Foresterie communautaire

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1 Numéro 59 Avril 2011 Un bulletin d alerte pour l agriculture ACP Des ordinateurs et des GPS pour cartographier la progression des plantations d arbres Les TIC créent du lien entre des petites entreprises forestières de 12 pays Les ordiphones et le code libre rentabilisent le recueil des données forestières Foresterie communautaire

2 Sommaire Éditorial 2 Éditorial À porter au crédit des paysans À porter au crédit des paysans Foresterie communautaire 3 Perspectives Conserver les forêts et en vivre Michael Hailu 4 Petits groupes, grandes plantations Ben Henneke 7 Une alliance sociale Duncan Macqueen et Sophie Grouwels 8 Méthodologie communautaire Michael McCall et Graciela Peters- Guarin 10 Cultiver de nouveaux marchés Tony Hill 11 Signet Cartes forestières interactives 12 Ressources 13 Q&R Cogérer les forêts Georges Thierry Handja 14 Dépêches 16 Parlons Tech Technologie tous azimuts Ednah Karamagi ICT Update ICT Update numéro 59, avril ICT Update est un magazine multimédia disponible à la fois sur Internet (http://ictupdate.cta.int), en version papier et sous forme d une newsletter diffusée par courriel. Parution du prochain numéro en juin Rédacteur : Jim Dempsey Coordination rédactionnelle (CTA): Kevin Painting Recherchiste : Cédric Jeanneret Correction : Sharon Montgomery (anglais), Jacques Bodichon (français) Réalisation graphique : Anita Toebosch Traduction : Patrice Deladrier Photo de couverture : Robin Hammond/PANOS/HH Copyright : 2011 CTA, Wageningen, Pays-Bas Ce permis s applique seulement à la partie des textes de cette publication. Les TIC permettent aux communautés rurales des pays ACP de préserver et de reconstituer les ressources forestières. Le portable, la radio et le web ouvrent de nouveaux marchés aux produits non ligneux : semences, noix et fruits. Ce revenu additionnel incite les paysans à protéger davantage les arbres qui les entourent et à investir dans l extension des ressources forestières locales. Les systèmes d information géographique (SIG) s avèrent particulièrement utiles pour ouvrir les programmes internationaux de crédit carbone aux petits paysans. C est le Protocole de Kyoto de 1997 qui a mis en place des programmes Ces petites communautés utilisent du matériel et des logiciels très répandus pour participer à des programmes internationaux de crédit carbone comme le Mécanisme pour un développement propre. Grâce à eux, des projets menés dans les PED reçoivent des crédits carbone qu ils peuvent revendre aux pays industrialisés qui souhaitent compenser leurs émissions de gaz à effet de serre. Le principe veut que les arbres supplémentaires plantés par ces projets absorbent le carbone émis par des industries situées ailleurs dans le monde. Pour prétendre à des crédits carbone, les projets doivent néanmoins répondre à des critères rigoureux prouvant que ces arbres ont effectivement été plantés, continuent de croître et qu ils ne sont pas le fruit d un processus naturel, mais d un effort supplémentaire. Pour participer à ces programmes, les communautés doivent collecter énormément de données et les tenir à jour durant des années. Depuis plus de dix ans, le programme International Small Group and Tree Planting recueille les données de millions d arbres dans six pays. Des équipes d agriculteurs de subsistance tanzaniens, kényans, ougandais, honduriens, nicaraguayens et indiens consignent l emplacement des arbres et toutes les mesures nécessaires à l aide d ordinateurs et de récepteurs GPS de poche. Question de croissance Pour leur part, des communautés forestières de Papouasie-Nouvelle- Guinée, de Tanzanie, du Sénégal, du Mali et de Guinée-Bissau utilisent des ordiphones équipés du programme CyberTracker pour documenter leurs plantations d arbres dans le cadre du projet Kyoto: Think Global, Act Local. Ces petites communautés utilisent du matériel et des logiciels très répandus, donc financièrement accessibles, pour participer à des programmes internationaux de crédit carbone. Forest Connect, une initiative de l IIED (International Institute for Environment and Development) et de la FAO, recourt à Internet et aux applications de socialisation pour diffuser les idées et les connaissances auprès de petites entreprises forestières de 12 pays, notamment au Burkina Faso, en Éthiopie, au Ghana, au Guyana, au Liberia, au Malawi, au Mali et au Mozambique. Ce numéro, dont le thème coïncide avec l année des forêts des Nations unies, revient plus en détail sur tous ces projets qui voient des communautés locales utiliser des TIC pour protéger et développer leurs ressources forestières. Notre magazine new-look, qui compte désormais 16 pages, s est enrichi de quelques rubriques : Ressources et Signets, qui approfondissent la thématique principale, Dépêches, une rubrique d actualité et d informations générales sur les TIC au service du développement, et Parlons Tech, où un(e) expert(e) prodigue ses conseils d utilisation des TIC au quotidien. Ce mois-ci, c est Ednah Karamagi, directrice générale de BROSDI en Ouganda, qui nous confie ses astuces et ses liens Internet. Notre site web aussi a été rhabillé de neuf pour faciliter l accès à nos centaines d articles originaux montrant les TIC au service du développement agricole et rural dans les pays d Afrique, des Caraïbes et du Pacifique. Pour la première fois, ICTUpdate peut être téléchargé sous la forme d un livre électronique (fichier epub), lisible avec un e-reader, un ipad, un ordiphone et autres appareils nomades équipés d une application de lecture électronique. Vos commentaires et réactions sont toujours les bienvenus. Voyez notre site, lisez ce numéro et dites-nous ce que vous en pensez. 2 Avril 2011 ı ICT Update ı numéro 59

3 Perspectives Michael Hailu est directeur du Centre technique de coopération agricole et rurale, CTA (www.cta.int) Conserver les forêts et en vivre Foresterie communautaire Les arbres et les forêts ont occupé une place importante dans ma carrière professionnelle puisque j ai travaillé plusieurs années pour le Centre for Forestry Research en Indonésie et le World Agroforestry Centre au Kenya. D après la Banque mondiale, les forêts procurent un moyen de subsistance à plus de 1,6 milliard d habitants, dont la majorité vit en milieu rural. Les forêts sont une source d alimentation de remplacement, qui peut être vitale en cas de mauvaises récoltes. Elles fournissent aussi du bois de chauffage, du bois de construction, du fourrage pour le bétail et des matériaux pour les meubles et Grâce à la technologie, les communautés locales peuvent négocier leur rôle dans les projets de conservation et de développement Les gouvernements doivent élaborer des politiques qui soutiennent les communautés forestières et les associent aux efforts de conservation. Luc Gnago / Reuters l artisanat. La vente de fruits, de baies, de semences, de produits médicinaux et d autres produits non ligneux constitue en outre un pan essentiel de l économie de nombreuses communautés vivant dans ou aux alentours des forêts. N oublions pas non plus l importance écologique des forêts, en ces temps où le changement climatique nous préoccupe tant. D après les Nations unies, les forêts absorbent environ 15 % des gaz à effet de serre et sont des réservoirs de biodiversité. Leur aptitude à protéger le sol de l érosion, à empêcher la désertification, à préserver les sources d eau et à prévenir la dégradation du sol en fait des éléments incontournables d une agriculture durable. Et pourtant, les forêts sont gravement menacées de toutes parts, chaque tropique affrontant ses propres problèmes. L abattage pour la pulpe et le papier est une préoccupation majeure en Asie, tandis qu on rase des milliers d hectares de forêts en Amérique du Sud pour laisser la place à une agriculture à grande échelle. En Afrique, la démographie et la concurrence d autres usagers conduisent certains petits paysans à déboiser pour cultiver. Le secteur privé, les gouvernements, les protecteurs de l environnement et tous ceux qui veulent avoir le contrôle des forêts exercent une pression constante. La plupart d entre eux commettent sans doute l immense erreur de ne pas associer les communautés locales à leurs desseins. Celles-ci sont généralement écartées des terres, y compris lors de manœuvres de conservation bien intentionnées. Diverses études ont toutefois montré que l implication des communautés locales qui vivent et se servent des ressources forestières engendre des pratiques de gestion plus durables. Une base solide Vu les divergences des intérêts, il importe d associer tous ceux qui tiennent à la forêt aux efforts déployés pour protéger celle-ci. Grâce à la technologie, les communautés locales peuvent négocier leur rôle dans les projets de conservation et de développement. Les méthodes SIG participatives, par exemple, leur permettent de consigner leurs savoirs, de repérer les ressources vivrières clé et les lieux patrimoniaux et de s affirmer en tant que gardiens de la forêt. Cette approche est très utile compte tenu des problèmes de possession des terres qui reviennent souvent dans les Liens corrélés World Agroforestry Centre Ce centre, qui fait partie du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale, encourage l utilisation des arbres dans l agriculture afin d améliorer la santé, les revenus et la durabilité écologique. Le programme forêt de l IUCN Le programme de conservation de la forêt de l IUCN incite les communautés du monde entier à préserver la biodiversité et à assurer la durabilité écologique des forêts. négociations portant sur la gestion des forêts. Les paysans et autres personnes associées aux projets de plantation d arbres utilisent aussi des SIG pour enregistrer des données précises dans le cadre de programmes de crédit carbone [voir l éditorial]. Les communautés rurales qui participent à ces programmes y trouvent un complément de revenus, mais les gouvernements doivent élaborer des politiques adaptées pour veiller à ce que ces fonds profitent aux paysans pauvres qui plantent des arbres et ne soient pas absorbés par les budgets nationaux d échange de droits d émission de carbone. Comme dans d autres systèmes d information commerciale destinés aux paysans, les TIC peuvent aider les communautés forestières à développer des contacts et des relations avec d autres entreprises de la filière. Les paysans recevront les prix détaillés du marché de même que des conseils agricoles sur leurs portables, tandis que les ONG et les bureaux de vulgarisation gouvernementaux utiliseront la radio et le web pour promouvoir une gestion durable des forêts. En déclarant 2011 année des forêts, les Nations unies soulignent l importance de cette ressource pour la planète et ses habitants. Une campagne internationale de cette ampleur ne peut que profiter aux nombreuses communautés rurales des pays ACP qui vivent de la forêt. Pour sa part, le CTA continuera de soutenir les efforts déployés au plan local et régional afin de préserver et de développer les ressources forestières de demain. 3

4 Foresterie communautaire Ces douze dernières années, des paysans du district de Mpwapwa en Tanzanie ont planté des arbres pour convertir leurs terres souvent arides en zones de cultures ombragées. Il y a cent ans, la région était couverte de forêts denses ; mais les arbres ont été abattus pour céder la place à des terres agricoles et fournir du bois de chauffage et de construction. Le sol typiquement riche mais fragile des régions forestières s est rapidement érodé sous l effet d un climat aride. La population locale parvient à se nourrir les bonnes années, mais dépend de l aide alimentaire en temps de crise. En 1999, les communautés ont participé pour la première fois à un investissement significatif. Pour prétendre à ces crédits, ils ont d abord dû rassembler des données montrant à quoi ressemblaient leurs terres avant d y replanter des arbres. Les crédits carbone ne peuvent être calculés qu à partir du moment où les communautés ont une base de référence prouvant que les arbres plantés s ajoutent à la végétation existante. Pour ce faire, les paysans ont dû dresser des cartes exactes des terrains qu ils comptaient aménager et fournir des estimations précises de la végétation existante. Ils ont dû saisir de nombreuses données, comme les coordonnées exactes des bosquets d arbres, calculer précisément leur laptop. TIST ne disposant d aucun véhicule dans les pays participants, la collecte des données doit en effet être intégrée dans les déplacements habituels des commis. TIST a dû améliorer les fonctions base de données des Palm pour couvrir les divers types des données recueillies. L équipe a aussi dû créer un programme qui reconnaît les coordonnées de localisation fournies par un récepteur GPS de poche et les intègre dans la base de données. Au fil des ans, cependant, les Palm se sont sophistiqués et ont soulevé un autre problème : les nouveaux écrans couleurs consommaient davantage d énergie et les batteries lâchaient Petits groupes, grandes plantations Depuis 1999, des paysans d International Small Group and Tree Planting utilisent des ordinateurs et des récepteurs GPS de poche pour collecter des données liées au crédit carbone. Ce programme a permis de planter plus de 20 millions d arbres dans 6 pays. projet pilote de plantation d arbres et de génération de revenus grâce au mécanisme de crédit carbone inscrit dans le Protocole de Kyoto. Le programme International Small Group and Tree Planting (TIST) a aidé les paysans à replanter des arbres sur leurs terres. Le couvert arboré supplémentaire évite la dégradation du sol, favorise la croissance des pâturages, fournit de l ombre aux cultures, les protège du vent et, en fonction de l essence choisie, apporte du fourrage au bétail. Les paysans ont rapidement constaté une amélioration des terres, mais en sachant qu il faudrait beaucoup de temps avant de voir les crédits carbone leur procurer un retour sur Ben Henneke est co-fondateur du programme International Small Group and Tree Planting (www.tist.org), et président de Clean Air Action Corporation (www.cleanairaction.com) taille, puis envoyer toutes ces données pour inspection et évaluation. «Nous savions qu il nous faudrait un excellent système de collecte de données», déclare Ben Henneke, cofondateur du TIST, «mais que nous n avions pas assez de gens qualifiés pour recueillir et analyser les données.» Adaptation À l époque, la ville de Mpwapwa ne disposait que de trois téléphones préhistoriques et d aucune alimentation électrique fiable. À l évidence, sur le terrain, chaque troupe allait devoir se servir d appareils munis d une batterie, mais même un laptop aurait été trop énergivore. Les ordinateurs de poche étaient la seule alternative. Ceux de Palm semblaient tout indiqués car ils pouvaient tenir trois semaines. Cette large autonomie permet au paysan de rentrer dans son village, d y recueillir des données et de ne revenir que quelques semaines plus tard pour synchroniser ces informations avec le brusquement. L équipe a dû équiper les appareils de lecteurs flash de secours pour protéger les données au cas où les batteries tomberaient à plat. L arrivée de la photo sur les Palm a marqué un autre tournant. Bien que les photos ne soient pas indispensables pour les crédits carbone, Henneke leur attribue d autres vertus. «Les photos montrent les arbrisseaux. Elles prouvent à nos investisseurs de par le monde, et surtout à ceux qui investissent via notre site web, que les plantations existent. Il suffit d aller sur notre site pour suivre leur évolution, voir les paysans et l endroit où ils vivent. Les photos ajoutent une dimension humaine.» Désormais, les investisseurs peuvent aussi les voir sur Google Earth, trouver l emplacement exact des arbres plantés par les groupes de TIST, et même les maisons des paysans. D après Henneke, cet élément interactif permet de mieux connaître le projet, de voir l évolution du paysage au fil du temps et de visualiser le travail des groupes. 4 Avril 2011 ı ICT Update ı numéro 59

5 Charles Sturge / Alamy Vérification Depuis 1999, TIST s est associé le concours de plus de paysans tanzaniens, ougandais, kényans, honduriens, nicaraguayens et indiens. Sans les ordinateurs de poche et les GPS sur batterie, ce programme n aurait jamais pu exister. «Un tel volume de données et un tel niveau de précision sont ingérables sans moyens techniques», dit Henneke. «Nous n aurions pas pu consigner la progression de dizaines de milliers de petites exploitations sur papier. On peut enquêter sur une grande forêt avec un crayon et du papier, mais nous n avons pas les moyens de nous payer des enquêteurs professionnels chaque fois que nous voulons recueillir des données.» La plantation d arbres rapporte un minimum aux paysans de TIST. Ils poursuivent donc leur activité de subsistance et ont moins de temps à consacrer au recueil des données quand vient la pluie, par exemple, ou lorsqu ils doivent préparer leurs terrains. Alors ils recueillent les données quand ils en ont l occasion, ce qui correspond totalement à la philosophie du programme. «La technologie nous permet de mener des centaines d enquêtes précises par semaine sans devoir payer de coûteux professionnels,» dit Henneke. «Nous n avons même pas besoin d enquêteur pour expliquer aux paysans comment recueillir les données.» Le recueil d informations précises et détaillées est vital pour participer à des programmes de crédit carbone. Aussi, dans chaque groupe, TIST forme plusieurs membres à cette mission. Ces «collecteurs» sont souvent des jeunes. Ils assistent à des séminaires organisés dans leur pays pour garantir une méthode commune. Les normes sont standardisées grâce à une formation entre pairs. Les collecteurs tanzaniens, par exemple, ont participé à la formation de leurs homologues kényans lorsque le projet s est étendu à ce pays. TIST forme également des vérificateurs qui procèdent régulièrement à des audits par sondage. Les collecteurs dont les données s avèrent précises, c.-à-d. avec une marge d erreur de 5 %, perçoivent un bonus. Ceux dont la marge d erreur dépasse 10 % sont suspendus. Cela peut paraître sévère, mais Henneke explique que toute l opération repose sur la qualité des données. Il se rend souvent sur les plantations pour revérifier les constatations des vérificateurs, dont le travail est ensuite validé par une tierce partie. Éducation par les pairs Le travail par petits groupes est un élément crucial de l efficacité, de la rentabilité et du fonctionnement du projet TIST. C est grâce à la technologie, et surtout aux appareils de poche, que TIST a pu garder une structure organisationnelle simple, limiter ses frais de gestion et d administration et réduire la bureaucratie. La formation est si réduite que d autres petits exploitants Les groupes actualisent régulièrement les données de plantation d arbres sur le site de TIST. Les investisseurs peuvent également suivre les développements sur Google Earth. 5

6 La technologie permet de mener des centaines d enquêtes précises par semaine sans devoir payer de coûteux professionnels peuvent facilement reproduire ce système pour créer et faire fonctionner leur propre groupe de plantation d arbres. Une fois par mois, les groupes d une même zone sont conviés à se retrouver pour discuter de pratiques agricoles durables. C est l occasion de réactualiser ses connaissances. Certains vont dans d autres groupes pour s instruire ou confronter leurs idées. C est aussi l occasion d échanger des informations sur d autres problèmes qui affectent la communauté, et de donner des conseils de santé. Des moustiquaires ont ainsi été distribuées pour prévenir le paludisme. TIST invite souvent les paysans les plus dynamiques à des séminaires pour apprendre de nouvelles techniques et y rencontrer des paysans d autres régions ou pays. «Nous partons du principe qu il y a suffisamment de connaissances dans la salle pour résoudre la quasi-totalité des problèmes rencontrés. De plus en plus, les paysans profitent de ces occasions pour chercher des informations complémentaires sur Internet.» Angela W. Costello Lors des séminaires de prise de contact, l équipe de TIST ne fournit pas beaucoup d informations aux communautés. Elle cherche plutôt à susciter la discussion autour de la déforestation, de l agriculture, de la dégradation et de l érosion des sols. Henneke reconnaît que le surcroît de travail demandé aux paysans les laisse généralement sceptiques, d autant qu il ne leur rapportera pas grand-chose. Mais en confrontant leurs expériences, les paysans s aperçoivent vite que les dégâts environnementaux et les baisses de rendement agricole sont essentiellement dus à l abattage des arbres. «Les paysans évoquent les problèmes que cela engendre pour leurs terres, et s aperçoivent que le problème est général», dit Henneke. «Ils se rendent compte que les pratiques qu ils ont apprises de leurs parents et grandsparents ne sont pas durables car elles mettent les terres sous pression. C est là qu ils demandent en quoi TIST peut les aider. À l issue de ces discussions en petits groupes, ce sont des paysansécologistes convaincus qui quittent le séminaire.» Chaque communauté choisit ensuite la façon dont elle organise le programme dans sa région. Les conditions varient tellement d un endroit à l autre que TIST ne peut fournir une liste précise de qui fait quoi et quand. La seule consigne est d avoir des petits groupes de 6 à 12 personnes qui se réunissent régulièrement et envoient des données exactes. «Beaucoup d autres projets s appuient sur des petits groupes d une cinquantaine de personnes», dit Henneke, «et ils ont souvent des structures de pouvoir permanentes, ou de longue durée. Difficile d avoir une influence quand on n exerce pas de pouvoir. Nos groupes sont si petits qu ils n ont besoin ni d un président, ni d un secrétaire ni d un trésorier permanents. Chacun dirige à tour de rôle, durant une semaine ou un mois. C est le groupe qui voit.» Confiance dans la technologie Il faut entre cinq et huit ans pour que les nouveaux arbres atteignent la taille requise pour entrer en ligne de compte dans un système de crédit carbone. En attendant, TIST verse une petite prime annuelle pour chaque arbre en pleine terre (pas en pépinière) et couvre les frais d organisation et de suivi. Lorsque ces arbres entrent dans une transaction de crédit carbone, 70 % des bénéfices vont directement aux paysans. Les 30 % restants servent à financer l expansion, à rembourser les primes versées et les investissements déjà consentis pour créer et garder le programme en vie jusqu ici. Le partage des bénéfices incite chacun à maintenir les coûts au plus bas. TIST utilise toujours des Palm sur tous ses sites de projet et essaie d abaisser les coûts en achetant du matériel d occasion. Certains collecteurs utilisent les modèles Treo ou Centro, des ordiphones capables d envoyer des données via le réseau de mobilophonie. La synchronisation à distance leur fait gagner du temps (plus besoin d aller au cybercafé ou dans un lieu équipé d une connexion Internet). De nombreux collecteurs préfèrent toutefois les anciens modèles de Palm, avec leur écran plus large et leur stylet. La saisie est plus rapide que sur le petit écran tactile ou le pavé numérique d un ordiphone. L équipe a testé d autres ordiphones équipés du GPS, mais leurs fonctions de base de données ne répondent pas aux besoins de TIST. Elle a par ailleurs découvert que la réception GPS n était pas aussi fiable que sur les vrais récepteurs GPS, et qu elle n avait donc pas la précision requise. Henneke relève immédiatement que la technologie est plus que précieuse pour le programme, mais qu elle n était pas indispensable pour améliorer les terres. «Le changement écologique est dû aux nouveaux arbres», dit-il, «la technologie nous aide à prouver que ces arbres ont été plantés et qu ils continuent de croître. Mais il faut absolument avoir des données de grande qualité. C est cela qui convainc les investisseurs et qui rapporte de l argent aux paysans.» Et d ajouter : «Si nous pouvions trouver un autre moyen de convaincre les gouvernements et les investisseurs sceptiques que ces arbres existent bel et bien, les paysans gagneraient beaucoup de temps et d argent, qu ils pourraient investir dans leurs terres. Si nous pouvions résoudre ce problème, d autres paysans s impliqueraient et nous pourrions planter encore plus d arbres.» Des commentaires? Une réaction? Écrivez-nous : Courriel : Web : Facebook : Twitter 6 Avril 2011 ı ICT Update ı numéro 59

7 Une alliance sociale Forest Connect aide les petites entreprises forestières de 12 pays à collecter des informations et à communiquer entre elles et avec des institutions nationales grâce aux TIC. Foresterie communautaire Forest Connect est une alliance internationale qui fait le trait d union entre les organismes d appui aux PME forestières. Wayne Hutchinson / Alamy La plupart des petites et moyennes entreprises forestières (PMEF) n ont guère de contacts avec les intervenants de leur filière. Créé en 2007, Forest Connect rompt cet isolement et incite les entrepreneurs à partager leurs idées et à trouver des fonds pour soutenir leur activité. L alliance travaille avec les institutions nationales de 12 pays partenaires, dont le Burkina Faso, l Éthiopie, le Ghana, le Guyana, le Liberia, le Malawi, le Mali et le Mozambique. Des recherches effectuées antérieurement par les deux organisations gestionnaires du projet, l IIED (International Institute for Environment and Development) et la FAO, avaient montré que les pays sélectionnés n avaient pas d institution en mesure d accompagner les PME en quête de pratiques de gestion forestière durables. Les PMEF comptent moins de 100 salariés à plein temps. Ce sont souvent des entreprises familiales, informelles, ou communautaires, ayant parfois le statut d association ou de coopérative. Elles opèrent dans de nombreux soussecteurs : charbon de bois, bois de chauffage, de construction et d ameublement. Certaines vendent des produits non ligneux comme des fruits, Duncan Macqueen dirige l équipe forêts de l International Institute for Environment and Development (www.iied.org) et Sophie Grouwels est chargée de mission au sein de l équipe politique et économie forestières à la FAO (www.fao.org) des noix, des semences, de l huile, de la résine ou des plantes ornementales et médicinales ; d autres se sont lancées dans le tourisme, la conservation ou la séquestration du carbone. Ressource partagée Les institutions nationales qui adhèrent à l alliance commencent généralement par faire l inventaire de leur industrie forestière pour voir la place qu y occupent les PMEF. Elles recensent aussi les opportunités commerciales, les services financiers et professionnels et les problèmes de gouvernance qui ont un impact sur l activité forestière. Elles peuvent ensuite mettre les PMEF en lien avec d autres entrepreneurs / organisations forestières nationales, leur ouvrir des débouchés locaux et internationaux et les associer aux politiques forestières nationales. Partant de ce diagnostic, les institutions partenaires constituent une base de données de l activité forestière du pays, que d autres organisations et entreprises peuvent consulter et compléter de manière à obtenir un outil de référence actualisé et complet. Les entreprises associées peuvent également consulter la base de données pour se créer des opportunités commerciales et améliorer la chaîne d approvisionnement. Pour permettre aux partenaires nationaux de mutualiser leurs idées et leurs connaissances, Forest Connect a développé un réseau social sur le web grâce à la plate-forme ouverte Ning et organise régulièrement des rencontres internationales. Ce réseau qui, à l origine, devait être un carrefour d expériences pour les associations nationales a pris de l ampleur et compte actuellement plus de 700 membres dans 60 pays. Ses membres utilisent régulièrement la plate-forme Ning pour actualiser leurs blogues, ajouter des photos et des vidéos et participer à des discussions en ligne. Le site est ainsi devenu une bibliothèque virtuelle de ressources professionnelles destinées aux entreprises de foresterie. Des praticiens du monde entier s y intéressent ; ils utilisent sa messagerie pour s informer des formes d appui aux PMEF et contacter des groupes d exploitants agricoles et forestiers afin de développer conjointement des programmes d appui. Les organisations gestionnaires, l IIED et la FAO, postent également des articles et des guides que les institutions peuvent télécharger. Ampleur du changement Les institutions partenaires des 12 pays répercutent la plupart de ces informations auprès des entreprises dont le nombre de membres varie de quelques uns à des milliers, selon le cas. Pour communiquer avec leurs membres, beaucoup publient un magazine ou un webzine d information, envoient les prix du jour par SMS et organisent des foires commerciales. Elles y expliquent aux PMEF comment accroître leur visibilité, maintenir leur activité et améliorer leurs revenus sans détruire la forêt. Cet échange d informations permet aux institutions nationales de mieux répondre aux attentes des PMEF. En se regroupant au sein d associations ou de fédérations, les PMEF peuvent opérer sur une plus grande échelle et donc consolider leur place dans les négociations commerciales ou face aux décideurs politiques. Plus proches des ministères, elles peuvent aussi les interpeller sur les politiques foncières et d affectation commerciale des sols afin de garantir la pérennité de leur secteur. Mieux informées sur les marchés, les PMEF peuvent développer, conditionner et livrer des produits qui correspondent mieux aux besoins du consommateur. Grâce à leurs liens avec les prestataires de prospection financière et commerciale, elles peuvent améliorer leurs produits et développer des plans d entreprise professionnels, attrayant pour les investisseurs. Tant que leurs droits sur la forêt seront garantis, les PMEF de tous types tireront avantage sur le long terme d une protection des ressources forestières à la base de leur activité. Avec ces entreprises et leurs associations, Forest Connect s emploie à soutenir une utilisation durable des ressources forestières et à rendre les PMEF rentables tout en étant écologiquement et socialement responsables. 7

8 Alan Gignoux / Alamy Méthodologie communautaire Une étude menée par le projet Kyoto: Think Global, Act Local montre que le recueil des données avec des logiciels libres est rentable pour les communautés forestières. Foresterie communautaire Pour participer à des programmes d échange de crédits carbone tels que REDD (Réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts), les communautés doivent cartographier et géoréférencer précisément leurs ressources forestières. Les TIC s avèrent indispensables, tant pour réaliser la cartographie initiale que pour évaluer l évolution des stocks de carbone et de Michael McCall est professeur associé à l ITC Faculty of Geo-Information Science and Earth Observation de l université de Twente (www.itc.nl), et chercheur émérite au CIGA, Université nationale autonome du Mexique (UNAM) Graciela Peters-Guarin est actuellement chercheuse post-doctorante à l université de Vanderbilt, Nashville, USA (www.vanderbilt.edu) la couverture forestière locale. La plupart des méthodes existantes s appuient toutefois sur des logiciels et des appareils nomades dont le coût dépasse largement les moyens des communautés et des ONG locales. Le projet Kyoto: Think Global, Act Local (K:TGAL) est le premier à utiliser des logiciels open source pour cartographier les forêts partout dans le monde et notamment en Papouasie- Nouvelle-Guinée, en Tanzanie, au Sénégal, au Mali, en Guinée-Bissau, en Inde, au Népal et au Mexique. Ce projet a mis au point une méthode qui rend le recueil des données facile, efficace et bon marché grâce à Google Earth et à ses images gratuites sur Internet, ainsi qu à CyberTracker, un logiciel géospatial tout aussi gratuit et qui s adapte aux besoins spécifiques de l utilisateur. Ces deux technologies sont mises en œuvre sur des ordinateurs de poche, des PDA ou les tout nouveaux ordiphones HTC. Ces derniers ont l immense avantage d intégrer les fonctions GPS, photo et vidéo, ce qui réduit d autant le nombre d équipements nécessaires sur le terrain. Ils sont aussi plus simples à manier que les PDA. Ils permettent en outre de stocker davantage d images et de logiciels sur leur puce et d accéder directement au web pour envoyer ou recevoir des données. Pour participer à des projets de crédit carbone comme REDD, les communautés doivent mesurer et suivre l évolution de la forêt pour en estimer le stock de carbone. En d autres termes, elles doivent recueillir des informations telles que le contour des forêts communautaires, l emplacement des activités qui contribuent à dégrader la forêt et les zones de conflit : ventes illégales de terrains communautaires, 8 Avril 2011 ı ICT Update ı numéro 59

9 Cette approche a permis à des personnes peu accoutumées aux ordinateurs de recueillir des données de base infrastructures privées, établissements illégaux et défrichement illicite. Par le passé, le projet K:TGAL avait déjà prouvé l intérêt des ordinateurs de poche et des SIG mobiles (système d information géographique). Fort de cette expérience, il a voulu tester Google Earth, CyberTracker et de nouveaux équipements pour voir si les communautés pourraient aussi bien, voire mieux, s en servir que des SIG et des systèmes d imagerie satellite plus anciens et plus complexes. CyberTracker n est pas destiné à l analyse des données ; il faut donc le télécharger sur un ordinateur déjà équipé d un programme SIG standard (en logiciel libre, comme ILWIS, par exemple). Google Earth réalise une carte de la Terre en superposant plusieurs types d images satellite et des photos aériennes. L utilisateur peut chercher une adresse (dans certains pays), saisir des coordonnées ou tout simplement désigner un point de la carte avec sa souris. CyberTracker est un programme de recueil de données qui tourne généralement sur des PDA et, en l espèce, sur un ordiphone HTC. La saisie des données se fait en cliquant sur des icônes ou du texte. Via l application Virtual Earth de Microsoft, la dernière version de CyberTracker accède automatiquement aux images les plus récentes du lieu où des informations doivent être géoréférencées. Une visibilité accrue K:TGAL a commencé par tester son système dans deux communautés de l État de Michoacán, au Mexique. Le projet a organisé des formations pour montrer comment créer un inventaire forestier, évaluer et mesurer les ressources forestières, mesurer les arbres et quantifier le stock de carbone. Les deux communautés ne participent pas encore à un programme de crédit carbone, mais à un programme gouvernemental qui subventionne des activités de gestion forestière telles que la coupe et l entretien des lignes d arrêt, la prévention du bûcheronnage illégal, le contrôle du pâturage et de l érosion. Les communautés sont donc invitées à pérenniser leurs ressources naturelles en appliquant leurs méthodes de contrôle traditionnelles sur l usage et l accès à ces ressources. On les invite aussi à développer des outils techniques et sociaux qui suscitent et soutiennent les initiatives communautaires. Plusieurs situations peuvent en effet faire obstacle à ce type de gestion communautaire, notamment les défrichements illicites, le chevauchement des limities avec celles des communautés voisines et la construction d infrastructures privées (des antennes de communication, par ex.). En cartographiant ces éléments, les communautés les rendent «visibles». Les communautés ont été associées au projet dès sa phase initiale, notamment pour déterminer les icônes qui seraient utilisées et l ordre dans lequel les informations seraient saisies. CyberTracker utilise en effet une suite d écrans qui oblige l utilisateur à saisir les données dans un ordre logique. Ces écrans utilisent divers éléments (des panneaux, des mémos, des listes déroulantes ) et permettent une saisie tactile des données (numériques, alphabétiques, choix multiple). Les utilisateurs peuvent entrer plusieurs données par écran (essence, circonférence, taille, état de l arbre) de même que les coordonnées d arbres ou d autres éléments particuliers. Les communautés ont développé deux suites d écrans pour mener leurs enquêtes carbone dans la forêt. Une séquence est dédiée à la cartographie et au géoréférencement des infrastructures (routes, sentiers, parefeu), des limites et d autres caractéristiques. L autre séquence sert à «pointer» des données comme l emplacement de l arbre ou le centre des parcelles-échantillons. Pour effectuer ce recueil des données, chaque communauté a désigné deux hommes adultes ayant fait des études secondaires et ayant une expérience de la gestion des forêts. Il fallait aussi qu ils aient du temps à consacrer à la formation. La plupart des jeunes, sans doute plus aguerris aux nouvelles technologies, étaient en effet pris par leurs études et beaucoup d adultes étaient au travail ou occupés chez eux pendant la journée. Comme les communautés ne retirent pratiquement aucun bénéfice économique de la forêt, la collaboration à un projet institutionnel de cette nature, avec toutes les tâches administratives que cela suppose, correspond souvent à une motivation personnelle. Mais il est probable que le niveau de participation augmentera dès que les communautés percevront les premiers dividendes des crédits carbone. Le fait d avoir un ou deux de ses membres déjà formés à la mesure du carbone permettra à ces communautés d accéder plus rapidement à ce marché. Cette approche a permis à des personnes peu accoutumées aux ordinateurs de recueillir des données de base plus efficacement, en combinant un logiciel adaptable et à bas coût à la connaissance locale de la zone forestière. Les informations spatiales et non spatiales ainsi collectées pourront également servir à d autres projets communautaires, pour la planification de l affectation des sols, le paiement de programmes de services environnementaux, l écotourisme ou des projets socio-économiques communautaires. L étude de K:TGAL a montré que le recueil de données pour des programmes de séquestration du carbone était relativement simple et que le maniement des équipements (PDA / ordiphone et un logiciel comme CyberTracker) exigeait peu de formation. Elle a aussi montré que les nouvelles technologies et les nouveaux logiciels permettaient d impliquer plus fortement les communautés locales. Alan Gignoux / Alamy Liens corrélés «Community Forest Monitoring for the Carbon Market: Opportunities under REDD», par Margaret Skutsch. Publié par Earthscan (2010) Un logiciel à bas coût et du matériel largement répandu : les communautés ont les moyens de cartographier et de contrôler précisément les ressources forestières. 9

10 Cultiver de nouveaux marchés Au Mali, des paysans de la région de Tominian font la pub de leurs produits non ligneux à la radio et sur les téléphones portables pour compléter leurs revenus agricoles. Foresterie communautaire En faisant la promotion de leurs produits à la radio et dans les journaux, les producteurs touchent bien plus d acheteurs potentiels qu auparavant. Joerg Boethling / Lineair Les paysans des alentours de Tominian, à l est du Mali, sont otages d un climat imprévisible. Les périodes de sécheresse sont si longues jusqu à 9 mois qu ils doivent se dépêcher de cultiver quand vient la pluie. Et s il ne pleut pas assez, ils n ont pas de quoi tenir jusqu à la saison suivante. Ils doivent donc sans cesse trouver d autres sources de revenus. Certains paysans se font bien un peu d argent en vendant du bois de chauffage prélevé sur la forêt, mais les produits non ligneux comme les semences, les noix et les fruits, voire le miel sont plus faciles à récolter et à gérer sur le long terme. La disponibilité de ces produits dépend toutefois de la météo, alors que les arbres résistent mieux à la sécheresse et présentent un cycle de croissance différent des variétés cultivées. Les produits de la forêt sont par conséquent disponibles à d autres moments de l année. Une bonne cueillette de noix et de fruits, par exemple, peut compenser une piètre récolte. Parmi les produits de la forêt les plus importants pour les communautés figure la noix de karité (Vitellaria paradoxa). Cet arbre est commun dans tout le Sahel, du Sénégal au Soudan. Ce sont surtout les femmes qui ramassent les noix et les transforment Tony Hill dirige l appui de programme chez Tree Aid, une ONG britannique (www.treeaid.org.uk) en beurre de karité, qu elles vendent sur les marchés locaux. «Le karité fleurit vers la fin de la saison sèche», explique Tony Hill, qui dirige l appui de programme chez Tree Aid, une ONG britannique. «Les fruits apparaissent généralement au début de la saison humide, qui est un moment critique pour la sécurité alimentaire car les réserves de céréales sont pratiquement épuisées et les denrées se font rares. La population peut manger le fruit du karité et garder les noix pour les transformer.» Tree Aid travaille avec Sahel Eco, une ONG locale, depuis Les deux organisations aident actuellement une vingtaine de communautés des alentours de Tominian à trouver des débouchés dans tout le Mali et à l étranger. Il s agit avant tout de leur ouvrir les marchés de grands centres urbains comme Ségou ou Mopti et de la capitale Bamako. S il n y a pas d électricité dans les alentours de Tominian, il y a en revanche un réseau de mobilophonie. Les résidents rechargent leurs portables grâce à des panneaux solaires et se servent de générateurs pour faire fonctionner le matériel de transformation. En l absence d une source d électricité fiable, peu de moyens de communication s offrent à eux pour contacter les acheteurs potentiels éloignés. En septembre 2010, l équipe du projet a établi un système permettant aux membres de la communauté de vendre leurs produits en appelant le bureau local de Sahel Eco avec leur portable. Un employé du projet note le type de produit, le volume disponible, le prix demandé et le numéro de téléphone du vendeur. L équipe du projet compile ces informations et les transmet aux radios et journaux locaux. Les auditeurs et les lecteurs peuvent ensuite appeler les producteurs directement sur leur portable pour négocier la transaction. Il existe bien sûr des systèmes d information commerciale auxquels les producteurs peuvent transmettre les données de leurs produits via des SMS codés, mais cette méthode suppose un niveau d alphabétisation relativement élevé. Les paysans de Tominian utilisent rarement les SMS, préférant les bonnes vieilles conversations téléphoniques pour mener leurs transactions. «Notre système demande de la main-d œuvre», reconnaît Hill. «Sahel Eco cherche d ailleurs à automatiser le traitement de l information ; à envoyer directement les offres à la radio locale, par exemple, ou à les mettre directement sur le web. Mais comme les paysans communiquent uniquement par la voix, il s agit de trouver un logiciel de reconnaissance vocale fiable qui gère aussi des langues locales et ce n est pas facile.» Il est encore trop tôt pour prédire ce que cette opération rapportera aux paysans, mais certains d entre eux ont déjà tissé des liens avec des petites entreprises de transformation de Ségou et avec des intermédiaires qui achètent leurs produits pour les revendre sur les grands marchés de détail de Bamako. «Cette mise en relation des producteurs et des acheteurs», explique Hill, «doit permettre aux paysans de multiplier le nombre d acheteurs potentiels. Ils finiront par développer des partenariats à long terme avec beaucoup de ces entreprises et par les contacter directement quand ils auront quelque chose à vendre.» L opération profitera aussi aux arbres et à l environnement local. Dès que les communautés percevront les premiers dividendes du commerce des produits non ligneux, elles seront plus enclines à protéger cette nouvelle source de revenus, à vouloir étendre la forêt et à développer ses ressources naturelles. Elles planteront de nouveaux arbres, s investiront dans la gestion des feux de brousse et préserveront la régénération naturelle de la forêt. «C est un cercle vertueux», précise Hill. «Les communautés s intéressent à la dimension environnementale du programme, sachant qu avec plus d arbres l environnement est plus stable et que les ressources agricoles et en eau sont également mieux protégées. Elles tirent aussi un bénéfice direct de la vente des produits qu elles récoltent dans la forêt pour compléter leurs revenus. Ce qui les incite à réinvestir dans les arbres.» 10 Avril 2011 ı ICT Update ı numéro 59

11 Signet Cartes forestières interactives La cartographie en ligne a du succès depuis l arrivée d applications aussi simples que Google Earth et Virtual Earth de Microsoft. Beaucoup d organisations s en servent pour développer des cartes interactives montrant d où viennent leurs données et comment certaines activités modifient une région et la vie de ses habitants. Foresterie communautaire Global Forest Watch, une initiative du World Resources Institute, a produit plusieurs atlas en ligne dressant un état des lieux des forêts dans le monde, y compris au Cameroun et dans le Bassin du Congo en Afrique centrale. La dernière révision de l atlas forestier de la RDC est en ligne depuis avril 2011 sur un tout nouveau serveur cartographique (http://goo.gl/zfgp8). Sur ces cartes, on peut voir les routes, les lignes de chemin de fer, les fleuves, les rivières et les villages, mais aussi les zones protégées, les concessions forestières et le type de végétation. L utilisateur peut sélectionner n importe quel élément pour n afficher que les données qu il souhaite voir à un endroit précis. Les forestiers, les protecteurs de l environnement et les communautés peuvent utiliser cet outil pour, par exemple, évaluer la qualité d une zone tampon autour d une réserve forestière. Les zones tampons sont des bandes de terre qui entourent une zone protégée, sans jouir du même niveau de protection. Une gestion efficace de ces zones tampons peut atténuer la pression exercée par l activité humaine en lisière d un parc et limiter les torts causés à l écosystème forestier. Les cartes de GFW donnent une idée du défrichement provoqué par l homme en montrant la densité de la population et l affectation des sols en bordure de zone protégée. La plupart des cartes s appuient sur des données collectées en 1997 ou Comparées à des données plus récentes, ces cartes montrent bien les dégâts subis par les zones en bordure de forêt ou le succès des efforts de conservation. Créer une carte Pour créer une carte et analyser une zone tampon entourant une zone protégée, allez sur le site de Global Forest Watch (http://www.globalforestwatch.org) et cliquez sur «Interactive Maps» dans le menu à gauche. Kuttig - Travel - 2 / Alamy L écran affiche la liste des pays et régions pour lesquels GFW dispose de données. La carte d Afrique centrale couvre six pays du Bassin du Congo : le Cameroun, la République centrafricaine, la RDC, la Guinée équatoriale, le Gabon, et la République du Congo. Personnaliser Cliquez sur «Central Africa» pour créer, par exemple, une carte montrant la zone tampon autour du parc national de Virunga en RDC. Pour afficher les données sur la carte interactive, cochez les cases «Protected areas», «Major roads», «African country boundaries», «Major cities and towns». Puis cliquez sur le bouton «Start Map». L application a besoin de quelques minutes pour restituer la carte et l afficher dans une nouvelle fenêtre ou onglet de votre navigateur web. La légende s affiche à gauche. Toujours à gauche, mais un peu plus haut, cliquez sur «Change visible or active layers». Cette option vous permet de choisir les couches à afficher ou à masquer et de sélectionner la couche active. Un encadré reprend toutes les données disponibles. Vous pouvez ajouter de nouvelles couches de données en cochant les cases de la colonne «Visible». Elles s afficheront dès que vous rafraîchirez la carte. En l occurrence, vérifiez que seules les quatre couches précitées sont sélectionnées. Comme on ne peut activer qu une seule couche à la fois, assurez-vous que la couche «Protected areas» est active en cochant la case correspondante dans la colonne «Active». Analyser Pour voir les données d une zone précise Virunga, dans notre exemple cliquez sur la commande «Query» dans la barre d outils qui surplombe la carte. Faites défiler la liste «Attribute» et cliquez sur «Name» dans la zone de texte. Ensuite, cliquez dans la zone de texte et tapez le signe égal (=). Allez dans la liste «Sample values» et cliquez sur Virunga. Appuyez sur la touche retour et la carte zoome vers la zone choisie. Pour une évaluation visuelle de la zone tampon entourant la zone protégée de Virunga, servez-vous des outils panoramique et zoom de la barre d outils. Cliquez par exemple sur «Zoom in» et maintenez le bouton gauche de la souris enfoncé pour tracer un carré autour du mot «Virunga» figurant sur la carte. Lorsque vous relâchez le bouton, la carte agrandit la zone sélectionnée. Sélectionnez la commande «Pan» de la barre à outils pour voir les contours du parc national de Virunga. Les carrés rouges à proximité des limites du parc indiquent une activité humaine dans la zone tampon et donnent une image qualitative de la pression exercée sur l écosystème forestier. Cliquez sur «Print map» pour imprimer la carte accompagnée de sa légende. 11

12 Ressources Documents Ressources web Projets Foresterie communautaire Conservation de la biodiversité dans les forêts certifiées Le numéro 51 d European Tropical Forest Research Network News, publié par Tropenbos International, se demande si la certification est un bon moyen de conserver la biodiversité dans les forêts tropicales. Plus de 50 auteurs, tous impliqués dans la certification ou la conservation des forêts, exposent les défis auxquels ils ont été confrontés et ce qui reste à faire. De l avis général, la certification promeut une bonne gestion des forêts et contribue à préserver la biodiversité, mais ne réduit pas en soi la déforestation. Voyez : Situation des forêts du monde 2011 Publié tous les deux ans par la FAO, le rapport 2011 note que le taux de déforestation reste «alarmant» partout dans le monde, malgré le ralentissement observé. C est particulièrement vrai en Afrique du Nord et de l Ouest, où des programmes de reboisement ont vu le jour pour combattre la désertification et assurer l approvisionnement en bois industriel et de chauffage. Ce document souligne combien les forêts contribuent à atténuer le changement climatique et combien il importe d associer les populations des zones forestières. Pour télécharger le rapport complet : i2000f/i2000f00.ht «Lidar Analysis in ArcGIS for Forestry Applications» Grâce aux données de télédétection par laser (LIDAR), les gestionnaires de la forêt peuvent se faire une idée de la canopée et du terrain. Ce document publié par l éditeur de logiciels Esri explique comment exploiter ces données avec le logiciel SIG ArcGIS de manière à analyser diverses caractéristiques de la forêt. Les communautés qui vivent de la forêt peuvent utiliser ces informations pour planifier la fertilisation, la récolte et d autres programmes de gestion. Portail «Forest Carbon Tracking Task» Créé en 2008, GEO (Group of Earth Observations) met des données satellite, aériennes et in situ à disposition des internautes. Cette organisation propose des outils et édicte des normes techniques à partir des directives de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques afin d aider les gouvernements et les institutions forestières à développer un système de suivi du carbone forestier. Plusieurs programmes nationaux ont participé à cette initiative pour tester diverses technologies et évaluer les méthodes utilisées. CARPE Le Programme régional pour l environnement en Afrique centrale (CARPE) est une initiative prise par l USAID pour combattre la déforestation et la perte de biodiversité dans le Bassin du Congo. Une de ses principales missions est de cartographier la couverture terrestre, les types de forêts, les sols et l hydrographie afin de suivre et de prédire les changements dans l usage et les ressources de la forêt (abattages en cours et prévus, concessions minières, etc.). Ces cartes, basées sur des vidéos aériennes, les orthoimages et la télédétection, sont rentrées dans un système d information géographique (SIG) et complétées par des données sur la densité et la distribution des espèces, par exemple, le potentiel agricole et l accès au marché. Année internationale des forêts des Nations unies L Assemblée générale des Nations unies a déclaré 2011 Année internationale des forêts afin de susciter l intérêt pour la gestion et la conservation des forêts, de promouvoir un développement durable de tous les types de forêts. Le site web officiel rend hommage aux actions menées pour gérer les forêts du monde de manière durable. Projet de développement de moyens de subsistance durables Ce projet aide des communautés vivant dans ou en bordure de forêts nationales et de zones protégées à trouver des moyens de subsistance durables. Grâce à une application portable spécialement créée à cet effet, les gestionnaires du projet peuvent suivre et évaluer l avancement des travaux, tandis que les exploitants récoltent les données qui alimentent le système de gestion. Ce projet a démarré en janvier 2010 ; 16 groupes ont déjà reçu leurs portables et leurs représentants été formés à la compilation et à l envoi des rapports. Les communautés réservent un bon accueil à cette technologie. Atténuation du changement climatique dans l agriculture Ce projet (MICCA) qui a démarré en 2010 soutient les petits paysans des PED dans les efforts qu ils déploient pour atténuer le changement climatique par le biais de l agriculture. Ce projet favorise les pratiques agricoles sobres en carbone au travers de cinq composantes : développement et conseils pour les options en matière d atténuation, processus consultatifs techniques renforcés, sensibilisation, systèmes de connaissance et communautés de pratiques. Forum éco-forestier de Papouasie- Nouvelle-Guinée Un groupe de forestiers et de scieries communautaires ont créé ce forum en 1999 afin de protéger leur environnement et de militer pour une meilleure gestion de la forêt au plan national et international. Leur action a trois visées essentielles : faire cesser les coupes illégales, promouvoir une foresterie durable et renforcer les réseaux d appui à la foresterie. Ces actions sont complétées par un forum en ligne, des mensuels imprimés et des articles dans la presse locale et nationale. 12 Avril 2011 ı ICT Update ı numéro 59

13 Q&R Cogérer les forêts Foresterie communautaire Georges Thierry Handja est conseiller pour un SIG participatif chez Rainforest Foundation UK (www.rainforestfoundationuk.org) Il y a souvent des tensions entre les communautés forestières, les entreprises et les défenseurs de l environnement. Une cohabitation est-elle possible? Dans la plupart des pays du Bassin du Congo, les populations sont peu ou pas associées à l administration des forêts, avec pour conséquences leur exploitation illicite et le développement du braconnage, les services des Eaux et Forêts ne pouvant assurer seuls la police forestière. Il s ensuit une réduction (qualitative et quantitative) drastique des superficies des forêts et de leurs potentialités. Des communautés pleinement impliquées pourraient jouer un rôle clé dans la conservation, l aménagement, la gestion et le développement des forêts. Cette concertation entre communautés forestières et services de l État est à envisager dans le cadre d une approche participative, incluant souvent l utilisation des TIC. Le principal objectif est d associer étroitement les populations au diagnostic, à l identification, à la programmation, à la mise en œuvre et au suivi des actions de gestion des ressources naturelles à mener au niveau du terroir et de définir les responsabilités des différents partenaires à chaque étape du processus. Divers outils permettent de mieux partager l information et de réfléchir ensemble aux diverses manières de gérer les ressources. C est le cas des ordiphones qui permettent aux acteurs associés à un processus participatif non seulement d échanger des informations, mais aussi de collecter des données géoréférencées permettant de produire des cartes qui constituent des supports de réflexion et de discussion en vue d une prise de décision concertée. Les communautés forestières sont souvent reculées et isolées. Comment les TIC les ont-elles aidées à se reconnecter avec l extérieur? La baisse des prix des équipements a permis aux communautés des régions éloignées de communiquer de plus en plus avec l extérieur. Elles utilisent les portables pour s échanger des informations sur les affaires familiales, la disponibilité des ressources, les prix des denrées alimentaires. Elles se servent aussi d unités GPS, de SIG et de maquettes 3D pour produire des cartes et d autres produits géoréférencés. Autant d outils de communication puissants pour la gestion des terres, des ressources, voire la résolution des conflits. Les maquettes 3D sont des SIG en miniature qui font appel aux données topographiques officielles. Elles peuvent servir à renouer des liens de communication entre les organismes et les personnes qui s occupent de la planification forestière, de la conservation de la biodiversité, de la protection des sites sacrés, ou encore à résoudre les conflits entre des communautés, des entreprises, etc Ce processus crée un environnement où les collectivités, le gouvernement local et d autres parties prenantes peuvent s entendre sur la façon de préserver les ressources naturelles et de réhabiliter ou restaurer les zones dégradées. Pour la plupart de ces démarches, les communautés bénéficient aussi du soutien d organisations extérieures. Pourquoi les gouvernements et les ONG ont-ils intérêt à associer les communautés locales à des projets de foresterie de grande ampleur? L approche participative appliquée à la gestion des ressources naturelles doit être considérée comme un outil propice à une prise en charge effective par la population d un (ensemble de) village(s) des actions de restauration et de développement du paysage forestier. Elle assure la mise en place d un partenariat stable pour la préservation des ressources forestières. L enjeu de l approche participative est fondamental. Il s agit d aider les populations, d une part, à mettre tous les moyens en œuvre pour restaurer et conserver le patrimoine naturel et, d autre part, à développer leur capital de production pour elles-mêmes et pour les générations futures. En d autres termes, l approche participative favorise la promotion de l autodéveloppement des villages et une prise en main de leur destinée tout en maintenant l Etat et ses agents dans une position d animateur et de facilitateur. Georges Thierry Handja Dans les régions où vous travaillez, la majorité de la population a-t-elle accès à l une ou l autre technologie de la communication? Que reste-t-il à faire pour connecter les communautés rurales? Dans les pays du Bassin du Congo où je travaille, l accès des communautés forestières à l électricité et à certaines TIC reste l obstacle majeur à la communication entre elles et avec le monde extérieur. Certaines communautés ont l électricité, mais pas accès aux réseaux mobiles ni à Internet. Ou inversement. Dans une ville du Congo dénommée Etoumbi, les populations des villages environnants viennent recharger les batteries pour 100 Fcfa dans un centre spécialement créé par la compagnie de téléphone. 13

14 Dépêches Mini-réseau mobile Changement d adresses Internet C est en septembre 2011 que les organismes d enregistrement Internet assigneront les dernières adresses utilisant le protocole Internet version 4 (IPv4). Avec ce système, les adresses sont constituées de quatre blocs de chiffres inférieurs à 255, par exemple : Bien que l on écrive la plupart des adresses web en lettres (ictupdate.cta.int, par exemple) le serveur des noms de domaine les rapporte au nombre correspondant. IPv4 autorise plus de quatre milliards d adresses Internet. Ce nombre ne suffit plus face à l augmentation rapide du nombre d appareils surtout mobiles qui se connectent à la toile. IPv6 apporte ce surcroît d adresses plus de 340 trillions qui utilisent le système hexadécimal et ressemblent donc à ceci : 2001:db8:1f70::999:de8:7648:6e8 (IPv5 était un protocole Internet expérimental développé pour le flux continu de médias). Le problème, c est que la plupart des ordinateurs, modems et routeurs sont incapables de lire des adresses IPv6, y compris les PC sous Windows XP. Les ordinateurs qui tournent sous Windows Vista, Mac OS 10.2 et Linux gèrent IPv6, mais il est peu probable que le routeur reconnaisse les nouvelles adresses. Les fournisseurs d accès ont annoncé qu ils allaient modifier le réseau pour s assurer que chacun puisse se connecter aux sites quel que soit le protocole utilisé. En attendant, si vous comptez acheter un nouveau routeur ou modem, assurez-vous qu il est compatible IPv6. istock Le coût d installation, de fonctionnement et d entretien des réseaux mobiles à haut débit pourrait baisser grâce à une société qui a miniaturisé le système d émission et de traitement de données qu abritent aujourd hui de volumineuses cabines situées au pied des antennes-pylônes. Les chercheurs d Alcatel-Lucent viennent en effet de réduire la taille du matériel à un cube de 300 g et à une micropuce. Vu sa taille, ce système baptisé lightradio peut être installé partout où un raccordement électrique existe, sur le côté d un bâtiment, par exemple, ou sur un mât. Plus besoin de coûteux pylônes ni de cabines. D après son fabricant, lightradio consomme moitié moins d électricité que les équipements actuels et pourrait donc être alimenté par une source solaire ou éolienne. Le petit cube se connecte au réseau via une connexion Internet ou par micro-ondes. Il pourrait servir à augmenter la portée des services à haut débit par-delà les réseaux câbles, dans les zones rurales. Alcatel-Lucent Flattr aux dépens de celui qui le clique Les blogueurs, vlogueurs et autres créateurs de contenu Internet peuvent désormais booster leurs revenus grâce à un nouveau venu dans les cyberapplications sociales : le micropaiement social. C est une application suédoise, Flattr, qui mène la danse. Elle permet aux internautes de faire plus facilement de petits dons aux créateurs de contenu. L internaute qui s abonne à Flattr fixe le montant mensuel mis sur son compte. Lorsqu il trouve un site qui lui plaît et qu il veut soutenir, il clique sur un bouton et une partie de son montant mensuel est reversé au propriétaire du site. Le montant exact dépend du nombre de fois où l abonné clique sur un bouton Flattr au cours du mois. S il a cliqué sur ce bouton sur dix sites, par exemple, le montant est réparti en dix parts égales. Les développeurs sont partis du principe qu un internaute peut aimer suffisamment un blogue pour lui verser 10 centimes, mais pas assez pour lui verser 10. Et qui est prêt à effectuer le parcours du combattant d un paiement par carte de crédit pour 10 centimes? Flattr permet de verser facilement de petits montants. Les créateurs de contenu doivent s abonner au service, enregistrer leur nom de domaine et ajouter un bouton Flattr sur chacune des pages de leur site ou de leur blogue. Au fil du temps, les montants cliqués s accumulent pour aider le créateur à poursuivre son œuvre. Les petites ONG et les coopératives agricoles pourraient utiliser ce service pour accroître leurs revenus et couvrir en partie les frais de maintenance de leur site. 14 Avril 2011 ı ICT Update ı numéro 59

15 Meilleures applications mobiles World Wide Web Consortium (W3C), qui édicte des normes pour le web, vient de publier des directives afin d aider les développeurs à créer de meilleures applications web mobiles. «Mobile Web Application Best Practices» fourmille de mesures et de recommandations pour veiller à ce que toutes les applications web fonctionnent sur tous les types de portables et autres appareils mobiles capables de surfer. Il explique notamment comment optimiser le temps de réponse de l application aux requêtes de l utilisateur et «libérer les utilisateurs». W3C a résumé ces recommandations dans un bloc de fiches rapides. «On utilise les appareils mobiles pour tout», dit la fiche, «pour tuer le temps à la maison comme pour répondre à une demande urgente. Informons l utilisateur, laissons-le décider et nous gagnerons sa confiance.» W3C conseille aux développeurs d éclairer l utilisateur sur l usage des informations personnelles et techniques. Téléchargez le document complet ici : W3C Un ouvrage multimédia aux accents paysans W3C «Democratising Agricultural Research For Food Sovereignty In West Africa», un ouvrage récemment publié par l IIED (International Institute for Environment and Development), décrit la participation de petits paysans à divers débats sur la recherche agricole en Afrique de l Ouest. L ouvrage rappelle qu il faut associer les petits producteurs à des recherches souvent monopolisées par les experts scientifiques, s agissant surtout des questions de souveraineté alimentaire. Les auteurs, Michel Pimbert, Boukary Barry, Anne Berson et Khanh Tran-Thanh, illustrent leur propos non seulement par des textes, des photos et des graphiques, mais aussi par des extraits audio et vidéo insérés dans la version PDF de leur livre. Parmi les vidéos, un aperçu de Women Food Collective Nyéléni au Mali, et les points de vue de plusieurs paysans ayant pris part à des projets de recherche agricole. Remarque : il faut une connexion Internet pour voir les vidéos. Téléchargez le PDF (10 Mo) ici : Expansion du haut débit en Afrique L Internet haut débit poursuit son extension dans toute l Afrique. Le dernier raccordement en date du WACS (West Africa Cable System) a atteint la ville côtière de Swakopmund en Namibie. Grâce à la connexion à 5,12 térabits, tout le pays et le Botswana auront accès à des services Internet à grande vitesse. «Nous sommes à l aube d une révolution dans le paysage infrastructurel des TIC namibiennes : les services de communication haut débit vont s améliorer, au profit des entreprises, des industries, des internautes, des universitaires et de l ensemble de la population namibienne», a déclaré Joel Kaapanda, ministre namibien des technologies de communication. Partant du Royaume-Uni, le WACS est un câble sous-marin de km qui longe toute la côte ouest de l Afrique pour raccorder le Cap-Vert, la Côte d Ivoire, le Ghana, le Togo, le Nigeria, le Cameroun, le Congo Brazzaville, la RDC et l Angola. Il devrait atteindre sa destination finale, le cap austral de l Afrique du Sud, fin Le WACS n est qu un des 11 câbles sous-marins d une longueur totale de km qui doivent ouvrir un accès Internet à toute l Afrique subsaharienne. Parmi les autres câbles, citons EASSy (Eastern Africa Submarine Cable System) et Seacom, qui tous deux connectent l Afrique de l Est et australe. La pose du câble de communication ACE (Africa Coast to Europe) a déjà commencé en vue de relier 23 pays africains d ici Le Rwanda, pays enclavé, s apprête à se connecter aux systèmes sous-marins après avoir installé un réseau en fibre optique sur l ensemble de son territoire ,7 44 pour cent des Tanzaniens utilisent la radio comme principale source d information, 35 % les SMS et 4 % Internet, d après audiencescapes.org. milliards : c est le nombre d applications mobiles qui seront téléchargées dans le monde en 2011, deux fois plus qu en 2010 (8,2 milliards). millions de personnes de plus seront en situation d extrême pauvreté suite à l envol des prix des denrées depuis juin 2010, estime la Banque mondiale. 15

16 Parlons Tech Technologie tous azimuts Shehzad Noorani / Lineair Karamagi Ednah directrice exécutive, Busoga Rural Open Source and Development Initiative (http://brosdi.or.ug) La première chose que je fais en allumant mon ordinateur le matin, c est voir mes courriels. Je vais sur ma messagerie web pour les courriels professionnels, puis sur mes comptes Yahoo et Gmail. À chacun son utilité : Yahoo pour les amis et les connaissances, Gmail pour les communications plus formelles, mais parfois aussi pour le boulot quand ma messagerie web est en rade. La messagerie web a un bon filtre anti-spam, je suis parvenue à bloquer les messages indésirables sur Gmail, mais pas encore sur Yahoo. Je consulte aussi les sites des principales organisations donatrices pour me tenir au courant de leur actualité, de leurs activités et voir le type de projet qu elles financent. J utilise la fonction signet de Firefox pour garder les adresses des sites que je visite régulièrement. Je les ai répartis en sous-dossiers, selon qu ils correspondent à un intérêt professionnel ou privé. J utilise aussi les fils RSS pour ne manquer aucun ajout sur quelques sites. Outils web J utilise énormément Skype, surtout pour des réunions. J utilise Yahoo Chat avec mes amis, mais aussi pour le travail car je le trouve plus stable que Skype avec ma connexion Internet actuelle. (www.skype.com) Je trouve l application de collaboration PBworks très utile et je l utilise chaque jour. J adore ce genre de wiki parce qu il autorise plusieurs sous-wikis pour une seule et même adresse, ce qui facilite le partage des documents tout en limitant l accès quand le travail est en cours. C est un outil très souple et très efficace. Je m en sers pour coécrire des rapports et des propositions avec mes collègues, mais surtout pour des projets de recherche. J y poste tout, les liens photos, les méthodologies, les analyses documentaires et même le rapport final (www.pbworks.com) Au bureau, nous utilisons Yammer pour nous tenir mutuellement au courant de l avancement de chaque programme, ce qui nous permet de commenter nos activités des semaines précédente et suivante. (www.yammer.com) Doodle est la dernière application que j ai installée. À la base, c est un planificateur de rendez-vous et d événements. J adore la fonction de rappel. La plupart de ces applications sont liées à un programme de messagerie spécifique : ce que j aime chez Doodle, c est justement qu il fonctionne indépendamment de mes comptes courriels. (www.doodle.com) Réseaux sociaux Quand je suis stressée, je vais sur Facebook où je peux me détendre et commenter les articles de mes amis. Je discute de tout et de rien sur cette plate-forme, du travail et des loisirs, je fais du «wolokoso» comme nous disons en Ouganda. Facebook est génial pour savoir qui pense quoi. Comme j ai beaucoup d amis, j obtiens facilement des informations ou des conseils. J ai eu pas mal de réactions quand je leur ai demandé ce qu ils pensaient du nouveau portable que je voulais acheter, comment télécharger des vidéos sur YouTube, ou quelles étaient les possibilités de formation. J aime aussi Twitter. Je l apprécie surtout quand j assiste à des conférences ou des séminaires et que mes collègues et amis veulent savoir ce qui s y passe. Je peux facilement les tenir au courant tout en lisant leurs messages. Je suis aussi sur LinkedIn, que j utilise surtout pour rester en contact avec des professionnels de mon domaine d activités. Programmes Outre les logiciels bureautiques courants Word, Excel et Adobe Reader j utilise PowerPoint pour mes présentations et Publisher pour la mise en page. Photoshop me sert à éditer et redimensionner mes photos, que j organise et partage avec Picasa et Flickr. Pour la vidéo, je trouve Windows Movie Maker très facile à manier, tout comme Dreamweaver, pour la conception et la publication de sites web. J ai appris à utiliser Dreamweaver uniquement en lisant son manuel. Téléphone portable Mon portable, c est mon «ombre», mon «battement de cœur» ou ma «ligne vitale», parce qu il me sert à tout. Pour appeler quelqu un si la discussion risque d être longue, ou tout simplement pour chatter et rigoler avec des amis. Pour les messages courts, j envoie un SMS, et j utilise parfois mon portable pour des conférences téléphoniques avec des groupes d agriculteurs. Il y a une telle concurrence entre les opérateurs ougandais que les appels et les SMS coûtent trois fois rien. Le prix d une carte SIM est pratiquement négligeable, donc j ai des cartes SIM pour tous les opérateurs. Il y a des appareils bon marché qui acceptent jusqu à 4 cartes SIM. Je n ai donc pas besoin de beaucoup de téléphones et je peux répondre à un appel en choisissant l opérateur le moins cher. Le projet CELAC (Collecting and Exchange of Local Agricultural Content, m a enseigné l élevage des poules. Ce sont des animaux délicats. La moindre maladie exige une réaction immédiate. J utilise mon portable pour prendre une photo de la poule malade, puis je vais en ville, voir le vétérinaire pour qu il diagnostique le problème, me donne des conseils et, au besoin, des médicaments. Parfois, mon portable me sert à enregistrer de courtes vidéos, ou rien que la conversation, quand je vais chez des agriculteurs. La vidéo est souvent plus pratique pour capturer des moments qu on raterait facilement avec une photo. Le CTA, Centre technique de coopération agricole et rurale (ACP-UE), est un institut du Groupe des États ACP et de l UE, créé dans le cadre de l Accord de Cotonou. Il est financé par l UE. Postbus 380, 6700 AJ Wageningen, Pays-Bas (www.cta.int). Production et gestion du contenu web : Contactivity bv, Stationsweg 28, 2312 AV Leiden, Pays-Bas (www.contactivity.com) 16 Avril 2011 ı ICT Update ı numéro 59

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