Kenniscentrum voor Financiering van KMO Centre de Connaissances du Financement des PME VZW. Enquête CeFiP

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1 Kenniscentrum voor Financiering van KMO Centre de Connaissances du Financement des PME VZW Enquête CeFiP Financement des PME 2011

2 Table des matières Avant-propos 4 Executive summary 6 Introduction 10 Partie 1 : évolution de l octroi de crédit en Contexte economique Observations Débiteurs Montant des crédits octroyés Montant des crédits prélevés Degré d utilisation Conclusion 27 Partie 2 : Analyse de l enquête Présentation de l enquête et profil des répondants Contenu du formulaire d enquête Sélection des entreprises Formulaires d enquête envoyés et reçus Profil des répondants Différences entre les micro-entreprises et les PME Différences entre les Régions Investissements et modes de financement Investissements Modes de financement Différences entre les micro-entreprises et les PME Différences entre les Régions Demande de crédit bancaire Demande de crédit bancaire Demandes de crédit refusées Besoin futur de financement externe Différences entre les micro-entreprises et les PME Différences entre les Régions Octroi de crédit bancaire Problèmes liés à l obtention d un financement Garanties en cours Différences entre les micro-entreprises et les PME Différences entre les Régions Qualité des prestations de services fournis par la banque Qualité et évolution des services Information et conseil dans le choix du financement Connaissance du service de médiation du crédit 96 2

3 Différences entre les micro-entreprises et les PME Différences entre les Régions Le rating d une entreprise Connaissance du rating/scoring Information sur le rating attribué par la banque Différences entre les micro-entreprises et les PME Différences entre les Régions Mesures publiques Connaissance des mesures publiques en Région flamande Connaissance des mesures publiques en Région wallonne Connaissance des mesures publiques en Région de Bruxelles-Capitale Recours actuel et futur aux mesures publiques en Région flamande Recours actuel et futur aux mesures publiques en Région wallonne Recours actuel et futur des mesures publiques en Région de Bruxelles-Capitale Efforts supplémentaires des pouvoirs publics Différences entre les micro-entreprises et les PME Différences entre les Régions Financement de la société Financement interne et externe de la société Solvabilité de la société Différences entre les micro-entreprises et les PME Différences entre les Régions 117 Partie 3 : Conclusions et recommandations Conclusions Recommandations 124 Données de contact 128 Sources 129 Annexes 130 Liste des figures 138 Liste des tableaux 140 3

4 avant-propos

5 Enquête CeFiP Financement des PME avant-propos De nombreuses PME se retrouvent confrontées à une insuffisance de sources de financement internes lorsque vient le moment de financer leurs investissements et activités. Pour y pallier, elles recourent à des sources de financement externes telles que l apport de capitaux et l octroi de crédit. En Belgique, il faut reconnaître que le marché du capital à risque est moins développé que celui du crédit. La plupart des PME en quête de ressources externes optent en effet bien plus souvent pour cette deuxième alternative, et plus particulièrement pour le financement bancaire. Dans le présent rapport, le Centre de Connaissances du Financement des PME (CeFiP) 1, en collaboration avec l Université d Anvers (UA) 2, souhaite faire le point sur le financement des PME en Belgique en À cette fin, il a interrogé, par écrit, au cours du 4 e trimestre 2011, un échantillon de PME issues des trois Régions du pays. Les principaux objectifs de cette enquête consistent à évaluer la disponibilité des différentes sources de financement, les relations entre la banque et l entreprise, les modalités d octroi de crédit ainsi que la connaissance et le recours aux diverses mesures publiques de soutien au financement par le crédit. L enquête CeFiP sur le financement des PME est réalisée depuis 2005 selon la même méthodologie. Ceci permet dès lors une comparaison des résultats entre les années antérieures à la crise économique et financière de 2008, les années de crise et la situation actuelle que l on peut qualifier de sortie de crise. Ce rapport 2011 expose donc clairement les principaux enseignements que l on peut tirer de cette approche comparative, importante caractéristique de cette étude. Cette année encore, l enquête du CeFiP sur le financement des PME a suscité l intérêt des entreprises. Le pourcentage de réponse -13,4% - est, en effet, très appréciable si on le compare à celui d autres grandes études du même genre. Les chefs d entreprises souhaiteraient-ils adresser un message au monde financier? Quoi qu il en soit, avec un échantillon aussi représentatif, le CeFiP peut légitimement prétendre décrire objectivement la réalité du financement des entreprises et d avancer des recommandations fondées. Nous vous souhaitons bonne lecture de ce rapport d enquête du CeFiP sur le financement des PME en Professeur Eddy Laveren Département Accounting et Finance Université d Anvers Frédéric Lernoux Administrateur délégué CeFiP 1 le Centre de Connaissances du Financement des PME (CeFiP) est le centre de référence au niveau fédéral qui centralise l information essentielle sur l ensemble des problématiques liées au financement des PME, l exploite et la met à disposition des autorités publiques, des entrepreneurs et de leurs organisations représentatives ainsi que des dispensateurs de crédit. Le CeFiP gère le dispositif belge de médiation du crédit aux entreprises et de médiation de l assurance-crédit (www.cefip.be ou ). 2 Ce rapport a été écrit en collaboration avec le Prof. Dr Eddy Laveren et ses assistants de recherche Lansen Puttemans et Kurt Verstegen. 5

6 executive summary

7 Enquête CeFiP Financement des PME executive summary L enquête CeFiP «Financement des PME» 2011 a été réalisée en collaboration avec des chercheurs du département de Finance et Comptabilité de l Université d Anvers sous la direction du Prof. Dr. Eddy Laveren. L objectif principal de cette enquête annuelle consiste à évaluer la disponibilité de financement et l octroi de crédit bancaire aux petites et moyennes entreprises (PME) et aux micro-entreprises ainsi que le comportement des banques à leur égard. L enquête CeFiP «Financement des PME» 2011 a été envoyée en octobre et novembre entreprises belges employant entre 1 et 250 travailleurs salariés, situées dans les trois Régions et issus de différents secteurs ont été sélectionnées et ont reçu un questionnaire par courrier postal. Le taux de réponse a été de 13,4%. Après avoir écarté les formulaires inexploitables, l analyse des résultats pouvait se baser sur les réponses de 841 entreprises. Le profil des répondants peut être établi sur base de leur taille, leur Région, leur forme juridique et leur âge : 22,2% des répondants sont des micro-entreprises et 77,8% des PME ; 62,5% des répondants sont localisées en Région flamande, 28,1% en Région wallonne et 9,4% en Région de Bruxelles-Capitale ; 37% des répondants ont adopté la forme juridique de la SPRL et 63% de la SA ; 60,4% des répondants ont plus de 20 ans d existence, 36,7% ont entre 4 et 20 ans et 2,9% ont moins de 4 ans. Au cours des douze mois précédant l enquête, la quasi-totalité des entreprises interrogées ont réalisé un projet d investissement mais un peu plus d un tiers n ont pas pu concrétiser tous les investissements prévus, et ce, pour la plupart, pour des raisons économiques. 90,1% des répondants ont réalisé un projet d investissement au cours des douze mois précédant l enquête. Il s agissait principalement d investissements de remplacement de matériel ou d équipement (60,7%), de remplacement de matériel roulant (45,5%) ou d expansion de matériel ou d équipement (40%). 34,2% des répondants n ont pas pu réaliser tous les investissements prévus. Les micro-entreprises sont proportionnellement plus nombreuses que les PME à s être trouvées dans cette situation (49,2% contre 30%). Ce pourcentage de micro-entreprises continue cependant à diminuer depuis Des raisons économiques justifient, pour la plupart des entreprises interrogées, le fait qu elles n aient pas pu concrétiser tous leurs projets d investissement. Les micro-entreprises sont proportionnellement plus nombreuses à dire que des problèmes financiers les ont empêchés de réaliser tous les investissements prévus. Près de 10% des répondants ont renoncé à leurs projets d investissements parce qu ils ne les jugeaient tout simplement plus opportuns. Parmi les modes de financement externe les plus utilisés, se trouvent le crédit d investissement (45,2% des répondants), le leasing (26,8%), le straight loan (22,8%) et le crédit de caisse (15,7%). Les micro-entreprises sont proportionnellement moins nombreuses que les PME, à avoir fait appel au straight loan, pourtant moins cher (12,3% contre 25,6% dans les PME), préférant le crédit de caisse plus onéreux (22,7% contre 13,9% dans les PME). 3 une micro-entreprise se définit comme une entreprise où travaillent moins de 10 personnes et dont le chiffre d affaires est inférieur à 2 millions d euros. Une PME occupe moins de 250 personnes et réalise un chiffre d affaires inférieur à 50 millions d euros. 7

8 20,4% des répondants n ont aucun crédit bancaire en cours. Par rapport à 2010, la demande totale de crédit bancaire pour financer des investissements s est accrue et le taux global de refus par la banque a diminué en Durant les douze mois précédant l enquête, 47,9% des répondants ont demandé un crédit bancaire pour financer des investissements (+8,8 points de pourcentage par rapport à 2010), et 18% ont fait de même pour financer leur cycle d exploitation (statu quo par rapport à 2010). 12,9% des entreprises ayant introduit une demande de crédit bancaire ont fait face à un refus de leur banque. La baisse du taux de refus déjà constatée entre 2009 et 2010 (-2,5 points de pourcentage) se poursuit encore entre 2010 et 2011 (-1,9 point de pourcentage). Les micro-entreprises sont proportionnellement plus nombreuses que les PME à s être vu refuser leur demande de crédit (21,1% contre 10,7% dans les PME). Les principales raisons invoquées pour justifier le refus d une demande de crédit sont le resserrement des conditions d octroi suite aux réglementations de Bâle II et Bâle III, un manque de sûretés, une capacité de remboursement insuffisante, et enfin un apport propre ou de fonds propres trop faible. 27,5% des répondants ne prévoient aucun besoin de financement externe dans les douze mois à venir. 27,3% s attendent à un besoin modéré et 12,5% à un besoin important voire très important. Par rapport à 2010, le besoin de financement externe pour les douze prochains mois semble s être accru au sein des micro-entreprises. En 2010, 34,8% de celles-ci déclaraient n avoir aucun besoin futur de financement externe. En 2011, elles sont passées à 24%. 8% des répondants (mais 12,76% de ceux qui avaient demandé un crédit bancaire durant les douze mois précédant l enquête) ont rencontré beaucoup voire énormément de problèmes pour obtenir un financement bancaire. 63,7% des entreprises interrogées n ont été confrontées à aucune difficulté dans leur recherche de financement bancaire. En 2010, elles étaient 54,1% et la part de celles en ayant eu beaucoup voire énormément était de 11,3%. Parmi les micro-entreprises, 13% ont rencontré beaucoup voire énormément de problèmes, contre 6,6% de PME. parmi les entreprises ayant introduit une demande de crédit bancaire au cours des douze mois précédant l enquête, près de la moitié ont rencontré des problèmes. 12,76% en ont eu beaucoup voire énormément. Les garanties les plus citées dans le cadre du crédit bancaire sont le gage sur fonds de commerce (43,9%), le mandat hypothécaire (31,8%), la caution personnelle (19,8%) et l hypothèque (18,3%). 8 En matière de qualité des prestations de services fournis par la banque, la majorité des entreprises interrogées sont globalement satisfaites. 68% des répondants donnent à leur institution financière un score d au moins 7 sur 10. Seulement 11,3% lui décernent un «insuffisant». 12% des répondants estiment que la qualité des services s est améliorée voire fortement améliorée durant ces douze derniers mois. 14,6% constatent une dégradation voire une forte dégradation. Un quart des entreprises interrogées, cependant, affirme ne pas recevoir suffisamment de conseils de la banque dans les situations difficiles. Environ un répondant sur cinq n est pas d accord avec le fait que la banque fournit des conseils fiables.

9 Enquête CeFiP Financement des PME executive summary De même, pour un quart des répondants, la banque ne connaît pas bien la vie de l entreprise. Face à cela, 16,4% ne trouvent pas qu il est important d informer la banque de leurs activités. seuls 6,7% des répondants connaissent le service de médiation du crédit qui, au sein du CeFiP, traite les problèmes de crédit dans le cadre de l aide aux entreprises. 23,9% des répondants disent avoir un rating/scoring auprès de la banque mais : 10% ne savent pas ce qu est un rating ; parmi les répondants qui déclarent avoir un rating/scoring auprès d une banque, 23% le connaissent et 48,7% connaissent les critères sur lesquels la banque se base pour le construire ; la banque a déjà parlé du rating à 13,2% des entreprises interrogées ; 73,9% des répondants souhaitent que la banque leur fournisse davantage d information à propos de leur rating. La déduction des intérêts notionnels est la mesure publique de soutien au financement la plus connue dans les trois Régions. Les subsides, les autres mesures fiscales et la réserve d investissement sont généralement moyennement bien à bien connus dans toutes les Régions. En Région flamande, les entreprises interrogées sont proportionnellement plus nombreuses à bien connaître le «Portefeuille PME» que les ces trois autres mesures publiques. Dans les réponses données par les entreprises, le même constat apparaît pour les trois Régions : les répondants sont proportionnellement plus nombreux à avoir l intention d y recourir que durant l année à venir qu à les avoir effectivement déjà utilisées durant les douze mois précédant l enquête. 61,1% des répondants considèrent que les pouvoirs publics et les banques pourraient fournir davantage d efforts pour soutenir le financement des PME, en matière d information, de réduction des charges (fiscales et sociales), et, plus spécialement dans le cas des banques, de confiance et de soutien aux PME. 52,4% des répondants financent au moins 75% de leurs besoins en financement par des moyens internes. Les modes de financement externe les plus utilisés sont le crédit d investissement (fréquemment utilisé par 37,1% des répondants), le leasing (26,6%), le straight loan (26,5%) et le crédit de caisse (20%). pour un tiers des répondants environ, les fonds propres représentent moins de 25% du total du bilan. Cette proportion atteint au moins 75% dans 12,9% des cas. 26,2% des entreprises interrogées prévoient d augmenter leurs fonds propres dans les douze prochains mois. parmi ces entreprises, 73,3% ont l intention de le faire en réservant une plus large part de leur bénéfice. 21,7% de tous les répondants ont l intention de renforcer leurs fonds propres via la déduction des intérêts notionnels. 36,2% n ont pas encore d avis. pour 66,2% des répondants, la crise n a eu aucun impact négatif. C est le cas pour 54,9% des micro-entreprises et 69,9% des PME. Le rapport d enquête comprend une analyse détaillée des résultats de l enquête sur laquelle le CeFiP s est appuyé pour formuler un certain nombre de recommandations. 9

10 introduction

11 Enquête CeFiP Financement des PME introduction Pour financer leurs investissements et leur cycle d exploitation, les PME recourent à des sources de financement internes et externes. L objectif principal de cette étude consiste à étudier le financement externe, et plus particulièrement le financement bancaire des entreprises. Le rapport est divisé en trois parties. La première partie présente l évolution de l octroi du crédit aux entreprises en Une description de quelques données macro-économiques pertinentes situe brièvement le contexte économique dans lequel se sont inscrites l offre et la demande de crédit en Les chiffres trimestriels d octroi de crédit sont ensuite traités pour évaluer le nombre de débiteurs, le montant de crédits octroyés, le montant de crédits prélevés et le degré d utilisation sur l année La deuxième partie analyse les résultats de l enquête au travers de huit chapitres. Le premier chapitre présente les principales caractéristiques de l enquête et définit le profil des répondants. Le deuxième chapitre informe sur les investissements que les entreprises interrogées ont pu réaliser au cours de douze mois précédant l enquête et les modes de financement auxquels elles ont recouru pour ce faire. Le troisième et le quatrième chapitre étudient la demande et l octroi de crédit bancaire. La question du refus de crédit et celle des problèmes liés à l obtention d un financement y sont également abordées en détails. Dans le cinquième chapitre, l analyse est portée sur la qualité des prestations de services fournis par la banque. Le sixième chapitre est consacré au rating, le score sur lequel la banque se base pour octroyer un crédit et fixer les conditions d octroi. La connaissance et le recours actuel et futur aux mesures publiques de soutien au financement des PME sont examinés dans le septième chapitre. Enfin, le huitième chapitre s intéresse au financement de la société et plus particulièrement à la part et au renforcement des fonds propres dans le bilan. Chaque chapitre se termine par une analyse comparative des différences statistiquement significatives entre les micro-entreprises et les PME d une part, et les entreprises des trois Régions d autre part. La troisième et dernière partie reprend les principales conclusions des différents chapitres. Elle contient ensuite une série de recommandations destinées aux banques, aux autorités publiques et aux chefs d entreprises, afin de renforcer et d améliorer l accès des PME au financement. 11

12 Partie 1 Evolution de l octroi de crédit en 2011

13 Enquête CeFiP Financement des PME partie 1 Chaque trimestre, sur base des relevés mensuels de la Banque nationale de Belgique (BNB), le Centre de Connaissances du Financement des PME (CeFiP) analyse et publie les chiffres relatifs à l évolution de l octroi de crédit en Belgique. Ceux-ci y sont systématiquement présentés par taille d entreprise afin de pouvoir suivre de près la situation des indépendants et des PME. Un bref aperçu de quelques paramètres est donné pour l année Contexte économique Afin de mieux comprendre l évolution de l octroi de crédit aux sociétés non financières, l enquête trimestrielle de la BNB relative à la distribution du crédit bancaire dans la zone euro (Bank Lending Survey (BLS)) nous informe sur l évolution de la demande et de l offre de crédit à ces sociétés, telle que perçu par les établissements bancaires belge et de la zone euro. D après les résultats du Bank Lending Survey (BLS) du 4 e trimestre , les critères d octroi de crédit en Belgique n ont été ni assouplis ni durcis tout au long de l année Par contre, dans la zone euro, ces critères se sont progressivement durcis durant cette période. Pour le 1 er trimestre 2012, les institutions de crédit prévoient une évolution similaire de ces conditions d octroi de crédit, tant au niveau belge qu au niveau de la zone euro (figure 1 (a)). La demande de crédits des sociétés non financières belges a augmenté durant la première moitié de l année et a ensuite enregistré un statu quo lors du second semestre. La demande émanant des sociétés non financières de la zone euro a également augmenté en début d année mais à un rythme moindre, et a par contre diminué au cours des deux derniers trimestres. Pour le 1 er trimestre 2012, les établissements de crédit prévoient une demande de crédits stable en Belgique mais à la baisse dans la zone euro (figure 1 (b)). 4 bnb, Bank Lending Survey, 4 e trimestre 2011 : 13

14 Figure 1 : Bank Lending Survey - résultats du 4 e trimestre 2011 (Source : BNB-NBB) Figure 1 : Bank Lending Survey résultats du 4e trimestre 2011 (Source: BNB-NBB) La demande et l offre et de l'offre crédit de de l année crédit 2011 de ont l'année été notamment 2011 influencées ont été par notamment les conditions influencées économiques de par cette les même conditions économiques de cette même période. Sur base notamment du contexte période. Sur base notamment du contexte économique et de leurs prévisions, les banques ont pu revoir leur conditions d octroi économique et de leurs prévisions, les banques ont pu revoir leur conditions d'octroi tout tout comme les les entreprises ont ont pu revoir pu revoir leurs décisions leurs de décisions dépenses et de d investissements. dépenses et d'investissements. Notons cependant que cette Notons relation «cependant conditions économiques cette - octroi relation de crédit "conditions» n est pas à économiques sens unique. Le comportement - octroi de des crédit" banques n'est et des pas entreprises à sens sur unique. Le comportement des banques et des entreprises sur l'année 2011 ont en effet très l année 2011 ont en effet très bien pu influencer à leur tour les conditions économiques du moment. C est donc dans cette bien pu influencer à leur tour les conditions économiques du moment. C'est donc dans cette perspective qu il faut qu'il lire faut les paragraphes lire les paragraphes suivants, décrivant suivants, l évolution décrivant de ces quelques l'évolution indicateurs de économiques. ces quelques La indicateurs croissance économique économiques. belge a évolué de manière positive durant la première partie de 2011 mais s est par contre repliée La croissance économique belge a évolué de manière positive durant la première partie de en seconde partie d année. En effet, d après les chiffres de l Institut des Comptes Nationaux (ICN) 5, le produit intérieur brut 2011 mais s'est par contre replié en seconde partie d'année. En effet, d'après les chiffres de (PIB) l'institut en volume, des corrigé Comptes des variations Nationaux saisonnières (ICN) 5, et le des produit effets de intérieur calendrier, brut a augmenté, (PIB) en sur volume, base trimestrielle, corrigé de des 0,9% en variations T et saisonnières de 0,3% en T et des mais effets a diminué, de sur calendrier, base trimestrielle, a augmenté, de -0,1% en sur T base et trimestrielle, T Sur l ensemble de 0,9% en T et de 0,3% en T mais a diminué, sur base trimestrielle, de -0,1% en T3 de 2011 l année et 2011, T la croissance Sur l'ensemble de l activité de économique l'année s est 2011, élevée la à croissance 1,9% contre de 2,3% l'activité en économique s'est Avec élevée une croissance à 1,9% contre de la valeur 2,3% ajoutée en de 3,4% en 2011 contre 0,5% en 2011, la construction a été le secteur dont l activité Avec une croissance de la valeur ajoutée de 3,4% en 2011 contre 0,5% en 2011, la a le plus augmenté. L industrie a connu une croissance de sa valeur ajoutée de 3,1%, soit une évolution moindre par rapport construction a été le secteur dont l'activité a le plus augmenté. L'industrie a connu une à croissance celle de 2010 de (4,2%). sa valeur Le secteur ajoutée des services de a 3,1%, quasiment soit maintenu une évolution le même rythme moindre de croissance par rapport de son à activité celle en de 2010 (1,6%) 2010 et (4,2%). en 2011 Le (1,7%). secteur des services a quasiment maintenu le même rythme de croissance de son activité en 2010 (1,6%) et en 2011 (1,7%). La croissance de l activité économique en 2011 a été soutenue par la demande intérieure. Celle-ci a surtout augmenté grâce La croissance de l'activité économique en 2011 a été soutenue par la demande intérieure. à Celle-ci la forte progression a surtout de augmenté la formation grâce brute à de la capital forte fixe progression par les entreprises de la (+8,8% formation en 2011) brute et par de les capital administrations fixe par les entreprises (+8,8% en 2011) et par les administrations publiques (+7,3% en 2011). Les source Source : Institut : Institut des comptes des comptes nationaux nationaux (ICN), communiqué (ICN), communiqué de presse du 7/03/2012 de presse : du 7/03/2012 :

15 Enquête CeFiP Financement des PME partie 1 publiques (+7,3% en 2011). Les dépenses de consommation tant des ménages que des administrations publiques ont progressé de 0,8% sur l ensemble de l année. La demande extérieure a fortement augmenté en 2011 avec une hausse de 4,8% du volume des exportations de biens et services. Etant donné une évolution à la hausse des importations de biens et services de 5,2%, la contribution du solde extérieur à la croissance de l activité a été négative cette année (-0,2%). En 2011, l inflation en Belgique a augmenté et a atteint 3,5%, contre 2,3% en Selon l Observatoire des prix 6, cette inflation est surtout poussée à la hausse par l augmentation continue des prix énergétiques qui ont contribué à hauteur de 1,9 point de pourcentage à l inflation totale sur cette année écoulée. Ces prix énergétiques étaient, en 2011, 17% plus élevés qu en Malgré une progression à la hausse durant les quatre premiers mois de 2011, la confiance des chefs d entreprises belges dans l évolution future de la conjoncture a commencé à se dégrader à partir du mois de mai et a poursuivi sa chute jusqu en novembre. Le mois de décembre a néanmoins été marqué par un léger regain d optimisme. Le baromètre de conjoncture de la BNB basé sur une enquête menée auprès d un échantillon d entrepreneurs 7 s est en effet quelque peu redressé en tout fin d année. Les secteurs de l industrie manufacturière, de la construction, du commerce et des services aux entreprises ont tous connu une plus forte baisse de la confiance des chefs d entreprises dans la deuxième partie de En 2011, la Belgique a enregistré une augmentation de 6,8% du nombre de faillites d entreprises par rapport à entreprises ont été concernées cette année, contre en Elles ont engendré la perte de emplois. Entre le 3 e et 4 e trimestre 2011, le nombre de faillites a progressé de 30,8%, passant de à entreprises et le nombre de pertes d emploi associées a augmenté de 16,46% passant de à Sur l ensemble de l année, ce sont les secteurs des services et de l horeca qui ont le plus été touchés avec une hausse de 12,1% et de 11,1% d entreprises ayant fait faillite 8. Le 14 e baromètre du CeFiP 9 a montré une augmentation du pessimisme des petites entreprises interrogées en novembre 2011, au sujet du climat entrepreneurial et de l accès au financement bancaire. Leur perception de l accès aux crédits bancaires de court et long terme s est durcie par rapport à celle qu elles avaient affichée en janvier Dans le cadre de cette enquête, 61% des entreprises ont dit ne pas prévoir d investissements pour les douze prochains mois. 6 source : ICN : communiqué de presse du rapport annuel 2011 de l Observatoire des prix : 7 source : BNB : communiqués de presse des enquêtes mensuelles de conjoncture auprès des entreprises - décembre 2011 : 0_00/ _Conjunctuurbarometer_december.htm?l=fr 8 Source : SPF Economie - Direction générale Statistiques (http://economie.fgov.be/fr/binaries/bri-def-2011_fr_tcm pdf) 9 Source : CeFiP, 14 e baromètre, novembre 2011 (http://www.cefip.be/files/documenten/fr/barometer14_fr_annex.pdf) 15

16 1.2. Observations Débiteurs Sur l ensemble de l année 2011, le nombre total de débiteurs s est réduit de -0,55% contre -0,12% en Cette évolution s est faite progressivement et correspond au final à une diminution de débiteurs entre le 4 e trimestre 2010 (T4 2010) et le 4 e trimestre 2011 (T4 2011). Au dernier trimestre 2011, on recensait débiteurs contre un trimestre plus tôt, soit une baisse de -0,13%. Figure 2 : Evolution du nombre total de débiteurs (chiffres absolus) Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q4 L évolution du nombre de débiteurs n a cependant pas suivi la même tendance pour chaque type d entreprise. Le nombre de débiteurs indépendants n a cessé de diminuer durant l année, passant de en T à en T Avec une progression à la baisse de -5,03% en un an, c est dans cette catégorie d entreprise que le nombre de débiteurs s est le plus réduit. Au 4 e trimestre 2011, le recul a été moindre qu au trimestre précédent. Il a en effet été de -0,56% en T contre -2,9% en T En l espace d un an, les petites sociétés ont vu leur nombre de débiteurs augmenter de +2,55%, à en T contre en T Alors qu il avait progressivement augmenté durant les trois trimestres précédents, le nombre de débiteurs parmi les petites sociétés a reculé de -0,83% au 4 e trimestre L augmentation du nombre de débiteurs a été plus importante parmi les moyennes sociétés (+3,8% entre T et T4 2011). Malgré une baisse de -3,15% en T et de -9,66% en T3 2011, le nombre de débiteurs de ce type a connu une 16 remontée fulgurante en T avec une hausse de +17,59%, à

17 Enquête CeFiP Financement des PME partie 1 Du côté des grandes sociétés, l évolution annuelle du nombre de débiteurs a été de -4,14%, passant de en T à en T Bien qu il n ait cessé de diminuer lors des trois trimestres précédents avec surtout une chute de -14,23% en T3 2011, le nombre de débiteurs de cette catégorie est reparti brutalement à la hausse au 4 e trimestre 2011 (+16,15%). L évolution du nombre de débiteurs en 2011 a confirmé et renforcé quelque peu les tendances de 2010 pour les indépendants, les petites et les moyennes sociétés. Ces trois catégories d entreprise avaient en effet vu leur nombre de débiteurs varier respectivement de -3,24%, +2% et +4,54%. Pour les grandes sociétés, le nombre de débiteurs avait augmenté de +1,75% en Figure 2 bis : Evolution du nombre de débiteurs par type d entreprise (chiffres absolus) Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q4 Indépendants Petites sociétés Sociétés moyennes Grandes sociétés Les indépendants (38,69%) et les petites entreprises (57,41%) représentaient, à eux deux, 96,10% du nombre total de débiteurs en T Les deux catégories restantes que sont les moyennes (2,95%) et grandes entreprises (0,95%) constituaient à peine 3,90% du nombre total de débiteurs. Notons que depuis le 4 e trimestre 2008, la part des indépendants dans le total des débiteurs s est réduite de 4,76 points de pourcentage alors que celle des petites sociétés s est accrue de 4,5 points de pourcentage. Les moyennes et grandes sociétés constituaient déjà à l époque 2,71% et 0,93% de l ensemble des débiteurs, soit une proportion restée relativement similaire à celle de T

18 Figure 2 ter : Répartition du nombre de débiteurs par type d entreprise (2011 Q4, chiffres absolus) % % % Indépendants Petites sociétés Sociétés moyennes Grandes sociétés % Montant des crédits octroyés Le montant total des crédits a progressé de +5,87% en 2011 pour atteindre, à la fin du 4 e trimestre 2011, la somme de 172,314 milliards d euros. Seul le 1 er trimestre s est vu associé une réduction des crédits octroyés (-2,04%). Entre le 3 e et 4 e trimestre 2011, ceux-ci ont augmenté de +2,06%. Figure 3 : Evolution du montant total des crédits octroyés (millions d euros) Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q4

19 Enquête CeFiP Financement des PME partie 1 Parmi les différentes catégories d entreprise, les indépendants ont connu une réduction des crédits octroyés plus importante en 2011 (-3,28%) qu en 2010 (-1,23%). Ceux-ci équivalaient fin 2011 à 12,654 milliards d euros. La baisse constatée pour le 4 e trimestre (-0,69%) a été légèrement inférieure à celle du 3 e trimestre (-1,75%). Le montant des crédits octroyés aux petites sociétés avait augmenté de +3,6% en En 2011, il a poursuivi sur son élan avec une hausse +5,19% à 59,021 milliards d euros en T Alors que le montant des crédits octroyés à ce type d entreprise n avait cessé d augmenter entre 0 et 1,5%, depuis le 1 er trimestre 2009 et puis de +8,8% au 3 e trimestre 2011, une chute brutale de -5,77% vient marquer le 4 e trimestre Les moyennes sociétés ont vu le montant des crédits qui leur étaient octroyés s accroitre de +14,83% en 2011 à 38,911 milliards d euros et compenser la baisse de -11,21% survenue en L évolution à la hausse au 3 e trimestre 2011 (+14,16%) ne s est pas répétée au trimestre suivant et a laissé sa place à une baisse de -0,98%. Quant aux grandes sociétés, la hausse du montant des crédits octroyés n a pas été, cette année, aussi élevée que celle observée pour les petites et moyennes sociétés. Ce montant a augmenté de +3,42%, soit près d un demi-point de pourcentage de moins qu en 2010 (+3,93%). Au 4 e trimestre 2011, une augmentation de +13,94% est venue largement compenser la baisse survenue au 3 e trimestre 2011 (-6,78%). Figure 3 bis : Evolution du montant des crédits octroyés par type d entreprise (millions d euros) Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q4 Indépendants Petites sociétés Sociétés moyennes Grandes sociétés 19

20 Le montant total des crédits octroyés se répartissait, en T4 2011, de la manière suivante entre les différentes catégories d entreprise : PME et indépendants : 64,18% (indépendants : 7,34%, petites entreprises : 34,25%, moyennes entreprises : 22,58%) ; grandes entreprises : 35,82%. Depuis le 4 e trimestre 2008, la part des montants de crédits octroyés aux indépendants et aux moyennes entreprises dans le montant total s est réduite de 1,36 point de pourcentage pour les premiers et de 2,42 points de pourcentage pour les secondes. Dans le cas des petites et des grandes sociétés, leur part respective dans le montant total des crédits octroyés s est accrue de 0,75 et 3,02 points de pourcentage. Figure 3 ter : Répartition du montant des crédits octroyés par type d entreprise (millions d euros) 61727,257 35,82% 12654,49 7,34% 59020,966 34,25% Indépendants Petites sociétés Sociétés moyennes Grandes sociétés 38911,036 22,58% En analysant le montant moyen de crédits octroyés par débiteur 10, on remarque que la hausse constatée en 2010 pour les petites sociétés (+1,58%) et les grandes sociétés (+2,13%) s est renforcée en 2011 (+2,58% et +7,88%) mais que celle pour les indépendants a légèrement fléchi (+2,08% en 2010 contre +1,84% en 2011). La baisse enregistrée en 2010 pour les moyennes sociétés (-15,06%) a été, quant à elle, en grande partie compensée par l augmentation de 2011 (+10,63%). Malgré cette hausse générale pour toutes les catégories d entreprise en 2011, seul le 4 e trimestre a été marqué par une diminution du montant moyen octroyé à chacune d entre elles : -0,13% pour les indépendants, -4,97% pour les petites sociétés, -15,79% pour les moyennes sociétés et -1,90% pour les grandes sociétés En combinant le nombre de débiteurs et les montants de crédit octroyés pour chaque catégorie, on obtient les montants moyens de crédits octroyés par débiteur.

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