PHP. Sommaire FI7. une toute petite introduction. PHP c est quoi? Prochaines parutions. suite en page 11

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1 ECOLE POLYTECHNIQUE FEDERALE DE LAUSANNE PHP une toute petite introduction Dans la série lame de fond qui balaye tout ou presque sur son passage, le monde de l informatique recèle toujours quelques idées originales qui finissent par avoir un succès mérité. PHP (prononcez: pé-ache-pé) est issu du mouvement Open Source, et plus particulièrement de la Apache Software Foundation (http://www. apache.org), qui a développé, entre autres, le célèbre serveur Apache, qui tourne sur environ 60 % des serveurs Web. Ce produit est Open Source, c està-dire que son code source est disponible à tout un chacun. Pour plus de précisions, voir les articles du Flash spécial été 2001 consacré aux logiciels libres. PHP c est quoi? PHP est un langage de script pour le Web complet très facile à utiliser, polyvalent, sûr et puissant, disponible sur les plates-formes Windows et UNIX/ LINUX. DGC-IBOIS Facile La syntaxe est vraiment basique et ne demande que très peu de code source. On peut aisément commencer à programmer tout en apprenant la syntaxe. La documentation (qui est annotée par les internautes!) est bien faite, disponible en 11 langues, aux formats les plus divers (html, PDF, et même PalmPilot!). Des milliers d exemples ainsi que des tutoriels et how-to (prises en main et modes d emploi) sont disponibles on-line sur différents sites. Polyvalent Il comporte toutes les fonctions usuelles utiles au programmeur débutant ainsi qu à l avancé. Mais le PLUS c est le nombre impressionnant de librairies de fonctions disponibles avec PHP. À ce jour elles ne sont pas moins de 43, et comportent, par exemple: accès aux bases de données les plus connues (Oracle, Postgres, Interbase, MySQL, etc), accès sécurisé, parsing XML, manipulation et génération dynamique d images, interrogation et gestion IMAP, FTP, SNMP, création de fichiers.pdf et.zip à la volée, etc). Bref, de quoi assouvir les besoins les plus divers. Sûr PHP fonctionne du côté serveur, comme un script PERL, un programme suite en page 11 Sommaire FI7 1 PHP, une toute petite introduction Eric Tonicello 2 Nouveaux virus informatiques! Fred-Ami Rougemont 2 sic-info 3 LabVIEW add-on Tools Christophe Salzman 4 Choix d un moteur de recherche pour le site EPFL Francis Lapique 9 SysQuake Yves Piguet 13 Distribution et conditions d utilisation des logiciels à l EPFL: ceci peut vous intéresser J.-J. Dumont & N.Repond 16 Été chaud pour la sécurité informatique Martin Ouwehand 18 Soignez votre Entourage François Roulet 20 Programme des cours 24 Microsoft Windows 2000 ou la migration maîtrisée A. Balesdens & P. Berberat 27 DHCP la location d adresses IP Jacques Virchaux 28 Calendrier Prochaines parutions délai rédaction parution FI FI 7 18 septembre 2001 page 1

2 sic-info Serveur de mailing-lists à l EPFL Après tests pendant plusieurs mois par un nombre restreint de groupes divers dans notre Ecole, nous avons le plaisir d annoncer officiellement l existence du serveur listes.epfl.ch, sur lequel les membres de l EPFL pourront créer sur le sujet de leur choix des listes de distribution («mailinglist» en jargon anglo-informatique), c est-à-dire des forums de discussion dans lesquels les interventions des participants sont distribué par courrier électronique aux abonnés de la liste. Pour plus de détails, je vous invite à visiter la page: SIC Nouvelle collaboratrice à la SII Une nouvelle personne est venue des bords de la Méditerranée pour reprendre le flambeau de Linux, auparavant tenu par Madame Denice Deatrich. Depuis le 1er juillet, Madame Michèle Coulmance est venue dans l équipe de la Section Informatique Individuelle, pour prendre la responsabilité de la ligne Linux. Elle nous arrive avec une grande expérience d Unix, de Linux, du travail en laboratoire, du support des utilisateurs et aussi beaucoup de connaissances dans le domaine des neurosciences! Pour tout savoir (ou presque!) sur le support de la ligne Linux: SIC Périodiquement, de nouveaux virus informatiques font leur apparition SIC Cet été nous en a amené de nouveaux, très... virulents! Dans ce contexte, quelques rappels et informations: Le produit principal antivirus de l Ecole est McAfee, de Network Associates. Un contrat avec Network Associates est conclu jusqu au début de l année prochaine. Le plus important dans la lutte antivirus, est d avoir la listes des signatures (ou définitions) à jour. Les signatures permettent aux outils de détection de repérer les virus. Une grande partie des virus passe par des annexes au courrier électronique: il faut TOUJOURS réfléchir avant d ouvrir une annexe (surtout, évidemment, lorsqu on n attend rien!). La mise à jour des signatures peut être automatique ou manuelle: il est important que chacun sache quel est l outil qui protège sa machine. D autres produits ont été mis à disposition par le SIC: Symantec/Norton et Inoculate. Des tests sont en cours pour de nouveaux produits antivirus, notamment pour la protection des serveurs. Un message a été mis dans les news par Thierry Charles (responsable du support de la ligne Microsoft Windows NT/2000), disant: «... des tests d antivirus sont en cours pour trouver un successeur à McAffee Si vous désirez effectuer quelques tests, j ai placé dans \\NTLINE\TestAntivirus les versions trial des produits que je teste. Si vous désirez formuler une opinion sur ces produits, en proposer un nouveau ou tout autre remarque constructive... envoyez-moi un courriel.» En résumé: vérifier que votre antivirus est toujours actif et que les définitions de virus sont à jour! FI 7 18 septembre 2001 page 2

3 LabView add-on Tools LabVIEW add-on Tools DGM-IA Lors de la réunion du User Group LabVIEW de l EPFL du 26 février 2001, Monsieur Stefano Zanetti de National Instruments (NI) US nous a présenté les dernières nouveautés en provenance d Austin. La présentation comprenait quatre volets, un par module additionel pour LabVIEW. Data Logging and Supervisory Control Ce produit, anciennement appelé BridgeVIEW, est maintenant intégré à LabVIEW sous la forme d un add-on toolkit. Ce toolkit permet de simplifier la gestion de systèmes dotés d un grand nombre de points de mesure (40 à plusieurs centaines de points). Ces points de mesure peuvent être connectés directement à la machine faisant l acquisition ou alors reliés via le réseau pour les points de mesure distants. Plusieurs outils integrés (wizards) simplifient la gestion des différents éléments de ce toolkit. Par exemple un wizard simplifie la gestion des événements, des alarmes et des sécurités. Un autre wizard gère la visualisation des tags, des événements et des alarmes. La base de données en réseau permet à plusieurs clients de simultanément lire et écrire les données brutes ainsi que les alarmes et autres événements. La connexion par OPC simplifie l intégration de ce module avec les produits proposés par d autres vendeurs. Report generation Jusqu à maintenant NI proposait uniquement l impression des rapports de mesures créés depuis LabVIEW ou alternativement de les sauver au format HTML. Ce nouveau toolkit de création de rapports permet non seulement une gestion beaucoup plus fine de l aspect des rapports, mais il permet également une intégration directe dans Word ou Excel via ActiveX. IMAQ Vision builder Cette application permet de rapidement créer et tester une solution pour le traitement d images. IMAQ vision permet de voir directement l effet des différentes fonctions appliquées à une image source. Une fois l analyse interactive terminée, IMAQ Vision builder est capable de générer du code LabVIEW représentant les différentes étapes de cette analyse. Ainsi le traitement interactif de l image peur être automatisé et intégré à une application plus complète développée en LabVIEW. LabVIEW Real-time LabVIEW RT est la solution proposée par National Instruments pour les applications sujettes à des contraintes temps réel où le déterminisme doit être garanti. Une nouvelle série de contrôleurs PXI équipés d un PIII à 850 Mhz permet un gain de performance jusqu à dix fois supérieur à la solution RT-DAQ board et une amélioration par trois par rapport aux anciens châssis PXI. Disponibilité Les dernières versions des logiciels et toolkits (LabVIEW, Measurement studio, PID Toolkits, etc.) pour lesquels l EPFL détient une licence de site se trouvent sur Distrilog et Cyclope. National Instruments au PSE Comme vous le savez peut-être, National Instruments vient d ouvrir une antenne romande. Effectivement, Pierre- André Seppey et Hervé Baour sont désormais installés sur le site de l EPFL plus précisément au PSE-B dans la salle 2-6. La présence de National Instruments sur le site a pour objectif de développer et d améliorer le partenariat avec l EPFL. Pour plus d information n hésitez pas à contacter Pierre- André Seppey au 8972 et Hervé Baour au N oubliez pas de visiter le site du User Group LabVIEW qui a été récemment mis à jour avec plusieurs liens bien utiles (http://labview.epfl.ch) Flash informatique Les articles accompagnés du tampon officiel engagent l unité, les autres ne reflètent que l opinion de leurs auteurs. Toute reproduction, même partielle, n est autorisée qu avec l accord de la rédaction et des auteurs. Rédacteur en chef: Jacqueline Dousson, Mise en page & graphisme: Appoline Raposo de Barbosa Comité de rédaction: Jean-Daniel Bonjour, Jacques Bovay, Jean-Michel Chenais, Milan Crvcanin, Jean-Jacques Dumont, Elaine Mc Murray, Martin Rajman, François Roulet, Christophe Salzmann & Jacques Virchaux Impression: Atelier de Reprographie EPFL Tirage: 4000 exemplaires Adresse Web: Adresse: SIC-SA EPFL, CP 121, CH Lausanne Téléphone: +41 (21) & FI 7 18 septembre 2001 page 3

4 Choix d un moteur de recherche pour le site EPFL projet e-pfl, Le nouveau moteur de recherche du site EPFL est atteignable depuis fin août à l adresse: mysearch.epfl.ch. Introduction Moteur de recherche (Google, Altavista, ht://dig, Inktomi,...) et outil de gestion des services Web (WebSphere 4 d IBM, WebLogic 6.0 de BEA, Oracle 9iAS, Jahia,...) constituent les fondations techniques du futur système d information de l EPFL. Le choix de ces technologies relevant du projet e-pfl, celui-ci s est fixé comme premier objectif prioritaire le choix du moteur de recherche pour juillet 2001 et comme second, l outil de gestion des services Web pour novembre Ces choix se font sur la base d études comparatives de produits du marché, du domaine public et de développements internes, tout en collant aux standards, principalement J2EE (Java 2 Enterprise Edition) pour ce qui est des services Web. Cet article concerne le moteur de recherche. Pourquoi un moteur de recherche? Le moteur de recherche d un site est un élément essentiel car il est perçu tant par les visiteurs occasionnels qu assidus comme un pont d accès privilégié entre lui et l ensemble des informations du site. Critères de choix Afin de définir une classe de critères, rappelons les caractéristiques principales se rapportant au fonctionnement d un fig.1: Schéma de principe d un moteur de recherche moteur. Schématiquement (fig. 1) celui-ci, sur la base d un certain nombre de règles, récolte des informations provenant de différentes sources: pages Web, fichiers téléchargeables au format divers (Word, rtf, PDF, Postscript, asp), enregistrements de bases de données, les indexe, et offre des interfaces de recherche simple/avancée pour formuler les demandes et une interface pour en présenter les résultats. Cette description sommaire nous permet de mettre en avant un certain nombre de critères de choix comme: 1. robustesse/ouverture: le moteur ne doit jamais être mis en difficulté par des pages, documents ou sites exotiques. Les cadres ou frames devront être pris en compte, les taux de conversion des fichiers doc, PDF, ps proches de 100% et l accès aux enregistrements des bases de données garanti; 2. rapidité: pour un site comme celui de l EPFL qui compte aujourd hui environ pages sans compter toutes les informations comprises dans les bases de données, l indexation doit prendre 2 à 3 jours au plus; 3. caractère intuitif: l interface de recherche standard doit être la plus intuitive possible, celle avancée, nécessairement plus complète, doit offrir des possibilités de demandes multi-critères. Le support des principales langues doit être assuré; 4. clarté: les résultats sont présentés sous une forme claire avec résumé et niveau de pertinence; 5. convivialité des outils d administration: la gestion du moteur doit se faire à partir d une application Web. L administrateur doit disposer de bons outils de paramétrage du moteur, de son suivi et de la gestion des index. Nous avons décidé de mettre au concours les 4 moteurs suivants: 1. ht//dig 3.2: développé par l Université de San Diego State.(www.htdig.org). 2. Google (www.google.com/services) 3. Altavista Search Engine 3.0 (solutions.altavista.com/products/products.html) 4. Inktomi Search/Enterprise version 4.1 (www.inktomi.com/products/search/enterprise.html) Le premier est un produit du marché libre, le deuxième n est pas à proprement parler un outil mais une offre d indexation à distance de site, les deux derniers sont des produits du marché assez semblables. Nous avons entrepris ces tests sur une machine Dell PowerEdge 2400 sous NT4 (pack 6), disposant d une mémoire de 1 GB pour Inktomi et Altavista et le même type de machine sous Linux pour ht: //Dig. FI 7 18 septembre 2001 page 4

5 Choix d un moteur de recherche pour le site EPFL Google Google offre un programme SiteSearch qui permet d indexer chez eux et gratuitement des sites universitaires. Quand on connaît la qualité du moteur Google c est une approche à considérer. Nous l avons fait en nous enregistrant dans le cadre de ce programme. Au-delà d un mail que nous avons reçu de Google qui nous a montré les limites de cette offre gratuite plusieurs commentaires s imposent: 1. Avec un peu moins de pages Google ne voit qu un petit tiers du site du domaine epfl.ch. 2. Du point de vue du trafic réseau, c est un véritable gâchis, puisque nous allons chercher aux US des informations, qui viennent du domaine epfl.ch. 3. Notre critère d ouverture n est pas rempli puisque l accès aux bases de données est impossible. 4. L outil, qui a priori doit satisfaire des besoins locaux et régionaux est soumis aux aléas des charges et pannes réseaux entre l Europe et les Etats- Unis. Ht://Dig C est un projet du GNU qui n a pas comme prétention de rivaliser avec les grands moteurs du marché mais celle d offrir une plate-forme de développement sur ce sujet à la communauté libre. On dispose principalement de 3 binaires: htdig pour collecter les pages, htmerge pour les indexer et htsearch pour effectuer les recherches. La configuration de ht://dig se fait à la manière d un serveur Apache au travers de directives. Notre but était de mesurer la robustesse et les limites de l outil, qui par ailleurs est très populaire dans le monde des Universités. Pour le site de l EPFL nous avons mesuré une robustesse médiocre. HtDig s arrête sans motif d erreur apparent avec de gros problèmes quand il doit traiter des liens symboliques. Le temps d une requête de recherche peut passer de quelques secondes à quelques dizaines de secondes. Inktomi Inktomi dans sa version 4.1 a comme base de développement Python 2.0. Cette version se caractérise par un meilleur support des bases de données et des fichiers XML. La politique d Inktomi en terme de licence d évaluation est assez restrictive. Par défaut elle se trouve limitée à documents sans accès aux bases de données et pour un mois. Ces conditions étant trop restrictives pour un test grandeur nature, nous avons négocié une licence d évaluation pour documents et enregistrements. Avant toute chose, comme première étape, nous avons vérifié le bon comportement d Inktomi vis à vis des frames, des documents PDF, doc, ps et du support des lettres accentuées. Puis nous avons lancé Inktomi sur le site de l EPFL dans la limite des pages en lui demandant d exclure tout CGI et URL du genre L indexation des pages indexées qui sont réparties sur environ 300 sites du domaine.epfl.ch a pris moins de 24 heures ce qui est une performance remarquable. La pertinence de la recherche est conforme à l attente de cette technique classique de recherche d information. Notons qu un menu de l application d administration permet de changer le poids d un mot-clé quand il est présent par exemple dans un titre ou en lien. La présentation des résultats est claire avec un marquage en jaune des mots-clés trouvés, une indication du niveau de pertinence et un lien sur des pages similaires (fig. 2). L interface de recherche avancée autorise la rédaction de demandes plus complexes en souhaitant ou obligeant la présence de mots-clés dans le titre, corps du texte, lien etc. avec ou non des limites de dates. L indexation d enregistrements de bases de données passe par un préalable. Il faut, en tout premier lieu, établir une méthode d accès entre le moteur et la base. Sur NT, cette méthode ou lien se fait au travers d un driver ODBC (Open Database Connectivity) (fig. 3) (NT) Search fig. 2 ODBC fig. 3 Database Nous avons mené une expérience avec une base de données DB2/IBM sur une machine LINUX. Le point de départ est le menu Sources de données ODBC qui permet de donner un nom à cette méthode d accès et de lui associer un driver (fig. 4). Une fois ce nom donné, on configure cette nouvelle interface en fournissant, dans le cas d une base DB2, le protocole d accès (TCP/IP), le hostname, le port de communication (50000) et le nom de la base (SAMPLE). FI 7 18 septembre 2001 page 5

6 Choix d un moteur de recherche pour le site EPFL fig. 4 Ces renseignements donnés, on s assure de la fonctionnalité de l accès aux données en fournissant un username et un password. A ce niveau, on peut passer à la configuration proprement dite du moteur en créant un nouvel index (dans cet exemple db2) que l on va associer à la méthode d accès FL définie plus haut (fig. 5) fig. 6 et l usage que l on fait de ces colonnes pour construire titre, description, mot-clé, date et URL (fig. 7) fig. 7 fig. 5 On précise le nom de la table avec laquelle on veut travailler, le nom des enregistrements sur lesquels nous allons faire des recherches (fig. 6). Une fois l indexation faite on peut travailler sur l index db2 et faire une recherche. Dans l exemple que nous présentons ici, nous recherchons les enregistrements faisant apparaître le mot clé sales dans la table staff que nous avons reproduit ci-dessous. Le résultat présenté en fig. 8 est en accord avec ce que l on en attend. fig. 8 FI 7 18 septembre 2001 page 6

7 Choix d un moteur de recherche pour le site EPFL Source de la table Staff db2 => select * from staff ID NAME DEPT JOB YEARS SALARY COMM 10 Sanders 20 Mgr Pernal 20 Sales Marenghi 38 Mgr O Brien 38 Sales Hanes 15 Mgr Quigley 38 Sales Rothman 15 Sales James 20 Clerk Koonitz 42 Sales Plotz 42 Mgr Ngan 15 Clerk Naughton 38 Clerk Yamaguchi 42 Clerk Fraye 51 Mgr Williams 51 Sales Molinare 10 Mgr Kermisch 15 Clerk Abrahams 38 Clerk Sneider 20 Clerk Scoutten 42 Clerk Lu 10 Mgr Smith 51 Sales Lundquist 51 Clerk Daniels 10 Mgr Wheeler 51 Clerk Jones 10 Mgr Lea 66 Mgr Wilson 66 Sales Quill 84 Mgr Davis 84 Sales Graham 66 Sales Gonzales 66 Sales Burke 66 Clerk Edwards 84 Sales Gafney 84 Clerk nous effectuions des tâches d administration sur le serveur apparemment sans lien avec l activité d Altavista. Sur la figure 10, voici un exemple de recherche simple où il est demandé des documents comptant dans leur titre des références aux programmes prioritaires. Altavista dispose d une interface pour des recherches plus avancées au travers d opérateurs booléens (fig. 11). Comme dans le cas d Inktomi, la configuration du moteur pour collecter des enregistrements de bases de données passe par une série de menu où l on va préciser la référence ODBC, le nom de la base, le user/password de connexion, la table et les enregistrements qui vont faire l objet de recherche. Décision Au terme de cette étude le comité de pilotage du projet e-pfl s est porté sur le choix d Inktomi (version documents) pour les raisons suivantes: 35 record(s) selected. Altavista Altavista est un société pionnière dans le marché des moteurs de recherche. C est d ailleurs cette solution qui avait été retenue en 97 pour le site de l EPFL. Nous avons obtenu d Altavista une licence test limitée dans le temps mais sans restriction sur le nombre et la nature des documents à indexer. Comme pour Inktomi, vérification des fonctionnalités de base (frames, fichiers doc, PDF, ps et traitement des accents) du moteur: le résultat est conforme à nos attentes. Comme deuxième étape, le moteur a été lancé sur le site avec comme une seule règle celle d exclure les url contenant /cgi-bin. Au bout d un peu plus de trois jours d activité le moteur a indexé environ pages comme l indique la fig. 9. Nous pouvons constater une forte présence des documents au format PDF qui sont convertis avec un taux de réussite de 94%. Ce taux est le plus bas que nous ayons enregistré par rapport aux autres formats doc, ps et autres qui sont de l ordre de 98% à 100%. Nous avons constaté des ratés du moteur quand 1. Robustesse irréprochable, des petits signes inquiétants chez Altavista; 2. Indexation 2 à 3 fois plus rapide; 3. Pertinence, rapidité et présentation des résultats de la recherche meilleures; 4. Interface d administration simple mais poussée qui contrairement à celle d Altavista n a pas besoin d un environnement Java dernier cri; 5. Environnement de développement Python très favorable pour l évolution du produit; 6. Possibilité d ajouter au moteur un module Inktomi/CCE (Content Classification Engine) qui peut être une aide précieuse pour classifier des documents. fig. 9 FI 7 18 septembre 2001 page 7

8 Choix d un moteur de recherche pour le site EPFL fig.10 Futur et veille technologique fig. 11 L indexation d une page a un coût, nous voulons éviter une mise à jour de notre licence de pages dans six mois. Nous avons, dans un premier temps, décidé d indexer tout le site pour ne garder dans un second que l essentiel en évitant les informations redondantes (man page, la demande man javac donne plus de 6000 documents) ou inutiles (par exemple indexation de certains sites hôtes). Vous pouvez nous aider en nous indiquant les pages que vous ne voulez pas indexer ou/et en faisant usage du fichier robots.txt (www.robotstxt.org). Le 6 mars 2001 Sun annonce l acquisition d InfraSearch, une société spécialisée dans la recherche d information sur la base d une approche peer-to-peer. Comme Gnutella, InfraSearch se fonde sur une architecture complètement distribuée. Ce nouveau type de moteur n effectue pas lui-même la recherche et la récupération de l information, il ne fait que transmettre les requêtes formulées par l utilisateur aux systèmes qui lui sont connectés, qui eux-mêmes les répercutent à leurs voisins sur le réseau. Chaque hôte recevant la requête a la responsabilité totale d effectuer lui-même la recherche sur son propre système et de renvoyer ensuite à InfraSearch les infos jugées pertinentes. Avantage: en étant traitée par un hôte «spécialiste», une requête obtiendra des données plus pointues qu avec un moteur de recherche généraliste. Cette technique permet aussi de décharger le serveur central des ressources mobilisées pour entretenir et indexer les bases de données obèses des moteurs de recherche classiques. La distribution des temps de calculs sur l ensemble du Net s en trouve optimisée. En outre, la recherche est dynamique: elle ne s effectue pas sur la base de données interne du moteur de recherche mais sur le Web lui-même. Résultat, les réponses sont de toute fraîcheur. Fidèles à l esprit Gnutella, les concepteurs d InfraSearch affirment ne pas avoir pour l instant de projet de commercialisation. Mais les performances plus qu honorables pour une version beta devraient donner des idées à d autres. A suivre. FI 7 18 septembre 2001 page 8

9 SysQuake, un outil pour l expérimentation et le prototypage rapide Yves Piguet, Institut de systèmes robotiques, SysQuake, un logiciel de simulation et de visualisation scientifique basé sur un langage de programmation compatible avec Matlab, a déjà été présenté dans ces colonnes (FI ). C était alors surtout sur la manipulation interactive de graphique propre à faire comprendre intuitivement des concepts théoriques difficiles que nous avions porté notre attention. Dans cet article, en décrivant quatre applications développées à l Institut de systèmes robotiques (ISR-DMT) pour l enseignement et la collaboration industrielle, nous verrons comment SysQuake peut être utilisé en relation avec du matériel: capteurs, actionneurs, robots mobiles ou caméras vidéo. Expérimentation avec des capteurs et des actionneurs Dans le cadre du concours de robots mobiles organisé par l ISR de décembre 2000 à mai dernier (http:// dmtwww.epfl.ch/isr/asl/concours), qui lui-même fait partie d un projet d enseignement de la mécatronique ayant pour but d impliquer davantage les étudiants sur la conception d un produit réel (http://dmtwww.epfl.ch/isr/asl/education/ nlt-course.html), les équipes ont reçu chacune des modules électroniques avec différents capteurs, tels que des capteurs de proximité infrarouge ou des caméras linéaires (fig. 1). Les modules sont chaînés entre eux et au PC par un bus I 2 C. Chaque module possède un micro-contrôleur PIC qui gère la communication, le capteur ou l actionneur et le pré-traitement des signaux. Pour étudier les caractéristiques des capteurs et trouver comment les utiliser au mieux pour remplir la tâche du robot, une interface de commande a été développée pour SysQuake (fig. 2). Telle quelle, elle permet de configurer chaque module et d étudier les signaux obtenus en fonction de ce que perçoivent les capteurs. Comme le programme pour SysQuake est fourni en tant que code source, les étudiants peuvent en étudier le fonctionnement et le modifier, par exemple pour fusionner les données de plusieurs capteurs et obtenir une connaissance plus fiable de l environnement. par des mini-projets de programmation de quatre semaines. Cette année, l un des sujets proposés consistait à commander un robot mobile Khepera pour lui faire faire le tour d un obstacle et en mesurer le périmètre. Khepera peut être commandé de plusieurs façons, par exemple en programmant directement son micro-contrôleur ou en communiquant par une liaison série. C est cette solution-ci qu ont choisie la plupart des étudiants concernés. Sur le PC, SysQuake assurait la commande, le calcul de l odométrie (reconstruction de la position du robot à partir de la mesure de la rotation des roues) et l interface utilisateur. Par rapport à Matlab, la création de menus et d autres éléments d interface utilisateur est nettement plus facile. LabView, un logiciel que les lecteurs de FI connaissent bien, efficace pour réaliser des interfaces utilisateur de commande de processus, possède un langage de programmation graphique peu adapté au calcul scientifique. Traitement d image Toujours dans le cadre du cours de Systèmes informatiques, il a été aussi proposé comme mini-projet le traitement d images vidéo pour déterminer la position d objets, en l occurrence des dés et des billes de couleur. Les images étaient acquises par une caméra QuickCam de Logitech branchée sur le port USB des PC. Les étudiants étaient libres de choisir l environnement de développement qu ils voulaient; mais SysQuake était recommandé en raison de sa facilité à acqué- Commande de robots mobiles Le cours de Systèmes informatiques donnés aux étudiants de Microtechnique de 5ème semestre se termine Fig.1: Module I 2 C avec caméra linéaire n/b de 64 pixels FI 7 18 septembre 2001 page 9

10 SysQuake, un outil pour l expérimentation et le prototypage rapide rir des images (une extension à cet effet était fournie), à observer pratiquement en temps réel l effet de paramètres sur le traitement de l image et à implémenter des algorithmes dans un langage bien adapté à la manipulation des tableaux. Pour le regroupement des pixels par objets, l algorithme proposé traite l image pixel par pixel; son exécution directe par SysQuake est relativement lente comparée à d autres opérations (comme le filtrage et le seuillage) pour lesquelles l image est traitée globalement. Une solution choisie par certains étudiants a été d ajouter à SysQuake de nouvelles commandes écrites en C. Prototypage rapide L ISR a développé pour l entreprise Sedirep (Carouge/ GE) un robot pour l inspection de conduits d aération (http:/ /dmtwww.epfl.ch/isr/asl/systems/scrappy.html). Le robot possède deux caméras dont une orientable, un dérouleur de câble, des capteurs d inclinaison et de proximité et quatre roues motrices. La commande est assurée localement par une carte Kameleon de K-Team qui utilise le même OS et le même protocole de communication série que le Khepera, et Fig. 2: Application SysQuake pour l expérimentation avec les modules I 2 C de l ISR, fournie aux participants au concours de robots mobiles Fig. 3: Interface SysQuake pour le robot d inspection de canalisation de Sedirep. FI 7 18 septembre 2001 page 10

11 SysQuake, un outil pour l expérimentation et le prototypage rapide plusieurs fonctions incompatibles qui auraient le même nom. Les classes d objets qui étendent les types de base de SysQuake en permettant la surcharge des opérateurs et des fonctions. Ainsi les polynômes, les fonctions rationnelles, les quaternions ou les systèmes linéaires invariants peuvent être utilisés dans des expressions au même titre que les nombres complexes ou les matrices. Les fonctions de déboguage et de profiling. Fig. 4: LyME sur Palm. Parallèlement à SysQuake, LyME (http://www.calerga.com), basé sur le même code source, offre aux ordinateurs de poche Palm un langage compatible avec Matlab. Avec une puissance de calcul typiquement mille fois plus faible que les ordinateurs actuels, le Palm n autorise pas l interactivité de SysQuake; mais la communication avec l extérieur par le port série ou par une carte I 2 C développée dans le cadre d un projet de semestre pourrait en faire un système de commande intéressant pour de petits robots mobiles. suite de la première page CGI ou un script ASP, contrairement à javascript et vbscript qui eux s exécutent sur le poste client (navigateur Web) de l internaute. Cette particularité nous offre deux avantages principaux: pour l utilisateur l exécution d un script est transparente et il n y a aucun risque d attraper un virus par ce biais. Pour le concepteur de site, le code source du script n est pas inclus dans le code source de la page qui est finalement envoyée au navigateur: le code du script restant caché est un gage supplémentaire de sécurité. Puissant Il a directement accès aux données du serveur, et est vraiment rapide. La syntaxe étant simple, l interpréteur a peu de travail à accomplir. Comment et pourquoi ça s utilise? Tout bon surfeur d Internet qui se respecte a, un jour ou l autre, rencontré un script sur une page Web, parfois même sans le savoir. Jusqu à il n y a pas longtemps, les pages affichées dans nos chers navigateurs ne se composaient guère que de code HTML (http://www.w3.org). Avec l augmentation du volume de données à gérer sur un site, il est maintenant devenu très fastidieux, voire impossible, de maintenir à jour toutes les pages d un site Internet. C est pourquoi le concept de pages dynamiques a fait son chemin et est de plus en plus utilisé des nos jours. On utilise donc un script PHP quand on a besoin de générer une page dynamiquement, c est-à-dire que son contenu sera, en principe, à chaque fois différent. Un premier exemple nous permet de nous familiariser avec ce langage: le fichier HTML ci-dessous: <html> <body > <?php echo «Hello World!»;?> </body > </html> affichera simplement: Hello World! en haut à gauche de la page du navigateur. Vous me direz qu il n y pas besoin d un langage de script pour faire cela mais c est la tradition informaticienne qui veut que le premier exemple soit souvent HelloWorld On voit simplement que le code PHP se trouve à l intérieur des balises <?php et?> et que la ligne se termine par un «;». Plusieurs balises PHP peuvent être insérées dans le document, n importe où à l intérieur d un document. Passons à l exemple 2, plus croustillant: interrogation de l annuaire LDAP de l EPFL: <html> <body > <p>membres de la STI</p> <?php $ds=ldap_connect(«ldap.epfl.ch»); $sr=ldap_search($ds,»ou=sti,ou=sic, ou=adm, o=epfl, c=ch», «title=*»); $info = ldap_get_entries($ds, $sr); for ($i=0; $i < $info[«count»]; $i++) { $info_cn = $info[$i][«cn»][0]; echo «$info_cn<br>\n»; }?> </body > </html> Résultat: la liste des collaborateurs de la STI Georges Aubry Yves Despond... etc. On remarque ici l apparition de variables, simplement précédées d un «$», de fonctions et d une boucle FOR. FI 7 18 septembre 2001 page 11

12 PHP, une toute petite introduction On commence par se connecter au serveur LDAP, on lance une requête au format LDAP, on extrait les données dans le tableau $info, et enfin avec une boucle FOR on affiche le contenu du tableau. Rien de bien sorcier à condition d avoir un minimum de connaissances et d avoir consulté l aide en ligne du langage. J y suis arrivé en quelques minutes sans jamais avoir utilisé PHP auparavant. Ce type de requête est identique à celui utilisé pour l annuaire de l Ecole: csoldap, qui utilise un script PERL. Maintenant, passons aux choses sérieuses... Il y a quelques mois je me suis lancé un défi: mettre les publications de mon institut à disposition sur Internet. J ai donc essayé plusieurs solutions avant de retenir celle-ci. J ai transféré la liste de nos publications sur MySQL (http://www.mysql.com), qui est un serveur de bases de données et qui tourne sur notre serveur NT en tant que service. À ce propos, je rappelle que PHP et MySQL fonctionnent très bien sur UNIX/LINUX, d où d ailleurs ils sont issus Il a fallu ensuite écrire des scripts qui permettent de consulter la liste des documents disponibles, d afficher les documents PDF s ils sont disponibles, d assurer le suivi (logging) des téléchargements de ces fichiers ainsi qu une mailing list pour avertir les internautes des mises-à-jour de la base des publications. Ouf! Joli cahier des charges. Le résultat: Consultation de la liste des publications, sur la photo d écran (fig.1) et si vous allez à: epfl.ch/publications/2000.php, vous pourrez explorer les autres possibilités offertes par les scripts, comme celui ciaprès (après avoir cliqué sur un des liens, voir fig.2) qui affiche la référence complète de la publication demandée!... Un clic de plus et l on accède à un formulaire, qui cor- fig. 2 rectement rempli donne accès à une mailing list qui permet d être toujours à l écoute du site! Et maintenant? Si vous programmez déjà des scripts et que vous êtes contents: alors continuez comme ça. Si vous débutez avec les scripts: prenez l option PHP au sérieux. C est vraiment très facile à comprendre et utiliser. C est le langage de script le plus utilisé dans les nouveaux sites Web, y compris les sites commerciaux et professionnels. Vous n aurez aucune difficulté à trouver des scripts tout prêts à l emploi et des tas d astuces. Le mot de la fin Et bien, dansez maintenant! A vous de jouer... La voie est libre, comme PHP. Où trouver PHP? Site officiel: Site miroir en Suisse: Scripts LE site PHP + MySQl en français!!! un site de référence... plein de scripts (JAVA, PHP, ASP ) Une simple recherche sur +PHP +tutorial vous donnera plus de pages, l information ne manque pas sur le Web. Un livre à conseiller pour tous ceux qui veulent se lancer dans l aventure PHP + MySQL avec un bon bouquin (disponible à la librairie): Pratique de MySQL et PHP, Philippe Rigaux, O Reilly FI 7 18 septembre 2001 page 12 fig. 1

13 Distribution et conditions d utilisation des logiciels à l EPFL: ceci peut vous intéresser & SIC Introduction Rappelons d abord brièvement que le SIC a entre autres missions celle d approvisionner l EPFL en logiciels dits d intérêt général, c est-à-dire correspondant à des besoins exprimés par une communauté dépassant largement le cadre des unités individuelles, ou lorsqu un achat groupé permet de réaliser des économies financières et administratives conséquentes par rapport à des commandes isolées. Cela implique des négociations auprès des fournisseurs pour obtenir les meilleurs prix et les meilleures conditions de support technique, aussi bien au niveau des achats initiaux que des contrats de maintenance. On trouvera le catalogue des logiciels disponibles sur les serveurs du SIC à l adresse: sic.epfl.ch/logiciels.html. A ce jour, aucune de ces prestations n est facturée aux unités, le SIC assurant la couverture financière dans la limite des octrois que la direction lui accorde. Mais attention: pas de facturation ne signifie pas que cela ne coûte rien à l Ecole! Donc, svp évitons les gaspillages. Pour les logiciels sur PC ou Mac, le décompte des installations est réalisé par l application Web distrilog (distrilog. epfl.ch), qui donne aux utilisateurs enregistrés les instructions pour télécharger le logiciel souhaité depuis les serveurs centraux et des indications sur les coûts engendrés pour l Ecole par leur commande. Les personnes s adressant à distrilog sont identifiées par leur carte CAMIPRO, le sésame leur donnant l accès à toutes les prestations auxquelles elles ont droit. Pour PC/Windows et Mac, chaque manager de machine doit installer les logiciels et configurer certains paramètres, tels que les clés de licence et il est responsable de l utilisation qui en est faite. Important: Distrilog permet aussi de restituer des licences qui ne sont plus utilisées. Pour les logiciels sur Unix/Linux, le système ASIS (asis.epfl.ch) met à disposition des utilisateurs un ensemble de logiciels pré-configurés, prêts à l emploi. Il inclut un mécanisme de mise à jour automatique optionnel. Chaque responsable de station ou PC sous Linux peut choisir les options d ASIS qu il souhaite, ceci pour chaque logiciel. La majorité des logiciels disponibles par ASIS sont des logiciels libres (http://www.gnu.org) et la plupart des logiciels sous licence qui s y trouvent bénéficient de licences site; il n est, dans ce cas, pas nécessaire de les comptabiliser ou d indiquer leur prix. Autre particularité d ASIS: les logiciels peuvent être utilisés sans les copier en local sur sa machine, ce qui peut s avérer précieux pour des logiciels rarement utilisés sur une machine disposant de peu d espace disque. Nous ne traiterons pas ici des logiciels liés au système ou à l administration des machines, car les responsables informatiques d unité sont censés dans le cadre de leurs fonctions suivre de près leur actualité. Nous nous adressons plutôt au consommateur final de l EPFL, qui trouvera ci-dessous quelques informations sur les nouvelles versions de progiciels fraîchement arrivés dans notre étalage. Dans ce numéro, nous nous limiterons au domaine que nous considérons comme le plus important: celui des mathématiques, exploration statistiques de données et simulations numériques pour les ingénieurs. Les autres domaines seront traités dans le prochain numéro de votre Flash Informatique, pour tenir le public en haleine Quand il y a lieu, les descriptions de logiciels ci-dessous s accompagnent de mises en garde à propos de leur utilisation, étant donné que les conditions académiques auxquelles nous avons droit supposent évidemment des restrictions contractuelles parfois drastiques sur l usage qui peut en être fait. Notamment, toute utilisation pour des applications commerciales est par défaut formellement prohibée. Matlab Connaissez-vous l existence de clones de Matlab tels que Scilab ou GNU Octave dans le monde des logiciels libres? S ils peuvent suffire à vos besoins, vous les trouverez sur ASIS. Sinon, tournez-vous en effet vers Matlab de l éditeur The Mathworks et sa cohorte de toolboxes spécialisées qui restent le produit le plus utilisé à l EPFL et probablement dans le monde pour l exécution de calculs techniques et scientifiques avec visualisation interactive des résultats. Son complément Simulink permet en particulier d effectuer la modélisation de systèmes dynamiques (contrôle de processus par exemple). Ce sont les versions 6.1 de Matlab et 4.1 de Simulink qui sont actuellement le plus à jour et disponibles sur les serveurs du SIC, avec notamment une nouvelle Image processing toolbox. Sont aussi disponibles sur ces serveurs les toolboxes suivantes parmi beaucoup d autres: Communications Blockset Communications Tlbx FI 7 18 septembre 2001 page 13

14 Distribution et conditions d utilisation des logiciels à l EPFL: ceci peut vous intéresser Control System Tlbx DSP Blockset Data Acquisition Tlbx Extended Symbolic Math Tlbx Fixed-Point Blockset Fuzzy Logic Tlbx Image Processing Tlbx LMI Control Tlbx MATLAB C/C++ Math Library MATLAB Compiler MATLAB Web Server Tlbx (Unix seulement) MU-Analysis and Synthesis Tlbx Model Predictive Control Tlbx Neural Network Tlbx Nonlinear Control Design Blkst Optimization Tlbx Partial Differential Equations Power System Blockset Real-Time Windows Target Real-Time Workshop Robust Control Tlbx Signal Processing Tlbx Spline Tlbx Statistics Tlbx Symbolic Math Tlbx System Identification Tlbx Wavelet Tlbx Ce qu il faut encore savoir: 1. Le contrôle d utilisation du logiciel principal et des toolboxes s effectue à l aide de deux serveurs de licences réseau de type FlexLM, l un pour le monde Unix/Linux, l autre pour le monde Windows. Le SIC s efforce d ajuster le nombre de licences distribuées par ces serveurs pour répondre à la demande tout en évitant les gaspillages. Il gère aussi une réserve de licences individuelles à n utiliser que pour les PCs portables. 2. En plus des licences réseau et individuelles, la plupart des salles de l EPFL dispose d un classroom kit. Les licences correspondantes ne peuvent évidemment être utilisées que dans le cadre de cours officiels de l EPFL. 3. Le contrat de licence standard de Mathworks comporte une restriction supplémentaire: l utilisation des logiciels de la famille Matlab à l aide d une interface Web doit passer nécessairement par le webserver spécifique qui figure dans la liste des produits ci-dessus. 4. The Mathworks ont décidé d arrêter le développement de ces produits sur Macintosh, considérant que ce marché ne valait pas l investissement du portage. Il ne sont donc plus disponibles à l EPFL, car les anciennes versions encore existantes ne sont plus compatibles avec nos serveurs de licences. 5. Vu la diversité des besoins et l existence d une version électronique, le SIC ne fournit a priori pas la documentation papier, qui doit être commandée directement chez Mathworks Switzerland. Consulter toutefois le soussigné avant d agir, car il arrive que certains manuels soient néanmoins disponibles au SIC. 6. Il existe une version spécifique pour les étudiants, mais qu il n est pas recommandé d acheter. Ses fonctionnalités sont en effet réduites par rapport à la version professionnelle, et il vaut mieux utiliser Octave par exemple, qui est relativement complet et est entièrement gratuit sur Windows comme sur Linux (voir Mathematica La situation est beaucoup plus simple pour ce progiciel désormais classique de l éditeur Wolfram Research: nous avons toujours une licence de site illimitée, avec 4.1 comme dernière version disponible à l EPFL aussi bien sur Windows et Mac que sur Unix/Linux. Les derniers éléments de son évolution concernent: un tout nouveau solveur d équations différentielles; des algorithmes plus rapides pour les fonctions statistiques; un meilleur traitement des grandes matrices; l interface avec le monde Java: J/Link 1.1; production des résultats sous forme MathML (XML) ou HTML; import/export avec Excel, AutoCAD et beaucoup d autres formats propriétaires; une multitude de nouveaux packages. Comme d habitude, tout cela est décrit dans un volumineux bouquin qui est vendu dans toutes les bonnes librairies. Contractuellement, notre licence site académique restreint l utilisation de Mathematica aux ordinateurs appartenant au campus et aux personnes affiliées à l EPFL. Sur le site, l utilisation dans le monde Unix/Linux est contrôlée par deux serveurs de licence réseau redondants, mais l utilisation privée à la maison n est clairement pas autorisée. Pour cet usage, notre fournisseur Redacom nous propose des licences individuelles pour enseignants et pour étudiants, avec un choix de trois coloris: Windows, Mac ou Linux, pour environ 10% du prix de la version professionnelle. Maple Bien que commercialement beaucoup moins agressif que Wolfram parce qu essentiellement sans but lucratif, Waterloo Maple continue son bonhomme de chemin en tant que principal concurrent de Mathematica avec son nouveau-né: Maple 7. Comme par hasard, la liste d améliorations récentes ressemble fortement à celle de Mathematica, à savoir: nouvelles méthodes de résolution d équations différentielles; intégration de routines LAPACK/BLAS/NAG optimisées; connectivité Web via MathML; de nouveaux packages pour les mathématiques de pointe. Maple est lui aussi disponible sur Windows, Mac et Unix/ Linux, sans limitation d utilisation sur le site de l EPFL, avec copie autorisée sur les ordinateurs personnels. Ceci bien sûr pour autant que les activités concernées ne soient pas lucratives. On peut aussi obtenir gratuitement un grand nombre FI 7 18 septembre 2001 page 14

15 Distribution et conditions d utilisation des logiciels à l EPFL: ceci peut vous intéresser d extensions et applications depuis le site Pour les étudiants, il existe une version spécialement pédagogique, donc étendue par rapport à la version dite professionnelle, ainsi qu un site Web avec des services qui leur sont spécialement destinés (http://www.maple4students.com). MathCAD Fer de lance de l éditeur Mathsoft Inc. Ce progiciel s est creusé lui aussi une niche intéressante dans ce domaine des mathématiques numériques et symboliques pour les ingénieurs, quoique limitée au monde Windows exclusivement. La suite 2001 pour laquelle l EPFL dispose d une licence site illimitée comprend aussi Axum 6 (exploration de données et représentations graphiques de qualité publication), et SmartSketch 3.1 (produit développé par Intergraph permettant la réalisation de dessins et diagrammes pour la CAO) en plus de la version professionnelle de MathCAD proprement dit. Avantages de ce produit: une plus grande interactivité grâce à l utilisation de worksheets, et l intégration naturelle de fonctions complémentaires fournies par Excel et Matlab. Parmi les nouveautés de la version 2001: ViSim LE, un package de modélisation et simulation semblable à Simulink; nouveaux packages applicatifs semblables aux toolboxes de Matlab; échange de données avec Visio et AutoCAD; acquisition de données en temps réel à l aide de cartes National Instruments; interface ODBC pour les bases de données; Webpublishing en MathML. Notre contrat ne prévoit aucune restriction sur l utilisation de ce produit within EPFL pour reprendre le terme officiel. Les améliorations apportées par la version 2000 concernent les performances et l ergonomie générales, les possibilités graphiques, les outils de manipulation de données, une modélisation de type mixed-effects, des outils de survival analysis et autres types d analyse statistique, ainsi que diverses contributions fournies par la communauté des utilisateurs. Bien que le nombre d utilisateurs sur le site de l EPFL autorisés par notre licence ne soit pas contractuellement limité, la version Unix ne fonctionne qu en la présence d un serveur de licences réseau de type FlexLM. La version Windows peut fonctionner sans serveur de licences, mais seulement le noyau de base. Pour utiliser les extensions dans la configuration actuelle des produits, le serveur de licences redevient obligatoire. Ne nous demandez surtout pas pourquoi: c est comme ça et voilà. En cas de difficulté, veuillez svp consulter l un des soussignés. Autre solution Renseignez-vous sur R, le clone du GNU disponible sous licence GPL (www.r-project.org). Le langage R est un dialecte de langage S, et l environnement R est au moins aussi riche que S-Plus, puisqu il bénéficie des contributions de tout le mouvement des logiciels libres. Conclusion Pour tous les progiciels traités dans cette première partie, le responsable administratif est l un des soussignés (Jean- Jacques Dumont), l autre étant l expert technique (Nicolas Repond). Pour la suite, nous vous fixons rendez-vous AU PROCHAIN NUMERO. S-Plus Edité lui-aussi par Mathsoft Inc., S-plus est le complément naturel de MathCAD pour les problèmes d exploration statistique de données. Il s agit en fait d une famille de produits qui se présentent différemment sur Windows (S- Plus 2000) et sur Unix/Linux (S-Plus 6 pour Linux et Solaris, 5.1 pour les autres variétés d Unix) organisée autour d un noyau commun et du langage S, qui fut développé originellement aux AT&T Bell Labs. L EPFL est au bénéfice d une licence site illimitée en nombre d utilisateurs, mais limitée quant aux produits disponibles et à l usage que l on peut en faire (enseignement uniquement). Outre le noyau commun, il s agit pour Windows, Linux et Solaris de S-GARCH (modélisation de données économétriques); S+SpatialStats (analyse de données spatiales); S+Wavelets (décomposition de signaux et images en wavelets). FI 7 18 septembre 2001 page 15

16 Été chaud pour la sécurité informatique Code Red et Sircam nous rappellent quelques règles d or SIC Deux événements récents dans le domaine de la sécurité informatique nous ont empêché de sombrer dans l habituelle torpeur estivale. Tout d abord, Sircam est un représentant de cette famille de virus qui fait la une des journaux deux à trois fois par année (nous avons déjà eu Melissa, ILoveYou, Hybris, HomePage, etc.) et qui se transmettent comme attachment de messages au titre aguichant ou au contenu titillant la curiosité de l utilisateur naïf qui, en cliquant là où il ne faudrait pas, permet au virus de s exécuter et d envoyer une copie de lui-même aux personnes qu il trouve dans le carnet d adresse ou qu il renifle même directement sur les connexions réseau. Sircam nous rappelle la première règle d or de la sécurité informatique: Se prémunir des virus ceci se fait en installant sur son poste de travail (PC/Windows ou Macintosh) un logiciel anti-virus et en tenant régulièrement à jour la base de données des signatures de virus. Pour plus de détails, suivre les indications que vous trouverez sous ces URL: De plus, il ne faut jamais exécuter les attachments nous arrivant par courrier électronique, même s ils paraissent provenir d un correspondant connu ou traitant d un Subject familier: de nos jour, il n y a guère plus de virus se transmettant par qui ne soient capables de faire figurer dans le message qu ils nous envoient ce genre de renseignements destinés à endormir notre méfiance. Si Sircam est un virus (il a besoin d une intervention extérieure, tel qu un utilisateur exécutant l attachment, pour se propager) Code Red est de son côté un ver, c est-à-dire qu il se répand de lui-même, sans intervention extérieure, en utilisant une vulnérabilité des ordinateurs qu il infecte. Dans le cas de Code Red, ce point faible est une version non mise à jour d IIS (Internet Information Services, le logiciel de serveur Web pour Windows de Microsoft). Chaque serveur infecté va scanner Internet à la recherche d autres serveurs vulnérables à infecter, qui eux même vont en infecter d autres, etc. On estime que Code Red a atteint de cette manière environ serveurs en moins de 9 heures entre le 19 et le 20 juillet (voir Code Red est sans doute le cas de piratage le plus grave qu Internet ait connu depuis le ver de Morris en 1988, voir: ftp://sunsite.cnlab-switch.ch/doc/standard/rfc/11xx/1135 et son auteur aurait facilement pu rendre Internet inutilisable pendant quelques jours s il avait confié à son ver une tâche plus destructrice que de simplement surcharger le site de la Maison Blanche (dont les responsables ont contourné le problème simplement en changeant son adresse IP). Pour plus de précisions au sujet de Code Red, voir: L EPFL n a pas été épargnée par Code Red, d abord par la version plus bénigne du 19 juillet qui a touché 85 machines, suivi de Code Red II qui a touché une quinzaine de machines à partir du 4 août. Cette dernière version est plus méchante que la première puisqu elle laisse des portes dérobées (backdoor en jargon anglo-informatique), permettant à quiconque sur Internet d exécuter des commandes à distance sur l ordinateur touché, et qu elle essaye d infecter en premier lieu son voisinage réseau (donc dans notre cas, d autres machines de l EPFL). C est parce que nous avons fermé l accès Internet des machines infectées par la première version de Code Red qu il y a eu relativement moins de victimes de la version II. Lorsque nous avons essayé d alerter les administrateurs concernés, nous avons rencontré les difficultés habituelles de dissémination de l information dans notre site, très étendu, à la gestion informatique très décentralisée et où les bottins d administrateurs de machines sont toujours désespérément incorrects ou dépassés. Dans ces conditions, il est nécessaire que les utilisateurs de moyens informatiques, et en tout premier lieu les administrateurs, suivent la deuxième règle d or de la sécurité informatique: Se tenir informé ceci concerne d abord l information de fond, pour laquelle un point d entrée est la page de sécurité informatique du SIC: qu il est judicieux de visiter de temps en temps, puisqu elle est régulièrement mise à jour. Ensuite, pour les informations urgentes telles que les alertes ou les annonces de correctifs, il faut lire au moins une fois par semaine, mais de préférence quotidiennement, le forum des News epfl.comp.securite. Les forums News ont parfois mauvaise réputation (on y perd son temps), mais dans le domaine de la sécurité informatique ils ont l avantage que chacun peut demander des précisions sur des points obscurs ou apporter sa contribution en rapportant ses expériences, en signalant les points délicats liés à telle ou telle situation, etc. L utilisation des News en général est documenté ici: FI 7 18 septembre 2001 page 16

17 Été chaud pour la sécurité informatique Code Red et Sircam nous rappellent quelques règles d or En considérant cette centaine de serveurs IIS touchés, on se pose la question: servaient-ils vraiment à quelque chose? Alors que certains d entre eux étaient effectivement configurés comme serveur Web d unité, il semble que dans beaucoup de cas ces serveurs tournaient suite à une installation par défaut du système d exploitation Windows mais qu ils ne servaient à rien du tout, en infraction avec la troisième règle d or de la sécurité informatique: Limiter les services réseau au strict minimum Les trous de sécurité dans les services réseau (qui écoutent en permanence sur un port réseau en attendant une connexion d un client) sont de loin les plus graves, parce qu on peut les exploiter à distance, parfois depuis n importe quel ordinateur du monde connecté à Internet c est exactement ce qui s est passé avec Code Red, des centaines de milliers de fois! On diminue grandement le risque de piratage en ne laissant tourner que les services réseau strictement nécessaires, qui remplissent effectivement une tâche utile aux utilisateurs de l EPFL. Les administrateurs des serveurs doivent donc régulièrement lister ces services (avec l utilitaire ActivePorts, aports.zip, sous Windows et avec la commande lsof sous Unix, et désactiver ceux qui ne pas utilisés. Comme l a abondamment souligné la presse, l infection par Code Red n était pas une fatalité inéluctable contre laquelle on ne pouvait rien faire. Le ver exploitait une vulnérabilité connue du logiciel IIS et pour laquelle Microsoft avait publié un correctif (patch en jargon anglo-informatique) le 18 juin. En suivant donc la quatrième règle d or de la sécurité informatique: Tenir à jour les logiciels et appliquer les correctifs à temps on aurait pu se prémunir facilement de Code Red, et c est en fait le cas de nombreuses vulnérabilités: le correctif est disponible avant que les attaques soient très répandues. Nous arrivons à la dernière règle d or de la sécurité informatique: Mettre en place un contrôle d accès De quoi s agit-il? Après avoir suivi la règle d or précédente, ne tournent plus sur votre serveur que quelques services réseau. Très souvent, il sont ouverts par défaut au monde entier, alors qu il n y a que quelques utilisateurs ou machines qui en sont les clients légitimes. Il s agit donc de restreindre effectivement l accès à ces utilisateurs ou à ces machines-là, si c est possible. Comment le faire dépend de chaque service réseau (sous Unix, il n y a guère que tcp_wrappers qui offre une solution générique de contrôle d accès par machine pour tous les services gérés par inetd, voir: SIC/SL/securite.html#tcp_wrappers) et je ne peux que renvoyer les administrateurs à la documentation spécifique à chaque logiciel. Notons que cette règle d or concerne un peu moins que les autres l incident Code Red: tout au plus, dans le cas de quelques sites Web de test ou d un intérêt purement interne, aurait-on pu restreindre l accès à l EPFL uniquement. Quelques remarques personnelles en conclusion Sur le plan de la sécurité informatique, Code Red est un très mauvais point pour IIS quand on le compare à son grand rival Apache, surtout quand on sait que la vulnérabilité exploitée fait suite à d autres déjà mises en évidence dans l année passée (par exemple, il y a eu quelques cas de piratage de serveurs IIS à l EPFL par la Folder Traversal Vulnerability). Ceci n est pas contestable, mais de là à tirer la conclusion que le logiciel libre est supérieur au logiciel propriétaire en ce qui concerne la sécurité informatique, c est un point sur lequel je resterai plus prudent: à côté d Apache, qmail ou OpenBSD, qui ont un très bon historique de sécurité, il y a par exemple bind ou wu-ftpd qui ont eu leur part de problèmes par le passé. Dans la même veine, d après mon expérience, les utilisateurs Linux ou Unix sont généralement aussi démunis que les utilisateurs Windows pour traiter les problèmes de sécurité, contrairement à ce que prétendent certains. Par exemple dans l incident imapd de fin 1998 (une vingtaine de machines Linux piratées à l EPFL) on a vu les mêmes comportements à risque que pour Code Red: services inutiles et patches non appliqués. Un autre point frappant est que le défaut logiciel qui a rendu le ver de Morris possible en 1988 subsiste encore en 2001 pour Code Red. Dans les deux cas, les pirates ont exploité la même erreur, un débordement de mémoire (buffer overflow en jargon anglo-informatique): le programmeur ne vérifie pas qu il a réservé assez de place en mémoire avant d y copier des données provenant de l extérieur (réseau, données entrées par l utilisateur) et un pirate peut placer dans les octets surnuméraires des instructions soigneusement combinées pour qu elles soient exécutées par l ordinateur vulnérable. Ce type d erreur est, de nos jours encore, à l origine de la grande majorité des problèmes de sécurité. Pourtant, il est possible de l éviter de plusieurs manières: en confiant la tâche à des programmeurs soigneux (c est le cas des exemples cités ci-dessus: Apache ou qmail) ou, ce qui revient au même, en les formant correctement, en soumettant le code source à un audit systématique (OpenBSD est un succès notoire dans ce domaine, voir ou peut-être en évitant des langages de programmation à risque, comme C et C++, et en leur préférant par exemple Java, où ce type d erreurs n est pas possible. Le prix à payer dans ce dernier cas est un environnement run-time plus lourd et, en l absence d une longue tradition, le risque de voir apparaître d autres types d erreurs et de vulnérabilités. C est à mon avis une manifestation typique de notre société de consommation si les éditeurs de logiciels n implémentent pas les mesures nécessaires pour éviter ces problèmes de sécurité: ce seraient autant de ressources qu ils ne pourraient pas investir dans ce qui fait apparemment vraiment vendre, c est-à-dire des fonctionnalités toujours plus nombreuses et clinquantes, destinées à épater l acheteur. La situation ne changera donc pas tant que les consommateurs ne feront pas sentir aux éditeurs de logiciels qu ils tiennent à des logiciels fiables et sûrs, en se détournant de ceux qui n auront pas fait leurs preuves dans ce domaine. L industrie informatique attend encore son Ralph Nader (le leader du mouvement de consommateurs au début des années 60 qui avait convaincu l industrie automobile de fabriquer des voitures plus sûres). FI 7 18 septembre 2001 page 17

18 Soignez votre Entourage SIC Sommaire Cet article présente une fonctionnalité standardisée d échange d information de type événement et adresse entre les organiseurs personnels, leurs ordinateurs hôtes et les applications en général. C est notamment grâce à ce standard que le mémento de l EPFL vous permet très aisément d enregistrer les rendez-vous qui vous intéressent, dans un premier temps sur votre logiciel de planification, puis par synchronisation, dans votre organiseur personnel. Les exemples illustrant cet article sont réalisés sur la plateforme MacOS avec Microsoft Entourage, et sur la plate-forme Windows avec Palm Desktop ou Microsoft Outlook 98 (ou ultérieur). Ces applications supportent à la fois les vcard et les vcalendar, et naturellement aussi la synchronisation avec un organiseur personnel PalmOS compatible. Remarque: Netscape ne supporte malheureusement pas ce standard, tout comme Palm Desktop sur Macintosh. Historique Le besoin d échange de rendez-vous d une part, et de cartes de visite d autre part, a incité quelques constructeurs informatiques à s associer pour définir un standard d échange commun: c est la fondation du consortium Versit, créée par Apple, AT&T, IBM et Siemens, à la fin Le consortium Versit a développé une famille complète de technologies d échange de données personnelles (Personal Data Interchange, PDI) basées sur des standard ouverts telles que x/open et sur des accords d interopérabilité afin de vous permettre de communiquer plus facilement, plus rapidement et plus sûrement. Les deux technologies principales issues du consortium de versit étaient vcard, la carte de visite électronique, et vcalendar, le mémo. C est aussi ce même consortium qui avait normalisé le port réseau multifonction GeoPort, une connexion câblée à haute vitesse et une architecture de communication pour les ordinateurs, les équipements mobiles et les téléphones, essentiellement commercialisé par Apple. A la fin 1996, le consortium a cédé le contrôle de ce standard à l Internet Mail Consortium (www.imc.org) Mémento EPFL Une application très appréciable est le Mémento de l EPFL, (www.epfl.ch/memento), qui en regard de chaque événement chronologique vous propose un bouton automatisant la prise de rendez-vous dans votre agenda électronique. Aussitôt que vous aurez cliqué sur l icône, le chargement du fichier.vcs ouvrira automatiquement une boîte de dialogue de votre application calendrier qui enregistrera immédiatement l événement. Avec ce mécanisme, plus d erreur, et votre rendez-vous est saisi instantanément. En effet, qui n a pas déploré le temps passé à recopier des événements, que ce soit dans un agenda, papier ou électronique, et combien de fois cette opération s est vue entachée d erreurs? Lors de la prochaine synchronisation avec votre organiseur personnel, cet événement y sera naturellement recopié. FI 7 18 septembre 2001 page 18

19 Soignez votre Entourage Relevons encore, que si vous possédez un organiseur PalmOS et d un téléphone mobile GSM tous deux équipés d un port infrarouge, vous pourrez alors même retransmettre l événement de votre organiseur vers votre téléphone. LOCATION:EPFL Ecublens - PAVC - 12 SUMMARY:La redaction de rapport - EPFL Ecublens - PAVC - 12 END:VEVENT END:VCALENDAR Configuration Sur PC, lors de l installation, les logiciels Palm Desktop ou Outlook vous proposeront spontanément de vous configurer votre système pour assigner les vcard/vcalendar. Sur Macintosh, il vous faudra faire les réglages manuellement, quel que soit votre navigateur préféré : Ouvrez le tableau de bord Apple Internet, onglet Options avancées, objet Associations, puis le bouton ajouter, et remplissez les champs comme suit: Conclusion Espérant que ce bref article vous incite à encore mieux vous servir de votre organisateur personnel, nous aborderons ultérieurement encore d autres aspects intéressants. Nous vous avions déjà brièvement présenté la version AvantGo du Mémento EPFL (voir FI 9/00), qui n est pas remise en question par le présent article, puisque les 2 fonctionnalités sont complémentaires. A ce moment, les fichiers téléchargés seront automatiquement ouverts par l application supportant ces événements. Format La syntaxe utilisée dans la spécification vcalendar est basée sur la grammaire définie par les standard Internet SMTP et courrier électronique MIME. L événement publié ci-dessus selon le format de vcalendar se présente textuellement comme suit : Références BEGIN:VCALENDAR VERSION:1.0 PRODID:Memento EPFL, by Claude Lecommandeur BEGIN:VEVENT DTSTART: T DTEND: T DALARM: T FI 7 18 septembre 2001 page 19

20 Programme des cours organisés par le Service informatique central de l EPFL Ces cours sont ouverts à tous, membres ou non de l EPFL. Pour le personnel de l EPFL, le SIC se charge des frais de cours. Le SIC et les programmes de cours sur Internet: Renseignements (tous les matins): 021/ , Fax: 021/ CONDITIONS D INSCRIPTION En cas d empêchement à suivre le(s) cours, l élève avertira le Service informatique central au minimum une semaine à l avance (sauf cas exceptionnel), faute de quoi le SIC se réserve le droit de facturer à son unité les frais occasionnés pour le cours. Une confirmation parviendra à l élève environ deux semaines avant le(s) cours. S il est déjà complet, l élève sera informé de suite et son nom placé en liste d attente. Dès qu un cours identique sera fixé, il recevra un nouveau formulaire d inscription. Le SIC se réserve le droit d annuler un cours si le nombre minimum de 4 participants n est pas atteint ou pour des raisons indépendantes de sa volonté. Aucune compensation ne sera due par le SIC. INTRODUCTION AU POSTE DE TRAVAIL OS Nom du cours N 1/2 jour(s) Date(s) Horaire Mac Entourage (Outlook Express), messagerie & News :30-17:15 Win Internet, la navigation :30-17:15 Mac Internet, la navigation :30-17:15 Mac Macintosh, introduction :30-17:15 Mac Macintosh, votre machine en pratique :30-17:15 Win Outlook Express 5, messagerie et News :30-17:15 Win Windows 2000, introduction :30-17:15 Win Windows 2000, votre machine en pratique :30-17:15 BASE DE DONNÉES OS Nom du cours N 1/2 jour(s) Date(s) Horaire Win Access 2000, 1-introduction :15-17:15 & 05 & :15-12:00 Win Access 2000, 2-avancé & :15-17:15 Win FileMaker Pro 5, 1-introduction :30-17:15 Mac FileMaker Pro 5, 1-introduction :15-12:00 Mac Mac FileMaker Pro 5, 2-modèles & options (mono-fichier) & :30-17:15 FileMaker Pro 5, 2-modèles & options (mono-fichier) & :30-17:15 Mac FileMaker Pro 5, 3-multi-fichiers et liaisons , & :30-17:15 Mac FileMaker Pro 5, 3-multi-fichiers et liaisons , 26 & :30-17:15 FI 7 18 septembre 2001 page 20

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