LOMBALGIES COMMUNES CHEZ LE SPORTIF ET MESOTHERAPIE

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "LOMBALGIES COMMUNES CHEZ LE SPORTIF ET MESOTHERAPIE"

Transcription

1 LOMBALGIES COMMUNES CHEZ LE SPORTIF ET MESOTHERAPIE La lombalgie chez le sportif n est pas toujours bien connue des médecins généralistes, car souvent prise en charge par des urgentistes ou des spécialistes (rhumatologues, orthopédistes, ostéopathes ). C est une pathologie complexe, riche où se retrouvent des douleurs de toutes origines, qu elles soient mécaniques ou non. Elle gagne à être connue davantage afin de répondre au sportif, toujours pressé de revenir sur le terrain. Le mémoire est une réflexion à partir des enseignements suivis ( Mésothérapie, Traumatologie sportive, Ostéopathie ) et d une pratique en cours de remise à jour en mésothérapie. N engageant que son auteur il est soumis à la correction de ses maîtres. En démembrant la lombalgie chez le sportif, je souhaite mieux comprendre sa physiopathologie pour situer la place de la mésothérapie dans l arsenal thérapeutique. Une lombalgie récente chez une jeune danseuse doit faire suspecter une lyse isthmique, alors que chez un sportif plus âgé, ce peut être un problème d ordre discal ou un simple blocage d articulaire postérieure de type DIM. Dans le premier cas traiter uniquement par mésothérapie en attendant «que ça aille mieux «sera une faute médicale car elle aura gâché les chances de consolidation que seul pourrait permettre le port rapide d un corset. Dans le cas d un problème discal, la mésothérapie révèle sa pleine efficacité tandis qu une manipulation lui est souvent supérieure devant problème articulaire postérieur de type DIM. Dire d une lombalgie qu elle est d origine musculaire peut être une erreur diagnostique car la plupart des lombalgies comportent une contracture, quelque soit l étiologie ( discale, osseuse, articulaire postérieure, musculaire... ), ou une insuffisance diagnostique car l étiologie musculaire peut être diverse : courbature, contracture,

2 claquage, déchirure ou même un vrai syndrome des loges. La mésothérapie et le reste du traitement exigent un diagnostic précis. La composition du mélange en mésothérapie dépend aussi essentiellement du mécanisme de la lombalgie. L emploi d un AINS à bonne dose est indispensable dans le cas d un lumbalgo aigu ( survenue brutale après un mouvement en flexion ou en flexion-torsion du tronc, et présence d une attitude antalgique ), en raison de la présence d une réaction inflammatoire importante. Cet AINS est secondaire dans le mélange lorsque cette lombalgie aiguë survient après un faux mouvement de type rotation, et qu il n y a pas d attitude antalgique : on est devant un tableau d entorse discale, où la réaction inflammatoire est moindre. De même l emploi d un décontracturant est essentiel dans les cas lumbalgo aigu et d entorse discale, alors qu il est moindre dans celui d une insuffisance discale où la contracture est plus discrète, comme elle peut être unilatérale dans le cas d un problème articulaire postérieur. La mise en route d un traitement par mésothérapie ne peut donc souffrir d un diagnostic imprécis, et faire retarder un traitement radical ou plus rapidement efficace. Sinon la mésothérapie a sa place toute entière dans tout l arsenal thérapeutique. Elle contribue efficacement au soulagement du sportif, à l observance thérapeutique et à une reprise sportive plus rapide et mieux surveillée. Ce n est pas toujours une technique alternative.

3 I- MESOTHERAPIE Le matériel Le matériel est à usage unique : seringues 5-10 ml et aiguilles de 4, 6 ou 13 x 0,30 Les punctures peuvent être réalisées par techniques manuelles ou assistées ( injecteurs électromagnétiques ou pneumatiques ) Nous utiliserons le plus souvent des aiguilles 13x0,30mm montées sur seringues de 5 ml. Les produits - AINS : de préférence le Piroxicam ( ZOFORA, FELDENE), en raison de sa grande miscibilité aux autres molécules, sinon Ketoprofène ( TOPFENA, PROFENID ) ou Tenoxicam ( TILCOTIL ) - Calcitonines : de préférence celle de saumon 100 UI ( CALCITONINE PHAMY II ) qui est la plus employée, par rapport à la calcitonine humaine, pour 3 raisons ( 25 fois plus puissante donc plus antalgique, moins d effets secondaires, et moins chère ) - Myorelaxant : Thiocolchicoside ( MIOREL, COLTRAMYL ) - Lidocaine 1% ( MESOCAINE ), Procaine 2% ( PROCAINE BIOSTABILEX) - Drainant : Etamsylate ( DICYNONE ) - Vasodilatateurs : Buflomédil ( FONZYLANE ), Pentoxifylline (TORENTAL) Ifenprodil ( VADILEX ) - Complexe vitaminique : Hydrosol polyvitaminé (HYDROSOL POLYVITAMINE BON ) - Arnica 4 DH Techniques d injection et profondeurs - 1 mm : mésothérapie épidermique ( ME ) - 1 à 2 mm : nappage au niveau du derme superficiel ( IDS ) - 4 mm : point par point au niveau du derme profond ( IDP ) 1/10 ml par point - 4 à 10 mm ou plus: mésothérapie ponctuelle systématisée ou MPS (DHD ) 2-5/10 ml/ point

4 Points d injection Ce sont ceux retrouvés à l examen clinique en pression digitale du rachis, des crêtes iliaques, des trochanters, des muscles annexes ou à distance, et par le palpé-roulé de certaines régions du derme, notamment des régions lombosacrées, des hanches, de l aine, et/ou ceux décrits par dr Didier MREJEN, à savoir : Les 4 points rachidiens en MPS décrits par le dr MREJEN : - 0 : point médian en regard du ligament interépineux - 1,5 cm de la ligne médiane, correspondant à l articulaire postérieure - 5 et 8 cm correspondant à des tendino-myalgies Le point plexique sacré ( L4-L5-S1 ),en regard du 1 er trou sacré Rythme des séances Le traitement de base repose sur 3 séances à une semaine d intervalle, ou 3-4 jours pour les formes aiguës. En cas d échec on propose une autre thérapeutique et/ou deux ou trois autres séances, en fonction de l étiologie. Traitements associés Repos relatif, Médicaments per os, Orthèses ( ceinture ou corset ), Physiothérapie, Thérapie manuelle ( kinésithérapie, ostéopathie ) II- ETIOLOGIES DISCALES - le lumbalgo aigu - l entorse discale - l insuffisance discale II-A Le Lumbalgo aigu Définition De par son attitude antalgique en latéro et anteflexion caractéristique, le lumbalgo est plus proche de la sciatique aiguë que de la lombalgie, fût-elle hyperalgique. C est une sciatique sans irradiation sciatique. L attitude antalgique se caractérise par

5 l impossibilité de redressement du tronc. Il existe des équivalents mineurs où à l examen dynamique du rachis le sujet ne peut pas se pencher dans l une des quatre directions fondamentales. L attitude antalgique est certainement due à la contracture asymétrique des muscles psoas-iliaques Lésion responsable Il s agit sans doute d une déchirure partielle de l anulus, ce qui explique la douleur aiguë et son caractère post-traumatique. La présence de l attitude antalgique, identique à la sciatique, fait évoquer en plus la présence d un écartement sous pressions des berges de la fissure par un fragment de nucléus qui aurait migré et s y serait incarcéré. Dans cette hypothèse il faudrait, pour faire un lumbalgo une fissure radiale qui débute à la partie interne de l anulus ( pour que le nucléus puisse s y engager ) mais qui n atteigne pas la zone périphérique ( puisqu il n y a pas en principe de protrusion ni de hernie ). Cependant l expérience de scanners au cours de lumbalgos a montré qu il y avait parfois une hernie, mais que celle-ci est alors en situation médiane. Dans le cas contraire, il s agirait d une sciatique. Caractéristiques cliniques Le lumbalgo est typiquement secondaire à un effort de soulèvement avec ou sans torsion, par exemple chez un haltérophile ou un culturiste. Le sujet peut entendre un bruit de craquement ( qui n a rien à voir avec le craquement d une manipulation vertébrale mais qui est un bruit de déchirure ). Outre l attitude antalgique, on note le terrain ( homme jeune en général), l'impulsivité à la toux et le soulagement par le décubitus ( souvent en chien de fusil, position qui décomprime le mieux le disque ) Les changements de positions sont très pénibles. L examen segmentaire est souvent normal ; Les réflexes achiléens sont parfois diminués ou abolis, témoignant de la présence d une hernie discale, malgré l absence de sciatique nette

6 L évolution Elle est spontanément favorable en moins de dix jours en moyenne. Mais le passage à une sciatique est possible après une accalmie, ou passage à la chronicité avec récidives isolées ou fond douloureux permanent. Traitement Repos un ou deux jours Chaleur sous toutes ses formes à appliquer sur la région lombaire pour combattre les contractures musculaires. Les manipulations sont souvent impossibles en raison de la douleur. L orthèse ( ceinture ou corset ) n est pas indiquée en raison de l attitude antalgique, Les infiltrations épidurales proposées par TROISIER et CYRIAX n ont pas prouvé qu elles pouvaient raccourcir le délai, La rééducation est inutile, en dehors des formes récidivantes Demeure le traitement classique per os avec AINS-antalgiquesmyorelaxant Ou la mésothérapie, au rythme de 2-3 séances /48h - sur les points rachidiens, en IDP ou en MPS, utilisant un mélange privilégiant un AINS, en raison de la présence d une importante inflammation, ex de mélange MESOCAINE 1% 2 ml + ZOFORA 2ml + CALCITONINE 100 1ml pour l antalgie - et à un second mélange privilégiant un décontracturant MESOCAINE 1% 3ml + THIOCOLCHICOSIDE 2 ml en nappage ou en ME en injections radiaires de part et d autre de la colonne, mais aussi le long de la colonne et en haut et autour des fesses afin de traiter les contractures musculaires ( para-vertébraux, carrés des lombes, spinaux, fessiers) La contracture des muscles psoas-iliaques est mieux traitée par des étirements qui pourront aussi s intéresser aux carrés des lombes et

7 aux para-vertébraux, dès que les douleurs auront diminués grâce à la mésothérapie. En cas de résolution suffisante de la contracture grâce à la mésothérapie, une manipulation peut être effectuée sur le segment lombaire dès que possible et rapidement régler le problème du patient. II-B L entorse discale C est un tableau décrite par MAIGNE en 1991 et qui fait allusion à la structure ligamentaire du disque et de sa rupture. La parenté avec le lumbalgo est certaine, l attitude antalgique en moins. Il s agit là aussi de sujets jeunes qui souffrent de la région lombaire, suite à un faux mouvement ( tennis, golf, lancers de poids ). La douleur est majorée par l anteflexion et elle est impulsive à la toux. La douleur en anteflexion est parfois remplacée par un passage douloureux (en général à 30 de flexion) Les changements de position sont douloureux immédiatement. Le décubitus en chien de fusil ne soulage pas vraiment comme pour la lumbalgo aigu. La lésion responsable C est très certainement une déchirure radiale ou périphérique de l anulus, plus ou moins marquée. Traitement Nécessité d une mise au repos relatif de la région lombaire, environs un mois. Reprise sportive qu après cessation des douleurs. En attendant ne pas forcer sur le dos. Chaleur ou froid à visée antalgique Les manipulations sont utiles pour détendre la tension musculaire, surtout si elles sont accompagnées d un traitement antalgique per os, ou par mésothérapie, suivant le même protocole que pour le lumbalgo aigu

8 L AINS est ici employé plus pour sa propriété antalgique qu antiflammatoire. On peut diminuer la concentration sur les points rachidiens : MESOCAINE % 3 ml + AINS 1 ml Si au bout de 3-4 semaines, la douleur reste gênante, ceci traduit la persistance d une inflammation plus importante que prévue, il faut conseiller pendant 3 semaines le port d une ceinture, voire d un corset rigide amovible, et poursuivre les séances - en ajoutant au mélange sur les points rachidiens CALCITONINE 100 Saumon 1 ml, - et en puncturant le point plexique sacré, Avantage de la mésothérapie : éviter la prise d AINS per os pendant toute cette durée. Si malgré tout les douleurs persistaient, une imagerie serait justifiée et éventuellement une infiltration. La rééducation est inutile sauf dans les formes récidivantes. A titre préventif la reprise sportive se fera avec une ceinture. II-C L insuffisance discale C est le flat tyre syndrome des Anglo-saxons, ou encore la pathologie de la position extrême de TROISIER, liées aux postures longtemps maintenues( conduite automobile, piétinement sur place ), car à chaque fois le rachis est dans une position de flexion ou d extension et reste sans bouger dans cette position. L anamnèse Il s agit de douleurs - survenant rarement chez un sportif jeune, - s installant progressivement, sans traumatisme déclenchant, - augmentant progressivement en fin de journée, - majorées par le maintien de positions qui augmentent la pression intradiscale ( station assise prolongée du conducteur

9 d automobile, ou le port de charge chez l haltérophile, le culturiste et les lanceurs de poids ) - soulagées par le changement de position, le mouvement et la marche ( à l inverse du lumbalgo et de l entorse discale ) qui permettent de réhydrater le disque - non aggravées par la toux et l éternuement ( à l inverse du lumbalgo et de l entorse discale ) L examen clinique Il n y a pas d enraidissement net du rachis, tout au plus une légère douleur en fin de course. L examen segmentaire est variable : il peut être normal ou bien sensible uni ou bilatéralement. La lésion en cause C est le nucléus qui se déshydrate. Le disque n assure plus sa fonction d amortisseur. Les positions extrêmes sont à l origine de pics de pression intradiscale, à l origine des douleurs. C est le premier stade de dégénérescence discale. L évolution spontanée Elle se fait par poussées successives, chacune durant plusieurs semaines ou mois, durant lesquels le patient souffre. Puis ce qui était douloureux devient indolore, mais moins souple. Le traitement Il est avant tout préventif : - éviter les postures qui déclenchent la douleur, en changeant régulièrement de position ; à ceux qui doivent s asseoir d une façon prolongée, on conseillera - d une part de faire quelques pas à la moindre occasion, si possible toutes les 30 mn, - d autre part, de se positionner en hyperextension lombaire sur leur siège, si possible toutes les 15 mn, - veiller au confort de la literie, du poste de conduite, de celui du travail,etc

10 En phase douloureuse, on peut proposer à visée antalgique la mésothérapie - sur les points rachidiens +/- point plexique sacré le mélange = MESOCAINE 1% 3 ml + CALCITONINE 100 Saumon 1 ml +/- AINS 1 ml (car il y a peu d inflammation ) - sur les contractures éventuelles ( car il y a peu de contracture ) MESOCAINE 1% 3 ml + THIOCOLCHICOSIDE 1 ml Puis la mésothérapie sera à visée trophique (J8/J15 ), notamment pour les douleurs devenues chroniques, en ajoutant au mélange MESOCAINE + CALCITONINE 100 Saumon un anti-radicalaire VIT C ou HPV ou TORENTAL 1ml Traitement associé : manipulations, le port d une ceinture de maintien, et de l exercice physique. Pour les douleurs chroniques rééducation posturale et renforcement du dos sont bénéfiques. III- LES LOMBALGIES A DOMINANTE ARTICULAIRE POSTERIEURE Pour le prof VAUTRAVERS, la souffrance des AP serait la cause la plus fréquente de lombalgies chez le sportif. Il peut s agir : - soit de lombalgies basses d origine haute dues à un syndrome de la charnière thoraco-lombaire ( CTL ) de T10 à L2, - soit de lombalgies dues à une souffrance des AP lombaires basses (L4, L5 ), En effet ces lombalgies prennent naissance au niveau des secteurs les plus mobiles du rachis, donc les plus mis en contrainte par le sportif, en l occurrence les charnières thoraco-lombaire et lombo-sacrée. Ces charnières sont reliées par le sympathique vertébral, qui permet par

11 ailleurs de projeter des douleurs lombaires basses dans le territoire de la CTL. Le Syndrome de la CTL ou de MAIGNE - sujet typiquement de plus de 50 ans avec douleur fessière unilatérale, mais possibilité d irradiations antérieures ( aine ) ou latérales ( hanche ), - rachis douloureux en extension et en latéro-flexion controlatérale ; flexion lombaire légèrement limitée par la tension musculaire, mais peu douloureuse, - présence d une cellulalgie fessière, et d un point de crête postérieur à 7cm de la ligne médiane, la crête étant insensible de part et d autre du point, - souffrance segmentaire à un seul étage de la charnière thoracolombaire ( le plus souvent T11-T12 ), deux fois plus fréquent à droite - rachis lombaire normal Les causes du syndrome de la CTL 1- Les AP thoraco-lombaires sont particulièrement sollicitées par la rotation, à l origine de dysfonctions inflammatoires ( surmenage ) ou mécaniques ( asymétrie d orientation ). Le DIM de MAIGNE prend ici sa place. 2- Beaucoup de scolioses ayant leur point d inflexion au niveau de la CTL, peuvent développer un tel syndrome 3- Les causes discales ( hernie ou autres discopathies ) sont rares, parfois favorisées par la présence d une maladie de Scheurmann Le traitement du syndrome de la CTL 1- Avant tout le traitement manuel ( une à trois séances de manipulation ), appliqué à la CTL, avec effet immédiat le plus souvent, surtout lorsque l origine est mécanique. 2- En cas d échec de la manipulation, ou d emblée lorsqu il peut s agir d origine arthrosique (sujet âgé, rythme inflammatoire, présence d une scoliose ), on peut en alternative à un traitement classique per os (AINS + décontracturant ) faire appel à la

12 mésothérapie - sur les points rachidiens en IDP ou en MPS, que l examen segmentaire aura retrouvé ( le plus souvent unilatéralement ) un mélange comportant MESOCAINE 1% 2ml + AINS 2 ml +/- THICOLCHICOSIDE 1 ml (ou +/- CALCITONINE 100 Saumon 1 ml ) - en cas de contractures musculaires en nappage ou IDS un mélange comportant MESOCAINE 1% 3 ml + THIOCOLCHICOSIDE 1ml Caractéristiques des contractures paravertébrales : - souvent discrètes, - parfoist unilatérales, - moins étendues que dans le cas des contractures suites à un problème discal - sur la cellulalgie ( en IDS ou nappage ) et le point de crête ( en MPS ou IDP ), on peut utiliser le même mélange utilisé pour les contractures, ou bien celui pour les points rachidiens 3- Sans oublier de traiter le segment lombaire bas si ce dernier est responsable du syndrome de la CTL, suivant les mêmes principes 4- En cas d échec, certains proposent une infiltration de l AP

13 IV- PATHOLOGIES MUSCULAIRES THORACO-LOMBAIRES 3 tableaux - lombalgies après travail excessif des chaines musculaires postérieures, - lésions musculaires après choc direct, - syndrome de la loge paravertébrale IV-A Lombalgies après travail excessif des chaines musculaires postérieures, avec un tableau - soit aigu ( équivalent à une contracture ou à un claquage ), lors d une hypersollicitation musculaire en début d effort, à froid, - soit subaigu ou chronique, en cas de sollicitations musculaires excessives, trop prolongées et répétées ; Ces myalgies peuvent être favorisées par un trouble statique, en particulier une hyperlordose lombaire. L échographie est essentielle car elle permet de classer ces lésions. En dehors des crampes et courbatures qui ne sont pas du ressort de la mésothérapie, classification des lésions ( prof RODINEAU ) - une bénigne : la contracture avec intégrité du tissu conjonctif, stade 0 = atteinte réversible de quelques fibres musculaires douleur modérée, contracture musculaire, diminution de la force récupération en quelques heures stade 1 = atteinte irréversible de quelques fibres musculaires clinique plus accentuée ( douleur, contracture, diminution plus de la force ) récupération en une dizaine de jours - trois graves l élongation = stade 2 le terme d élongation devrait être réservé à une lésion grave intéressant cette fois un contingent plus important de fibres musculaires, par exemple un faisceau, avec atteinte modérée du tissu conjonctif, mais sans formation d hématome même à l échographie,

14 et poursuite possible du sport avec une certaine gêne douloureuse lors de l accident, pas de point douloureux à la palpation, mais un faisceau musculaire sensible sur la totalité de sa longueur récupération en trois semaines la déchirure = stade 3, intéressant plusieurs faisceaux musculaires, avec formation d un hématome souvent localisé sous-cutané et précoce avec arrêt immédiat du sport lors de l accident, sans reprise possible, ou parfois en deux temps récupération en 6-12 semaines le «claquage «, terme journalistique, correspond parfois à un stade 2, mais plus souvent à un stade 3 la rupture = stade 4, partielle ou totale, qui n est pas du ressort de la mésothérapie. Mésothérapie 1- Traitement d une contracture Stade 0 une seule séance IDP + ME sur le corps musculaire en regard de la zone contractée Stade 1 deux séances en à J1 et J8, mélange MESOCAINE 1% 1 ml + THIOCOLCHICOSIDE 1 ml Arrêt du sport non impératif, mais si une activité est poursuivie, elle doit être modérée et toute compétition doit être proscrite, jusqu à normalisation des tests cliniques. Application de chaleur et massage sont indiquées 2- Traitement d une élongation à J1 (+/- J4, en fonction de la douleur ) J8, J15 Mélange VASODILATATEUR 1 ml + THIOCOLCHICOSIDE 1 ml Cryothérapie pluriquotidienne à l aide d une vessie de glace ou pansement alcoolisé

15 Les massages de la zone lésionnelle sont proscrits Arrêt du sport 3 semaines. Le risque d aggravation est majeur. Il s agit du cas où il faut être ferme, imposer l arrêt complet. 3- Traitement d une déchirure 4 phases 3-1 Première phase inflammatoire (J1-J10) mésothérapie à J1 (+/-J4 ) J8 - sur la déchirure en IDP MESOCAINE 1ml + VASODILATATEUR 1 ml +/- ARNICA 4 DH ( utilisable seul ) en cas d hématome externe - autour du muscle en ME MESOCAINE 1 ml + + THIOCOLCHICOSIDE 1 à 2 ml Cryothérapie, repos, compression et ponction si hématome circonscrit 3-2 Phase de cicatrisation ( J10-J21) mésothérapie à J15 - sur la déchirure en IDP AINS 1 ml + VASODILATATEUR 1 ml - autour du muscle, comme plus haut Chaleur et massage sont possibles 3-3 Phase de récupération ( J21-J45 ) mésothérapie à J30 Sur la zone citratricielle et sur tout le muscle PROCAINE 2% 1 ml + VASODILATATEUR 1 ml + HPV 3 ml 3-4 Phase de réadaptation /réentrainement ( 6-10 semaines ) Avec reprise effective du sport sur le terrain, avec réapprentissage du geste sportif, reprogrammation neuromusculaire et travail de la condition physique

16 IV-B Lésions musculaires par choc direct Fréquentes,douloureuses, équivalentes de la classique béquille, elles peuvent avoir plusieurs degrés de gravité, de la simple contusion à la dilacération musculaire. Seule la contusion est traitée par mésothérapie à J1 et J4 - sur la contusion en IDP MESOCAINE 1% 1 ml + VASODILATATEUR 1ml + ARNICA 4 DH 1 ml - et sur le reste du muscle en ME MESOCAINE 1% + THIOCOLCHICOSIDE 1ml On associe Glaçage, Repos, Compression et ponction d un hématome éventuellement IV-C Syndrome de la loge paravertébrale Par augmentation de la pression dans cet espace bien limité, responsable de lombalgies plus chroniques qu aiguës. Le diagnostic se fait par la prise de pression,après effort. Avant toute décision chirurgicale peut être essayée la mésothérapie. Trois séances à une semaine d intervalle, en IDP + ME PROCAINE 2% 1ml + VASODILATATEUR 3ml + HPV 1 ml Puis quelques autres séances plus espacées, si amélioration

17 V-PATHOLOGIES TRAUMATIQUES DIRECTES OU INDIRECTES 3 tableaux - entorses et fractures costales basses - fractures de l arc vertébral postérieur lombaire, - avulsions du listel marginal postérieur V-A Entorses et fractures costales basses Elles peuvent être responsables de lombo-dorsalgies basses unilatérales. L anamnèse, l examen clinique et si nécessaire l examen radiologique, pour rechercher un trait de fracture, conduisent le plus souvent au diagnostic. Les entorses costales portent plus souvent sur l articulation costovertébrale, rarement sur l articulation costo-transversaire. Deux types de circonstances d apparition - les faux mouvements ou efforts qui intéressent surtout les fausses côtes = les faux mouvements le plus souvent sont en en rotation, parfois minimes ( tennis-golf-lancer de poids,etc... ) = ailleurs c est une contraction musculaire violente, en soulevant, éternuement ( judo-lutte-haltérophilie, etc... ) - les traumatismes directs ( rugby-sports de combat, etc...) Une contusion thoracique, une chute sur le thorax peuvent provoquer une entorse postérieure et/ou une entorse antérieure chondro-costale. L entorse peut s associer à une fracture de côte.un certain nombre de douleurs persistantes, après fracture de côte, sont d ailleurs dues à des entorses résiduelles. Typiquement en l absence de fracture, le sujet rapporte une douleur dans le flanc en coup de couteau qui l oblige à se plier en deux et parfois à s allonger. Cette douleur est accentuée par les mouvements du tronc, la respiration profonde et la toux. Pas d attitude antalgique. En quelques heures ou quelques jours, la douleur s atténue puis disparaît. Mais elle peut persister plus longtemps avec des réveils douloureux

18 déclenchés par des mouvements du tronc ou par une secousse de toux, ou parfois sans cause provocatrice nette à la longue. Le traitement allie manipulation et mésothérapie. Cette dernière peut préparer la manipulation en diminuant la douleur et la contracture. 2 à 3 séances / une semaine d intervalle peuvent être nécessaires - sur le site de l entorse en IDP ou DHD LIDOCAINE 1% 1 ml + AINS 1 ml + /- ARNICA 4 DH, - sur la contracture musculaire paravertébrale, le plus souvent unilatérale, en ME MESOCAINE 1%1 ml + THIOCOLCHICOSIDE 1 ml En cas de fracture costale non déplacée associée, on fait porter une contention pour limiter les mouvements respiratoires. Pas de manipulation. Ne demeure heureusement que la mésothérapie. Les séances doivent être poursuivies en regard de la fracture jusqu à consolidation, Dès J15 ajouter CALCITONINE ml Puis J30, J60...mélange CALCITONINE ml + THIOCOLCHICOSIDE +/- VASODILATATEUR V-B Fractures de l arc postérieur vertébrale lombaire Elles sont rares en traumatologie du sport. Les plus fréquentes sont les fractures des apophyses transverses ; les autres ( épineuses,isthmes, lames ) sont exceptionnelles. 1- Les fractures des apophyses transverses Elles résultent le plus souvent d un traumatisme direct ( coup de genou, de pied ) ou d un arrachement après une violente contraction musculaire du tronc dans le sens latéral, ou encore des deux mécanismes associés. La douleur est vive et s aggrave à l effort, à la mobilisation du rachis, ainsi que lors de l étirement controlatéral ou lors de la contraction résistée homolatérale. Contracture, constitution d un hématome. Le trait de fracture intéresse habituellement la partie la plus étroite de

19 l apophyse transverse. Il peut être unique mais siège le plus souvent sur plusieurs transverses homolatérales. 2- Les fractures des apophyses épineuses Elles peuvent résulter - comme pour les transverses, d un choc direct ( mécanisme le plus fréquent ) ou d un arrachement par hyperflexion forcée du rachis, mettant en tension le ligament interépineux qui, s il ne se déchire pas, entraine une fracture-avulsion de l épineuse sous-jacente, - ou encore en hyperextension appuyée du rachis : la fracture est la conséquence du contact direct et violent des épineuses entre elles La symptomatologie est comparable. Ici c est l extension du rachis, contrariée ou forcée, qui accentue la douleur, ainsi que l étirement en hyperflexion. Contracture et parfois ecchymose 3- Les fractures des isthmes Elles répondent normalement à un traumatisme particulièrement important. Elles peuvent être observées au cours de certains accidents de sport lors d un mouvement violent d hyperextension du rachis, responsable d une hyperlordose lombaire brutale. Pour affirmer son origine traumatique véritable, la fracture doit répondre aux deux critères suivants : - bilan radiologique normal, fait antérieurement au traumatisme, - bilan radiologique effectué après le traumatisme et révélant le trait de fracture, en règle irrégulier Le plus souvent, le traumatisme agit sur une spondylolyse préexistante qui pouvait être parfaitement latente. Le traumatisme déclenche l apparition d une symptomatologie douloureuse en tout points comparable à celle observée chez l enfant ou le jeune adolescent dans les fractures de fatigue des isthmes.

20 4- Lyse isthmique et Spondylisthésis ( SPL ) La symptomatologie clinique est extrêmement variable car in n existe aucun parallélisme anatomo-clinique. Très souvent la spondylolyse et le SPL sont silencieux cliniquement, sans aucun retentissement douloureux, ni fonctionnel. Leur découverte est alors fortuite au cours d un bilan radiographique systématique dans les sports à risque ou après un traumatisme. Quand il s exprime cliniquement, le SPL se traduit le plus fréquemment par des lombalgies survenant lors de la pratique sportive.les douleurs de siège médian lombaire bas, parfois lombo-sacré, sont de type mécanique, calmées par le repos. La survenue d une lombalgie aigue, notamment chez un jeune sportif ) peut être contemporaine d une lyse par fracture de fatigue fraiche. Les investigations doivent impérativement dire si cette fracture est récente ou non. Incidences radiologiques judicieuses et si nécessaire scintigraphie. En effet une fracture récente a des chances de consolidation par le port d un corset pour au moins 3 mois. Ce corset peut-être amovible pour permettre un traitement par mésothérapie. Traitement par mésothérapie des fractures de l arc postérieur Sur les muscles contractés en ME MESOCAINE 1 % + THIOCOLCHICOSIDE Sur le site de la fracture en IDP ou DHD, et les étages annexes - dans un premier temps ( 1 à 3 séances J1 J4 J8 ) pour lever l œdème périlésionnel MESOCAINE 1% + ETAMSYLATE + ARNICA 4 DH ( ou AINS ) - puis à J15 J30 J60 J90 +/-J120 CALCITONINE THIOCOLCHICOSIDE Traitements associés : - cryothérapie pour lutter contre l œdème et l hématome, - repos, contention légère à type de ceinture ou corset à porter la

21 journée pendant quelques semaines. Ou simple strapping vertical dans le cas d une fracture d une épineuse - à l ablation de la contention rééducation pour retrouver les amplitudes rachidiennes normales et une bonne tonicité musculaire - reprise sportive seulement si examen clinique normal (4 à 8 sem ) En cas de douleurs résiduelles dues à un cal hypertrophique ou à une pseudarthrose une solution chirurgicale peut être proposée. V-C Les avulsions du listel Il s agit de l arrachement d un fragment ostéo-cartilagineux d un coin du listel marginal postérieur avec une hernie discale centrale, survenant chez un enfant sportif. Le tableau clinique est celui d une hernie discale mais on peut avoir au début des lombalgies sans radiculalgie. La notion d un traumatisme violent ou la pratique de sport violent chez un adolescent sportif doit faire penser au diagnostic. La radiographie peut montrer l arrachement, mais c est le scanner qui objective la hernie discale et l arrachement osseux. Le traitement est souvent chirurgical. Mais un traitement conservateur peut être essayé pendant un à deux mois : repos strict, port d un corset, et mésothérapie - sur les contractures musculaires en ME J1 J4 J8 J15 J30... MESOCAINE 1% 1 cc + THIOCOLCHICOSIDE 1 cc - en regard de l avulsion en IDP ou MPS, et sur les étages annexes, aiguille 13mm x 0,3,suivant les points de MREJEN dans un premier temps, à visée antalgique-anti oedémateux J1 J4 J8 MESOCAINE 1% + AINS 1 ml +/- ARNICA 4 DH puis J15 J30... MESOCAINE 1% + CALCITONINE 100

Blessures courantes du membre inférieur chez le sportif. Prévention et traitement

Blessures courantes du membre inférieur chez le sportif. Prévention et traitement Blessures courantes du membre inférieur chez le sportif Prévention et traitement Presentation générale Les bienfaits du sport Blessures Facteurs favorisants Les accidents musculaires 7 catégories Dus à

Plus en détail

Différentes pathologies

Différentes pathologies PRATIQUES SPORTIVES PATHOLOGIES ET TRAUMATOLOGIES CESA Différentes pathologies Pathologies du rachis Lésions osseuses Lésions musculaires Lésions tendineuses Lésions ligamentaires Les lésions des articulations

Plus en détail

FEDERATION INTERNATIONALE DE GYMNASTIQUE

FEDERATION INTERNATIONALE DE GYMNASTIQUE FEDERATION INTERNATIONALE DE GYMNASTIQUE Information médicale Medical Information Pratique de la gymnastique spondylolyse Gymnastic practise and spondylolysis Auteur / Author Dr. Michel LEGLISE PRATIQUE

Plus en détail

LES ACCIDENTS DE SPORT

LES ACCIDENTS DE SPORT LES ACCIDENTS DE SPORT Service formation sport SDIS 86 / 2006 Fracture Fracture de fatigue Périostite LES ACCIDENTS DE SPORT OSSEUX TENDINEUX Tendinite Rupture tendineuse ARTICULAIRE Entorse Luxation trouble

Plus en détail

* Affection bénigne mais extrêmement fréquente (peu y échappent!) avec un coût socio-économique énorme :cinq milliards de francs par an

* Affection bénigne mais extrêmement fréquente (peu y échappent!) avec un coût socio-économique énorme :cinq milliards de francs par an LOMBALGIE 1 1. LA LOMBALGIE BANALE OU COMMUNE * C est une douleur lombaire par Trouble de la mécanique lombaire avec un disque sain ou dégénéré (discopathie, discarthrose) ou par arthrose lombaire postérieure.

Plus en détail

LE RACHIS LOMBAIRE Docteur GJ van Miltenburg Spécialiste Médecine Physique Ostéopathe Paris www.vanmiltenburg.fr LA LOMBALGIE GENERALITES Tout le monde souffrira au moins 1 fois dans sa vie du Rachis Lombaire

Plus en détail

CONTUSION LATERALE DE L EPAULE Abord diagnostic et thérapeutique par le médecin manuel

CONTUSION LATERALE DE L EPAULE Abord diagnostic et thérapeutique par le médecin manuel CONTUSION LATERALE DE L EPAULE Abord diagnostic et thérapeutique par le médecin manuel Dr Norbert TEISSEIRE- RHUMATOLOGUE- Diplômé de Médecine Manuelle Ostéopathie Introduction. De nombreuses contusions

Plus en détail

LES SCIATALGIES. DR EKOUELE MBAKI HB UPR de NEUROCHIRURGIE RABAT, MAROC Avril 2013

LES SCIATALGIES. DR EKOUELE MBAKI HB UPR de NEUROCHIRURGIE RABAT, MAROC Avril 2013 LES SCIATALGIES DR EKOUELE MBAKI HB UPR de NEUROCHIRURGIE RABAT, MAROC Avril 2013 Introduction! Motif fréquent de consultation en neurochirurgie et en rhumatologie! Elle correspond le plus souvent à une

Plus en détail

Les douleurs du rachis chez l enfant et l adolescent

Les douleurs du rachis chez l enfant et l adolescent Les douleurs du rachis chez l enfant et l adolescent Pierre MARY Service de chirurgie orthopédique et réparatrice de l enfant Pr G. Filipe Hôpital d enfants A. Trousseau 100 enfants lombalgiques 1/3 =

Plus en détail

La déchirure musculaire :

La déchirure musculaire : La déchirure musculaire : Cet accident très fréquent peut laisser des séquelles parfois définitives préjudiciables au sportif. C'est pourquoi il est important de porter rapidement un diagnostic précis

Plus en détail

ALGORITHME DECISIONNEL

ALGORITHME DECISIONNEL ALGORITHME DECISIONNEL RACHIS LOMBAIRE SACRO ILIAQUES COXO FEMORALES BILAN 1 DIM RAS PATHOLOGIE LIMITEES TRAITEMENT 1 TNF LOMBAIRE NON TRAITE TNF SACRO ILIAQUE NON TRAITE BILAN CONTROLE 2 BIEN = DEBUT

Plus en détail

LA TRAUMATOLOGIE DU JOUEUR DE TENNIS

LA TRAUMATOLOGIE DU JOUEUR DE TENNIS LA TRAUMATOLOGIE DU JOUEUR DE TENNIS Dr Guillaume LEVAVASSEUR Institut régional de médecine du sport Le tennis Sport complet Force Endurance Souplesse Traumatologie Préventive Curative Le coude lien avec

Plus en détail

Cyphose posturale et pathologique

Cyphose posturale et pathologique Cyphose posturale et pathologique Brice Ilharreborde CHU Robert Debré Université Paris VII Introduction Verticalisation = antéversion du bassin Mise en place progressive des courbures 3 mois: port de tête

Plus en détail

N 92. Rachialgie. Les dix commandements [N 92] 5. Diagnostiquer une rachialgie. Argumenter l attitude thérapeutique et planifier le suivi du patient.

N 92. Rachialgie. Les dix commandements [N 92] 5. Diagnostiquer une rachialgie. Argumenter l attitude thérapeutique et planifier le suivi du patient. N 92. Rachialgie Diagnostiquer une rachialgie. Argumenter l attitude thérapeutique et planifier le suivi du patient. Statistiques ECN Question déjà tombée 3 fois. En quelques mots-clés Commune/symptomatique

Plus en détail

> Pathologie du pied. Fractures du calcanéum Fractures des métatarsiens Stratégies de prise en charge : aspect médico-économique

> Pathologie du pied. Fractures du calcanéum Fractures des métatarsiens Stratégies de prise en charge : aspect médico-économique > Pathologie du pied Fractures du calcanéum Fractures des métatarsiens Stratégies de prise en charge : aspect médico-économique > Fracture du calcanéus Anatomie Thalamus Sustentaculum tali Tubérosité Corps

Plus en détail

Quelle est l anatomie d une vertèbre lombaire?

Quelle est l anatomie d une vertèbre lombaire? Quelle est l anatomie d une vertèbre lombaire? 1 La partie lombaire de la colonne vertébrale est composée de 5 vertèbres : de haut en bas L1, L2, L3, L4 et L5. L5 s articule avec le sacrum (vertèbre S1).

Plus en détail

Les douleurs osseuses et articulaires: quelles sont-elles? Valérie Gangji Service de Rhumatologie et Médecine physique Hôpital Erasme

Les douleurs osseuses et articulaires: quelles sont-elles? Valérie Gangji Service de Rhumatologie et Médecine physique Hôpital Erasme Les douleurs osseuses et articulaires: quelles sont-elles? Valérie Gangji Service de Rhumatologie et Médecine physique Hôpital Erasme Les douleurs osseuses et articulaires La Lombalgie Douleur rachidienne

Plus en détail

L arthrose, ses maux si on en parlait!

L arthrose, ses maux si on en parlait! REF 27912016 INFORMER UPSA BROCH ARTHROSE V2 08-12.indd 2 30/08/12 11:48 Qu est-ce que l arthrose? L arthrose est une maladie courante des articulations dont la fréquence augmente avec l âge. C est une

Plus en détail

LES ACCIDENTS DORSO-LOMBAIRES

LES ACCIDENTS DORSO-LOMBAIRES LES ACCIDENTS DORSO-LOMBAIRES Le mal de dos OBJECTIFS Connaître les différentes pathologies liées aux accidents dorso-lombaires Déterminer les facteurs de risques Identifier et appliquer les techniques

Plus en détail

23/10/2012. Enoncé. Enoncé

23/10/2012. Enoncé. Enoncé Module Transversal 4 Déficience, Incapacité, Handicap Cas clinique ED MT4/7.2 Items 49-50-51-53 Fédération de Médecine Physique et de Réadaptation, CHU Montpellier-Nîmes, Sous la direction des Professeurs

Plus en détail

La pathologie méniscale

La pathologie méniscale Dr. KABBACHE Morhaf Chirurgie Orthopédique 39 1 01260 6 00 3 30 1 41 Membre de la Société Française de Chirurgie Orthopédie et traumatologie Tél. 0384798062 La pathologie méniscale Les ménisques, au nombre

Plus en détail

Traumatologie du Membre Inférieur. Service de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique CHU Dijon

Traumatologie du Membre Inférieur. Service de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique CHU Dijon Traumatologie du Membre Inférieur Service de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique CHU Dijon Fractures du col du fémur Fractures du col de fémur Fracture très fréquente chez le sujet âgé Ostéoporose

Plus en détail

PROBLEME DE DOS. I- Pourquoi souffre-t-on?

PROBLEME DE DOS. I- Pourquoi souffre-t-on? PROBLEME DE DOS I- Pourquoi souffre-t-on? Le rachis ou colonne vertébrale se compose de 24 vertèbres (7 cervicales, 12 dorsales et 5 lombaires) séparées entre elles par des joints articulés, les disques

Plus en détail

Examen des sacro iliaques : Mains sur EIPS

Examen des sacro iliaques : Mains sur EIPS Examen des sacro iliaques : Mains sur EIPS Examen statique : repérage de la position des EIPS Les notions de distance EIPS / ligne des épineuses et distance peau / face postérieure sacrum, semblent être

Plus en détail

Syndrome d Ischémie Musculaire d Effort (S.I.M.E.) ou Syndrome de loge

Syndrome d Ischémie Musculaire d Effort (S.I.M.E.) ou Syndrome de loge Syndrome d Ischémie Musculaire d Effort (S.I.M.E.) ou Syndrome de loge 1. Données épidémiologiques du syndrome de loge chronique d effort de jambe - a. La prédominance masculine est très nette, allant

Plus en détail

LES ORTHESES DE COMPRESSION CONTENTION

LES ORTHESES DE COMPRESSION CONTENTION LES ORTHESES DE COMPRESSION CONTENTION Parfois sous estimées, les orthèses de compression contention augmentent le niveau de vigilance par leur mécanisme de «rappel à l ordre», préviennent les récidives

Plus en détail

EXAMEN CLINIQUE DE LA HANCHE

EXAMEN CLINIQUE DE LA HANCHE EXAMEN CLINIQUE DE LA HANCHE RAKOTOMALALA Hoby Nomena RALANDISON Stéphane La Rhumatologie au Quotidien, mars 2014 Association des Praticiens en Rhumatologie à Madagascar (APR) 1 Introduction Hanche: ceinture

Plus en détail

L IMAGERIE MEDICALE DANS LA LOMBALGIE COMMUNE

L IMAGERIE MEDICALE DANS LA LOMBALGIE COMMUNE L IMAGERIE MEDICALE DANS LA LOMBALGIE COMMUNE DE L ADULTE DOSSIER DOCUMENTAIRE JUIN 2009 COMITE DE REDACTION René LE JEUNE Jean BATTINI Arnaud GANNE Jean-Yves HASCOET COMITE DE RELECTURE Didier MYHIE Hervé

Plus en détail

Prévenir... le mal de dos

Prévenir... le mal de dos Prévenir... le mal de dos 5 Mal de dos mal du siècle Qui n a pas un jour souffert du mal de dos? 8 personnes sur 10 souffrent ou souffriront du dos Plus d un français sur trois déclare avoir souffert du

Plus en détail

Ne jamais prendre de bain de pied chaud et ne jamais appliquer de pommade chauffante!

Ne jamais prendre de bain de pied chaud et ne jamais appliquer de pommade chauffante! CONDUITE A TENIR SUR LE TERRAIN DANS LES SITUATIONS LES PLUS URGENTES. Toutes les équipes n'ont pas un kinésithérapeute ou un médecin dans leur staff. Les dirigeants d'équipe amateur, mais surtout les

Plus en détail

Attention : ce document est fictif et ne constitue qu un exemple de REM possible.

Attention : ce document est fictif et ne constitue qu un exemple de REM possible. Attention : ce document est fictif et ne constitue qu un exemple de REM possible. RAPPORT D ÉVALUATION MÉDICALE A. Renseignements sur le travailleur Nom à la naissance Prénom Adresse N o Rue App. N o de

Plus en détail

Exercices pour lombalgiques

Exercices pour lombalgiques Exercices pour lombalgiques Ces exercices simples sont à effectuer au moins 3 fois par semaine ou mieux quotidiennement, au moment où vous le désirez. Ils doivent être exécutés sur une surface dure (par

Plus en détail

Ostéopathie et lombalgie! en phase aigue" Xavier Dufour" Gilles Barette "

Ostéopathie et lombalgie! en phase aigue Xavier Dufour Gilles Barette Ostéopathie et lombalgie! en phase aigue" Xavier Dufour" Gilles Barette " Définition" # Société Française de Rhumatologie! # Douleur allant de la charnière dorsolombaire au bassin pouvant irradier jusqu$au

Plus en détail

Item 182 : Accidents des anticoagulants

Item 182 : Accidents des anticoagulants Item 182 : Accidents des anticoagulants Date de création du document 2008-2009 Table des matières 1 Cruralgie par hématome du psoas...1 1. 1 Signes évocateurs d un hématome du psoas devant une cruralgie...

Plus en détail

Les étirements : Pourquoi faut-il s étirer quand on fait de l Aviron?

Les étirements : Pourquoi faut-il s étirer quand on fait de l Aviron? ÉTIREMENTS Les étirements : Pourquoi faut-il s étirer quand on fait de l Aviron? Les exercices d étirements font partie intégrante de toutes les pratiques sportives, quels que soient l âge et le niveau

Plus en détail

Athénée Royal d Evere

Athénée Royal d Evere Athénée Royal d Evere Prévention des hernies discales en milieu scolaire et dans la vie de tous les jours Présenté par Didier Vanlancker LEVAGE DE CHARGES POSITION INITIALE Levage de charges Jambes légèrement

Plus en détail

CAS CLINIQUE n 1. CAS CLINIQUE n 1 EXAMEN CLINIQUE. CAS CLINIQUE n 1 ANAMNESE 22/06/2011

CAS CLINIQUE n 1. CAS CLINIQUE n 1 EXAMEN CLINIQUE. CAS CLINIQUE n 1 ANAMNESE 22/06/2011 T. Sacroug L. Brulhart D. Nguyen Lombalgie, syndrome radiculaire: quelle imagerie pour qui et à quel moment? Patient de 67 ans En vacances à Genève, retour à Moscou prévu 15 jours après notre 1 ère consultation.

Plus en détail

Gymnastique du dos. Introduction Anatomie du dos Les pathologies du dos Les causes Influence de la posture La prévention. Plan du cours.

Gymnastique du dos. Introduction Anatomie du dos Les pathologies du dos Les causes Influence de la posture La prévention. Plan du cours. Gymnastique du dos Plan du cours Introduction Anatomie du dos Les pathologies du dos Les causes Influence de la posture La prévention Introduction LE DOS est la 1ère cause d invalidité chez les moins de

Plus en détail

Fiche AP5 - Les étirements :

Fiche AP5 - Les étirements : Fiche AP5 - Les étirements : pourquoi faut-il s étirer quand on fait du sport? Les exercices d étirements font partie intégrante de toutes les pratiques sportives (qu il s agisse de sport au quotidien

Plus en détail

Hernies discales. Session 7. Neuro Rachis. Hernies discales. Signes cliniques 19/02/2011. K Chaumoitre F Craighero Sce Imagerie -CHU Nord

Hernies discales. Session 7. Neuro Rachis. Hernies discales. Signes cliniques 19/02/2011. K Chaumoitre F Craighero Sce Imagerie -CHU Nord Session 7 Neuro Rachis Hernies discales K Chaumoitre F Craighero Sce Imagerie -CHU Nord Cours étudiants session 7 Exploration d une lombosciatique résistante au traitement médical + repos Radio: rachis

Plus en détail

Les vertèbres cervicales sont très mobiles et forment un angle de 25, les dorsales 60, la lombaire 90.

Les vertèbres cervicales sont très mobiles et forment un angle de 25, les dorsales 60, la lombaire 90. Lésions des parties nobles de la moelle épinière Eléments osseux : corps vertébral articulaires lames épineuses transverses pédicules vertébraux Eléments non osseux (sagittal) : disques ligaments capsules

Plus en détail

Respiration abdominale d effort encore appelée respiration abdominale inversée

Respiration abdominale d effort encore appelée respiration abdominale inversée Respiration abdominale d effort encore appelée respiration abdominale inversée Intérêt dans la prévention et le traitement des LOMBALGIES, SCIATIQUES et RACHIALGIES et dans les MANUTENTIONS DE CHARGES

Plus en détail

Quelques exercices pour prévenir le mal de dos

Quelques exercices pour prévenir le mal de dos KINĒ SITHĒ RAPIE DU SPORT Fiche Pratique publiée le 01.10.08 Quelques exercices pour prévenir le mal de dos Par le Docteur Frédéric Maton, médecin du sport. La première étape d une bonne prévention, passe

Plus en détail

L appareil locomoteur

L appareil locomoteur L appareil locomoteur Plan Introduction Anatomie physiologie Orthopédie - Traumatologie Rhumatologie Pathologies infectieuses Pathologies tumorales Pathologies neuro- dégénératives Répercussions de ces

Plus en détail

Les entorses de la cheville (257c) Professeur Dominique SARAGAGLIA Mars 2003

Les entorses de la cheville (257c) Professeur Dominique SARAGAGLIA Mars 2003 Les entorses de la cheville (257c) Professeur Dominique SARAGAGLIA Mars 2003 Pré-Requis : Anatomie descriptive et fonctionnelle de la cheville Résumé : L entorse de la cheville est probablement la lésion

Plus en détail

Dr Patrick KALFON Dr F. Zonens-Hirszowski PR B.Laurent DU douleur Pointe à Pitre 17-21 février 2014

Dr Patrick KALFON Dr F. Zonens-Hirszowski PR B.Laurent DU douleur Pointe à Pitre 17-21 février 2014 Dr Patrick KALFON Dr F. Zonens-Hirszowski PR B.Laurent DU douleur Pointe à Pitre 17-21 février 2014 Sommaire Généralités Définitions Épidémiologie qqs chiffres Rappel anatomique Physiopathologie Facteurs

Plus en détail

Les étirements. Objectifs. Conseils

Les étirements. Objectifs. Conseils Les exercices d étirements font partie intégrante de toutes les pratiques sportives (qu il s agisse de sport au quotidien ou de sport de haut niveau), quels que soient l âge et le niveau du pratiquant.

Plus en détail

Pathologie sterno costo claviculaire Démarche d imagerie

Pathologie sterno costo claviculaire Démarche d imagerie Pathologie sterno costo claviculaire Démarche d imagerie Parier j. Radier c Maussins Nollet Anatomie ligament sterno-claviculaire antérieur et postérieur Ligament costo-claviculaire ligament inter-claviculaire

Plus en détail

Rôle et principe de l articulation coxo-fémorale

Rôle et principe de l articulation coxo-fémorale Rôle et principe de l articulation coxo-fémorale Elle est composée du cotyle et de la tête fémorale. Le cotyle fait partie de l os iliaque, qui est l os du bassin. La tête fémorale est située à la partie

Plus en détail

Prévention des Lombalgies par une gymnastique douce et régulière.

Prévention des Lombalgies par une gymnastique douce et régulière. Mathias WILLAME Masseur Kinésithérapeute Ostéopathie. Prévention des Lombalgies par une gymnastique douce et régulière. Ces exercices simples sont à effectuer au moins 3 fois par semaine ou mieux quotidiennement,

Plus en détail

Le stretching. 3 Le stretching. 1. Définition. 2. Répertoire gestuel. Etirements de la chaîne postérieure au sol

Le stretching. 3 Le stretching. 1. Définition. 2. Répertoire gestuel. Etirements de la chaîne postérieure au sol 3 Le stretching 1. Définition Le stretching, traduction anglaise pour étirement est une technique de préparation du corps, de maintien ou de remise en forme basée sur l amélioration des amplitudes articulaires

Plus en détail

Traumatismes du rachis cervical : évaluation par scanner et IRM

Traumatismes du rachis cervical : évaluation par scanner et IRM Traumatismes du rachis cervical : évaluation par scanner et IRM MDCT and MRI evaluation of cervical spine trauma Michael Utz & Shadab Khan & Daniel O Connor & Stephen Meyers Elsa Meyer 24/04/14 A. Introduction

Plus en détail

EXAMEN CLINIQUE DE LA HANCHE MAIS AUSSI. Les douleurs référées et irradiées

EXAMEN CLINIQUE DE LA HANCHE MAIS AUSSI. Les douleurs référées et irradiées EXAMEN CLINIQUE DE LA HANCHE «Les pièges et difficultés» Quand le patient décrit sa douleur de hanche, il évoque une région douloureuse et non l articulation coxo-fémorale La souffrance de la coxo-fémorale

Plus en détail

Table des matières. Remerciements...v. Préface... vii. Avant-propos... xi. Mode d utilisation du manuel et du DVD... xv

Table des matières. Remerciements...v. Préface... vii. Avant-propos... xi. Mode d utilisation du manuel et du DVD... xv Remerciements...v Préface... vii Avant-propos... xi Mode d utilisation du manuel et du DVD... xv Nomenclature française traditionnelle et terminologie anatomique officielle...xvii Table des matières...

Plus en détail

Lesblessuresdu trailer. MAROUD Gwendoline WE entraînement 8 et 9 mai 2015

Lesblessuresdu trailer. MAROUD Gwendoline WE entraînement 8 et 9 mai 2015 Lesblessuresdu trailer MAROUD Gwendoline WE entraînement 8 et 9 mai 2015 Les BLESSURES du TRAILER Problèmes AIGUS (survenue BRUTALE) Lésions musculaires Entorses de cheville Problèmes CHRONIQUES (début

Plus en détail

Anatomie fonctionnelle Le tronc

Anatomie fonctionnelle Le tronc Anatomie fonctionnelle Le tronc Les principaux mouvements du tronc Face antérieure : les abdominaux Rôles Grand droit Petit oblique Grand oblique Transverse Précautions à prendre Face postérieure : la

Plus en détail

C. Rachis. Sommaire 01 C 02 C 03 C 04 C 05 C 06 C 07 C 08 C 09 C

C. Rachis. Sommaire 01 C 02 C 03 C 04 C 05 C 06 C 07 C 08 C 09 C C. Rachis Sommaire 1 C 2 C 3 C 4 C 5 C 6 C 7 C 8 C 9 C Affections congénitales... 1 Syndrome médullaire... 1 Possibilité de subluxation atloïdo-axoïdienne... 1 Cervicalgie commune... 1 Névralgie cervico-brachiale...

Plus en détail

PLAN *** PLACE DE LA MESOTHERAPIE DANS LE TRAITEMENT DE LA DOULEUR DES TENDINOPATHIES

PLAN *** PLACE DE LA MESOTHERAPIE DANS LE TRAITEMENT DE LA DOULEUR DES TENDINOPATHIES PLAN *** DEFINITION GENERALITES SUR LES TENDINOPATHIES 1) Tendinites d insertion 2) Tendinites corporéales 3) Tendinites de jonction 4) Ténosynovites - sténosantes - exsudatives PLACE DE LA MESOTHERAPIE

Plus en détail

ERGONOMIE POSTURES ET GESTES

ERGONOMIE POSTURES ET GESTES Hygiène Industrielle - Santé au Travail ERGONOMIE Ingénieurs en Sécurité Industrielle POSTURES ET GESTES I - RAPPEL D'ANATOMIE... 1 II - POSTE DE TRAVAIL... 3 1 - Postures...3 2 - Effet sur l organisme...3

Plus en détail

SCOLIOSE IDIOPATHIQUE DE L ADOLESCENT. Fev 2013 New England Journal of Medecine

SCOLIOSE IDIOPATHIQUE DE L ADOLESCENT. Fev 2013 New England Journal of Medecine SCOLIOSE IDIOPATHIQUE DE L ADOLESCENT Fev 2013 New England Journal of Medecine Définition Courbure latérale de la colonne vertébrale d au moins 10 sur une radiographie du rachis dans le plan frontal en

Plus en détail

FRACTURE DE LA BASE DU 5ème METATARSIEN

FRACTURE DE LA BASE DU 5ème METATARSIEN FRACTURE DE LA BASE DU 5ème METATARSIEN Sylvie BESCH Hôpital National de Saint Maurice Service de Rééducation Fonctionnelle et Traumatologie FRACTURE DES MÉTATARSIENS GÉNÉRALITÉS Fréquence +++ Différents

Plus en détail

PREVENTION DES BLESSURES Vol.4

PREVENTION DES BLESSURES Vol.4 Les spécifications produits peuvent changer sans notification préalable. Nous nous attachons à produire des articles de la meilleure qualité. Si vous constatiez quelque chose d anormal, ou un défaut, contactez

Plus en détail

Scolioses lombaires de l adulte : clinique et traitement médical

Scolioses lombaires de l adulte : clinique et traitement médical Scolioses lombaires de l adulte : clinique et traitement médical Par Pierre Antonietti Chirurgien orthopédiste Clinique Jouvenet, Paris Il existe deux types de scolioses de l adulte : des scolioses de

Plus en détail

EPAULE DOULOUREUSE. 1 - Instable

EPAULE DOULOUREUSE. 1 - Instable EPAULE DOULOUREUSE Une épaule douloureuse peut se rencontrer dans au moins 5 tableaux : douloureuse et instable, douloureuse avec diminution de la force, douloureuse et raide, arthrose douloureuse, douloureuse

Plus en détail

NE VOUS JETEZ PAS SUR L ICONOGRAPHIE

NE VOUS JETEZ PAS SUR L ICONOGRAPHIE NCB OU TENDINITE? Causes les plus fréquentes de douleur récente de l épaule et du MS PRISE EN CHARGE D UNE NCB ET D UNE TENDINOPATHIE D ÉPAULE? Emmanuel Hoppé Service de Rhumatologie 17 janvier 2013 De

Plus en détail

Pour quelles raisons avons-nous, ainsi que plus de 100 kinésithérapeutes belges, choisi Mastercare la table thérapeutique suédoise?

Pour quelles raisons avons-nous, ainsi que plus de 100 kinésithérapeutes belges, choisi Mastercare la table thérapeutique suédoise? Article rédigé par Madame Karin Timmermans (en 2003), directrice du centre du dos 'Mastercare Rugcentrum' près d Anvers où elle exerce la profession de kinésithérapeute. Madame Timmermans a près de 20

Plus en détail

LESIONS MUSCULO-TENDINEUSES ET MESOTHERAPIE

LESIONS MUSCULO-TENDINEUSES ET MESOTHERAPIE LESIONS MUSCULO-TENDINEUSES ET MESOTHERAPIE Philippe Ducreux Septembre 2015 Calvi LESIONS MUSCULO-TENDINEUSES ET MESOTHERAPIE Lésions musculaires seules Lésions tendineuses seules Lésions associées: muscles

Plus en détail

Place de l arthroplastie (Prothèse totale de disque) dans le traitement de la hernie discale

Place de l arthroplastie (Prothèse totale de disque) dans le traitement de la hernie discale Place de l arthroplastie (Prothèse totale de disque) dans le traitement de la hernie discale Dr Lecomte Yves Chirurgie orthopédique Clinique de l Espérance CHC-Liège Replacer la hernie discale dans l histoire

Plus en détail

LE RACHIS : UNE ENTITE COMPLEXE IMPORTANTE A PRESERVER

LE RACHIS : UNE ENTITE COMPLEXE IMPORTANTE A PRESERVER LE RACHIS : UNE ENTITE COMPLEXE IMPORTANTE A PRESERVER I : INTRODUCTION Dans le cadre de la Semaine Européenne de la Construction il est utile de se remémorer ou de prendre simplement conscience que notre

Plus en détail

STENOSE LOMBAIRE DU CANAL RACHIDIEN OU CANAL LOMBAIRE ETROIT

STENOSE LOMBAIRE DU CANAL RACHIDIEN OU CANAL LOMBAIRE ETROIT STENOSE LOMBAIRE DU CANAL RACHIDIEN OU CANAL LOMBAIRE ETROIT Madame, Monsieur, Vous souffrez d une sténose du canal lombaire, une intervention chirurgicale est envisagée. Afin de prendre une décision en

Plus en détail

Votre médecin et ou votre chirurgien par l analyse de vos symptômes et un examen médical précis (tests de conflit) évoqueront le diagnostic.

Votre médecin et ou votre chirurgien par l analyse de vos symptômes et un examen médical précis (tests de conflit) évoqueront le diagnostic. LE CONFLIT SOUS ACROMIAL a) Fonction Lors des mouvements du membre supérieur, les tendons de la coiffe des rotateurs passent sous un élément osseux et ligamentaire (arche) composé de la face inférieure

Plus en détail

Docteur Yann Philippe CHARLES, Professeur Jean-Paul STEIB, Service de Chirurgie du Rachis, Hôpital Civil

Docteur Yann Philippe CHARLES, Professeur Jean-Paul STEIB, Service de Chirurgie du Rachis, Hôpital Civil LA LOMBALGIE Docteur Yann Philippe CHARLES, Professeur Jean-Paul STEIB, Service de Chirurgie du Rachis, Hôpital Civil 1. INTRODUCTION La pathologie dégénérative du rachis lombaire est fréquente : la majorité

Plus en détail

HERNIES CERVICALE ET LOMBAIRE

HERNIES CERVICALE ET LOMBAIRE HERNIES CERVICALE ET LOMBAIRE INTRODUCTION Hernie discale : débord disque Membre inférieur: Sciatique Cruralgie Membre supérieur Névralgie cervico-brachiale (NCB) RAPPELS ANATOMIQUES L5 Racine S1 S1 PHYSIOPATHOLOGIE

Plus en détail

Anatomie. Le bassin inflammatoire. 3 grands cadres. 4 tableaux. Spondylarthrite ankylosante. Spondylarthrite ankylosante 26/10/13

Anatomie. Le bassin inflammatoire. 3 grands cadres. 4 tableaux. Spondylarthrite ankylosante. Spondylarthrite ankylosante 26/10/13 Anatomie Enthésopathies Docteur Emmanuel Hoppé Service de Rhumatologie CHU Angers 18.10.2013 Symphyse pubienne Coxo-fémorales Bursopathies Sacroiliaques 4 tableaux 3 grands cadres Douleur lombofessière

Plus en détail

Lombalgies et Sciatiques - La prise en charge médicale

Lombalgies et Sciatiques - La prise en charge médicale 4 ème Rencontre Médico-Chirurgicale LE RACHIS Lombalgies et Sciatiques - La prise en charge médicale S.A. Amouzougan, Rhumatologue CHU de St Etienne & Hôpital Emile Roux, Le puy Quelques rappels anatomiques

Plus en détail

Cas clinique. Les difficultés de la reprise ou du maintien dans l emploi des lombalgiques. Antécédents locomoteurs.

Cas clinique. Les difficultés de la reprise ou du maintien dans l emploi des lombalgiques. Antécédents locomoteurs. Cas clinique Les difficultés de la reprise ou du maintien dans l emploi des lombalgiques Monsieur C.., né dans le DOUBS en 1975 Célibataire, sans enfants BEP électrotechnique BAC Professionnel électrotechnique

Plus en détail

Les entorses de la cheville

Les entorses de la cheville Les entorses de la cheville François Bonnomet Hôpitaux Universitaires de Strasbourg Rappels anatomiques Tubercule de Tillaux Ligament tibio fibulaire antérieur Malléole latérale Malléole médiale Ligament

Plus en détail

THERAPIE PAR ONDES DE CHOC

THERAPIE PAR ONDES DE CHOC THERAPIE PAR ONDES DE CHOC sales@btlnet.com www.btlnet.com Tous les droits sont réservés. Toutes les précautions pour offrir des informations précises et pour suivre les mises à jour ont été prises, nous

Plus en détail

L ENTORSE DE CHEVILLE AU SERVICE D URGENCES 5ème Conférence de Consensus de la SFUM

L ENTORSE DE CHEVILLE AU SERVICE D URGENCES 5ème Conférence de Consensus de la SFUM L ENTORSE DE CHEVILLE AU SERVICE D URGENCES 5ème Conférence de Consensus de la SFUM V e conférence de consensus en médecine d urgence de la Société Francophone d Urgences Médicales Roanne, 28 avril 1995

Plus en détail

Syndrome du piriforme ou syndrome de la traversée fessière. Place de la thérapie manuelle

Syndrome du piriforme ou syndrome de la traversée fessière. Place de la thérapie manuelle Syndrome du piriforme ou syndrome de la traversée fessière Place de la thérapie manuelle Définition Il est habituel de parler de syndrome du piriforme L étude anatomique de la région laisse penser que

Plus en détail

Sémiologie du genou. Rappels anatomiques participant à la stabilité du genou

Sémiologie du genou. Rappels anatomiques participant à la stabilité du genou Sémiologie du genou Rappels anatomiques participant à la stabilité du genou Eléments passifs - Ligaments o Croisés : antérieur et postérieur = Stabilité antéro-postérieure o Latéraux : interne et externe

Plus en détail

Comment mieux se tenir sans peine. ( ou presque sans peine )

Comment mieux se tenir sans peine. ( ou presque sans peine ) Comment mieux se tenir sans peine ( ou presque sans peine ) Notre structure rigide est le squelette, composé de nombreux segments mobiles les uns par rapport aux autres. Et maintenu dans l espace par le

Plus en détail

cas clinique n 3 et 4

cas clinique n 3 et 4 cas clinique cas clinique n 3 et 4 Cas n 3. Bilan d une lombalgie L5 très invalidante. Une IRM est réalisée dans le bilan.interpréter la coupe réalisée en séquence pondérée T2.??? Cas n 4. Bilan d une

Plus en détail

SCINTIGRAPHIE OSSEUSE ET RHUMATOLOGIE. Docteur Antoine MONET Jeudi 8 octobre 2009

SCINTIGRAPHIE OSSEUSE ET RHUMATOLOGIE. Docteur Antoine MONET Jeudi 8 octobre 2009 SCINTIGRAPHIE OSSEUSE ET RHUMATOLOGIE Docteur Antoine MONET Jeudi 8 octobre 2009 Maladie de PAGET Fractures ostéoporotiques Rhumatismes inflammatoires Spondylodiscite Fibromyalgies MALADIE DE PAGET Augmentation

Plus en détail

DIAGNOSTIC D'UNE HANCHE DOULOUREUSE

DIAGNOSTIC D'UNE HANCHE DOULOUREUSE Il est en règle facile parce qu il s agit le plus souvent d une coxarthrose que l on reconnaît sur la radio simple. Il faut néanmoins savoir qu une douleur de hanche ne correspond pas toujours à une atteinte

Plus en détail

La maladie discale lombalgie et radiculalgie. Conduite à tenir vue du chirurgien Dr coursimault & Dr gosset

La maladie discale lombalgie et radiculalgie. Conduite à tenir vue du chirurgien Dr coursimault & Dr gosset La maladie discale lombalgie et radiculalgie Conduite à tenir vue du chirurgien Dr coursimault & Dr gosset Invitation téléphonique du Dr Benoit COURSIMAULT Dr Benoit COURSIMAULT Chir. Orthopédique Haguenau

Plus en détail

Ecole du dos de Paris. Traitement et Prévention de la lombalgie commune

Ecole du dos de Paris. Traitement et Prévention de la lombalgie commune Ecole du dos de Paris Traitement et Prévention de la lombalgie commune Les différentes façons d envisager Dans la forme: Libéral / Hôpital Prise en charge curative Place de l auto-traitement Dans le fond:

Plus en détail

Informations pour le patient sur la prothèse de disque intervertébral Prodisc-L pour vertèbres lombaires.

Informations pour le patient sur la prothèse de disque intervertébral Prodisc-L pour vertèbres lombaires. Informations pour le patient sur la prothèse de disque intervertébral Prodisc-L pour vertèbres lombaires. Fonctions de la colonne vertébrale Stabilité La colonne vertébrale humaine forme le squelette axial

Plus en détail

Attention les articulations La meilleure prévention.

Attention les articulations La meilleure prévention. Attention les articulations La meilleure prévention. Suva Caisse nationale suisse d assurance en cas d accidents Case postale 6002 Lucerne Téléphone 041 419 51 11 Fax 041 419 59 17 (pour commandes) Internet

Plus en détail

LA SPONDYLARTHRITE ANKYLOSANTE Rhumatisme inflammatoire chronique du bassin et de la colonne vertébrale ème rhumatisme inflammatoire chronique après la Polyarthrite Rhumatoïde et le Rhumatisme Psoriasique

Plus en détail

Gymnastique-Dos Méthode Mézières

Gymnastique-Dos Méthode Mézières Gymnastique-Dos Méthode Mézières Présentation simplifiée Stéphane CARTRON - Professeur de gymnastique - Intervenant à la Faculté des Sciences du Sport et au CREPS de Poitiers - Master en Sciences et Techniques

Plus en détail

HALTEROPHILIE ET PREVENTION DES PROBLEMES DE DOS

HALTEROPHILIE ET PREVENTION DES PROBLEMES DE DOS HALTEROPHILIE ET PREVENTION DES PROBLEMES DE DOS En dehors du contexte des pathologies de la colonne vertébrale, nombre de personnes d âges variés souffrent du dos de façon régulière. Sans volonté d être

Plus en détail

CHIRURGIE DES LOMBO SCIATALGIES INDICATIONS OPERATOIRES

CHIRURGIE DES LOMBO SCIATALGIES INDICATIONS OPERATOIRES CHIRURGIE DES LOMBO SCIATALGIES INDICATIONS OPERATOIRES Soirée du 10/05/2010 AFMC Lagny sur Marne Intervenant Gaëlle MOUTON PARADOT Organisateur Francis ABRAMOVICI LOMBO SCIATALGIES Soirée du 10/05/2010

Plus en détail

NE LUI TOURNEZ PAS LE DOS. Exercices pratiques pour diminuer le mal de dos OS ET ARTICULATIONS

NE LUI TOURNEZ PAS LE DOS. Exercices pratiques pour diminuer le mal de dos OS ET ARTICULATIONS NE LUI TOURNEZ PAS LE DOS Exercices pratiques pour diminuer le mal de dos OS ET ARTICULATIONS Le mal de dos s améliore en bougeant Ce que vous devez savoir En général, le mal de dos n est pas causé par

Plus en détail

Qu est ce qu une rupture de la coiffe des rotateurs?

Qu est ce qu une rupture de la coiffe des rotateurs? Qu est ce qu une rupture de la coiffe des rotateurs? La rupture des tendons de la coiffe des rotateurs est une déchirure des tendons au niveau de leur insertion sur l humérus. Il s agit le plus souvent

Plus en détail

Survenue aigüe Peut évoluer par étapes Douleur latérale ou fessière Reproduite par le mouvement nocif Testing des rotateurs

Survenue aigüe Peut évoluer par étapes Douleur latérale ou fessière Reproduite par le mouvement nocif Testing des rotateurs Lésions musculaires des Membres inférieurs, fréquentes Rôle du sport 46 ème Congrès de Médecine Manuelle-Ostéopathie Ploërmel, 15 Octobre 2011. Dr Th. CHARLAND M inférieurs : Quadriceps, Droit fémoral,

Plus en détail

LYSES ISTHMIQUES ET SPONDYLOLISTHESIS PAR LYSE ISTHMIQUE

LYSES ISTHMIQUES ET SPONDYLOLISTHESIS PAR LYSE ISTHMIQUE LYSES ISTHMIQUES ET SPONDYLOLISTHESIS PAR LYSE ISTHMIQUE Aspects cliniques et radiologiques P. Guigui, Hôpital Beaujon Paris Introduction Affection fréquente 5% à 7% Homme 2% à 5% Femme Le plus souvent

Plus en détail

Accidents des anticoagulants

Accidents des anticoagulants 30 Item 182 Accidents des anticoagulants Insérer les T1 Objectifs pédagogiques ENC Diagnostiquer un accident des anticoagulants. Identifier les situations d urgence et planifier leur prise en charge. COFER

Plus en détail

Définition. remaniements de l os sous chondral, à la production d ostéophytes, et à des épisodes d inflammation du liquide synovial

Définition. remaniements de l os sous chondral, à la production d ostéophytes, et à des épisodes d inflammation du liquide synovial Arthrose Définition n Dégradation du cartilage associée à des remaniements de l os sous chondral, à la production d ostéophytes, et à des épisodes d inflammation du liquide synovial n Touche tous les éléments

Plus en détail

DOULEURS ARTICULAIRES

DOULEURS ARTICULAIRES DOULEURS ARTICULAIRES DEFINITIONS ARTHRALGIES ARTHRITES (Atteinte de la synoviale): INFECTIEUX, INFLAMMATOIRE, METABOLIQUE ARTHROSE (atteinte du cartilage) MODALITES DE L'EXAMEN CLINIQUE - Siège - Horaire

Plus en détail