Les coulisses de l accueil des jeunes enfants Les professionnels témoignent et osent dire ce qui ne se voit pas toujours

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1 Les coulisses de l accueil des jeunes enfants Les professionnels témoignent et osent dire ce qui ne se voit pas toujours En 2008, Madame Tabarot, Députée Maire dans les Alpes Maritmes présentait un rapport qui avait l ambiton de proposer un droit opposable à l accueil du jeune enfant. En 2009, Madame Morano Secrétaire d Etat chargée à la Famille avait réussi à metre en colère l ensemble des professionnels du secteur de la pette enfance en proposant la négociaton d un nouveau décret pour assouplir les conditons d accueil et ainsi offrir plus de places aux familles. En 2010, le décret passe en force sans qu aucune rencontre n ait lieu entre le gouvernement et les professionnels du secteur. Pour la première fois en France tout ce secteur professionnel descend dans la rue pour manifester. Pendant ce temps, les mécontents s organisent et travaillent sur des propositons à faire aux élus en charge de la Naton : c est la paruton du plan d urgence de la pette enfance portée par le collectf PAS DE BEBE A LA CONSIGNE. Mais sur le terrain les conditons d accueil sont toujours difciles voire de plus en plus difciles. En 2012, un nouveau gouvernement arrive au pouvoir, des espoirs sont permis. En juillet, Madame Bertnot, ministre-déléguée chargée de la Famille, rencontre une délégaton du collectf et présente son plan d actons. Metre en place une véritable politque de qualité semble être une préoccupaton principale en différenciant l accueil de la garde. Les parents seront concertés dans 4 régions et un travail sera entrepris pour préparer la conventon d objectfs de geston avec la CNAF début C est parce que nous trouvons que ce travail de préparaton est important que la FNEJE souhaite présenter les témoignages suivants. Certains rendent compte des difcultés vécues au quotdien dans les établissements d accueil des jeunes enfants, d autres présentent les solutons pensées pour metre la qualité de l accueil au centre des préoccupatons. Est présenté également un communiqué de presse des acteurs d une région de France quelque fois oubliée : la Réunion En 2013 : La FNEJE (forte de ses 37 associatons départementales) espère en ce travail de constructon collectve nécessaire à tous les acteurs qui travaillent en tension actuellement Corinne CHAILLAN Présidente de la FNEJE F.N.E.J.E 3, Place Johann Strauss TOURS Tél. : Fax : Site : 1

2 SOMMAIRE DU DOSSIER «TEMOIGNAGES» - Témoignage 1 : Difcultés rencontrées par l absence de personnel en mult-accueil de 60 places. - Témoignage 2 : Interpellaton des élus par une équipe de crèche concernant le manque de personnel auprès des enfants. - Témoignage 3 : Problématque liée à la difculté de recruter du personnel qualifé du fait des conditons de rémunératon des éducatrices de jeunes enfants. - Témoignage 4 et 5 : entreprises de crèches et conditons de travail. - Témoignage 8 : les formatons CAP et BAC professionnel «accompagnement, soins et services à la personne» ne nécessite pas de sélecton : comment faire pour défnir un parcourt professionnalisant? Quel accompagnement? quelles passerelles? - Témoignage 9 : Des objets spécifques exigeants en matère de qualité : quel accompagnement fnancier? - Témoignage 1O : Une initatve spécifque pour l accompagnement des maisons d assistants maternels. - Témoignage 11 : Mutualiser des moyens pour une économie de coût au détriment de la prestaton rendue ; quel contrôle des réalités? - Témoignage 12 : La situaton de LA REUNION : interprétaton des réglementatons au détriment de la qualité. F.N.E.J.E 3, Place Johann Strauss TOURS Tél. : Fax : Site : 2

3 REFLEXIONS ET PROPOSITIONS PORTEES PAR LA FNEJE La FNEJE a recueilli ces témoignages, les a présenté à Sylvain Lemoine, Conseiller Technique pour l enfance, la parentalité et l égalité des droits, et souhaite en trer quelques éléments de réfexions et de propositons pour répondre à un travail de concertaton proposé par le ministère de la Famille. - L offre d accueil insufsante pour répondre aux besoins des familles et l assouplissement des normes d accueil ont entrainé le développement des dispositfs importants soumis à des réglementatons différentes. - L atractvité des méters qualifés dans le secteur de la pette enfance est un frein au développement du nombre de professionnels. - L accueil collectf est un mode privilégié par les familles. A - La France a vu ces dernières années un nombre important de créatons de nouveaux modes d accueil : Ceux-ci peuvent se distnguer en 2 catégories : l accueil individuel et l accueil collectf. En matère d accueil individuel : L accueil chez l assistant maternel L accueil au domicile d un parent ou l accueil partagé. En ce qui concerne l accueil collectf des enfants, les propositons sont plus variées mais moins nombreuses : Les Mult-accueils Les crèches Les micro-crèches Les haltes-garderies Les jardins d enfants Les jardins d éveil Les dispositfs passerelles Les centres de loisirs maternels (ACM) Les maisons d assistants maternels. Les garderies périscolaires Les classes maternelles Ces dispositfs doivent être structurés sur les différents territoires pour la créaton d une véritable politque territoriale au sein des maisons départementales de la pette enfance afn de développer la complémentarité et la mise en réseau tout en gardant comme priorité la contnuité de l accueil de l enfant comme élément de qualité de celui-ci. La cohésion de cete propositon ne peut se construire que par une réglementaton cohérente et harmonisée. F.N.E.J.E 3, Place Johann Strauss TOURS Tél. : Fax : Site : 3

4 En effet, actuellement les référentels de compétences pour l accueil individuel des assistants maternel devraient s appliquer aux auxiliaires parentaux. Au sujet des accueils collectfs : les conditons de qualifcaton du personnel ne sont pas les mêmes. Les normes concernant les locaux sont différentes, la réglementaton au sujet de la restauraton aussi. Le taux d encadrement n est pas le même le matn dans une micro-crèche que dans une mini crèche? Ainsi que pour l accueil des enfants de 2 ans dans une crèche, un jardin d éveil, un centre de loisir? La FNEJE propose concernant le développement des dispositifs d accueil : - Le développement de l accueil collectf pour ratraper le retard pris et pour satsfaire les premières demandes des Familles. - Le redéploiement des dispositfs passerelles comme structures intéressantes à développer - Le taux d encadrement auprès des enfants ne doit pas être modifé et doit être harmonisé dans tous les dispositfs. - La qualifcaton des personnels doit être une priorité en incluant des projets de professionnalisaton pour les catégories V. - Dans les secteurs des crèches d entreprises : les conditons d emploi des personnels doivent s accompagner de conventons collectves pour améliorer les conditons du personnel et de contrôle de l utlisaton des fonds publics. - Les fnancements doivent intégrer les charges supplémentaires quand les projets d accueil intègrent des spéciftés (accueil d enfants porteur d un handicap, problématque des heures atypiques, parcourt de professionnalisaton..) - Les projets d établissement doivent être de véritables outls de constructon collectve et pris en compte dans les évaluatons et leur actualisaton. - Les MAM doivent être reconnues comme des structures collectves. - Le personnel de PMI des sectons modes d accueil ont des difcultés pour accompagner les projets des structures : ces équipes doivent être étoffées et organisée pour fonctonner en pluridisciplinarité. - Les CDAJE (Commissions Départementales d Accueil des Jeunes Enfants) dispositfs consultatfs doivent évoluer vers une instance plus décisionnelle accompagnée de moyens pour une réelle politque de concertaton et de décisions dans les territoires. B) l atractvité des méters du secteur de la pette enfance : - le manque de professionnels qualifés : certains observatoires de régions n ont pas intégré le méter d éducateur de jeunes enfants sur leur site internet. -les personnes qui peuvent se tourner vers ces méters ont souvent eu un parcours précédant et ne peuvent faire valoir une formaton par apprentssage ayant dépassées l âge pour la prise en F.N.E.J.E 3, Place Johann Strauss TOURS Tél. : Fax : Site : 4

5 charge de leur fnancement et se satsfont d une VAE de Cap pette enfance : formaton peu qualifée. - les formatons CAP et BAC pro d accompagnement aux soins et services à la personne ne demandent pas de sélecton et les dispositfs de formaton sont insufsants. Le personnel qualifé doit rester dans l'encadrement de groupe d'enfants pour accompagner dans la réfexion et la posture professionnelle les personnels moins formés qui sont souvent démunis face à des situatons complexes (de confit, d'agressivité forte d'enfants...) pour un accueil de qualité des familles et des enfants, et permetre aux professionnels moins diplômés de travailler dans des conditons correctes, se sentant soutenus. La FNEJE propose qu une véritable valorisation des métiers soit engagée : En ce qui concerne le métier d éducateur de jeunes enfants : - Le méter a évolué vers une formaton à bac +3 et n est toujours pas reconnu à ce niveau dans la grille des rémunératons. - La foncton de cadre quand les EJE sont à la directon d établissement n est pas reconnue dans son statut. - Cete foncton est plus difcile à assumer dans sa mission d accompagnement des équipes tant l aspect comptable et d optmisaton des places est important. - Les difcultés de travail et le niveau de reconnaissance entrainent les EJE à se tourner vers d autres méters notamment les méters d assistants maternels en MAM où plusieurs éléments sont atractfs (le niveau de prise de décisions, le niveau de rémunératon ) - Le temps de travail pour ces personnes se rallonge et l évoluton de carrière est peu intéressante. - La réglementaton précisant le recrutement des EJE dans les établissements par pourcentage en foncton du nombre de places entraine la créaton de poste à ¼ de temps, mi-temps et différents temps partels : ce qui n est pas un facteur favorisant l investssement des personnes dans leur poste d emploi (on voit des EJE sur plusieurs établissements distncts et éloignés de plusieurs kilomètres). - Les passerelles entre la foncton publique et le secteur privé doivent se créer pour permetre une meilleure employabilité des personnes : une EJE qui a travaillé plusieurs années dans le privé n intègrera pas la foncton publique. Concernant l ensemble des métiers : - Les Ram sont des dispositfs de professionnalisaton important à développer. - Les prises en charge des formatons contnues sont difciles compte-tenu des difcultés fnancières du secteur. Libérer le personnel devient difcile par manque de personnel sur le terrain. - Si la politque de la pette enfance est aussi un levier à l emploi, il faudra y apporter les moyens nécessaires. F.N.E.J.E 3, Place Johann Strauss TOURS Tél. : Fax : Site : 5

6 - Nous pouvons penser que le statut des assistants maternels doit encore évoluer. En effet, les animateurs de RAM s aperçoivent que le désir de se regrouper pour une meilleure reconnaissance est réel ; la difculté pour partr en formaton l est aussi malgré le dispositf facilitateur. Et quelle évoluton de carrière existe-t-il? - Les missions des coordinatrices sont importantes et difciles à assumer dans leurs diversités compte-tenu de la problématque fnancière, le suivi pédagogique des projets d établissement est alors remis à plus tard C Les familles privilégient l accueil collectf : L accueil collectf se développe et propose des projets qui sont identfables par les parents. L accompagnement des parents est un objectf clairement repéré et les équipes pluridisciplinaires permetent une constructon collectve de l accueil des parents dans leurs diversités : les enfants font groupe, le personnel fait groupe mais les parents font groupe aussi. C est dans ce cadre que des actons d accompagnement à la parentalité peuvent se metre en place, souvent à leur demande. Les éducateur de jeunes enfants dont la formaton est une formaton en travail social basé sur la dynamique de projet sont alors des personnels ressource. F.N.E.J.E 3, Place Johann Strauss TOURS Tél. : Fax : Site : 6

7 Témoignages de terrain Rencontre au sein du collectif Jeudi 13 décembre 2012 Fédération Nationale des Educateurs de Jeunes Enfants 3 place Johann Strauss TOURS Tél : Fax : courriel :

8 Les coulisses de l accueil des jeunes enfants Les professionnels témoignent et osent dire ce qui ne se voit pas toujours En 2008, Madame Tabarot, Députée Maire dans les Alpes Maritmes présentait un rapport qui avait l ambiton de proposer un droit opposable à l accueil du jeune enfant. En 2009, Madame Morano Secrétaire d Etat chargée à la Famille avait réussi à metre en colère l ensemble des professionnels du secteur de la pette enfance en proposant la négociaton d un nouveau décret pour assouplir les conditons d accueil et ainsi offrir plus de places aux familles. En 2010, le décret passe en force sans qu aucune rencontre n ait lieu entre le gouvernement et les professionnels du secteur. Pour la première fois en France tout ce secteur professionnel descend dans la rue pour manifester. Pendant ce temps, les mécontents s organisent et travaillent sur des propositons à faire aux élus en charge de la Naton : c est la paruton du plan d urgence de la pette enfance portée par le collectf PAS DE BEBE A LA CONSIGNE. Mais sur le terrain les conditons d accueil sont toujours difficiles voire de plus en plus difficiles. En 2012, un nouveau gouvernement arrive au pouvoir, des espoirs sont permis. En Juillet Madame Bertnot Ministre chargée à la Famille rencontre une délégaton du collectf et présente son plan d actons. Metre en place une véritable politque de qualité semble être une préoccupaton principale en différenciant l accueil de la garde. Les parents seront concertés dans 4 régions et un travail sera entrepris pour préparer la conventon d objectfs de geston avec la CNAF début C est parce que nous trouvons que ce travail de préparaton est important que la FNEJE souhaite présenter les témoignages suivants. Certains rendent compte des difficultés vécues au quotdien dans les établissements d accueil des jeunes enfants, d autres présentent les solutons pensées pour metre la qualité de l accueil au centre des préoccupatons. Est présenté également un communiqué de presse des acteurs d une région de France quelque fois oubliée : la Réunion En 2013 : La FNEJE (forte de ses 37 associatons départementales) espère en ce travail de constructon collectve nécessaire à tous les acteurs qui travaillent en tension actuellement Corinne CHAILLAN Présidente de la FNEJE Témoignages FNEJE 2

9 SOMMAIRE PROBLEMATIQUE DU PERSONNEL PETITE ENFANCE /TÉMOIGNAGE : Un état des lieux : difficultés majeures d absence de personnel / TÉMOIGNAGE : Postes vacants en fonction publique territoriale? / TÉMOIGNAGE : Absence de candidature... 6 ETHIQUE PROFESSIONNELLE ET QUALITE D ACCUEIL / TÉMOIGNAGE : Travailler en crèche privée? Plusieurs questionnements sur le sens de son travail / TÉMOIGNAGE : Une logique comptable? / TÉMOIGNAGE : Coopération, place des parents / TÉMOIGNAGE : Responsabilités et liberté d action en micro-crèches? / TÉMOIGNAGE : Regroupement d EAJE : cohérence éducative ou gestion budgétaire? Garderie ou accueil de qualité? ACCOMPAGNEMENT HUMAIN, STRUCTUREL. FORMATION DES PROFESSIONNELS / TÉMOIGNAGE : Formation des professionnels? Bac pro petite enfance - Service à la personne? / TÉMOIGNAGE : Formation en milieu rural, difficulté de recrutement et contrat précaire / TÉMOIGNAGE : Une organisation pensée où la qualité et le sens du travail sont construits. Tendre vers la qualité d accueil des enfants et leurs familles : cohérence et responsabilisation partagée / TÉMOIGNAGE : Pour que les MAM fonctionnent et perdurent en qualité / Communiqué de presse de la FNEJE Réunion du 5 déc Témoignages FNEJE 3

10 PROBLEMATIQUE du PERSONNEL PETITE ENFANCE 1 /TÉMOIGNAGE : Un état des lieux : difficultés majeures d absence de personnel QUI témoigne? Une éducatrice de jeunes enfants expérimentée CONTEXTE : Un mult-accueil de 60 places L équipe : Directrice et directrice adjointe : 2 puéricultrices, 2 éducatrices de jeunes enfants, 16 agents auprès des enfants, 3 agents techniques, 1 lingère Et 2 cuisinières. Au 5 décembre 2012, voici la situaton de l établissement dans lequel je travaille : Pas de directon (congé parental et congé maternité), nous avons une directrice d un autre établissement de la ville qui vient nous aider (un peu forcée par la coordinatrice) Un agent en arrêt maladie depuis septembre 2012 et qui durera au moins jusqu à mai 2013 et à son retour il sera surement exigé une reprise du travail uniquement chez les grands Un agent en arrêt maladie pour une hernie discale, durée indéterminée Un agent en arrêt maladie pour un lumbago Un agent à la retraite en juillet 2013, qui est souvent en arrêt maladie Un agent qui revient de maladie arrêté à cause d une hernie discale Un agent qui revient de maladie arrêté à cause de problèmes aux cervicales ainsi qu une hernie discale Ponctuellement il y a le personnel qui part en formaton, ou qui est malade Les éducatrices comblent les absences du coup difficile de mener à bien un vrai travail d EJE Ce qui donne en ce moment : 4 Agents pour 20 bébés / 5 Agents pour 25 moyens / 4 Agents pour 25 grands Je travaille avec des professionnelles de la pette enfance qui font ce méter depuis plus de 20 ans, le personnel est lassé, fatgué, «usé» par le temps Certaines demandent des reclassements mais ce sont souvent des démarches longues et pénibles, ce qui en décourage plus d unes. Au fnal ces agents restent auprès des enfants mais ne font plus leur travail avec entrain et sont des «poids» dans les équipes. Ces problèmes de santé ajoutés à cete lassitude se traduisent par beaucoup d absentéisme. L absentéisme crée de l absentéisme, en effet les personnes qui assument la geston quotdienne de grands groupes d enfants en sous-effectf s épuisent ; et les problèmes de personnel infuent sur l accueil des enfants et de leurs familles. La qualité d accueil est réellement mise à mal Les mesures au niveau natonal qui changent et qui tendent a du quanttatf plutôt qu a du qualitatf n encourage pas les professionnels fatgués à se «batre» au quotdien pour la qualité. Car oui c est une réelle bataille Le sentment des professionnels qui sont autour de moi c est «nous faisons du gardiennage», pas le temps d établir des relatons privilégiés avec les enfants. Nous avons un agent qui doit bientôt partr à la retraite, le sentment général des agents de l établissement dans lequel je travaille c est que cet agent ne sera pas remplacé. Nous faisons des méters qui nécessitent une écoute et une stabilité. Témoignages FNEJE 4

11 Nous n avons plus aucune réunion, nous avons (enfn) un psychologue qui vient d être recruté sur la ville mais il a 40h par mois à diviser entre une dizaine de structures donc autant dire que ce sera difficile de faire un travail correct. Il est très difficile de prendre du recul sur différentes situatons qu elles concernent les équipes, les enfants ou les parents. Chaque professionnelle avec qui je travaille regrete de ne pas pouvoir proposer un accueil de qualité aux enfants et à leurs parents, et beaucoup ont baissé les bras face aux nouveaux décrets, aux nouvelles règlementatons de plus en plus drastques. Analyse et questonnements : Pourquoi tant d absentéisme des personnels pette enfance : est-ce la difficulté du travail? L absence de reconnaissance? Une problématque de recrutement de directon de personnel? Une problématque du contenu de la formaton CAFERUIS ou d accès des personnes bénéfciaires de ces formatons? Quels statuts ont les personnels de directon, non considérés comme cadre et avec un salaire en inadéquaton avec les responsabilités engagées? 2 / TÉMOIGNAGE : Postes vacants en fonction publique territoriale? QUI témoigne? Une équipe entère CONTEXTE : Un mult-accueil «Depuis plusieurs semaines nous sommes très en difficulté pour accueillir les enfants dans «notre» structure. Nous sommes en manque de personnel dû aux postes vacants : - l infrmière parte au mois de mars 2012 non remplacée ; - l éducatrice parte au mois de juillet 2012 non remplacée ; Aux postes vacants s ajoutent le congé maternité et les arrêts maladie. Notre directrice envoie régulièrement des «appels au secours», rares sont les renforts possibles, dû également au manque du personnel dans les autres structures. Vendredi dernier nous avons contacté les syndicats, afn d être enfn entendues. Les matns, nous reculons l accueil des enfants, jusqu à l arrivée de la deuxième collègue, à 9h ; ou nous nous retrouverions avec 9 bébés pour 1 professionnelle, 14 moyens pour 1 professionnelle et 15 grands pour 1 professionnelle. Nous ouvrons les sectons avec peu de professionnelles secondées par l apprente et temporairement les stagiaires. Les collègues du pôle technique : la cuisinière est souvent appelée pour donner les repas aux enfants, ainsi que la lingère et la directrice prennent une place fxe dans les sectons auprès des enfants. Témoignages FNEJE 5

12 Certaines d entre nous sont contraintes de reporter leurs CA et RTT pour venir travailler, afn de pouvoir assurer l accueil. Aujourd hui nous refusons de travailler dans de pareilles conditons. Nous ne sommes plus en mesure d offrir un accueil de qualité et de répondre d avantage aux demandes des enfants de ce jeune âge. Observatons et Analyse : L accueil en mult-accueil a augmenté toutes les tâches primaires du quotdien (il y a plus d enfants sur les mêmes plages horaire) notamment sur le travail pratque (linge, désinfecton des jouets, nombre de repas, de change ). Qui le fait? Manque-t-il du personnel technique pour prendre en compte ces charges physiques et répéttves? Ces besoins techniques se sont installés au détriment du temps de réfexion, de concertaton, de créaton du temps pour penser l acton éducatve. Ce moindre temps qualifcatf auprès de l enfant entraine l usure physique et psychique de l équipe. L EJE est «noyée» dans ces tâches matérielles, elle ne peut ni remplir ses missions, ni travailler dans ses valeurs : soit elle reste sur place et s épuise, soit elle démissionne, soit elle est consciente de ses compétences et négocie son salaire dans le privé (surtout en Ile de France). Il est observé un turn-over conséquent du personnel qualifé pette enfance (cf. étude Dress n 825 de déc. 2012) plus important que d autres travailleurs socio-éducatfs. Les clignotants d usure sont variés (grève, absentéisme, turn-over, ) 3 / TÉMOIGNAGE : Absence de candidature QUI témoigne? : L EJE responsable d un EAJE municipal CONTEXTE : Un mult-accueil de 50 places D après les différents décrets, il devrait y avoir sur la crèche une infrmière diplômée d état (IDE) ainsi qu une EJE auprès des enfants. Ces 2 postes sont non pourvus l un depuis 9 mois, le second depuis 6 mois. Très peu de candidats répondent à ces offres d emploi, auprès de la DRH. Quelles sont les raisons observées? Pour ce qui est des EJE rencontrés : Soit ils sortent de l école, et préfèrent se tourner vers le privé (entreprises de crèches), pour des raisons fnancières ; Soit au contraire, ils voudraient sortr du privé (trop marchand, pas assez atentf au versant social de l accueil du jeune enfant), mais les règles du secteur public les obligent à revenir à un statut de contractuel débutant jusqu à la réussite au concours de ttularisaton. Difficile à entendre et à assumer avec 10/15ans d expérience. En ce qui concerne les infrmières reçues : La problématque est quelquefois la même ; sortr du privé et retomber à un statut de vacataire débutant. Témoignages FNEJE 6

13 Et dans une crèche de 50 accueils, où n existe pas de poste d adjoint reconnu comme tel, la foncton d IDE terrain est mal connue, reconnue et difficile à vivre. Personnel et pluridisciplinarité des personnels chacune sur leur responsabilités en complémentarité. Observatons et Analyse : Il est constaté des différences de revenus entre la foncton publique territoriale (FPT) et le privé. Par ailleurs, le frein du à l obtenton du concours de la foncton publique et une progression de carrière limitée (les EJE ou les IDE ne peuvent pas accéder au statut de cadre A) entrainent un manque crucial de personnel qualifé. ETHIQUE PROFESSIONNELLE et QUALITE D ACCUEIL 4 / TÉMOIGNAGE : Travailler en crèche privée? Plusieurs questionnements sur le sens de son travail. QUI témoigne? : Une EJE avec deux années d expériences. CONTEXTE : Un mult-accueil de 40 places Je suis éducatrice de jeunes enfants, et depuis l obtenton de mon diplôme en juin 2010, j ai travaillé au sein de différentes crèches collectve et notamment au sein d un mult-accueil pouvant accueillir 40 enfants de 7h30 à 19h. Cete structure a pour partcularité d être dirigée par une entreprise de crèche, à but lucratif. Lorsque j ai travaillé au sein de cete crèche, plusieurs faits m ont interpellé. La crèche implantée au sein d un nouveau quarter ne pouvait pas accueillir les enfants du quarter, et cela malgré les demandes répétées des parents. Fréquemment des parents venaient sonner à la porte de la crèche pour demander une place pour leurs enfants. Cete demande leur été refusé, alors que la crèche n était pas pleine! En effet, les places n étant pas fnancées par une entreprise, il n était pas «rentable» d accueillir ces enfants. D autre part, la directrice m a affirmé qu elle avait refusé une demande pour l accueil d un enfant porteur de handicap. Il lui semblait trop compliqué et trop couteux d organiser l accueil d un enfant qui demande des mesures partculières. Taux d encadrement questonné par les parents : J ai également accueilli un papa d une pette flle qui comptait le nombre d enfants et le nombre de professionnelles présentes, afn de s assurer que nous étons assez nombreuses pour nous occuper de son enfant. Ce parent semblait surpris, lorsque je lui aie affirmé qu au «niveau législatf», 3 adultes étaient suffisant pour s occuper de 18 bébés qui ne marchent pas. (1 adulte pour 5 enfants+ 20% d enfants supplémentaires). Conditons de travail : droits? Absence de conventon collectve? : Témoignages FNEJE 7

14 Par ailleurs, les salariées de ce mult-accueil sont embauché sous le code du travail, il n existe pas de conventon. Outre un salaire peu élevé, je ne pouvais pas bénéfcier de mon «droit individuel à la formaton» (DIF). En effet, les formatons devaient être choisies dans le secteur de la pette enfance, et pendant les congés annuels du salarié. Or nos congés étaient imposés par la fermeture de la structure au mois d aout et une semaine entre noël et nouvel an. Il existe peu de formatons proposées à ces dates, j ai été dans l incapacité de me former. Rôle de travail social : Après quelques mois de travail au sein de ce mult-accueil, il m a semblait difficile d y effectuer mon rôle de travailleur social. Il est en effet difficile de s adapter aux problématques propres de l environnement dans lequel se trouve le mult-accueil, le projet de la structure étant identque à l ensemble des crèches qui consttuent l entreprise. L objectf premier de ces ensembles de crèche étant d être rentable. Mes choix professionnels : Aujourd hui je travaille au sein d une crèche d entreprise à but non-lucratif, qui connait la même capacité d accueil, mais qui pourtant est innovante, porte des valeurs de respect et du bien-être de l enfant. Cete crèche ouvre ses portes à des enfants porteurs de handicaps. Il me semble que de maintenir l accueil de l enfant à un secteur non-marchand permet de soutenir des associatons innovantes, avec des valeurs fortes qui non seulement accueilleront les enfants dans un souci de bien-être mais innoveront et se diversiferont pour répondre aux besoins propre à chaque territoire. Analyse et questonnements : La FNEJE soutent que l ensemble des familles et l ensemble des enfants (dont ceux en situaton de handicap) ont droit à une place d accueil.que le secteur d accueil de la pette enfance ne peut se réduire à la satsfacton d un service aux familles. Clivage entre gestonnaires à but lucratf et non lucratf? Ce n est pas l objet du débat. Comment le politque encadre-t-il une qualité d accueil pour tous avec une mission sociale élargie? Comment soutent-il des initatves diversifées et adaptées à la réalité propre de chaque territoire? Qui gouverne cete dynamique qualitatve? La politque d accueil de la pette enfance ne doit pas se résumer à l adéquaton : conciliaton vie familiale et vie professionnelle. La politque pette enfance doit être un véritable projet pour l enfant et sa famille peu importe l origine, la famille, l état de santé et la situaton d emploi de la famille. Prendre soin de l enfant maintenant c est penser le citoyen de demain : c est de la responsabilité politque, c est une vision d avenir dans une mission de préventon sociale. La prévention ne se voit pas, elle rejoint l invisible du travail petite enfance Témoignages FNEJE 8

15 5 / TÉMOIGNAGE : Une logique comptable? QUI témoigne? : Une EJE en crèche privée avec 10 ans d expériences CONTEXTE : Mult-accueil de 30 enfants Je travaille dans un mult accueil de 30 enfants qui fait parte d'une des 3 structures d'une associaton privée. Nous sommes 10 personnes au sein de notre équipe (1 directrice EJE, moi-même EJE, 1 infrmière à temps partel, 3 auxiliaires de puériculture, 4 aides maternelles (sans Cap pette enfance). A l'arrivée du décret, la présidente avait assuré qu'elle ne serait pas dans une "logique comptable", que son but n'est pas de faire un concours de remplissage... Sur le terrain, la rentrée 2012/2013 est toute autre : Nous accueillons, dans ma seule secton agréée pour 20 enfants (voir 23 au maximum si l on applique les 15 % de surplus) jusqu'à 29 enfants en matnée...inscrits. - Lors des inscriptons, la directrice prend plus d'enfants que ne peut en contenir le dortoir : Dans le dortoir des moyens-grands : 24 enfants sont inscrits pour un dortoir de moyensgrands qui ne peut accueillir que 22 lits. Dans la confguraton de ces 22 lits, il est quasi impossible de se metre auprès des enfants pour la surveillance de la sieste puisque les lits sont collés les uns aux autres. Dans la secton des bébés : 14 à 16 enfants sont inscrits en journée dans la secton des bébés alors qu'il n'y a que 12 lits... les enfants en "surplus" dorment dans des transats dans la salle de vie (les 2 dortoirs étant complets). - lorsque une auxiliaire de puériculture est absente, elle n'est pas remplacée, du moins il faut atendre plusieurs mois, étant donné que le taux de personne diplômé ayant été abaissé, l'employeur joue avec cela. Cependant il est déjà arrivé qu'à 15 ou 16h, je me sois retrouvée dans la structure avec uniquement des aides maternelles, donc seule diplômée présente, entre 18 et 23 enfants présents sur 2 sectons. - En tant que professionnelle, je m inquiète des conditons d'accueil proposées aux enfants, j'en fait part à ma directon, on me rétorque que oui on est en dépassement, mais qu'il y a souvent des maladies et qu'on "joue" la dessus pour avoir un bon taux de remplissage (la pression de la Caf est évoquée, ainsi que la baisse de subventon). Selon l'artcle 9 du décret du 7 juin 2010, nous avons la possibilité d'accueillir en surnombre à hauteur de 15 % des enfants. Ce paragraphe sert d'alibi et est en même temps utlisé, non de manière hebdomadaire, mais pour pallier les mois "moins productfs" du fait des vacances de certains enfants ou de périodes d'épidémies qui favorisent les absents (gastro, bronchiolite, varicelle ) Dans ma structure on firte donc avec 20 % qui ne nous est même pas demandé par la Caf! Mon analyse et propositon : Témoignages FNEJE 9

16 - la politque de "remplissage" amène à une pauvreté de la qualité de l'accueil : moins de personnel, moins de personnes diplômées, moins de temps pour s'occuper de manière individuelle des enfants. Cela génère un stress et une forme de maltraitance autant vers les enfants que sur le personnel : comment être content de son travail, lorsqu'il n'y a plus les moyens pour assurer au mieux la sécurité et le bien-être de l'enfant? Le travail de l'eje tend vers un travail de «gardien» qui veille à ce que chaque enfant soit changé, puisse manger et ne se fasse pas "bousculer" par ses copains (du fait du nombre d'enfant plus important et moins de pro pour s'en occuper) pour le rendre en "bon état" à ses parents le soir. Les moments de repas, de change, de sieste ressemblent de plus en plus à un travail en usine, sauf que nous ne nous occupons pas de cartons! - La Caf souhaite-t-elle que les crèches accueillent des enfants pour remplacer les malades, sans faire d'adaptaton, juste pour remplir des tableaux comptables et sans se soucier de l'enfant de "remplacement"...? Quel intérêt pour lui d'intégrer une crèche pour 2, 3 jours? Doit-on répondre à toutes les demandes des parents même si elles sont totalement en inadéquaton avec les besoins et le bien-être de l'enfant? Je conçois le fait qu'une crèche soit remplie au minimum à 70 % du fait des subventons publiques qui sont nécessaires à la créaton et à l'entreten d'une crèche. Mais le 100 % est utopique! Les épidémies sont-elles si étranges dans un mult accueil où beaucoup de maladies ne font plus parte d'une évicton? (gastro, conjonctvite...) Il serait intelligent et plus réaliste de tenir compte de ce type d'absence lors des bilans demandés par la Caf aux structures. La Caf s'intéresse aux taux de présence réel des enfants mais ne prend pas en compte les absences de longue durée du personnel, le taux d'encadrement devrait être mis en parallèle avec le taux de présence des enfants, ce serait plus réaliste et plus représentatf des conditons d'accueil. Où s'arrêtent les exigences de la Caf? Est-ce que le rendement est plus important que les règles de sécurité et de bien être minimum exigé par la PMI. Vu du terrain, la Caf prime sur le fait que chaque enfant puisse avoir son lit, ait un minimum d'espace vital, et le manque de contrôle de la PMI laisse croire aux employeurs qu'ils peuvent le faire en toute tranquillité. Un contrôle annuel de la PMI permetrait de remetre en évidence le non-respect des lois. Témoignage d'une EJE en souffrance qui n'atend qu'une chose, la fn du Décret Morano, le retour à des conditons de travail qui permetent de faire un travail de qualité, travail choisi par vocaton! Analyse et questonnements : Quelles cohérences entre CAF, PMI, décret, missions des professionnels, compétences.. L envahissement des normes et des exigences comptables permetent à chacun d ouvrir un parapluie ou bloque les budgets. Quels sont les moyens accordés à la PMI alors que le secteur d accueil de la pette enfance s est très diversifé (MAM, assmat, micro-crèche ) et qu il y a moins de moyens pour accompagner la créaton de projet. Quelles références et compétences sanitaires et pédagogiques ont les PMI pour réféchir à l innovaton sociale? Témoignages FNEJE 10

17 Quelles formatons ont les conseillers techniques CAF pour accompagner les créatons, les projets : ont-ils les compétences pour réellement comprendre les dynamiques territoriales? Qui va être le garant de cete politque d accueil de la pette enfance? 6 / TÉMOIGNAGE : Coopération, place des parents QUI témoigne? : Une maman de 2 enfants de 3,5 ans et 6 mois qui tous deux ont eu la chance de bénéfcier d'un accueil en crèche collectve. CONTEXTE : Un projet municipal d intégrer les familles à la vie et réfexion de ces EAJE En 2009, la municipalité a décidé de créé un «Comité des Structures Pette Enfance» pour ouvrir, de façon plus formelle, un dialogue entre les parents, la municipalité et les directrices/directeurs de structure Pette Enfance. Je suis élue depuis cete date avec beaucoup de plaisir. Le rôle des parents élus est de 4 ordres : * En tant que parent élu, nous facilitons la circulaton de l'informaton entre les parents et la mairie, et entre la mairie et les parents (ex lors de la mise en place des nouvelles factures : transmission aux parents des explicatons de la mairie, transmission à la mairie des incompréhensions des parents...) * Représentaton des parents et des problématques liées à la Pette Enfance, qui peuvent être soit très ponctuelles (ex mécontentement sur les jours de fermetures des crèches) ou plus structurelles (insatsfactons ou questons sur les modalités des contrats, heures d'ouverture, alimentaton, températures dans les locaux). Selon les cas, ces questons donnent lieu soit à une réponse brève lors d'une séance du CSPE (Conseil Structures Pette Enfance), soit à une instructon plus poussée (ex température dans les locaux : pose de sonde dans 4 structures-témoin, propositon au conseil des différentes solutons techniques existantes, vote du conseil pour réduire la température du thermostat de 1 C dans un souci de bien être et de développement durable), soit enfn à l'ouverture d'un groupe de travail ad hoc qui instruit dans la durée une thématque spécifque (ex : dates de fermeture annuelle des crèches) * Co-instructon, avec la mairie et les directeurs de crèches d'un thème à la demande de la Mairie : en , la Mairie a souhaité revoir et réécrire entèrement, avec les parents, le règlement des structures pette enfance ; en , nous avons élaboré une charte du "bien vivre ensemble" ; cete année nous allons travailler sur un questonnaire de satsfacton des parents et sur les dates de fermeture annuelle des crèches * Enfn, partcipaton à certaines commissions Pette Enfance pour mieux appréhender et comprendre les problématques Pette Enfance et pour témoigner auprès des parents : commission des menus ; commission d'atributon des places en crèche. Nous fonctonnons pour tout cela en 3 séances dans l'année et des groupes de travail ad hoc. Depuis 2009, l'aventure (c'en est une!) du Conseil des structures pette enfance a bien pris : c'est passionnant, en tant que parent, de partciper à la vie de la Pette Enfance, d'avoir contribué à créer ce groupe et à ce que ce conseil se "professionnalise" (les thèmes instruits le sont vraiment et la constructon réelle). A cela s'ajoute, que, le rôle de chacun, s'étant trouvé au fl des années, l'ambiance est à la fois conviviale, respectueuse, tout en ayant une liberté de parole et de questonnement indispensable! Témoignages FNEJE 11

18 Je dirais que le point positf principal est le dialogue permis par ce Conseil entre les parents, les directeurs de crèche et la municipalité sur les thèmes de la pette enfance, à la fois en termes de meilleure compréhension mutuelle, de confance, d'informaton et d'échange d'informatons. C'est très riche en tant que parent mais aussi pour tous je crois. Les difficultés sont sans doute inhérentes à ce type de structures : avec 3 conseils dans l'année, il est parfois périlleux de mener à bien des dossiers lourds en termes d'instructon, ce qui est parfois frustrant ; par ailleurs, la qualité de l'échange entre parents et municipalité dépend beaucoup des remontées des parents auprès du parent élu. Or, dans ma foncton de parent élu, c'est une difficulté majeure car nous voyons peu les parents et il faut beaucoup d'énergie pour transmetre de l'informaton et inciter les parents à "jouer le jeu", nous faire part de leurs problématques.. Pour cela, j'essaie toujours de trouver de nouveaux modes de communicaton...mais il reste encore du travail d'entrainement à faire! Les conseils de structure sont une très riche expérience à poursuivre et à amplifer, sur des sujets même un peu techniques car tous les points de vue permetent d'aller plus loin et de faire bouger certaines choses, en y partcipant. Analyse et propositons : Le travail coopératf entre parents, professionnels pette enfance et élus de territoire fonctonne. Le projet de l enfance s appuie sur une relaton concertée. La circulaire ministérielle concernant la mise en place des «conseils des crèches de parents» (1983) a permis l ouverture et la partcipaton des familles au sein des crèches, contnuons. Depuis longtemps certains professionnels et élus de territoires ont dépassé les freins émis. Malgré l inscripton actuelle dans les différents décrets depuis 2000.il est nécessaire de réaffirmer cete dimension collaboratve à tous les échelons de décisions et de fnancement. 7 / TÉMOIGNAGE : Responsabilités et liberté d action en micro-crèches? QUI témoigne? : Une EJE, référent technique, expérimentée depuis 5 ans. CONTEXTE : Micro-crèche associatve privée Les termes de référents techniques qui sont utlisés dans les micro-crèches ou les crèches parentales interrogent. La politque du "soit sage et tais toi" est conséquente, quand même, faut bien se l'avouer!... il arrive parfois qu'un EJE soit amené à écrire ce genre de courrier : Témoignages FNEJE 12

19 «Madame, Je vous écris aujourd hui pour vous présenter ma démission au sein de votre associaton... Celle-ci est effectve, avec votre accord préalable depuis le vendredi 20 janvier 2012 à la fn de mon service à 18h30. Suite à l observaton de certaines scènes et situatons qui m ont plus qu interpellées, je vous questonne sur mes fonctons et responsabilité d EJE. Nous pouvons en refaire un bref récapitulatf : Le lundi 9 janvier : Première journée de ma prise de foncton, je suis interpellée par le fait qu une professionnelle puisse déplacer le maxi-cosy, où siège une pette flle de 4 mois, de l espace des bébés à la pièce principale en traversant les portes batantes qui séparent ces mêmes pièces, en le trant par la corde qui permet le permet de l atacher à la banquete arrière d une voiture. Je m interpelle aussi sur le fait que lors ma première journée au sein de votre structure, cete même pette flle puisse passer 90% de cete journée dans le dit maxi-cosy? Ce même jour, je vois une autre professionnelle, qui voulant traverser le coin des bébés, et pour faciliter sa circulaton, déplace avec le pied le maxi-cosy sur le côté de la table, voir presque en-dessous, où siège encore cete même pette flle de 4 mois! Quid de la noton de besoins d un enfant? Quid de la noton de respect et de considératon de l enfant comme un individu à part entère? D autres événements s enchainent comme : Le fait qu une professionnelle puisse autoriser l intrusion d une boîte de «Tic-Tac» au sein de la structure par un enfant depuis son arrivée vers 8h30, et répond de cet accueil en disant : «Mais, ne t inquiètes pas je surveillais!», alors que lors de ma prise de service à 10h00, j ai dû retrer les bonbons de la bouche de deux enfants de 15 à 20 mois qui se trouvaient à l autre bout de la pièce principale, hors de portée du regard de la professionnelle ayant donné «son autorisaton»! Au-delà des faits, quid sur les connaissances des responsabilités légales et pénales des employés, étant responsable technique, je suis donc responsable légal des faits imparts. Alors oui Mme La Vice-Présidente, autorisez-moi à avoir peur pour la suite de ma carrière et pour mon diplôme en cas d incident! Le fait qu à la suite de son repas (biberon), une pette flle de 4 mois, alterne entre des rots et des hoquets durant près de 5 mn, ce qui signife que cete pette flle à mal pris son repas! Effectvement, à l observaton de la scène du repas précédent : la professionnelle en charge de cete pette flle a multplié ces déplacements dans les diverses pièces de la structure avec l enfant dans les bras. Tantôt assise sur une chaise dans la secton des bébés, tantôt assise sur le meuble de la dînete de la grande pièce pour fnir entourée des autres enfants, assise sur le coin du meuble qui sert de déserte lors du repas des «grands». Quid de la bonne acton de tous les repas journaliers donnés à cet enfant? Notons que cete enfant rote tous les jours! Enfn lors de cete dernière journée de travail, une professionnelle dit à un enfant en fn de matnée : «Calmes toi, sinon je te mets dans le sas!» (Sas de verre qui permet l accueil des familles avant de rentrer dans la pièce principale de la crèche). En fn de journée, je reviens vers cete même professionnelle, pour lui demander le sens de cete interventon. Elle me répond qu il n y a pas nécessairement de sens à y donner. Je l informe qu elle ne peut pas s adresser comme cela à un enfant, et qu elle peut prendre le temps de trouver d autres solutons, Témoignages FNEJE 13

20 comme se déplacer avec l enfant de quelques mètres, afn de permetre au travers d une relaton privilégiée, une autre écoute, une autre atenton Elle me répond : «Mais je ne l aurai jamais fait!» (Raison de plus, sur la crédibilité des faits proposés par les adultes aux les enfants! Quel intérêt pédagogique de tenir de tels propos à un enfant?) Elle fni en me disant : «Mais non, arrêtes ça suffit! Et puis de toute façon, ça marche!» Questonnements des motvatons éducatves de la vice-présidente : Quel est l intérêt pédagogique de vouloir près de trois ateliers par jour d'environ 45 mn chacun, et sur l utlité de l actvisme et de la supposée recherche de la performance? Quid de la phrase : «De toute façon vous êtes bien payés!» tenue par la viceprésidente (suppositon sur les bonnes connaissances du bureau de l associaton des missions de l éducateur de jeunes enfants et de sa considératon?). Nous pourrions évoquer encore diverses choses et situatons, mais les faits de ma première et dernière journée suffit amplement C'est pour ces raisons qu'après 2 semaines d'exercice, je vous prierai de bien vouloir tenir à ma dispositon mon solde de tout compte, mon certfcat de travail et atestaton pôle emploi que vous pourrez me faire parvenir par courrier. Vous trouverez ci-joint les clés de la structure.» QUI témoigne : Une EJE référente technique CONTEXTE : Micro-crèche privée Il existe des expériences positves en crèches privées qui valent la peine d'être connues. Je suis EJE, référente technique ou "responsable" d'une micro-crèche à gestonnaire privé et c'est moi qui est la responsabilité du travail pédagogique. On me laisse l'entère liberté de faire mon "boulot", de le penser en équipe, la gestonnaire est à nos côtés mais ne tranche jamais à notre place et nous laisse exercer notre méter car elle sait qu'elle n'est pas professionnelle. Voilà mon expérience en tout cas! Analyse et propositons : Il est constaté des démissions pour non-respect de l éthique professionnelle. Notre éthique professionnelle fait appel au sens du travail avec les familles et des enfants et s appuie des valeurs fondatrices de la «Conventon Internatonale des Droits des Enfants» et des «10 propositons d enfants d Europe». Un point de clivage à éviter? Etre au service des demandes des parents et risquer de metre l enfant au second plan des préoccupatons alors que les professionnels pette enfance considèrent la famille comme une instance éducatve à part entère. Un point d alerte : des professionnels épuisés et/ou un épuisement des équipes vivent une réalité bien éloignée des principes de bientraitance qui traversent nos professions. Témoignages FNEJE 14

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