ECHANGES DE CONNAISANCES ET TRANSFERTS DE TECHNOLOGIES ENTRE LES ENTREPRISES ET LE MONDE DE LA RECHERCHE

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "ECHANGES DE CONNAISANCES ET TRANSFERTS DE TECHNOLOGIES ENTRE LES ENTREPRISES ET LE MONDE DE LA RECHERCHE"

Transcription

1

2 ECHANGES DE CONNAISANCES ET TRANSFERTS DE TECHNOLOGIES ENTRE LES ENTREPRISES ET LE MONDE DE LA RECHERCHE Rédaction André Spithoven Siska Vandecandelaere

3 ECHANGES DE CONNAISSANCES ET TRANSFERTS DE TECHNOLOGIES ENTRE LES ENTREPRISES ET LE MONDE DE LA RECHERCHE est une publication commune du Conseil Central de l Economie et du Service public de programmation Politique scientifique fédérale Conseil Central de l Economie Avenue Joyeuse Entrée, Bruxelles SPP Politique scientifique fédérale Rue de la Science, Bruxelles Déôt légal: D/2009/1191/3 ISBN: Imprimé par Conseil Central de l Economie Mise en page: Lutgart Van Nuffel 2

4 MOTIVATION ET STRUCTURE Le présent rapport a été élaboré dans le cadre des travaux du Conseil central de l économie (CCE) sur la R&D et l innovation. L intérêt pour ces thématiques ne cesse de croître depuis quelques années au sein du CCE. Les partenaires sociaux sont en effet convaincus que la compétitivité n est pas uniquement déterminée par l évolution salariale, mais que la formation, l innovation et l entrepreneuriat en constituent aussi des déterminants importants. Dans ce contexte, le Conseil central de l économie (CCE) s est associé au SPP Politique scientifique fédérale, au Bureau fédéral du Plan et à différents universitaires pour réaliser en 2006 un état des lieux du système d innovation belge, sur la base duquel les partenaires sociaux ont formulé un avis diagnostic en mai À cette occasion, quatre groupes de travail ont été constitués afin d examiner plus en détail les problèmes identifiés par l avis diagnostic et de formuler des recommandations politiques. Ces groupes de travail se sont penchés sur les thèmes suivants : les brevets 1, un «policy mix» optimal pour stimuler la R&D et l innovation, l entrepreneuriat, et l échange de connaissances entre les entreprises et la communauté de la recherche (un processus également appelé «relations scienceindustrie» et ci-après abrégé en ISR). Le présent rapport est le résultat des travaux du groupe de travail consacré aux ISR. Ce groupe de travail a pris la forme d une collaboration étroite entre le Conseil central de l économie et le SPP Politique scientifique fédérale. Différents intervenants ont pris part à leurs activités : des acteurs du terrain, des universitaires et des instances (politiques) fédérales et régionales. Les noms de ces organisations et personnes figurent dans les remerciements. Afin de mieux comprendre la problématique et de pouvoir formuler des recommandations politiques adéquates, le groupe de travail a organisé une série d activités en 2007 et Les résultats de ces activités ont été structurés en trois parties. La partie 1 situe le contexte des «relations industrie-science» en explorant plusieurs angles d approche. Nous nous efforçons dans un premier temps de positionner la Belgique par rapport à une série de pays de référence au moyen de données chiffrées (chapitre 1). Tout ne se mesure cependant pas en chiffres. Les formes et mécanismes d échange de connaissances pour lesquels il n existe aucune statistique (comparable sur le plan international) sont nombreux. Nous complétons dès lors cette analyse par des discussions 1 S appuyant sur les résultats de ce groupe de travail, les partenaires sociaux ont émis en décembre 2007 l avis «Oeuvrer à un brevet communautaire et à une culture de brevets plus forte en Belgique». 3

5 menées avec différents acteurs du terrain. Concrètement, le groupe de travail a d abord accueilli des représentants de services de transfert de technologies (STT) et des entreprises, des représentants de centres collectifs de recherche et d un pôle de compétence flamand ainsi que des représentants de parcs scientifiques. Les idées développées lors de ces discussions ont ensuite été soumises au point de vue de plusieurs acteurs politiques fédéraux et régionaux. Les comptes rendus des différentes sessions sont disponibles au chapitre 2. Le groupe de travail a ensuite convié quelques spécialistes des ISR à donner leur avis sur la façon dont les autorités pourraient renforcer l échange de connaissances entre les entreprises et la communauté de la recherche. Les résumés de ces entretiens ont été rassemblés au chapitre 3. La partie 2, rédigée en anglais, rassemble une série de contributions universitaires sur l échange de connaissances et le transfert de technologies. Un chapitre introductif situe ces contributions universitaires dans le contexte des systèmes d innovation. Les chapitres 5 à 10 ont été élaborés à la demande du SPP Politique scientifique fédérale dans le cadre du «Pacte des générations» de Il va de soi que cette partie n aborde que quelques-uns des aspects de l échange de connaissances et du transfert de technologies. Nous examinons successivement : les mécanismes des relations du savoir entre les entreprises et la communauté de la recherche, la position des PME dans le paysage de l innovation, le point de vue et les expériences d universités, le rôle de la médiation en matière d innovation, la signification de la standardisation et de la normalisation, et le rôle des parcs scientifiques. Les recommandations politiques formulées dans les parties évoquées ci-avant ont été rassemblées dans la partie 3. Elles sont structurées en quatre points : une série de défis stratégiques, les mesures portant sur l offre de connaissances par la communauté de la recherche, les mesures portant sur la demande de connaissances par les entreprises, et les mesures portant sur l intermédiation entre les entreprises et la communauté de la recherche. Cette partie peut être considérée comme une synthèse des travaux et être lue séparément des parties précédentes. 4

6 REMERCIEMENTS La publication «Echange de connaissances et transfert de technologies entre les entreprises et le monde de la recherche» est le fruit d une étroite collaboration entre le Conseil central de l économie et le SPP Politique scientifique fédérale. Pour sa réalisation, le groupe de travail a pu compter sur la contribution volontaire de nombreux spécialistes. Nous souhaitons remercier les participants aux discussions : les représentants des services de transfert de technologies (STT), des entreprises, des centres collectifs de recherche, des parcs scientifiques et des responsables fédéraux et régionaux. La liste des participants est reprise cidessous. STT Philippe Durieux Sopartec Isabelle Lefebvre ULB Daniël Mercier UCL Jan Wauters IMEC (commentaire écrit) Paul Van Dun KULeuven (commentaire écrit) Johan Bil UGent (commentaire écrit) Sonja Haesen VUB Entreprises Pascal Lizin GSK Biologicals Jan Sijnave Bekaert Marc Tombroff Numeca International Wim Van Loock Solifort BVBA Centres collectifs de recherche Francis Cambier BCRC Jeroen Deleu SIRRIS Luc Ruys Centexbel Claude Van Rooten BRRC Jan Venstermans WT CB Pôle de compétence flamand Erwin Lamot Flanders' Food Parcs scientifiques Stéphanie Bonmariage CREALYS Chris De Ceulaerde Universitair Bedrijvencentrum Antwerpen Louis Ercken wetenschapspark Limburg Martin Hinoul KULeuven R&D Michel Morant SP ow Jean-Marc Simoens INESU Parcs scientifiques de l'ucl Institutions publiques Georges Allo SPF Economie Véronique Cabiaux AST Sophie Deprez IWOIB Paul Laurent SPF Economie Veerle Lories EWI Claude May IWOIB Pierre Villers DGTRE Paul Zeeuwts IWT 5

7 Nous tenons également à remercier les professeurs qui, dans le cadre du groupe de travail, sont venus présenter un exposé sur une série de thématiques liées aux ISR : Reinhilde Veugelers (CE, K.U.Leuven et CEPR), Wim Vanhaverbeke (UHasselt) et Bart Van Looy (K.U.Leuven). Pour l élaboration des conclusions politiques (chapitre 11), le groupe de travail a pu s appuyer sur les réactions des participants aux discussions. Nos remerciements particuliers à Georges Allo (SPF Economie), Niko Geerts (EWI), Dominique Graitson (DGTRE), Chantal Kegels (Bureau fédéral du Plan) et Joost Verlinden (Bureau fédéral du Plan) pour les critiques constructives qui ont permis la réalisation du chapitre 11. 6

8 Table des matières PARTIE I - CONTEXTE DE L ECHANGE DE CONNAISSANCES ENTRE LES ENTREPRISES ET LE MONDE DE LA RECHERCHE L ÉCHANGE DE CONNAISSANCES ENTRE LES ENTREPRISES ET LA COMMUNAUTÉ DE LA RECHERCHE : LES INDICATEURS DISPONIBLES André Spithoven, Siska Vandecandelaere et Emmanuel de Béthune 1.1 Conceptualisation de l échange de connaissances entre les entreprises et la communauté de la recherche L importance de l échange de connaissances entre les entreprises et la communauté de la recherche L existence de connaissances Les investissements dans les connaissances Le capital humain Publications Mécanismes et indicateurs de l échange de connaissances Enseignement et formation en sciences et technologies Entrepreneuriat : spin-offs et capital-risque Mobilité du personnel entre les entreprises et la communauté de la recherche Constitution de réseaux entre les entreprises et la communauté de la recherche Collaboration entre les entreprises et la communauté de la recherche Publications et droits de propriété intellectuelle du secteur public Conclusion Bibliographie

9 2 LE RÔLE DES INTERMÉDIAIRES ET DU MONDE POLITIQUE EN MATIÈRE D ÉCHANGE DE CONNAISSANCES Emmanuel de Béthune, Siska Vandecandelaere et Ward Ziarko 2.1 Les services de transfert de technologies (STT) et les entreprises La nécessite d une veille technologique Suggestions des entreprises en ce qui concerne la prestation de services par les STT Recherche universitaire : orientation économique et masse critique Aides publiques financières pour les transferts de connaissances Mobilité du capital humain Propriété intellectuelle (PI) Centres collectifs de recherche Soutien accru au transfert de connaissances Financement de projets de démonstration/lignes pilote Financement d activités de veille technologique Soutien à la participation à des projets européens Plus de financement pour les activités de normalisation Faciliter la collaboration transrégionale Suggestions d amélioration/d extension de programmes existants Evaluation de l aide publique Parcs scientifiques Connaissances suffisantes d un niveau de qualité élevé Importance des réseaux Importance de l entrepreneuriat Vision stratégique Le rôle des pouvoirs publics Qualité de vie Responsables politiques Le contexte au sens large de l innovation Thèmes importants de la politique ISR

10 3 THÈMES SPÉCIFIQUES À L ÉCHANGE DE CONNAISSANCES Siska Vandecandelaere et Emmanuel de Béthune 3.1 Les relations entre l industrie et la science : Evidence et implications politiques Indicateurs des ISR Analyse des ISR Implications politiques L innovation ouverte De l innovation fermée à l innovation ouverte Recommandations politiques Conclusion Les droits de propriété intellectuelle Motif Différents régimes de PI Faits et chiffres Quels effets sur la qualité de la recherche? Implications politiques DEEL II - CONCEPTIONS ACADEMIQUES DANS LE DOMAINE DE L ECHANGE DES CONNAISSANCES ACADEMIC VIEWS ON INDUSTRY-SCIENCE RELATIONS: LESSONS AND CHALLENGES André Sptihoven 4.1 Introduction Innovation systems and industry-science relationships Capita selecta in industry-science relationships Firm level innovation linkages with science Small and medium enterprises Higher education: the case of mid-range universities Innovation intermediairies Standardisation and normalisation Physical facilities: the case of science parks References

11 5 SCIENCE LINKAGES AND INNOVATION PERFORMANCE: AN ANALYSIS ON CIS-3 FIRMS IN BELGIUM Bruno Cassiman, Reinhilde Veugelers and Maria Pluvia Zuniga 5.1 Introduction The value of science The diversity of linkages to science Performance of linkages to science Science linkages and economic performance Science linkages and quality of patents Conclusions References INNOVATION AND SMALL AND MEDIUM ENTERPRISES Gilles Vandorpe 6.1 Introduction SMEs and innovation: three profiles Motives to innovate Hindrances for innovation Innovation infrastructure: awareness and use by SMEs Financial support for innovative SMEs Innovation policy in Flanders and instruments and action to foster SME innovation Conclusion

12 7 MID-RANGE UNIVERSITIES IN EUROPE LINKAGES WITH INDUSTRY: KNOWLEDGE TYPES AND THE ROLE OF INTERMEDIARIES Mike Wright and Bart Clarysse 7.1 Introduction Literature review Types of university-industry linkages Intermediaries Data and method The regions The universities Findings Spin-offs/start-ups Licensing Contract research, consultancy and reach-out Graduate and researcher mobility Intermediaries Discussion and implications Concluding comments References ROLE PLAYED BY INTERMEDIARY INSTITUTIONS IN ACADEMY- INDUSTRY TECHNOLOGY ALLIANCES. THE CASE OF AGORIA, THE BELGIAN TECHNOLOGY INDUSTRY FEDERATION Régis Coeurderoy and Valérie Duplat 8.1 Introduction Academy-industry technology alliances and the risk of knowledge leakage The issue of property rights specification The issue of collaboration monitoring The issue of enforcement of contractual terms Beneficial recourse to intermediary institutions in the case of academy-industry technology alliance Mechanisms implemented by intermediary institutions

13 8.3.2 Mechanisms minimizing the ex ante specification problems Mechanisms minimizing the ex post monitoring problems Mechanisms minimizing the ex post enforcement problems The case of AGORIA, the Belgian technology industry federation AGORIA and its structure AGORIA and its services for academy-industry technology alliances Conclusion References INDUSTRY-SCIENCE INTERACTION IN THE FRAMEWORK OF STANDARDIZATION AND NORMALIZATION Ruslan Lukach and Joseph Plasmans 9.1 Introduction Standards and ISR Theory of standardization Government involvement in standardization Industry s position regarding standard creation The role of universities in standard creating processes Belgian universities participation in standardization: A first look Observations and findings Conclusions References Appendix SCIENCE PARKS AS STRATEGIC PROJECTS IN A KNOWLEDGE- BASED ECONOMY: AN EMPIRICAL ASSESSMENT OF SCIENCE PARKS André Spithoven 10.1 Introduction

14 10.2 Theoretical foundations and shifting discourses on science parks Science parks and the innovation process Spatial organisation of innovation: science parks as local embedded hubs in a global world Science parks as an exponent of science policy Assessing the role of science parks Motives for location on science parks An assessment in terms of the targeted population of science parks Policy implications and main findings References PARTIE III - ECHANGES DE CONNAISSANCES ENTRE LE MONDE DES ENTREPRISES ET LE MONDE DE LA RECHERCHE: IMPLICATIONS POLITIQUE RECOMMANDATIONS POLITIQUES ISR-werkgroep 11.1 Contexte Recommandations politiques Défis stratégiques en matière de recherche Recommandations concernant l offre de connaissances Recommandations visant à stimuler la demande de connaissances Mesures destinées aux intermédiaires Résumé Bibliographie Annexes

15 14

16 PARTIE I CONTEXTE DE L ECHANGE DE CONNAISSANCES ENTRE LES ENTREPRISES ET LE MONDE DE LA RECHERCHE 15

17 1 L échange de connaissances entre les entreprises et la communauté de la recherche : les indicateurs disponibles André Spithoven 1, Siska Vandecandelaere 2 et Emmanuel de Béthune 2 1 SPP Politique scientifique fédérale 2 Conseil central de l économie 1.1 Conceptualisation de l échange de connaissances entre les entreprises et la communauté de la recherche On établit une distinction entre le transfert de technologies et l échange de connaissances. Le transfert de technologies concerne entre autres la création de spin-offs et l exploitation de licences, tandis que l échange de connaissances vise également, en plus de ces activités, la mobilité du personnel et des étudiants, les contrats de recherche, les publications, etc. L échange de connaissances a une connotation différente selon les personnes. Si l échange de connaissances renvoie parfois à une relation dynamique (un processus, un mouvement), il constitue pour d autres une donnée statistique (une série de caractéristiques). Considéré dans certains cas comme un transfert unidirectionnel de la science vers l industrie, l échange de connaissances est parfois évoqué dans le sens d une réciprocité entre les secteurs d exécution. Dans cette étude, l accent sera placé sur l échange de connaissances qui s opère de la communauté de la recherche vers les entreprises. L échange de connaissances entre l industrie et la communauté de la recherche est souvent réduit à celui qui s instaure entre les entreprises et les universités, ces dernières étant envisagées exclusivement comme des organisations génératrices de connaissances et les entreprises comme des acteurs passifs qui s accaparent les connaissances. On présume en outre que ces relations ont un caractère linéaire et unidirectionnel (OCDE, 2002). La réalité paraît plus nuancée. Des conceptions récentes de l innovation voient celle-ci comme un processus au sein duquel s établissent essentiellement des mécanismes de rétroaction complexes entre la recherche fondamentale et le développement industriel. Elles reconnaissent également que les deniers publics profitent à d autres organisations étatiques que les universités. L échange de connaissances entre les entreprises et la communauté de la recherche est une forme institutionnalisée d apprentissage et il contribue à la constitution de la réserve de connaissances d une région ou d un pays. Il convient donc de ne pas uniquement l évaluer en examinant des mécanismes distincts de transfert de connaissances et de technologies. L échange de connaissances est également important pour stimuler les 16

18 réseaux entre organisations innovantes ou étendre les possibilités de recherche pluridisciplinaire. Polt et al. (2001) ont dressé une liste des incitants et obstacles potentiels qui interviennent dans l échange de connaissances. Cette liste est reprise dans la figure 1. Figure 1-1 : Incitants et obstacles à l échange de connaissances entre les entreprises et la communauté de la recherche Entreprises Echange Communauté de la recherche Accès aux connaissances, absorption de nouvelles connais. Accès à des sources de R&D complémentaires Réduction des coûts pour la R&D interne Accès à des réseaux et clusters innovants Utilisation d infrastructures de R&D spécifiques Déploiement de nouveaux marchés Recrutement de personnel de R&D Manque de capacité d absorption des connaissances et de compétences en gestion de l innovation Utilisation impossible des connaissances externes Comportement d aversion au risque, orientation à court terme des stratégies d entreprise Manque de personnel qualifié Syndrome du pas inventé ici Peur de céder des informations confidentielles Barrières de marché pour les nouvelles entreprises Incitants Apprentissage mutuel Mobilité du personnel Nature des connaissances Externalités de réseaux de connaissances Obstacles Asymétrie de l information et faible transparence du marché Objectifs inconciliables, cultures différentes Coûts de transaction élevés, restrictions financières Insécurité des résultats, diffusion des connaissances Investissements et diversification des moyens financiers et humains Revenus supplémentaires pour les chercheurs Impulsions nouvelles pour la recherche et l enseignement Amélioration des infrastructures de recherche Meilleures perspectives sur le marché du travail pour les jeunes diplômés Recrutement de personnel de R&D Evaluation de la recherche uniquement basée sur des critères académiques La liberté de recherche gêne la recherche orientée vers l entreprise Lourd fardeau de l enseignement et des règles administratives Réglementation bureaucratique Pas de rémunération pour la commercialisation des résultats de recherche Comportement d aversion au risque Source : Polt et al., 2001 La figure ci-dessus montre quelques éléments indispensables aux entreprises et à la communauté de la recherche lorsqu elles se livrent à un échange de connaissances. La première partie de la figure 1 mentionne quatre facteurs essentiels en matière d incitation à l échange de connaissances : l apprentissage mutuel, la mobilité du personnel, la nature des 17

19 connaissances (codifiées en brevets et articles scientifiques ou tacites au sein de réseaux de connaissances) et les externalités de réseaux de connaissances par des effets de diffusion des connaissances (les «spillovers» positifs). Chacun de ces incitants crée des opportunités tant pour les entreprises que pour la communauté de la recherche. Ainsi, les entreprises ont accès à certaines connaissances et sources de R&D ou peuvent puiser dans le personnel de R&D formé par la communauté de la recherche. La deuxième partie de la figure 1 donne un aperçu des obstacles potentiels à l échange de connaissances. Y figurent notamment en ordre utile les différences culturelles ou l incertitude quant aux résultats (les entreprises doivent encore beaucoup investir avant que la recherche fondamentale ne puisse être convertie en produits innovants et en nouveaux procédés). L élimination de ces obstacles est une nouvelle source de défis tant pour les entreprises que pour la communauté de la recherche. Ainsi pourrait-on par exemple améliorer la capacité d absorption des entreprises afin de mieux exploiter les connaissances produites par les chercheurs. La façon de procéder fait l objet de recommandations politiques dans un chapitre ultérieur. Du côté de la communauté de la recherche, on soulignera par exemple que la multitude des réglementations administratives prive les chercheurs du temps qu ils pourraient consacrer à la commercialisation de leurs résultats de recherche. Précisons immédiatement que la liste ci-dessus n est en aucun cas exhaustive. La figure 1 n a d autre objectif que de sensibiliser le lecteur à l existence d incitants et d obstacles. 1.2 L importance de l échange de connaissances entre les entreprises et la communauté de la recherche Des études récentes sur l impact de la coopération entre les universités et les entreprises révèlent des effets positifs pour toutes les parties concernées. La collaboration avec des centres de connaissances apporte une plus-value aux entreprises lorsqu elles développent de nouveaux produits et services. Quant aux équipes de chercheurs qui coopèrent avec l industrie, elles en recueillent également les bénéfices sur le plan scientifique (Debackere, 2006). Ces études montrent en outre que l attitude ouverte et entrepreneuriale des centres de connaissances et des universités n a pas seulement un impact positif sur les organisations individuelles, mais aussi sur le développement économique d une région ou d un pays (Polt et al., 2001). L importance de l échange de connaissances entre la communauté de la recherche et les entreprises ne cesse dès lors de s accroître. Il y a plusieurs raisons à cela. Premièrement, il est évident que, dans certains secteurs émergents, l innovation est très étroitement liée à des évolutions scientifiques récentes. On citera entre autres les technologies de l information et de la communication, les nouveaux matériaux, ou encore la 18

20 biotechnologie et la nanotechnologie. En plus de donner naissance à de nouveaux secteurs, ces techniques ont également un impact majeur sur les procédés et produits de secteurs existants comme la pharmaceutique ou la méchatronique, ainsi que sur certains secteurs traditionnels comme l industrie textile et de la construction. Deuxièmement, les progrès des TIC, et en particulier de l Internet, améliorent la vitesse et le confort de transmission des informations et des connaissances. Cet aspect est surtout important pour les connaissances ancrées dans des sources accessibles au public («codifiées») ; les connaissances tacites ancrées dans les personnes sont plus difficilement exploitables via ces supports. Troisièmement, l émergence d un marché de la connaissance spécialisé contribue également à la mobilisation de connaissances par le biais de différents canaux (Howells et al., 2003). Des changements financiers, réglementaires et organisationnels ont permis cette évolution. Limités dans un premier temps au secteur du capital-risque, ces changements ont rencontré un tel succès qu ils ont également débouché sur la prestation de services non financiers et spécialisés par des consultants, des entreprises juridiques, des centres collectifs et publics de recherche, des centres de compétence, des hautes écoles et des universités. L IMEC flamand, qui tire déjà la majorité de ces revenus de projets privés, est un exemple très souvent cité en la matière. Enfin, la pression croissante sur les sources publiques de financement incite grandement les acteurs publics, par exemple les universités, à réduire leur dépendance vis-à-vis des autorités en attirant des sources de financement alternatives (Polt et al., 2001). En dépit de l importance croissante de l échange de connaissances entre la communauté de la recherche et les entreprises, le sentiment général est que des améliorations peuvent encore être apportées en la matière. Citons à cet égard le débat relatif au paradoxe supposé de l innovation ou de la connaissance en Europe (Dosi et al., 2006). En résumé, ce paradoxe affirme l importance de la connaissance produite, et, simultanément, la faiblesse de la conversion de ces connaissances en produits/services commerciaux et/ou en nouvelles entreprises. L amélioration de l échange de connaissances entre le monde scientifique et l industrie peut contribuer à résoudre ce paradoxe de l innovation. Les responsables politiques y accordent dès lors depuis peu de plus en plus d attention. 1.3 L existence de connaissances Les investissements dans les connaissances Une condition sine qua non au transfert de connaissances est l existence de connaissances. Il importe dès lors que les pays investissent suffisamment dans ce domaine. L OCDE 19

21 distingue trois formes d investissements dans les connaissances : les investissements en R&D, les investissements dans l enseignement supérieur (public et privé) et les investissements dans les logiciels. Afin de tenir compte de la taille du pays, ces valeurs sont exprimées en pourcentage du produit intérieur brut (PIB). Le tableau ci-dessous donne une idée du classement de la Belgique en matière d investissements dans les connaissances. Afin d éviter les chevauchements entre les trois catégories, un certain nombre de corrections ont été apportées. Les investissements dans l enseignement supérieur et dans les logiciels correspondent à tous les investissements hors dépenses en R&D. Tableau 1-1: Investissements dans les connaissances, 2004 Total (% PIB) Variation du total en points de pourcentage R&D (% PIB) Logiciels (% PIB) Enseignement supérieur (% PIB) Belgique (a) 3,41 0,8 1,92 0,59 0,90 Principaux partenaires commerciaux de la Belgique Allemagne 3,90 0,4 2,54 0,64 0,73 France 4,31 0,5 2,20 1,16 0,95 Pays-Bas (a) 3,75 0,3 1,84 1,10 0,80 Royaume-Uni (a) 3,50 0,2 1,80 1,01 0,70 Petites économies ouvertes comparables à la Belgique Danemark (a) 5,10 1,3 2,58 1,36 1,16 Finlande (a) 5,92 0,7 3,49 1,31 1,11 Irlande (a) 2,27-0,3 1,19 0,19 0,89 Autriche (a) 3,43 0,3 2,21 0,67 0,54 Suède (a) 6,44 0,9 3,98 1,54 0,93 Blocs commerciaux UE-15 (b) 3,62 0,4 2,02 0,80 0,79 Japon 5,33 1,0 3,31 1,19 0,83 OCDE (c) 4,91 0,7 2,41 1,08 1,42 Etats-Unis 6,56 0,9 2,74 1,46 2,36 Source : OECD Science, Technology and Industry Scoreboard 2007 Note : (a) 2003 ; (b) excl. Grèce ; (c) excl. Grèce, Australie et Autriche Source : OECD Science, Technology and Industry Scoreboard 2007 Note : (a) 2003; (b) excl. Grèce; (c) excl. Grèce, Australie et Autriche La Belgique obtient un score relativement modeste pour l indicateur des investissements dans les connaissances : tous les partenaires commerciaux sont plus performants en la matière et, parmi les petites économies ouvertes comparables, seule l Irlande est moins bien classée. La dynamique des investissements dans les connaissances est toutefois supérieure en Belgique que chez ses partenaires commerciaux, ce qui indique un mouvement de rattrapage dans ce domaine. En pourcentage du PIB, la Belgique est surtout à la traîne en matière d investissements dans les logiciels. Au niveau des investissements en R&D, notre pays est également 20

22 devancé par la plupart des pays repris au Tableau 1-1. Les investissements dans l enseignement supérieur sont en revanche supérieurs à la moyenne de l UE-15, la Belgique occupant ainsi une position favorable par rapport à ses partenaires commerciaux et aux petites économies ouvertes comparables Le capital humain Les investissements dans les connaissances ne prennent évidemment du sens qu en cas de présence d un capital humain suffisant. Celui-ci est nécessaire pour générer de nouvelles connaissances, mais aussi pour permettre l «absorption» des connaissances existantes et la création de produits/services innovants. On entend par absorption la capacité de réceptionner des connaissances existantes pour appliquer celles-ci dans des entreprises en vue de réaliser des innovations. L enquête CIS, une enquête sur l innovation réalisée par les États membres de l UE à la demande de la Commission européenne, évalue dans quelle mesure le manque de «personnel qualifié» affecte les entreprises en termes d innovation. Plus concrètement, elle demande si un manque de personnel qualifié «est un obstacle important» à l innovation. Les résultats figurent dans le tableau ci-dessous. Ils sont subdivisés en fonction de la taille de l entreprise. Les petites entreprises comptent entre 10 et 49 travailleurs, les entreprises moyennes entre 50 et 249 travailleurs et les grandes entreprises au moins 250 travailleurs. Tableau 1-2 : Part des entreprises pour lesquelles un manque de personnel qualifié constitue un obstacle important à l innovation, en % Total Petites Moyennes Grandes Belgique 11,7 12,1 10,8 7,6 Principaux partenaires commerciaux de la Belgique Allemagne 4,6 4,6 3,9 7,7 France 14,4 15,3 11,4 7,6 Pays-Bas 5,3 5,4 4,1 8,0 Royaume-Uni Petites économies ouvertes comparables à la Belgique Danemark 6,7 6,9 n.d. n.d. Finlande 7,7 7,9 7,1 7,5 Irlande 15,0 16,5 12,2 2,6 Autriche 9,8 10,2 7,9 9,0 Suède 7,6 7,5 8,7 6,0 Source : EUROSTAT, CIS-4 21

Indicateurs Science et Technologie (S-T) en Suisse

Indicateurs Science et Technologie (S-T) en Suisse Indicateurs Science et Technologie (S-T) en Suisse Neuchâtel, 2008 Formation de degré tertiaire La population âgée de 25 à 64 ans ayant achevé une formation de degré tertiaire 1 constitue un réservoir

Plus en détail

L impératif des gains de productivité

L impératif des gains de productivité COLLOQUE ANNUEL DE L ASDEQ MONTRÉAL Plan de présentation Montréal, 9 décembre 9 L impératif des gains de productivité Partie L importance de rehausser notre productivité La diminution du bassin de main-d

Plus en détail

Indicateurs Science et Technologie (S -T) en Suisse

Indicateurs Science et Technologie (S -T) en Suisse Indicateurs Science et Technologie (S -T) en Suisse Neuchâtel, 2005 Doctorats Les nouveaux docteurs en sciences exactes et naturelles et sciences techniques représentent des ressources humaines hautement

Plus en détail

Droits de propriété intellectuelle et résultats des entreprises en Europe Une analyse économique

Droits de propriété intellectuelle et résultats des entreprises en Europe Une analyse économique Droits de propriété intellectuelle et résultats des entreprises en Europe Une analyse économique Rapport d analyse au niveau des entreprises, Juin 2015 RESUME Droits de propriété intellectuelle et résultats

Plus en détail

Indice de densité numérique au Canada: un guide pour la transformation numérique

Indice de densité numérique au Canada: un guide pour la transformation numérique Indice de densité numérique au Canada: un guide pour la transformation numérique Indice de densité numérique au Canada: un guide pour la transformation numérique L étude d Accenture menée en 2014 sur la

Plus en détail

Comité du développement et de la propriété intellectuelle (CDIP)

Comité du développement et de la propriété intellectuelle (CDIP) F CDIP/14/INF/10 ORIGINAL : ANGLAIS DATE : 18 SEPTEMBRE 2014 Comité du développement et de la propriété intellectuelle (CDIP) Quatorzième session Genève, 10 14 novembre 2014 RÉSUMÉ DE L ÉTUDE SUR LES POLITIQUES

Plus en détail

Cahier des charges. pour la réalisation d une étude. Articulation des programmations nationale et communautaire en faveur de la R&D

Cahier des charges. pour la réalisation d une étude. Articulation des programmations nationale et communautaire en faveur de la R&D Cahier des charges pour la réalisation d une étude Articulation des programmations nationale et communautaire en faveur de la R&D Sommaire Sommaire...2 Article 1 Objet du marché...3 Article 2 Contexte...3

Plus en détail

SOMMAIRE DE LA RÉPONSE DE LA DIRECTION

SOMMAIRE DE LA RÉPONSE DE LA DIRECTION SOMMAIRE DE LA RÉPONSE DE LA DIRECTION Rapport d évaluation final de l Initiative de la nouvelle économie (INÉ) Date : le 17 mars 2010 Programme de l INÉ : contexte Dans le cadre du plan du gouvernement

Plus en détail

Les indicateurs de Lisbonne appliqués au cas de la Région Wallonne

Les indicateurs de Lisbonne appliqués au cas de la Région Wallonne Florence HENNART, Attachée Ministère de la Région Wallonne Direction de la Politique Economique Les indicateurs de Lisbonne appliqués au cas de la Région Wallonne Plan Contexte européen Cadre belge et

Plus en détail

Document G. Stratégie de valorisation Modèles de propriété intellectuelle Relations avec les pôles de compétitivité

Document G. Stratégie de valorisation Modèles de propriété intellectuelle Relations avec les pôles de compétitivité Document G Stratégie de valorisation Modèles de propriété intellectuelle Relations avec les pôles de compétitivité Page 1 sur 7 Parmi les objectifs des Instituts de recherche technologique (IRT) figurent

Plus en détail

ORGANISATION MONDIALE DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE GENÈVE COMITÉ DU DÉVELOPPEMENT ET DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE (CDIP)

ORGANISATION MONDIALE DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE GENÈVE COMITÉ DU DÉVELOPPEMENT ET DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE (CDIP) OMPI CDIP/5/5 Corr. ORIGINAL : anglais DATE : 21 juillet 2010 ORGANISATION MONDIALE DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE GENÈVE F COMITÉ DU DÉVELOPPEMENT ET DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE (CDIP) Cinquième session

Plus en détail

Quel est le temps de travail des enseignants?

Quel est le temps de travail des enseignants? Quel est le temps de travail des enseignants? Dans les établissements publics, les enseignants donnent, en moyenne et par an, 779 heures de cours dans l enseignement primaire, 701 heures de cours dans

Plus en détail

Dans quelle mesure le niveau de formation affecte-t-il le taux d emploi?

Dans quelle mesure le niveau de formation affecte-t-il le taux d emploi? Indicateur Dans quelle mesure le niveau de formation affecte-t-il le taux d emploi? Dans tous les pays de l, les diplômés de l enseignement tertiaire ont plus de chances de travailler que ceux qui ne le

Plus en détail

Tableau de bord de l Union de l innovation 2015 Synthèse Version FR

Tableau de bord de l Union de l innovation 2015 Synthèse Version FR Tableau de bord de l Union de l innovation 2015 Synthèse Version FR Marché intérieur, industrie, entrepreneuriat et PME SYNTHÈSE Tableau de bord de l Union de l innovation 2015: la performance en matière

Plus en détail

Dispositif : Entreprenariat et entreprises

Dispositif : Entreprenariat et entreprises Dispositif : Entreprenariat et entreprises Axe 2 Objectif Thématique 3 : Améliorer la compétitivité des PME Investissement prioritaire A : Promotion de l esprit d entreprise, en particulier en facilitant

Plus en détail

Orientations de l OCDE pour les politiques concernant le contenu numérique

Orientations de l OCDE pour les politiques concernant le contenu numérique 2 ORIENTATIONS DE L'OCDE POUR LES POLITIQUES CONCERNANT LE CONTENU NUMÉRIQUE Orientations de l OCDE pour les politiques concernant le contenu numérique Le contenu numérique est devenu un élément de plus

Plus en détail

POLITIQUE DE COHÉSION 2014-2020

POLITIQUE DE COHÉSION 2014-2020 LES INSTRUMENTS FINANCIERS DE LA POLITIQUE DE COHÉSION 2014-2020 POLITIQUE DE COHÉSION 2014-2020 La Commission européenne a adopté des propositions législatives concernant la politique de cohésion 2014-2020

Plus en détail

Les inégalités d accès à la formation continue en entreprise

Les inégalités d accès à la formation continue en entreprise Ans Note d éducation permanente de l ASBL Fondation Travail Université (FTU) N 2015 5, avril 2015 www.ftu.be/ep Les inégalités d accès à la formation continue en entreprise Une comparaison avec les pays

Plus en détail

Politique de soutien à la réussite aux études de 1 er cycle

Politique de soutien à la réussite aux études de 1 er cycle ANNEXE 2006-CA505-09-R5077 Politique de soutien à la réussite aux études de 1 er cycle Décanat des études de premier cycle Février 2006 Énoncé de politique l Université s engage à soutenir l étudiant dans

Plus en détail

ALLEMAGNE. AM021f-Y 1

ALLEMAGNE. AM021f-Y 1 ALLEMAGNE AM021f-Y 1 M. Levin Holle, Directeur de section, Chef de la délégation allemande Discours de la délégation allemande à l occasion de l Assemblée annuelle 2013 de la BERD Nous sommes heureux que

Plus en détail

L innovation dans l entreprise numérique

L innovation dans l entreprise numérique L innovation dans l entreprise numérique Toutes les entreprises ne sont pas à l aise avec les nouvelles configurations en matière d innovation, notamment avec le concept d innovation ouverte. L idée de

Plus en détail

Expérience de la Coopération Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne Ecole Supérieure Polytechnique d Antsiranana. 1. Cadre 2.

Expérience de la Coopération Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne Ecole Supérieure Polytechnique d Antsiranana. 1. Cadre 2. THEMATIQUE A Titre : Expérience de la Coopération Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne Ecole Supérieure Polytechnique d Antsiranana. Présenté par : Professeur Chrysostôme RAMINOSOA, Directeur de l

Plus en détail

ARTICLE. La réussite des étudiants à l'université du Québec à Chicoutimi passe par le respect de tous et le respect des différences

ARTICLE. La réussite des étudiants à l'université du Québec à Chicoutimi passe par le respect de tous et le respect des différences ARTICLE La réussite des étudiants à l'université du Québec à Chicoutimi passe par le respect de tous et le respect des différences Carole Dion Professeure Département des sciences des sciences de l'éducation

Plus en détail

ENQUÊTE SUR LA GESTION DES ACTIFS IMMATÉRIELS PUBLICS : SYNTHÈSE

ENQUÊTE SUR LA GESTION DES ACTIFS IMMATÉRIELS PUBLICS : SYNTHÈSE ENQUÊTE SUR LA GESTION DES ACTIFS IMMATÉRIELS PUBLICS : SYNTHÈSE LE CONTEXTE L Agence du patrimoine immatériel de l État (APIE) promeut depuis sa création en 2007 une meilleure prise en compte du patrimoine

Plus en détail

Global Competitiveness Report 2008-2009: Le Luxembourg parvient à maintenir sa position compétitive selon le World Economic Forum

Global Competitiveness Report 2008-2009: Le Luxembourg parvient à maintenir sa position compétitive selon le World Economic Forum Global Competitiveness Report 2008-2009: Le Luxembourg parvient à maintenir sa position compétitive selon le World Economic Forum Selon le rapport annuel établi pour l année 2008-2009 par le World Economic

Plus en détail

Politique municipale sur l accueil, l intégration et la rétention des personnes immigrantes Juin 2010

Politique municipale sur l accueil, l intégration et la rétention des personnes immigrantes Juin 2010 Politique municipale sur l accueil, l intégration et la rétention des personnes immigrantes Juin 2010 Commissariat aux relations internationales et à l immigration Table des matières Page Déclaration d

Plus en détail

LA RECHERCHE, LA FORMATION ET L INNOVATION POUR UNE ÉCONOMIE DU XXI e SIÈCLE CONCURRENTIELLE

LA RECHERCHE, LA FORMATION ET L INNOVATION POUR UNE ÉCONOMIE DU XXI e SIÈCLE CONCURRENTIELLE LA RECHERCHE, LA FORMATION ET L INNOVATION POUR UNE ÉCONOMIE DU XXI e SIÈCLE CONCURRENTIELLE Une présentation au Comité permanent des finances de Recherches en sciences et en génie Canada (CRSNG) Octobre

Plus en détail

L innovation dans les entreprises : moteurs, moyens, enjeux

L innovation dans les entreprises : moteurs, moyens, enjeux Un premier Atelier de la compétitivité, organisé en mai dernier, a proposé un dialogue entre chercheurs, chefs d entreprises et hauts fonctionnaires sur les enjeux de l innovation. Il a été organisé à

Plus en détail

Proposition pour la mise en place d un Fonds européen des brevets

Proposition pour la mise en place d un Fonds européen des brevets NON PAPIER FRANCAIS Proposition pour la mise en place d un Fonds européen des brevets 1- Une économie de la connaissance en transformation profonde L économie de la propriété intellectuelle subit des modifications

Plus en détail

Comité du développement et de la propriété intellectuelle (CDIP)

Comité du développement et de la propriété intellectuelle (CDIP) F CDIP/14/5 ORIGINAL : ANGLAIS DATE : 8 SEPTEMBRE 2014 Comité du développement et de la propriété intellectuelle (CDIP) Quatorzième session Genève, 10 14 novembre 2014 RÉSUMÉ DU RAPPORT D ÉVALUATION DU

Plus en détail

Vers une meilleure prise en compte de l intermédiation financière en comptabilité nationale

Vers une meilleure prise en compte de l intermédiation financière en comptabilité nationale Vers une meilleure prise en compte de l intermédiation financière en comptabilité nationale La comptabilité nationale recense deux types de production des intermédiaires financiers. La première est directement

Plus en détail

AVIS DE LA FÉDÉRATION DES CÉGEPS SUR LE DOCUMENT DE CONSULTATION POLITIQUE GOUVERNEMENTALE DE LUTTE CONTRE LE RACISME ET LA DISCRIMINATION

AVIS DE LA FÉDÉRATION DES CÉGEPS SUR LE DOCUMENT DE CONSULTATION POLITIQUE GOUVERNEMENTALE DE LUTTE CONTRE LE RACISME ET LA DISCRIMINATION AVIS DE LA FÉDÉRATION DES CÉGEPS SUR LE DOCUMENT DE CONSULTATION POLITIQUE GOUVERNEMENTALE DE LUTTE CONTRE LE RACISME ET LA DISCRIMINATION Commission de la culture Consultation en ligne Vers une politique

Plus en détail

PROFIL DES COMPÉTENCES REQUISES DU CONSEIL D ADMINISTRATION RÉVISION 2 (forme abrégée) APPROUVÉE PAR LE CONSEIL le 30 mars 2009

PROFIL DES COMPÉTENCES REQUISES DU CONSEIL D ADMINISTRATION RÉVISION 2 (forme abrégée) APPROUVÉE PAR LE CONSEIL le 30 mars 2009 CONSTRUCTION DE DÉFENSE (1951) LIMITÉE PROFIL DES COMPÉTENCES REQUISES DU CONSEIL D ADMINISTRATION RÉVISION 2 (forme abrégée) APPROUVÉE PAR LE CONSEIL le 30 mars 2009 (Modifie et abrège le profil en date

Plus en détail

ÉNERGISER L AVENIR Étude d information sur le marché du travail 2008

ÉNERGISER L AVENIR Étude d information sur le marché du travail 2008 Construire un avenir brillant ÉNERGISER L AVENIR Étude d information sur le marché du travail 2008 www.avenirbrillant.ca Financé par le gouvernement du Canada par l entremise du Programme des conseils

Plus en détail

Faire de la liberté d'investissement un vecteur de croissance verte Table ronde sur la liberté d'investissement Avril 2011

Faire de la liberté d'investissement un vecteur de croissance verte Table ronde sur la liberté d'investissement Avril 2011 Faire de la liberté d'investissement un vecteur de croissance verte Table ronde sur la liberté d'investissement Avril 2011 Organisation de coopération et de développement économiques Division de l'investissement,

Plus en détail

Dans tous les pays de l OCDE, le financement du système de santé est

Dans tous les pays de l OCDE, le financement du système de santé est D O S S I E R Comparaison des systèmes de santé des pays développés S. CHAMBARETAUD Enseignante associée au CNAM PARIS. Le financement des systèmes de santé dans les pays développés : analyse comparative

Plus en détail

Conseil économique et social

Conseil économique et social NATIONS UNIES E Conseil économique et social Distr. GÉNÉRALE ECE/CES/2006/16 24 mars 2006 FRANÇAIS Original: ANGLAIS COMMISSION ÉCONOMIQUE POUR L EUROPE COMMISSION DE STATISTIQUE CONFÉRENCE DES STATISTICIENS

Plus en détail

Rapport d évaluation de la licence professionnelle

Rapport d évaluation de la licence professionnelle Section des Formations et des diplômes Rapport d évaluation de la licence professionnelle Gestion d'actifs financiers back et middle offices de l Université Paris Ouest Nanterre La Défense Vague D 2014-2018

Plus en détail

LE PROCESSUS D INVESTISSEMENT ET LA STRATÉGIE CANADIENNE. Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international du Canada 14 juin 2011

LE PROCESSUS D INVESTISSEMENT ET LA STRATÉGIE CANADIENNE. Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international du Canada 14 juin 2011 LE PROCESSUS D INVESTISSEMENT ET LA STRATÉGIE CANADIENNE Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international du Canada 14 juin 2011 Le processus d investissement Organismes /Agences Analyse

Plus en détail

Rapport spécial n 1/2004 "5e PC (1998 à 2002)"

Rapport spécial n 1/2004 5e PC (1998 à 2002) Rapport spécial n 1/2004 "5e PC (1998 à 2002)" Gestion des actions indirectes de RDT relevant du cinquième programme-cadre (5e PC) en matière de recherche et de développement technologique (1998-2002)

Plus en détail

FORMATION ET ASSISTANCE TECHNIQUE. Mieux comprendre le système commercial de l OMC

FORMATION ET ASSISTANCE TECHNIQUE. Mieux comprendre le système commercial de l OMC FORMATION ET ASSISTANCE TECHNIQUE Mieux comprendre le système commercial de l OMC Le saviez vous? Plus de 14 7 participants issus de pays en développement ont bénéficié des cours de formation et des programmes

Plus en détail

Qu est-ce que la compétitivité?

Qu est-ce que la compétitivité? Qu est-ce que la compétitivité? Le but de ce dossier pédagogique est d expliquer la notion de compétitivité d une entreprise, d un secteur ou d un territoire. Ce concept est délicat à appréhender car il

Plus en détail

EXPLORER L ÉCONOMIE COOPÉRATIVE

EXPLORER L ÉCONOMIE COOPÉRATIVE EXPLORER L ÉCONOMIE COOPÉRATIVE RAPPORT 2015 Résumé analytique Antalya, novembre 2015. L Alliance coopérative internationale («l Alliance») lance l Observatoire mondial des coopératives 2015, avec le concours

Plus en détail

Compte rendu provisoire 11-1

Compte rendu provisoire 11-1 Conférence internationale du Travail Compte rendu provisoire 104 e session, Genève, juin 2015 11-1 Quatrième question à l ordre du jour: Les petites et moyennes entreprises et la création d emplois décents

Plus en détail

Fiche d'information 1 POURQUOI UN PLAN D'INVESTISSEMENT POUR L'UE?

Fiche d'information 1 POURQUOI UN PLAN D'INVESTISSEMENT POUR L'UE? Fiche d'information 1 POURQUOI UN PLAN D'INVESTISSEMENT POUR L'UE? Depuis la crise financière et économique mondiale, l'ue pâtit de faibles niveaux d investissement. Des efforts collectifs et coordonnés

Plus en détail

Quelle part de leur richesse nationale les pays consacrent-ils à l éducation?

Quelle part de leur richesse nationale les pays consacrent-ils à l éducation? Indicateur Quelle part de leur richesse nationale les pays consacrent-ils à l éducation? En 2008, les pays de l OCDE ont consacré 6.1 % de leur PIB cumulé au financement de leurs établissements d enseignement.

Plus en détail

La Vision de L'Égypte 2030 (Objectifs et Principaux Indicateurs de Performance)

La Vision de L'Égypte 2030 (Objectifs et Principaux Indicateurs de Performance) La Vision de L'Égypte 2030 (Objectifs et Principaux Indicateurs de Performance) Pour plus d'informations, veuillez visiter le site: http://www.mop.gov.eg/vision/egyptvision.aspx La culture La stratégie

Plus en détail

Règlement des stages Février 2015

Règlement des stages Février 2015 Règlement des stages Février 2015 Article 1.- Valorisation du stage 1.1. Les étudiants inscrits dans le bloc 2 du master en droit à la Faculté de droit et de criminologie de l ULB ont la possibilité d

Plus en détail

Consultation du HLPE sur l instabilité des prix alimentaires. Synthèse

Consultation du HLPE sur l instabilité des prix alimentaires. Synthèse Consultation du HLPE sur l instabilité des prix alimentaires A propos de ce document Ce document résume les résultats d une discussion en ligne organisé sur le Forum Global sur la Sécurité alimentaire

Plus en détail

POLITIQUE DE PRÉVENTION ET DE GESTION DES CONFLITS D INTÉRÊTS AU SEIN D HOSPIMUT SOLIDARIS RÉSUMÉ

POLITIQUE DE PRÉVENTION ET DE GESTION DES CONFLITS D INTÉRÊTS AU SEIN D HOSPIMUT SOLIDARIS RÉSUMÉ POLITIQUE DE PRÉVENTION ET DE GESTION DES CONFLITS D INTÉRÊTS AU SEIN D HOSPIMUT SOLIDARIS RÉSUMÉ Rue Saint-Jean 32-38 à 1000 Bruxelles Table des matières 1. Introduction 3 2. Réglementation 3 3. Rappel

Plus en détail

Droit à l Education Préscolaire et Financement Public de l Education de la Petite Enfance

Droit à l Education Préscolaire et Financement Public de l Education de la Petite Enfance CONEPT/RDC Droit à l Education Préscolaire et Financement Public de l Education de la Petite Enfance Rapport de l Enquête réalisée à Kinshasa Résumé des résultats et recommandations Avec l Appui de Juillet

Plus en détail

Proposition de la CRUS et de la KFH pour la discussion sur les articles 1, 2, 4 et 33-36 du projet de consultation pour la LAHE

Proposition de la CRUS et de la KFH pour la discussion sur les articles 1, 2, 4 et 33-36 du projet de consultation pour la LAHE Loi fédérale sur l aide aux hautes écoles et la coordination dans le domaine suisse des hautes écoles (LAHE) Proposition de la CRUS et de la KFH pour la discussion sur les articles 1,, 4 et 33-36 du projet

Plus en détail

Répartition des actifs des fonds de pension et des fonds de réserve publics

Répartition des actifs des fonds de pension et des fonds de réserve publics Extrait de : Panorama des pensions 2013 Les indicateurs de l'ocde et du G20 Accéder à cette publication : http://dx.doi.org/10.1787/pension_glance-2013-fr Répartition des actifs des fonds de pension et

Plus en détail

La structure du marché européen des valeurs moyennes

La structure du marché européen des valeurs moyennes La structure du marché européen des valeurs moyennes Décembre 2014 1ere partie Préambule Financière de l Echiquier est l une des premières sociétés de gestion indépendantes en France, avec 8 milliards

Plus en détail

Âge effectif de sortie du marché du travail

Âge effectif de sortie du marché du travail Extrait de : Panorama des pensions 2013 Les indicateurs de l'ocde et du G20 Accéder à cette publication : http://dx.doi.org/10.1787/pension_glance-2013-fr Âge effectif de sortie du marché du travail Merci

Plus en détail

Listes de références et rapports de synthèse des résumés des examens rapides Processus

Listes de références et rapports de synthèse des résumés des examens rapides Processus Listes de références et rapports de synthèse des résumés des examens rapides Processus Mise à jour : avril, 2015 Version 1.0 HISTORIQUE DES RÉVISIONS Le présent document sera régulièrement révisé dans

Plus en détail

Comité du développement et de la propriété intellectuelle (CDIP)

Comité du développement et de la propriété intellectuelle (CDIP) F CDIP/13/INF/8 ORIGINAL : ANGLAIS DATE : 1 ER MAI 2014 Comité du développement et de la propriété intellectuelle (CDIP) Treizième session Genève, 19 23 mai 2014 RÉSUMÉ DE L ÉTUDE SUR LE RÔLE DES BREVETS

Plus en détail

Tableau de bord de l Union de l innovation 2014

Tableau de bord de l Union de l innovation 2014 Tableau de bord de l Union de l innovation 2014 Le tableau de bord de l Union de l innovation pour la recherche et l innovation Synthèse Version FR Entreprises et industrie Synthèse Tableau de bord de

Plus en détail

PLAN POUR UN INTERNET À TRÈS HAUT DÉBIT EN BELGIQUE 2015-2020

PLAN POUR UN INTERNET À TRÈS HAUT DÉBIT EN BELGIQUE 2015-2020 PLAN POUR UN INTERNET À TRÈS HAUT DÉBIT EN BELGIQUE 2015-2020 La Belgique joue actuellement un rôle de premier plan dans le déploiement de nouvelles technologies pour l internet à très haut débit. Les

Plus en détail

impacts de la réglementation d internet sur les investessement précoces

impacts de la réglementation d internet sur les investessement précoces impacts de la réglementation d internet sur les investessement précoces résumé en 2014, nous avons mené une étude auprès de 0 investisseurs dans huit pays à travers le monde (australie, france, allemagne,

Plus en détail

EXTERNALISATION : LOGIQUE FINANCIERE ET LOGIQUE DE COMPETENCE SONT LIEES

EXTERNALISATION : LOGIQUE FINANCIERE ET LOGIQUE DE COMPETENCE SONT LIEES EXTERNALISATION : LOGIQUE FINANCIERE ET LOGIQUE DE COMPETENCE SONT LIEES Bertrand Quélin Professeur HEC François Duhamel Etudiant du Doctorat HEC Bertrand Quélin et François Duhamel du Groupe HEC ont mené,

Plus en détail

Virginie Lethiais, Télecom Bretagne, Marsouin

Virginie Lethiais, Télecom Bretagne, Marsouin 1 ENQUETE ENTREPRISES ET TIC 2008 : TIC ET INNOVATION : LE CAS DES PME BRETONNES Virginie Lethiais, Télecom Bretagne, Marsouin Ces dix dernières années, la majorité des entreprises a massivement investi

Plus en détail

Comité du développement et de la propriété intellectuelle (CDIP)

Comité du développement et de la propriété intellectuelle (CDIP) F CDIP/5/7 REV. ORIGINAL : ANGLAIS DATE : 21 JUILLET 2010 Comité du développement et de la propriété intellectuelle (CDIP) Cinquième session Genève, 26 30 avril 2010 PROJET RELATIF À LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE

Plus en détail

Paquet Mobilité Urbaine Soutien aux actions des autorités locales dans l élaboration de plans de mobilité locale durables

Paquet Mobilité Urbaine Soutien aux actions des autorités locales dans l élaboration de plans de mobilité locale durables Paquet Mobilité Urbaine Soutien aux actions des autorités locales dans l élaboration de plans de mobilité locale durables COM(2013) 913 final - Ensemble vers une mobilité urbaine compétitive et économe

Plus en détail

Dialogue sur le financement

Dialogue sur le financement CONSEIL EXÉCUTIF EB137/3 Cent trente-septième session 20 mai 2015 Point 5 de l ordre du jour provisoire Dialogue sur le financement Rapport du Secrétariat INTRODUCTION 1. Par la décision WHA66(8), l Assemblée

Plus en détail

Principes pour le contrôle des établissements des banques à l étranger

Principes pour le contrôle des établissements des banques à l étranger Principes pour le contrôle des établissements des banques à l étranger (Mai 1983) I. Introduction Ce rapport 1 expose certains principes qui, de l avis du Comité, devraient régir le contrôle, par les autorités

Plus en détail

Enquête 2013 sur les salaires des employés de banque

Enquête 2013 sur les salaires des employés de banque Enquête 2013 sur les salaires des employés de banque Le salaire est une composante essentielle du contrat de travail. Dans les banques, les salaires sont en général négociés individuellement. Le fait de

Plus en détail

Qu est-ce que la Gestion des Ressources Humaines?

Qu est-ce que la Gestion des Ressources Humaines? Qu est-ce que la Gestion des Ressources Humaines? Chapitre 1 La gestion des ressources humaines (GRH) peut être définie comme la gestion des hommes au travail dans des organisations (Martory et Crozet,

Plus en détail

Programme Cisco Networking Academy (CNA) Accord Académie Régionale - Académie Locale. De: (Nom du Legal Main Contact [LMC] de l académie Régionale)

Programme Cisco Networking Academy (CNA) Accord Académie Régionale - Académie Locale. De: (Nom du Legal Main Contact [LMC] de l académie Régionale) Programme Cisco Networking Academy (CNA) Accord Régionale - Locale Date: A: Nom de l établissement: De: (Nom du Legal Main Contact [LMC] de l académie Régionale) L Régionale «Réseau CERTA» et ont convenu

Plus en détail

Avant-propos. Dimitri UZUNIDIS

Avant-propos. Dimitri UZUNIDIS Avant-propos Dimitri UZUNIDIS Innovation : introduire des nouveautés, des changements, plus spécialement dans l industrie et, plus généralement, dans les affaires. Aussi, faire du neuf à partir de l existant

Plus en détail

Rapport annuel au Parlement 2005-2006 L application de la Loi sur l accès à l information et de la Loi sur la protection des renseignements personnels

Rapport annuel au Parlement 2005-2006 L application de la Loi sur l accès à l information et de la Loi sur la protection des renseignements personnels Rapport annuel au Parlement 2005-2006 L application de la Loi sur l accès à l information et de la Loi sur la protection des renseignements personnels RC4415(F) Avant-propos Le présent rapport annuel au

Plus en détail

COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN

COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN COMMISSION EUROPÉENNE Bruxelles, le 25.11.2011 COM(2011) 832 final 2007/0229 (COD) COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN conformément à l'article 294, paragraphe 6, du traité sur le fonctionnement

Plus en détail

CENTRES D APPUI À LA TECHNOLOGIE ET À L INNOVATION (CATI) GUIDE DE MISE EN ŒUVRE

CENTRES D APPUI À LA TECHNOLOGIE ET À L INNOVATION (CATI) GUIDE DE MISE EN ŒUVRE CENTRES D APPUI À LA TECHNOLOGIE ET À L INNOVATION (CATI) GUIDE DE MISE EN ŒUVRE Le programme de centres d'appui à la technologie et à l'innovation (CATI), mis en place par l'ompi, permet aux innovateurs

Plus en détail

Mobilisation des ressources 45. Définition et composantes

Mobilisation des ressources 45. Définition et composantes vec l ouverture du Maroc sur l environnement international et sur les mécanismes et les enjeux planétaires du développement et de la coopération socioéconomique, ainsi qu avec le développement du mouvement

Plus en détail

Académie mondiale de l OMPI

Académie mondiale de l OMPI PROGRAMME PRINCIPAL 14 WO/PBC/4/2 page 134 Académie mondiale de l OMPI 14.1 Enseignement à distance et sensibilisation du public 14.2 Formation professionnelle 14.3 Élaboration des politiques Résumé 215.

Plus en détail

Séminaire sur le statut du personnel administratif : état de la situation et enjeux dans les parlements francophones. Paris, 3-4 septembre 2013

Séminaire sur le statut du personnel administratif : état de la situation et enjeux dans les parlements francophones. Paris, 3-4 septembre 2013 Séminaire sur le statut du personnel administratif : état de la situation et enjeux dans les parlements francophones Paris, 3-4 septembre 2013 Synthèse thématique Préparé par le service de la recherche

Plus en détail

Rapport de suivi de 2007 sur la vérification de la technologie de l information de janvier 2005

Rapport de suivi de 2007 sur la vérification de la technologie de l information de janvier 2005 Rapport de suivi de 2007 sur la vérification de la technologie de l information de janvier 2005 Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada et Conseil de recherches en sciences humaines

Plus en détail

Plan d Action de Gaborone sur les Activités des Noms Géographiques en Afrique

Plan d Action de Gaborone sur les Activités des Noms Géographiques en Afrique Distr.: GÉNÉRALE NATIONS UNIES CONSEIL ÉCONOMIQUE ET SOCIAL COMMISSION ÉCONOMIQUE POUR L AFRIQUE E/ECA/STATCOM/3/19 novembre 2011 FRANÇAIS Original : ANGLAIS Troisième réunion de la Commission africaine

Plus en détail

Conseil économique et social

Conseil économique et social NATIONS UNIES E Conseil économique et social Distr. GÉNÉRALE ECE/CES/GE.20/2006/13 15 février 2006 FRANÇAIS Original: ANGLAIS COMMISSION ÉCONOMIQUE POUR L EUROPE COMMISSION DE STATISTIQUE CONFÉRENCE DES

Plus en détail

THÈME: «INTÉGRATION DU COMMERCE DES SERVICES DANS LES PLANS NATIONAUX ET RÉGIONAUX DE DÉVELOPPEMENT»

THÈME: «INTÉGRATION DU COMMERCE DES SERVICES DANS LES PLANS NATIONAUX ET RÉGIONAUX DE DÉVELOPPEMENT» ATELIER UNION AFRICAINE / COMMUNAUTÉS ECONOMIQUE RÉGIONALES SUR LE COMMERCE DES SERVICES EN COLLABORATION AVEC JEICP ET LA BAD 29-30 MARS 2012, LUSAKA (ZAMBIE) THÈME: «INTÉGRATION DU COMMERCE DES SERVICES

Plus en détail

Comité régional d économie sociale

Comité régional d économie sociale Comité régional d économie sociale LE CRÉS DU CENTRE-DU-QUÉBEC SE VEUT UN LIEU DE CONCERTATION ET D HARMONISATION, UN LIEU DE PLANIFICATION DU DÉVELOPPEMENT RÉGIONAL, UN LIEU D INTERFACE ET D ARRIMAGE

Plus en détail

Communiqué 8 novembre 2012

Communiqué 8 novembre 2012 Communiqué 8 novembre 2012 Les conditions du déploiement de l Internet à très haut débit en France et en Europe Coe-Rexecode mène depuis plusieurs années un programme de recherche approfondi sur l impact

Plus en détail

FICHE PEDAGOGIQUE. UE n 736: Eléments de législation appliquée au domaine de la communication. ECTS : 7 Déterminante? NON

FICHE PEDAGOGIQUE. UE n 736: Eléments de législation appliquée au domaine de la communication. ECTS : 7 Déterminante? NON FICHE PEDAGOGIQUE UE n 736: Eléments de législation appliquée au domaine de la communication Code EPS : 713005U32D1 Section(s) : RP Prérequis : CESS (français) ACTIVITE : Notions de droit appliqué au domaine

Plus en détail

Les Principes et les Bonnes Pratiques Relatifs à la Sensibilisation et l Education Financières

Les Principes et les Bonnes Pratiques Relatifs à la Sensibilisation et l Education Financières DIRECTORATE FOR FINANCIAL AND ENTERPRISE AFFAIRS Les Principes et les Bonnes Pratiques Relatifs à la Sensibilisation et l Education Financières RECOMMANDATION DU CONSEIL Ces Principes et Bonnes Pratiques

Plus en détail

Pour conduire à bien sa mission de diffusion des informations relatives aux situations

Pour conduire à bien sa mission de diffusion des informations relatives aux situations n octobre 2012 Le mot de l Observatoire Combien de pauvres en France? Répondant à cette question lors de la publication de son rapport en mars 2012, l ONPES délivrait des données statistiques qui, prises

Plus en détail

Formation. Thème - Formation. Formation statutaire et professionnelle dans les ministères 7.1. Formation dans la fonction publique territoriale 7.

Formation. Thème - Formation. Formation statutaire et professionnelle dans les ministères 7.1. Formation dans la fonction publique territoriale 7. Formation Formation statutaire et professionnelle dans les ministères.1 Formation dans la fonction publique territoriale.2 Formation continue dans la fonction publique hospitalière.3 Faits et chiffres

Plus en détail

Innover sans disparaître Mieux gérer la créativité au sein de l entreprise

Innover sans disparaître Mieux gérer la créativité au sein de l entreprise Innover sans disparaître Mieux gérer la créativité au sein de l entreprise Par Nicole Cournoyer Consultante et formatrice en créativité 2573 rue de Port-Royal, Sainte-Foy (Québec), G1V 1A5 Tél.: (418)

Plus en détail

Protégez et valorisez vos inventions. Un soutien sectoriel gratuit en matière de propriété intellectuelle à la mesure de votre entreprise

Protégez et valorisez vos inventions. Un soutien sectoriel gratuit en matière de propriété intellectuelle à la mesure de votre entreprise Les CeLLuLes Brevets Protégez et valorisez vos inventions Un soutien sectoriel gratuit en matière de propriété intellectuelle à la mesure de votre entreprise Les Cellules Brevets Protégez et valorisez

Plus en détail

Sous-indicateur n 3-5-1 : Taux d emploi des femmes et des hommes âgés de 20 à 64 ans

Sous-indicateur n 3-5-1 : Taux d emploi des femmes et des hommes âgés de 20 à 64 ans 94 Partie II Objectifs / Résultats Objectif 3 : Concilier vie familiale et vie professionnelle Indicateur n 3-5 : Indicateur sur l emploi des femmes Sous-indicateur n 3-5-1 : Taux d emploi des femmes et

Plus en détail

«Une Union de l Innovation : accélérer la transformation de l Europe par l innovation dans un monde en évolution rapide» Synthèse

«Une Union de l Innovation : accélérer la transformation de l Europe par l innovation dans un monde en évolution rapide» Synthèse «Une Union de l Innovation : accélérer la transformation de l Europe par l innovation dans un monde en évolution rapide» Synthèse Février 2011 Introduction... 2 Principaux axes d actions de la nouvelle

Plus en détail

Communiqué de presse Le 28 janvier 2013

Communiqué de presse Le 28 janvier 2013 Communiqué de presse Le 28 janvier 2013 Les entreprises belges renforcent la collaboration entre leur fonction Finance et d autres départements Elles s inscrivent dans la tendance européenne, mais ne font

Plus en détail

PARTIE III L espace mondial

PARTIE III L espace mondial PARTIE III L espace mondial SOUS-PARTIE I LE MONDE : LES GRANDES ZONES GÉOGRAPHIQUES 370 CHAPITRE 1 LES DÉPENSES DE R&D 371 CHAPITRE 2 LES COMPÉTENCES SCIENTIFIQUES ET TECHNIQUES 374 CHAPITRE 3 LA PRODUCTION

Plus en détail

Plan stratégique 2004-2007

Plan stratégique 2004-2007 Plan stratégique 2004-2007 Mot du directeur général Au cours des dernières années, plusieurs travaux importants et consultations tant à l interne qu à l externe ont conduit le Collège à l adoption de nombreux

Plus en détail

COMPÉTENCES, ÉLÉMENTS DE COMPÉTENCES ET RESSOURCES À MOBILISER POUR LE DESS, LA MAÎTRISE PROFESSIONNELLE, LA MAÎTRISE RECHERCHE ET LE DOCTORAT

COMPÉTENCES, ÉLÉMENTS DE COMPÉTENCES ET RESSOURCES À MOBILISER POUR LE DESS, LA MAÎTRISE PROFESSIONNELLE, LA MAÎTRISE RECHERCHE ET LE DOCTORAT Direction des affaires académiques et internationales Études supérieures COMPÉTENCES, ÉLÉMENTS DE COMPÉTENCES ET RESSOURCES À MOBILISER POUR LE DESS, LA MAÎTRISE PROFESSIONNELLE, LA MAÎTRISE RECHERCHE

Plus en détail

Paris, le 23 mars 2012. Objet : Bilan du concours EPSO 2011

Paris, le 23 mars 2012. Objet : Bilan du concours EPSO 2011 SECRÉTARIAT GÉNÉRAL DES AFFAIRES EUROPÉENNES Secteur : Présence et influence françaises dans les institutions européennes Affaire suivie par : Pierre HOUPIKIAN Rédacteur : Sébastien LAVOIL REPRESENTATION

Plus en détail

Exercice de la kinésithérapie comme salarié dans le secteur des soins de santé

Exercice de la kinésithérapie comme salarié dans le secteur des soins de santé 2013 Exercice de la kinésithérapie comme salarié dans le secteur des soins de santé Ipsos Public Affairs 24/06/2013 1 Exercice de la kinésithérapie comme salarié dans le secteur des soins de santé Table

Plus en détail

Statistiques structurelles sur les entreprises

Statistiques structurelles sur les entreprises 1 Statistiques structurelles sur les entreprises - Analyse Statistiques structurelles sur les entreprises Un aperçu de la structure de l'économie belge en 2011 et des possibilités offertes par cette source

Plus en détail

L évolution du marché du travail de 1986 à 2006

L évolution du marché du travail de 1986 à 2006 DIRECTION GÉNÉRALE STATISTIQUE ET INFORMATION ÉCONOMIQUE COMMUNIQUÉ DE PRESSE 26 avril 2007 L évolution du marché du travail de 1986 à 2006 Ces 20 dernières années, 740.000 travailleurs sont venus grossir

Plus en détail

Portrait du conférencier

Portrait du conférencier Portrait du conférencier Stéphane Paquin est professeur titulaire à l École nationale d administration publique. Il est également le titulaire de la Chaire de recherche du Canada en économie politique

Plus en détail

EVALUATION FINALE CVE/071. Projet d appui au Programme national d Emploi et de Formation professionnelle

EVALUATION FINALE CVE/071. Projet d appui au Programme national d Emploi et de Formation professionnelle EVALUATION FINALE CVE/071 Projet d appui au Programme national d Emploi et de Formation professionnelle FICHE SYNTHÉTIQUE Pays Titre long du projet Titre court du projet Code LuxDev Cap-Vert Projet d appui

Plus en détail