Triste revanche de Méline sur Monnet

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Triste revanche de Méline sur Monnet"

Transcription

1 PUBLICATION DE LA SERPE Société d Études, de Recherche et de Publications Économiques 6, rue Clément-Marot Paris Tél. : Fax : SARL au capital de e Principal associé : Institut de l Entreprise LE BILLET DE JEAN-MARC DANIEL Triste revanche de Méline sur Monnet Directeur de la publication : Jean-Pierre Boisivon Directeur de la rédaction : Jean-Marc Daniel COMITÉ ÉDITORIAL Président : Yves Cannac Alain Bienaymé, Jean-Pierre Boisivon, Christian de Boissieu, Jean Boissonnat, Michel Bon, Michel Brulé, Jean-Claude Casanova, Bernard Cazes, Bertrand Collomb, Jean-Louis Gergorin, Pierre Jacquet, Armand Laferrère, Daniel Laurent, Elisabeth Lulin, Albert Merlin, Gérard Moatti, Michel Pébereau, Frédéric Tiberghien. RÉDACTION Jean-Marc Daniel, Bernard Cazes (Livres et idées), Michèle Folian (conseiller), Ariane Selinger (communication), Benoit Sarasin, Blandine Cliquet (réalisation). A contribué également à ce numéro : Liliane Crapanzano. ABONNEMENTS Tél. : Fax : Tarifs France Particuliers : 43 e TTC Institutions : 50 e TTC Étudiants : 38,70 e TTC Étranger Particuliers : 57,18 e TTC Institutions : 61,26 e TTC DIFFUSION Presses Universitaires de France DISTRIBUTION Union Distribution L a victoire sans appel du «non» au référendum sur la Constitution européenne est source de commentaires infinis sur les raisons qui ont conduit le peuple français à rejeter un processus politique et économique qui guide la vie du pays depuis près de cinquante ans. Certains commentateurs analysent ce résultat comme la conjugaison de plusieurs rejets : rejet de la politique immédiate du gouvernement symbolisée par le cafouillage autour du lundi de Pentecôte, rejet de la Turquie par une part de l électorat restée attachée aux racines chrétiennes historiques de l Europe, rejet du président de la République usé par dix années de présence à l Élysée, rejet de ceci ou de cela, comme si la colère des Français était multiple et trop hétérogène pour être compréhensible. Pourtant, à y regarder de près, il y a, quoi qu on en pense ou qu on en dise, une réelle homogénéité des votes «non». Derrière un vote massif des paysans qui s attendent à un nouvel exode rural et à une baisse de leur revenu, derrière le vote tout aussi massif des habitants des vieux bassins industriels comme le pays minier du Pas-de-Calais où l on ne produit plus de charbon, il y a l angoisse d un chômage qui semble inexorable. Face à ce chômage, François Mitterrand, dont les engagements proeuropéens étaient incontestables, affirmait avec résignation qu on avait tout essayé, de la relance malheureuse de 1981 à la baisse des prélèvements obligatoires sans cesse annoncée bien que souvent, en pratique, plutôt limitée. Dans le discours officiel qui s imposa après 1983 et le maintien du franc dans le Système monétaire européen, seuls deux types de mesures semblaient faire l unanimité pour résoudre à long terme ce douloureux problème : la géné ralisation des formations de haut niveau et l inté gration économique accrue de l Europe. Aujour d hui, ces deux idées ont fait long feu. Tout le monde parle de panne de l ascenseur social et les diplômés se multiplient en cohortes de déçus. Jadis, le grand-père était ouvrier agricole, le père instituteur et le fils ingénieur. Aujourd hui, les jeunes ingénieurs ont comme l impression qu ils seront un jour instituteur, rebaptisé professeur d école, et qu ils finiront leur vie professionnelle ouvrier agricole, rebaptisé technicien de promotion du développement durable. Quant à l Europe, on ne cesse de la montrer du doigt pour faire valoir que plus un pays en respecte les règles, et plus son chômage est élevé. Et puisque ni l Europe, ni la formation ne sont venues à bout du sous-emploi, les Français réclament autre chose. Et cet autre chose est clair. À l exception des «non» opportunistes qui ont épousé les querelles internes du Parti socialiste, le fédérateur du «non» est évident : c est la méfian - ce vis-à-vis du «plombier polonais», la crainte du travailleur chinois, le refus des délocalisations, la volon té de se défaire de l euro fort, la répétition à On ne cesse de montrer l Europe du doigt pour faire valoir que plus un pays en respecte les règles, et plus son chômage est élevé. l antienne par ceux qui n osent affirmer leur rupture avec l Europe d une référence bien ancienne à la «préférence communautaire» inscrite dans le traité de Rome. Bref, le fédérateur du «non», c est la volonté d écarter la concurrence étrangère. Lorsque Jean Monnet, le père de l Europe, créa le Commissariat au plan dans l immédiat aprèsguerre, il trouva dans son bureau un portrait de Jules Méline, le ministre de l Agriculture de la III e République qui organisa en 1892 la rupture avec le libre-échange hérité du Second Empire. Monnet fit immédiatement décrocher ce portrait en déclarant que son objectif était de débarrasser la France du protectionnisme. Le 29 mai signe la revanche de Méline sur Monnet. = IMPRIMERIE France Quercy 113, rue André-Breton BP Cahors Cedex N d impression :

2 SOMMAIRE ccc REPÈRES ET TENDANCES 4 CHINE Éric Goujon De quelques mythes sur la Chine 10 POLITIQUE MONÉTAIRE Christian Saint-Etienne BCE, euro et croissance : que faire? 15 FINANCES PUBLIQUES Philippe d Arvisenet Le Pacte de stabilité et de croissance 23 EUROPE Pascal Boris, Laurent Fourier, Arnaud Vaissié et Charlotte Dollot Les leçons du modèle britannique 29 MARCHÉS FINANCIERS Didier Marteau Le climat, variable oubliée des modèles économiques? 36 EMPLOI Yves Chassard et Olivier Passet Faut-il craindre une pénurie de main-d œuvre qualifiée? 42 FISCALITÉ Julien Samson Pour une réforme de la gouvernance fiscale 48 SIGNE DES TEMPS Michèle Folian ccc CONJONCTURES 50 LE MORAL DES FRANÇAIS Michel Brulé Nos chers services publics 54 L ÉCONOMIE INTERNATIONALE Bruno Cavalier La croissance mondiale source de déséquilibre 2

3 DOSSIER LES LIVRES ET LES IDÉES L AVENIR DES TRANSPORTS 60 Transport, trafic et commerce Jean-Marc Daniel 61 Transport et mobilit : entre d senchantement et nouvelle donne Yves Crozet 70 Un entretien avec Louis Gallois propos recueillis par Michèle Folian 79 Les dynamiques locales, sociales ou institutionnelles, -tradui tes ou impuls es par les transports en commun en site propre (TCSP) Marc Weil Yves Crozet 86 Les transports publics, 63 Transport et mobilit : une profonde inflexion des politiques publi - ques un co t norme tr s mal contr l Chirstian Julienne 89 La gestion de la route José Cohen 94 Une analyse de la fiscalit automo - bile 102 Deux normit s et un (petit) myst re Bernard Cazes 103 Une nouvelle conomie du bonheur? Julien Damon 107 Technophysio volutio n: mirage ou id ologie André-Marcel d Ans 111 Y a-t-il un myst re de la croissance conomique?? Claude Jessua 115 La Banque mondiale, cum grano salis Jean-Claude Milleron 73 Transport de fret?: le rail ou la route?? Michel Savy Richard Darbéra 119 La finance, facteur de mieux- tre? Dominique Plihon 123 God save the Queen! Jean Leca 3

4 REPÈRES ET TENDANCES CHINE ÉRIC GOUJON * De quelques mythes sur la Chine Dans le numéro 48 de Sociétal, la Chine était à l honneur comme sujet du dossier. Et elle est toujours à la une de l actualité, quand sa diplomatie fait pression sur le Japon pour qu il admette ses crimes des années 1930 et quand son industrie textile fait pression sur celle des autres pays. Nouveau membre de l OMC, la Chine en réclame l application stricte des règles et défend le principe du libre-échange face à la tentation protectionniste qui saisit certains gouvernements. Mais le pratique-t-elle vraiment, ce libre-échange, ne profitet-elle pas des incompréhensions la concernant pour habilement tirer son épingle d un jeu où le protectionnisme se fonde moins sur des droits de douane que sur l ignorance? * Responsable Asie chez Price Waterhouse Coopers. Nul autre pays que la Chine n a excité autant l imagination et les espoirs des entrepreneurs et investisseurs étrangers au cours des siècles. Dans son livrethe China Dream, paru en 2004, Joe Studwell, journaliste indépendant, décrit les tentatives des marchands européens depuis Marco Polo au XIII e siècle jusqu à nos jours pour pénétrer ce fabuleux marché chinois «fabuleux» au sens littéral du terme. Il montre comment la plupart de ces marchands, sinon tous, ont dû s éveiller aux dures réalités de leurs faillites. Comment expliquer cette longévité du «rêve chinois»? C est en fait que la situation n est pas aussi noire que de nombreux écrits veulent bien la décrire ; c est aussi que les fortunes des entreprises étrangères en Chine dépendent beaucoup de leurs capacités à s abstraire des mythes entretenus tant par les autorités chinoises elles-mêmes que par nombre de sinologues. Nous nous interrogerons dans cet article sur la pertinence de sept plus un des mythes les plus courants sur la Chine, mythes qu il convient d analyser avec précaution aux différentes phases d une réflexion stratégique relative à une implantation en Chine. MYTHE 1. NOUS DEVONS ÊTRE PRÉSENTS EN CHINE Sans remonter jusqu à Marco Polo, il convient de porter un regard rétrospectif sur les flux d investissement en Chine depuis ce qui est généralement considéré comme l ouverture économique de la Chine, c est-à-dire la fin des années La Chine fut tour à tour : le pays où il fallait être ; le pays où il était prématuré d être ; le pays d où il fallait s extraire en attendant des jours meilleurs ; le pays où l on ne pouvait 4

5 DE QUELQUES MYTHES SUR LA CHINE ne pas être. Dans ces mouvements de balancier, les décisions péremptoires des conseils d administration, les attentes et déceptions des actionnaires et les pressions contradictoires des analystes financiers ont joué un rôle prédominant. Un seul voyage dans la capitale chinoise avec réception au Grand Hall du Peuple, une visite guidée d usines modèles et zones de développement économique spéciales, l implantation d un concurrent, ou encore une vague de visites protocolaires des dirigeants chinois dans nos pays ont parfois suffi à décider certains dirigeants, ordinairement prudents, à investir et former des joint- ventures sans procéder à une analyse stratégique rigoureuse. Or, comme l a démontré le retrait de certains groupes industriels dans les années 1990, à la suite de pertes financières malgré de lourds investissements, la Chine n est pas un marché accessible à toutes les entreprises, et il n est pas nécessairement indispensable d être présent en Chine. Avant de se lancer dans l aventure chinoise, il convient d analyser en détail, et de manière objective, l existence d un réel marché, les contraintes réglementaires, la flexibilité des réseaux de distribution et, avant tout, la capacité de l entreprise à investir des sommes souvent considérables, l appétit des actionnaires pour la prise de risque, et la disponibilité immédiate de managers capables de travailler dans un environnement multiculturel souvent déroutant. Une analyse dépassionnée est d autant plus indispensable que nous sommes aujourd hui dans une phase d enthousiasme renouvelé, promu par la perception que la Chine est ce géant qui se réveille enfin et va changer la face du monde. MYTHE 2. LA CHINE, UN GÉANT QUI VA CHANGER LE MONDE Certes la Chine a une population considérable (1,3 milliard d habitants ; soit 20 % de la population mondiale), des réserves en devises (environ 600 milliards de dollars US), un PIB impressionnant (1 410 milliards de dollars US en 2003 ; plaçant la Chine au 7 e rang des nations industrialisées) et une croissance qui fait pâlir d envie nombre de pays occidentaux (de 7 à 9 % par an en moyenne sur les vingt dernières années, selon les sources). Mais qu en est-il en termes relatifs? Le PIB de la Chine est en fait comparable à celui de l Italie qui a une population vingt fois moindre, un tiers de celui du Japon et à peine un dixième de celui des États-Unis. Ses réserves en devises ne sont que deux fois et demie supérieures à celles de Taïwan ou de la Corée, cinq fois supérieures à celles de Hong Kong dont le PIB est dix fois moindre, et juste comparables à celles du Japon. Mais l important n est-il pas la croissance plutôt que les valeurs absolues? Là encore, le mythe ne résiste pas à l analyse. Nombre de pays de la zone ont eu une croissance similaire sur des périodes bien plus longues : le Japon a eu une croissance de 9 % en moyenne de 1955 à 1975, de même que Taïwan et la Corée de 1965 à Au-delà des statistiques, la réalité d une Chine globalement arriérée est directement perceptible aux hommes d affaires qui ont établi des usines en zones rurales. Ainsi, le directeur financier d une société française installée dans la province du Hubei commentait récemment : «Dans notre petite ville, rien ne semble avoir changé depuis la Révolu tion culturelle» ; Révolution culturelle qui s est achevée il y a maintenant près de trente ans. Au-delà des statistiques, la réalité d une Chine globalement arriérée est directement perceptible aux hommes d affaires qui ont établi des usines en zones rurales. La croissance de la Chine est remarquable mais n a rien d exceptionnel et n est guère différente de celle de ses plus proches voisins quelques décennies auparavant. Le mythe d une Chine qui va révolutionner le monde n est dû qu à l actualité de ses performances dans un contexte économique globalement déprimé. De cette méprise résultent la perception d une Chine dont la politique monétaire menace l équilibre des échanges mondiaux et la nouvelle obsession des hommes politiques et d hommes d affaires des pays industrialisés : la Chine doit impérativement réévaluer sa devise, le RenMinBi (RMB, également dénommé yuan chinois). MYTHE 3. LA CHINE NE PEUT QUE RÉÉVALUER LE RMB Nous laissons le soin à des économistes plus qualifiés de démontrer que le RMB est sous-évalué, ou son contraire, et de discuter des avantages et des inconvénients d une réévaluation pour les économies mondiale et chinoise. Rappelons qu il y a moins de 10 ans, nombre d économistes expliquaient que le RMB était encore largement surévalué et spéculaient quant à la date de sa prochaine dévaluation. Il nous est aujour - d hui démontré le contraire et les spéculations portent sur la date de sa réévaluation. Notre propos n est pas de mettre en doute la pertinence des analyses économiques mais de rappeler une évidence : la Chine n est pas dans une économie de marché ; les décisions monétaires ne sont pas prises en fonction des flux monétaires sur les marchés internationaux, mais obéissent à des contraintes et objectifs de politiques intérieure et internationale. Le RMB n est pas convertible et sa parité est fixée depuis le milieu des années 1990 (environ 8,28 RMB pour 1 dollar US). À l époque, le RMB avait fait l objet d une dévaluation d environ 40 %, ramenant sa valeur officielle aux taux pratiqués sur le «marché noir». Le moteur d une telle dévaluation ne fut pas la pression internationale mais l analyse objective par les dirigeants chinois des avantages qui en résulteraient pour leur économie. 5

6 6REPÈRES ET TENDANCES 4CONJONCTURES 4DOSSIER 4LIVRES ET IDÉES CHINE Les incertitudes qui pèsent aujourd hui sur les incidences effectives d un chan - gement de parité de la devise sur les économies nationale et régionales constituent à notre avis la principale raison pour laquelle les autorités chinoises diffèrent une prise de décision. Le directeur de la banque centrale ne déclarait-il pas récemment que «ceux qui prônent une réévaluation du RMB n en ont pas mesuré avec soin les incidences»? Nous pensons également que la pression des États-Unis et autres nations industrialisées sur le gouvernement chinois pour réévaluer le RMB agit comme un frein au processus de libéralisation moné - taire : les dirigeants actuels ne peuvent apparaître comme se soumettant aux pressions de puissances étrangères. Les susceptibilités nationalistes tant au sein du parti communiste, de l armée que de la population n autorisent pas une complaisance de circonstance. Le gouvernement tient donc aujourd hui un discours mesuré et ambigu, assurant la communauté internationale de sa volonté de libéraliser tout en insistant fermement sur le fait que la décision lui appartient et qu il ne s engage sur aucun délai. Une réévaluation du RMB pourrait donc intervenir prochainement, ou seulement dans plusieurs mois ; elle pourrait être significative, ou symbolique. Tout dépendra alors de la situation de la politique intérieure, de la politique internationale, de l affermissement de l autorité sur le parti et sur l armée du président Hu Jintao, de l influence qu aura acquise le président de la banque centrale Zhou Xiaochuan, de l impact d un changement de parité sur la situation économique et sociale des populations rurales et de bien d autres facteurs encore, économiques ou non. Intuitivement, nous penchons pour une réévaluation modérée de la monnaie chinoise dans les prochains mois, peutêtre fin 2005 ou début 2006, à une période où les grands pays industrialisés auront modéré leurs injonctions, perçues par les dirigeants chinois comme autant d intolérables ingérences. Mais la convertibilité du RMB a-t-elle une réelle importance? Une réévaluation du RMB va-t-elle relancer l économie mondiale? Les exportations chinoises vontelles fondre, et les importations de produits manufacturés en Europe ou aux États-Unis croître vertigineusement? Là encore, la masse apparente de la Chine fait illusion et les experts ne sont pas d accord entre eux. MYTHE 4. LA CHINE, UN ÉNORME MARCHÉ Le marché chinois n est ni «un», ni «énorme», et il est essentiel d intégrer cette donnée à l analyse stratégique préalable à tout investissement. L énoncé de cette évidence pourra déconcerter les entrepreneurs qui ont une certaine expérience de la Chine, mais n avons-nous pas vu récemment un fabricant norvégien de bottes fourrées rêver que 1,3 milliard d individus pourraient peut-être acheter ses bottes? Si de nouveaux riches roulent en BMW importées et grevées de 150 à 200 % de droits de douane, certaines populations rurales vivent bien en dessous du seuil de pauvreté. Un programme télévisé diffusé sur les chaînes chinoises montrait récem ment un paysan remercier les Le marché chinois n est ni «un», ni «énorme», et il est essentiel d intégrer cette donnée à l analyse stratégique préalable à tout investissement. autorités locales pour leur action sociale concrétisée par le versement d une allocation mensuelle de 16 RMB, moins de 2 dollars US, qui lui permettait de consommer de la viande et des œufs une fois par mois. L expé - rience anecdotique ne fait que confirmer l analyse des données économiques qui révèlent que le PIB par habitant, aux alentours de 1000 dollars US, n est guère plus élevé que celui de l Indonésie, douze fois inférieur à celui de Taïwan et de trente à quanrante fois inférieur à celui du Japon et des États-Unis. Une classe moyenne est certes en cours de cons titution. Mais elle demeure modeste, estimée par UBS (Asian Economic Perspec tives, octobre 2004) à 40 millions d individus. Elle pourrait atteindre 120 à 140 millions d individus dans les dix prochaines années, ce qui ne représenterait toutefois que 10 % de la population chinoise. Le revenu annuel moyen des populations urbaines n est par ailleurs estimé qu à RMB (environ 500 dollars US) dont plus de 70 % sont déjà absorbés par les dépenses essentielles de nourriture (38 %), habillement (10 %), loge ment (10 %) et éducation (13 %). Par exemple, alors que la structure idéale déterminée par application d un modèle courant en Occident pourrait être : Usine de production Distributeur Distributeur Distributeur Distributeur Distributeur régional A régional B régional C régional D régional E Il pourra s avérer à l analyse du marché, des réseaux de distribution, des moyens de transports, etc., que la structure préférable pour une couverture maximale du marché devra être : Usine de Usine de Usine de Usine de Usine de production A production B production C production D production E Distributeur Distributeur Distributeur Distributeur Distributeur régional A régional B régional C régional D régional E 6

7 DE QUELQUES MYTHES SUR LA CHINE Les différences de revenus entre les provinces côtières et les provinces de l intérieur, voire entre les villes et leurs immédiates banlieues, sont considérables et constituent un facteur supplémentaire de fragmentation des marchés. Enfin, l insuffisance des infrastructures routières et ferroviaires, la complexité des réseaux de distribution et les tendances protectionnistes des autorités locales contribuent à la rémanence de marchés régionaux, fragmentés et hermétiques, autant de facteurs qui peuvent et doivent influer sur la décision d investissement (voir schéma ci-contre). Un tel modèle n est pas sans incidence sur le montant des investissements à prévoir, l analyse de la rentabilité glo - bale du «projet Chine», les moyens techniques, commerciaux et humains à mettre en œuvre et, d une façon plus générale, la complexité de l implantation en Chine, notamment si l on adhère au mythe de la nécessité d opérer sous forme de joint-venture. MYTHE 5. DE LA NÉCESSITÉ D AVOIR UN PARTENAIRE CHINOIS Les réglementations chinoises, longtemps protectionnistes et conçues pour favoriser le développement des entreprises locales par assimilation des technologies étrangères ont, dans de nombreux secteurs, contraint les investisseurs à s associer à un partenaire local. Les accords d adhésion de la Chine à l Organisation mondiale du Commerce (OMC) prévoient l assouplissement puis la disparition progressive de ces règles. Cependant, même dans les secteurs à l origine non réglementés, la joint-venture a longtemps été le mode privilégié d implantation. Nous observons depuis quelques années des changements sensibles en ce domaine, certains investisseurs liquidant purement et simplement leurs joint-ventures pour créer des filiales détenues à 100 % ; d autres rachetant les parts de leurs partenaires chinois. Cette prédilection pour l entreprise à capitaux mixtes fut le résultat de plusieurs préjugés : «la Chine est différente» ; «la Chine est complexe» ; «un partenaire chinois connaîtra mieux le marché local» ; «il aura nécessairement les indispensables guangxi (relations privilégiées) sans lesquelles rien ne se fait en Chine» Les investisseurs ont réalisé souvent à leurs dépens qu un partenaire local n était pas toujours en mesure de contribuer à la résolution de ces problèmes, et parfois ajoutait à l ampleur des difficultés. L obligation réglementaire ou présumée de former une association a donné aux entreprises chinoises des leviers considérables pour négocier des termes favorables, tant financiers que managériaux. Leurs objectifs et priorités, mais aussi leurs contraintes diffèrent considérablement de ceux des investisseurs étrangers, donnant ainsi des mariages malheureux, que la formule chinoise «partager le même lit sans partager les mêmes rêves» résume mieux que de longs discours. En effet, il ne faut pas oublier les contraintes qui pèsent sur les entreprises chinoises. Elles sont confrontées à la nécessité de survivre dans un environnement de plus en plus concurrentiel, notamment après l adhésion de la Chine à l OMC, avec des outils de production vétustes et peu performants, une population ouvrière surdimensionnée qui grève la rentabilité mais dont elles ont charge à vie, et un manque de formation managériale. Sur ce dernier point, rappelons que la Chine est passée par près de vingt ans d expériences communisantes avant de s engouffrer, dans les années , dans une Révolution culturelle qui a privé les quadras et quinquagénaires d aujourd hui d une formation universitaire sérieuse. L urgence dans laquelle se sont sentis les investisseurs étrangers de signer des contrats a souvent nui à une discussion de fond avec les partenaires locaux, à une compréhension mutuelle des enjeux respectifs et à la définition d objectifs communs. Rappelons que la Chine est passée par près de vingt ans d expériences communisantes avant de s engouffrer dans les années dans une Révolution culturelle qui a privé les quadras et quinquagénaires d aujourd hui d une formation universitaire sérieuse. Sauf dans les secteurs où la réglementation réclame le partenariat, la nécessité de s associer à une entreprise chinoise ne doit pas être présumée et doit faire l objet d une analyse rigoureuse et objective, similaire à celle qui serait effectuée pour réaliser des investissements dans tout autre pays. Un défaut d analyse critique pourra résulter en des pertes de temps, d énergie et d argent significatives. Ainsi, après plusieurs années en joint-ventures, les constructeurs automobiles ont conclu qu il était préférable de créer leurs propres sociétés commerciales plutôt que de s appuyer sur les réseaux pourtant étendus de leurs partenaires, ces derniers s étant révélés incapables d anticiper l évolution du marché ou d adapter leurs techniques de vente. D autres investisseurs ont réalisé que les prétendues «guangxi» de leurs partenaires ne leur étaient que de peu d utilité. MYTHE 6. DE L IMPORTANCE RELATIVE DES «GUANGXI» Définissons les «guangxi». En quoi les «guangxi» sont-elles différentes des relations d affaires normales? Nous appelons «guangxi» les relations privilégiées qui permettent d obtenir la résolution de problèmes qui ne seraient pas résolus, ou pas aussi rapidement, par les voies réglementaires normales. Comment naissent les «guangxi»? D amitiés de longue date, de dettes morales ou personnelles, d intérêts communs. Les «guangxi» sont-elles rémunérées? Parfois, mais il serait erroné de confondre «guangxi» et corruption. En quoi les «guangxi» chinoises diffèrent-elles des réseaux relationnels cultivés par nos propres dirigeants d entreprise? En intensité, en étendue, en efficacité. 7

8 6REPÈRES ET TENDANCES 4CONJONCTURES 4DOSSIER 4LIVRES ET IDÉES CHINE Pour mieux comprendre ce phénomène, il nous faut apprécier les ambiguïtés du système juridico-administratif que résume à elle seule cette définition officielle de l économie chinoise : «économie socialiste de marché». En vingt années, la Chine est passée d une ambition communiste à une économie qui n a plus de socialiste que le nom. Les structures administratives pyramidales parfaitement adaptées à l exercice de l autorité du parti, comme d ailleurs de l autorité impériale en d autres temps, ne sont plus guère adaptées à une économie libérale qui suppose des prises de décisions opérationnelles rapides et décentralisées. Le même constat s impose au cadre législatif dont l ambitieuse réforme est freinée par les tentations protectionnistes locales, voire nationales. De ces conflits d intérêts résulte une profusion de textes souvent ambigus, parfois contradictoires. D où des possibilités d inter - prétations largement divergentes selon les lieux, les époques et les officiels chargés de leur application. Les «guangxi» entrent alors en jeu, permettant d obtenir une interprétation favorable ou plus rapide. Les «guangxi» sont-elles dès lors le point de passage obligé pour toute entreprise en Chine? Certai ne - ment pas, certainement plus. Les réformes opérées permettent aujour - d hui aux entrepreneurs de créer des structures juridiques, de signer des contrats, de résoudre les conflits et de faire valoir leurs droits selon des procédures établies, perfectibles mais raisonnablement prévisibles. Paradoxalement, les entrepreneurs sont parfois réticents à utiliser les outils légaux mis à leur disposition. Un directeur de l admi nistration fiscale nationale nous confiait récemment sa frustration de voir des entreprises étrangères essayer de négocier des Les réformes opérées permettent aujourd hui aux entrepreneurs de créer des structures juridiques, de signer des contrats, de résoudre les conflits et de faire valoir leurs droits selon des procédures établies, perfectibles mais raisonnablement prévisibles. arrangements à l amiable avec les autorités fiscales locales, plutôt que de contester des redressements fiscaux iniques en utilisant les procé dures contentieuses existantes. Peut-on donc se passer des «guangxi»? L état actuel de la réforme de l appareil juridico-administratif ne permet pas de conclure déjà à l inutilité de ces relations privilégiées. M. Jérôme Cohen, professeur de droit à l université de New York, confie dans un article récent (Far Eastern Economic Review, janvier 2005) l ébranle ment de sa foi dans le système arbitral et formule un certain nombre de propo sitions visant à renforcer le professionnalisme et à re-crédibiliser la CIETAC (China Interna - tional Econo mic and Trade Arbitra tion Commission). Nous ne doutons pas que les réformes entreprises par le gouvernement chinois porteront leurs fruits mais il nous semble prématuré de conclure que l on peut se passer des «guangxi», en particulier dans les provinces les plus reculées de la Chine où les potentats locaux exercent encore une autorité incontrôlée. Même si les «guangxi» ne sont plus indispensables, elles demeurent cependant un trait fort du paysage des affaires et ne peuvent être complètement ignorées. Les «guangxi» ne sont toutefois pas l apanage des entreprises partenaires. Même si l histoire, le temps et des intérêts communs favorisent leur dévelop pement entre agents éco - nomiques d une même province ou municipalité, l une des caracté ris - tiques des «guangxi» est qu elles se créent, se cultivent et se défont. Il n est guère de «guangxi» que le personnel local acquis aux intérêts de l entreprise ne saurait développer à son tour. MYTHE 7. DE L IMPORTANCE CRITIQUE DES EXPATRIÉS Une étude réalisée par Price Waterhouse Coopers en 2004 révélait que 58 % des entreprises interviewées cherchaient à recruter du personnel non chinois à des conditions salariales supérieures à celles du personnel local mais inférieures à celles du personnel étranger détaché, 30 % s efforçaient de convaincre leur personnel expatrié de rester en Chine à des conditions salariales réduites et seulement 12 % de remplacer leur personnel expatrié par des cadres locaux. Ce phénomène de «locali sation» concerne principalement les fonctions comptables, de gestion des ressources humaines, commerciales et de production. Ce faible pourcentage pourrait paraître surprenant après vingt ans d ouverture économique mais résulte d une combinaison de facteurs structurels et de l insuffisante intégration d une politique de ressources humaines à la stratégie globale des entreprises. Nous avons rappelé précédemment les effets de dix ans de Révolution cultu - relle sur l éducation universitaire des qua dras et quinquagénaires. Le recensement effectué en 2001 révélait que moins de 4 % de la population chinoise ont bénéficié d une éducation supérieure. Même en ajustant ce pourcentage pour tenir compte du déséquilibre entre les zones rurales peu industrialisées et les zones urbaines où sont concentrées les universités, force est de constater qu il existe un déficit de compétences managériales que les investisseurs doivent intégrer à leur analyse stratégique et chercher à combler par l envoi de personnel expatrié. Ce déficit est en voie de résorption. Les universités chinoises certaines de très grande qualité forment et mettent sur le marché de l emploi chaque année des milliers de futurs cadres ; la formation continue attire une population toujours croissante de cadres moyens (notons à cet égard que le recensement de 2001 révélait également que 45 % de la population ont reçu une éducation secondaire) ; les étudiants chinois affluent sur les campus américains, 8

9 DE QUELQUES MYTHES SUR LA CHINE australiens et européens qui proposent des formations MBA toujours plus nombreuses ; enfin, depuis vingt ans, les entreprises étran gères ont formé leur personnel local qui devrait être désormais en mesure d exercer des responsabilités de direction. Les données objectives ne suffisent donc pas à expliquer ce faible taux de recours à la main-d œuvre locale. Comme le note Nora Wu, associée chez Price Waterhouse Coopers, «la mise en œuvre de programmes de gestion du capital humain intégrés à la stratégie de l entreprise est désormais impérative dans l environnement actuel». Peu d entreprises ont malheureusement développé une telle approche. L étude précitée révèle que 53 % des entreprises interrogées avouent ne pas avoir intégré leur politique de localisation à leur stratégie de gestion des ressources humaines. La réalité des différences culturelles sur le lieu de travail a trop souvent été oubliée lors des décisions d investissement. Ces différences existent tant pour le personnel expatrié soudainement plongé dans un univers dont il ne comprend généra - lement ni la langue, ni la culture, ni les systèmes, ni les lois, que pour le personnel chinois qui doit s adapter à de nouveaux concepts de reporting financier et de culture d entreprise, à des objectifs de rentabilité économique fort différents de ceux des entreprises publiques, à des collègues dont il ne comprend ni la langue, ni la culture, ni les attentes en matière de pratique commerciale et gouvernance d entreprise. De ces différences mal gérées naissent frustrations, malentendus et une défiance réciproque qui ont conduit les investisseurs à maintenir des contingents coûteux d expatriés à défaut de mettre en œuvre un programme de développement et d intégration du personnel local. Seules les entreprises qui ont très tôt intégré à leur stratégie de développement en Chine une politique de localisation des fonctions managériales sont aujourd hui en mesure de contrôler leurs coûts salariaux et de se reposer sur un personnel local compétent et familier de leurs cultures et objectifs. Elles bénéficient ainsi d un avantage concurrentiel certain et d une gestion efficace et mesurée des «guangxi» évoquées précédemment. La nécessité d envoyer du personnel expatrié apparaît donc moins une conséquence objective d un déficit d éducation et de compétences que d un défaut d intégration et de formation aux valeurs de l entreprise du personnel local. LE MYTHE FONDATEUR. LA CHINE EST DIFFÉRENTE Dans un commentaire du livre du père Huc (Souvenirs d un voyage dans la Tartarie et le Tibet, 1850), l uni - versitaire Simon Leys explique la désaf - fection du missionnaire pour les Chinois moins par la singularité de cette civi - lisation plusieurs fois millénaire que par le déni qu elle apportait à l Occident de l universalité de ses croyances et conceptions. Païenne et néanmoins civilisée, la Chine était atypique, inclassable, irritante, «civilisation qui ressemble fort peu à celle de l Europe mais qui cependant n en est pas moins complète en son genre». Les idées à l égard de la Chine n ont guère évolué. La Chine demeure un pays dont on accepte volontiers la différence irréductible qui permet tant au «rêve chinois» de perdurer qu aux dirigeants de justifier de l insuccès relatif (ou du succès modéré) de leurs missions commerciales et industrielles. Vivant depuis nombre d années en Chine et confrontés chaque jour à cette différence, nous n entendons pas la nier mais quel autre pays n est pas «différent»? En quoi le Brésil ou la Zambie sont-ils moins différents de la France ou la Belgique? Pourquoi un investissement en Chine devrait-il être approché différemment d un investissement en Argentine ou en Russie? Si les circonstances et contraintes varient d un pays à l autre, les objectifs économiques et principes de gestion demeurent rigoureusement semblables, ou le devraient. Or, comme M. Studwell (op. cit.) le démontre à longueur de pages, les investisseurs ont souvent traité la Chine avec plus de passion et de patience que de raison. Nous y voyons principalement l influence des mythes exposés ci-dessus, et d autres encore que cet article ne nous permet pas d aborder en détail. Il est essentiel qu une décision d investissement en Chine soit prise en considération des objectifs de l entreprise, de ses contraintes spécifiques, de l appétit de ses actionnaires pour la prise de risque, des contraintes et dimensions objectivement analysées du marché et des infrastructures et, surtout, de la disponibilité des ressources humaines qui sont indispensables au succès de tout projet. Si la recommandation qu un investisseur échaudé formulait dans les années 1990 demeure sans doute d actualité : «N in - vestissez en Chine que ce que vous êtes prêts à perdre», laissons l écrivain et pamphlétaire Lu Xun ( ) conclure : «Ne croyez que ceux qui doutent.» n 9

Communiqué de presse

Communiqué de presse KOF Konjunkturforschungsstelle KOF Swiss Economic Institute ETH Zurich LEE G 6 Leonhardstrasse 89 Zurich Tél.: + 6 9 kofcc@kof.ethz.ch Communiqué de presse Zurich, juin, 9h Prévisions d été : relance dans

Plus en détail

WS32 Institutions du secteur financier

WS32 Institutions du secteur financier WS32 Institutions du secteur financier Session 1 La vision chinoise Modernisation du système financier chinois : fusion de différentes activités bancaires et financières, accès des ménages au marché des

Plus en détail

Les défis du développement du gouvernement électronique. Par Edwin Lau Résumé par Gérard Mongbé

Les défis du développement du gouvernement électronique. Par Edwin Lau Résumé par Gérard Mongbé Les défis du développement du gouvernement électronique Par Edwin Lau Résumé par Gérard Mongbé La révolution numérique a engendré une pression sur les gouvernements qui doivent améliorer leurs prestations

Plus en détail

CHAPITRE N 5 : LA POLITIQUE ECONOMIQUE

CHAPITRE N 5 : LA POLITIQUE ECONOMIQUE CHAPITRE N 5 : LA POLITIQUE ECONOMIQUE Niveau TERMINALE GF Matière ECONOMIE Thème 9. L Etat a-t-il des marges de manœuvre en termes de politiques économiques? Durée de la séquence 3 heures Notions -Le

Plus en détail

LA GOUVERNANCE ÉCONOMIQUE MONDIALE DEPUIS 1944

LA GOUVERNANCE ÉCONOMIQUE MONDIALE DEPUIS 1944 RÉVISIONS DES ÉPREUVES DU BACCALAURÉAT Histoire LA GOUVERNANCE ÉCONOMIQUE MONDIALE DEPUIS 1944 HISTOIRE La gouvernance économique mondiale depuis 1944 LEAGUE OF NATIONS 1919 : création de la Société des

Plus en détail

Rapport sommaire. Table ronde sur la mobilité des étudiantes et étudiants dans l hémisphère occidental

Rapport sommaire. Table ronde sur la mobilité des étudiantes et étudiants dans l hémisphère occidental Rapport sommaire Table ronde sur la mobilité des étudiantes et étudiants dans l hémisphère occidental Buenos Aires, Argentine 1-3 décembre 2000 Au cours des dix dernières années, le Canada a joué un rôle

Plus en détail

Point de marché. Taux européens : Plus raide sera la pente?

Point de marché. Taux européens : Plus raide sera la pente? Point de marché Taux européens : Plus raide sera la pente? Depuis l atteinte, le 25 avril dernier, d un rendement de 0,06% pour l obligation allemande de maturité 10 ans, les taux d intérêt à long terme

Plus en détail

ALLEMAGNE. AM021f-Y 1

ALLEMAGNE. AM021f-Y 1 ALLEMAGNE AM021f-Y 1 M. Levin Holle, Directeur de section, Chef de la délégation allemande Discours de la délégation allemande à l occasion de l Assemblée annuelle 2013 de la BERD Nous sommes heureux que

Plus en détail

POURQUOI LE GABON A-T-IL BESOIN DE STATISTIQUES FIABLES?

POURQUOI LE GABON A-T-IL BESOIN DE STATISTIQUES FIABLES? Mai 2010 POURQUOI LE GABON A-T-IL BESOIN DE STATISTIQUES FIABLES? Direction Générale des Statistiques Ministère de l Economie, du Commerce, de l Industrie et du Tourisme Pourquoi le Gabon a-t-il besoin

Plus en détail

les facilités d approvisionnement en matières premières la proximité du marché acheteur les infrastructures (ports, aéroports, routes, )

les facilités d approvisionnement en matières premières la proximité du marché acheteur les infrastructures (ports, aéroports, routes, ) Chap 12 : Les firmes multinationales dans l économie mondiale Les entreprises qui produisaient et se concurrençaient autrefois sur leur marché national agissent désormais au niveau mondial. La plupart

Plus en détail

Priorités de l ACIC. pour le budget fédéral de 2015. La croissance dépend de notre compétitivité : pourquoi la DAA est essentielle à notre économie

Priorités de l ACIC. pour le budget fédéral de 2015. La croissance dépend de notre compétitivité : pourquoi la DAA est essentielle à notre économie Priorités de l ACIC pour le budget fédéral de 2015 La croissance dépend de notre compétitivité : pourquoi la DAA est essentielle à notre économie Mémoire présenté au Comité permanent des finances Association

Plus en détail

TAUX DE TRANSFORMATION

TAUX DE TRANSFORMATION Table des matières 1 Le choix des produits...2 2 La politique tarifaire...4 Introduction Afin de convertir efficacement vos visiteurs en acheteurs, il faut veiller à ne jamais les décevoir. La cause première

Plus en détail

Communiqué 8 novembre 2012

Communiqué 8 novembre 2012 Communiqué 8 novembre 2012 Les conditions du déploiement de l Internet à très haut débit en France et en Europe Coe-Rexecode mène depuis plusieurs années un programme de recherche approfondi sur l impact

Plus en détail

SORTIR DE LA CRISE SANS LE FMI. L exemple de l Asie au cours de deux crises récentes Jean Sanouk

SORTIR DE LA CRISE SANS LE FMI. L exemple de l Asie au cours de deux crises récentes Jean Sanouk SORTIR DE LA CRISE SANS LE FMI L exemple de l Asie au cours de deux crises récentes Jean Sanouk INTRODUCTION Les pays d Asie ont traversé deux crises d ampleur inégale: La crise dite «asiatique» de 1997-1999.

Plus en détail

RAPPORT EUROPÉEN SUR LE DÉVELOPPEMENT 2015

RAPPORT EUROPÉEN SUR LE DÉVELOPPEMENT 2015 RAPPORT EUROPÉEN SUR LE DÉVELOPPEMENT 2015 Associer le financement et les poliaques pour medre en œuvre un programme de développement post- 2015 porteur de changement 22 juin 2015, Ministère des Affaires

Plus en détail

Ulrike MAYRHOFER, Professeur des Universités, IAE Lyon, Université Jean Moulin Lyon 3. Club d Affaires Franco-Allemand, Lyon, 12.09.

Ulrike MAYRHOFER, Professeur des Universités, IAE Lyon, Université Jean Moulin Lyon 3. Club d Affaires Franco-Allemand, Lyon, 12.09. Ulrike MAYRHOFER, Professeur des Universités, IAE Lyon, Université Jean Moulin Lyon 3 Club d Affaires Franco-Allemand, Lyon, 12.09.2011 Présentation du livre Quelques constats 1. Le management international

Plus en détail

FIN-NET. La résolution extrajudiciaire des litiges transfrontaliers dans le domaine des services financiers. Guide du consommateur

FIN-NET. La résolution extrajudiciaire des litiges transfrontaliers dans le domaine des services financiers. Guide du consommateur FIN-NET La résolution extrajudiciaire des litiges transfrontaliers dans le domaine des services financiers Guide du consommateur FIN-NET La résolution extrajudiciaire des litiges transfrontaliers dans

Plus en détail

Y-a-t-il vraiment un lien entre le prix du pétrole et le taux de change du dollar?

Y-a-t-il vraiment un lien entre le prix du pétrole et le taux de change du dollar? 7 mars 8- N 98 Y-a-t-il vraiment un lien entre le prix du pétrole et le taux de change du dollar? Beaucoup d observateurs avancent l idée suivante : la hausse du prix du pétrole est une conséquence du

Plus en détail

Dossier de Présentation Forum Open- IPVideo

Dossier de Présentation Forum Open- IPVideo Dossier de Présentation Forum Open- IPVideo Association Loi de 1901-18 Rue Irénée Blanc 75020 Paris SIRET 520 224 734 00019 APE 9499Z http://www.open-ipvideo.org Page 2 sur 13 Sommaire 1. PREAMBULE...

Plus en détail

Comité permanent des finances de la Chambre des communes Consultations prébudgétaires de 2015

Comité permanent des finances de la Chambre des communes Consultations prébudgétaires de 2015 Comité permanent des finances de la Chambre des communes Consultations prébudgétaires de 2015 Mémoire de l'alliance canadienne des associations étudiantes Résumé Depuis 2008, le gouvernement du Canada

Plus en détail

Association de l industrie touristique du Canada (AITC) Mémoire présenté au Comité des finances de la Chambre des communes, avril 2014

Association de l industrie touristique du Canada (AITC) Mémoire présenté au Comité des finances de la Chambre des communes, avril 2014 Association de l industrie touristique du Canada (AITC) Mémoire présenté au Comité des finances de la Chambre des communes, avril 2014 Par David Goldstein, président directeur général de l AITC 2 Association

Plus en détail

Dans quelle mesure la politique de change en Chine influence-t-elle le taux de change euro-dollar?

Dans quelle mesure la politique de change en Chine influence-t-elle le taux de change euro-dollar? Dans quelle mesure la politique de change en Chine influence-t-elle le taux de change euro-dollar? LETTRE DE PROSPECTIVE MAI 2009 - NUMERO 15 L ors du récent sommet du G20, les autorités chinoises ont

Plus en détail

Les politiques d appui à la croissance complètent l assainissement des comptes publics

Les politiques d appui à la croissance complètent l assainissement des comptes publics Bulletin du FMI PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES MONDIALES Quelques leçons de l histoire pour maîtriser la dette publique Bulletin du FMI en ligne 27 septembre 2012 Le fronton du Trésor américain : la dette publique

Plus en détail

Transport et Logistique face à la mondialisation

Transport et Logistique face à la mondialisation Commission Mobilité et Transport Transport et Logistique face à la mondialisation Cas des Produits Industrialisés CNISF le 13 janvier 2010 JC Raoul 1 Pourquoi les produits industrialisés? Une croissance

Plus en détail

RAPPORT D ETUDE. Mission de vérification des conditions préalables en vue de la mise en place d une mutuelle de santé à Mengong

RAPPORT D ETUDE. Mission de vérification des conditions préalables en vue de la mise en place d une mutuelle de santé à Mengong PROGRAMME GERMANO-CAMEROUNAIS DE SANTE / SIDA (PGCSS) VOLET MICRO ASSURANCE / MUTUELLES DE SANTE ET PVVS B.P. 7814 / YAOUNDE / CAMEROUN TEL. ( 00237 ) 2221 18 17 FAX ( 00237 ) 2221 91 18 Email komi.ahawo@gtz.de

Plus en détail

Comité du développement et de la propriété intellectuelle (CDIP)

Comité du développement et de la propriété intellectuelle (CDIP) F CDIP/13/INF/8 ORIGINAL : ANGLAIS DATE : 1 ER MAI 2014 Comité du développement et de la propriété intellectuelle (CDIP) Treizième session Genève, 19 23 mai 2014 RÉSUMÉ DE L ÉTUDE SUR LE RÔLE DES BREVETS

Plus en détail

Tableau synoptique du chapitre 7

Tableau synoptique du chapitre 7 Tableau synoptique du chapitre 7 Le rôle du superviseur dans le processus de rémunération Le superviseur peut être appelé à : participer à l évaluation des postes de ses employés. prendre des décisions

Plus en détail

SATISFACTION INTERROGATION ENQUÊTE SUJET CROISée DéVELOPPEMENT employeurs SENIOR / salariés VIE D ENTREPRISE SALAIRe SERVICE

SATISFACTION INTERROGATION ENQUÊTE SUJET CROISée DéVELOPPEMENT employeurs SENIOR / salariés VIE D ENTREPRISE SALAIRe SERVICE OBSERVATOIRE ENQUÊTE ANALYSE ENTREPRISE CADRE EMPLOYéS PME ACTIVITé FORMATION EMPLOI CHEF D ENTREPRISE QUESTION SATISFACTION INTERROGATION SUJET DéVELOPPEMENT SENIOR VIE D ENTREPRISE évolution ACTIon FEMMES

Plus en détail

Fiche d information. Action du G8 concernant le Partenariat de Deauville avec les pays arabes en transition

Fiche d information. Action du G8 concernant le Partenariat de Deauville avec les pays arabes en transition Fiche d information Action du G8 concernant le Partenariat de Deauville avec les pays arabes en transition Un an après le début des événements historiques qui ont marqué l Afrique du Nord et le Moyen-

Plus en détail

Lumesse Avis d expert. Agile Learning Etes-vous prêt au changement?

Lumesse Avis d expert. Agile Learning Etes-vous prêt au changement? Lumesse Avis d expert Agile Learning Etes-vous prêt au changement? Dans l univers sans cesse mouvant de la Gestion des Talents, nous observons un nouveau changement fondamental en matière de développement

Plus en détail

LA DETTE PUBLIQUE DU QUÉBEC ET LE FARDEAU FISCAL DES PARTICULIERS

LA DETTE PUBLIQUE DU QUÉBEC ET LE FARDEAU FISCAL DES PARTICULIERS LA DETTE PUBLIQUE DU QUÉBEC ET LE FARDEAU FISCAL DES PARTICULIERS FÉVRIER 2002 DOSSIER 02-02 La dette publique du Québec et le fardeau fiscal des particuliers Le premier ministre du Québec se plaisait

Plus en détail

Changement dans les achats de solutions informatiques

Changement dans les achats de solutions informatiques Changement dans les achats de solutions informatiques Ce que cela signifie pour l informatique et les Directions Métiers Mai 2014 Le nouvel acheteur de technologies et la nouvelle mentalité d achat Un

Plus en détail

CARTOGRAPHIE. des moyens de paiement scripturaux. Bilan de la collecte 2014 (données 2013)

CARTOGRAPHIE. des moyens de paiement scripturaux. Bilan de la collecte 2014 (données 2013) 213 CARTOGRAPHIE des moyens de paiement scripturaux Bilan de la collecte 214 (données 213) Banque de France 39, rue Croix-des-Petits-Champs 751 PARIS Directeur de la publication : Denis Beau, directeur

Plus en détail

Les enjeux énergétiques du transport

Les enjeux énergétiques du transport Les enjeux énergétiques du transport Le secteur des transports consomme 50% du pétrole mondial. Avec des échanges commerciaux qui croissent beaucoup plus vite que le PIB, et une croissance exponentielle

Plus en détail

Baloise Fund Invest: donnez des ailes à vos placements

Baloise Fund Invest: donnez des ailes à vos placements Baloise Fund Invest: donnez des ailes à vos placements La gestion de fortune par des professionnels, pour tous les investisseurs Edition pour la Suisse Fonds de diversification des actifs BFI Dynamic (CHF)

Plus en détail

Direction générale PROGRAMME PRINCIPAL 02

Direction générale PROGRAMME PRINCIPAL 02 PROGRAMME PRINCIPAL 02 WO/PBC/4/2 page 33 Direction générale 02.1 Cabinet du directeur général 02.2 Conseiller spécial et commissions consultatives 02.3 Supervision interne Résumé 61. La propriété intellectuelle

Plus en détail

Entretiens Enseignants-Entreprises de l Institut de l Entreprise. Quel sont les atouts des entreprises françaises pour relancer la croissance?

Entretiens Enseignants-Entreprises de l Institut de l Entreprise. Quel sont les atouts des entreprises françaises pour relancer la croissance? Entretiens Enseignants-Entreprises de l Institut de l Entreprise Quel sont les atouts des entreprises françaises pour relancer la croissance? Jouy-le-Moutier, Campus de formation de Veolia Environnement,

Plus en détail

Résumé de Mémoire EN QUOI LE PILOTAGE PAR LES COUTS REPRESENTE-T-IL UN OUTIL DE GESTION ESSENTIEL POUR ASSURER LA PERENNITE FINANCIERE DE LA BRANCHE

Résumé de Mémoire EN QUOI LE PILOTAGE PAR LES COUTS REPRESENTE-T-IL UN OUTIL DE GESTION ESSENTIEL POUR ASSURER LA PERENNITE FINANCIERE DE LA BRANCHE Résumé de Mémoire EN QUOI LE PILOTAGE PAR LES COUTS REPRESENTE-T-IL UN OUTIL DE GESTION ESSENTIEL POUR ASSURER LA PERENNITE FINANCIERE DE LA BRANCHE COURRIER DU GROUPE LA POSTE? Alix LEGRAND ESG MANAGEMENT

Plus en détail

SYMPOSIUM DE L ASSOCIATION DES BANQUES CENTRALES AFRICAINES (ABCA) INDÉPENDANCE DES BANQUES CENTRALES MYTHE OU RÉALITÉ Malabo, 13 août 2015 Exposé

SYMPOSIUM DE L ASSOCIATION DES BANQUES CENTRALES AFRICAINES (ABCA) INDÉPENDANCE DES BANQUES CENTRALES MYTHE OU RÉALITÉ Malabo, 13 août 2015 Exposé SYMPOSIUM DE L ASSOCIATION DES BANQUES CENTRALES AFRICAINES (ABCA) INDÉPENDANCE DES BANQUES CENTRALES MYTHE OU RÉALITÉ Malabo, 13 août 2015 Exposé liminaire du Premier ministre Charles Konan Banny Je me

Plus en détail

Recommandation de RECOMMANDATION DU CONSEIL. concernant le programme national de réforme du Luxembourg pour 2015

Recommandation de RECOMMANDATION DU CONSEIL. concernant le programme national de réforme du Luxembourg pour 2015 COMMISSION EUROPÉENNE Bruxelles, le 13.5.2015 COM(2015) 265 final Recommandation de RECOMMANDATION DU CONSEIL concernant le programme national de réforme du Luxembourg pour 2015 et portant avis du Conseil

Plus en détail

FAIRE APPEL À UN EXPERT

FAIRE APPEL À UN EXPERT FAIRE APPEL À UN EXPERT Décembre 2011 Afin d être en mesure d exercer ses missions, le comité d entreprise dispose de nombreux moyens d information, notamment par les documents que doit lui communiquer

Plus en détail

NKUL BETI. econobeti

NKUL BETI. econobeti NKUL BETI econobeti Le réseau social d entraides pour la gestion des efforts et du génie ekang Paru le 08 Août 2010 Plateforme de communication Se préparer pour le Cameroun de Demain Sans une organisation

Plus en détail

Dîner Maroc Entrepreneurs

Dîner Maroc Entrepreneurs Entrepreneurs Conseil Dîner Maroc Entrepreneurs Enjeux et tendances des investissements directs étrangers au Maroc 19 avril 2004 1 Sommaire 1. Synthèse des enjeux et des tendances 2. Chiffres clefs Importations

Plus en détail

Une stratégie Bas Carbone

Une stratégie Bas Carbone Colloque UFE - Mardi 17 juin 2014 Une stratégie Bas Carbone au service de la Transition énergétique Comment réussir la Transition énergétique à moindre coût? 1 12 Contexte A la veille de la présentation

Plus en détail

Exclusif : Opportunités en temps de crise, quels défis pour les entreprises?

Exclusif : Opportunités en temps de crise, quels défis pour les entreprises? Exclusif : Opportunités en temps de crise, quels défis pour les entreprises? En marge du salon «Outsourcing & IT Solutions 2009», le cabinet Ernst & Young a présenté les résultats de l étude intitulée

Plus en détail

Les perspectives économiques des différents analystes prévoient une faible croissance du PIB en

Les perspectives économiques des différents analystes prévoient une faible croissance du PIB en Relancer l investissement en France, un impératif pour la croissance. Les perspectives économiques des différents analystes prévoient une faible croissance du PIB en 2015 surement inférieur à 1%. Ce n

Plus en détail

FORMATIONS. Europe. Pour plus d infos : www.inet.cnfpt.fr / rubrique Espace formation

FORMATIONS. Europe. Pour plus d infos : www.inet.cnfpt.fr / rubrique Espace formation FORMATIONS Europe Pour plus d infos : www.inet.cnfpt.fr / rubrique Espace formation 1. Démocratie locale, participation des citoyens : enjeux et réponses européens NOUVEAU p.2 2. Europe : actualité et

Plus en détail

L ANALYSE COUT-EFFICACITE

L ANALYSE COUT-EFFICACITE L ANALYSE COUT-EFFICACITE 1 Pourquoi utiliser cet outil en évaluation? L analyse coût-efficacité est un outil d aide à la décision. Il a pour but d identifier la voie la plus efficace, du point de vue

Plus en détail

CONCOURS APRÈS CLASSES PRÉPARATOIRES. Sujets de l'épreuve orale d'analyse Économique et Historique des Sociétés Contemporaines d ESCP Europe

CONCOURS APRÈS CLASSES PRÉPARATOIRES. Sujets de l'épreuve orale d'analyse Économique et Historique des Sociétés Contemporaines d ESCP Europe CONCOURS APRÈS CLASSES PRÉPARATOIRES Sujets de l'épreuve orale d'analyse Économique et Historique des Sociétés Contemporaines d ESCP Europe 2009 SUJET 1 Le rôle de l information dans le fonctionnement

Plus en détail

Banque Nationale : Bénéfice net record au premier trimestre de 2011

Banque Nationale : Bénéfice net record au premier trimestre de 2011 Communiqué premier TRIMESTRE 2011 Banque Nationale : Bénéfice net record au premier trimestre de 2011 L information financière fournie dans le présent communiqué est basée sur les états financiers consolidés

Plus en détail

Partie 2 : Qui crée la monnaie?

Partie 2 : Qui crée la monnaie? Partie 2 : Qui crée la monnaie? Marché monétaire Masse monétaire Banque centrale Prêteur en dernier ressort Notions clés I. La mesure de la création monétaire : la masse monétaire La masse monétaire n

Plus en détail

Succès d une entreprise étrangère dans la pénétration du secteur financier en Amérique Latine

Succès d une entreprise étrangère dans la pénétration du secteur financier en Amérique Latine Succès d une entreprise étrangère dans la pénétration du secteur financier en Amérique Latine Coface - Natixis a décidé d internationaliser son activité d assurance crédit en Amérique Latine en 1997. Le

Plus en détail

MANAGER POUR LA PREMIÈRE FOIS

MANAGER POUR LA PREMIÈRE FOIS Frédéric Crépin MANAGER POUR LA PREMIÈRE FOIS, 2004. ISBN : 2-7081-3140-0 5 Chapitre 1 idées reçues sur les managers et le management au quotidien Idée reçue n 1 : managers et salariés doivent avoir les

Plus en détail

L EXTERNALISATION DE SERVICES AU MAROC ASPECTS CONTRACTUELS ET LEGAUX

L EXTERNALISATION DE SERVICES AU MAROC ASPECTS CONTRACTUELS ET LEGAUX Commission Droit & Pratiques du Commerce International SEMINAIRE L EXTERNALISATION DE SERVICES AU MAROC ASPECTS CONTRACTUELS ET LEGAUX Sujet de l exposé : Le contrat d externalisation de services & La

Plus en détail

Crise de la zone Euro :

Crise de la zone Euro : Crise de la zone Euro : Il est urgent de changer d Europe ; Il est urgent de desserrer l étau des marchés financiers Les économistes atterrés atterrés@gmail.com. Décembre 2010 www.atterres.org La zone

Plus en détail

Shadow Manager Simulateur de gestion globale d entreprise. Introduction

Shadow Manager Simulateur de gestion globale d entreprise. Introduction Shadow Manager Simulateur de gestion globale d entreprise Introduction Le logiciel de simulation d entreprise Shadow Manager représente le nec plus ultra des outils pédagogiques de simulation de gestion

Plus en détail

LE COURS DU DOLLAR CANADIEN :

LE COURS DU DOLLAR CANADIEN : LE COURS DU DOLLAR CANADIEN : DÉTERMINANTS ET ÉVOLUTION RÉCENTE Bibliothèque du Parlement Capsule d information pour les parlementaires TIPS-51F Le 11 décembre 2000 Qu est-ce qui détermine la valeur Externe

Plus en détail

PROJET DE LOI DE FINANCES POUR 2012 MISSION «ECONOMIE» COMPTE DE CONCOURS FINANCIERS PRETS ET AVANCES A DES PARTICULIERS OU A DES ORGANISMES PRIVES

PROJET DE LOI DE FINANCES POUR 2012 MISSION «ECONOMIE» COMPTE DE CONCOURS FINANCIERS PRETS ET AVANCES A DES PARTICULIERS OU A DES ORGANISMES PRIVES 1 24 novembre 2011 PROJET DE LOI DE FINANCES POUR 2012 - MISSION «ECONOMIE» ET COMPTE DE CONCOURS FINANCIERS PRETS ET AVANCES A DES PARTICULIERS OU A DES ORGANISMES PRIVES Examen en séance publique : lundi

Plus en détail

ACHETER, CRÉER, GÉRER SON ENTREPRISE EN ALLEMAGNE

ACHETER, CRÉER, GÉRER SON ENTREPRISE EN ALLEMAGNE ACHETER, CRÉER, GÉRER SON ENTREPRISE EN ALLEMAGNE 1 INTRODUCTION L Allemagne se caractérise tout d abord par un poids industriel conséquent. Le secteur industriel représente en effet 28,6 % du PIB allemand

Plus en détail

Développement du marché financier

Développement du marché financier Royaume du Maroc Direction des Etudes et des Prévisions financières Développement du marché financier Juillet 1997 Document de travail n 21 Développement du marché financier Juillet 1997 Le développement

Plus en détail

directs, les Sem jouent un rôle majeur dans l immobilier, l aménagement et la gestion des services publics locaux.

directs, les Sem jouent un rôle majeur dans l immobilier, l aménagement et la gestion des services publics locaux. ? Sem, vrai ou faux Avec 1 115 sociétés recensées et 54 200 emplois directs, les Sem jouent un rôle majeur dans l immobilier, l aménagement et la gestion des services publics locaux. Mais que connaissez-vous

Plus en détail

MESURE DE LA PERFORMANCE DE L ENTREPRISE. www.parlonsentreprise.com

MESURE DE LA PERFORMANCE DE L ENTREPRISE. www.parlonsentreprise.com MESURE DE LA PERFORMANCE DE L ENTREPRISE www.parlonsentreprise.com Objectifs de l atelier Prendre conscience des besoins des clients Apporter un service supplementaire utile a nos clients Presenter une

Plus en détail

Faut-il craindre les investissements chinois en France?

Faut-il craindre les investissements chinois en France? Faut-il craindre les investissements chinois en France? Par Challenges.fr Publié le 05-02-2015 à 12h23 Par Chunyan Li, fondatrice de FEIDA Consulting dédié aux affaires entre la Chine et l Europe http://www.challenges.fr/tribunes/20150205.cha2811/faut-il-craindre-les-investissements-chinois-en-france.html

Plus en détail

Chiffres clés de l'europe

Chiffres clés de l'europe Sommaire 1 L économie et les finances... 1 1.1 Le PIB... 1 1.2 La production économique... 3 1.3 Les dépenses du PIB et les investissements... 5 1.4 La productivité de la main-d œuvre... 6 2 La population

Plus en détail

Retour à l accumulation primitive et instruments financiers complexes

Retour à l accumulation primitive et instruments financiers complexes 20 Retour à l accumulation primitive et instruments financiers complexes L un des faits marquants de la période qui a commencé dans les années 1980 est l utilisation d instruments extrêmement complexes

Plus en détail

CONCLUSIONS. Par rapport aux résultats obtenus, on peut conclure les idées suivantes :

CONCLUSIONS. Par rapport aux résultats obtenus, on peut conclure les idées suivantes : CONCLUSIONS L application de la PNL à l entreprise est confrontée aux besoins des leaders d équipe, tels que: la gestion de son propre développement, du stress, la résolution des problèmes tels que les

Plus en détail

Observatoire des entreprises. Regards croisés de dirigeants et de salariés Sur le thème : le pacte social de l entreprise à l épreuve de la crise

Observatoire des entreprises. Regards croisés de dirigeants et de salariés Sur le thème : le pacte social de l entreprise à l épreuve de la crise Observatoire des entreprises Regards croisés de dirigeants et de salariés Sur le thème : le pacte social de l entreprise à l épreuve de la crise 2009 1 i Observatoire des entreprises Santé de l entreprise

Plus en détail

Klépierre. Nos engagements pour un Développement Durable

Klépierre. Nos engagements pour un Développement Durable Klépierre Nos engagements pour un Développement Durable Notre vision Notre métier Nos valeurs Nos 10 engagements Editorial Notre Groupe est porté par une puissante dynamique. Si aujourd hui de solides

Plus en détail

ENQUÊTE SUR LES TAUX DES CRÉDITS AU LOGEMENT ANNÉE 1996

ENQUÊTE SUR LES TAUX DES CRÉDITS AU LOGEMENT ANNÉE 1996 ENQUÊTE SUR LES TAUX DES CRÉDITS AU LOGEMENT ANNÉE 1996 Les taux d intérêt des crédits au logement se sont détendus tout au long de l année 1996, ce mouvement étant particulièrement sensible au premier

Plus en détail

LE SECTEUR DE L ÉNERGIE NUCLÉAIRE AU CANADA OÙ ALLONS-NOUS?

LE SECTEUR DE L ÉNERGIE NUCLÉAIRE AU CANADA OÙ ALLONS-NOUS? LE SECTEUR DE L ÉNERGIE NUCLÉAIRE AU CANADA OÙ ALLONS-NOUS? RÉSUMÉ DU RAPPORT Le Forum des politiques publiques est un organisme indépendant, sans but lucratif, qui s efforce de promouvoir l excellence

Plus en détail

11 SEPTEMBRE 2015 NOTE SUR L ÉCONOMIE ET LE COMMERCE LA CHINE

11 SEPTEMBRE 2015 NOTE SUR L ÉCONOMIE ET LE COMMERCE LA CHINE 11 SEPTEMBRE 2015 NOTE SUR L ÉCONOMIE L ÉCONOMIE CHINOISE Chine Principaux indicateurs, 2014 Population (en millions) 1 367,8 PIB (en G$ US courants) 10 380,4 PIB par habitant (en $ US courants) 7 589,0

Plus en détail

L équilibre Macro-Economique

L équilibre Macro-Economique L équilibre Macro-Economique Jean-Pierre Damon, octobre 1985. La position de départ des théoriciens est la situation d équilibre qui permet à la totalité de la production d être soit consommée, soit utilisée

Plus en détail

LE CPAS ET L ÉTAT SOCIAL ACTIF

LE CPAS ET L ÉTAT SOCIAL ACTIF LE CPAS ET L ÉTAT SOCIAL ACTIF Journée de formation FEBISP juin 2001 Intervention de Monsieur Michel COLSON Président de la Section CPAS de l Association de la Ville et des Communes de la Région de Bruxelles-Capitale

Plus en détail

TABLE DES MATIÈRES. Liste des auteurs... Sommaire... Liste des principales abréviations... Avant-propos... I. LES ACTEURS DE LA GOUVERNANCE

TABLE DES MATIÈRES. Liste des auteurs... Sommaire... Liste des principales abréviations... Avant-propos... I. LES ACTEURS DE LA GOUVERNANCE TABLE DES MATIÈRES Liste des auteurs................................................... Sommaire........................................................... Liste des principales abréviations...................................

Plus en détail

Qui est concerné par la qualité des données?

Qui est concerné par la qualité des données? INTRODUCTION Qui est concerné par la qualité des données? Plus que jamais, les entreprises sont confrontées à des marchés de plus en plus exigeants, réclamant une réponse immédiate et adaptée à des besoins

Plus en détail

Demain l emploi si...

Demain l emploi si... Demain l emploi si... Sous la direction de Michel Didier Le rapport REXECODE 2006 Table des matières Remerciements..................................2 Introduction.....................................5

Plus en détail

Discours de Maurice Leroy Ministre de la ville, chargé du Grand Paris

Discours de Maurice Leroy Ministre de la ville, chargé du Grand Paris Discours de Maurice Leroy Ministre de la ville, chargé du Grand Paris Paris, mardi 12 juillet 2011 SEMINAIRE «THE GREATER PARIS PROJECT : FINANCIAL AND REAL ESTATE INVESTMENT OPPOTUNITIES» LONDRES, ROYAUME

Plus en détail

Délibération n 2009-199 du 27 avril 2009

Délibération n 2009-199 du 27 avril 2009 Délibération n 2009-199 du 27 avril 2009 Emploi privé- âge- procédure de recrutement-rejet de la candidature sans entretien profil surdimensionné- diplôme- compétences managériales expérience professionnelle

Plus en détail

Les stratégies de rupture

Les stratégies de rupture DOSSIER Les stratégies de rupture sous la direction de Laurence Lehmann-Ortega Pierre Roy DOSSIER LAURENCE LEHMANN-ORTEGA HEC Paris PIERRE ROY Université Montpellier 1, ISEM Introduction Une nouvelle

Plus en détail

La comptabilité de gestion : Fiche pourquoi?

La comptabilité de gestion : Fiche pourquoi? La comptabilité de gestion : Fiche pourquoi? 1 Définition Selon le plan comptable général, la comptabilité de gestion fait apparaître deux aspects : Connaître les coûts et les résultats par produit. Agir

Plus en détail

L INVESTISSEMENT SOCIALEMENT RESPONSABLE (ISR)

L INVESTISSEMENT SOCIALEMENT RESPONSABLE (ISR) L INVESTISSEMENT SOCIALEMENT RESPONSABLE (ISR) Notre démarche ISR La gestion dite de "stock-picking" de Financière de l Echiquier est une gestion qui s appuie avant tout sur la connaissance approfondie

Plus en détail

Le contrat de management

Le contrat de management Le contrat de management Check-list pour la négociation d un contrat de management AVERTISSEMENT : Nos check-lists ont pour but de vous aider à formuler certaines questions à se poser lorsque vous négociez

Plus en détail

Consultation pré-budgétaire. Préparé à l attention du ministre des Finances

Consultation pré-budgétaire. Préparé à l attention du ministre des Finances Consultation pré-budgétaire Préparé à l attention du ministre des Finances Saint-Antoine, Nouveau-Brunswick Octobre 2009 Les priorités du CÉNB : - le Plan d action pour l autosuffisance du nord du Nouveau-Brunswick;

Plus en détail

«Questions d Europe»

«Questions d Europe» Compte rendu de la conférence d Alain Juppé du 28.03 à Sciences Po. «Questions d Europe» Introduction : Le budget pluriannuel européen est en baisse par la cause de compromis nationalistes. Le Parlement

Plus en détail

CADRE FINANCIER 2014

CADRE FINANCIER 2014 CADRE FINANCIER 2014 Ce cadre financier présente les mesures budgétaires qui permettront de mettre en œuvre la vision économique et sociale de Québec solidaire lors du prochain mandat. Le résultat était

Plus en détail

DIFFICILE SORTIE DE CRISE POUR L INDUSTRIE MARS 2014 FRANÇAISE

DIFFICILE SORTIE DE CRISE POUR L INDUSTRIE MARS 2014 FRANÇAISE DIFFICILE SORTIE DE CRISE POUR L INDUSTRIE MARS 2014 FRANÇAISE ENQUÊTES DE CONJONCTURE 115 moyenne de long terme = 100 3.00 58 110 variation sur un an en % 2.50 56 105 100 95 PIB (échelle de droite) 2.00

Plus en détail

Chapitre 4. Recouvrement des créances fiscales. Entité vérifiée : Revenu Québec (Centre de perception fiscale)

Chapitre 4. Recouvrement des créances fiscales. Entité vérifiée : Revenu Québec (Centre de perception fiscale) Chapitre 4 Recouvrement des créances fiscales Entité vérifiée : Revenu Québec (Centre de perception fiscale) Mise en contexte Créances fiscales : 7,6 G$ au 31 mars 2011 Somme avant ajustements pour tenir

Plus en détail

Qu est-ce que la compétitivité?

Qu est-ce que la compétitivité? Qu est-ce que la compétitivité? Le but de ce dossier pédagogique est d expliquer la notion de compétitivité d une entreprise, d un secteur ou d un territoire. Ce concept est délicat à appréhender car il

Plus en détail

ORGANISATION MONDIALE DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE GENÈVE COMITÉ DU DÉVELOPPEMENT ET DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE (CDIP)

ORGANISATION MONDIALE DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE GENÈVE COMITÉ DU DÉVELOPPEMENT ET DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE (CDIP) OMPI CDIP/5/5 Corr. ORIGINAL : anglais DATE : 21 juillet 2010 ORGANISATION MONDIALE DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE GENÈVE F COMITÉ DU DÉVELOPPEMENT ET DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE (CDIP) Cinquième session

Plus en détail

Performance et valorisation RH

Performance et valorisation RH Performance et valorisation RH Document téléchargeable à des fins de consultation. Toute utilisation à des fins commerciales proscrite sans autorisation expresse de l auteur. 1 La fonction «Ressources

Plus en détail

Pacte de responsabilité et de solidarité. Réunion du 17/06/2014 Angoulême

Pacte de responsabilité et de solidarité. Réunion du 17/06/2014 Angoulême Pacte de responsabilité et de solidarité Réunion du 17/06/2014 Angoulême 1 Le Pacte : quel contexte? Contexte national: la reprise économique se dessine, mais le chômage frappe encore trop fort notre pays.

Plus en détail

Sem, vraioufaux Avec 1 003 sociétés

Sem, vraioufaux Avec 1 003 sociétés Sem, vrai oufaux Sem, vrai ou faux Avec 1 003 sociétés recensées et près de 70 000 salariés, les Sem jouent un rôle majeur dans l immobilier, l aménagement et la gestion des services publics locaux. Mais

Plus en détail

Allant encore plus loin, le président ajoute :

Allant encore plus loin, le président ajoute : Introduction La fin du communisme et du collectivisme a pu donner à penser que la loi du marché allait s imposer à l ensemble de l économie de la planète. Recherche de valeur pour l actionnaire, exigence

Plus en détail

La France est-elle compétitive?

La France est-elle compétitive? La France est-elle compétitive? Cafés Géographiques de Montpellier Gilles Ardinat, professeur agrégé et docteur en Géographie, enseignant à l Université Paul Valéry, Montpellier III C est à l occasion

Plus en détail

Emploi, dépenses de santé, et modes de financement

Emploi, dépenses de santé, et modes de financement 1 Dix ans après ou presque. La proposition de réforme qui suit a été faite initialement dans L erreur européenne (Grasset 1998, ch.4), puis reprise dans divers articles, sans aucun succès auprès des décideurs

Plus en détail

Evolution de la Conjoncture Economique (Huit premiers mois de 2015)

Evolution de la Conjoncture Economique (Huit premiers mois de 2015) Evolution de la Conjoncture Economique (Huit premiers mois de 2015) Banque Centrale de Tunisie Août 2015 1- ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL - Les statistiques préliminaires de la croissance dans les principaux

Plus en détail

Recruter et animer un réseau d agents commerciaux dans l Union Européenne Pour toute information complémentaire, contactez : Le Département

Recruter et animer un réseau d agents commerciaux dans l Union Européenne Pour toute information complémentaire, contactez : Le Département Recruter et animer un réseau d agents commerciaux dans l Union Européenne Pour toute information complémentaire, contactez : Le Département Développement International de la Chambre de Commerce et d Industrie

Plus en détail

STRATÉGIE DE SURVEILLANCE

STRATÉGIE DE SURVEILLANCE STRATÉGIE DE SURVEILLANCE Décembre 2013 SOMMAIRE OBJET page 3 OBJECTIFS DE LA SURVEILLANCE page 3 PRINCIPES D ÉLABORATION DU PROGRAMME page 4 PROGRAMME 2014 page 5 RESSOURCES page 6 PERSPECTIVES 2015/2016

Plus en détail

BAYARD FINANCE Les cycles économiques au service de votre patrimoine. Argumentaire d investissement sur les minières Or

BAYARD FINANCE Les cycles économiques au service de votre patrimoine. Argumentaire d investissement sur les minières Or Argumentaire d investissement sur les minières Or I/ Situation du marché de l or Physique 1/ Evolution sur les trois dernières années. Après avoir profité d une situation de stress importante sur l économie

Plus en détail

BAROMETRE DES FEMMES ENTREPRENEURES

BAROMETRE DES FEMMES ENTREPRENEURES BAROMETRE DES FEMMES ENTREPRENEURES Avec le soutien de : 2, rue de Choiseul CS 70215 75086 Paris Cedex 02 Tél. : (33) 01 44 94 40 00 Fax : (33) 01 44 94 40 01 www.csa.eu SA au capital de 1 571 600 Siren

Plus en détail