Edito 2. Un meilleur environnement pour une meilleure santé! 3. Indicateur : le dépistage des troubles nutritionnels 4

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1 Novembre N 66 Publication de l Etablissement Public de Santé Mentale Lille-Métropole Edito 2 Un meilleur environnement pour une meilleure santé! 3 Indicateur : le dépistage des troubles nutritionnels 4 Bilan d étape du programme «Un Chez Soi d abord» 5 «J aime pas la solitude, mais je tiens à ma liberté» 6-7 Trophée de l innovation handicap pour l ETIC! 8 «L'Alzheimer, une approche inter-disciplinaire» 9 Le travail en horaires décalés 10 Le massage sensitif de bien-être 11 En 2015, l EPSM Lille-Métropole célèbrera ses 400 ans! 12

2 EPSM MAG E d i t o A quelques mois de l anniversaire (400 ans!) de l EPSM Lille Métropole, il est bon de se rappeler la phrase de Tzvetan Todorov : «Le passé est fructueux, non quand il nourrit le ressentiment ou le triomphalisme, mais quand son goût amer nous amène à nous transformer nous-même». 2 Souvent, lorsqu on évoque le passé de l EPSM Lille Métropole, c est l image teintée de ressentiment du «104» 1 qui ressurgit. Ce «passé contemporain» marque encore les esprits de ceux qui l ont vécu : professionnels, malades et familles, populations d Armentières. Ce passé ne serait-il que diabolique, au point de nous entraîner à un triomphalisme méprisant à l égard du travail de nos aînés? Au contraire, nous pouvons trouver et nous inspirer des réussites, des avancées que nos prédécesseurs ont initiées dans des contextes variés afin de nous transformer nous-même. Les professionnels qui ont choisi les deux axes de réflexion 2 qui seront privilégiés lors des manifestations de 2015, font le pari de cette transformation positive. Accompagnonsles! Excellentes fêtes de Noël et Jour de l An Surnom méprisant donné à l EPSM Lille Métropole par usage de son numéro «104» dans la rue du Général Leclerc. 2 - Evolution des pratiques de soins en Psychiatrie et Santé Mentale, - Evolution des propositions architecturales en Psychiatrie et Santé Mentale. Le fonds d art réunit des œuvres sur papier, et produites par des artistes connus et non connus, malades et non malades. Il participe manifestement à la déstigmatisation et à la lutte contre la discrimination de personnes souffrant de troubles psychiques, en mettant à égalité tous les citoyens devant la création artistique. Géré par le pôle 59G21 de l ESPM Lille-Métropole, il a été créé à l initiative de Gérard Duchêne, artiste Lillois. Directeur de publication : J. Halos, Directeur Responsable de publication : S. Weill, Responsable Communication Membres du comité de rédaction : H. Brice, Cadre Socio- Educatif, Service Socio-Educatif - V. Delaval, Infirmière, 59G16 - L. Defromont, Praticien Hospitalier, DIRM - B. Deleplancque, Médecin du Travail - S. Demars, Infirmière, 59G18 - B. De Praeter, Infirmier, 59G18 - V. Dessenne, Chef de bureau, DPEIMP - S. Duborper, Cadre de Santé, 59G17 - M. Dumetz, Adjoint des Cadres, DRUQ - T. Dutertre, Responsable, Centre de Ressources Documentaires - M. Ernould, AMP, Résidence Berthe Morisot - P. Grajda, Cadre de Santé, Résidence Berthe Morisot - L. Jakubiak, Ingénieure Qualité - L. Lebeuf, Animatrice, Résidence Berthe Morisot - S. Kloeckner, Directrice Adjointe, DRUQ - V. Lebouteillier, Technicienne de l Informa tion Médicale, DIRM - I. Mulier, Infirmière, 59G19 - A. Nana, Infirmière, 59G19 - P. Van Langendonck, AMP, Résidence Berthe Morisot - V. Vittu, Attachée d Admi nistration Hospitalière, DRHFC - F. Zobel, Ingénieur, DMT. Secrétariat de rédaction : Service Communication. Mise en page : K. Drode - Photos : M. Gomber - Illustrations : J-F. Devos. Réalisation : Service Communication - Impression : AC Print. Ce numéro a été tiré à 2800 exemplaires - N ISSN E.P.S.M - BP Armentières cedex - Tél L EPSM Mag est imprimé sur papier recyclé - EPSM Mag consultable sur le site internet

3 INFOS QUALITÉ Un meilleur environnement pour une meilleure santé! Conscient que le changement climatique est une réalité scientifique, l EPSM Lille- Métropole fait de la lutte contre l effet de serre un chantier important de sa politique Développement Durable. Depuis juin 2013, l établissement réalise son Bilan Carbone. L effet de serre est un phénomène naturel qui permet de retenir une partie du rayonnement solaire et de maintenir une température terrestre «stable». Lorsque le rayonnement solaire atteint l'atmosphère terrestre, 28,3 % des rayons sont directement réfléchis. Les rayons incidents qui n'ont pas été réfléchis vers l'espace sont absorbés par l'atmosphère (20,7 %) et/ou la surface terrestre (51 %). Les rayons absorbés par la surface du sol apportent à la terre de la chaleur sous forme d'énergie, qu'elle restitue à son tour en direction de l'atmosphère sous forme de rayons infrarouges. Parmi ces infrarouges, une partie est émise vers l espace, l autre est réfléchie vers la terre grâce au gaz à effet de serre présent dans l atmosphère. C est ainsi que l atmosphère réchauffe la surface de la Terre. Les émissions de gaz à effet de serre anthropiques, multipliées par notre développement rapide, ont rompu l équilibre, contribuant alors au réchauffement de la planète et aux changements climatiques. Le Bilan Carbone est un outil de diagnostic des émissions de Gaz à effet de serre (GES) développé par l Ademe 1. Il permet de dresser le profil carbone de l EPSM Lille-Métropole et d identifier les secteurs prioritaires pour réduire les émissions de GES. C est un outil d aide à la décision dans la définition de la stratégie développement durable de l établissement. Ce bilan, conduit par un comité de pilotage pluridisciplinaire (soignants et non soignants), procède par étapes : Quantifier les émissions de GES générées par l établissement sur l ensemble des activités produites Déduire de ce diagnostic des pistes de réduction exhaustives pour réduire ces émissions de GES et produire un plan des actions de réductions retenues à 3 ans Réaliser un focus sur la vulnérabilité économique de l établissement face à la raréfaction des énergies fossiles Mobiliser et sensibiliser l ensemble des professionnels et acteurs de l établissement sur les problématiques associées au Bilan Carbone 3 L EPSM Lille-Métropole participera du 1 er au 05 avril 2014 à la Semaine nationale du Développement Durable Le mécanisme de l effet de serre. Alain Laboureur 1 Agence de l Environnement et de la Maîtrise de l Energie

4 INFOS QUALITÉ 4 Guide Habitat Santé Mentale 2013 Conjointement produit par Lille Métropole et l'agence Régionale de Santé, la 3 e édition du Guide Habitat Santé Mentale Lille Métropole vient d être lancée. Ce guide est le fruit d'un travail partenarial, entre : les EPSM Lille-Métropole et agglomération lilloise, l'association régionale pour l'habitat Nord Pas-de- Calais, l'association intercommunale Santé, Santé Mentale et Citoyenneté, le Réseau Santé Solidarité Lille Métropole, le Centre Collaborateur de l'oms, la Fédération Nationale des Associations d'accueil et de Réinsertion Sociale, le bailleur Villogia, les associations Nord Mentalités, UNAFAM et Croix Marine. L EPSM Lille-Métropole a assuré la mise à jour et la conception graphique de cette édition Téléchargement sur : Réseaux Précarité Santé Mentale A l EPSM Lille- Métropole, le 10/10/13 plus de 200 professionnels ont participé à la journée des Réseaux Précarité Santé Mentale «Clinique de la non réponse - Le nouveau paradoxe de l urgence». SISM 2014 Du 10 au 23 mars 2014 la Semaine Nationale d Information en Santé Mentale aura pour thème «Information et Santé Mentale» Indicateur : le dépistage des troubles nutritionnels Les campagnes de recueil généralisées des Indicateurs Pour l Amélioration de la Qualité et de la Sécurité des Soins (IPAQSS) sont devenues obligatoires pour tous les établissements de santé mentale depuis le 1 er janvier Coordonnées par la Haute Autorité de Santé (HAS), elles permettent d informer le grand public via le site Scope Santé 1. Les deux 1ers recueils ont consisté en une enquête rétrospective portant sur un échantillon aléatoire de 80 séjours «uniques» en santé mentale selon une période spécifique. Ils concernent 3 indicateurs : la tenue du dossier patient (TDP) ; le délai d envoi du courrier de fin d hospitalisation (DEC) ; le dépistage des troubles nutritionnels (DTN). Fin 2012, la HAS a décidé d espacer ce recueil d 1 année afin de permettre aux établissements de santé de mettre en place des actions d amélioration et de pouvoir en constater les effets positifs. Parallèlement, depuis 2003, le DIRM 2 pilote et coordonne les évaluations de dossiers en collaboration avec la DRUQ 3. L année 2013 étant marquée par un recueil non obligatoire, le DIRM a proposé de réaliser un audit portant sur les séjours 2012 (avec les critères de sélection de la HAS). 1 des 3 indicateurs principaux a été exclusivement analysé du fait de sa marge d amélioration : le dépistage des troubles nutritionnels. L évaluation des dossiers de 2012 s est effectuée uniquement à partir des données du dossier patient informatisé Cariatides dans le bloc «paramètres vitaux» du dossier de soins. La même démarche a été réalisée sur les séjours 2013 et les résultats provisoires montrent que les éléments sont généralement bien renseignés dans le dossier patient informatisé mais ne se situent pas au bon endroit. Au vu du nombre grandissant de données dans le DPI, l objectif est également de montrer que la bonne information au bon endroit permet d accroître la qualité de la prise en charge et d améliorer la coordination des soins.. Guillaume Demaziere 1 Anciennement 2 Département d Information et de Recherche Médicale 3 Direction des Relations avec les Usagers et de la Qualité

5 NOUVEAUTÉ Bilan d étape du programme «Un Chez Soi d abord» Depuis fin 2011, L EPSM Lille-Métropole participe à cette expérimentation qui se déroule dans 4 grandes villes. Sur chaque site, cent personnes sans-abri souffrant de troubles de santé mentale sont accompagnées et orientées vers un logement ordinaire. L expérimentation devrait se poursuivre jusqu à fin 2015, permettant ainsi à chaque bénéficiaire d avoir un suivi de 24 mois. 5 Au 1er juin 2013, dans les 4 sites, 486 personnes sont intégrées dans le protocole de recherche et 242 (soit la moitié) sont accompagnées par le dispositif «un chez soi d abord» (63 sur le Grand Lille, 83 sur Marseille et 72 sur Toulouse ; enfin 24 personnes sur Paris qui a débuté plus tardivement. Ce sont majoritairement des hommes (84%) ayant un âge moyen de 38 ans ; 69% d entre eux étaient en itinérance absolue ; ils ont tous une pathologie psychique sévère et pour les ¾ une addiction ; 86% sont de nationalité française et 12% n avaient pas de droits ouverts à l entrée dans le programme. Après un an de suivi par les équipes «un chez soi d abord», 90% des personnes sont encore dans le logement. Près de 8 sur 10 vivent en bonne intelligence avec le voisinage, payent tout ou partie du résiduel de loyer, sont inscrites dans des activités de loisirs ou culturelles et ont des liens avec leurs familles ou des amis. 70% sont accompagnées vers des soins alors même que la moitié d entre elles n avaient pas de suivi médical antérieurement. Certaines situations (22% des personnes) sont particulièrement complexes avec des troubles de voisinage nécessitant des relogements multiples. Des résultats cohérents Ces premiers résultats corroborent les expériences menées outre-atlantique et dans une dizaine de capitales européennes. En clair, les dispositifs «housing first» quand ils conviennent aux personnes permettent un taux d inclusion sociale, de suivi des soins et de maintien dans le logement plus efficaces que les autres formules ; pour autant, en moyenne et suivant les études, 20% des personnes échapperaient au suivi et devraient être orientées vers d autres formules (pensions de famille, maison relais, appartements thérapeutiques, ). Un espoir pour ces personnes Il n y a clairement pas de critères prédictifs sur la capacité ou non à habiter ; l expérimentation «housing first» apporte là un message d espoir et montre que sous condition d un accompagnement soutenu, le logement est un levier pour l inclusion sociale et permet de sortir du cercle : prison, hôpital, rue, urgence sociale. Tous les locataires ont des revenus qui les placent sous le seuil de pauvreté (90% sont bénéficiaires de minima sociaux). Pour en savoir plus : Pascale Estecahandy 2 vidéos disponibles sur la chaîne Daily motion du ministère de l Egalité des territoires et du Logement : un-chezsoi-d-abordprogramme-experimentald-acces-aulogement-et-aux-soinsdespersonnes-sansabri_news?search_algo=1

6 DOSSIER DOSSIER «J aime pas la solitude, mais je tiens à ma liberté» «C est un lieu d habitation avant tout!» 6 Né après 5 ans de réflexion partenariale, «habitat partagé» est un dispositif d un nouveau genre. C est une forme de réponse à des situations de personnes ne disposant pas d un logement pérenne, et qui aspirent à évoluer en dehors des circuits hospitaliers ou médico-sociaux. Depuis juin 2013, «habitat partagé» permet à ces personnes de vivre en colocation en milieu ordinaire. Les colocataires décorent ensemble les pièces communes, ramènent leurs meubles, décident de leur propre organisation Un noyau d acteurs Lille Métropole Habitat (LMH) est un Office Public de l Habitat. Il s est engagé en mettant à disposition les 3 appartements et en participant à l équipement des logements. L association Interval vise à promouvoir la réinsertion des adultes en situation d inadaptation ou de dépendance. Elle pilote le projet «Habitat partagé» au sein du groupe projet et a participé à l équipement des logements. L association tutélaire Ariane, exerce les mesures de protection juridique de personnes adultes souffrant ou ayant souffert de troubles psychiques. L EPSM Lille-Métropole assure la prise en charge des troubles de santé mentale sur la métropole lilloise. A la genèse du projet, 5 professionnels travaillent sur le dispositif. Dans un même immeuble à Roubaix, 3 grands appartements, sont loués au bailleur social LMH par l association Interval. Ils sont ensuite sous-loués par les locataires via l AAH 1, un équivalent pérenne ou un salaire. Chaque appartement s organise en colocation de 3 à 4 personnes. L ensemble constitue une «unité de vie» de 9 à 10 personnes. Ce dispositif, s adresse à des hommes et femmes en situation de handicap psychique ayant, à leur arrivée dans l appartement, entre 25 et 40 ans. Ces personnes, sous mesure de protection, sont stabilisées avec un suivi ambulatoire suffisant. Parfois, des micro-hospitalisations sont nécessaires. «Avant j étais isolée, plutôt seule. Maintenant, on fait la cuisine, on mange tous ensemble dans la grande cuisine du rez-de-chaussée. Je me sens mieux ici, j arrive à aller aux activités, au groupe d entraide mutuelle «la pause» explique Isabelle, habitante dans l appartement réservé aux femmes. Messaoud, lui vit au 3 e étage avec 2 autres messieurs «J aime bien vivre ici, je voudrais y rester». Justement, c est un système durable, en milieu ordinaire, collectif mais à taille humaine. Comme toute colocation, chacun reste le temps qu il le souhaite. Un accompagnement nécessaire Ce modèle, inspiré des «familles gouvernantes» existantes sur Reims, repose sur un accompagnement quotidien de 7h par jour par des auxiliaires de vie d Ariane Service. Chaque résident dispose d un quota d heures journalier, financé par la PCH 2. Leonel, habitant de l appartement du 5 e annonce fièrement «Tout va bien. On dit bonjour aux autres habitants de l immeuble». Quand on lui demande pourquoi il a choisi cette chambre, il répond «pour les rangements», sa clé personnelle à la main. «On a tous choisi le même jour notre chambre. On a d abord été au restaurant et après on a visité les appartements». Habitat partagé est une démarche citoyenne permettant d «être acteur de sa vie, tout en sachant que l on a besoin des autres». René Bostyn, Directeur d interval, association membre du réseau. 1 Allocation Adulte Handicapé 2 Prestation Compensatoire du Handicap Comment avez vous été amené à travailler sur le projet «habitat partagé»? R.B : «Aucun membre de notre équipe éducative n a de formation médicale ou soignante. Ce sont des travailleurs sociaux. L idée est de travailler avec des acteurs extérieurs, comme dans le droit commun. Dans cette logique, nous sommes entrés en relation avec des partenaires et avons constitué un groupe projet. Avec les années, nous avons constaté que dans certaines situations, les réponses n étaient pas adaptées pour les personnes en souffrance psychique. Notre groupe de travail a fait une proposition qui permet aux personnes d organiser elles-mêmes leur vie. Il s agit d un hébergement et d un accompagnement, afin que les personnes puissent vivre comme tout le monde. Elles vivent ensemble et créent leur propre «règlement intérieur». En quoi ce projet est-il novateur et favorable aux usagers en santé mentale? R.B : «Ce n est pas un modèle pré-établi, il se construit avec les personnes. Il est novateur par son financement (une utilisation collective de la PCH), l existence d un coordonnateur, financé par le Conseil Général et les liens étroits indispensables avec les professionnels de la psychiatrie, les bailleurs sociaux et les associations tutélaires.» Quelles sont les différences avec un appartement associatif? R.B : «Le système de financement différencie Habitat Partagé d autres dispositifs. Par ailleurs, l accompagnement n est pas soignant. Il s agit d aides à domicile présentes à des moments clés de la journée. Ce dispositif implique de s adresser à des personnes stabilisées, même si cela n exclut pas les visites infirmières ou médicales.» Y-a-t-il des perspectives de développement? R.B : «Maintenant que nous avons fabriqué le modèle, l objectif est de pouvoir le reproduire, en fonction des besoins des personnes accueillies par Interval, les services de psychiatrie, les associations tutélaires, Le dispositif permet un gain à la collectivité de 3000 euros par jour pour les 9 personnes logées actuellement». Stéphanie Weill, Vincent Lecluyse 7

7 ACTUALITÉ Trophée de l innovation handicap pour l ETIC! Créé en 2008 à l initiative du D r Roelandt alors chef du pôle de psychiatrie 59G21, l ESAT 1 EtiC 2 a pour vocation l intégration de 25 personnes en situation de handicap psychique sévère dans les milieux ordinaires de travail et de socialisation. Il s inscrit dans le cadre théorique et pratique de la psychiatrie citoyenne et de la réhabilitation psychosociale. 8 Remise du trophée le 29 mai 2013 à Paris lors des salons de la santé et de l'autonomie L établissement est dépourvu d activités de production propres. Chaque personne exerce, par voie de contrat de mise à disposition de l ETIC, une activité professionnelle à temps partiel, en milieu ordinaire de travail au sein le plus souvent de structures d accueil publiques ou associatives, pour une intégration dans la cité. Le chargé d insertion professionnelle et des relations entreprises accompagne le parcours professionnel, tandis que l éducateur spécialisé œuvre à l autonomie et l inscription sociale des usagers dans la cité. Après un travail en amont de repérage des compétences et capacités via des mises en situation de travail, les personnes sont positionnées et accompagnées sur des postes personnalisés : aide comptable, technicien de laboratoire de recherche, agent spécialisé des écoles maternelles, ouvrier maraîcher, agent de restauration collective, agent d entretien Des chiffres L établissement compte 22 personnes actuellement. La moyenne d âge est de 36 ans ; 44% des usagers sont des femmes, 70% ont un niveau de formation CAP ou BEP ; 30% un niveau bac à bac + 8 ; 73% vivent seuls ; 65% dans un logement indépendant ; 26% sont hébergés par leurs parents et 9% vivent en foyer ou appartement thérapeutique ; 30% ont une mesure de protection juridique. Enfin 83% ont des troubles psychotiques ; 17% des troubles bipolaires. et des lettres A l occasion de la passation d un questionnaire de satisfaction, les usagers évoquent leur sentiment d utilité grâce au travail, la rupture de l isolement social, l autonomie et l indépendance retrouvées. Nous constatons pour beaucoup un processus d autonomisation et d «empowerment» qui s objective par des levées ou simplifications de curatelles renforcées, le développement de réseaux sociaux hors travail, des prises d indépendance en matière de logement, des projets de vie qui se dessinent ou se concrétisent (mariage, enfant, nouvelles aspirations professionnelles ). La satisfaction des usagers, les résultats, les retours positifs des partenaires professionnels et médicaux confortent dans l idée que ce type de dispositif innovant concourt véritablement à l autonomisation, l insertion et la destigmatisation des personnes en situation de handicap psychique. Le trophée de l innovation handicap de la MNH sur la thématique «travaillons TOUS ensemble» en est une reconnaissance officielle. Elizabeth Duhal 1 Etablissement de Service et d Aide par le Travail 2 Etablissement de travail intégré dans la Cité Pour en savoir plus : documentaire sur l'etic à visionner à l adresse

8 ACTUALITÉ «L'Alzheimer, une approche inter-disciplinaire» C'est sur cette thématique que l'accent a été mis lors du 2 e Symposium Franco- Roumain en juillet dernier à l EPSM Lille-Métropole. L'occasion pour les chercheurs universitaires et praticiens spécialisés en psychologie et médecine d'avancer autour de cette réflexion. Rencontre avec les D rs Bulckaen, médecin géronto-pyschiatre et Baba, Psychiatre, Chef de Pôle 59G18, membres du comité d'organisation. M me Tatiana PRISACARU, Présidente de l'association pour la Maladie d'alzheimer et pour la Recherche d Avenir (AMARA) est à l initiative de ces symposiums Franco-Roumains. Quelle place votre secteur accorde-t-il à la formation dans le domaine du sujet âgé? D rs Baba et Bulckaen : «Le cheminement de notre expérience clinique et notre investissement nous ont conduit tout naturellement à la mise en place de projets de formation qui nous tiennent particulièrement à cœur. A ce titre, et fort de notre partenariat avec Lille III, grâce à l'engagement inconditionnel de la Direction Générale et de M me Bourgeois (Coordinatrice générale des soins et responsable du pôle formation de l'epsm), nous mettons en place à compter de cette rentrée, un diplôme «Psychopathologie et Cliniques de la personne âgée». 9 Le P r Beaulieu 1 est intervenu sur une nouvelle approche de traitement En quoi était-ce important d'organiser un symposium sur la maladie d'alzheimer? D rs Baba et Bulckaen : «Depuis 2005, le pôle 59G18 s'investit dans la formation continue, que ce soit au travers de séminaires cliniques avec l'ufr Psychopathologie Lille III/ Paris VII ou dans l'équipe mobile de formation-information dans le domaine de la psychiatrie du sujet âgé et à l'intention des partenaires des structures médico-sociales. Lorsque Rosa Caron, Maître de Conférence de Lille III, nous a interpellés afin de participer à l'organisation de ces journées, il nous a paru nécessaire de nous investir dans ce projet afin de poursuivre notre engagement dans ce domaine». Un diplôme universitaire pour qui? pourquoi? D r Bulckaen : «l'objectif est d'apporter aux professionnels ou futurs professionnels qui gravitent autour de la personne âgée, un approfondissement de leurs compétences cliniques pour prendre en charge les personnes vieillissantes ainsi que leur environnement familial ou soignant. Ainsi, nous espérons transmettre des repères destinés à mieux comprendre les problématiques liées à l'avancée en âge, tant dans leurs manifestations neurologiques, psychiatriques que psychopathologiques». Benoît De Praeter 1 docteur en médecine et en sciences. Il a été directeur d'unité de recherche à l'inserm et professeur de biochimie à l'université de Paris XI. Il est professeur honoraire au Collège de France et a notamment été le président de l'académie des sciences française en 2003 et 2004.

9 LA SANTÉ AU TRAVAIL Le travail en horaires décalés Le travail en horaires irréguliers n est pas physiologique, puisqu il provoque une perturbation des principaux rythmes de vie : sommeil, alimentation, vie familiale, tout en impactant directement sur la santé (troubles digestifs, fatigue, nervosité, hypercholestérolémie, surpoids, obésité, maladies cardiovasculaires ). Il est conseillé de préserver une bonne hygiène de vie en veillant à la qualité de son alimentation, de son sommeil tout en privilégiant une activité physique. 10 Poste du matin : Lever : une collation, indispensable pour mettre en route l organisme mais pas trop copieuse. Ex. boisson avec du pain ou équivalent. Petit- déjeuner : vers 9h30, plus copieux que le petit-déjeuner traditionnel, afin d éviter la fatigue en fin de poste : boisson sucrée, laitage, pain beurré et confiture, fruit, viande ou œuf dur, légumes verts ou crudités. Ne pas abuser des charcuteries ni des produits sucrés. Midi : au domicile, avant la sieste. Il doit être équilibré, léger et digeste : viande, lé - gumes, féculents, laitage. Eviter les pizza, sandwich ou pâtisserie. L après-midi : éviter le goûter. Le dîner est digeste, lui aussi. Prévoir un délai de 2h entre le dîner et le coucher, pour préserver le sommeil. Poste du soir Petit-déjeuner : laitage, fruit ou jus de fruits, céréales ou pain beurré et confiture, boisson. Midi : au domicile, avant la prise de poste : déjeuner léger, à compléter par une collation l après-midi. L après-midi : une collation vers 17 h (boisson chaude, biscuit ou fruit ou pain / fromage, laitage). Soir : plutôt léger, car tardif. À éviter : les grignotages en soirée. Poste de nuit Soir : au domicile ou au travail, mais pas deux fois. Il est plutôt copieux et équilibré, avec des sucres lents et des vitamines qui vont assurer les apports énergétiques nécessaires pour tenir physiquement toute la nuit : pâtes, riz, fruits. La nuit : prévoir une collation, vers 2h du matin (maintien de la vigilance). ex. sandwich pain / poulet (protéines et glucides lents), jus de fruits (vitamines). Boire de l eau tout au long de la nuit et éviter le café 3 à 4 heures avant d aller dormir. Au coucher : prendre une dernière collation, plus légère que le petit-déjeuner traditionnel, avec une boisson chaude (chocolat, infusion). Midi ne doit pas être négligé. Il faut essayer au maximum de conserver un déjeuner traditionnel (jus de fruit, boisson chaude, toasts beurrés et confiture, œufs et fromage). Ces principes de bases peuvent être adaptés à vos habitudes alimentaires et à vos besoins lors d une consultation auprès de Madame Looten, infirmière du travail.. Claire Looten, D r Benoît Deleplancque

10 INFOS SOINS Le massage sensitif de bien-être Depuis 1993, Véronique Samyn est aide soignante au sein de l établissement dans des services accueillant des patients nécessitant des soins au long court. Elle est membre actif du CLUD 1. Au fil des années, elle s est aperçue des bénéfices (apaisement, détente) des touchers-massages apportés aux patients souvent à leur demande. Depuis avril 2010, elle est affectée à la CPS 2. Encouragée par ses collègues et soutenue par son encadrement, elle a souhaité s investir dans une formation certifiante, reconnue par la FFMBE 3. «Praticien en massage de bien-être». C est quoi le massage sensitif de bien-être? Le massage sensitif de bien-être est une approche originale du toucher qui favorise le dialogue entre le vécu physique et le vécu psychique. Cette technique détend, relaxe pour accéder à un état de bien-être ; Le «masseur» s adapte au besoin du «massé» (assis, couché, habillé, en maillot ) Il arrive parfois que la personne massée s endorme, explique Véronique Samyn, qui précise qu elle utilise de l huile de sésame purifiée (fluide) pouvant être chauffée. Elle souligne que le massage sensitif n a rien à voir avec le massage médical ou le massage kinésithérapeutique. Elle utilise la méthode mise au point et enseignée par Claude Camilli : massage sensitif. 11 Salle «massage sensitif de bien-être» Les massages se déroulent dans une pièce dédiée et aménagée par les soins de Véronique Samyn. Elle est équipée d une table de massage électrique, d une chaise de massage, d un fauteuil relaxant. Lorsqu on rentre dans cette pièce nous sommes submergés par un fond sonore de musique relaxante et une odeur d huile essentielle. Cette technique de communication verbale ou non, s ad resse à tous les pa tients de la CPS à leur demande ou sur prescription médicale. Ces prescriptions sont définies et validées lors des réunions à orientation clinique. Véronique Samyn a connu un franc succès avec son stand «atelier toucher massage» lors de la Journée Mondiale de Lutte Contre la Douleur qui s est déroulée le Mardi 15 octobre 2013 à Roubaix. 1 Comité de Lutte Contre la Douleur 2 Clinique Pluri Sectorielle 3 Fédération Française de Massage de Bien-Etre Véronique Lebouteillier

11 INFORMATIONS HOSPITALIÈRES 12 En 2015, l EPSM célèbrera ses 400 ans! Un comité de pilotage est créé, les réflexions sont lancées avec pour objectif de proposer à compter de mars 2015 un parcours culturel et festif, pour célébrer cet anniversaire. La psychiatrie et la santé mentale ont connu des évolutions majeures durant les 50 dernières années. La sectorisation a profondément repensé le soin en situant le secteur dans la cité. En 2015, l EPSM Lille-Métropole célèbrera ses 400 ans. 400 ans d histoire, depuis la maison des «Bonfieux». 400 ans d évolution, pour arriver à proposer un soin autrement, un soin hors les murs avec des dispositifs de psychiatrie intégrés dans la cité, au plus près des citoyens. 2 axes forts seront privilégiés pour cet anniversaire : l évolution architecturale hospitalière en psychiatrie l évolution des pratiques de soins Une idée? Un projet? contactez le comité de pilotage «400 ans de l EPSM Lille-Métropole» au ou Rendez-vous en 2015 pour célébrer cet événement!. Stéphanie Weill Arrivée Anne-Claire Stona, Médecin en Santé Publique et Médecine Sociale, a pris ses fonctions de Médecin Responsable du Département de l Information et de la Recherche Médicale à mi-temps en octobre Elle a précédemment suivi une année de Master international Global Mental Health au Kings College of London, Institute of Psychiatry, et à la London School of Hygiene and Tropical Medicine. Elle a ensuite travaillé au Centre de Recherche Public de la santé au Grand-Duché du Luxembourg afin d émettre des recommandations concernant un nouveau système de prise en charge des sans-abris de longue durée. Entre 2011 et 2012, elle travaille sur l évaluation du Conseil Local de Santé Mentale de la Ville de Reims et écrit sa thèse de médecine : Evaluation du Groupe de travail «Souffrance psychique des jeunes» du Conseil local autour de la souffrance psychique à Reims. C est cette expérience qui lui donne envie de travailler dans le domaine de la santé mentale et l amène à l EPSM Lille-Métropole. Le Docteur Stona exerce également au Centre Collaborateur OMS en qualité de Chargée de projet sur le Développement de la CIM-11 (qui fera l objet d un atelier lors des 4 es rencontres internationales du CCOMS en janvier prochain). Ses centres d intérêts et travaux de recherche (communications écrites et orales, articles en cours de publication, rapports) portent principalement sur les politiques de santé, l évaluation, la promotion-prévention de la santé. Tél Thérèse Dutertre Mouvements Arrivées Accueillants familiaux : Danielle Debay, Isabelle Sans. Adjoints Administratifs : Audrey Cordoba, Cindy Hernout, Justine Magnier. Agent d Entretien Qualifié : Sylvain Dewulf. Agent des Services Hospitaliers Qualifié : Julie Defaux. Animateur : Bérengère Hièle. Attaché d Administration Hospitalière : Julien De Miribel. Chargés de mission CCOMS : Agnès Bensussan, Julie Ledrich, Lyre Morgane L'épée, Isabelle Maillard. Educatrice de jeunes enfants : Eugénie Valaize. Educateurs Spécialisés : Karim Boudjema, Aline Leroy, Stéphanie Wiplie. Ergothérapeutes : Déborah Delmaet, Anaïs Ivorra. Infirmiers : Célia Bannella, Hélène Callens, Marie Catteau, Loic Cunault, Floriane Delva, Nicolas Desprez, Céline Deweppe, Samir El Garti, Lyse Fauvart, Enki Feldis, Elodie Gruson, Camille Heuguebart, Marine Lecouffe, Grégory Lefranc, Rolle Navy, Elsa Rohart, Stéphanie Sommeville, Frédéric Tison, Axelle Vandoolaeghe, Adrien Verhaeghe. Manipulateur Electroradiologie : Michel Thieblemont. Médecins : Emmanuel Damville, Coline Groulez, Eric Parrot, Anne-Claire Stona, Pierre Tonnel. Moniteurs Educateurs : Aline Malec, Anaïs Vandenhoven. Psychologue : Caroline Bizet. Psychomotriciens : Olivier Brisson, Yvan Demelais. Technicien de Laboratoire : Sandrine Dutoit. Départs Adjoints Administratifs : Sophie Ghestin, Brigitte Masson. Directeur Adjoint : Séverine Kloeckner. Educatrices de jeunes enfants : Elodie Claiche, Mailys Edard Educateur Spécialisé : Vincent Le Dore. Infirmiers : Estelle Andre, Cecile Bigot, Raphael Bravo, Marjorie Calonne-Billemont, Muriel De Ruyter, Melanie Decombredet, Laetitia Delepine, Gwenaelle Desseaux, Nathalie Fages, Justine Josse, Sabine Lecocq, Florian Lips, Amandine Masquelein, Aude Meesemaecker, Francois Moret, Julien Ozarowski. Maître Ouvrier : Alexandre Roubaix Manipulateur Electroradiologie : Carole Dehaene. Médecins : David Flahaut, Aurelien Laurent, Otilia Secara. Orthophoniste : Claire Aubry. Psychologue : Olivia Declerck. Psychomotricienne : Céline Manière Technicien Hospitalier : Bérenger Dewolf Bonne retraite à Brigitte Baelen, Marie Luce Baron, Marie Madeleine Baron, Guy Campagne, Eliane Capelle, Jean Michel Carton, Philippe Coddeville, Annie Collet, Roland Cuisse, Xavier Debuisschert, Daniel Delaplace, Mariannick Delesalle, Marie Christine Deronne, Bruno Desbuisson, Jean Marc Desplanques, Gilles Dubreu, Corinne Godebille, Jean-Paul Godebille, Martine Hammelin, Brigitte Hennart, Renee Hondrez, Brigitte Leroy, Anne-Marie Louchie, Carole Mahieu, Patrice Nys, Karine Pontarollo, Francoise Quaghebeur, Andre Samoy, Sylvie Smagghue, Christine Teite. Décès Nous présentons nos sincères condoléances à la famille et aux amis de : Jean-Claude Riccardi.

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