La question de l avenir des boutiques peut effectivement

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "La question de l avenir des boutiques peut effectivement"

Transcription

1 52 4 QUEL AVENIR POUR LES COMMERCES DE CENTRE-VILLE? Un essai de prospective Par Emmanuel Ducasse, Directeur des Études, Crédit Foncier Immobilier. 4.1 / INTRODUCTION La question de l avenir des boutiques peut effectivement se poser, à une époque où nous assistons à un changement de paradigme dans les modes de consommation, marqué par la percée spectaculaire du commerce sur Internet. DAVID CONTRE GOLIATH L e-commerce a en effet progressé de 80 % en trois ans, avec un chiffre d affaires estimé de 60 Md en Cette exceptionnelle percée est directement corrélée à la floraison des sites marchands, qui seraient en France, toutes catégories confondues, pour seulement cinq cents «enseignes» physiques (1). L offre a continué de s accroître, avec notamment sites supplémentaires en un an, en progression de 18 %. Ces chiffres sont néanmoins à rapprocher du nombre des acheteurs sur le web, qui s est encore accru de 5 %, pour atteindre 32,6 millions d e-consommateurs français (2), traduisant une pénétration inédite de l e-commerce sur le segment des seniors, jusque-là réticents à sortir du commerce physique. Cette progression ne s est pas interrompue au premier trimestre 2013, pour lequel on annonce une hausse de 14 % des ventes sur Internet, et un montant de 12,1 Md, supérieur de 20 % aux chiffres du premier trimestre LE VOLUME DES VENTES STAGNE Dans la distribution physique, la baisse du pouvoir d achat (3), accompagnée d un recul de la consommation des ménages (1) Source Fevad (Fédération de l e-commerce et de la vente à distance) 16 mai (2) Source : Médiamétrie Observatoire des usages d Internet mars (3) 0,9 % sur douze mois, source Insee. l observateur de l immobilier du crédit foncier Nº 86

2 études 53 Figure 1. Volume des ventes dans le commerce de détail, hors ventes et réparation d automobiles et motocycles (volume CVS-CJO base et référence 100 en 2010) (Source : Insee.) / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / /2013 ( 0,4 %, selon la même source), se fait nettement sentir. Sur le net, et contrairement à ce que l on observe dans le commerce physique, la chute du panier moyen n est pas une mauvaise nouvelle : elle traduit la banalisation de l acte d achat électronique. Les derniers chiffres publiés (4) accusent une nouvelle baisse de 4 %, à 85 e, contre 92 e il y a deux ans. En réalité, les internautes achètent plus souvent, et n hésitent plus à faire des petites commandes plus nombreuses (de 4,8 à 5,5 achats par trimestre). Leur dépense globale s est ainsi accrue pour atteindre 467 par an (contre 427 il y a un an). LES NOUVELLES «COMMERCIALITÉS ÉLÉCTRONIQUES» GAGNENT DU TERRAIN Les derniers mois ont vu se dégager deux tendances majeures, de nature à relancer, s il en était besoin, la pénétration de l e-commerce : les ventes réalisées en mobilité, c est-à-dire depuis des terminaux portables (smartphones, tablettes), ont doublé en un an, passant de 4 % à 10 % du chiffre d affaires des grands sites marchands ; la structuration de l offre par les sites «places de marché», ou market places a permis à ce canal un bond de 50 % en termes de chiffre d affaires au cours des douze derniers mois. QUE FAUT-IL EN INDUIRE? L offre de produits sur Internet tend à se généraliser, voire s universaliser : les sites market places déploient un référencement inédit de produits. Ces sites jumbos attirent le consommateur en lui donnant l assurance d y trouver à chaque fois ce qu il cherche, et au meilleur prix, puisque plusieurs commerçants vont y entrer en concurrence sur les mêmes articles. Pour le commerce physique, c est un nouveau coup dur : impossible de lutter, en termes d offre ou de prix, contre une telle puissance commerciale, qui tend à rendre captif le client par des suggestions d achat liées aux articles consultés. (4) Source Fevad, dito.

3 54 quel avenir pour les commerces Les ventes sur mobile (5) semblent constituer une variante portable de l e-commerce, sans lui apporter en réalité une différence notable dans l expérience d achat. Le croire serait une erreur : l achat en mobilité reste en fait moins commode que l achat fait à domicile, devant un terminal plus ergonomique et plus lisible. Car le smartphone (pourvu qu il ait un écran de bonne taille) ou la tablette peuvent désormais flasher les QR codes ou les codes barres des articles présentés dans les boutiques physiques : la comparaison des prix avec les sites marchands est immédiate et déclenchera un acte d achat, le plus souvent au détriment du commerçant physique. LE COMMERCE DE DÉTAIL EST UN JEU À SOMME NULLE En période de crise économique et de contraction du budget des ménages, lorsque le commerce en ligne progresse, c est nécessairement au détriment de la distribution physique. Que reste-t-il donc à la commercialité des boutiques de pied d immeuble? Suffira-t-elle face aux assauts du monde virtuel? Quittons les e-shops pour les échoppes, et retournons dans le monde réel observer ce qui fait et conditionne l intérêt commercial d un local physique. 4.2 / LA COMMERCIALITÉ, cette inconnue UNE NOTION COMPLEXE La plus complète définition de la commercialité se trouve dans la loi, qui nous enseigne qu un local commercial est celui où est exploitée une activité commerciale. Le tout premier article (6) du livre premier du titre premier du code du commerce dresse la liste des actes de commerce «par nature». On y trouve, entre autres choses : les achats de biens meubles ou immeubles pour les revendre ; les opérations d intermédiaire dans la vente de différents types de biens ; les entreprises de location de meubles ; les entreprises de production, de commission, et de transport ; les agences, bureaux d affaires, ventes à l encan et entreprises de spectacles ; les changeurs, les courtiers et les banquiers ; les opérations entre marchands et banquiers ; et, enfin, les lettres de change, effets de commerce dont la circulation est intimement commerciale sauf à les exercer sur les places publiques, les foires ou les marchés forains, toutes ces activités à but essentiellement lucratif s abriteront à l intérieur d immeubles plus ou moins adaptés à cet usage. LE FONDS DE COMMERCE La notion de fonds de commerce est ici à l œuvre : l article L du code du commerce étend le champ d application et le bénéfice des dispositions relatives au bail commercial aux «immeubles ou locaux dans lesquels un fonds est exploité». Le lien entre l activité commerciale exercée dans les murs et leur localisation semble aller de soi pour tout professionnel spécialiste de l immobilier commercial. À un premier degré d analyse, une bonne situation commerciale, propice au développement d affaires florissantes, ne peut que favoriser la croissance de l entreprise qui y a trouvé son gîte. C est ce lien que remet aujourd hui en question le développement de l e-commerce qui, dans sa forme la plus dématérialisée, n a nul besoin d un local doté d une bonne commer- (5) Pompeusement dénommées «m(obile)-commerce! (6) Il s agit de l article L du code du commerce. l observateur de l immobilier du crédit foncier Nº 86

4 études 55 Il est bon de s interroger SUR LA manière DONT la géographie peut avoir un effet économique sur les murs de commerce. Un local adapté à l activité commerciale Cette qualité s exprime dans la surface et la distribution du local, qui seront plus ou moins propices ou adaptées à l exploitation d une activité marchande (7). Pour des raisons pratiques évidentes, cet aspect de la commercialité n est pas le principal : la plupart des locaux situés en pied d immeuble peuvent être transformés en commerces, dès lors que l ouverture de vitrines est techniquement possible. cialité, et se satisfait d entrepôts quelconques, situés dans des zones d activités excentrées qu aucun client ne viendra jamais visiter. La qualité de l emplacement commercial remise en cause Si l on peut développer un business lucratif dans un simple entrepôt, la commercialité géographique, qui fonde la valeur des murs commerciaux, est nécessairement mise à mal. Nous avons vu que la commercialité des murs de boutique était directement liée à leurs qualités propres, relativement à l exploitation d une activité commerciale. Une situation et un emplacement favorables Le plus important de la commercialité des murs de boutique réside bien dans l emplacement, qui sera à jamais intangible, à défaut de pouvoir déplacer l immeuble après sa construction Il est bon de s interroger, non pas sur ce qui favorise l activité commerciale, mais sur la manière dont la géographie peut avoir un effet économique sur l immeuble : à l évidence, un bon emplacement améliorera le chiffre d affaires ou les marges (ou les deux à la fois) de l exploitant commercial, en même temps que les loyers, et donc la valeur du bien. La relation entre ces éléments est simple, mais se comprend encore mieux avec le schéma suivant. Chiffre d affaires Marge commerciale Taux d effort locataire Valeur des murs Taux investisseur Loyer effectif pratiqué Loyer supportable charges incluses (7) Nous ne développerons pas ce point, qui éloignerait de notre sujet. On peut toutefois remarquer que le format des murs de boutique se révèle extrêmement variable, à partir de la structure de base du local standard. Celui-ci comprend une surface principale de vente en rez-de-chaussée, ouverte au public et éclairée par une vitrine sur rue. S y accolent des surfaces secondaires de plus petite taille, inaccessibles à la clientèle, et affectées à usage de réserves, bureaux ou locaux réservés à l exploitant. La distribution intérieure offrira ensuite une plus ou moins grande commodité pour présenter la marchandise, organiser le parcours des clients entre les rayons, faciliter l essayage ou le passage en caisse. Dans une certaine mesure, cette distribution pourra être revue et corrigée en fonction des besoins, si toutefois la structure de l immeuble le permet.

5 56 quel avenir pour les commerces C est la réalisation d un chiffre d affaires à l intérieur de la boutique (8) qui va être au début de la chaîne de valeur. Plus le commerçant prospère, et plus il peut «partager» son profit avec le propriétaire des murs. Ce partage, entendu au sens économique, n est évidemment pas volontaire, mais s effectue par le jeu du marché : lors de la conclusion du premier bail, c est le locataire qui offrira le plus fort loyer (9) qui s assurera l exclusivité du site, au détriment des autres candidats moins offrants. Par la suite, les preneurs à l activité moins rentable pourront valoriser leur droit au bail à l occasion d une cession de leur fonds (10). Dès l origine, et dans la vie de l immeuble, ce sont les activités commerciales générant les plus fortes marges qui pourront supporter les loyers les plus élevés, et monopoliseront les meilleures situations commerciales de centre-ville. 4.3 / QU EST-CE QU UNE «BONNE» COMMERCIALITÉ? EN QUELQUES MOTS Il nous reste à expliquer par quelle alchimie un emplacement géographique peut se transmuter en chiffre d affaires. C est la formule magique : tout le monde, ou presque, sait que les meilleurs chiffres d affaires se réalisent en cœur de ville, dans des environnements urbains denses, marqués par des accès piétonniers et automobiles commodes, une des- serte facilitée par les transports en commun, le tout déterminant une densité (et souvent une diversité) commerciale maximale. C est ici la «recette du succès» qui appellerait de plus amples développements sur le subtil dosage des ingrédients de l aménagement commercial (11). Car la commercialité se cristallise et ne se décrète pas, comme le croient encore certains politiques ou certains promoteurs. En vérité, même cette recette ne garantit pas la réussite commerciale. Pour la comprendre, nous devons expliciter et comparer entre elles des notions usuelles, mais mal connues : la commercialité de flux, la commercialité de proximité et la commercialité de destination. LA COMMERCIALITÉ DE FLUX : COMMENT ÇA MARCHE? Si le flux peut être défini comme un mouvement ou un déplacement de chalands, la commercialité de flux existe dès lors que l emplacement des murs commerciaux bénéficie d une circulation plus élevée que la moyenne. Ce flux caractérise toute artère un tant soit peu commerçante, mais aussi la proximité des gares, les passages commerciaux qui relient une rue à une autre, le voisinage de services publics fréquentés (12) ou de lieux de culte, les places publiques, et notamment les places de marché. Mieux encore, lorsque le flux est canalisé et forcé, n importe quel hydraulicien saura que le débit est accéléré : c est exactement ce qui se passe sur les lieux où des foules importantes se déplacent de façon cohérente, parce qu elles n ont (8) Voire à l extérieur, lorsque le commerçant exploite une terrasse ouverte ou fermée sur la voie publique, en vertu d une convention d occupation précaire du domaine public. (9) Le loyer nominal est accru par le versement d un «pas de porte» ou encore «droit au bail» au propriétaire des murs. Ce capital représente la contrepartie de l indisponibilité juridique du bien pour le propriétaire, résultant du régime des baux commerciaux instauré par le décret de 1953, qui fait bénéficier le locataire d un droit au renouvellement de son bail, assorti d un plafonnement du loyer. Au sens économique, le «pas de porte» peut également être conçu comme le prix de la perte locative que subira le propriétaire bailleur du fait du plafonnement du loyer. Si l on décapitalise le «pas de porte» sur une durée proche de celle du bail, on peut en effet calculer au moyen d un taux d actualisation financier son équivalent en supplément de loyer. (10) C est ainsi que la valeur du droit au bail peut représenter l essentiel de la valeur du fonds de commerce, si les autres éléments de ce dernier ne peuvent se valoriser. (11) Étant observé que l aménagement commercial n est guère possible que dans les centres commerciaux et retail parks, mais peu envisageable dans la rue, où c est la «main invisible» du marché qui façonne les zones de commercialité. (12) Tels que La Poste, les bureaux de Sécurité sociale ou les centres des impôts, les mairies, les centres de loisirs, les écoles, etc. l observateur de l immobilier du crédit foncier Nº 86

6 études 57 pas d autres voies de passage. Le succès récent du commerce en gare (13), que l on a enfin pris la peine de développer 180 ans après la création des premiers chemins de fer, ne doit rien au hasard. Le métier du commerçant est de transformer un flux en chiffre d affaires, ce qui ne va pas de soi, quoi qu on en pense. Car, d une part, seule une infime partie du flux va entrer dans la boutique et, d autre part, certains des chalands qui seront entrés ressortiront sans rien acheter. La dernière phase de ce cycle est à la fois la plus importante et la plus brève, du moins si l attente en caisse ou au retrait des achats n est pas excessive! Le chaland est devenu un client et en principe, il a payé ses emplettes et ce faisant contribué pour une part modeste au résultat du commerçant, ainsi qu au loyer versé au bailleur. Décomposé en étapes simples, le processus est le suivant. Intérêt du client retenu Arrêt sur vitrine Entrée dans la boutique Paiement et sortie Expérience d achat Expérience shopping (13) Les 80 boutiques de la galerie «Cœur Saint-Lazare», quelques mois après leur ouverture, affichaient déjà une fréquentation record, et un chiffre d affaires de près de le m 2.

7 58 quel avenir pour les commerces 4.4 / LES PHASES DE LA VENTE EN MAGASIN PHYSIQUE 1. Retenir l attention du chaland Il ne suffit pas, en effet, que des chalands passent et repassent devant un local pour qu ils y entrent et y fassent des achats. Le local doit encore être visible, grâce à une signalétique appropriée (bandeau, vitrine, enseigne lumineuse ), et surtout il doit proposer des biens ou des services en rapport avec la clientèle de flux. Un centre commercial de banlieue, à vocation principalement alimentaire, risque fort d offrir un emplacement décevant pour un commerce de luxe. À l inverse, un hard-discounter trouverait peut-être des difficultés à prospérer rue de la Paix. Ce n est pas pour rien que les gestionnaires de centres commerciaux, professionnels aguerris du marketing, sélectionnent des enseignes complémentaires les unes des autres et cohérentes avec le niveau social de la clientèle visée. 2. Le faire entrer dans le point de vente À ce stade, c est le type de produits ou services proposés, leur marque ou la force de l enseigne qui déclenche l impulsion du futur client. La mise en valeur de la marchandise, notamment par les vitrines extérieures ou toute autre forme de communication (affiche, sticker, panneautage, bannière, promotion ), permet de «ferrer» le prospect qui n était jusque-là que vaguement intéressé. Tout cela relève de l industrie et de l habileté du commerçant, occupant des lieux. Le propriétaire des murs ne saurait s immiscer dans sa gestion (sous peine de se voir appliquer par le juge commercial la solidarité des gestionnaires de fait). 3. Lui offrir une «expérience shopping» On utilise de plus en plus ce terme pour qualifier l attitude du prospect qui examine les produits qu on lui propose, les essaie, discute avec le commerçant, recherche un conseil, compare les prix, etc. Pour autant, on est encore loin de la réalisation de la vente, d autant plus loin, même, qu à cette étape, le client aura acquis des informations qui le pousseront peut-être à aller voir ailleurs. C est alors le rôle du vendeur, depuis des temps immémoriaux, que de convaincre le client de passer à l acte. 4. déclencher l expérience d achat L intérêt de la caractériser est aujourd hui de bien séparer «expérience shopping» et expérience d achat, de comprendre qu un client qui évolue dans un environnement agréable, avec un choix important de références et des prix modérés ne sera pas forcément acheteur (14). Les tablettes et smartphones lui permettent aujourd hui de scanner les codes barres et de découvrir un autre magasin ou un site Internet proposant le même article à un prix inférieur, en solde, voire en promotion. À tel point qu un magasin australien imposait il y a quelques semaines un droit d entrée de 5 $AU à tout client ressortant du magasin sans achat ; l exploitant, excédé par le «tourisme commercial», expliquait qu il ne pouvait indéfiniment financer un showroom pour ses concurrents, et permettre à la clientèle de choisir et toucher sa marchandise, afin de mieux la commander en ligne (15). Faciliter l achat est désormais une condition nécessaire pour réaliser le chiffre d affaires dans la boutique, et éviter sa perte au profit d un concurrent physique ou d un e-commerçant. (14) Il faut observer qu à l inverse de l «expérience shopping», souvent vécue de façon agréable et positive par le consommateur, l expérience d achat est un épisode désagréable : au plan économique, l achat est un échange entre un bien ou un service et sa contrepartie monétaire ; au plan juridique comme sociologique, le client se dépossède d une somme d argent, réalise un «sacrifice» financier pour se procurer le produit, en éprouvant parfois quelques regrets. La décision d achat et le passage en caisse sont ainsi une difficulté à surmonter, à laquelle tout commerçant se doit de prêter la plus grande attention. (15) On est loin des panneaux «entrée libre» que les petits commerçants mettaient autrefois sur leur porte pour convaincre leurs clients qu ils pouvaient entrer et demander des renseignements sans devoir nécessairement ouvrir leur porte-monnaie! l observateur de l immobilier du crédit foncier Nº 86

8 études / DES CERTITUDES ET DES QUESTIONS SUR L E-COMMERCE DES CERTITUDES La boutique reste le lieu privilégié de l «expérience shopping». Ses arguments sont la présentation et la mise en valeur des produits à vendre par l aménagement des vitrines, des étals et des rayons (16), les conseils et informations que dispensent les vendeurs. Face à cela, l e-commerce propose des informations techniques complètes, des comparatifs, des avis de consommateurs et, une mise en scène qui reste limitée à des pages web. L e-commerce est désormais en mesure de capitaliser sur le shopping en magasin. Cela l aidera encore plus à récupérer du chiffre d affaires. Son développement passe, ainsi, par une forme de parasitisme des concurrents physiques, auquel le monde du commerce répond par le cross-canal, ensemble de pratiques qui combinent vente en ligne et magasin physique. DES QUESTIONS Quel est le rôle du magasin physique sur une commercialité de flux? Comme toute boutique, lieu où se réalisent des échanges monétaires, le magasin en situation de flux est destiné à la présentation de biens ou de services, et à leur vente au public. Par leur positionnement proche d un flux, les murs commerciaux permettent d espérer en capter une fraction, même infime, comme le font ces bivalves qui filtrent des mètres cubes d eau de mer juste pour récupérer quelques milligrammes de substance nutritive! La commercialité de flux est-elle menacée par le commerce sur Internet? Forcément, oui, et dans la mesure où la qualité de la commercialité a une incidence indirecte mais forte sur la valeur des murs, il est évident que l e-commerce affectera la valeur du patrimoine commercial. Il convient, toutefois, de décliner la commercialité de flux, selon la source du flux, qui sera généré par un avantage de situation, lié à une commercialité de destination ou de proximité. 4.6 / DESTINATION OU PROXIMITÉ : LA RÉSISTANCE S ORGANISE L E-COMMERCE, À LA CROISÉE DES CHEMINS L e-commerce est à la fois lointain, dans son organisation logistique complexe, et proche du consommateur, en entrant dans tous les ménages équipés d une connexion Internet. Son éloignement matériel (on n imagine guère par quels serveurs transite la commande) demeure transparent pour l e-consommateur, dès lors que les délais de livraison sont courts, réduits, et même, à un ou deux jours ouvrés pour les sites les plus performants. En outre, l e-commerce offre une facilité d achat de plus en plus grande, grâce aux progrès techniques des sites et du paiement en ligne (17). L immédiateté de la transaction électronique et la réduction à presque rien du délai de livraison risquent d être des atouts décisifs face au commerce physique de proximité, qui n existe que par la facilité qu il offre au consommateur. Voyons donc comment les boutiques physiques pourront résister. (16) Les «marketeux» nous parlent d «univers», terme recouvrant une charte de couleurs (voire d odeurs) et des slogans et supports photo ou vidéo véhiculant une image de marque idéalisée. (17) L expérience d achat sur Internet est grandement facilitée par la sécurisation des moyens de paiement, la mise à disposition de serveurs «https» sécurisés, de liens directs vers la banque du client ou encore de moyens de règlement déportés comme Paypal. Les achats faits en mobilité sur des tablettes ou des smartphones sont également facilités par l édition «d applis» spécialisées, adaptées à la petite taille des écrans.

9 60 quel avenir pour les commerces LA COMMERCIALITÉ DE DESTINATION... on y revient! Souvent, la commercialité de destination (bien à tort opposée à la commercialité de flux) attire le chaland par ses qualités propres, fonctionnant à la manière d un «aspirateur à pouvoir d achat». Les commerces qui en bénéficient craignent moins la concurrence que les autres, assurés qu ils sont de voir venir à eux, naturellement et de façon récurrente, un flux de clientèle déjà captif. La commercialité de destination est le principe de fonctionnement même du centre commercial, dont la taille, surtout s il est organisé autour d une grande surface alimentaire/ généraliste servant de «locomotive», garantit aux boutiques du mail un flux canalisé de chalands. On la retrouve avec la même efficacité dans les galeries commerciales, attrayantes par elles-mêmes, dès lors qu elles sont considérées comme des «destinations shopping», faisant partie d un circuit de courses déjà établi. On la trouve, en fait, à chaque fois que des boutiques profitent d un environnement qui attire le consommateur. Depuis la paillote de plage (18) jusqu au très sélect magasin de bronzes du Louvre des Antiquaires en passant par les boutiques qui fleurissent au voisinage des cimetières ou des monuments célèbres, la commercialité de destination s autogénère par le seul attrait d une offre commerciale unique, ou du voisinage d un site fréquenté. Les meilleures adresses du luxe parisien, que ce soient les Champs-Élysées, la rue Saint-Honoré ou la rue de la Paix, constituent en soi des commercialités de destination, et attirent des foules de touristes et de badauds qui, venus pour la promenade ou le shopping sans but précis, finiront bien par acheter quelque chose On peut ainsi prétendre, non sans cultiver le paradoxe, qu une excellente commercialité de flux, de par l attractivité commerciale qu elle génère, forme aussi une commercialité de destination, et qu une excellente commercialité de destination est toujours génératrice d un flux. On retrouve sans surprise un schéma classique. Attractivité du lieu Flux de chalands Captation d une part du flux Valeur des murs Loyer versé au bailleur Supplément de chiffre d affaires (18) On l oublie souvent, la paillotte est l ancêtre combustible du store éphémère. l observateur de l immobilier du crédit foncier Nº 86

10 études 61 Notons, toutefois, que certaines activités commerciales un peu rares, car très spécialisées, génèrent leur propre commercialité de destination. Ces commerces peuvent vivre sur des emplacements secondaires dépourvus de flux, puisqu ils capitalisent sur le bouche-à-oreille ou leurs marchés de niche : c est le cas, en général, des fournitures techniques et des consommables pour professionnels, de certains articles de sport très «pointus» ou destinés aux arts graphiques, des services et prestations à caractère artistique (reliure, ébénisterie, travail du cuir ou du métal, encadrement, restauration d antiquités, etc.). Depuis la nuit des temps, la commercialité de destination prospère à proximité de lieux fréquentés, générant parfois des nuisances ou des controverses, l une des plus célèbres figurant même dans le Nouveau Testament, dans l épisode bien connu des marchands du temple (19). LA COMMERCIALITÉ DE DESTINATION VS LES NOUVEAUX MODES DE DISTRIBUTION Deux millénaires plus tard, la commercialité de destination serait-elle menacée par les nouveaux modes de distribution? Probablement pas, dans la mesure où elle favorise l «expérience shopping» et l expérience d achat, sur un lieu précis et privilégié, chose que l e-commerce ne peut concurrencer : aucun vendeur d articles pieux à Lourdes ne s est jamais plaint de la concurrence d Internet, pas plus qu aucun marchand de galettes au Mont-Saint-Michel n a jamais redouté les ventes en ligne. Les très grandes artères commerciales de nos cœurs de ville bénéficient à la fois du flux et de la destination ; il est donc peu probable qu elles soient affectées par une perte de flux, mais elles subissent déjà les effets de la dissociation entre (19) Jean II, 13 - La Pâque des Juifs était proche, et Jésus monta à Jérusalem Il trouva dans le temple les vendeurs de bœufs, de brebis et de pigeons, et les changeurs assis Ayant fait un fouet avec des cordes, il les chassa tous du temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il dispersa la monnaie des changeurs, et renversa les tables; 16 - et il dit aux vendeurs de pigeons : «Ôtez cela d ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic». La cour du temple était envahie de marchands forains, pratiquant le change et la vente d animaux destinés aux sacrifices. Ce lieu de prière, hautement symbolique pour les Juifs, avait été au fil du temps transformé en foire aux bestiaux avec l accord du Sanhédrin, qui puisait dans cette commercialité de destination une source de revenus substantiels. Les prêtres sadducéens et pharisiens n avaient fait là que reproduire ce que l on trouvait déjà dans d autres lieux de culte et de pèlerinage du monde antique, où la vente d objets religieux et de victimes sacrificielles était couramment pratiquée, que ce soit dans les temples et nécropoles d Égypte, à Delphes (la ville avait d ailleurs prospéré autour du sanctuaire d Apollon Pythien), ou encore à Délos. Il faut croire que l enjeu commercial était bien trop important pour que le Sanhédrin ne réagisse pas. On connaît la suite : quelques jours plus tard avaient lieu le procès et la condamnation à mort du perturbateur.

11 62 quel avenir pour les commerces le shopping et l acte d achat, qui peut être différé et qui sera de plus en plus délocalisé sur le net. Mais surtout, l arrivée à maturité des sites marchands et le développement de plates-formes de plus en plus puissantes les a conduits à ouvrir des stores physiques pour améliorer leur image (20) et compléter les services offerts à leurs clients (21). Les enseignes du prêt-à-porter qui se lancent à leur tour dans la distribution sur Internet ont compris l intérêt de la combiner avec l expérience que procure à leurs e-clients la visite de leurs magasins : à l occasion d un retrait ou d un échange de produits achetés en ligne, leurs vendeurs peuvent encore «améliorer» le panier moyen de la marque en proposant sous couvert de conseils une offre commerciale complémentaire (22). Il en résulte que ces nouvelles pratiques sont déjà et seront à l avenir consommatrices de surfaces commerciales en zones de flux ou de destination, tant l image de marque est aujourd hui un élément discriminant et la condition du maintien des marges commerciales, qu elles se trouvent dans la rue ou sur le web. LA COMMERCIALITÉ DE QUARTIER : UN RENOUVEAU DE L ESPRIT DE CLOCHER Souvent délaissée, elle représente pourtant une part majoritaire des surfaces commerciales, et souffre aujourd hui terriblement à la fois de la réduction du pouvoir d achat et des nouveaux modes de consommation. Autrefois vivace et offrant l essentiel des produits et services nécessaires au quotidien, la petite commercialité de quartier est laminée, depuis une trentaine d années, par le développement continu de la grande distribution périphérique, lui-même favorisé par la motorisation des ménages. Petit à petit, elle s est étiolée, perdant d abord les commerces spécialisés entrant en concurrence frontale avec les grandes surfaces généralistes : drogueries, crèmeries, magasins de meubles, jardinage, magasins de décoration ou de bricolage, commerces de vins et spiritueux, librairies, magasins de jouets, et d électroménager. Puis, elle a subi l effet de la montée en puissance des marques et d enseignes : dans le prêt-à-porter, avec la disparition progressive des habilleurs, couturières et retoucheurs, puis dans d autres secteurs d activités où le recul des indépendants est encore d actualité : opticiens-lunettiers, coiffeurs, garagistes, etc. La commercialité de proximité s est ainsi repliée sur les produits alimentaires de première nécessité, les buralistes et les débits de boissons. Elle a connu récemment un renouveau relatif avec les travaux entrepris par certaines municipalités pour réhabiliter les centres-ville anciens, et surtout a bénéficié d un renouveau d image avec le retour de la préférence des consommateurs pour la proximité. Pour qu il y ait «proximité», cette commercialité de faible rayonnement suppose la présence immédiate d une zone d habitation dense, et l absence d une zone de commercialité plus importante dans un rayon proche, susceptible de détourner l attractivité. Le client, cet infidèle, ne visite ces boutiques que par commodité, sûr qu il est de trouver mieux et moins cher, mais plus loin. La prolifération des supérettes de ville depuis une vingtaine d années a su exploiter sa lassitude des grands centres commerciaux, où l «expérience shopping» est devenue une corvée répétitive, et l «expérience d achat» un mal nécessaire. La commercialité de proximité est interdépendante du ou des blocs d habitation qu elle irrigue : par manque de notoriété, elle ne peut compter sur aucune visite en provenance de l extérieur de son étroite zone de chalandise. Que le quartier se dégrade, et c est la fin ; qu il s améliore, et elle se développe. (20) à l heure du web 2.0, rien ne vaut le «pignon sur»! (21) Il s agit principalement des ventes privées, du retrait des achats, des facilités d échange, du SAV, des pièces détachées et des consommables. (22) Les sites marchands procèdent de même en affichant de façon personnalisée, et au moyen de cookies, des produits complémentaires de ceux consultés volontairement, dénommés «suggestions», et destinés à remplir un peu plus le panier de l internaute consommateur. l observateur de l immobilier du crédit foncier Nº 86

12 études 63 Le commerce de proximité fonctionne sur le schéma suivant. Proximité de la clientèle Accessibilité immédiate Offre de produits basiques Loyer et valeur des murs Stabilité du CA Clientèle captive Là encore, peu de crainte à avoir face à l e-commerce : il se passera encore un peu de temps avant que les géants du net ne trouvent une alternative crédible au pressing de quartier ou à la boulangerie de la gare. Or, un chiffre d affaires plus faible réalisé dans les murs commerciaux, c est aussi une moindre valeur valeur pour l ensemble du parc commercial, tous types confondus : boutiques de pied d immeuble, centres commerciaux et retail parks. Mais cela, de façon inégale. 4.7 / QUEL SERA donc L IMPACT DU COMMERCE ÉLECTRONIQUE SUR CES DIVERSES COMMERCIALITÉS? «ILS NE MOURaieNT PAS TOUS, MAIS TOUS étaient FRAPPÉS» (23) Dans un jeu à somme nulle, ce que gagnent les uns est perdu par les autres. Il n est donc pas sérieusement contestable que, dans un contexte de stagnation, voire de récession des dépenses des ménages, l inéluctable progression de l e-commerce ronge en même proportion le chiffre d affaires réalisé dans les boutiques physiques. Nous avons vu que la valeur des murs était liée directement à leur capacité intrinsèque (c est-à-dire en dehors même des efforts de développement des exploitants commerciaux) à générer un flux entrant de chalands, flux transformé avec un taux de perte variable en chiffre d affaires. Des jours sombres pour la grande distribution Avec une baisse de chiffre d affaires contenue à 0,7 % entre le premier trimestre 2013 et le quatrième trimestre 2012, les grandes surfaces alimentaires contiennent leur repli (24). Mais l observation du marché montre que les centres commerciaux et les retail parks sont directement frappés par la concurrence d Internet, qui offre un référencement sans égal et des prix au plus bas de ce qu il est possible de trouver. L ironie est que ces formes de distribution se sont développées pendant trente ans, avec ces mêmes atouts, utilisés pour écraser le commerce traditionnel, qui était alors tout aussi impuissant à proposer un choix égal qu à lutter sur les marges. Aujourd hui, pour tout ce qui est non alimentaire essentiellement l équipement de la personne et celui de la maison, l e-commerce offre à domicile une expérience d achat bien plus confortable que le roulage de chariot et l attente aux caisses. Il permet aussi de contracter les marges des distri- (23) Jean de la Fontaine Les Animaux malades de la peste. (24) Source : Insee Enquête mensuelle sur les grandes surfaces alimentaires (Emagsa).

13 64 quel avenir pour les commerces buteurs et les prix au détail, au-delà même du surcoût des frais de port, et réussit à comprimer les délais de livraison à moins d une journée pour les clients les plus pressés. On comprend que les hypermarchés et retail parks devront s adapter à cette nouvelle donne, et s attendent à abandonner des parts de marché importantes aux e-commerçants, sur les lignes de produits où les marges sont les plus fortes. Le même constat peut être dressé pour l ensemble des grandes surfaces spécialisées, qui entrent en concurrence frontale avec les produits phares de l e-commerce : les difficultés actuelles de la Fnac, de Darty ou de Virgin, en liquidation judiciaire, sont des signes qui ne trompent pas. Toutes les boutiques ne sont pas logées à la même enseigne Le phénomène du moment, c est que les boutiques de pied d immeuble subissent deux évolutions contradictoires : tandis que les grandes enseignes font flamber les loyers commerciaux sur les axes de commercialité majeure, les commercialités secondaires et de petite proximité connaissent chaque jour des fermetures de magasin et une chute des loyers de relocation (25). Ces tendances ne sont pas encore liées à l e-commerce, mais s inscrivent dans le prolongement des dernières années, marquées par l émergence des marques à forte marge commerciale (surtout de prêt-à-porter, accessoires de mode et parfums), en lutte acharnée pour les meilleurs emplacements. Et l anémie du petit commerce généraliste résulte davantage de l aboutissement d une tendance de long terme, qui a largement évincé les boutiquiers du tissu urbain. Il n est pas certain que le modèle de la grande distribution, qui cherche en vain son renouveau depuis quelques années, s en tire sans dommages. Il est même probable que nous assisterons, dans les années à venir, à une réduction dans nos hypermarchés des surfaces de vente consacrées aux produits d équipement de la maison, de plus en plus concurrencées par le commerce en ligne. La proximité fait de la résistance Tout à l opposé, le commerce de proximité ne sera guère affecté par l e-commerce, simplement parce qu il propose d autres produits et services que ce dernier, et ne trouve guère de concurrence immédiate. Notons, tout de même, le développement des drives, points de retrait créés par la grande distribution, centrés sur les produits alimentaires lourds et de première nécessité (eaux minérales, boissons diverses, lessives et produits d entretien ménager, conserves, féculents, etc.), pour accélérer une «expérience shopping» dont l attrait se discute. En parallèle, la grande distribution propose fréquemment la livraison à domicile, et dans les deux cas, le consommateur commande et paie sur le site du magasin, va chercher sa commande ou se la fait livrer. En quelque sorte, c est la variante triviale du cross-canal, appliquée aux grandes surfaces. Pour autant, ces facilités nouvelles offertes au consommateur n ont encore qu une portée limitée, et semblent davantage s inscrire dans la concurrence entre grandes surfaces que dans un schéma de conquête de parts de marché : d une part, outre son coût, la livraison à domicile suppose que le consommateur soit présent lors de la livraison, et se limite aux milieux les plus urbains ; d autre part, le drive, plus adapté aux banlieues et périphéries urbaines, implique l utilisation d un véhicule personnel et les frais en carburant du trajet. Pas sûr, donc, que le commerce de proximité qui pratique lui aussi la livraison à domicile, et s adresse à tous les publics, même non motorisés en soit réellement affecté. (25) Le jeu de l article L , initialement prévu pour protéger le preneur commerçant, a causé des ravages insoupçonnés dans le petit commerce : «en outre, et par dérogation à l article L , si le bail est assorti d une clause d échelle mobile, la révision peut être demandée chaque fois que, par le jeu de cette clause, le loyer se trouve augmenté ou diminué de plus d un quart par rapport au prix précédemment fixé contractuellement ou par décision judiciaire». On se souvient que l indice Insee du coût de la construction, qui était couramment pris pour référence d indexation par les baux commerciaux, a augmenté de plus de 50 % depuis l année De nombreux propriétaires ont usé de cette faculté pour revenir à la valeur locative de marché, par fixation judiciaire du loyer, valeur locative qui était souvent plus élevée encore que le loyer «ancien», même fortement réévalué par le jeu de l indexation. Il en est résulté un important contentieux judiciaire, et le départ forcé de nombre de petits commerçants, qui vivotaient auparavant sur une rente de situation. l observateur de l immobilier du crédit foncier Nº 86

14 études 65 On observe aussi que nombreux sont les petits commerçants qui relaient les colis de la vente en ligne, s assurant ainsi des recettes minimes, et trouvent ainsi un moyen d accroître la fréquentation de leur boutique. Ce phénomène prend une telle ampleur, à en juger par la politique des grands sites marchands qui proposent des réseaux de point de retrait dans le petit commerce, qu une coopération fructueuse et bien plus structurée pourrait, à terme, rendre partenaires les pure players et les petits commerçants. Une prime pour le prime Restent les meilleures commercialités de flux, qui commencent à intéresser les e-commerçants, seuls capables, aujourd hui, par leur puissance financière de damer le pion aux enseignes de prêt-à-porter à forte marge. Les sites marchands les plus importants ont compris, ou comprendront, que la poursuite de leur développement dans un monde foisonnant et de plus en plus concurrentiel nécessitera de gros investissements sur la notoriété. Ils arrivent aujourd hui à peu près à armes égales sur le plan technique et sur le plan de l offre aux consommateurs, avec le risque d une banalisation, à terme, de leur image. Derrière le poids lourd Amazon, quelques sites market place se battent pour conserver leur rang et éviter la montée en puissance de concurrents plus astucieux ou plus agressifs sur les prix. On ne doit pas oublier que l effet des «comparateurs de prix» rend le commerce Internet particulièrement transparent, et favorise peut-être à l excès les discounteurs, au détriment du maintien des marges. Le cross-canal n est donc qu une réaction logique : des pure-players, qui souhaitent élargir leur offre et toucher d autres clientèles ; des commerçants physiques, obligés de sauter le pas vers la vente en ligne. Pour les premiers, la notoriété devra tôt ou tard passer par des implantations physiques spectaculaires, qui serviront de vitrine et de support d image, et non plus de simples points de retrait des commandes. Il est donc à parier que les plus belles artères, ainsi que la plupart des commercialités dites «numéro 1», seront dans un avenir proche un enjeu pour les sites web les plus puissants, et resteront longtemps le champ de bataille privilégié de luttes épiques pour une place au soleil. Ce monde est décidément bien injuste

Un e-commerce de proximité à Levallois. Constats tirés des enquêtes commerçants et consommateurs Enjeux et facteurs clés de succès

Un e-commerce de proximité à Levallois. Constats tirés des enquêtes commerçants et consommateurs Enjeux et facteurs clés de succès Un e-commerce de proximité à Levallois Constats tirés des enquêtes commerçants et consommateurs Enjeux et facteurs clés de succès Attentes et perspectives des commerçants et artisans levalloisiens 2 Un

Plus en détail

Investissez dans l'immobilier

Investissez dans l'immobilier Investissez dans l'immobilier 1 Investissez dans l'immobilier Visitez : www.immo-topics.fr 2 Investissez dans l'immobilier Sommaire Est-ce que l immobilier est fait pour vous?... 3 Pourquoi vous avez tout

Plus en détail

Le profil des acheteurs à distance et en ligne

Le profil des acheteurs à distance et en ligne Le profil des acheteurs à distance et en ligne Étude réalisée pour le compte de La FEVAD, La Poste, Reed Exhibitions, CCI Grand Lille 24 octobre 2012 Synthèse de l étude - 1 LES HABITUDES DE CONSOMMATION

Plus en détail

IMMOBILIER D ENTREPRISE

IMMOBILIER D ENTREPRISE La transformation de bureaux en logements : un premier bilan PAR BRIGITTE JOUSSELLIN 1 Entre 1994 et 1998, plus de 500 000 m 2 de surfaces d activités ont été transformées en logements, permettant de résorber

Plus en détail

Vendre son champagne sur internet

Vendre son champagne sur internet dossier P.13-17 Vendre son champagne sur internet De nombreuses études le montrent : le commerce en ligne se porte bien et devrait continuer à croître sur les deux prochaines années. Ainsi, la Fédération

Plus en détail

Le vieillissement de la population: une évolution génératrice d opportunités d investissement!

Le vieillissement de la population: une évolution génératrice d opportunités d investissement! LA SILVER ECONOMY UNE OPPORTUNITE DE MARCHE Les retraités de demain seront de plus en plus nombreux à rechercher des logements adaptés au vieillissement: des résidences services séniors Le vieillissement

Plus en détail

Tendance et développement des. de l e-commerce. TPE/PME / PME sur le marché. Novembre 2014. Novembre 2014

Tendance et développement des. de l e-commerce. TPE/PME / PME sur le marché. Novembre 2014. Novembre 2014 Tendance et développement des TPE/PME / PME sur le marché de l e-commerce Novembre 2014 Novembre 2014 Point de vue de l expert KPMG On constate une certaine frilosité des chefs d entreprise à vendre en

Plus en détail

Chap 8 : L agencement de l unité commerciale I. L organisation de l espace de vente dans une grande surface

Chap 8 : L agencement de l unité commerciale I. L organisation de l espace de vente dans une grande surface Chap 8 : L agencement de l unité commerciale I. L organisation de l espace de vente dans une grande surface A. L organisation de la circulation dans le magasin B. L implantation des rayons 1. Les contraintes

Plus en détail

Les tenants d une réalité économique.

Les tenants d une réalité économique. Vérité judiciaire, Réalité économique Afin de clarifier un débat permanent en expertises immobilières judiciaires, il me parait utile d exposer les arguments de 2 thèses qui s affrontent depuis plus de

Plus en détail

Synthèse de l étude. Les acheteurs à distance et en ligne en 2010

Synthèse de l étude. Les acheteurs à distance et en ligne en 2010 Synthèse de l étude Les acheteurs à distance et en ligne en 2010 Etude réalisée pour la FEVAD, La Poste, Move, Reed exposition A l occasion de la quatorzième édition du salon VAD e-commerce, le rendezvous

Plus en détail

PAPETERIE. Création et diffusion Tous droits réservés, reproduction interdite sans autorisation de l auteur Mise à jour : 15/09/2014 1

PAPETERIE. Création et diffusion Tous droits réservés, reproduction interdite sans autorisation de l auteur Mise à jour : 15/09/2014 1 PAPETERIE SOMMAIRE LE MARCHÉ DE LA PAPETERIE... 2 LA RÉGLEMENTATION DE LA PAPETERIE... 5 L'ACTIVITÉ DE LA PAPETERIE... 7 LES POINTS DE VIGILANCE DE LA PAPETERIE... 10 EN SAVOIR PLUS SUR CE SECTEUR... 12

Plus en détail

IMMOBILIER COMMENT LA BULLE VA SE DÉGONFLER

IMMOBILIER COMMENT LA BULLE VA SE DÉGONFLER JEAN-LUC BUCHALET CHRISTOPHE PRAT IMMOBILIER COMMENT LA BULLE VA SE DÉGONFLER Acheter ou louer? Investir? Les clés pour éviter de se faire piéger, 2014 ISBN : 978-2-212-55888-3 Introduction Ce que disent

Plus en détail

LES LOYERS DES LOGEMENTS CONVENTIONNES

LES LOYERS DES LOGEMENTS CONVENTIONNES LES LOYERS DES LOGEMENTS CONVENTIONNES En application de l article L.353-2 du code de la construction et de l habitation, les conventions déterminent le montant maximal des loyers ainsi que les modalités

Plus en détail

Etre présent sur le Web sans site Web. 29 septembre 2014

Etre présent sur le Web sans site Web. 29 septembre 2014 Etre présent sur le Web sans site Web 29 septembre 2014 Présence sur le Web : une absolue nécessité pour le commerce de proximité Le Web-to-Store est un concept déjà bien ancré chez les internautes acheteurs

Plus en détail

GS1 Tunisia 07/05/2015. République Tunisienne. Ministère du Commerce DÉVELOPPER L E-COMMERCE EN TUNISIE CEPEX 07 MAI 2015 CONTENU

GS1 Tunisia 07/05/2015. République Tunisienne. Ministère du Commerce DÉVELOPPER L E-COMMERCE EN TUNISIE CEPEX 07 MAI 2015 CONTENU UNE NOUVELLE VISION POUR DÉVELOPPER L E-COMMERCE EN TUNISIE CEPEX 07 MAI 2015 CONTENU Tendances du e-commerce dans le Monde E-Commerce en Tunisie Nouvelle Stratégie de Développement du E- commerce en Tunisie

Plus en détail

Définition des objectifs Caractéristiques de l offre définitive Marché cible positionnement. Evaluation du potential de vente

Définition des objectifs Caractéristiques de l offre définitive Marché cible positionnement. Evaluation du potential de vente Chapitre 3 Lancement et développement de la jeune entreprise Une fois, l étude de marché réalisée, le créateur doit maintenant l explorer, c'est-à-dire en tirer les éléments qui serviront à la rédaction

Plus en détail

La conjoncture immobilière peut être schématisée à

La conjoncture immobilière peut être schématisée à 56 6 LA CONJONCTURE IMMOBILIÈRE EN ITALIE Extrait de : Osservatorio sul Mercato Immobiliare n 2/2011, Nomisma, juillet 2011. 6.1 / Prix et volumes des transactions La conjoncture immobilière peut être

Plus en détail

Le commerce alimentaire en Val-de-Marne

Le commerce alimentaire en Val-de-Marne n 33 Mai 2013 Le commerce alimentaire en Val-de-Marne Ce Flash Eco est issu de l étude «le tissu commercial du Val-de-Marne : rétrospectives et perspectives «réalisée par la CCI Val-de-Marne. Crise économique,

Plus en détail

Les pratiques de stationnement automobile des habitants de la grande agglomération toulousaine

Les pratiques de stationnement automobile des habitants de la grande agglomération toulousaine Enquête Ménages Déplacements 213 Les pratiques de stationnement automobile des habitants de la grande agglomération toulousaine Le poids de l histoire L avènement de la voiture s est accompagné d une offre

Plus en détail

Jones Lang LaSalle commente les grandes tendances données par les chiffres immobiliers Immostat du 1er trimestre 2013. Les grandes tendances :

Jones Lang LaSalle commente les grandes tendances données par les chiffres immobiliers Immostat du 1er trimestre 2013. Les grandes tendances : Jones Lang LaSalle commente les grandes tendances données par les chiffres immobiliers Immostat du 1er trimestre 2013. Les grandes tendances : Le marché locatif de bureaux : - La baisse de l activité se

Plus en détail

Bilan comparatif du marketing au troisième trimestre 2015

Bilan comparatif du marketing au troisième trimestre 2015 SÉRIE TENDANCES/IDÉES Bilan comparatif du marketing au troisième trimestre 2015 Informations cruciales sur les performances du Search, du Social et du Display par terminal Introduction Le troisième trimestre

Plus en détail

La conjoncture en région Centre Val de Loire

La conjoncture en région Centre Val de Loire Tendances régionales La conjoncture en région Centre Val de Loire Enquêtes mensuelles Septembre 215 Tassement de la production industrielle, activité globale un peu plus soutenue dans les services marchands.

Plus en détail

Google et Kantar Media Compete publient la 3ème édition du «Baromètre sectoriel sur la performance de conversion des sites e-commerce en France»:

Google et Kantar Media Compete publient la 3ème édition du «Baromètre sectoriel sur la performance de conversion des sites e-commerce en France»: Google et Kantar Media Compete publient la 3ème édition du «Baromètre sectoriel sur la performance de conversion des sites e-commerce en France»: Paris, le 11 juin 2014 Les dernières barrières à l achat

Plus en détail

Méthodes de la gestion indicielle

Méthodes de la gestion indicielle Méthodes de la gestion indicielle La gestion répliquante : Ce type de gestion indicielle peut être mis en œuvre par trois manières, soit par une réplication pure, une réplication synthétique, ou une réplication

Plus en détail

PATRIMMO COMMERCE. Société Civile de Placement Immobilier

PATRIMMO COMMERCE. Société Civile de Placement Immobilier PATRIMMO COMMERCE Société Civile de Placement Immobilier INVESTISSEZ INDIRECTEMENT EN PARTS DE SCPI DANS L IMMOBILIER COMMERCIAL Patrimmo Commerce a pour objectif de constituer un patrimoine immobilier

Plus en détail

INTRODUCTION GENERALE AU MARKETING

INTRODUCTION GENERALE AU MARKETING INTRODUCTION GENERALE AU MARKETING 1. La notion de marché 2. La définition du Marketing et du Marketing - Mix 3. Les fonctions de l entreprise 4. La stratégie push ( fonction de production ) 5. La stratégie

Plus en détail

LES SIIC. Pierre Schoeffler Président S&Partners Senior Advisor IEIF. Étude réalisée par. Les SIIC et la retraite 1

LES SIIC. Pierre Schoeffler Président S&Partners Senior Advisor IEIF. Étude réalisée par. Les SIIC et la retraite 1 LES SIIC et la retraite Étude réalisée par Pierre Schoeffler Président S&Partners Senior Advisor IEIF Les SIIC et la retraite 1 23 juin 2014 2 Les SIIC et la retraite La retraite est, avec l emploi et

Plus en détail

Les clients de la librairie indépendante

Les clients de la librairie indépendante Les clients de la librairie indépendante Mieux les connaître pour les fidéliser Premiers résultats Etude réalisée par pour La librairie est confrontée à la combinaison de plusieurs facteurs qui pèsent

Plus en détail

Le profil des acheteurs à distance et en ligne. Enquête quantitative par téléphone. Auprès de 1005 adultes âgés de 18 ans et plus

Le profil des acheteurs à distance et en ligne. Enquête quantitative par téléphone. Auprès de 1005 adultes âgés de 18 ans et plus Le profil des acheteurs à distance et en ligne Étude réalisée pour le compte de La FEVAD, La Poste et Move et Reed Exposition Octobre 2010 Présentation de l'enquête Enquête quantitative par téléphone Auprès

Plus en détail

Diagnostic 11 P R O G R A M M E L O C A L D E L H A B I T A T

Diagnostic 11 P R O G R A M M E L O C A L D E L H A B I T A T Diagnostic 11 DIAGNOSTIC 2500 2000 1500 1000 500 0 1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 Production neuve : nombre de logements par an entre 1999 et 2005 (point mort de production à 1 100 logements)

Plus en détail

FOOTFALL: SÉRIE ACTING ON INSIGHT. Sortir de l ombre et mettre en lumière ce que vous ne savez pas encore à propos de vos clients

FOOTFALL: SÉRIE ACTING ON INSIGHT. Sortir de l ombre et mettre en lumière ce que vous ne savez pas encore à propos de vos clients www.footfall.com + 33 (1) 55 12 10 00 FOOTFALL: SÉRIE ACTING ON INSIGHT Sortir de l ombre et mettre en lumière ce que vous ne savez pas encore à propos de vos clients Gardez votre visage toujours vers

Plus en détail

Un lieu de vie : Ecole maternelle du Foulon (4 classes), quartier résidentiel. Un espace ressource: Principal captage d eau potable des Vallons de la

Un lieu de vie : Ecole maternelle du Foulon (4 classes), quartier résidentiel. Un espace ressource: Principal captage d eau potable des Vallons de la 1 2 3 Un lieu de vie : Ecole maternelle du Foulon (4 classes), quartier résidentiel. Un espace ressource: Principal captage d eau potable des Vallons de la Tour. Un espace naturel et récréatif: La Bourbre,

Plus en détail

Loi DUFLOT pour l'accès au Logement et un Urbanisme Rénové (ALUR)

Loi DUFLOT pour l'accès au Logement et un Urbanisme Rénové (ALUR) Loi DUFLOT pour l'accès au Logement et un Urbanisme Rénové (ALUR) Le projet de loi pour l Accès au Logement et un Urbanisme Rénové (ALUR) vient d être adopté en première lecture à l Assemblée Nationale.

Plus en détail

La nue-propriété temporaire en parts de SCPI

La nue-propriété temporaire en parts de SCPI ET SI NOUS AVIONS LA SOLUTION POUR VOTRE RETRAITE? Dans le dernier dossier que nous avons mis à votre disposition sont établis tous les critères auxquels un produit retraite doit satisfaire pour être efficace

Plus en détail

SCPI Gemmeo Commerce. L immobilier de commerce français en portefeuille

SCPI Gemmeo Commerce. L immobilier de commerce français en portefeuille SCPI Gemmeo Commerce L immobilier de commerce français en portefeuille Sommaire Avertissement...3 Investir indirectement dans de l immobilier de commerce...4 Une stratégie de gestion à l écoute des tendances

Plus en détail

Note partielle sur le E-Commerce

Note partielle sur le E-Commerce Note partielle sur le E-Commerce (Centrée sur le marché de l habillement ; source : IFM 2011) 1. Remarques générales ; quelques définitions et orientations 1. Les Pure Player Il s agit du commerce en ligne

Plus en détail

Mix Distribution : où vendre ses produits?

Mix Distribution : où vendre ses produits? 28/07/2010 Confidentiel - Tous droits de reproduction réservés 1 mondirecteurmarketing N attendez pas d être grand pour croître! Mix Distribution : où vendre ses produits? 28/07/2010 Confidentiel - Tous

Plus en détail

Liens FAIBLES (amis de nos amis, collègues, ). Les réseaux sociaux permettent une connexion avec ces liens faibles

Liens FAIBLES (amis de nos amis, collègues, ). Les réseaux sociaux permettent une connexion avec ces liens faibles S421-1-3 LA REVOLUTION DIGITALE S42 La relation commerciale S421 : La relation commerciale et son contexte Définir les notions de relation commerciale et de contact commercial. Présenter la diversité des

Plus en détail

D-2011/462 Rétrocession du droit au bail du local commercial situé 93, 95 et 97 du cours Victor Hugo à Bordeaux. Choix du cessionnaire.

D-2011/462 Rétrocession du droit au bail du local commercial situé 93, 95 et 97 du cours Victor Hugo à Bordeaux. Choix du cessionnaire. D-2011/462 Rétrocession du droit au bail du local commercial situé 93, 95 et 97 du cours Victor Hugo à Bordeaux. Choix du cessionnaire. Monsieur Jean-Charles BRON, Adjoint au Maire, présente le rapport

Plus en détail

Réussir son affiliation

Réussir son affiliation David Sitbon Étienne Naël Réussir son affiliation Comment gagner de l argent avec Internet, 2012 ISBN : 978-2-212-55350-5 1 Comprendre que tout est marketing de rentrer dans le détail, il nous a semblé

Plus en détail

COMMERCE DE DÉTAIL DE MEUBLES DE CUISINE

COMMERCE DE DÉTAIL DE MEUBLES DE CUISINE COMMERCE DE DÉTAIL DE MEUBLES DE CUISINE SOMMAIRE LE MARCHÉ DU COMMERCE DE DÉTAIL DE MEUBLES DE CUISINE... 2 LA RÉGLEMENTATION DU COMMERCE DE DÉTAIL DE MEUBLES DE CUISINE... 5 L'ACTIVITÉ DU COMMERCE DE

Plus en détail

Les Instants E-Commerce

Les Instants E-Commerce Les Instants E-Commerce TPE/PME, Commerçants, Artisans ou Auto-Entrepreneurs : VOUS êtes concernés par le E-Commerce! Présentation Le E-Commerce 1 Introduction 2 Le marché Paysage du E-Commerce 3 - Profil

Plus en détail

Création de la 1 ère foncière française cotée spécialisée dans les Retail Parks Jeudi 6 décembre 2012

Création de la 1 ère foncière française cotée spécialisée dans les Retail Parks Jeudi 6 décembre 2012 Rapprochement Patrimoine & Commerce et Foncière Sepric Création de la 1 ère foncière française cotée spécialisée dans les Retail Parks Jeudi 6 décembre 2012 Disclaimer Le présent document (la «Présentation»)

Plus en détail

10 indicateurs clé de performance (KPI) incontournables pour e-commerçant

10 indicateurs clé de performance (KPI) incontournables pour e-commerçant 10 indicateurs clé de performance (KPI) incontournables pour e-commerçant Oubliez le nombre de visites sur votre boutique en ligne, le nombre de pages vues et même votre positionnement de mots clés sur

Plus en détail

Country factsheet - Mai 2015. Pologne

Country factsheet - Mai 2015. Pologne Country factsheet - Mai 2015 Pologne Située au cœur de l Europe centrale, la Pologne semble commencer à connaître une certaine prospérité économique qui a déjà commencé à bénéficier au développement de

Plus en détail

n 7 OPTIMISATION DU TUNNEL DE COMMANDE Etes-vous sûrs d avoir déjà tout testé?

n 7 OPTIMISATION DU TUNNEL DE COMMANDE Etes-vous sûrs d avoir déjà tout testé? n 7 OPTIMISATION DU TUNNEL DE COMMANDE Etes-vous sûrs d avoir déjà tout testé? Le tunnel de commande, correspond aux différentes étapes que suit l acheteur, de son arrivée sur le site e-commerçant à la

Plus en détail

E-COMMERCE SOMMAIRE. Création et diffusion Tous droits réservés, reproduction interdite sans autorisation de l auteur Mise à jour : 22/05/2015 1

E-COMMERCE SOMMAIRE. Création et diffusion Tous droits réservés, reproduction interdite sans autorisation de l auteur Mise à jour : 22/05/2015 1 E-COMMERCE SOMMAIRE LE MARCHÉ DU E-COMMERCE... 2 LA RÉGLEMENTATION DU E-COMMERCE... 4 L'ACTIVITÉ DU E-COMMERCE... 6 LES POINTS DE VIGILANCE DU E-COMMERCE... 9 EN SAVOIR PLUS SUR CE SECTEUR... 11 1 LE MARCHÉ

Plus en détail

L analyse des marchés immobiliers par Crédit Foncier Immobilier sur les 9 premiers mois de 2013

L analyse des marchés immobiliers par Crédit Foncier Immobilier sur les 9 premiers mois de 2013 Paris, le 15 octobre 2013 COMMUNIQUE DE PRESSE L analyse des marchés immobiliers par Crédit Foncier Immobilier sur les 9 premiers mois de 2013 Un marché immobilier résidentiel caractérisé par une baisse

Plus en détail

LOCATION IMMOBILIÈRE SOMMAIRE

LOCATION IMMOBILIÈRE SOMMAIRE LOCATION IMMOBILIÈRE SOMMAIRE LE MARCHÉ DE LA LOCATION IMMOBILIÈRE... 2 LA RÉGLEMENTATION DE LA LOCATION IMMOBILIÈRE... 5 L'ACTIVITÉ DE LA LOCATION IMMOBILIÈRE... 8 LES POINTS DE VIGILANCE DE LA LOCATION

Plus en détail

France ViewPoint. La France : Une destination commerciale incontournable Par Chris Igwe et Edouard de Laboulaye RÉSUMÉ. A retenir.

France ViewPoint. La France : Une destination commerciale incontournable Par Chris Igwe et Edouard de Laboulaye RÉSUMÉ. A retenir. CB RICHARD ELLIS France ViewPoint www.cbre.fr/fr_fr/etudes RÉSUMÉ La France : Une destination commerciale incontournable Par Chris Igwe et Edouard de Laboulaye La France est le pays à l honneur cette année

Plus en détail

VOUS DEVEZ SIGNER UN BAIL COMMERCIAL : LES POINTS ESSENTIELS A EXAMINER AVANT LA SIGNATURE

VOUS DEVEZ SIGNER UN BAIL COMMERCIAL : LES POINTS ESSENTIELS A EXAMINER AVANT LA SIGNATURE VOUS DEVEZ SIGNER UN BAIL COMMERCIAL : LES POINTS ESSENTIELS A EXAMINER AVANT LA SIGNATURE NOUVEAU BAIL SANS RACHAT DE FONDS DE COMMERCE ET/OU DE DROIT AU BAIL 1. Textes légaux : Décret du 30 septembre

Plus en détail

Comment bâtir une stratégie commerciale partagée?

Comment bâtir une stratégie commerciale partagée? Comment maintenir et développer le commerce face aux nouveaux modes de consommation? LUNDI 17 NOVEMBRE CCI GRENOBLE Comment bâtir une stratégie commerciale partagée? Comment bâ*r une stratégie commerciale

Plus en détail

Les 10 étapes pour être sur de devenir propriétaire d un appartement dans les 3 à 6 mois

Les 10 étapes pour être sur de devenir propriétaire d un appartement dans les 3 à 6 mois Les 10 étapes pour être sur de devenir propriétaire d un appartement dans les 3 à 6 mois Préambule Ce guide vous est offert par William MEYER auteur du blog l'immobilier facile (http://l-immobilier-facile.fr)

Plus en détail

L e-commerce dans l électrodomestique

L e-commerce dans l électrodomestique Bureau de Paris 8, boulevard Montmartre 75009 Paris Tel : () 4 77 7 7 Internet : www.sia-partners.com Paris Bruxelles Roma Milano Casablanca L e-commerce dans l électrodomestique Benchmark des offres de

Plus en détail

Sommaire! Que s est-il passé en 2012?! Que s est-il passé sur le marché locatif en 2012?! 05. 1.!Evolution des loyers par typologie! !depuis 12 mois!

Sommaire! Que s est-il passé en 2012?! Que s est-il passé sur le marché locatif en 2012?! 05. 1.!Evolution des loyers par typologie! !depuis 12 mois! Janvier 2013 Sommaire! Que s est-il passé en 2012?! Que s est-il passé sur le marché locatif en 2012?! 05 1.!Evolution des loyers par typologie!!depuis 12 mois! 07 2.!Evolution des loyers sur 10 ans!

Plus en détail

E-COMMERCE ET FRAIS DE PORT

E-COMMERCE ET FRAIS DE PORT E-COMMERCE ET FRAIS DE PORT Bora Kizil Première publication - 08 septembre 2009 Version 1.01 21 septembre 2009 E-commerce et frais de port 1 INDEX I. Le e-commerce en plein boom...3 II. La politique des

Plus en détail

Bail commercial La loi Pinel en 12 points Impacts pour les bailleurs, les preneurs et les investisseurs

Bail commercial La loi Pinel en 12 points Impacts pour les bailleurs, les preneurs et les investisseurs Bail commercial La loi Pinel en 12 points Impacts pour les bailleurs, les preneurs et les investisseurs Département Immobilier Eversheds Paris LLP Janvier 2015 1 - Allongement de la durée des baux dérogatoires

Plus en détail

Les comportements d achats multicanaux des internautes 9 ème baromètre FEVAD-Médiamétrie//NetRatings. extraits

Les comportements d achats multicanaux des internautes 9 ème baromètre FEVAD-Médiamétrie//NetRatings. extraits Les comportements d achats multicanaux des internautes 9 ème baromètre FEVAD-Médiamétrie//NetRatings extraits Juillet 2013 Contexte 2013 Un consommateur de plus en plus connecté 42,2 millions d internautes

Plus en détail

FLEURISTE. Création et diffusion Tous droits réservés, reproduction interdite sans autorisation de l auteur Mise à jour : 15/09/2014 1

FLEURISTE. Création et diffusion Tous droits réservés, reproduction interdite sans autorisation de l auteur Mise à jour : 15/09/2014 1 FLEURISTE SOMMAIRE LE MARCHÉ DU FLEURISTE... 2 LA RÉGLEMENTATION DU FLEURISTE... 5 L'ACTIVITÉ DU FLEURISTE... 7 LES POINTS DE VIGILANCE DU FLEURISTE... 10 EN SAVOIR PLUS SUR CE SECTEUR... 12 1 LE MARCHÉ

Plus en détail

Les clients de la librairie indépendante

Les clients de la librairie indépendante Les clients de la librairie indépendante Mieux les connaître pour les fidéliser Premiers résultats Etude réalisée par pour La librairie est confrontée à la combinaison de plusieurs facteurs qui pèsent

Plus en détail

Cinq grandes tendances de la consommation digitale : défis et opportunités pour les distributeurs

Cinq grandes tendances de la consommation digitale : défis et opportunités pour les distributeurs Cinq grandes tendances de la consommation digitale : défis et opportunités pour les distributeurs 20 Juin 2012 CONFIDENTIEL ET PROPRIÉTÉ DE McKINSEY & COMPANY Toute utilisation de ce support, ainsi que

Plus en détail

Q&A Novembre 2012. A. Le marché de la location meublée. B. Le marché de la location touristique. C. La location meublée, un marché lucratif?

Q&A Novembre 2012. A. Le marché de la location meublée. B. Le marché de la location touristique. C. La location meublée, un marché lucratif? Q&A Novembre 2012 A. Le marché de la location meublée. B. Le marché de la location touristique. C. La location meublée, un marché lucratif? D. La location meublée est elle légale? A. Le marché de la location

Plus en détail

SCPI GEMMEO COMMERCE. L immobilier de commerce français en portefeuille

SCPI GEMMEO COMMERCE. L immobilier de commerce français en portefeuille SCPI GEMMEO COMMERCE L immobilier de commerce français en portefeuille AVERTISSEMENT Facteurs de risques Avant d investir dans une société civile de placement immobilier (ci-après «SCPI»), vous devez tenir

Plus en détail

Conférence 14 Internet : quelles stratégies pour l'utiliser au mieux?

Conférence 14 Internet : quelles stratégies pour l'utiliser au mieux? Conférence 14 Internet : quelles stratégies pour l'utiliser au mieux? Animateur Jean-Christophe GALEAZZI RCF Intervenants Mathieu LLORENS AT INTERNET Patrick BERNARD MILLESIMA Jean-Paul LIEUX DOLIST Marion

Plus en détail

L immobilier en centre ville

L immobilier en centre ville L immobilier en centre ville Photos non contractuelles FACTEURS DE RISQUES Vous investissez dans une SCPI fiscale «Déficits fonciers», permettant au porteur de parts de bénéficier du régime fiscal dit

Plus en détail

Ouverture d'un point de vente L étude de la zone de chalandise.

Ouverture d'un point de vente L étude de la zone de chalandise. Ouverture d'un point de vente L étude de la zone de chalandise. La zone de chalandise : une zone géographique de captation La zone de chalandise, ou zone d attraction, est le territoire géographique dans

Plus en détail

8 Certifications Minergie

8 Certifications Minergie 8 Chapitre 8 Être Minergie, est-ce aussi être «autrement»? Pour de nombreux acteurs du marché immobilier, un label de durabilité devrait s accompagner d une appréciation de la valeur de leur immeuble,

Plus en détail

LA CHAUSSURE DE VILLE HOMME, UN MARCHÉ À FORT POTENTIEL Quelques chiffres et points de repère (source : Fédération Française de la Chaussure)

LA CHAUSSURE DE VILLE HOMME, UN MARCHÉ À FORT POTENTIEL Quelques chiffres et points de repère (source : Fédération Française de la Chaussure) LA CHAUSSURE DE VILLE HOMME, UN MARCHÉ À FORT POTENTIEL Quelques chiffres et points de repère (source : Fédération Française de la Chaussure) Un marché dynamique Le marché général de la chaussure homme

Plus en détail

Sia Conseil. Les Drive : situation et perspectives. Avril 2012. Votre contact

Sia Conseil. Les Drive : situation et perspectives. Avril 2012. Votre contact Bureau de Paris 18, boulevard Montmartre 75009 Paris Tel : (33) 1 42 77 76 17 Internet : www.sia-conseil.com Paris Bruxelles Amsterdam Roma Milano Casablanca Dubaï Sia Conseil Avril 2012 Votre contact

Plus en détail

Sommaire. Un marché basé sur des réalités structurelles

Sommaire. Un marché basé sur des réalités structurelles Focus sur les transactions logistiques France de 2011 à 2014 Sommaire Un marché basé sur des réalités structurelles.. P.2 Un secteur dominé par les prestataires logistiques et la distribution.... P.3 Une

Plus en détail

Introduction à la Location Meublée

Introduction à la Location Meublée Introduction à la Location Meublée Investir en «Location Meublée» revient à acquérir un bien immobilier équipé de meubles afin de le mettre en location. Ce bien immobilier, intégré dans une résidence services

Plus en détail

Actualités Juridiques

Actualités Juridiques À savoir Actualités Juridiques Investir dans la pierre : une garantie pour la retraite Louez bien, louez meublé? Etat des lieux : une précaution indispensable! Investir dans la pierre : une garantie pour

Plus en détail

Dispositif Scellier : L évolution des plafonds de loyers - Délivrance d agréments en zone C

Dispositif Scellier : L évolution des plafonds de loyers - Délivrance d agréments en zone C Dispositif Scellier : L évolution des plafonds de loyers - Délivrance d agréments en zone C 26 août 2010 Sommaire Un constat : des plafonds de loyers parfois supérieurs aux loyers du marché Révision des

Plus en détail

10 ème baromètre des comportements d achats multicanaux des internautes

10 ème baromètre des comportements d achats multicanaux des internautes 10 ème baromètre des comportements d achats multicanaux des internautes Mediametrie//NetRatings Une joint venture entre Médiamétrie et Nielsen + Médiamétrie : Société indépendante créée en 1985. Capital

Plus en détail

PHOTOGRAPHE. Création et diffusion Tous droits réservés, reproduction interdite sans autorisation de l auteur Mise à jour : 15/09/2014 1

PHOTOGRAPHE. Création et diffusion Tous droits réservés, reproduction interdite sans autorisation de l auteur Mise à jour : 15/09/2014 1 PHOTOGRAPHE SOMMAIRE LE MARCHÉ DU PHOTOGRAPHE... 2 LA RÉGLEMENTATION DU PHOTOGRAPHE... 5 L'ACTIVITÉ DU PHOTOGRAPHE... 7 LES POINTS DE VIGILANCE DU PHOTOGRAPHE... 10 EN SAVOIR PLUS SUR CE SECTEUR... 12

Plus en détail

COMMENT FAIRE DU E-COMMERCE?

COMMENT FAIRE DU E-COMMERCE? COMMENT FAIRE DU E-COMMERCE? Le marché du e-commerce Besoins d un e-commerçant L offre des prestataires Offres «standardisées» Offres sur mesure Choisir une offre Solution libre ou propriétaire? Fonctionnalités

Plus en détail

Jeudi 17 novembre. 17h30 19h30 à la CCIT 05 au CRET à Briançon. «Les leviers du Webmarketing pour améliorer la rentabilité de son site»

Jeudi 17 novembre. 17h30 19h30 à la CCIT 05 au CRET à Briançon. «Les leviers du Webmarketing pour améliorer la rentabilité de son site» Jeudi 17 novembre 17h30 19h30 à la CCIT 05 au CRET à Briançon «Les leviers du Webmarketing pour améliorer la rentabilité de son site» Franck RUBINO Market 4 Web 05000 GAP Jeudi 17 Novembre 2011 1 Des chiffres

Plus en détail

Observatoire Local des Loyers. de l agglomération toulousaine

Observatoire Local des Loyers. de l agglomération toulousaine Observatoire Local des Loyers de l agglomération toulousaine Un loyer médian de 10,40 /m² sur l agglomération toulousaine en 2014 En dehors de la localisation, trois paramètres ont une forte influence

Plus en détail

Traitement de Visa Débit

Traitement de Visa Débit Traitement de Visa Débit Information à l intention des marchands sur le traitement des transactions du commerce électronique et des commandes par téléphone Table des matières À propos de ce guide 3 Procédures

Plus en détail

BILAN DE LA SAISON TOURISTIQUE ANNEE 2008 SEPTEMBRE 2008. Page 1

BILAN DE LA SAISON TOURISTIQUE ANNEE 2008 SEPTEMBRE 2008. Page 1 BILAN DE LA SAISON TOURISTIQUE ANNEE 2008 SEPTEMBRE 2008 Page 1 I/ PRESENTATION DE L ENQUETE Rappel : En 2006, la CCI de Narbonne, Lézignan-Corbières et Port-la-Nouvelle a mis en place un observatoire

Plus en détail

Table des matières (cliquable)

Table des matières (cliquable) Table des matières (cliquable) De l importance de se créer des revenus passifs et alternatifs...4 Pourquoi investir dans une place de parking?..6 Qu est ce qui fait un bon emplacement de parking?...8 Gare

Plus en détail

COMMENT CONDUIRE UN PROJET DE SITE WEB?

COMMENT CONDUIRE UN PROJET DE SITE WEB? COMMENT CONDUIRE UN PROJET DE SITE WEB? Typologie des sites web Les sites «vitrines» Les sites de «marque» Les sites «catalogues» Les sites marchands Site web et stratégie commerciale Etapes clés de la

Plus en détail

4. Stratégie hypothécaire. Taux d intérêt présents et futurs

4. Stratégie hypothécaire. Taux d intérêt présents et futurs 75 qui influencent directement le financement des hypothèques reste parfaitement imprévisible. Pour cette raison, il est recommandé de calculer précisément son budget afin de déterminer exactement quelles

Plus en détail

Vous avez l opportunité de devenir propriétaire

Vous avez l opportunité de devenir propriétaire Vous avez l opportunité de devenir propriétaire Une grande majorité des Français souhaitent acquérir leur logement car devenir propriétaire est synonyme de placement financier, de sécurité pour l avenir

Plus en détail

LOI DU 18 JUIN 2014 : LES EVOLUTIONS PORTANT SUR LE LOYER

LOI DU 18 JUIN 2014 : LES EVOLUTIONS PORTANT SUR LE LOYER LOI DU 18 JUIN 2014 : LES EVOLUTIONS PORTANT SUR LE LOYER Avocat au barreau de Paris Après le plan d action présenté par Madame PINEL le 19 juin 2013, le projet de loi du 21 août 2013 rassemblait un certain

Plus en détail

déduction fiscale Monument historique Immeubles classés ou inscrits à l Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques (ISMH).

déduction fiscale Monument historique Immeubles classés ou inscrits à l Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques (ISMH). déduction fiscale Monument historique Immeubles classés ou inscrits à l Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques (ISMH). Réhabiliter et préserver le patrimoine architectural français. Les dépenses

Plus en détail

Fiche Signalétique Générale Décembre 2010 contact : franchise.multifood@gmail.com

Fiche Signalétique Générale Décembre 2010 contact : franchise.multifood@gmail.com 1 PRESENTATION DE NOTRE PROJET DE DEVELOPPEMENT 2 NOTRE STRATEGIE DE DEVELOPPEMENT : Lancement de la Franchise MultiFood 2-1 CARACTERISTIQUES Nous développons à la fois des implantations de restaurants

Plus en détail

COMMENT CONDUIRE SON PROJET DE SITE WEB?

COMMENT CONDUIRE SON PROJET DE SITE WEB? COMMENT CONDUIRE SON PROJET DE SITE WEB? Lorraine Pour être efficace, un site web doit être réfléchi et en adéquation avec la stratégie de l entreprise. Cette notice présente les différentes possibilités

Plus en détail

B A U X C O M M E R C I A U X F L A S H L O I «P I N E L» DU 18 J U I N 2014 L E S P R I N C I P A L E S D I S P O S I T I O N S

B A U X C O M M E R C I A U X F L A S H L O I «P I N E L» DU 18 J U I N 2014 L E S P R I N C I P A L E S D I S P O S I T I O N S F L A S H L O I «P I N E L» DU 18 J U I N 2014 Emmanuelle BELLAICHE membre du Réseau AJA - 7, avenue de la Bourdonnais - 75007 Paris e.bellaiche@aja-avocats.com + 33 (0) 1 71 19 71 47 L interdiction d

Plus en détail

Selon la charte de l expertise en évaluation immobilière, 3 ème édition Juin 2006, la valeur vénale est :

Selon la charte de l expertise en évaluation immobilière, 3 ème édition Juin 2006, la valeur vénale est : COMPAGNIE NATIONALE DES EXPERTS IMMOBILIERS * 1 Alain MANZON Expert Immobilier-Consultant JANVIER 2013 N d agrément - 1004 - Diplômé de l Enseignement Supérieur RD559 Beauvallon Guerre vieille 83310 GRIMAUD

Plus en détail

Rentrée scolaire 2013 : Prix des fournitures dans la grande distribution

Rentrée scolaire 2013 : Prix des fournitures dans la grande distribution Rentrée scolaire 2013 : Prix des fournitures dans la grande distribution GC - Observatoire de la consommation OA - Service Etudes UFC-Que Choisir - Juillet 2013 2 Résumé Alors qu à l approche de la rentrée,

Plus en détail

SCPI URBAN PIERRE N 3

SCPI URBAN PIERRE N 3 SCPI URBAN PIERRE N 3 La note d information relative à la première augmentation de capital a reçu de l Autorité des Marchés Financiers le visa SCPI n 15-04 en date du 01/04/2015. Elle peut être obtenue

Plus en détail

PATRIMMO COMMERCE. Société Civile de Placement Immobilier

PATRIMMO COMMERCE. Société Civile de Placement Immobilier PATRIMMO COMMERCE Société Civile de Placement Immobilier INVESTISSEZ INDIRECTEMENT EN PARTS DE SCPI DANS L IMMOBILIER COMMERCIAL Patrimmo Commerce a pour objectif de constituer un patrimoine immobilier

Plus en détail

offre non fiscale 123viager L immobilier autrement... SICAV contractuelle

offre non fiscale 123viager L immobilier autrement... SICAV contractuelle offre non fiscale viager L immobilier autrement... SICAV contractuelle de viager mutualisé viager SICAV contractuelle de viager mutualisé Un investissement SOCIALEMENT RESPONSABLE Permettre aux retraités

Plus en détail

Une stratégie Cross-canal réussie : complémentarité boutique physique et E- Commerce. Marc Schillaci - Fondateur & CEO Oxatis

Une stratégie Cross-canal réussie : complémentarité boutique physique et E- Commerce. Marc Schillaci - Fondateur & CEO Oxatis Une stratégie Cross-canal réussie : complémentarité boutique physique et E- Commerce. Marc Schillaci - Fondateur & CEO Oxatis Le Succès d Oxatis en Chiffres Oxatis ce sont 10 500 Sites marchands 410 M

Plus en détail

Achat immobilier : profil type des acquéreurs en 2012

Achat immobilier : profil type des acquéreurs en 2012 Achat immobilier : profil type des acquéreurs en 2012 1- Profil des acquéreurs, tous dossiers Immoprêt confondus A quel âge achète-t-on, quel est le budget et l apport moyen, seul ou en couple? 2- Profil

Plus en détail

SCPI URBAN PIERRE N 3

SCPI URBAN PIERRE N 3 SCPI URBAN PIERRE N 3 La note d information relative à la première augmentation de capital a reçu de l Autorité des Marchés Financiers le visa SCPI n 15-04 en date du 01/04/2015. Elle peut être obtenue

Plus en détail