Evaluation de la gestion des vaccins et des consommables vaccinaux du PEV dans le district sanitaire de Bambey au cours de l année 2007

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1 République de Côte d Ivoire Union Discipline - Travail Année Académique République Française Liberté - Egalité Fraternité DIPLOME INTERUNIVERSITAIRE (DIU) 3 ème Cycle «Organisation et Management des Systèmes Publics de Prévention Vaccinale dans les Pays en Développement» MEMOIRE DE FIN D ETUDE Evaluation de la gestion des vaccins et des consommables vaccinaux du PEV dans le district sanitaire de Bambey au cours de l année 2007 Président du Jury: Présenté et soutenu par : Dr FAYE Moustapha IRSP, OMS Ouidah Octobre 2008 Directeur de Mémoire : Pr DAGNAN Simplice Juge : PROGRAMME DE FORMATION-ACTION EPIVAC EPIVAC est une contribution d'aventis Pasteur à l'alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI). Ce programme, mis en œuvre par l'amp, a été développé en partenariat avec les gouvernements des pays bénéficiaires, les universités de Cocody-Abidjan et de Paris-Dauphine, en collaboration avec l'oms, l'unicef, le Fonds Mondial pour les vaccins ainsi que d'autres partenaires oeuvrant en Afrique SOMMAIRE I ) INTRODUCTION... 1 II ) ENONCE DE LA PROBLEMATIQUE... 1 III ) OBJECTIFS ) Objectif Général ) Objectifs spécifiques... 2 IV ) REVUE DE LA LITTERATURE... 3 V) MATERIELS ET METHODES ) Type d étude ) Cadre d étude Données géographiques Données démographiques Données hydrographiques et climatologiques Données socio économiques Données sanitaires ) Population d étude et échantillonnage ) Instruments et technique de collecte ) Sélection des variables... 7 a) Variables quantitatives... 8 b) Variables qualitatives ) Saisie et analyse des données... 8 VI ) LIMITES... 9 VII ) RESULTATS ET COMMENTAIRES ) Personnels et caractéristiques ) Circuit d approvisionnement et de distribution des vaccins et consommables ) Disponibilité des vaccins et des consommables vaccinaux ) Au niveau régional ) Au niveau dépôt district ) Disponibilité des vaccins et consommables au niveau des unités de vaccination ) Système de suivi des stocks de vaccins ) Système de monitorage des pertes en vaccins ) Application de la PFE ) Fiabilité et Flexibilité de la CDF ) Formation/Supervision VIII ) DISCUSSION Analyse du système d approvisionnement et de distribution des vaccins Disponibilité des vaccins Analyse du système de monitorage des pertes en vaccins Analyse du système de suivi des stocks de vaccins Analyse du niveau d application de la politique du flacon entamé Analyse des conditions de stockage des vaccins (Fiabilité et flexibilité de la chaine de froid) Analyse du système de formation et de supervision IX ) Conclusion X ) Recommandations XI. Bibliographie XI ) Résumé XIII. Annexes i ii

2 DEDICACES Je dédie ce travail A DIEU, le tout puissant, pour toute sa miséricorde et sa gloire dont il nous comble chaque jour. Serigine Touba khadimou Rassoul notre guide spirituel Mon père et ma mère pour les sacrifices consentis pour que je puisse en arriver là, je ne saurais assez vous exprimer ma profonde gratitude. Mon épouse Bineta et à nos futurs enfants. Mes frères, sœurs, neveux et nièces ainsi que tous mes cousins et cousines. Mes amis dont les conseils m ont toujours relancé REMERCIEMENTS A Notre maitre et directeur de mémoire le professeur Simplice N Cho DAGNAN pour la direction de ce travail ainsi que les précieux conseils. Dr Ibrahima Omar BA médecin-chef du district sanitaire de Ngaye pour les conseils et les orientations, et l appui technique durant l élaboration de ce travail. Dr Cheikh Tacko DIOP directeur de l hôpital Aristide Le Dantec pour tous les conseils que vous m avez donné depuis la préparation aux tests de sélection jusqu à la rédaction du mémoire. Toute l équipe de formateurs EPIVAC et à l AMP pour l intérêt que vous avez porté en nous et le sérieux avec lequel vous avez mené à bien cette formation. Nos superviseurs nationaux plus particulièrement au Dr Diamé BOB pour l encadrement et le soutien sans faille depuis le cours présentiel jusqu à la date de soutenance. Toute l ECD du district de Bambey, plus particulièrement à Mr Paul DIOUF et Mr Lamine SENE qui m ont accompagné durant les moments les plus difficiles de la construction de cet édifice. Nous avons passé des journées entières sous la pluie parfois sans manger ni boire pendant la collecte des données. Tous les agents de santé du district pour votre promptitude à m aider dans la matérialisation de ce mémoire. Toutes les secrétaires du centre de santé de Bambey plus particulièrement à Claudine pour la saisie de données. Mes collègues médecins sénégalais de la 6éme promotion. iii iv

3 Liste des abréviations AIE : Assistant Infirmier d Etat ASC : Agent de santé communautaire : Bacille de Calmette et Guérin BL : Bordereau de Livraison BS : Boite de sécurité DPM : Direction de la prévention médicale ECD : Equipe cadre de district ICP: Infirmier chef de poste IDE : Infirmier diplômé d état PCV : Pastille de contrôle des vaccins : Pentavalent PEV: Programme Elargi de Vaccination PFE: Politique du flacon entamé SAB: Seringue autobloquante SD: Seringue de dilution SSP : Soins de santé primaires : Vaccin anti Amaril : Vaccin anti rougeoleux : Vaccin Anti tétanique : Vaccin Polio Oral I ) INTRODUCTION La vaccination est sans doute, l une des stratégies les plus efficaces pour la réduction durable de la morbidité et de la mortalité liées aux maladies infectieuses. Elle est parmi les interventions en santé publique les plus rentables. [18] L une des priorités des pays africains dans les programmes de vaccination est de résoudre les problèmes de gestion de vaccins. En effet, depuis l avènement de l indépendance vaccinale en 1997 en Afrique Subsaharienne, les programmes PEV doivent contribuer au financement de leurs besoins en vaccins avec les fonds propres au pays. [13] Le vaccin et les consommables vaccinaux constituent une composante de l initiative de l indépendance vaccinale. [18] Une attention particulière doit être portée à cette gestion de vaccins pour garantir leur activité optimale. Les évaluations des programmes de vaccination dans nos pays ont révélé que les principaux problèmes opérationnels étaient liés à une insuffisance dans l estimation des besoins, le stockage, le contrôle et l administration des vaccins. Ces problèmes sont la cause principale des taux de perte élevés de vaccins et les ruptures fréquentes de stocks qui ont un impact négatif sur la performance des services de vaccination. [13] Quelle est la performance du système de gestion des vaccins mis en place dans le district sanitaire de Bambey au cours de l année C est dans le but de répondre à cette question que nous nous proposons d évaluer la gestion des stocks de vaccins et consommables vaccinaux dans le district de Bambey au cours de l année II ) ENONCE DE LA PROBLEMATIQUE La gestion des vaccins et consommables vaccinaux fait partie des aspects les plus importants dans la mise en œuvre du PEV au niveau d un district. Le vaccin étant une denrée périssable sensible qui perd son efficacité s il n est pas correctement conservé, sa bonne gestion est un gage pour une bonne performance du PEV. [5] Au cours de l année 2007, des ruptures d antigènes on été notifiées lors des supervisions effectuées au niveau des formations sanitaires et de l analyse des rapports d activités des postes de santé. v 1

4 L examen des rapports transmis a permis de noter des incohérences et des insuffisances dans la qualité du remplissage des outils de gestion et des fiches de stocks des vaccins, qui n étaient pas toujours ou parfois même non disponibles au niveau des formations sanitaires. Les supervisions faites au niveau des formations sanitaires ont permis de constater des manquements dans la conservation des vaccins dans l application de la politique du flacon entamé, l estimation des besoins, le calcul des taux de pertes, bref dans presque tous les domaines de la gestion des vaccins. Ces activités de management du District ont montré également que les approvisionnements des unités de vaccinations n étaient pas réguliers et la périodicité mensuelle n était pas toujours respectée. Le diagnostic des méthodes de détermination des besoins en vaccins, de la planification de l approvisionnement, de la gestion des stocks de vaccins et consommables vaccinaux et de leur conservation est nécessaire en vue de proposer si nécessaire des mesures et actions à entreprendre pour la mise en place d un plan adéquat d approvisionnement et gestion des stocks de vaccins pour une meilleure performance et efficience du PEV dans le district. III ) OBJECTIFS 1 ) Objectif Général Evaluer la gestion des stocks de vaccins et consommables vaccinaux du PEV de routine dans le district sanitaire de Bambey au cours de l année ) Objectifs spécifiques 1. Décrire le circuit d approvisionnement des vaccins et consommables vaccinaux du PEV de routine dans le district sanitaire de Bambey au cours de l année Estimer la disponibilité des vaccins et des consommables vaccinaux dans le District sanitaire. 3. Evaluer la fiabilité de la chaine de froid au niveau du stockage des vaccins dans le district. 4. Décrire le suivi des mouvements de vaccins et consommables. 5. Estimer les pertes en vaccins et consommables du PEV de routine au niveau du district. 6. Proposer dans le cas contraire, un mécanisme d approvisionnement et de gestion des vaccins et consommable du PEV de routine dans le district. 2 IV ) REVUE DE LA LITTERATURE La revue de la littérature nous a permis de définir les concepts en rapport avec notre sujet de recherche. L évaluation, selon le petit Larousse illustré 2006, c est l action d évaluer, c est déterminer la valeur, le prix, l importance. La gestion toujours selon le petit Larousse illustré, c est l action ou la manière de gérer, d administrer, de diriger, d organiser quelque chose. La gestion des stocks consiste à gérer efficacement les stocks par le suivi des niveaux de stocks et le lancement des commandes dans les meilleurs délais pour éviter les ruptures [2]. La Politique du Flacon Entamé : Selon la politique du flacon entamé, révisée de l OMS, les vaccins liquides peuvent être conservés et utilisés pour la vaccination jusqu à 4 semaines à condition qu ils : - ne soient pas périmés - n aient pas été contaminés (règles d asepsie observées lors du prélèvement des doses) - n aient pas été exposés excessivement au froid ou à la chaleur excessive - n aient pas été immergés dans de l eau - ne présentent aucun trouble ou précipitation - n aient pas de PCV virée. [13 ; 17 ; 18] La Pastille de contrôle du vaccin (PCV) : l exposition cumulée à la chaleur peut maintenant être contrôlée grâce à la pastille de contrôle du vaccin (PCV), qu on trouve sur tous les flacons des vaccins. [13 ; 17 ; 18 ; 5] La PCV est un carré sensible à la chaleur placé à l intérieur d un cercle qui change de couleur sous l influence combinée de la chaleur et du temps. Si après exposition à la chaleur pendant un certain temps le carré prend la même couleur ou devient plus sombre que le cercle, le flacon doit être éliminé. Les services de vaccinations des pays en développement permettent d éviter que chaque année, environ enfants ne soient atteints de paralysie poliomyélitique et que plus de 3 millions ne décèdent par la rougeole, le tétanos néonatal ou la coqueluche. Ces résultats sont en partie imputables à la formation du personnel, aux techniques adéquates de stockage et de transport des vaccins et en partie aux améliorations de la chaine de froid, bref à la bonne gestion des vaccins et consommables vaccinaux. Cependant dans de nombreuses régions la gestion de cette denrée périssable n est pas satisfaisante. [13 ; 5] 3

5 La ressource que constitue le vaccin est très sensible et sujette à des altérations ou gaspillage. La gestion des vaccins à partir du dépôt central jusqu à la cible à vacciner peut connaître des dysfonctionnements divers pouvant être à l origine de pertes de quantités variables de vaccins. Une interruption quelconque de la chaine de froid pendant le transport ou la conservation peut conduire à l altération du vaccin. Une mauvaise planification des séances de vaccinations est souvent à l origine de gaspillages de doses énormes de vaccins. [5] Les revues du PEV ainsi que les évaluations de la gestion des vaccins en Afrique de l Ouest ont montré des manquements dans sa mise en œuvre. Une étude au Bénin a montré que 77 % des formations sanitaires ont exposé les vaccins à des températures supérieurs à + 8 C, les 55 % les ont exposés à des températures inférieurs 5 C pendant cinq (05) jours. [6] Les principaux problèmes rencontrés dans la gestion des stocks de vaccins et consommables vaccinaux sont essentiellement : [13 ; 17] o Les ruptures fréquentes de stocks o L inadéquation entre le nombre de seringues et le nombre de doses de vaccins commandés, o Le gaspillage important de ces vaccins o Le sur stockage Les causes les plus fréquentes des ruptures étaient principalement dues : o au niveau de l approvisionnement à l estimation erronée et tardive des besoins. o au niveau du stockage au non respect du programme de distribution au stockage inadapté des vaccins du fait des équipements peu fiables, du manque d énergie et du non respect des normes o au niveau du suivi des stockages, à l insuffisance du suivi des stocks. La gestion des vaccins repose sur les critères suivants : [13 ; 17] o la procédure de réception des vaccins avec les composantes suivantes : -température de stockage -capacité de stockage de la chaine de froid (CDF) -infrastructures, équipements de la CDF et du transport -maintenance de la CDF o la gestion des stocks de vaccins o une livraison et distribution efficace des vaccins o une utilisation correcte des diluants o une utilisation correcte de la pastille de contrôle des vaccins o la politique des flacons entamés o la réduction des pertes de vaccins Les stratégies pour l amélioration de la gestion des vaccins consistent à éviter les ruptures de stocks pour assurer la disponibilité nécessaire en renforçant la gestion des approvisionnements. Elle consiste également, à limiter les pertes des vaccins pour assurer la quantité suffisante en améliorant le contrôle des pertes. [13 ; 17]. Elle consiste également à gérer les niveaux critiques de stocks que sont : o le stock de roulement qui représente la consommation attendue pendant une période donnée, elle est établie en fonction de besoins annuels en vaccins ou consommables de la période d approvisionnement ; o le stock de sécurité ou de réserve représente une garantie pour la poursuite des activités, c est le stock tampon pour faire face aux incertitudes, son utilisation est exceptionnelle (afflux de population, épidémie, retard de livraison etc. ) o le stock maximum représente le nombre maximum de doses devant être conservé audelà duquel il peut survenir des risques de perte et de péremptions ; o le stock minimum représente le niveau au dessous du quel les stocks disponibles ne devraient pas descendre avant qu une nouvelle commande soit effectuée. o le seuil d alerte représente le nombre de doses d antigènes au moment où il faut passer une commande. Il détermine le point de commande. Au delà de ce niveau, l utilisation du stock de réserve peut entraîner un risque de rupture. [13 ; 17] V) MATERIELS ET METHODES 1 ) Type d étude Il s agit d une étude d observation de type transversale. La collecte des données s'est déroulée du 11 Août au 22 Août ) Cadre d étude 1. Données géographiques Le district Sanitaire de Bambey épouse l entité administrative du département du même nom. Il est situé à 25 km à l Ouest de la capitale régionale (Diourbel) et 120 km de la capitale nationale (Dakar) 4 5

6 Il est limité par quatre départements administratifs : au Nord par le département de Tivaoune, au Sud par le département de Fatick, à l Est par le département de Diourbel et à l Ouest par le département de Thiès. Le District Sanitaire de Bambey est très vaste sur le plan de l étendue, et les pistes reliant les principaux villages sont très défectueuses rendant les transports difficiles voir impossibles pendant la période hivernale. Le réseau routier est composé d une route bitumée traversant le département d Est en Ouest sur 25 Km et des routes secondaires latéritiques reliant la commune aux différentes communautés rurales. Le district sanitaire de Bambey est constitué de : o une Commune avec 4 quartiers o trois(3) arrondissements : Ngoye, Lambaye et Baba garage o onze(11) communautés rurales o Quatre cent quatre vingt sept(427) villages 2. Données démographiques Le district couvre une superficie de Km 2. Le district sanitaire de Bambey desservit une population estimée à habitants soit une densité de 197 hts/ Km 2. La population rurale est de 91% contre 9 % pour la population urbaine. Les ethnies dominantes sont les Ouolofs (56%) et les Sérères (40%). Les autres ethnies représentent 4% de la population. Le nombre de ménages est estimé à soit environ 12 personnes par ménage. Le nombre de concessions est estimé à soit environ 20 personnes par concession. Les femmes en âge de procréer sont au nombre de , les personnes du troisième âge font Les enfants de moins d un an sont au nombre de tandis que ceux de moins de cinq ans font environ Données hydrographiques et climatologiques Le climat du département est de type Soudano sahélien (chaud et sec) avec une saison pluvieuse qui dure de juillet à octobre. Le sol argileux occasionne une stagnation des eaux sur plusieurs parties du département, et les inondations sont très fréquentes. Ainsi la ville de Bambey, pour ne citer que celle là, vit pendant tout l hivernage sous les eaux de même que plusieurs villages. 4. Données socio économiques Sur le plan économique, le district sanitaire de Bambey étant à majorité rural (91%), les principales activités demeurent l agriculture, l élevage et le petit commerce. Le niveau de pauvreté y est important comme en atteste le revenu annuel des familles qui est de francs CFA. Cette pauvreté accentuée a entraîné l exode massif de plusieurs villages vers la ville sainte de Touba et vers Dakar où la plupart des émigrants s adonnent au petit commerce ; mais aussi l Europe et l Amérique. 5. Données sanitaires Sur le plan sanitaire le département de Bambey comprend un centre de santé, trois postes de santé urbains : (Croix Rouge, Saint Martin et Leona) et 20 postes de santé ruraux. Les postes de santé sont dirigés par des Infirmiers Chef de Poste qui sont soit des Infirmiers diplômés d Etat, soit des Assistants Infirmiers d Etat ou des agents sanitaires. Ces responsables de structures sont secondés dans leur tâche par des agents de santé communautaires et des matrones. Les cases de santé sont au nombre de 77 dont 62 sont fonctionnelles. Ces cases sont gérées par des ASC formés et des matrones. Le centre de santé de Bambey est situé dans la ville du même nom. Il dispose de 23 lits pour une population polarisée de personnes. 3 ) Population d étude et échantillonnage Elle est constituée des responsables des 24 formations sanitaires du district, du superviseur PEV du district, du responsable régional du PEV et des antigènes. Nous n avons pas jugé nécessaire de faire un échantillonnage de la population d étude, ainsi nous avons fait une étude exhaustive au niveau de toutes les unités de vaccination du district. 4 ) Instruments et technique de collecte Une fiche de collecte de données abordant ces différents aspects de la gestion des vaccins a été utilisée. Le remplissage a nécessité un entretien semi directif individuel avec la population d étude et une revue des outils de gestion PEV des formations sanitaires. 5 ) Sélection des variables Les variables quantitatives et qualitatives suivantes seront étudiées : 6 7

7 a) Variables quantitatives - population cible - nombre de jour de rupture de la chaîne de froid - fréquence d approvisionnement en vaccins et consommables - quantité d antigènes et consommables commandée par mois - quantité d antigènes et consommables reçue par mois - quantité d antigènes et consommables utilisée par mois - quantité d antigènes administrée par mois - quantité d antigènes et consommables restantes en fin de mois - taux de perte des antigènes par mois et par niveau - nombre de commandes de vaccins et consommables b) Variables qualitatives - circuit d approvisionnement en vaccins et consommables - qualification des agents - équipement de chaîne du froid utilisé - maintenance préventive - source d énergie - antigènes du PEV - objectifs de couverture vaccinale par niveau - les rapports d activité : rapport de supervision, rapports mensuels de vaccination, rapports écrits - les outils de gestion des stocks : bon de commande, bon de livraison, fiches de stock (ou cahier de gestion des vaccins) - relevé de température biquotidienne 6 ) Saisie et analyse des données Les besoins mensuels en vaccins et consommables vaccinaux ont été calculés avec la formule standard de l estimation des besoins avec la méthode de la population cible et en tenant compte des stocks restants. La saisie et l analyse des données qualitatives ont été faites avec le logiciel Epi info version 6.0. Les variables ont été obtenues par tabulation simple. Les données quantitatives ont été exploitées avec le tableur Excel. VI ) LIMITES Notre étude a connu les limites suivantes : o une absence totale ou partielle de données dans certaines formations sanitaires de même qu au niveau du dépôt district et régional o une difficulté d exploitation de certaines données erronées recueillies o le changement de personnel responsable PEV au cours de l année 2007 pour certaines formations sanitaires VII ) RESULTATS ET COMMENTAIRES Au terme de notre étude nous avons obtenu les résultats suivants : 1 ) Personnels et caractéristiques Au total 27 agents répartis comme suit ont été soumis au questionnaire de l enquête. Tableau I : Nombre et fonction du personnel enquêté dans le district sanitaire de Bambey en 2007 Proportion Fonction Nombre (en %) Superviseur PEV district 1 3,70 Superviseur PEV Région 1 3,70 Responsable Dépôt Régional 1 3,70 Infirmiers Chefs de poste 22 81,50 ASC responsable d'unité de vaccination 2 7,40 Total ,00 Le plus ancien avait 29 ans d ancienneté et le moins ancien en avait 6 mois au moment de l enquête. La moitié des agents enquêtés avait une année d ancienneté. Le superviseur PEV du district avait 2 années d ancienneté alors que le responsable PEV du niveau régional n avait que 8 mois d ancienneté dans son poste. Le nombre total d agents impliqués dans la vaccination au niveau des formations sanitaires était de 60, et est constitué des ICP et des agents de santé communautaires appuyant le chef de poste dans la mise en œuvre des activités. Le tableau suivant montre le nombre avec les proportions et la qualification des agents. 8 9

8 Tableau II : Nombre, proportion et qualification des agents impliqués dans les activités de vaccination dans le district sanitaire de Bambey en 2007 Proportion Fonction Nombre (en %) IDE 11,0 18,3 AIE 10,0 16,6 Agent Sanitaire 1,0 1,6 ASC 37,0 61,7 Agent d'hygiène 1,0 1,6 Total 60,0 100,0 Le nombre moyen de personnes impliquées dans les activités de vaccination par formation sanitaire est de 2 et le maximum était de 4 agents. Dans toutes les formations sanitaires il y avait un responsable chargé du PEV qui était soit l ICP dans 21 structures, ou un ASC délégataire de cette responsabilité dans 2 postes de santé et au niveau de l unité de vaccination du centre de santé de référence du district. Aucun de ces agents n avait reçu une formation spécifique en PEV dans les deux dernières années précédant l étude. 2 ) Circuit d approvisionnement et de distribution des vaccins et consommables Toutes les unités de vaccinations s approvisionnaient au niveau du dépôt du district selon une périodicité en théorie mensuelle. L ICP ou l ASC responsable du PEV est chargé de la commande des vaccins et des consommables. L estimation de la quantité de la commande des vaccins est basée en théorie sur la méthode de la population cible. Des documents indiquant les quantités à commander pour chaque unité de vaccination étaient affichés au niveau des postes de santé et au niveau du dépôt du district. Cependant en pratique la réalité est toute autre. En ce qui concerne les consommables nous avons remarqué qu aucune formule de calcul d estimation des besoins n est pas utilisée. Les responsables des commandes se basaient sur des constats empiriques des consommations antérieures et des quantités restantes. L enquête des agents a révélé que le rythme de commande des postes de santé est en principe mensuel, mais le décompte des commandes effectuées pendant l année 2007 pour chaque unité de vaccination a montré que seules 2 formations avaient effectivement effectué 12 commandes, soit une commande par mois. Le nombre de commandes variait de 11 à 19 par formations sanitaires. Les supports de commandes utilisés étaient uniformes dans toutes les structures et au niveau des dépôts district et régional, ils étaient disponibles également dans toutes ces structures. Ces supports étaient sous forme de carnets cartonnés comportant 3 feuillets par page. La page originale restait au dépôt district et était échangée par un bon de livraison. Les 2 feuillets restants servaient d archives pour le poste de santé. Sur le bon de commande, le nom de la structure, la date d élaboration et la signature du responsable de la commande y figuraient. Le bon comportait 3 parties qui renseignaient sur les antigènes, les solvants et les consommables. Pour chaque partie, il ya une colonne qui informe sur les stocks disponibles, une autre sur les quantités à commander et une dernière colonne pour observations. Le bordereau de livraison était configuré de la même façon que le bon de commande et renseignait sur les quantités livrées, la destination, le numéro de lots, la date de péremption pour les vaccins, les solvants et consommables, l état de la PCV pour les vaccins. L analyse a montré que le remplissage des bons commandes n était pas complet, certaines parties n étaient pas renseignées notamment les numéros de lot et les quantités restantes pour les consommables. La livraison des vaccins se faisait par le superviseur PEV ou par son assistante sur présentation du bon de commande et ne nécessitait pas le visa du médecin-chef. Néanmoins nous avons répertorié des bons de livraisons sans bons de commande dans 7 postes de santé, et aussi des bons de livraisons sur feuille volante(4 bons). L enlèvement des vaccins se faisait en général le jour de la réunion de coordination mensuelle pour les postes de santé éloignés du dépôt du district. Pour les autres unités de vaccination c est en général un ASC qui se charge de l enlèvement. Nous avons remarqué que les commandes se faisaient au début du mois dans la plus part pour les unités de vaccinations situées à plus de 20 km du dépôt( 33% des formations sanitaires), et 10 11

9 qu en général si la commande est totalement satisfaite une autre commande n est pas faite. Par contre pour les autres unités proches du dépôt surtout celles situées dans la commune on pouvait noter jusqu'à 4 commandes dans le mois à titre d exemple l unité de vaccination du centre logé dans les mêmes locaux que le dépôt du district a effectué 19 commandes au cours de l année Le transport des vaccins vers les unités de vaccination est assuré par les postes de santé. Le moyen de transport utilisé était soit la moto du poste, soit l ambulance du poste ou la voiture personnelle du chef de poste, ou parfois les voitures de transports en commun ou dés fois la marche pour les postes de la commune. Le district s approvisionnait au niveau régional selon un rythme mensuel, cependant nous avons constaté que 17 commandes ont été effectuées au cours de l année 2007 et 17 bordereaux de livraisons reçus du niveau régional. Le superviseur PEV du district est responsable de la commande. L estimation des besoins était faite en théorie selon la méthode de la population cible. Par contre pour les consommables aucune formule de calcul n était pas utilisée, l approvisionnement en consommables n était pas régulier, même on a constaté que des consommables étaient reçus sans bons de commande. L estimation des quantités à commander était basée sur les commandes antérieures et les stocks restants. Les supports de commandes sont uniformes et sont les mêmes que pour ceux utilisés par les unités de vaccination. Il manquait quelques aspects sur le remplissage de ces supports notamment les quantités disponibles, les numéros de lot et l état de la PCV autant pour les antigènes que pour les solvants et consommables. Le transport des vaccins est assuré par le district avec les véhicules de liaisons. Le stockage pendant le transport se faisait dans des caisses isothermes avec des accumulateurs. Le dépôt régional se ravitaillait quant à lui au niveau central selon une périodicité trimestrielle. Le nombre de commande faite durant l année 2007 par le niveau régional est de 5 selon le gérant du dépôt. Les bons de commandes et de livraisons sont uniformes et sont les mêmes que pour ceux du district. Il existait également un registre de gestion des vaccins uniquement, les mouvements des consommables et des solvants n y était pas mentionné. Le remplissage de ces supports était incomplet et ne permettait pas une exploitation. Nous nous sommes basés sur le rapport annuel PEV régional du superviseur des soins de santé primaire pour recueillir certaines données. On n a pas pu étudier tous les paramètres que nous avions envisagé car le rapport ne les a pas tous pris en compte. L estimation des besoins des vaccins comme pour les consommables n obéissait pas à aucune formule de calcul. Le transport pendant la livraison est assuré par les voitures du district 3) Disponibilité des vaccins et des consommables vaccinaux 3.1) Au niveau régional Nous nous sommes basés sur le rapport annuel du PEV du superviseur pour avoir certaines données sur la gestion des vaccins au niveau du dépôt. En effet un registre de gestion des vaccins est disponible mais il n était pas exploitable. Les bons de commande et de livraison n étaient pas non plus disponibles. Signalons que le rapport n a pas tenu compte des consommables par conséquent on n a pas pu exploiter la gestion des consommables. Le tableau suivant montre les mouvements des vaccins au niveau du dépôt régional. Tableau III : Comparaison entre les quantités d antigènes commandées, reçues et livrées et les taux de satisfaction des besoins au dépôt régional de Diourbel en 2007 VACCINS BESOINS Quantités commandées Quantités reçues Quantités livrées Stocks restants fin d année Taux de satisfaction des besoins en %

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