perdre», laissons l écrivain et pamphlétaire Lu Xun ( ) conclure : «Ne croyez que ceux qui doutent.» n 9

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