Les modes de communication et leurs combinaisons : quand l espace compte toujours.

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Les modes de communication et leurs combinaisons : quand l espace compte toujours."

Transcription

1 Les modes de communication et leurs combinaisons : quand l espace compte toujours. Juin 2005 Sylvie CHARLOT + INRA-CESAER Gilles DURANTON* London School of Economics Résumé : cet article décrit les formes différenciées de communication sur le lieu de travail des salariés, en fonction de leur localisation, en mobilisant les enquêtes COI (Changement Organisationnel et Informatisation, 1997) et «Techniques et Organisation du Travail» (1987, 1993). Dans un premier temps, la relation positive entre intensité de communication et taille de la ville, dans laquelle travaille le salarié, est vérifiée. Cette relation est robuste à l introduction de nombreuses variables de contrôle. Cependant, la forte intensité de communication en ville ne serait pas due à des échanges en face-à-face plus nombreux mais à une utilisation des télécommunications plus dense. Les effets de complémentarité - substitution entre les différents médias et leur variabilité dans l espace sont ensuite étudiés, à l aide de différentes méthodologies (régressions de l intensité d utilisation d un média sur l intensité d utilisation de l autre et fonction de production de communication). Il semble ainsi que loin de réduire l avantage à la localisation en ville, en termes de communication, le développement des télécommunications risque au contraire de le renforcer. Abstract. In this paper we use the COI survey and the «Techniques et Organisation du Travail» (1987, 1993) surveys to document workplace communication patterns in urban, suburban and rural areas. Workers in large cities communicate more than workers in small cities and then more in small cities relative to rural areas. However, there are no clear spatial differences when it comes to face-to-face communication. The assertions prevailing in the literature about the greater prevalence of face-to-face in cities do not receive much empirical validation. We also investigate the complementarities across different media of communication with different methodologies (measures of correlations between different media and production functions of communication). Complementarities across media do not lend much support to popular predictions about the forthcoming demise of cities. Références JEL: R19, R39, Z13 Mots clés : communication, espace, externalités d agglomération, complémentarité. Keywords: communication, space, agglomeration externalities, complementarity. + Adresse : UMR CESAER, 26 Bd Dr Petitjean, BP 87999, Dijon Cedex, *Adresse : Department of Geography and Environment, Houghton Street, London WC2A 2AE, UK, Nous remercions vivement Nathalie Greenan de nous avoir permis d accéder aux données de l Enquête COI et Virginie Piguet de les avoir localisées. Nous remercions également le CESAER pour son soutien financier.

2 Le rôle des échanges d information et de la communication dans la formation des agglomérations est historiquement l un des premiers à avoir été mis en avant. Ainsi, depuis Marshall [1890] on décline classiquement les externalités d agglomération en trois catégories principales : l ampleur et la diversité du marché du travail, les relations amont - aval entre les entreprises et l échange d informations et de connaissances. Cette dernière force d agglomération est directement liée à la proximité des salariés qui peuvent échanger de manière formelle ou informelle des informations qui les rendent plus productifs voire innovants. Ainsi la proximité géographique, en facilitant les échanges sociaux de face-à-face conduirait à un accroissement de la productivité dans les entreprises concentrées dans les villes. Plus récemment, R. Lucas n exprimait rien d autre pour justifier un des mécanismes de croissance endogène basé sur les externalités de capital humain : What can people be paying Manhattan or Downtown Chicago rents for, if not for being near other people? [1988, p. 39]. Le développement des nouvelles technologies de l information et de communication (NTIC) a donné lieu à une forme de remise en question de ce mécanisme d agglomération basé sur l échange d informations. Ainsi, les NTIC, en permettant la communication à distance de manière continue à faible coût, pourraient favoriser le redéploiement de certaines activités dans les zones peu denses annonçant ainsi le déclin des villes (Cairncross [2001]). La description de ce redéploiement va de l utopie du télétravail à des formes de délocalisation moins systématiques, ne concernant que certaines activités, en particulier les moins intensives en technologies. Les travaux remettant en question les avantages à la concentration des activités font souvent l économie d une réflexion sur la contribution de la communication aux économies d agglomération. La complexité du processus qui relie proximité géographique des salariés et accroissement de la productivité de ses salariés sans surcoût (et donc donnant lieu à une externalité positive) n est que rarement abordée. Cette complexité est essentiellement due à la difficulté à distinguer les gains de productivité des salariés qui découlent des caractéristiques même des salariés localisés en ville de ceux qui découlent du fait que ces salariés travaillent à proximité les uns des autres. L identification de telles externalités pose des difficultés d ordre méthodologique récurrentes, en particulier lorsqu il s agit d externalités spatiales (Rosenthal et Strange [2004]). A partir des données disponibles dans l enquête COI, nous avons montré que la communication a un effet sur la productivité des salariés (Charlot et Duranton [2004]). Celui-ci est pour une grande part la conséquence de leurs caractéristiques individuelles mais il existe également une externalité de communication dépendant de la taille de la ville. En amont de ce constat, on peut se demander s il y a des spécificités spatiales des formes de communication et chercher à préciser ce qui définit la façon de communiquer en ville et à la campagne. Les formes d association entre les différents modes de communication et leur variabilité dans l espace constituent des éléments essentiels de la compréhension des économies d agglomération. Cette démarche permet en effet d apprécier la pérennité de l avantage que les agents peuvent tirer d un choix de localisation en ville. En mobilisant à nouveau l Enquête COI et ses antécédents (Enquêtes TOTTO), nous tentons ici 1

3 principalement de répondre à la question suivante : l avantage à la localisation en ville dont semblent bénéficier les salariés va-t-il perdurer malgré les changements technologiques observés? Pour cela, après avoir décrit les données que nous utilisons dans une première section, nous décrivons l intensité et les modes de communication en les différenciant dans l espace sur le gradient urbain-rural en tenant compte de la taille des villes. Les effets de complémentarité - substitution entre les différents média et leur variabilité dans l espace sont ensuite étudiés, à l aide de différentes méthodologies ; régressions de l intensité d utilisation d un média sur l intensité d utilisation de l autre et fonction de production de communication. La relation positive entre intensité de communication et taille de la ville, dans laquelle travaille le salarié, est vérifiée. Cette relation est robuste à l introduction de nombreuses variables de contrôle. Cependant, la forte intensité de communication en ville ne serait pas due à des échanges en face-à-face plus nombreux mais à une utilisation des télécommunications plus dense. Nous observons également une complémentarité significative entre la communication de face-à-face et la communication à distance. Il semble ainsi que loin de réduire l avantage à la localisation en ville, en termes de communication, le développement des télécommunications risque au contraire de le renforcer. LES DONNEES : VARIABLES DE COMMUNICATION ET TYPOLOGIE SPATIALE Dans le volet «salariés» de l Enquête COI, une dizaine de questions concernent les formes de communication des salariés. Il s agit soit de la communication entre salariés de l entreprise, soit de la communication avec des salariés d autres entreprises, soit avec des clients et fournisseurs. Ces questions portent également sur le mode de communication mobilisé pour recevoir des instructions (face-à-face, écrit, téléphone..) ainsi que sur l utilisation d un micro-ordinateur et d intranet ou Internet 1 (voir Annexe 1). Le couplage de l Enquête COI avec la localisation communale des entreprises permet des les répartir dans le Zonage en Aires Urbaines (ZAU) de Nous retenons trois principales catégories d espaces : les pôles urbains, les espaces périurbains et les espaces ruraux. Les pôles urbains correspondent aux villes de plus ou moins grande taille comportant au moins 5000 emplois. Les espaces périurbains correspondent aux communes n appartenant pas à un pôle mais dont au moins 40 % des actifs occupés résidents travaillent dans un pôle. Il s agit donc d une catégorie d espace construite à partir des migrations alternantes. Les communes qui n appartiennent à aucune des catégories précédentes sont considérées comme rurales. L annexe 1 détaille l ensemble des questions de l Enquête COI mobilisées ainsi que le ZAU et ses caractéristiques. Notons que si l Enquête COI fournit une information unique sur la communication et les média par lesquels elle transite sur le lieu de travail, cette information comporte certaines limites. En premier lieu 1 Une instruction est définie comme une information importante donnée ou reçue de manière régulière et nécessaire pour mener à bien une tâche. 2

4 on ne sait pas quelle est la destination de la communication. Si on est capable de localiser le salarié pour ce qui concerne son lieu de travail, on ne peut le faire pour l interlocuteur avec lequel il communique. Ensuite, une seule des questions que nous avons repérées concerne l intensité de la communication, il s agit de la communication de face-à-face ou par téléphone avec des clients. Afin de considérer l ensemble des aspects de la communication sur le lieu de travail, nous mobiliserons principalement deux indices synthétiques de communication dont le mode de construction est détaillé dans l Annexe 2. Le premier indice, que nous appellerons ComT, prend en compte les réponses de chaque salarié à l ensemble des questions concernant la communication. Le second indice, ComE, est construit à partir des questions qui ne concernent que la communication avec l extérieur. Ce dernier indicateur semble plus approprié pour s intéresser aux liens entre communication, mode de communication et localisation, dans la mesure où c est le besoin en communication avec l extérieur de l entreprise qui sous-tend la notion d externalités de communication en ville. La comparaison des deux indices permet de mesurer les différentiels de tendance dans l espace entre communication au sens large et communication externe à l entreprise. Les deux indicateurs de communication ainsi construits sont normalisés et ont donc un minimum de 0 et un maximum de 100. REPARTITION SPATIALE DE LA COMMUNICATION SUR LE LIEU DE TRAVAIL: QUELQUES GRANDES TENDANCES Le Tableau 1 présente les indices de communication moyens par type d espace, en Etant donnée la grande variabilité de la taille des pôles urbains, ils ont été répartis en quatre catégories : les villes de moins de habitants, celles dont la population est comprise entre et habitants, entre et 2 millions d habitants et le pôle urbain de Paris. Tableau 1. Intensité de la communication dans les types d espace Rural Périrurbain Urbain 1 Urbain 2 Urbain 3 Urbain 4 ComT 35,6X 39,2 X 40,6 X 43,4 X 44,1 X 50,3 X ComE 31,8X 35,9 X 36,5 X 41,4 X 42,7 X 50,4 X En pourcentage observations. Urbain 1: population < , Urbain 2: population < , Urbain 3: population < 2millions, Urbain 4: Paris (2m. population). L intensité de communication est clairement plus forte en ville que dans le rural et croît avec la taille de la ville, qu elle ne concerne que la communication extérieure à l entreprise ou l ensemble de la communication. La communication moyenne à Paris est environ 50 % supérieure à celle observée dans les zones rurales et plus de 25 % supérieure à celle des petites villes. Le différentiel spatial est très marqué pour la communication extérieure. Ces statistiques ne nous apprennent rien sur le lien de causalité entre intensité de la communication et localisation, on ne peut pas savoir si le niveau élevé de communication en ville est directement lié à la 3

5 localisation en ville ou si ce niveau élevé est la conséquence d une concentration forte de travailleurs qui communiquent plus. Dans le but d apporter quelques éléments pour appréhender ce lien de causalité, nous régressons le logarithme de l indice de communication mesuré au niveau individuel sur un ensemble de caractéristiques de l individu, dont la localisation de son lieu de travail sur le gradient urbain-rural. Il s agit de savoir si le niveau de communication en ville reste élevé lorsque les caractéristiques des individus sont prises en compte. Nous expliquons donc le niveau de communication pour chaque individu par son genre, son âge et son âge au carré et son niveau de qualification. Le fait d occuper un poste pour lequel le travail est considéré comme routinier ou pas est également introduit dans la dernière colonne. Une variable muette est introduite pour déterminer la localisation du lieu de travail dans une des trois catégories d espace : urbain, périurbain ou rural. Pour les salariés urbains, on introduit également le log de la taille de la ville. Afin de tester l hypothèse selon laquelle les salariés localisés dans un environnement riche, en termes de salariés hautement qualifiés, communiquent plus (cf. Glaeser [1999] et Glaeser et Maré [2001]), nous introduisons également la part des salariés diplômés du supérieur comme variable explicative (variable Univ.). Les résultats des régressions de base pour les deux indices sont reportés dans les colonnes 1 et 2 du Tableau 2. Les colonnes 3 et 4 de ce même tableau décrivent les résultats en introduisant les différentes variables énoncées précédemment pour le seul indice de communication extérieure (les résultats sur ComT sont sensiblement les mêmes). Les résultats sont assez identiques dans les deux premières colonnes. Les coefficients des niveaux individuels de formation initiale montrent que la formation est un déterminant essentiel de l intensité de communication sur le lieu de travail. L impact d un niveau de formation élevé est très fort, quelle que soit la régression considérée, même si, de manière logique, l introduction du type de poste occupé le réduit. L effet des autres caractéristiques individuelles sur l intensité de la communication est beaucoup moins important. L effet de l âge est non monotone ; pour l ensemble des estimations, la communication connaît un pic vers l âge de 50 ans, correspondant assez classiquement à ce que l on peut trouver comme effet de l âge, lorsqu il est utilisé comme variable proxy de l expérience, dans les équations de salaire. On n observe pas de différenciation significative par le genre. 4

6 Tableau 2. Les déterminants de la communication ComT ComE ComE ComE Regresseurs (1) (2) (3) (4) Constante -3,139 ns -11,083-9,811 b -7,992 ns (4,332) (4,292) (5,841) (5,221) Genre -3,410-0,848 b -11,521 ns -2,832 ns (0,451) (0,468) (8,764) (7,806) Educ1 33,658 37,573 35,149 21,483 (0,926) (0,864) (0,994) (0,959) Educ2 28,771 33,061 31,339 18,095 (0,880) (0,793) (0,914) (0,889) Educ3 22,623 25,883 23,617 13,330 (0,872) (0,833) (0,902) (0,850) Educ4 12,502 13,967 12,713 7,673 (0,691) (0,608) (0,704) (0,641) Educ5 5,133 5,323 4,742 3,723 (0,906) (0,838) (0,919) (0,819) Age 1,113 1,130 1,329 1,178 (0,197) (0,194) (0,279) (0,248) Age² -0,0122-0,0115-0,0132-0,0135 (0,0024) (0,0023) (0,0033) (0,0030) Poste non-routinier 20,229 (0,549) Comptabilité -9,189-2,484 (0,666) (0,744) Commerce 4,466 2,845 (1,110) (0,991) logempfirm 0,613 (0,179) Rural 2,404 ns 1,334 ns 5,743 3,098 b (1,874) (1,984) (2,010) (1,792) Périrubain 3,880 b 2,930 ns 6,857 4,039 a (2,136) (2,194) (2,214) (1,974) logpop 0,439 0,443 a 0,637 0,361 a (0,168) (0,172) (0,173) (0,155) Univ. 10,202 a 17,782 16,064 8,400 b (5,012) (5,327) (5,244) (4,673) Autres var. demo. No No Yes Yes R² Adj. 0,321 0,359 0,400 0,526 N. obs Note: Estimations en MCO avec écart-types robustes. Ecarts-types entre parenthèses. Tous les coefficients sont significatifs au seuil de 1 % sauf a significativement différent de 0 au seuil de 5 %, b significativement différent de 0 au seuil de 10 %, et ns non significatif. Les autres variables démographiques incluent le nombre d enfants, le nombre d enfants multiplié par le genre et l âge multiplié par le genre. 5

7 Si on s intéresse maintenant aux variables de localisation, on observe une relation positive entre le degré d urbanisation de l espace dans lequel le salarié travaille et l intensité de sa communication : il existe un gradient urbain rural de la communication avec l extérieur, les caractéristiques de l individu et de l entreprise qui l emploie étant contrôlées. La taille de la population de la ville, lorsque il s agit d une localisation urbaine, a un effet important et significatif. Entre les plus petites villes, d environ habitants, et le pôle urbain de Paris, l accroissement de la communication individuelle moyenne est d environ 4 points. De même, la part locale de personnes hautement formées a également un effet significatif très important sur l intensité de la communication avec l extérieur. Passer de la ville où les personnes sont les moins formées (comprenant 8 % de diplômés du supérieur) à la ville la plus formée (avec 28 % de diplômés du supérieur), accroît l indice de communication individuelle de 4 points. On peut facilement évaluer la contribution des caractéristiques individuelles et les effets directs de la localisation sur l intensité de la communication extérieure. A partir des résultats de la Colonne 3, on peut calculer que la moitié des différences spatiales constatées dans le Tableau 1 est directement imputable à la localisation. L autre moitié est due au fait que les salariés qui communiquent plus travaillent dans des lieux où la communication est plus élevée. Les deux dernières colonnes du Tableau 2 montrent également que l introduction de variables individuelles supplémentaires (telles que le statut marital, le nombre d enfants ), et des caractéristiques de l emploi occupé, comme le secteur et la taille de l entreprise et la fonction occupée, n altère pas les résultats décrits ci-dessus. DISTRIBUTION SPATIALE DES MODES DE COMMUNICATION L existence d un avantage à la localisation en ville, en termes d intensité de la communication, étant établie, on doit s interroger plus spécifiquement sur les formes de communication et leur répartition spatiale. Il existe une littérature abondante sur les bénéfices de la communication en face-à-face (voir Leamer et Storper [2001], ou Storper et Venables [2002]) et sur la facilité à communiquer par ce biais en ville. Afin d approfondir le lien entre localisation et mode de communication, nous nous intéressons plus spécifiquement aux questions présentes dans l enquête COI qui concernent le mode de transmission aux salariés des instructions qu ils reçoivent. Dans le Tableau 3, nous avons également reporté les réponses aux questions relatives à l usage des nouvelles technologies de l information, i. e. l utilisation d un P. C., l utilisation d un P. C. pour rechercher de l information, pour échanger des s, pour se connecter sur Internet ou un intranet. 6

8 Table 3. Modes de communication et utilisation des TIC en 1997 % de salariés Rural Périurbain Urbain 1 Urbain 2 Urbain 3 Urbain 4 Voix / face-à-face 84,6 X 84,9 X 86,6 X 84,8 X 87,6 X 86,7 X Ecrit - Papier 63,7 X 67,6 X 68,5 X 66,0 X 64,3 X 75,3 X Téléphone 24,5 X 25,8 X 26,2 X 27,4 X 28,7 X 41,7 X 13,4 X 16,1 X 15,0 X 18,2 X 19,4 X 31,3 X Utilisation d un PC 39,8 X 46,0 X 54,7 X 59,6 X 63,7 X 72,5 X Util. d un PC pour rechercher info 29,4 X 36,6 X 39,8 X 42,3 X 47,4 X 49,2 X Utilisation d Internet 2,5 X 4,4 X 2,5 X 4,2 X 6,8 X 11,1 X Utilisation d un intranet 18,2 X 23,0 X 25,3 X 31,7 X 35,9 X 44,7 X En pourcentage observations. Urbain 1: population < , Urbain 2: population < , Urbain 3: population < 2m, Urbain 4: Paris (2m population). Le premier constat tiré du Tableau 3 est que la communication en face-à-face est très importante quelle que soit la localisation du salarié. Même en zone rurale, elle s élève à près de 85 %. On peut également constater que ce mode de communication n est que très faiblement discriminant dans l espace. Il en est de même pour ce qui concerne la communication par écrit. Il n y a que de très faibles variations spatiales dans l utilisation de ce mode de communication, excepté pour Paris. Le téléphone est en revanche beaucoup plus utilisé dans les grandes villes qu il ne l est dans les petites villes, les zones périurbaines et l espace rural. Pour ce qui est de l utilisation des s, le même phénomène est observé mais avec une intensité plus forte. L ensemble des réponses apportées aux questions concernant l utilisation d un micro-ordinateur confirme ces différences spatiales dans l utilisation des modes de communication les plus avancés. Les NTIC sont plus souvent utilisées par les salariés travaillant dans le périurbain que par ceux travaillant dans le rural et plus fréquemment par les salariés urbains que périurbains. Au sein des villes, l utilisation des NTIC croît fortement avec la taille de celles-ci. Certaines des questions posées aux salariés dans le cadre de l enquête COI l avaient déjà été dans le cadre des enquêtes «Techniques et Organisation du Travail» (TOTTO) en 1987 et Le couplage de enquêtes permet d appréhender quelques tendances d évolution pendant la période L analyse de ces tendances reste cependant limitée puisque les salariés enquêtés dans chacun des cas ne sont pas les mêmes et que les enquêtes TOTTO ne concernaient que des salariés de l industrie. Le Tableau 4 présente les grandes évolutions dans l utilisation des média, à partir des enquêtes TOTTO et les seuls salariés de l industrie qui ont répondu à l enquête COI. 7

9 Tableau 4. Utilisation des modes de communication dans l industrie en 1987, 1993, et % des salariés Rural Périurbain Urbain 1 Urbain 2 Urbain 3 Urbain Voix / face-à-face Ecrit - Papier Téléphone Utilisation d un P. C X X X X En pourcentage. Pour rester cohérent, les chiffres sont calculés pour les seuls salariés de l industrie observations en observations en observations pour Les différences spatiales dans l utilisation des différents média, ou l absence de différence pour le faceà-face, observées en 1987 se maintiennent dans le temps. De manière globale, les évolutions temporelles sont donc assez identiques quelle que soit la localisation des salariés. L utilisation du faceà-face a connu un léger déclin, celle du micro-ordinateur une croissance importante, en toute logique. Le développement de l écrit pendant la période est certainement lié au changement organisationnel que les entreprises ont effectué pendant la période qui est parfaitement décrit par Greenan et Guellec [1998] et Greenan et Mairesse [1999]. Ce changement a en particulier donné lieu à une réduction des niveaux hiérarchiques dans l organisation du travail et à une autonomie plus grande pour les salariés dans l accomplissement de leurs tâches. Si les cadres ont plus de salariés à gérer, ils sont amenés à communiquer plus souvent par écrit et moins par oral. De même, ces changements organisationnels permettent d expliquer la croissance entre 1983 et 1987, puis le déclin de l utilisation du téléphone ; dans la première phase la baisse du coût de télécommunication conjuguée à ces changements a conduit à accroître l utilisation du téléphone. Puis, dans la période plus récente, l accès plus aisé aux ordinateurs en réseaux a certainement permis une substitution entre échanges d informations simples par téléphone et messages électroniques. L absence de différentiel spatial dans l intensité de la communication en face-à-face et l importance des différences entre espaces dans l utilisation de moyens de communication technologiquement plus avancés font surgir un ensemble de questions quant aux assertions présentes dans la littérature sur le rôle des villes comme moteur des interactions en face-à-face. Bien que ces résultats récusent un simple modèle dans lequel l utilisation de la communication en face-à-face croît avec la taille de la ville, ils sont compatibles avec un modèle plus complexe qui intègre non seulement les bénéfices du face-à-face mais aussi son coût. L ensemble de l argument est détaillé dans Charlot et Duranton [2005] et le mécanisme principal, en résumé, est le suivant. L hypothèse initiale cruciale est que les grandes villes offrent plus d opportunités d interactions directes mais elles rendent aussi les rencontres en face-à-face plus coûteuses. Ce coût élevé des rencontres en face-à-face est, d une part, dû au coût d opportunité du temps plus élevé pour 8

10 les salariés des grandes villes, et, d autre part, lié au plus long temps de transport nécessaire à la rencontre de plusieurs personnes. Si l on admet en outre que le gain dérivé de la communication en face-à-face, comparativement à la communication à distance, augmente avec la complexité de l interaction, on obtient un seuil de complexité de l interaction au dessus duquel il y a communication en face-à-face et en dessous duquel elle est remplacée par une forme de communication moins coûteuse, comme le téléphone ou l . Etant donné que le face-à-face est plus coûteux dans les grandes villes et que les coûts de télécommunication sont plus ou moins indépendants de la localisation (même si à l époque de l enquête ce n était pas totalement le cas en France), le seuil de complexité à partir duquel le face-à-face est utilisé doit augmenter avec la taille de la ville. Au final, il se peut que les plus grandes villes offrent effectivement plus d opportunités d interactions en face-à-face mais qu étant donné le coût plus élevé de ces dernières, seuls les problèmes les plus complexes soient gérés en face-à-face. Si ce modèle est vrai, la qualité des interactions en face-à-face doit être plus importante dans les grandes villes. Malheureusement, la validation de cette prédiction est impossible à mettre en œuvre à partir des données disponibles 2. COMPLEMENTARITE OU SUBSTITUTION DES MODES DE COMMUNICATION? Les observations faites à partir de données relatives à l enquête COI et ses antécédents conduisent à s interroger sur les prédictions souvent faites sur le rôle des villes dans l intensité des échanges sur le lieu de travail et donc sur le lien entre localisation, modes de communication et productivité. L idéal pour tester le modèle décrit ci-dessus aurait été de disposer d un indicateur de «qualité» de l information transmise lors de chaque interaction entre le salarié et un tiers, en plus du mode de communication employé et de la localisation du salarié. Nous ne pouvons donc que nous pencher sur les modes de communication utilisés dans l espace et leur combinaison 3. Les données sont limitées mais elles permettent de mesurer, de manière plus ou moins précise, des mécanismes locaux qui, à notre connaissance, n ont été abordés nulle part ailleurs auparavant. En supposant (implicitement ou pas) que les villes facilitent les interactions en face-à-face, un certain nombre d auteurs prédisent que la révolution technique des télécommunications va conduire au déclin des villes comme lieu principal de production. En remplacement des villes, on annonce souvent l émergence d un monde de télécommunication dans lequel le télétravail (à la campagne!) et les réunions à distance seraient monnaie courante (Graham et Marvin [1996], et Gaspar et Glaeser [1998] détaillent se débat et en donnent une bibliographie exhaustive). Dès que l on observe que l avantage des villes en termes de communication n est pas basé sur le face-àface mais sur les télécommunications, l hypothèse initiale de ce raisonnement est clairement ébranlée et la remise en question du rôle des villes devient peu convaincante. 2 Voir Gaspar et Glaeser [1998] pour des développements plus approfondis de ce type de modèle. 3 Dans un précédent travail, nous nous sommes intéressés au lien entre communication et productivité en mettant l accent sur le rôle de la localisation dans la forme de cette relation (Charlot et Duranton [2004]). 9

11 L objectif de cette section est de tester la seconde partie de l hypothèse, également plus ou moins implicite ; la communication en face-à-face et les télécommunications seraient substituables. Pour évaluer la validité de cette partie du schéma, on estime, dans un premier temps, à l aide de modèles Logit, si le fait d utiliser un mode de communication (par exemple le téléphone) augmente ou diminue l utilisation d un autre mode (par exemple le face-à-face). Pour appréhender les combinaisons entre modes de communication, nous avons sélectionné la communication en face-à-face, par écrit, par s et par téléphone. Le Tableau 5 résume les résultats de ces modèles Logit dans lesquels nous avons estimé la relation entre la probabilité d utilisation d un média Y et celle d utilisation d un média X, pour chaque salarié. Si le signe du coefficient du média Y est positif, la probabilité d utilisation d Y augmente avec celle d X, et l on parle de complémentarité entre les deux média. Si, au contraire, le signe du coefficient est négatif, on parle de substitution. Le Tableau 5 comprend également ce type de relation entre les différents modes de communication et l utilisation d un micro-ordinateur et d Internet. Tableau 5 : Corrélation entre modes de communication sur l ensemble de la France Téléphone Ecrit papier Micro-ordinateur Internet Voix/face-à-face C S S ns ns Téléphone C C C C Ecrit papier C C S C C Micro-ordinateur C 5887 observations. C correspond à un coefficient positif significatif à 5% dans l estimation logit. S correspond à un coefficient négatif significatif à 5% dans l estimation logit. ns correspond à un coefficient non significatif à 5%. Le face-à-face et le téléphone sont des modes de communication dont les usages sont positivement corrélés. Mais les relations entre le face-à-face et les autres modes de communication sont plus complexes. Le face-à-face semble être faiblement substitut à l écrit et l mais il n y a pas de relation significative entre face-à-face et utilisation d Internet ou d un ordinateur. Le téléphone semble être complément de l écrit et des média électroniques. Enfin, comme attendu, les différentes formes de communication électronique (utilisation des s et d Internet) sont fortement complémentaires 4. Le Tableau 6 résume les résultats issus des même estimations, menées uniquement sur les salariés les plus formés (niveau supérieur à bac + 2). De manière générale, pour ce type de salariés, il y a encore moins de substituabilité entre les différents média que pour les autres. Les média sont compléments deux à deux ou indépendants les uns des autres. Pour les salariés les plus formés, il n y aurait donc pas d arbitrage entre le téléphone et l , par exemple, mais au contraire, l utilisation de l un de ces média augmenterait la probabilité d en utiliser d autres. La relative variation des résultats obtenus sur l ensemble de l échantillon et sur les plus formés corrobore notre modèle explicatif : une partie substantielle des informations échangées en face-à-face par les plus formés seraient de nature telle qu elles ne pourraient l être seulement par télécommunication. 4 Dans Charlot et Duranton [2005], nous montrons que ces résultats sont robustes à l introduction de nombreuses variables de contrôle. 10

12 Tableau 6. Corrélation entre modes de communication pour les salariés les plus formés. Téléphone Ecrit papier Micro-ordinateur Internet Voix/face-à-face C ns ns ns ns Téléphone C C ns ns Ecrit papier C ns ns C C Micro-ordinateur C 1256 observations. C correspond à un coefficient positif significatif à 5% dans l estimation logit. S correspond à un coefficient négatif significatif à 5% dans l estimation Logit. ns correspond à un coefficient non significatif à 5%. Le Tableau 7 correspond aux résultats des mêmes estimations que précédemment, effectuées sur les seuls salariés dont le lieu de travail est localisé dans un pôle urbain. Pour les salariés urbains, les seuls média qui seraient substituts sont le face-à-face et l écrit, mais, là non plus, on ne détecte pas de substituabilité entre le face-à-face et les télécommunications. Tableau 7. Corrélation entre modes de communication pour les salariés urbains. Téléphone Ecrit - papier Micro-ordinateur Internet Voix/face-à-face C S ns ns ns Téléphone C C C C Ecrit papier C C ns C C Micro-ordinateur C 3825 observations. C correspond à un coefficient positif significatif à 5% dans l estimation logit. S correspond à un coefficient négative significatif à 5% dans l estimation logit. ns correspond à un coefficient non significatif à 5%. Afin d approfondir le lien entre localisation, intensité de la communication et combinaison des différents facteurs, et aller au-delà de la corrélation observée entre utilisation des médias, nous avons régressé l indice de communication extérieure sur ces média, en prenant en compte leurs interactions. Les média sont ici vus comme des facteurs de production dont la combinaison permet de produire la communication extérieure. Si le coefficient du terme croisé, par exemple du face-à-face et du téléphone, est positif, on considère qu il y a complémentarité. Si, inversement, il est négatif, on considère qu il y a substituabilité. Cette approche permet d évaluer des combinaisons plus complexes que la simple corrélation : un média peut très bien ne pas contribuer à la communication s il est considéré de manière isolée mais avoir un rôle non négligeable, dans l utilisation des autres modes de communication. Nous avons donc estimé la relation entre le logarithme de ComE 5 et les principaux média 6 ainsi que leurs termes croisés. Le mode de construction de cet indice (voir Annexe 2), et plus particulièrement le poids des questions non liées à l usage d un mode de communication, évite que la relation entre cet indice et l utilisation des différents média ne soit tautologique. 5 Le choix de l indice de communication extérieure est lié à la problématique ; si la localisation de l entreprise joue sur les modes de communication, c est bien lorsqu il y a interaction avec l extérieur. 6 La variable «utilisation d un micro» mesure l ensemble de l effet des NTIC. On a pu vérifier que lorsque cette variable est remplacée par «utilisation d Internet», les résultats sont identiques. 11

13 Dans la colonne (1) du Tableau 8, seuls les média et leurs termes croisés sont introduits, pour l ensemble de la France. Dans la colonne (2), les principales variables caractérisant le salarié sont ajoutées. La logique ici étant celle de l emploi et des ressources disponibles, en termes de modes de communication, pour atteindre le niveau de communication nécessaire au salarié pour effectuer sa tâche, nous n avons pas réintroduit des variables telles que le niveau de formation du salarié 7. 7 Si l âge et l âge au carré sont introduits, ils ne sont pas significatifs. Le niveau de formation est significatif, mais ne modifie pas les autres résultats. 12

14 Tableau 8. Combinaisons de média et production de communication : effets de la localisation France France France Urbain Périrurbain Rural Regresseurs (1) (2) (3) (4) (5) (6) Constante 3,118 3,016 2,764 2,778 2,98 2,95 (0,058) (0,052) (0,076) (0,0923) (0,153) (0,082) Face-à-face -0,304-0,149-0,155-0,164-0,158 ns -0,131 ns (0,058) (0,052) (0,053) (0,073) (0,150) (0,082) Papier / écrit -0,121 a -0,048 ns -0,058 ns -0,120 ns -0,079 ns -0,067 ns (0,060) (0,053) (0,053) (0,073) (0,155) (0,086) Téléphone 0,538 0,345 0,329 0,336 0,133 0,407 (0,079) (0,070) (0,070) (0,090) (0,226) (0,127) Micro 0,594 0,274 0,266 0,285 0,330 a 0,175 a (0,056) (0,050) (0,050) (0,068) (0,150) (0,089) Face-à-face *écrit 0,270 0,134 0,141 0,190 0,175 ns 0,031 ns (0,060) (0,053) (0,053) (0,073) (0,156) (0,089) Face-à-face *téléphone -0,136 a -0,075 ns -0,071 ns -0,069 ns 0,022 ns -0,123 ns (0,065) (0,057) (0,057) (0,074) (0,180) (0,105) Face-à-face*micro 0,113 a 0,042 ns 0,038 ns 0,021 ns -0,115 ns 0,0126 ns (0,050) (0,044) (0,044) (0,060) (0,130) (0,079) Ecrit*téléphone 0,163 0,136 0,146 0,175 0,256 ns 0,058 ns (0,056) (0,049) 0,049) (0,063) (0,161) 0,093) Ecrit*micro -0,114-0,030 ns -0,025 ns -0,036 ns -0,053 ns 0,006 ns (0,0425) (0,037) (0,037) (0,049) (0,115) (0,070) Téléphone*micro -0,187-0,132-0,130-0,152-0,182 ns -0,094 ns (0,043) (0,038) (0,038) (0,050) (0,114) (0,070) Genre -0,220-0,219-0,237-0,267-0,160 (0,018) (0,018) (0,024) (0,054) (0,031) Poste non-routinier 0,697 0,676 0,640 0,777 0,729 (0,020) (0,021) (0,026) (0,062) (0,021) Naf1 0,043 b 0,014 0,022 0,034 ns (0,024) (0,035) ns (0,071) ns (0,035) Naf2-0,013 ns -0,024 ns 0,088 ns -0,016 ns (0,022) (0,029) (0,074) (0,037) Naf3 0,031 ns 0,029 ns 0,0013 ns 0,105 ns (0,040) (0,051) (0,086) (0,101) Naf4 0,087 0,074 0,156 a 0,091 b (0,022) (0,027) (0,067) (0,047) Naf5 0,058 ns 0,035 ns - 0,795 ns (0,097) (0,102) - (0,518) logfirmemp -0, b -0, b -0, ns -0, ns -0,00011 a Rural 0,239 (0,000014) (0,000013) (0,000016) (0,000013) (0,000055) (0,0607) Périrubain 0,270 (0,0633) logpop 0,024 0,026 (0,0047) (0,0049) R² Adj. 0,3205 0,4754 0,479 0,460 0,486 0,477 N. obs Note: Estimations en MCO avec écart-types robustes. Ecarts-types entre parenthèses. Tous les coefficients sont significatifs au seuil de 1 % sauf a significativement différent de 0 au seuil de 5 %, b significativement différent de 0 au seuil de 10 %, et ns non significatif. 13

15 Les résultats de la première colonne peuvent apparaître comme relativement contradictoires avec ceux obtenus dans le Tableau 5. Le face-à-face et l écrit apparaissent comme complémentaires alors que la corrélation entre ces deux média est négative. Cependant, chacun de ces modes de communication a un impact négatif sur la communication extérieure, lorsqu il est considéré individuellement, coefficients négatifs qui peuvent s interpréter comme la conséquence du poids important de ces formes de communication dans l organisation interne des entreprises. De même, le face-à-face et le téléphone seraient ici substituables (au seuil de 5 %), alors que la corrélation entre leurs utilisations respectives est positive. L utilisation d un micro-ordinateur apparaît comme substituable à celle de l écrit et du téléphone alors que la corrélation mesurée précédemment est positive. La communication en face-à-face et celle par micro-ordinateur n apparaissent toujours pas substituables mais complémentaires (au seuil de 5 %). L introduction des combinaisons des modes de communication comme variables explicatives de la communication extérieure apporte des éclairages nouveaux sur les formes de complémentarité et substitution entre différents média : elles sont relativement complexes et semblent respecter une forme de hiérarchie dans ces média. Ainsi, si le face-à-face et l écrit sont utilisés de manière isolée, ils le sont plus pour communiquer de manière interne que vers l extérieur. En revanche, lorsque le face-à-face et le micro-ordinateur sont utilisés conjointement ils sont complémentaires, alors que l écrit et le microordnateur sont substituables. Ces résultats sont à nouveau des indices du différentiel de complexité de l information qui peut être transmise par les différents média. Lorsqu il est utilisé pour augmenter la communication vers l extérieur, le face-à-face l est certainement pour transmettre des informations qui ne peuvent l être à l aide d un micro-ordinateur. L introduction de variables de contôle a priori directement liées au besoin en communication externe, telles que le genre, l occupation d un poste non-routinier, la taille de l entreprise, rend un certain nombre de coefficients non significatifs et diminue les autres. Plus précisement, l usage de l écrit pris isolément, la substituabilité entre face-à-face et téléphone et entre écrit et micro-ordinateur, et la complémentarité entre face-à-face et micro-ordinateur ne sont plus significatifs. Sans véritable surprise, la fonction occupée est un déterminant important de la communication extérieure. Lorsque cet effet est contrôlé, seule l utilisation de l écrit reste complémentaire au face-à-face et au téléphone et celle du téléphone substituable au micro-ordinateur. L introduction de variables sectorielles conjointement aux variables de localisation confirme ces résultats, tout en mettant en évidence le gradient urbain-rural observé précédemment dans l intensité de la communication extérieure. Les colonnes (4), (5), et (6) donnent les résultats des régressions effectuées pour les seuls salariés dont l emploi est localisé respectivement dans les zones urbaines, périurbaines, et rurales. Elles montrent en premier lieu que le modèle de communication décrit précédemment est avant tout un modèle urbain : dans les zones urbaines, les résultats, obtenus précédemment sur l ensemble de l échantillon, sont amplifiés alors que sur les autres types d espace aucun des termes croisés des média n est significatif. Dans ces espaces moins urbanisés, le coefficient du face-à-face devient également non significatif alors qu il reste significativement négatif dans l urbain. L impact de l usage du téléphone, pris 14

16 individuellement, est beaucoup plus élevé sur la communication extérieure dans le rural que dans l urbain, en toute logique. Par contre, dans le périurbain, cet impact est assez faible. Le schéma s inverse pour ce qui est de l utilisation du micro-ordinateur : il est faiblement utilisé pour communiquer vers l extérieur dans le rural et plus fortement dans le périurbain. Autre fait remarquable, l impact de la taille de l entreprise n est pas significativement différent de zéro en ville et dans les espaces périurbains, mais il est négatif et important dans le rural. Ainsi, les salariés urbains semblent combiner les différents modes de communication de manière assez complexe, qu ils soient dans des grandes ou petites entreprises, jouant sur les complémentarités et substitutions de ceux-ci et utilisant plus souvent les nouveaux instruments de télécommunication. Les salariés de l espace rural semblent quant à eux mobiliser fortement le téléphone pour communiquer vers l extérieur et très faiblement le micro-ordinateur, tout en minimisant cette communication extérieure en faisant appel aux ressources internes à l entreprise. L espace périurbain étant très grand, en termes de superficie, et très hétérogène, en termes de structures sectorielles, de distance à la ville, on y observe un mélange des deux schémas. CONCLUSIONS Les résultats que nous avons pu mettre en évidence grâce à la richesse de l enquête COI, en termes d intensité et de modes de communication sur le lieu de travail, conduisent à quelques conclusions non triviales. La plus importante concerne le lien entre développement des nouvelles technologies de l information et concentration spatiale des activités. Nous avons pu montrer que, d une part, l intensité de la communication est plus forte en ville qu ailleurs mais que ceci n est pas imputable à une plus forte communication en face-à-face et que, d autre part, les télécommunications ne sont aucunement substituables à ce mode de communication. Les structures de communication sont différentes entre les différents types d espace. Elles sont plus complexes et jouent plus sur les combinaisons entre média en ville, corroborant un modèle dans lequel le choix du mode de communication dépend du type d information à transmettre. Même si ces résultats sont issus d une enquête datant quelque peu et donc menée à une période où l usage des NTIC étaient peu développé, ils ne présagent en rien d une déconcentration des activités liée à ce développement, au contraire. 15

17 References CAIRNCROSS, F. [2001], The Death of Distance, Harvard Business School Press, Boston. CHARLOT, S. et DURANTON, G. [2005], Cities and Workplace Communication: Some French Evidence, Urban Studies, forthcoming. CHARLOT, S. et DURANTON, G. [2004], Communication Externalities and Cities, Journal of Urban Economics, 56: GASPAR, J. and GLAESER, E. L. [1998], Information Technologies and the Future of Cities, Journal of Urban Economics 43: GLAESER, E. L. [1999], Learning in Cities, Journal of Urban Economics 46, GLAESER, E. L. and MARÉ, D. [2001], Cities and Skills, Journal of Labor Economics, 19, GRAHAM, S. and MARVIN, S. [1996], Telecommunications and the City: Electronic Spaces, Urban Places. London: Routledge. GREENAN, N. and GUELLEC, D. [1998], Firm Organisation, Technology and Performance: An Empirical Study, Economics of Innovation and New Technology 6: GREENAN, N. and MAIRESSE, J. [1999], Organisational Change in Manufacturing: What Do We Learn From Firm Representatives and From Their Employees?, National Bureau of Economic Research working paper LEAMER, E. E. and STORPER, M. [2001], The Economic Geography of the Internet Age, Journal of International Business Studies 32: LUCAS, R. E. Jr. [1988], On The Mechanics of Economic Development, Journal of Monetary Economics 22: MARSHALL, A. [1890], Principles of Economics, Macmillan, London. ROSENTHAL, S.S. and STRANGE W.C., [2004], Microfoundations of Urban Increasing Returns: Empirical Evidence, in J. F. Thisse and J. V. Henderson (eds), Handbook of Regional and Urban Economics, vol 4, North-Holland, Amsterdam. StORPER, M. and VENABLES, A. J. [2002], Buzz: The Economic Force of the City. Processed, London School of Economics. 16

18 Annexe 1 : localisation et questions concernant la communication Localisation Les entreprises et donc les salariés ont été localisés dans l espace français, à la commune, puis répartis entre les différentes catégories d espace, construites à partir du Recensement de Population de Rappelons que, selon le découpage officiel de l INSEE, les pôles urbains contiennent les communes dans lesquelles il existe un continu d habitat et au moins emplois. Les zones périurbaines regroupent toutes les communes dans lesquelles au moins 40 % des actifs occupés travaillent dans un pôle urbain. Ici seul, le périurbain mono-polaire (au moins 40 % des actifs vont travailler dans le même pôle) a été qualifié de «périurbain». Notre espace rural concerne donc toutes les communes qui ne sont ni dans les pôles urbains, ni dans le périurbain mono-polaire. Les pôles urbains comprenaient, en 1999, environ 60 % de la population et 70 % des emplois. Environ 65 % de nos observations sont localisées dans l urbain. Il y a donc une légère sous représentation des zones urbaines dans notre échantillon, essentiellement en raison de la relative dispersion des activités industrielles (champ de l enquête) comparativement aux services (très peu représentés dans l enquête). Environ 10 % de nos observations sont localisées dans le périurbain et 25 % dans le rural, tel qu il est défini ici. Questions relatives à la communication Le volet salarié du questionnaire de l Enquête COI comprend environ 80 questions fortement tournées vers les conditions de travail, les changements organisationnels et les technologies de l information. Pour ce qui concerne la communication, nous avons sélectionné les questions suivantes : 30. Etes-vous en contact (en face-à-face ou par téléphone) avec les clients (Toujours/Régulièrement/Parfois/Jamais)? 31. En dehors de vos subordonnés (si vous en avez), donner vous des instructions aux personnes suivantes dans leur travail? a/ Collègues avec qui vous travaillez régulièrement : oui/non/non pertinent. b/ Autres personnes, travaillant dans la même entreprise : O/N/NP. c/ Autres personnes, travaillant dans une autre entreprise (clients, fournisseurs ) : O/N/NP. 32. En dehors de votre supérieur, recevez-vous des instructions des personnes suivantes pour effectuer votre travail? a/ Collègues avec qui vous travaillez régulièrement : oui/non/non pertinent. b/ Autres personnes, travaillant dans la même entreprise : O/N/NP. c/ Autres personnes, travaillant dans une autre entreprise (clients, fournisseurs ) : O/N/NP. 34. Comment recevez-vous les instructions importantes pour votre travail? a/ En face-à-face : O/N. 17

19 b/ Par téléphone : O/N. c/ Par écrit (y compris fax, télex, etc.) : O/N. d/ Micro-ordinateur ( s, etc.) : O/N. e/ Une autre machine (écran de contrôle, etc.) : O/N. 40. Travaillez-vous en équipe? O/N. 40b. Si oui, le faites-vous avec les personnes suivantes? a/ Collègues du même service : O/N. b/ Autres personnes de la même entreprise : O/N. c/ Autres personnes extérieures à l entreprise : O/N. 40c. Si oui, quel type de travail effectuez-vous? Conception (design ou recherche) / production. 52. Utilisez-vous un micro-ordinateur ou une station de travail pour votre travail? O/N. 55. Utilisez-vous des technologies de l information pour rechercher de l information? O/N. 68. Utilisez-vous Internet au travail? O/N. 69. Utilisez-vous un intranet au travail? O/N. Annexe 2 : Indices de communication Les réponses à toutes les questions binaires ont été codées 1, pour oui, et 0, pour non. Les réponses à la question 30 ont été codées 4, pour le niveau le plus élevé de communication, 3, 2, et 1 pour les niveaux plus faibles. Nous les avons ensuite agrégées dans des indices de communication. ComT est une moyenne pondérée. Nous avons donné un poids égal à chacune des dimensions suivantes ; - Communication interne à l entreprise (somme de 31a, 31b, 32a, 32b, 40b a, et 40b-b). - Communication externe à l entreprise (somme de 31c, 32c, et 40b-c). - Intensité de la communication (30). - Media (somme de 34a, b, c, d, e, 52, 55, 68, et 69). - Participation à une activité créative avec d autres (40c). Cet indice est normalisé pour être compris entre 0 et 100. ComE est calculé exactement de la même manière que ComT mais en excluant toutes les questions concernant la communication interne. 18

Evaluer l ampleur des économies d agglomération

Evaluer l ampleur des économies d agglomération Pierre-Philippe Combes GREQAM - Université d Aix-Marseille Ecole d Economie de Paris CEPR Janvier 2008 Supports de la présentation Combes, P.-P., T. Mayer et J.-T. Thisse, 2006, chap. 11. Economie Géographique,

Plus en détail

Virginie Lethiais, Télecom Bretagne, Marsouin

Virginie Lethiais, Télecom Bretagne, Marsouin 1 ENQUETE ENTREPRISES ET TIC 2008 : TIC ET INNOVATION : LE CAS DES PME BRETONNES Virginie Lethiais, Télecom Bretagne, Marsouin Ces dix dernières années, la majorité des entreprises a massivement investi

Plus en détail

Enquête EPCI 2014 : l appropriation des TIC par les intercommunalités bretonnes

Enquête EPCI 2014 : l appropriation des TIC par les intercommunalités bretonnes Enquête EPCI 2014 : l appropriation des TIC par les intercommunalités bretonnes Nicolas Deporte & Margot Beauchamps Observatoire du GIS M@rsouin Prenant en compte le rôle croissant de l échelon intercommunal

Plus en détail

L impact de la libre circulation des personnes sur les salaires en Suisse

L impact de la libre circulation des personnes sur les salaires en Suisse L impact de la libre circulation des personnes sur les salaires en Suisse L accord sur la libre circulation des personnes (ALCP) avec les États de l UE et de l AELE, entré en vigueur en juin, marque un

Plus en détail

Enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages

Enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages Note Méthodologique Dernière mise à jour : 27-1-214 Enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages Présentation de l enquête L Insee réalise depuis janvier 1987 l enquête mensuelle de conjoncture

Plus en détail

Accès à la formation continue en entreprise et caractéristiques des marchés locaux du travail

Accès à la formation continue en entreprise et caractéristiques des marchés locaux du travail TRAVAIL-EMPLOI Accès à la formation continue en entreprise et caractéristiques des marchés locaux du travail Cécile Détang-Dessendre* Tous les salariés n ont pas les mêmes chances d accéder à la formation

Plus en détail

Sondage stratifié. Myriam Maumy-Bertrand. Master 2ème Année 12-10-2011. Strasbourg, France

Sondage stratifié. Myriam Maumy-Bertrand. Master 2ème Année 12-10-2011. Strasbourg, France 1 1 IRMA, Université de Strasbourg Strasbourg, France Master 2ème Année 12-10-2011 Ce chapitre s appuie essentiellement sur deux ouvrages : «Les sondages : Principes et méthodes» de Anne-Marie Dussaix

Plus en détail

URBAIN-RURAL : DE QUOI PARLE-T-ON?

URBAIN-RURAL : DE QUOI PARLE-T-ON? URBAIN-RURAL : DE QUOI PARLE-T-ON? B.H. Nicot 1 Juin 2005 «Entre 1990 et 1999, le rural en France métropolitaine a connu une croissance démographique de 4,2 % sur la période, tandis que l urbain ne croissait

Plus en détail

Initialement centrée sur le prix des terrains

Initialement centrée sur le prix des terrains Marchés fonciers L enquête sur le prix des terrains à bâtir Une enquête nationale annuelle permet de suivre le marché des terrains à bâtir pour maisons individuelles mais pas seulement. Quelles en sont

Plus en détail

L ANALYSE DU «PARC SOCIAL DE FAIT» PARISIEN EN 2003 : UNE ANALYSE TERRITORIALISÉE DES PROFILS D OCCUPATION DES PARCS ET DES QUARTIERS

L ANALYSE DU «PARC SOCIAL DE FAIT» PARISIEN EN 2003 : UNE ANALYSE TERRITORIALISÉE DES PROFILS D OCCUPATION DES PARCS ET DES QUARTIERS ATELIER PARISIEN D URBANISME - 17, BD MORLAND 75004 PARIS TÉL : 01 42 71 28 14 FAX : 01 42 76 24 05 http://www.apur.org Observatoire de l'habitat de Paris L ANALYSE DU «PARC SOCIAL DE FAIT» PARISIEN EN

Plus en détail

APPEL À PROJETS Réalisation d exploitations complémentaires à l enquête Relations professionnelles et négociations d entreprise (REPONSE) 2010-2011

APPEL À PROJETS Réalisation d exploitations complémentaires à l enquête Relations professionnelles et négociations d entreprise (REPONSE) 2010-2011 APPEL À PROJETS Réalisation d exploitations complémentaires à l enquête Relations professionnelles et négociations d entreprise (REPONSE) 2010-2011 L enquête Relations professionnelles et négociations

Plus en détail

NOUVELLES TECHNOLOGIES ET MARCHÉ DU TRAVAIL JUIN 2015

NOUVELLES TECHNOLOGIES ET MARCHÉ DU TRAVAIL JUIN 2015 NOUVELLES TECHNOLOGIES ET MARCHÉ DU TRAVAIL JUIN 2015 INFORMATISATION/AUTOMATISATION ET TÂCHES (1/3) Une tâche est aujourd hui réalisable par un ordinateur/robot de façon autonome si elle est codifiable

Plus en détail

L innovation dans le commerce

L innovation dans le commerce L innovation dans le commerce Xavier Reif* Pour une entreprise commerciale, l innovation est un levier servant à consolider sa position par rapport à ses concurrentes. Elle contribue à conquérir de nouveaux

Plus en détail

MATHÉMATIQUES CYCLE TERMINAL DE LA SÉRIE ÉCONOMIQUE ET SOCIALE ET DE LA SÉRIE LITTERAIRE CLASSE DE PREMIÈRE

MATHÉMATIQUES CYCLE TERMINAL DE LA SÉRIE ÉCONOMIQUE ET SOCIALE ET DE LA SÉRIE LITTERAIRE CLASSE DE PREMIÈRE Annexe MATHÉMATIQUES CYCLE TERMINAL DE LA SÉRIE ÉCONOMIQUE ET SOCIALE ET DE LA SÉRIE LITTERAIRE CLASSE DE PREMIÈRE L enseignement des mathématiques au collège et au lycée a pour but de donner à chaque

Plus en détail

INRA-ENESAD UMR CESAER

INRA-ENESAD UMR CESAER Working Paper Accès à la formation continue en entreprise et caractéristiques des marchés locaux du travail 2008/1 Cécile Détang-Dessendre INRA-ENESAD UMR CESAER Centre d'economie et Sociologie appliquées

Plus en détail

Carte scolaire et prix immobiliers à Paris

Carte scolaire et prix immobiliers à Paris Carte scolaire et prix immobiliers à Paris Gabrielle Fack et Julien Grenet * Résumé : À partir de données éducatives et immobilières très riches, cette étude montre que l attractivité des collèges publics

Plus en détail

Les changements de résidence : entre contraintes familiales et professionnelles

Les changements de résidence : entre contraintes familiales et professionnelles Les changements de résidence : entre contraintes familiales et professionnelles Thierry Debrand, Claude Taffin* La mobilité résidentielle des ménages est fonction de l âge, du niveau de formation, du type

Plus en détail

ANALYSE BIVARIÉE DE VARIABLES QUALITATIVES LE TEST DU Chi2

ANALYSE BIVARIÉE DE VARIABLES QUALITATIVES LE TEST DU Chi2 ANALYSE BIVARIÉE DE VARIABLES QUALITATIVES LE TEST DU Chi2 Dominique LAFFLY Maître de Conférences, Université de Pau Laboratoire Société Environnement Territoire UMR 5603 du CNRS et Université de Pau Domaine

Plus en détail

administrations de l'état sur les grandes entreprises du privé, déjà catégories socioprofessionnelles et à la fonction exercée, même si dans

administrations de l'état sur les grandes entreprises du privé, déjà catégories socioprofessionnelles et à la fonction exercée, même si dans collection Statistiques Point St t 85 % des agents des ministères utilisent l informatique en 2006 hors enseignants, magistrats et agents de la Défense Danièle Guillemot et Aurélie Peyrin Centre d études

Plus en détail

Journée d échanges du RET Transports, croissance économique et développement territorial

Journée d échanges du RET Transports, croissance économique et développement territorial Journée d échanges du RET Transports, croissance économique et développement territorial Coûts de transport et inégalités régionales: Les apports de la nouvelle économie géographique Miren Lafourcade Paris-Jourdan

Plus en détail

La publication, au second

La publication, au second Les entreprises industrielles françaises de plus en plus impliquées dans les NTIC Malgré l adoption accélérée des différents outils des nouvelles technologies de l information et de la communication (NTIC)

Plus en détail

Simulation et première évaluation de ce dispositif

Simulation et première évaluation de ce dispositif les notes N 2 / 29 septembre 2011 Faut il revenir sur la défiscalisation des heures supplémentaires? Simulation et première évaluation de ce dispositif Éric Heyer Parmi les mesures du plan d économies

Plus en détail

Culture Générale version corporate

Culture Générale version corporate Culture Générale version corporate Fiche technique CENTRAL TEST www.centraltest.fr www.centraltest.ca www.centraltest.es www.centraltest.de www.centraltest.com Siège social : 18-20, rue Claude Tillier

Plus en détail

Méthodes d investigation

Méthodes d investigation Méthodes d investigation 1 LE QUESTIONNAIRE LE questionnaire 1. l économie générale du questionnaire : 2. L avant questionnaire 3. la construction du questionnaire 4. Le choix de l échantillon 2 1. Le

Plus en détail

ANALYSE BIVARIÉE DE VARIABLES QUALITATIVE ET QUANTITAVIE Analyse de Variance (ANOVA)

ANALYSE BIVARIÉE DE VARIABLES QUALITATIVE ET QUANTITAVIE Analyse de Variance (ANOVA) ANALYSE BIVARIÉE DE VARIABLES QUALITATIVE ET QUANTITAVIE Analyse de Variance (ANOVA) Dominique LAFFLY Maître de Conférences, Université de Pau Laboratoire Société Environnement Territoire UMR 5603 du CNRS

Plus en détail

LES CAHIERS DU CEPS/INSTEAD Population & Emploi. Spécificités et performances des canaux de recrutement. Anne-Sophie GENEVOIS

LES CAHIERS DU CEPS/INSTEAD Population & Emploi. Spécificités et performances des canaux de recrutement. Anne-Sophie GENEVOIS LES CAHIERS DU CEPS/INSTEAD Population & Emploi Spécificités et performances des canaux de recrutement Anne-Sophie GENEVOIS Cahier n 2011-01 Janvier 2011 Spécificités et performances des canaux de recrutement

Plus en détail

Le développement de services aux entreprises : les enjeux de la proximité pour les territoires industriels

Le développement de services aux entreprises : les enjeux de la proximité pour les territoires industriels Le développement de services aux entreprises : les enjeux de la proximité pour les territoires industriels AUTEURS Fabienne PICARD, Nathalie RODET-KROICHVILI, Nafaa HAMZA-SFAXI RÉSUMÉ L objectif de cette

Plus en détail

PROJET PILOTE DE FORMATION À L ÉCOCONDUITE POUR VÉHICULES LÉGERS

PROJET PILOTE DE FORMATION À L ÉCOCONDUITE POUR VÉHICULES LÉGERS Bureau de l efficacité et de l innovation énergétiques PROJET PILOTE DE FORMATION À L ÉCOCONDUITE POUR VÉHICULES LÉGERS RÉSULTATS SOMMAIRES 1 Ministère des Ressources naturelles et de la Faune Secteur

Plus en détail

UNIVERSITE PARIS 1 PANTHEON SORBONNE LICENCE DE SCIENCES ECONOMIQUES. STATISTIQUE APPLIQUEE F. Gardes / P. Sevestre. Fiche N 7.

UNIVERSITE PARIS 1 PANTHEON SORBONNE LICENCE DE SCIENCES ECONOMIQUES. STATISTIQUE APPLIQUEE F. Gardes / P. Sevestre. Fiche N 7. UNIVERSITE PARIS 1 PANTHEON SORBONNE LICENCE DE SCIENCES ECONOMIQUES STATISTIQUE APPLIQUEE F. Gardes / P. Sevestre Fiche N 7 (avec corrigé) L objet de ce TD est de vous initier à la démarche et à quelques

Plus en détail

SUJET INÉDIT 1. Dossier 1. Charges et choix d une unité d œuvre 4 points 45 minutes CHAPITRES 1 et 4

SUJET INÉDIT 1. Dossier 1. Charges et choix d une unité d œuvre 4 points 45 minutes CHAPITRES 1 et 4 SUJET INÉDIT 1 La société Coupe & Shampoing Coupe & Shampoing est un salon de coiffure indépendant. Afin de faire face à la concurrence de salons de coiffure franchisés, son dirigeant, Kamel, aimerait

Plus en détail

TIC et conditions de travail

TIC et conditions de travail Note d éducation permanente de l ASBL Fondation Travail-Université (FTU) N 2014 1, février 2014 www.ftu.be/ep TIC et conditions de travail Corrélations entre l utilisation des technologies de l information

Plus en détail

- mardi 23 octobre 2007 -

- mardi 23 octobre 2007 - DOSSIER DE PRESSE Premiers résultats et évolutions entre 1999 et 2007 sur l aire urbaine rennaise - mardi 23 octobre 2007 - Contacts Presse Rennes Métropole : Vincent Le Berre - Attaché de Presse Tél.

Plus en détail

Dossier de Validation des Acquis de l expérience

Dossier de Validation des Acquis de l expérience Dossier de Validation des Acquis de l expérience Etape : 2 Guide de réalisation du dossier de présentation de V.A.E. Demande concernant le Diplôme de l Ipag Diplôme de Formation Supérieure au Management

Plus en détail

Développement territorial et mobilité quotidienne

Développement territorial et mobilité quotidienne Développement territorial et mobilité quotidienne Territorial Development and Daily Mobility A. Aguiléra 1 Cette communication interroge les relations entre les formes des localisations intra-urbaines

Plus en détail

SALARIÉS À «BAS SALAIRE» ET TRAVAILLEURS PAUVRES : UNE COMPARAISON FRANCE - ÉTATS-UNIS

SALARIÉS À «BAS SALAIRE» ET TRAVAILLEURS PAUVRES : UNE COMPARAISON FRANCE - ÉTATS-UNIS IRES INSTITUT DE RECHERCHES ÉCONOMIQUES ET SOCIALES.1 - N 2.1 SALARIÉS À «BAS SALAIRE» ET TRAVAILLEURS PAUVRES : UNE COMPARAISON FRANCE - ÉTATS-UNIS Par de nombreuses caractéristiques, les salariés à «bas

Plus en détail

Enquête ménages déplacements 2006 de l aire métropolitaine lyonnaise

Enquête ménages déplacements 2006 de l aire métropolitaine lyonnaise DOSSIER DE PRESSE Lundi 22 janvier 2007 Enquête ménages déplacements 2006 de l aire métropolitaine lyonnaise Premiers résultats et évolutions entre 1995 et 2006 sur le territoire du Grand Lyon L EMD en

Plus en détail

La construction de maisons individuelles en Champagne-Ardenne en 2012

La construction de maisons individuelles en Champagne-Ardenne en 2012 DREAL Champagne- Ardenne Juin 2014 OBSERVATION ET STATISTIQUES Le logement en chiffres La construction de maisons individuelles en Champagne-Ardenne en 2012 En 2012, 2 191 permis ont été délivrés en Champagne-Ardenne

Plus en détail

La stratégie des PME influence-t-elle leur adoption des outils ERP? Une analyse empirique

La stratégie des PME influence-t-elle leur adoption des outils ERP? Une analyse empirique La stratégie des PME influence-t-elle leur adoption des outils ERP? Une analyse empirique Résumé : L offre de logiciels intégrés auprès des petites entreprises s accroit. Cependant, l acquisition d un

Plus en détail

BACCALAURÉAT TECHNOLOGIQUE SESSION 2015 (PONDICHERY) SÉRIE : SCIENCES ET TECHNOLOGIES DU MANAGEMENT ET DE LA GESTION SPÉCIALITÉ : GESTION ET FINANCE

BACCALAURÉAT TECHNOLOGIQUE SESSION 2015 (PONDICHERY) SÉRIE : SCIENCES ET TECHNOLOGIES DU MANAGEMENT ET DE LA GESTION SPÉCIALITÉ : GESTION ET FINANCE BACCALAURÉAT TECHNOLOGIQUE SESSION 2015 (PONDICHERY) SÉRIE : SCIENCES ET TECHNOLOGIES DU MANAGEMENT ET DE LA GESTION SPÉCIALITÉ : GESTION ET FINANCE ÉLÉMENTS INDICATIFS DE CORRIGÉ Ce dossier comporte des

Plus en détail

Chapitre 3 RÉGRESSION ET CORRÉLATION

Chapitre 3 RÉGRESSION ET CORRÉLATION Statistique appliquée à la gestion et au marketing http://foucart.thierry.free.fr/statpc Chapitre 3 RÉGRESSION ET CORRÉLATION La corrélation est une notion couramment utilisée dans toutes les applications

Plus en détail

LE ROLE DES INCITATIONS MONETAIRES DANS LA DEMANDE DE SOINS : UNE EVALUATION EMPIRIQUE.

LE ROLE DES INCITATIONS MONETAIRES DANS LA DEMANDE DE SOINS : UNE EVALUATION EMPIRIQUE. LE ROLE DES INCITATIONS MONETAIRES DANS LA DEMANDE DE SOINS : UNE EVALUATION EMPIRIQUE. Synthèse des travaux réalisés 1. Problématique La question D7 du plan d exécution du Programme National de Recherches

Plus en détail

DRAAF de Basse-Normandie. Le chauffage domestique au bois en Basse-Normandie. Situation en 2012 et évolution depuis 1984.

DRAAF de Basse-Normandie. Le chauffage domestique au bois en Basse-Normandie. Situation en 2012 et évolution depuis 1984. DRAAF de Basse-Normandie Le chauffage domestique au bois en Basse-Normandie Situation en 2012 et évolution depuis 1984 Rapport final Biomasse Normandie 19, Quai de Juillet - 14000 CAEN Tél. : 02 31 34

Plus en détail

Actes du 24 e colloque de l Adméé-Europe L évaluation des compétences en milieu scolaire et en milieu professionnel

Actes du 24 e colloque de l Adméé-Europe L évaluation des compétences en milieu scolaire et en milieu professionnel EN QUOI LES DONNÉES LONGITUDINALES PERMETTENT-ELLES DE MIEUX ÉVALUER LES RETOURS SUR LES INVESTISSEMENTS EN FORMATION AU SEIN DES ORGANISATIONS? Amélie Bernier * * TÉLUQ (Université du Québec), bernier.amelie@teluq.ca

Plus en détail

Mobilités professionnelles et formation continue

Mobilités professionnelles et formation continue Mobilités professionnelles et continue Pauline GIVORD, Lionel WILNER 7 décembre 2009 Introduction Dans un contexte de flexibilisation accrue du marché du travail (Givord 2006), il est important de comprendre

Plus en détail

5. La féminisation du travail transforme les modes de vie

5. La féminisation du travail transforme les modes de vie 5. La féminisation du travail transforme les modes de vie Féminisation du travail 1968 2002 Population active féminine (millions) 7,7 12,1 Population active masculine 13,8 14,5 Part des femmes dans la

Plus en détail

Ressources pour le lycée général et technologique

Ressources pour le lycée général et technologique éduscol Sciences économiques et sociales - Première ES Science économique 2. La production dans l entreprise Ressources pour le lycée général et technologique Fiche 2.1 : Comment l entreprise produit-elle?

Plus en détail

- Mobiliser les résultats sur le second degré dans le cadre de la résolution d un problème.

- Mobiliser les résultats sur le second degré dans le cadre de la résolution d un problème. Mathématiques - classe de 1ère des séries STI2D et STL. 1. Analyse On dote les élèves d outils mathématiques permettant de traiter des problèmes relevant de la modélisation de phénomènes continus ou discrets.

Plus en détail

Se déplacer dans la ville étalée : L influence des technologies mobiles au quotidien Problématisation

Se déplacer dans la ville étalée : L influence des technologies mobiles au quotidien Problématisation Se déplacer dans la ville étalée : L influence des technologies mobiles au quotidien 10 e Colloque de la Relève VRM INRS-UCS, Montréal 21-22 mai 2013 Després, Michel Candidat à la maîtrise en sociologie

Plus en détail

Fiche qualité relative à l enquête Santé et Itinéraire Professionnel 2010 (SIP) Carte d identité de l enquête

Fiche qualité relative à l enquête Santé et Itinéraire Professionnel 2010 (SIP) Carte d identité de l enquête Fiche qualité relative à Santé et Itinéraire Professionnel 2010 (SIP) Nom Années de Périodicité Panel (suivi d échantillon) Services concepteurs Service réalisant Sujets principaux traités dans Carte d

Plus en détail

Le montant des garanties constituées aux fins du STPGV est-il excessif?

Le montant des garanties constituées aux fins du STPGV est-il excessif? Le montant des garanties constituées aux fins du STPGV est-il excessif? Kim McPhail et Anastasia Vakos* L e système canadien de transfert des paiements de grande valeur (STPGV) sert à effectuer les paiements

Plus en détail

iroise Insertion professionnelle Contrat d accompagnement dans l emploi (CUI-CAE) des bénéficiaires d un Contrat unique d insertion - Bretagne

iroise Insertion professionnelle Contrat d accompagnement dans l emploi (CUI-CAE) des bénéficiaires d un Contrat unique d insertion - Bretagne G R E F Bretagne des bénéficiaires d un Contrat unique d insertion - Contrat d accompagnement dans l emploi (CUI-CAE) iroise PRÉFET DE LA RÉGION BRETAGNE Contrat de projets Etat-Région A l issue du CUI-CAE,

Plus en détail

La capacité d achat immobilier en Île-de-France :

La capacité d achat immobilier en Île-de-France : La capacité d achat immobilier en Île-de-France : Évaluation dynamique et disparités géographiques Kevin Beaubrun-Diant Juillet 2010 2 La capacité d achat immobilier en Île-de-France Introduction La compréhension

Plus en détail

Evolution des prix des services mobiles en France

Evolution des prix des services mobiles en France 28 mai 2014 Evolution des prix des services mobiles en France Résultats pour l année 2013 ISSN : 2258-3106 Sommaire SYNTHESE... 3 I. ELEMENTS DE METHODE... 5 I.1 MODELISATION DES COMPORTEMENTS DE CONSOMMATION...5

Plus en détail

Enquête sur le Très Haut Débit en Côte-d Or

Enquête sur le Très Haut Débit en Côte-d Or Enquête sur le Très Haut Débit en Côte-d Or Synthèse Cette enquête, menée à l initiative de la CCI Côte-d Or avec le soutien du RECO (Réseau Entreprises Côte-d Or) auprès de 246 entreprises, montre que

Plus en détail

MANAGEMENT ET GESTION DES ENTREPRISES (épreuve n 299) ANNEE 2010. Epreuve conçue par HEC. Voie Technologique. Technologique 775 10,00 3,70

MANAGEMENT ET GESTION DES ENTREPRISES (épreuve n 299) ANNEE 2010. Epreuve conçue par HEC. Voie Technologique. Technologique 775 10,00 3,70 MANAGEMENT ET GESTION DES ENTREPRISES (épreuve n 299) ANNEE 2010 Epreuve conçue par HEC Voie Technologique NBRE CANDIDATS MOYENNES ECARTS-TYPE RESULTATS GLOBAUX 775 10,00 3,70 VOIES PREPARATOIRES Technologique

Plus en détail

Qu est-ce qu une problématique?

Qu est-ce qu une problématique? Fiche méthodologique préparée par Cécile Vigour octobre 2006 1 Qu est-ce qu une problématique? Trois étapes : 1. Définition de la problématique 2. Qu est-ce qu une bonne problématique? 3. Comment problématiser?

Plus en détail

ASSOCIATION FRANÇAISE DES CENTRES DE RELATION CLIENT 3 cité Férembach 75017 PARIS http://afrc.org

ASSOCIATION FRANÇAISE DES CENTRES DE RELATION CLIENT 3 cité Férembach 75017 PARIS http://afrc.org LABORATOIRE D'ECONOMIE ET DE SOCIOLOGIE DU TRAVAIL Unité Mixte de Recherche 6123 35 Avenue Jules Ferry - 13626 Aix-en-Provence Cedex http://www.univ-aix.fr/lest ASSOCIATION FRANÇAISE DES CENTRES DE RELATION

Plus en détail

q u estions Hommes 28 % 22 % 21 % 18 % *Voir l encadré «indicateurs d état de santé utilisés», p. 2 Source : Enquête décennale santé 2002-2003

q u estions Hommes 28 % 22 % 21 % 18 % *Voir l encadré «indicateurs d état de santé utilisés», p. 2 Source : Enquête décennale santé 2002-2003 Bulletin d information en économie de la santée q u estions d économie de la santé résultats Repères Créées par la loi d orientation pour l aménagement et le développement territorial du 4 février 1995,

Plus en détail

David Marsden Labour market segmentation in Britain: the decline of occupational labour markets and the spread of entry tournaments

David Marsden Labour market segmentation in Britain: the decline of occupational labour markets and the spread of entry tournaments David Marsden Labour market segmentation in Britain: the decline of occupational labour markets and the spread of entry tournaments Article (Accepted version) (Refereed) Original citation: Marsden, David

Plus en détail

L essentiel sur les tests statistiques

L essentiel sur les tests statistiques L essentiel sur les tests statistiques 21 septembre 2014 2 Chapitre 1 Tests statistiques Nous considérerons deux exemples au long de ce chapitre. Abondance en C, G : On considère une séquence d ADN et

Plus en détail

Le devenir des entreprises artisanales 5 ans après leur installation

Le devenir des entreprises artisanales 5 ans après leur installation Le devenir des 5 ans après leur installation Observatoire des Métiers et de l Artisanat Région Centre Octobre 2013 Afin de mieux connaître l évolution des nouvellement créées, l INSEE a mis en place un

Plus en détail

direction générale des Infrastructures Transports et de la Mer Déplacements VILLES MOYENNES Certu

direction générale des Infrastructures Transports et de la Mer Déplacements VILLES MOYENNES Certu direction générale des Infrastructures des Transports et de la Mer Certu L Enquête Déplacements VILLES MOYENNES Politique des Transports pour voir loin, autant voir clair Avant d engager la collectivité,

Plus en détail

Relation entre deux variables : estimation de la corrélation linéaire

Relation entre deux variables : estimation de la corrélation linéaire CHAPITRE 3 Relation entre deux variables : estimation de la corrélation linéaire Parmi les analyses statistiques descriptives, l une d entre elles est particulièrement utilisée pour mettre en évidence

Plus en détail

La Qualité des données de cadrage. Jérôme NERAUDAU Directeur Etudes & Méthodes Scientifiques

La Qualité des données de cadrage. Jérôme NERAUDAU Directeur Etudes & Méthodes Scientifiques La Qualité des données de Jérôme NERAUDAU Directeur Etudes & Méthodes Scientifiques Sommaire La qualité des données de I Les données INSEE a) Les différentes sources utilisables b) La mise au point d une

Plus en détail

La couverture du délai de carence des arrêts maladie en France : Déterminants et impact sur l absentéisme

La couverture du délai de carence des arrêts maladie en France : Déterminants et impact sur l absentéisme La couverture du délai de carence des arrêts maladie en France : Déterminants et impact sur l absentéisme Catherine Pollak DREES, Centre d Economie de la Sorbonne Discussion : Roméo Fontaine, LEG (Université

Plus en détail

Directeur de la publication : André-Michel ventre, Directeur de l INHESJ Rédacteur en chef : Christophe Soullez, chef du département de l ONDRP

Directeur de la publication : André-Michel ventre, Directeur de l INHESJ Rédacteur en chef : Christophe Soullez, chef du département de l ONDRP repères Premier ministre 20 institut national des hautes études de la sécurité et de la justice Janvier 2013 n Directeur de la publication : André-Michel ventre, Directeur de l INHESJ Rédacteur en chef

Plus en détail

E nquête Enquête sur les revenus professionnels des ingénieurs

E nquête Enquête sur les revenus professionnels des ingénieurs Enquête sur les revenus professionnels des ingénieurs civils, agronomes et bioingénieurs, sur les avantages, les possibilités offertes par les entreprises en matière de formation et la satisfaction des

Plus en détail

GUIDE PRATIQUE. Du provisionnement des emprunts à risques

GUIDE PRATIQUE. Du provisionnement des emprunts à risques Ministère de l Égalité des territoires et du Logement Ministère de l Économie et des Finances GUIDE PRATIQUE Du provisionnement des emprunts à risques Application aux Offices Publics de l Habitat à comptabilité

Plus en détail

Prévision et programmation

Prévision et programmation Prévision et programmation Fiche 6 La budgétisation au premier euro (les budgets en base zéro). Remarque liminaire : Les orientations données dans cette fiche ne sauraient préjuger des résultats des travaux

Plus en détail

REFERENTIEL BTS COMMUNICATION

REFERENTIEL BTS COMMUNICATION REFERENTIEL BTS COMMUNICATION PRINCIPES GENERAUX Le présent document vise à expliciter et justifier certains choix qui ont présidé à l écriture du projet. L élaboration du référentiel de certification

Plus en détail

N 2015-XX. Les études de l emploi cadre

N 2015-XX. Les études de l emploi cadre DOCUMENT SOUS EMBARGO JUSQU AU 4 MARS À 00 h 01 LES ÉCARTS DE SALAIRE HOMMES-FEMMES ÉDITION 2015 Les études de l emploi cadre N 2015-XX Mars 2015 Composantes de la rémunération des cadres Méthode employée

Plus en détail

LES REPRÉSENTATIONS SPATIALES DES ENFANTS

LES REPRÉSENTATIONS SPATIALES DES ENFANTS LES REPRÉSENTATIONS SPATIALES DES ENFANTS Recherche comparative (France et Pologne) par Katarzyna Bogacz Institut de recherches géographiques Campus Porte des Alpes 5 avenue Pierre Mendès-France, bâtiment

Plus en détail

Savoirs de base en sécurité routière mars 2006. Lieux accidentés. Détection et traitement - Milieu urbain et milieu interurbain

Savoirs de base en sécurité routière mars 2006. Lieux accidentés. Détection et traitement - Milieu urbain et milieu interurbain Sétra interurbain urbain Savoirs de base en sécurité routière mars 2006 Lieux accidentés - Milieu urbain et milieu interurbain Avertissement : cette série de fiches est destinée à fournir une information

Plus en détail

L évolution des parts modales des déplacements domicile-travail

L évolution des parts modales des déplacements domicile-travail Thème : Transport durable Orientation : Faire évoluer les pratiques de mobilité L évolution des parts modales des déplacements domicile-travail par aire urbaine et département hors aires urbaines La part

Plus en détail

Comment l entreprise produit-elle?

Comment l entreprise produit-elle? Comment l entreprise produit-elle? Trouvez des questions permettant de répondre aux paragraphes proposés. Cet exercice doit vous permettre de mieux mémoriser le cours mais aussi de travailler les consignes.

Plus en détail

2 Probabilités conditionnelles. Événements indépendants

2 Probabilités conditionnelles. Événements indépendants 2 Probabilités conditionnelles. Événements indépendants 2.1 Probabilité conditionnelle Soient A et B deux événements tels que P(B) > 0. Soit alors P(A B), la probabilité que A se réalise, B étant réalisé.

Plus en détail

Groupe de travail «Perspectives démographiques et financières de la dépendance» Compte rendu de la réunion du 18 mai 2011

Groupe de travail «Perspectives démographiques et financières de la dépendance» Compte rendu de la réunion du 18 mai 2011 Groupe de travail «Perspectives démographiques et financières de la dépendance» Compte rendu de la réunion du 18 mai 2011 En introduction, le modérateur du groupe présente ses excuses pour le report de

Plus en détail

SOCLE COMMUN - La Compétence 3 Les principaux éléments de mathématiques et la culture scientifique et technologique

SOCLE COMMUN - La Compétence 3 Les principaux éléments de mathématiques et la culture scientifique et technologique SOCLE COMMUN - La Compétence 3 Les principaux éléments de mathématiques et la culture scientifique et technologique DOMAINE P3.C3.D1. Pratiquer une démarche scientifique et technologique, résoudre des

Plus en détail

REPÈRES 15. Violences physiques ou sexuelles au sein du ménage*

REPÈRES 15. Violences physiques ou sexuelles au sein du ménage* REPÈRES 15 Juillet 2011 n Directeur de la publication : André-Michel VENTRE, Directeur de l INHESJ Rédacteur en chef : Christophe SOULLEZ, chef du département de l ONDRP Violences physiques ou sexuelles

Plus en détail

Fiche qualité SRCV 2009. Carte d identité de l enquête

Fiche qualité SRCV 2009. Carte d identité de l enquête Fiche qualité SRCV 2009 Nom Carte d identité de Enquête Statistique sur les ressources et les conditions de vie Année de Les données de sont relatives à 2009 La première enquête SRCV a démarré en 2004.

Plus en détail

Ø Dans un plan marketing deux types d objectifs doivent être fixés :

Ø Dans un plan marketing deux types d objectifs doivent être fixés : 2- La démarche du plan marketing Le plan marketing traduit la stratégie marketing choisie par la firme pour atteindre les objectifs fixés pour un couple produit-marché (ou pour un DAS). Il doit être en

Plus en détail

Département CRM ÉTUDE DE MARCHÉ

Département CRM ÉTUDE DE MARCHÉ Département CRM ÉTUDE DE MARCHÉ QUI SOMMES-NOUS? CUSTOMER RELATIONSHIP MANAGEMENT (CRM) Ensemble de mesures prises pour optimiser la relation et la fidélisation client dans le but d augmenter son chiffre

Plus en détail

La RSE et les PME: quels enseignements de la recherche en économie? Réunion RSE et compétitivité 4 juin 2014. Patricia Crifo

La RSE et les PME: quels enseignements de la recherche en économie? Réunion RSE et compétitivité 4 juin 2014. Patricia Crifo 1 La RSE et les PME: quels enseignements de la recherche en économie? Réunion RSE et compétitivité 4 juin 2014 Patricia Crifo Université Paris Ouest, Ecole Polytechnique & Cirano (Montréal) Plan de la

Plus en détail

Un guide pour mesurer le bénéfice et l actif nets de la micro-entreprise

Un guide pour mesurer le bénéfice et l actif nets de la micro-entreprise Outils d action A guide to measuring microenterprise profits and net worth, Lisa Daniels, décembre 2001. Un guide pour mesurer le bénéfice et l actif nets de la micro-entreprise Cet article, basé sur des

Plus en détail

Intérêt et limites des estimations sur petits domaines HID «Petits domaines», une opération inhabituelle :

Intérêt et limites des estimations sur petits domaines HID «Petits domaines», une opération inhabituelle : Intérêt et limites des estimations sur petits domaines HID «Petits domaines», une opération inhabituelle : a. Une opération de «production» b. Visant l ensemble des variables d une enquête c. Recherchant

Plus en détail

Revenus et patrimoine des ménages

Revenus et patrimoine des ménages Direction de la Diffusion et de l'action Régionale Division Communication Externe Bureau de Presse Dossier de presse Synthèses n 65 Revenus et patrimoine des ménages Edition 2002-2003 - Au sommaire du

Plus en détail

Le financement de l apprentissage informel

Le financement de l apprentissage informel Études de cas Financial arrangements in informal apprenticeships: Determinants and effects. Findings from urban Ghana, Working Paper n o 49, ILO, 2007. Financement de l apprentissage informel : zoom sur

Plus en détail

ÉTUDE DE MORTALITÉ DANS LES RENTES INDIVIDUELLES ANNÉE D ASSURANCE 1995-1996

ÉTUDE DE MORTALITÉ DANS LES RENTES INDIVIDUELLES ANNÉE D ASSURANCE 1995-1996 ÉTUDE DE MORTALITÉ DANS LES RENTES INDIVIDUELLES ANNÉE D ASSURANCE 1995-1996 Document 20131 1. INTRODUCTION Les travaux sur l étude de mortalité dans les rentes individuelles se sont poursuivis. Cette

Plus en détail

OUTIL DE VEILLE SCHEMA DE COHERENCE TERRITORIALE DE L'AGGLOMERATION TOULOUSAINE CONSOMMATION DE L'ESPACE EXERCICE 2003

OUTIL DE VEILLE SCHEMA DE COHERENCE TERRITORIALE DE L'AGGLOMERATION TOULOUSAINE CONSOMMATION DE L'ESPACE EXERCICE 2003 Agence d Urbanisme et d Aménagement du Territoire Toulouse Aire Urbaine OUTIL DE VEILLE SCHEMA DE COHERENCE TERRITORIALE DE L'AGGLOMERATION TOULOUSAINE CONSOMMATION DE L'ESPACE EXERCICE 2003 Décembre 2003

Plus en détail

Les non-salariés pluri-actifs permanents

Les non-salariés pluri-actifs permanents Les non-salariés pluri-actifs Franck Evain* Les pluri-actifs, c est-à-dire les personnes qui cumulent de manière permanente activité salariée (hors fonction publique d État) et activité non salariée, sont

Plus en détail

Le licenciement des salariés protégés

Le licenciement des salariés protégés Le licenciement des salariés protégés Les salariés bénéficiant de dispositions légales protectrices sont d abord et avant tout les représentants du personnel: délégués du personnel, membres des comités

Plus en détail

Enquête sur les investissements dans l industrie

Enquête sur les investissements dans l industrie Note Méthodologique Dernière mise à jour : 30-08-2010 Enquête sur les investissements dans l industrie Avertissement : depuis mai 2010, les résultats de l enquête trimestrielle sur les investissements

Plus en détail

J.12. Annexe LIGNE 15 OUEST DOSSIER D ENQUÊTE PRÉALABLE À LA DÉCLARATION D UTILITÉ PUBLIQUE. Été 2015

J.12. Annexe LIGNE 15 OUEST DOSSIER D ENQUÊTE PRÉALABLE À LA DÉCLARATION D UTILITÉ PUBLIQUE. Été 2015 LIGNE 15 : PONT DE SÈVRES < > SAINT-DENIS PLEYEL (LIGNE ROUGE) LIGNE 15 OUEST DOSSIER D ENQUÊTE PRÉALABLE À LA DÉCLARATION D UTILITÉ PUBLIQUE Été 2015 J.12 Annexe Suites données par la Société du Grand

Plus en détail

LES RÉFÉRENTIELS RELATIFS AUX EDUCATEURS DE JEUNES ENFANTS

LES RÉFÉRENTIELS RELATIFS AUX EDUCATEURS DE JEUNES ENFANTS LES RÉFÉRENTIELS RELATIFS AUX EDUCATEURS DE JEUNES ENFANTS 1. RÉFÉRENTIEL PROFESSIONNEL D EDUCATEUR DE JEUNES ENFANTS 2. RÉFÉRENTIEL ACTIVITÉS 3. RÉFÉRENTIEL DE 4. RÉFÉRENTIEL DE CERTIFICATION 5. RÉFÉRENTIEL

Plus en détail

4 pages de recherche

4 pages de recherche 4 pages de recherche L ADOPTION DE PROGICIELS DE GESTION INTEGREE DANS LES PME : DES DEBUTS PROMETTEURS François DELTOUR, Télécom Bretagne, Laboratoire ICI, M@rsouin Jocelyne TREMENBERT, Télécom Bretagne,

Plus en détail

ADAPTER LA METHODE AUX OBJECTIFS DE L ENQUETE

ADAPTER LA METHODE AUX OBJECTIFS DE L ENQUETE Déchets : outils et exemples pour agir Fiche méthode n 1 www.optigede.ademe.fr ADAPTER LA METHODE AUX OBJECTIFS DE L ENQUETE Origine et objectif de la fiche : Les retours d expérience des collectivités

Plus en détail

L INSERTION PROFESSIONNELLE DES FEMMES DIPLOMEES AU MAROC :

L INSERTION PROFESSIONNELLE DES FEMMES DIPLOMEES AU MAROC : L INSERTION PROFESSIONNELLE DES FEMMES DIPLOMEES AU MAROC : UTILISATION DES MODELES ECONOMETRIQUES EZZRARI Abdeljaouad L interaction entre l offre et la demande d emploi révèle que le déséquilibre sur

Plus en détail

LES MODES D ADAPTATION ET DE COMPENSATION DU HANDICAP : Les personnes handicapées motrices à domicile (enquête HID 1999)

LES MODES D ADAPTATION ET DE COMPENSATION DU HANDICAP : Les personnes handicapées motrices à domicile (enquête HID 1999) Délégation ANCREAI Ile-de-France CEDIAS - 5 rue Las-Cases 75007 PARIS Tél : 01 45 51 66 10 Fax : 01 44 18 01 81 E-mail : creai.idf@9online.fr Contact : Carole PEINTRE LES MODES D ADAPTATION ET DE COMPENSATION

Plus en détail

Quelles conditions pour un apprentissage efficace?

Quelles conditions pour un apprentissage efficace? Creating Effective Teaching and Learning Environments: First Results from TALIS Summary in French Créer des environnements efficaces pour l enseignement et l apprentissage: premiers résultats de l enquête

Plus en détail

Rapport d évaluation de la licence

Rapport d évaluation de la licence Section des Formations et des diplômes Rapport d évaluation de la licence Langues étrangères appliquées de l Université Lille 3 - Sciences humaines et sociales - Charles de Gaulle Vague E 2015-2019 Campagne

Plus en détail