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1 Etude Rem Banque 10/05/06 16:17 Page 1 SOMMAIRE Introduction Page 5 Remarques méthodologiques Page 7 Tendances Page 8 A - LES FONCTIONS COMMERCIALES 1. Le Conseiller clientèle particuliers Page Le Conseiller clientèle professionnels Page Le Chargé d affaires PME / PMI Page Le Directeur d agence Page Le Conseiller en gestion de patrimoine Page Le Chargé d affaires grandes entreprises Page L Animateur de marché Page Le Directeur de groupe Page 24 B - LES FONCTIONS CENTRALES 1. L Analyste crédit Page Le Comptable bancaire Page Le Contrôleur financier Page Le Gestionnaire actif/passif Page L Inspecteur Page L Organisateur bancaire Page Le Chef de produits marketing bancaire Page Le Déontologue Page 40 3

2 Etude Rem Banque 10/05/06 16:17 Page 4 INTRODUCTION ON COMPREND MIEUX LE MONDE À TRAVERS L ÉCONOMIE Le premier quotidien économique et financier français exemplaires (DSH ) lecteurs cadres actifs (FCA 2004). dont 87 % évoluent dans l'univers de l'entreprise. * Un taux de pénétration inégalé sur les populations qui vous intéressent : Les professionnels de la finance 61,6 % ** Les dirigeants et cadres en entreprise fonctions gestion financière et comptabilité 37,3 % * Les cadres des organismes financiers et des assurances 39,2 % * Toute l équipe de Michael Page Banque est heureuse de vous présenter cette étude sur les fonctions et rémunérations des professionnels de réseau et de siège du secteur bancaire. Datée de 2005, elle s appuie sur les informations relatives aux missions de recrutement que nous avons conduites au cours des années 2002, 2003 et Elle est également le reflet de l analyse actualisée de l ensemble des candidatures reçues et traitées ainsi que de leur niveau de rémunération. La couverture exhaustive des métiers de réseau et de siège n est pas l objectif que nous avons choisi de poursuivre dans cette étude. Nous avons préféré concentrer nos efforts sur les fonctions les plus couramment traitées, la somme d informations brassées et la liquidité du marché sur ces profils nous donnant l assurance de proposer des données représentatives. Nous souhaitons que cette étude, qui s adresse à tous les types d établissement bancaire, soit pour les recruteurs du secteur un outil de pilotage utile pour savoir où ils se situent dans le marché à un moment où les tensions sur les salaires renaissent. Il est néanmoins probable que ces grilles seront vite bousculées sous l effet de ces tensions si elles devaient persister. Il appartiendra aux recruteurs de choisir entre leur assouplissement et l atteinte de leurs objectifs en matière de recrutement. Michael Page Banque est une division qui existe en France depuis Elle est aujourd hui composée de 10 consultants, tous issus du secteur bancaire où ils ont développé des compétences qui leur sont aujourd hui précieuses pour identifier, sélectionner et recruter tout type de profil, du débutant à potentiel jusqu au cadre expérimenté. Présents tout au long du processus de recrutement, les consultants jouent un rôle de partenaire et de conseil auprès des établissements financiers (connaissance du marché, compréhension de leurs besoins et de leur culture) et du candidat (évolution de carrière, gestion du processus de sélection, négociation, etc.). Afin de proposer des solutions adaptées aux enjeux de chaque mission, les consultants de Michael Page Banque s appuient sur des méthodes de recherche complémentaires : un fichier sans équivalent proposant plus de profils du secteur tertiaire financier ; des annonces à forte visibilité dans la presse ; un espace dédié aux métiers du secteur bancaire et financier sur le site référencé auprès de 40 partenaires ; l approche directe de candidats préalablement ciblés. En fonction des spécificités de chaque mission, tout ou partie de ces méthodes peut être mis en œuvre. * IPSOS, FCA 2004-LNM ** IPSOS Décideurs Financiers 2004-LNM Forts de leur expérience spécifique (exploitation, inspection, organisation, marketing, etc.), les consultants de Michael Page Banque vous conseillent dans le cadre du recrutement de vos collaborateurs. Nous espérons que ce document vous sera utile et vous invitons à nous faire part de vos remarques 5

3 Etude Rem Banque 10/05/06 16:17 Page 6 REMARQUES Méthodologiques Les informations contenues dans cette étude proviennent de l analyse empirique et croisée de trois sources d information : le fichier de Michael Page Banque composé de plus de candidats. De celui-ci n ont été étudiés que les dossiers de candidatures qui ont été actualisés au cours des années 2002, 2003 et 2004 ; les données réelles (fonctions et salaires) concernant les missions de recrutement réalisées par les consultants de Michael Page Banque durant cette même période ; l historique de 17 années de présence sur le marché du recrutement. Par ailleurs, les postes étudiés sont ceux qui ont été le plus fréquemment traités par les consultants durant la même période. Pour chaque type de fonction, nous proposons une analyse de ses principales caractéristiques sous les angles suivants : les responsabilités ; le rattachement hiérarchique ; le profil habituellement requis ; les évolutions possibles pour le titulaire du poste ; une grille de rémunération. S agissant de la rémunération, nous avons souhaité faciliter la lecture de nos tableaux et avons retenu comme critère de distinction la séniorité des candidats. Les rémunérations exprimées en euros, décomposent la partie fixe et la partie variable et comportent des niveaux minimum, maximum et médian. 7

4 Etude Rem Banque 10/05/06 16:17 Page 8 TENDANCES 2004 : après la morosité, le retour des tensions? Le second semestre 2004 marque très certainement le début d une tendance de fond dans les établissements bancaires, celle de la pression à la hausse des rémunérations a vu les salaires des fonctions commerciales et centrales s apprécier, pour certaines d entre elles dans des proportions significatives. D aucuns prédisent que 2004 est le début d un cycle haussier assez long sur les salaires tant l univers bancaire est en pleine mutation : concurrence accrue des réseaux bancaires pour gagner des parts de marché, environnement réglementaire en pleine effervescence (application des accords Bâle II, loi Sarbanes-Oxley...), choc démographique qui va conduire une bonne partie des effectifs bancaires vers la retraite, le tout dans un contexte de résurgence des opérations de fusion/acquisition qui n est que l illustration d une recherche de productivité. Des disparités de rémunération entre les enseignes qui se résorbent tandis que les disparités géographiques demeurent... La Banque de réseau, qui concentre le gros des effectifs, commence à être le théâtre d une véritable chasse aux talents commerciaux. Toutes les banques sont concernées, mutualistes ou non, toutes les régions sont touchées même si les grandes métropoles le sont davantage du fait d un maillage d agences plus dense. Nous pouvons à ce titre constater que l écart des rémunérations Paris / Province subsiste toujours et se maintient, à l image des autres secteurs d activité. La nouveauté réside dans l homogénéisation plus visible des salaires, les banquiers mutualistes traditionnellement moins généreux rattrapant progressivement leurs retards sur les grands réseaux nationaux. Nous remarquons également des disparités régionales assez fortes. A titre d exemple nous pouvons citer l effort de rattrapage de la Normandie dans le développement du maillage des agences ce qui exacerbe la compétition salariale entre recruteurs bancaires. Citons également le flux naturel de populations au profit des régions nantaise et toulousaine, qui a pour conséquence une stabilisation certaine des rémunérations proposées à l embauche. Des professionnels des fonctions centrales moins nombreux, plus techniques et mieux rémunérés... L appréciation sensible des fonctions centrales par rapport aux fonctions commerciales est un phénomène assez récent. Les fonctions centrales sont devenues moins pléthoriques, du fait notamment d une volonté des ressources humaines de «désengorger» les sièges et d organiser une véritable mobilité professionnelle de ces salariés dits supports vers des métiers commerciaux dans le réseau. A cet effet rareté s est ajouté un effet compétence qui s est accentué dans un environnement réglementaire plus complexe (IAS / IFRS pour les Directions financières et informatiques, Bâle II pour la filière risque). Il n est pas rare de voir des niveaux de rémunérations très élevés pour des collaborateurs devenus experts de l un des sujets cités précédemment. Ce qui est devenu rare est devenu cher, au profit souvent de profils venant du conseil et de l audit tentés par l aventure bancaire. Des professionnels du réseau moins techniques et plus commerciaux L essentiel des effectifs bancaires se situe dans les différents points de vente que constitue le réseau. La chasse aux talents concernera en premier lieu la population commerciale. D ailleurs les recruteurs s attachent d abord à recruter des collaborateurs à fort potentiel commercial au détriment parfois des compétences techniques. Ce sont les qualités de prospection et de développement qui sont aujourd hui d abord recherchées pour un métier d exploitant bancaire devenu de moins en moins sédentaire. Largement inspiré des réseaux des compagnies d assurances, le banquier nouveau est arrivé : sa qualité première est la capacité à fidéliser son portefeuille clients (avec un souci de maîtrise du risque inhérent) mais surtout à le développer. Vers une individualisation des packages et des parcours Notre banquier moderne est, et sera, de plus en plus chassé d où l impérative nécessité pour les RH (qui l ont compris dans leur très grande majorité) d introduire la notion d individualisation dans les packages de rémunération offerts. La personnalisation passe avant tout par une plus forte proportion de variable. Cela prend d autant plus de sens que les premiers concernés par ces mouvements sont les commerciaux. Le variable est aisé à mettre en place, contrepartie d objectifs commerciaux individuels. D ailleurs à ce variable utilisé par tous les établissements bancaires s ajoutent pour les DRH les plus innovants des avantages du type avantage logement (généralement en contrepartie d une mobilité géographique), primes de gestion et autres stock-options. Bientôt les candidats ne se contenteront plus des seuls éléments de rémunération et attendront de leur nouvel employeur qu il leur propose également une évolution de carrière sur mesure. Certains établissements l ont déjà compris et mettent les évolutions au coeur de leur discours. De la sélection à la séduction des candidats La chasse aux talents a commencé et elle aura dès 2005 pour principale conséquence d accroître la fluidité du marché. Ce sera d autant plus brutal que nous quittons une période de trois années où les évolutions et les rémunérations ont été freinées par la morosité économique ambiante. Le turn-over dans les effectifs va s accélérer et le montant des packages offerts est un argument qui trouvera rapidement sa limite. Pour apporter une réponse à cet enjeu de taille pour les réseaux bancaires, il faudra que les RH fassent la preuve de leur créativité pour montrer leur capacité à séduire de nouveaux entrants et à garder leurs collaborateurs actuels. Les recruteurs devront certes puiser dans les rangs nombreux des jeunes diplômés et se lancer dans la conquête des profils bancaires plus expérimentés mais également étendre leur champ d investigation en dehors du tertiaire financier. 8 9

5 Etude Rem Banque 10/05/06 16:17 Page 10 A 1 LES FONCTIONS COMMERCIALES LE CONSEILLER CLIENTELE PARTICULIERS Le marché des particuliers a connu de gros bouleversements ces dernières années : sous l effet de la multiplication des concurrents (groupes d assurances ou de la grande distribution, réseaux spécialisés, etc.), les banques françaises ont, dans un souci de rentabilité, réorganisé leur réseau en spécialisant leurs points de vente et en segmentant leur clientèle. En parallèle, on note l apparition de plateformes de téléconseillers qui viennent appuyer les réseaux physiques sur la gestion des opérations courantes, voire la prise de rendez-vous commerciaux. Dès lors, le Conseiller clientèle particuliers est devenu un véritable vendeur. Il s adresse à une clientèle de personnes physiques, auprès de laquelle il doit réaliser des objectifs commerciaux (exprimés le plus souvent en volume et en produits), qui varient selon la qualification du client et l enseigne dans laquelle il exerce. Il prend en charge un portefeuille de clients particuliers. Le nombre de ses clients ainsi que son rôle varient selon qu il s agit d une clientèle dite «grand public» (500 à clients) ou d un portefeuille haut de gamme (200 à 500 clients). Il consacre au développement de son portefeuille (par prospection téléphonique, mailing, recommandation, etc.) une part de plus en plus importante dans son activité quotidienne, même s il doit continuer à gérer les comptes existants. Il vend à cette clientèle des produits (PEA, livret jeune, financements, etc.) et des services (IARD, cartes, etc.) de la banque et de ses filiales, tout en maîtrisant les risques de son portefeuille (gestion des comptes débiteurs). Il oriente si nécessaire ses clients vers les spécialistes en cas d opérations spécifiques (acquisition immobilière, assurances, etc.). Le Conseiller clientèle particuliers exerce en agence. Il est donc rattaché au Directeur de l agence appelé également Responsable de bureau, lorsque l entité est plus petite. Les profils recherchés sont essentiellement de type Bac +2, voire Bac +4 dans le cas où le portefeuille à gérer est haut de gamme. Le recrutement sur ces métiers a évolué avec le marché et les banques françaises sont aujourd hui davantage à la recherche de profils commerciaux. En conséquence, les banques se tournent de plus en plus vers les viviers que constituent les formations commerciales (BTS Action commerciale et DUT Techniques de commercialisation) au détriment de profils purement financiers. Plusieurs évolutions sont possibles après deux à trois ans de poste : la prise en charge d un portefeuille de clients plus haut de gamme ; l acquisition d un portefeuille de clients professionnels ; une évolution vers un poste de Directeur d une petite agence. Débutant à à à à à à

6 Etude Rem Banque 10/05/06 16:17 Page 12 A 2 LE CONSEILLER CLIENTELE PROFESSIONNELS Deux types d évolution sont couramment proposés aux Conseillers clientèle professionnels : LES FONCTIONS COMMERCIALES La tendance à la segmentation de la clientèle a donné au métier de Conseiller clientèle professionnels une importance toute particulière ces dernières années. Il s agit pour le Conseiller de suivre la situation financière d une clientèle composée d entreprises individuelles : commerçants, artisans, professions libérales, agriculteurs et viticulteurs. La segmentation des catégories de clientèle a continué à s affiner et pousse les banques à spécialiser davantage le métier en formant spécifiquement leurs commerciaux à chaque type de client : on rencontre ainsi des Conseillers clientèle professions libérales de santé, des Conseillers clientèle agricole, etc. En retard sur ce mouvement de spécialisation, certaines banques ont récemment démarré leur activité professionnels, ayant préféré par le passé concentrer leurs ressources sur les deux grands marchés traditionnels que sont les particuliers et l entreprise. Aujourd hui, ces structures cherchent à combler le retard, alimentant la pénurie de compétences sur le marché des professionnels, qui en conséquence, connaît de fortes tensions. A l origine dispersés dans le réseau, les Conseillers clientèle professionnels sont de plus en plus regroupés en centre d affaires. Il s agit avant tout d un poste commercial, dont les missions sont : la prise en charge et le développement d un portefeuille de clients professionnels ; l analyse du risque dans le cadre de financements court et moyen terme ; la gestion des comptes privés des clients du portefeuille. La tendance veut que les conseillers clientèle professionnels puissent aujourd hui gérer à la fois les comptes professionnels et privés de leurs clients, «mixité» qui est un enjeu commercial majeur pour les banques. Exerçant de plus en plus fréquemment en centre d affaires professionnels, il est rattaché au Directeur de sa clientèle ou au Directeur d agence. Remarque : dans les plus petites structures, c est souvent le Directeur d agence qui prend la responsabilité du portefeuille de clients professionnels. Les profils recrutés justifient d une formation Bac +2, complétée par une première expérience commerciale en banque, ou d une formation Bac +4, qui, dans ce cas, peut permettre d accéder à ce poste en qualité de jeune diplômé. une évolution par un changement d activité, suivant la nature de la clientèle professionnelle gérée. S il s agit d une clientèle plutôt composée de professions libérales, une évolution vers des postes en gestion de patrimoine est envisageable. S il s agit d une clientèle de petits entrepreneurs, la progression s effectuera plutôt vers un poste de Chargé d affaires PME / PMI ; une autre évolution est possible vers des postes d animation de marché (sur le marché professionnel) ou de Direction d agence à à à à à

7 Etude Rem Banque 10/05/06 16:17 Page 14 LES FONCTIONS COMMERCIALES A 3 LE CHARGE D AFFAIRES PME / PMI Le marché de la PME / PMI est en pleine mutation. Résultat de la segmentation de la clientèle, la branche PME / PMI est, à l instar des professionnels, l objet de toutes les attentions. L ensemble des banques françaises se veut aujourd'hui acteur majeur sur ce marché. Les mutualistes, traditionnellement plus proches de la clientèle de particuliers, s implantent progressivement sur le marché, ce qui renforce la concurrence. Ce facteur a d ailleurs imposé une nouvelle approche du marché, utilisant le rapprochement avec le Dirigeant pour atteindre l entreprise. Par ailleurs, les produits et services développés pour cette clientèle sont nombreux et spécifiques, exigeant de la part du conseiller clientèle qu il soit non seulement un très bon commercial mais aussi qu il ait toutes les compétences techniques requises. En résumé, il est un généraliste de la banque et un spécialiste de l entreprise. Il prend en charge et développe un portefeuille constitué d entreprises dont le chiffre d affaires est compris entre 1,5 et 200 millions d euros (variable selon les banques) et commercialise auprès de cette clientèle les produits et services dédiés. Il analyse la situation économique et financière de l entreprise pour définir ses besoins de financements. Il établit les dossiers de crédits et en négocie les conditions financières et de garanties. Il traite des grandes problématiques stratégiques de la PME et oriente le Dirigeant vers les spécialistes produits (épargne salariale, cash management, Comex, affacturage, leasing, etc.) et, le cas échéant, vers la gestion privée pour son cas personnel. Les banques françaises ont rassemblé leurs activités «Entreprise» dans des centres d affaires spécifiques, dont les Directeurs sont les responsables hiérarchiques des Chargés d affaires. Sinon, il est rattaché au Directeur de sa succursale. C est un métier où l on rencontre une grande diversité de profils. Il s adresse en effet autant à des profils seniors ayant une belle expérience commerciale qu à des juniors justifiant d un diplôme Bac +5 de type Ecole de Commerce ou 3 ème cycle universitaire. Ces deux types de formations peuvent être complétés par l ITB ou le CESB. Elle peut être multiple : sur un marché connexe : prise en charge d un portefeuille de grandes entreprises ; sur des fonctions transversales : Inspection générale, marketing spécifique à la clientèle entreprise ; sur des fonctions managériales de gestion d un centre d affaires. Ces évolutions restent cependant rares étant donné le nombre restreint de postes ; sur une spécialisation produit : affacturage, crédit-bail, cash management, etc ; de façon plus rare sur certains métiers de haut de bilan (LBO, fusion / acquisition middle market, etc.) à à à à à

8 Etude Rem Banque 10/05/06 16:17 Page 16 LES FONCTIONS COMMERCIALES A 4 LE DIRECTEUR D AGENCE Malgré le développement fulgurant de la banque en ligne et du libre-service bancaire, la fonction de Directeur d agence est plus que jamais un poste essentiel dans l organisation du réseau. Dans un contexte général où les enjeux commerciaux ont gagné en importance, il est le relais entre la stratégie du siège et la force de vente et garantit la mise en œuvre de la politique commerciale. C est le métier le plus varié de l activité d exploitation. Le Directeur d agence exerce un grand nombre de responsabilités, mais le niveau de ces dernières dépend de la taille de l agence et de la clientèle sur laquelle elle intervient. Il est responsable de la bonne application de la politique commerciale du siège et gère l ensemble de l offre de produits et de services de son entité. Il est également le gestionnaire du centre de profit, ce qui implique qu il est responsable de la rentabilité du point de vente, qu il définit les objectifs et s assure de leur bonne réalisation. Il maîtrise les risques de son agence en terme d engagements. Il manage son équipe de Conseillers clientèle (particuliers, professionnels, etc.). Il traite en direct les problématiques des clients les plus importants de son agence. Enfin, il arrive dans certaines petites structures qu il ait la charge d un portefeuille de clients professionnels et/ou patrimoniaux. Il est rattaché soit au Directeur de groupe soit au Directeur de secteur. Aujourd hui diplômés de niveau Bac +4/5, les Directeurs d agence justifient le plus souvent de 3 à 5 ans d expérience leur ayant donné une très bonne connaissance du réseau de la banque et de sa clientèle. A défaut d un diplôme de l enseignement supérieur, les banques exigent l obtention de l ITB ou équivalent interne. Dans certaines banques, les jeunes diplômés peuvent démarrer une carrière bancaire sur un poste de Direction d agence dans une petite entité. Le poste de Directeur d agence conduit à tous les postes opérationnels du réseau : animation de marché, direction de groupe, marketing opérationnel, etc. ou à des postes de spécialistes : Chargé d affaires PME / PMI, Gestionnaire de patrimoine, etc. Il permet également de revenir sur des fonctions du siège comme l Inspection générale à à à

9 Etude Rem Banque 10/05/06 16:17 Page 18 LES FONCTIONS COMMERCIALES A 5 LE CONSEILLER EN GESTION DE PATRIMOINE Contexte Aujourd hui, la gestion de patrimoine et plus particulièrement la banque privée est une activité privilégiée par les établissements bancaires. D une part, la clientèle patrimoniale a explosé en nombre du fait notamment de l arrivée massive sur le marché des populations favorisées issues du baby-boom. D autre part, le marché s est considérablement démocratisé et les problématiques actuelles de financement des retraites ont largement contribué au développement de produits et services spécifiques. Enfin, cette activité ne représente qu un risque limité. Les structures bancaires ont redoublé d efforts pour capter cette nouvelle source de revenus jusqu à rendre le marché fortement concurrentiel. En tant que commercial, il prend en charge et développe un portefeuille composé de personnes physiques dont les avoirs contrôlés sont d un montant minimum de euros en moyenne (variable selon les banques). Il procède à l étude de la situation patrimoniale globale de ses clients, puis définit et met en œuvre une stratégie adaptée. Selon les réseaux, il assure la gestion des risques liés à certaines opérations et effectue pour le compte de ses clients des montages financiers à forte valeur ajoutée. Il oriente le client vers les spécialistes (juristes, fiscalistes ou financiers) en cas de besoins plus complexes. A l instar des Chargés d affaires entreprises, les Conseillers en gestion de patrimoine sont souvent rassemblés en centres d affaires spécialisés. Ils dépendent alors du Directeur de l entité ou du Directeur de la clientèle privée. Sinon, ils exercent en agence et dépendent alors du Directeur d agence. Ce poste exige de très bonnes connaissances financières, juridiques et fiscales. Les profils recherchés sont donc exclusivement de type Bac +4/5 (Maîtrise Banque/Finance, Ecole de Commerce, etc.). La voie royale reste les formations en gestion de patrimoine (proposées aussi en formation continue), et tout particulièrement les DESS de Clermont-Ferrand, Lyon II, Dauphine et les Mastères spécialisés de l IMPI de Bordeaux ou de l ESCP. Les profils ITB sont de plus en plus rares, le CESB reste une formation très bien cotée. L évolution la plus courante consiste à rester sur le même type de responsabilité, en faisant monter en gamme le portefeuille vers la gestion de fortune. Il est également possible d évoluer vers un poste de spécialiste technique : gestion de portefeuille, ingénierie patrimoniale. Un retour au siège est envisageable par l intermédiaire de l Inspection générale, par exemple. Enfin, des fonctions d Animateur de marché ou même de Directeur en gestion privée sont également possibles à à à à à à

10 Etude Rem Banque 10/05/06 16:17 Page 20 LES FONCTIONS COMMERCIALES A 6 LE CHARGE D AFFAIRES GRANDES ENTREPRISES Le métier de Chargé d affaires grandes entreprises a beaucoup évolué. Même s il est souvent rattaché à l activité de banque de détail, il s inscrit de plus en plus dans une approche clientèle proche de la banque de gros. L internationalisation des entreprises et de leur stratégie a vu l avènement d une organisation matricielle du métier en Global Relationship Manager et en Local Relationship Manager. Les premiers assurent la gestion financière des entreprises françaises cotées et sont assistés par des juniors s occupant de la relation au quotidien (gestion des flux, trésorerie). Les LRM gèrent les comptes d entreprises de portée nationale, cotées ou non, mais justifiant d un chiffre d affaires supérieur à 200 millions d euros. Même si la responsabilité du Chargé d affaires dans la gestion de la relation varie selon les établissements, il est associé à toutes les opérations financières de ses clients. A mi-chemin entre le Banquier d affaires et le Banquier de réseau, il se doit d être un généraliste de la banque. En première ligne de la relation commerciale, il a avant tout pour mission la gestion et le développement d un portefeuille de clients entreprises dont le chiffre d affaires est supérieur à 200 millions d euros. Il doit s informer de l évolution sectorielle afin de proposer à ses clients des opportunités intéressantes. Il monte les dossiers de crédit. Il est garant de la rentabilité de la relation en maîtrisant le risque. Il met ses interlocuteurs en relation avec les spécialistes (haut de bilan, financements structurés, etc.) en cas d opérations spécifiques. Les Chargés d affaires grandes entreprises sont le plus souvent regroupés dans un centre d affaires spécifique, au sein duquel ils sont organisés par pôle d activité (énergies-matières premières, medias-télécoms, etc.) ou par pays d origine des clients. Ils sont alors directement rattachés au Directeur de pôle. Lorsqu ils sont expatriés, ils dépendent directement du Directeur général de la succursale ou de la filiale. Deux profils de Chargé d affaires grandes entreprises peuvent être distingués : les jeunes diplômés des meilleures Ecoles de Commerce et d Ingénieurs, ainsi que les meilleures formations universitaires spécialisées ont directement accès à ces métiers, en débutant leur carrière au poste d Assistant ; les profils plus seniors sont des Chargés d affaires qui ont une expérience significative dans les fonctions bancaires. Bien diplômés également (la maîtrise des techniques d analyse financière est indispensable), il ont la crédibilité nécessaire chez leur client pour être l interlocuteur des Directeurs financiers, Trésoriers et de la Direction générale. Dans la mesure où les interlocuteurs se sont internationalisés au même titre que leur entreprise, la maîtrise de l anglais est impérative. Pour les profils les plus expérimentés, la position d Adjoint de Senior Banker représente déjà une forme d aboutissement dans la banque. Mais certains peuvent encore briguer des postes de management, comme Directeur de pôle ou de secteur. Pour les juniors, toutes les évolutions sont possibles, la plus courante étant de devenir Chargé d affaires grandes entreprises à part entière. Assistant LRM GRM à à à à à

11 Etude Rem Banque 10/05/06 16:17 Page 22 A. les Fonctions Commerciales LES FONCTIONS COMMERCIALES A 7 L ANIMATEUR DE MARCHE C est un poste dont l existence est directement liée à la segmentation croissante de la clientèle. L Animateur est spécialiste d un marché (particuliers, agricole, jeunes, professionnels, entreprises) sur lequel il exerce des fonctions transversales, au contact de la force de vente du réseau et en relation avec la stratégie marketing générale de la banque. Il assure un rôle de manager fonctionnel auprès des commerciaux de son marché. Elles couvrent généralement : la définition d actions commerciales à destination du marché dont il est responsable, en collaboration avec la Direction du développement ; la prise de contacts sur son secteur géographique avec les organismes représentatifs de la vie de son marché (les coopératives ou groupements d exploitants pour la clientèle agricole, le CROUS ou les associations d étudiants pour la clientèle ans, etc.) et les institutionnels ; la déclinaison locale des opérations nationales destinées à son marché ; le coaching des équipes commerciales dans leur approche de la clientèle et l accompagnement des Chargés de clientèle dans leur relation avec les clients les plus importants du groupe ; le suivi du budget alloué à ces actions commerciales, avec un réel souci d évaluation des résultats ; le recrutement et la formation des commerciaux. Il est rattaché à la fois au Directeur du groupe d agences de son secteur géographique et au Directeur du marché concerné ou au Directeur du développement. Des profils variés de Bac +2 à Bac +5, justifiant impérativement d une expérience significative dans le réseau, sur le marché dont il anime les équipes. Deux types d évolution sont privilégiées pour les Animateurs de marché : la Direction d une agence de taille significative ou d un marché ; le passage vers des fonctions marketing au sein du siège ou de la Direction régionale (marketing stratégique, opérationnel ou même produit) à

12 Etude Rem Banque 10/05/06 16:17 Page 24 LES FONCTIONS COMMERCIALES A 8 LE DIRECTEUR DE GROUPE Les réorganisations mises en œuvre dans la plupart des réseaux bancaires ont eu pour conséquences : l augmentation du nombre de points de vente et la création de centres d affaires spécialisés ; le développement de la banque «multi-canaux» qui a entraîné la disparition de certaines fonctions traitées en agence ; la centralisation des fonctions Back-Office sur des sites dédiés ; la gestion et le suivi des risques par des Directions distinctes de l exploitation. Dans ce contexte, le Directeur de groupe se doit d être un Directeur commercial régional. Il est donc l interface commerciale avec la Direction du développement du siège. Il est alors chargé d organiser sur son secteur, la conquête de PNB et de parts de marché. Généralement en charge d un groupe de 15 à 25 agences (70 à 150 personnes), le Directeur de groupe : intervient au niveau stratégique en analysant son marché local, en assurant la remontée de l information vers le siège, en définissant et en conduisant le plan d action commerciale sur son secteur ; fixe les objectifs commerciaux et assure le suivi des résultats ; assure la gestion de la banque sur son périmètre en contrôlant les principaux indicateurs financiers ; joue un rôle de développeur RH (il repère les potentiels, valide les évolutions, etc.) ; a enfin une fonction de représentation auprès des décideurs locaux et des institutionnels. Suivant la taille et l organisation du réseau, le Directeur de groupe est rattaché au Directeur régional ou au Directeur du réseau. Il s agit d un poste de Direction exigeant une très bonne connaissance de la banque, de l organisation de son réseau et des différents types de clientèle. Malgré tout, il est possible de rencontrer deux types de profils différents : les «anciens» de la banque pour lesquels ce poste à responsabilité est l aboutissement d une carrière commerciale réussie ; les plus jeunes (40 ans), en général mieux diplômés ou anciens Inspecteurs, qui voient dans ce poste un tremplin vers des responsabilités de Direction générale. La Direction d un réseau, d une région, d un marché constitue l évolution la plus courante, mais on voit également des évolutions vers des fonctions centrales (en tant que Directeur marketing ou des engagements), autant de fonctions susceptibles de faire siéger leur titulaire au sein du comité de Direction de la banque. (0 à 10 ans d expérience dans la fonction) Senior (+ de 10 ans d expérience dans la fonction) à à à à à à

13 Etude Rem Banque 10/05/06 16:17 Page 26 B 1 L ANALYSTE CREDIT d encadrement ou d Analyste sur des risques spéciaux. LES FONCTIONS CENTRALES Dans tous leurs métiers, les banques font face à des risques liés notamment à la solvabilité de leur client, à la bonne anticipation des marchés financiers, à la complexité de certains montages ou opérations financières. Le but est de maîtriser au maximum ces risques afin de dégager un avantage compétitif en terme de rentabilité. Le rôle de l Analyste crédit s inscrit dans cette logique et vise à évaluer et maîtriser les risques inhérents à une contrepartie ou une opération. Suite aux scandales financiers de ces dernières années, le métier connaît un nouvel essor et est aujourd hui en pleine mutation. La mise en place dans toutes les grandes banques européennes du projet Bâle II a élargi la fonction. Désormais, les risques sont appréhendés sous deux angles différents : le quantitatif a été complété par un point de vue plus qualitatif. Une bonne maîtrise des risques passe par : la centralisation d informations de tout type (comptable, cotations, ratings, etc.) permettant à l Analyste crédit de produire des études financières prévisionnelles sur les clients de la banque ; l analyse des opérations proposées par les équipes opérationnelles ; la participation au comité de crédit, au cours duquel il présente ses conclusions et ses recommandations ; la rédaction de la revue de crédit annuelle sur son portefeuille de clients, dans le but de réactualiser les limites d engagement ; la collaboration à la mise en place de nouveaux projets (Bâle II, scoring, etc.). Suivant la complexité du portefeuille de clientèle traité (société cotée ou non, leader ou simple acteur sur un marché, etc.), l Analyste crédit exercera ses fonctions soit au siège (au sein de la Direction des risques directement), soit en Direction régionale/groupe (pour les petites entreprises et les professionnels). Il s agit d un poste d entrée dans la banque. Généralement confié aux jeunes diplômés d Ecoles de Commerce désireux d épouser une carrière bancaire, le métier a pour but de leur donner un bagage technique et la culture du risque. Des profils plus seniors dans la banque, justifiant d une longue expérience de Chargé d affaires entreprises peuvent intégrer au sein de la Direction des engagements un poste Les évolutions se font généralement sur des métiers d exploitation. En effet, le poste d Analyste crédit est très formateur et permet, autant aux profils siège que réseau, d évoluer vers des postes de Chargés d affaires entreprises, soit dans le réseau, soit en banque de financement, voire sur des activités plus techniques à à à à

14 Etude Rem Banque 10/05/06 16:17 Page 28 LES FONCTIONS CENTRALES B 2 LE COMPTABLE BANCAIRE La fonction est particulière en banque : non seulement les comptes sont différents (états réglementaires BAFI), mais la fonction a progressé ces dernières années, exigeant des compétences nouvelles. En effet, le passage aux nouvelles normes IAS, le rôle croissant des systèmes d information et le raccourcissement des délais de clôture des comptes ont fait évoluer l environnement technique. Les missions du Comptable bancaire consistent à : produire les états comptables réglementaires et légaux (bilans, comptes de résultats, états BAFI et Commission Bancaire, etc.) dans les délais impartis ; garantir la fiabilité de l information produite, effectuer un premier contrôle de cohérence et une analyse des écarts ; fournir des éléments d analyse au contrôle de gestion ; participer éventuellement aux grands projets comptables : mise en place de Bâle II, des normes IFRS, changement d ERP, etc. Dans les grandes structures, où il existe une Direction financière propre, les fonctions comptables sont, au même titre que le contrôle de gestion ou la consolidation, sous la tutelle du Directeur administratif et financier. Dans les plus petites structures, le Comptable est directement rattaché au Secrétaire général. Traditionnellement, le Comptable (en banque comme ailleurs) justifie de la formation propre à son métier : BTS, DECF, DESCF, expertise comptable. Aujourd hui, les dimensions gestion de projets et analyse incitent les recruteurs à regarder plutôt les diplômés d Ecole de Commerce ayant complété leur formation par un diplôme comptable. Les compétences très spécifiques des Comptables ne les appellent généralement pas à évoluer vers des métiers en dehors de leur champ d expertise d origine. Les évolutions se font au sein de la Direction comptable, soit sur des responsabilités d encadrement d équipes, soit sur des postes à plus forte expertise (normes et procédures, consolidation). Aujourd hui, la donne a un peu changé. En effet, les profils recrutés sont plus ouverts et plus généralistes, ce qui leur permet des évolutions vers d autres métiers comme le contrôle de gestion ou la gestion de projet (notamment dans le cadre de la mise en place de systèmes d information comptables) à à à à à à

15 Etude Rem Banque 10/05/06 16:17 Page 30 LES FONCTIONS CENTRALES B 3 LE CONTROLEUR FINANCIER Le poste de Contrôleur financier renvoie à une organisation anglo-saxonne de la banque, au sein de laquelle il est connu sous l appellation «Financial Controller». Le poste consiste en la supervision des services comptables, trésorerie et contrôle de gestion des succursales et filiales françaises de grands groupes étrangers. Dans ce cadre, il est avec le Directeur de la structure le relais privilégié et l homme de confiance du groupe. Dans le cadre du passage des banques européennes aux normes IAS, le métier de Contrôleur financier a pris une nouvelle importance. Dans une époque où la fiabilité des comptes est examinée à la loupe, il est le garant de la bonne traduction des informations financières de la banque. C est avant tout un homme de reporting, dont les missions sont : la supervision de la production comptable et fiscale dans son ensemble à la fois en normes françaises et en normes groupe ; le contrôle et l analyse des résultats des activités opérationnelles ; le reporting au siège et aux autorités de tutelle des informations financières ; le management des équipes placées sous son autorité. Il est rattaché à la fois au Directeur général du groupe en France (rattachement hiérarchique) et au Directeur financier du groupe (rattachement fonctionnel). Il fait généralement partie du comité de Direction local. Dans la grande majorité des cas, le Contrôleur financier est diplômé d une grande Ecole de Commerce et a complété cette formation par un diplôme comptable (DESCF, MSTCF, ). Ces profils, ayant souvent débuté leur carrière en cabinet d audit, sont très prisés. Les Contrôleurs financiers sont des candidats à potentiel qui peuvent évoluer sur des responsabilités plus larges au sein de la Direction financière du siège ou à l international à à à à à à

16 Etude Rem Banque 10/05/06 16:17 Page 32 B 4 LE GESTIONNAIRE ACTIF / PASSIF Le métier de la gestion actif/passif est apparu en 1990, au moment où les banques ont pris conscience de l importance de la gestion des risques de bilan liée aux variations de taux, de change ou de liquidités. En effet, la concurrence croissante, la baisse des dépôts non rémunérés, mais surtout la dépendance des banques aux marchés financiers internationaux ont poussé les établissements bancaires à maîtriser tous les risques pour optimiser leur rentabilité. On rencontre deux types d évolution classique pour les Gestionnaires actif/passif : soit sur les métiers d ingénierie financière, où le Gestionnaire peut continuer à mettre en avant ses capacités d analyses ainsi que ses compétences financières sur des montages de produits financiers complexes. soit sur les métiers de la gestion d actifs, notamment sur des classes d actifs qui exigent une forte technicité (gestion obligataire et monétaire par exemple). LES FONCTIONS CENTRALES A l origine fonction de contrôle pure, l ALM (Asset Liability Management) s est peu à peu rapprochée de la Direction des marchés qui réalise les opérations prescrites par l ALM. La gestion actif/passif a pour but l analyse du bilan de la banque et est force de proposition en terme de stratégie financière et de politique commerciale. Dans ce cadre, ses responsabilités reposent sur : la collecte de données, par l intermédiaire des systèmes d information, provenant de différents services de la banque (la Direction financière, le contrôle de gestion, les salles des marchés, le back-office) et permettant une analyse pointue des risques ; la conception d outils de suivi, à partir des grands indicateurs financiers (ratio Cooke, taux de cession interne, allocation de fonds propres, etc.) permettant de mesurer la sensibilité de la banque à tous les risques ; la préconisation d actions en termes de financements, de placements, de couverture ou de tarification ; la présentation du résultat de ses analyses et de ses préconisations lors du comité ALM de la banque, souvent présidé par le Directeur général. Historiquement rattaché au contrôle de gestion, il est aujourd hui rattaché soit à la Direction financière, soit à la Direction générale (suivant la taille et la stratégie du groupe). s Les qualités et compétences requises pour ce poste exigent le recrutement de jeunes diplômés Bac +5 issus généralement des meilleures formations scientifiques. En effet, il est demandé en plus d une très grande capacité de travail, un fort esprit de synthèse et des connaissances pointues en mathématiques financières et en informatique à à à à à à

17 Etude Rem Banque 10/05/06 16:17 Page 34 LES FONCTIONS CENTRALES B 5 L INSPECTEUR Encore considérée comme une voie prestigieuse que les cadres de la banque doivent emprunter pour accéder aux plus hautes responsabilités, l Inspection générale reste un vivier interne permettant aux meilleurs profils d accéder par la suite à toutes les Directions du siège. Dans un contexte général où l environnement réglementaire des opérations bancaires s est durci suite aux scandales financiers des dernières années et où les opérations sont de plus en plus complexes, la mission de l Inspection générale s est trouvée renforcée dans ses prérogatives, conduisant le métier vers une spécialisation croissante. On trouve aujourd hui dans la plupart des grands groupes, trois inspections travaillant chacune sur une activité différente : les marchés de capitaux, la banque de réseau et l informatique. Dans ce cadre, les banques qui traditionnellement recrutaient sur concours pour les jeunes diplômés ou en interne (en deuxième ou troisième poste) ont ouvert les portes de leur Inspection à des Auditeurs externes. L inspecteur intervient dans le cadre d un plan annuel d audit défini par la Direction générale : sa principale mission est d auditer les métiers et les filiales de la banque (une banque régionale, un service de la Direction centrale, une division travaillant sur les marchés de capitaux), de fournir au cours de cette visite une analyse témoignant de l'activité de l entité auditée et d en rapporter les conclusions à la Direction générale, cela dans le but de : optimiser le fonctionnement général de la banque en décelant les défaillances de chaque service afin de maximiser sa rentabilité globale et d en maîtriser les risques ; fournir des outils d aide à la décision aux managers concernés, mais également à la Direction générale. ponctuellement, il intervient en urgence sur des thématiques particulières ou sur un risque identifié (fraude, opérations spéciales, évolution réglementaire, acquisition). Organisés dans une structure particulière (l Inspection générale), les jeunes Inspecteurs interviennent en équipe, dans le cadre de leurs différentes missions, sous la tutelle d un Chef de mission (un Inspecteur senior), lui-même rattaché à l Inspecteur général. Au vu des belles opportunités qu offre l Inspection générale, le recrutement y est très sélectif. Et même si on retrouve dans les rangs des candidats une certaine uniformité des diplômes et des expériences, chaque banque adopte une démarche propre pour recruter ses Inspecteurs. On identifie deux profils classiques : les jeunes diplômés des grandes écoles, qui viennent nourrir les viviers de cadres à potentiel. Ils sont recrutés soit sur concours, soit par sélection classique ; les cadres, identifiés à potentiel après un ou deux postes dans le groupe. Dans ce cas, l inspection représente pour eux un véritable accélérateur de carrière. Ils sont le plus souvent recrutés en interne (après un deuxième poste), mais il arrive de plus en plus que des Auditeurs spécialisés soient recrutés après une expérience dans un grand cabinet d audit. Dans le passé, il était difficile d accéder à un comité de Direction sans faire un passage préalable par l Inspection générale. Aujourd hui, les Inspecteurs sont plus spécialisés et, par conséquent, les évolutions possibles sont moins généralistes. Quoi qu il en soit, l Inspection générale reste une très belle expérience et un label au sein du groupe à à à à à à Le variable tient compte des indemnités de déplacement mais ne comprend ni la participation, ni l intéressement

18 Etude Rem Banque 10/05/06 16:17 Page 36 LES FONCTIONS CENTRALES B 6 L ORGANISATEUR BANCAIRE Les banques sont des organisations complexes, souvent internationales, où coexistent des métiers variés aux logiques différentes. Pour ces raisons, les systèmes d information y jouent un rôle déterminant dans leur bon fonctionnement. En outre, c est un terrain propice à l application des nouvelles technologies, qui leur a permis de diversifier leurs canaux de distribution (banque à distance, plateformes téléphoniques). Ces réorganisations ont été menées dans le cadre de projets de grande envergure qui ne sont pas tous achevés. En conséquence, toutes les banques sont à la recherche de profils «maîtrise d ouvrage» type Consultants externes en cabinet de conseil ou SSII. Par définition l Organisateur bancaire mène la conduite du changement. Il travaille à l interface entre les utilisateurs, les fonctions transversales de la Direction des systèmes d information et les prestataires externes. Il intervient en équipe sur des projets intégrant stratégie, marketing et nouvelles technologies. Dans le cadre des missions auxquelles il participe, ses responsabilités couvrent : l animation d un comité de projet permettant de confronter les exigences des utilisateurs aux solutions des prestataires (internes et externes) et qui octroie au responsable de projet un rôle de manager opérationnel ; la réalisation d études et la validation fonctionnelle des projets. Il suit l avancement des travaux, rédige les procédures et fait remonter les conclusions du projet vers la Direction générale ; enfin, la proposition des améliorations sur les méthodes et les systèmes existants. Il existe deux types de structure pour les services d organisation bancaire : certaines banques ont choisi de créer dans chaque service une équipe d organisation rattachée directement au métier pour lequel elle travaille. Les Organisateurs y sont donc plus spécialisés ; on peut également rencontrer des banques ayant créé un véritable cabinet de conseil interne, composé d Organisateurs généralistes constituant leurs équipes en fonction du projet. Deux types de profils sont privilégiés en organisation : un profil débutant ou première expérience justifiant d une formation en Ecole d Ingénieurs complétée par un 3 ème cycle en finance ou en Ecole de Commerce ; un profil plus confirmé, ayant au minimum 3 à 5 ans d expérience dans un cabinet de conseil ou une SSII (voire même parfois en audit). L organisation est l une des fonctions les plus transversales de la banque. C est pourquoi les pistes de sortie sont variées : il est parfaitement possible de faire carrière en organisation, en prenant des responsabilités managériales ; une deuxième piste peut consister en une évolution sur du management opérationnel, notamment sur les métiers du back-office ou du middle-office à à à

19 Etude Rem Banque 10/05/06 16:17 Page 38 B 7 LE CHEF DE PRODUITS MARKETING BANCAIRE A l instar des autres postes de spécialistes, les LES FONCTIONS CENTRALES Les services bancaires sont devenus assimilables à des produits de consommation courante. A cela, plusieurs raisons : une pression concurrentielle forte ; une clientèle variée ; des produits standardisables et des canaux de distribution multiples. De ce fait, la fonction marketing dans les banques s est considérablement développée. Le Chef de produits participe à la mise en place des plans d action commerciale de la banque, en menant des missions marketing généralistes : il étudie les résultats commerciaux de la banque, de ses concurrents. Il organise des campagnes auprès de la clientèle pour cibler au mieux les attentes des clients et définir plus précisément l action commerciale ; à la suite de ces analyses, il propose la conception de nouveaux produits bancaires ; il élabore les campagnes marketing et communication qui vont accompagner le lancement de ces nouveaux produits ; enfin, il assure le suivi des résultats commerciaux et participe à la formation de la force de vente. Le Chef de produits marketing est le plus souvent un jeune diplômé Bac +5 issu d une Ecole de Commerce ou de formation universitaire spécialisée en marketing. Le junior assistera au début de sa carrière un Chef de produits plus senior qui a une plus grande expérience du réseau, de la clientèle et des produits existants. Parfois, la banque choisi de recruter des profils plus confirmés venant d entreprises présentes sur d autres secteurs d activité tels que les biens de consommation courante. évolutions se font plutôt de manière 0 à verticale au sein du service. Le Chef de produits pourra à ainsi prendre des responsabilités au sein de la Direction 35 du 000marketing et orienter 0 à 4 000ensuite sa carrière vers des postes plus stratégiques du siège à à à

20 Etude Rem Banque 10/05/06 16:17 Page 40 B 8 LE DEONTOLOGUE LES FONCTIONS CENTRALES La fonction déontologie a gagné en importance au sein des banques. En effet, les dernières années ont vu la publication de nombreux textes législatifs et réglementaires, consécutifs non seulement aux évènements dramatiques du 11 septembre 2001 mais également aux récents scandales financiers. Ils visent à améliorer la protection des clients et actionnaires. De ce fait, les Déontologues contrôlent et surveillent en permanence si les banques, dans le cadre de leurs activités, se conforment aux lois, aux règlements et au code de déontologie qui leur est applicable. Ils s appliquent à imposer une plus grande éthique dans la manière de faire des affaires. En interne, ils veillent au bon déroulement des opérations et aux bons comportements des opérateurs. Le Déontologue a plusieurs missions : il lutte contre le blanchiment d argent et les flux liés aux transactions terroristes ; il surveille en permanence l évolution de la réglementation et s assure que les employés sont formés à ces évolutions ; il érige des «murailles de Chine» entre les différentes activités pour éviter les conflits d intérêts ; il s assure que les opérations initiées par la banque sont conformes aux lois et réglementations en vigueur. Rattachée le plus souvent à la Direction générale, la fonction déontologie (également appelée «compliance») travaille en étroite collaboration avec la Direction juridique. (0 à 5 ans d expérience dans la fonction) Senior (plus de 5 ans d expérience dans la fonction) Les postes de Déontologues sont réservés exclusivement à ceux qui, outre de très bonnes connaissances financières et juridiques, ont une appréhension parfaite de la banque, leur permettant de détecter à n importe quel niveau une défaillance du système. Les profils recrutés sont donc assez seniors, et justifient généralement d une 100 longue 000 expérience en interne. Dans le cas 120 de 000recrutement externe, ce sont des profils de Juristes. La rémunération ne comprend ni la participation, ni l intéressement

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