Agence du Service Civique Rapport d activités 2012

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1 Agence du Service Civique Rapport d activités 2012 Agence du Service Civique rapport d activité

2 Sommaire I. Le Service Civique en 2012 : organismes et volontaires... 4 A. Campagne d agréments et de recrutements Nombre d organismes et de postes agréés en Nombre de recrutements effectifs Taux de réalisation des agréments... 5 B. Caractéristiques des organismes d accueil de volontaires en Nature des organismes Focus sur les collectivités territoriales agréées en Focus sur les services de l Etat et les établissements publics Nombre de volontaires par organismes... 7 C. Profil des volontaires recrutés en Répartition par genres Répartition par âge Niveau de formation Situation à l entrée Bénéficiaires de la majoration sur critères sociaux Répartition géographique des volontaires Les missions à l International D. Le contrôle du Service Civique La procédure de contrôle Les programmes régionaux Le programme national II. Le Service Civique en 2012 : reconnaissance et valorisation A. Actions de formation mises en œuvre en La formation aux premiers secours La formation des tuteurs B. Valorisation du Service Civique Valoriser l engagement des jeunes pendant leur mission Valoriser les compétences acquises par les volontaires pendant leurs missions. 20 C. L Institut du Service Civique D. Evaluation du Service Civique Les ruptures anticipées des contrats de Service Civique Enquête de TNS Sofres sur l impact du Service Civique sur ceux qui l ont fait Les enquêtes de satisfaction III. L agence du Service Civique en Agence du Service Civique rapport d activité

3 A. Le conseil d administration B. Point sur l exécution financière du budget C. Le comité stratégique de l Agence du Service Civique D. Les équipes de l Agence du Service Civique E. Les relations de gestion avec l Agence de Services et de Paiement F. La coordination des acteurs au niveau local G. Actions engagées pour recruter des volontaires et animation du réseau Des dispositifs de recrutement réguliers tout au long de l année Un site web pilier du recrutement des jeunes Animation du réseau des volontaires volontaires à Paris le 27 juin Création d outils pour soutenir l information sur le Service Civique FOCUS : la mise en œuvre d ELISA Annexe 1 : tableau récapitulatif des contrôles locaux réalisés en Annexe 2 : Les contrôles formalisés (programme national) Annexe 3 : Régions ou collectivités qui proposent des avantages Agence du Service Civique rapport d activité

4 I. I. LE SERVICE CIVIQUE EN 2012 : ORGANISMES ET VOLONTAIRES A. Campagne d agréments et de recrutements Nombre d organismes et de postes agréés en organismes étaient autorisés à recruter des volontaires en 2012, dont 3933 au niveau local et 339 au niveau national postes ont été agréés pour 2012, dont au niveau local et au niveau national Nombre d'organismes agréés pour 2012 Nombre de postes agréés pour 2012 Au niveau local En % Au niveau national En % Total ,1% 339 7,9% ,7% ,3% Nombre de recrutements effectifs recrutements en engagement de Service Civique ont été constatés en 2012 (source : ASP au 29/04/2013), dont 45% par des organismes agréés au niveau local et 55% par des organismes agréés au niveau national janvier février mars avril mai juin juillet août septembre octobre novembre décembre nombre entrées mensuelles sur agrément national Nombre entrées mensuelles sur agrément local nombre entrées cumulées Agence du Service Civique rapport d activité

5 3. Taux de réalisation des agréments Le taux de réalisation des agréments est de 74,2% en moyenne. Nombre de postes agréés pour 2012 Nombre de recrutements effectifs Au niveau local En % Au niveau national En % Total ,7% ,3% ,8% ,2% Taux de réalisation 69,7% 78,3% 74,2% B. Caractéristiques des organismes d accueil de volontaires en Nature des organismes 76% des organismes agréés pour 2012 sont des associations. Elles réalisent 82% des recrutements effectifs des volontaires. Répartition des organismes agréés par type de structures Répartition des volontaires recrutés par type de structures Etablissements publics 10% Collectivités 10% Services de l'etat 2% Autres 2% Etablissements publics 6% Collectivités 7% Services de l'etat 2% Autres 2% Associations 76% Associations 83% Agence du Service Civique rapport d activité

6 Nombre d'organismes agréés pour 2012 Soit en % Nombre de recrutements prévisionnels en 2012 Soit en % Nombre de recrutements réels en 2012 Soit en % Associations ,8% ,0% ,3% dont agrément collectif (union/fédération) 92 2,2% ,9% ,1% dont agrément simple ,6% ,1% ,2% Collectivités 406 9,5% ,0% ,4% Commune 330 7,7% ,7% ,6% Communauté de communes 52 1,2% 119 0,5% 74 0,4% Conseil général 22 0,5% 436 1,7% 274 1,4% Conseil régional 2 0,0% 53 0,2% 13 0,1% Etablissements publics ,1% ,2% ,4% Services de l'etat 69 1,6% 647 2,5% 351 1,8% Fondations, fonds de dotation 21 0,5% 390 1,5% 265 1,4% Autres 67 1,6% 213 0,8% 138 0,7% Total ,0% ,0% ,0% 2. Focus sur les collectivités territoriales agréées en 2012 Les 10 communes agréées au titre de l engagement de Service Civique ayant recruté le plus de volontaires en 2012 sont : Nombre de volontaires Ville Département accueillis en 2012 PARIS LILLE BORDEAUX KOUROU PETIT-BOURG DUNKERQUE EVRY SAINT-PIERRE LORRAIN SAINT-DENIS Agence du Service Civique rapport d activité

7 Les 21 conseils généraux agréés pour accueillir des volontaires en 2012 sont : Nombre de volontaires Conseil général accueillis en 2012 CONSEIL GÉNÉRAL DE MEURTHE-ET-MOSELLE 71 CONSEIL GÉNÉRAL DE LA RÉUNION 71 CONSEIL GÉNÉRAL DU BAS-RHIN 35 CONSEIL GENERAL DES ALPES MARITIMES 26 DÉPARTEMENT DE SEINE-MARITIME 15 CONSEIL GENERAL DE SEINE ET MARNE 12 CONSEIL GENERAL DE LA CHARENTE 11 CONSEIL GENERAL DE LA SOMME 9 DEPARTEMENT DE LA CORREZE 6 CONSEIL GÉNÉRAL DE LOIR-ET-CHER 5 CONSEIL GÉNÉRAL DE SAÔNE ET LOIRE 3 CONSEIL GENERAL DE LA SEINE SAINT DENIS 2 CONSEIL GENERAL DE LA HAUTE LOIRE 2 CONSEIL GENERAL DE LA CHARENTE-MARITIME 2 CONSEIL GENERAL DU MORBIHAN 1 CONSEIL GENERAL DU DOUBS 1 CONSEIL GÉNÉRAL DES ALPES DE HAUTE PROVENCE 1 CONSEIL GÉNÉRAL DE L'ARDÈCHE 1 CONSEIL GENERAL D'ILLE ET VILAINE 0 CONSEIL GÉNÉRAL DE L'AIN 0 CONSEIL GENERAL DE LA CREUSE 0 Les deux conseils régionaux agréés pour accueillir des volontaires en 2012 sont les conseils régionaux de Poitou-Charentes et de la Lorraine qui ont accueillis respectivement 10 et 3 volontaires en Focus sur les services de l Etat et les établissements publics Concernant les services de l Etat et les établissements publics, on peut souligner l accueil de volontaires au sein des services de police et gendarmerie, des services départementaux d incendie et de secours (SDIS) et dans l Education Nationale. Service Nombre de volontaires accueillis en 2012 Police et gendarmerie 246 SDIS 296 Education nationale Nombre de volontaires par organismes 47% des organismes ayant recruté des volontaires en 2012 n ont en accueilli qu un seul en 2012, 91% en ont accueilli entre un et cinq. 2 organismes ont accueillis plus de 1000 volontaires en 2012, la Ligue de l enseignement (2100 volontaires) et Unis Cité (1596 volontaires). 16 organismes ont accueillis entre 101 et 500 volontaires. Agence du Service Civique rapport d activité

8 entre 11 et 100 4,6% entre 6 et 10 3,8% entre 101 et 500 0,5% plus de ,1% un seul volontaire 47,4% entre 2 et 5 43,6% C. Profil des volontaires recrutés en Répartition par genres Les volontaires continuent à être majoritairement des femmes : 58% des volontaires sont de sexe féminin Femme Homme 2. Répartition par âge Comme en 2011, l âge moyen des volontaires est de 21 ans. Les volontaires sont uniformément répartis sur toutes les tranches d âges entre 18 et 25 ans. Par contre, les mineurs ne représentent que 2,5 % des volontaires. Agence du Service Civique rapport d activité

9 entre 23 et 25 ans 6671 entre 21 et 22 ans 5641 entre 18 et 20 ans 6645 entre 16 et 17 ans Niveau de formation La répartition des volontaires recrutés en 2012 par niveau de formation est strictement identique à celle des volontaires recrutés en niveau infra bac 25% niveau supérieur au bac 41% niveau bac 34% 4. Situation à l entrée Inactif (hors étudiant) 14% Salarié 5% Demandeur d'emploi 47% Etudiant 34% 5. Bénéficiaires de la majoration sur critères sociaux 9,3% des volontaires accueillis en 2012, soit 1817 jeunes, ont bénéficié de la majoration sur critères sociaux de l indemnité de Service Civique. Parmi eux, 62% étaient bénéficiaires du RSA ou issus d un Agence du Service Civique rapport d activité

10 foyer bénéficiaires du RSA et 38% étaient titulaires d une bourse de l enseignement supérieur à l échelon V ou VI. 6. Répartition géographique des volontaires Les volontaires sont répartis de manière équilibrée sur l ensemble du territoire français : on constate que la répartition des volontaires par région est quasiment équivalente à la répartition des jeunes de 16 à 25 ans sur le territoire français, à l exception des jeunes ultra-marins qui sont «surreprésentés» dans le Service Civique. 7. Les missions à l International Le Service Civique à l international poursuit sa progression. Fin 2012, on pouvait recenser plus de 700 volontaires effectuant des missions à l étranger, et ce dans près de 70 pays. Le bilan de l année fait apparaître plusieurs points de satisfaction. L implication des Offices binationaux de jeunesse Les objectifs de l OFAJ (Office franco-allemand pour la Jeunesse) de 50 tandems associatifs francoallemands ont été atteints et un programme supplémentaire de 24 postes dans des lycées français et Agence du Service Civique rapport d activité

11 allemands a été mis en place ; le renouvellement de l agrément de l OFQJ (Office franco-québécois pour la jeunesse) a porté sur 70 postes, dont une vingtaine réservé à des tandems franco-québécois intervenant dans des alliances françaises d Amérique latine et de la Caraïbe. La coopération avec France Volontaires Elle se traduit par une procédure d avis sur les structures d accueil dans les pays relevant de la solidarité internationale, par l implication des espaces Volontariats dans le suivi sur place des volontaires et par l élaboration (avec ses associations-membres) de référentiels de formation et de préparation au départ ; parmi les projets conjoints, on peut citer l appui du Service Civique à des programmes d expérimentation, notamment dans les DOM-TOM (jeunes martiniquais au Pérou, jeunes calédoniens au Vanuatu), au projet EVHAC (une vingtaine de volontaires européens et français en mission au Burundi, au Kenya, en République centrafricaine et au Tchad dans le cadre d un appel d offre de la commission pour le lancement d un corps européen de volontaires humanitaires) ou encore l accueil en France de volontaires du Mali et du Niger en liaison avec les ambassades de France dans ces pays et les partenaires de la coopération décentralisée. La poursuite du programme spécial Haïti Mis en place suite au séisme de janvier 2010 avec le soutien du ministère des Affaires étrangères et dont la mise en œuvre est assurée conjointement par l Agence du Service Civique, l ambassade de France à Port-au-Prince et France Volontaires ; depuis 2010, 120 volontaires, en 5 vagues successives, se sont consacrés à diverses mission d appui principalement dans le domaine de l éducation et dans le secteur culturel, d abord dans la capitale, puis à travers tout le pays. En 2012, un effort particulier a été consenti en direction des provinces ne participant pas encore au programme ; les missions dans les instituts de formation des maîtres et dans les alliances françaises ont été renforcées et de nouveaux champs d intervention ont été développés dans le domaine de la sécurité routière ou de l appui à la nouvelle université de Limonade. Enfin, plusieurs points positifs sont également à noter : l évolution progressive du nombre de partenaires associatifs (plus de 70), tant au niveau national que régional, et la qualité des missions proposées ; les résultats extrêmement positifs des programmes dits de réciprocité, conduits tout particulièrement avec l Afrique du sud et la Tunisie Le cadrage du dispositif de Service Civique à l étranger apparaît globalement efficient, mais il convient de le renforcer encore. Les pistes de travail pour l année à venir comprennent la consolidation du suivi administratif (notamment des aspects liés à la sécurité des volontaires) et du processus de formation, la poursuite du travail de conviction engagé auprès des collectivités dans le cadre de leur coopération décentralisée, l incitation à développer des missions mixtes (intégrant des séjours, même courts, à l étranger) et des programmes dits de réciprocité comportant un volet accueil de volontaires étrangers. Enfin, et ce depuis la création même du dispositif, le développement des missions de Service Civique à l étranger est étroitement lié à la capacité des organismes d accueil à générer des financements complémentaires et à l affirmation d une identité forte du Service Civique au sein de l offre qui existe en matière de volontariat international. Agence du Service Civique rapport d activité

12 D. Le contrôle du Service Civique 1. La procédure de contrôle L Agence du Service Civique s est dotée, au niveau central, d un «pôle contrôle» qui a pour mission de coordonner la procédure de contrôle mise en œuvre par les délégués territoriaux de l Agence. L instruction n ASC/SG/2011/204 du 30 mai 2011 définit la procédure de contrôle applicable en matière de Service Civique. Cette procédure a pour objet de garantir la conformité de la mise en œuvre du Service Civique aux textes en vigueur ainsi que, de manière générale, le respect de l esprit de la loi du 10 mars 2010 et la qualité du programme. Elle précise les contenus, les périmètres et les modalités des interventions des délégués territoriaux de l Agence du Service Civique et des services de l Agence. L instruction N ASC/2012/343 du 21 septembre 2012 a pour objet de présenter les orientations de mise en œuvre du contrôle du Service Civique pour l exercice 2012/2013 et de proposer des compléments méthodologiques pour la conduite de ces opérations de contrôle. Une note de procédure actualisée en décembre 2012 définit les modalités de réception, de classement et de suivi des documents relatifs au contrôle transmis par les services déconcentrés et par les organismes nationaux. La procédure de retrait d agrément est présentée dans une note actualisée en décembre Pour mémoire, le contrôle du Service Civique est organisé dans le cadre d un programme qui comprend deux volets : - un volet régional ciblant les organismes agréés au niveau régional - un volet national ciblant les organismes agréés au niveau national Un premier rapport d activité de juin 2011 à juin 2012 a été produit sur la base des rapports régionaux transmis par les services déconcentrés pour l année Il a permis de dresser un premier bilan de l application de la circulaire du 30 mai 2011 et de préciser les priorités pour l année en cours notamment dans le cadre de la circulaire du 20 septembre Certaines informations de ce premier bilan sont reprises dans le bilan Les chiffres du Contrôle (2012) 627contrôles réalisés au titre des programmes régionaux ; Plus de volontaires auditionnés par les services ; 137 acteurs mobilisés ; 9 contrôles réalisés au titre du programme national ; 100 volontaires auditionnés ; 10 DRJSCS et 9 DD mobilisés. Agence du Service Civique rapport d activité

13 627 contrôles réalisés en Les programmes régionaux a) La programmation Les programmes régionaux de contrôle transmis à l Agence conformément à la procédure adoptée ou dans le cadre des programmes d intervention des missions Inspection Evaluation Contrôle (ICE) reprennent tous a minima l objectif de 20% des organismes à contrôler en 2012 à partir des critères de choix proposés dans l instruction du 30 mai 2011 : le nombre de volontaires, les nouveaux organismes agréés et l intermédiation. A ces critères s ajoutent des contrôles des organismes locaux liés aux thématiques suivantes : le sport et l animation, les missions conduites dans le cadre des établissements scolaires. b) La réalisation 627 contrôles, réalisés entre le 1er janvier et le 31 décembre 2012, ont été enregistrées 1 et plus de volontaires ont été auditionnés par les services. Pour 2012, il est à noter une augmentation des contrôles et un taux moyen d organismes contrôlés de 18% fiches synthétiques de comptes-rendus de contrôle réalisés entre le 15 juin 2011 et le 15 mai Le taux de contrôle d organismes varie entre 4 et 45% selon les régions et les ressources humaines dédiées au contrôle. Agence du Service Civique rapport d activité

14 En 2012, le Service Civique étant en phase de développement, Mayotte, Wallis et Futuna, la Nouvelle-Calédonie ainsi que la Polynésie Française n ont pas mis en place de programmes de contrôles. c) Les acteurs du contrôle 137 agents ont été mobilisés pour ces contrôles. Ils regroupent en majorité des CEPJ, puis des inspecteurs et des personnes spécialisées dans les domaines du sport, de la santé, de l environnement. Un tableau récapitulatif des contrôles locaux est produit dans l annexe 1. Il indique le nombre de contrôles réalisé en 2012 par région et le nombre d agents mobilisés. d) Les premiers enseignements A partir des fiches de contrôles transmises par les services, les premiers enseignements confortent en partie ceux présentés dans le rapport d activité de juin 2011 à juin 2012 et notamment l impact positif du Service Civique comme indéniable pour l ensemble des acteurs et des bénéficiaires. Ils rappellent par ailleurs que de nombreux facteurs facilitent le bon déroulement des missions : leur définition, le tutorat et de façon générale, la préparation en amont de l accueil des volontaires. La méthode Les documents transmis par les services témoignent d une démarche qui, tout en étant formalisée par l envoi de courriers prévus dans la procédure 3, correspond bien à l état d esprit souhaité : vérification de la conformité du programme, accompagnement et soutien des organismes, audition des volontaires. Les contrôles effectués par le référent Service Civique et l inspecteur et/ou un acteur d un autre service du fait de la spécificité de la mission (sport, santé, environnement ) sont remarqués comme facilitant permettant l émergence d une culture commune. Le recours à la procédure contradictoire marque l évolution la plus significative. De plus, l émergence de difficultés mieux identifiées a permis de préciser et d approfondir des éléments de doctrine repris sous la forme d indicateurs 4. La mise en place de nouveaux outils élaborés en liaison avec les services à partir des premiers contrôles a permis d identifier ou mêmes de prévenir certains risques encourus et de réajuster les conditions d exercice des missions et les obligations des organismes. Ils ont concerné notamment les positions des volontaires au regard de la laïcité et de la neutralité, les règles proposées pour les interventions des volontaires dans les domaines du sport et de l animation, la situation particulières des sapeurs-pompiers volontaires en Service Civique, la nature de l intervention des volontaires au regard des prestations, la prise en compte de la protection des personnes et notamment la protection des volontaires dans le cadre de leur mission par la mise en place d une démarche relative au traitement des réclamations et par l émergence d une nouvelle obligation pour les organismes d accueil visant à protéger les mineurs et plus globalement les personnes vulnérables en contact avec les volontaires. Par ailleurs, au titre du contrôle des organismes nationaux, la position des services déconcentrés a été progressivement confortée au regard des réalités locales et notamment du fait du grand nombre de volontaires recrutés par les associations nationales le plus souvent supérieur au nombre de volontaires recruté par les associations locales. A ce titre la collaboration entre les services et l Agence a été renforcée de façon plus souple et plus adaptée aux enjeux liés à la gouvernance territoriale. 3 Courriers type en annexe 1.3 de la circulaire relative au contrôle 4 Un document regroupe l ensemble des éléments de doctrine définis dans le cadre de la procédure de contrôle Agence du Service Civique rapport d activité

15 Les risques identifiés - Le risque de la substitution à l emploi reste évoqué par l ensemble des acteurs ; - La difficulté de positionner les missions de Service Civique dans le cadre des établissements scolaires au regard des interventions des autres acteurs de l Education nationale et notamment des assistants d éducation. - Le défaut de tutorat et le manque de prise en compte de la préparation au projet d avenir sont également identifiés comme des motifs significatifs de dysfonctionnement. Les bonnes pratiques Sont remarquées au titre des bonnes pratiques contribuant à apporter de la qualité au Service Civique : - Les regroupements de volontaires et les temps de rencontre entre volontaires d un même territoire organisés par les services ; - La formation des tuteurs. Les principales modifications attendues concernent la nécessité d une meilleure identification des missions qui permette d anticiper en partie le risque de substitution à l emploi et un tutorat mieux formalisé. L accompagnement des services déconcentrés Le pôle contrôle a été sollicité par les services pour un accompagnement et un soutien sur site pour 11 contrôles dont 5 ont été suivis par un retrait d agrément : - Deux contrôles suite à des dysfonctionnements caractérisés : dans les Alpes de Haute Provence pour les amis dignois des animaux (SPA) (04) le 17 septembre et dans les Vosges (88) pour le SAS Foot Ball d Epinal le 30 octobre. Ces contrôles ont été suivis de demande de modifications. - Trois contrôles dans les Alpes Maritimes pour la ville de Mougins et le CCAS de Cagnes sur Mer (06) le 25 avril et en Haute-Garonne (31) pour le SICOVAL le 6 juin. - Un contrôle de l Agence a eu lieu le 9 juillet auprès de l antenne du Conseil Général de la Réunion à Paris en liaison avec les SD suite à la réclamation d une volontaire - 4 retraits d agréments locaux : 1. «Coquelicot et Capucine» Arrêté portant retrait d agrément du 11 avril 2012 : Ile et Vilaine (35) Région Bretagne Suite à des informations relatives au dépôt d une plainte effectuée par un usager à l encontre du volontaire. Motifs : Les conditions de mise en œuvre de la mission de Service Civique ne sont pas conformes ni aux dispositions légales et réglementaires, ni aux missions identifiées dans la décision d agrément. Déplacement de l Agence. 2. Sporting Olympique Avignonnais XIII Décision de retrait d agrément du10 juillet 2012 Vaucluse (84) Région PACA Suite à des visites de contrôle du 27 mars et 13 avril 2012 constatant des manquements relatifs aux conditions d exercice des missions dont cumul entre emploi et Service Civique dans le club Motifs : manquements relatifs aux conditions d exercice des missions Déplacement de l Agence. 3. UDPS 77 Décision de retrait d agrément du11 octobre 2012 Seine et Marne (77) Région IDF Suite à des réclamations de volontaires (violences, harcèlement) Motifs : manquements relatifs aux conditions d exercice des missions dont un lien de subordination, un défaut relatif contenu de la mission, comportement inadapté du tuteur, substitution à l emploi. Agence du Service Civique rapport d activité

16 Suivi à distance de l Agence 4. «Cheval Espérance» Arrêté portant retrait d agrément du 25 octobre 2012 Seine-Maritime (76) Région Haute-Normandie Suite au contrôle du 13 décembre 2011 et du 1 er février 2012 où il ressort que la mission confiée aux volontaires relèvent de l emploi déguisé Motifs : Emploi déguisé et manquements relatifs aux conditions d exercice des missions Suivi à distance de l Agence 3. Le programme national Le programme retenu par l Agence permet de répondre de façon adaptée et autant que possible aux demandes de contrôle des délégués territoriaux tout en engageant quelques contrôles à l initiative de l Agence notamment sur la base des réclamations des volontaires. - 9 contrôles formalisés des organismes nationaux ont été réalisés par l Agence sur 50 sites 5 (100 volontaires auditionnés en 2012) ; - Des interventions liées au contrôle ont eu lieu auprès de 18 organismes 6. - Dans le cadre des contrôles formalisés 10 DRJSCS été mobilisés pour 12 interventions7 et 9 DD pour 10 interventions8. L annexe 2 précise les contrôles réalisés, les délais et les dates de réalisation, les motifs et le nombre de volontaires auditionnés. Les premiers enseignements Trois motifs principaux de déclenchement du contrôle sont constatés : - Risques de substitution à l emploi (annonce d emploi, position de subordination ) ; - Malaise du volontaire (malaise, désaccord, plainte du volontaire ) ; - Risque de contentieux (inégalité de traitement entre les associations nationales et locales, requalification d un contrat d engagement) Les modifications demandées par l Agence suite à ces contrôles : - Des missions mieux identifiées au regard des postes de salariés et de l objet des associations ; - Une terminologie plus adaptée ; - Une meilleure visibilité du Service Civique notamment sur le site des organismes (il a été en effet constaté qu aucune des structures contrôlées ne respectaient les obligations des organismes fixées dans le cadre de la communication 9 ) 5 Avenir-Santé, la Fédération de la Maison des Potes, le Mouvement Ni putes Ni Soumises, la Ligue de l enseignement, la Ligue de Protection des Oiseaux, SLAM PRODUCTIONS, BIO CONSOM ACTEURS, FFMJC, ANIMAFAC 6 Les MRJC, la Croix-Rouge dans le Rhône (69), le Secours-Catholique, la Fédération Française de Rugby à XIII (FFR XIII), les Eclaireurs, Visa, Emmaüs en Charente (16), la FNOGEC dans la Haute-Loire (43), Solidarité-Jeunesses dans le Vaucluse (85) et au Vietnam Concordia au Vietnam, l ARCHE en Ile et Vilaine (35) et dans les Yvelines (78), UNIS-CITE en Charente (16), Solidarité-Jeunesses pour la Croisée des Regards (84), Ligue de l enseignement en Charente (16), Ile et Vilaine (35), Haute-Vienne (87), Nord (59), FRANCAS dans le Puy de Dôme (63), Emmaüs en Charente (16), IFAC dans les Bouches du Rhône (13), SOS VILLAGE dans le Nord (59), UNEF dans le Rhône (69), Rempart dans le Cher (18), l Université Paris Cité à Paris l UNIJ pour le CRIJ dans la Somme (80), les Petits Débrouillards dans la Meuse (55) 7 Les DRJSCS de Languedoc-Roussillon et de Rhône-Alpes pour Avenir Santé, la DRJSCS de Rhône-Alpes pour ANIMAFAC, la DRJSCS d Auvergne, d Alsace, de Bretagne, des Pays de la Loire, de Poitou-Charentes pour la LPO, la DRJSCS d Auvergne et les DD de l Allier, du Cantal, de la Haute-Loire, du Puy de Dôme pour la Ligue de l enseignement, les DRJSCS PACA et Franche-Comté pour la FNMDP 8 La DD du Rhône pour Avenir-Santé et ANIMAFAC, les DD de Vendée, de la Sarthe, du Finistère pour la LPO, la DD de Meurthe et Moselle pour la FFMJC 9 «Mentionner que la structure, dans toutes les actions de communication effectuées sur le Service Civique, bénéficie du soutien de l Etat et de l Agence du Service Civique et utiliser l identité visuelle «Service Civique» et le logo selon les modalités définies par l Agence du Service Civique et de lui soumettre pour avis avant toute publication» Agence du Service Civique rapport d activité

17 - Un tutorat mieux formalisé et la mise en place d un accompagnement au projet d avenir ; - Des efforts en matière de mixité sociale ; - Une meilleure animation en direction des organismes tiers qui accueillent des volontaires dans le cadre de l intermédiation. Un impact positif est souligné par la majorité des volontaires rencontrés au cours des contrôles formalisés tant du point de vue de leur expérience d engagement personnel que de leur acquisition de compétences transférables dans leur parcours d insertion professionnelle. Des difficultés sont identifiées dans le cadre des procédures d intermédiation. Ces contrôles ont permis de reconsidérer les renouvellent des agréments demandés sur la base de la prise en compte des modifications attendues. En conclusion : La seconde année de mise en œuvre du contrôle a permis d inscrire durablement la démarche d un suivi «renforcé» avec l intervention plus familière pour les services et plus fréquente d une démarche contradictoire. Le travail poursuivi de concert avec les services a permis de concevoir de nouveaux outils facilitant la mise en place d un suivi plus qualitatif et l émergence d une culture commune. L impact positif du contrôle Au regard de l ensemble des informations collectées et compte tenu de l expertise conduite par les services, il est reconnu que les contrôles réalisés révèlent le plus souvent un impact positif pour les jeunes et pour les organismes et une adhésion à l état d esprit du Service Civique. Les bonnes pratiques Les regroupements de volontaires et les rencontres organisées avec les volontaires sont particulièrement signalés au titre des bonnes pratiques contribuant à apporter de la qualité au Service Civique. Les risques identifiés concernent principalement : - La substitution d emploi ; - Le défaut de tutorat et de prise en compte de la préparation au projet d avenir ; - La stratégie de placement de certains organismes nationaux dans le cadre de l intermédiation. Agence du Service Civique rapport d activité

18 II. LE SERVICE CIVIQUE EN 2012 : RECONNAISSANCE ET VALORISATION A. Actions de formation mises en œuvre en La formation aux premiers secours Considérant la portée hautement civique et citoyenne de la formation aux premiers secours, le conseil d administration de l Agence du Service Civique a décidé d inclure obligatoirement la formation Prévention et Secours de niveau 1 (PSC1) dans la formation civique et citoyenne. L organisation de cette formation a été confiée en 2011 et 2012 à la Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers de France (FNSPF) dans le cadre d une procédure d appel d offre volontaires ont bénéficié de cette formation en Une majorité de volontaires ne semble donc pas avoir bénéficié de cette formation. Plusieurs facteurs peuvent être avancés et notamment l insuffisance de la couverture territoriale des lieux de formation de la FNSPF et un manque d information des volontaires. Pour pallier à ces difficultés, l Agence à sélectionné deux prestataires pour 2013, la FNSPF et la Croix Rouge, et a renforcé l information en direction des jeunes. 2. La formation des tuteurs Afin d assurer la qualité du Service Civique, et soutenir les associations, collectivités et établissements publics accueillant des volontaires l Agence du Service Civique propose une formation s adressant aux tuteurs de volontaires en Service Civique. Cette formation a été confiée à un groupement solidaire constitué d Unis-Cité et de la Ligue de l enseignement. Ces formations comprennent deux modules distincts : - MODULE 1 : pour les nouveaux tuteurs amenés à encadrer des jeunes au sein de structures agréées (ou en cours) : connaître les fondamentaux du Service Civique pour bien accueillir et accompagner un jeune ; - MODULE 2 : pour les tuteurs expérimentés ayant déjà été amenés à occuper cette fonction et/ou ayant déjà participé à une session de formation de tuteur : échange d expériences et de pratiques de tutorat. Chaque formation se déroule sur une journée organisée en 2 modules parallèles, adaptés à l expérience des tuteurs. Ces journées de formation peuvent avoir lieu au niveau régional, départemental ou local dans l ensemble des territoires, sur demande des référents Service Civique. 116 journées de formation ont été organisées en 2012, et 1757 tuteurs issus de 1360 organismes d accueil distincts en ont bénéficié. B. Valorisation du Service Civique Dans le cadre de l élaboration et l animation des partenariats, l Agence du Service Civique poursuit un objectif unique : valoriser l engagement des volontaires. En 2012, les actions de valorisation sont déclinées en deux grands types : - les actions ayant pour but de valoriser l engagement des volontaires pendant leurs missions en leur permettant de bénéficier d avantages ou de réductions ; Agence du Service Civique rapport d activité

19 - les actions ayant pour but de valoriser, à l issue de leurs missions, l engagement des volontaires et les compétences acquises pendant le Service Civique (auprès des universités et des recruteurs). 1. Valoriser l engagement des jeunes pendant leur mission En 2012, l Agence a développé de nouveaux partenariats avec : GMF Depuis janvier 2012, GMF offre aux volontaires 2 mois de cotisation pendant la 1 ère année de leur assurance Habitation. Ce partenariat s'inscrit dans la continuité du mécénat déjà noué entre GMF et les Parcs Nationaux de France (PNF) depuis 2008 sur le thème "la nature en partage", dont l'objectif est de faciliter l'accès des parcs aux personnes en situation de handicap. Par ailleurs, depuis 2011, GMF a étendu son aide à travers un mécénat de compétence avec PNF, dans le but d'accompagner et de faciliter la mise en œuvre du Service Civique pour la protection de la nature dans les parcs nationaux. ANCV Depuis mars 2012, l Agence Nationale pour les Chèques-Vacances (ANCV) s est associée à l Agence du Service Civique pour permettre aux volontaires en Service Civique de bénéficier d un séjour de vacances à tarif solidaire via le programme Bourse Solidarité Vacances. Dans le cadre de sa mission de service public qui est de favoriser l accès aux vacances pour tous, l ANCV assure notamment la mise en œuvre du programme BSV. Ce dispositif facilite chaque année le départ en vacances de près de personnes qui en sont exclues en leur proposant des séjours à tarif solidaire (-80% du prix public). L ANCV recueille toute l année auprès des professionnels du tourisme engagés dans ce programme, des offres de séjours et de loisirs à la disposition des collectivités, des organismes sociaux et des associations partenaires. Les séjours durent une semaine et se déroulent dans les centres de vacances, les résidences de tourisme, hôtels, campings, mobile homes ou gîtes. Ils sont proposés aux volontaires qui peuvent avoir accès à toutes les offres du programme BSV, hors vacances scolaires, une période réservée aux familles. Banque Postale Le groupe La Banque Postale soutient les volontaires pendant et à l'issue de leurs missions de Service Civique. Depuis mars 2012, les volontaires en Service Civique peuvent bénéficier d avantages bancaires dédiés : - Un an de cotisation offert la 1 ère année pour toute souscription d'une Formule de Compte. - Deux mois offerts la 1 ère année sur la cotisation annuelle de l'assurance Habitation. Par ailleurs, la Banque postale offrira dans les prochains mois la possibilité d emprunter à taux zéro pour les volontaires en Service Civique (microcrédits). En 2012, le socle des avantages nationaux se compose donc de la façon suivante : - complémentaires Santé (MACIF Mutualité et Malakoff Médéric) ; - assurance habitation (GMF et Banque postale) ; - frais bancaire (Banque postale) ; - loisirs (ANCV) ; - équipement informatique (Microsoft) ; - forfait mobile (Orange). Il est complété par des avantages proposés par les collectivités (tarification spécifique pour les transports par exemple). Ces avantages sont encore très disparates d une région à une autre. Agence du Service Civique rapport d activité

20 Une enquête lancée par l Agence du Service Civique auprès des référents locaux en fin d année 2012 a permis de recenser que sept régions, trois départements et une communauté d agglomération sont signataires d accords de valorisation du Service Civique permettant d accorder des avantages pour les jeunes et/ou les structures d accueil (voir tableau en annexe). En annexe, la liste des avantages régionaux. Ces avantages s inscrivent dans les domaines suivants : aide à la mobilité ; accès à la culture ; accompagnement post-service Civique ; appui financier. 2. Valoriser les compétences acquises par les volontaires pendant leurs missions a) Favorisation l insertion professionnelle des volontaires : animation et développement des partenariats existants Afin de permettre une meilleure connaissance du monde de l entreprise par les volontaires, l Agence du Service Civique organise avec ses partenaires des rencontres entre les salariés et les volontaires ou des journées thématiques associant ses partenaires. C est aussi l occasion d impliquer les collaborateurs des partenaires. Ces actions peuvent prendre des formes diverses : Journée «Attentes et responsabilités de l entreprises vis-à-vis des jeunes», visites de magasins et découvertes des métiers, journée thématique sur les sciences, découvertes des métiers et propositions de parrainage par un salarié du groupe, session de recrutement pour les volontaires. Elles se sont tenus partout en France et ont regroupé parfois plus de 100 volontaires. Elles ont été organisées, entre autres, par l Essec, IBM, Inditex ou Adecco. b) Valoriser le Service Civique dans les cursus de formation et mobiliser les universités Les universités contribuent au développement du Service Civique. Notamment en : - Favorisant la connaissance du Service Civique auprès des étudiants et du corps professoral, relayant via les services d orientation et d Insertion professionnelle les missions de Service Civique ; - Accueillant des volontaires en Service Civique en proposant des missions variées (en lien, par exemple, avec les étudiants étrangers, ou en situation de handicap, ou l animation de projets culturels ) ; - Valorisant l expérience du Service Civique dans les cursus proposés. En effet le décret du 24 août 2011, relatif aux modalités de valorisation du Service Civique dans les formations post-baccalauréat, définit les conditions dans lesquelles les conseils d administration des universités peuvent décider de valider et de valoriser, notamment par l attribution de crédits ECTS, la réalisation d un Service Civique par leurs étudiants. Plusieurs universités ont déjà mis en œuvre des moyens pour valoriser l expérience du Service Civique (octroi de crédits ECTS, validation du Service Civique en lieu et place d un stage). En 2012, l Agence du Service Civique et ses référents locaux ont accompagné une dizaine d universités dans la mise en place de modalités de valorisation du Service Civique : l université Jean Monnet à Saint Etienne, l université de Bourgogne à Dijon, l université Blaise Pascal à Clermont Agence du Service Civique rapport d activité

21 Ferrand, l université de Haute Alsace à Mulhouse, l université de Lorraine à Nancy, l université François Rabelais à Tours, etc Par ailleurs, de plus en plus d écoles valorisent le Service Civique ou ont initié des travaux dans ce sens : Ecole de formation du Barreau de Paris, Euromed, Polytech Orléans, l ESSEC. C. L Institut du Service Civique L Institut du Service Civique a pour objet d aider des jeunes qui ont montré leur potentiel pendant leur Service Civique à entreprendre des parcours de formation ou des parcours professionnels qui leur permettent de valoriser ce potentiel et les compétences qu ils ont acquises et démontrées pendant leur engagement. Il s adresse à des jeunes de tout niveau scolaire a été la première année de fonctionnement de l Institut du Service Civique. Elle a vu la conception et la mise en oeuvre de l ensemble de la procédure de détection, le développement des premiers partenariats, et la mise en route les actions de l Institut : accompagnement des projets individuels des lauréats et actions collectives. La procédure de détection a été élaborée de façon conjointe entre l Institut, ses partenaires entreprises ou établissements d enseignement, et les associations membres du comité stratégique de l Agence du Service Civique. Sa mise en œuvre a permis à l ensemble de ces partenaires, ainsi qu aux délégués territoriaux du Service Civique de participer, tant à la lecture des dossiers pour l admissibilité qu aux entretiens oraux d admission. Ont ainsi été accueillis au sein de l Institut 150 jeunes, qui ont bénéficié de séminaires et conférences organisés par l Institut, ainsi que d un accompagnement individuel dans la réalisation de leur projet. Plus de 20 écoles et une quinzaine d entreprises partenaires ont accepté de mettre en place des procédures spécifiques pour pouvoir accueillir des lauréats dans leurs équipes et recrutements. Sur les 150 jeunes «lauréats de l Institut du Service Civique», près de la moitié ont repris un parcours de formation. Une petite trentaine de jeunes sont accompagnés dans un projet de création d activité. Une cinquantaine étaient en recherche d emploi et ont été accompagnés et appuyés dans cette recherche. L Institut du Service Civique est une structure disjointe de l Agence du Service Civique. Sa création, inscrite dans les orientations stratégiques de l Agence dès 2011, participe de la démarche de valorisation du Service Civique. L Agence et l Institut fonctionnent en synergie, notamment pour la mise en place de partenariats avec des entreprises ou avec des établissements d enseignement. L Agence du Service Civique et le réseau territorial ont participé à la diffusion d information envers les volontaires afin de leur faire connaître la possibilité qui leur était offerte par l Institut de valoriser leur Service Civique et de bénéficier d un appui dans leur projet d avenir. D. Evaluation du Service Civique Deux enquêtes d envergure ont été menées en 2012 pour évaluer le Service Civique, suite à des débats et orientations du comité stratégique : une enquête sur les ruptures anticipées des contrats de Service Civique et la poursuite de la série d enquêtes initiées en 2011 et confiées à TNS Sofres sur la mesure des conséquences du Service Civique sur les volontaires qui l accomplissent. Agence du Service Civique rapport d activité

22 1. Les ruptures anticipées des contrats de Service Civique 26% des contrats signés en 2011 et début 2012 ont été rompus avant terme. (Les données concernant l ensemble des contrats 2012 ne sont pas significatives à ce stade, puisqu une majorité d entre eux sont toujours en cours) Concernant les motifs de ruptures déclarés par les organismes d accueil, ils se répartissent comme suit : Retrait de l'agrément de la structure d'accueil 0,11% Le volontaire n'a jamais pris son poste 0,38% Force majeure 4% Embauche en CDD moins de 6 mois; 5,38% Faute grave d'une des parties; 6,43% Commun accord entre les parties; 46,30% Abandon de poste; 14,41% Une enquête a été confiée par l Agence du Service Civique à Optima-IFOP pour approfondir les motifs de ruptures les moins explicites à savoir «commun accord entre les parties» invoqué dans plus de 46% des notifications de rupture, «Faute grave d une des parties», «Force majeure», et «abandon de poste». 500 volontaires concernés par ces motifs ont été contacté par téléphone puis 30 entretiens qualitatifs ont été menés en face-à-face entre mars et mai Concernant le profil des volontaires, il ressort de cette enquête : Embauche en CDD d'au moins 6 mois ou CDI; 22,96% - Une sous-représentation des jeunes ayant un niveau de formation supérieur au bac et une surreprésentation des jeunes ayant un niveau de formation infra-bac parmi les jeunes rompant leur contrat avant terme : formation % parmi les volontaires dont le contrat a été rompu avant terme % parmi l'ensemble des contrats 2011 % parmi l'ensemble des contrats 2012 Niveau I, II, III 33% 41% 40% Niveau IV 35% 36% 36% Niveau V et VI 32% 23% 24% - Une sous-représentation des étudiants une surreprésentation des demandeurs d emploi parmi les jeunes rompant leur contrat avant terme : Agence du Service Civique rapport d activité

23 Situation à l entrée % parmi les volontaires dont le contrat a été rompu avant terme % parmi l'ensemble des contrats 2011 % parmi l'ensemble des contrats 2012 demandeur d'emploi 50% 47% 42% Etudiant 28% 34% 36% Inactif 17% 13% 16% Salarié 5% 6% 6% Concernant les motifs de rupture, les volontaires interrogés ont été invité à définir librement quelles étaient les raisons pour lesquels leur contrat avait été rompu avant terme. Les motifs cités ont été regroupés en 3 thèmes (détail des motifs en annexe 3) : - Le contexte de la mission (41 %) : reprise d emploi, d études, rémunération trop faible, etc. - Le ressenti de la mission (46 %) : pas d activité, problème relationnel, défaut d accompagnement ou d organisation, etc. - Les causes factuelles (13 %) : problèmes de santé, difficultés personnelles, etc. Un certain nombre d outils répondant à ces problématiques était déjà en cours d élaboration ou de développement au moment de la finalisation de cette enquête : formation des tuteurs, guide des tuteurs, guide du volontaire. Pour 2013, l Agence a inscrit dans ces priorités l amélioration de la qualité des missions, à partir des constats réalisés en 2012 : - Former les tuteurs le plus précocement possible ; - Sensibiliser les jeunes aux spécificités des missions de volontariat : leur spécificité ne réside pas seulement dans la nature des tâches réalisées au cours de la mission mais aussi dans la posture particulière qu il implique et qui exclut tout lien de subordination. La formalisation de son positionnement par rapport aux salariés et aux bénévoles en constitue ainsi une dimension essentielle. La formation citoyenne et le projet d avenir y contribuent également. La sensibilisation des jeunes doit donc prendre en compte l ensemble de ces éléments ; - Améliorer le suivi des jeunes pendant et à la fin de leur Service Civique ; - Développer la reconnaissance du statut du jeune en Service Civique. 2. Enquête de TNS Sofres sur l impact du Service Civique sur ceux qui l ont fait A la demande de l Agence du Service Civique, TNS Sofres a interrogé d anciens volontaires afin de connaître leur opinion sur le Service Civique et le bilan qu ils tirent de leur mission. 893 volontaires ont été interrogés par Internet du 11 au 19 février 2012, soit 4 à 8 mois après la fin de leur mission. En parallèle un échantillon-miroir de 500 jeunes Français a été interrogé. Celui-ci a fait l objet d un redressement afin d être conforme à l échantillon des anciens volontaires interrogés en termes de sexe, d âge, de profession des parents et de niveau de diplôme. a) Une très large satisfaction à l égard de sa mission de Service Civique 89% des anciens volontaires se disent satisfaits de leur mission (dont 43% très satisfaits) contre seulement 11% qui ne sont pas satisfaits de leur expérience. Agence du Service Civique rapport d activité

24 Plus encore, les anciens volontaires sont quasi-unanimes (94%) à estimer qu avec le recul leur décision de faire une mission de Service Civique était une bonne idée. 60% estiment même qu il s agissait d une «très» bonne idée. Le retour sur expérience est bon avec une note moyenne de 7,0 sur 10 donnée au Service Civique. A ce titre les plus jeunes (17-22 ans) se montrent particulièrement satisfaits (note moyenne de 7,4). Globalement, les anciens volontaires se montrent positifs vis-à-vis des différents éléments liés à leur expérience dans le Service Civique. Les résultats sont particulièrement élevés concernant le contenu de leur mission. Pour 92% d entre eux celle-ci a été l occasion d être autonome, pour 91% ils ont pu faire quelque chose d utile socialement et 90% ont le sentiment d avoir rempli les objectifs de leur mission. Quant aux aspects professionnalisants du Service Civique, les résultats sont largement positifs : les anciens volontaires sont très nombreux à estimer que l expérience leur a permis d acquérir des compétences utiles dans leur avenir professionnel (86%), de profiter de l expérience des professionnels (81%), et de découvrir le milieu professionnel et le monde du travail (70%). Très largement satisfaits de leur mission, 95% des anciens volontaires recommanderaient à d autres jeunes de réaliser un Service Civique, dont 57% disent qu ils le recommanderaient certainement. Agence du Service Civique rapport d activité

25 b) Pour une large majorité, le Service Civique aide à trouver un emploi 61% des anciens volontaires estiment par ailleurs que leur expérience de Service Civique les a aidés ou va les aider à trouver un emploi. Trois raisons principales sont citées à l appui de ce constat : le développement des compétences professionnelles pendant la mission (cité par 72%), le fait qu il s agisse d une première expérience valorisable auprès d un employeur (62%) et enfin la confiance en soi acquise grâce au Service Civique (53%). Le Service Civique est très largement mis en valeur dans les CV (80%) et au cours des entretiens d embauche (64%). 62% de ceux qui l ont mis en avant lors de ces entretiens, estiment que les employeurs ont d ailleurs accordé de l importance à cette expérience. En revanche, ils sont moins nombreux à avoir obtenu l appui de la structure où ils ont fait leur Service Civique (36%) et à avoir mobilisé leurs relations professionnelles connues pendant leur Service Civique (32%). Pour ceux qui ont mis en valeur leur Service Civique pendant leur recherche d emploi, 48% ont mis l accent sur les compétences professionnelles acquises ou développées et 38% sur l expérience qu a représenté leur mission. A l inverse ceux qui estiment que leur mission ne les a pas aidés ou ne va pas les aider à trouver un emploi, citent deux raisons principales : la faible connaissance du Service Civique par les employeurs (47%) et le fait qu ils cherchent un emploi dans un domaine différent de leur mission (43%). A noter que, seulement 37% des anciens volontaires qui ont mis en valeur leur mission auprès des conseillers du Pôle Emploi ont eu l impression que ces derniers accordaient de l importance au fait d avoir fait un Service Civique. c) Le Service Civique : un impact important sur l orientation professionnelle 69% des anciens volontaires considèrent que leur mission leur a permis d avoir une idée plus précise de ce qu ils souhaitent faire dans les mois ou les années à venir. 47% des anciens volontaires estiment que leur expérience dans le Service Civique a confirmé leur projet professionnel contre 20% pour qui elle l a remis en cause (pour le tiers restant cela n a rien changé). Le fait d avoir accompli une mission dans le Service Civique figure comme l élément le plus important dans la précision des projets professionnels des anciens volontaires interrogés, 49% déclarant qu il a Agence du Service Civique rapport d activité

26 été utile dans la précision du projet professionnel, loin devant les autres éléments cités (stage, accompagnement par la mission locale, etc.). d) 75% étudient ou travaillent 6 mois après le Service Civique Seuls 20% des volontaires interrogés quatre à huit mois après la fin de leur mission Service Civique sont sans activité. 75% sont occupés : 35% des anciens volontaires suivent des études ou une formation, 11% sont en stage, 29% travaillent. Si l on compare la situation des jeunes volontaires avant et après le Service Civique, on constate un triplement de la part de ceux qui ont un emploi (qui passe de 10 à 29%) tandis que la proportion des personnes sans activité passe de 37 à 20%. Dans le même laps de temps de 12 mois, au sein d un échantillon miroir sociologiquement équivalent mais n ayant pas fait de Service Civique, la part d inactivité passe de 14 à 10%, et ceux qui travaillent de 35 à 57%. Les volontaires sont au global plus nombreux que les jeunes l échantillon-miroir à estimer que la recherche d emploi des jeunes Français en général est difficile (95% contre 83%). On remarque la Agence du Service Civique rapport d activité

27 même tendance quant à leur propre situation professionnelle : 34% des anciens volontaires trouvent que leur propre recherche d emploi est ou a été facile, contre 49% des jeunes de l échantillon miroir. En regardant les difficultés rencontrées au moment de la recherche d emploi, la première difficulté invoquée par l échantillon-miroir, et de manière nette, est le reproche de l absence de première expérience (51%). Cette difficulté n est citée qu en second par les anciens volontaires (48%) et surtout se démarque moins des autres difficultés rencontrées, signe que la mission de Service Civique peut être valorisée comme cette première expérience qui manque à beaucoup. Cet écart est encore plus considérable quand on regarde les résultats de ceux qui sont sans activité professionnelle : 64% des jeunes «miroirs» citent alors le reproche d un manque d expérience contre 50% des anciens volontaires. Les anciens volontaires sont plus nombreux que l échantillon miroir à citer leur difficulté principale comme étant liée au trop grand nombre de candidats pour les emplois recherchés (respectivement 48% et 33% de citations). 75 % des anciens volontaires qui travaillent se disent satisfaits de leur emploi actuel (à un niveau semblable de l échantillon miroir) et 32% se disent même très satisfaits, contre 23% de l échantillon miroir. Globalement des anciens volontaires trouvent qu il y a une correspondance entre leurs attentes et leur emploi actuel, notamment concernant leurs qualifications (71%) et le secteur dans lequel ils veulent travailler (71%), des résultats très similaires à ceux de l échantillon miroir. Une majorité déclare également que leur emploi actuel correspond au statut (57%) et au niveau de rémunération (50%) qu ils souhaitaient avoir, mais dans une moindre proportion que les jeunes de l échantillon miroir (68% et 59%), ce qui peut être le fait soit d une situation moins favorable, soit d un niveau d exigence plus élevé. e) Des anciens volontaires plus ouverts, plus confiants et plus engagés que les autres jeunes Sur un certain nombre d opinions et d attitudes, les anciens volontaires interrogés se montrent plus ouverts et plus confiants que l échantillon de jeunes Français interrogés. L engagement est également quelque chose de plus important pour eux. S agissant de la confiance à l égard des autres, on remarque une différence importante entre les anciens volontaires du Service Civique et l échantillon-miroir. Les premiers se montrent en effet beaucoup plus ouverts : 43% estiment qu on peut faire confiance à la plupart des gens (contre 55% qui jugent qu on n est jamais assez prudent quand on a affaire aux autres). Auprès de l échantillon miroir seuls 17% adoptent cette attitude de confiance. Par ailleurs, seuls 31% des anciens volontaires estiment «qu aujourd hui en France on ne se sent plus chez soi comme avant» contre 65% qui jugent au contraire qu on se sent autant chez soi aujourd hui qu avant. Or sur cette question d attitude, les jeunes de l échantillon-miroir sont au contraire une large majorité (59%) à juger qu on ne sent plus chez soi comme avant en France. Par ailleurs, 92% des anciens volontaires déclarent que le sentiment d être utile aux autres est quelque chose d important pour eux, dont 43% pour qui c est essentiel (ils sont respectivement 85% et 33% dans l échantillon miroir). Le sentiment de pouvoir changer les choses est bien davantage partagé par les anciens volontaires que pour les jeunes Français en général. 76% des premiers pensent pouvoir contribuer à ce que les Agence du Service Civique rapport d activité

28 choses bougent là où ils habitent contre 56% des jeunes miroirs. Si le sentiment de pouvoir changer les choses diminue avec l élargissement du champ d action (national et mondial), les anciens volontaires sont toujours plus nombreux à déclarer qu ils peuvent changer les choses que l échantillon miroir. Concernant l importance des différents comportements civiques, une grande majorité des anciens volontaires les estime importants et ils se montrent globalement plus sensibles à cette question que l échantillon miroir. On note que les anciens volontaires sont particulièrement sensibles aux comportements civiques qui supposent une forme de volontarisme : ils sont ainsi plus nombreux à accorder de l importance au fait de rendre service à ses proches ou ses voisins (54% jugent cela «très important» contre 31% de l échantillon miroir), de trier ses déchets (45% contre 33%) et de donner de l argent ou du temps à des associations d entraide (23% contre 8%). Les différences avec l échantillon-miroir sont en revanche moins nettes s agissant de l importance du vote aux élections et du respect des règles de la vie en société. 3. Les enquêtes de satisfaction Durant l année 2012, ont été réalisées six enquêtes de satisfaction auprès de volontaires qui ont terminé leur mission de Service Civique (janvier, mars-avril-mai, juin, juillet, août, septembre). Les questionnaires sont envoyés par mail et par courrier aux volontaires ayant terminé leur mission de Service Civique volontaire qui répondent en ligne. Les objectifs de ces enquêtes (distincts de ceux poursuivis dans le cadre de l'évaluation et de l'enquête menée par TNS Sofres) sont doubles : - mesurer le niveau de satisfaction du volontaire à l'égard de son expérience de Service Civique ; - et détecter d'éventuels dysfonctionnements au cours du Service Civique dans une perspective de contrôle (respect de la durée hebdomadaire, versement de l'indemnité complémentaire, etc.) Agence du Service Civique rapport d activité

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