Nom : Electriciens sans Frontières

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1 Page 1 sur 40 Nom : Electriciens sans Frontières Activité principale : Mettre nos compétences au service des projets de solidarité internationale, en utilisant l accès à l énergie et à l eau comme leviers de développement. Adresse : 9, avenue Percier Code postal : Ville : Paris Région :Ile-de-France Tél. : Télécopie : Site Internet : Nom de la personne chargée du projet et rédacteur de la note : Marc Gratton Fonction dans l organisme : Responsable de la Maîtrise des Risques Tél. Bureau : GSM : Nom et site du programme : Eclairage de camps de réfugiés à Leogane et Carrefour Nom du responsable local du programme : Marc Charret Fonctions dans l organisme : adhérent de l association, responsable de mission GSM : ( ) Date du rapport : 30/09/2011 Hervé Gouyet Président d Electriciens sans frontières

2 Page 2 sur 40 1 Contexte local : Synthèse générale Depuis le rapport d étape de mi-octobre, les conditions de réalisation du projet ont fluctué au gré des évènements politiques et sanitaires dont les impacts sur la population et sur les ONG ont été significatifs (les élections présidentielles avec les manifestations, les tensions dans la population, et les questions de sécurité ; l épidémie de choléra avec les restrictions sur la circulation des personnes ). Concernant les aspects administratifs et logistiques, la sortie, courant novembre, des 120 lampadaires bloqués en douane a constitué une étape importante pour l avancement de notre projet. Les perturbations du rythme d avancement du projet ont pu être limitées grâce à la bonne coordination avec les entreprises haïtiennes chargées de l implantation des lampadaires. La distribution des lampes portables s est également poursuivie avec le concours des comités de gestion des camps de réfugiés, d autres ONG, les pouvoirs publics haïtiens 2 Les autorités locales : Mairies : la collaboration s est poursuivie avec les trois mairies concernées. Cela a permis de suivre au plus près l évolution des camps (démantèlement, extension ) et son impact sur le déploiement ou le redéploiement des lampadaires. 3 Principales avancées et difficultés : Pour compléter la première tranche de 220 lampadaires photovoltaïques commandés avant l été 2010 et livrés entre septembre et novembre, une commande de 130 lampadaires supplémentaires a été passée en décembre. Pour cette dernière tranche du projet, un troisième fournisseur a été choisi. Il s agit de l entreprise AXXIUM, implantée en Haïti, dont la maison mère se trouve au Québec. AXXIUM intervient en Haïti depuis plusieurs années et y propose divers équipements photovoltaïques (lampadaires, feux de signalisation ). Cette entreprise a assuré elle-même, sous le contrôle d Electriciens sans frontières, la pose de ses lampadaires aux emplacements souhaités dans chacun des camps. A mi-avril, 350 lampadaires ont été posés. Environ 95 % des lampes portables ont été distribuées dans des camps ou à des équipes d intervention et de sécurisation des collectivités locales. Outre la nécessaire prudence imposée par l épidémie de choléra, les principales difficultés rencontrées ont été d ordre technique. Elles ont concerné la durée de fonctionnement de certains lampadaires. L entreprise SUNTECH ayant livré des lampadaires dont les panneaux se sont révélés insuffisants, la durée d éclairage s est trouvé réduite à quelques heures au bout de plusieurs jours d utilisation. Les panneaux incriminés ont été changés.

3 Page 3 sur 40 Un problème proche, quoique d impact plus limité, a également été détecté sur les lampadaires ALTERPRO au bout de plusieurs semaines d utilisation. Le problème a été résolu via l achat de boîtiers de régulation à la société SUNTECH qui les a installés dans le cadre des opérations de maintenance. De même, des cas de vandalisme et de vol de matériel ont été détectés (voir chapitre Evaluation) et ont donné lieu à la commande de dispositifs de sécurisation à la société AXXIUM, toujours dans le cadre des opérations de maintenance. 4 Auto-évaluation du projet : La mission d évaluation réalisée en août 2011 a permis de confirmer la satisfaction des bénéficiaires et des partenaires municipaux et de mesurer l impact de l implantation de lampadaires dans les camps en termes de sécurité, mais aussi de conditions de vie sociale et d activités économiques. Cela a conduit aussi à constater que, si leur distribution avait eu un effet positif immédiat en terme de sécurité et conditions d actions des comités de gestion de camps, ONG, autorités au service de la population, les lampes portables soulevaient plusieurs questions en termes de suivi (détournement d usage, disparition ) et de durabilité (pannes, pas de SAV organisé ). Ces difficultés ont touché d autres organismes et conduisent à s interroger sur la pertinence de la distribution de ce genre de matériel lorsque les relais locaux en termes de maintenance et suivi n existent pas. Enfin, plusieurs problèmes techniques et liés à la sécurisation des lampadaires implantés ont été mis à jour, conduisant à des recommandations à court-terme (nécessité de sécuriser le matériel existant) et à moyen / long-terme (spécification du matériel pour les projets futurs).

4 Page 4 sur 40 Bilan de l opération 1 Réalisation des activités 1. Rappels : L objectif principal du projet est d améliorer les conditions de vie dans les camps de réfugiés concernés. Les deux objectifs spécifiques associés sont l amélioration de la sécurité et l amélioration des conditions d éclairage. Les deux activités principales du projet sont l installation des lampadaires et la distribution des lampes portables. 2. Etapes concernant l activité d installation de lampadaires : Approvisionnement, pose : Approvisionnement : il avait été décidé de n approvisionner initialement que 220 lampadaires sur les 350 prévus par le projet afin de choisir les modalités d approvisionnement et de pose des 130 lampadaires restants en fonction du retour d expérience de la première tranche. Compte tenu des problèmes douaniers posés par l approvisionnement en direct de lampadaires en provenance de Chine, des délais de livraison des entreprises haïtiennes et des quelques problèmes techniques rencontrés sur les lampadaires de l une d entre elles, il a été décidé de se tourner vers un troisième fournisseur dont les lampadaires ont pu être observés sur le terrain en octobre 2010 par les équipes d Electriciens sans frontières : AXXIUM. La qualité de fonctionnement de ces équipements, leur disponibilité immédiate en Haïti et leur prix, comparable (pose comprise) à celui des lampadaires de la première tranche a convaincu Electriciens sans frontières de faire appel à cette entreprise implantée à Port au Prince, dont la maison mère se trouve au Canada. Une commande de 130 lampadaires posés lui a été passée. Pose : les deux entreprises haïtiennes en charge de la pose des 220 premiers lampadaires ont mené les chantiers sous la coordination d Electriciens sans frontières. Début février, l entreprise SUNTECH avait installé la totalité des lampadaires, soit 107 lampadaires. L entreprise ENERSA a également terminé ses chantiers début avril. L entreprise AXXIUM a démarré la pose de ses lampadaires début décembre, et a posé l intégralité de ses lampadaires. Dans quelques camps plus précaires, la pose a été suivie d un démontage quelques semaines plus tard, les mairies ayant eu l occasion grâce à d autres ONG de reloger les réfugiés dans des habitation en dur. Les lampadaires ont donc été déplacés pour être installés dans ces nouvelles zones d habitation semi-pérennes. Résultats : Pose de 350 lampadaires dans environ 70 camps de réfugiés. Le détail des implantations de lampadaires est donné en Annexe 1

5 Page 5 sur Etapes concernant les lampes portables Distribution des lampes portables : La distribution de lampes s est poursuivie à un rythme soutenu. Les lampes ont été distribuées soit directement à des comités de gestion de camp, soit à des ONG en charge de la gestion de certains camps, soit aux autorités locales ou à certaines structures lorsqu elles mènent une mission spécifique de soutien à la population des réfugiés (cellule de crise choléra, maternité ) Résultats : distribution d environ lampes portables dans de bonnes conditions de transparence et de sécurité. Certificats de don transmis systématiquement par l équipe Haïti à Paris. La liste des camps, ONG, structures destinataires de lampes portables est jointe en Annexe 2. 2 Echéances : 1. Planning : Contraintes logistiques et administratives depuis le démarrage du projet : Depuis le problème de dédouanement entre septembre et novembre, le projet n a plus connu de difficulté administrative ou logistique majeure Autres contraintes externes : La tenue des élections a perturbé pendant quelques temps les déplacements des équipes de bénévoles, ainsi que l activité des entreprises haïtiennes. Les consignes de prudence délivrés en raison de l épidémie de choléra ont également restreint les déplacements Mise à jour du planning : Compte tenu de ce qui a déjà été réalisé et des éléments ci-dessus, le planning du projet est le suivant : Du 1 er août 2010 à fin 2015 Etapes Activités Du 1 er au 31 Août Calage de l organisation du travail sur place avec les entreprises locales, confirmation de la liste des camps, repérage détaillé de leur géographie, repérages pour l implantation des lampadaires et réalisation des travaux de terrassement. Réception et dédouanement des premières Du 23 août au 10 septembre 2 cargaisons de lampadaires et des lampes solaires 2010 portables. Poursuite des démarches de dédouanement de la Du 10 septembre à minovembre Supervision de l installation des lampadaires livrés deuxième cargaison de lampadaires. 3 et distribution des lampes portables. Mi-novembre début mai Poursuite de l installation des lampadaires,

6 Page 6 sur 40 Mai Juin ajustements des lieux d implantation avec les mairies, commande et installation des 130 lampadaires de la seconde tranche, gestion des aléas, contrôle inventaire, réception finale... Premières opérations de maintenance, remplacement des régulateurs Début Août Mi Août Mission d auto-évaluation du projet Septembre 2011 à Fin Maintenance des lampadaires installés, changement des batteries en , visites de suivi / évaluation en 2013 et Relations avec les bénéficiaires : Rappel : les bénéficiaires du projet sont les familles des camps de réfugiés, représentées par les comités de gestion des camps. 1. Adhésion au projet et implication L adhésion des réfugiés au projet ne s est jamais démentie. Elle a pu être constatée dans les relations avec les Comités de gestion des camps qui ont participé à l organisation des travaux de terrassement, ont signalé à Electriciens sans frontières les éventuels problèmes rencontrés (durée d éclairage de certains lampadaires, vol de quelques panneaux solaires ). Les réfugiés euxmêmes se sont impliqués dans les travaux de terrassement et de levage des lampadaires, dans tous les camps. De leur côté, les mairies sont toujours extrêmement motivées par ce projet. Leurs services ont continué de travailler avec Electriciens sans frontières pour mettre à jour la liste des camps ciblés, prévenir le démantèlement de certains camps et la relocalisation des réfugiés nécessitant le déplacement de certains lampadaires, etc. 2. Nombre de bénéficiaires à ce jour Les lampadaires ont été posés dans environ 70 implantations. Lors des visites d implantation avec les Comités de gestion, la population moyenne de ces camps a été estimée entre 2000 et 3000 personnes environ. On peut donc estimer qu il y a environ 150 à personnes bénéficiant des lampadaires du projet d Electriciens sans frontières aujourd hui en Haïti (ce qui représente un peu moins de familles). Concernant les lampes portables, les bénéficiaires directs sont les personnes qui pourront utiliser ces lampes dans le cadre de leur activité de surveillance, sécurisation, soutien aux populations Il y a donc aujourd hui bénéficiaires directs de la distribution des lampes portables. Les bénéficiaires indirects sont les réfugiés qui pourront bénéficier de ces interventions de sécurisation et de soutien nocturne. Dans ce cas, le nombre de camps dans lesquels des lampes ont été distribuées étant de 146, on arrivé à un total d environ bénéficiaires indirects de la distribution de lampes portables.

7 Page 7 sur Retours obtenus : Outre les témoignages directs et verbaux recueillis sur place auprès des réfugiés, l impact du projet a été salué par les autorités locales comme nationales. Dernier exemple en date, au cours du Colloque sur la reconstruction d Haïti organisé par le Ministère de l Intérieur haïtien le 11 février, l hommage rendu à Electriciens sans frontières identifié comme un acteur clef dans le domaine de l énergie solaire au service de la reconstruction en Cet hommage a été rendu par M Sainatus, représentant du Ministère de l intérieur haïtien, auquel s est joint le Maire de Leogâne. Le représentant d Electriciens sans frontières a ensuite été invité à s exprimer devant l ensemble des maires présents et représentants d entreprises. Au delà de la satisfaction d une reconnaissance locale de l efficacité et de l impact du projet mené, ce type d échange permet de nouer de nouveaux contacts et de mesurer l étendue des besoins existants en terme d éclairage, au delà des camps de réfugiés et au delà du périmètre des trois communes concernées par notre projet. 4 Etats des partenariats réalisés / prévus : Médecins sans Frontières : depuis le dédouanement du matériel, MSF n a plus été sollicitée pour l avancement de ce projet. Mairies des communes concernées : dans la ligne des protocoles élaborés avec les mairies, celles-ci ont continué de soutenir le projet et de s y investir à tous les niveaux (des services techniques jusqu aux maires). La propriété des lampadaires a été systématiquement transféré aux mairies via la signature de PV de remise par un représentant d Electriciens dans frontières et un représentant de la mairie lors de leur installation. 5 Difficultés : 1. Sécurité : Les élections ont eu pour conséquence le déclenchement de mouvements de protestation et de revendication. Dans ce contexte, les consignes de sécurité ont été renforcées, interrompant l avancement du projet pendant plusieurs jours. Les équipes d Electriciens sans frontières sont restées bloquées dans leur camp de base, ainsi que les entreprises intervenant pour le projet. 2. Situation sanitaire : L épidémie de choléra a eu pour conséquence de restreindre également les déplacements, au moins le temps que le contrôle de la situation s améliore. Les équipes d Electriciens sans frontières ont suivi les consignes en vigueur sur place, relayées notamment par l Ambassade de France. Ces restrictions ont eu pour effet de ralentir un peu le planning. 3. Ajustements techniques : Les lampadaires montés et posés par l entreprise SUNTECH se sont avérés légèrement sousdimensionnés en terme de panneaux solaires compte tenu de l ensoleillement réel et de la poussière ambiante qui diminue l efficacité des installations. En quelques semaines, une

8 Page 8 sur 40 diminution de la durée d éclairage a été notée par l équipe d Electriciens sans frontières grâce aux points réguliers qui sont faits avec les services techniques des mairies, impliquant les comités de gestion de camps. Il a été convenu avec l entreprise SUNTECH de remplacer les panneaux sur la trentaine de lampadaires qu elle avait fournis. Cette intervention a ralenti le planning du projet mais a permis de corriger le problème. Un problème d ajustement entre la durée d éclairage programmée et la capacité des panneaux solaires des lampadaires ALTERPRO a également été détecté, le problème est en cours de résolution avec l installation de régulateurs achetés à l entreprise SUNTECH. Il s agit d assurer un bon niveau de recharge des batteries. 6 Ajustements réalisés et envisagés : Planning : les derniers ajustements de planning tiennent compte des aléas qui ont perturbé le déroulement du projet. Cela a conduit à décaler de quelques semaines la date de fin de la pose de l intégralité des lampadaires. Camps ciblés : la liste des camps proposés et priorisés par les mairies a évolué depuis le démarrage du projet. Par ailleurs, comme indiqué précédemment, plusieurs camps ont été démantelés, les réfugiés ayant été relocalisés grâce à des projets de construction d habitations semi-pérennes menés par d autres ONG. La liste des modifications de camps intervenues en cours de projet est donnée en Annexe 3. 7 Evaluation du projet : Comme prévu dans le projet, une mission d auto-évaluation a été organisée en août. Cette mission avait pour objectif de mesurer l état de fonctionnement du matériel installé, les problèmes rencontrés, et d évaluer l impact du projet. La mission avait également pour but de dresser la liste des enseignements à tirer de ce projet, et de faire des propositions, à la fois pour ce projet et pour les éventuels projets à venir. Les principales conclusions de ce rapport font l objet de ce chapitre. Les détails et données sur lesquels elles s appuient se trouvent en annexe. La mission d évaluation a été menée du 2 au 18 août 2011 par deux membres d Electriciens sans frontières, avec l appui du responsable de mission en Haïti. Ses conclusions reposent sur les observations effectuées au cours de la mission et les informations collectées auprès des acteurs clé du projet dans les trois communes concernées. 1. Contexte et situation sur place en août 2011 : L état des camps est très disparate : quelques uns (assez rares) ont fait l objet d une réhabilitation (sols rehaussés et aménagés, tentes neuves et plus grandes ou shelters en dur), et sont aménagés autour de larges allées. D autres (les plus nombreux) ne disposent que d habitations précaires positionnées le long de cheminements tortueux et étroits au milieu desquels les eaux usées s écoulent mal. Dans les plus «riches» des camps les petits commerces sont plus nombreux. Très rarement quelques habitations bénéficient de

9 Page 9 sur 40 l électricité provenant du réseau EDH et/ou d antennes de télévision. Certains de ces camps peuvent être très propres, plus que les rues avoisinantes. L organisation mise en place dans les camps est plus ou moins effective et efficace ; certains camps sont capables d organiser un système de tours de garde destiné a assurer la sécurité du camp (et à veiller sur les lampadaires), quelques uns disposent même d une permanence dans un bureau dédié à cet usage, et un camp tient un registre des visiteurs et de l objet de leur visite. Le degré d organisation du camp et son efficacité semblent corrélés avec sa relative «richesse», notamment pour les camps réhabilités. Les premiers camps ont été démantelés, notamment à Léogâne, leurs habitants relogés dans des habitats en dur (shelters en bois), et les LPV ont été déplacés sauf quand la population avoisinante, en conflit avec les autorités, s y est opposée. 2. Constats et bilan : Rappels : quelques chiffres : Au total, 350 lampadaires photovoltaïques ont été installés dans les camps et environ 3800 lampes solaires portables ont été distribuées aux comités de gestion ou aux ONG en charge des camps. Lors de la mission d évaluation, 17 camps ont été visités, soit environ 25 % du nombre de camps concernés par le projet. A cette occasion, le cas de 131 lampadaires a pu être abordé, ce qui représente 37 % du total de lampadaires installés Enseignements : Impact du projet : Les visites et entretiens sur place ont permis de recenser les effets de l implantation de lampadaires dans les différents camps qui sont résumés dans le tableau ci-dessous (le détail est donné dans le tableau de l annexe 5). Témoignage d un impact en termes de sécurité Témoignage d un impact en termes de sociabilité (jeux, activités des enfants, etc.) Témoignage d un impact en termes d activité économique (commerces) Nombre de Pourcentage camps (sur 17 camps visités) % % 7 40 % Les types d usage répertoriés dans le tableau ci-dessus reflètent les aspects cités par les responsables des camps au cours des entretiens ; ils ne constituent donc pas un reflet objectif de l ensemble des usages, mais de ce qu il est apparu important aux représentants des bénéficiaires de mettre en valeur.

10 Page 10 sur 40 Le thème de la sécurité a été abordé quasiment à chaque fois et son amélioration constitue un point de vue unanime, reflétant une importante diminution des agressions et des vols de toute nature. De ce point de vue l objectif visé par le projet peut être considéré comme parfaitement atteint. Des thématiques plus précises concernant la sécurité sont également abordées : la sécurisation des entrées de camp (8 fois), celle des sanitaires (9 fois), celle d endroits dangereux (4 fois). Le second effet de l éclairage dans les camps concerne la vie collective : jeux d adultes (dominos, cartes) sont fréquemment cités (11 fois), jeux d enfants (12 fois), réunions (11 fois). L effet sur l éducation est également très sensible (devoirs, lecture pour des écoliers de tous âges et même des étudiants). La possibilité de faire du sport (panneaux de basket) a été constatée deux fois. Enfin le développement de petits commerces est également assez fréquent. Les choix d implantation des lampadaires ont presque toujours été faits en concertation entre les responsables des camps et les mairies et de ce fait ont permis de traiter les zones à risque. Naturellement la plupart sont demandeurs de lampadaires supplémentaires pour améliorer les conditions de vie. On peut donc dire que la vie des camps livrés à l obscurité a été fondamentalement transformée par l éclairage fourni par les LPV. Outre une forme de sécurité retrouvée, la vie sociale renaît sous de multiples formes - qui contribuent à atténuer l exclusion à laquelle conduit l absence de lumière - et devrait avoir également des retombées sur le plan économique et sur celui de l éducation. Par ailleurs, la taille et la durée du projet ont permis d élargir la gamme des fournisseurs, de stabiliser les spécifications techniques de produits plus fiables, aussi bien adaptés au contexte des camps que de l éclairage public de sites urbains ou ruraux. Les maires estiment qu ESF, contrairement à la majorité des autres ONG ou acteurs de l urgence ou de la reconstruction, les a associés aux décisions, les a considérés comme de véritables partenaires, et le sollicite aujourd hui comme expert. Les maires sont donc très satisfaits de la réussite du projet ; ils souhaitent installer plus de LPV dans leur commune, et ont une vision politique de leur répartition et de leur utilisation. Problèmes et questions soulevées : - Vol et dégradation des installations : La situation globale constatée ou rapportée par les responsables locaux dans les camps est la suivante (le détail se trouve dans les tableaux qui figurent en annexe) : Lampadaires hors d usage pour cause de dégradation ou vol Lampadaires souffrant de dysfonctionnement Nombre Pourcentage % %

11 Page 11 sur 40 Le principal problème constaté est bien aujourd hui le vol des panneaux, des batteries ou des lampadaires eux-mêmes, phénomène qui est récent mais en rapide développement, et a affecté 26 LPV sur les 131 inspectés. Les vols sont probablement corrélés au lieu d implantation des LPV : - 12 sur 43 à Port au Prince - 8 sur 39 à Léogâne - 5 sur 49 à Carrefour Dans les camps, les vols ont lieu plus fréquemment dans ceux qui sont les plus pauvres, qui ne sont pas structurés autour d allées larges, ou dont la clôture n est pas efficace. L efficacité des comités de sécurité est également une variable déterminante, et la capacité à renforcer celle-ci lorsque des vols sont constatés. Par exemple, dans le seul camp de Carrefour où des vols ont été constatés, le comité de sécurité a enchaîné et cadenassé les panneaux restants et renforcé les rondes. Pour des lampadaires installés dans des lieux publics, le degré d isolement est une variable déterminante ; les sites qui ne sont plus fréquentés la nuit sont facilement sujets à des tentatives de vol de panneaux qui, si elles ne se soldent pas par une réussite, conduisent les voleurs à démonter les LPV et à les emporter ou à les dégrader pour se venger. Dans un contexte de post-urgence, le pilotage du projet a insuffisamment mesuré ces risques de vol et dégradation du matériel liés notamment à l évolution du contexte (passage de l urgence à la post-urgence). - Dysfonctionnement des installations : En ce qui concerne les dysfonctionnements, c est bien le fournisseur qui est à prendre en considération ; sur les 131 LPV inspectés, les 26 dysfonctionnements constatés l ont été sur du matériel Enersol, le matériel des autres fournisseurs ayant donné satisfaction. L origine des dysfonctionnements a été diagnostiquée dans les régulateurs. Electriciens sans frontières a lancé une opération de remplacement de ces équipements qui est actuellement en cours Même après le remplacement des régulateurs, des dysfonctionnements subsistent sur quelques exemplaires. De nouveaux remplacements pourront être à prévoir lors des opérations ultérieures de maintenance. - Maintenance et gestion du parc : A la question de savoir à qui s adresser en cas de problème, les réponses des bénéficiaires vont d une totale ignorance (3 fois sur 16) à un contact bien identifié au sein de la mairie (8 fois), ESF ou l installateur. Dans 2 cas sur 16 seulement ont pu être observés la prise en charge du nettoyage des panneaux par le comité de gestion du camp : dans un cas, où les suies provenant d une rhumerie encrassent fortement deux panneaux, une échelle a été fabriquée et ceux-ci sont nettoyés lorsque les lampadaires s éteignent ; dans un autre camp, il est procédé à un nettoyage régulier des panneaux grâce à des balais à long manche fabriqués à cet effet.

12 Page 12 sur 40 Si les responsables des camps ont du mal à identifier leurs interlocuteurs, L organisation de la gestion du parc de lampadaires par les mairies reste à clarifier et les compétences doivent être acquises : Il faut reconnaître que les mairies sont, sur ce thème, confrontées à une double difficulté : - d une part, elles ne sont pas habituées à gérer l éclairage public, qui l était jusqu à présent par EDH ; - d autre part la provision de moyens pour faire face aux charges de maintenance est loin de leurs pratiques (il faudra pourtant que cette question soit réglée avant la fin de la période de maintenance préfinancée par Electriciens sans frontières) Dans ce contexte, des évolutions sont en cours dont on n est pas assuré aujourd hui qu elles puissent avoir un effet sur la problématique de la gestion de l éclairage public, mais qu il ne faut pas négliger pour autant : - la décentralisation en cours dont les transferts de compétences n ont pour l instant pas été accompagnés de transferts financiers ; - la reprise de l éclairage public géré par EDH par les mairies. Il faut également prendre en compte les nouvelles orientations du gouvernement concernant l implantation des LPV qui ne doit plus se faire dans les camps, ainsi que les nouveaux besoins exprimés par les maires qui donnent une place équivalente à celle accordée aux lieux publics des centres villes aux sections communales (zones essentiellement rurales, la plupart du temps hors réseau, et quelquefois situées à plusieurs heures de marche des centres ville). Tenant compte de ces nouvelles priorités, il importe d y adapter l organisation, au-delà de la maintenance des LPV, de la gestion de l éclairage public. Outre les décideurs, qui devront être sensibilisés à cette nouvelle responsabilité des mairies, on peut définir trois types d acteurs : Les interlocuteurs éclairage public dans les sections communales (2 à 3 selon la taille et l étendue des sections communales), membres ou choisis par les CASEC (conseil d administration des sections communales, dont les membres sont élus), et qui seraient en charge de veiller à la sécurité des installations, d assurer la propreté des panneaux, d avertir la mairie en cas de problème, de gérer la recharge des téléphones portables si ce service est adjoint à l éclairage. Les coordonnateurs en mairie, chargés du suivi global du parc, de l animation du réseau des interlocuteurs CASEC, de la relation avec les fournisseurs sélectionnés pour la maintenance, de la passation et du suivi des contrats. Les fournisseurs sélectionnés pour la réalisation de la maintenance. - Les D Light : Dans le cadre du projet, a été financé l achat de 4000 lampes solaires portables individuelles (D Light). L objectif initial visait à éclairer chaque tente. L ampleur des besoins a rapidement amené à reconsidérer cet objectif.

13 Page 13 sur 40 Compte tenu des graves problèmes d insécurité (violences nocturnes notamment à l égard des femmes) il a été décidé de doter les comités de sécurité des camps des 3 communes partenaires. Cette répartition s est faite en concertation avec les ONG (OIM, Croix Rouge Américaine, Oxfam, etc ) et les Mairies qui ont sollicité ESF. L épidémie de choléra a conduit à répondre à une nouvelle urgence et environ 500 D Light ont été confiées à MSF, MDM, au ministère de l intérieur. Neuf mois après leur distribution et lors du passage dans les camps il n a pas été possible de les voir. Au dire de nos interlocuteurs un nombre conséquent ne fonctionnent plus. Celles qui subsistent servent parfois à la recharge de téléphones portables et aux membres des comités de sécurité. Il semble qu un bon nombre de lampes aient été dévolues à un usage privé. Dès le départ il a été impossible d indiquer la durée estimée de vie, la procédure de SAV, le remplacement des batteries. Par ailleurs, la Banque Mondiale avait choisi de son côté de stocker chez EDH (Electricité de Haïti) des batteries de rechange. Elles y sont toujours mais ne sont plus utilisables (source : fournisseur). C est la première fois que la Banque Mondiale agit de cette sorte, ayant considéré que les autorités politiques du moment n étaient pas en mesure de gérer cette affaire. Le fournisseur n a pas été associé à ce choix, toutefois il recherche actuellement une solution locale pour assurer un SAV. Autres points : - Management du projet : Le pilotage du projet a été assuré par l équipe parisienne. Le management opérationnel a été assuré par les responsables de mission qui se sont succédés jusqu en novembre ; ils affirment avoir eu une connaissance précise des objectifs de leur mission et ont fortement apprécié la permanence du pilotage, le support au quotidien, et la très grande disponibilité de l équipe parisienne. Malgré la rotation des équipes et toutes les vicissitudes (complexité des démarches administratives liées aux conteneurs, aux retards inhérents, aux changements nombreux de lieux d affectation des LPV demandés par les mairies, camp de base détruit par une tornade...) le cap a été tenu. Cette période de 4 à 5 mois, intense en actes techniques et administratifs a fait avancer le projet mais n a pas permis de développer un réseau structuré en Haïti. Dès décembre et la présence à Port au Prince d un responsable de mission permanent (libéré des contraintes liées au dédouanement et à l approvisionnement des LPV), le fonctionnement du projet a considérablement évolué. Les entreprises, les partenaires, les mairies ont mentionné un meilleur suivi des affaires en cours, la qualité de la relation inhérente à la permanence de l interlocuteur ESF. Aujourd hui ESF fait partie des ONG reconnues, visibles. Si le problème de la sécurisation des LPV avait bien été anticipé, les mesures garantissant le matériel contre le vol (par exemple, implantation des batteries en tête de mat sur le matériel Enersol) se sont révélées très insuffisantes. Le développement des vols de panneaux, de batteries et même dans certains cas des LPV eux-mêmes entraîne non seulement une vive déception des bénéficiaires, mais également des coûts importants de remplacement d une part et de mesures techniques destinées à sécuriser le matériel en place (qui, pour la sécurisation des panneaux doit être démonté et modifié chez l installateur).

14 Page 14 sur 40 De même, en matière de management des risques, la résistance des LPV aux vents violents ne semble pas connue avec certitude et précision par les fournisseurs. Il est vrai qu il s agit d une question difficile. Le REX montre toutefois que les LPV déjà en place ont résisté aux différentes tempêtes tropicales qui ont frappé l île. 3. Recommandations : Actions urgentes destinées à sécuriser le matériel en place Dans les camps où les conditions de sécurisation sont réunies (comité de sécurité efficace) remplacer une quinzaine de panneaux manquants en les rendant inviolables (cadres soudés) action en cours Sécuriser tous les panneaux en place quand ils ne sont pas soudés action en cours Cercler tous les coffres de batterie action en cours Bétonner le pied des LPV posés sur crosse dans les lieux exposés action en cours Dés qu un camp est démantelé, démonter sans attendre les réverbères, puis les stocker ou les réinstaller dans des lieux contribuant à l éclairage public des quartiers ou des sections communales définis avec les mairies Plus impliquer les camps dans la sécurisation des lampadaires Actions à court terme (à prendre en compte pour les futurs projets de ce type) Renforcer les compétences des techniciens employés par les fournisseurs/installateurs de LPV en définissant avec les entreprises de la filière un cursus de professionnalisation aux métiers du photovoltaïque, ainsi que des modules de formation continue pour le personnel en place et en contribuant à la réalisation des formations correspondantes (formation des formateurs, conception et fourniture d outils pédagogiques). Accompagner les mairies dans la mise en œuvre de la responsabilité nouvelle pour elles de la gestion de l éclairage public en définissant de manière précise le rôle des différents acteurs et en les formant, avec trois cibles : - les décideurs ; - les coordonnateurs, au sein des services de génie technique ; - les interlocuteurs des sections communales (principalement rurales). Etre attentif et comparer les différents produits, leur performance (notamment d éclairement), leur qualité (notamment étanchéité, résistance aux vents violents), leur durabilité (notamment durée de vie des batteries) et leur prix. Sur la base des spécifications techniques définies pour le ou les types de modèle retenus, lancer une procédure d appel d offres incluant également la prise en compte de critères tels que la part de conception et de fabrication locale, la responsabilité sociale (engagement dans la formation pour le développement de l ensemble de la filière, prévention/sécurité).

15 Page 15 sur Actions à moyen terme Contribuer à mettre au point une solution technique permettant la recharge des téléphones portables au pied des lampadaires installés dans les lieux isolés. Réfléchir aux autres besoins des populations rurales isolées en matière de communication (radio, téléphone public, ) et les expérimenter afin de proposer, associé à l éclairage, d autres services utiles. Contribuer, avec les fournisseurs, à la recherche développement sur les LPV afin d améliorer leur performance (par exemple, mise en place de capteurs de mouvement dans les lieux qui nécessitent un éclairage occasionnel).

16 Page 16 sur 40 Annexes Annexe 1 : liste des camps et lampadaires implantés par commune NOM DU SITE NOMBRE DE LAMPADAIRES TAPIS ROUGE 5 TRENTIN 3 T SAVANN 4 CASTEL D HAITI 4 ASILE COMMUNAL 4 T SOURCE DUCAMEL 2 T SOURCE H CROIX ROUGE NADER 2 LAKOU MANGO 4 FORTUNA GUERIE 4 THEATRE NATIONAL 4 PARC DOMINIQUE 3 ECOLE NATIONALE NICARAGUA 3 MARTISSANT CFEF 3 ECOLE NATIONALE DU PEROU 2 MARTISSANT CSDSM 3 MARTISSANT 2A 3 MARTISSANT 2B 3 MARTISSANT 23 3 MARTISSANT 25 3 CAROUSSEL 4 TELECO SANS FIL 4 PLACE ST ANNE 2 LYCEE TOUSSAINT LOUVERTURE 2 CITE CHARITE 4 EMPEREUR MAXO 2 VILLAGE ANACAONA 5 CIMETIERE P A P 12 PLACE DE LA MAIRIE 6 MARASSA 14 Commune de Port au Prince MARASSA 9 7 CARREFOUR FEUILLE BEAU MARCHE 3 TOTAL LAMPADAIRES

17 Page 17 sur 40 Commune de Carrefour NOM DU SITE NOM DU SITE NOMBRE DE LAMPADAIRES JERUSALEM 12 JERICHO 11 VILLAGE ALPHA 5 DE MICHEL 6 TRUITIER 1 8 TRUITIER FJ 4 GASTON MAGRON 10 PETIT CAJOU 12 DOS EDH VILLAGE BOIS 10 RIVIERE FROIDE 5 DOS EDH 11 SAPOTILLE 2 PALOMA 2 COMMISSARIAT CENTRAL 4 GRACE VILLAGE 19 GHERGER DIQUINI 63 1 TOTAL LAMPADAIRES 129 Commune de Leogâne NOMBRE DE LAMPADAIRES SORBUSSE 7 CASSAGNE 7 BOULEVARD 12 JANVIER 4 FEMMES VIGILANTES 2 ASSO JEUNES NOVICES 6 VILLA MONTHA 2 BOIS L AME 1 6 BOIS L AME 2 3 BINEAU 3 LA VOIX DES SANS VOIX 5 MENELAS 6 PAKAJWILAWI 5 COTIN 1 3 COTIN 2 2 RUE KERNIZAN 2 LACUL RN2 3 BELLE FORTUNE 1 3 BELLE FORTUNE 2 2 PLACE SAINTE ROSE 8 NOUVELLE GARE RN 2 3 MEMORIAL 12 JANVIER 2 GARE BUS ET TAXIS 3 TOTAL LAMPADAIRES 87

18 Page 18 sur 40 Annexe 2 : liste des structures bénéficiaires des distributions de lampes portables Commune Camp O/N Nom Lieu Nbre de Dlight PaP O Automeca 35 PaP O Bas Georges 15 Leogane O Bd 12 janvier 12 Leogane O Bineau 12 Leogane O Bois de l'ame 12 Leogane O Bois de l'ame 2 13 Leogane O Carrefour Vert Novilos 2 15 Leogane O Route Carrefour vers Novilos 13 Leogane O Cassagne 15 Leogane O Cité Adrien 12 Leogane O CUCE 24 Leogane O CUIRN 9 Leogane O Marché Dabonne 15 Leogane O Tenace Sonson 15 Leogane O Route La Viebon 13 Leogane O Lantimo 12 Leogane O Bas Lompre 16 Leogane O Saint Marcel 16 PaP O Martissant SAC 11 PaP O Martissant CSDCM 9 PaP O Martissant CSDSM 12 Carrefour O Mon Repos Carrefour O Mon Repos 40 6 Carrefour O Arcachon Carrefour O Arcachon Carrefour O Lamentin PaP O Log Bas OIM 108 PaP O OIM pour 114 camps 400 Delmas O American Refugee Committee 50 Delmas O OXFAM Quebec (14 camps) 63 Delmas O Cineas 250?? Desroches 46 PaP N Ecole Professionnelle SJR Tabarre 18 PaP O Enfraza 30 PaP O Haut Georges 12 Leogane N Hôpital MSF 24 Carrefour O Jericho 20 Carrefour O Jerusalem 16 Leogane O Kaboulos 11 Leogane O Kapiti 12 PaP O Kay Pe 18 PaP O La Grotte 15 Leogane O La voix des sans voix 12 Leogane N Mairie Leogane 72 PaP N Maternité SOG 12 PaP O Mega 4 34 Leogane O Menelas 25 Leogane O Novilos 2 15 Leogane O Paka Jwi Lawi 15 PaP O Parc Colofé 27 Leogane O Petit Paradis 15 Leogane O Route Neuve 16 Leogane O Rue Lacroix 46 Leogane O Sorbusse 11 Leogane O Site Tête Ensemble 12 Leogane N Techniciens Enersa vivant ds des camps 5 Leogane O Village Montha 20 PaP N Ministère de l'intérieur 108 PaP N Mairie PaP 2 PaP O Tapis Rouge 15 PaP O Trentin 10 PaP O Ti Savanh 10 PaP O Castel 15 PaP O Ti Source 10 PaP O Haut Croix Rouge Nader 10 PaP O Savanh Pistache 20 PaP O Lajou Mango Martissant 10 PaP O Fortuna Guerry 10 PaP O Théâtre National 10 PaP O Parc Dominique 10 PaP O Ecole Nationale Nicaragua 10 PaP O 9, a v e n u e P e r cmartissant i e r 7 5CFEF P a r i s 15 PaP T é l. O: Ecole 6 9 Nationale F a x : du 3 3 Perou

19 Page 19 sur 40 Commune Camp O/N Nom Lieu Nbre de Dlight PaP O Martissant 2B 15 PaP O Martissant 2B 10 PaP O Martissant PaP O Martissant 25 4 PaP O Martissant PaP O Ecole Martissant 4 PaP O Carroussel 10 PaP O Teleco Sans Fil 20 PaP O Place Sainte Anne 10 PaP O Lycée Toussaint Louverture 10 PaP O Place Fontanamara PaP O Bas Fond Brache 10 PaP O Village Anacaona 10 PaP O Cité Charité 1&3 20 PaP O Lakou Mango 10 PaP O Lakou Mango Font PaP O Cineas 250 PaP O Comités de vigilance ARC - Place Boyer 17 PaP O Comités de vigilance ARC - UTEPDB 20 PaP O Comités de vigilance ARC - Boben 30 PaP O Comités de vigilance ARC - Sitron 15 PaP O Comités de vigilance ARC - Kano 10 PaP O Comités de vigilance ARC - Neptune 10 PaP O Comités de vigilance ARC - Sant Akra 3 10 PaP O Comités de vigilance ARC - Sant Akra 2 10 PaP O Comités de vigilance ARC - Sant Akra 1 10 PaP O Comités de vigilance ARC - Resevwa Bourdon 15 PaP O Comités de vigilance ARC - Morne Séminaire 5 PaP O Comités de vigilance ARC - Madame Delmas 5 PaP O Comités de vigilance ARC - Cité Théard 22 PaP O Comités de vigilance ARC - AVS Bord 10 PaP O Comités de vigilance ARC - Place Saint Pierre 20 PaP O Comités de vigilance ARC - Bristou 30 PaP O Comités de vigilance ARC - Guercy + Tif 20 PaP O Comités de vigilance ARC - Cité Saint-Hilaire 20 PaP O Comités de vigilance ARC - Sainte Marie 4 + Rav. Ocha 15 PaP O Comités de vigilance ARC - Pengue 15 PaP O Comités de vigilance ARC - Tapis Rouge 20 PaP O Comités de vigilance ARC - Gawout 10 PaP O Comités de vigilance ARC - Juvena 7 15 PaP O Comités de vigilance ARC - Camp Djobel 4 5 PaP O Mellier 15 Carrefour O Jean-Baptiste 44 Carrefour O Gaston Margron 41 Carrefour O Grace Village 36 Carrefour O Lycée H. Christophe 36 Carrefour O Ambamapou 36 Carrefour O Ecole communale Louverture 36 Carrefour O Food for the poors 36 Carrefour O Centre de prière d'evangélisation et d'assistance sociale 36 Carrefour O Eglise missionnaire de dieu 12 Carrefour O Lycée Louis Joseph Janvier 60 Carrefour O Mère de le sagesse 36 Carrefour O Sant Napoléon 12 Carrefour O Moula 48 Carrefour O Rivière froide 11 Carrefour O Dos cimetière 10 Carrefour O Dos EDH 3 Carrefour N Mairie 2 Carrefour O DARE Vive à Dieu 3 Leogane N Mairie 60 Leogane O Haut Lacul 11 Leogane O Haut Lacul - 2 (janvier 2011) 12 Leogane O Cottin 1 15 Leogane O Cottin 2 10 Leogane O Bineau 15 Leogane O Morel 11 Leogane O Cassagne 3 13 Leogane O Pandou 10 Leogane O Sihmochal 15 Leogane O Petit Paradis 15 Leogane O Belle Fortune 1 et Belle Fortune 2 28 Leogane N Coordination Mairie 1

20 Page 20 sur 40 Commune Camp O/N Nom Lieu Nbre de Dlight Leogane O Marché Chatulet 15 Leogane O Pointe Betton 9 Leogane O Longpré 15 Leogane O Parc Montpellier 27 Leogane O Lantimo 2 10 Leogane O Cité Jean-Marie 15 Leogane O Bossan solidarité 12 Leogane O Bossan tirailleurs 9 Leogane O Bossan44 8 Leogane O Victoria 10 Leogane O Bossier 15 Croix des Bouquets N Orphelinats Nid d'amour et Nid d'espoir 12 PaP N Asile de Tiquiné 29 PaP N Service civil ambassade 13 TOTAL 3792 * Lorsque la structure bénéficiaire n est pas un camp, il s agit de services en charge d actions de protection, de sécurisation, de soutien aux populations, de formation, d actions sanitaires (ex : Ministère de l intérieur : il s agit de la cellule de crise choléra).

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