Introduction Qu est-ce qu un scandale?

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Introduction Qu est-ce qu un scandale?"

Transcription

1 Introduction Qu est-ce qu un scandale? À la seule lecture des journaux, en ce septembre 2007, le scandale apparaît comme un phénomène largement répandu. En France, l ex-premier ministre Dominique de Villepin, mis en examen dans l affaire Clearstream, dénonce, lors d interventions dans les médias, le conflit d intérêts du chef de l État Nicolas Sarkozy, à la fois président du Conseil supérieur de la magistrature et partie civile dans cet épineux dossier. Au Bangladesh, une ancienne premier ministre soupçonnée de corruption a été placée en détention, le gouvernement intérimaire a lancé une «opération mains propres» qui a conduit à l arrestation de 170 personnalités. En Chine, le quotidien Les Nouvelles de Pékin assure que 14 des 16 dirigeants récemment révoqués pour corruption, dont l ancien secrétaire du Parti communiste de Shanghai et l ancien vice-maire de Pékin, entretenaient des maîtresses. Aux États-Unis, un sénateur républicain réputé pour son conservatisme est poussé à la démission plusieurs mois après son interpellation dans les toilettes de l aéroport de Minneapolis où il aurait fait des avances sexuelles à un policier en civil. Pour autant, ce type d événement récurrent dans les démocraties comme dans les dictatures est mal cerné. 1

2 Du Brésil à la Chine, de la France au Sénégal, des États- Unis à la Russie, du Japon au Portugal, de l Afrique du Sud à l Iran, il jalonne l évolution des sociétés contemporaines, quand bien même celles-ci ne partagent ni la même histoire, ni la même culture, ni le même type de régime politique, ni les mêmes structures sociales. Trait marquant, le scandale advient aussi dans de nombreux univers sociaux, parfois très éloignés les uns des autres. Les secteurs politique, économique, judiciaire, militaire, médical, scientifique, artistique, religieux, le sport professionnel, espaces à la fois interconnectés et relativement autonomes, forment autant d univers où le scandale peut prendre place. Le scandale peut également survenir à tout moment. Cette imprévisibilité lui confère sa force de rupture, son aspect disruptif, sa dimension d événement. Il intervient dans des contextes très différents, et nous verrons que l une de ses propriétés consiste en sa capacité à transformer le contexte initial, à produire et même parfois à imposer son propre contexte. Des scandales financiers ont eu lieu en période de récession économique, d autres en phase de forte croissance. Des scandales affectent des hommes politiques en perte de vitesse, d autres au sommet de leur popularité. Ainsi, Richard Nixon venait d être triomphalement réélu à la présidence des États-Unis et passait pour un chef «intouchable» avant d affronter le scandale du Watergate qui allait mettre un terme à son mandat et profondément marquer la société américaine. Si elle sort de l ordinaire, la configuration du scandale n est en rien exceptionnelle. Le scandale peut être compris comme une variation des relations entre des acteurs issus de différents secteurs. En ce sens, il s apparente à une tournure spécifique de ces relations. Par exemple, un scandale qualifié de «littéraire» offre une variante des rapports entre écrivains, éditeurs, critiques, journalistes et autres acteurs susceptibles d intervenir : politiciens, fonctionnaires chargés de la censure, ecclésiastiques, associations familiales, intellectuels, avocats, magistrats, etc. Considérer le scandale comme l une des formes possibles prise par les relations entre différents types d acteurs permet à la fois de mieux saisir sa fréquence dans les sociétés contemporaines et de rompre avec la vision pathologique l associant à une anomalie, à une dégénérescence, à l occurrence de transgressions nuisibles à l ordre social. La récurrence du scandale s explique par le fait qu il représente l un des états potentiels des échanges dans et entre plusieurs secteurs sociaux. Cependant, force est de constater qu à l omniprésence du scandale correspond un faible intérêt scientifique. Il constitue en effet un objet mal identifié par les sciences sociales. Aux yeux de nombreux sociologues, politologues ou historiens, il s agit de controverses enflées par les médias portant sur les frasques de personnalités, d épiphénomènes dont l incongruité ne mériterait guère d attention. Les travaux mentionnant des scandales sont légion, mais le scandale est entendu dans son acception commune, à savoir la réaction à un fait présumé scandaleux, voire le fait scandaleux. Dans cette optique, le scandale va de soi, puisqu une réaction indignée est censée accompagner automatiquement la divulgation d un fait scandaleux. Cette naturalisation évacue les mobilisations à la base du processus. Le scandale reste un objet mineur voire indigne des sciences sociales. Aux États-Unis, en dépit ou à cause d une vaste littérature sociologique sur les pratiques de corruption et la criminalité des «cols blancs», il n a guère fait l objet d études approfondies. Auprès des criminologues et des juristes, il passe pour une «forme» peu intéressante eu égard au «fond» que constitueraient les pratiques illégales et/ou immorales qu il dévoilerait. Voilà pourquoi la corruption et autres «déviances», souvent supposées être à l origine des scandales, tendent encore à monopoliser l attention et, en tant qu objets déjà constitués scientifiquement et surtout en tant qu enjeux politiques, à éclipser le processus du scandale. 2 3

3 Réduit à un symptôme, le scandale n intéresse les chercheurs qu à partir de ce qu il révélerait «de plus profond» (transgressions, mentalités, structures sociales), il est donc rarement étudié de front. Aussi, ce sont les idéologies, les valeurs et surtout les turpitudes des élites qui retiennent l attention. Assimilés à des épisodes secondaires comparés aux conflits sociopolitiques majeurs, les scandales sont aussi mal compris parce que classés dans des catégories inappropriées. En effet, la façon dont les journalistes et les universitaires les classent et les labellisent (scandale «politique», «financier», «artistique», etc.) tend à occulter leur localisation multisectorielle. Or, il s agit là d une propriété fondamentale du scandale : il se déploie à la croisée de plusieurs secteurs sociaux. Par exemple, un scandale dit «politique» parce qu il affecte des politiciens, n aurait pas lieu d être sans l intervention d acteurs externes au milieu politique, issus en général des secteurs judiciaire (avocats, magistrats), médiatique ou économique. Les adjectifs apposés aux scandales les font ultérieurement apparaître comme fort dissemblables : la perception d une grande différence entre un «scandale littéraire» et un «scandale sportif» empêche de voir ce qu ils ont en commun et fait ainsi obstacle à leur compréhension. Ces phénomènes semblent également difficilement localisables, éphémères, erratiques, fuyants et donc difficilement observables. Certes, les recherches sur les scandales se font plus nombreuses depuis les années 1990, mais celles-ci succombent facilement à des jeux classificatoires stériles. «Affaire» ou «scandale», le terme qui finit par s imposer, notamment par voie de presse, ne doit pas nous leurrer, car les mêmes logiques sociales sont à l œuvre : il s agit de mobilisations portant une dénonciation en place publique. Pour certains auteurs, le scandale aurait une plus grande portée que l affaire, il aurait une gravité supérieure et procéderait d une plus grande violence 4 sociale. En comparaison du terme «scandale», dont les origines sont religieuses, le terme «affaire», qui emprunte au registre judiciaire, fait souvent figure d euphémisme. À l inverse, d autres auteurs distinguent le scandale, mobilisation à sens unique car condamnation unanime, de l affaire, qui serait controversée car faite de mobilisations et de contre-mobilisations, ces dernières invalidant l accusation initiale. La pertinence de ces distinctions terminologiques semble limitée car nous ne pouvons opposer le scandale à l affaire comme s il s agissait de réalités phénoménales d un seul bloc dissociables une fois pour toutes. Comment d un trait de plume distinguer ce qui relèverait du scandale de ce qui relèverait de l affaire? Une affaire de grande ampleur déborde-t-elle de son cadre pour devenir un scandale? Où et quand se termine l affaire et commence le scandale? Nous serions bien en peine de séparer les séquences du Watergate à classer sous l appellation «affaire» de celles qui seraient à estampiller «scandale». Quand l opération Mains propres en Italie serait-elle passée du «statut» de «scandale» à celui d «affaire»? Ces jeux lexicaux auxquels prennent part les protagonistes, au premier rang desquels les journalistes, peuvent nous induire en erreur et nous faire oublier le plus important : dans un cas comme dans l autre, il s agit de dénonciations que des mobilisations multisectorielles transforment en controverses publiques. Nous ne ferons donc par de distinction entre «scandale» et «affaire». Un scandale (ou une affaire) prend place lorsque des acteurs mettant en cause la probité d autrui peuvent s appuyer sur des mobilisations qui ont lieu simultanément dans plusieurs secteurs sociaux. Ainsi, le scandale peut advenir sans qu il y ait de transgression effective puisque, moyennant des mobilisations multisectorielles, notamment dans les secteurs journalistique, judiciaire et politique, il «suffit» aux dénonciateurs de faire croire en une transgression eu égard à la loi ou à «la morale», 5

4 définition de la situation qu ils tentent d imposer en s efforçant de rallier des soutiens pour mieux couvrir d opprobre les «contrevenants». C est pourquoi il est spécieux de lier scandales et transgressions. D une part, des scandales peuvent se produire sans transgression, car même sans fondement, une accusation portée par de vastes mobilisations acquiert une force sociale difficile à combattre. D autre part, en l absence de mobilisations susceptibles de les constituer en enjeux publics, la plupart des transgressions n aboutissent jamais à des scandales. Ce sont donc les mobilisations qui importent et il en résulte que les scandales peuvent recouvrir toute une série d intrigues et de déviances, réelles ou fictives. Quoi de commun entre le scandale de Panamá et l affaire Lewinsky, l affaire Dreyfus et le scandale du sang contaminé, sinon les mobilisations qui les ont impulsées? Aussi différents soient-ils en apparence, ces scandales ont consisté en un processus de transformation d un litige socialement très limité en un vaste champ conflictuel, transformation consécutive à l enrôlement de multiples acteurs : politiciens, journalistes, avocats, magistrats, entrepreneurs, leaders associatifs, intellectuels, etc. C est aussi pourquoi aucun des univers composant la société n est à l abri du scandale, lequel peut survenir dans chaque espace social, institution et type d organisation, pour peu que des acteurs s y mobilisent autour d une dénonciation. Aux mobilisations des uns, soucieux d attribuer la responsabilité d un acte répréhensible à autrui, peuvent répondre des mobilisations en soutien aux personnes mises en cause. Plus les uns et les autres parviennent à recruter dans plusieurs secteurs sociaux, plus le scandale gagne en importance. C est dans ces interactions que réside la dynamique émergente du scandale, une dynamique difficilement contrôlable car elle prend place en de nombreux sites et résulte des échanges entre une multitude d intervenants obéissant à des motifs variés. 6 Un scandale s avère difficilement localisable car il se déploie sur plusieurs théâtres d opération. Où situer l opération Mains propres? Cette série de scandales «politico-financiers» qui a profondément bouleversé l Italie entre 1992 et 1994 a investi de multiples espaces sociaux : au sein de dizaines de parquets où des substituts du procureur ont formé des pools anticorruption ; dans des salles d audience où se déroulèrent nombre de procès à rebondissements ; au siège des partis politiques, où des réunions dramatiques sanctionnaient les déchirements qui divisaient à la fois les dirigeants et les militants ; au Parlement, où les débats étaient perturbés par les enquêtes ; dans et entre des salles de rédaction, où de jeunes journalistes recoupaient leurs informations avec des collègues de rédactions concurrentes, et ce au grand dam des rédacteurs en chef ; dans des cabinets d avocats, où des pénalistes ont innové dans la manière de défendre leurs clients ; dans des casernes, où les forces de la police judiciaire ont activement pris part aux enquêtes ; dans des maisons d arrêt, où nombre de mis en examen ont fini par craquer et avouer l inavouable ; dans des entreprises, où des managers se réunissaient pour savoir quelle tactique adopter vis-à-vis des enquêteurs ; devant les palais de justice, où des manifestants convergeaient pour appuyer les magistrats et où les reporters affluaient ; à la Bourse de Milan où traders et financiers spéculaient sur la progression des enquêtes ; chez des milliers de particuliers qui prenaient leur plume pour écrire des missives de soutien au pool «Mains propres» ainsi que des lettres de délation, etc. Cette localisation éclatée est propre à chaque scandale, même si les scandales de moindre ampleur ne couvrent pas une telle surface sociale. Autre aspect fondamental, les ressorts du scandale sont en constante évolution. Participer ou ne pas participer, cesser de se mobiliser, dénoncer ou garder le silence, faire défection ou maintenir la loyauté, toutes ces décisions dépendent des évaluations que leurs auteurs font 7

5 de la situation. Approximatives, labiles et ballottées par le cours de l action, ces évaluations n en sont pas moins cruciales quant au devenir du scandale. Les rapports qu entretiennent les protagonistes peuvent ainsi brusquement varier, des virtualités se changer en actions, ces actions engendrer de nouvelles extrapolations et vice versa. Charriées par la tournure imprévisible du scandale, des alliances ou des défections inattendues font événement, en ce sens qu elles altèrent les calculs. La dynamique du scandale se joue dans ces microbifurcations. La complexité de ce type d auto-engendrement a comme conséquence que chaque scandale produit sa propre histoire et peut être conçu comme une forma aperta, un processus ouvert. À bien y regarder, les grands scandales sont marqués par une succession de basculements durant lesquels les protagonistes devaient révoquer leurs estimations. Durant l affaire Dreyfus, nombre d acteurs ont changé de camp, des antidreyfusards ont fini par rallier la cause dreyfusarde et inversement. Durant le Watergate, des partisans et des proches de Richard Nixon ont fini par le lâcher, revirements qui ont grandement concouru à la délégitimation du président. Les différents intervenants sont donc contraints de s adapter au scandale auquel ils participent et dans lequel ils sont pris. Leur manière d appréhender la situation, une situation qui ne cesse d évoluer, peut varier considérablement et les convaincre d assumer des prises de position longtemps impensables ou perçues comme trop coûteuses : la façon dont ils évaluent les risques et les opportunités de telle ou telle initiative fluctue. Le scandale est à la fois le produit et le producteur de ce type d oscillations des perceptions du possible. Par exemple, en 1998, durant l affaire Festina, détailler publiquement certaines des pratiques de dopage en vigueur dans les équipes cyclistes apparut aux yeux de certains médecins et de quelques journalistes plus faisable qu auparavant, plus jouable, moins risqué ; ce qui était longtemps observé comme une «loi du silence» put être plus facilement enfreint. Ainsi, le scandale tient d une configuration complexe, car il s agit d un enchevêtrement de relations en constante évolution. Les mobilisations en constituent l élément moteur, sans elles, il retombe aussitôt. Comprendre le scandale revient à comprendre la dynamique de ses mobilisations, elle-même tributaire des évaluations changeantes des acteurs. 8 9

Qu est ce que le handicap psychique?

Qu est ce que le handicap psychique? Qu est ce que le handicap psychique? 21 La première question qui se pose aux professionnels de l entreprise et des politiques du handicap est celle de la définition du handicap psychique. Cet effort de

Plus en détail

Jeunesse, le devoir d avenir

Jeunesse, le devoir d avenir COMMISSARIAT GÉNÉRAL DU PLAN Jeunesse, le devoir d avenir Rapport de la commission présidée par Dominique Charvet Mars 2001 COMMISSARIAT GÉNÉRAL DU PLAN Jeunesse, le devoir d avenir Rapport de la commission

Plus en détail

RECRUTER UN CADRE : ENTRE SÉLECTION ET RISQUE DE DISCRIMINATION

RECRUTER UN CADRE : ENTRE SÉLECTION ET RISQUE DE DISCRIMINATION LES ÉTUDES DE L EMPLOI CADRE N 2013-01 JANVIER 2013 Pratiques et critères de sélection dans les entreprises et chez les intermédiaires du recrutement La sélection lors des recrutements : perceptions et

Plus en détail

CHANTIER SUR LA LUTTE CONTRE LE RACISME ET L'ANTISEMITISME

CHANTIER SUR LA LUTTE CONTRE LE RACISME ET L'ANTISEMITISME CHANTIER SUR LA LUTTE CONTRE LE RACISME ET L'ANTISEMITISME Rapport présenté par Jean-Christophe RUFIN, Ecrivain, médecin et responsable de nombreuses associations d'aide humanitaire Remis à Monsieur le

Plus en détail

L EDUCATION AUX DROITS DE L HOMME

L EDUCATION AUX DROITS DE L HOMME Texte paru en anglais Human rights education, Dans The School Field, vol XIII, CD-rom, Ljubljana, Slovénie L EDUCATION AUX DROITS DE L HOMME François Audigier 1 Université de Genève Les droits de l homme

Plus en détail

Séquence 7. Groupes et réseaux sociaux

Séquence 7. Groupes et réseaux sociaux Séquence 7 Groupes et réseaux sociaux Sommaire 1. Comment les individus s associent-ils pour constituer des groupes sociaux? 2. Comment la taille des groupes influe-t-elle sur leur mode de fonctionnement

Plus en détail

Lettre à tous ceux qui aiment l école

Lettre à tous ceux qui aiment l école Luc FERRY Lettre à tous ceux qui aiment l école Pour expliquer les réformes en cours Xavier DARCOS Où voulons-nous aller? Claudie HAIGNERÉ Demain, la science [CNDP CRDP] Les droits perçus sur cet ouvrage

Plus en détail

Culture et gestion aux Pays-Bas: Les singularités du consensus

Culture et gestion aux Pays-Bas: Les singularités du consensus Chapitre V.6 Culture et gestion aux Pays-Bas: Les singularités du consensus Jacqueline de Bony 1 Résumé. Le consensus est un mode de régulation séduisant, car il permet de construire des accords tout en

Plus en détail

Le fait religieux dans l entreprise

Le fait religieux dans l entreprise LES AVIS DU CONSEIL ÉCONOMIQUE, SOCIAL ET ENVIRONNEMENTAL Le fait religieux dans l entreprise Edith Arnoult-Brill Gabrielle Simon Novembre 2013 Les éditions des JOURNAUX OFFICIELS 2013-25 NOR : CESL1100025X

Plus en détail

LE CONFLIT D'INTÉRÊT DANS LE DOMAINE PUBLIC

LE CONFLIT D'INTÉRÊT DANS LE DOMAINE PUBLIC Page 1 sur 21 LE CONFLIT D'INTÉRÊT DANS LE DOMAINE PUBLIC LE CONFLIT D'INTERÊT Il est des expressions ou des mots que tout un chacun comprend intuitivement si bien que d en donner une définition précise

Plus en détail

CommEnt lutter contre le DÉCROCHage scolaire?

CommEnt lutter contre le DÉCROCHage scolaire? CommEnt lutter contre le DÉCROCHage scolaire? Le dossier de www.laligue.org octobre-novembre-décembre 2012 sommaire ÉDITO Points de vue Repères Quizz Edito... 3 Points de vue... 4-39 (Réalisés par Ariane

Plus en détail

L éducation aux médias Enjeux, état des lieux, perspectives

L éducation aux médias Enjeux, état des lieux, perspectives Rapport - n 2007-083 août 2007 Inspection générale de l éducation nationale Inspection générale de l administration de l Éducation nationale et de la Recherche L éducation aux médias Enjeux, état des lieux,

Plus en détail

SOLIDARITÉS AUTOUR D UN ENFANT : L ACCUEIL DANS LA PARENTÈLE OU CHEZ DES TIERS DIGNES DE CONFIANCE

SOLIDARITÉS AUTOUR D UN ENFANT : L ACCUEIL DANS LA PARENTÈLE OU CHEZ DES TIERS DIGNES DE CONFIANCE SOLIDARITÉS AUTOUR D UN ENFANT : L ACCUEIL DANS LA PARENTÈLE OU CHEZ DES TIERS DIGNES DE CONFIANCE EN PROTECTION DE L ENFANCE Catherine Sellenet Professeur en sciences de l éducation, Chercheur au CREN,

Plus en détail

LA NÉCESSAIRE MAIS INCERTAINE RÉFORME DU RENSEIGNEMENT

LA NÉCESSAIRE MAIS INCERTAINE RÉFORME DU RENSEIGNEMENT Jean de Maillard 1 LA NÉCESSAIRE MAIS INCERTAINE RÉFORME DU RENSEIGNEMENT Le renseignement, attribut classique du pouvoir, en est aussi l un des enjeux 1. C est pourquoi, enfouie par nature dans le tréfonds

Plus en détail

Démocratisation de la culture et/ou démocratie culturelle? Comment repenser aujourd hui une politique de démocratisation de la culture?

Démocratisation de la culture et/ou démocratie culturelle? Comment repenser aujourd hui une politique de démocratisation de la culture? Démocratisation de la culture et/ou démocratie culturelle? Comment repenser aujourd hui une politique de démocratisation de la culture? Jean-Louis Genard Université libre de Bruxelles Jean-Louis Genard

Plus en détail

école et impératif de qualité : oui mais comment...?

école et impératif de qualité : oui mais comment...? 10.1 MAI 2010 école et impératif de qualité : oui mais comment...? Actes du séminaire 2009 Leysin, 10 et 11 décembre Organisateur : Michel Guyaz Editrice des Actes : Simone Forster Association des inspecteurs

Plus en détail

RAPPORT DE RECHERCHE. Entre fonctions et statuts, les relations hiérarchiques dans les établissements de santé NICOLAS JOUNIN LOUP WOLFF

RAPPORT DE RECHERCHE. Entre fonctions et statuts, les relations hiérarchiques dans les établissements de santé NICOLAS JOUNIN LOUP WOLFF RAPPORT DE RECHERCHE Entre fonctions et statuts, les relations hiérarchiques dans les établissements de santé NICOLAS JOUNIN LOUP WOLFF «L E D E S C A R T E S I» 29, PROMENADE MICHEL SIMON 93166 NOISY-LE-GRAND

Plus en détail

Parcours de la guérison Partenariat avec des patients qui ont subi un préjudice. M. Trew, S. Nettleton et W. Flemons

Parcours de la guérison Partenariat avec des patients qui ont subi un préjudice. M. Trew, S. Nettleton et W. Flemons Parcours de la guérison Partenariat avec des patients qui ont subi un préjudice M. Trew, S. Nettleton et W. Flemons Parcours de la guérison Partenariat avec des patients qui ont subi un préjudice M. Trew,

Plus en détail

La Convention européenne des droits de l homme (CEDH) et son importance pour la Suisse. Une introduction pour les jeunes

La Convention européenne des droits de l homme (CEDH) et son importance pour la Suisse. Une introduction pour les jeunes La Convention européenne des droits de l homme (CEDH) et son importance pour la Suisse Une introduction pour les jeunes 1 1 PAR UNE FROIDE JOURNÉE D HIVER Cette brochure est destinée à toute personne intéressée

Plus en détail

Rapport de la Commission sur la mesure des performances économiques et du progrès social

Rapport de la Commission sur la mesure des performances économiques et du progrès social Rapport de la Commission sur la mesure des performances économiques et du progrès social Professeur Joseph E. STIGLITZ, Président de la Commission, Columbia University Professeur Amartya SEN, Conseiller

Plus en détail

évaluation des activités de développement

évaluation des activités de développement Évaluation des activités de développement 12 leçons du CAD de l OCDE évaluation des activités de développement fonder l apprentissage et la prise de décision sur des résultats éprouvés Évaluation des

Plus en détail

SOMMAIRE III VII RECONQUÉRIR OU PRENDRE SA PLACE? LE CHSCT, UNE INSTANCE AUX ENJEUX HUMAINS NOTIONS DE BASE RELATIVES AUX RPS

SOMMAIRE III VII RECONQUÉRIR OU PRENDRE SA PLACE? LE CHSCT, UNE INSTANCE AUX ENJEUX HUMAINS NOTIONS DE BASE RELATIVES AUX RPS SOMMAIRE Ce guide a été coordonné par Franck Martini, Directeur du Cabinet CATEIS Ont participé à son élaboration les membres de CHSCT des entreprises suivantes : Gérard Guieu, CEA Cadarache Yves Bergamaschi,

Plus en détail

État des savoirs sur les relations entre les étudiants, les enseignants et les IATOSS dans les établissements d enseignement supérieur

État des savoirs sur les relations entre les étudiants, les enseignants et les IATOSS dans les établissements d enseignement supérieur 1 État des savoirs sur les relations entre les étudiants, les enseignants et les IATOSS dans les établissements d enseignement supérieur Rapport pour L Observatoire national de la vie étudiante A. Coulon,

Plus en détail

Droits de l homme en Europe : la complaisance n a pas sa place. Points de vue de Thomas Hammarberg. Chroniques des droits de l homme

Droits de l homme en Europe : la complaisance n a pas sa place. Points de vue de Thomas Hammarberg. Chroniques des droits de l homme Chroniques des droits de l homme Droits de l homme en Europe : la complaisance n a pas sa place C O M M I S S I O N E R F O R H U M A N R I G H T S C O M M I S S A I R E A U X D R O I T S D E L ' H O M

Plus en détail

Évaluer l utilité sociale de son activité

Évaluer l utilité sociale de son activité N 5 Évaluer l utilité sociale de son activité Conduire une démarche d auto-évaluation Ingénierie et services pour entreprendre autrement Directeur de la publication Patrick GEZE Auteur Hélène DUCLOS Culture

Plus en détail

Ce que le «terrain» fait aux concepts : Vers une théorie des composites

Ce que le «terrain» fait aux concepts : Vers une théorie des composites Université Paris 7 Cinéma, communication et information Ce que le «terrain» fait aux concepts : Vers une théorie des composites Habilitation à diriger des recherches présentée par Joëlle Le marec SOUS

Plus en détail

Pour un renouveau démocratique

Pour un renouveau démocratique Pour un renouveau démocratique Statut juridictionnel du chef de l État et des ministres Élection des députés et des sénateurs Élection présidentielle Prévention des conflits d intérêts Cumul des mandats

Plus en détail

L ENFANT N EST PAS UNE «PERSONNE»

L ENFANT N EST PAS UNE «PERSONNE» La question du statut de l enfant est aujourd hui fortement débattue. Certains considèrent en effet que l enfant ne correspond qu à une réalité politique et qu il doit donc être émancipé au même titre

Plus en détail

Entre tradition orale et nouvelles technologies :

Entre tradition orale et nouvelles technologies : Institut für Ethnologie und Afrikastudien Department of Anthropology and African Studies Arbeitspapiere / Working Papers Nr. 47 Martin Taureg et Frank Wittmann (eds.) Entre tradition orale et nouvelles

Plus en détail

Pourquoi les petites entreprises ont-elles tant de mal à se développer? Et, comment y remédier?

Pourquoi les petites entreprises ont-elles tant de mal à se développer? Et, comment y remédier? 41, Av Auguste Ferret 33110 Le Bouscat SARL au capital de 7.622,45 RCS Bordeaux B399 564 046 Siret 39956404600049 Livre 1 Pourquoi les petites entreprises ont-elles tant de mal à se développer? Et, comment

Plus en détail