QU ARRIVERA-T-IL APRÈS L ESSOR DU CRÉDIT EN CHINE?

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "QU ARRIVERA-T-IL APRÈS L ESSOR DU CRÉDIT EN CHINE?"

Transcription

1 Repères économiques Vue d ensemble pour les investisseurs NUMÉRO 23 JUIN 213 Eric Lascelles Économiste en chef RBC Eric Lascelles Gestion mondiale d actifs Inc. Économiste en chef RBC Gestion mondiale d actifs Inc. POINTS POINTS SAILLANTS SAILLANTS En Chine, le crédit a probablement augmenté trop rapidement au cours des cinq dernières années. En plein essor, le financement parallèle devrait ralentir en raison des efforts des autorités pour réprimer les excès des produits de gestion de patrimoine. L endettement des gouvernements locaux continue de croître dans la foulée des projets d infrastructure, mais cette progression devrait être freinée par les nouvelles limites imposées au crédit bancaire. La surchauffe du marché du logement n est pas aussi grande qu il n y paraît, mais un refroidissement est néanmoins nécessaire. La Chine s est montrée très habile à surmonter les embûches, mais les risques de baisse liés au crédit auxquels elle sera confrontée au cours de la prochaine année ne sont pas négligeables. À l avenir, une expansion moins fulgurante du crédit devrait ralentir la croissance. QU ARRIVERA-T-IL APRÈS L ESSOR DU CRÉDIT EN CHINE? L économie de la Chine a fait preuve d une résistance enviable tout au long de la crise financière mondiale, surpassant le reste du monde (figure 1). Ce résultat a donné du poids à l opinion selon laquelle le capitalisme d État de la Chine, unique en son genre, est d une certaine façon plus robuste que le capitalisme de libre marché qui a cours en Occident. D après nous, cette explication est beaucoup trop simpliste 1. Nous croyons que deux autres facteurs contribuent bien davantage au succès relatif de la Chine. Premièrement, le fait que le système financier de la Chine soit encore à l étape de l adolescence lui a été profitable. Quand le système financier mondial s est enrayé à la fin de 28, la Chine a été moins touchée que d autres pays parce que son système financier est relativement petit, moins élaboré et moins intégré sur le plan mondial. De plus, ses banques avaient déjà été restructurées avec succès avant que la crise mondiale ne commence. Deuxièmement, la Chine a lutté contre la crise mondiale en déclenchant un véritable tsunami de crédit. Il est très difficile d évaluer l effet de ces mesures, mais nous estimons que sans elles, la progression de l économie chinoise aurait pu se limiter à 2 % en 29, comparativement au taux de 7 % réellement atteint (figure 2). Dans ce rapport, nous examinons les répercussions éventuelles de l essor du crédit en Chine. Nous ferons une première évaluation du niveau global du crédit en Chine, puis un examen plus approfondi du marché du logement de la Chine, 1 Le capitalisme d État a l avantage d offrir de nombreux leviers politiques, mais il peut devenir difficile à manier quand le pays s enrichit. Figure 1 : Croissance spectaculaire du PIB de la Chine Différentiel de croissance du PIB réel de la Chine et des (en points de pourcentage) Croissance annuelle du PIB (%) La Chine dépasse les grâce au crédit Nota : Écart entre la croissance annuelle du PIB réel de la Chine et celle du PIB réel des États-Unis. Sources : CNBS, BEA, Haver Analytics, RBC GMA Figure 2 : La croissance de la Chine serait moins rapide sans les emprunts Avec emprunts Sans emprunts Nota : Pour déterminer la croissance du PIB sans les emprunts, on suppose qu une augmentation d un point de pourcentage du ratio crédit/pib se traduit par une croissance d un quart de point de pourcentage du PIB.

2 du financement parallèle au pays, et de l endettement des gouvernements locaux et du gouvernement central. Notre conclusion la plus surprenante est que la situation du crédit est étonnamment nuancée. Il est plus difficile que nous l avions prévu d affirmer que la Chine a accordé trop de crédit, que le secteur du logement est en surchauffe, que les produits de gestion de patrimoine sont une mauvaise idée ou que les gouvernements locaux seront bientôt en défaut. Chaque aspect présente des problèmes réels, mais dans une moindre mesure que ce qu on imagine couramment. De plus, ce qui est tout à leur honneur, les autorités chinoises répriment maintenant les excès. Bien sûr, cette répression a accentué le risque d un atterrissage brutal au cours de la prochaine année. Même si l atterrissage brutal pourra vraisemblablement être évité, la préoccupation n est pas négligeable. D une façon ou d une autre, une croissance future moins fulgurante du crédit se traduira fort probablement par une croissance économique plus faible à l avenir. Crédit privé en Chine Nous commençons cette analyse par un aperçu de la situation globale du crédit dans le secteur privé chinois. La tâche n est pas aisée : les données sont difficiles à obtenir, car elles sont scindées de façon peu pratique et correspondent imparfaitement à celles des autres pays. Selon les données de la Banque des règlements internationaux (BRI) 2, le niveau du crédit privé en Chine a maintenant atteint celui du monde développé ce qui est un signe inquiétant puisque les pays pauvres sont généralement beaucoup moins endettés (figure 3). À 161 % du PIB, cette mesure de l endettement est maintenant bien supérieure à celles des autres pays asiatiques et présente une ressemblance inquiétante avec les excès de 1997, qui ont contribué à déclencher la crise financière asiatique 3. Une définition plus large du crédit privé est ce que la Chine appelle le «financement social total». Grosso modo, cette mesure ajoute le financement parallèle (y compris l émission d actions) à la définition précédente du crédit privé. D après cette mesure, le financement social total de la Chine est de 183 % du PIB. Bien que supérieur à celui de la première définition, ce résultat semble en fait assez faible par rapport à 2 Correspond aux obligations de sociétés en circulation plus les prêts consentis aux ménages et aux sociétés non financières. 3 Cela dit, on note l absence d autres déclencheurs importants en Chine, comme des emprunts étrangers élevés ou une forte dépendance des banques envers le financement de gros Pour les pays autres que la Chine, notre calcul s appuie sur les données de l OCDE. Figure 3 : Le crédit privé de la Chine est élevé par rapport aux marchés émergents R.-U. Corée du Sud Japon Chine Allemagne Malaisie Thaïlande Inde Indonésie 3 58 Nota : Graphique établi selon les plus récentes données disponibles. Le crédit privé comprend les prêts accordés aux secteurs non financiers et les titres de créance émis par les secteurs financiers et non financiers. ceux d autres pays comme les États-Unis et le Royaume-Uni, qui sont deux fois plus élevés (figure ). En outre, il est rassurant de voir la Chine afficher un financement social total inférieur à celui enregistré par le Japon pendant son propre envol économique. L écart entre ces deux variables pourrait être en partie attribuable à la petite taille relative du marché boursier chinois, qui oblige le pays à recourir davantage au financement par emprunt. Du fait de cette particularité, le résultat relatif de la Chine est plus faible selon la mesure de la BRI, mais il semble plus normal une fois l ensemble des sources de financement incluses dans le financement social total Philippines Crédit privé en % du PIB nominal Figure : Le financement social total de la Chine ne semble pas excessif à première vue R.-U. Corée du Sud Japon Chili Japon (198) Allemagne Chine Mexique Une question de croissance, et non d ampleur Peu importe, les deux mesures du crédit convergent vers un même point essentiel : la Chine a connu une croissance Financement privé en % du PIB nominal Nota : Le financement privé représente les emprunts effectués par le secteur privé, hors banques, au moyen de prêts et d émissions d obligations et d actions. Les données pour la Chine correspondent au financement social total pour mars 213. Les autres données proviennent de l OCDE, en date de 29 pour le Mexique et de 211 pour tous les autres pays, à moins d avis contraire. Sources : Haver Analytics, Banque populaire de Chine, OCDE, RBC GMA REPÈRES ÉCONOMIQUES Numéro 23 Juin 213

3 Repères économiques du crédit considérable depuis la crise financière. Le crédit a enregistré un bond allant de 7 % à 7 % du PIB au cours des cinq dernières années (figures 5 et 6). Ce rythme effréné est supérieur à celui de tout autre pays que nous avons examiné. Cet enthousiasme est inquiétant. Les bulles du crédit ont souvent moins à voir avec le niveau absolu du crédit qu avec le taux d accroissement du crédit. Selon une règle pratique, une bulle du crédit est à prévoir quand le ratio crédit/pib dépasse % du PIB pendant cinq ans. La Chine a accompli cet exploit discutable d après les deux mesures du crédit. Le crédit a mauvaise presse Précisons qu un levier modeste quand la croissance du crédit est à peine supérieure à la croissance économique est normal. Lorsque les pays s enrichissent, ils peuvent généralement soutenir un élargissement des marchés financiers et octroyer davantage de crédit. Cette causalité peut aussi aller dans le sens inverse : la hausse du crédit dans des proportions raisonnables est l un des moyens qu utilisent les pays pour s enrichir (figure 7). De plus, le crédit ne doit pas être envisagé seulement dans le contexte du fardeau qu il représente pour les emprunteurs. Les emprunteurs cherchent activement du crédit. Et pour chaque emprunteur, il y a un épargnant diligent. Le marché du crédit est un remarquable mécanisme d appariement des épargnants et des emprunteurs, qui offre un environnement plus productif aux fonds excédentaires. Contrepoids propres à la Chine Il y a aussi certains facteurs importants qui réduisent le risque de crédit en Chine. Premièrement, on note peu de signes de tensions évidentes sur les marchés du crédit chinois. Les prêts bancaires non rentables ont beaucoup diminué pendant la période même où la croissance du crédit s est accélérée (figure 8). De façon générale, les ratios d adéquation des fonds propres des banques s améliorent (même s ils restent faibles d après les normes mondiales). Il est vrai que récemment, quelques emprunteurs ont manqué à leurs engagements liés à des obligations de sociétés ou des produits de gestion de patrimoine, que quelques banques ont soi-disant été incapables de rembourser leurs prêts et que les taux des prêts interbancaires ont augmenté. Cependant, nous ne prévoyons pas de véritable déluge. Deuxièmement, en raison de moyens de contrôle efficaces sur les mouvements de capitaux, la majeure partie des emprunts de la Chine sont libellés dans sa propre monnaie et sont financés au pays. Par conséquent, la Chine est moins exposée que bien d autres marchés émergents au risque que l agitation du marché Figure 5 : Le crédit privé de la Chine s accroît à un rythme inégalé Chine R.-U. Corée du Sud Thaïlande Malaisie Indonésie Inde Japon Philippines Allemagne Variation sur 5 ans du crédit privé en % du PIB nominal (en points de pourcentage) Nota : Graphique établi selon les plus récentes données disponibles. Le crédit privé comprend les prêts accordés aux secteurs non financiers et les titres de créance émis par les secteurs financiers et non financiers. Figure 6 : Le financement social total de la Chine augmente de façon alarmante Chine Corée du Sud Mexique Chili Allemagne R.-U. Japon Variation sur 5 ans du financement privé en % du PIB nominal (en points de pourcentage) Nota : Le financement privé représente les emprunts effectués par le secteur privé, hors banques, au moyen de prêts et d émissions d obligations et d actions. Les données pour la Chine correspondent au financement social total pour mars 213. Les autres données proviennent de l OCDE, en date de 29 pour le Mexique et de 211 pour tous les autres pays, à moins d indication contraire. Sources : Haver Analytics, Banque populaire de Chine, OCDE, RBC GMA Figure 7 : Les pays peuvent s endetter davantage à mesure qu ils s enrichissent PIB réel par habitant (25, en $ US) Ratio dette/pib (%) Nota : Graphique à nuage de points des données longitudinales de 32 pays

4 mondial incite les étrangers à cesser leurs prêts, faisant bondir le coût de la dette libellée en devises. Troisièmement, la Chine est un épargnant net, et non un emprunteur. Grâce à des années d excédent du compte courant, le pays affiche une position extérieure globale positive de 1 8 milliards de dollars US. En dépit de ses emprunts excessifs, la Chine s est montrée encore plus obsédée par l épargne (figure 9), ce qui assure un minimum de protection. Quatrièmement, les banques chinoises et les sociétés d État sont extrêmement malléables. Si le crédit venait à subir un gel soudain, le gouvernement pourrait en atténuer l impact en ordonnant aux institutions financières de poursuivre les prêts, de rééchelonner la dette et d acheter plus d obligations gouvernementales. Prudence à l égard du crédit Au final, chose étonnante, il n est pas certain que la dette privée de la Chine soit trop élevée, mais sa croissance a manifestement été trop rapide. Même si plusieurs facteurs atténuaient le coup porté par un ralentissement du crédit, les risques de recul sont anormalement élevés et le fait est que le crédit ne peut continuer d augmenter au rythme actuel en Chine. Afin de mieux comprendre ces risques, nous examinons maintenant plusieurs des principales composantes du marché chinois du crédit. Surchauffe du logement Le marché chinois du logement a connu un prodigieux essor, contribuant considérablement à la croissance du crédit par le truchement du financement des constructeurs et des hypothèques. Un examen sommaire laisse croire qu il y a matière à s inquiéter. Nous estimons la construction de logements en zone urbaine à environ 2 millions de nouvelles unités par année, ce qui dépasse de loin la demande démographique, qui est de l ordre de 9 à 16 millions d unités (figure 1). La construction 5 a augmenté de façon considérable par rapport au PIB. Les prix des maisons sont de nouveau en hausse (figure 11) et s élèvent déjà à 22 fois le revenu annuel des ménages dans la ville où les excès sont les pires, comme le montre la figure. Les histoires de spéculation effrénée sont nombreuses. Cependant, il faut faire une nuance importante pour chacun de ces excès. Justification de la construction Par exemple, même si le nombre de maisons neuves est, de fait, probablement supérieur à des niveaux durables, nous ne pouvons l affirmer catégoriquement. La privatisation massive des maisons a commencé il y a seulement 15 ans. Avant cela, 5 Comprend tant la construction résidentielle que non résidentielle. REPÈRES ÉCONOMIQUES Numéro 23 Juin 213 Figure 8 : Les prêts non productifs ont fortement baissé en Chine Ratio des prêts non productifs (%) Sources : Commission chinoise de réglementation des banques, Haver Analytics, RBC GMA Figure 9 : Globalement, l économie chinoise affiche une épargne (et non une dette) nette Turquie -52 Mexique Indonésie R.-U. Brésil Zone euro Inde Corée du Sud Chine Japon Nota : Graphique fondé sur la dernière année pour laquelle des données existent. Sources : Haver Analytics, FMI, RBC GMA Logements achevés (en millions) Emprunteur net Position extérieure globale nette en % du PIB Les mises en chantier ont presque doublé en 5 ans et semblent excéder la demande Nota : La «Demande A» correspond à une augmentation nécessaire du nombre de logements en milieu urbain de 5,6 % (en tenant compte d une augmentation de la population urbaine de 3 %, d un déclin de la taille des ménages de,6 % et d un taux de démolition de 2 %). La «Demande B» est calculée en tenant compte d une croissance identique de 5,6 %, mais en supposant que le ratio nouveaux ménages/nouveaux logements est de 1 pour 1 (plus que le taux actuel). La «Demande C» étend l hypothèse précédente en supposant que l écart actuel entre les ménages et les logements sera comblé d ici 2 ans. Le nombre de logements achevés est calculé sur la base de 1 m 2 par logement. 21 Épargnant net Figure 1 : Mises en chantier en milieu urbain de la Chine Offre (2,3) Demande C (16,) Demande B (,2) Demande A (9,1) 6

5 Repères économiques le parc immobilier a essentiellement stagné pendant une génération, la construction résidentielle accusant un net retard sur la demande marginale jusqu à il y a environ sept ans. Il y a donc un important retard à rattraper. De plus, étant donné l enrichissement du pays, il est normal que les ménages chinois améliorent la qualité de leurs maisons. Ainsi, alors que le taux de démolition annuel des maisons dans le monde développé est de seulement,3 %, il pourrait bien être supérieur au taux de 2 % que nous avons estimé pour la Chine. En outre, la demande reste artificiellement limitée. Des restrictions sont imposées aux citoyens chinois quant à l endroit où ils peuvent choisir de vivre ou de détenir une propriété. Les citoyens ruraux peuvent travailler dans les villes en tant que travailleurs migrants, mais ils ne peuvent s y établir, car ils n ont pas le droit de posséder une maison et n ont pas accès à l éducation publique, aux soins de santé et aux autres services sociaux locaux. Par conséquent, environ 5 millions de travailleurs migrants vivent dans des dortoirs d entreprises. C est peut-être la raison pour laquelle il y a 86 millions de ménages urbains de plus que de logements urbains. Des réformes à venir dans le secteur immobilier pourraient ouvrir la porte à un accroissement de la demande de logements. Notre scénario le plus optimiste, présenté à la figure 1, prévoit une correction graduelle de ce déséquilibre au cours des 2 prochaines années, mais il est possible que l écart se résorbe plus rapidement, ou que le processus d urbanisation s accélère, rendant notre hypothèse d un taux de croissance de la population urbaine de 3 % trop prudente 6. Indépendamment de la demande, le niveau auquel le nombre de logements achevés peut fléchir est également limité. Le plus récent plan quinquennal de la Chine prévoit 36 millions de nouveaux logements abordables entre 211 et 215. Près de 1 millions de logements abordables devront donc être construits chaque année d ici la fin de la période pour que la cible soit atteinte. Cette activité stimulerait considérablement le secteur de la construction. Enfin, nous trouvons une certaine consolation dans plusieurs autres observations. Tout d abord, les données officielles sur les logements inoccupés demeurent assez faibles en termes absolus, ce qui enlève un peu de poids à l argument selon lequel la spéculation effrénée gonfle considérablement la demande (figure 13). En fait, moins de 1 % des ménages qui se situent dans les quatre derniers quintiles de l échelle du revenu possèdent plus d une maison, et c est le cas de seulement la moitié des ménages dans le premier quintile. 6 La Chine s est récemment fixé un objectif de 25 millions de nouveaux citoyens urbains pour les prochaines années, soit environ 5 millions de nouveaux ménages. Dans ce cas, la croissance des ménages urbains serait de 3, % par an, un peu au-dessus de notre hypothèse de 3 %. Figure 11 : Les prix des logements montent de nouveau en Chine Indice du prix moyen des logements dans 7 villes (var. d'une année sur l'autre en %) janv. 211 oct. 211 juill. 2 avr. 213 Nota : Indice fondé sur la moyenne des variations du prix des logements dans les immeubles résidentiels nouvellement construits de 7 villes chinoises. Sources : CNBS, Haver Analytics, RBC GMA Figure : Le ratio prix des logements/revenu en Chine figure en tête de liste Ratio prix des logements/revenu annuel Singapour Wellington Toronto Los Angeles New York Chongqing Londres Guangzhou Nota : Graphique établi à l aide des données de 211. Sources : Rapport sur la stabilité financière dans le monde (FMI, avril 2), RBC GMA Figure 13 : Les logements vacants augmentent rapidement en Chine, mais pas de manière excessive % de logements vacants en milieu urbain 1, 1,3 1,2 1,1 1,,9,8,7,6 Nota : Les stocks de logements et le nombre d unités vacantes sont calculés sur la base de 1 m 2 par logement. Sydney Tokyo Tianjin Hong Kong Shenzhen 16 Shanghai, Beijing 5

6 De plus, la part qu occupe la construction dans le PIB de la Chine n est pas manifestement trop élevée par rapport aux autres pays, ni en regard des envolées qu ont connues le Japon et la Corée du Sud à une étape de développement similaire (figure 1). Il existe certes des exemples de projets de construction inutiles : les villes dites «fantômes», telles qu Ordos et Zhengzhou, ont été allègrement dépeintes dans la presse occidentale et illustrent crûment le danger qu il y a à investir sans discipline de marché. Ces villes sont toutefois l exception, et non la règle. Enfin, les banques chinoises semblent raisonnablement exposées au risque que posent les constructeurs et les hypothèques, qui représentent seulement 2 % de l ensemble de leurs prêts (figure 15). Ce niveau correspond à seulement la moitié de celui des États-Unis, et est nettement inférieur à ceux de la Thaïlande et de l Indonésie pendant la période qui a précédé la crise financière asiatique. Amélioration de l accessibilité L accès au logement pourrait également être moins inquiétant qu il n y paraît. Même si les prix des maisons équivalent à plusieurs fois le revenu moyen, le phénomène est courant et apparemment durable dans les pays émergents. Ce fait pourrait s expliquer comme suit : lorsque les salaires triplent tous les dix ans, le ratio prix des maisons/revenu n est élevé que lorsque l hypothèque est contractée, étant beaucoup plus faible par la suite. Une autre explication pourrait avoir trait à la qualité des statistiques sur le ratio prix des maisons/revenu. Bon nombre de Chinois achètent ou habitent des logements abordables, et non pas les maisons au prix du marché sur lesquelles portent les statistiques officielles. Par ailleurs, il se peut que les statistiques sur le revenu ne tiennent pas compte du fait que plusieurs familles partagent parfois un logement, ou du nombre considérable d «emplois informels» en Chine qui peut entraîner une sous-estimation du revenu. Corroborant aussi cet argument de façon indirecte, les coûts réels des logements chinois représentent une part faible et décroissante du revenu personnel. De plus, notre propre estimation de l accessibilité au logement fondée sur le coût de détention d une hypothèque par rapport au revenu d un ménage indique que l accessibilité s est en réalité améliorée depuis le début de l essor de la construction (figure 16). Évaluation du secteur du logement Ainsi, l essor du secteur du logement en Chine présente bel et bien deux facettes, et nous restons fort perplexes quant à l ampleur de tout excès. Il semble plus prudent de dire que l investissement immobilier ne peut continuer de croître à son rythme récent. Il est passé de 2 % du PIB dans les années Figure 1 : Les investissements immobiliers en Chine ne sont pas exceptionnels Corée du Sud (199) Japon (198) Corée du Sud Australie Chine Canada Inde (211) Allemagne Japon R.-U. Mexique Turquie 5,9 5, 9,9 9,8 8,8 8,7 15,5 13,9 13,8 13,5,9 21, 2, Investissements immobiliers en % du PIB nominal Nota : Graphique établi à l aide des données de 2, à moins d indication contraire. Les investissements immobiliers comprennent les investissements résidentiels et non résidentiels. Figure 15 : Le risque que présente le secteur immobilier pour les banques augmente, mais reste raisonnable Prêts liés aux logements en % des prêts totaux Nota : Les prêts liés aux logements regroupent les prêts accordés aux promoteurs immobiliers et les prêts hypothécaires. Figure 16 : L accessibilité à la propriété s améliore en Chine Dépenses de logement en % des dépenses de consommation totales Part du logement dans les dépenses (g.) Indice d'accessibilité à la propriété (d.) Pire accessibilité Meilleure accessibilité Nota : Dépenses établies à l aide des données par habitant. L indice d accessibilité correspond à la partie du revenu disponible moyen des ménages nécessaire pour faire les versements sur prêt hypothécaire dans le cas d un logement moyen, en supposant un prêt sur 2 ans avec mise de fonds de 3 % Indice d'accessibilité à la propriété (21=1) 6 REPÈRES ÉCONOMIQUES Numéro 23 Juin 213

7 Repères économiques 198 à 1 % aujourd hui (figure 17). Le taux d inoccupation est peut-être bas, mais il augmente manifestement. La façon qu ont les constructeurs de se financer eux-mêmes sur le marché des produits de gestion de patrimoine n est pas durable. En outre, l endettement des ménages bien qu encore faible par rapport au PIB n est pas de beaucoup inférieur à celui des États-Unis en regard d une mesure plus pertinente : le revenu disponible (figure 18). Après l épreuve de l effondrement du marché boursier chinois en 27, le secteur du logement a été populaire auprès des investisseurs chinois. Cependant, étant donné que les autorités continuent de réprimer les excès de ville en ville en accentuant les barrières à l entrée et en décourageant la spéculation 7, le secteur du logement devrait cesser de contribuer aussi fortement à la croissance économique et pourrait commencer à constituer un frein. Industrie parallèle En Chine, l industrie du financement parallèle a pris son essor pratiquement du jour au lendemain, fournissant une source de financement considérable et en pleine croissance aux agents économiques (figure 19). Selon une estimation prudente, le financement parallèle a bondi à un niveau colossal de 23 milliards de yuans (3 8 milliards de dollars US), ce qui équivaut à 3 % du PIB de la Chine. D après une définition plus large 8, ce niveau pourrait atteindre jusqu à 63 % du PIB. Après un départ au pied levé il y a quelques années seulement, le financement parallèle représente maintenant près d un tiers du total des crédits privés et plus de la moitié des récents mouvements de fonds (figure 2). Bien évidemment, cette croissance ininterrompue suscite des doutes. Les vertus du financement parallèle Malgré son nom inquiétant, le financement parallèle présente plusieurs aspects positifs. L attrait du financement parallèle découle en grande partie d une inadéquation fondamentale au sein du système financier restrictif de la Chine. Les entrées et sorties de capitaux étrangers sont limitées, les prêts bancaires sont restreints par une combinaison de quotas et de réserves obligatoires, les taux d intérêt sont réprimés à des niveaux anormalement bas et la majeure partie des sociétés inscrites en bourse sont majoritairement détenues par l État. Figure 17 : Les investissements immobiliers augmentent régulièrement Inv. imm. dans la promotion immobilière en % du PIB Nota : «Inv. imm.» signifie investissements en immobilisations. Sources : CNBS, Haver Analytics, RBC GMA Figure 18 : Les ménages chinois sont fortement endettés Chine en % des Dette des ménages/rd Dette des ménages/pib Légèrement inférieur aux 86 % Les ménages chinois sont plus endettés qu'il n'y paraît 25 % La mesure traditionnelle minimise l'endettement Nota : Comparaison entre le ratio dette des ménages/revenu disponible (RD) et le ratio dette des ménages/pib de la Chine et ceux des États-Unis. Chaque ratio de la Chine est exprimé en % du ratio des États-Unis correspondant. Figure 19 : Le système financier parallèle de la Chine affiche une expansion rapide % du PIB Financement parallèle Financement privé total Prêts bancaires traditionnels 7 Les obstacles pourraient être, par exemple, des limites hypothécaires strictes sur les deuxièmes propriétés, des taxes foncières qui haussent le coût de détention d un logement et des frais qui accentuent le coût d achat-revente d un logement. 8 La principale différence est l inclusion des actions Nota : Le financement privé total s aligne sur le «financement social total», qui comprend les prêts bancaires et une définition large du financement parallèle incluant les actions. Sources : CNBS, Banque populaire de Chine, Haver Analytics, RBC GMA 7

8 Deux grandes sources de tensions émergent de ces caractéristiques. Tout d abord, les investisseurs sont mécontents de la rareté des occasions d investissement (7 % des actifs des ménages sont composés de dépôts et de liquidités) et de la faiblesse des taux d intérêt prescrits pour leurs dépôts bancaires (figure 21). De plus, les sociétés privées sont dépourvues de crédit. Le crédit bancaire est difficile à obtenir, car des limites sont imposées aux banques quant au montant qu elles peuvent offrir et aux taux d intérêt qu elles peuvent appliquer. Compte tenu de ces contraintes, les institutions financières préfèrent bien entendu la sûreté et la reconnaissance politique qui s obtiennent en consentant des prêts au gouvernement et à des emprunteurs détenus par l État. Par ailleurs, les marchés des actions et des obligations ont beau croître, ils restent fermés à la plupart des sociétés qui cherchent à obtenir des capitaux 9. Inévitablement, l appât du gain fait qu on tente de contourner de tels obstacles artificiels. Les déposants insatisfaits et les emprunteurs éconduits ont naturellement fait bon ménage et se sont rejoints dans la sphère du financement parallèle. Les premiers sont prêts à prêter leur argent en échange d un taux de rendement supérieur (un produit de gestion de patrimoine standard peut offrir un taux de à 8 %). Les seconds sont prêts à payer ce taux d emprunt supérieur en échange d un accès au crédit. En prime, le financement parallèle offre vraisemblablement un système d attribution des capitaux plus efficace. Contrairement à ce qui se produit dans le système bancaire traditionnel, ce sont les forces du marché qui déterminent avant tout où le financement parallèle sera dirigé. Et parce que le secteur privé obtient une partie disproportionnée de ces fonds, on peut dire que les capitaux sont probablement affectés plus efficacement (figure 22). Les différents types de financement parallèle L expression «financement parallèle» englobe à peu près tout ce qui n est pas un prêt bancaire conventionnel (figure 23). Ainsi, la définition inclut des instruments assez simples (bien qu ils ne soient pas sans risque) comme des acceptations bancaires et des obligations de sociétés. La définition la plus large inclut même des actions. Ces produits, qui sont monnaie courante partout dans le monde, sont raisonnablement bien réglementés et reconnus pour remplir une fonction importante et incontestable. Il existe une poignée d autres instruments, plus exotiques, plus dangereux et plus propres à la Chine, dont les principaux 9 Au moins 98 % des obligations chinoises en circulation sont émises par le gouvernement ou par des sociétés d État. Figure 2 : Les emprunteurs se tournent vers d autres sources de financement Ratio prêts bancaires/financement total 1,,9,8,7,6,5, Nota : Part des nouveaux prêts en renminbi dans le financement social total créé. Sources : Banque populaire de Chine, Haver Analytics, RBC GMA Figure 21 : Les taux d intérêt sont largement réprimés en Chine Chine Inde Indonésie Mexique R.-U. Brésil Zone euro Japon Différentiel de croissance entre les taux d'intérêt et le PIB nominal (en points de pourcentage) Nota : Graphique établi selon les plus récentes données disponibles. Le différentiel correspond au taux d intérêt de référence moyen de la banque centrale sur 5 ans moins le taux de croissance du PIB nominal sur 5 ans. Figure 22 : Les entreprises privées utilisent leurs capitaux plus efficacement Rendement de l'actif Entreprises privées Ensemble des entreprises Entreprises contrôlées par l'état Le RDA des entreprises contrôlées par l'état est 2 environ la moitié de celui des entreprises privées Nota : Le rendement de l actif (RDA) des entreprises industrielles chinoises correspond au ratio bénéfice/actif total. 8 REPÈRES ÉCONOMIQUES Numéro 23 Juin 213

9 Repères économiques sont les produits de gestion de patrimoine (PGP) 1. Les PGP apparient un groupe d investisseurs avec des occasions d investissement précises. En très grande majorité, ils offrent un taux de rendement fixe et ont une échéance de moins d un an. Cependant, au-delà de ces points communs, les PGP sont extrêmement variés (encadré A). L agence de notation Fitch estime que les PGP ont grimpé d un niveau presque nul au début de 29 à près de milliards de yuans à la fin de 2, ce qui représente une part impressionnante de 5 % du financement parallèle actuellement en cours (figure 2). Les dangers des PGP Ici, le profil du financement parallèle passe de positif à négatif. À la fin de 2, Xiao Gang, alors président de l une des quatre plus grandes banques de la Chine, a affirmé sans ambages que les PGP sont fondamentalement des combines à la Ponzi. Peu après, des pertes majeures au titre d un produit de gestion de patrimoine ont été annoncées publiquement. D autres pertes de ce genre semblent inévitables. Les PGP entraînent plusieurs problèmes importants : Contournement des quotas de prêts : Les PGP (tout comme d autres formes de financement parallèle) compromettent les efforts du gouvernement pour contrôler la circulation du crédit au moyen de quotas de prêts. L économie est donc inondée d une quantité de crédit plus élevée que souhaité. ENCADRÉ A : DONNÉES SUR LES PGP Type d investisseur : Les investisseurs sont très souvent des particuliers fortunés. Cependant, le seuil d investissement minimal est régulièrement contourné au moyen de la mise en commun des ressources d une famille ou d une communauté, qui offre un accès aux ménages ordinaires. De plus, il n est pas rare que les entreprises, y compris les grandes sociétés d État, placent leur excédent de trésorerie dans des PGP. Destination des investissements : L argent est investi de différentes façons. Une partie importante va aux promoteurs immobiliers et aux projets d infrastructure, et le reste à un large éventail d entreprises commerciales. Une partie est même investie directement dans des actions et des obligations (comme dans un fonds commun de placement). Garantie : Certains PGP protègent le capital de l investisseur contre les pertes, mais d autres ne le font pas. Parmi ceux qui sont garantis, certains sont appuyés par l institution facilitatrice et d autres, par une société de garantie des investissements externe. Facilitateur : Plus de la moitié des PGP offerts sont négociés et commercialisés par des banques, les autres étant gérés par des sociétés de fiducie. 1 Les prêts fiduciaires et les prêts informels en sont d autres exemples. Figure 23 : Portrait du système financier parallèle Figure 2 : Les produits de gestion de patrimoine affichent une forte croissance depuis quelques années Marché obligataire traditionnel Risque modéré Concordance des échéances Assez transparent Financement parallèle Produits de gestion de patrimoine Risque modéré Divergences des échéances Opaque Prêts privés Risque élevé Assez transparents Risques compris et assortis d'une compensation satisfaisante Produits de gestion de patrimoine émis par les banques (nombre par mois) Source : RBC GMA Sources : CASS, Haver Analytics, RBC GMA 9

10 Opacité : Lors d une analyse récente, Reuters a pu déterminer la destination d investissement ultime de seulement deux des 5 produits de gestion de patrimoine examinés par le service de nouvelles. Les investissements risqués ont certes leur place, mais seulement s il est possible d évaluer le niveau de risque. Combine à la Ponzi : Les fournisseurs de PGP semblent couramment dissimuler des pertes antérieures en émettant des tranches subséquentes de PGP et en utilisant ces injections de nouveaux capitaux pour rembourser les anciennes pertes, plutôt que pour financer de nouveaux investissements. De fait, cette pratique n est rien d autre qu une combine à la Ponzi. Risque de l investisseur : Les PGP ne sont pas les «comptes d épargne à intérêts élevés» imaginés par bon nombre d investisseurs. L argent est prêté à des sociétés pour des projets qui présentent évidemment un certain risque d échec. Même parmi les PGP offrant une garantie du capital, un risque important demeure, car plusieurs des protections sont fournies par des sociétés de garantie des investissements qui seraient, selon la rumeur, insuffisamment capitalisées pour faire face à des pertes multiples. Risque du facilitateur : Certains PGP sont explicitement garantis par la banque ou la fiducie qui les négocie, plutôt que par une société de garantie des investissements. Les pertes potentielles pourraient donc être imputées au facilitateur dans ces cas. Même parmi les PGP sans garantie, on croit généralement qu il y a une garantie implicite du facilitateur. Selon la réaction des responsables de la réglementation, il pourrait en résulter des pertes inattendues pour les facilitateurs. Risque de l emprunteur : Les PGP souffrent d une inadéquation considérable des échéances. La vaste majorité des PGP ont une échéance de moins d un an et sont pourtant largement utilisés pour financer des projets de construction et d infrastructure dont le remboursement prend des décennies. S il devait arriver que les investisseurs se désintéressent soudainement des PGP, les emprunteurs connaîtraient une crise de liquidité qui pourrait provoquer la faillite de plusieurs et qui, par ricochet, pénaliserait aussi les investisseurs et les facilitateurs. La rectification des PGP Heureusement, la plupart des lacunes des PGP peuvent être corrigées et sont, de fait, pour la plupart en train de l être. Par exemple, la Chine commence à reconnaître que les quotas de prêts ne sont plus un moyen infaillible de contrôler la circulation du crédit, puisque les prêts bancaires ne sont plus la seule source de crédit. Les responsables de la politique devront compter davantage sur le niveau auquel ils établissent les taux s ils veulent influencer à la fois les circuits de prêts bancaires et non bancaires. Plus précisément, la sous-réglementation considérable des PGP commence à être prise en charge, des règles ayant été récemment modifiées pour créer des produits plus sûrs et plus transparents. Les banques ont reçu l ordre d utiliser avec prudence l argent amassé au moyen de PGP, et sont maintenant tenues d enregistrer tous les PGP auprès du gouvernement. Elles doivent aussi dorénavant lier chaque produit à un investissement sous-jacent précis, plutôt qu à un groupe d investissements indifférenciés. Cette exigence signifie que les PGP ne peuvent plus fonctionner comme une combine à la Ponzi déguisée. Il a également été demandé aux banques de limiter les placements non inscrits en bourse à 35 % de l ensemble des actifs des PGP qu ils émettent, et de veiller à ce qu ils ne dépassent pas % des actifs de la banque. Les institutions financières ont aussi reçu pour instruction d éviter d offrir des garanties du capital et pourraient finir par être obligées de prévoir des provisions pour d éventuelles pertes. D une opacité notoire, les ventes de produits tiers (quand une banque commercialise un PGP créé par un tiers fiduciaire) pourraient être interdites. Les banques de petite taille pourraient aussi complètement perdre le droit d émettre des PGP, ce qui faciliterait la réglementation de l industrie. Ces modifications, ainsi que d autres modifications proposées, ne garantissent pas que tous les PGP seront sûrs, mais ils devraient être plus sûrs qu ils ne l étaient. De plus, en raison d une plus grande transparence, il sera possible d établir plus adéquatement le prix du risque qui demeure. Ces modifications réglementaires font partie d un processus en cours, mais les intentions du gouvernement laissent peu de place au doute. Il cherche non pas à éradiquer les PGP ces produits et ceux du même acabit jouent un rôle trop important dans le financement des infrastructures et des sociétés privées dépourvues de capitaux mais plutôt à corriger leurs lacunes les plus flagrantes et à réduire le risque systémique qu ils ont engendré. Un problème important subsiste cependant, soit l inadéquation des échéances. À première vue, il semblerait y avoir un moyen de le résoudre : exiger des émetteurs qu ils prolongent l échéance des nouveaux PGP afin qu elles correspondent à la longue période de remboursement de l investissement sous-jacent. Mais les choses ne se passent pas ainsi et de telles mesures sont plus difficiles à mettre en œuvre qu il n y 1 REPÈRES ÉCONOMIQUES Numéro 23 Juin 213

11 Repères économiques paraît 11. D ici à ce que ce soit chose faite, un risque de baisse considérable demeure. S il advenait que les investisseurs prennent peur, l industrie de PGP pourrait quand même être durement touchée, ce qui aurait des conséquences majeures pour les investisseurs, les facilitateurs et les emprunteurs. L avenir du financement parallèle De nombreux aspects du financement parallèle peuvent et continueront de s épanouir en Chine. Par exemple, il n y a absolument rien de mal à une expansion du marché obligataire ou du marché boursier. Cependant, les produits de gestion de patrimoine ont de bons et de mauvais côtés (figure 25). Parmi les aspects positifs, ils réalisent un objectif essentiel en acheminant le crédit au secteur privé et en offrant un taux de rendement raisonnable aux investisseurs chinois dépourvus de rendements. Ils jouent également un rôle utile d incubateur du capitalisme de libre marché au sein d un système chinois principalement axé sur l État. Cependant, même si plusieurs des problèmes commencent à être corrigés, l industrie des PGP est confrontée à sa période de risque maximal alors que les PGP problématiques arrivent à échéance et seront ensuite soumis au nouveau régime de réglementation. Il est fort probable que des défaillances additionnelles de PGP seront révélées au cours de la prochaine année. Si l industrie des PGP réussit à franchir ces obstacles, le secteur pourrait même poursuivre sa croissance par la suite. Cependant, une fois que les investisseurs, les facilitateurs et les emprunteurs comprendront mieux les risques, l appétit gargantuesque pour ce marché devrait finir par diminuer, l appétit des investisseurs étant partiellement détourné vers des produits plus appropriés, comme les obligations de sociétés et les fonds communs de placement. Endettement des gouvernements locaux Jusqu à tout récemment, les gouvernements locaux n avaient pas le droit d émettre de titres de créance. Il peut donc sembler étrange qu ils aient réussi à accumuler une dette aussi élevée. Les ratios d endettement des gouvernements locaux ont 11 L attrait des PGP tient en grande partie au fait que ce sont des investissements à court terme offrant un rendement élevé. S ils devenaient des investissements à long terme offrant un rendement élevé, ils cesseraient d être bien différents des obligations de sociétés, qui n ont suscité qu un appétit limité chez les investisseurs chinois. En toute justice, la Chine tire parti d un compte de capital fermé qui limite les dommages d une brusque correction de l industrie des PGP. Comme l argent ne peut facilement quitter le pays, les sommes retirées des PGP finiraient par retourner dans le système bancaire, et les banques pourraient avoir pour instruction de continuer de prêter aux emprunteurs délaissés. Figure 25 : Avantages et inconvénients des produits de gestion de patrimoine Source : RBC GMA Encours de la dette des gouvernements locaux en % du PIB AVANTAGES Dirige le crédit vers le secteur privé, dont l efficacité est meilleure Rendements supérieurs pour l investisseur Incubateur du capitalisme de libre marché Réduit l importance des banques INCONVÉNIENTS Crédit excédentaire possible Risques pour l investisseur, le facilitateur et l emprunteur Placements opaques Divergences des échéances Figure 26 : Les taux d intérêt sont largement réprimés en Chine Nota : Projections de RBC après 21. La partie en couleur représente la fourchette des estimations. Sources : Bureau de contrôle national de la Chine, Haver Analytics, RBC GMA doublé au cours des six dernières années pour atteindre un niveau considérable de 3 à % du PIB (figure 26). Ce chiffre est supérieur aux statistiques du gouvernement central. La principale menace n est toutefois pas tant le niveau actuel de la dette qui est quand même assez bas selon diverses mesures que le fait qu elle continue de croître aussi rapidement. Comment les gouvernements locaux ont-ils réussi cet exploit malheureux? C est le fruit d un vide juridique, d une inadéquation structurelle persistante et d un décret du gouvernement central. Grâce à un vide juridique, les gouvernements locaux peuvent créer des sociétés tierces de financement. À leur tour, ces sociétés peuvent emprunter auprès des banques, au moyen de PGP et sur le marché obligataire Les prêts bancaires représentaient 79 % de la dette des gouvernements locaux en 21, mais ce chiffre a probablement beaucoup diminué depuis. 11

12 L inadéquation persistante découle du fait que les gouvernements locaux ont des obligations de dépenses structurelles qui dépassent de loin leur accès aux recettes fiscales. Ce problème a été en partie corrigé par le gouvernement central, qui a effectué d importants transferts représentant près de la moitié des revenus des gouvernements locaux, mais même ces sommes additionnelles ont été insuffisantes. L écart restant a été financé au moyen de créances. Enfin, le gouvernement central, redoutant un effondrement de la production économique, a entrepris un programme de relance géant en 28. Il a adopté un décret pour que les banques prêtent aux gouvernements locaux et que les gouvernements locaux entreprennent des investissements en infrastructures massifs. Les banques et les gouvernements locaux ont fidèlement suivi ces directives. Par conséquent, le niveau d endettement des gouvernements locaux a monté en flèche. Le problème des gouvernements locaux risque de devenir encore plus préoccupant au moment où le marché du logement de la Chine vacille. Les ventes de terrains et les projets de construction représentent une part nettement démesurée de l ensemble des revenus limités que les gouvernements locaux réussissent à générer eux-mêmes. Ces périodes de prospérité ne dureront pas toujours. Pour que les gouvernements locaux évitent la catastrophe Heureusement, il existe quelques moyens pour les gouvernements locaux d éviter la catastrophe. Premièrement, une part massive de leur dette qui devait échoir à la fin de 2 a été refinancée de force sur l ordre du gouvernement central 1, ce qui a repoussé l échéance au moins jusqu en 216. À tout le moins, cette mesure reporte une prise en compte complexe, et en atténue peut-être même en partie la complexité puisque bon nombre des nouveaux projets d infrastructure devraient générer des revenus d ici là. Deuxièmement, il est modérément réconfortant qu une part aussi importante des dépenses publiques locales vise les infrastructures 15. Les infrastructures offrent au moins un certain avantage tangible et durable. À la limite, les gouvernements locaux pourraient toujours réduire leurs dépenses en infrastructures ou même en vendre certaines. Figure 27 : Désendettement du gouvernement central de la Chine à la suite de la crise financière Encours de la dette du gouvernement central en % du PIB Sources : Ministère des Finances de la Chine, Haver Analytics, RBC GMA Troisièmement, et plus important encore, le gouvernement central appuie implicitement les gouvernements locaux 16. Advenant une défaillance en masse des gouvernements locaux, les banques de la Chine encaisseraient d abord le coup. Cependant, il y a un précédent de longue date quant à l intervention du gouvernement central de la Chine pour renflouer les banques lorsque les prêts non rentables montent en flèche 17. Ce précédent serait doublement important étant donné que le gouvernement central a ordonné aux banques d accorder les prêts et aux gouvernements locaux de lancer leurs projets d infrastructure. Perspectives locales Certes, la situation des gouvernements locaux est inquiétante et pourrait finir par nécessiter l aide du gouvernement central à mesure que les profits du marché du logement diminuent et que les prêts arrivent à échéance. De nouveaux systèmes pour surveiller la dette des gouvernements locaux et de nouvelles limites de prêts bancaires pour les sociétés tierces de financement sont mis en place. Même si ces mesures atténuent les risques à long terme, elles les accentuent vraisemblablement à court terme. Par conséquent, comme c est le cas pour les PGP, la prochaine année sera possiblement une période de risque maximal. Néanmoins, la catastrophe est loin d être assurée, et l important est que le gouvernement central reste prêt et disposé à agir. 1 La Chine a l habitude d imposer le renouvellement des créances venant à échéance qui pourraient être douteuses afin de rassurer les acheteurs. Cette tactique pourrait bien être utilisée de nouveau à l avenir. 15 Il serait beaucoup plus difficile de réduire les dépenses publiques si elles étaient surtout concentrées dans les programmes sociaux. 16 Les marchés croient manifestement que la dette des gouvernements locaux est garantie par le gouvernement central, puisque le taux de l obligation à 5 ans de Shanghai est très similaire à celui du gouvernement central. 17 Les banques ont été renflouées au début des années 199 et de nouveau au début des années 2 à hauteur de 5 milliards de dollars. Récemment, en 21, la banque centrale a réduit la dette au bilan des gouvernements locaux d environ milliards de dollars en vue d alléger leur fardeau. REPÈRES ÉCONOMIQUES Numéro 23 Juin 213

13 Repères économiques Dette du gouvernement central L élément salvateur de la Chine dans le contexte de tous ces excès de crédit est la situation financière de son gouvernement central. Même si tout un chacun semble avoir fait le plein de crédit au buffet à volonté, le gouvernement central s est prudemment retenu, affichant un ratio dette/pib très bas de seulement 15 % en 2 (figure 27). En toute franchise, une comptabilisation exhaustive inclurait aussi la dette des gouvernements locaux et quelques autres garanties implicites (comme la dette des sociétés ferroviaires et les obligations financières des banques «politiques»), ce qui porterait la dette à un niveau plus élevé de 72 % du PIB (figure 28) 18. Ce chiffre est encore inférieur à celui de la plupart des pays développés, mais n est plus véritablement bas. Les actifs comptent également En revanche, la plupart des gouvernements ont peu d actifs vendables à leur nom, alors que la Chine en a littéralement une multitude. Le gouvernement chinois possède des réserves de devises de quelque 3 milliards de dollars US ou % du PIB qui suffiraient à éliminer toute la dette des gouvernements locaux s il le désirait 19. Par ailleurs, la participation du gouvernement central dans de nombreuses sociétés d État s élève, selon une estimation très prudente, à près de 5 milliards de dollars 2, ou 55 % du PIB. En outre, comme nous l avons déjà mentionné, la Chine est très peu dépendante des investisseurs étrangers, et il n est pas facile pour les investisseurs chinois de retirer leur argent du système fermé de la Chine. Reconnaissant ces nuances, le Fonds monétaire international (FMI) classe la vulnérabilité budgétaire de la Chine à un niveau «moyen», alors que seulement deux de 33 pays sont classés à un niveau «bas» et que plusieurs autres grands pays dont le Japon et les États-Unis sont classés à un niveau «élevé». Nous sommes également de cet avis, même si nous reconnaissons que la situation budgétaire de la Chine risque de se détériorer quelque peu pendant que les autorités remédient au désordre. 18 Soulignons que le FMI donne une estimation beaucoup plus généreuse de la dette publique brute, soit seulement 21 % du PIB. 19 Les réserves de devises offrent de toute évidence une protection moins grande qu il n y paraît au départ. Même si elles constituent une source importante d actifs liquides, elles sont essentiellement financées elles-mêmes par des emprunts. 2 Selon une estimation très approximative établissant la valeur de l actif des sociétés d État à milliards de dollars, 75 % étant détenus par le gouvernement, dont 5 % par le gouvernement central. Figure 28 : Dette publique totale de la Chine en 2 En % du PIB Dette du gouvernement central 15 Dette des gouvernements locaux 37 Obligations des banques politiques en circulation 15 Dette de la compagnie de chemin de fer chinoise 5 Total 72 Nota : Des projections sont utilisées quand aucune donnée n est disponible. Sources : Credit Suisse, ministère des Finances, Bureau de contrôle national, Bureau national de la statistique, Haver Analytics, RBC GMA Conclusion En conclusion, la situation du crédit de la Chine n est pas aussi mauvaise qu il n y paraît à première vue et pas aussi mauvaise que nous l avions craint. Cependant, elle n est pas non plus bonne. L Empire du Milieu a manifestement été propulsé dans une certaine mesure par des excès de crédit au cours des dernières années. Maintenant que les responsables de la réglementation répriment les excès et que, par conséquent, la marée redescend, nous verrons si pour paraphraser Warren Buffett la Chine nageait toute nue. En ce qui concerne la dette des gouvernements locaux et les produits de gestion de patrimoine, la réponse est vraisemblablement «oui», même s il y a des circonstances atténuantes. Quant au marché du logement, la réponse est un «peut-être» plus prudent. Il est peu probable que les excès d endettement des gouvernements locaux disparaissent, mais les nouvelles limites de prêts pourraient ralentir la croissance et le secteur devrait finir par être renfloué par le gouvernement central. En matière de PGP, les excès devraient être tempérés par l assaut réglementaire au cours de la prochaine année, mais la période pourrait être agitée et malgré tout, une inadéquation des échéances persistera. Le marché du logement pourrait être plus résistant que la plupart des gens ne l imaginent, mais il devrait assurément ralentir lui aussi au fil du temps. L une des raisons pour lesquelles il est si difficile de prévoir le résultat précis est que les problèmes sont tous inextricablement liés (figure 29). Les constructeurs résidentiels et les gouvernements locaux sont tributaires des PGP, qui sont une source importante de leur financement. Par ailleurs, les revenus des gouvernements locaux dépendent grandement du marché 13

14 du logement. Si un problème devait prendre de l ampleur, les autres pourraient aussi s aggraver. Figure 29 : Des excès interreliés Malgré cette incertitude, il est raisonnable de conclure qu il est peu probable que l économie chinoise affiche une croissance du crédit aussi forte à l avenir. Le taux de croissance du crédit a déjà fléchi au cours des derniers mois, et les autorités ont déployé peu d efforts pour contrecarrer ce ralentissement. MARCHÉ DU LOGEMENT La vente de terrains procure des revenus importants aux gouvernements locaux GOUVERNEMENTS LOCAUX Jusqu à maintenant, la Chine s est montrée très habile à surmonter les embûches. On peut sûrement croire qu il en demeurera ainsi. Toutefois, la Chine a maintenant devant elle une route anormalement parsemée d embûches. On note déjà un ralentissement du taux de croissance de l économie, malgré une accélération du taux de croissance du crédit. Si la croissance du crédit devait retomber au niveau de celle du PIB, la croissance économique pourrait diminuer de pas moins de points de pourcentage (revoir la figure 2). Ce scénario est loin d être extrême, mais il génère néanmoins un résultat économique extrême. Finance les constructeurs Source : RBC GMA FINANCEMENT PARALLÈLE Finance les gouvernements locaux Il est particulièrement important d évaluer ce risque de façon précise, non seulement pour la Chine, mais aussi pour le reste du monde. La Chine est désormais la deuxième économie mondiale, ce qui signifie qu un ralentissement marqué dans ce pays aurait des répercussions mondiales. C est pourquoi les excès de crédit de la Chine restent pour nous le deuxième risque le plus important qui menace l économie mondiale, devancé seulement par l instabilité fondamentale dans la zone euro. Au cours des prochaines semaines, nous publierons un autre rapport axé cette fois-ci sur le potentiel de croissance à long terme de la Chine. 1 REPÈRES ÉCONOMIQUES Numéro 23 Juin 213

15 Le présent rapport a été préparé par RBC Gestion mondiale d actifs Inc. (RBC GMA Inc.) à titre d information seulement et ne doit pas être reproduit, distribué ou publié sans le consentement écrit préalable de RBC GMA Inc. Aux États-Unis, ce rapport est fourni par RBC Global Asset Management (U.S.) Inc., un conseiller en placement agréé par le gouvernement fédéral et fondé en RBC Gestion mondiale d actifs (RBC GMA), division de gestion d actifs de la Banque Royale du Canada (RBC), regroupe RBC Gestion mondiale d actifs Inc., RBC Global Asset Management (U.S.) Inc., RBC Alternative Asset Management Inc. et BlueBay Asset Management LLP, qui sont des entités juridiques distinctes et affiliées. Le présent rapport n a pas pour objectif de fournir des conseils juridiques, comptables, fiscaux, financiers, liés aux placements ou autres, et ne doit pas servir de fondement à de tels conseils. RBC GMA prend des mesures raisonnables pour fournir des renseignements à jour, exacts et fiables, et croit qu ils le sont au moment de leur impression. En raison de la possibilité que survienne une erreur humaine ou mécanique ainsi que d autres facteurs, notamment des inexactitudes techniques et des erreurs ou omissions typographiques, RBC GMA décline toute responsabilité à l égard des erreurs ou des omissions que pourrait contenir le présent document. RBC GMA se réserve le droit, à tout moment et sans préavis, de corriger ou de modifier les renseignements, ou de cesser de les publier. Tout renseignement prospectif sur les placements ou l économie contenu dans le présent rapport a été obtenu par RBC GMA auprès de plusieurs sources. Les renseignements obtenus de tiers sont jugés fiables, mais ni RBC GMA ni ses sociétés affiliées ni aucune autre personne n en garantit explicitement ou implicitement l exactitude, l intégralité ou la pertinence. RBC GMA et ses sociétés affiliées n assument pas la responsabilité des erreurs ou omissions. Les opinions et les estimations que renferme ce document représentent notre jugement à la date indiquée et peuvent être modifiées sans préavis ; elles sont fournies de bonne foi, mais n impliquent aucune responsabilité légale. Dans la mesure autorisée par la loi, ni RBC GMA ni ses sociétés affiliées ni aucune autre personne n assument une responsabilité quelconque à l égard de toute perte découlant directement ou indirectement de l utilisation des renseignements prospectifs que contient ce document. Les taux d intérêt et les conditions du marché peuvent changer. Note sur les énoncés prospectifs Le présent rapport peut contenir des déclarations prospectives au sujet des rendements futurs, stratégies ou perspectives, ainsi que sur les mesures qui pourraient être prises. L emploi des modes conditionnel ou futur et des termes «pouvoir», «se pouvoir», «devoir», «s attendre à», «soupçonner», «prévoir», «croire», «planifier», «anticiper», «évaluer», «avoir l intention de», «objectif» ou d expressions similaires permet de repérer les déclarations prospectives. Les déclarations prospectives ne garantissent pas le rendement futur. Les déclarations prospectives comportent des incertitudes et des risques inhérents quant aux facteurs économiques généraux, de sorte qu il se peut que les prédictions, les prévisions, les projections et les autres déclarations prospectives ne se réalisent pas. Nous vous recommandons de ne pas vous fier indûment à ces déclarations, puisqu un certain nombre de facteurs importants pourraient faire en sorte que les événements ou les résultats réels diffèrent considérablement de ceux qui sont mentionnés, explicitement ou implicitement, dans les déclarations prospectives. Ces facteurs comprennent notamment les facteurs généraux d ordre économique et politique ou liés au marché du Canada, des États-Unis et du monde entier, les taux d intérêt et les taux de change, les marchés mondiaux des actions et des capitaux, la concurrence, les évolutions technologiques, les changements législatifs et réglementaires, les décisions judiciaires et administratives, les actions en justice et les catastrophes. La liste de facteurs essentiels ci-dessus, qui peut avoir une incidence sur les résultats futurs, n est pas exhaustive. Avant de prendre une décision de placement, nous vous invitons à prendre en compte attentivement ces facteurs et les autres facteurs pertinents. Toutes les opinions contenues dans les déclarations prospectives sont sujettes à changement sans préavis et sont fournies de bonne foi, mais sans responsabilité légale. / MC Marque(s) de commerce de la Banque Royale du Canada, utilisée(s) sous licence. RBC Gestion mondiale d actifs Inc., 213.

QU ARRIVERA-T-IL APRÈS L ESSOR DU CRÉDIT EN CHINE?

QU ARRIVERA-T-IL APRÈS L ESSOR DU CRÉDIT EN CHINE? JUIN 2013 QU ARRIVERA-T-IL APRÈS L ESSOR DU CRÉDIT EN CHINE? L économie de la Chine a fait preuve d une résistance enviable tout au long de la crise financière mondiale, surpassant le reste du monde. Ce

Plus en détail

La dette publique japonaise : quelles perspectives?

La dette publique japonaise : quelles perspectives? La dette publique japonaise : quelles perspectives? Le Japon est le pays le plus endetté du monde avec une dette publique représentant 213% de son PIB en 2012 (contre 176% pour la Grèce). Dans ces conditions,

Plus en détail

[ les éco_fiches ] Guerre des changes. Octobre. Mécanismes de la politique monétaire

[ les éco_fiches ] Guerre des changes. Octobre. Mécanismes de la politique monétaire Des fiches pour mieux comprendre l'actualité économique Guerre des changes A l heure actuelle, les Banques Centrales dessinent leurs stratégies de sortie de crise. Deux grands groupes émergent : La Banque

Plus en détail

3 ) Les limites de la création monétaire

3 ) Les limites de la création monétaire 3 ) Les limites de la création monétaire Si un banquier n a besoin que de son stylo pour créer de la monnaie, on peut se demander ce qui empêche une création infinie de monnaie. En fait, la création monétaire

Plus en détail

Exercice financier se terminant le 31 décembre 2007 :

Exercice financier se terminant le 31 décembre 2007 : Exercice financier se terminant le 31 décembre 2007 : POUR DIFFUSION IMMÉDIATE CNW LA CAISSE DE DÉPÔT ET PLACEMENT DU QUÉBEC OBTIENT UN RENDEMENT DE PREMIER DÉCILE DE 5,6 %, AJOUTANT 7,9 MILLIARDS DE DOLLARS

Plus en détail

ÉNONCÉ DE POLITIQUE DE PLACEMENT. septembre 2006

ÉNONCÉ DE POLITIQUE DE PLACEMENT. septembre 2006 ÉNONCÉ DE POLITIQUE DE PLACEMENT septembre 2006 1 Énoncé de politique de placement (septembre 2006) 1. Objet de la politique Le présent document énonce la politique, approuvée par le ministre des Finances

Plus en détail

Stratégie de gestion financière. Communication des résultats pour l exercice terminé le 31 mars 2013

Stratégie de gestion financière. Communication des résultats pour l exercice terminé le 31 mars 2013 Stratégie de gestion financière Communication des résultats pour l exercice terminé le 31 mars 2013 Communication des résultats / 1 La Stratégie de gestion financière annuelle de la Province du Manitoba

Plus en détail

Comparaison européenne des niveaux et des choix d'épargne des ménages

Comparaison européenne des niveaux et des choix d'épargne des ménages Comparaison européenne des niveaux et des choix d'épargne des ménages Mai 2005 Rapport de OEE-Etudes pour la F.F.S.A. TABLE DES MATIÈRES I. COMPORTEMENTS D'EPARGNE ET D'INVESTISSEMENT DES MENAGES EUROPÉENS

Plus en détail

La revue financière. Publication du ministère des Finances. Décembre 2008 : excédent budgétaire de 0,2 milliard de dollars

La revue financière. Publication du ministère des Finances. Décembre 2008 : excédent budgétaire de 0,2 milliard de dollars Publication du ministère des Finances Faits saillants 2008 : excédent budgétaire de 0,2 milliard de dollars Un excédent budgétaire de 0,2 milliard de dollars a été enregistré en décembre 2008, comparativement

Plus en détail

3C HAPITRE. 56 Les actifs financiers des résidents 58 Les passifs financiers des résidents 62 La masse monétaire et ses contreparties

3C HAPITRE. 56 Les actifs financiers des résidents 58 Les passifs financiers des résidents 62 La masse monétaire et ses contreparties IEOM RAPPORT ANNUEL 2008 3C HAPITRE 56 Les actifs financiers des résidents 58 Les passifs financiers des résidents 62 La masse monétaire et ses contreparties 54 3 < L ÉVOLUTION MONÉTAIRE EN 2008 L ÉVOLUTION

Plus en détail

Énoncé des principes et objectifs de placement du portefeuille à long terme de l Université d Ottawa

Énoncé des principes et objectifs de placement du portefeuille à long terme de l Université d Ottawa Énoncé des principes et objectifs de placement du portefeuille à long terme de l Université d Ottawa 1. But de l Énoncé L Énoncé des principes et objectifs de placement («l EPOP») décrit les objectifs,

Plus en détail

La revue financière. Publication du ministère des Finances

La revue financière. Publication du ministère des Finances Publication du ministère des Finances Faits saillants 2009 : excédent budgétaire de 0,8 milliard de dollars Un excédent budgétaire de 0,8 milliard de dollars a été dégagé en février 2009, comparativement

Plus en détail

Détention des crédits : que nous enseignent les évolutions récentes?

Détention des crédits : que nous enseignent les évolutions récentes? 1 Numéro 200, juin 2013 Détention des crédits : que nous enseignent les évolutions récentes? I) Un taux de détention en baisse La détention au plus bas historique A la fin de l année 2012, seulement 48,6%

Plus en détail

Bulletin du FMI. France : de bons progrès mais il reste à consolider la crédibilité

Bulletin du FMI. France : de bons progrès mais il reste à consolider la crédibilité Bulletin du FMI BILAN DE SANTÉ ÉCONOMIQUE France : de bons progrès mais il reste à consolider la crédibilité Kevin C. Cheng et Erik de Vrijer Département Europe du FMI 27 juillet 2011 Vendanges dans le

Plus en détail

Changement de moteur

Changement de moteur (CEPII) Présentation de l économie mondiale 2008 On l attendait depuis longtemps! Le déséquilibre de la croissance et les global imbalances Chaque année, commentaire du creusement continu du déficit courant

Plus en détail

L évolution à long terme des prix des logements : une perspective internationale

L évolution à long terme des prix des logements : une perspective internationale L évolution à long terme des prix des logements : une perspective internationale Association canadienne de science économique des affaires Kingston (Ontario) 25 août 2015 Lawrence Schembri Sous-gouverneur

Plus en détail

Canada. Extrait de : Statistiques bancaires de l'ocde : Notes méthodologiques par pays 2010

Canada. Extrait de : Statistiques bancaires de l'ocde : Notes méthodologiques par pays 2010 Extrait de : Statistiques bancaires de l'ocde : Notes méthodologiques par pays 2010 Accéder à cette publication : http://dx.doi.org/10.1787/bank_country-200-fr Canada Merci de citer ce chapitre comme suit

Plus en détail

PROJECTIONS MACROÉCONOMIQUES POUR LA ZONE EURO ÉTABLIES PAR LES SERVICES DE LA BCE

PROJECTIONS MACROÉCONOMIQUES POUR LA ZONE EURO ÉTABLIES PAR LES SERVICES DE LA BCE Encadré PROJECTIONS MACROÉCONOMIQUES POUR LA ZONE EURO ÉTABLIES PAR LES SERVICES DE LA Sur la base des informations disponibles au 23 août 2013, les services de la ont réalisé des projections concernant

Plus en détail

Notes / Instructions aux répondants

Notes / Instructions aux répondants Division de la statistique du revenu Section des enquêtes sur les pensions et le patrimoine Recensement des caisses de retraite en fiducie 2012 Notes / Instructions aux répondants Retour du questionnaire

Plus en détail

SOUTIEN GOUVERNEMENTAL ACCORDÉ AU TITRE DU LOGEMENT PAR L ENTREMISE DU RÉGIME FISCAL : ANALYSE DE TROIS EXEMPLES

SOUTIEN GOUVERNEMENTAL ACCORDÉ AU TITRE DU LOGEMENT PAR L ENTREMISE DU RÉGIME FISCAL : ANALYSE DE TROIS EXEMPLES SOUTIEN GOUVERNEMENTAL ACCORDÉ AU TITRE DU LOGEMENT PAR L ENTREMISE DU RÉGIME FISCAL : ANALYSE DE TROIS EXEMPLES par Marion Steele Département d économie, Université de Guelph et Centre pour les études

Plus en détail

Rapport annuel du rendement du portefeuille

Rapport annuel du rendement du portefeuille 2013 Rapport annuel du rendement du portefeuille Présenté à la SCHL PRÉPARÉ POUR LE SITE WEB DE L AGENCE PRINCIPALES CONCLUSIONS Principales conclusions Objectif de l accord : hausse de la conformité dans

Plus en détail

Ottawa, le 21 juin 2012 2012-070 Le gouvernement Harper prend des mesures additionnelles pour renforcer le marché canadien du logement

Ottawa, le 21 juin 2012 2012-070 Le gouvernement Harper prend des mesures additionnelles pour renforcer le marché canadien du logement Ottawa, le 21 juin 2012 2012-070 Le gouvernement Harper prend des mesures additionnelles pour renforcer le marché canadien du logement Dans le cadre des efforts soutenus du gouvernement pour renforcer

Plus en détail

Point de conjoncture

Point de conjoncture Point de conjoncture Mars 2013 COMMENTAIRE DE LA CGPME Le 22 février dernier, la Commission européenne a rendu son verdict. Dans ses prévisions d hiver, elle estime à 0,1 % la croissance française pour

Plus en détail

3. Des données financières globalement positives en 2010

3. Des données financières globalement positives en 2010 3. Des données financières globalement positives 3.1 Une nouvelle progression du bilan À fin 2010, le total de bilan agrégé de l ensemble des organismes d assurance et de réassurance contrôlés par l Autorité

Plus en détail

POLITIQUE 5.1 EMPRUNTS, PRIMES, HONORAIRES D INTERMÉDIATION ET COMMISSIONS

POLITIQUE 5.1 EMPRUNTS, PRIMES, HONORAIRES D INTERMÉDIATION ET COMMISSIONS POLITIQUE 5.1 EMPRUNTS, PRIMES, HONORAIRES D INTERMÉDIATION ET COMMISSIONS Champ d application de la politique La présente politique expose les politiques de la Bourse relatives aux emprunts contractés

Plus en détail

Réponse du ministère des Finances à l examen du Programme de placement de titres sur le marché de détail, de Cap Gemini Ernst & Young

Réponse du ministère des Finances à l examen du Programme de placement de titres sur le marché de détail, de Cap Gemini Ernst & Young Réponse du ministère des Finances à l examen du Programme de placement de titres sur le marché de détail, de Cap Gemini Ernst & Young Aperçu Au cours de la première moitié des années 1990, le Canada était

Plus en détail

Comparaison des marchés des prêts hypothécaires à risque et de rechange du Canada et des États-Unis

Comparaison des marchés des prêts hypothécaires à risque et de rechange du Canada et des États-Unis Comparaison des marchés des prêts hypothécaires à risque et de rechange du Canada et des États-Unis Pourquoi le fléchissement des prêts hypothécaires à risque aux États-Unis est un phénomène américain

Plus en détail

Financement d une entreprise étrangère qui exerce des activités au Canada

Financement d une entreprise étrangère qui exerce des activités au Canada Financement d une entreprise étrangère qui exerce des activités au Canada Le Canada offre des occasions d affaire à ceux qui souhaitent financer une entreprise étrangère au pays et présente tout un éventail

Plus en détail

EPARGNE, INVESTISSEMENT, SYSTEME FINANCIER

EPARGNE, INVESTISSEMENT, SYSTEME FINANCIER EPARGNE, INVESTISSEMENT, SYSTEME FINANCIER Chapitre 25 Mankiw 08/02/2015 B. Poirine 1 I. Le système financier A. Les marchés financiers B. Les intermédiaires financiers 08/02/2015 B. Poirine 2 Le système

Plus en détail

LES FONDS D INVESTISSEMENT. La façon la plus accessible de diversifier vos placements

LES FONDS D INVESTISSEMENT. La façon la plus accessible de diversifier vos placements LES FONDS D INVESTISSEMENT La façon la plus accessible de diversifier vos placements Gestion professionnelle, diversification et liquidité De plus en plus de gens prennent conscience de la différence entre

Plus en détail

Reformes, dette publique et croissance economique : quelle dynamique?

Reformes, dette publique et croissance economique : quelle dynamique? Reformes, dette publique et croissance economique : quelle dynamique? La détermination d un niveau optimal de dette publique est un sujet complexe, autant lié aux exigences temporelles (soutenabilité de

Plus en détail

Les mécanismes de transmission de la politique monétaire

Les mécanismes de transmission de la politique monétaire Chapitre 5 Les mécanismes de transmission de la politique monétaire Introduction (1/3) Dans le chapitre 4, on a étudié les aspects tactiques de la politique monétaire Comment la BC utilise les instruments

Plus en détail

Les étudiants dans le rouge : l impact de l endettement étudiant

Les étudiants dans le rouge : l impact de l endettement étudiant Page1 Volume 4, numéro 1 Les étudiants dans le rouge : l impact de l endettement étudiant Extraits de «Endettement étudiant : État des lieux, déterminants et impacts», Fédération étudiante universitaire

Plus en détail

Répression financière à la pékinoise

Répression financière à la pékinoise Répression financière à la pékinoise Résumé : - La répression financière (taux d intérêt bas, réserves obligatoires élevées ) est essentielle pour comprendre le développement de la Chine - Les contrôles

Plus en détail

Evolution de la Conjoncture Economique (Huit premiers mois de 2015)

Evolution de la Conjoncture Economique (Huit premiers mois de 2015) Evolution de la Conjoncture Economique (Huit premiers mois de 2015) Banque Centrale de Tunisie Août 2015 1- ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL - Les statistiques préliminaires de la croissance dans les principaux

Plus en détail

Situation et perspectives de l économie mondiale 2016. asdf

Situation et perspectives de l économie mondiale 2016. asdf Situation et perspectives de l économie mondiale 2016 asdf Nations Unies New York, 2016 Résumé Perspectives du développement macroéconomique au niveau mondial L économie mondiale a connu des revers en

Plus en détail

Liste de vérification de la politique de gestion du risque de liquidité Onglet 5 2010

Liste de vérification de la politique de gestion du risque de liquidité Onglet 5 2010 Liste de vérification Partie A Exigences législatives en matière de politique sur les liquidités La caisse a t elle établi une politique relative à ses liquidités? Par. 85(1) de la Loi. La politique sur

Plus en détail

Les instruments de la politique monétaire

Les instruments de la politique monétaire Chapitre 4 Les instruments de la politique monétaire Introduction (1/3) Distinguer aspects stratégiques et aspects tactiques de la politique monétaire Aspects stratégiques : la BC détermine le niveau des

Plus en détail

Plan de la présentation

Plan de la présentation Plan de la présentation Les facteurs fondamentaux Les prévisions pour 2014 Les intentions à moyen terme Les principaux risques Vers un autre resserrement hypothécaire? Plan de la présentation Les facteurs

Plus en détail

LE RÔLE RESPECTIF DES TAUX À COURT TERME ET DES TAUX À LONG TERME DANS LE FINANCEMENT DE L ÉCONOMIE

LE RÔLE RESPECTIF DES TAUX À COURT TERME ET DES TAUX À LONG TERME DANS LE FINANCEMENT DE L ÉCONOMIE LE RÔLE RESPECTIF DES TAUX À COURT TERME ET DES TAUX À LONG TERME DANS LE FINANCEMENT DE L ÉCONOMIE Le rôle respectif des taux à court terme et des taux à long terme dans le financement de l économie française

Plus en détail

SORTIR DE LA CRISE SANS LE FMI. L exemple de l Asie au cours de deux crises récentes Jean Sanouk

SORTIR DE LA CRISE SANS LE FMI. L exemple de l Asie au cours de deux crises récentes Jean Sanouk SORTIR DE LA CRISE SANS LE FMI L exemple de l Asie au cours de deux crises récentes Jean Sanouk INTRODUCTION Les pays d Asie ont traversé deux crises d ampleur inégale: La crise dite «asiatique» de 1997-1999.

Plus en détail

MODIFICATION AU PLAN DE LA SOCIÉTÉ 2009-2013. Se rapprocher Faciliter Optimiser

MODIFICATION AU PLAN DE LA SOCIÉTÉ 2009-2013. Se rapprocher Faciliter Optimiser MODIFICATION AU PLAN DE LA SOCIÉTÉ 2009-2013 Se rapprocher Faciliter Optimiser Voici un résumé de la modification au Plan de la Société 2009-2013 approuvée par le Conseil d administration d EDC en mai

Plus en détail

DISSERTATION. SUJET Quels sont les effets d une politique de relance face à un choc de demande négatif?

DISSERTATION. SUJET Quels sont les effets d une politique de relance face à un choc de demande négatif? DISSERTATION Il est demandé au candidat : - de répondre à la question posée par le sujet ; - de construire une argumentation à partir d'une problématique qu'il devra élaborer ; - de mobiliser des connaissances

Plus en détail

CARTOGRAPHIE. des moyens de paiement scripturaux. Bilan de la collecte 2014 (données 2013)

CARTOGRAPHIE. des moyens de paiement scripturaux. Bilan de la collecte 2014 (données 2013) 213 CARTOGRAPHIE des moyens de paiement scripturaux Bilan de la collecte 214 (données 213) Banque de France 39, rue Croix-des-Petits-Champs 751 PARIS Directeur de la publication : Denis Beau, directeur

Plus en détail

Banque Nationale : Bénéfice net record au premier trimestre de 2011

Banque Nationale : Bénéfice net record au premier trimestre de 2011 Communiqué premier TRIMESTRE 2011 Banque Nationale : Bénéfice net record au premier trimestre de 2011 L information financière fournie dans le présent communiqué est basée sur les états financiers consolidés

Plus en détail

Les règles de base de fonctionnement d un marché

Les règles de base de fonctionnement d un marché C HAPITRE 1 Les règles de base de fonctionnement d un marché Qu est-ce qu un marché? Un marché est un endroit matérialisé ou non où peuvent se rencontrer des agents économiques qui ont des besoins complémentaires,

Plus en détail

Les dépenses et la dette des ménages

Les dépenses et la dette des ménages Les dépenses et la dette des ménages Les dépenses des ménages représentent près de 65 % 1 du total des dépenses au Canada et elles jouent donc un rôle moteur très important dans l économie. Les ménages

Plus en détail

l assureur-vie un risque non négligeable de réinvestissement.

l assureur-vie un risque non négligeable de réinvestissement. Taux d intérêt technique pour la détermination du taux de conversion en rentes concernant la prévoyance professionnelle surobligatoire 03.11.2003 / OFAP section Vie I. Résumé Le taux de conversion en rentes

Plus en détail

Résultats comptables et situation financière des PME de l industrie manufacturière

Résultats comptables et situation financière des PME de l industrie manufacturière Résultats comptables et situation financière des PME de l industrie manufacturière Faits marquants en 2008-2009 - La rentabilité économique recule mais demeure satisfaisante - L investissement ralentit

Plus en détail

ACTIONS ET OBLIGATIONS Les placements financiers en quelques mots

ACTIONS ET OBLIGATIONS Les placements financiers en quelques mots Aperçu des actions et des obligations Qu est-ce qu une action? Une action est une participation dans une entreprise. Quiconque détient une action est copropriétaire (actionnaire) de l entreprise (plus

Plus en détail

L évolution de l immobilier au cours des 30 dernières années

L évolution de l immobilier au cours des 30 dernières années PUBLICATION JLR 2016 L évolution de l immobilier au cours des 30 dernières années www.jlr.ca FAITS SAILLANTS Depuis 1986, le prix réel des unifamiliales dans la RMR de Montréal a augmenté de 121 %. Le

Plus en détail

Explication des principales obligations d information prévues dans les chapitres 3862 et 1532 du Manuel de l ICCA

Explication des principales obligations d information prévues dans les chapitres 3862 et 1532 du Manuel de l ICCA Explication des principales obligations d information prévues dans les chapitres 3862 et 1532 du Manuel de l ICCA Les paragraphes qui suivent présentent les principaux changements en ce qui a trait aux

Plus en détail

L endettement des ménages

L endettement des ménages Comité sénatorial permanent des banques et du commerce Ottawa, le jeudi 23 juin 2011 L endettement des ménages Présentation par : L Association des comptables généraux accrédités du Canada Rock Lefebvre,

Plus en détail

Catégorie d actif Minimum Cible Maximum. Actions 45 % 55 % 70 % Revenu fixe 20 % 30 % 45 % Alternatifs 0 % 15 % 25 %

Catégorie d actif Minimum Cible Maximum. Actions 45 % 55 % 70 % Revenu fixe 20 % 30 % 45 % Alternatifs 0 % 15 % 25 % Énoncé des principes et objectifs de placement du portefeuille à long terme de l Université d Ottawa 1. But de l Énoncé L Énoncé des principes et objectifs de placement («l EPOP») décrit les objectifs,

Plus en détail

COMMENTAIRE. Services économiques TD

COMMENTAIRE. Services économiques TD COMMENTAIRE Services économiques TD 16 juillet 213 LES MÉNAGES CANADIENS SONT PLUS ENDETTÉS QUE LES MÉNAGES AMÉRICAINS, MAIS UNIQUEMENT PAR SUITE DU RÉCENT DÉSENDETTEMENT AUX ÉTATS-UNIS Faits saillants

Plus en détail

Chiffres-clés relatifs à la place financière suisse Mis à jour en décembre 2008

Chiffres-clés relatifs à la place financière suisse Mis à jour en décembre 2008 Chiffres-clés relatifs à la place financière suisse Mis à jour en décembre 2008 O:\Ifw-daten\IFW-FF\14 FinMaerkte_FinPlatzPolitik\143.2 FM CH Statistik\Publ Kennzahlen\Kennzahlen_Dezember08\Internet\Kennzahlen_CD-

Plus en détail

ÉVOLUTION DES FINANCES PUBLIQUES FÉDÉRALES DE 1983 À 2003

ÉVOLUTION DES FINANCES PUBLIQUES FÉDÉRALES DE 1983 À 2003 PRB 05-40F ÉVOLUTION DES FINANCES PUBLIQUES FÉDÉRALES DE 1983 À 2003 Jean Dupuis Division de l économie Le 8 juin 2005 PARLIAMENTARY INFORMATION AND RESEARCH SERVICE SERVICE D INFORMATION ET DE RECHERCHE

Plus en détail

6.0 Situation budgétaire et dépenses de santé des gouvernements provinciaux et territoriaux

6.0 Situation budgétaire et dépenses de santé des gouvernements provinciaux et territoriaux 6.0 Situation budgétaire et dépenses de santé des gouvernements provinciaux et territoriaux Points saillants du chapitre Les dépenses totales des régimes consacrées à la santé demeurent stables en moyenne

Plus en détail

Projet de loi C-31 Loi de mise en œuvre de l accord Canada États-Unis pour un meilleur échange de renseignements fiscaux

Projet de loi C-31 Loi de mise en œuvre de l accord Canada États-Unis pour un meilleur échange de renseignements fiscaux Projet de loi C-31 Loi de mise en œuvre de l accord Canada États-Unis pour un meilleur échange de renseignements fiscaux Allocution de Darren Hannah Vice-président intérimaire, Politiques et opérations

Plus en détail

CONFERENCE INTERAFRICAINE DES MARCHES D ASSURANCE

CONFERENCE INTERAFRICAINE DES MARCHES D ASSURANCE CONFERENCE INTERAFRICAINE DES MARCHES D ASSURANCE LES PLACEMENTS DES COMPAGNIES D ASSURANCES EN ZONE CIMA Fangman Alain Ouattara Commissaire Contrôleur en Chef à la CIMA ofangman@yahoo.fr SOMMAIRE 1. GENERALITES

Plus en détail

Le financement de l économie est le cœur de métier des banques françaises

Le financement de l économie est le cœur de métier des banques françaises Le financement de l économie est le cœur de métier des banques françaises Dans un contexte difficile depuis le début de la crise de 2008, les encours de crédits accordés par les banques françaises ont

Plus en détail

La bulle spéculative de l immobilier résidentiel au Canada est-elle sur le point d éclater?

La bulle spéculative de l immobilier résidentiel au Canada est-elle sur le point d éclater? La bulle spéculative de l immobilier résidentiel au Canada est-elle sur le point d éclater? Maurice N. Marchon Professeur, Institut d économie appliquée HEC Montréal 29 septembre 2008 Toute reproduction

Plus en détail

LE DOLLAR CANADIEN : DÉTERMINANTS DU TAUX DE CHANGE

LE DOLLAR CANADIEN : DÉTERMINANTS DU TAUX DE CHANGE LE DOLLAR CANADIEN : DÉTERMINANTS DU TAUX DE CHANGE Bibliothèque du Parlement Capsule d information pour les parlementaires TIPS-117F Le 20 décembre 2004 Le dollar canadien Le dollar canadien évolue selon

Plus en détail

INSTRUMENTS FINANCIERS ET RISQUES ENCOURUS

INSTRUMENTS FINANCIERS ET RISQUES ENCOURUS INSTRUMENTS FINANCIERS ET RISQUES ENCOURUS L objet de ce document est de vous présenter un panorama des principaux instruments financiers utilisés par CPR AM dans le cadre de la fourniture d un service

Plus en détail

Gestion de la dette PRATIQUE RECOMMANDÉE PAR LA GFOA. POLITIQUE DE GESTION DE LA DETTE* (mai 2003) Contexte

Gestion de la dette PRATIQUE RECOMMANDÉE PAR LA GFOA. POLITIQUE DE GESTION DE LA DETTE* (mai 2003) Contexte Gestion de la dette PRATIQUE RECOMMANDÉE PAR LA GFOA POLITIQUE DE GESTION DE LA DETTE* (mai 2003) Contexte Les politiques de gestion de la dette constituent des lignes directrices et des restrictions écrites

Plus en détail

Comité permanent des finances de la Chambre des communes Consultations prébudgétaires de 2015

Comité permanent des finances de la Chambre des communes Consultations prébudgétaires de 2015 Comité permanent des finances de la Chambre des communes Consultations prébudgétaires de 2015 Mémoire de l'alliance canadienne des associations étudiantes Résumé Depuis 2008, le gouvernement du Canada

Plus en détail

La dette de consommation au Québec et au Canada

La dette de consommation au Québec et au Canada La dette de consommation au Québec et au Canada par : James O Connor Direction des statistiques sur les industries INTRODUCTION La croissance de l endettement à la consommation au Québec et au Canada entre

Plus en détail

APERÇU DU SECTEUR. au 1T11. des caisses populaires et credit unions de l Ontario. Mai 2011 DANS CE NUMÉRO : Sommaire des résultats financiers Page 3

APERÇU DU SECTEUR. au 1T11. des caisses populaires et credit unions de l Ontario. Mai 2011 DANS CE NUMÉRO : Sommaire des résultats financiers Page 3 Mai 2011 APERÇU DU SECTEUR des caisses populaires et credit unions de l Ontario au 1T11 DANS CE NUMÉRO : Sommaire des résultats financiers Page 3 Faits saillants financiers Page 5 États financiers sectoriels

Plus en détail

II. Commerce des marchandise

II. Commerce des marchandise II. Commerce des marchandise En, le commerce des marchandises a augmenté de 14 pour cent en volume. Parmi les grands groupes recensés, ce sont les produits manufacturés qui affichent la croissance la plus

Plus en détail

Communiqué de presse

Communiqué de presse Communiqué de presse Immobilier de haut de gamme : explosion du nombre de ventes et des prix dans le monde. En total décalage en 2013, Paris rebondit finalement en ce début 2014 Cette étude porte sur les

Plus en détail

Etats-Unis : vigilance oblige

Etats-Unis : vigilance oblige GLOBAL MACRO & THEMATIC INDEPENDENT RESEARCH 16 septembre 2013 IN CHARTS Etats-Unis : vigilance oblige Si la tendance à l optimisme quant à la situation américaine est coutumière, rares sont toutefois

Plus en détail

STRATÉGIE DE GESTION FINANCIÈRE 2008-2009 COMMUNICATION DES RÉSULTATS

STRATÉGIE DE GESTION FINANCIÈRE 2008-2009 COMMUNICATION DES RÉSULTATS STRATÉGIE DE GESTION FINANCIÈRE 2008-2009 COMMUNICATION DES RÉSULTATS Pour en savoir davantage, consultez le site www.manitoba.ca C o m m u n i c a t i o n d e s r é s u l t a t s / 1 COMMUNICATION DES

Plus en détail

Politique budgétaire. Notre objectif est d étudier les répercussions des dépenses publiques et de la fiscalité sur le revenu et l emploi.

Politique budgétaire. Notre objectif est d étudier les répercussions des dépenses publiques et de la fiscalité sur le revenu et l emploi. Politique budgétaire Notre objectif est d étudier les répercussions des dépenses publiques et de la fiscalité sur le revenu et l emploi. Nous continuons de supposer qu il s agit d une économie fermée mais

Plus en détail

La situation économique espagnole est très préoccupante et le

La situation économique espagnole est très préoccupante et le FICHE PAYS ESPAGNE : VERS UNE DÉCENNIE PERDUE? Danielle Schweisguth Département analyse et prévision La situation économique espagnole est très préoccupante et le spectre de la décennie perdue japonaise

Plus en détail

TENDANCES MONETAIRES ET FINANCIERES AU COURS DU QUATRIEME TRIMESTRE 2014

TENDANCES MONETAIRES ET FINANCIERES AU COURS DU QUATRIEME TRIMESTRE 2014 TENDANCES MONETAIRES ET FINANCIERES AU COURS DU QUATRIEME TRIMESTRE 2014 Mars 2015 1/12 D ANS une conjoncture internationale marquée par une reprise globale fragile, une divergence accrue de croissance

Plus en détail

FinAfrique Research. Performances bancaires dans les zones CEMAC & UEMOA

FinAfrique Research. Performances bancaires dans les zones CEMAC & UEMOA FinAfrique Research Performances bancaires dans les zones CEMAC & UEMOA Octobre 2015 Dans ce document nous comparons la performance du secteur bancaire des zones CEMAC et UEMOA depuis 2006. Si la pénétration

Plus en détail

Publication de comptes financiers du secteur privé non-financier

Publication de comptes financiers du secteur privé non-financier Luxembourg, le 21 avril 211 Publication de comptes financiers du secteur privé non-financier Dans la mesure où le Service Central de la Statistique et des Etudes Economiques (STATEC) n'est pas encore à

Plus en détail

Coup d œil sur l assurance prêt hypothécaire de la SCHL

Coup d œil sur l assurance prêt hypothécaire de la SCHL Coup d œil sur l assurance prêt hypothécaire de la SCHL Au Canada, en vertu de la loi, les prêteurs assujettis à la réglementation fédérale et la plupart des institutions financières assujetties à une

Plus en détail

LICENCE DROIT 2nde ANNEE - DIV. A et B ECONOMIE MONETAIRE ET FINANCIERE. Cours de Monsieur VILLION EPREUVE DE JANVIER 2009.

LICENCE DROIT 2nde ANNEE - DIV. A et B ECONOMIE MONETAIRE ET FINANCIERE. Cours de Monsieur VILLION EPREUVE DE JANVIER 2009. LICENCE DROIT 2nde ANNEE - DIV. A et B ECONOMIE MONETAIRE ET FINANCIERE Cours de Monsieur VILLION EPREUVE DE JANVIER 2009 Durée : 1 heure Aucun document autorisé Moyenne 7,3 Extrêmes : [0,20] PETITES QUESTIONS

Plus en détail

Rapport préliminaire sur les tendances en matière d investissement

Rapport préliminaire sur les tendances en matière d investissement Rapport préliminaire sur les tendances en matière d investissement ONTARIO : 215-224 L investissement dans le secteur de la construction de l Ontario croîtra à moyen terme, parallèlement à de nombreux

Plus en détail

CHAPITRE 2 LA MONNAIE

CHAPITRE 2 LA MONNAIE CHAPITRE 2 LA MONNAIE L économie de troc est une économie dont l échange est simple, elle montre vite ses limites car elle a du mal à donner une valeur à un bien, elle oblige le déplacement de deux échangistes

Plus en détail

Evolution de la Conjoncture Economique Au cours du premier trimestre 2015

Evolution de la Conjoncture Economique Au cours du premier trimestre 2015 Evolution de la Conjoncture Economique Au cours du premier trimestre 215 Banque Centrale de Tunisie Mars 215 1- ENVIRONMENT INTERNATIONAL - L environnement économique international a été marquée, ces derniers

Plus en détail

NOTICE ANNUELLE LA BANQUE TORONTO-DOMINION

NOTICE ANNUELLE LA BANQUE TORONTO-DOMINION NOTICE ANNUELLE LA BANQUE TORONTO-DOMINION Toronto-Dominion Centre Toronto (Ontario) Canada M5K 1A2 Le 28 février 2000 Avis de distribution Le présent document doit être accompagné d un exemplaire de tous

Plus en détail

Point de conjoncture

Point de conjoncture Point de conjoncture Avril 2012 ACTIVITE DANS L INDUSTRIE En mars, le climat des affaires s accroît légèrement après sept mois consécutifs de baisse : l indicateur correspondant augmente de 3 points mais

Plus en détail

MÉMOIRE DE GENWORTH FINANCIAL CANADA AU COMITÉ PERMANENT DES FINANCES SUR LE PROJET DE LOI C-37 FÉVRIER 2007

MÉMOIRE DE GENWORTH FINANCIAL CANADA AU COMITÉ PERMANENT DES FINANCES SUR LE PROJET DE LOI C-37 FÉVRIER 2007 222 MÉMOIRE DE GENWORTH FINANCIAL CANADA AU COMITÉ PERMANENT DES FINANCES SUR LE PROJET DE LOI C-37 FÉVRIER 2007 RÉSUMÉ Ce mémoire présente les observations de Genworth Financial Canada («Genworth») au

Plus en détail

Les politiques d appui à la croissance complètent l assainissement des comptes publics

Les politiques d appui à la croissance complètent l assainissement des comptes publics Bulletin du FMI PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES MONDIALES Quelques leçons de l histoire pour maîtriser la dette publique Bulletin du FMI en ligne 27 septembre 2012 Le fronton du Trésor américain : la dette publique

Plus en détail

LES DERNIERES DONNEES DISPONIBLES EN MATIERE D ISF ET DE DELOCALISATIONS FISCALES

LES DERNIERES DONNEES DISPONIBLES EN MATIERE D ISF ET DE DELOCALISATIONS FISCALES R E P U B L I Q U E F R A N Ç A I S E mercredi 14 février 2007 LES DERNIERES DONNEES DISPONIBLES EN MATIERE D ISF ET DE DELOCALISATIONS FISCALES Communication de M. Philippe Marini, rapporteur général

Plus en détail

Résultats de simulations : à quel point les Québécois sont-ils vulnérables à une hausse de taux d intérêt?

Résultats de simulations : à quel point les Québécois sont-ils vulnérables à une hausse de taux d intérêt? Résultats de simulations : à quel point les Québécois sont-ils vulnérables à une hausse de taux d intérêt? juin 1 Comme ailleurs au pays, les dettes des Québécois ont augmenté beaucoup plus rapidement

Plus en détail

Fiche relative au taux d intérêt

Fiche relative au taux d intérêt Royaume du Maroc Direction des Etudes et des Prévisions financières Fiche relative au taux d intérêt Juillet 1999 Document de travail n L une des priorités du Gouvernement est de hisser l économie marocaine

Plus en détail

Malgré des échanges peu dynamiques, le déficit commercial se réduit grâce à la baisse des importations d énergie

Malgré des échanges peu dynamiques, le déficit commercial se réduit grâce à la baisse des importations d énergie Malgré des échanges peu dynamiques, le déficit commercial se réduit grâce à la baisse des importations d énergie Au premier semestre, les importations diminuent (-1,2%), tandis que les exportations sont

Plus en détail

Généralités. La crise financière qui a éclaté en Asie il y a près de deux ans a rendu

Généralités. La crise financière qui a éclaté en Asie il y a près de deux ans a rendu Généralités La crise financière qui a éclaté en Asie il y a près de deux ans a rendu l environnement dans lequel opèrent les pays en développement plus difficile et incertain. Depuis quelques mois, la

Plus en détail

Notes complémentaires des états financiers 31 mars 2011

Notes complémentaires des états financiers 31 mars 2011 Notes complémentaires des états financiers 1. Nature de la Commission La Commission de l énergie de l Ontario (la «Commission») est l autorité de réglementation des industries du gaz naturel et de l électricité

Plus en détail

Perspectives des FNB canadiens en 2014. Janvier 2014

Perspectives des FNB canadiens en 2014. Janvier 2014 Perspectives des FNB canadiens en 2014 Janvier 2014 Monthly Strategy Report October 2011 Perspectives des FNB canadiens de BMO Gestion mondiale d actifs en 2014 2 Encore une année exceptionnelle pour le

Plus en détail

REPUBLIQUE GABONAISE UNION-TRAVAIL-JUSTICE ANNEXE SUR LA STRATEGIE D ENDETTEMENT DE L ETAT (2011-2013)

REPUBLIQUE GABONAISE UNION-TRAVAIL-JUSTICE ANNEXE SUR LA STRATEGIE D ENDETTEMENT DE L ETAT (2011-2013) REPUBLIQUE GABONAISE UNION-TRAVAIL-JUSTICE ANNEXE SUR LA STRATEGIE D ENDETTEMENT DE L ETAT (2011-2013) ACCOMPAGNANT LE PROJET DE LOI DE FINANCES DE L ANNEE 2011 SOMMAIRE INTRODUCTION... 1 I. LA SITUATION

Plus en détail

LES RÉGIMES SUPPLÉMENTAIRES DE RETRAITE POUR LES CADRES SUPÉRIEURS AU CANADA

LES RÉGIMES SUPPLÉMENTAIRES DE RETRAITE POUR LES CADRES SUPÉRIEURS AU CANADA SANTÉ AVOIRS CARRIÈRE LES RÉGIMES SUPPLÉMENTAIRES DE RETRAITE POUR LES CADRES SUPÉRIEURS AU CANADA PRINCIPAUX RÉSULTATS OBTENUS AVEC LA BASE DE DONNÉES MERCER SUR LES RSR (MISE À JOUR DE 2014) AVRIL 2015

Plus en détail

Crédit hypothécaire : croissance durable

Crédit hypothécaire : croissance durable Union Professionnelle du Crédit Communiqué de presse Crédit hypothécaire : croissance durable Bruxelles, le 6 mai 2011 Au cours du premier trimestre de 2011, 24 % de crédits hypothécaires de plus ont été

Plus en détail

Répercussions de la TVA et de certaines réformes de la TVA. sur l économie

Répercussions de la TVA et de certaines réformes de la TVA. sur l économie Répercussions de la TVA et de certaines réformes de la TVA sur l économie par Frank Bodmer Economiste indépendant et chargé de cours, Université de Bâle Etude demandée par l Administration fédérale des

Plus en détail

DOSSIER DE PRESSE Point presse conjoncture Jeudi 6 février 2014

DOSSIER DE PRESSE Point presse conjoncture Jeudi 6 février 2014 DOSSIER DE PRESSE Point presse conjoncture Jeudi 6 février 2014 Contact presse Isabelle Muller 06 73 79 49 34 1 Sommaire Bilan 2013 : un marché en forte dépression Perspectives 2014 : malgré des blocages

Plus en détail

Dette et portrait financier

Dette et portrait financier L ENDETTEMENT L administration municipale a principalement recours à l emprunt à long terme pour financer ses immobilisations. Pour l essentiel, le profil de l endettement est grandement influencé par

Plus en détail