RÉCOLTE. ÉCOLTE amère

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "RÉCOLTE. ÉCOLTE amère"

Transcription

1 ÉCOLTE amère RÉCOLTE LE TRAVAIL DES ENFANTS EN AGRICULTURE Publié par le projet ÉLABORER DES STRATÉGIES SYNDICALES NATIONALES ET INTERNA- TIONALES POUR LUTTER CONTRE LE TRAVAIL DES ENFANTS (INT/00/M17/NOR) ORGANISATION INTERNATIONALE DU TRAVAIL ACTIVITÉS DES TRAVAILLEURS GENÈVE

2 TABLE DES MATIÈRES 250 millions d enfants de 5 à 14 ans travaillent dans le monde, 120 millions d entre eux à temps plein. On estime à 80 millions le nombre d enfants engagés/es dans les pires formes de travail. La grande majorité de ces enfants travaillent en agriculture. TABLE DES MATIÈRES Introduction 4 Dans les champs million d enfants au travail 6 Esclavage moderne 8 Emploi dangereux et travail forcé 10 Risques encourus 15 Le SIDA aggrave le problème 17 Briser la tradition rurale 18 UITA 21 Que peuvent faire les syndicats? 22 CONTAG (Brésil) 24 Actions pratiques 26 Déclaration conjointe (ITGA - UITA) 29 BIT-ACTRAV, activités des travailleurs 30 Les enfants à l école (projet ACTRAV) 32 IPEC, abolition du travail des enfants 36 Récolte amère, d Alec Fyfe, a été publié pour la première fois en 1997 pour susciter l intérêt autour des enjeux devant faire l objet de discussions dans le débat sur la Convention 182 de l OIT sur les pires formes de travail des enfants, adoptée en Cette nouvelle édition de Récolte amère a été mise à jour pour tenir compte d initiatives récentes dans la lutte contre le travail des enfants, dont le Projet norvégien sur le travail des enfants, coordonné par Tor Monsen, du Bureau des activités des travailleurs. Des remerciements tout particuliers vont à l UITA et à IPEC pour l information fournie, ainsi qu à Geneviève Marineau, qui a apporté son concours dans le cadre d un stage de fin d études effectué au BIT. RÉCOLTE AMÈRE 2 ECLT (tabac) 38 Législations internationales 40 Conventions 182, Liste des ressources 44 RÉCOLTE AMÈRE 3

3 INTRODUCTION RÉCOLTE AMÈRE 4 i Le monde repose sur la production alimentaire, mais ceux/celles qui produisent les aliments que nous consommons font face à beaucoup de problèmes économiques et sociaux. Ils/elles produisent nos aliments mais n ont souvent pas les moyens de nourrir leur famille ou d envoyer leurs enfants à l école. Près de la moitié des travailleurs/euses du monde oeuvrent dans l agriculture, et 40% d entre eux (quelques 400 millions de personnes) occupent des emplois salariés. Un grand nombre de femmes travaillent en agriculture dans toutes les régions du monde, occupant souvent les emplois les plus précaires. Les femmes comptent aujourd hui pour 20 à 30 pour cent de la main-d œuvre salariée totale en agriculture. Le travail des enfants en agriculture est souvent invisible, parce qu ils/elles aident leurs parents dans leurs tâches ou dans d autres formes d organisation du travail. Parce que ce travail n est pas reconnu et qu il n émarge pas facilement aux statistiques, il passe largement inaperçu, ce qui crée un cycle de pauvreté et hypothèque l avenir des enfants, puisque leur accès aux études et à la formation est fortement réduit. Le BIT se préoccupe de faire du monde du travail un endroit où tous/tes peuvent bénéficier d un Travail décent - un travail qui respecte les droits fondamentaux consacrés dans les normes de l OIT (plus particulièrement celles sur le travail forcé, la liberté d association, la négociation collective, la non-discrimination et le travail des enfants), et celles qui touchent la qualité de vie la protection sociale et les perspectives d emploi. De plus, l agriculture fait partie des trois secteurs les plus dangereux (avec les mines et la construction). La moitié de tous les décès liés au travail, relève du secteur agricole. Malheureusement, des enfants figurent parmi ces décès ils/elles meurent parce qu ils/elles travaillent en agriculture. Cette brochure a pour but d accroître la sensibilisation et de promouvoir le mandat de l OIT dans le contexte de la mondialisation rapide de l agriculture. Les problèmes auxquels sont confrontés/es les travailleurs/euses agricoles doivent être mis en lumière, parce qu ils affectent aussi les enfants qui travaillent dans l agriculture. En conséquence, pour diminuer les besoins et les pressions qui obligent les enfants à travailler dans l agriculture, d autres enjeux doivent être traités l exclusion sociale, le soulagement de la pauvreté, les droits fondamentaux, l agriculture et le développement durables, la sécurité alimentaire et le travail décent en agriculture. Les organisations syndicales ont mené des campagnes et réalisé des programmes et des activités afin de promouvoir le travail décent en agriculture et appliquer leur action collective, par la négociation collective ou des actions sur le terrain. Cet engagement vise à assurer aux enfants une chance dans la vie; un environnement protégé, en particulier contre le travail dangereux, et l accès aux études afin de leur permettre d atteindre leur plein potentiel. Les expériences relatées dans cette brochure témoignent de plusieurs initiatives positives pour combattre le travail des enfants en agriculture. Manuel Simón Directeur Activités des travailleurs (ACTRAV) DANS LES CHAMPS non dans les usines La plupart des enfants qui travaillent se trouvent dans les champs et dans les pêcheries, non dans les usines. Ce constat fondamental sur le travail des enfants est souvent ignoré en faveur d une perception urbaine et industrielle de ce qu est réellement le travail des enfants. Cette perspective urbaine trouve sa source dans la lutte contre le travail des enfants au dix-neuvième siècle en Europe. Même à cette époque, cependant, la plupart des enfants d Europe rurale travaillaient dans les fermes familiales, où la situation allait de soi. Cette négligence du travail des enfants en milieu agricole, combinée à la perception largement répandue que les enfants qui travaillent dans les fermes et les pêcheries sont moins à risque qu en milieu urbain, continue de prévaloir aujourd hui. Cette attitude culturelle véhicule une perception erronée du travail des enfants et fait en sorte que les lois qui devraient protéger les enfants ne s appliquent pas dans la plupart des milieux agricoles où ils travaillent. Cette négligence du travail des enfants en milieu rural s explique par au moins quatre facteurs. Ceux/celles qui étudient les problèmes du travail des enfants et élaborent des programmes pour le combattre sont habituellement basés/es dans les villes et sont davantage susceptibles de concentrer leurs efforts sur les problèmes du milieu urbain, comme les enfants de la rue, qui sont visibles et à portée de main. Les régions rurales sont souvent éloignées, au double plan géographique et culturel, ce qui empêche les chercheurs/euses et les concepteurs/trices de programmes, basés/es en ville, d y passer de longues périodes. Dans plusieurs pays, les gouvernements mettent d abord l accent sur la situation urbaine, ce qui reflète souvent une négligence volontaire de la part de puissants groupes d intérêt. Plusieurs décideurs nationaux et internationaux supposent que le travail familial dans un environnement rural idyllique ne peut être néfaste aux enfants de fait, cette forme de «solidarité familiale» est perçue comme entièrement bénéfique. En agriculture, la culture constitue un facteur extrêmement important dans la négligence de longue date du travail des enfants en milieu rural. RÉCOLTE AMÈRE 5

4 250 MILLIONS D'ENFANTSAUTRAVAIL Les statistiques précises sur le travail des enfants sont rares. Des études menées récemment par l OIT semblent indiquer qu au moins 120 millions d enfants de 5 à 14 ans travaillent à temps plein, un nombre qui double (250 millions) si on y ajoute ceux/celles pour qui le travail est une activité secondaire. De ce nombre, 61% sont en Asie, 32% en Afrique, 7% en Amérique latine et au moins 5% dans les pays industrialisés. Bien que l Asie compte le plus grand nombre d enfants qui travaillent, la proportion d enfants au travail entre 5 et 14 ans la plus élevée est en Afrique (environ 40%). Le travail des enfants reste un problème dans plusieurs pays et fait son apparition dans plusieurs pays d Europe centrale et orientale et d Asie qui ont entrepris le passage à l économie de marché. (OIT Le travail des enfants: L'intolérable en point de mire, Genève, novembre 1996) Les données provenant de pays qui disposent de statistiques relativement fiables sur le travail ou d études spéciales sur le travail des enfants indiquent dans l ensemble un pourcentage beaucoup plus élevés d enfants au travail en milieu rural qu en milieu urbain, commençant à travailler plus jeunes (à 5, 6 ou 7 ans) et pouvant travailler un nombre de jours et d heures plus élevé. Les fillettes sont particulièrement susceptibles de commencer à travailler plus jeune et à se voir refuser l accès à l école. Un rapport publié récemment par le BIT affirme que près du tiers de la main-d œuvre agricole dans certains pays en développement est formée d enfants. Ce n est que tout récemment que des études spécifiques du BIT ont permis de prendre la mesure de la contribution du travail des enfants à la production d aliments et de produits agricoles par pays. Au Bangladesh, 82% des 6,1 millions d enfants économiquement actifs du pays, travaillent dans l agriculture. On estime à au moins trois millions le nombre d enfants de 10 à 14 ans qui travaillent dans les plantations de sisal, de thé, de canne à sucre et de tabac du Brésil. On croit que les enfants forment le quart de la main-d œuvre agricole du Kenya. Enfin, une étude réalisée au Malawi a permis de constater que la majorité des enfants habitant dans les plantations de tabac y travaillaient à temps plein ou à temps partiel (78% des enfants de 10 à 14 ans et 55% des enfants de 7 à 9 ans). Selon l organisation Human Rights Watch (2001) plus d un million d enfants ruraux sont engagés/es chaque année en Égypte, de mai à juillet, pour combattre les infestations de vers dans les feuilles de cotonniers. Travaillant onze heures par jour, sept jours par semaine, les enfants inspectent les plants de coton pour y découvrir les œufs et retirent manuellement la portion infectée des feuilles. Le nombre d heures de travail dépasse de loin les six heures quotidiennes que permet la loi sur le travail des enfants. La majorité de ces enfants ont entre 7 et 12 ans; leur salaire est d environ un dollar américain par jour. Les enfants recommencent à travailler dans les champs de coton immédiatement après les épandages de pesticides, ou au maximum 24 à 48 heures après ceux-ci, un délai plus court que l intervalle recommandé pour l accès aux champs après l épandage de certains pesticides dont l usage est autorisé en Égypte. La situation n est pas limitée aux pays en développement. Des familles entières de travailleurs/euses migrants/tes, comme c est le cas des travailleurs/euses migrants/tes mexicains/nes aux États-Unis, participent aux semences et à la récolte des fruits et des légumes dans la partie riche du monde. Aux États- Unis, plus de enfants travaillent dans les fermes commerciales, souvent dans des conditions dangereuses et épuisantes. Bien qu ils/elles représentent 8% seulement des enfants au travail, ils/elles subissent 40% des accidents de travail entraînant un décès. Les enfants qui travaillent dans les fermes américaines font souvent des journées de 12 heures, débutant parfois dès 3 ou 4h00 du matin (Human Rights Watch, 2001). Les familles de travailleurs/euses agricoles sont principalement des gens de couleur. Plus de 70% sont d origine hispanique; les autres sont d origine afro-américaine, asiatique, haïtienne, antillaise ou autochtone (US Commission on Immigration Reform, 1995). RÉCOLTE AMÈRE 6 RÉCOLTE AMÈRE 7

5 Les enfants qui vivent dans les communautés rurales pauvres sont les plus à risque face au travail agricole dangereux et à l exploitation par le travail. Les risques sont nombreux. Les enfants font la récolte de plantes ruisselantes de pesticides ou épandent eux-mêmes les produits chimiques. Selon des données recueillies au Sri Lanka, les décès dus à l exposition aux pesticides sont plus nombreux que ceux dus aux maladies infantiles comme la malaria et le tétanos. Les enfants exposés/es aux pesticides souffrent de troubles de la peau, des yeux, du système respiratoire ou du système nerveux. Les enfants qui font la récolte du tabac en Tanzanie souffrent de nausées, de vomissements et de pertes de consciences dus à l empoisonnement par la nicotine. Les enfants qui travaillent à la transformation de cultures comme le sisal peuvent souffrir de problèmes respiratoires causés par les poussières ou de problèmes cutanés dus à la manipulation de feuilles coupantes et abrasives. Le fait de lever souvent des charges lourdes ou dans des positions inhabituelles et les astreintes répétées peuvent entraîner des lésions permanentes de la colonne vertébrale ou des membres, en particulier dans les cas ou l enfant doit utiliser de l équipement mal conçu. Les accidents impliquant de l équipement de transport sont fréquents: les enfants renversés/es par un équipement mobile comme un chariot élévateur, tombant de ou sous un tracteur ou une machine de récolte. Les enfants sont confrontés/es à des serpents ou à des insectes venimeux, et se coupent sur les branches résistantes et les outils qu ils/elles utilisent. Comme ils/elles doivent se lever tôt dans l air froid et humide, souvent pieds nus et sans vêtements adéquats, ils/elles développent des toux chroniques et des pneumonies. Les heures de travail aux champs sont longues les journées de 8 à 10 heures sont fréquentes. On ne peut pas supposer à priori que les enfants qui travaillent dans les petites fermes familiales échappent à ces dangers. Dans plusieurs pays, les fermes qui répondent à cette définition produisent une bonne partie voire la plus grande partie des céréales et/ou des fruits et légumes frais, sont parfois légèrement mécanisées et peuvent faire un usage intensif des pesticides. Les petites fermes sont aussi susceptibles que les grandes exploitations industrielles de faire mauvais usage des produits chimiques, en raison d un manque d éducation et de formation quant à leur manipulation. Les enfants sont souvent embauchés/es dans le cadre d une main-d œuvre familiale par les grandes exploitations qui oeuvrent pour l exportation. Lorsqu un système de rémunération à la pièce ou de quotas est en place, on suppose que les enfants travaillent aussi, même s ils/elles ne sont pas embauchés/es formellement. Le recours à l emploi saisonnier par des entrepreneurs qui exploitent des plantations selon un système de rémunération à la pièce implique relativement souvent RÉCOLTE AMÈRE 8 Emploi dangereux & travail forcé ESCLAVAGEMODERNE des enfants dans des tâches parfois dangereuses. Dans de telles situations, la direction peut plaider qu elle n a aucune responsabilité directe à l égard de la santé et de la sécurité des enfants au travail. Avec l augmentation dramatique de l utilisation du travail à contrat dans le monde, la demande pour le travail des enfants dans les fermes et les plantations restera vraisemblablement importante. Un grand nombre d enfants du monde entier sont forcés/es de travailler dans le secteur agricole. Il est fort possible que l agriculture utilise le travail forcé des enfants plus que l industrie manufacturière. La servitude pour dettes, que l on retrouve principalement en Asie et en Amérique latine, est une forme moderne d esclavage dans laquelle une personne, en contrepartie d une avance de fonds ou d un prêt, offre son travail ou celui d un/e enfant durant une période indéterminée. Il peut même arriver que seul le travail de l enfant soit donné en gage, le/la transformant alors en une simple monnaie d échange dans le processus. La servitude pour dette se retrouve principalement dans les régions rurales ou survivent les structures de classes ou de castes traditionnelles et les relations sociales semi-féodales. Parce qu ils n ont accès à aucune autre forme de crédit, les foyers sans terre ou quasi sans terre et les travailleurs/euses migrants/tes y sont particulièrement vulnérables. La servitude pour dette se retrouve aussi dans les situations de contrats d affermage ou de métayage décrits ci-dessus. Lorsque les salaires sont insuffisants pour couvrir les dépenses d alimentation, d outillage ou de semences, les familles locataires ou métayères doivent souvent s en remettre aux propriétaires terriens pour des prêts et autres formes d avances. S ajoutant à l utilisation du travail forcé des enfants dans le secteur agricole, l industrie de la pêche commerciale l utilise également en Indonésie, au Sri Lanka, aux Philippines, en Inde et au Pakistan. Le travail forcé dans l agriculture commerciale existe également dans la récolte du rotin aux Philippines, de la canne à sucre et du caoutchouc au Brésil et des légumes au Honduras et en Afrique du Sud. De telles situations prévalent aussi dans les petites exploitations. RÉCOLTE AMÈRE 9

6 EMPLOIDANGEREUX& travail forcé En Afrique du Sud, on signale la présence d enfants au travail dans des exploitations agricoles qui produisent des fruits et des légumes, des raisins pour le vin, du maïs, de la canne à sucre, du tabac, des asperges et des oranges. On y a vu des enfants épandre des pesticides à mains nues. Un chef d équipe embauche les enfants, habituellement âgés de dix ans ou plus, permettant ainsi aux propriétaires de nier avoir eu connaissance de l âge des enfants ou des conditions dans lesquelles ils/elles ont été embauchés/es. Au Zimbabwe, les plantations de thé emploient un grand nombre d enfants, souvent de 10 à 12 ans. Ils/elles sont payés/es selon la quantité cueillie. Les enfants au travail commencent leur journée de travail à 5h30, marchent de 5 à 8 kilomètres jusqu à la plantation et travaillent jusqu à 11h30. Lorsqu ils/elles ont fini leur cueillette, ils/elles transportent les sacs de feuilles de thé jusqu au poste de pesée. S ils/elles ne parviennent pas à cueillir chaque jour la quantité minimum prévue, ils doivent travailler une demi-journée le samedi à titre de punition. Certains enfants souffrent d épuisement, de lacérations et de callosités sur les doigts (ulcères du thé). En Égypte, les enfants sont régulièrement employés/es dans la récolte du jasmin. Entre juillet et octobre, des recruteurs embauchent des enfants dans les villages du delta du Nil pour cueillir les fleurs au milieu de la nuit, moment où l essence atteint sa plus grande pureté. Les recruteurs préfèrent les petits enfants, leurs petites mains leur permettant mieux de cueillir les fleurs délicates une à une. Les enfants travaillent pieds nus dans la boue et doivent se fier à leur sens du toucher, en raison de l absence de lumière. Les enfants travaillent neuf heures consécutives, sans manger ni prendre de pause, jusqu à ce que le soleil du matin devienne trop chaud. Les enfants reçoivent un salaire de trois livres égyptiennes par jour. S ils/elles interrompent leur travail pour quelque raison que ce soit (par exemple pour chasser un essaim de moustiques) ils/elles peuvent recevoir des coups de cannes de la part du recruteur. RÉCOLTE AMÈRE 10 En Malaisie, dans les plantations de caoutchouc, les enfants marquent les arbres, les incisent, recueillent le latex, nettoient les récipients, pulvérisent les pesticides et travaillent dans les usines installées dans les plantations. Ils/elles effectuent également plusieurs tâches de soutien reliées à la production du caoutchouc. Ils/elles travaillent aux côtés de leurs parents sept jours par semaine, 8 heures par jour. La saignée débute à l aurore, habituellement vers 5h30, et se poursuit jusqu à 15h. Parmi les enfants qui nettoient les récipients, plusieurs peuvent être âgés de moins de 14 ans. Cinq pour cent des enfants subissent des blessures, causées la plupart du temps par les couteaux à saignée, les branches qui tombent, les piqûres d abeilles, la machinerie et le verre brisé. Ils/elles sont régulièrement exposés/es à des pesticides dangereux et à des plantes épineuses. Ils/elles portent rarement des chaussures et sont exposés/es aux morsures d insectes et de sangsues, ainsi qu aux piqûres de moustiques porteur de la mortelle dengue. Les enfants risquent aussi d être mordus/es par des serpents venimeux et piqués/es par des guêpes, des scorpions et des chilopodes. Les yeux des enfants ne sont pas protégés contre les éclats de bois et la poussière résultant du forage des trous dans les arbres. LES ENFANTS TRAVAILLENT 7 jours PAR SEMAINE Au Kenya, les enfants font la cueillette du café durant la saison des récoltes. Les enfants les plus jeunes travaillent aux côtés de leurs parents, habituellement leurs mères, alors que les enfants plus âgés/es travaillent souvent seuls/les. Selon une estimation, les enfants forment 58% de la main-d œuvre des plantations de café en haute saison et 18% le reste de l année. Bien que certains/nes enfants habitent sur la plantation, d autres doivent marcher ou sont transportés/es par camion entre 5h et 5h30 pour ne revenir à la maison qu entre 17h et 19h. Les vêtements et équipements de protection ne font pas l objet d une distribution régulière; les enfants qui griment aux arbres plus élevés pour cueillir les fèves en tombent parfois. À Madagascar, des enfants sont employés/es dans de petites exploitations agricoles productrices de vanille. Les enfants, âgés/es de 10 ans et plus, coupent les fleurs des vanilliers, habituellement entre 4h et 7h le matin. Ils/elles reçoivent un salaire de USD 0,12 par jour. RÉCOLTE AMÈRE 11

7 En Thaïlande, les enfants travaillent dans tous les secteurs de l industrie de la pêche. Près de 90% travaillent à temps plein, 62% touchent directement leur salaire. Plusieurs enfants d à peine 5 ou 6 ans travaillent avec leurs parents ou d autres membres de la famille. Pour la plupart, les enfants nettoient, désossent et retirent la peau des poissons; décortiquent les calmars, les moules, les crevettes et les crabes; et lavent les calmars pour en retirer l encre. D autres enfants travaillent au triage, à la pesée, à la vérification, au chargement et à la transformation du poisson, sur les bateaux de pêche ou à leur construction, ou encore sur les quais. Les enfants qui décortiquent les fruits de mer travaillent habituellement accroupis/es sur le sol ou assis/es sur de petits bancs durant toute la journée, qui peut durer plus de 15 heures. Des enfants de tous âges utilisent des couteaux affûtés ou des outils à décortiquer et s infligent souvent des coupures ou des écorchures. Parce qu ils/elles sont en contact avec le poisson et l eau de mer tout au long de la journée, plusieurs enfants souffrent de problèmes de peau aux mains. Les gants de protection ne sont pas utilisés parce qu ils ralentissent la cadence de travail. La journée de travail des enfants commence à 1h et se poursuit souvent au-delà de 18h. Des enfants sont également employés/es dans la pêche hauturière. Ils plongent à la mer pour refermer le filet et restent auprès de celui-ci jusqu à ce qu il ait été hissé à bord. Les risques comprennent la noyade, le risque de rester pris sous le filet et les blessures causées par le halage des filins et le mauvais fonctionnement de l équipement. PRES DE 90% TRAVAILLENT A TEMPS plein Au Bangladesh, des garçons de moins de 14 ans participent à l épandage de fertilisants chimiques dans les champs. Les filles, pour leur part, aident leurs mères à sécher, couper et emballer les feuilles de tabac. RÉCOLTE AMÈRE 12 Aux Philippines, des enfants travaillent 10 heures par jour du lundi au samedi, avec uniquement de courtes pauses et une demi-journée de congé le dimanche. Les enfants reçoivent moins d un dollar US par jour. Ils sarclent, binent, retournent le sol, répare les canaux, font la récolte et épandent les pesticides. D autres enfants sarclent, coupe la canne à sucre et épandent les fertilisants dans les plantations de canne à sucre. Il s agit souvent d enfants âgés/es à peine de 7 à 8 ans; ils/elles commencent à couper la canne à sucre dès 12 ans. Les enfants se blessent en utilisant des couteaux affûtés et sont empoisonnés/es par les dangereux pesticides utilisés. En outre, des enfants de 7 ans à peine nettoient, trient et font sécher le poisson. Le Muro-ami (technique de pêche grande consommatrice de main-d œuvre) est généralement considéré comme une bonne source de revenu, de sorte que les pères emmènent souvent deux ou trois de leurs fils (parfois âgés d à peine 7 à 9 ans) avec eux durant des périodes pouvant aller jusqu à dix mois. La majorité des nageurs et des plongeurs (les tâches les plus dangereuses physiquement) sont des enfants de 12 à 14 ans. Ils n ont pas d équipement de plongée autre qu un masque de bois. Des blessures comme des ruptures de tympans sont fréquentes. Les garçons risquent également d être attaqués par les requins. Les bateaux desquels ils plongent et sur lesquels ils vivent, sont surchargés et insalubres. LES ENFANTS TRAVAILLENT 10 heures PAR JOUR En Tanzanie, un grand nombre d enfants de 12 à 14 ans sont employés/es dans l industrie du sisal, où ils/elles cultivent les jeunes pousses, les transplantent lorsqu elles ont atteint la hauteur requise et les sarclent tout au long de l année. Le sarclage est effectué à peu près uniquement par des enfants. Ces derniers transportent aussi les fibres de sisal humides, des machines qui enlèvent les feuilles vers les séchoirs, et recueillent les fibres courtes éjectées des machines de brossage. Les enfants travaillent 11 heures par jour, 6 jours par semaine, sans périodes de repos régulières ou spécifiques. Les enfants travaillent régulièrement en plein soleil ou sous la pluie sans vêtements protecteurs. L inhalation continue de fibres de sisal et de poussières en suspension dans l air provenant du brossage causent la byssinose, une affection des poumons. Durant le transport des fibres humides, les enfants sont exposés au suc du sisal, qui irrite la peau et cause des démangeaisons graves. RÉCOLTE AMÈRE 13

8 Au Guatemala, des enfants de 6 à 8 ans aident leurs parents pendant la saison des récoltes. Ils/elles cueillent et trient les fèves, transportent les sacs de café et manipulent parfois des engrais, des pesticides et des insecticides sans équipement de protection approprié. Ils/elles travaillent de 8 à 12 heures par jour et reçoivent environ USD 0,50 par jour, la moitié du salaire des hommes adultes. Les enfants commencent à cueillir des fèves dès qu ils/elles ont l âge d atteindre les branches basses des arbres et de choisir les fèves qui doivent être cueillies, et transportent les sacs de fèves pesant entre 35 et 70 kg sur plusieurs kilomètres vers les postes de pesée. Au Brésil, on estime à 15% le nombre d enfants de moins de 14 ans parmi les cueilleurs de fruits. Certains employeurs embauchent des enfants parce qu ils/elles sont plus légers/ères et donc mieux à même de grimper aux arbres sans en briser les branches. Les enfants font habituellement la récolte des oranges à partir du sol ou en grimpant aux orangers avant de les mettre dans des caisses pour le transport. Ils/elles reçoivent un salaire de USD 3,00 pour une journée de travail de 14 heures. Ceux/celles qui travaillent à la récolte du raisin dans les vignes reçoivent USD 2,00 par jour; ils/elles doivent aussi emballer les raisins dans des caisses, tâche pour laquelle ils reçoivent moins de USD 0,01 pour chaque caisse. Ils/elles remplissent habituellement entre 100 et 200 caisses par jour. Dans l industrie de la résine, les enfants effectuent le même travail que les adultes. Parce qu ils/elles ne portent pas de gants, les enfants ont souvent les mains collantes; ils les nettoient avec du gas-oil. Au Royaume-Uni, le nombre d enfants ayant subi une blessure grave a atteint 58 en 1999/2000 le nombre le plus élevé depuis l entrée en vigueur du Règlement sur le signalement obligatoire des blessures, maladies et incidents dangereux (RIDDOR) en avril Ce nombre dépasse également de six la moyenne des quatre années depuis l entrée en vigueur du règlement. Les enfants, même les plus jeunes, sont souvent blessés/es ou tués/es parce qu ils/elles accompagnent leurs parents sur les lieux de travail. Ils/elles y sont en contact avec de la machinerie ou de l équipement dangereux, des silos ou des substances dangereuses ou subissent des blessures en circulant à bord de tracteurs ou de remorques. S O U R C E S Sources (sauf pour le Royaume-Uni): Child Labor in Commercial Agriculture (US Department of Labor) Source pour le Royaume-Uni: FATAL INJURIES in farming, forestry and horticulture UK RÉCOLTE AMÈRE 14 RISQUESENCOURUS Les enfants qui travaillent en agriculture font face aux mêmes risques d accident, de problèmes de santé et de décès que les jeunes travailleurs/euses et les adultes. Cependant, en raison de leur inexpérience, de leur manque d éducation face aux dangers et aux risques et du fait que leur corps est toujours en croissance, les enfants peuvent être exposés/es à des risques particuliers. Le fait de soulever souvent ou maladroitement des charges lourdes ou l exposition à des efforts répétés, par exemple, peut occasionner des traumatismes permanents à une colonne vertébrale ou à des membres en croissance, en particulier dans des situations ou un équipement inadéquat est utilisé. Les troubles de la peau, des yeux, des voies respiratoires ou du système nerveux sont fréquents chez les enfants exposés/es aux effets des pesticides, dont les effets se font sentir chez eux à plus faible dose que chez les adultes. L exposition aux pesticides peut fort bien entraîner des effets à long terme qui ne se feront sentir qu à l âge adulte. Accidents Les causes de décès les plus fréquentes sont: être heurté par un véhicule en mouvement; être coincé par quelque chose qui tombe, qui s écroule ou qui bascule, p. ex. un arbre; une chute; contact avec la machinerie; être frappé par un objet qui tombe ou qui se déplace, p. ex. un ballot, contact avec l électricité; asphyxie (dans l eau, le grain, une bouillie, etc.). Les causes de blessures les plus fréquentes sont: les coupures et blessures, y compris les blessures infligées avec un couteau, une machette, etc.; la manutention, le soulèvement ou le transport de charges; être frappé par un objet en mouvement; glisser, trébucher ou tomber sur une surface unie; le contact avec la machinerie; les blessures causées par un animal; être heurté par un véhicule en mouvement. RÉCOLTE AMÈRE 15

9 DANGERS Santé/maladie les blessures/troubles musculo-squelettiques (douleurs, entorses ou foulures), y compris: - les lésions dues à des efforts répétitifs (acronyme anglais RSI) causés par les mouvements répétés pour récolter ou pour travailler sur une chaîne de triage de plante cultivée, de produit de base ou de fleurs, sur une table d inspection d arracheuse, ou dans la transformation de la volaille; - les vibrations; l exposition aux pesticides et à certains autres produits agrochimiques peut entraîner la mort, l empoisonnement et, dans certains cas, des cancers et des problèmes de santé génésique (problèmes de stérilité, pendant la grossesse ou l allaitement, de malformations, etc.) liés au travail; l asthme frappe les travailleurs/euses agricoles à un niveau habituellement supérieur à la moyenne nationale; les travailleurs/euses agricoles peuvent être affectés/es par des zoonoses (maladies qui se transmettent des animaux à l homme); la perte d audition liée au travail. Autres risques/dangers poussières, fibres, brume, fumées, micro-organismes, gaz et vapeurs causant des troubles des voies respiratoires, et/ou de la peau/des yeux; manutention du bétail (risque d être mordu, frappé, encorné ou autrement attaqué). Transmission de maladie des animaux aux humains (zoonose); mauvaises conditions d hygiène eau potable, installations sanitaires; stress thermique causé par la chaleur excessive et la fatigue; chaleur et froid. Températures élevées sous les tropiques. Températures froides dans les champs, travail à l extérieur, entrepôts mal chauffés ou froids; équipement de protection individuel mal conçu et mal entretenu; outils et machinerie mal conçus (ergonomie déficiente); électrisation et électrocution par des outils à main et des rallonges mal entretenus. SANTE LESIDAAGGRAVELEPROBLÈME Le SIDA et le VIH ont des effets dévastateurs, en particulier en Afrique subsaharienne. Cette épidémie a touché des millions de travailleurs/euses et de membres de leurs familles, faisant disparaître les soutiens de famille, augmentant la pauvreté et laissant de nombreux enfants orphelins/ines; Un rapport de la FAO (L effet du VIH/SIDA sur la sécurité alimentaire en Afrique, 22 e Conférence régionale pour l Afrique, février 2002) estime que: dans les 25 pays africains les plus touchés, sept millions de travailleurs/euses agricoles sont décédés/es du SIDA depuis 1985; seize millions de décès supplémentaires sont susceptibles de se produire au cours des deux prochaines décennies. Il en résulte des pressions accrues pour que les enfants orphelins/ines du SIDA soient autorisés/es à travailler sur les fermes/plantations pour couvrir leurs frais de subsistance et de scolarisation. Il existe un danger réel et immédiat que ces enfants soient exploités/es et que leur santé soit mise à risque par l exposition aux dangers pour la santé et la sécurité reliés au travail. Qu est-ce qui peut être fait? adopter des mesures afin d assurer que ces enfants vulnérables ne sont pas exploités/es sur les lieux de travail; s engager dans des programmes et des campagnes de sensibilisation visant la prévention du VIH/SIDA et dans des campagnes en faveur de la fourniture de médicaments essentiels, à des prix locaux abordables; soulever la question du VIH/SIDA dans la négociation collective et les autres forums appropriés avec les employeurs afin d assurer la mise en place de programmes de formation et de mesures préventives, et d éviter la discrimination; faire la promotion du code de pratique de l OIT sur le VIH/SIDA dans le milieu de travail; agir de concert avec les gouvernements nationaux pour assurer la mise en place d une politique efficace de prévention du VIH/SIDA et la prise en compte des besoins des orphelins/ines du SIDA. L OIT a adopté un code de pratique sur le VIH/SIDA en milieu de travail qui fournit des lignes directrices sur la façon d aborder la question du VIH/SIDA dans le milieu de travail et de prévenir la discrimination envers les travailleurs/euses touchés/es. RÉCOLTE AMÈRE 16 RÉCOLTE AMÈRE 17

10 BRISERLATRADITIONRURALE L ÉDUCATION ET LA mobilisation COMMUNAUTAIRE SONT essentiels L amélioration des lois et des mesures d exécution visant à établir un âge minimum pour le travail et l emploi ont constitué la réponse traditionnelle au problème du travail des enfants. Cependant, et en particulier dans les régions en développement, la protection juridique effective ne s étend souvent pas au-delà des régions urbaines et du secteur formel. Il vaut la peine de souligner que la Convention de l OIT sur l âge minimum, 1973 (N o 138), offre une certaine souplesse, par exemple en permettant l exclusion de certaines catégories ou de certains secteurs de son application. Les membres peuvent ainsi exclure les entreprises agricoles familiales et de petites dimensions des lois sur l âge minimum. La Convention 138 précise toutefois que ses dispositions s appliquent aux plantations et autres entreprises agricoles exploitées à des fins commerciales. La plupart des lois nationales sur l âge minimum pour l emploi excluent de fait les entreprises agricoles familiales ou de petites dimensions. Trop souvent, c est le secteur agricole dans sa totalité qui est exclu (en tout ou en partie) de l application des lois du travail et des lois sociales. En outre, compte tenu de la dispersion géographique de l agriculture, les services d inspection du travail du secteur public sont souvent incapables de couvrir même les grandes plantations. Compte tenu du caractère inadéquat des lois du travail et des lois sociales ainsi que des mécanismes d inspection et d application dans bon nombre de pays, d autres avenues doivent être INFORMER DES solutions DE RECHANGE AU TRAVAIL DES enfants développées pour en arriver à l abolition effective du travail des enfants dans l agriculture. À cet égard, l éducation et la mobilisation communautaires sont essentielles. Le problème consiste à transmettre des messages sur le travail des enfants à l ensemble des communautés rurales et aux gouvernements. L un des éléments clés de la conception des campagnes de sensibilisation du public doit être la reconnaissance du fait que le travail des enfants en agriculture est dangereux. Le travail sur la ferme familiale peut demander trop à l enfant, exigeant de lui/elle qu il/elle travaille de longues heures, qui le/la tiennent éloigné/e de l école et impose un tribut trop lourd à son corps en croissance. Un tel travail peut empêcher l enfant d exercer ses droits et d atteindre à son plein potentiel. Il est nécessaire aussi de tendre la main aux communautés rurales et de les informer des solutions de rechange au travail des enfants, et en particulier de l importance de l éducation pour tous/tes les enfants. L établissement et l amélioration des écoles pour les pauvres en particulier pour les filles sont les manières les plus efficaces de contrer le déplacement des enfants vers les formes de travail abusives. Les communautés rurales disposent des pires services d éducation. Des efforts particuliers doivent en conséquence être faits pour assurer la disponibilité d écoles suffisantes, combinée à des améliorations dans la qualité, la souplesse et la pertinence de l éducation donnée, afin d accroître la demande de services éducatifs de la part des parents pauvres. Des RÉCOLTE AMÈRE 18 RÉCOLTE AMÈRE 19

11 mesures incitatives doivent être trouvées pour briser la tradition rurale du travail des enfants effectué au prix de leur développement. Il est maintenant largement reconnu que la question du travail des enfants ne peut être traitée isolément de celle de la pauvreté rurale, et en particulier de la pauvreté des travailleurs/euses agricoles et des plantations et des petits/tes agriculteurs/trices. Des mesures doivent être prises pour améliorer le revenu et/ou les moyens de subsistance des travailleurs/euses adultes afin que les enfants ne soient pas obligés/es de travailler pour tenter de donner à leur famille le minimum vital. Il est significatif que la Convention 182 sur les pires formes de travail des enfants ne permette l exclusion d aucun secteur de l économie ou d aucune catégorie de travailleurs/euses. Il est implicite que l élimination des pires formes de travail des enfants s applique également aux garçons et aux filles. La Convention 182 jette en ce sens un nouvel éclairage sur la situation des enfants dans l agriculture, où ils/elles peuvent être exposés/es à un grand nombre de risques et de dangers pour la santé. Le travail dangereux en agriculture effectué par les garçons et les filles de moins de 18 ans doit être éliminé comme une des pires formes de travail des enfants. D autres mesures effectives doivent être trouvées si les lois sur l âge minimum ne s appliquent pas au secteur agricole, qu il soit commercial ou non. La Convention 182 reconnaît que cette élimination ne pourra être effectuée de manière durable que si elle s inscrit dans un cadre politique élargi qui prend en compte les besoins des enfants concernés et de leurs familles. En conséquence, la Convention exige des pays adhérents qu ils élaborent et mettent en œuvre des trains de mesures visant à éliminer les pires formes de travail des enfants de toute urgence et qu ils établissent ou désignent des mécanismes appropriés pour surveiller l'application des dispositions donnant effet à la Convention. Elle précise également que les pays adhérents doivent prendre des mesures préventives efficaces dans un délai déterminé, prévoir l'aide directe nécessaire et appropriée pour soustraire les enfants aux pires formes de travail, identifier les enfants particulièrement exposés/es à des risques et tenir compte de la situation particulière des filles. La Convention 182 va au-delà des politiques nationales en appelant à la coopération ou à l assistance internationale dans les efforts visant son application, y compris le soutien au développement économique et social, à l éradication de la pauvreté et à l éducation. Elle fait également place à une large consultation entre les gouvernements, les travailleurs/euses et les employeurs au sein de la structure tripartite de l OIT. UITAUITAUITA UNION INTERNATIONALE DES TRAVAILLEURS DE L'ALIMENTATION, DE L'AGRICULTURE, DE L'HÔTELLERIE-RESTAURATION, DU TABAC ET DES BRANCHES CONNEXES Les enfants travaillent parce que leurs parents sont pauvres; ils/elles doivent contribuer au revenu familial ou assurer des tâches non-rémunérées. Le travail des enfants dans l agriculture ne peut être traité isolément de l une de ses principales causes la pauvreté rurale. Les organisations syndicales peuvent travailler à l abolition du travail des enfants, mais leur principale priorité doit être l amélioration des conditions de vie et de travail des travailleurs/euses adultes, entraînant ainsi la disparition de la nécessité du travail des enfants. Le travail à rabais des enfants mine ou affaiblit la possibilité de négocier un salaire décent pour les travailleurs/euses adultes. Nous devons travailler à l abolition du travail des enfants pour pouvoir briser le cycle de la pauvreté rurale. Ron Oswald Secrétaire général, UITA L UITA est une fédération syndicale internationale représentant des travailleurs/euses à tous les niveaux de la chaîne alimentaire. Elle compte actuellement 336 organisations syndicales affiliées dans 114 pays. Article: Farm Death Toll Rises (Augmentation des décès sur les fermes), Landworker, UK septembre/octobre, RÉCOLTE AMÈRE 20 RÉCOLTE AMÈRE 21

12 QUE PEUVENT FAIRE LESSYNDICATS? La capacité des organisations syndicales de percevoir le problème du travail des enfants et d y répondre varie bien évidemment selon leur degré d organisation. Cependant, plutôt que d attendre d avoir atteint un degré de développement suffisant pour s attaquer au problème du travail des enfants, les organisations syndicales peuvent utiliser les campagnes contre le travail des enfants comme outils pour atteindre leurs propres objectifs. De fait, l atteinte même des objectifs fondamentaux du mouvement syndical l emploi, l amélioration des salaires, l amélioration des conditions de travail, l élimination de la discrimination sous quelque forme que ce soit dans l emploi aide à combattre le travail des enfants. La participation active des organisations syndicales à la lutte contre le travail des enfants nécessite une approche par étapes comprenant : 1 2 Enquête: établir les faits au plan local et national, agir comme chien de garde pour faire la lumière sur les abus; Développement des institutions: établir des structures viables sur le travail des enfants, comme des points de ralliement, des unités, des comités et des réseaux avec d autres organisations; Campagne: faire pression pour l application, l éducation du public, l intervention des consommateurs/trices, etc.; Mobilisation: établir des alliances avec d autres personnes ou d autres organisations, tant au sein du mouvement syndical qu à l extérieur de celui-ci, afin de faire pression pour l amélioration des mesures de protection des enfants et faire valoir le droit des enfants à l éducation; Recourir aux moyens de contrôle des instruments internationaux: les organisations syndicales peuvent faire rapport à la Commission des experts de l OIT, au Groupe de travail des formes contemporaines d esclavage et au Comité des droits de l enfant des Nations unies. Au cours des dernières années, les organisations syndicales de plusieurs pays ont pu entreprendre quelques-unes, sinon la totalité, de ces étapes Développement des politiques: élaborer et tenir à jour des politiques et des plans d action sur le travail des enfants; Publicité: rendre publiques les différentes formes de travail des enfants dans le secteur de l agriculture et souligner celles qui placent les enfants dans des situations de risque le plus élevé; Négociation collective: incorporer dans les conventions collectives un engagement de ne pas employer/utiliser le travail des enfants et de travailler à son abolition; Surveillance: s assurer du respect des conventions collectives et des codes de conduite; Sensibilisation: mener des activités d éducation des travailleurs/euses et de sensibilisation du public; EN ATTEIGNANT leurs objectifs LES SYNDICATS PEUVENT CONTRIBUER A l élimination DU TRAVAIL des enfants RÉCOLTE AMÈRE 22 RÉCOLTE AMÈRE 23

13 CONTAG CONTAG LA CONFÉDÉRATION NATIONALE DES TRAVAILLEURS/EUSES DE L'AGRICULTURE, BRÉSIL CONTAG LE SYNDICAT PROPOSE UNE SÉRIE DE MESURES, INCLUANT: Comme c est le cas dans de nombreux pays, le travail des enfants au Brésil se retrouve principalement en agriculture. Cependant, CONTAG est aux premières lignes dans la lutte pour mettre fin au travail des enfants. En 1993, en partenariat avec IPEC-OIT, le syndicat a lancé un programme à l intention des enfants au travail dans 88 localités ou l on retrouvait un nombre important de travailleurs/euses agricoles. Le principal objectif du programme d action consistait à produire et diffuser de l information sur les droits des enfants au travail des régions rurales et de former les syndicalistes pour qu ils/elles améliorent les dispositions des conventions collectives interdisant le recours au travail des enfants. Le projet a publié exemplaires d une brochure sur les droits des enfants au travail en milieu rural, animé cinq cours de formation pour 150 dirigeants/tes et moniteurs/trices syndicaux/ales, produit sept émissions de radio de sensibilisation qui ont connu un grand succès. Les émissions ont été diffusées sur le réseau de 150 stations locales de CONTAG. Le programme d action a, de fait, permis d augmenter le degré de sensibilisation des dirigeants/tes syndicaux/ales face au travail des enfants et à la façon de le combattre. Il a également permis de réunir des parents et des enfants qui travaillent pour discuter des conditions de vie et de travail des enfants en milieu rural. CONTAG estime que 80% des enfants qui ont participé au 2 e forum national des enfants au travail en milieu rural souffrent de problèmes de santé, par exemple de malnutrition ou de troubles musculo-squelettiques. Cette sensibilisation a aidé le syndicat à faire pression sur le gouvernement brésilien pour qu il ratifie la Convention 182 de l OIT (ce qu il a fait en février 2000). En 2000 également, une commission a été formée pour déterminer les pires formes de travail des enfants. CONTAG aura maintenant pour défi de faire pression sur le gouvernement du Brésil afin de l amener à constituer des parties publiques en vue de la mise en œuvre des Conventions 138 et 182. la sensibilisation des membres du Parlement, des juges, des employeurs, des parents et des enfants; la réforme agraire; un régime universel de sécurité sociale; des programmes de bourses d études, par lesquels les familles pauvres reçoivent un salaire minimum si elles persistent à envoyer leurs enfants à l école; l inclusion dans les conventions collectives de dispositions afin d interdire le travail des enfants et de protéger les adolescents/tes au travail; des pressions sur le gouvernement pour qu il ratifie les Conventions 129 et 184 de l OIT. CONTAG est la principale organisation syndicale dans le secteur de l agriculture au Brésil. Regroupant à la fois les travailleurs/euses agricoles et les petits/tes exploitants/tes, elle compte actuellement neuf millions de membres. Elle est affiliée à l UITA. RÉCOLTE AMÈRE 24 RÉCOLTE AMÈRE 25

14 PLAN NATIONAL ACTIONPRATIQUE Au Ghana, GAWU (General Agricultural Workers Union) a pu négocier avec Ghana Oil Palm Development Company une convention collective contenant les dispositions suivantes: La direction souscrit pleinement à l abolition du travail des enfants dans les plantations et autour de celles-ci, ainsi que dans l ensemble du pays. La direction, en conjonction avec le syndicat, prendra les mesures nécessaires pour assurer qu il ne soit pas fait usage du travail des enfants dans les plantations et autour de celles-ci. GAWU considère que la convention collective lui permet: RÉCOLTE AMÈRE 26 d échanger de l information avec la direction sur les questions relatives au travail des enfants - dans la plantation - autour de la plantation - dans le secteur de l agriculture - dans le pays d entreprendre des recherches/études conjointes sur le travail des enfants de mener des programmes de formation et d éducation d instituer des programmes de récompenses et de sanctions s appliquant particulièrement au travail occasionnel, aux petits/tes exploitants/tes et aux petits/tes planteurs/euses d élargir la sensibilisation au travail des enfants et à ses nombreux liens avec - les droits de l enfant - les droits des femmes - les droits des travailleurs/euses - les droits humains - le développement durable mettre en lumière les liens de cause à effet entre le travail des enfants et les méthodes de production et de gestion axées sur la réduction des coûts - précarisation - production à contrat et sous-traitance - non-paiement de la sécurité sociale pour les travailleurs/euses occasionnels/les et contractuels/les et situation des travailleurs/euses âgés/es - effet dépresseur sur les salaires faire campagne en faveur de la formulation de lois et de politiques nationales. Utilisation des accords-cadres L Union internationale des travailleurs de l alimentation, de l agriculture, de l hôtellerie-restauration, du tabac et des branches connexes (UITA) s efforce depuis longtemps d ouvrir avec les sociétés transnationales des négociations internationales visant à assurer le respect des droits fondamentaux dans l ensemble de leurs activités. En 2001, l UITA, en collaboration avec le Comité de coordination des travailleurs/euses de la banane d Amérique latine (COLSIBA), a conclu un accord-cadre avec la société transnationale Chiquita. L accord oblige Chiquita à respecter les normes fondamentales du travail, y compris les Conventions 138 et 182. L accord oblige également Chiquita à exiger de ses fournisseurs, producteurs à contrat et partenaires de coentreprises qu ils respectent ces normes. Cacao En 2001, à la suite de révélations dans les médias sur le recours au travail des enfants et au travail forcé dans la production de cacao dans certains pays d Afrique occidentale, l UITA a pu entreprendre des pourparlers avec l industrie du chocolat et du cacao, avec le concours de plusieurs organisations nongouvernementales. Les négociations ont réuni tous les principaux intervenants de l industrie mondiale du cacao et du chocolat, y compris les fabricants de chocolat. Ces négociations ont conduit à la publication d une déclaration conjointe qui engage les signataires à entreprendre des efforts à long terme en vue de l abolition des pires formes de travail des enfants dans le secteur. La déclaration conjointe reconnaît également que le travail des enfants n est pas un élément isolé des conditions générales et reconnaît la nécessité d une action, par les parties appropriées, dans le but d améliorer les conditions générales de travail et l accès à l éducation. La reconnaissance par l industrie du cacao et du chocolat de la nécessité pour l industrie de travailler en collaboration avec les organisations syndicales sur cette question donne lieu de croire que cette initiative pourrait connaître le succès. L initiative et les activités concrètes seront élaborées dans le cadre d une Fondation qui sera constituée à la mi-2002 et mettront initialement l accent sur l intervention en Afrique occidentale. Définir l agriculture durable Le développement et l agriculture durables sont des expressions fréquemment utilisées. Depuis un certain temps, l UITA, de concert avec la CISL et d autres organisations syndicales internationales, travaille à faire accepter les normes fondamentales de l OIT comme étalons/mesures du caractère durable, avec certains succès, notamment auprès de la Commission du développement durable des Nations unies. Cela permet au mouvement syndical d affirmer qu une agriculture qui repose sur le travail des enfants ne peut être durable. RÉCOLTE AMÈRE 27 PLAN INTERNATIONAL

15 PLAN INTERNATIONAL Consommateurs/trices - commerce éthique et équitable Les consommateurs/trices ont pris plusieurs initiatives à l égard de l abolition du travail des enfants. Ces initiatives ont amené les grands détaillants et plus particulièrement les grandes chaînes d alimentation à trouver des façons d inspecter et de surveiller leurs chaînes d approvisionnement. Dans les meilleurs des cas, elles examinent non seulement la question du travail des enfants mais aussi l application de l ensemble des normes fondamentales du travail et d autres normes, notamment au plan de la santé et de la sécurité. Parmi les programmes récents, signalons l Initiative d éthique commerciale basée au Royaume-Uni (Ethical Trading Initiative, ETI) dans laquelle des organisations syndicales, des entreprises et des organisations non-gouvernementales travaillent de concert à l établissement de meilleures pratiques en matière de surveillance des chaînes d approvisionnement et d application du code de base d ETI. Commerce équitable Le commerce équitable est également fondé sur les normes de l OIT mais ajoute un engagement spécifique de rendement équitable pour le/la producteur/trice. Pour y arriver, les consommateurs/trices sont invités/es à payer un prix légèrement plus élevé, la différence étant remise au/à la producteur/trice petit/e exploitant/e agricole ou travailleur/euse de plantation. Association internationale des cultivateurs de tabac (International Tobacco GrowersÕ Association - ITGA) Union internationale des travailleurs de lõalimentation, de lõagriculture, de lõh tellerierestauration, du tabac et des branches connexes (UITA) DƒCLARATION CONJOINTE DE LÕITGA ET DE L'UITA L'ITGA et l'uita conviennent de la nžcessitž de mettre fin au travail des enfants dans le secteur de la culture du tabac et de fournir aux enfants une Žducation qui leur offre les meilleures perspectives d'avenir dans tous les domaines. LÕITGA et l'uita partagent le point de vue selon lequel le travail des enfants ržsulte de plusieurs facteurs, notamment les conditions sociales et Žconomiques gžnžralement džfavorables que connaissent les mžtayers et les ouvriers agricoles. Ces conditions džfavorables sont souvent aggravžes par les džc s de membres de la famille causžs par l'incidence importante du SIDA dans les collectivitžs rurales de plusieurs pays en džveloppement o le tabac est cultivž. LÕITGA et l'uita s'engagent conjointement ˆ faire en sorte que la meilleure pratique soit appliquže, tant au niveau de la production agricole que pour les normes de l'emploi et les droits des travailleurs internationalement reconnus. LÕITGA et l'uita conviennent que les besoins de chaque pays sont diffžrents et que des solutions locales doivent tre trouvžes, dans un cadre incluant les principes suivants: Les enfants ont droit ˆ une scolarisation, ˆ une vie de famille Žpanouie et ˆ une Žducation garantissant la santž et la sžcuritž. Les enfants en dessous de l' ge lžgal ou en dessous de l' ge džfini par la Convention pertinente de l'oit ne doivent pas tre employžs dans la culture de la feuille de tabac. Du fait que de nombreuses entreprises de production de tabac soient des entreprises familiales, il est acceptable que des enfants prennent part aux t ches quotidiennes de la vie de famille. Ces t ches ne doivent toutefois pas comprendre les activitžs potentiellement dangereuses telles que l'utilisation des machines et des produits chimiques. LÕITGA et l'uita travailleront Žtroitement avec leurs membres pour Žlaborer un programme de recherches sur le travail des enfants et sur les conditions sociales et Žconomiques gžnžrales des mžtayers et des ouvriers agricoles. LÕITGA et l'uita conviennent que ces probl mes peuvent difficilement tre ržsolus dans un avenir proche et qu'un engagement ˆ long terme des parties concernžes est nžcessaire. LÕITGA et l'uita conviennent de chercher ˆ Žtablir un programme conjoint de recherches, d'žchanges d'informations et d'action de mani re ˆ ce que les normes internationalement reconnues puissent tre favorisžes dans les pays o est pratiquže la culture du tabac et des ržcoltes annexes. Des pays prioritaires et un calendrier seront džfinis dans le cadre de ce programme et annoncžs ˆ une date ultžrieure. Ce programme comprendra des activitžs conjointes ližs aux programmes de sensibilisation et de pržvention du SIDA. Pour lõitga: Antonio Abrunhosa Directeur exžcutif ITGA Pour lõuita: Ron Oswald SecrŽtaire gžnžral de lõuita Kari Tapiola TŽmoin au nom du Bureau international du travail (BIT): Directeur exžcutif, Principes et droits fondamentaux au travail Date: 10/6/1999 RÉCOLTE AMÈRE 28 RÉCOLTE AMÈRE 29

16 ACTRAV ACTRAV LE BUREAU DES ACTIVITÉS POUR LES TRAVAILLEURS DU BIT (ACTRAV) Principal lien entre le Bureau international du travail (BIT) et les travailleurs/euses, le Bureau des activités pour les travailleurs (ACTRAV) coordonne l ensemble des activités du BIT relatives aux travailleurs/euses et à leurs organisations, tant au siège de l organisation que sur le terrain. ACTRAV a pour mission d entretenir des relations étroites avec le mouvement syndical dans les différents pays du monde, d apporter aux organisations syndicales le soutien du Bureau international du travail dans leurs efforts pour augmenter leur influence en faisant la promotion d activités de défense et d avancement des droits des travailleurs/euses. ACTRAV: est le lien entre le Bureau international du travail et l un de ses partenaires clés le mouvement syndical ACTRAV ACTRAV s est fait une priorité de la promotion de la mise en œuvre des normes internationales du travail, et plus particulièrement des conventions fondamentales de l OIT sur les droits humains et les droits syndicaux. Le document sur la planification stratégique pour 2002/2003 d ACTRAV insiste sur le fait que la capacité des organisations de travailleurs/euses à traiter des enjeux de protection sociale doit être renforcée, y compris les conditions de travail, la sécurité sociale et la santé, sécurité au travail (SST) l égalité entre les hommes et les femmes, le travail des enfants et le VIH/SIDA sont prioritaires. En plus des activités émargeant à ses propres budgets, ACTRAV assure la gestion d un certain nombre de projets financés par des donateurs externes. La plupart de ces projets sont d envergure nationale, d autres sont régionaux ou supra-régionaux. assure que les préoccupations des organisations syndicales sont prises en compte dans toutes les activités du BIT permet aux organisations syndicales de faire pleinement usage du potentiel du BIT permet au BIT de compter sur l appui des organisations syndicales dans la promotion et l atteinte de ses objectifs assure que les projets et programmes de l OIT répondent aux besoins des travailleurs/euses et de leurs organisations et favorise la participation active des organisations syndicales aux activités de l OIT En plus du personnel en poste dans les bureaux d ACTRAV au siège de l Organisation internationale du travail à Genève, les spécialistes régionaux en éducation des travailleurs/euses sont en poste en Afrique, en Asie et en Amérique latine, tandis que des spécialistes confirmés/es en activités pour les travailleurs/euses ont été attachés/es à des équipes multidisciplinaires sur le terrain. RÉCOLTE AMÈRE 30 RÉCOLTE AMÈRE 31

17 LESENFANTSÀL'ÉCOLE et pas au travail Le travail des enfants mine le pouvoir de négociation des organisations syndicales. Les enfants au travail constituent un réservoir quasi-inépuisable de main-d œuvre à bon marché, ce qui contribue à l abaissement des salaires et diminue la capacité des organisations syndicales de négocier des améliorations aux conditions de salaire et d emploi des travailleurs/euses. Les organisations syndicales constituent les chefs de file logiques de la recherche et de la lutte contre le travail des enfants à l échelle locale, nationale et internationale. Elles peuvent et doivent faire valoir le droit des travailleurs/euses à une rémunération équitable, réduisant ainsi la dépendance des familles pauvres face au travail des enfants. Les organisations syndicale ont accès à un grand nombre de travailleurs/euses adultes et à leurs familles. Les organisations syndicales ont un rôle à jouer dans la négociation collective et la mobilisation sociale à l échelle nationale et internationale. Le projet Élaborer des stratégies syndicales nationales et internationales pour lutter contre le travail des enfants d ACTRAV a pour objectif principal le renforcement de la capacité des organisations syndicales d entreprendre l élaboration de politiques syndicales et de plans d action visant à combattre le travail des enfants. Au départ, le projet a mis l accent sur une coopération étroite avec les Fédérations syndicales internationales (auparavant connues sous le nom de Secrétariats professionnels internationaux) et d autres organisations syndicales mondiales. Des campagnes, des ateliers de sensibilisation, des études et des plans d actions ont été réalisés. À partir de 2000, les centrales nationales des organisations syndicales ont été sollicitées pour lancer le processus de sensibilisation, d élaboration de politiques et de préparation de plans d action à l échelle nationale et régionale. pas au travail RÉCOLTE AMÈRE 32 RÉCOLTE AMÈRE 33

18 Une pochette contenant sept brochures a été préparée collectivement par des syndicalistes oeuvrant sur le terrain dans le but d aider les organisations syndicales dans leur lutte contre le travail des enfants. La première version a été utilisée dans plusieurs ateliers en Afrique et en Asie avant leur publication finale. Brochure 1 GUIDE DE PRÉSENTATION DES SEPT BROCHURES Brochure 5 Brochure 6 Brochure 7 LA NÉGOCIATION COLLECTIVE POUR LUTTER CONTRE LE TRAVAIL DES ENFANTS Comment les organisations syndicales peuvent utiliser la négociation collective pour lutter contre le travail des enfants Différents niveaux d action syndicale Instruments d intervention en négociation collective Information sur d autres initiatives internationales UTILISER LES NORMES DE L OIT POUR LUTTER CONTRE LE TRAVAIL DES ENFANTS Normes internationales du travail les normes fondamentales Orientation dans l utilisation des deux principales conventions de l OIT sur le travail des enfants Autres instruments internationaux utiles pour lutter contre le travail des enfants LA STRUCTURE TRIPARTITE POUR LUTTER CONTRE LE TRAVAIL DES ENFANTS Le rôle des partenaires sociaux dans la lutte contre le travail des enfants Établissement d alliances et de réseaux avec les autres organisations vouées à la lutte contre le travail des enfants Services spécifiques du BIT et leurs activités de lutte contre le travail des enfants Brochure 2 Brochure 3 Brochure 4 RÉCOLTE AMÈRE 34 POLITIQUES ET PLANS D ACTION SYNDICAUX POUR LUTTER CONTRE LE TRAVAIL DES ENFANTS Le travail des enfants, un enjeu syndical Un cadre d intervention pour l action syndicale Elaboration de politiques syndicales Choix des priorités et préparation d un plan d action DOCUMENTATION ET INFORMATION SUR LE TRAVAIL DES ENFANTS Où se procurer des renseignements sur le travail des enfants Les méthodes que peuvent utiliser les organisations syndicales pour obtenir l information Information requise pour l action ORGANISER DES CAMPAGNES DE LUTTE CONTRE LE TRAVAIL DES ENFANTS Enjeux de campagne et niveaux d intervention Elaboration de campagnes durables I N F O R M A T I O N Les brochures sont disponibles (en anglais, français, espagnol) auprès du BIT/ACTRAV à Genève. Sur Internet: (matériel de formation et de campagne / documentation syndicale sur le travail des enfants anglais seulement) Courriel: Adresse: Bureau des activités pour les travailleurs (ACTRAV) Bureau international du travail 4, route des Morillons CH-1211 Genève 22 Suisse RÉCOLTE AMÈRE 35

19 IPEC IPEC PROGRAMME INTERNATIONAL POUR L ABOLITION DU TRAVAIL DES ENFANTS Le programme IPEC a pour objectif de contribuer à l élimination progressive du travail des enfants dans le monde, en mettant l accent sur l éradication des pires formes de travail des enfants le plus rapidement possible. La volonté politique et l engagement des gouvernements à s attaquer au problème du travail des enfants en collaboration avec les organisations syndicales et d employeurs, les organisations non gouvernementales et les intervenants de la société civile sont à la base de l action du programme IPEC du BIT. Depuis ses débuts en 1992, les programmes IPEC menés dans plus de 60 pays du monde ont eu des effets considérables, permettant de soustraire des centaines de milliers d enfants au travail et d augmenter le degré de sensibilisation face au fléau que constitue le travail des enfants. Le programme IPEC est fortement implanté dans les trois régions les plus affectées par le travail des enfants Afrique, Asie et Amérique latine. IPEC travaille avec des partenaires locaux pour concevoir et appliquer des mesures visant à prévenir le travail des enfants, soustraire les enfants aux travaux dangereux en leur offrant, à eux et à leurs familles, des solutions de remplacement et, en attendant que cette forme d'exploitation soit totalement abolie, à améliorer leurs conditions de travail. Les points forts du travail de IPEC sont la solidité des travaux de recherche, d analyse et d évaluation qui complètent ses fonctions de programme et de campagne dans chaque pays et qui aident à renforcer le rôle du BIT à titre de source mondiale d information et d expertise sur le travail des enfants. Les recherches statistiques de IPEC sur l étendue du travail des enfants sont la responsabilité du Programme d information stratégique et de suivi sur le travail des enfants (SIMPOC). Le cadre politique de IPEC est fondé sur la Déclaration de l'oit relative aux principes et droits fondamentaux au travail, adoptée en 1998, ainsi que sur la Convention 138 (1973) sur l âge minimum, abolissant le travail des enfants, et la Convention 182 (1999) sur les pires formes de travail des enfants. L éradication des pires formes de travail des enfants, y compris l esclavage, le travail forcé, le trafic de stupéfiants, la servitude pour dette, l asservissement, la prostitution, la pornographie ainsi que différentes formes de travail dangereux et d exploitation par le travail constitue une première étape importante dans la recherche plus large de l abolition effective du travail des enfants et constitue à ce titre une préoccupation importante et un centre d intérêt pour IPEC. IPEC La Convention 182, tout en reconnaissant le rôle important joué par les ONG et la société civile en général dans la lutte contre le travail des enfants, a rappelé le rôle primordial attendu des organisations syndicales et des associations d employeurs dans l élimination rapide des pires formes de travail des enfants. Les organisations syndicales et d employeurs jouent déjà un rôle important au sein des comités directeurs nationaux des pays qui ont signé un protocole d accord. Leur rôle particulièrement en ce qui a trait à leur influence sur les politiques nationales sur le travail des enfants et sur les politiques du marché du travail en général représente déjà une contribution importante. Les organisations syndicales et d employeurs sont particulièrement bien placées pour permettre à leurs membres, aux citoyens/nes, aux entreprises et aux sociétés ainsi qu à l ensemble du secteur privé d apporter une contribution positive à la lutte contre le travail des enfants. IPEC examinera avec ACT/EMP (le Bureau des activités pour les employeurs du BIT) et ACTRAV (le Bureau des activités pour les travailleurs du BIT) de quelle façon ces initiatives peuvent être multipliées et peut-être étendues au monde entier. LE PROGRAMME D IPEC est d éliminer LE TRAVAIL DES ENFANTS dans le monde RÉCOLTE AMÈRE 36 RÉCOLTE AMÈRE 37

20 RÉCOLTE AMÈRE 38 ECLT ECLT ERADICATION DU TRAVAIL DES ENFANTS DANS LA CULTURE DU TABAC La Fondation ECLT (Eradication du travail des enfants dans la culture du tabac) a été fondée en octobre 2001 à Genève, en Suisse. Elle est issue d une initiative et d un regroupement de forces novateurs. Contexte En 1999, l Union internationale des travailleurs de l alimentation, de l agriculture, de l hôtellerie-restauration, du tabac et des branches connexes (UITA) signait une déclaration commune avec l Association internationale des cultivateurs de tabac. Cette déclaration, authentifiée et appuyée par l Organisation internationale du travail, reconnaissait la nécessité de contribuer à l élimination du travail des enfants dans la culture du tabac afin d offrir aux enfants une éducation leur offrant les meilleures chances de succès dans la vie. Deux principes de base ont été énoncés: les enfants ont le droit à l instruction, à une vie familiale complète et à un milieu sans danger et sain; les enfants n ayant pas atteint l âge minimum d admission au travail ou l âge minimum prévu par les Conventions pertinentes de l OIT ne doivent pas être employés/es dans la production du tabac. Peu de temps après, une société de tabac, British American Tobacco, se joignait à ce qui allait devenir la toute première initiative mondiale de lutte contre le travail des enfants dans la culture du tabac. En octobre 2000, une conférence était tenue à Nairobi par les trois partenaires fondateurs et un représentant de haut niveau de l OIT. Les bases étaient jetées en vue d un effort conjoint continu visant l élimination du travail des enfants et l élargissement du réseau à de nouveaux partenaires potentiels. Un an plus tard, en octobre 2001, la Fondation ECLT était créée. Outre les trois membres fondateurs, de nouvelles sociétés s étaient jointes au groupe: le Groupe Gallaher, Imperial Tobacco, Japan Tobacco International, Philip Morris et Scandinavian Tobacco. Les trois principales entreprises de transformation des feuilles de tabac (Dimon, Standard Commercial et Universal Leaf) ont également adhéré à la Fondation, dont le BIT est le principal conseiller. Malgré des intérêts parfois divergents, ces différents secteurs de l industrie du tabac, représentant les travailleurs/euses agricoles salariés/es, les cultivateurs/trices et le secteur privé, se sont unis dans un but commun: l élimination du travail des enfants. Travaux et principes de la Fondation ECLT Le secteur agricole est le principal utilisateur du travail des enfants, et la culture du tabac n y fait pas exception. Les enfants des régions rurales, les filles en particulier, deviennent économiquement active à un jeune âge. Ces enfants sont non seulement exposés/es aux risques pour la santé associés à la pau- ECLT vreté rurale, mais aussi à ceux associés au travail agricole. Dans l ensemble, les effets pour les enfants sont les suivants: négation de leurs droits humains et de leur bien-être; privation de leur droit à la santé, à la sécurité, à l éducation et à l enfance; négation d un avenir décent. Pour combattre cette réalité, la Fondation ECLT appuiera et financera des initiatives locales et communautaires visant à augmenter la sensibilisation et à lutter de façon pragmatique par des projets pratiques contre le travail des enfants. Ces projets doivent être basés sur la pertinence, la faisabilité, l efficacité en regard des coûts et le caractère durable. La surveillance jouera également un rôle important. La Fondation ECLT est convaincue que la façon la plus efficace de lutter contre le travail des enfants consiste à susciter des alliances larges et efficaces entre les partenaires sur le terrain: ceux-ci englobent les affiliées des membres de la Fondation ECLT ainsi que les représentants de la société civile impliqués dans la question du travail des enfants, c est-à-dire les ONG, les dirigeants/tes communautaires et religieux/ses, les associations de femmes et d enseignants/tes et les représentants/tes des gouvernements et des organismes des Nations unies, comme l OIT et l UNICEF. La Fondation fera porter ses efforts en priorité sur l Afrique orientale et australe, ainsi que sur l Amérique latine. En parallèle avec le soutien accordé aux initiatives et projets locaux, la Fondation ECLT lancera et financera des études indépendantes menées par différentes institutions de manière à mieux connaître les réalités du travail des enfants sur le terrain et donc à améliorer sa capacité de réponse. La Fondation ECLT ne peut ni ne souhaite se substituer aux programmes d éducation des gouvernements. Elle sera toutefois en mesure de combler des écarts spécifiques en offrant des programmes locaux d éducation dans les régions où se cultive le tabac. La Fondation ne peut éradiquer la pauvreté qui constitue la principale raison du travail des enfants, mais elle s efforcera d aider au relèvement des conditions de travail dans la culture du tabac et pour les petits/tes exploitants/tes agricoles. Elle ne peut non plus se substituer au système de santé publique dans la lutte contre le SIDA, mais elle y contribuera par l éducation là où le SIDA constitue une cause majeure du travail des enfants dans la culture du tabac. FONDATION POUR L ÉRADICATION DU TRAVAIL DES ENFANTS DANS LA CULTURE DU TABAC (ECLT) 28 Rue du Village, CH-1214 Vernier, Genève Suisse Tel: Courriel: Internet: RÉCOLTE AMÈRE 39

PRODUITS MORTELS LES PESTICIDES DANS LE COTON

PRODUITS MORTELS LES PESTICIDES DANS LE COTON Pe s t i c i d e A c t i o n N e t w o r k U K PRODUITS MORTELS LES PESTICIDES DANS LE COTON Résumé exécutif et Recommendations 5 St Peter s St London N1 8JD Royaume Uni t: +44 (0)20 7359 0440 f: +44 (0)20

Plus en détail

Conseil d administration Genève, novembre 2007 LILS POUR DÉCISION

Conseil d administration Genève, novembre 2007 LILS POUR DÉCISION BUREAU INTERNATIONAL DU TRAVAIL GB.300/LILS/9 300 e session Conseil d administration Genève, novembre 2007 Commission des questions juridiques et des normes internationales du travail LILS POUR DÉCISION

Plus en détail

Code de conduite pour les fournisseurs

Code de conduite pour les fournisseurs Code de conduite pour les fournisseurs Contexte Co-operators s engage à mener ses affaires dans le respect de sa politique de développement durable. Son Code de conduite pour les fournisseurs définit les

Plus en détail

VIDYA PROJET LE TRAVAIL DES ÉQUIPES DE RSC D INDITEX EN INDE

VIDYA PROJET LE TRAVAIL DES ÉQUIPES DE RSC D INDITEX EN INDE La politique de Responsabilité Sociale d Entreprise d Inditex à l égard de ses fournisseurs repose sur un outil essentiel, qui est le Code de Conduite pour les Fabricants Externes, que tous ses fournisseurs

Plus en détail

Après quatre tests d évaluation passés dans des pays différents (USA et Amérique latine), la norme SA 8000 a été validée et diffusée.

Après quatre tests d évaluation passés dans des pays différents (USA et Amérique latine), la norme SA 8000 a été validée et diffusée. LA NORME SA 8000 Les origines de la norme SA 8000 La norme SA 8000 est le résultat, entre autre, du constat de la multiplication des normes et des standards existants sur le marché. C est en octobre 1997

Plus en détail

Note d information de l UITA: La grippe aviaire (H5N1) et les travailleurs/euses agricoles

Note d information de l UITA: La grippe aviaire (H5N1) et les travailleurs/euses agricoles Note d information de l UITA: La grippe aviaire (H5N1) et les travailleurs/euses agricoles Je crois que le mouvement qui se développe actuellement nous donnera la chance de modifier le cours de l histoire

Plus en détail

POLITIQUE D ÉGALITÉ ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES

POLITIQUE D ÉGALITÉ ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES POLITIQUE D ÉGALITÉ ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES MAI 2008 POLITIQUE D EGALITÉ ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES 1. LE CONTEXTE L égalité entre les femmes et les hommes est une condition essentielle au développement

Plus en détail

SITUATIONS DANGEREUSES AU TRAVAIL : PORTRAIT D UNE DÉCENNIE DANS UN CENTRE HOSPITALIER

SITUATIONS DANGEREUSES AU TRAVAIL : PORTRAIT D UNE DÉCENNIE DANS UN CENTRE HOSPITALIER SITUATIONS DANGEREUSES AU TRAVAIL : PORTRAIT D UNE DÉCENNIE DANS UN CENTRE HOSPITALIER Robert Bourbonnais a a Centre de santé et de services sociaux de Laval (Laval, Québec) La présente étude trace le

Plus en détail

Organisation des Nations Unies pour le développement industriel

Organisation des Nations Unies pour le développement industriel Organisation des Nations Unies pour le développement industriel Distr. générale 12 octobre 2015 Français Original: anglais Conférence générale Seizième session Vienne, 30 novembre-4 décembre 2015 Point

Plus en détail

DROITS HUMAINS ET RESSOURCES HUMAINES SANTÉ ET SÉCURITÉ ENVIRONNEMENT. DD-CHART-002 indice 2

DROITS HUMAINS ET RESSOURCES HUMAINES SANTÉ ET SÉCURITÉ ENVIRONNEMENT. DD-CHART-002 indice 2 Code de Conduite Des Fournisseurs Petzl principes fondamentaux DROITS HUMAINS ET RESSOURCES HUMAINES SANTÉ ET SÉCURITÉ ENVIRONNEMENT DD-CHART-002 indice 2 PRINCIPES FONDAMENTAUX Code de Conduite Des Fournisseurs

Plus en détail

NOTE DU BCC SUR LA COOPERATION AGRICOLE

NOTE DU BCC SUR LA COOPERATION AGRICOLE AGRICULTURE OIC/COMCEC/30-14/D(30) NOTE DU BCC SUR LA COOPERATION AGRICOLE BUREAU DE COORDINATION DU COMCEC Novembre 2014 COMCEC COORDINATION OFFICE November 2014 NOTE SUR LA COOPERATION AGRICOLE L agriculture

Plus en détail

Document d orientation sur le Standard Fairtrade pour le cacao Fairtrade pour les Organisations de Petits Producteurs

Document d orientation sur le Standard Fairtrade pour le cacao Fairtrade pour les Organisations de Petits Producteurs Document d orientation sur le Standard Fairtrade pour le cacao Fairtrade pour les Organisations de Petits Producteurs Amélioration de la productivité et de la qualité Publication juin 2013 Sommaire : Introduction...

Plus en détail

Le droit à se nourrir

Le droit à se nourrir Le droit à se nourrir La faim : plus absurde qu il n y paraît 2 Paradoxe n 1 Aujourd hui, 852 millions de personnes au monde - soit près d un être humain sur sept - souffrent régulièrement de la faim alors

Plus en détail

LES NORMES INTERNATIONALES DU TRAVAIL ET LA DÉCLARATION DE PRINCIPES TRIPARTITE SUR LES ENTREPRISES MULTINATIONALES ET LA POLITIQUE SOCIALE

LES NORMES INTERNATIONALES DU TRAVAIL ET LA DÉCLARATION DE PRINCIPES TRIPARTITE SUR LES ENTREPRISES MULTINATIONALES ET LA POLITIQUE SOCIALE LES NORMES INTERNATIONALES DU TRAVAIL ET LA DÉCLARATION DE PRINCIPES TRIPARTITE SUR LES ENTREPRISES MULTINATIONALES ET LA POLITIQUE SOCIALE GithaRoelans, Cheffe d unité Entreprises Multinationales, Département

Plus en détail

Déclaration sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales 1, 2

Déclaration sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales 1, 2 Nations Unies Assemblée générale Distr. générale 20 juin 2013 Français Original: anglais A/HRC/WG.15/1/2 Conseil des droits de l homme Première session 15-19 juillet 2013 Groupe de travail intergouvernemental

Plus en détail

DONNER NAISSANCE NE DOIT PAS ÊTRE UNE QUESTION DE VIE OU DE MORT

DONNER NAISSANCE NE DOIT PAS ÊTRE UNE QUESTION DE VIE OU DE MORT DONNER NAISSANCE NE DOIT PAS ÊTRE UNE QUESTION DE VIE OU DE MORT Mise à jour avec rétroinformation technique de décembre 2012 Chaque jour, près de 800 femmes meurent durant la grossesse ou l accouchement

Plus en détail

Profits et pauvreté: la dimension économique du travail forcé

Profits et pauvreté: la dimension économique du travail forcé US$150,000,000,000 Profits et pauvreté: la dimension économique du travail forcé L intégration globale des systèmes économiques, notamment des marchés du travail, a apporté de nombreuses opportunités pour

Plus en détail

2 e CONGRÈS MONDIAL RÉSOLUTION L ORGANISATION INTERNATIONALE DU TRAVAIL

2 e CONGRÈS MONDIAL RÉSOLUTION L ORGANISATION INTERNATIONALE DU TRAVAIL 2CO/F/6.8 (définitif) CONFÉDÉRATION SYNDICALE INTERNATIONALE 2 e CONGRÈS MONDIAL Vancouver, du 21 au 25 juin 2010 RÉSOLUTION L ORGANISATION INTERNATIONALE DU TRAVAIL 1. Le Congrès s engage à appuyer le

Plus en détail

Annexe - Résolution 1 Déclaration Ensemble pour l humanité

Annexe - Résolution 1 Déclaration Ensemble pour l humanité Annexe - Résolution 1 Déclaration Ensemble pour l humanité Réunis à Genève pour la XXX e Conférence internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, nous, membres de ladite Conférence, avons centré

Plus en détail

OMD 2015 : Comment débloquer le potentiel des collectivités territoriales?

OMD 2015 : Comment débloquer le potentiel des collectivités territoriales? OMD 2015 : Comment débloquer le potentiel des collectivités territoriales? À seulement cinq ans de l échéance de 2015 fixée pour les OMD, de nombreux pays ont réalisé d importants progrès quant à la réalisation

Plus en détail

COUP D ŒIL SUR LE FIDA

COUP D ŒIL SUR LE FIDA Oeuvrer pour que les populations rurales pauvres se libèrent de la pauvreté COUP D ŒIL SUR LE FIDA L objectif du FIDA Le Fonds international de développement agricole (FIDA) a pour but d aider les populations

Plus en détail

TABAC ET PAUVRETE EN AFRIQUE

TABAC ET PAUVRETE EN AFRIQUE TABAC ET PAUVRETE EN AFRIQUE Mr DAOUDA ELHADJ ADAM Secretaire general Association pour la Defense des Droits des Consommateurs du Tchad (ADC) Coordonnateur Projet d implementation de la CCLAT en Afrique

Plus en détail

JOURNÉE INTERNATIONALE DE L ALPHABÉTISATION 2008 L alphabétisation, le meilleur remède

JOURNÉE INTERNATIONALE DE L ALPHABÉTISATION 2008 L alphabétisation, le meilleur remède JOURNÉE INTERNATIONALE DE L ALPHABÉTISATION 2008 L alphabétisation, le meilleur remède Cette année, la Journée internationale de l alphabétisation mettra l accent sur les liens existant entre l alphabétisation

Plus en détail

Programme international pour l abolition du travail des enfants (IPEC)

Programme international pour l abolition du travail des enfants (IPEC) Programme international pour l abolition du travail des enfants (IPEC) Quel est-il et que fait-il? Bureau international du Travail «C est l exploitation des enfants qui constitue le mal...le plus insupportable

Plus en détail

Stratégie visant des écoles saines

Stratégie visant des écoles saines Chapitre 4 Section 4.03 Ministère de l Éducation Stratégie visant des écoles saines Suivi des audits de l optimisation des ressources, section 3.03, Rapport annuel 2013 APERÇU DE L ÉTAT DES RECOMMANDATIONS

Plus en détail

Coup d œil sur le FIDA

Coup d œil sur le FIDA Coup d œil sur le FIDA L objectif du FIDA Le Fonds international de développement agricole (FIDA) a pour but d aider les populations rurales pauvres à améliorer leur sécurité alimentaire et nutritionnelle,

Plus en détail

CONGRES REGIONAL CTA/ ATPS DE LA JEUNESSE EN AFRIQUE

CONGRES REGIONAL CTA/ ATPS DE LA JEUNESSE EN AFRIQUE CONGRES REGIONAL CTA/ ATPS DE LA JEUNESSE EN AFRIQUE Exploiter le Potentiel de la Science, de la Technologie et de l Innovation dans les chaînes Agro-alimentaires en Afrique : Créer emplois et richesse

Plus en détail

ENFANTS ET SIDA : PROTECTION SOCIALE LE ROLE DES PARLEMENTS

ENFANTS ET SIDA : PROTECTION SOCIALE LE ROLE DES PARLEMENTS ENFANTS ET SIDA : PROTECTION SOCIALE LE ROLE DES PARLEMENTS Atelier parlementaire régional pour l Afrique de l Est et l Afrique australe accueilli par le Parlement namibien, organisé par l Union interparlementaire

Plus en détail

Combler le fossé en une génération: instaurer l équité en santé en agissant sur les déterminants sociaux de la santé

Combler le fossé en une génération: instaurer l équité en santé en agissant sur les déterminants sociaux de la santé Combler le fossé en une génération: instaurer l équité en santé en agissant sur les déterminants sociaux de la santé Rapport final de la Commission OMS des Déterminants sociaux de la Santé 28 août 2008

Plus en détail

UNICEF/97-0627/Lemoyne

UNICEF/97-0627/Lemoyne UNICEF/97-0627/Lemoyne Pourquoi il est important de communiquer et d utiliser les informations sur LA VACCINATION La vaccination Chaque année, 1,7 million d enfants meurent de maladies qui auraient pu

Plus en détail

METTRE FIN À LA PAUVRETÉ PARTOUT DANS LE MONDE

METTRE FIN À LA PAUVRETÉ PARTOUT DANS LE MONDE by Du global au local : 2015-2030 - 2050 1 METTRE FIN À LA PAUVRETÉ PARTOUT DANS LE MONDE 1 1 L élimination de la pauvreté dans le monde est le premier des Objectifs du Millénaire pour le Développement

Plus en détail

Résumé des principales positions des partis politiques 15 octobre 2015

Résumé des principales positions des partis politiques 15 octobre 2015 Présentation Ce document a été produit à l occasion de la campagne électorale fédérale 2015. Il vise à informer les membres de la Coalition et ses partenaires des positions des principaux partis politiques

Plus en détail

Les personnes handicapées ont les mêmes droits

Les personnes handicapées ont les mêmes droits Les personnes handicapées ont les mêmes droits La stratégie européenne 2010-2020 en faveur des personnes handicapées Commission européenne Égalité des droits, égalité des chances La valeur ajoutée européenne

Plus en détail

Sections communautaires d Unifor

Sections communautaires d Unifor Sections communautaires d Unifor Guide des membres potentiels Unifor offre une nouvelle manière d aider les travailleuses et travailleurs à améliorer leur vie par l action collective. Sections communautaires

Plus en détail

ONUSIDA 2013 Le sida en chiffres

ONUSIDA 2013 Le sida en chiffres ONUSIDA 2013 Le sida en chiffres 33 % de nouvelles infections à VIH en moins depuis 2001 29 % de décès liés au sida en moins (adultes et enfants) depuis 2005 52 % de nouvelles infections à VIH en moins

Plus en détail

Le diabète et vous : Gérez votre mode de vie. Réduisez vos risques. fmcoeur.ca

Le diabète et vous : Gérez votre mode de vie. Réduisez vos risques. fmcoeur.ca Le diabète et vous : Gérez votre mode de vie. Réduisez vos risques. fmcoeur.ca Le saviez-vous? Le diabète est un facteur de risque associé aux maladies du cœur et aux AVC. Environ 1,8 million de Canadiens

Plus en détail

Journée mondiale d action 2014 du Réseau de la société civile du mouvement SUN. Note conceptuelle

Journée mondiale d action 2014 du Réseau de la société civile du mouvement SUN. Note conceptuelle Journée mondiale d action 2014 du Réseau de la société civile du mouvement SUN Contexte Note conceptuelle 2013 a été une année marquante pour la nutrition, qui a fait suite à de nombreuses années de revendication

Plus en détail

Processus d analyse de risques

Processus d analyse de risques Processus d analyse de risques Tel que le rapporte la Loi sur la Santé et la Sécurité du Travail, tout travailleur doit «participer à l'identification et à l'élimination des risques d'accidents du travail

Plus en détail

Intervention de M. Assane DIOP Directeur exécutif, Protection sociale Bureau international du Travail, Genève ***

Intervention de M. Assane DIOP Directeur exécutif, Protection sociale Bureau international du Travail, Genève *** Atelier de présentation du Programme Améliorer les capacités institutionnelles pour la gouvernance des migrations de main-d oeuvre en Afrique du Nord et de l Ouest (Bamako, Mali, 3 au 5 mars 2009) Intervention

Plus en détail

Plan Canicule. En été, les périodes de canicule sont particulièrement propices aux coups de chaleur et plusieurs facteurs peuvent y contribuer.

Plan Canicule. En été, les périodes de canicule sont particulièrement propices aux coups de chaleur et plusieurs facteurs peuvent y contribuer. Plan Canicule Fiche 3.2 : Les travailleurs En été, les périodes de canicule sont particulièrement propices aux coups de chaleur et plusieurs facteurs peuvent y contribuer. Facteurs environnementaux Ensoleillement

Plus en détail

Organisation internationale du Travail. Entreprises durables: créer des emplois meilleurs et plus nombreux

Organisation internationale du Travail. Entreprises durables: créer des emplois meilleurs et plus nombreux Organisation internationale du Travail Entreprises durables: créer des emplois meilleurs et plus nombreux Développement durable et emplois décents M. Crozet/OIT Malgré plusieurs décennies de gains économiques

Plus en détail

Les coopératives agricoles contribuent à la sécurité alimentaire et au développement rural

Les coopératives agricoles contribuent à la sécurité alimentaire et au développement rural 2012 Les coopératives agricoles contribuent à la sécurité alimentaire et au développement rural Oeuvrer pour que les populations rurales pauvres se libèrent de la pauvreté Les coopératives jouent un rôle

Plus en détail

AGIR MAINTENANT : INVESTIR DANS LA SANTÉ SEXUELLE ET REPRODUCTIVE AUPRÈS DES JEUNES

AGIR MAINTENANT : INVESTIR DANS LA SANTÉ SEXUELLE ET REPRODUCTIVE AUPRÈS DES JEUNES POPULATION REFERENCE BUREAU AGIR MAINTENANT : INVESTIR DANS LA SANTÉ SEXUELLE ET REPRODUCTIVE AUPRÈS DES JEUNES SCÉNARIO DE LA PRÉSENTATION UNE PRÉSENTATION > La présentation commencera par

Plus en détail

SANTÉ & SÉCURITÉ AU TRAVAIL

SANTÉ & SÉCURITÉ AU TRAVAIL Ministère de l Emploi et des Affaires Sociales Séminaire EU-Afrique du Nord Stratégies pour la sécurité et la santé au travail 21-22 avril 2015 SANTÉ & SÉCURITÉ AU TRAVAIL AU MAROC Prof. Abdeljalil EL

Plus en détail

Agriculture familiale et les défis du changement climatique en Afrique

Agriculture familiale et les défis du changement climatique en Afrique Agriculture familiale et les défis du changement climatique en Afrique 1 ière Édition Agriculture, changement climatique et responsabilité des organisations Dakar, du 25 au 27 Avril 2013 au CICES Communication

Plus en détail

La production de biocarburants estelle compatible avec la fonction nourricière de l agriculture?

La production de biocarburants estelle compatible avec la fonction nourricière de l agriculture? La production de biocarburants estelle compatible avec la fonction nourricière de l agriculture? Jean-Christophe Debar Fondation pour l agriculture et la ruralité dans le monde Les mercredis du Pavillon

Plus en détail

CONTENU. B- Traitement et recyclage des déchets 1. Démolition des navires

CONTENU. B- Traitement et recyclage des déchets 1. Démolition des navires CONTENU 2 I- Une transition sûre et équitable? Les enjeux mondiaux du développement durable II- Le débat écologique et sa dimension sociale III- Les nuances de vert dans les emplois verts IV. Emplois verts

Plus en détail

QUALITÉ DE L AIR INTÉRIEUR

QUALITÉ DE L AIR INTÉRIEUR QUALITÉ DE L AIR INTÉRIEUR La qualité de l air intérieur influence la santé et le bien-être. Les sources de pollution de l air intérieur responsables d effets sur la santé sont les agents physiques (ex.

Plus en détail

PROFIL DE SEGMENT DE CLIENTÈLE. Jeunes. Canada atlantique

PROFIL DE SEGMENT DE CLIENTÈLE. Jeunes. Canada atlantique PROFIL DE SEGMENT DE CLIENTÈLE Jeunes Canada atlantique Février 2014 P a g e 2 TABLE DES MATIÈRES ACRONYMES... 3 LISTE DES FIGURES... 3 LISTE DES TABLEAUX... 3 À PROPOS DU PROFIL DE SEGMENT DE CLIENTÈLE...

Plus en détail

Hausse des prix des céréales Plan d action du ministère de l agriculture, de l agroalimentaire et de la forêt

Hausse des prix des céréales Plan d action du ministère de l agriculture, de l agroalimentaire et de la forêt Hausse des prix des céréales Plan d action du ministère de l agriculture, de l agroalimentaire et de la forêt La hausse des prix des céréales et des oléagineux constatée sur les marchés mondiaux ces derniers

Plus en détail

Des conditions de travail décentes

Des conditions de travail décentes LISTE D IDEÉS POUR LE PLAN DE DEVELOPPEMENT FAIRTRADE POUR LES ORGANISATIONS DE PETITS PRODUCTEURS Toutes les organisations sont différentes et auront des priorités ainsi que des stratégies de développement

Plus en détail

Pourquoi la durabilité et l équité?

Pourquoi la durabilité et l équité? Comment peut-on : Pourquoi la durabilité et l équité? Poursuivre le progrès de manières équitables qui ne nuisent pas à l environnement? Répondre aux aspirations de développement des pauvres dans le monde

Plus en détail

C161 Convention sur les services de santé au travail, 1985 Convention concernant les services de santé au travail

C161 Convention sur les services de santé au travail, 1985 Convention concernant les services de santé au travail C161 Convention sur les services de santé au travail, 1985 Convention concernant les services de santé au travail (Note :Date d entrée en vigueur :17-02-1988) Lieu :Genève Date d adoption :25-06-1985 Session

Plus en détail

L égalité des sexes, un atout économique

L égalité des sexes, un atout économique L égalité des sexes, un atout économique Un plan d action du Groupe de la Banque mondiale Banque mondiale l accès aux marchés foncier, du travail, des produits et des capitaux est indispensable pour accroître

Plus en détail

[ENFANTS NON SCOLARISÉS : DE

[ENFANTS NON SCOLARISÉS : DE [ENFANTS NON SCOLARISÉS : DE NOUVELLES DONNÉES SOULIGNENT LES DÉFIS PERSISTANTS Cette fiche d information présente de nouvelles données relatives à l année scolaire qui s est achevée en sur le nombre d

Plus en détail

ACCORD DU 26 FÉVRIER 2013

ACCORD DU 26 FÉVRIER 2013 MINISTÈRE DU TRAVAIL, DE L EMPLOI, DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET DU DIALOGUE SOCIAL CONVENTIONS COLLECTIVES Brochure n 3163 Convention collective nationale IDCC : 1580. INDUSTRIE DE LA CHAUSSURE ET

Plus en détail

Dossier à destination des Syndicats Construction & Bois. 1. Sens de la journée du 28 avril... 2. 2. Actions prévues par la FNCB...

Dossier à destination des Syndicats Construction & Bois. 1. Sens de la journée du 28 avril... 2. 2. Actions prévues par la FNCB... Le 28 avril, Journée mondiale de la santé et de la sécurité au travail Commémoration des victimes d'accidents du travail et de maladies professionnelles Dossier à destination des Syndicats Construction

Plus en détail

Politique et Standards Santé, Sécurité et Environnement

Politique et Standards Santé, Sécurité et Environnement Politique et Standards Santé, Sécurité et Environnement Depuis la création de Syngenta en 2000, nous avons accordé la plus haute importance à la santé, à la sécurité et à l environnement (SSE) ainsi qu

Plus en détail

Plan d Action de Ouagadougou contre la traite des êtres humains, en particulier des femmes et des enfants, tel qu adopté par la Conférence

Plan d Action de Ouagadougou contre la traite des êtres humains, en particulier des femmes et des enfants, tel qu adopté par la Conférence Plan d Action de Ouagadougou contre la traite des êtres humains, en particulier des femmes et des enfants, tel qu adopté par la Conférence ministérielle sur la migration et le développement. Plan d Action

Plus en détail

«Développement de l assurance agraire en Russie»

«Développement de l assurance agraire en Russie» «Développement de l assurance agraire en Russie» Conférence Internationale «Gestion des risques et des crises dans l assurance agraire» 15,16 et 17 mars 2010 Liudmila Kosholkina Directrice du Département

Plus en détail

Le travail des enfants et des adolescents. De la classe au boulot, pas facile de garder le tempo!

Le travail des enfants et des adolescents. De la classe au boulot, pas facile de garder le tempo! Le travail des enfants et des adolescents De la classe au boulot, pas facile de garder le tempo! Mise en situation Mélanie fait face à tout un dilemme. Épuisée par son rythme de vie des derniers mois,

Plus en détail

Projet de résolution «Les comités d entreprise européens au cœur de la stratégie syndicale européenne»

Projet de résolution «Les comités d entreprise européens au cœur de la stratégie syndicale européenne» UNI Europa Commerce Aller de l avant MADRID 9 & 10 JUIN 2011 Projet de résolution «Les comités d entreprise européens au cœur de la stratégie syndicale européenne» (Resolution 3) Objectif stratégique 1

Plus en détail

Conseil d administration 320 e session, Genève, 13-27 mars 2014 GB.320/POL/INF/2

Conseil d administration 320 e session, Genève, 13-27 mars 2014 GB.320/POL/INF/2 BUREAU INTERNATIONAL DU TRAVAIL Conseil d administration 320 e session, Genève, 13-27 mars 2014 GB.320/POL/INF/2 Section de l élaboration des politiques POL POUR INFORMATION Résultats du Colloque des employeurs

Plus en détail

URBAIN LE MILLÉNAIRE. Chacun a droit. ... à un logement décent N E W Y O R K, 6 8 J U I N 2 0 0 1

URBAIN LE MILLÉNAIRE. Chacun a droit. ... à un logement décent N E W Y O R K, 6 8 J U I N 2 0 0 1 LA SESSION EXTRAORDINAIRE DE L ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES NATIONS UNIES CONSACRÉE À L EXAMEN ET À L ÉVALUATION D ENSEMBLE DE L APPLICATION DU PROGRAMME POUR L HABITAT LE MILLÉNAIRE Chacun a droit URBAIN...

Plus en détail

Règlements sur les premiers soins. Jean- Claude Babineau

Règlements sur les premiers soins. Jean- Claude Babineau Règlements sur les premiers soins Jean- Claude Babineau Objectif Se familiariser avec l historique, les exigences aux lieux de travail, les règlements, l évaluation des risques et les codes de directives

Plus en détail

COUVERTURE ENEAU POTABLE

COUVERTURE ENEAU POTABLE COUVERTURE ENEAU POTABLE En 2002, 83 % de la population mondiale près de 5,2 milliards d individus bénéficiaient d un approvisionnement en eau potable amélioré. Cela comprend l eau courante et le raccordement

Plus en détail

Contenu. Politiques de remboursement Lieux des sessions Calendrier Descriptions des formations Formulaires d inscription

Contenu. Politiques de remboursement Lieux des sessions Calendrier Descriptions des formations Formulaires d inscription Contenu Politiques de remboursement Lieux des sessions Calendrier Descriptions des formations Formulaires d inscription INSCRIPTION - FORMATION Nom de la formation : Date de la formation : Endroit : Nom

Plus en détail

Comité des produits Discours du Directeur général. 29 mai 2012 1 DISCOURS D OUVERTURE DU DIRECTEUR GÉNÉRAL AU COMITÉ DES PRODUITS.

Comité des produits Discours du Directeur général. 29 mai 2012 1 DISCOURS D OUVERTURE DU DIRECTEUR GÉNÉRAL AU COMITÉ DES PRODUITS. Comité des produits Discours du Directeur général. 29 mai 2012 1 DISCOURS D OUVERTURE DU DIRECTEUR GÉNÉRAL AU COMITÉ DES PRODUITS 28 mai 2012 Madame la Représentante permanente adjointe de Sri Lanka, Présidente

Plus en détail

Organisation des Nations Unies pour le développement industriel

Organisation des Nations Unies pour le développement industriel Organisation des Nations Unies pour le développement industriel Distr. générale 14 octobre 2014 Français Original: anglais Conseil du développement industriel Quarante-deuxième session Vienne, 25-27 novembre

Plus en détail

Programme d alphabétisation fonctionnelle

Programme d alphabétisation fonctionnelle www.yaniwulli.org Programme d alphabétisation fonctionnelle de la fédération Yakaar Niani Wulli 2007 2010 Juillet 2007 A. Objectifs La fédération espère, avec ce programme d alphabétisation fonctionnelle,

Plus en détail

NOTE D INFORMATION AUX MAISONS DE PRESSE SUR LE PREMIER CONGRES AFRICAIN SUR L AGRICULTURE DE CONSERVATION (IACCA)

NOTE D INFORMATION AUX MAISONS DE PRESSE SUR LE PREMIER CONGRES AFRICAIN SUR L AGRICULTURE DE CONSERVATION (IACCA) NOTE D INFORMATION AUX MAISONS DE PRESSE SUR LE PREMIER CONGRES AFRICAIN SUR L AGRICULTURE DE CONSERVATION (IACCA) 1. Objet de la note d information Cette note d information qui s adresse aux diverses

Plus en détail

Arrêté royal du 27 mars 1998 relatif à la politique du bien-être des travailleurs lors de l exécution de leur travail (M.B. 31.3.

Arrêté royal du 27 mars 1998 relatif à la politique du bien-être des travailleurs lors de l exécution de leur travail (M.B. 31.3. Arrêté royal du 27 mars 1998 relatif à la politique du bien-être des travailleurs lors de l exécution de leur travail (M.B. 31.3.1998) Modifié par: (1) arrêté royal du 3 mai 1999 relatif aux missions et

Plus en détail

PRESENTATION CELLULE FILETS SOCIAUX

PRESENTATION CELLULE FILETS SOCIAUX PRESENTATION CELLULE FILETS SOCIAUX Nom du projet: PROJET FILETS SOCIAUX Secteur: Rural Autorité de Tutelle: Cabinet du Premier Ministre PRINCIPES DE BASE DE LA PROTECTION SOCIALE : Définitions et concepts

Plus en détail

Conseil économique et social

Conseil économique et social NATIONS UNIES E Conseil économique et social Distr. GÉNÉRALE ECE/TRANS/WP.1/2006/5 5 janvier 2006 FRANÇAIS Original: ANGLAIS COMMISSION ÉCONOMIQUE POUR L EUROPE COMITÉ DES TRANSPORTS INTÉRIEURS Groupe

Plus en détail

Guide de gestion environnementale et sociale

Guide de gestion environnementale et sociale Guide de gestion environnementale et sociale Pour les institutions de Micro Finance Travailler avec les clients sur les aspects sociaux et environnementaux PARTIE B: GUIDE PRATIQUE Adapté et traduit en

Plus en détail

DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION RÉSUMÉ DE L'ANALYSE D'IMPACT. accompagnant le document: Recommandation de la Commission

DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION RÉSUMÉ DE L'ANALYSE D'IMPACT. accompagnant le document: Recommandation de la Commission COMMISSION EUROPÉENNE Bruxelles, le 14.7.2014 SWD(2014) 233 final DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION RÉSUMÉ DE L'ANALYSE D'IMPACT accompagnant le document: Recommandation de la Commission

Plus en détail

Politique d approvisionnement responsable du développement économique communautaire

Politique d approvisionnement responsable du développement économique communautaire Politique d approvisionnement responsable du développement économique communautaire Préambule Les différentes CDEC (Corporations de développement économique communautaire) ont pour mission le développement

Plus en détail

Gestion des écosystèmes

Gestion des écosystèmes Gestion des écosystèmes Programme des Nations Unies pour l environnement Aperçu Le bien-être dépend de la santé des écosystèmes. Un écosystème peut se définir comme un ensemble dynamique constitué de plantes,

Plus en détail

BRICOLAGE. Les précautions à prendre

BRICOLAGE. Les précautions à prendre BRICOLAGE Les précautions à prendre Chaque année, près de 300 000 personnes arrivent aux Urgences à la suite d un accident de bricolage et/ou de jardinage. Respecter quelques règles simples de prévention

Plus en détail

PJ 28/12. 7 février 2012 Original : anglais. Comité des projets/ Conseil international du Café 5 8 mars 2012 Londres, Royaume Uni

PJ 28/12. 7 février 2012 Original : anglais. Comité des projets/ Conseil international du Café 5 8 mars 2012 Londres, Royaume Uni PJ 28/12 7 février 2012 Original : anglais F Comité des projets/ Conseil international du Café 5 8 mars 2012 Londres, Royaume Uni Encourager l intensification de la production caféière et vivrière au moyen

Plus en détail

L agenda 2030 de développement durable

L agenda 2030 de développement durable L agenda 2030 de développement durable L Agenda 2030 en bref Pourquoi des objectifs mondiaux de développement durable? Le monde est confronté à des défis majeurs, comme l extrême pauvreté, le changement

Plus en détail

Entreprises de travail à façon de la viande. Document unique d évaluation des risques (DUER)

Entreprises de travail à façon de la viande. Document unique d évaluation des risques (DUER) Entreprises de travail à façon de la viande Document unique d évaluation des risques (DUER) La sécurité du personnel passe par une démarche d identification et d analyse des risques, puis de recherche

Plus en détail

GUIDE PÉDAGOGIQUE DE L'ENSEIGNANT pour la FICHE PÉDAGOGIQUE SUR LA PAUVRETÉ EN MILIEU RURAL AU MOZAMBIQUE

GUIDE PÉDAGOGIQUE DE L'ENSEIGNANT pour la FICHE PÉDAGOGIQUE SUR LA PAUVRETÉ EN MILIEU RURAL AU MOZAMBIQUE GUIDE PÉDAGOGIQUE DE L'ENSEIGNANT pour la 1 FICHE PÉDAGOGIQUE SUR LA PAUVRETÉ EN MILIEU RURAL AU MOZAMBIQUE Avec Domaine général de formation Compétences disciplinaires Compétences transversales Scénario

Plus en détail

travailleurs agricoles

travailleurs agricoles LES NORMES DU TRAVAIL AU QUÉBEC ET LES travailleurs agricoles COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL LES NORMES DU TRAVAIL Mieux les comprendre pour mieux s'entendre VOUS ÊTES UN TRAVAILLEUR AGRICOLE? VOUS ENGAGEZ

Plus en détail

PARTIE 5 NOTICE HYGIENE ET SECURITE

PARTIE 5 NOTICE HYGIENE ET SECURITE de en Martinik NOTICE HYGIENE ET SECURITE BUREAU VERITAS ASEM Dossier n 6078462 Révision 2 Octobre 2014 Page 1 de en Martinik SOMMAIRE 1. INTRODUCTION... 3 1.1 OBJET DE LA NOTICE... 3 1.2 CADRE REGLEMENTAIRE...

Plus en détail

Promouvoir l emploi rural pour réagir aux crises des prix des denrées alimentaires

Promouvoir l emploi rural pour réagir aux crises des prix des denrées alimentaires Séminaire sous-régional 2-4 Mai 2011, Tunis, Tunisie «Appui à la conception d'actions immédiates au niveau national en réponse à la flambée des prix des denrées alimentaires au Maghreb» Promouvoir l emploi

Plus en détail

Droits et obligations des travailleurs et des employeurs

Droits et obligations des travailleurs et des employeurs Droits et obligations des travailleurs et des employeurs La Loi sur la santé et la sécurité du travail (LSST) vise à assurer des conditions de santé et de sécurité minimales dans les entreprises québécoises.

Plus en détail

PROGRAMME D'ASSURANCE DU BETTER COTTON

PROGRAMME D'ASSURANCE DU BETTER COTTON PROGRAMME D'ASSURANCE DU BETTER COTTON RECOMMANDATIONS DESTINÉES À LA FORMATION DES PETITS PRODUCTEURS APPLICABLE À COMPTER DE LA SAISON DE RÉCOLTE 2014 ORIENTATION Le présent document a pour objet d'aider

Plus en détail

La gestion des finances publiques est une composante essentielle

La gestion des finances publiques est une composante essentielle L IDA en action Gestion des finances publiques : effectuer un suivi des ressources pour obtenir de meilleurs résultats La gestion des finances publiques est une composante essentielle du processus de développement.

Plus en détail

INDICATEURS ECONOMIQUES ALIMENTATION, NUTRITION ET SECURITE ALIMENTAIRE. Cameroun: Aide alimentaire envoyée. Quantité [1000 t] ...

INDICATEURS ECONOMIQUES ALIMENTATION, NUTRITION ET SECURITE ALIMENTAIRE. Cameroun: Aide alimentaire envoyée. Quantité [1000 t] ... INDICATEURS ECONOMIQUES ALIMENTATION, NUTRITION ET SECURITE ALIMENTAIRE : Nourriture disponible par personne Quantité [kcal/personne/jour] 1996 2001 2006 Disponibilité alimentaire 2033 2162 2354 2586 Source:

Plus en détail

La Formation Professionnelle et la Sécurité et la Santé au Travail

La Formation Professionnelle et la Sécurité et la Santé au Travail Investing in People Etude nationale La Formation Professionnelle et la Sécurité et la Santé au Travail Côte This project is funded by The European Union 1 A project implemented by sequa ggmbh Table de

Plus en détail

Norme 8 : VIH. Notre engagement : Nous nous engageons à lutter contre la pandémie du VIH et les vulnérabilités au VIH

Norme 8 : VIH. Notre engagement : Nous nous engageons à lutter contre la pandémie du VIH et les vulnérabilités au VIH Notre engagement : Nous nous engageons à lutter contre la pandémie du VIH et les vulnérabilités au VIH Aide visuelle sur la violence sexuelle utilisée pour sensibiliser et former la population, Sud-Kivu,

Plus en détail

MÉMOIRE sur le Projet de Loi 77 sur l équité salariale

MÉMOIRE sur le Projet de Loi 77 sur l équité salariale MÉMOIRE sur le Projet de Loi 77 sur l équité salariale Présenté au Comité permanent de modification des lois de l Assemblée législative le 26 novembre 2004 Fredericton, Nouveau-Brunswick Le Conseil économique

Plus en détail

Programme de prévention Service de sécurité incendie

Programme de prévention Service de sécurité incendie Général ACCÈS AUX BÂTIMENTS diverses, chutes et glissades Prévenir le supérieur immédiat lorsque l accès au bâtiment n est pas sécuritaire. Installer un système d éclairage aux entrées et dans le stationnement

Plus en détail

Arrêté royal du 27 mars 1998 relatif à la politique du bien-être des travailleurs lors de l exécution de leur travail (M.B. 31.3.

Arrêté royal du 27 mars 1998 relatif à la politique du bien-être des travailleurs lors de l exécution de leur travail (M.B. 31.3. Arrêté royal du 27 mars 1998 relatif à la politique du bien-être des travailleurs lors de l exécution de leur travail (M.B. 31.3.1998) Modifié par: (1) arrêté royal du 3 mai 1999 relatif aux missions et

Plus en détail

Routes d Apprentissage

Routes d Apprentissage Renforcercement des capacités des pays SUN pour promouvoir la nutrition à travers des Routes d Apprentissage L expérience de la Route d apprentissage au Pérou et au Sénégal En tant que mouvement global,

Plus en détail

MESURES PRÉVENTIVES Pour les travailleurs qui peuvent entrer en contact avec des punaises de lit.

MESURES PRÉVENTIVES Pour les travailleurs qui peuvent entrer en contact avec des punaises de lit. MESURES PRÉVENTIVES Pour les travailleurs qui peuvent entrer en contact avec des punaises de lit. Introduction Au cours de la dernière décennie, il y a eu une augmentation exponentielle du nombre d infestation

Plus en détail

PRÉPARATION DE DIRECTIVES JURIDIQUES INTERNATIONALES POUR L AGRICULTURE SOUS CONTRAT. Note de projet

PRÉPARATION DE DIRECTIVES JURIDIQUES INTERNATIONALES POUR L AGRICULTURE SOUS CONTRAT. Note de projet www.unidroit.org PRÉPARATION DE DIRECTIVES JURIDIQUES INTERNATIONALES POUR L AGRICULTURE SOUS CONTRAT Le Guide UNIDROIT/FAO sur l agriculture sous contrat Note de projet SOMMAIRE Qu est-ce que l agriculture

Plus en détail

Accord mondial d Entreprise Socialement Responsable entre Rhodia et l ICEM

Accord mondial d Entreprise Socialement Responsable entre Rhodia et l ICEM Accord mondial d Entreprise Socialement Responsable entre Rhodia et l ICEM ACCORD SUR LA RESPONSABILITE SOCIALE DU GROUPE RHODIA, Entre : Le Groupe Rhodia, représenté par son Directeur Général, Monsieur

Plus en détail

Les Jeunes, Acteurs du Développement

Les Jeunes, Acteurs du Développement Nations Unies Commission économique pour l Afrique Bureau pour l Afrique du Nord Les Jeunes, Acteurs du Développement Le dialogue et la compréhension mutuelle Note conceptuelle UNFPA Tunis (Tunisie), 8-10

Plus en détail