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1 repè res Travail de mémoire et requalification urbaine Repères pour l action les éditions de la DIV

2 Directeur de la publication Yves-Laurent Sapoval Responsable des éditions Corinne Gonthier Coordination et rédaction Catherine Foret Contact DIV Barbara Domenech Conception graphique Laurent Marre Impression JOUVE Dépôt légal Avril 2007

3 r e p è r e s Travail de mémoire et requalification urbaine Repères pour l action Coordination et rédaction Catherine Foret 3

4 r e p è r e s Sommaire Préface 7 Introduction 9 1 Faire société dans la ville en mouvement. 11 La mémoire au service de la cohésion sociale? Images spatiales et mémoire collective. Maurice Halbwachs. 14 La Courneuve. Redonner du sens. Entretien avec le maire Gilles Poux. 16 De l impératif culturel à la construction d un héritage commun. Lela Bencharif. 20 Vaulx-en-Velin. Histoires de soie. Philippe Videlier. 23 Un processus collectif de connaissance. André Bruston. 24 C a e n. La mémo i re du travail sur le site de l'ex-société Métallurgique de No r ma nd ie (SMN). 26 St-Martin d Hères. Usages sociaux du passé et politique de la mémoire. 28 Cécile Gouy-Gilbert. La Mission Mémoires et Identités en Val de France. Une démarche intercommunale. 30 S a i n t - E t i e n n e. Conflits de mémoires. Montreynaud ou la question de l espace et du destin communs. Christelle Morel Journel. 32 La mémoire comme expérience sociale. Denis Cerclet. 35 Mémoire et amnésie : outils de gouvernance urbaine ou instruments de domination? 37 Olivier Chavanon. 2 Besoin de mémoire, besoin d histoire. 39 L enjeu identitaire. De l histoire de France à l histoire des France. Pierre Nora. 41 Emergence de la victime et mémoires diasporiques. Un problème ou une chance 44 pour l histoire? Michel Wieviorka. Limoges. La recherche du pays perdu. 46 Nord-Pas-de-Calais. Les paroles croisées de quatre communautés. 47 Mémoires immigrées, déni, occultations. Nicolas Bancel. 48 Pessac. Savoir d où l on vient. 50 La Cité nationale de l histoire de l immigration. Un grand projet qui se concrétise. 51 Uckange. La mémoire de la vallée sidérurgique. 53 Jeunes issus de l immigration : échapper à l injonction identitaire. 54 Jacqueline Costa-Lascoux. Fragilité de l identité et risques de manipulation de la mémoire. Paul Ricoeur. 56 Droit à l oubli et abus de mémoire. Tzvetan Todorov Dépasser la simple collecte de souvenirs. 61 Les conditions de la capitalisation. Lyon. Un guide pour les collecteurs de mémoire. 64 De l importance du contrat. Frédérique Jacquet. 62 4

5 Travail de mémoire et requalification urbaine Les archives orales, rôle et statut. Conseil économique et social, Georgette Elgey. 67 C o nserver la mémo i re de la politique de la ville. Une déma rc he na t io na l e. Barbara Domenech, Michel Didier. 70 Cayenne. Collecte d archives orales de la politique de la ville De l intérêt d un appui scientifique. 73 Belleville-Ménilmontant. Des chercheurs engagés dans la transmission des mémoires urbaines. 75 L appel aux historiens dans les actions mémorielles. Impressions de terrain. Pierre-Jacques Derainne. 77 Villeurbanne. Etudier, conserver et transmettre les mémoires vivantes de la ville. 80 Rendre les habitants un peu plus acteurs. Jean-Barthélemi Debost. 82 Des archéologues dans la ville. Entre souvenirs et mémoire. Pierre-Jean Trombetta. 84 Pour une mémoire technique raisonnée. Luc Faraldi. 85 Démolitions, traces et mémoires dans les quartiers d habitat social. Maria Gravari-Barbas, Vincent Veschambre Mémoires des lieux et projet urbain. 93 Etre attentif à ce qui est déjà là. Entretien avec Nicolas Michelin. 95 Roubaix, quartier de l Alma. La mémoire-ressource de l Atelier Populaire d Urbanisme. 99 Dijon. Leur histoire est notre histoire. Entretien avec Jean-Claude Girard. 100 Les ambiguïtés de la mobilisation mémorielle. Vincent Créton. 104 Ironie patrimoniale et mémoire écran. Stéphane Valognes. 108 Givors. Trans-figurer la ville. Après l industrie : le fleuve, ses échelles, ses effets. Jacky Vieux Travail de mémoire et intervention artistique : le recours au sensible. 113 Ile de la Réunion. Des légendes pour habiter. 116 Par-dessus le vacarme de la foule. Mémoire en devenir et rôle de l artiste. François Matarasso. 119 Le mouvement perpétuel de la mémoire. Esther Shalev-Gerz. 121 Synthe Saga. Le pouvoir de la poésie. Brigitte Mounier. 124 Le simulacre comme interrogation du monde. Entretien avec Bruno Schnebelin. 126 S entendre au-delà de la parole. Nicolas Frize Partager les mémoires de la ville. Diffusion, pédagogie, débat public. 133 Paroles de Rochelais. Des initiatives dans toute la ville. 135 Meaux. Relier l histoire du quartier à celle de la ville

6 Pa ys de Montbéliard. Du fo i s o n ne me nt des mémo i res à la cons t r uc t ion d un patrimo i ne. symbolique commun. Jean-Luc Michaud et Pierre Wolkowinski. 138 Radio Canal Sambre-Avesnois. la mémoire, un trésor à partager. 141 L autre mémoire des quartiers. François Ménard. 143 Faire circuler les histoires. Nancy Huston. 145 Mais qui va nous écouter, ma fille? Enquête cinématographique sur les mémoires d immigrés en France. Entretien avec Yamina Benguigui. 146 Traces en Rhône-Alpes. Forum régional des mémoires d immigrés. Mustapha Harzoune. 148 Annexes Lettre de mission du Premier ministre adressée à Jacques Toubon lui confiant la préfiguration d'un futur centre de ressources et de mémoire de l'immigration, 10 mars Contrat de dépôt relatif aux témoignages oraux collectés par les Archives municipales de Saint-Denis dans le cadre de l exposition Mémoire retrouvée, Identité partagée Extraits du Guide de l enquêteur pour la collecte des archives de la Politique de la Ville. Les quartiers sud de la ville de Cayenne, site-test. David Redon. Mai Bibliographie indicative. 168 Contacts, ressources

7 Travail de mémoire et requalification urbaine Préface Partout dans le monde, les métropoles se développent, arasant les frontières qui séparaient la ville centre des campagnes environnantes, absorbant dans le continuum urbain les anciens bourgs ou villages qui vivaient à distance, transformant les anciens îlots populaires et industrieux en quartiers résidentiels huppés ou voyant certains d entre eux, les moins dotés ou les moins bien conçus, décrocher et s enfoncer dans une spirale de dégradation appelant à les rebâtir substantiellement. Les villes changent, des quartiers se transforment et le rôle des politiques publiques - que ce soient celles de l Etat ou des collectivités territoriales est, lorsqu elles ne sont pas elles-mêmes à l initiative de ces évolutions, de veiller à ce qu elles soient bénéfiques à leurs habitants. En France, la politique de la ville, en oeuvrant tant pour le développement économique et social des quartiers paupérisés que pour la rénovation urbaine, agissant directement sur la transformation du bâti, participe à ce type de transformations. Mais même lorsque les projets sont souhaités par tous, les villes et les quartiers ne se transforment pas sans perte. Les politiques du patrimoine, que les collectivités reprennent aujourd hui à leur charge, sont là pour permettre de conserver les édifices les plus emblématiques présentant un intérêt historique et culturel partagé. Cependant, ce qui disparaît n est pas toujours d ordre matériel : ce peut être l habitude prise de certains cheminements, des détails du paysage urbain auxquels on a accroché des souvenirs d enfance, la possibilité de trouver chez les autres habitants du quartier quelque chose de soi qui fait qu on se sent d ici même lorsque l on vient d ailleurs Mille petites ou grandes choses qui constituent la mémoire d un quartier ou de ses habitants et sans lesquelles il ne saurait y avoir de vie sociale. C est la raison pour laquelle il est important, notamment lorsqu un quartier se transforme à l occasion d une opération de rénovation urbaine ou au cours du fil plus ténu de sa requalification progressive, d être attentif à ce que la mémoire se transmette, la mémoire des lieux comme la mémoire des gens. Beaucoup ne s y sont pas trompés et n ont d ailleurs pas attendu une quelconque recommandation venue d en haut pour se lancer dans des opérations dites mémorielles : exposition sur l histoire du quartier, recueil de la parole des plus anciens, créations artistiques prenant appui sur le récit des habitants, évocation dans le mobilier urbain d un passé spécifique au lieu, etc. Mais ces opérations sont plus délicates qu il n y paraît : la mémoire des uns n est pas nécessairement celle des autres, la volonté de transmettre peut prendre des formes envahissantes et parfois étouffantes. Des travaux de recherches, tels que ceux du programme Cultures, villes, dynamiques sociales initié conjointement il y a quelques années par la DIV, le ministère de la culture, le ministère de l équipement, le FASILD et Jeunesse et sports, ont attiré l attention à ce sujet. 7

8 Entre les initiatives des acteurs de terrain, salutaires, mais manquant parfois de précautions et les travaux des chercheurs, indispensables, mais pas facilement utilisables, il manquait un document qui puisse permettre à chacun d agir en connaissance de cause. Il manquait, jusqu à présent du moins, puisque c est précisément l objet de ce guide de combler cette lacune. Ce guide est inspiré à la fois des pratiques de terrain et de la réflexion de chercheurs, sociologues, philosophes, historiens Il n a pas été conçu comme un catalogue de bonnes pratiques qu il suffirait de transposer, mais plutôt comme un recueil illustré d exemples, pris sur différents sites, des questions qu il convient de se poser lorsqu on se lance dans le travail de mémoire d un quartier. Cette ambition, modeste, en fait la qualité. Il s agit là d une première initiative. Elle gagnera dans quelques années à être complétée : avec la Direction des archives de France, la DIV s est en effet lancée depuis 2005, dans une campagne de collecte des archives orales de la politique de la ville. La France n est pas la seule à se lancer dans ce type d initiative, de plus en plus de villes et d agglomérations, ailleurs en Europe, revisitent le passé de leurs quartiers dans le cadre d opérations de régénération urbaine. Il n a pas été souhaité traiter de ces expériences étrangères dans ce guide, déjà dense ; il faut cependant garder à l esprit que même si la France est considérée comme pionnière sur ce sujet, il y a beaucoup à apprendre des autres pays. Ce guide a été largement rédigé et composé par Catherine Foret. Je tiens tout particulièrement à la remercier d avoir su mettre son expérience de chercheur au service des acteurs de terrain. Il a bénéficié de l accompagnement d un comité de pilotage composé de Michel Didier, Sylvie Durand-Savina, Barbara Domenech, François Ménard, Frédéric Meynard et Julien Mischler, responsables de services et chargés de mission à la DIV. Lors de son démarrage, ce comité comptait un membre de plus, Olivier Brochard, décédé au printemps Son enthousiasme pour ce projet et son intérêt pour les questions qu il soulevait sont demeurés. En le lisant, en partageant cet intérêt, en connaissant cet enthousiasme, ce sera un peu de sa mémoire qui sera passée par vous et que vous aurez sans le savoir fait fructifier. Yves-Laurent SAPOVAL Délégué interministériel à la ville. 8

9 Travail de mémoire et requalification urbaine Introduction Dans l essai réalisé sous sa direction sur Les lieux de mémoire, Pierre Nora analysait en 1997 les raisons de la ruée vers le passé qui semble animer les Français depuis une vingtaine d années. Il notait l accroissement des recherches généalogiques, le succès populaire des Journées du Patrimoine, mais aussi le développement des enquêtes orales, et soulignait alors que plus de trois cents équipes étaient occupées en France à recueillir les voix des anciens. Expliquant que le besoin de mémoire était en fait un besoin d histoire, d une histoire d un autre genre que celle qui a pendant longtemps assuré l unité de la nation, il prévoyait le développement du phénomène, mais aussi sa fin, en évoquant l épuisement à venir de cette tyrannie de la mémoire. Nous en sommes loin, apparemment. L engouement pour la mémoire - des lieux et des gens - ne s est pas calmé ces dernières années. Il semble au contraire s être démultiplié, dans un monde où le rapport vivant au passé et aux ancêtres ne cesse de se fragiliser, sous les effets conjugués de l urbanisation, de la mondialisation et de la médiatisation. Longtemps centré sur le monde rural, ce mouvement prend désormais de l ampleur en milieu urbain. Il s affirme en lien avec les logiques de reconversions industrielles, les recompositions sociales et spatiales des villes, mais aussi avec l évolution des problématiques de l immigration, de l intégration et de la citoyenneté. Il se retrouve ainsi au cœur des opérations de renouvellement urbain engagées sous l égide de l Etat et des collectivités locales pour reconfigurer les grands ensembles d habitat social et promouvoir la mixité urbaine. Au moment où paraît ce guide, alors que s effondrent les repères des mondes populaires des décennies et que les quartiers sensibles sont le théâtre de démolitions spectaculaires de barres et de tours HLM, des centaines de militants associatifs, chefs de projets, artistes, élèves ou enseignants sont engagés dans des actions visant à recueillir des traces du passé. Ce n est pas par hasard, évidemment : le besoin de mémoire est d autant plus puissant que disparaissent les vestiges matériels dans lesquels s enracinent les souvenirs. Il s accroît sans doute aussi avec le sentiment d un avenir économique incertain et avec l accélération des mobilités résidentielles et familiales. Et il est peut-être encore plus pressant dans les groupes sociaux peu dotés en patrimoine matériel, marqués par la diversité culturelle, le fait migratoire et l héritage colonial, qui constituent aujourd hui, en grande partie, les mondes de la banlieue. On peut certes comprendre ce besoin de mémoire qui émane des populations aujourd hui rassemblées dans la ville et soumises à divers risques de fragilisation sociale ou identitaire. Mais la multiplication des actions mémorielles menées avec le soutien des pouvoirs publics, voire sur commande des collectivités locales, des organismes HLM ou des équipes-projets de la politique de la ville ne va pas sans poser question. Lorsque la mémoire devient un objet d action publique, qu elle mobilise des professionnels et des crédits publics ; lorsqu elle se trouve en jeu dans des opérations qui touchent à la recomposition des villes - avec bien souvent à la clef des mouvements de populations - on ne peut pas ne pas s interroger sur la manière 9

10 dont ce sujet est abordé, travaillé, exploité par l ensemble des acteurs concernés. C est à ces acteurs que ce guide s adresse. Il prend la forme, non de recommandations méthodologiques, mais d éclairages théoriques et pratiques, sur des thématiques qui préoccupent les professionnels et les militants mobilisés sur ces actions mémorielles, en lien avec des opérations de requalification urbaine. Il rassemble des textes d auteurs ayant travaillé sur la mémoire, l histoire, l oubli ou l amnésie - philosophes, sociologues, historiens ou psychologues -, des présentations d expériences conduites dans différentes régions, et des entretiens avec des acteurs qui livrent leur point de vue, parfois critique, sur les dynamiques en cours. Le travail de mémoire, sur les sites de la géographie prioritaire de la politique de la ville, pose en effet de réelles questions éthiques à ceux qui s y engagent. Questions qui ont à voir aussi bien avec le sens des actions en cours (le pourquoi de ces opérations, leurs objectifs, plus ou moins explicites) qu avec les usages sociaux et politiques de la mémoire, les risques d instrumentalisation des témoins ou de leurs paroles, ou encore la manière dont est produite et écrite l histoire des sociétés locales, à partir des souvenirs et des archives. Qui mobilise-t-on au juste sur les actions mémorielles conduites aujourd hui dans les villes françaises? Qui les initie (institutions, groupes de militants ) et à quelle fin? Comment concilie-t-on l appel à la mémoire des habitants d un lieu avec le déplacement de ces mêmes habitants sur d autres quartiers? Que fait-on de la masse des témoignages recueillis? Ces travaux de mémoire nourrissent-ils d une manière ou d une autre les projets urbains en cours? Autant de questions à propos desquelles on trouvera ci-après, sinon des recettes, du moins des pistes de réflexion, que chacun pourra approfondir en fonction de sa propre expérience. 10

11 Faire société dans la ville en mouvement. La mémoire, au service de la cohésion sociale? 11

12 1 Faire société dans la ville en mouvement. La mémoire, au service de la cohésion sociale? Selon qu elles sont liées à la politique de la ville, aux politiques sociales ou aux politiques culturelles, à des initiatives venues d en bas (associations, groupes d habitants ) ou d en haut (municipalités, services de l Etat, institutions ), les actions en cours autour de la mémoire des lieux et des populations dans la ville poursuivent des objectifs différents, qui ne sont d ailleurs pas toujours clairement formulés. Certaines veulent répondre au besoin d histoire de villes ou de groupes précis de la population : reconnaître l apport des populations les plus pauvres dans l histoire locale, resituer l histoire des grands ensembles dans l histoire nationale D autres, apparentées par leurs promoteurs à une nouvelle forme de travail social, sont conduites de manière plus ou moins explicites à des fins thérapeutiques, individuelles ou collectives : favoriser l estime de soi, aider les individus à redevenir acteurs de leur propre vie, contribuer à l insertion de populations en difficulté, encourager la transmission intergénérationnelle. Ailleurs, les actions en question sont investies d une fonction de gouvernance urbaine : la mémoire est alors conçue comme un thème fédérateur et mobilisateur, susceptible d aider à transcender les différences et à fournir une perspective commune aux citadins. En faisant partager une certaine idée de la société locale et de son histoire, il s agit de lutter contre les logiques de fragmentation ou de ségrégation qui divisent la cité : créer du lien social, permettre aux habitants de réintégrer le tissu social et urbain de la ville, réhabiliter l image des quartiers périphériques, développer la citoyenneté 1. Nombre de ces actions sont ponctuelles, conçues pour accompagner des opérations de démolitions, et à ce titre plus souvent assimilables à des démarches de communication qu à un travail en profondeur des sociétés locales. Mais d autres s ancrent dans la durée, diffusent sur l ensemble d un territoire, avec l idée, plus ou moins explicite, de contribuer à faire société. Au-delà des intentions affichées, l analyse des actions en cours montre pourtant que le travail de mémoire est un processus complexe, qui échappe souvent à ses promoteurs ou aux acteurs qui y participent. Ainsi, par exemple, alors que l on voudrait produire de la cohésion sociale, de l unanimité, de la reconnaissance mutuelle entre 1- Les formules citées ici sont extraites du Répertoire analytique des actions de terrain travaillant l histoire et/ou la mémoire de populations et/ou de territoires, réalisé en 2003 par Jean-Barthélémi Debost, dans le cadre du programme de recherche interministériel Mémoires, production de sens et récits de et dans la ville. Rapport disponible au Ministère de la culture et de la communication ou au Centre de ressources de la Délégation interministérielle à la ville. 12

13 Faire société dans la ville en mouvement. La mémoire au service de la cohésion sociale? groupes de population d une même ville, il arrive que certains travaux mémoriels réveillent des conflits sous-jacents, redoublent le sentiment d exclusion de certains habitants, voire renforcent les phénomènes de territorialisation ou de ségrégation contre lesquels il s agissait de lutter. En figeant des représentations de l Autre, du passé ou de tel territoire ; en passant sous silence certaines mémoires minoritaires au profit d autres (qui vont se trouver légitimées par la publication d un ouvrage ou d un film ) ; ou encore en assignant les citadins à une mémoire univoque celle de leur quartier, de leur origine ethnique ou de leur appartenance professionnelle on peut en effet contribuer à durcir des identités collectives. On peut aussi favoriser le repli nostalgique sur le passé, voire instaurer de nouvelles frontières symboliques dans la ville. Comment gérer cette dynamique de la mémoire, dans le contexte fragile et souvent conflictuel des territoires urbains soumis à démolition ou à réaménagement? Audelà de l accumulation de mémoires micro-locales ou communautaires, comment prendre en compte la diversité culturelle, saisir les phénomènes de mobilité et les appartenances multiples qui caractérisent les sociétés urbaines contemporaines? S il n y a pas de recettes en la matière, les expériences des uns et des autres montrent que c est en s interrogeant sans cesse sur le sens de l action, en ne travaillant pas seul dans son coin mais plutôt en réseau ou en partenariat et en faisant l effort d expliciter dès le début et tout au long de la démarche l utilité sociale ou historique de ce travail sur le passé, que l on peut limiter les risques de mésusages ou d instrumentalisation de la mémoire. C est aussi en cherchant à penser dans ces travaux non plus le seul quartier, mais la ville ou l agglomération dans son ensemble véritable échelle des pratiques citadines. Si la mémoire est souvent attachée à des lieux, les porteurs de mémoire, eux, circulent, ont circulé dans la ville et au-delà. Il est des mémoires délocalisées, incarnées par exemple dans des objets que l on garde avec soi. Et il en est d autres qui se construisent au travers de pratiques rituelles, de déplacements, d événements, qui font sens davantage par leur régularité temporelle que par leur inscription spatiale. Saisir ces mémoires-là, montrer en quoi elles influent sur le rapport des citadins à la ville, c est mieux comprendre les dynamiques urbaines actuelles et la complexité du fait métropolitain tel qu il s organise à l échelle mondiale. C est aussi se donner les moyens de construire des interprétations partagées du passé capables de nourrir la ville en devenir, dans toute sa complexité. 13

14 1 Analyse Images spatiales et mémoire collective. Auteur en 1925 d un ouvrage sur Les cadres sociaux de la mémoire, Maurice Halbwachs a poursuivi ses réflexions sur la mémoire collective dans une série de textes rédigés peu de temps avant sa déportation et son assassinat par les nazis. Il y analyse, entre autres, les phénomènes d adhérence aux lieux des individus et des groupes. Même si elles sont à prendre avec le nécessaire recul du temps, ces réflexions apportent des éclairages précieux dans le contexte de démolitionreconstruction des quartiers populaires qui est de nouveau à l ordre du jour en France. Maurice Halbwachs - Sociologue Extraits de La mémoire collective, Presses Universitaires de France, ( ) Auguste Comte observait que l équilibre mental résulte pour une bonne part, et d abord, du fait que les objets matériels avec lesquels nous sommes en contact journalier ne changent pas ou changent peu, et nous offrent une image de permanence et de stabilité. C est comme une société silencieuse et immobile, étrangère à notre agitation et à nos changements d humeur, qui nous donne un sentiment d ordre et de quiétude. ( ) Il ne s agit pas seulement de la gêne que nous avons à changer nos habitude s mo t r ic e s. Po u rq uoi s attache-t-on aux objets? Pourquoi désire-t-on qu ils ne changent point, et continuent à nous tenir compagnie? Ecartons toute considération de commodité ou d esthétique. Il reste que notre entourage matériel porte à la fois notre marque et celle des autres. Notre maison, nos meubles et la façon dont ils sont disposés, tout l arrangement des pièces où nous vivons, nous rappellent notre famille et les amis que nous voyons souvent dans ce cadre. ( ) Empreintes réciproques De fait, les formes des objets qui nous entourent ont bien cette signification. Nous n avions pas tort de dire qu ils sont autour de nous comme une société muette et immobile. S ils ne parlent pas, nous les comprenons cependant, puisqu ils ont un sens que nous déchiffrons familièrement. ( ) Il serait exagéré de prétendre que les déménagements ou changements de lieu, et les modifications importantes introduites à certaines dates dans l installation et l a me u b l e me nt d un apparteme nt, ma r- quent autant d époques dans l histoire de la famille. La stabilité du logement et de son aspect intérieur n en imposent pas moins au groupe lui-même l image apaisante de sa continuité. ( ) Lorsqu un groupe est inséré dans une partie de l espace, il la transforme à son image, mais en même temps, il se plie et s adapte à des choses matérielles qui lui résistent. Il s enferme dans le cadre qu il a construit. L image du milieu extérieur et des rapports stables qu il entretient avec lui passe au premier plan de l idée qu il se fait de lui-même. Elle pénètre tous les éléments de sa conscience, ralentit et règle son évolution. L image des choses participe à l inertie de celle-ci. ( ) Ce n est pas l individu isolé, c est l individu en tant qu il est membre du groupe, c est le groupe lui-même qui, de cette manière, demeure soumis à l influence de la nature matérielle et participe de son équilibre. Alors même qu on pourrait croire qu il en est autrement, quand les membres d un groupe sont dispersés et ne retrouvent rien, dans leur nouvel entourage matériel, qui leur rappelle la maison et les chambres qu ils ont quittées, s ils restent unis à travers l espace, c est qu ils pensent à cette maison et à ces chambres. ( ) Ainsi s explique que les images spatiales jouent un tel rôle dans la mémoire collec- 14

15 Faire société dans la ville en mouvement. La mémoire au service de la cohésion sociale? tive. Le lieu occupé par un groupe n est pas comme un tableau noir sur lequel on écrit puis on efface des chiffres et des figures. ( ) Le lieu a reçu l empreinte du groupe et réciproquement. ( ) Chaque aspect, chaque détail de ce lieu a luimême un sens qui n est intelligible que pour les membres du groupe, parce que toutes les parties de l espace qu il a occupées correspondent à autant d aspects différents de la structure et de la vie de leur société, au moins à ce qu il y a eu en elle de plus stable. ( ) Résistance Si, entre les maisons, les rues, et les groupes de leurs habitants, il n y avait qu une relation tout accidentelle et de courte durée, les hommes pourraient détruire leurs maisons leur quartier, leur ville, en reconstruire, sur le même emplacement, une autre, suivant un plan différent ; mais si les pierres se laissent transporter, il n est pas aussi facile de modifier les rapports qui se sont établis entre les pierres et les hommes. Lorsqu un groupe humain vit longtemps en un emplacement adapté à ses habitudes, non seulement ses mouv e me nt s, mais ses pensées aussi se règlent sur la succession des images matérielles qui lui représentent les objets extérieurs. Supprimez maintenant, supprimez partiellement ou modifiez dans leur direction, leur orientation, leur forme, leur aspect, ces maisons, ces rues, ces passages, ou changez seulement la place qu ils occupent l un par rapport à l autre. Les pierres et les matériaux ne vous résisteront pas. Mais les groupes résisteront, et, en eux, c est à la résistance même sinon des pierres, du moins de leurs arrangements anciens que vous vous heurterez. ( ) Pour que cette résistance se manifeste, il faut qu elle émane d un groupe. Ne nous y trompons pas en effet. Certes il est inévitable que les transformations d une ville et la simple démolition d une maison g ê ne nt quelques ind i v idus da ns leurs habitudes, les troublent et les déconcertent. Le mendiant, l aveugle cherche en tâtonnant l encoignure où il attendait les passants? Le promeneur regrette l allée d arbres où il allait prendre le frais, et s afflige de voir disparaître plus d un aspect pittoresque qui l attachait à ce quartier. ( ) De tels regrets ou de tels malaises individuels sont sans effet parce qu ils ne touchent pas de collectivité. Un groupe, au contraire, ne se contente pas de manifester qu il souffre, de s indigner et de protester sur le moment. Il résiste de toute la force de ses traditions, et cette résistance n est pas sans effets. Il cherche et il réussit en partie à retrouver son équilibre ancien dans des conditions nouvelles. Il essaie de se maintenir ou de se reformer dans un quartier ou dans une rue qui ne sont plus faits pour lui, mais sur l emplacement qui était le sien. Pendant longtemps, de vieilles familles aristocratiques, un ancien patriarcat urbain n abandonnent pas volontiers le quartier où jusqu à présent et depuis un temps immémorial ils avaient fixé leur résidence, malgré que la solitude se fasse autour d eux et que de nouveaux quartier riches se développent sur d autres points, avec des voies plus larges, des parcs à proximité, plus d air, d animation et un aspect plus moderne. Mais la population pauvre non plus ne se laisse pas déplacer sans résistance, sans des retours offensifs et, même quand elle cède, sans laisser derrière elle bien des parties d elle-même. Derrière les façades nouvelles, aux abords d avenues b o rdées de ma i s o ns ric hes récemme nt bâties, dans les cours, dans les allées, dans les ruelles environnantes, la vie populaire d autrefois s abrite et ne recule que pas à pas. ( ) 15

16 1 Interview La Courneuve. Redonner du sens. Gilles Poux Maire de La Courneuve La Ville de La Courneuve mène depuis deux décennies une politique visant à refaçonner la ville à partir de l héritage urbanistique des années 1960, marquées notamment par la construction de la Cité des En tant que maire, vous conduisez d importantes opérations de restructuration urbaine dans le cadre de l un des 50 Grands projets de ville français (GPV). Pourquoi, dans ce contexte, travailler sur la mémoire des lieux? La ville a toujours été, historiquement, au cœur des mutations lourdes de la région parisienne, compte tenu de sa proximité i m m é d iate de Paris et de la fo r t e connexion des moyens de transport en c o m mun qui tra v e r s e nt son territoire (ligne B du RER, métro, tramway, autoroutes). C est une ville qui a toujours beaucoup bougé. Pour vous donner un ordre d idée, La Courneuve comptait habitants en 1955 ; dix ans plus tard, elle était passée à Nous sommes ensuite descendus à au début des années 80 en raison du retrait d un certain nombre d activités industrielles, avant de remonter à environ habitants aujourd hui. Dans ces conditions, la question de l appropriation de l histoire et de la mémoire prend une place particulière. Comment ont été vécues les démolitions d immeubles? Engagée dès les années 1980, la restructuration urbaine, qui se poursuit depuis 2000 dans le cadre du GPV, se traduira au total par la démolition de 1200 logements (quatre barres de 300 logements, dont une détruite en 1986, une en 2000, deux en 2004, une autre prévue en 2009). Parallèlement, nous travaillons sur des réhabilitations, la construction de nouveaux immeubles et la création d un mail- lage viaire permettant d asseoir une vie de quartier traditionnelle. Il s agit de repenser la ville pour faire en sorte que l on puisse aller d un point à un autre en traversant les quartiers, sans avoir ce sentiment de pénétrer dans des cités vécues comme des enclos. Le choix de démolir certains bâtiments a été fait en fonction des difficultés techniques que ceux-ci posaient, mais aussi de la non perc e p t ion, par la populatio n c o m me par no u s - m ê me s, d alterna t i v e s crédibles à la démolition. Bien que largement partagé par la population, ce choix était en même temps traumatisant pour les familles qui vivent là, dont bon nombre sont précarisées, connaissent des difficultés de vie importantes. Les enquêtes sociales ont bien montré l ambivalence des opinions vis-à-vis des démolitions : les conditions de vie dans ces barres sont devenues tellement difficiles que les habitants souhaitaient en partir. Et en même temps, il y avait des craintes quant au relogement, une peur, une appréhension du changement. Environ deux tiers des gens ont souhaité être relogés dans le quartier. Malgré tous les problèmes qu ils y rencontrent, celui-ci reste le lieu où ils ont leurs repères, leurs usages. Ils ont tissé des liens, des savoirs, qui leur procurent, dans un champ certes très étroit - précisément parce qu ils sont précarisés - un sentiment de sécurité intérieure. Les gens connaissent leur appartement, leurs voisins de palier, la directrice de l école, le centre social, la CAF, et parfois cela s arrête là. Avec la démolition, c est un morceau de leur vie qui est amené à disparaître. Parce que ce qu ils avaient construit là était en quelque sorte leur seul bien, leur seul moyen de reconnaissance, parce qu ils étaient de là, le fait de partir suscite des angoisses. C est un moment de fragilité supplémentaire que l on crée. 16

17 Faire société dans la ville en mouvement. La mémoire au service de la cohésion sociale? Se pencher sur la mémoire des lieux serait un moyen d atténuer cette angoisse de la démolition? Oui. Nous nous demandions comment faire pour que la démolition n induise pas un abandon complet de leur patrimoine à eux. Nous avons lancé ce travail avec les habitants de la barre Renoir, avec l équipe du GPV, des associa t io ns de qua r t ie r volontaires, les élus qui suivaient ce secteur-là. Et nous nous sommes appuyés sur des professionnels capables d accompagner cette dynamique de réappropriation collective d une mémoire du lieu. La démarche associait une approche photographique les familles étant invitées à poser comme elles le voulaient et des ateliers d écriture, où ceux qui le désiraient pouvaient se raconter. Cela a donné lieu à des rencontres régulières, qui ont accompagné toute l opération de relogement, pendant pratiquement un an.la restitution de tout ce matériau s est faite à travers la publication d un livre de grande qualité graphique, qui a été distribué à tous les habitants de la barre lors d une rencontre au centre culturel, autour d une exposition des photographies et d une lecture des textes. C était un moment de partage collectif, d aboutissement, avant la démolition qui a eu lieu en Sur Ravel-Presov, nous avons initié la même démarche, mais elle a finalement donné lieu à un opéra populaire, un compositeur ayant accompagné les gens pour la mise en musique de leurs textes. Au-delà de ces initiatives localisées, liées à des opérations de démolition, envisagez-vous de mener une démarche plus globale à l échelle de la ville? L un des ens e ig ne me nts que je tire de ces ex p é r ie nces-là, c est que pour être bie n da ns une ville, mais aussi pour être en me s u re de se projeter da ns l avenir - que l on démolisse ou pas - il faut pouvoir s appuyer sur une histoire commu ne. Dans une ville comme la nôtre, confro ntée à ces f l uc t ua t io ns issues de l évolution de la société, nous de v o ns travailler à re do n ne r du sens aux cho s e s. Redo n ner du sens, c est expliquer quelle est l histoire de la ville qui a accueilli ces populatio ns au fil des ans ; c est aussi re do n ner des ra c i ne s collectives à des ge ns qui, de par leurs hist o i res de vie, de par leurs mig ra t io ns succ e s s i v e s, leurs cultures différe ntes il y a aujourd hui sur La Courneuve plus de 80 na t io nalités ont de la difficulté à a p p r é he nder la ville. Nous avons constaté récemme nt, da ns le c a dre d une étude sur le cent re ville et les 4000 No rd, que l action publique était peu l i s i b l e, qu elle n était pas perceptible par t o u s. Les ge ns conna i s s a ie nt tel ou tel guic het, mais ils avaie nt du mal à compre ndre c o m me nt les choses fo nc t io n na ie nt, pourq uoi elles se fa i s a ie nt. Cela variait bie n é v ide m me nt en fo nc t ion de leur situa t io n p e r s o n ne l l e, de leurs diffic u l t é s. Mais da ns l e ns e m b l e, ils ne perc e v a ie nt pas les choses da ns leur globalité, parce que ce chem i ne me nt leur échappait : comme nt la s i t ua t ion actuelle s était cons t r u i t e, pourq uoi on faisait ça aujourd hui et pourq uo i de main, on voulait évent u e l l e me nt fa i re a u t re chose Il y avait des diffic u l t é s d a p p ro p r ia t ion. Cela nous a conduits à t ravailler sur ce que nous avons appelé un p rojet de ville. Non pas un pro g ra m me u r b a n i s t i q u e, mais un projet de développeme nt, qui tente de do n ner du sens autour de valeurs. Pour l ins t a nt, il s agit d un do c u me nt de 7 à 8 page s, volont a i re me nt s y nt h é t i q u e, organisé en 3 chapitres : d où v e no ns - no u s, où en somme s - nous aujourd hui et que voulons - nous fa i re de main? Il a été élaboré avec les élus, les servic e s mu n icipaux, les acteurs public s, et il sera mis en débat plus large me nt avec la popul a t ion en 2006, avec le support des comités de voisina ge et du réseau associa t i f local. Au mo me nt où nous nous pro j e t o ns da ns le futur Plan Local d Urbanisme (PLU), qui va tracer les lig nes dire c t r ic e s de la ville pour les 15/20 pro c h a i ne s a n n é e s, j ai trouvé opportun de ra p p e l e r l h i s t o i re. 17

18 1 Dans le livre La Courneuve, rue Renoir avant démolition 2, les sujets douloureux ne sont pas évités. Les drames qui ont marqué les 4000 sont abordés, en particulier l assassinat d un jeune en 1971, et d un enfant en Que doit-on faire, à votre avis, de la part souffrante de la mémoire? Est-il bon de la rappeler publiquement? Je crois qu il est important d en parler. Lorsque nous avons engagé ce travail collectif, nous n avions pas forcément pensé aux traumatismes que les gens avaient pu subir. Mais nous nous sommes aperçus très vite que ces drames ressortaient s p o nt a n é me nt. Pa rce que c était de s moments phares Les mêmes personnes nous parlaient de l époque mirifique de leur arrivée à Renoir, de la découverte de leur salle de bains, de Paris vu du 12ème étage, du centre commercial florissant à l époque, et en même temps de la dégradation des lieux, du Narval 3, de la mort du petit Toufik 4. Nous avons donc fait le choix de ne pas édulcorer l histoire. Je crois que chaque fois que l on tente de gommer une part d histoire, cela empêche les uns et les autres de la digérer, de l accepter. On n en parle pas, mais cela reste comme autant de blessures, de fractures, qui sont un handicap pour une appropriation collective du présent. Nous en avons eu un exemple assez frappant lorsqu une association m a sollicité pour engager un travail de mémoire par rapport au 17 octobre J étais tout à fait d accord pour travailler là-dessus, mais je ne mesurais pas à quel point ce sujet était douloureux pour les populations d origine maghrébine, qui vivent là depuis les années 60, depuis la construction des C était une souffrance enfouie, qui quelque part les empêchait de se reconnaître pleinement dans la société française. Cette date, elle ne fait pas partie de l histoire de Fra nc e. Personne ne savait, ça n existait pas... Moi-même, j avais 4 ans à l époque, j ai appris la vérité assez récemment. Nous avons donc monté un collectif, engagé la réflexion. En discutant, nous avons par exemple appris que l ancien président de la mosquée, que je connais depuis 20 ans, était parti ce jour-là manifester à Paris, et qu il avait été jeté à la Seine. Il n en avait j a mais parlé. Fina l e me nt, nous avons d é c idé d appeler Rue du 17 octobre 1961 la nouvelle voie qui passe devant le centre commercial. Après l inauguration, le nombre de gens qui sont venus me voir pour me remercier! Le fait de donner ce nom à une rue, c était pour eux une libération. Pensez-vous que ces blessures se transmettent de génération en génération? Absolument. Et y compris sur des sujets moins graves, pour lesquels nous sommes directement responsables, nous, la ville. Je pense par exemple à un espace pour les jeunes, qui a fermé en À l époque, je n étais pas impliqué dans les affaires de la ville, j étais militant syndical dans une entreprise. C était dur dans le quartier. Peu à peu, les animateurs s étaient fait dépasser, l équipement avait été squatté, c était devenu un lieu de deal. Si bien que décis ion a été prise de fermer le lie u. Autoritairement. Sauf qu on n a jamais réouvert, parce qu on n a pas trouvé de solution immédiate, et puis le temps a passé Et bien, aujourd hui, des jeunes me parlent encore de ça. Des jeunes qui n ont pas connu le lieu. C est la même chose pour les morts de La Courneuve. Si l on n en parle pas, ils restent comme des morceaux de mémoire enfouis, qui sont autant d obstacles, de 2 - Photographies d André Lejarre et Olivier Pasquiers, textes de Fabienne Thiéry, Le bar Floréal Éditions, Référence au drame qui a endeuillé la Cité des 4000 en 1971 : au pied de la barre Renoir, le patron du café Le Narval tire sur un jeune et le tue. Les journalistes affluent dans la Cité. 4 - Victime du geste fou d un habitant, à l été

19 Faire société dans la ville en mouvement. La mémoire au service de la cohésion sociale? freins objectifs à la capacité de construire ensemble, de nourrir de la citoyenneté, de se rassembler pour porter des projets. Si l on veut construire un autre avenir, plus humain, mobiliser largement autour de cette ambition, il faut reconnaître les gens tels qu ils sont, avec leur histoire. Sinon le sentiment s installe du refus, de la part de la société, de leur donner leur place. C est particulièrement vrai dans les quartiers difficiles, où ces expériences, ces souffrances deviennent dans la tête des gens des moments symboliques, sur lesquels viennent se raccrocher toutes les exclusions dont ils sont victimes. Des connexions se font Et comment faire croire que l on va s attaquer à ces inégalités, à ces exclusions, si l on ne mène pas, déjà, ce travail sur le passé, qui est le b.a.-ba? Faire le travail, c est aller jusqu où? Est-ce qu il suffit de faire parler les gens, de laisser leur douleur s exprimer, pour que la reconnaissance s installe? Il faut que ce travail de mémoire, sur quelque sujet que ce soit, puisse se traduire par des actes qui restent. La publication d un livre est de cet ordre-là : quelque chose qui va prendre place dans la ville. De même, le fait d avoir dénommé une rue du 17 octobre 61, cela marque l espace public, c est une trace, qui permet de passer à autre chose. Ce qui ne veut pas dire qu on n en discutera plus Mais c est un acte qui ouvre une démarche de cheminement partagé. Sur Ravel-Presov, nous travaillons à ce qu il reste des traces, dans l aménagement urbain, de ce qui existait avant la démolition. Des traces symboliques - un morceau de pierre, un aménagement paysager - qui rappelleront par exemple l emplacement des fondations des anciennes barres, entre les espaces reconstruits. Il ne s agit pas d ériger un monument, mais de dire simplement : Ce lieu, avant d être tel qu il est aujourd hui, a vécu autre chose. Propos recueillis par Catherine Foret 19

20 1 Analyse De l impératif culturel à la construction d un héritage commun. Les entreprises mémorielles en cours sur les quartiers populaires ne seraientelles que des exercices d animation urbaine imposés à l occasion de la disparition des tours et des barres? On peut se le demander, au regard de leur multiplication et du déficit de réflexion qui entoure nombre d entre elles. Comment alors dépasser la simple logique d inventaire, pour inscrire ces mémoires plurielles dans un espace partagé et une histoire commune? Lela Bencharif - Géographe Chargée de recherche, Université Jean Monnet de Saint-Etienne Extraits d un article paru dans la revue Pour, n 181 mars ( ) Au plus près des territoires d habitat social, nombre de projets relevant des dispositifs initiés par la politique de la ville, et associant de manière transversale une diversité de partenaires institutionnels (DIV, Fasild, DRAC 5 ) inscrivent dans leurs procédures d action sociale et culturelle un volet mémoire. L attention portée à cette entreprise mémorielle dans les quartiers populaires repose sur le triple postulat selon lequel le travail sur la mémoire favoriserait la recomposition des liens sociaux entre les groupes, réduirait les tensions sociales et participerait de la c o ns t r uc t ion d une mémo i re collective, c est-à-dire d une histoire partagée par l e nsemble des habitants ( ). Plus encore, il y a dans ce processus une dimension de reconnaissance et de valorisation de populations qui vivent dans les franges urbaines les plus paupérisées. D i me ns ion de re c o n na i s s a nce à vertu intégrationniste, comme le rappelle plus spécifiquement un des objectifs du Fasild, qui encourage, dans ses missions d intégration et de lutte contre les discriminations, une politique de la mémoire indissociable de la reconnaissance des droits des immigrés dans la nation et la société. reconnaissance publique de ces populations invitées à prendre place dans le fil de l histoire croisée et de la mémoire collective. Dimension de valorisation à travers laquelle l action mémorielle permettrait, d une part de renverser les images négatives des groupes sociaux stigmatisés et, d autre part, d envisager d autres systèmes d identification (pour soi-même et pour autrui, individuelle et collective) des lieux ou territoires, porteurs d images fortes traduisant autant de représentations socialement et historiquement construites. Des formes savantes de la culture dominante? Au-delà de ces enjeux louables et complexes, la problématique qui vise à promouvoir les mémoires sociales renvoie à d autres systèmes d interprétation. Faire de la mémoire dans l espace social des catégories populaires ou immigrées, c està-dire là où l on ne s y attendait pas, ou là où on ne l attendait plus, revient aussi à mobiliser et injecter dans le développeme nt culturel des fo r mes savant e s issues de la culture dominante. Comme pour mieux signifier que la mémoire en tant que processus de construction et son pendant, le patrimoine, dès lors que la mémoire s est fixée, patrimonialisée, n est plus l apanage des groupes dominants. Imposé comme un enjeu important de la politique de la ville et renforcé par le principe de la démocratisation culturelle, le champ d action mémorielle agit ainsi comme une sorte d impératif culturel, aux effets cathartiques, sous-tendant l idée 5 - Délégation interministérielle à la ville, Fonds d'action et de soutien pour l'intégration et la lutte contre les discriminations, Directions régionales des affaires culturelles. 20

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