Guide de pratique clinique du personnel infirmier en soins primaires Direction générale de la santé des Premières Nations et des Inuits

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Guide de pratique clinique du personnel infirmier en soins primaires Direction générale de la santé des Premières Nations et des Inuits"

Transcription

1 Guide de pratique clinique du personnel infirmier en soins primaires Direction générale de la santé des Premières Nations et des Inuits

2 Notre mission est d aider les Canadiens et les Canadiennes à maintenir et à améliorer leur état de santé. Santé Canada Publication autorisée par le ministre de la Santé Ce document figure aussi sur le site Web de Santé Canada : Également disponible en anglais sous le titre : First Nations and Inuit Health Branch Clinical Practice Guidelines for Nurses in Primary Care Ministre des Travaux publics et Services gouvernementaux Canada, 2000 Numéro de catalogue : H / 2000F ISBN :

3 Guide de pratique clinique du personnel infirmier en soins primaires Table des matières Introduction Remerciements Préface Chapitre 1 Ophtalmologie Chapitre 2 Oto-rhino-laryngologie (ORL) Chapitre 3 Appareil respiratoire Chapitre 4 Appareil cardiovasculaire Chapitre 5 Appareil digestif Chapitre 6 Appareil urinaire et appareil reproducteur de l homme Chapitre 7 Appareil locomoteur Chapitre 8 Système nerveux central Chapitre 9 Dermatologie Chapitre 10 Hématologie, métabolisme et endocrinologie Chapitre 11 Maladies transmissibles Chapitre 12 Obstétrique Chapitre 13 Santé des femmes et gynécologie Chapitre 14 Urgences générales et traumatismes majeurs Chapitre 15 Santé mentale Abréviations Bibliographie Index

4 iii Introduction Cette version revue du Guide de pratique clinique du personnel infirmier en soins primaires renferme de l information sur des problèmes de santé courants et des urgences médicales fréquentes chez la population adulte. Ses auteurs ont tenté d actualiser le contenu du guide en s inspirant d une approche fondée sur des données probantes. Le guide comprend 15 chapitres. Chacun d eux traite de l évaluation d un système ou appareil du corps humain (symptomatologie et examen physique) et présente les lignes de conduite à suivre, en clinique, devant des maladies et des situations d urgence qui se présentent souvent. Le Système de classification des médicaments à l intention des infirmières a été incorporé aux traitements médicamenteux décrits dans le guide : Les médicaments de classe A sont ceux qu une infirmière est autorisée à prescrire de son propre chef. Les médicaments de classe B sont les médicaments que seul un médecin peut prescrire. Les médicaments de classe C sont ceux qu une infirmière peut prescrire pour un cycle de traitement seulement. Les médicaments de classe D sont ceux dont une infirmière ne peut administrer qu une seule dose, dans une situation d urgence, toute dose subséquente devant être autorisée par un médecin. Remerciements La Direction générale de la santé des Premières Nations et des Inuits tient à remercier les personnes suivantes d avoir pris part à la révision de ce guide de pratique clinique : D r Siobhan Callaghan, MD, CCFP (consultant en médecine familiale) Carol Sargo, RN(EC), infirmière clinicienne en soins primaires (infirmière-conseil) Karen Hindle, infirmière -éducatrice, Région de la Saskatchewan Pauline David, infirmière-éducatrice, Région de la Colombie -Britannique Dorothy Rutledge, infirmière -éducatrice, Région de l Alberta Marilyn Heinrichs, infirmière -éducatrice, Région du Manitoba Carole Martin, infirmière-éducatrice, Région du Québec Karen McColgan, infirmière-éducatrice, Région du Manitoba Daunett Tucker, infirmière -éducatrice, Région de l Ontario

5 v Préface Ce Guide de pratique clinique s adresse essentiellement aux infirmières qualifiées qui travaillent dans les postes de soins infirmiers et les centres de santé situés dans des communautés isolées et semi-isolées des Premières Nations et des Inuits. Il importe de rappeler que le guide ne se veut pas exhaustif, même s il contient de l information utile. Par conséquent, il doit être utilisé uniquement comme outil de référence et d éducation et ne doit jamais se substituer au jugement clinique, aux recherches indépendantes ou à la consultation d un professionnel de la santé qualifié. Il faut consulter un médecin par téléphone lorsque l état du client est le moindrement préoccupant ou lorsqu il nécessite des interventions ou des connaissances qui dépassent le champ d exercice autonome du personnel infirmier. Nous avons tout mis en œuvre pour garantir que l information contenue dans ce guide est exacte et qu elle correspond aux normes médicales actuelles, mais il ne faut pas perdre de vue que la médecine est en constante évolution. Nous encourageons donc le lecteur à consulter d autres publications ou manuels. Il convient tout particulièrement de vérifier toutes les posologies, indications, contre-indications et effets secondaires possibles dans le Compendium des produits et spécialités pharmaceutiques ou dans le feuillet d information qui accompagne le médicament. Enfin, il est possible qu une politique locale, qu une directive propre à une région ou à une zone, ou encore qu une pratique médicale locale courante l emporte sur l information présentée dans ce guide. Nous invitons le lecteur à vérifier l existence de ces autres sources d information.

6 CHAPITRE 1 OPHTALMOLOGIE Table des matières ÉVALUATION DES YEUX Anamnèse et examen des yeux Examen physique général Diagnostic différentiel de la douleur ou des symptômes oculaires PROBLÈMES OCULAIRES COURANTS Rougeur de l œil Blépharite Conjonctivite Orgelet Chalazion Ptérygion Cataractes Glaucome chronique à angle ouvert PROBLÈMES OCULAIRES URGENTS Érosion de la cornée Ulcère de la cornée Corps étranger sur la conjonctive, sur la cornée ou dans le globe oculaire Glaucome aigu à angle fermé Kératite Kératite herpétique Brûlures chimiques Contusion ou lacération de l œil Contusion mineure des tissus mous Uvéite (iritis)

7 1 1 ÉVALUATION DES YEUX ANAMNÈSE ET EXAMEN DES YEUX GÉNÉRALITÉS Chaque symptôme doit être noté et examiné en fonction des caractéristiques suivantes : Apparition (soudaine ou graduelle) Évolution dans le temps Situation actuelle (amélioration ou aggravation) Localisation Irradiation Qualité Fréquence et durée Sévérité Facteurs déclenchants et aggravants Facteurs de soulagement Symptômes associés Répercussions sur les activités quotidiennes Épisodes similaires diagnostiqués auparavant Traitements antérieurs Efficacité des traitements antérieurs SYMPTÔMES DOMINANTS En plus des caractéristiques générales décrites ci-dessus, il faut aussi explorer les symptômes spécifiques suivants. Vision Changements récents Vue brouillée Halos Corps flottants Verres correcteurs (lunettes, lentilles cornéennes) Autres symptômes associés Douleur Irritation Sensation de corps étranger Photophobie Diplopie Larmoiement Démangeaison Écoulement Otalgie Écoulement nasal Mal de gorge Toux Nausée ou vomissement Écoulement urétral, vaginal ou rectal Douleur ou inflammation articulaire ANTÉCÉDENTS MÉDICAUX (YEUX) Maladies ou lésions oculaires Chirurgie oculaire Port de verres correcteurs ou de lentilles cornéennes Infection concomitante des voies respiratoires supérieures (VRS) Maladies transmises sexuellement Immunosuppression Exposition à des irritants oculaires (dans l environnement ou au travail) Allergies (en particulier, saisonnières) Médication actuelle Maladie inflammatoire générale (affection intestinale inflammatoire, syndrome de Fiessinger-Leroy-Reiter) Diabète sucré Hypertension Néphropathie chronique Troubles de la coagulation ANTÉCÉDENTS PERSONNELS ET SOCIAUX (YEUX) Exposition professionnelle à des irritants Port de lunettes de protection Hygiène du milieu de vie (logement) Exposition à des micro-organismes contagieux à l école ou à la garderie (p. ex. conjonctivite aiguë)

8 1 2 Ophtalmologie EXAMEN PHYSIQUE GÉNÉRAL YEUX Examinez l orbite, les paupières, l appareil lacrymal, la conjonctive, la sclérotique, la cornée, l iris, la pupille, le cristallin et le fond de l œil. Portez une attention particulière aux points suivants : Acuité visuelle (réduite s il y a kératite, uvéite ou glaucome aigu) Œdème Écoulement ou croûtes Coloration anormale (érythème, contusion ou hémorragie) Lipoïdose Arc sénile (cercle blanc autour de l iris) Position et alignement des yeux Réaction et accommodation de la pupille à la lumière Mouvements extra-oculaires (avec douleur dans les cas d uvéite) Champ visuel (réduit dans les cas de glaucome) Transparence, érosion ou lacération de la cornée Réflexe cornéen à la lumière Opacité de la rétine (cataractes) Reflet rétinien (dénote une rétine intacte) Hémorragie or exsudat Papille optique et système vasculaire rétinien Palpez l orbite, les sourcils, l appareil lacrymal et les ganglions lymphatiques pré-auriculaires : sensibilité au toucher, œdème, masses. Appliquez le colorant à la fluorescéine (pour vérifier si la cornée est intacte). Mesurez la pression intra-oculaire (par tonométrie de Schiøtz) (valeurs normales : 10 à 20 mm Hg). En présence de symptômes évoquant une in fection des VRS ou une maladie transmise sexuellement (p. ex. gonorrhée), examinez également les oreilles, le nez et la gorge. SYSTÈME LYMPHATIQUE Si vous soupçonnez une infection virale des voies respiratoires supérieures ou une maladie transmise sexuelle ment (MTS), palpez les ganglions lymphatiques de la tête et du cou. ABDOMEN Si les symptômes oculaires sont associés à des symptômes de MTS (p. ex. gonorrhée disséminée), vérifiez si le foie est sensible au toucher ou hypertrophié (voir le chapitre 5, «Appareil digestif» pour les détails concernant l examen de l abdomen). VOIES UROGÉNITALES ET RÉGION RECTALE Si les symptômes oculaires sont associés à des symptômes de maladie transmise sexuellement (p. ex. gonorrhée disséminée), vérifiez s il y a écoulement urétral ou pertes vaginales (voir le chapitre 6 «Appareil urinaire et appareil génital masculin» et le chapitre 12 «Obstétrique» pour les détails concernant ces examens). APPAREIL LOCOMOTEUR ET MEMBRES Si les symptômes oculaires sont associés à des symptômes articulaires, examinez les articulations pour déterminer s il y a chaleur, rougeur, douleur ou œdème (p. ex. gonorrhée disséminée) (voir le chapitre 7 «Appareil locomoteur» pour les détails concernant l examen). DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL DE LA DOULEUR OU DES SYMPTÔMES OCULAIRES Orgelet Chalazion Dacryocystite aiguë Exposition à des irritants Conjonctivite Érosion de la cornée Irritation due à un corps étranger Ulcères de la cornée Cils incarnés Port prolongé de lentilles cornéennes Sclérite Glaucome aigu à angle fermé Uvéite (iritis) Douleur projetée de sources extra -oculaires (sinusite, abcès dentaire, céphalée par tension nerveuse, artérite temporale ou prodrome du zona) Recherchez la présence d adénopathie pré-auriculaire, qui peut indiquer une infection bactérienne, virale ou chlamydiale de l œil (p. ex. gonorrhée). Avril 2001 Guide de pratique clinique du personnel infirmier en soins primaires

9 Ophtalmologie 1 3 PROBLÈMES OCULAIRES COURANTS ROUGEUR DE L ŒIL La rougeur est le symptôme d une grande variété d affections oculaires (tableau 1) dont certaines menacent sérieusement la vue et imposent la consultation immédiate d un ophtalmologiste. CAUSES Infection : conjonctivite, kératite (bactérienne, virale [herpétique ou non] ou autre) Inflammation de l œil : uvéite, iritis, épisclérite, sclérite Sécheresse des yeux Blépharite avec conjonctivite secondaire ou kératite, ou les deux Allergie (p. ex. conjonctivite allergique) Glaucome (p. ex. glaucome aigu à angle fermé) Produits chimiques, toxiques ou irritants tels que médicaments oculaires topiques, solution pour lentilles cornéennes, acides ou bases, fumée, vent ou rayons ultraviolets Lésion traumatique (p. ex. érosion de la cornée, irritation due à un corps étranger, hyphéma, hémorragie sous-conjonctivale) Ptyrégion ou pinguecula enflammée Infection des conduits lacrymaux (p. ex. dacryocystite) CAS OÙ LA ROUGEUR DE L ŒIL MENACE LA VUE En présence d une rougeur de l œil, il faut d abord différencier les causes principales ou graves des causes de moindre importance. Voici les signes qui imposent la consultation d un ophtalmologiste. Douleur oculaire intense (surtout si unilatérale) Photophobie Vue brouillée persistante Proptose (exophtalmie) Mouvements oculaires réduits Congestion ciliaire Réflexion anormale de la lumière par la cornée Anomalie ou opacité de l épithélium cornéen Non-réactivité de la pupille à la lumière directe Aggravation des signes après 3 jours de traitement pharmacologique de la conjonctivite Immunité affaiblie (p. ex. nouveau-né, patient immunodéprimé, porteur de lentilles cornéennes souples)

10 1 4 Ophtalmologie Tableau 1. Diagnostic différentiel partiel de la rougeur de l œil Conjonctivite* Bactérienne Virale Allergique Vision normale normale normale Lésion ou infection cornéenne Uvéite (iritis) Glaucome réduite ou très réduite réduite très réduite Douleur Photophobie ± + ++ Sensation de corps étranger ± ± + Démangeaison ± ± ++ Larmoiement Écoulement mucopurulent mucoïde Adénopathie pré-auriculaire + Pupilles normales normales normales normales ou rétrécies rétrécies modérément dilatées et fixes Hyperémie de la conjonctive diffuse diffuse diffuse diffuse avec congestion ciliaire congestion ciliaire diffuse avec congestion ciliaire Cornée claire parfois faibles taches ponctuées ou infiltrats claire selon l affection claire ou légèrement trouble trouble Pression intra-oculaire normale normale normale normale réduite, normale ou nulle accrue + Présence à divers degrés; - Absence; ± possibilité de présence *L hypothyroïdie peut provoquer la congestion conjonctivale. Certaines des affections associées à la rougeur oculaire sont décrites en détail plus loin. Les sujets abordés figurent à la table des matières du chapitre. Avril 2001 Guide de pratique clinique du personnel infirmier en soins primaires

11 Ophtalmologie 1 5 BLÉPHARITE DÉFINITION Inflammation du bord des paupières. CAUSES Séborrhée ou infection bactérienne (par Staphylococcus aureus); les deux causes peuvent coexister chez certains patients (forme mixte). Pédiculose des cils. SYMPTOMATOLOGIE Sensation de brûlure, démangeaison ou irritation du bord palpébral Affection souvent chronique, avec fréquentes exacerbations Habituellement bilatérale Antécédents de séborrhée (du cuir chevelu, des sourcils ou des oreilles) Perte des cils OBSERVATIONS Bord palpébral rouge, squameux Possibilité de croûtes Acuité visuelle normale Pupilles égales et rondes, réaction à la lumière et accommodation normales La conjonctive peut être rouge. Origine bactérienne Squames sèches Bord palpébral rouge Possibilité d ulcération Tendance à la perte des cils Origine séborrhéique Squames graisseuses Bord palpébral moins rouge Pas d ulcération Origine mixte Squames sèches et graisseuses Bord palpébral rouge Possibilité d ulcération COMPLICATIONS Infection bactérienne secondaire fréquente de type séborrhéique Récurrence TESTS DIAGNOSTIQUES Prélever l exsudat pour antibiogramme au besoin TRAITEMENT Objectifs Interrompre la formation de squames sur le bord palpébral Prévenir l infection Consultation Il faut consulter le médecin si l inflammation ou l infection est étendue (c.-à-d. dépasse le bord palpébral), comme dans les cas de cellulite orbitaire. Pour réduire le risque de récurrence, le traitement doit durer plusieurs semaines, jusqu à ce que la blépharite soit complètement résolue. Interventions non pharmacologiques Hygiène des paupières (deux fois par jour) D abord, appliquer des compresses chaudes pendant 5 minutes pour ramollir les squames et les croûtes. Ensuite, frotter le bord de la paupière et la base des cils au moyen d une solution de shampoing pour bébé (90 ml [3 on.] d eau et 3 gouttes de shampoing). Rincer à l eau claire, puis retirer les débris de la paupière avec un coton-tige sec. Éducation du client Expliquez au client l utilisation appropriée des médicaments (dose, fréquence, application). Recommandez au client : d observer les règles d hygiène des paupières; d éviter de se frotter ou d irriter les paupières; d éviter les cosmétiques, le vent, la fumée et les autres irritants. DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL Blépharite allergique Orgelet Chalazion Conjonctivite Cancer de la peau (unilatéral) (p. ex. adénocarcinome sébacé)

12 1 6 Ophtalmologie Interventions pharmacologiques Appliquez une pommade antibiotique pour les yeux sur le bord des paupières et dans le sac conjonctival inférieur : pommade de bacitracine (Baciguent) (médicament de classe A), bid pendant 1 à 2 mois ou pommade d érythromycine (Ilotycin) (médicament de classe A), bid pendant 1 à 2 mois ou pommade de polymyxine B bacitracine (Polysporin) (médicament de classe A), bid pendant 1 à 2 mois S il y a séborrhée sous-jacente (cuir chevelu, sourcils ou autres surfaces cutanées), suivre le traitement approprié. Surveillance et suivi Suivi après jours. Orientation vers d autres ressources médicales Habituellement non nécessaire, sauf si l infection est réfractaire au traitement ou s étend (p. ex. cellulite orbitaire). CONJONCTIVITE DÉFINITION Inflammation de la conjonctive. L érythème de la conjonctive est causé par l hyperémie des vaisseaux superficiels sinueux. CAUSES Il existe trois types de conjonctivite : Bactérienne : Chlamydia, Haemophilus influenzae, Neisseria gonorrhoeae, Staphylococcus aureus, Streptococcus pneumoniae Virale : adénovirus, virus coxsackie, échovirus Allergique : pollens saisonniers ou exposition environnementale Facteurs de prédisposition : contact avec une personne souffrant de conjonctivite, exposition à un micro -organisme responsable de MTS, autres affections atopiques (allergiques). SYMPTOMATOLOGIE Conjonctivite bactérienne Rougeur aiguë et écoulement purulent Brûlure, sensation de corps étranger dans l œil Contact récent avec une personne présentant des symptômes similaires Conjonctivite virale Rougeur subite Larmoiement Sensation de corps étranger dans l œil Durée : de 1 à 4 jours; période infectieuse pouvant durer 2 semaines Symptômes généraux (p. ex., éternuements, écoulement nasal, mal de gorge) Contact récent avec une personne présentant des symptômes similaires Conjonctivite allergique Antécédents d allergies saisonnières, d eczéma, d asthme, d urticaire Larmoiement, rougeur, démangeaison sans écoulement purulent OBSERVATIONS Signes vitaux normaux (sauf s ils sont associés à une affection systémique) Acuité visuelle habituellement normale Pupilles égales et rondes, réaction à la lumière et accommodation normales; mouvements extraoculaires normaux Rougeur conjonctivale diffuse, unilatérale ou bilatérale Écoulement purulent (forme bactérienne), écoulement clair, parfois purulent (forme virale) écoulement clair (forme allergique) Croûtes sur les cils (formes bactérienne et virale) Paupières rouges ou œdémateuses Adénopathie pré-auriculaire dans les cas de conjonctivite gonococcique DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL Blépharite Érosion de la cornée Uvéite (iritis) Kératoconjonctivite herpétique COMPLICATIONS Propagation de l infection à d autres structures de l œil Contagion Avril 2001 Guide de pratique clinique du personnel infirmier en soins primaires

13 Ophtalmologie 1 7 TESTS DIAGNOSTIQUES Mesure de l acuité visuelle Prélèvement et culture de l exsudat TRAITEMENT Objectifs Déceler un ulcère cornéen Écarter la possibilité d infections plus graves comme la gonorrhée ou la chlamydiose Éviter la contagion dans la famille Consultation Il faut consulter un médecin dans les cas suivants : Douleur oculaire intense Toute perte d acuité visuelle ou de la perception des couleurs Signes évocateurs d une kératoconjonctivite ou d une autre cause plus grave de rougeur oculaire Cellulite péri-orbitaire Aucune amélioration malgré un traitement de 48 à 72 heures Port de lentilles cornéennes (risque de conjonctivite et de kératite à Pseudomonas) Possibilité de conjonctivite due à la gonorrhée ou à la chlamydiose, nécessitant la prise d antibiotiques par voie générale (voir les Lignes directrices canadiennes pour les MTS [Santé Canada 1998]). Interventions non pharmacologiques Appliquer des compresses fraîches sur les yeux, les paupières et les cils aussi souvent que possible. Interventions pharmacologiques Il ne faut jamais utiliser de gouttes ophtalmiques à base de corticostéroïdes ou d une association corticostéroïdes -antibiotiques, car l infection peut s aggraver ou un ulcère cornéen peut apparaître rapidement et entraîner une perforation. Conjonctivite bactérienne Gouttes ophtalmiques antibiotiques topiques : sulfacétamide 10 % (Cetamide) (médicament de classe A), 2 ou 3 gouttes toutes les 2 heures pendant 3 jours, puis réduire graduellement la dose pendant les 4 jours suivants ou gouttes ophtalmiques polymyxine B-gramicidine (Polysporin) (médicament de classe A), 2 ou 3 gouttes qid pendant 5-7 jours si l infection est bénigne Une pommade ophtalmique antibiotique peut être appliquée à l heure du coucher en plus des gouttes, au besoin : sulfacétamide 10 % (Cetamide) (médicament de classe A), au coucher ou érythromycine 0,5 % (Ilotycin) (médicament de classe A), au coucher Conjonctivite virale Les lavages à l acide borique apportent souvent un soulagement rapide des symptômes (les antibiotiques ne sont pas efficaces et ne sont pas indiqués). Éducation du client Expliquez au client l utilisation appropriée des médicaments (dose, fréquence, instillation). Recommandez au client d éviter de contaminer le tube ou le flacon de médicament par les microorganismes infectieux. Conseillez-lui divers moyens à prendre pour éviter de contaminer les membres de son entourage. Expliquez-lui les règles d hygiène relatives aux mains et aux yeux. Origine bactérienne : absence de la garderie, de l école ou du travail pendant 24 à 48 heures après le début du traitement. Origine virale : la période de contagion dure habituellement de 48 à 72 heures mais peut se prolonger jusqu à 2 semaines. Origine allergique : éviter d aller dehors lorsque le taux de pollen dans l air est élevé; s il faut sortir, porter des verres protecteurs. Ne pas porter de pansement oculaire.

14 1 8 Ophtalmologie Conjonctivite allergique Les gouttes ophtalmiques antihistaminiques topiques sont recommandées lorsque les symptômes ne sont pas soulagés par l emploi de médicaments oraux. Il faut consulter un médecin avant d utiliser les produits suivants : solution ophtalmique de cromoglycate sodique à 2 % (Cromolyn) (médicament de classe B), 1 ou 2 gouttes qid ou solution ophtalmique de lodoxamide à 0,1 % (Alomide) (médicament de classe B), 1 ou 2 gouttes qid Si les symptômes sont intenses, des antihistaminiques par voie orale peuvent être essayés : triprolidine (Actifed) (médicament de classe A), 2,5 mg PO toutes les 4-6 heures au besoin (dose maximale 10 mg/jour) Surveillance et suivi Les clients présentant des symptômes modérés ou sévères doivent être revus après 24 et 48 heures. Orientation vers d autres ressources médicales Adressez le client à un médecin si son état s aggrave, si les symptômes sont réfractaires au traitement ou s ils réapparaissent. ORGELET DÉFINITION Infection aiguë du follicule pileux d un cil, d une glande de Zeis (sébacée) ou d une glande de Moll (sudoripare apocrine) de la paupière. CAUSE Infection bactérienne (Staphylococcus aureus) SYMPTOMATOLOGIE Douleur Œdème de la paupière Rougeur de la paupière Pas de troubles de la vue Antécédents d infections palpébrales du même type OBSERVATIONS Rougeur et œdème localisés de la paupière Conjonctivite bénigne Possibilité d écoulement purulent le long du bord palpébral Très sensible au toucher Possibilité d adénopathie pré-auriculaire DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL Chalazion Blépharite Dacryocystite Cellulite orbitaire COMPLICATIONS Conjonctivite Cellulite orbitaire TESTS DIAGNOSTIQUES Prélevez un échantillon de l écoulement pour antibiogramme. TRAITEMENT Objectifs Soulager les symptômes. Prévenir la propagation de l infection aux autres structures de l œil. Consultation Habituellement non nécessaire pour un simple orgelet. Avril 2001 Guide de pratique clinique du personnel infirmier en soins primaires

15 Ophtalmologie 1 9 Interventions non pharmacologiques Compresses chaudes et humides, quatre fois par jour. Éducation du client Soulignez l importance de ne pas presser l orgelet. Expliquez au client les règles d hygiène des paupières : les laver à l eau et au savon doux en utilisant une surface de débarbouillette différente pour chaque œil. Soulignez l importance de se laver les mains pour éviter de propager l infection. Conseillez au client d éviter les cosmétiques pendant la phase aiguë (les cosmétiques utilisés pour les yeux juste avant l infection doivent être jetés, car ils peuvent contenir des bactéries et provoquer de nouvelles infections). Conseillez au client de ne pas porter de lentilles cornéennes jusqu à résolution de l infection. Expliquez-lui l utilisation appropriée des médicaments (dose, fréquence, application). Soulignez l importance de revenir à la clinique si les symptômes ne s atténuent pas avec le traitement ou si l inflammation s étend aux tissus péri-orbitaux. Interventions pharmacologiques pommade ophtalmique de sulfacétamide à 10 % (Cetamide) (médicament de classe A) qid pendant 7 jours ou pommade de polymyxine B bacitracine (Polysporin) (médicament de classe A) qid pendant 10 jours Des gouttes ophtalmiques antibiotiques peuvent être utilisées, mais elles doivent être instillées plus souvent, soit toutes les 3 à 4 heures, et sont généralement moins efficaces. Surveillance et suivi Suivi après 3-4 jours si les symptômes persistent, ou plus tôt si l infection se propage. Orientation vers d autres ressources médicales Le client doit consulter un médecin si la lésion résiste au traitement ou si l infection semble avoir atteint les tissus mous péri-orbitaires. CHALAZION DÉFINITION Tuméfaction inflammatoire chronique d une glande de Meibomius. Le chalazion se présente plus profondément que l orgelet dans la paupière. CAUSE Obstruction du canal d une glande de Meibomius. Une infection bactérienne secondaire par Staphylococcus aureus peut également se manifester. SYMPTOMATOLOGIE Masse dans la région palpébrale Rougeur, œdème et douleur, s il y a infection secondaire. Si le chalazion est volumineux, la vision peut être brouillée et la pression exercée sur le globe oculaire peut entraîner l astigmatisme. Congestion de la conjonctive, s il y a conjonctivite associée. Possibilité de larmoiement, si la conjonctive est irritée. OBSERVATIONS Nodule dur, non sensible au toucher, situé dans la portion médiane du tarse, éloigné du bord palpébral, et pouvant être dirigé vers la surface intérieure du tarse et exercer une pression sur le globe. S il y a infection secondaire, les paupières et la conjonctive peuvent être enflammées. DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL Orgelet Blépharite Adénocarcinome sébacé (rare) COMPLICATIONS Infection secondaire Astigmatisme TESTS DIAGNOSTIQUES Aucun TRAITEMENT Objectifs Prévenir l infection et les troubles de la vue. Un petit chalazion asymptomatique n exige aucun traitement et, en général, guérit spontanément en quelques mois. S il s agit d un gros chalazion ou s il y a infection secondaire, un traitement s impose.

16 1 10 Ophtalmologie Interventions non pharmacologiques Application de compresses chaudes qid pendant 15 minutes. Éducation du client Soulignez l importance de ne pas presser le chalazion. Expliquez au client les règles d hygiène des paupières : les laver à l eau et au savon doux en utilisant une surface de débarbouillette différente pour chaque œil. Soulignez l importance de se laver les mains pour éviter la propagation en cas d infection. Conseillez au client d éviter les cosmétiques pendant la phase aiguë (les cosmétiques utilisés pour les yeux juste avant l infection doivent être jetés, car ils peuvent contenir des bactéries et provoquer de nouvelles infections). Conseillez au client de ne pas porter de lentilles cornéennes jusqu à résolution de l infection. Expliquez-lui l utilisation appropriée des médicaments (dose, fréquence, application). Soulignez l importance de revenir à la clinique si les symptômes ne s atténuent pas avec le traitement. Interventions pharmacologiques pommade ophtalmique de sulfacétamide à 10 % (Cetamide), (médicament de classe A), qid pendant 7 jours ou pommade ophtalmique de polymyxine B bacitracine (Polysporin) (médicament de classe A), qid pendant 7 jours Les gouttes ophtalmiques antibiotiques peuvent être utilisées, mais elles doivent être instillées plus souvent, soit toutes les 3 à 4 heures, et sont généralement moins efficaces. Surveillance et suivi Suivi après 1-2 semaines. Orientation vers d autres ressources médicales Il faut consulter un médecin lorsque le chalazion est gros et résiste au traitement. L incision et le drainage du chalazion, suivis de son excision peuvent s imposer si la lésion ne guérit pas spontanément en 2 ou 3 mois. PTÉRYGION DÉFINITION Excroissance triangulaire résultant de l épaississement de la conjonctive bulbaire nasale ou, rarement, temporale. Elle s étend vers la cornée et la couvre. CAUSES Irritation chronique de l œil due aux rayons ultraviolets, à la poussière, au sable ou au vent. SYMPTOMATOLOGIE Habituellement indolore. La vision peut être brouillée si le ptérygion couvre la cornée. Se manifeste habituellement chez les personnes qui passent beaucoup de temps à l extérieur. OBSERVATIONS Acuité visuelle normale. Possibilité de lésions bilatérales ou unilatérales. Masse triangulaire de tissu conjonctival vascularisé prenant origine dans une commissure des paupières et pouvant couvrir la cornée. Le tissu peut être vascularisé. DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL Pinguecula (enflammée) COMPLICATIONS Conjonctivite récurrente TESTS DIAGNOSTIQUES Mesure de l acuité visuelle centrale et périphérique. TRAITEMENT Objectifs Déceler les lésions asymptomatiques. Éviter la croissance du ptérygion. Consultation Fixez un rendez-vous (non urgent) avec le médecin. Avril 2001 Guide de pratique clinique du personnel infirmier en soins primaires

CHAPITRE 1 OPHTALMOLOGIE

CHAPITRE 1 OPHTALMOLOGIE CHAPITRE 1 OPHTALMOLOGIE Table des matières ÉVALUATION DES YEUX... 1 1 Anamnèse et examen des yeux... 1 1 Examen physique général... 1 2 Diagnostic différentiel de la douleur ou des symptômes oculaires...

Plus en détail

LE GLAUCOME. Questions et réponses en vue d une chirurgie. Pour vous, pour la vie

LE GLAUCOME. Questions et réponses en vue d une chirurgie. Pour vous, pour la vie LE GLAUCOME Questions et réponses en vue d une chirurgie Pour vous, pour la vie Cette brochure contient des informations générales sur la chirurgie que vous devrez subir. Votre chirurgien pourra vous donner

Plus en détail

L ŒIL. à la loupe... substance transparente et visqueuse qui remplit le globe oculaire et amortit les chocs éventuels

L ŒIL. à la loupe... substance transparente et visqueuse qui remplit le globe oculaire et amortit les chocs éventuels ACMS œil (def) 15/05/03 16:18 Page 3 L ŒIL à la loupe... Principales structures de l œil Cornée : coupole transparente par laquelle pénètrent les images de l environnement Humeur aqueuse : liquide transparent

Plus en détail

Sémiologie des yeux. Prof. Michel Hoebeke U.C.L. Tournai 17 novembre 2007 ECU-UCL

Sémiologie des yeux. Prof. Michel Hoebeke U.C.L. Tournai 17 novembre 2007 ECU-UCL Prof. Michel Hoebeke U.C.L. Cliniques universitaires U.C.L.. de Mont-Godinne Tournai 17 novembre 2007 ECU-UCL ou comment aider le médecinm de famille à mieux orienter un diagnostic sans moyen technique

Plus en détail

Dossier. Question 1 Quel est le diagnostic le plus probable? Question 2 Quel bilan clinique effectuez-vous?

Dossier. Question 1 Quel est le diagnostic le plus probable? Question 2 Quel bilan clinique effectuez-vous? Dossier 1 Monsieur P, 40 ans, consulte pour une baisse d acuité visuelle bilatérale, prédominant à gauche. Dans les antécédents médicochirurgicaux du patient, on note une greffe bipulmonaire il y a 2 ans,

Plus en détail

Les urgences ophtalmologiques en médecine générale. Céline Deprieck

Les urgences ophtalmologiques en médecine générale. Céline Deprieck Les urgences ophtalmologiques en médecine générale Céline Deprieck Quel est le rôle du généraliste? Soulager la douleur Reconnaître les vraies urgences ophtalmo Gagner du temps sur la prise en charge spécialisée

Plus en détail

Glaucome. contrôler ma vue. je fais. pratiq santé. 110 esplanade du Général de Gaulle - 92 931 La Défense Cedex - RCS Nanterre 440 313 104

Glaucome. contrôler ma vue. je fais. pratiq santé. 110 esplanade du Général de Gaulle - 92 931 La Défense Cedex - RCS Nanterre 440 313 104 Glaucome ENVI-2012-10-311 - HCP Groupe ʻʻ je fais contrôler ma vue ʻʻ pratiq santé 110 esplanade du Général de Gaulle - 92 931 La Défense Cedex - RCS Nanterre 440 313 104 Je m informe : le glaucome, une

Plus en détail

Options chirurgicales dans le cas d un glaucome

Options chirurgicales dans le cas d un glaucome Options chirurgicales dans le cas d un glaucome Le glaucome est défini comme une augmentation de pression dans l œil (appelée pression intraoculaire ou PIO) qui cause une dégénérescence du nerf optique

Plus en détail

SEMIOLOGIE DES TROUBLES DE L APPAREIL OCULAIRE

SEMIOLOGIE DES TROUBLES DE L APPAREIL OCULAIRE Enseignement de sémiologie 2 ème année Pharmacie Pr. Jean-Pierre DUBOIS Département de médecine générale Université Claude Bernard LYON I SEMIOLOGIE DES TROUBLES DE L APPAREIL OCULAIRE Mars 2008 Les troubles

Plus en détail

Les problèmes de vue liés à l âge

Les problèmes de vue liés à l âge Les problèmes de vue liés à l âge Certaines maladies oculaires deviennent plus fréquentes avec l'âge et peuvent conduire dans certains cas à des problèmes de vue importants. Il s agit de la dégénérescence

Plus en détail

ŒIL ROUGE. Conjonctivites Allergique : Sx : prurit, larmoiement, congestion nasale.

ŒIL ROUGE. Conjonctivites Allergique : Sx : prurit, larmoiement, congestion nasale. ŒIL ROUGE Hémorragie sous-conjonctivale aucun Causes : traumatisme peut être mineur, toux, Vo, valsalva, vaisseaux fragiles, HTA, tr. coagulation (si récurrent ou histoire de saignement anormal) Traitement

Plus en détail

L œil rouge: une approche clinique. Présenté aux résidents de l UMF, par Dre Élise Roberge, urgentologue, le 16 juin 2010.

L œil rouge: une approche clinique. Présenté aux résidents de l UMF, par Dre Élise Roberge, urgentologue, le 16 juin 2010. L œil rouge: une approche clinique Présenté aux résidents de l UMF, par Dre Élise Roberge, urgentologue, le 16 juin 2010. Objectifs Évaluer l œil rouge selon une démarche clinique simple Connaître le diagnostic

Plus en détail

FACULTE DE MEDECINE DE TUNIS ANNEE UNIVERSITAIRE 2013-2014 SESSION DE JUILLET 2014 DCEM3 EPREUVE D OPHTALMOLOGIE. Nombre de questions : 40

FACULTE DE MEDECINE DE TUNIS ANNEE UNIVERSITAIRE 2013-2014 SESSION DE JUILLET 2014 DCEM3 EPREUVE D OPHTALMOLOGIE. Nombre de questions : 40 FACULTE DE MEDECINE DE TUNIS ANNEE UNIVERSITAIRE 2013-2014 SESSION DE JUILLET 2014 DCEM3 EPREUVE D OPHTALMOLOGIE Nombre de questions : 40 Durée de l épreuve : 1 Heure Nombre de feuilles : 15 Vous avez

Plus en détail

RENSEIGNEMENTS DESTINÉS AUX CONSOMMATEURS

RENSEIGNEMENTS DESTINÉS AUX CONSOMMATEURS RENSEIGNEMENTS DESTINÉS AUX CONSOMMATEURS Solution ophtalmique Pr DuoTrav MC Association fixe de 0,04 mg/ml de travoprost et de 5 mg/ml de timolol sous forme de maléate de timolol Veuillez lire tous les

Plus en détail

Cataracte & Chirurgie de la Cataracte

Cataracte & Chirurgie de la Cataracte Cataracte & Chirurgie de la Cataracte Qu est ce que la Cataracte? On trouve à l intérieur de l œil de tous les animaux une lentille appelée cristallin. Il s agit d une structure volumineuse, disposée au

Plus en détail

Conseil International d Ophtalmologie Livret d ophtalmologie pour étudiants en Médecine

Conseil International d Ophtalmologie Livret d ophtalmologie pour étudiants en Médecine Conseil International d Ophtalmologie Livret d ophtalmologie pour étudiants en Médecine 2009 Compilé par le comité pour l enseignement Universitaire du Conseil International d Ophtalmologie. Cher étudiant

Plus en détail

Introduction. L ophtalmologie à l ECN

Introduction. L ophtalmologie à l ECN Introduction. L ophtalmologie à l ECN Statistiques ECN Depuis 2004, il n y a eu que 3 années «sans ophtalmologie» à l ECN. Toutes les autres années la spécialité était présente, soit sous forme de question

Plus en détail

L opération de la cataracte. Des réponses à vos questions

L opération de la cataracte. Des réponses à vos questions L opération de la cataracte Des réponses à vos questions Qu est-ce que la cataracte? Quel objectif? Cette brochure vous donne toutes les informations utiles concernant l opération de la cataracte. Définition

Plus en détail

Pr. JF Korobelnik Service d ophtalmologie Hôpital Pellegrin

Pr. JF Korobelnik Service d ophtalmologie Hôpital Pellegrin Pr. JF Korobelnik Service d ophtalmologie Hôpital Pellegrin CAS CLINIQUE OPH 1 Une femme de 62 ans vient consulter pour troubles visuels au niveau de l œil droit. La padente raconte avoir déjà eu une baisse

Plus en détail

Item 271 : Pathologie des paupières

Item 271 : Pathologie des paupières Item 271 : Pathologie des paupières Date de création du document 2008-2009 Table des matières * Introduction... 1 1 Diagnostiquer et traiter un chalazion (Cf. Chap. 50, E. PILLY 2008)...1 2 Diagnostiquer

Plus en détail

HYLO -GEL Idéal en postopératoire

HYLO -GEL Idéal en postopératoire HYLO -GEL Idéal en postopératoire Hydratation intensive et prolongée 2 3 Chère patiente, cher patient, Vous venez de subir une chirurgie des yeux par votre ophtalmologue? Grâce à sa teneur en acide hyaluronique

Plus en détail

Le glaucome est une maladie de l œil qui, en l absense de traitement peut rendre aveugle.

Le glaucome est une maladie de l œil qui, en l absense de traitement peut rendre aveugle. Qu est-ce que le glaucome? Le glaucome est une maladie de l œil qui, en l absense de traitement peut rendre aveugle. Le glaucome est attribuable à un mauvais écoulement du liquide intraoculaire (liquide

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 22 juin 2011

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 22 juin 2011 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 22 juin 2011 Examen du dossier des spécialités inscrites pour une durée de 5 ans à compter du 06 novembre 2006 (JO du 13 juin 2007) FUCIDINE 250 mg comprimé pelliculé

Plus en détail

LES URGENCES EN OPHTALMOLOGIE

LES URGENCES EN OPHTALMOLOGIE LES URGENCES EN OPHTALMOLOGIE DU de prise en charge des situations d urgences médico-chirurgicales Dr Guillaume LEROUX LES JARDINS Service d Ophtalmologie de Hôtel-Dieu, Paris Cabinet d ophtalmologie,

Plus en détail

Soins d hygiène et de confort / H - Soins des yeux - 1 -

Soins d hygiène et de confort / H - Soins des yeux - 1 - Soins d hygiène et de confort / H - Soins des yeux - 1 - H SOINS DES YEUX H 1 SOINS D HYGIENE FREQUENCE Soin journalier effectué lors de la toilette et plus souvent, si nécessaire BUTS - Maintenir propres

Plus en détail

Ce document est diffusé par les laboratoires commercialisant des médicaments à base d Isotrétinoïne, sous l autorité de l ANSM.

Ce document est diffusé par les laboratoires commercialisant des médicaments à base d Isotrétinoïne, sous l autorité de l ANSM. Ce document est diffusé par les laboratoires commercialisant des médicaments à base d Isotrétinoïne, sous l autorité de l ANSM. Retrouvez dans ce rabat : votre suivi biologique NSM. 14/09/2015 15:44 Ce

Plus en détail

1. QU EST CE QUE INDOCOLLYRE ET DANS QUEL CAS EST-IL UTILISE

1. QU EST CE QUE INDOCOLLYRE ET DANS QUEL CAS EST-IL UTILISE NOTICE : INFORMATION DE L UTILISATEUR INDOCOLLYRE 1 mg/ml COLLYRE EN SOLUTION Indométacine Veuillez lire attentivement cette notice avant d'utiliser ce médicament car elle contient des informations importantes

Plus en détail

AVIS 17 octobre 2012

AVIS 17 octobre 2012 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 17 octobre 2012 EXOCINE 0,3 %, collyre en solution Flacon de 5 ml (CIP : 34009 331 708 0 6) Laboratoire ALLERGAN FRANCE SAS DCI Code ATC (année) Motif de l examen Liste

Plus en détail

Il y a deux mois, Mme S. a consulté un ophtalmologiste parce que sa vision de près baissait. Outre une presbytie, les examens ont mis en évidence

Il y a deux mois, Mme S. a consulté un ophtalmologiste parce que sa vision de près baissait. Outre une presbytie, les examens ont mis en évidence Il y a deux mois, Mme S. a consulté un ophtalmologiste parce que sa vision de près baissait. Outre une presbytie, les examens ont mis en évidence plusieurs anomalies dont une trop forte pression dans les

Plus en détail

Plusieurs intervenants peuvent jouer un rôle dans l évaluation et le suivi des

Plusieurs intervenants peuvent jouer un rôle dans l évaluation et le suivi des Chapitre 4 LE DIAGNOSTIC Plusieurs intervenants peuvent jouer un rôle dans l évaluation et le suivi des problèmes oculaires et optiques, mais seul l ophtalmologiste peut détecter la présence d une DMLA.

Plus en détail

ORDONNANCE COLLECTIVE

ORDONNANCE COLLECTIVE ORDONNANCE COLLECTIVE ORDONNANCE : Traitement d urgence lors d une réaction anaphylactique secondaire à l administration d une substance par voie parentérale. NUMÉRO : 1.14 DATE : Novembre 2005 RÉVISÉE

Plus en détail

JMV. Affections cécitantes curables

JMV. Affections cécitantes curables JMV Affections cécitantes curables AMBLYOPIE L Amblyopie C est une insuffisance de la vision, parfois congénitale ou acquise dans les premiers mois de la vie. La forme la plus courante unilatérale - résulte

Plus en détail

Le L OEIL ROUGE. Anas ALAMI, Françoise BREMER Ophtalmologues Hôpital Erasme

Le L OEIL ROUGE. Anas ALAMI, Françoise BREMER Ophtalmologues Hôpital Erasme Le L OEIL ROUGE Anas ALAMI, Françoise BREMER Ophtalmologues Hôpital Erasme Session OPHTALMOLOGIE Modérateurs : M. CORDONNIER L. DE MAY D. TOUSSAINT Vendredi 5 septembre 2014 Conflits d'intérêt en rapport

Plus en détail

Traitements topiques. Utiliser conformément aux instructions figurant sur l emballage. Aident à éliminer les squames. Soulagent les démangeaisons.

Traitements topiques. Utiliser conformément aux instructions figurant sur l emballage. Aident à éliminer les squames. Soulagent les démangeaisons. SANS ORDONNANCE Solutions pour le bain et la douche : Huiles Farine d avoine Sels d Epsom Sels de al Mer Morte Utiliser conformément aux instructions figurant sur l emballage. Aident à éliminer les squames.

Plus en détail

NOTICE : INFORMATION DE L UTILISATEUR

NOTICE : INFORMATION DE L UTILISATEUR NOTICE : INFORMATION DE L UTILISATEUR ISOPTO CARPINE 1% collyre en solution ISOPTO CARPINE 2% collyre en solution ISOPTO CARPINE 3% collyre en solution ISOPTO CARPINE 4% collyre en solution Chlorhydrate

Plus en détail

DEMANDEZ À VOTRE MÉDECIN COMMENT UNE NOUVELLE TECHNOLOGIE POUR LE TRAITEMENT DU GLAUCOME POURRAIS CHANGER VOTRE VIE. Commercialisé au Canada par

DEMANDEZ À VOTRE MÉDECIN COMMENT UNE NOUVELLE TECHNOLOGIE POUR LE TRAITEMENT DU GLAUCOME POURRAIS CHANGER VOTRE VIE. Commercialisé au Canada par DEMANDEZ À VOTRE MÉDECIN COMMENT UNE NOUVELLE TECHNOLOGIE POUR LE TRAITEMENT DU GLAUCOME POURRAIS CHANGER VOTRE VIE Commercialisé au Canada par LA TECHNOLOGIE La technologie a toujours joué un rôle important

Plus en détail

LA VUE. Sommaire : Les voies optiques Examens pratiqués en ophtalmologie Les traitements

LA VUE. Sommaire : Les voies optiques Examens pratiqués en ophtalmologie Les traitements LA VUE Sommaire : Anatomie de l œil Chemin de la lumière dans l œil Vocabulaire et définitions pour l œil Les muscles de l œil Les anomalies de l œil Les 3 amétropies ou vices de réfraction La presbytie,

Plus en détail

La cataracte est l opacification de tout ou par

La cataracte est l opacification de tout ou par cataracte 58 - CATARACTE Ce qu il faut savoir 1. Connaître les signes d appel d une cataracte 2. Connaître les étiologies et pouvoir orienter le bilan clinique et paraclinique. 3. Pouvoir expliquer au

Plus en détail

Solution pour injection

Solution pour injection Les autorités de santé de l Union Européenne ont assorti la mise sur le marché du médicament Eylea de certaines conditions. Le plan obligatoire de minimisation des risques en Belgique et au Luxembourg,

Plus en détail

240 - GLAUCOME CHRONIQUE. Ce qu il faut savoir. 2. Enumérer les principales causes de glaucome chronique.

240 - GLAUCOME CHRONIQUE. Ce qu il faut savoir. 2. Enumérer les principales causes de glaucome chronique. glaucome chronique 240 - GLAUCOME CHRONIQUE Ce qu il faut savoir 1. Connaître la définition, la physiopathologie et l épidémiologie du glaucome chronique. 2. Enumérer les principales causes de glaucome

Plus en détail

Information générale de la Société Française d'ophtalmologie

Information générale de la Société Française d'ophtalmologie 1 Information générale de la Société Française d'ophtalmologie La chirurgie réfractive a pour but de corriger les anomalies de vision optique, de façon à améliorer l acuité visuelle sans correction et

Plus en détail

Les uvéites (212b) Professeur Michel MOUILLON Septembre 2003 (Mise à jour Août 2004)

Les uvéites (212b) Professeur Michel MOUILLON Septembre 2003 (Mise à jour Août 2004) Les uvéites (212b) Professeur Michel MOUILLON Septembre 2003 (Mise à jour Août 2004) Pré-requis : Connaissances de base : Anatomie sommaire : les "membranes" de l œil, l'uvée, la vascularisation de l oeil

Plus en détail

Dégénérescence maculaire liée à l âge : prise en charge diagnostique

Dégénérescence maculaire liée à l âge : prise en charge diagnostique SYNTHÈSE DE LA RECOMMANDATION DE BONNE PRATIQUE Dégénérescence maculaire liée à l âge : prise en charge diagnostique Juin 2012 QUELS SIGNES FONCTIONNELS DOIVENT FAIRE ÉVOQUER UNE DMLA? La baisse d acuité

Plus en détail

Programmes de dépistage. Maladies oculaires liées au diabète

Programmes de dépistage. Maladies oculaires liées au diabète (French) Programmes de dépistage Maladies oculaires liées au diabète Suivi plus régulier et traitement de la rétinopathie diabétique Closer monitoring and treatment for diabetic retinopathy Informations

Plus en détail

Les vaccins contre le H1N1 et la grippe saisonnière

Les vaccins contre le H1N1 et la grippe saisonnière Les vaccins contre le H1N1 et la grippe saisonnière Ce que vous devez savoir sur les vaccins antigrippaux offerts cette année L influenza, qu on appelle communément la grippe, est une infection respiratoire

Plus en détail

Les maladies de l oeil. Le glaucome La cataracte

Les maladies de l oeil. Le glaucome La cataracte 6 Les maladies de l oeil Le glaucome La cataracte Une vision claire 0203 Une vision claire Reconnaître les symptômes La plupart des personnes ont déjà entendu parler du glaucome et de la cataracte. Quelles

Plus en détail

Améliorez votre vision!

Améliorez votre vision! Information pour les patients Améliorez votre vision! Une orientation sur les implants de lentilles asphériques et à filtre de lumière bleue en cas de cataracte we care for you La cataracte qu est-ce que

Plus en détail

Item 100 (ex item 304) : Diplopie EVALUATIONS

Item 100 (ex item 304) : Diplopie EVALUATIONS Item 100 (ex item 304) : Diplopie EVALUATIONS 2013 1 Cas clinique : Item 127, 212, 304 Scénario : UMVF - Université Médicale Virtuelle Francophone Vous êtes praticien hospitalier ophtalmologiste dans un

Plus en détail

Examens oculovisuels spécifiques

Examens oculovisuels spécifiques NORMES CLINIQUES Examens oculovisuels spécifiques Ces évaluations sont faites en réponse à des situations particulières. Quelques cas sont élaborés dans ce document. Examen en prévision d un ajustement

Plus en détail

La Catarate. Définition. Epidémiologie

La Catarate. Définition. Epidémiologie La Catarate La Catarate Définition La cataracte est une affection se traduisant par une opacification du cristallin de l œil, qui est normalement transparent. Elle peut toucher la totalité du cristallin

Plus en détail

240 - GLAUCOME CHRONIQUE CE QU IL FAUT SAVOIR

240 - GLAUCOME CHRONIQUE CE QU IL FAUT SAVOIR 240 - GLAUCOME CHRONIQUE CE QU IL FAUT SAVOIR 1. Connaître la définition, la physiopathologie et l épidémiologie du glaucome chronique. 2. Enumérer les principales causes de glaucome chronique. 3. Connaître

Plus en détail

LE GLAUCOME PRIMITIF DU SUJET AGE. Laurent CHIRPAZ Capacité Gériatrie Dijon février 2005

LE GLAUCOME PRIMITIF DU SUJET AGE. Laurent CHIRPAZ Capacité Gériatrie Dijon février 2005 LE GLAUCOME PRIMITIF DU SUJET AGE Laurent CHIRPAZ Capacité Gériatrie Dijon février 2005 LE GLAUCOME PRIMITIF A ANGLE OUVERT RAPPEL : conceptions actuelles du GPAO Neuropathie optique évolutive associant

Plus en détail

Cours d ophtalmologie

Cours d ophtalmologie Cours d ophtalmologie Institut de Formation en soins Infirmiers Docteur POMMIER Stephan Service d ophtalmologie Hôpital d Instruction des Armées LAVERAN MARSEILLE PLAN Rappel anatomique L examen ophtalmologique

Plus en détail

RESUME DES CARACTERISTIQUES DU PRODUIT

RESUME DES CARACTERISTIQUES DU PRODUIT (MAJ 06/05) 1/5 RESUME DES CARACTERISTIQUES DU PRODUIT DENOMINATION MINOXIDIL COOPER 2 pour cent, solution pour application cutanée en flacon COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE Minoxidil... 1,2 g

Plus en détail

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS À L INTENTION DES PARENTS/DU TUTEUR

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS À L INTENTION DES PARENTS/DU TUTEUR PARTIE III : RENSEIGNEMENTS À L INTENTION DES PARENTS/DU TUTEUR PR SYNAGIS (poudre lyophilisée) palivizumab Ce document constitue la troisième et dernière partie de la «monographie du produit» publiée

Plus en détail

Cellulite cervico-faciale : cellulite (inflammation sévère, diffuse des tissus conjonctifs de la couche dermique et sous-

Cellulite cervico-faciale : cellulite (inflammation sévère, diffuse des tissus conjonctifs de la couche dermique et sous- UE 5.8.S3 - PATHOLOGIES PRÉVALENTES DU SERVICE. Otho-rhino-laryngologie : En urgence : o Trachéotomie : il s agit d une intervention chirurgicale qui consiste à pratiquer une ouverture à la face antérieure

Plus en détail

Prévention et évaluation des lésions et détermination du plan de traitement de l intertrigo.

Prévention et évaluation des lésions et détermination du plan de traitement de l intertrigo. OBJET Prévention et évaluation des lésions et détermination du plan de traitement de l intertrigo. L intertrigo, ou dermatite intertrigineuse est une inflammation résultant de l humidité emprisonnée dans

Plus en détail

Faculté de médecine. Document d accompagnement

Faculté de médecine. Document d accompagnement Faculté de médecine Document d accompagnement 2006 Document d accompagnement Lampe à fente et diagnostic différentiel de l œil rouge Veuillez remplir ce document lors du visionnement du module d autoapprentissage

Plus en détail

Dans ce document, vous trouverez de l information concernant :

Dans ce document, vous trouverez de l information concernant : Information aux patients SOINS DE LA PEAU PENDANT LA RADIOTHÉRAPIE EXTERNE Oncologie Vitalité Zone : 1B 4 5 6 Établissement : Centre d oncologie Dr-Léon-Richard Dans ce document, vous trouverez de l information

Plus en détail

Traitements du glaucome par laser

Traitements du glaucome par laser Traitements du glaucome par laser Avertissement Ces renseignements ont été préparés par L Hôpital d Ottawa et ne visent pas à remplacer les conseils d un fournisseur de soins de santé qualifié. Veuillez

Plus en détail

DOSSIER DE PRESSE CAMPAGNE NATIONALE D INFORMATION, DE PREVENTION DES FACTEURS DE RISQUE DU GLAUCOME. BUSduGLAUCOME

DOSSIER DE PRESSE CAMPAGNE NATIONALE D INFORMATION, DE PREVENTION DES FACTEURS DE RISQUE DU GLAUCOME. BUSduGLAUCOME DOSSIER DE PRESSE CAMPAGNE NATIONALE D INFORMATION, DE PREVENTION DES FACTEURS DE RISQUE DU GLAUCOME 1/LE GLAUCOME EN CHIFFRES X Epidémiologie Première cause de cécité absolue en France + 1 Million de

Plus en détail

Cas clinique ORL n 2

Cas clinique ORL n 2 Cas clinique ORL n 2 Mme B. âgée de 37 ans consulte pour de violentes douleurs de la région sous orbitaire droite majorées lorsqu elle penche la tête en avant. Ces douleurs durent depuis 12 heures environ

Plus en détail

Conseil péri opératoire : Greffe osseuse

Conseil péri opératoire : Greffe osseuse Conseil péri opératoire : Greffe osseuse AVANT L INTERVENTION CHIRURGICALE DE GREFFE OSSEUSE Afin de vous préparer à votre intervention chirurgicale de greffe osseuse, d assurer votre confort et d obtenir

Plus en détail

1. Critères d exclusion généraux. 2. Réintégration de l enfant dans le groupe

1. Critères d exclusion généraux. 2. Réintégration de l enfant dans le groupe Ce guide a été conçu afin de mieux cerner les interventions à réaliser lorsqu un enfant est malade. Il nous permet d avoir un cadre à suivre précis qui soit le même pour tous les enfants, tout en favorisant

Plus en détail

L expérience LASIK QUI PEUT BÉNÉFICIER DU LASIK? CHOISIR UN CHIRURGIEN

L expérience LASIK QUI PEUT BÉNÉFICIER DU LASIK? CHOISIR UN CHIRURGIEN L expérience LASIK I QUI PEUT BÉNÉFICIER DU LASIK? Pour être éligible au LASIK, vous devez avoir au moins 21 ans, avoir des yeux en bonne santé et être en bonne santé générale. Votre vision ne doit pas

Plus en détail

HERPÈS INFORMATIONS GÉNÉRALES

HERPÈS INFORMATIONS GÉNÉRALES HERPÈS INFORMATIONS GÉNÉRALES Définition L herpès est une infection systémique qui se manifeste surtout par des lésions muco-cutanées causées par le virus herpès simplex des types 1 et 2. Ne sera abordé

Plus en détail

Le psoriasis du cuir chevelu est une maladie chronique souvent être amélioré ou soulagé

Le psoriasis du cuir chevelu est une maladie chronique souvent être amélioré ou soulagé Le psoriasis du cuir chevelu est une maladie chronique. Tout se passe comme si la peau se renouvelait trop vite. Il évolue par alternance de poussées et de rémissions. S il est rare que la maladie disparaisse

Plus en détail

Faire de la santé oculaire une priorité. Guide de l intervenant

Faire de la santé oculaire une priorité. Guide de l intervenant Faire de la santé oculaire une priorité Guide de l intervenant DIAPO 1 Présentation de l intervenant. Le but de cette présentation est de fournir des informations concernant les modifications de la vue

Plus en détail

Rhume ou grippe? Pas d antibiotiques!

Rhume ou grippe? Pas d antibiotiques! Brochure d information En utilisant mal une ressource, elle devient inefficace! Rhume ou grippe? Pas d antibiotiques! z6creation.net Une initiative européenne en matière de santé. Rhume ou grippe? Pas

Plus en détail

La Codéine? Parlons-en INFORMER

La Codéine? Parlons-en INFORMER La Codéine? Parlons-en INFORMER Qu est-ce que la codéine? La Codéine, ou méthylmorphine, est l'un des alcaloïdes contenus dans le pavot (papaverum somniferum). La codéine est un antalgique puissant (de

Plus en détail

Comprendre l OMD : un guide

Comprendre l OMD : un guide OMD Œdème maculaire diabétique Comprendre l OMD : un guide Table des matières Œdème maculaire diabétique (OMD) 3 Présentation de l OMD 7 Quels sont les facteurs de risque de l OMD? 9 Quels sont les symptômes

Plus en détail

LES INFECTIONS D OREILLES (LES OTITES)

LES INFECTIONS D OREILLES (LES OTITES) LES INFECTIONS D OREILLES (LES OTITES) Les infections d oreille, chroniques ou récurrentes, sont courantes chez le chien et le chat et entrainent une fréquente frustration chez l animal, son propriétaire

Plus en détail

Mon enfant a un œil rouge C est quoi Docteur?

Mon enfant a un œil rouge C est quoi Docteur? Mon enfant a un œil rouge C est quoi Docteur? Son œil est rouge (ou les deux), il coule. Votre enfant a la sensation d avoir un corps étranger dans l œil mais sans douleur vive. Il se frotte les yeux et

Plus en détail

L'ophtalmologie est la branche de la médecine chargée du traitement des maladies de l'oeil et de ses annexes. C'est une spécialité médicochirurgicale.

L'ophtalmologie est la branche de la médecine chargée du traitement des maladies de l'oeil et de ses annexes. C'est une spécialité médicochirurgicale. DEFINITION DES PATHOLOGIES ET DES INTERVENTIONS [OPHTALMOLOGIE]. Présentation de l'ophtalmologie : L'ophtalmologie est la branche de la médecine chargée du traitement des maladies de l'oeil et de ses annexes.

Plus en détail

Centre d apprentissage. Extraction de cataracte. Carnet d'enseignement à la clientèle

Centre d apprentissage. Extraction de cataracte. Carnet d'enseignement à la clientèle Centre d apprentissage Extraction de cataracte Carnet d'enseignement à la clientèle Janvier 2013 Ma chirurgie est le : Me présenter à l admission #, pour l inscription à heures. AIDE MÉMOIRE POUR VOTRE

Plus en détail

Les infections sexuellement transmissibles (IST) Cours IFSI M. Duong Service des Maladies Infectieuses

Les infections sexuellement transmissibles (IST) Cours IFSI M. Duong Service des Maladies Infectieuses Les infections sexuellement transmissibles (IST) Cours IFSI M. Duong Service des Maladies Infectieuses IST Pathologies très fréquentes Etiologies multiples (bactéries, virus, parasites, levures) Complications

Plus en détail

LA GREFFE DE LA CORNÉE

LA GREFFE DE LA CORNÉE LA GREFFE DE LA CORNÉE Chirurgie de la cornée et retour à domicile Pour vous, pour la vie Quoi faire après la chirurgie Porter la coquille protectrice en permanence ou jusqu à l avis contraire de l ophtalmologiste;

Plus en détail

LA RÉFRACTION OBJECTIFS

LA RÉFRACTION OBJECTIFS CHU Dr Benbadis Constantine le 12/04/2011 Service d Ophtalmologie/Module d ophtalmologie. Dr Z.Berkani-Kitouni :Maître de conférences, Chef de Service. LA RÉFRACTION OBJECTIFS : 1- Savoir définir l œil

Plus en détail

Campagne Nationale de Dépistage du Glaucome. Preservez votre vue! Édité par le Comité de Lutte contre le Glaucome avec le concours des laboratoires

Campagne Nationale de Dépistage du Glaucome. Preservez votre vue! Édité par le Comité de Lutte contre le Glaucome avec le concours des laboratoires Preservez votre vue! Édité par le Comité de Lutte contre le Glaucome avec le concours des laboratoires Sommaire Glaucome : Une menace pour la vision p.3 Le fonctionnement de l œil p.4 Les différentes formes

Plus en détail

Chapitre 8 AFFECTIONS VISUELLES

Chapitre 8 AFFECTIONS VISUELLES Chapitre 8 AFFECTIONS VISUELLES Introduction Ce chapitre contient les critères permettant d évaluer la déficience permanente ouvrant droit à des indemnités d invalidité résultant de la perte de l acuité

Plus en détail

IMPORTANT - VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

IMPORTANT - VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT IMPORTANT - VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LE CONSOMMATEUR Pr TIMOPTIC-XE Collyre au maléate de timolol avec gellane Le présent dépliant constitue la troisième et dernière

Plus en détail

INTRODUCTION. Champ visuel normal Champ visuel déjà altéré en périphérie

INTRODUCTION. Champ visuel normal Champ visuel déjà altéré en périphérie INTRODUCTION Le glaucome est une maladie de l'oeil qui entraîne une atteinte irréversible du nerf optique et une perte progressive du champ visuel. Il est lié le plus souvent à une élévation de la pression

Plus en détail

On vo i t c o m m e o nr e s p i r e: s a n syp e n s e r, e tp o u rt a n t...

On vo i t c o m m e o nr e s p i r e: s a n syp e n s e r, e tp o u rt a n t... On vo i t c o m m e o nr e s p i r e: s a n syp e n s e r, e tp o u rt a n t... Savoir prévenir les dommages ultérieurs de la vision Assureurs, Prévention, Santé ASSOCIATION DES SOCIÉTÉS D ASSURANCE Les

Plus en détail

Angiœdème héréditaire (AOH)

Angiœdème héréditaire (AOH) Ministère de la Santé de la Jeunesse et des Sports Direction Générale de la Santé Informations et conseils Angiœdème héréditaire (AOH) Lisez attentivement ce document et conservez-le soigneusement avec

Plus en détail

Les yeux rouges. urgence? Laurence Letartre

Les yeux rouges. urgence? Laurence Letartre Les urgences ophtalmologiques Les yeux rouges urgence? Laurence Letartre 3 M.Lelièvre se présente aujourd hui à l urgence de votre hôpital exaspéré, car ses collègues le surnomment sans cesse «Monsieur

Plus en détail

Parents Note H1N1 : n o 3

Parents Note H1N1 : n o 3 École primaire Laurentia Parents Note H1N1 : n o 3 Destinataires : Tous les parents de L ÉCOLE PRIMAIRE LAURENTIA Date : Le 16 novembre 2009 Objet : Expéditrice : Transport des élèves vers les centres

Plus en détail

Campagne Nationale d Information et de Dépistage du Glaucome LIVRET D INFORMATION À L ATTENTION DU PUBLIC. Comité de lutte contre le Glaucome

Campagne Nationale d Information et de Dépistage du Glaucome LIVRET D INFORMATION À L ATTENTION DU PUBLIC. Comité de lutte contre le Glaucome Préservez votre vue! Campagne Nationale d Information et de Dépistage du Glaucome Comité de lutte contre le Glaucome Avec le soutien des Laboratoires En association avec la LIVRET D INFORMATION À L ATTENTION

Plus en détail

Situation, prise en charge

Situation, prise en charge Grippe pandémique A(H1N1) Situation, prise en charge DAUMAS Aurélie HIA LAVERAN COURS IFSI Des grippes pandémiques Groupe A Secondaires à une cassure (rôle animal) Absence d immunité collective Létalité

Plus en détail

NOTICE: INFORMATION DE L UTILISATEUR. Rhinospray 1,18 mg/ml, solution pour pulvérisation nasale. chlorhydrate de tramazoline

NOTICE: INFORMATION DE L UTILISATEUR. Rhinospray 1,18 mg/ml, solution pour pulvérisation nasale. chlorhydrate de tramazoline NOTICE: INFORMATION DE L UTILISATEUR Rhinospray 1,18 mg/ml, solution pour pulvérisation nasale chlorhydrate de tramazoline Veuillez lire attentivement cette notice avant d utiliser ce médicament car elle

Plus en détail

ANNEXE IIIB NOTICE : INFORMATION DE L UTILISATEUR

ANNEXE IIIB NOTICE : INFORMATION DE L UTILISATEUR Dénomination du médicament Encadré ANNEXE IIIB NOTICE : INFORMATION DE L UTILISATEUR XALATAN 0,005 POUR CENT m/v, collyre en solution Latanoprost Veuillez lire attentivement l intégralité de cette notice

Plus en détail

VPH Virus du Papilloma Humain Condylomes génitaux

VPH Virus du Papilloma Humain Condylomes génitaux 1 VPH Virus du Papilloma Humain Condylomes génitaux DESCRIPTION Le Virus du Papilloma Humain (VPH) existe sous plus de 150 souches différentes. Seul une quarantaine est responsable des condylomes génitaux

Plus en détail

MONOGRAPHIE. tenecteplase. Poudre pour solution - 50 mg/fiole Stérile, lyophilisée. Agent fibrinolytique

MONOGRAPHIE. tenecteplase. Poudre pour solution - 50 mg/fiole Stérile, lyophilisée. Agent fibrinolytique MONOGRAPHIE Pr TNKase tenecteplase Poudre pour solution - 50 mg/fiole Stérile, lyophilisée Agent fibrinolytique Distribué par : Hoffmann-La Roche Limitée 2455, boulevard Meadowpine Mississauga (Ontario)

Plus en détail

Maladie de Blau/Sarcoïdose juvénile

Maladie de Blau/Sarcoïdose juvénile Pædiatric Rheumatology InterNational Trials Organisation Maladie de Blau/Sarcoïdose juvénile De quoi s agit-il? Le syndrome de Blau est une maladie génétique. Les patients souffrent d une combinaison entre

Plus en détail

Item 333 : Orientation diagnostique devant un strabisme de l'enfant

Item 333 : Orientation diagnostique devant un strabisme de l'enfant Item 333 : Orientation diagnostique devant un strabisme de l'enfant Date de création du document 2010-2011 Table des matières ENC :...2 I Phénomène moteur...4 II Phénomène sensoriel...4 III Dépistage du

Plus en détail

Cette faiblesse entraîne une dilatation anormale de l artère touchée.

Cette faiblesse entraîne une dilatation anormale de l artère touchée. Guide d enseignement Direction des soins infirmiers NEUROCHIRURGIE CRANIECTOMIE CLIPPAGE D ANÉVRISME Définition d un anévrisme cérébral : Un anévrisme cérébral est une faiblesse de la paroi d une artère

Plus en détail

Pharmacie et protocoles d urgence

Pharmacie et protocoles d urgence Pharmacie et protocoles d urgence SOMMAIRE Fiche.0 : Composition de la trousse de secours Fiche. : Soin d une petite plaie Fiche. : Soin d une petite brûlure thermique ou chimique Fiche. : Conduite à tenir

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS DE LA COMMISSION 16 novembre 2005 Examen du dossier des spécialités inscrites pour une durée de 5 ans à compter du 5 août 2000 (JO du 30 août 2005) CILOXAN 0,3 %, pommade

Plus en détail

Si vous avez de la difficulté à lire ce document, demandez l aide de quelqu un.

Si vous avez de la difficulté à lire ce document, demandez l aide de quelqu un. RENSEIGNEMENTS POUR LE CONSOMMATEUR Pr LUCENTIS MD ranibizumab injectable Le présent dépliant constitue la troisième et dernière partie d une «monographie de produit» publiée lorsque la vente de LUCENTIS

Plus en détail

L opération du kératocône. Technique du cross linking pour traiter la cornée

L opération du kératocône. Technique du cross linking pour traiter la cornée L opération du kératocône Technique du cross linking pour traiter la cornée Introduction Quel objectif? Cette brochure vous donne toutes les informations utiles concernant l opération du kératocône par

Plus en détail

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LE CONSOMMATEUR

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LE CONSOMMATEUR PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LE CONSOMMATEUR Pr EYLEA Aflibercept, solution pour injection intravitréenne Le présent dépliant constitue la troisième et dernière partie de la monographie de produit

Plus en détail