L YON- NE. Marché de l Art : Marché des métiers. au fil de. en mutation #47. terroirs. Découverte Am dolu popislim. Infory Trouver sa voie.

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1 #47 au fil de L YON- NE Le magazine d information du conseil général de l Yonne mars 2008 Infory Trouver sa voie terroirs Ugait Enfants am dolu Des idées top de visites Découverte Am dolu popislim Marché de l Art : Marché de l Art : des métiers en totale des métiers mutation en mutation

2 LES TEMPS FORTS du mois SENS et LAROCHE-MIGENNES zztgv Yonne-Méditerranée : un nouvel arrêt à Valence Paris n est plus un passage obligé! Avec le TGV «Yonne Méditerranée», un départ à 6 h 36 de Sens permet une arrivée à 8 h 31 à Lyon-Pardieu, ce qui offre de nombreuses connexions rapides vers Grenoble, Annecy, Chambéry, Genève ou Saint-Étienne. Des correspondances qui rendent ainsi l Yonne proche des autres grandes métropoles du sud-est sans passer par Paris. Enfin, pour ceux qui veulent profiter du soleil et des calanques, la gare de Marseille est atteinte à 10 h 25, et d où il est possible, en correspondance, de rejoindre toutes les villes du littoral. Le soir, du lundi au vendredi, le retour permet une arrivée entre 20 h et 21 h, à Laroche-Migennes ou Sens. Nouveauté : depuis décembre, l arrêt à Aix, jugé par la SNCF trop près de Marseille, est remplacé par celui de Valence. Il est, cependant, toujours possible de rejoindre Aix depuis Lyon : le TGV Yonne Méditerranée arrive à Lyon à 8 h 31 et à 9 h 07 un autre TGV vous conduit à Aix, où il arrive à 10 h 32. Horaires : ou SENS zznicolas Sarkozy dans l Yonne YONNE zzsidaction , 29 et 30 mars. 3 jours de mobilisation nationale, d information et de sensibilisation pour lutter contre le sida. Au travers de plus de 400 animations qui seront proposées partout en France, dont l Yonne bien sûr, le Sidaction 2008 fera le point sur la prévention, l aide aux malades, la recherche et le soutien aux pays en développement. L ensemble des fonds collectés permettra à Sidaction de poursuivre ses engagements en redistribuant ces fonds à raison de : 50 % à la recherche et 50 % à des programmes de prévention et d aide aux malades, en France et dans 29 pays en développement. Comment faire un don? Par téléphone : en appelant le 110 (numéro d appel gratuit) ouvert du 10 mars au 11 avril. Par Internet : Par SMS : en composant le puis en tapant don (coût d un SMS) Le président de la République, Nicolas Sarkozy, est venu à Sens, le 18 janvier dernier, pour évoquer le thème de la libération de la croissance économique, notamment dans le secteur du bâtiment qui rencontre des difficultés de recrutement. Accompagné de la ministre de l Économie, Christine Lagarde, le chef de l État, accueilli à Sens par Henri de Raincourt, sénateur de l Yonne et président du Conseil Général (notre photo), a d abord rencontré les ouvriers du chantier de construction de la clinique Paul-Picquet. À la chambre de commerce et d industrie, devant un parquet de responsables économiques, il a répondu aux préoccupations de plusieurs entrepreneurs locaux. Il a ensuite participé à un débat sur «la libération de la croissance et l amélioration du fonctionnement du marché de l emploi», avant d être accueilli à l hôtel de ville. SENS zzune Sénonaise élue Super Mamie Bourgogne 2008 Véritables piliers de la famille, dévouées, dynamiques, pleines de vie, drôles, méritantes, charismatiques, voilà les Super Mamies du x x i e siècle. L élection de la Super Mamie de Bourgogne 2008 a eu lieu le 16 février à la salle des fêtes de Sens. Elle a couronné Anita Hutunel-Martinez de Sens. Cette Super Mamie de 61 ans se rend régulièrement dans les maisons de retraite pour apporter un peu de bonheur en chantant des chansons d Édith Piaf. Elle se passionne aussi pour les langues puisqu elle a suivi une formation d espagnol, et s implique largement à la chorale de Cerisiers. Le prix de la Solidarité a été, lui, décerné à Danièle Courouble de Paron qui, son accordéon en bandoulière, anime bénévolement les maisons de retraite de Sens. Ce concours qui était aussi un spectacle de divertissement a été honoré par la participation exceptionnelle de Gérard Lenorman qui a effectué un tour de chant au profit de l association «Vaincre la Mucoviscidose». 2

3 Dossier Marché de l Art des métiers en mutation 27 Serbonnes Gisyles-Nobles 23 9 Villebougis 2, 9, 14 Sens 9 Véron 27 Cerisiers sommaire Retrouvez l information de vos communes en pages La société évolue, les métiers du marché de l art aussi. Brocanteurs, antiquaires et commissaires-priseurs doivent trouver leur place face à de jeunes générations utilisatrices de nouveaux moyens de communication et moins ouvertes à l art ancien. 4 et 5 Événement Infory : S informer pour se former Pages 14 à et 21 Canton Chablis 27 Saint- Fargeau 26 Treigny 28 Saint-Juliendu-Sault 25 Migennes 18 et 19 7 Chicheryla-ville Bassou 10 Monéteau 4, 8, 10, Auxerre Pourrain 26 Druyes- les-belles- Fontaines 23 Saint- Florentin 26 Chamoux 20 et 21 Chablis 30 Vermenton 17 Tonnerre 17, 25, 27 Avallon 6 et 7 Entreprendre La Belle Crousteline : une PME qui a tout d une grande 8 Cadre de vie Assurer la viabilité du réseau routier départemental 9 gens d ici >>Christine Billard : Bibliothécaire et poète >>Les vélos hollandais d Hervé Jacq >>Les bienfaits de la zoothérapie 10 association Accompagner les personnes souffrant de handicap psychique 11 Insertion Formés pour mieux orienter 12 et 13 Les métiers du Conseil ponts à inspecter, réhabiliter, rénover 18 et 19 Portrait Pascal Dibie, un ethnologue en Bourgogne 22 et 23 Chrono 89 Sport au collège : plus haut, plus fort, plus vite 24 et 25 Culture Les 15 ans des Artistes contemporains icaunais 26 et 27 Découverte Des sorties pour les enfants 28 Terroirs De l alpaga «made in Yonne» 29 à 31 sortir L agenda de vos sorties culturelles Au Fil de L Yonne > Directeur de la publication : Henri de Raincourt > Directeur de la rédaction : Fabrice Jobard > Rédacteur en chef : Éric Tariant > Ont collaboré à ce numéro : Nathalie Hadrbolec, Didier Lemaire, Éric Tariant, > Photos : Jean-Renaud Tourneur, Studio Morize, DR. > Dessins : Sean O Brien > Conception-réalisation : Sphère Publique > Tirage : exemplaires > Diffusion : La Poste > Dépôt légal : 1 er trimestre Au Fil de l Yonne, Auxerre CEDEX. Tél. : Attention : si vous ne recevez pas votre magazine, joindre le ou envoyez un mail à 3

4 événement Insertion Du 13 au 15 mars à Auxerrexpo Infory : s informer pour se former 15 ans déjà! 15 ans que, chaque année, Infory, le «Forum départemental des métiers et des formations professionnelles et technologiques», offre la possibilité aux jeunes Icaunais de se familiariser, dès la 3 e, avec les formations proposées dans l Yonne et, ainsi, de se faire une idée de leur orientation. Un «outil» efficace pour construire son avenir. 4 Ils seront, une nouvelle fois, des milliers à Auxerrexpo, du 13 au 15 mars, pour rencontrer une centaine de partenaires d e s e c t e u r s p r o f e s s i o n n e l s aussi différents que l hôtellerierestauration, l artisanat, l agriculture et l environnement, le tertiaire, l alimentation, la mécanique ou le transport et la logistique sans oublier, bien sûr, l informatique et les technologies de l information et de la communication. Du concret Pour mieux se repérer dans Auxerrexpo, les métiers et les formations seront présentés en une dizaine de pôles professionnels, chacun d eux regroupant les établissements de formation et les centres de formation d apprentis correspondant : Administration ; Économie ; Commerce Agriculture ; Environnement Métiers d Art ; Décorations florales ; Coiffure-Esthétique Alimentation ; Hôtellerie ; Tourisme Sécurité des biens et des personnes Sport et Animation Bâtiment et Travaux Publics Santé et social Mécanique véhicules ; Transport et Logistique Sciences et Technologie industrielle Plasturgie ; Agroalimentaire Nouvelles technologies de l information et de la communication Espace Information. Au programme, des conseils, de la documentation, mais aussi des démonstrations de savoirfaire, des présentations concrètes des métiers et des concours avec les jeunes en cours de formation (pâtisserie, cuisine, coiffure, manucure, maquillage, décorations florales, métiers de la plasturgie, de service hôtellerie ). Car ce forum, organisé à l initiative du Conseil Général de l Yonne, entend bien donner envie aux jeunes d apprendre un métier. Ils pourront en direct dialoguer avec des professionnels, et voir concrètement leurs réalisations. Ainsi, pour le Centre interprofessionnel de formation d apprentis d Auxerre, les élèves cuisiniers réaliseront des mets dignes de restaurants de haut niveau. La formation en alternance, très porteuse Le CIFA met en effet «les petits plats dans les grands» pour Infory : «C est, explique M me Dutreix responsable de la recherche et du développement, 5 stands représentant nos différents secteurs d enseignement. Ce forum est une rencontre primordiale, incontournable. Il nous permet de présenter des métiers que ne côtoient pas forcément les jeunes, des métiers pourtant à fort potentiel de recrutement. Nous démontrons aussi que l alternance n est pas réservée aux bonnets d âne, bien au contraire. C est un système très formateur où l on œuvre dans le concret, et où l on trouve du travail. Nous obtenons 90 % d insertion professionnelle en entreprise!». À la chambre des métiers et de l artisanat, on est très satisfait de cette manifestation (voir

5 > L Entretien Pierre Martin, président de la chambre de métiers et de l artisanat, et de la chambre économique de l Yonne l entretien avec son Président, ci-contre) : «Tant les jeunes que leurs parents sont bien conscients maintenant de l intérêt d y venir, tout comme les participants de l importance pour eux de présenter leurs métiers, et de rencontrer les jeunes». Faut-il citer, pour s en convaincre, l exemple de la formation en alternance du CIFA d Auxerre, dont plus des 3/4 des jeunes en formation (tous en contrat de travail) réussissent leurs examens! Ou bien, autre exemple, le succès croissant des filières du CFA Bâtiment, dont les effectifs s accroissent depuis plusieurs années? La preuve, s il en était besoin que les qualifications correspondent désormais bien aux besoins réels des entreprises locales. Didier Lemaire z z Contact : Infory. Parc des expositions Auxerrexpo z le 13 mars, de 13 h 30 à 17 h les 14 et 15 mars de 9 h à 17 h Entrée libre z z Contact : Chambre de métiers et de l artisanat de l Yonne. Service apprentissage Auxerre Tél. : Élever le niveau de formation professionnelle À qui s adresse Infory et quel en est l intérêt? «Le mois de mars est un mois important pour l orientation des jeunes scolaires en 5 e et 3 e. Infory est donc un temps fort dans ce domaine, principalement pour les élèves des collèges. Il permet de faire connaître toutes les opportunités d orientation dans l Yonne et, pour certaines d entre elles, dans les départements voisins. En conséquence, nous incitons l ensemble des élèves qui n auraient pas encore arrêté définitivement leur choix professionnel à venir découvrir des opportunités auxquelles ils n auraient pas pensé. Les parents sont également les bienvenus car peu connaissent les possibilités de filière de formations : entrer en apprentissage pour faire un CAP et continuer ensuite pour passer un BAC PRO, et ce jusqu au diplôme d ingénieur». En tant que président de la chambre de métiers et de l artisanat mais aussi de la chambre économique de l Yonne, la formation vous paraît-elle constituer la bonne réponse au problème de l emploi des jeunes? «Tout à fait. Les entreprises ont besoin de recruter des jeunes formés à leur métier. Elles apprécient les jeunes issus des filières professionnelles car ils sont très rapidement opérationnels et performants. L apprentissage, par exemple, connaît des taux d embauche très élevés à l issue de la formation. Les jeunes issus de ces filières disposent d une formation solide couplée à une expérience professionnelle très recherchée par les entreprises. La formation ce n est pas seulement la bonne réponse, mais c est la SEULE réponse pour trouver un emploi.» Quel est l état de la filière formation dans l Yonne? «Je dirais que les choses vont dans le bon sens. Nous devons encore accentuer les passerelles entre le monde de l entreprise et celui de l éducation. Heureusement, nous avons des partenariats qui fonctionnent bien avec l Éducation nationale et avec le Conseil Général ; Infory en est la preuve. La volonté de mettre en avant les filières professionnelles ainsi que l alternance est un plus qui constitue une des réponses aux problèmes de l insertion professionnelle des jeunes. Ce qui est important c est d élever le niveau de formation professionnelle de tous. Le secteur de l artisanat est également concerné. En effet, la chambre de métiers et de l artisanat de l Yonne travaille actuellement avec l IUT Dijon/ Auxerre sur la mise en place de DUT en alternance pour former des jeunes à la collaboration des chefs d entreprise, afin, plus tard, de reprendre une entreprise artisanale.» 5

6 entreprendre Insertion La Belle Crousteline Une PME qui a tout d une grande Créée il y a plus de trente ans, la boulangerie-viennoiserie industrielle de Montigny-la-Resle a traversé plusieurs tempêtes. Aujourd hui, elle ouvre une usine répondant à toutes les normes qualité de la grande distribution française et double sa capacité de production. 6 En arrivant sur le parking de Montigny-la-Resle, une bonne odeur de croissant chaud assaille les narines. Le doute n est plus possible, nous sommes bien à «La Belle Crousteline». À la tête de cette boulangerie-viennoiserie industrielle, une femme, Micheline Nègre, qui, malgré plusieurs tempêtes, est parvenue à ancrer son entreprise dans le paysage national et européen, et gère aujourd hui un déménagement qui lui permet de multiplier par deux sa capacité de production. L entreprise familiale est née il y a plus de trente ans, en Créée par Michel Nègre, le père de l actuelle P-DG, un boulanger-pâtissier parisien qui se trouvait trop à l étroit dans son fournil. Car l homme avait des visées industrielles : «En plus de la vente en magasin, il alimentait chaque jour le circuit de la restauration parisienne haut de gamme, l hôtellerie et les écoles», précise Micheline Nègre. Étant originaire de la Nièvre, la famille décide de couper le croissant en deux et de s installer dans les environs d Auxerre. Ce sera à Montigny-la-Resle, sur un site de 500 m 2. «C était l époque des balbutiements des boulangeries industrielles. Nous avons commencé à automatiser la partie fabrication de pain et nous continuions à livrer à Paris tous les jours.» Un produit révolutionnaire L aventure industrielle se poursuit par une importante découverte : «En 1982, mon père a mis au point, en collaboration avec Air Liquide et Multivac, un procédé de longue conservation de croissants cuits sous atmosphère pendant 84 jours. Ce produit nous a ouvert les portes de l Europe. Hélas, mon père ne l a pas fait breveter» Le succès rencontré conduit Michel Nègre à vendre le fonds de commerce de «Yonne boulangerie» en 1984 et à s associer pour créer «La Société de viennoiserie fine» à Sens. Rapidement, des problèmes apparaissent entre les actionnaires, et trois ans plus tard il se retrouve sans emploi en ayant tout perdu. Les personnes qui ont racheté le fonds de

7 commerce de Montigny-la-Resle ayant déposé le bilan, la famille Nègre décide alors de revenir là où tout a commencé et de «repartir à la case départ». En 1989, le père et la fille relancent ensemble le site. Lui à la production, elle à la partie commerciale et à la gestion. Micheline Nègre, âgée alors d une vingtaine d années, a un CAP comptabilité en poche et trois années d expérience comme responsable de production à l usine de Sens. «Ma boulangère» voit le jour et se concentre sur la fabrication de croissants, de pains au chocolat et de pains précuits, en mettant l accent sur le procédé de longue conservation. Rebondir «Nous avons par chance évolué très vite», précise Micheline Nègre. Mais en 1999 nouveau crash, avec le procès lancé par une entreprise concurrente, «La boulangère». L entreprise de Montigny-la-Resle fait l objet d une condamnation exécutoire : du jour au lendemain, elle n a plus le droit d utiliser le nom «Ma boulangère», déposé, dix ans auparavant, quelques jours seulement après sa concurrente «Nous avions alors plus d un million de francs d emballages à la marque. Nous avons perdu plus de 47 % de chiffre d affaires en un an car les clients de la grande distribution française m ont Micheline Nègre, Pdg de la société lâchée de peur que l entreprise ne dépose le bilan.» À nouveau il faut rebondir, mais cette fois-ci seule, Michel Nègre s étant retiré des affaires. D abord, trouver un nouveau nom. C est ainsi qu en 2000 naît «La Belle Crousteline», baptisée par une agence avec la bénédiction d un bataillon de juristes afin que l histoire ne se répète pas. Ensuite laisser passer l onde de choc «Nous avons tenu en priorité grâce à nos clients européens. Nous avons dû payer la farine et le beurre «au cul du camion», c est-à-dire dès le déchargement, car nous n avions plus de couverture crédit. Mais cela forge le caractère, et avec un peu de recul si je n avais pas vécu tout ce que j ai vécu, je n aurais peut-être pas eu les épaules pour me lancer dans le projet actuel.» «C est notre souplesse qui nous a sauvés» Car le projet actuel est ambitieux : la mise en place d un nouveau site. Un déménagement mais aussi un formidable développement. «Traverser une telle tempête nous a fait penser à l avenir : quelle est notre place sur le marché? La Belle Crousteline ne sera jamais une marque nationale comme Harry s et Pasquier. Une entreprise comme la nôtre ne peut répondre que sur le marché européen et le marché français sur deux secteurs : la marque distributeur (l enseigne développe des produits à sa propre marque) et le premier prix. Nous devions donc mettre l usine à certaines normes qualité qui commençaient déjà à être exigées par les clients. Cela impliquait un déménagement.» Aujourd hui, La Belle Crousteline, qui compte presque 50 salariés, est très présente en Angleterre, Hollande, Belgique, Allemagne, Finlande, Irlande Spécialisée dans le feuilletage, elle fournit toutes les enseignes de la grande distribution française : Cora, Système U, Belle France, Carrefour, Auchan, bientôt Leclerc «Ma politique est de dire oui quand les autres disent non, précise la P-DG. Alors que beaucoup d entreprises ont été rachetées par des groupes, je reste une PME et je n oublie pas d où je viens. Notre priorité c est le client et nous nous adaptons à sa demande. C est cette souplesse qui nous a sauvés.» Cependant elle le reconnaît : «C est beaucoup plus difficile lorsque l on est une femme : les affaires restent un monde masculin et il faut en permanence prouver que l on est capable.» Trouver les partenaires financiers et le terrain Prouver qu elle est capable, Micheline Nègre a dû le faire à nouveau, auprès des banques cette fois. «Entre 2004 et 2006 j ai fortement gonflé le chiffre d affaires pour arriver à saturation de production, et ainsi expliquer que j avais besoin de monter une nouvelle unité qui répondrait aux normes actuelles et me donnerait une capacité double.» Coût du projet : 9 millions d euros, soit le montant du chiffre d affaires de l époque. «Heureusement, j ai eu la chance de croiser des personnes qui ont cru en mon projet : Yonne développement s est positionné et Yonne équipement a financé le bâtiment industriel (5400 m 2 ). Georges Friedrich, le président de la Communauté de communes de l agglomération migennoise, qui m a permis de trouver le site. Richard Molay de l IDEB (Institut de développement économique de la Bourgogne) et Daniel Coquiard de Rhône Dauphiné Développement, qui m ont accompagnée dans la démarche auprès des banques pour ce qui concerne la partie process.» La Belle Crousteline s est installée au parc d activités intercommunal de La Sablonnière, sur les communes de Bassou et Chichery. Le premier croissant est sorti en décembre La capacité de production est doublée : pièces/heure à Montigny-la-Resle, à Bassou/ Chichery pour atteindre très rapidement «Nous travaillons très dur depuis un an et demi pour voir cette usine sortir du sol. C est un challenge extraordinaire pour tout le monde. J ai eu diverses propositions de délocalisation, mais je reste attachée à ma région, à mon équipe qui me donne l envie de progresser.» Nathalie Hadrbolec z z Contact : La Belle Crousteline. ZA de la Sablonnière Bassou. Tél.:

8 cadre de vie Assurer la viabilité du réseau routier départemental Durant toute l année, le Conseil Général recueille et diffuse les informations sur les conditions de circulation en temps réel et met en place les actions d intervention nécessaires. Francis Arnoult, chef du Bureau de l exploitation de la route et son adjoint Bernard Ferreira. 8 La loi du 13 août 2004, relative aux libertés et responsabilités locales, a engagé une nouvelle vague de décentralisation élargissant les compétences du Conseil Général. Parmi celles-ci, la gestion du réseau routier départemental, grossi par le transfert de nombreuses routes nationales. C est ainsi qu au sein de la direction générale adjointe des Infrastructures et des Transports a vu le jour, fin 2006, le schéma directeur d exploitation de la route (SDER), rattaché à la sous-direction des agences territoriales routières. «Les conditions de circulation dans le département sont ponctuellement affectées par des accidents ou des dégradations du réseau liées à des événements météorologiques (inondations, neige, verglas, chutes d arbres, etc.), explique Francis Arnoult, chef du bureau de l exploitation de la route. Le rôle du Conseil Général est d intervenir, seul ou en appui des forces de l ordre ou des services de secours, pour assurer ou renforcer la sécurité des usagers par la mise en place de balisages ou d itinéraires de déviation, et de rétablir la viabilité des chaussées en procédant à leur dégagement, nettoyage et réparation d urgence, salage et déneigement.» Un rôle dévolu sur le terrain aux équipes spécialisées des six Agences territoriales routières du département, prêtes à intervenir 7 jours sur 7 et 24 h/24 sur demande du veilleur qualifié qui assure la permanence durant une semaine jour et nuit. Recueillir et diffuser l information Le Conseil Général a donc créé un CIGT (Centre d information et de gestion du trafic) au sein du Bureau de l exploitation de la route (1) pour recueillir et diffuser en continu toute l information sur les restrictions de circulation (chantiers, déviations, accidents, intempéries, etc.). Cette information émane la plupart du temps des forces de l ordre et de secours, mais aussi des personnels des agences territoriales routières qui parcourent le réseau lors d opérations d entretien ou de patrouilles organisées (2). Le CIGT met en ligne sur le site internet une carte hebdomadaire des perturbations dues aux principaux chantiers, et dont les informations sont reprises en continu sur le , répondeur indigo du Conseil Général. L usager peut également consulter le site pour être informé sur la viabilité des routes en période hivernale et accéder au site de Bison futé, un point info trafic étant en parallèle diffusé sur Radio France Bleu Auxerre tous les jours à 7 h 10 et 16 h 40. (1) Qui dans le cadre d une démarche qualité élabore z notamment un Dossier d organisation de la viabilité hivernale (DOVH) et les Plans d exécution pour chaque agence (circuits des patrouilles, consignes diverses, etc.). (2) 400 interventions annuelles sur accidents, z pertes de charges, d hydrocarbures, chutes de branches z et évacuation de gibiers morts.

9 gens d ici Christine Billard : Bibliothécaire et poète «Être le marcheur attentif patient à démêler dans la toile du jour des éclats laissés par la chute des étoiles» C est le «poème final» du dernier recueil de poésie signé Christine Billard qui est paru fin 2007 aux Éditions La Renarde Rouge. L auteur, originaire d Auvergne, écrit ses premiers vers à l adolescence puis anime, au Puy-en-Velay, une revue de poésie. Ayant réussi au concours national de bibliothécaire, elle prend son premier poste à la Bibliothèque départementale du Conseil Général de l Yonne, dont elle est devenue la sous-directrice. «C est ici que j ai fait la rencontre de Joëlle Brière, la créatrice des Éditions La Renarde Rouge, implantées à Véron. Je suis d ailleurs son premier auteur publié, en 1995, avec Portulans, un recueil exprimant la part d imaginaire des premières cartes marines établies lors des grandes découvertes». Ce sera ensuite Méridien en 1998, un recueil sur le thème de la mort, de l absence, et en 2002 Arpenteurs de la terre, dédié au voyage et au retour à la terre natale. Son quatrième recueil, Christine Billard l a intitulé Ronces de douleurs «un thème grave, douloureux comme son nom l indique, dans lequel j évoque les agressions, les violences de notre monde, les deuils, les trahisons». Disponible dans toutes les bonnes librairies icaunaises ou directement chez l éditeur. z z Contact : Éditions La Renarde Rouge. z 28, rue Germain Bedeau Veron Tél. : Les bienfaits de la zoothérapie C o n n a i s s e z - v o u s l a zoothérapie? C est une activité exercée à l aide d un animal familier à des fins thérapeutiques, récréatives ou préventives. Dynamique et pétillante jeune femme, Nathalie Vinciguerra a créé, à l automne dernier, le premier centre de zoothérapie de l Yonne. Baptisé «Le clos de Ganou», ce centre tourné vers les personnes handicapées, atteintes de longue maladie ou en fin de vie, est installé à Villebougis, à l Ouest de Sens. «La zoothérapie permet de faire ressortir par le biais de l animal un potentiel caché au plus profond de la personne fragilisée qui se sent en confiance et ne craint pas l échec. Un enfant qui va réussir à brosser un poney, à le rendre propre, se sentira valorisé. Il pourra se dire : je suis capable de. De même, une personne âgée placée en Institut aura tendance à se sentir exclue, inutile. Tandis que lorsqu elle aura à brosser un chien, elle devra faire travailler sa dextérité et aura aussi le sentiment d être utile», explique Nathalie Vinciguerra qui, accompagnée de ses chiens, poneys et lapins, propose ses services notamment aux hôpitaux et maisons de retraite. z z Contact : Centre de zoothérapie. Le Clos de Ganou, Hameau Saint-Georgesz 8 route de Dollot, Villebougis. Tél. : Les vélos hollandais d Hervé Jacq Une sorte de précurseur. Alors que le vélo de ville rencontre un engouement énorme si on en juge par les chiffres d utilisation du Vélib à Paris, Hervé Jacq loue, à Sens, des vélos Et pas n importe quels deux-roues : des vélos hollandais, le must en la matière! Sénonais d origine, Hervé Jacq a débuté sa carrière professionnelle dans une compagnie aérienne à Paris «et puis un jour, en 2005, j ai décidé de voler de mes propres ailes, commente-t-il en souriant, de créer un service de vente puis de location de vélos hollandais qui offrent le meilleur compromis possible : ils sont confortables, avec une bonne position ; c est le passe-partout citadin idéal et non polluant. Aujourd hui, on voit bien que l on est en plein dedans. C est tendance.» Pour la vente, il a récemment ouvert un site internet : «Je touche ainsi toute la France, et même au-delà. Je commence à avoir un bon référencement. À tel point que mes vélos ont pu être vu dans l émission télé Capital». Bien sûr, les Icaunais peuvent voir la gamme, en vrai eux, dans le show-room installé à Paron. Pour ce qui est de la location, l été «pourri» de 2007 n a pas beaucoup aidé à son essor, «mais, nous réfléchissons avec l office du tourisme de Sens pour associer vélo et tourisme. Il y a des pubs qui incitent les gens à venir se ressourcer dans l Yonne. Pourquoi pas en vélo!». Créé par l association «Vélo en tout sens», un circuit de visite en vélo de la ville sera prochainement disponible à l office de tourisme. Le vélo a semble-t-il de l avenir à Sens. Hervé Jacq pédale à fond pour cela. z z Contact : Relax Vision Cycles. Chemin du port Paron Tél. : Site internet : 9

10 Association Accompagner les personnes souffrant de handicap psychique Elles sont arrivées dans la maladie avec tous leurs acquis et pour certaines pourront, bien encadrées, rejoindre le milieu adapté ou ordinaire avec l aide du Foyer des Boisseaux et du Foyer Espérance-Yonne. Maladie psychique et maladie mentale Le terme «handicap psychique» est apparu dans la loi du 11 février 2005 sur l égalité des chances, qui le distingue ainsi du «handicap mental». Les personnes souffrant de handicap psychique ne sont pas déficientes intellectuelles. 95 % souffrent de schizophrénie, une maladie qui touche 1 % de la population, les autres psychoses étant les troubles bipolaires (ex-psychose maniaco-dépressive), la bouffée délirante aiguë, la paranoïa 10 Ils sont l objet d hallucinations et de délires, ont perdu la notion du temps, de l espace et n arrivent pas à délimiter leur propre corps. Pourtant, les malades schizophrènes ont des années d acquis derrière eux. Certains ont un diplôme d avocat, d architecte, de psychologue, mais ne pourront jamais exercer : la pathologie les a rattrapés petit à petit, à partir de l adolescence «La schizophrénie est la maladie du lien social, explique Marc Misik, directeur du Foyer des Boisseaux à Monéteau. Les personnes se retrouvent cloisonnées dans une pathologie qui les isole : elles se voient morcelées, entendent des voix menaçantes et dévalorisantes. En grande souffrance et sans accompagnement adapté, elles peuvent se mettre en danger.» Le Foyer des Boisseaux accueille 70 résidents : 45 pour des séjours variables dans un Foyer d accueil médicalisé (33 en unité de socialisation et 12 en unité de réadaptation, qui travaillent pour un temps indéterminé sur des projets d intégration sociale en milieu adapté ou ordinaire) et 25 au service de soins de suite et de réadaptation (SSR). Ce dernier regroupe des jeunes adultes pour des séjours de 6 mois, dans le cadre d un projet d intégration sociale et/ou professionnelle et dans une dynamique de retour en milieu ordinaire. Tous les résidents suivent un programme d activités personnalisé du lundi au vendredi avec, pour le SSR, un pôle travail aux ateliers de la Wivre, et pour certains d entre eux une évaluation de leurs aptitudes professionnelles avec des stages dans les entreprises locales. Éviter les situations de repli Les foyers d accueil et d hébergement de l association Espérance-Yonne à Auxerre et à Sens proposent un hébergement (20 places à Auxerre, 15 à Sens) et/ou un accueil de jour à des personnes adultes souffrant de handicap psychique pour leur permettre ultérieurement de vivre seules dans leur logement personnel. Elles sont majoritairement accueillies après un séjour au Centre hospitalier spécialisé de l Yonne. «Nous accompagnons les personnes dans leur projet de réhabilitation psychosociale, explique Françoise Voisin, directrice des structures. Tout est prétexte à créer du lien, de la confrontation, de la relation, d une part pour éviter le repli sur soi et d autre part pour remobiliser leurs compétences.» Au foyer se développent parfois des talents inattendus : un groupe d artistes a remporté en 2008 un prix au festival international de la BD d Angoulême! z z Contact : Foyer résidence des Boisseaux. z 7, route des Conches, Monéteau. z Tél. : z Foyers d accueil et d hébergement Espérance-Yonne. z 3 bis, impasse Maison Fort, Auxerre. z Tél. : z 72 bis, rue du Général Allix, Sens.z Tél. :

11 Formés pour mieux orienter Insertion Cinq agents territoriaux d insertion ont suivi, en octobre dernier, une formation destinée à mieux leur faire connaître les métiers et besoins du BTP. Certains s e c t e u r s d activité recrutent mais ont parfois du m a l à t r o u v e r d e s candidats. C est le cas des BTP (bâtiment et travaux publics) qui, dans l Yonne, comptent entreprises employant salariés (chiffres Fédération du bâtiment et des travaux publics de l Yonne). Afin de mieux connaître ces différents métiers et de mieux pouvoir orienter les bénéficiaires du RMI qu ils accompagnent dans leur démarche d insertion socioprofessionnelle (1), cinq agents territoriaux volontaires de l Aftam ont suivi, en octobre dernier, une formation «Connaître le BTP» (2) qui leur a permis de rencontrer les organismes concernés mais également des chefs de chantier et des ouvriers. Depuis, Murielle Gille avoue se sentir «plus à l aise pour cibler nos publics et leur parler des métiers du bâtiment et des travaux publics, et pour échanger avec les professionnels». Cet agent d insertion de l Aftam indique avoir, depuis la formation, orienté plusieurs personnes vers ce secteur d activité, citant «un jeune homme qui a travaillé dans l industrie mais souhaite trouver un emploi en extérieur», ou encore «un homme doté d une expérience de peintre en bâtiment, entré depuis dans une pré-qualification en bâtiment de quatre mois avec l AFPA (Association nationale pour la formation professionnelle des adultes)». Des conditions de travail et des salaires améliorés «Le Conseil Général souhaite ainsi activer une branche dont on parle beaucoup, parfois en des termes peu valorisants, mais dont on a une vision assez limitée», indique Daniel Gombert, chargé de mission BTP à la direction de l Insertion. Il rappelle que «le bâtiment, ce sont une quinzaine de métiers riches, du gros œuvre au second œuvre, dont les conditions de travail comme les salaires se sont notoirement améliorés». Céline Huet-Michel, chef du service RMI Aftam, insiste sur «l importance de cet apport théorique et technique pour conseiller et guider les demandeurs d emploi que nous avons en face de nous ; on sait que le bâtiment est un secteur porteur, mais pour mettre en avant les arguments, encore faut-il bien connaître les métiers et les potentiels». Nathalie Hadrbolec (1) Une mission confiée par z le Conseil Général le 1 er janvier 2007.z (2) Organisée par l AREF BTP z (Association régionale pour l emploi et la formation dans le BTP). Des métiers variés Le gros œuvre désigne les métiers liés à la maçonnerie et au béton armé : fondations, façades, murs, poutres et planchers porteurs, etc. Ces éléments peuvent être en pierre, béton, métal, bois, matériau de synthèse. Le second œuvre englobe tous les métiers qui interviennent à la suite du gros œuvre pour construire, aménager, équiper la construction jusqu à l achèvement complet de l ouvrage : plâtrerie, menuiserie, décoration intérieure et extérieure, etc. Les chiffres clés du BTP dans l Yonne zz 686 entreprises de gros œuvre zz entreprises de second œuvre 26 entreprises de zz travaux publics z z Contact : Fédération du bâtiment et des travaux publics. z 32, rue de l Ocrerie, Auxerre. Tél. : z Internet : z CAPEB (Confédération de l artisanat et des petites entreprises du bâtiment). 62, rue du Moulin du Président, z Auxerre. z Tél. : z Internet : 11

12 Les métiers du Insertion conseil ponts à inspecter, réhabiliter, rénover Agences territoriales routières, service Travaux et Sécurité routière, service des Études : la conservation des ponts du département a tissé sa toile à la direction générale adjointe des Infrastructures et des Transports. 12 Ils remplissent une fonction technique et économique, sont inscrits dans l histoire des communes et les mémoires, et participent à l attractivité touristique des lieux. Des générations d Icaunais ont emprunté les quelque ponts du département, dont les deux tiers ont été construits avant Ouvrages en maçonnerie (en pierre) pour les trois quarts, ils peuvent aussi être en béton armé, en béton précontraint, métalliques ou mixtes (métal-béton). L un d eux est suspendu, franchissant l Yonne sur la commune de Cezy (1), et onze sont protégés au titre de Monuments historiques. Les ponts supportant les routes départementales sont placés sous la responsabilité du Conseil Général, excepté ceux passant au-dessus du réseau autoroutier. Leur surveillance et leur conservation incombent aux services de la direction générale adjointe des Infrastructures et des Transports. Les six agences territoriales routières, qui disposent chacune d un correspondant ouvrages d art et d une équipe spécialisée, effectuent une inspection annuelle et l entretien courant (désherbage, débouchement des caniveaux afin d éviter l eau stagnante sur la route et donc sa pénétration dans la structure). Un rapport est ensuite adressé au service Travaux et Sécurité routière, chargé de coordonner l activité d inspection. «Le patrimoine des ponts du Conseil Général est constitué en grande majorité de petits ouvrages, raconte Pascal Pic, le chef du service ; les grands ponts étant situés pour l essentiel sur les cours d eau principaux. La décentralisation, en nous confiant de nouvelles routes départementales (les ex-nationales), nous a transféré de nouveaux ouvrages d art dont nous effectuons le recensement et déterminons progressivement l état.» Lorsqu une inspection détaillée s avère nécessaire (sur les gros ouvrages par exemple), une consultation est demandée à des laboratoires spécialisés qui peuvent avoir recours à des nacelles pour se rendre sous le tablier (partie sur laquelle on roule) et à des plongeurs pour inspecter les piles (les appuis). Les petits travaux sont ensuite confiés aux agences territoriales routières et les études de confortement, de restauration voire de reconstruction, au service des Études (qui compte un bureau d études des ouvrages d art et un bureau d études des routes). Réhabilitation en interne «Notre rôle est d apporter une solution technique pour conforter les piles, le tablier ou traiter les fondations, en fonction des besoins définis par le service Travaux et Sécurité routière, poursuit Franck Semence, le chef du service des Études. Nous établissons le budget et lançons les études spécialisées nécessaires : relevé topographique (relevé des cotes en vue de réaliser le dessin de l ouvrage), études de sol pour déterminer sa résistance en matière de descente de charge.» Et de citer l exemple du pont de Charmoy, dont le tablier va être remplacé par un plus large : «Celui-ci étant plus lourd, nous devons nous assurer que le sol est capable de supporter

13 Pascal Pic, chef du service travaux et sécurité routiére. Odile Jacob, chef du bureau d étudesz d ouvrages d art. Franck Semence, chef du service des études. des efforts beaucoup plus importants.» «Les travaux de réhabilitation sont effectués quasi intégralement en interne (ouvrages en maçonnerie, confortement de piles, étanchéités )», précise Odile Jacob, chef du bureau d études des ouvrages d art. Dans le cas de rénovations lourdes (restructurations) ou de construction d ouvrages neufs (lors de la création de déviations par exemple), le service des Études fait appel à des bureaux spécialisés et endosse le rôle d assistant de maîtrise d ouvrage. Les projets proposés doivent s intégrer dans le site, d un point de vue architectural, le choix étant ensuite effectué par les élus. Le suivi des travaux est assuré par le service Travaux et Sécurité routière qui, une fois l ouvrage construit, aura également à sa charge sa surveillance. Nathalie Hadrbolec (1) Les ponts de Vaux, Monéteau et Bassou z étaient autrefois suspendus. Les projets de 2008 zz Reconstruction du pont de Charmoy zz Restauration du pont de Vaux zz Réhabilitation du pont de Vault-de-Lugny (étanchéité, confortement des piles) zz Remise en peinture du pont de Monéteau (ouvrage métallique) zz Enrichissement de la banque de données routières dont l objectif est de recenser les routes et les ouvrages d art. Les «autres» ouvrages d art Le terme «ouvrages d art» regroupe non seulement les ponts mais également les murs de soutènement et les tunnels (l Yonne n en compte qu un, le tunnel de Saint-Moré). Comme pour les ponts, leur entretien courant est effectué par les agences territoriales routières. Si une inspection détaillée s impose, elle est assurée par le service Travaux et Sécurité routière (ce sera le cas cette année du mur de soutènement de la RD 951 à Asquins) et lorsque des études s avèrent nécessaires, le dossier est transmis au service des Études. En bref La gestion de crise dans l Yonne Chargé notamment du transport de élèves, de la construction et de l entretien de 33 collèges, de la réalisation des études de projets routiers et d ouvrages d art sur les kilomètres de routes départementales, le Conseil Général est en permanence exposé à des risques potentiels. Pour y faire face et réagir avec efficacité et rapidité, le Président a souhaité mettre en place une organisation interne capable de répondre à une éventuelle situation de crise dans le département. Grâce à un numéro unique accessible 24 heures sur 24 et 365 jours par an, un certain nombre de personnes que l on qualifie de «veilleurs» (cadres du Conseil Général, de la Préfecture de l Yonne et des services déconcentrés de l État, des collectivités locales et des établissements placés sous la responsabilité du Département notamment) informent un cadre de permanence dès la détection d un événement grave, d un signe précurseur ou d une situation de crise avérée. Ce dernier prendra toutes les mesures qui s imposent et déclenchera, le cas échéant, une cellule de crise et tous les moyens nécessaires en relation avec les diverses autorités du département. 13

14 À la une Marché de l art : La société évolue, les métiers du marché de l art aussi. Brocanteurs, antiquaires et commissairespriseurs doivent trouver leur place face à de jeunes générations utilisatrices de nouveaux moyens de communication et moins ouvertes à l art ancien. 14 Maître Frédéric Lefranc, z commissaire-priseur à Auxerre

15 des métiers en mutation Dans sa galerie de Sens, Jean-Luc Serrurier reçoit «des amateurs au sens premier du terme», qui viennent ici découvrir des objets rares acquis «par passion personnelle». Un Saint-Jean l Évangéliste de pierre de 1530 de notre région, dont l aigle porte l étui à calame (roseau taillé servant à écrire), une chaise à bras de la seconde moitié du x v i i e siècle, l un des plus beaux modèles avec accotoirs terminés par un mufle de lion, des polissoirs de la culture Valdivia (côte Pacifique de l Équateur) Antiquaire de son deuxième métier (licencié en lettres classiques, diplômé de sciences politiques, il était professeur de sociologie et de lettres en Bolivie dans le premier), Jean-Luc Serrurier est un expert de l art précolombien, et de la statuaire et des pièces de mobilier de la haute époque européenne (jusqu au x v i i e siècle). Mais comme ses collègues antiquaires, brocanteurs et commissaires-priseurs, il s interroge sur le devenir de ces métiers «en totale mutation». Dans la famille Serrurier, on est antiquaire de père en fils ; d ailleurs, son frère exerce lui aussi la profession, à Sens Restaurer et conserver les tableaux Diplômée de l Institut français de restauration des œuvres d art, Martine Lemot travaille essentiellement avec les Monuments historiques et les communes. Elle a entre autres participé «aux deux grands chantiers du siècle» : la restauration de la galerie d Apollon du musée du Louvre et celle de la galerie des Glaces au château de Versailles. Mais elle réalise également des restaurations de tableaux (toutes techniques, toutes époques) pour le compte de particuliers. «La restauration compte deux axes principaux, explique-t-elle. La conservation, qui consiste à préserver tout ce qui reste de l objet (re-fixage, rentoilage, planéité du support ), et la restauration proprement dite avec son travail de restitution esthétique : nettoyage, allègement des vernis, enlèvement des repeints sur les tableaux qui ont déjà été restaurés, masticage, réintégration picturale» Pour mieux connaître les œuvres qui lui sont confiées, Martine Lemot a parfois recours à d inattendues techniques d investigation : les rayons X, la lumière ultraviolette et les infrarouges. z z Contact : Martine Lemot. 105, rue des Mignottes, Auxerre. z Tél. : Par également. «Si on s intéresse à l art, ce métier est une façon très libre de fréquenter les objets, qui, au lieu d être déjà tout décrits dans une collection publique, sont à étudier et à découvrir. C est cette recherche qui m a attiré. Elle est notre plusvalue, parce que l on peut acheter un objet qui ressemble à un point d interrogation et au final réussir à le raconter. Il m arrive souvent d acquérir une sculpture très intéressante au premier coup d œil, mais dont je ne comprends pas l iconographie ou la provenance géographique. Je peux mettre très longtemps à trouver : dans ma mémoire, ma documentation, en bibliothèque ou en découvrant quelque chose de comparable qui a déjà fait l objet de recherches. Le salaire est le prix de la connaissance» «Une passion qui entre par les pores de la peau» Selon Jean-Luc Serrurier, fréquenter les objets d art lorsque l on est enfant laisse une empreinte : «Quelque chose rentre dans les pores de la peau et d une façon indirecte les objets s impriment dans le cerveau ancien. Pendant des années on fait autre chose sans en avoir conscience, et d un coup on s aperçoit que l on est passionné.» Une théorie qui s applique également à Maître Frédéric Lefranc (notre photo page 14), l un des quatre commissairespriseurs du département (1). «Quand j étais enfant, ma mère m a beaucoup promené dans les musées, les salles des ventes, les expositions. Et à 15 ans j ai découvert le métier quand j ai commencé à travailler pour un commissaire-priseur ami de mes parents, Maître Patrick Sausverd à Joigny.» Arrivé à l âge du choix, naturellement il s est orienté vers ce qui constitue aujourd hui «une passion». «C est vrai que l on travaille tous les week-ends, pour les ventes où leur préparation, mais le gros avantage est d être confronté constamment à quelque chose de nouveau : nous devons mener des recherches et nous tenir informés de l évolution de la création et du marché.» Le commisseur-priseur a pour mission d estimer et de vendre aux enchères publiques, dans un hôtel des ventes, tous les biens meubles : tableaux, mobilier, objets d art, bronzes, cuivres, tapis, bijoux, argenterie, mais aussi livres et autres bibelots. Au préalable, une exposition permet aux acquéreurs potentiels de voir les objets et d obtenir des informations. Parallèlement, Maître Frédéric Lefranc met, «à l occasion des belles ventes de meubles catalogués, tous les objets principaux en photo sur internet, sur les sites d information et Les ventes sont organisées par thème : de livres anciens et modernes, de meubles XIX e, de tableaux anciens, de tableaux XIX e, d objets d art, de tapis, de bijoux et d argenterie, ventes courantes Depuis la réforme du 10 juillet 2000, l activité des ventes aux enchères publiques est scindée en deux, distinguant commissaires-priseurs judiciaires des officiers ministériels compétents pour organiser et réaliser les prisées et ventes prescrites par la loi ou par décision de justice, et sociétés de ventes volontaires agréées. De nombreux professionnels, comme ceux 15

16 À la une intéresser parce que ce n est pas à la mode. On observe un changement de société et pour compenser cela on travaille de plus en plus avec internet afin de diffuser l information le plus largement possible.» Jean-Jaques Perreau, co-propriétaire de la galerie d art moderne «la Passerelle» à Auxerre de l Yonne, cumulent les deux charges. Maître Frédéric Lefranc insiste : «Les expositions et les ventes aux enchères ne sont pas réservées à des gens autorisés. Tout le monde peut venir voir et tout le monde peut faire vendre un héritage de meubles, des tableaux acquis comme placements, du mobilier dont ils se sont lassés» Les aléas de la mode Commissaires-priseurs et antiquaires effectuent des expertises à la demande des particuliers. Mais à la différence des premiers, chez qui les objets sont en dépôt, les antiquaires les achètent pour les revendre, avec les risques associés (de ne pas les vendre, de les mévendre, de manquer de trésorerie ). Or aujourd hui, le métier souffre : «Il y a toujours eu des hauts et des bas, mais actuellement le marché connaît un passage difficile et les prix ne sont plus ce qu ils étaient», indique Patrice Marquezy, secrétaire général du SNCAO (Syndicat national du commerce de l antiquité et de l occasion), président départemental de l Yonne (2) et expert de la CEFA (Compagnie d experts français en antiquités). Plusieurs facteurs sont montrés du doigt Le désintérêt de la clientèle d abord : «L art ancien est soumis aux modes. Se vendent encore bien à l heure actuelle la peinture, les pendules, les bronzes, les beaux bibelots, mais les meubles XVIII e sont en perte de vitesse et les étains et l argenterie se sont effondrés : j ai vu vendre à Drouot une timbale en argent massif pour 30 euros! Ont la cote aujourd hui à Paris les meubles des années 1960 et les meubles en métal poli. Pourtant, dans quelques années ça ne vaudra plus rien.» Le secrétaire général du SNCAO reconnaît cependant que «le très bel objet aura toujours des acheteurs», et que «ce qui est valable à Paris ne s applique pas encore à la province, où le mobilier se vend encore». Une analyse partagée par Maître Frédéric Lefranc : «Le mobilier xviii e classique a terriblement baissé parce que les gens qui savent ce que c est sont de plus en plus rares, et les jeunes ne vont pas forcément s y La concurrence des vide-greniers Autre facteur selon Patrice Marquezy, «l euro trop fort : nous travaillons beaucoup avec l exportation et le marché américain, qui soutenait le marché français (meubles Henri II), n achète plus autant». La clientèle internationale est cependant toujours présente, comme le précise le commissaire-priseur d Auxerre, «particulièrement pour les choses de très belle qualité, qui ne connaissent pas la morosité ; les personnes qui ne peuvent pas se déplacer laissent un ordre d achat ou prennent une enchère par téléphone.» Patrice Marquezy en vient à la concurrence de ce qui, selon les brocanteurs (3), a fait du tort à leur métier : les vide-greniers. «Il y en a 300 chaque année dans l Yonne! C est une concurrence déloyale envers des professionnels qui paient l URSSAF et la TVA. Je ne suis pas contre le côté festif, mais contre ceux qui font de l argent non déclaré. Lorsque nous achetons un objet 100 euros, nous devons le revendre minimum 180 euros pour faire un bénéfice de 20 euros (60 euros de charge), tandis qu un particulier peut le vendre 120 euros. Nous attendons toujours le décret d application de la loi du 2 août 2005, dite loi Dutreil.» Un brocanteur du département, qui a souhaité garder l anonymat, parle même de «métier en danger» : «Les magasins ferment les uns après les 16

17 autres. Alors que j exerce depuis 35 ans, je vais peut-être être obligé de mettre la clef sous la porte. Les Américains achetaient des meubles Henri II mais on ne les voit plus. Les Hollandais c est pareil. Les gens n ont plus d argent et hormis les objets exceptionnels, le prix des marchandises a été divisé par trois en un an. Travailler comme un fou pour ne pas avoir de salaire à la fin du mois, ça va bien! Tout le monde fait le métier de tout le monde et les vide-greniers et internet sont devenus de vrais commerces parallèles.» Internet et ses «faux autodidactes» Jean-Luc Serrurier fustige lui aussi internet qui «met en avant les faux autodidactes du métier : la proportion des gens qui ne connaissent pas mais se comportent comme s ils connaissaient est en croissance exponentielle. Certains portails de vente en ligne mettent une énorme pagaille parce que les objets n y sont pas garantis, ou s ils le sont peuvent l être faussement ; des comparaisons impossibles s instaurent alors entre des objets qui ne sont pas de même nature». Cela rejoint le problème des copies dénoncé par Patrice Marquezy, que «des marchands malhonnêtes vendent aux clients pour des vrais et contre lesquels le SNCAO se bat ; c est pourquoi nous venons de mettre en place une licence d antiquaire (bac + 3) reconnue par l État (4)». Jean-Luc Serrurier voit d autres paramètres responsables des difficultés du marché. Un paramètre culturel d abord : «La moyenne d âge des vrais amateurs est de ans mais leurs enfants ne partagent pas leur passion.» Un paramètre économique ensuite : «Tandis que les objets ordinaires se vendent moins cher, les très beaux font l objet de spéculation. L achat acte de plaisir de l amateur ou du collectionneur cède la place à l achat placement. Un professionnel qui expose un objet de grande valeur en trouvera l amateur et le prix juste plus facilement que s il s agit d un objet ordinaire.» Un métier en évolution A u t r e s c o m p o s a n t e s d u marché de l art, les galeries semblent de leur côté confrontées à une baisse de fréquentation : «C est très marqué depuis la rentrée de septembre, explique Jean-Jacques Perreau, propriétaire avec Louis Deledicq de la galerie d art moderne La Passerelle à Auxerre. Mes amis galeristes à Paris ont la même analyse que moi : même les habitués passent moins.» Ouverte en 1996, La Passerelle présente la particularité de vendre également du vin! «Une galerie en tant que telle n est pas viable à Auxerre et cette vente parallèle nous permet de monter des expositions (quatre par an) et de nous faire plaisir. Ont été exposés ici tout un tas d artistes amis comme Michel Lablais, Horst Egon Kalinowski, Pierre Bettencourt, Frédéric Benrath et bien d autres Nous avons quelques habitués et profitons du passage des touristes, mais il est difficile de constituer une réelle clientèle dans l Yonne. Les gens qui s intéressent à l art moderne ne pensent pas trouver là ce qu ils recherchent et vont à Paris. À l inverse, nous organisons des expositions d art africain pour lesquelles nous avons des clients parisiens ou étrangers qui savent qu ils trouveront ici des objets moins chers qu à Paris.» Quel avenir alors pour les métiers du marché de l art? Selon Jean-Luc Serrurier, «actuellement personne n a la réponse ; le métier à l ancienne est en train de disparaître et ne reviendra pas. Vers quoi va-t-il évoluer? La décoration comme aux États-Unis où on livre clefs en main un décor dans une maison? Le courtage avec des personnes qui cherchent des objets précis pour satisfaire une commande? Le conseil en patrimoine avec des objets outils de spéculation? Le métier sous sa forme future n est pas encore né.» Nathalie Hadrbolec (1) M e Frédéric Lefranc exerce à Auxerre, M e Philippe Duplessis à Sens, M e Patrick Sausverd à Joigny et M e Philippe Devilleneuve à Tonnerre et Avallon. (2) Le SNCAO compte plus de adhérents en France sur environ marchands, et 28 dans l Yonne (50 % du total). (3) Contrairement aux antiquaires qui vendent leurs marchandises avec une garantie et une remise en état, les brocanteurs vendent en l état sans garantie. (4) Licence d antiquaire : Marie-Laure Perrin. Université de Marne-la-Vallée, Champs-sur-Marne. Tél. : Pour plus d informations : zz Syndicat national du commerce de l antiquité et de l occasion : Tél. : Par mail : patrice. zz Chambre nationale des commissaires-priseurs judiciaires : www. commissaires-priseurs.com zz Conseil des ventes : zz Syndicat national des maisons de ventes volontaires : Jean-Luc Serrurier, antiquaire à Sens 17

18 Insertion portrait Pascal Dibie, un ethnologue en Bourgogne Ethnologue et enseignant à Paris VII, Pascal Dibie partage sa vie entre Paris et Chichery-la-Ville. Il a fait de son village de 500 âmes un poste d observation de notre société qui vit, selon lui, une des plus grandes transformations de son histoire. 18 Parti étudier une tribu Hopi dans l Arizona, Pascal Dibie fut gentiment éconduit par un sage indien qui le renvoya «ethnologiser» au pays. Le jeune chercheur décida alors de faire de son propre village, Chichery-la-ville, son terrain d étude. C est la vie de ce village tout rond, accroché à flanc de coteau dans la vallée de l Yonne, qu il décrit en 1980 dans son livre Le village retrouvé. Il scrute sa tribu (le curé, le docteur, le jeune syndicaliste et le vieux gaulliste), ses rites (les bagarres à la sortie du bal, les «canons» sur le zinc du café) et ses célébrations. Héritier de Claude Lévi-Strauss, disciple de Robert Jaulin et de Serge Moscovici, ses maîtres, Pascal Dibie décide alors de «n écrire plus que sur nous-même», de devenir l explorateur de notre société. Devenu enseignant en ethnologie à l Université Paris VII, il n a pas pour autant abandonné son village bourguignon où il a passé toute son enfance. La maison de Chichery, un ancien presbytère, est devenue son «atelier» d écriture. C est ici dans une chambre perchée à l étage et donnant sur la rue qu il a écrit tous ses «bouquins» alliant une écriture romanesque à des recherches ethnologiques. Des Traditions de Bourgogne publié en 1978 après un an de pérégrination en 2 CV à travers la région jusqu au Village métamorphosé, son dernier ouvrage paru en 2006 dans la collection Terre humaine. La maison vient tout juste d être rouverte après un semestre d enseignement à Paris. Dans la salle à manger, pièce la moins froide du presbytère en cette fin janvier, trônent une table ronde et une horloge comtoise. Aux murs, des tableaux représentant des maisons rurales, et sur le buffet adossé à la cuisine quelques bouteilles d alcool et de vins à côté d une boîte de cigares Montecristo. Regard affûté Pascal Dibie a partagé son enfance entre Chichery et le XIV e arrondissement de Paris, vers Saint-Placide, à deux pas de l École des hautes études en sciences sociales. Rue du Regard. Une adresse prédestinée pour cet homme qui a passé sa vie à observer les mœurs de ses semblables d un regard affûté pour «apprendre, comprendre et partager». C est, un peu par hasard, en accompagnant un copain s inscrire en Fac à Jussieu en 1972 que l étudiant en histoire décide de s inscrire «daredare» en ethnologie. Il découvre enthousiasmé les cours d ethnologie critique et éthique de Robert Jaulin. «J allais à la Fac comme au théâtre. C était un plaisir. J ai compris alors que l on travaillait et que l on étudiait avant tout pour partager.» À l image de Jacques Lacarrière, l écrivain nomade et libertaire résidant à Sacy, à la porte duquel il frappe un beau jour pour lui demander de préfacer un de ses livres. Enfant de 1968, Dibie vivra «ses» années dans des communautés affranchies et critiques. «Entre autres utopies, nous militions jour et nuit pour un ré-enchantement du monde avec et à partir de l écologie. On louait de grandes maisons à une quinzaine de personnes dans les environs de Fontainebleau. On créait des coopératives Bio.

19 Ces années étaient le chant du cygne de cette société lente qui arrivait à son terme.» Décrypter Une société qu il scrute et analyse au fil de ses livres. Des coupes transversales dans lesquelles il s interroge sur notre manière de nous alimenter (Les découpeurs de mondes, 1985), de nous coucher (Ethnologie de la chambre à coucher, 1987) ou de croire (La tribu sacrée. Ethnologie des prêtres, 1993). «Si vous étudiez correctement n importe quel objet, toute la société vient avec», explique Pascal Dibie reprenant les propos du linguiste André-Georges Haudricourt avec lequel il «compagnonna» pendant une quinzaine d années co-écrivant plusieurs ouvrages avec lui. Pour lui, l ethnologue doit être capable de réfléchir sur le monde et de décrypter les choses avant les autres à la manière du poète. Et de partager car «tout ce qui n est pas partagé est perdu» insiste-t-il citant l ethnologue et préhistorien André Leroi-Gourhan. À l invitation de l éditeur Jean Malaurie, Pascal Dibie décide de se replonger dans l étude de Chichery, vingt-cinq ans après la publication de son premier livre traitant de ce village. «Pourquoi ne pas faire un ouvrage montrant ce que l on est en train de devenir par l entremise de Chichery? Le village métamorphosé, c est nous-même en train de pousser la porte du xxi e siècle. Nous sommes dans une société en train d advenir, nous vivons une époque charnière où les syncrétismes sont en passe de se faire avec une culture que l on ne connaît pas mais qui est à l orée de voir le jour». Qu est ce qui a changé en l espace de près de trois décennies outre l ADSL et le tout-à-l égout? Blottie autour de son église, Chichery semble, à l observer de loin, avoir résisté à la tempête de la modernité. Mais son esprit n est plus là aux yeux de Pascal Dibie. Les campagnes sont devenues «des champs de production», les agriculteurs des techniciens. Les rues du village ne sont plus les lieux de rencontre ou de discussions qu elles étaient. Il dépeint, dans ce récit qui n est pas exempt de nostalgie, la difficulté de trouver ses marques dans un monde qui se transforme. «À vivre quotidiennement à Chichery, j ai l impression que le village est dans l attente. L attente de quoi, l attente de qui? Je ne le sais pas plus que vous.» L église de Chichery-la-Ville Éric Tariant Bio express 1949 : Naissance à Paris XVII e le 16 mars 1975 : Obtention de sa thèse de III e cycle en ethnologie : Chargé de cours pour «l ethnologie du monde moderne» à Paris 7-Jussieu 1977 : Premier terrain en Bourgogne, enquête sur les traditions de Bourgogne 1978 : Second terrain chez les Indiens Hopi en Arizona, État-Unis 1979 : Retour en France, lancement dans l ethnologie de son village d origine, en Bourgogne Nord 1982 : Création de la collection d anthropologie «Traversées» aux éditions Métailié, (45 titres) 1987 : Recruté comme Maître de conférences en ethnologie à l Université Paris 7-Jussieu 1992 : Obtention de son doctorat d État : Directeur du Laboratoire d anthropologie visuelle et sonore du monde contemporain 2006 : Publication du «Village métamorphosé» Lire : z z Le village retrouvé. Essai d ethnologie de l intérieur de Pascal Dibie, Aube éditions, z z Le village métamorphosé. Révolution dans la France profonde de Pascal Dibie, Plon Terre Humaine,

20 cantons Chablis Un Pôle jeunesse pour 2009 Le Pôle jeunesse de la Communauté de communes du Chablisien va permettre de rassembler sous une même entité les structures existantes en direction de la petite enfance, de l enfance et de la préadolescence. Le Pôle jeunesse de la Communauté de communes du Chablisien (1) ouvrira ses portes à Chablis à l automne Rassemblant crèche, centre de loisirs sans hébergement, école de musique et relais d assistantes maternelles (c est nouveau!), il offrira aux enfants des douze communes concernées un accueil dans un lieu unique, moderne et chaleureux. «Ce projet a été installé à Chablis, qui a vendu le terrain à titre gracieux, en raison de son rôle de moteur de la Communauté de communes (2 594 habitants sur les que compte la CC), explique Patrick Gendraud, son président. Il s intègre dans la volonté des élus d aider et d encadrer les jeunes qui, dans la société actuelle, ont de plus en plus de mal à trouver leurs repères. La capacité et les périodes d accueil en centre de loisirs seront augmentées de façon à répondre au mieux à la demande.» Aujourd hui, en effet, en crèche et en centre de loisirs, les besoins se font ressentir : la crèche de 21 places présente une liste d attente, et le centre de loisirs de Chablis ne dispose pas de locaux (il s installe dans les écoles et ne fonctionne que cinq semaines l été). Quant à celui de Saint-Cyr-les-Colons, il ne compte qu une vingtaine de places. «Le futur centre de loisirs accueillera les enfants de 4 à 14 ans et sera ouvert durant toutes les vacances scolaires, petites et grandes, ainsi que le mercredi, annonce Karine Deroui, la directrice-coordinatrice. Une association sera créée afin de le gérer et de développer les activités et notamment les accueils périscolaires dans les communes ayant une école. Quant à la crèche (enfants de 4 mois à 4 ans), elle disposera d une capacité d accueil de 25 places, dont trois en haltegarderie.» Le projet du cabinet Didier Gallard et François Dardel, choisi par les élus, montre un bâtiment de m 2 en arc de cercle sur deux niveaux, qui préserve un orme centenaire. Lumineux, mêlant une décoration bois et couleurs, il est situé dans le parc de la Bretauche, à proximité des installations sportives «donc hors circulation des véhicules», précise Patrick Gendraud. Coût total des travaux : 2,6 millions d euros HT, dont 35 % de financement du Conseil Général, 27 % de l État et 12,5 % de la Caisse d allocations familiales. «La crèche et le centre de loisirs disposeront de leur propre cuisine, pour réchauffer uniquement, précise Marie-Thérèse Reuillé, directrice générale des services de la 20

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