Université de Provence Aix-MarseiUe I THESE. présentée pour obtenir le grade de. Docteur de l'université Aix-Marseille I Mention: Sciences

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1 Gestion IN Doc. Enreg. I. ^ i FR Université de Provence Aix-MarseiUe I THESE présentée pour obtenir le grade de Docteur de l'université Aix-Marseille I Mention: Sciences Formation Doctorale : Physique et Modélisation des Systèmes Complexes Co-habilitée Université Aix-Marseille I et INSTN-CEA Élaboration et qualification de schémas de calcul de référence pour les absorbants dans les Réacteurs à Eau Pressurisée par Patrick BLANC -TRANCHANT Soutenue le 8 Novembre 999 devant la Commission d'examen composée de : MM. P. HALDENWANG Président A. HÉBERT Directeur de Thèse P. REUSS Rapporteur J.-C. NiMAL Rapporteur A. GlORNi Examinateur J.-C. SENS Examinateur A. SANTAMARINA Responsable de Thèse P. BiOUX Membre Invité

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3 Université de Provence Aix-Marseille I THESE présentée pour obtenir le grade de Docteur de l'université Aix-Marseille I Mention: Sciences Formation Doctorale : Physique et Modélisation des Systèmes Complexes Co-habilitée Université Aix-Marseille I et INSTN-CEA Élaboration et qualification de schémas de calcul de référence pour les absorbants dans les Réacteurs à Eau Pressurisée par Patrick BLANC -TRANCHANT Soutenue le 8 Novembre 999 devant la Commission d'examen composée de : MM. P. HALDENWANG Président A. HÉBERT Directeur de Thèse P. REUSS Rapporteur J.-C. NiMAL Rapporteur A. GiORNi Examinateur J.-C. SENS Examinateur A. SANTAMARINA Responsable de Thèse P. BiOUX Membre Invité

4 A mes parents, qui savent être toujours là et à qui je dois tant. C'est plus qu 'une chance de vous avoir.

5 REMERCIEMENTS Monsieur Alain HÉBERT, du Laboratoire d'études Neutroniques des Réacteurs du CEA Saclay, a accepté de diriger ce travail de Thèse. Je tiens à l'en remercier vivement. Mes remerciements vont ensuite au Professeur Paul HALDENWANG, de l'université de Provence, pour avoir accepté de présider la commission d'examen de cette Thèse. Je tiens à remercier également Monsieur Jean-Claude NIMAL, Directeur de Recherches au Service d'études des Réacteurs et de Mathématique Appliquées du CEA Saclay et Monsieur Paul REUSS, Professeur à l'institut des Sciences et Techniques Nucléaires du CEA, pour m'avoir fait l'honneur de s'intéresser à ce travail, et pour avoir accepté d'en être les Rapporteurs. Leurs conseils et remarques, tant sur le fond que sur la forme, m'ont permis d'améliorer notablement ce travail. Merci également à Monsieur Alain GlORNl, Professeur à l'université Joseph FOURIER de Grenoble, et à Monsieur Jean-Claude SENS, Professeur à l'institut de Recherches Subatomiques de l'université Louis PASTEUR de Strasbourg, pour avoir bien voulu faire partie de cette commission d'examen. Cette Thèse s'est déroulée dans le cadre d'un accord de partenariat entre ÉLECTRICITÉ DE FRANCE et le COMMISSARIAT À L'ÉNERGIE ATOMIQUE. Je remercie à ce titre Monsieur Alain ZAETTA, Chef du Service de Physique des Réacteurs et du Cycle du CEA Cadarache et Monsieur Robert JACQMIN, Chef du Laboratoire d'études de Physique de ce Service pour m'avoir permis d'y effectuer ce travail, pour leur accueil, et pour leur soutien au cours de ces trois années. Je remercie également Monsieur Philippe BiOUX, Responsable EDF de cette Thèse, pour l'attention apportée au suivi de ces travaux. Monsieur Alain SANTAMARINA, Responsable CEA du suivi de ce travail, m'a fait profiter de son expérience et de ses connaissances immenses dans le domaine de la Physique des Réacteurs pendant trois années. Je lui témoigne ici toute ma reconnaissance pour m'avoir apporté son aide chaque fois que cela était nécessaire et pour avoir permis l'aboutissement de ce travail. Monsieur Guy WlLLERMOZ, a également suivi cette Thèse de près pendant tout son déroulement. Ses connaissances en neutronique ainsi que sa maîtrise des outils de calcul associés, m'ont été d'une aide constante et précieuse. Sans lui, sans sa gentillesse et sa disponibilité, tout aurait été plus difficile. Merci également à Monsieur Jean-Pierre CHAUVIN, Chef du Laboratoire de Physique Expérimentale du Service de Physique Expérimentale de Cadarache pour m'avoir permis de participer au programme expérimental MISTRAL. Merci aussi à Monsieur Philippe FOUGERAS, Responsable de ce Programme Expérimental, pour m'avoir accueilli sur le Réacteur ÉOLE et pour s'être montré toujours très disponible au cours de mon séjour sur place. A travers lui, je tiens à remercier toute l'équipe responsable de la réalisation des expériences MISTRAL. Enfin, mes remerciements et ma reconnaissance vont à tous les membres du SPRC (agents, thésards, stagiaires ou sous-traitants) côtoyés durant ces trois années, avec une pensée particulière pour Richard BABUT, Véronique BERTHOU, Jean-Christophe BOSQ, Amal et Olivier BOULAND, Delphine BROSSEL, Christophe DEMAZIERE, Emmeric DUPONT, François-Xavier GlFFARD, Boris HlPPOLYTE, Dimitri ROCH- MAN, Bénédicte ROQUE, Nicolas THIOLLAY, et surtout Véronique AVERLANT, qui m'a montré l'exemple à suivre.

6 Table des matières Glossaire Avant-Propos xi xv Chapitre - Introduction : méthodologie de définition et de calibration de schémas de calcul APOLLO2 I Introduction 3 II Démarche de définition des schémas de référence APOLLO2 «CEA-97» 3 III Qualification des schémas de calcul de référence 4 Chapitre 2 - Aperçu concernant la modélisation d'un réacteur à l'aide du code APOLLO2 5 I Généralités 7. Introduction: «vie et mort» des neutrons dans le réacteur 7.2 Interaction des neutrons avec la matière 7.3 Variation des sections efficaces 0.4 Représentation des résonances : loi de BREIT et WiGNER.5 Effet DOPPLER 2 II Description de l'évolution de la population des neutrons : équation de BOLTZMANN Équation du transport 4.2 Premières simplifications de l'équation du transport 5.3 Équation du transport en régime stationnaire 7.4 Forme intégrale de l'équation du transport 20 III Résolution de l'équation du transport à l'aide de méthodes déterministes 2. Discrétisation de l'équation 2.2 Résolution numérique de l'équation du transport 23.3 Résolution de l'équation intégrale par la méthode des probabilités de première collision 23.4 Résolution de l'équation intégro-différentielle à l'aide des méthodes aux ordonnées discrètes 29 IV Traitement spécifique du phénomène de l'autoprotection : formalisme dans APOLLO IV.l Introduction 33 IV.2 Traitement de l'autoprotection dans APOLLO2 34 V Modélisation d'un réacteur nucléaire à l'aide d'apollo2 43 V.l Les réacteurs 43 V.2 Le calcul des réacteurs 44 V.3 Réacteur en mode fondamental 48 Chapitre 3 - Le code étalon TRIPOLI4 5 I Nécessité d'un étalon et choix de TRIPOLI4 53 II Principe d'une simulation Monte-Carlo 53. Généralités sur la méthode de Monte-Carlo 53.2 Adéquation à la neutronique 54.3 Étude du transport des neutrons à l'aide de la méthode de Monte-Carlo 55 III Le code TRIPOLI4 et la réalisation des calculs étalons 58 III.l Présentation du code TRIPOLI4 58 vii

7 vm m.2 Réalisation pratique des calculs étalons 58 Chapitre 4 - Élaboration et validation des schémas «cœurs» de référence ÀPOLLO2 6 I Introduction 63. La démarche adoptée 63.2 Le choix du réseau 7x7 français et d'éplcure 63 II Schéma de calcul des réseaux 64. Introduction 64.2 Définition du calcul-repère 64.3 Calculs étalons TRIPOLI Calculs de réseaux APOLLO Résultats concernant les réseaux UOX 7.6 Résultats concernant les réseaux MOX 80.7 Conclusion et schéma de calcul de référence de réseaux recommandé 90 III Schéma de calcul d'un crayon absorbant isolé 92 m. Introduction 92 ni.2 Définition du calcul-repère 92.3 Calcul étalon TRIPOLI Calculs APOLLO Conclusion et schéma de référence recommandé 0 IV Schéma de calcul des absorbants AIC et Hafnium 02 IV.l Introduction 02 IV.2 Définition du calcul-repère 02 IV.3 Calculs étalons TRIPOLI4 03 IV.4 Calculs APOLLO2 concernant F AIC et schéma de référence recommandé 03 IV.5 Calculs APOLLO2 concernant l'hafnium et schéma de référence recommandé V Schéma de calcul d'une grappe d'absorbants dans un REP. 5 V.l Introduction 5 V.2 Définition du calcul-repère 5 V.3 Calculs étalons TRIPOLI4 7 V.4 Calculs APOLLO2 9 V.5 Conclusion et schéma de référence recommandé 29 VI Schéma de calcul d'une grappe d'absorbants dans un MOX 30 VI. Introduction 30 VI.2 Définition du calcul-repère 30 VI.3 Calculs étalons TRIPOLI4 32 VI.4 Calculs APOLLO2 33 VI.5 Conclusion et schéma de référence recommandé 35 Chapitre 5 - Mesures de l'efficacité des absorbants : techniques et expériences intégrales 37 I Techniques expérimentales pour l'étude des absorbants 39. Techniques pour l'établissement de distributions de taux de fission 39.2 Mesures d'effets en réactivité 4 II Données utilisées pour la qualification du calcul d'un absorbant isolé: l'expérience MISTRAL 44 II. Introduction : le contexte du recyclage du Plutonium dans les réacteurs à eau Généralités concernant le programme MISTRAL 45.3 Présentations détaillées des différentes configurations du programme 47.4 Résultats expérimentaux utilisés 49 III Données utilisées pour la qualification du calcul des grappes d'absorbants 53 III. Généralités concernant le programme EPICURE 53.2 Les différentes configurations du programme expérimental 53.3 Résultats expérimentaux utilisés 55

8 Chapitre 6 - Qualification du calcul des absorbants avec ÂPOLLO2 57 I Qualification du calcul des cœurs REL 59. Qualification du calcul de la réactivité des réseaux 59.2 Qualification du calcul de la réactivité des cœurs homogènes et du gain de réflecteur 63.3 Conclusion sur les calculs de cœur 69 II Qualification du calcul des absorbants isolés : interprétation des expériences MISTRAL Principe de la qualification 69.2 Résultats concernant les cœurs UOX: interprétation de l'expérience MISTRAL Résultats concernant les cœur MOX : interprétation de l'expérience MISTRAL Conclusion sur les calculs «un absorbant isolé» 74 III Qualification des grappes REP : interprétation des expériences EPICURE UH.4 et UH.4-Absl74. Principe de la qualification 74.2 Résultats 75.3 Conclusion 77 IV Conclusion 78 Conclusions 79 Annexe A - La bibliothèque de données nucléaires CEA93 85 I Généralités.. 86 II Principe de réalisation de la bibliothèque CEA Présentation succinte de l'évaluation JEF Principe de réalisation de CEA Détails du processus de réalisation de CEA93 88 III Contenu de la bibliothèque CEA93 89 Annexe B - Configurations EPICURE et MISTRAL étudiées 9 I Crayons utilisés dans les programmes EPICURE et MISTRAL 92. Crayons UO Crayons MOX.93 II Configuration EPICURE MH.2 93 III Configurations EPICURE UH.4 et UH.4-Abs 95 IV Configuration EPICURE UM-ZONE 98 V Configurations MlSTRALl et MISTRAL2 200 Annexe C - Les différents découpages énergétiques utilisés 203 I Découpages multigroupes généraux et maillage XMAS 204. Découpages multigroupes généraux dans APOLLC Le maillage XMAS 204 II Macrodécoupage à 20 groupes 207 III Découpages spécifiques ' Étude des réseaux Étude des isotopes absorbants 20 Liste des tableaux 23 Liste des figures 25 Bibliographie 27 IX

9 GLOSSAIRE AG3 : Alliage Aluminium-Magnésium à 3 % de Magnésium. Matériau utilisé pour le gainage de crayons combustibles ou absorbants dans le réacteur expérimental EOLE. AIC : Alliage Argent-Indium-Cadmium (80 %, 5 % et 5 % en poids, respectivement). Élément absorbant utilisé dans les grappes de contrôle des réacteurs nucléaires. Étudié dans le cadre des programmes expérimentaux EPICURE et MISTRAL. AIEA : IAEA en anglais pour International Atomic Energy Agency. Agence Internationale pour l'énergie Atomique. APOLLOI : Code français de calcul du transport neutronique. Code déterministe, développé au CEA dans les années 960 et 970. APOLLO2 : Code français de calcul du transport neutronique. Code déterministe, développé au CEA en partenariat avec EDF et FRAMATOME, à la suite d'apollol. Code modulaire. Outil de calcul des REP à EDF et FRAMATOME. Autoprotection : Phénomène affectant les résonances d'un isotope et se traduisant par le fait que les résonances, contribuant à déprimer le flux des neutrons aux énergies correspondantes, les taux de réaction y sont moins forts que ceux attendus sans ce creusement du flux. B4C (naturel) : Carbure de bore. Élément absorbant utilisé dans les grappes de contrôle des réacteurs nucléaires. Élément étudié dans le cadre des programmes expérimentaux EPICURE et MISTRAL. B4C enrichi : Carbure de bore dont la proportion en Bore-0, l'isotope le plus absorbant dans le domaine thermique, est augmentée. Élément étudié dans le cadre du programme MISTRAL. Calcul à temps zéro : Calcul concernant du combustible «frais». Opposé à la notion de calcul d'évolution. Calcul de cœur : Seconde étape du calcul d'un réacteur nucléaire, s'appuyant sur les calculs de motif. Elle concerne le réacteur complet sur lequel l'équation du transport est résolue de manière simplifiée (homogénéisation spatiale des milieux, nombre de groupes d'énergie restreint). Calcul de motif: Première étape du calcul d'un réacteur nucléaire, concernant une partie réduite de ce réacteur, sur laquelle l'équation du transport est résolue de manière détaillée (respect de la géométrie, nombre de groupes d'énergie important). Calcul d'évolution: Calcul pour lequel l'évolution du combustible au cours du temps (disparitions de certains noyaux lourds, productions de certains autres) est prise en compte. Calcul-repère : Problème simplifié permettant une étude plus rapide et plus simple qu'une étude directe d'un problème complexe. Familièrement, on parle de «benchmark» pour un tel calcul. CALENDF : Code de calcul français permettant le traitement de données nucléaires. CEA: COMMISSARIAT À L'ÉNERGIE ATOMIQUE. CEA93 : Bibliothèque de données nucléaires utilisée par le code APOLLO2. Essentiellement issue de l'évaluation JEF2.2. XI

10 xii Glossaire DER : Département d'études des Réacteurs du CEA. DRN : Direction des Réacteurs Nucléaires du CEA. EDF : ÉLECTRICITÉ DE FRANCE. Exploitant des centrales nucléaires françaises. ENDF : Format des données nucléaires dans les évaluations américaines. Également utilisé dans l'évaluation JEF2. ENDF/B : Evaluated Nuclear Data File/Brookhaven en anglais. Organisme américain d'évaluation des données nucléaires. ENDF/B VI : Évaluation nucléaire américaine, utilisant le format ENDF. ÉOLE : Réacteur expérimental du CEA, situé à Cadarache. EPICURE : Programme expérimental mené dans ÉOLE, à Cadarache. Années 988 à 994. EPR : European Pressurized Reactor en anglais. Concept pour un futur réacteur de production européen. Équivalence : Procédé permettant la détermination de facteurs correctifs à utiliser de manière à ce que la résolution de l'équation du transport simplifiée fournisse la solution exacte du problème considéré. Évaluation nucléaire : Fichier recensant, pour chaque isotope traité, les paramètres nucléaires et les formalismes associés permettant de reconstruire ses sections efficaces. FRAMATOME : Constructeur des centrales nucléaires françaises et concepteur du combustible nucléaire qui y est utilisé. Groupe JEF : Comité européen d'évaluation et de qualification des données nucléaires. JEF2 : Joint Evaluated File en anglais. Évaluation nucléaire européenne, utilisant le format américain ENDF. Intégrale de résonance : Intégrale de la section efficace microscopique d'absorption d'un isotope entre 0.5 ev et l'énergie des neutrons issus de fission. Représentative de l'absorption d'un noyau dans le domaine épithermique. IRMM : Centre de Recherche européen, situé à GEEL en Belgique, et disposant d'installations spécifiques permettant la réalisation de mesures sur les données nucléaires (mesures différentielles). Léthargie : Unité définie à partir de l'énergie, plus adaptée que celle-ci au suivi du ralentissement des neutrons. Maillage XMAS : Maillage énergétique multigroupe à 72 groupes utilisé dans la bibliothèque CEA93. Méthode Pij : Méthode des probabilités de première collision. Utilisée pour la résolution de l'équation du transport sous sa forme intégrale. Méthode Sjv : Méthode des ordonnées discrètes. Utilisée pour la résolution de l'équation du transport sous sa forme intégro-différentielle. MISTRAL : Programme expérimental mené dans ÉOLE, à Cadarache, et faisant suite au programme EPICURE. Années 996 à Modèles de ralentissement : Modélisations adoptées pour l'opérateur de ralentissement lourd afin de faciliter la résolution de l'équation du transport dans le domaine du ralentissement des neutrons. Basées sur les formes des résonances des noyaux «ralentisseurs», les modélisations disponibles dans APOLLO2 sont les modélisations WR (résonance large), IR (résonance intermédiaire), NR (résonance étroite), ST (modèle statistique) et TR (toute résonance). MOX : Mixed OXydes en anglais. Mélange d'oxydes d'uranium (UO 2 ) et de Plutonium (PuO2). Combustible des réacteurs.

11 Glossaire xiii MCNP : Monte Carlo N Particules en anglais. Code américain de calcul du transport neutronique (et photonique) utilisant la méthode de Monte-Carlo. NJOY : Système (code) américain de traitement de données nucléaires. NUPEC : Nuclear Power Engineering Corporation en anglais. Organisme Japonais, co-financeur du programme MISTRAL. pcm: pour cent-mille, 0~ 5. Unité utilisée couramment pour les mesures de réactivité. ppm: partie pour million, 0~ 6. REB : Réacteur à Eau Bouillante. Boiling Water Reactor (BWR) en anglais. REL : Réacteur à Eau Légère. Light Water Reactor (LWR) en anglais. REP : Réacteur à Eau Pressurisée. Pressurized Water Reactor (PWR) en anglais. RMA : Réacteur à Modération Accrue. RNR : Réacteur à Neutrons Rapides. RSM : Réacteur Sous Modéré. Schéma de calcul : Ensemble constitué d'un code de calcul, de la bibliothèque de données nucléaires associée et d'un schéma de calcul, c'est-à-dire d'un ensemble de recommandations à mettre en oeuvre dans le cadre du calcul d'un problème donné. On parle également de formulaire de calcul. SERMA : Service d'études des Réacteurs et de Mathématiques Appliquées de la DRN du CEA. Situé à Saclay. SPRC : Service de Physique des Réacteurs et du Cycle de la DRN du CEA. Situé à Cadarache. THEMIS (OU NJOY-THEMIS) : Système (code) de traitement de données nucléaires utilisé au CEA. Bâti sur la base du système américain NJOY, complété par différents modules spécifiques. TRIPOLI4 : Code français de calcul du transport neutronique (et photonique) utilisant la méthode de Monte-Carlo. Développé au CEA, au SERMA/LEPP. UO2-GCI2O3 : Crayon combustible gadolinié (contenant du Gadolinium). Élément absorbant étudié dans le cadre du programme MISTRAL. UOX : Uranium OXyde en anglais. Oxyde d'uranium (UO2). Combustible le plus répandu dans les réacteurs REL. Zircaloy, Zircaloy-4 (Zr4) : Matériau utilisé pour le gainage des crayons combustiles et de certains crayons absorbants dans les réacteurs REL.

12 Avant-Propos Le vingtième siècle aura été marqué par un accroissement sans précédent des besoins énergétiques de l'humanité, aussi bien à des fins domestiques qu'industrielles. Pour faire face à cette demande sans cesse croissante, et également pour assurer une indépendance énergétique apparue comme essentielle lors des différents chocs pétroliers, de nombreux pays du monde, dont la France, se sont résolument tournés vers la production d'électricité par le biais de centrales nucléaires. Cette nouvelle orientation énergétique s'est traduite, en France, par l'essor de la recherche en neutronique, qui s'est essentiellement développée au sein du COMMISSARIAT À L'ÉNERGIE ATOMIQUE (CEA), tandis que son application industrielle se réalisait au travers d'un vaste programme électro-nucléaire national faisant intervenir deux acteurs principaux : FRAMATOME, constructeur des centrales de production que sont les Réacteurs à Eau Pressurisée (REP) et I'ÉLECTRICITÉ DE FRANCE (EDF), leur exploitant. Le nucléaire a dès lors pris une place prépondérante dans la production totale d'électricité du pays. Aujourd'hui cependant, cet état de fait pourrait être remis en cause, le coût des énergies fossiles se réduisant nettement du fait d'une baisse des prix des matières premières, et ce malgré la montée de l'effet de serre à laquelle l'énergie nucléaire permet d'apporter une réponse particulièrement satisfaisante. La production d'énergie par voie nucléaire se trouve donc désormais confrontée à un double enjeu : - le maintien de la fiabilité des centrales au niveau atteint, parfaitement satisfaisant, - un nécessaire gain de marges, en parallèle, afin d'améliorer sa compétitivité. Pour accroître cette compétitivité, l'exploitant tend à améliorer de plus en plus l'utilisation de ses réacteurs et à réduire autant que faire se peut le coût du combustible. Ceci passe notamment par la mise en place de nouveaux modes de pilotage, par V allongement des campagnes permettant d'utiliser le combustible jusqu'à un taux d'épuisement plus élevé et par l'introduction de Plutonium dans les REP, dont certains recyclent déjà jusqu'à 30 % de combustible mixte (MOX), alors que des projections concernant un combustible 00 % MOX sont d'ores-et-déjà envisagées. Au final, satisfaire cette exigence d'amélioration de compétitivité de l'énergie nucléaire passe surtout par une maîtrise encore accrue des calculs de ces réacteurs qui, en réduisant les incertitudes, doit permettre d'en étendre les marges de fonctionnement. Le cadre de cette thèse : le calcul des grappes d'absorbants C'est dans cette optique d'amélioration de la précision des calculs neutroniques que s'inscrit ce travail de recherche. Plus précisément ce sont les moyens de contrôle des réacteurs, sous la forme des grappes de crayons absorbants qui peuvent être insérées dans le cœur d'un réacteur pour en assurer le contrôle, qui nous intéressent ici. Le but est de parvenir à une détermination la plus précise possible à la fois de l'efficacité des absorbants concernés et de la distribution de puissance, au sein du cœur de ce réacteur, au voisinage de ces grappes. Au cours d'études antérieures, différentes pistes concernant ce calcul ont déjà été investiguées permettant de réduire les incertitudes de calcul utilisées jusqu'alors, sans toutefois permettre d'atteindre la précision requise pour satisfaire aux exigences d'un calcul dit de référence. Il est donc nécessaire aujourd'hui d'améliorer encore cette précision. Le but est alors d'amener les incertitudes de calcul au niveau de celles mesurées lors des expériences les plus récentes, qui sont de l'ordre du pour-cent aussi bien sur l'efficacité des absorbants que sur les distributions de puissance. Il est par ailleurs nécessaire de s'intéresser à de nouveaux absorbants, tels l'hafnium, qui pourraient être amenés à tenir un rôle très important pour le contrôle des réacteurs futurs recyclant encore davantage de Plutonium. xv

13 xvi Avant-Propos Les calculs de neutronique et la notion de schéma de calcul Les réacteurs nucléaires sont des systèmes physiques complexes, dont la modélisation s'appuie sur une équation fondamentale: l'équation du transport. Cette équation, qui régit l'évolution de la population des neutrons au sein du cœur du réacteur est le fondement de la neutronique. Elle a fait, depuis son établissement, l'objet de très nombreux travaux d'analyse numérique qui sont à l'origine des codes de calcul permettant le calcul moderne des réacteurs. Parmi ces codes de calcul, APOLLO2, code français développé au CEA dans le cadre d'un accord de partenariat avec EDF et FRAMATOME, est le futur outil de calcul de transport des cœurs de Réacteurs à Eau Pressurisée à EDF. Parallèlement au développement de ces codes de calcul des efforts ont été, et continuent d'être apportés, à la réalisation de bibliothèques de données nucléaires qui contiennent les informations concernant les interactions des neutrons avec les constituants du réacteur, nécessaires au fonctionnement des codes. L'utilisation conjointe d'un code de calcul et d'une telle bibliothèque pour un certain type de réacteur est précisée par un ensemble de recommandations appelé schéma ou formulaire de calcul. La mise au point de ce schéma de calcul nécessite par ailleurs la réalisation d'expériences permettant de confronter ses résultats à la réalité physique : c'est la phase de qualification du schéma de calcul, et à travers lui du code de calcul et de la bibliothèque utilisés. Les différents types de schémas de calcul Dans le cadre des calculs que réalise couramment l'exploitant des centrales, calculs dits de projet, il n'est évidemment pas réalisable d'utiliser les outils les plus fins pour la résolution de l'équation du transport et le calcul des réacteurs ; des approximations sont nécessaires. Pour définir et quantifier ces dernières, la démarche consiste à déterminer des schémas de calcul de projet sur la base de schémas de calcul de référence devant être beaucoup plus précis (sans toutefois s'accompagner d'un coût prohibitif), ayant essentiellement pour but de fournir des pistes pour les simplifications envisageables au moment de la mise en place des schémas de projet. La méthode consistant à concevoir a priori de tels schémas de calcul de référence puis à les qualifier statistiquement sur un certain nombre d'expériences a montré ses limites : elle nécessite de nombreuses itérations de comparaison Calcul-Expérience et la précision en est difficilement maîtrisable. Il est de loin préférable d'évaluer les différentes approximations utilisables dans un schéma une à une, par des comparaisons Calcul/Calcul. La démarche consiste alors à partir de calculs «étalons», les plus précis possibles, réalisés sans souci de leur coût, et à déterminer l'impact de chaque approximation introduite dans le calcul par comparaison à cet étalon. Cette méthode est utilisable aujourd'hui en raison des progrès conjugués des méthodes numériques et de la puissance des ordinateurs. Utilisation des différentes méthodes numériques Les trois méthodes numériques les plus couramment utilisées en neutronique pour résoudre l'équation du transport des neutrons sont : la méthode des probabilités de première collision, la méthode des ordonnées discrètes, la méthode de Monte-Carlo. qui, toutes trois s'intéressent au comportement moyen de la population neutronique considérée dans son ensemble. Les deux premières sont des méthodes déterministes se basant sur une discrétisation des variables d'espace et d'énergie intervenant dans l'équation du transport, conduisant par là à une résolution approchée de cette équation. La méthode des probabilités de première collision utilise de plus une hypothèse forte, celle de chocs isotropes des neutrons sur les atomes constituant le réacteur (avec cependant généralement une correction, dite correction du transport). Le principal avantage de cette méthode tient au fait qu'elle permet de traiter n'importe quelle géométrie, aussi irrégulière soit elle. La méthode des ordonnées discrètes, quant à elle, regroupe plusieurs sous-méthodes dont le point commun est la discrétisation de l'espace des phases en plusieurs directions. Les plus courantes de ces sous-méthodes sont la méthode aux différences finies et la méthode nodale. Celles-ci peuvent prendre correctement en compte Yanisotropie des chocs des neutrons, mais leur emploi est limité aux cas de geometries régulières, la résolution étant menée sur des pavés homogènes. Ces différentes méthodes déterministes sont implantées dans le code APOLLO2.

14 Avant-Propos xvii À cet ensemble de méthodes déterministes s'oppose, par la conception, la méthode probabiliste qu'est la méthode de Monte-Carlo, qui consiste à simuler l'histoire d'un certain nombre de neutrons afin d'observer leur comportement moyen. Le respect de la réalité physique, en termes de géométrie du problème, de composition des matériaux et de lois microscopiques décrivant les interactions neutrons-matière, au moment de la simulation, confère à cette méthode son caractère exact : aucune discrétisation spatiale, angulaire ni énergétique n'est alors consentie lors de la résolution de l'équation du transport. Le code Monte Carlo polycinétique français est le code TRIPOLI4, également développé au CEA. D'une façon générale, les méthodes déterministes sont de loin les moins onéreuses en termes de temps de calcul. Elles offrent un bien meilleur rapport précision/coût que la méthode de Monte-Carlo et sont par conséquent à la base des schémas de calcul, dont le but est avant tout de permettre un calcul industriel des réacteurs, alliant donc précision et temps de calcul réaliste. La méthode de Monte-Carlo est, elle, utilisée afin de constituer les calculs de référence ou calculs étalons auxquels on compare les résultats des calculs déterministes au moment de la détermination des schémas de calcul. Ainsi, par exemple, le calcul d'un futur réacteur de type EPR avec un code de Monte-Carlo demanderait dans le meilleur des cas des semaines de calcul pour les problèmes «à temps zéro» et des mois pour les problèmes d'évolution, alors que l'on attend des schémas de projet des temps de calcul se chiffrant en minutes. Le calcul des absorbants Le calcul d'un réacteur nucléaire implique le calcul de nombreuses situations différentes, de nombreux paramètres et de nombreuses grandeurs. En termes de schémas de calcul, ceci se traduit par la nécessité d'en définir plusieurs, adaptés à chacune de ces situations spécifiques, et permettant le calcul optimal des grandeurs significatives propres à la situation étudiée. C'est le cas par exemple pour le calcul des moyens de contrôle du réacteur, et en particulier des grappes de crayons absorbants servant à son pilotage, qui doivent faire l'objet de la définition de schémas de calcul particuliers. La définition d'un schéma de calcul requiert une bonne compréhension des phénomènes mis en jeu, afin de déterminer les approximations possibles dans la résolution de l'équation du transport. Or, dans le cas des grappes d'absorbants, cette compréhension est délicate du fait de la complexité de la situation mise en jeu : le calcul de l'impact neutronique de ces grappes est délicat du fait de la très forte variation locale du flux qu'elles entraînent. Pour y parvenir tout de même, il est alors intéressant d'analyser en préalable le cas plus simple d'un réseau contenant un seul crayon absorbant, ce que nous ferons donc ici. Cet intérêt est de plus renforcé par le fait que les différents programmes expérimentaux utilisés pour la phase de qualification des schémas de calcul, comportent non seulement des mesures concernant les grappes d'absorbants elles-mêmes, mais également de larges volets concernant cette situation plus simple d'un crayon absorbant isolé au sein d'un réseau de crayons combustibles. Plan du mémoire L'objet précis de cette étude est le calcul des grappes d'absorbants à l'aide du code APOLLO2. Elle comprend cinq parties distinctes, réparties en six chapitres et concernant : la démarche générale mise en œuvre pour la définition et la calibration de schémas de calcul fondés sur APOLLO2, des notions sur le calcul des réacteurs et les codes de calcul du transport (APOLLO2 et TRIPOLI4) utilisés pour l'élaboration des schémas de calcul et leur qualification vis-à-vis des résultats expérimentaux, l'élaboration de schémas de calcul, l'acquisition des données expérimentales nécessaires à la qualification des schémas de calcul ainsi développés, la qualification de ces schémas à proprement parler. Le principe général utilisé pour la définition et la qualification de schémas de calcul développés à l'aide du code APOLLO2 est décrit dans le chapitre introductif. Les deux étapes nettement distinctes, de développement de ces schémas, par comparaison à des calculs étalons, puis de leur qualification, par rapport à des données expérimentales y sont évoquées.. European Pressurized Reactor en anglais.

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