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1 La revue de l économie N 2 OCTOBRE-DÉCEMBRE 2014 valaisanne L AVENIR DE L AÉROPORT DE SION UN DILEMME CRUCIAL! ÉCLAIRAGE TRANSFERT DE TECHNO LOGIE : SA VALORISATION DANS LES ENTREPRISES VALAISANNES L ENTRETIEN FRANÇOIS SEPPEY «À LA CROISÉE DES INNOVATIONS» REPÈRES GROUPE T2i : SON ANCRAGE DANS LA DURABILITÉ CHF : 6.50 CHF N 2 : 6.50 OCTOBRE-DÉCEMBRE N 2 OCTOBRE-DÉCEMBRE 2014 VALAIS 2014 VALEUR VALAIS AJOUTÉE VALEUR AJOUTÉE

2 Martigny Nyon Bulle Genève Fribourg Yverdon Lausanne Centre PME Vevey Sion Neuchâtel Delémont Convenez d un rendez-vous dans le centre PME du Swisscom Shop sur swisscom.ch/centre-pme

3 ÉDITORIAL 3 L EDITORIAL IMPRESSUM La revue Pour et Sur le Valais économique Octobre-décembre 2014 Trimestriel Tirage : exemplaires Site web : Directeur de la publication & Rédacteur en chef : Didier PLANCHE, Tél Conseillers à la direction : Géo BETRISEY, Romano SCHALEKAMP Rédaction : Adeline BAYS, Claude LUY, Eloïse MORISOD, Line PILLET, Bernard ATTINGER, Frédéric BAGNOUD, Géo BETRISEY, Xavier BIANCO, Edgar BLOCH, Joël CERUTTI, Yves DARBELLAY, François DAYER, Raphaël FAVRE, Laurent GILLIOZ, Stéphane JEAN, Cédric LUISIER, Jacques METRAILLER, François PRAZ, Olivier RAEMY, Christophe ROULET, M e Julien ROUVINEZ, Romano SCHALEKAMP, Luzius THELER Ont collaboré à ce numéro : Béatrice GIROD LEHMANN/Responsable exécutive formation MAS QSM, IEM, HES-SO Valais/Wallis, Frank GUEMARA/Associé de Triportail SA, Michaël POLI/Assistant de recherche à l IEM, Jean-Marc TAVERNEY/Associé de Triportail SA Webmaster : Alain Praz, Alpsoft SA, Photographie : Aline Fournier, Couverture : François Perraudin Editeur : VALINNOV Sàrl (en création) Production, impression : Imprimerie Gessler SA, Sion Administration, direction commerciale : Didier PLANCHE, Tél Distribution : La Poste Suisse, Kiosques Naville Prix de vente au numéro : 6,50 CHF Abonnement annuel (4 éditions + 1 thématique/hors-série) : 25 CHF Abonnement de soutien : 55 CHF Adresse : VALINNOV Sàrl, chemin du Vieux-Canal 15, 1950 Sion Comité éditorial Géo BETRISEY, Eric BIANCO, Yves DARBELLAY, Jean-Paul GESSLER, Grégoire ITEN, Bernard MICHELOUD, Henri PLOMB, Jean-Noël REY, Vincent RIESEN, Romano SCHALEKAMP, François SEPPEY, Didier PLANCHE (Président) Grandir pour l avenir du Valais Didier Planche Grandir dans la prise de décisions stratégiques assurant le développement économique du Valais, mais aussi favorables à l intérêt général de sa population. Telle devrait être la ligne de conduite des acteurs économiques, institutionnels et politiques du canton, leur leitmotiv inconditionnel. Cette aspiration fait notamment référence aux orientations liées à l avenir du domaine skiable des 4 Vallées et à celui de l Aéroport de Sion. Dans ces deux dossiers, et même si la problématique diffère, les enjeux restent invariablement identiques, à savoir doter le Valais des outils et moyens nécessaires pour qu il gagne des parts de marché sur ses concurrents helvétiques et européens. Un accord a été trouvé, pour l heure, entre les partenaires du domaine skiable des 4 Vallées. La fusion a certes été évoquée, mais n a pas encore été approuvée. Pourtant, elle s avère incontournable, à terme, pour offrir une réelle puissance d attractivité à ce site pris dans sa globalité, grâce à des investissements groupés, une organisation davantage efficiente, des économies d échelle et un marketing plus offensif. En ce qui concerne l Aéroport de Sion, plusieurs projets sont déjà proposés dans l optique de sa reconversion, comme sa spécialisation dans les formations de l aéronautique, son expertise accrue dans la maintenance des aéronefs, ou encore le renforcement de sa vocation de pôle d aviation d affaires. Financièrement, le concept pertinent de partenariat public-privé pour son futur fonctionnement semble aussi séduire certains acteurs concernés. Il implique la privatisation de l aéroport, qui offrirait un gage certain d efficacité et de rentabilité. Pour tout projet lié à l essor économique, des solutions constructives et prospectives existent. Elles méritent de se rassembler autour de leur faisabilité, puis de leur réalisation, avec bonne volonté et détermination. Oui, grandir dans la prise de décisions pour l avenir du Valais. Didier Planche, Directeur de la publication,

4 TO BREAK THE RULES, YOU MUST FIRST MASTER THEM. POUR BRISER LES RÈGLES, IL FAUT D ABORD LES MAÎTRISER. LA MONTRE QUI BRISA TOUTES LES RÈGLES, MAINTENANT RÉINVENTÉE. EN 1972, LA ROYAL OAK FUT LA PREMIÈRE MONTRE SPORT HAUT DE GAMME À ÉLEVER L ACIER AU RANG DE MÉTAL PRÉCIEUX ; LE MONDE DE L HORLOGERIE NE SERAIT PLUS JAMAIS LE MÊME. LA NOUVELLE COLLECTION ROYAL OAK PRÉSENTÉE AUJOURD HUI RESTE PLUS QUE JAMAIS FIDÈLE À CE PRINCIPE JADIS ÉTABLI AU BRASSUS : «UN CŒUR D OR DANS UN CORPS D ACIER». CE SONT AINSI PLUS DE 130 ANNÉES DE MAÎTRISE HORLOGÈRE ET UN SENS AIGU DU DÉTAIL QUI ANIME CETTE ICÔNE DE L HORLOGERIE CONTEMPORAINE ; UNE MONTRE À LA PERSONNALITÉ UNIQUE, DÉSORMAIS DÉCLINÉE EN 41 MM DE DIAMÈTRE. D AVANT-GARDE, À ICÔNE. ROYAL OAK EN ACIER INOXYDABLE. CHRONOGRAPHE.

5 SOMMAIRE OCTOBRE-DÉCEMBRE SOMMAIRE Page 3 Editorial DÉCRYPTAGE Page 7 C est dans l air : L avenir de l Aéroport de Sion : un dilemme crucial... Page 11 Entre quatre yeux : Réforme des institutions : les vieilles lunes ne veulent pas mourir Page 13 Baromètre : Marché immobilier valaisan : quand l hétérogénéité assure l équilibre Page 17 Du côté du secteur bancaire : Banque Cantonale du Valais : pertinence des choix stratégiques et opérationnels Page 20 L actualité du Haut-Valais économique : Viège, site high-tech ÉCLAIRAGE - La valorisation du transfert de technologie dans le tissu économique valaisan Page 23 Définition et enjeux économiques du transfert de technologie : un cercle vertueux Page 25 Entretien avec François Seppey : «A la croisée des innovations» Page 28 Transfert de technologie en cours : le projet Colibri pour faciliter la vie aux diabétiques Page 29 KeyLemon : le résultat probant de son transfert de technologie Page 30 Recherche appliquée et développement : quand la créativité et la valeur ajoutée font corps Page 32 Système de transfert de technologie en Valais : un programme exemplaire! REPÈRES Page 35 Innovation : Management de l innovation : est-ce un métier? Page 37 Focus Entreprise : L union fait la force : la promotion du tissu industriel valaisan Page 40 Univers PME : Groupe T2i : l ancrage d un groupe qui s inscrit dans la durabilité Page 43 Acteurs : Coop renforce ses parts de marché en Valais SAVOIR-FAIRE Page 47 Création d entreprise : Protégez vos idées innovantes Page 48 Financement d entreprise & start-up : Le cautionnement comme soutien aux PME Page 49 Transmission & Cession d entreprise : L évolution des mentalités (2 e partie) Page 50 Fiscalité des entreprises : Taux et statuts fiscaux : système mixte en Valais Page 51 Droit des affaires : 13 e salaire, gratification ou bonus? Page 52 Marché hors-bourse Helvetica pour les titres de sociétés valaisannes Page 53 Retraite & Prévoyance en entreprise : Assurances d associations : une valeur ajoutée pour les PME Page 55 Formation immobilière : USPI Valais : une formation sur mesure pour l immobilier de montagne Page 57 Management : Gestion des crises : c est grave Docteur? Page 59 Compétences en entreprise : Gestion d entreprise performante : aussi gérer les compétences! Page 60 Finance virtuelle : Risques de bulle spéculative autour du bitcoin Page 61 Marketing : Sortir du tourbillon de l hypercompétition! Page 62 Le billet iconoclaste : le sens du poil des Crétins Crétins ANNONCEURS Par ordre alphabétique AGENCE IMMOBILIERE GASTON BARRAS page 56 AUDEMARS PIGUET page 4 ALPSOFT page 46 BANQUE CANTONALE DU VALAIS page 64 BANQUE WIR page 34 FIDUCIAIRE FIDAG page 16 GROUPE DESCARTES page 63 HES-SO VALAIS-WALLIS page 22 HESS & MARTIN SECURITE page 18 HOTTINGER & ASSOCIES, GESTION PATRIMONIALE page 6 INTERNATIONAL BUSINESS SCHOOL HOTEL & TOURISM MANAGEMENT page 44 PRODI page 42 PROVINS page 39 SEIC-TELEDIS page 58 SWISSCOM page 2 USPI VALAIS page 54

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7 DÉCRYPTAGE C EST DANS L AIR 7 L AVENIR DE L AÉROPORT DE SION UN DILEMME CRUCIAL! LE DÉPART ANNONCÉ DE L ARMÉE DE LA BASE AÉRIENNE DE SION SOULÈVE DE MANIÈRE ABRUPTE LA QUESTION DE LA SURVIE DE L AÉROPORT CIVIL. SIGNE AVANT-COUREUR DE DÉCLASSEMENT, OU POSSIBILITÉ DE REBOND VERS D AUTRES ACTIVITÉS PROMETTEUSES? Par Géo Bétrisey, ancien Directeur de SODEVAL SA, Géo Bétrisey Le Valais des cimes altières et des paysages à couper le souffle a bien souvent servi de publicité aguichante. Aujourd hui, cela ne suffit plus, tant s en faut. La concurrence effrénée que se livrent les milieux touristiques sur le plan international impose de reconsidérer fondamentalement l approche du marché des loisirs et des destinations d affaires. En dépit de qualités naturelles indéniables, le Valais demeure enclavé dans les Alpes, d où un effort particulier pour l ouvrir sur le monde extérieur et créer un réseau de connexions routières, ferroviaires et aériennes en faveur de toute son économie. L un de ces tremplins, l Aéroport de Sion, est présentement l objet d un dilemme crucial face à son avenir. Quid de son futur si, comme prévu, sa base militaire se retirera dans un laps de temps relativement court, partiellement ou totalement, et laissera son pendant civil seul devant son destin? CONFLIT PROGRAMMÉ D AVANCE Le site de Sion est l unique aérodrome mixte de Suisse. En 2013, le conseiller fédéral Ueli Maurer, chef du Département militaire, annonce la fermeture de la base militaire à la suite d un plan d économie de l armée suisse, les emplois existants devant être déplacés à Payerne et Meiringen. Le couperet devrait tomber en 2020 et le repli débuter en 2017 ; des délais qui paraissent très courts. Cette décision du conseiller fédéral fait vivement réagir plusieurs politiciens valaisans, craignant que l Aéroport de Sion soit sans avenir sans la présence active de l armée. De nombreuses questions doivent dès lors trouver réponses, notamment le sort réservé aux m 2 de terrains, soit environ les deux tiers de l aéroport, dont la Confédération est propriétaire. L entretien des installations doit aussi être réglé, un contrat ayant été conclu entre la ville de Sion et l armée, cette dernière s engageant à entretenir les infrastructures jusqu en Le contrôle aérien et l entretien de la piste sont également financés par l armée. Quid, alors, du sort futur réservé à ces accords? De son côté, la ville de Sion a fait de la qualité de vie de ses habitants une priorité ; de plus, elle a largement contribué à une ambitieuse politique Enclavé, le Valais doit s ouvrir sur le monde extérieur en développant son réseau de connexions aériennes photo : François Perraudin

8 8 C EST DANS L AIR DÉCRYPTAGE photo : François Perraudin L Aéroport de Sion, un formidable détonateur pour booster l économie du Valais se débarrasser d un objet devenu encombrant à cause d un financement déficient? QUEL AVENIR POUR L AÉROPORT CIVIL? La ville de Sion et le canton du Valais ont conjointement mandaté l EPFL pour établir une étude prospective, dans le but de livrer des éléments de comparaison sur les conséquences de l aérodrome en matière de nuisances, entre autres le bruit, et ses effets sur le territoire, à savoir les possibilités de bâtir, le prix des terrains et les retombées économiques directes, notamment en cas d abandon par l armée des activités militaires. de développement scientifique et économique avec la venue de l Ecole polytechnique fédérale (EPFL) et la création d un parc technologique dans ses murs, difficilement compatible avec la présence d avions bruyants tels que les F/A-18. On peut bien s imaginer les conflits susceptibles de naître obligatoirement entre ces diverses aspirations et le trafic aérien militaire. Il est tout aussi vrai que les conséquences négatives pour Sion et le canton se traduiront en pertes financières et économiques, en raison du retrait de l armée de la base aérienne, sans compter les pertes d emplois, de compétences et de places d apprentissage de grande qualité, soit environ 80 emplois plein temps et la formation de onze poly-mécaniciens par an, en moyenne. Les partis politiques valaisans ont été plutôt divisés dans leur réponse à donner sur la présence, ou non, des jets F/A-18, qui vacille entre le maintien de la base aérienne aux conditions actuelles et la prise en considération de la qualité de vie des habitants ; idem en ce qui concerne le souci des milieux touristiques de garantir un espace préservé pour la clientèle, sans oublier l incompatibilité du bruit de ces jets avec la nouvelle politique de développement de la capitale valaisanne et l arrivée en force de l EPFL, concrétisée actuellement par la création de son campus. Alors, échec regrettable par manque d anticipation des autorités politiques valaisannes face à une évolution prévisible, ou coup de poker de l armée, aujourd hui en délicatesse avec la majorité du peuple suisse, qui saisit l opportunité de Dans la perspective du départ de l armée, la question demeure de savoir ce qui disparaîtra, ou demeurera en place, en matière d installations, de terrains et de personnel. L aérodrome gardera-t-il une vocation de piste de dégagement en cas de besoin, par exemple lors de brouillard tenace sur le reste du pays, ou sa suppression sera-t-elle irrémédiable et complète? Questions non encore résolues à ce jour. En cas d absence d activité militaire, l appréciation foncière de l EPFL conclut à une plus-value estimée entre 250 et 350 millions de francs. Si le budget d exploitation de la base aérienne devait être assumé par le civil, cela représenterait une perte annuelle chiffrée entre 5,5 et 7 millions de francs, tandis que le budget annuel d investissement avoisinerait un million de francs supplémentaire. Ces données semblent nettement surestimées par rapport à une gestion plus flexible et mieux adaptée aux nécessités d un aéroport civil. De toute évidence, ces coûts ne pourraient pas être couverts par l activité civile future, même dans les conditions de développement du trafic aérien les plus optimistes. Ce serait donc la ville de Sion et le canton du Valais qui devraient passer à la caisse pour combler ce déficit... Il faut cependant relativiser ces prévisions, selon les perspectives positives que pourrait générer une action déterminée en faveur d un développement futur de l activité civile de l aéroport. Selon Jean-Pierre Jobin, l ancien directeur de l Aéroport international de Genève, donc un expert avisé en la matière, «l aéroport civil doit

9 DÉCRYPTAGE C EST DANS L AIR 9 photo : François Perraudin Adieu l armée! être maintenu à Sion comme un instrument de développement régional, en considération de l infrastructure existante». Mais un changement de forme juridique de l aéroport, propriété de la ville de Sion, est souhaitable, car ce n est pas le but d une collectivité publique de l exploiter. De toute façon, sans la présence de l armée, l aéroport civil ne serait pas rentable. Ce qui importe, ce n est pas tant la rentabilité directe que les retombées indirectes en faveur de l ensemble de l économie cantonale. En revanche, Sion doit se profiler avant tout comme un centre de formation et de perfectionnement aéronautique, la demande étant très forte en Suisse romande, ainsi que comme un centre de maintenance pour les avions et les hélicoptères. Tout en conservant ses activités actuelles telles que le travail aérien de sauvetage, ou le trafic d affaires. MISE EN PERSPECTIVE DES FORCES ET FAIBLESSES Tout d abord les points forts principaux de l Aéroport civil de Sion : l infrastructure aéroportuaire s avère performante, sous réserve bien entendu des accords à trouver avec la base aérienne, dans l optique de la cession complète, ou partielle, de l activité militaire ; ensuite, les caractéristiques climatiques sont favorables en ce qui concerne aussi bien les intempéries que le vent et pratiquement l absence de brouillard ; en plus, le Valais représente un fort attrait touristique et un important potentiel de croissance avec une clientèle à haut pouvoir d achat ; enfin, il existe une forte demande pour le stationnement permanent d avions privés et la possibilité de satisfaire la demande, en relativement peu de temps. En revanche, un certain nombre de faiblesses ne peuvent pas être passées sous silence ; elles devront d ailleurs être résolues, afin de pouvoir confirmer la pertinence d un avenir possible pour l aéroport civil. Ainsi, la procédure d approche est contraignante, limitant pour l instant le nombre de types d avions dans l attente du système de guidage GPS ; pour sa part, l offre de maintenance pour l aviation générale, et en particulier pour l aviation d affaires, devrait être développée ; enfin, Sion manque de notoriété internationale, en comparaison avec d autres aéroports tels que ceux de Genève ou de Berne, et son aire d attraction demeure également insuffisante en vue des connexions de ligne outgoing. Voyons maintenant quel pourrait être le potentiel de croissance de l aéroport civil, dans la mesure où une stratégie volontariste se mettait en place. On peut considérer une progression de l aviation d affaires par la mise en application d un programme de marketing et de communication ciblé et beaucoup plus ambitieux ; il s agirait aussi de faire de Sion une base pour des aéronefs ne trouvant pas de hangarage permanent à l Aéroport de Genève, ainsi que de développer un centre de maintenance pour avions, hélicoptères et même drones, en complément de ces mêmes services de hangarage ; un très important investissement privé vient d ailleurs d être réalisé par la construction de dix hangars pour répondre à cette demande en pleine croissance. La place de Sion dispose encore d un réservoir de techniciens hautement qualifiés, qui pourraient être recrutés Développer l offre de maintenance pour l aviation générale et en particulier pour l aviation d affaires photo : Céline Ribordy

10 10 C EST DANS L AIR DÉCRYPTAGE pour un centre de maintenance civil. De plus, l Aéroport de Genève, en raison de sa croissance continue, offre des chances de coopération pour celui de Sion. Enfin, le potentiel de synergies existant et à développer entre tous les milieux économiques et touristiques valaisans représente un atout essentiel, afin de promouvoir l image de tout le canton. A titre d exemple, InterSky, compagnie aérienne autrichienne, assurera une liaison hebdomadaire entre Sion et Palma de Majorque à partir de mai 2015, en collaboration avec le voyagiste Buchard Voyages de Leytron. UNE ÈRE DAVANTAGE PROFESSIONNELLE, CONDITION DE LA RÉUSSITE L impulsion nécessaire au lancement de l Aéroport civil de Sion passe indubitablement par un nouveau concept de gouvernance et un modèle de gestion plus conformes aux exigences d ambition d un programme d activités étoffé et diversifié, tout en étant réaliste. Les responsables actuels doivent être conscients de la nécessité d adapter l offre en compétences et infrastructures à une demande en continuelle évolution, ce qui suppose maîtrise des coûts dans un secteur hyper-compétitif et accent prioritaire sur un marketing ciblé et percutant. La conclusion logique devrait se traduire par la création d une société anonyme de droit public avec large participation de partenaires et d investisseurs privés aux côtés de représentants de la ville de Sion et du canton, ainsi que par la constitution d un staff de direction éprouvé répondant aux critères susmentionnés. La réussite d un tel projet ne peut se concevoir qu à l échelle de tout un canton, tous secteurs confondus. L esprit de clocher entre les différentes régions et milieux touristiques, entre plaine et montagne, doit faire place à un esprit rassembleur en vue d un objectif commun, celui de constituer une entité forte et clairement perçue comme telle sur le plan international. Il s agit d une politique volontariste axée sur l exigence de professionnalisme et de performance. A ces conditions seulement, la présente période de turbulences de l Aéroport de Sion pourra se traduire en une chance à saisir à bras le corps. L Aéroport de Sion pourrait se spécialiser dans la formation de mécaniciens en aéronautique Sion dispose d un certain nombre d atouts qui pourraient la propulser comme ville de sports d hiver de renommée, à l image d Innsbruck en Autriche, pour autant que la réalisation imaginée de relier par câble la ville au domaine skiable des 4 Vallées, l un des plus grands et des plus prestigieux d Europe, puisse se concrétiser un jour. Pour ce faire, il faudrait bien sûr que les partenaires concernés parviennent à regarder un peu plus loin que le bout de leur lorgnette, alors que le véritable terrain de jeu se situe à un tout autre niveau. Si un tel projet d envergure pouvait devenir réalité, il constituerait un formidable détonateur capable de booster l ensemble de la région et favoriser le développement de l aéroport civil. Il s ajouterait avantageusement à l impact attendu de la création actuelle du campus appelé à promouvoir l innovation et la création d entreprises de nouvelle génération, actuellement déjà en pleine croissance. Un centre de congrès dans la capitale permettant l organisation de manifestations culturelles et scientifiques, ainsi que la réalisation de complexes hôteliers d un certains standing, seraient de nature à crédibiliser encore davantage l initiative aéroportuaire civil. Ce serait une excellente manière de mettre l eau à la bouche d investisseurs privés. Cette complémentarité de projets ne manquerait pas de générer un effet d entraînement multiplicateur. photo : François Perraudin

11 DÉCRYPTAGE ENTRE QUATRE YEUX 11 RÉFORME DES INSTITUTIONS LES VIEILLES LUNES NE VEULENT PAS MOURIR Par François Dayer, ancien Rédacteur en chef du Nouvelliste, François Dayer Fin de session en fanfare. Les minorités, nouvellement majoritaires au Parlement, ont montré leurs abdos. Premier round gagné pour la proportionnelle au Conseil d Etat. L antique revendication avait pourtant pris des rides : elle se légitimait sur l arrogance des années glorieuses du PDC, elle a perdu son mordant avec une majorité sur le déclin. Mais basta, il faut bien que l on fasse l inauguration de la nouvelle donne politique. Le match est bien engagé, il se terminera en mars devant le peuple. Car là n est pas l essentiel. Avec la réforme des institutions, on se réjouissait à la perspective d un vrai banquet républicain, avec force envolées sur le redécoupage territorial annoncé. On allait voir surgir des brumes du Rhône le visage futuriste du Valais du XXI e siècle. On eut droit, comme d habitude, à une grosse popote électorale, dont ce canton a le secret. LE RÉVEIL DES VIEILLES LUNES Treize étoiles sur un drapeau! N y touchez pas, les treize districts seraient la prunelle des yeux de l unité cantonale. En mal de réforme constitutionnelle, les députés au Grand Conseil valaisan ne sont pas prêts à en finir avec un découpage territorial obsolète, qui ne correspond plus à la réalité sociale, culturelle et économique d aujourd hui. Par respect pour l histoire, qu ils disent. Conserver les districts tels que dessinés au XIX e siècle, même à l intérieur d arrondissements électoraux, c est se refuser à mettre le doigt là où ça fait mal. Le régionalisme, péché mortel et paralysant de notre fonctionnement politique. Pourtant, le mouvement était donné. Et pour une fois, pas dans les couplets conquérants des revendications minoritaires. Mais venant des travées du pouvoir : Maurice Tornay lui-même, symbole vivant d une majorité PDC qui s accroche, avait, courageusement, ouvert les feux. Porter une réflexion sans préjugés, proposer des réformes de fond, sans tabous, sur le fonctionnement des institutions. Présidé par le socialiste Thomas Burgener, un groupe interpartis aboutissait alors, dans des délais record, à ce qu aurait fait une Constituante, un redécoupage territorial et civique à l image du Valais du XXI e siècle. Rien de révolutionnaire : six arrondissements électoraux correspondant à des bassins versants socio-économiques, avec une possibilité de préserver la représentation périphérique. Beaucoup, à la marge du champ politicien et dans les milieux de l économie, auraient préféré qu on aille tout droit vers le pays réel, un découpage en trois régions cadrant bien suffisamment la réalité politique, économique et sociale du Valais contemporain. Mais, à trop charger le bateau le risque était là d accumuler les antagonismes. Encore, c était compter sans le réveil des vieilles lunes! RENOUER LE DIALOGUE Car hélas, au terme d une consultation mammouth, ce qui reste du projet R21 confine à la peau de chagrin. Un redécoupage institutionnel est l occasion d ouvrir un vrai débat de société. Un pays redessiné doit être autre chose qu une addition d intérêts locaux, il doit donner à ses citoyens les clés d un «vivre ensemble», où centres et périphéries conjuguent la même lecture, où

12 12 ENTRE QUATRE YEUX DÉCRYPTAGE Avec la réforme des institutions, on se réjouissait à la perspective d un vrai banquet républicain. Que nenni! plaine et montagne renouent un dialogue perdu, retrouvant leur vocation propre, dans un échange dynamique. La chance du Valais est sa diversité. Celle-ci doit enrichir, rassembler au lieu de séparer. Le rôle d une réforme institutionnelle est là, de faire que les structures correspondent aux réalités de la vie quotidienne. Bien engagé, un tel débat ouvrait des horizons prometteurs. Mais voilà, passée l échauffourée sur le système d élection, le grand débat de la régionalisation se concluait avant d avoir débuté, sur un nouveau constat de césure, entre le Haut-Valais et le Valais romand. OCCASION RATÉE! Même chapeautés par des arrondissements, les treize districts vont rester en place, mais sans aucune substance. Sans préfet, sans conseil, sans moyens, les districts deviendront des coquilles vides. Et on laissera aux communes le soin de se constituer, à bien plaire, dans cette échelle intermédiaire que devrait être la région. Sans obligation, selon le principe réaffirmé, plus fort encore qu hier, de la priorité du pouvoir communal sur toute autre notion territoriale. Quelle formidable occasion ratée! Le pays réel n est pas qu électoral. Il se définit comme l espace d interaction dans lequel les gens vivent, travaillent, s activent et se rencontrent réellement. C est l espace de la région, notion indispensable à un aménagement du territoire dynamique, où les activités se répartissent au lieu de s éparpiller. Le moment était unique, à travers le découpage institutionnel, de faire échec à l esprit de clocher. MAIGRE CONSOLATION La preuve est faite une fois de plus, mais était-ce vraiment nécessaire? A moins d y être contrainte, une institution ne se remet pas spontanément en question. Maigre consolation, on va revoir le système d élection pour satisfaire une élémentaire démocratie. Mais cela ne devra rien, ou bien peu, à la classe politique. C est le Tribunal fédéral, encore lui, qui mène le jeu Et le Valais va continuer de contempler ses étoiles, sous les vieilles lunes des princes-évêques et des dizains du Moyen Age.

13 DÉCRYPTAGE BAROMÈTRE MARCHÉ IMMOBILIER VALAISAN QUAND L HÉTÉROGÉNÉITÉ ASSURE L ÉQUILIBRE MALGRÉ DE SÉVÈRES CONTRAINTES D ORDRE RÉGLEMENTAIRE, LE MARCHÉ IMMOBILIER VALAISAN SE PORTE (ENCORE) ASSEZ BIEN, EN OUTRE GRÂCE AUX ATOUTS DU CANTON. LE CHABLAIS SE DISTINGUE. Par Didier Planche, 13 L hétérogénéité caractérise le marché immobilier du canton, puisque le Haut et le Bas-Valais fonctionnent à des rythmes différents. De même, si la plaine connaît un secteur de la construction particulièrement dynamique, les stations, pour leur part, enregistrent des signes de surchauffe dans les prix pratiqués. Une stabilisation des prix dans le résidentiel, déjà observée depuis 2012 pour les PPE, devrait s affirmer cette année. Cependant, une légère baisse ne peut être exclue au cours des douze prochains mois, l offre augmentant dans un contexte de régulation de la demande. A plus long terme, le degré de dureté de l application des nouvelles réglementations déterminera l évolution du marché valaisan, de manière significative. Tels sont quelques-uns des enseignements de la récente étude du cabinet de conseils zurichois Wüest & Partner, réalisée à la demande de la Banque Cantonale du Valais (BCVs) et de la Chambre Immobilière du Valais. Selon Jean-Yves Pannatier, Directeur et Responsable du département Retail, ainsi que du Marketing & Communication à la BCVs, les atouts du canton lui permettent de tirer son épingle du jeu dans un contexte immobilier pour le moins préoccupant, à cause de conditions-cadre entravant sérieusement le secteur. «L hétérogénéité du marché, entre la villa, la PPE, le locatif, les bureaux et les résidences secondaires, constitue tout d abord un atout au sens qu elle diminue sa dépendance à une seule catégorie immobilière. Cette hétérogénéité devrait aussi permettre d atténuer quelque peu les effets des conditions-cadre actuelles, en faisant référence en particulier à la lex Weber, à la LAT, au résultat de la votation du 9 février dernier «contre l immigration de masse» et aux nouvelles restrictions en matière de prêts hypothécaires. Ensuite, comme le Valais est devenu «la Californie de la Suisse» avec des projets d innovation et des start-up à foison, le développement d un parc technologique de haut niveau et la création par l EPFL de onze nouvelles chaires d enseignement, ce dynamisme renforce et renforcera davantage son Jean-Yves Pannatier, Directeur, Responsable du département Retail et du Marketing & Communication à la Banque Cantonale du Valais «Des taux hypothécaires historiquement bas!» attractivité. Enfin, les réglementations stimulent la créativité. De nouvelles formes d exploitations touristiques, d hôtels et de résidences devraient ainsi voir le jour ces prochaines années dans les stations, avec certainement de nouvelles perspectives pour le marché de la construction, tout en préservant un paysage qui fait la force de l ensemble du canton». DURCISSEMENT DES CONDITIONS D OCTROI DES PRÊTS HYPOTHÉCAIRES L activité de construction dans le secteur de la villa reste malgré tout plutôt forte dans le canton. Entre 2003 et 2012, seize habitations neuves ont été construites en moyenne par année pour mille maisons existantes, contre douze pour la Suisse. Cette croissance du parc a toutefois tendance à ralentir et sera encore freinée à plus long terme

14 14 BAROMÈTRE DÉCRYPTAGE par la révision de la LAT, qui imposera au canton une réduction de ses zones à bâtir excentrées et une densification plus propice au locatif et à la PPE. A son sujet, celle de qualité et d une surface habitable nette de 110 m 2 est relativement abordable en Valais, car avec un prix de francs, elle est 25 % moins chère que la PPE vaudoise (12 % pour la Suisse). La construction, plus importante dans le Bas-Valais et le Valais central qu au niveau national, a été un régulateur des prix, malgré la forte poussée démographique de ces dernières années. Depuis deux ans toutefois, le taux de l offre s élève à près de 7 %, soit nettement plus qu en moyenne helvétique. Comme les conditions favorables de crédits hypothécaires permettent encore une bonne absorption des appartements par la demande, les taux de vacants restent raisonnables dans la plupart des régions. Toutefois, un nouveau resserrement des conditions d octroi de crédits pourrait avoir un impact sensible sur les nombreuses promotions en cours. Les nouvelles exigences d autorégulation des banques, entrées en vigueur ce 1 er septembre, concernent justement l amortissement linéaire de l hypothèque de 2 e rang et le durcissement des conditions d octroi des prêts hypothécaires, limitant en particulier le recours aux avoirs de la LPP et du 2 e pilier. «En introduisant ces nouvelles normes d autorégulation, l Association suisse des banquiers a permis au Conseil fédéral de ne pas prendre pour le moment de mesures supplémentaires visant à modérer la demande hypothécaire, lesquelles auraient peut-être eu un caractère restrictif plus élevé. Dans un contexte de taux historiquement bas, ces normes d autorégulation ont également le mérite d assurer une meilleure protection des emprunteurs, en cas de variations des prix du bâti et des taux. Par ailleurs et dans une perspective à long terme, il est également recommandé en période de taux bas d augmenter l amortissement de son prêt. Ces nouvelles mesures ont un impact modéré sur la clientèle de la BCVs, l amortissement annuel minimal ayant été revu légèrement à la hausse pour répondre à l exigence des quinze ans d amortissement du 2 e rang», explique Jean-Yves Pannatier. Et le directeur d ajouter que «s agissant de la limitation de l avoir du 2 e pilier pour la constitution des fonds propres, cette mesure prudentielle s inscrit également dans une perspective à long terme, afin d assurer la conservation des avoirs pour la retraite. Il s agit, là encore, d une volonté de renforcer la protection de l emprunteur, face aux aléas notamment conjoncturels. Cela étant, les conditions d emprunt demeurent toujours favorables avec notamment des taux hypothécaires historiquement bas». DISPONIBILITÉ DANS LA PPE Si la croissance économique du Chablais valaisan se démarque du reste du canton par sa vigueur, son secteur immobilier suit le même trend. «Depuis la hausse vigoureuse des prix de l immobilier de la Riviera vaudoise, le Chablais, qu il soit vaudois ou valaisan, est devenu en quelque six années un refuge pour les jeunes couples et les familles notamment, n ayant pas les moyens d accéder à Taux de l offre immobilière et activités de construction Suisse Valais Berne Vaud % 10% 8% 6% 4% 2% Taux de l offre immobilière (échelle de droite: annonces en % du stock) Demandes de permis (échelle de gauche: indice, base 100: 1 er trim. 2003)

15 DÉCRYPTAGE BAROMÈTRE 15 la propriété sur la Riviera. Considérant le Chablais valaisan avec une offre qui s y est étendue, les prix des villas neuves en particulier ont connu une augmentation substantielle, avec un mouvement haussier ayant sans nul doute été influencé par la flambée des prix de la Riviera. Il est cependant erroné d en conclure que la hausse a été provoquée par une exode massive de Vaudois, puisque le Chablais valaisan connaît intrinsèquement un brillant développement économique», analyse Alexandre Gauthier-Jaques, CEO de la Caisse d Epargne Riviera, un acteur bancaire vaudois spécialisé dans l hypothécaire, voisin du Chablais valaisan. Alexandre Gauthier-Jaques, CEO de la Caisse d Epargne Riviera «C est principalement la population vaudoise jeune, en couple ou en famille, qui est concernée par le déplacement de domicile vers le Chablais valaisan» En ce qui concerne l offre et la demande en matière d appartements en PPE dans cette région, il apparaît, aux yeux du CEO, que la disponibilité est réelle, si ce n est importante, mais que le marché de la PPE devrait absorber les nombreuses constructions en cours, étant sain et équilibré avec des prix raisonnables. Pour les villas neuves, la situation diffère. «Peu de projets de construction sortent de terre, car les zones constructibles se raréfient en plaine. Il faut monter sur le versant sud, en direction de Choëx, des Neyres, ou des Giettes, pour trouver des opportunités. En outre, les villas neuves restent en vente plus longtemps, probablement en raison de leurs prix jugés excessifs par le marché. Mais il est difficile de savoir précisément si la hausse de leurs prix dans le Chablais valaisan est entraînée par celle dans la Riviera vaudoise, ou si elle est la conséquence de la diminution des zones constructibles disponibles», relève Alexandre Gauthier-Jaques. LE CHABLAIS VALAISAN SÉDUIT Le déplacement des Vaudois vers le Chablais valaisan pour se loger à meilleur compte, voire pour acquérir une habitation, est souvent évoqué. Bien réel, il s explique en priorité par des prix de l immobilier plus attractifs. «C est principalement la population jeune, en couple ou en famille, qui est concernée par ce phénomène, car elle ne dispose ni des fonds propres ni des revenus en suffisance pour devenir propriétaire sur la Riviera. Les nouvelles contraintes imposées par le Conseil fédéral, restreignant l accès aux fonds du 2 e pilier, ont rendu la tâche encore plus impossible pour cette frange de la population. Accéder à la propriété dans le Chablais valaisan représente toutefois une réalité séduisante pour beaucoup de Vaudois, car cette région offre d excellentes infrastructures scolaires et sociales, ainsi qu un réseau commercial très étoffé, soit autant de qualités qui jouent un rôle indéniable dans la prise de décision d établir son domicile. De surcroît, les prix demeurent inférieurs à ceux en vigueur dans la région Villeneuve-Aigle. Dès lors, l opportunité d acheter un bien dans le Chablais valaisan offre un confort supérieur, en termes de surface habitable pour un prix d achat équivalent», commente le CEO de la Caisse d Epargne Riviera. À PROPOS DE LA CAISSE D ÉPARGNE RIVIERA La particularité de la Caisse d Epargne Riviera, implantée à Vevey et Montreux, est d être active quasi exclusivement dans une région, la Riviera vaudoise, depuis 200 ans. De par son ancrage et son positionnement, cette banque représente un observateur historique de l économie d un bassin peuplé de habitants, et, par extension, de l évolution in situ de son marché immobilier. Si elle n est pas l un des acteurs principaux du crédit immobilier dans le Chablais valaisan, la Caisse d Epargne Riviera accompagne, en revanche, sa clientèle hors de ses terres lorsqu il s agit de financer l acquisition d un logement, fonctionnant comme un établissement de tradition familiale et de vocation de proximité. A la fin 2013, la plus ancienne banque universelle de Romandie (seize collaborateurs) a réalisé un bénéfice brut record de 4,5 millions de francs (+27,6 % sur un an) et un total de bilan de 475,4 millions (72,4 % de prêts hypothécaires).

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17 DÉCRYPTAGE DU CÔTÉ DU SECTEUR BANCAIRE 17 BANQUE CANTONALE DU VALAIS PERTINENCE DES CHOIX STRATÉGIQUES ET OPÉRATIONNELS LA BCVS SEMBLE BIEN S ACHEMINER VERS UN NOUVEL EXERCICE RECORD, CETTE ANNÉE. SES FONDS PROPRES SE TROUVENT ENCORE RENFORCÉS, AFIN DE TOUJOURS MIEUX SOUTENIR LE DÉVELOPPEMENT DES AFFAIRES. LA DIRECTION GÉNÉRALE EST DÉSORMAIS AU COMPLET. Par Didier Planche, Les résultats semestriels 2014 de la BCVs s avèrent réjouissants, de même que les perspectives de l ensemble de l exercice en cours. Celui-ci avoisinerait les résultats de 2013, avec notamment un bénéfice brut maintenu et un résultat opérationnel vraisemblablement en hausse. Selon Pascal Perruchoud, président de la direction générale, «la BCVs se trouve en phase de haute consolidation, en termes de revenus et de résultats, assortie d une croissance qualitative empreinte d une gestion prudentielle des crédits, considérés comme des actifs de qualité. Au niveau des positions, il convient entre autres de relever la progression de l activité de banque de détail, mais en revanche, un fléchissement des prêts aux PME, car certains d entre eux arrivant à échéance n ont pas été renouvelés, leurs dirigeants souhaitant diminuer l endettement de leur entreprise». Pascal Perruchoud, Président de la direction générale de la BCVs : «La BCVs se trouve en phase de haute consolidation» RENFORCEMENT DES FONDS PROPRES Les performances réalisées durant ce premier semestre permettent à la BCVs d attribuer 25 millions de francs aux réserves pour risques bancaires généraux. Cette attribution, qui satisfait aux exigences supplémentaires de fonds propres de la banque, s inscrit dans la volonté de poursuivre leur renforcement. Il s agit en effet de l un des objectifs stratégiques principaux de la BCVs, qui s avère nécessaire pour soutenir le développement des affaires et satisfaire aux exigences spécifiques telles que Bâle III et volant anticyclique, notamment. Ces dernières dispositions ne constituent pas pour autant un frein à la marche des affaires de l établissement. Au contraire. Grâce à sa politique constante de renforcement de son assise financière, la BCVs est suffisamment dotée en fonds propres pour faire face à ces nouvelles exigences, sans devoir instaurer de contraintes particulières dans sa politique commerciale. UN SOUTIEN INDÉFECTIBLE AUX PME En matière de politique commerciale à l égard des PME, surtout actives dans la construction et activités liées, qui connaissent déjà, ou connaîtront vraisemblablement des difficultés d ici la fin de l année et en 2015, en raison des répercussions surtout de la lex Weber, la BCVs poursuit sa vocation de soutien au tissu économique. «La banque reste bien évidemment le partenaire des PME ; elle les assure d un accompagnement et d un suivi particulier et soutenu, conformément à son modèle d affaires», précise le président. Si l activité de la construction reste encore assez soutenue en plaine, certains premiers signes laissent cependant supposer une diminution, à terme, dans un contexte démographique qui pourrait évoluer à la baisse suite à la votation du 9 février sur le contingentement des étrangers risquant d engendrer une diminution de la demande de logements. «Globalement, le secteur de la construction enregistrera un fléchissement de son volume d affaires, qui le conduira à se redimensionner, à se restructurer», analyse Pascal Perruchoud, relevant que la riche diversité

18 VOTRE SÉCURITÉ, NOTRE PRIORITÉ! NOUVELLE ADRESSE RTE DES JARDINS 16 UVRIER Hess & Martin Sécurité offre à sa clientèle un choix de produits de sécurité modernes, sûrs et personnalisables tels que : portes blindées (fi nitions et couleurs à choix), coffres-forts, armoires de sécurité, installations bancaires, dans le but de ne laisser plus aucune chance aux cambrioleurs. L entreprise propose également des solutions effi caces afi n de protéger vos biens les plus chers et vos données importantes contre les incendies. HENRY HESS BIO EXPRESS Né en 1961, originaire et bourgeois de la ville de Sion, une tradition familiale Marié à Marielle, deux enfants CFC de serrurier et de soudeur, formation en dessin technique, ainsi que diverses formations auprès de la société Fichet à Paris (leader depuis 1825 des produits de haute sécurité, désormais membre du groupe suédois Assa Abloy) Pratique le vélo, le ski-alpinisme, le curling, aime les balades en montagne en famille, épicurien, amateur de vin rouge Porte «Belle et sûre» Forte d une expérience de plus de 50 ans dans la conception de plans de fermeture, Hess & Martin Sécurité est à la pointe des dernières technologies en matière de cylindres mécatroniques et mécaniques. Henry Hess, Directeur, nous fait découvrir le monde de la sécurité. Système mécatronique Coffre-fort de type Arena Cylindre mécanique Coffre-fort de plancher Coffre-fort à emmurer

19 DÉCRYPTAGE DU CÔTÉ DU SECTEUR BANCAIRE 19 du tissu économique du canton assure toutefois son équilibre, en termes de croissance. RÉPARTITION DES FONCTIONS DIRIGEANTES La direction générale de la BCVs est désormais au complet, depuis qu Oliver Schnyder a pris ses fonctions à la tête de la division Marché, au début août dernier, tandis que Nicolas Debons dirige la division Private Banking, Christian Donzé la division Finances & Crédits et Daniel Rossi, la division Services. Pour sa part, le président de la direction générale, Pascal Perruchoud, conserve dans son état-major les activités centrales de communication, de legal & compliance et de ressources humaines. Le service valorisation (entité centralisée traitant les dossiers crédits en difficulté) et la gestion des risques lui sont aussi dévolus. UN NOUVEL INDICE POUR LES BANQUES CANTONALES Sous l égide de la Banque Cantonale de Genève, treize banques cantonales cotées en bourse, dont la BCVs, participent à un nouvel indice destiné en priorité aux clients «retail». Cet instrument de placement (Certificat tracker) offre la possibilité aux investisseurs de profiter du potentiel d appréciation des cours des banques cantonales, ainsi que d une distribution de dividendes au niveau historiquement supérieur à celui de la moyenne du marché suisse. Son caractère innovant réside dans sa gestion active suivant la règle selon laquelle le poids de chaque titre est proportionnel au ratio entre le bénéfice économique et les fonds propres de la banque. Comme les banques cantonales ont vu leur bilan consolidé passer de 322 à 510 milliards de francs, de 2002 à 2013, les investisseurs ont pu profiter de cette évolution francs investis, au début 2002, dans le panier des banques cantonales cotées valaient ainsi francs à la fin juin 2014, une performance bien supérieure à celle du marché suisse des actions. Pendant cette même période, le rendement des dividendes a été attractif (4,8 % en moyenne par an). LA BCVS EN QUELQUES CHIFFRES AU 30 JUIN 2014 Total du bilan : CHF 12,5 milliards Avances à la clientèle : CHF 10,4 milliards Fonds de la clientèle : CHF 9,3 milliards Dépôts en gérance : CHF 7 milliards Revenu brut : CHF 116,4 millions (-1,4 %) 1 Bénéfice brut : CHF 69,7 millions (-1,3 %) 1 Résultat opérationnel : CHF 63,6 millions (+1,6 %) Bénéfice net : CHF 30,4 millions (+3,9 %) Ratio coûts/revenus avant amortissements : 40,1 % Effectif (à plein temps) : 517 Réseau (succursales + représentations) : 67 1 Léger fléchissement en raison d une contraction des marges d intérêts due à des taux très bas, et d une pression sur les opérations de commissions

20 20 L ACTUALITÉ DU HAUT-VALAIS ÉCONOMIQUE DÉCRYPTAGE VIÈGE, SITE HIGH-TECH INDUSTRIE DE POINTE DANS LE HAUT-VALAIS, LA LONZA AFFICHE UNE FORME RADIEUSE AVEC UN COURS DE L ACTION STABILISÉ AU-DESSUS DES 100 FRANCS. AU CONTRAIRE DE LA CONSTRUC TION ET DU TOURISME EN PLEINE DÉPRIME. Par Luzius Theler, Journaliste, Traduction et adaptation en français : Edgar Bloch La transformation du plus grand centre industriel de tout le Valais décidée au niveau du consortium, soit les ateliers de la Lonza à Viège regroupant plus de salariés, se poursuit avec détermination. Et avec succès, car à la suite de la publication des résultats semestriels, le groupe enregistre une hausse de son chiffre d affaires de 3 % ; sans les influences négatives des cours de change, sa croissance s élèverait même à 7 %. Quel contraste par rapport à l exercice 2013, où l effondrement du chiffre d affaires et un bénéfice net divisé par deux avaient été enregistrés ; des résultats à mettre en lien avec les frais inhérents aux coûts de restructuration et quelques fluctuations de valeur. Mais l eau a coulé sous les ponts ; le bénéfice net semestriel enregistré se monte à 162 millions de francs, autrement dit gagne quelque 28 %. Les analystes et investisseurs se sont montrés surpris du résultat ; le jour de leur publication, le titre Lonza a pourtant bondi de plus de 5 %. Ce ne fut pas un feu de paille, mais bien l effet d une valorisation à la hausse constante et durable ; entretemps, le cours a oscillé au-dessus des 100 francs. MÉDICAMENTS CONTRE LE CANCER Mais même en affinant l analyse, il y a lieu de se réjouir pour le Valais de ces chiffres du premier semestre. La pharma et les biotechnologies surfent sur le succès dans les comparatifs sectoriels, enregistrant une ascension de leur chiffre d affaires respectif autour de 11 % et une évolution de la marge de leur EBIT, passant de 2,8 à 14,8 %; des valeurs plus que respectables. Les derniers échos de l ère Borgas appartiennent au passé ; Lonza a achevé sa collaboration avec Teva, le fabricant israélien de génériques, rendant à nouveau possible l implantation de produits novateurs émanant Luzius Theler des grands fabricants de médicaments. A l instar, notamment, d un traitement anticancéreux du nom de Kacyla, confectionné à Viège ; Roche développe ce conjugué anticorps-médicament appelé à devenir un médicament de masse, avec un potentiel blockbuster. «Viège, site high-tech» a titré la Neue Zürcher Zeitung, réputée pour son sens de la mesure, dans sa rubrique économique. «Lonza va bénéficier d un avantage bien plus conséquent que ce qu elle aurait pu retirer en définitive avec Teva», a observé la NZZ, tout en faisant remarquer que Lonza entre en concurrence directe avec les fabricants de médicaments originaux. La nouvelle direction de Lonza, sous la férule de Richard Ridinger, a donc fait table rase du passé, en se débarrassant des vieilles scories. Toutefois, l ensemble du secteur industriel, si dépendant de ses exportations, affronte de nouveaux périls, puisque l économie est au point mort en Allemagne et dans l UE ; en outre, le développement monétaire reste toujours aussi préoccupant, en

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