Rapport d étude de marché

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Rapport d étude de marché"

Transcription

1 Etude de la clientèle et du marché de l Union des Clubs d Epargne et de Crédit du Mayo-Kebbi (UCEC-MK) Rapport d étude de marché Août 2008 Contacts PlaNet Finance Daniel SORROSAL, Directeur PlaNet Finance Belgique/België Bénigne du PARC, Chef de projet François CAJOT, Expert IKM

2 Table des matières RESUME EXECUTIF... 3 I. INTRODUCTION... 5 HISTORIQUE DE L UCEC/MK... 6 II. OBJECTIFS ET METHODOLOGIE... 9 II.1. OBJECTIFS... 9 II.2. MÉTHODOLOGIE... 9 II.3. DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE CARACTERISTIQUES DE L ECHANTILLON III.1. DÉMOGRAPHIE III.2. INFORMATIONS SUR L ACTIVITÉ III.2.1. Informations générales III.2.2. Chiffre d affaire III.2.3. Besoin pour accroître les ventes et saisonnalité I. ACCES AUX FOURNISSEURS EXISTANTS EN SERVICES FINANCIERS IV.1. TYPE DE SERVICES FINANCIERS IV.2. CONNAISSANCE DES FOURNISSEURS EN SERVICES FINANCIERS IV.3. DEMANDE DE CRÉDIT FORMEL ET TAUX DE PÉNÉTRATION GLOBAL IV.4. RAISONS DE REJET OU DE NON DEMANDE DE CRÉDIT IV.5. CARACTÉRISTIQUES DES CRÉDITS OCTROYÉS IV.6. SATISFACTION DES EMPRUNTEURS IV.7. SOURCES DE FINANCEMENT INFORMEL IV.8. COMPORTEMENT D ÉPARGNE V. DEMANDE DE CREDIT V.1. BESOINS EN CRÉDIT ET OBJET DU CRÉDIT V.2. FOURNISSEURS DE CRÉDIT PRÉFÉRÉS ET CARACTÉRISTIQUES IMPORTANTES V.3. ECHANTILLON DEMANDANT UN CRÉDIT : NIVEAU DES VENTES ET DEMANDES PRÉCÉDENTES V.4. CONCEPTION DU PRÊT V.4.1. Analyse de la capacité de remboursement: Ressources disponibles V.4.2. Capacité de remboursement : Ventes et Revenus V.5. GARANTIES VI. CONCLUSIONS VI.1. CONCEPTION DU PRODUIT DE PRÊT VI.2. CONCEPTION DU PRODUIT D ÉPARGNE VI.3. SPÉCIFICITÉS DU MARCHÉ

3 Résume exécutif L objectif global de l étude est d évaluer d une part les besoins en services financiers (étude de la demande) et d autre part la satisfaction de la clientèle et l impact économique et social de l UCEC/MK sur les populations servies. La présente étude de marché a été réalisée par PlaNet Finance Belgique. L enquête menée auprès des microentrepreneurs du Mayo-Kebbi avait pour objectifs : Echantillonnage D identifier la demande de produits financiers des micros et petites entreprises du Mayo-Kebbi. D identifier les zones où la demande est la plus favorable pour le lancement de produits microfinanciers (microcrédit, épargne, microassurance, autres). De recueillir les caractéristiques des microcrédits sollicités (montants, taux d intérêts, modalité de remboursement) afin de permettre le montage des produits adéquats. De recueillir les informations sur les activités des micro-entreprises interrogées (secteur d activité, chiffre d affaire, saisonnalité, etc.). De recueillir les caractéristiques socio-économiques des microentrepreneurs interrogés. (âge, sexe, budget familial, logement, etc.) L étude a été menée à Pala en juillet 2008 sur cinq zones d étude entourant la ville. Un échantillon constitué de 382 microentrepreneurs, sélectionnés de manière aléatoire dans ces zones a été utilisé. La marge d erreur maximale est de 5,00% sur l échantillon total. Distribution de l échantillon Zones d étude Nombre de personne interrogées Pourcentage Pala % Fianga 66 17% Gaya 27 7% Bongor % Gagal 43 11% Caractéristiques des microentrepreneurs Les microentrepreneurs du Mayo-Kebbi ont relativement bien accès aux services financiers bien que deux tiers d entre eux environ n ont pas introduit de demande pour un microcrédit formel durant les deux dernières années (64%). Les principales raisons évoquées étant la peur de ne pas être capable de rembourser (17%), le fait de ne pas savoir qu il est possible d obtenir un crédit auprès des sources formelles (11%), la peur d être rejeté (7%) ainsi que la peur de perdre la garantie apportée (6%). Une vaste majorité des microentrepreneurs interrogés (88%) déclarent cependant vouloir investir davantage dans leur activité principale. Près de la moitié des microentrepreneurs exerce son activité principale dans l agriculture (46%), l autre moitié se divise entre commerce (24%), fonction publique (14%), artisanat (9%) et services (7%). Près d un quart des répondants exerce depuis plus de 20 ans (22,8%), un autre quart depuis 6 à 10 ans. Seul 6,8% des microentrepreneurs interrogés déclarent exercer leur activité depuis deux ans au plus. Principaux indicateurs Situation Pourcentage Secteur d activité Agriculture 46% Epargne Oui 74% Source de financement Epargne personnelle 51% Taux d acceptation EMF Oui 88% Profit mensuel médian Fcfa - 3

4 Demande de crédit 82,5% des microentrepreneurs interviewés déclarent avoir besoin de crédit et le montant médian par personne est de Fcfa. La durée maximale de remboursement voulue est de 24 mois même si la majorité des microentrepreneurs interrogés montre une préférence pour un crédit sur 12 mois (53%) ; à un taux d intérêt moyen de 3,20% le mois. Caractéristiques de la demande en crédit Montant médian Fcfa Remboursement en 12 mois 53% Remboursement en 24 mois 16,8% Chiffre d affaire < Fcfa : 2,74296% Capacité de remboursement : taux d intérêt mensuel demandé 1 CA de à Fcfa : 2,69339% CA de à Fcfa : 2,62733% CA de > Fcfa : 2,28097% Garantie proposée Biens physiques (60%) La majorité des répondants ont besoin de crédit pour développer leur activité (60,7%) ou pour commencer une nouvelle activité (22%). Finalité du besoin en crédit Pourcentage des répondants Développer l activité existante 60% Commencer une nouvelle activité 22% Consommer 13% Demande en épargne et autres produits financiers La demande en produits d épargne est également très importante chez les microentrepreneurs. Près de 70% d entre eux sont intéressés par l ouverture d un compte d épargne (69,6%). C est le cas aussi pour l assurance santé (90,8%), la garantie décès (82,5%), l assurance catastrophe naturelle (80,4%) et le transfert d argent (78,3%). 1 Pour les détails du calcul du taux d intérêt annuel moyen demandé en fonction du chiffre d affaire voir Annexe 1 : «CA Quartile par Ti final». 4

5 I. Introduction Située en plein centre de l Afrique la République du Tchad a une superficie de Km 2 ; sa population, estimée à d habitants 2, dont près de la moitié a moins de 14 ans, évolue sous l hypothèse d un taux de croissance annuel de l ordre de 3% 3. L espérance de vie à la naissance est de 52 ans pour les femmes et de 49 ans pour les hommes. Le pays est entièrement enclavé : les ports les plus proches de la Capitale N Djamena, sont Douala au Cameroun (1500 Km) et Port Harcourt au Nigeria (1700Km). Cette position géographique du Tchad constitue en elle-même une contrainte : un vaste territoire sous peuplé dont la moitié est située dans la zone saharienne, tandis que le reste du territoire est soumis aux aléas climatiques souvent défavorables. Après le retour à la paix civile, dès les années 80, le Gouvernement a réussi à restaurer les fonctions régaliennes de l Etat, et à engager des réformes institutionnelles et structurelles au cours des années 1994/1995. La République du Tchad fait partie des pays les moins avancés 4. Le Tchad est classé parmi les dix pays les plus pauvres du monde avec un PNB par habitant évalué à 230 US$ en 2002, contre une moyenne de 440 US$ en Afrique subsaharienne 5. La croissance économique a toujours été relativement faible depuis l indépendance. La guerre civile qui a atteint son paroxysme en 1979, a détruit les infrastructures et les institutions du pays et contribué à aggraver les problèmes économiques et la pauvreté. Entre les années 1995 et 2002, la performance économique est significativement meilleure par rapport à la décennie précédente ; le PIB réel a crû en moyenne d environ 4,3 % par an, entraînant une croissance du PIB par tête d environ 1,8% par an. A partir de 2001, l économie tchadienne fait l objet d un changement substantiel de régime avec le développement des activités pétrolières. Les implications en termes de PIB sont positives. Ainsi, entre 2002 et 2004, il est enregistré une augmentation de 86 % du PIB en monnaie courante (de milliards de Fcfa en 2002 à milliards Fcfa en 2004).Cependant, l environnement économique global reste particulièrement défavorable, excluant ainsi de nombreuses personnes des circuits de production et de consommation 6. La microfinance au Tchad est caractérisée par un faible développement comparé aux autres pays d Afrique centrale. Le secteur est supervisé au niveau sous-régional par la COBAC, et au niveau national par une cellule du Ministère de l Economie, nouvellement créée. Environ clients sont servis par 8 principales IMF, principalement concentrées à N Djaména. Les IMF sont réparties en 2 types : mutualistes (dont l UCEC-MK) et non mutualistes (Finadev, Vita, etc.). Au Mayo-Kebbi, l UCEC-MK n a à proprement parler pas de concurrent, étant la seule organisation formelle proposant des services financiers aux populations. Les opérations de microfinance dans cette région concernent bien souvent la culture du coton, dont la région est assez dépendante économiquement. 2 World Statistics Pocketbook United Nations Statistics Division, ,1% (sur base annuelle) selon la Banque mondiale pour l année au clasement IDH (0,388). Rapport mondial sur le développement humain.», PNUD, «Rapport de suivi des objectifs du millénaire pour le développement», Ministère de l Economie, du Plan et de la Coopération PNUD, Ibidem 5

6 Historique de l UCEC/MK Suite à la crise politique et économique qu a traversé le Tchad dans les années 1979 et 1985, les paysans ont commencé par s organiser pour mener des actions communautaires de développement.l église catholique, par le biais du BELACD (Bureau d Etudes et de Liaison, d Action Caritative et de Développement), soutient ces initiatives. Dès 1985, un premier groupe d épargnants, dans la paroisse de Bissi-Mafou, lance le premier club d épargne et de crédit avec l appui d une religieuse et de l évêque de Pala. D autres régions ont aussitôt suivi l exemple et les clubs ont commencé par voir le jour l un après l autre. En 1987, le BELACD crée un volet d activités pour s occuper de cette activité Le 28 octobre 1993, les 20 premiers CEC existants créent un organe faîtier de deuxième niveau dénommé Union des Clubs d Epargne et de Crédit du Mayo-Kebbi (UCEC/MK).Ce réseau des CEC du Mayo-Kebbi est, d après la loi COBAC, un établissement de microfinance de première catégorie. Actuellement, les deux régions du Mayo-Kebbi sont couverts ; Mayo-Kebbi Ouest et Mayo- Kebbi Est soit 6 départements : Kabbia, Lac Léré, Mayo-Dallah, Mont Illi, Mayo-boney et le Mayo lemié. Le réseau compte 46 CEC qui travaillent chacun dans un rayon d au moins 15 Km. Les prospections démarrées dans le département du Mayo-boney ont permis l ouverture d une première caisse dans la ville de Bongor, Djoumane, Guelendeng, Moulkou et Rigaza. L UCEC-MK est un établissement de première catégorie selon la loi COBAC. (Les établissements de première catégorie collectent l'épargne et accordent des crédits uniquement à leurs membres.) Avec membres (dont sociétaires ; données statistiques au 30/11/2008), l UCEC peut être considéré comme un acteur majeur de la microfinance au Tchad. Son approche terrain, son mode de fonctionnement avec des ressources locales (l «argent chaud») sont des points forts de sa stratégie. Néanmoins, l UCEC-MK est une institution encore fragile, comme en témoigne le rating (D, tendance «à surveiller») réalisé par PlaNet Rating en octobre

7 Tableau 1 : Quelques chiffres sur la République du Tchad Sources : World Statistics Pocketbook United Nations Statistics Division; Banque mondiale 2006; UNICEF Region DONNEES GEOGRAPHIQUES Afrique Centrale Plus grande agglomération urbaine (population, 000) N'Djaména (888) Monnaie CFA Franc (XAF) Population en Superficie (kms carrés) Densité de population (kms carrés) 8.4 DONNEE ECONOMIQUESS PIB (million US$) PNB (per capita current US$) Taux de change (monnaie nationale par US$) Indice des prix à la consommation (2000=100) DONNEES SOCIALES Taux de croissance de la population (% par an) Population agée de 0-14 years (%) Population agée 60+ ans (femme et homme, % du total) /4.0 Sex ratio (homme pour 100 femmes) Espérance de vie à la naissance (femme et homme, années) /49 Taux de mortalité infantile (pour naissances) Taux de fertilité total (naissances vivantes par femme) Population urbaine (%) Taux de croissance de la population urbaine (% par an) Taux de croissance de la population rurale (% par an)

8 Carte du Mayo-Kebbi : 8

9 II. Objectifs et méthodologie II.1. Objectifs En tant qu institution privilégiant la proximité, l UCEC/MK souhaitait développer sur le long terme une meilleure compréhension de ses membres actuels et potentiels afin de mieux répondre à leurs besoins. L UCEC/MK souhaitait d une part avoir une étude de marché et d impact de sa clientèle, et d autre part pouvoir à l avenir développer un suivi régulier de ses clients, afin d assurer une bonne adéquation entre l offre de produits financiers et le besoin des clients. L objectif global de l étude était d évaluer d une part les besoins en services financiers (étude de la demande) et d autre part la satisfaction de la clientèle et l impact économique et social de l UCEC/MK sur les populations servies. Elle souhaitait par ailleurs pérenniser ce savoir en formant en interne des personnes capables d en assurer le suivi (monitoring).pour cela, deux cadres de l UCEC ont été mis à disposition de la mission, à plein temps (ou quasi-plein temps), afin de suivre toute l évolution du processus. La finalité de cette activité a permis notamment d assurer un impact maximum des activités de l UCEC/MK auprès de ses clients (mission sociale), et d éviter notamment que les cas de désertion ne se multiplient (devoir d autonomie et de pérennité financière). II.2. Méthodologie Le questionnaire a été développé par PlaNet Finance Belgique et adapté à la réalité locale à travers plusieurs focus group. Les «focus groups» permettent d obtenir certaines informations qu il est difficile d obtenir à travers des questionnaires. Deux focus groups ont été organisés après la formation théorique, puis trois «focus groups» par jour pendant 3 jours. Chaque groupe était composé de 6 à 8 clients actuels. II.2.1. Méthodologie participative La méthodologie proposée est basée sur une approche participative qui vise à la fois à bénéficier des expertises distinctes et complémentaires, et à s assurer que les cadres qui participeront à l étude sauront en maîtriser les différentes composantes. Les cadres de l UCEC-MK connaissant mieux leur environnement et le consultant disposant de l expertise et de l expérience dans son domaine, la base de la méthodologie consiste tout simplement à combiner de ces deux atouts. Cette méthodologie participative assurera un bon suivi après la mission par les cadres de l UCEC-MK, et facilitera la création du département «recherche et développement». II.2.2. Méthodologie IKM Le consultant a utilisé la méthodologie IKM (Impact Knwoledge Market), qui a été développée par PlaNet Finance, ONG internationale d appui au secteur de la microfinance, grâce à son expérience de terrain. C est aux outils de cette méthodologie qu ont été formés les cadres de l UCEC-MK. 9

10 II.2.3. Méthode de sélection des échantillons Pour toute l étude, une première stratification de base de l échantillon de la clientèle a été faite selon les critères suivants : Membre ou non de l UCEC-MK : Le groupe de répondants a été divisé en plusieurs groupes selon le statut (clients, non-clients, déserteurs), selon l ancienneté dans l institution (clients anciens, récents, nouveaux) et selon le nombre de crédits reçus. Genre (Hommes, Femmes) Localisation géographique La sélection de l échantillon de clients de l UCEC-MK a ensuite été faite en deux étapes : Choix des caisses où sera menée l étude Choix aléatoire des clients avec l appui du gestionnaire et répondant aux critères de stratification (statut, durée de participation ; genre ; localisation, ) La sélection des non clients a été faite selon la méthode «Random walk». Enfin, la sélection des clients participant aux groupes cibles n était pas aléatoire. Les groupes cibles comprenaient 6 à 8 personnes ayant des caractéristiques similaires. A partir des informations recueillies auprès de l UCEC-MK, il a été possible de cibler les clients dont la participation aux groupes de discussion fut bénéfique pour l étude. II.2.4. Recueil des données Pour les besoins de l enquête, des données ont été recueillies auprès de plusieurs types d échantillons : nouveaux clients, clients aux différents niveaux d ancienneté, clients potentiels, clients sortants, et personnel de l UCEC-MK. Pour cela, deux méthodes ont été utilisées : Questionnaires individuels structurés auprès des individus (clients et non clients) Animation de groupes cibles (focus group) II.2.5. Analyse des données Le consultant utilisera plusieurs méthodes quantitatives pour analyser les données recueillies : création d indexes de richesse, mappings et identification de groupes homogènes, analyses factorielles, tests des différences entre échantillons, régressions sur variables discrètes, régressions standards. Ces méthodes seront adaptées afin d êtres aisément utilisables et exploitables par le département «recherche et développement» de l UCEC-MK 10

11 II.3. Distribution géographique L enquête a été menée à Pala auprès de 382 microentrepreneurs. Cinq grandes zones d enquête ont été identifiées. Tableau 2 : Distribution géographique de l échantillon Zones d étude (arrondissement) Pala Fianga Urbain - Sara - Badadii (Gd. Marché) - Yatelim - Sara - Mouta Houtsou - Fianga-Tchanbele Points de référence Rural - Sorga - Torrock - Doué - Bissi-Mafou - Tikkem - Gamba Nombre de % personnes interrogées % 66 17% Gaya Bongor Gagal - Widdi - Foulbé - Quartier pays bas - Djambalbarh - Quartier commerçant - Mailaou - Mourbou - Djambal Barh - Berem - Domo - Djouman - Guelendeng - Renaldha - Reb Reb 27 7% % 43 11% 11

12 Caractéristiques de l échantillon III.1. Démographie La majorité des répondants sont jeunes avec une moyenne d âge de 36 ans 7 (âge médian 34 ans). La plupart étant des hommes (78%). 85% d entre eux sont marié(e) ou en couple contre 10% de célibataire. Le niveau d éducation des répondants se répartit comme suit : 32% ont le niveau du primaire, 21% du collège et 24% du lycée. Une faible proportion d entre eux (8%) a franchi le cap de l université. 76% d entre eux sont capables de lire. Les microentrepreneurs du Mayo-Kebbi ont en moyenne 4,2 enfants de moins de 18 ans (médiane 4) à leur charge et 3,7 adultes de plus de 18 ans (médiane 3). 61% des répondants déclare posséder une carte d identité nationale. 7 Moyenne d âge de 35,62 ans 12

13 Par rapport au type de logement 56% des répondants vivent dans des maisons traditionnelles de type potopoto et 35% dans des semi-dure et 7% seulement dans des maisons en dur. La grande majorité (74%) est propriétaire du logement et du terrain ; 10% des microentrepreneurs sont locataires et 8% habitent la parcelle familiale. Les ménages interrogés déclarent dépenser en moyenne plus de FCFA par mois pour la nourriture. Les autres postes de dépenses se déclinent (moyenne mensuelle en FCFA) de façon décroissante comme suit : en soins médicaux ; pour le transport, près de pour la scolarité ; en habillement et en énergie (pile et pétrole principalement). Notons cependant que les montants de dépenses mensuelles déclarés sont souvent peu réalistes eu égards aux revenus annuels déclarés. Nous le verrons dans l analyse des capacités de remboursement (v.4.2). 13

14 III.2. Informations sur l activité III.2.1. Informations générales. 46% des répondants font dans l agriculture, 24% dans le commerce et 14% sont fonctionnaires. Seul 6% font dans l artisanat ou la petite production industrielle et 7% dans les services (transport compris). En moyenne les microentrepreneurs exercent leur activité depuis 13 ans et 9 mois (médiane 11 ans et 6 mois). La moitié des répondants ont financé leur activité à travers leur épargne personnelle (51%). 25% seulement ont eu recours aux amis ou aux parents. Un petit nombre des répondants ont eu recours à une source de financement formel pour leurs premières installations (12% auprès d un EMF). Un très petit nombre de répondants déclare avoir obtenu leur financement initial auprès de sources informelles : 1,3% ont reçu le financement de leur tontine et moins de 1% des usuriers (0,3%). Il est intéressant de remarquer que très peu de microentrepreneurs ont eu les EMF, les ONG ou les usuriers comme source de financement. En 2007, 54% ont investi en moyenne Fcfa dans les machines ou les équipements fixes (y compris paire de bœufs) contre 51% qui ont investi en moyenne Fcfa dans l achat, l aménagement ou la rénovation de leur local professionnel. 14

15 III.2.2. Chiffre d affaire Un peu plus de la moitié des personnes interrogées (52,4 %) ont un chiffre d affaire annuel moyen inférieur à Fcfa (27,8% sont à moins de Fcfa). Au regard des graphiques qui suivent, l on peut constater que la région de Fianga est la plus homogène concernant la répartition des chiffres d affaires annuels des microentrepreneurs. Les régions de Gaya 8 et, dans une moindre mesure, de Pala sont par contre plus hétérogènes. La région de Bongor se démarque pour sa part avec près de 40% des microentrepreneurs au revenu de la tranche supérieure (> de Fcfa de moyenne annuelle) alors que la région de Pala se démarque à l inverse par une surreprésentation (40%) des revenus faibles par rapport à la moyenne globale des cinq régions (27,8%). 8 Attention cependant au biais concernant les données de la région de Gaya : échantillon insuffisant : 27 interviewés. 15

16 GAGAL 16

17 III.2.3. Besoin pour accroître les ventes et saisonnalité. Le mois où ces besoins sont les plus importants est celui de Décembre. On observe également un pic au mois de mai précédé d une courbe ascendante depuis février (mois ou les besoins financiers sont les plus faibles). Il faut également noter un pic léger au mois de d octobre (Graphe suivant). 17

18 I. Accès aux fournisseurs existants en services financiers IV.1. Type de services financiers. A la question de savoir comment les microentrepreneurs du Mayo-Kebbi utilisaient les principaux services financiers disponibles sur le marché : 42% des répondants déclarent utiliser déjà le compte d épargne. On observe par ailleurs que 91% des personnes interrogées sont intéressées par un produit d assurance santé, 82% par une garantie décès, 80% pour une assurance catastrophes naturelles et 78% par des transferts d argent mais ne l utilisent pas encore. En terme de proportion, la demande est relativement homogène pour l ensemble des produits financiers dans les différentes régions enquêtées. On observe cependant une demande plus faible en garantie décès, en assurance catastrophes naturelles ainsi qu en produit de transfert d argent dans la région de Pala. Il faut également noter que la demande en produits financiers est comparable selon le type de localité : l écart entre les répondants des zones urbaines et rurales est toujours inférieur à 5% avec une demande toujours un petit peu plus forte en zone rurale (hormis la demande en produits de transfert d argent qui est de 7% inférieure en zone rurale). Tableau 3 : Intérêt pour les services financiers par région et par type de localité. Bongor Fianga Gagal Gaya Pala Bongor Assurance santé Non Oui % 96% 95% 95% 85% 85% 91% Garantie de décès Non Oui % 89% 86% 93% 85% 73% 82% Transfert d'argent Non Oui % 88% 77% 79% 81% 71% 78% Assurance catastrophes Non naturelles Oui % 88% 85% 81% 81% 73% 80% Ville Village Assurance catastrophe naturelle 79% 81% Garantie de décès 80% 84% Assurance santé 89% 92% Transfert d'argent 82% 75% 18

19 IV.2. Connaissance des fournisseurs en services financiers Le Club d Epargne et de Crédit (CEC) est de loin l EMF le plus connu dans le Mayo-Kebbi (98%), suivi par l ECO BANK (49%), Express Union s.a (35%), APIBASE (22%) et la MUTEC (14%). L ECO BANK est particulièrement connue dans la région de Pala (68%); l APIBASE, la COPEC et Express Union s.a. dans la région du Bongor (respectivement 53, 60 et 52%). IV.3. Demande de crédit formel et taux de pénétration global Seul 34% des microentrepreneurs interrogés ont déjà demandé un crédit formel auprès d un EMF. 70% de l échantillon n a jamais reçu un crédit formel auprès d un EMF 9. Nous pouvons remarquer un taux relativement haut de demande de crédit acceptée (88% 10 ). L explication de ce taux peut provenir du fait d une auto sélection qui se fait par l emprunteur préalablement à l introduction de sa demande. Les personnes qui se sentent moins à même de prendre le crédit ne le demandent donc pas à l EMF. 56% des microentrepreneurs ont déclaré qu ils demanderont leur crédit à un EMF lorsqu ils en ressentiront le besoin (comme premier choix) contre 27 % auprès d une banque classique. 9 34% de l échantillon a effectué une demande de crédit formelle auprès d un EMF et le taux d acceptation est de 88%. En conséquence 30% de l échantillon a effectivement eu accès à ce type de financement (29,92%). 10 Ce qui tranche avec le fait que 47% des répondants considèrent comme «difficile» d obtenir un crédit (difficile, très difficile et impossible cumulés). 19

20 IV.4. Raisons de rejet ou de non demande de crédit Les principales raisons de non demande de crédit par les microentrepreneurs sont la peur de ne pas être capable de rembourser (17%), l ignorance de la possibilité d obtenir un crédit (11%) et la peur d être rejeté (7%). Du graphe suivant il est frappant de constater que 16% de ceux qui n ont jamais demandé de crédit ne savent pas qu il est possible d en obtenir auprès d une banque ou d un EMF. Par contre pour ceux dont les demandes ont été rejetées, il est frappant de constater que seuls 3% des répondants peuvent citer au moins une raison pour laquelle leur demande a été rejetée (problèmes de remboursement par le passé, manque de garantie physique et financière, pas d avaliseur ou apport individuel insuffisant). 98% des personnes rejetées ne semblent pas en connaître la raison précise. IV.5. Caractéristiques des crédits octroyés Les crédits octroyés ont servis principalement au financement de l activité des microentrepreneurs (61% pour développer leur activité et 22% pour commencer une activité). Le reste étant consacré aux dépenses de consommation (13%). Tableau 4 : Caractéristiques des crédits octroyés EMF En Fcfa EMF Moyenne Médiane Montant du crédit Durée du crédit 11,05 12 Taux d'intérêt mensuel - - Commission et frais - - IV.6. Satisfaction des emprunteurs Les répondants qui ont bénéficiés des crédits auprès d une banque ou d un EMF sont globalement peu satisfaits des conditions offertes. Seul 27% des emprunteurs se déclarent satisfaits des conditions : 82% d entre eux sont pas satisfaits des taux d intérêt pratiqués, 20

21 79% de la période de différé du crédit, 75% du temps de traitement de la demande et 70% du montant du crédit obtenu (Voir graphe suivant). On note logiquement que seuls 30% des emprunteurs qui ont obtenu un crédit dans un EMF seraient prêts à y retourner en cas de besoins. Les enquêtés ayant déjà obtenu un crédit auprès d un EMF préfèrent donner en garantie les biens physiques (59%) et les titres de propriété (16%). A l inverse un faible pourcentage d entre eux donne sa préférence à la caution solidaire (4,2%), à l épargne (8,6%) ou à la caution d une autre personne (10,2%). Durant ces deux dernières années (2006 et 2007), chaque emprunteur a bénéficié en moyenne de 1/2 crédit (0,48) toutes institutions confondues 11. Près de 40% des emprunteurs considèrent qu il est facile d obtenir un crédit auprès d un EMF contre 14% qui pense que c est impossible ou très difficile (respectivement 1,07% et 13,3%). IV.7. Sources de financement informel 12% des microentrepreneurs ayant déjà effectué une demande de crédit auprès d une institution formelle ont déjà obtenu un prêt auprès de leurs proches contre 15% auprès de la tontine. Tableau 5 : Financement informel Type de fournisseur informel Proportion montant moyen (Fcfa) Proches 12% Usuriers 2% 2830 Tontine 6% Bien entendu ces chiffres sont loin de refléter la réalité si l on considère que seulement 34% des microentrepreneurs interrogés ont introduit une demande de crédit auprès d une banque ou d un EMF 12. A la question de savoir où les microentrepreneurs iraient en cas de besoins financiers pour leur activité la moitié (51,1%) a déclaré spontanément faire appel aux EMF et 17% aux parents ou amis. Moins de 1% des microentrepreneurs ne compteront que sur leurs propres épargnes. Seul 2,4% fera appel aux usuriers. 11 Maximum de 7 crédits pour un même emprunteur sur la période En réalité sur les 382 microentrepreneurs interrogés 36% ont eu recours à leurs proches, 6% à un usurier et 16% à leur tontine. 21

22 IV.8. Comportement d épargne 40% des répondants gardent leur argent à la maison. Une partie d entre eux épargne dans un EMF (37%) et juste une faible proportion au niveau de la banque ou des tontines (5%). Cette épargne est constituée de différente manière. 7% des microentrepreneurs épargnent tous les jours en moyenne Fcfa (médiane Fcfa). D autres par contre épargnent toutes les semaines (15% de l échantillon pour un montant moyen de Fcfa et un montant médian de Fcfa). Enfin 27% des microentrepreneurs épargnent tous les mois en moyenne Fcfa (médiane Fcfa). 22

5. Information et accès aux moyens de paiement

5. Information et accès aux moyens de paiement 5. Information et accès aux moyens de paiement Cette dernière partie mobilise des méthodes d analyse des données, permettant de mieux comprendre comment s articulent d une part l accès aux différents services

Plus en détail

Étude auprès de la génération X. Le paiement virtuel et la gestion des finances personnelles

Étude auprès de la génération X. Le paiement virtuel et la gestion des finances personnelles Étude auprès de la génération X Le paiement virtuel et la gestion des finances Rapport Présenté à Madame Martine Robergeau Agente de Développement et des Communications 11 octobre 2011 Réf. : 1855_201109/EL/cp

Plus en détail

La perspective du secteur privé sur l accès au financement des TPE et des PME en croissance

La perspective du secteur privé sur l accès au financement des TPE et des PME en croissance 5 ème RÉUNION DU GROUPE DE TRAVAIL SUR LES POLITIQUES EN FAVEUR DES PME, DE L ENTREPRENARIAT ET DU CAPITAL HUMAIN ACCOMPAGNER LA CROISSANCE DES MICRO ET PETITES ENTREPRISES : RÉSOUDRE LES OBSTACLES FINANCIERS

Plus en détail

Etude sur la mobilité locative

Etude sur la mobilité locative pour Etude sur la mobilité locative Septembre 2011 1 La méthodologie 2 2 Note méthodologique Etude réalisée pour : PERL Echantillons : Echantillon de 502 actifs, locataires et éligibles au logement social,

Plus en détail

Etude de satisfaction sur les produits et services de GAMIFI SA Décembre 2009

Etude de satisfaction sur les produits et services de GAMIFI SA Décembre 2009 Etude de satisfaction sur les produits et services de GAMIFI SA Décembre 2009 1 Echantillonnage 2 But de cette étude www.gamifi.org Cette étude de satisfaction préliminaire a été menée sur les clients

Plus en détail

Enquête sur l importance du patrimoine en Suisse. réalisée pour l Office fédéral de la culture

Enquête sur l importance du patrimoine en Suisse. réalisée pour l Office fédéral de la culture Département fédéral de l'intérieur DFI Office fédéral de la culture OFC Enquête sur l importance du patrimoine en Suisse réalisée pour l Office fédéral de la culture Juillet 2014 Table des matières 1.

Plus en détail

BURKINA FASO. Chiffres clés. Contexte

BURKINA FASO. Chiffres clés. Contexte BURKINA FASO Chiffres clés Taux de change : 1$ US Principales villes Population Taux de croissance de la population (2006-2010) Population urbaine (%du total 2010) PNB par habitant Croissance du PIB (réal

Plus en détail

MARATHON PRO BONO HEC FORMATION PRO BONO S INITIER AU MICROCREDIT

MARATHON PRO BONO HEC FORMATION PRO BONO S INITIER AU MICROCREDIT MARATHON PRO BONO HEC FORMATION PRO BONO S INITIER AU MICROCREDIT Pour plus d informations, visitez www.marathonprobono.fr/campus-hec-2012 Préambule Ce contenu pédagogique est destiné aux petites associations

Plus en détail

1. Les comptes de dépôt et d épargne

1. Les comptes de dépôt et d épargne 1. Les comptes de dépôt et d épargne 1.1 Les comptes de dépôt 1.1.1 Le taux de possession d un compte de dépôt Le premier constat est celui d un accès important aux comptes de dépôt, quelle que soit la

Plus en détail

Les actifs et la retraite. 17 septembre 2010

Les actifs et la retraite. 17 septembre 2010 Les actifs et la retraite 17 septembre 2010 Sommaire 1 - La méthodologie 3 2 - Les résultats de l'étude 5 A - Le niveau de préoccupation à l égard de la retraite 6 B - L évaluation des ressources et des

Plus en détail

Panorama du mécénat des entreprises du CAC 40

Panorama du mécénat des entreprises du CAC 40 Panorama du mécénat des entreprises du CAC 40 Préambule Méthodologie Structures observées Les recherches ont porté sur toutes les entreprises entrant dans la composition de l indice CAC 40 au 1 er juillet

Plus en détail

Un autre regard sur l emprunteur. Résidence principale, primo-accédants et secundo-accédants : qui sont-ils, qu achètent-ils?

Un autre regard sur l emprunteur. Résidence principale, primo-accédants et secundo-accédants : qui sont-ils, qu achètent-ils? Un autre regard sur l emprunteur. Résidence principale, primo-accédants et secundo-accédants : qui sont-ils, qu achètent-ils? 09/02/2015 1 Introduction L emprunteur immobilier «type» n existe pas, il est

Plus en détail

Al Amana Microfinance

Al Amana Microfinance 1 Secteur de la Microfinance au Maroc Depuis sa création : Plus de 40 milliards de DH de micro crédits accordés 4,55 millions de bénéficiaires dont : 55,28% de femmes 36,57% dans le rural 6 000 emplois

Plus en détail

SAINT-LOUIS ET MILE-END À LA LOUPE

SAINT-LOUIS ET MILE-END À LA LOUPE SAINT-LOUIS ET MILE-END À LA LOUPE PROFIL SOCIO-ÉCONOMIQUE 2001 Ce profil est appuyé par les données issues du recensement de Statistique Canada pour les années 1991, 1996 et 2001. UNE POPULATION HAUTEMENT

Plus en détail

Ville de Sherbrooke. Population en 2006 (2)

Ville de Sherbrooke. Population en 2006 (2) Les informations présentées dans ce document ont été regroupées par Paul Martel, coordonnateur régional dans le cadre du Plan d action gouvernemental pour contrer la maltraitance envers les personnes aînées

Plus en détail

15.2. LES BÉNÉFICIAIRES DES AIDES AU LOGEMENT

15.2. LES BÉNÉFICIAIRES DES AIDES AU LOGEMENT 15.2. LES BÉNÉFICIAIRES DES AIDES AU LOGEMENT Les aides au logement (allocation de logement familiale (ALF), allocation de logement sociale (ALS) et aide personnalisée au logement (APL)) permettent de

Plus en détail

CECCA «IDZALEDU» Politique de crédits. Caisse d Epargne et de Crédits Commercial et Agricole des Mutuelles de Solidarités

CECCA «IDZALEDU» Politique de crédits. Caisse d Epargne et de Crédits Commercial et Agricole des Mutuelles de Solidarités Association Maison Rurale d Education et d Action de DEveloppement BP : 10 Badou Wawa Tél : (+228) 832 10 78 Siège social Tomégbé E-mail : info@asmeradetogo.org Site web : www.asmeradetogo.org Caisse d

Plus en détail

PRESENTATION DU CREDIT RURAL DE GUINEE à la

PRESENTATION DU CREDIT RURAL DE GUINEE à la PRESENTATION DU CREDIT RURAL DE GUINEE à la CONFERENCE INTERNATIONALE SUR LA FINANCE SOCIALE & SOLIDAIRE LIMA 13 & 14 MAI 2015 BREVE PRESENTATION DE LA GUINEE Contexte Socio-économique de la Guinée: La

Plus en détail

Les artisans et leur banque

Les artisans et leur banque Chambre de métiers et de l artisanat de Région Nord - Pas de Calais Les artisans et leur banque Analyse des relations entre les artisans et leur banquier Enquête réalisée en août et septembre 2013 Octobre

Plus en détail

Étude du portefeuille de crédit des

Étude du portefeuille de crédit des Étude du portefeuille de crédit des caisses du réseau ANACAPH PROJET : «RENFORCEMENT DU RESEAU DE L ANACAPH DANS L ACCOMPAGNEMENT DU CREDIT ORIENTE VERS LES MPE» Mai 2009 Dorlus Jackson MBA, Comptable

Plus en détail

Centre Mohammed VI de Soutien à la Microfinance Solidaire

Centre Mohammed VI de Soutien à la Microfinance Solidaire Centre Mohammed VI de Soutien à la Microfinance Solidaire Observatoire de la Microfinance Novembre 2011 Hay Chabab, Rue Baamrani Ain Sebaa Casablanca-Maroc Tel +212 522 739 089/ +212 522 739 124 Fax +212

Plus en détail

ETUDE SUR LES TAUX D INTERET ET LA VIABILITE FINANCIERE DES SYSTEMES FINANCIERS DECENTRALISES

ETUDE SUR LES TAUX D INTERET ET LA VIABILITE FINANCIERE DES SYSTEMES FINANCIERS DECENTRALISES 2011 REPUBLIQUE DU SENEGAL Un Peuple Un But Une Foi ---------------- MINISTERE DE L ECONOMIE ET DES FINANCES ------------- DIRECTION DE LA REGLEMENTATION ET DE LA SUPERVISION DES SYSTEMES FINANCIERS DECENTRALISES

Plus en détail

Détention des crédits : que nous enseignent les évolutions récentes?

Détention des crédits : que nous enseignent les évolutions récentes? 1 Numéro 200, juin 2013 Détention des crédits : que nous enseignent les évolutions récentes? I) Un taux de détention en baisse La détention au plus bas historique A la fin de l année 2012, seulement 48,6%

Plus en détail

LES FACTEURS DE FRAGILITE DES MENAGES

LES FACTEURS DE FRAGILITE DES MENAGES Enquête complémentaire mentaire de mars 2009 LES FACTEURS DE FRAGILITE DES MENAGES présentée par Michel MOUILLART Professeur d Economie à l Université de Paris X - Nanterre - Mercredi 22 juillet 2009 -

Plus en détail

Endettement des jeunes adultes

Endettement des jeunes adultes Département fédéral de l'intérieur DFI Office fédéral de la statistique OFS 20 Situation économique et sociale de la population Neuchâtel, Août 2012 Endettement des jeunes adultes Analyses complémentaires

Plus en détail

Caisse d Epargne Rhône Alpes Licence Econométrie Lyon 2

Caisse d Epargne Rhône Alpes Licence Econométrie Lyon 2 Caisse d Epargne Rhône Alpes Licence Econométrie Lyon 2 22 Novembre 2013 - Valérie Rousvoal Direction Etudes Commerciales Sommaire de la rencontre Présentation de la Caisse d épargne Rhône Alpes Présentation

Plus en détail

Faits saillants du Sondage sur les travailleurs québécois de 25 à 44 ans et l épargne

Faits saillants du Sondage sur les travailleurs québécois de 25 à 44 ans et l épargne 2011 Faits saillants du Sondage sur les travailleurs québécois de 25 à 44 ans et l épargne Rédaction Marc-Olivier Robert Lambert Collaboration Francis Picotte Mise en page Nathalie Cloutier Révision linguistique

Plus en détail

La microfinance Mythes et réalité Où comment faire de l argent sur le dos des pauvres

La microfinance Mythes et réalité Où comment faire de l argent sur le dos des pauvres La microfinance Mythes et réalité Où comment faire de l argent sur le dos des pauvres Crise de légitimité La microfinance a bénéficié au niveau international d une très grande popularité depuis sa création

Plus en détail

Sondage sur l endettement chez les jeunes

Sondage sur l endettement chez les jeunes chez les jeunes Rapport préliminaire Présenté à Madame Caroline Toupin Agente de développement et des communications 13 octobre 2009 Réf. : 1666_200910/MO/jc (514) 282-0333 1-800-474-9493 www.observateur.qc.ca

Plus en détail

Caractéristiques des transferts des migrants internationaux et des ménages récipiendaires dakarois

Caractéristiques des transferts des migrants internationaux et des ménages récipiendaires dakarois Caractéristiques des transferts des migrants internationaux et des ménages récipiendaires dakarois Lucie Bertille MOTUIN IPDSR, UCAD Symposium international de l IPDSR, 18-20 novembre 2009 Dakar, Sénégal

Plus en détail

LES CONDITIONS D ACCÈS AUX SERVICES BANCAIRES DES MÉNAGES VIVANT SOUS LE SEUIL DE PAUVRETÉ

LES CONDITIONS D ACCÈS AUX SERVICES BANCAIRES DES MÉNAGES VIVANT SOUS LE SEUIL DE PAUVRETÉ Conclusion Dans le cadre de ses missions, le CCSF a confié au CRÉDOC une étude portant sur l accès aux services bancaires des ménages en situation de pauvreté. Cette étude s inscrit en continuité de celle

Plus en détail

Centre d Appui à la Microfinance et au Développement. Du micro-crédit au meso-crédit

Centre d Appui à la Microfinance et au Développement. Du micro-crédit au meso-crédit Centre d Appui à la Microfinance et au Développement Du micro-crédit au meso-crédit Contexte Région de Kayes: Population de 1,6M d habitants 7 cercles, 129 communes regroupant 1564 villages Villages bien

Plus en détail

OBSERVATOIRE DU REGROUPEMENT DE CREDITS - Sondage PollingVox pour Bourse des Crédits -

OBSERVATOIRE DU REGROUPEMENT DE CREDITS - Sondage PollingVox pour Bourse des Crédits - OBSERVATOIRE DU REGROUPEMENT DE CREDITS - Sondage PollingVox pour Bourse des Crédits - PollingVox 67, rue Saint-Jacques 75005 Paris pollingvox.com SOMMAIRE Note technique... 3 Synthèse des résultats...

Plus en détail

Etude auprès des seniors sur leurs perceptions, leurs pratiques et retours d expérience Picardie / France

Etude auprès des seniors sur leurs perceptions, leurs pratiques et retours d expérience Picardie / France Etude auprès des seniors sur leurs perceptions, leurs pratiques et retours d expérience Picardie / France Juillet 2015 - Occurrence pour CCMO mutuelle Sommaire Contexte et méthodologie 3 1. Préparation

Plus en détail

CONTEXTE ET JUSTIFICATION

CONTEXTE ET JUSTIFICATION CONTEXTE ET JUSTIFICATION Le tabagisme est l une des plus grandes menaces actuelles pour la santé mondiale. Il crée une forte dépendance chez les consommateurs habituels qu il finit par tuer, et présente

Plus en détail

BAROMETRE SUR LE FINANCEMENT ET L ACCES AU CREDIT DES PME

BAROMETRE SUR LE FINANCEMENT ET L ACCES AU CREDIT DES PME pour BAROMETRE SUR LE FINANCEMENT ET L ACCES AU CREDIT DES PME - Vague 5 - Contacts : Frédéric Dabi / Flore-Aline Colmet Daâge Avril 2010 Note méthodologique Etude réalisée pour : KPMG et CGPME Echantillon

Plus en détail

La mobilité des demandeurs d emploi et des stagiaires en formation

La mobilité des demandeurs d emploi et des stagiaires en formation La mobilité des demandeurs d emploi et des stagiaires en formation (Synthèse) Enquête réalisée dans le cadre du projet Concert Action Septembre 2011 La mobilité des demandeurs d emploi et des stagiaires

Plus en détail

Eléments d intervention CNIS 18 novembre 2008

Eléments d intervention CNIS 18 novembre 2008 Eléments d intervention CNIS 18 novembre 2008 Nouvelles tendances de localisation de population et des activités sur le territoire I - Artisanat et territoire 1. Les artisans sont présents sur tout le

Plus en détail

Note d application du mécanisme d écrêtement des surprimes médicales

Note d application du mécanisme d écrêtement des surprimes médicales Commission de médiation de la convention AERAS 18 décembre 2012 Note d application du mécanisme d écrêtement des surprimes médicales A Conditions d éligibilité 1) Condition de ressources Cette condition

Plus en détail

MICRO FINANCE ET LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ. Présenté par Mme VANHOOREBEKE Oumou Sidibé

MICRO FINANCE ET LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ. Présenté par Mme VANHOOREBEKE Oumou Sidibé MICRO FINANCE ET LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ Présenté par Mme VANHOOREBEKE Oumou Sidibé Directrice Générale de NYESIGISO Réseau des Caisses d Épargne et de Crédit du Mali La micro finance dans le cadre de

Plus en détail

Les Français et les nuisances sonores. Ifop pour Ministère de l Ecologie, du Développement Durable et de l Energie

Les Français et les nuisances sonores. Ifop pour Ministère de l Ecologie, du Développement Durable et de l Energie Les Français et les nuisances sonores Ifop pour Ministère de l Ecologie, du Développement Durable et de l Energie RB/MCP N 112427 Contacts Ifop : Romain Bendavid / Marion Chasles-Parot Département Opinion

Plus en détail

L ouverture des marchés de l électricité et du gaz naturel pour les clients professionnels Baromètre annuel vague 7 Septembre 2011

L ouverture des marchés de l électricité et du gaz naturel pour les clients professionnels Baromètre annuel vague 7 Septembre 2011 L ouverture des marchés de l électricité et du gaz naturel pour les clients professionnels Baromètre annuel vague 7 Septembre 2011 Baromètre annuel vague 7-1 - PRESENTATION DE L ETUDE Baromètre annuel

Plus en détail

ANNEXE A PLAN DE SONDAGE

ANNEXE A PLAN DE SONDAGE ANNEXE A PLAN DE SONDAGE ANNEXE A PLAN DE SONDAGE A.1 INTRODUCTION La Deuxième Enquête Démographique et de Santé au Cameroun (EDSC-II) a prévu un échantillon d environ 6 000 femmes âgées de 15 à 49 ans

Plus en détail

Quels services financiers pour les plus pauvres?

Quels services financiers pour les plus pauvres? Quels services financiers pour les plus pauvres? Cette préoccupation devient de plus en plus importante dans l objectif de renforcer l économie rurale ; elle a toujours été présente dans le champ du développement

Plus en détail

Je suis personnellement joignable, en dehors du contact de notre siège, au 06362633.

Je suis personnellement joignable, en dehors du contact de notre siège, au 06362633. SUSCRIPTIN DE DEPT A TERME CHEZ GAMIFI SA La Gabonaise de Microfinance Etablissement de 2ème catégorie Agrément N 122/CI/09 /CNC Libreville, le.. mars 2010 bjet : Proposition de placements en dépôts à

Plus en détail

L OMI, l Observatoire du management immobilier, créé

L OMI, l Observatoire du management immobilier, créé 48 4 MANAGEMENT IMMOBILIER : COMMENT LES ENTREPRISES GÈRENT LEUR SIÈGE SOCIAl Par Ingrid Nappi-Choulet, professeur à l ESSEC, fondatrice et responsable de l Observatoire du management immobilier. 4.1 /

Plus en détail

e-mail : Etude «les Français et leur pharmacien»

e-mail : Etude «les Français et leur pharmacien» Contacts Ipsos : Patrick KLEIN Tél : 01 41 98 97 20 e-mail : patrick.klein@ipsos.com Sonia BENCHIKER Tél : 01 41 98 95 08 e-mail : Etude «les Français et leur pharmacien» sonia.benchiker@ipsos.com Rapport

Plus en détail

MISELINI FINANCEMENT DE LA GOMME ARABIQUE. Bamako, du 11 au 13 mai 2010. Boubacar DIAKITE

MISELINI FINANCEMENT DE LA GOMME ARABIQUE. Bamako, du 11 au 13 mai 2010. Boubacar DIAKITE MISELINI FINANCEMENT DE LA GOMME ARABIQUE. Bamako, du 11 au 13 mai 2010 Boubacar DIAKITE Contexte de création des IMFs. Extrême pauvreté de certaines couches de la population active, Banque: une activité

Plus en détail

Observatoire National de la santé des jeunes. Accès aux droits et aux soins

Observatoire National de la santé des jeunes. Accès aux droits et aux soins Observatoire National de la santé des jeunes Accès aux droits et aux soins Données septembre 2012 «Observatoire santé UNHAJ - accès aux droits et aux soins» La santé des jeunes sous observationerreur!

Plus en détail

BAROMETRE SUR LE FINANCEMENT ET L ACCES AU CREDIT DES PME

BAROMETRE SUR LE FINANCEMENT ET L ACCES AU CREDIT DES PME pour BAROMETRE SUR LE FINANCEMENT ET L ACCES AU CREDIT DES PME - Vague 2 - Juin 2009 Note méthodologique Etude réalisée pour : KPMG et CGPME Echantillon : Echantillon de 402 dirigeants d entreprise, représentatif

Plus en détail

Formules et Approches Utilisées dans le Calcul du Coût Réel

Formules et Approches Utilisées dans le Calcul du Coût Réel Formules et Approches Utilisées dans le Calcul du Coût Réel Objectifs du Taux Annuel Effectif Global (TAEG) et du Taux d Intérêt Effectif (TIE) Le coût réel d un crédit inclut non seulement l intérêt,

Plus en détail

La finance durable a-elle un avenir durable?

La finance durable a-elle un avenir durable? La finance durable a-elle un avenir durable? La perspective du microcrédit Emmanuelle Javoy 1 L exclusion bancaire Les bénéficiaires Le client type des services de microfinance est une «personne à faibles

Plus en détail

Selon ce sondage en ligne mené à l échelle nationale du 10 au 23 septembre 2014 :

Selon ce sondage en ligne mené à l échelle nationale du 10 au 23 septembre 2014 : SOMMAIRE À LA DIRECTION Dans un nouveau sondage mené à l échelle nationale auprès de 3 000 Canadiens par Greenberg Quinlan Rosner Canada pour le compte de l Institut Broadbent, on a posé des questions

Plus en détail

Enquête de satisfaction des utilisateurs du téléphone mobile GSM au Mali

Enquête de satisfaction des utilisateurs du téléphone mobile GSM au Mali Ministère de la Communication et des Nouvelles Technologies ----------------------- * Comité de Régulation des Télécommunications* ----------------------- République du Mali Un Peuple Un But Une Foi -----------------------

Plus en détail

Les consommateurs de somnifères

Les consommateurs de somnifères ARgSES Arguments socio-économiques pour la santé Andrée MIZRAHI 1 et Arié MIZRAHI 1 Les consommateurs de somnifères Les somnifères ou hypnotiques, médicaments psychotropes destinés à lutter contre les

Plus en détail

Nobody s Unpredictable

Nobody s Unpredictable Connaissance qu a le public de la Banque du Canada (Comparaison des résultats de l enquête téléphonique et de l enquête en ligne) Enquête de décembre 2010 commandée par la Banque du Canada Nobody s Unpredictable

Plus en détail

Suisse. Conditions d ouverture des droits. Calcul des prestations. Indicateurs essentiels. Suisse : le système de retraite en 2012

Suisse. Conditions d ouverture des droits. Calcul des prestations. Indicateurs essentiels. Suisse : le système de retraite en 2012 Suisse Suisse : le système de retraite en 212 Le système de retraite suisse comporte trois composantes.le régime public est lié à la rémunération, mais selon une formule progressive.il existe également

Plus en détail

Remarques d Ouverture par M. Mohammed Laksaci, Gouverneur de la Banque d Algérie, Président de l Association des Banques Centrales Africaines

Remarques d Ouverture par M. Mohammed Laksaci, Gouverneur de la Banque d Algérie, Président de l Association des Banques Centrales Africaines Remarques d Ouverture par M. Mohammed Laksaci, Gouverneur de la Banque d Algérie, Président de l Association des Banques Centrales Africaines Symposium des Gouverneurs sur le thème «Inclusion financière

Plus en détail

Enquête sur l innovation. wallonnes

Enquête sur l innovation. wallonnes Enquête sur l innovation chez les TPE/PME wallonnes 7 TPE/PME wallonnes sur 10 innovent Lorsqu elles innovent et qu elles se font aider pour cela, elles enregistrent une croissance de 27,5% de leurs marges

Plus en détail

INSTITUT POUR L'ÉDUCATION FINANCIÈRE DU PUBLIC. Étude sur l'argent et les problématiques financières auprès des jeunes 15-20 ans

INSTITUT POUR L'ÉDUCATION FINANCIÈRE DU PUBLIC. Étude sur l'argent et les problématiques financières auprès des jeunes 15-20 ans INSTITUT POUR L'ÉDUCATION FINANCIÈRE DU PUBLIC Étude sur l'argent et les problématiques financières auprès des jeunes 15-20 ans - Présentation du 26 juin 2007 - une étude Données techniques Etude réalisée

Plus en détail

Le rôle catalyseur des bailleurs de fonds en microfinance. juin 2005

Le rôle catalyseur des bailleurs de fonds en microfinance. juin 2005 Le rôle catalyseur des bailleurs de fonds en microfinance juin 2005 Ce document a fait l objet d une présentation de Jacques Attali, Président de PlaNet Finance, pendant la conférence Internationale de

Plus en détail

L utilisation des TIC par le personnel enseignant. Marie-José Roy FRÉQUENCE D UTILISATION ET INTERNET

L utilisation des TIC par le personnel enseignant. Marie-José Roy FRÉQUENCE D UTILISATION ET INTERNET L utilisation des TIC par le personnel enseignant Marie-José Roy Depuis l apparition des micro-ordinateurs dans les années 1980, la tâche des enseignantes et enseignants s est vue modifiée à mesure que

Plus en détail

SOUTIEN GOUVERNEMENTAL ACCORDÉ AU TITRE DU LOGEMENT PAR L ENTREMISE DU RÉGIME FISCAL : ANALYSE DE TROIS EXEMPLES

SOUTIEN GOUVERNEMENTAL ACCORDÉ AU TITRE DU LOGEMENT PAR L ENTREMISE DU RÉGIME FISCAL : ANALYSE DE TROIS EXEMPLES SOUTIEN GOUVERNEMENTAL ACCORDÉ AU TITRE DU LOGEMENT PAR L ENTREMISE DU RÉGIME FISCAL : ANALYSE DE TROIS EXEMPLES par Marion Steele Département d économie, Université de Guelph et Centre pour les études

Plus en détail

RELATION BANQUE ENTREPRISE - FINANCEMENT DE LA PME

RELATION BANQUE ENTREPRISE - FINANCEMENT DE LA PME RELATION BANQUE ENTREPRISE - FINANCEMENT DE LA PME Par A. AIT-AIDER. Directeur Régional de la BNA. L Entreprise, la Banque : voilà deux acteurs centraux de l environnement économique dont le destin est

Plus en détail

Gestion de comptes. - Rapport d étude. Auteur Pôle Banque Finance et Assurance. N étude 1400127. Février 2014. Gestion de comptes

Gestion de comptes. - Rapport d étude. Auteur Pôle Banque Finance et Assurance. N étude 1400127. Février 2014. Gestion de comptes Gestion de comptes - Rapport d étude Auteur Pôle Banque Finance et Assurance N étude 1400127 Février 2014 1 Gestion de comptes Sommaire 1. La méthodologie 3 2. Les résultats de l étude 6 3. Annexes 12

Plus en détail

EXCLUSION FINANCIERE AU CAMEROUN:

EXCLUSION FINANCIERE AU CAMEROUN: EXCLUSION FINANCIERE AU CAMEROUN: LE ROLE INCLUSIF DE LA POSTE BERNE, le 09 Novembre 2009 Atelier sur l inclusion l financière par les services de banques postales Vous servir est notre priorité Site web:

Plus en détail

FD/AM N 1-18325 Contacts IFOP : Frédéric Dabi / Adeline Merceron Tél : 01 45 84 14 44 adeline.merceron@ifop.com. pour

FD/AM N 1-18325 Contacts IFOP : Frédéric Dabi / Adeline Merceron Tél : 01 45 84 14 44 adeline.merceron@ifop.com. pour FD/AM N 1-18325 Contacts IFOP : Frédéric Dabi / Adeline Merceron Tél : 01 45 84 14 44 adeline.merceron@ifop.com pour Les Français et leur de santé Résultats détaillés Février 2010 Sommaire - 1 - La méthodologie...

Plus en détail

Accès au financement

Accès au financement Accès au financement Objectif de cette enquête L accès au financement est d une importance cruciale pour la réussite d une entreprise et un facteur important de la croissance économique en Europe suite

Plus en détail

Une introduction à la Microfinance

Une introduction à la Microfinance Une introduction à la Microfinance Présentation ENSAE Mathias ANDRÉ ENSAE Solidaire, pôle Microfinance 10 mars 2010 Mathias ANDRÉ (ENSAE Solidaire) Une introduction à la Microfinance 10 mars 2010 1 / 20

Plus en détail

Etude Assurance emprunteur : connaissance de la réforme

Etude Assurance emprunteur : connaissance de la réforme Juin 2011 MACIF PRESENTATION DES RESULTATS N 23976 Elodie Van Cuyck Le Millénaire 2 35 rue de la Gare 75019 Paris Tél : 01 45 84 14 44 Fax : 01 45 85 59 39 Etude Assurance emprunteur : connaissance de

Plus en détail

Etude sur les garanties et services : les attentes des salariés et des entreprises

Etude sur les garanties et services : les attentes des salariés et des entreprises Etude sur les garanties et services : les attentes des et des entreprises Résultats du 10 ème Baromètre de la Prévoyance réalisé par le Crédoc pour le CTIP Méthodologie Deux enquêtes téléphoniques auprès

Plus en détail

Etude Socio- économique des ostéopathes à pratique exclusive.

Etude Socio- économique des ostéopathes à pratique exclusive. Etude Socio- économique des ostéopathes à pratique exclusive. Les éléments socioéconomiques de cette étude proviennent des données fournies par la CIPAV/Groupe Berri au 31 décembre 2013. Ces éléments comprennent

Plus en détail

Centrale des crédits aux entreprises : les organismes de microcrédit devraientils y participer?

Centrale des crédits aux entreprises : les organismes de microcrédit devraientils y participer? Centrale des crédits aux entreprises : les organismes de microcrédit devraientils y participer? Des recommandations au sujet de la Centrale des crédits aux particuliers ont déjà été formulées par le Réseau

Plus en détail

Dossier de presse Partenariat renforcé entre l Europe et Creasol en région PACA : 1 M en faveur des micro-entreprises

Dossier de presse Partenariat renforcé entre l Europe et Creasol en région PACA : 1 M en faveur des micro-entreprises Dossier de presse Partenariat renforcé entre l Europe et Creasol en région PACA : 1 M en faveur des micro-entreprises Institut de Microfinance Créa-Sol 26 rue Montgrand - 13006 Marseille 04 91 57 72 15

Plus en détail

ETUDE SECTORIELLE SUR LES MICROCREDITS - 2011. Étude réalisée par le bureau d étude :

ETUDE SECTORIELLE SUR LES MICROCREDITS - 2011. Étude réalisée par le bureau d étude : ETUDE SECTORIELLE SUR LES MICROCREDITS - 2011 Étude réalisée par le bureau d étude : 1 SOMMAIRE Introduction A. CARACTERISTIQUES ET ATTENTES DE LA POPULATION DU MICROCREDIT B. COMMERCIALISATION DES PRETS

Plus en détail

POURQUOI LE GABON A-T-IL BESOIN DE STATISTIQUES FIABLES?

POURQUOI LE GABON A-T-IL BESOIN DE STATISTIQUES FIABLES? Mai 2010 POURQUOI LE GABON A-T-IL BESOIN DE STATISTIQUES FIABLES? Direction Générale des Statistiques Ministère de l Economie, du Commerce, de l Industrie et du Tourisme Pourquoi le Gabon a-t-il besoin

Plus en détail

ENQUÊTE AUPRÈS DES EMPRUNTEURS HYPOTHÉCAIRES

ENQUÊTE AUPRÈS DES EMPRUNTEURS HYPOTHÉCAIRES ENQUÊTE AUPRÈS DES EMPRUNTEURS HYPOTHÉCAIRES La clé qui ouvre de nouvelles portes AU CŒUR DE L HABITATION ENQUÊTE 2014 AUPRÈS DES EMPRUNTEURS HYPOTHÉCAIRES ENQUÊTE 2014 AUPRÈS DES EMPRUNTEURS HYPOTHÉCAIRES

Plus en détail

FORMABREF. L accès à la formation des salariés du secteur privé en 2012 PRATIQUES DE FORMATION JUIN 2014

FORMABREF. L accès à la formation des salariés du secteur privé en 2012 PRATIQUES DE FORMATION JUIN 2014 FORMABREF PRATIQUES DE FORMATION JUIN 2014 L accès à la formation des salariés du secteur privé en 2012 La collection FORMABREF «Pratiques de formation» porte sur l effort de formation des entreprises

Plus en détail

Droit à l Education Préscolaire et Financement Public de l Education de la Petite Enfance

Droit à l Education Préscolaire et Financement Public de l Education de la Petite Enfance CONEPT/RDC Droit à l Education Préscolaire et Financement Public de l Education de la Petite Enfance Rapport de l Enquête réalisée à Kinshasa Résumé des résultats et recommandations Avec l Appui de Juillet

Plus en détail

Les travailleurs pauvres et précaires constituent une des populations cibles du microcrédit personnel. Peuton améliorer leur détection?

Les travailleurs pauvres et précaires constituent une des populations cibles du microcrédit personnel. Peuton améliorer leur détection? Les travailleurs pauvres et précaires constituent une des populations cibles du microcrédit personnel. Peuton améliorer leur détection? Séminaire du 18 octobre 2012 Objectifs de l atelier "Ouvrir des pistes

Plus en détail

Accompagnement amont court en parallèle de l étude du dossier. Proposer une solution d assurance adaptée aux besoins du chef d entreprise financé

Accompagnement amont court en parallèle de l étude du dossier. Proposer une solution d assurance adaptée aux besoins du chef d entreprise financé Adie et vous. Nos Missions: Des missions qui traduisent les valeurs de l ADIE fondées sur la confiance dans les capacités de chacun et le droit fondamental d entreprendre Financer les créateurs d entreprise

Plus en détail

RAPPORT D ETUDE. Mission de vérification des conditions préalables en vue de la mise en place d une mutuelle de santé à Mengong

RAPPORT D ETUDE. Mission de vérification des conditions préalables en vue de la mise en place d une mutuelle de santé à Mengong PROGRAMME GERMANO-CAMEROUNAIS DE SANTE / SIDA (PGCSS) VOLET MICRO ASSURANCE / MUTUELLES DE SANTE ET PVVS B.P. 7814 / YAOUNDE / CAMEROUN TEL. ( 00237 ) 2221 18 17 FAX ( 00237 ) 2221 91 18 Email komi.ahawo@gtz.de

Plus en détail

ENQUETE SUR LES BESOINS INFORMATIQUES DES STRUCTURES DE L'ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE

ENQUETE SUR LES BESOINS INFORMATIQUES DES STRUCTURES DE L'ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE ENQUETE SUR LES BESOINS INFORMATIQUES DES STRUCTURES DE L'ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE URL d origine du document : http://talcod.net/?q=node/59 Juillet 2011 - version 1.0 Licence Creative Commons BY-SA

Plus en détail

Prestations de soins et d assistance dispensées par les proches : temps investi et évaluation monétaire

Prestations de soins et d assistance dispensées par les proches : temps investi et évaluation monétaire BUREAU D ETUDES DE POLITIQUE DU TRAVAIL ET DE POLITIQUE SOCIALE BASS SA KONSUMSTRASSE 20. CH-3007 BERNE. TEL +41 (0)31 380 60 80. FAX +41 (0)31 398 33 63 INFO@BUEROBASS.CH. WWW.BUEROBASS.CH Prestations

Plus en détail

L ouverture des marchés de l électricité et du gaz naturel pour les clients professionnels Baromètre annuel vague 4 Décembre 2008

L ouverture des marchés de l électricité et du gaz naturel pour les clients professionnels Baromètre annuel vague 4 Décembre 2008 L ouverture des marchés de l électricité et du gaz naturel pour les clients professionnels Baromètre annuel vague 4 Décembre 2008 Baromètre annuel vague 4-1 - PRESENTATION DE L ETUDE Baromètre annuel vague

Plus en détail

GENRE ET FECONDITE EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE

GENRE ET FECONDITE EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE GENRE ET FECONDITE EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE Roger Armand WAKA MODJO Institut d Etudes Démographiques de l Université de Bordeaux IV. Introduction L Afrique subsaharienne reste de nos jours la sous région

Plus en détail

LES COMPORTEMENTS D ACHAT DES QUÉBÉCOIS SONDAGE TÉLÉPHONIQUE

LES COMPORTEMENTS D ACHAT DES QUÉBÉCOIS SONDAGE TÉLÉPHONIQUE LES COMPORTEMENTS D ACHAT DES QUÉBÉCOIS SONDAGE TÉLÉPHONIQUE Octobre 2012 En collaboration avec 2 Les comportements d achat des Québécois - 2012 1 2 3 4 5 Perception de la situation économique Intentions

Plus en détail

Les conditions de logement des ménages à bas revenus en 2010

Les conditions de logement des ménages à bas revenus en 2010 COMMISSARIAT GÉNÉRAL AU DÉVELOPPEMENT DURABLE n 291 Février 212 Les conditions de logement des ménages à bas revenus en 21 OBSERVATION ET STATISTIQUES LOGEMENT - CONSTRUCTION En 21, le parc social loge

Plus en détail

D A K A R SITUATION ECONOMIQUE ET SOCIALE REGIONALE 2013. Service Régional de la Statistique et de la Démographie de Dakar

D A K A R SITUATION ECONOMIQUE ET SOCIALE REGIONALE 2013. Service Régional de la Statistique et de la Démographie de Dakar D A K REPUBLIQUE DU SENEGAL Un Peuple Un But Une Foi MINISTERE DE L ECONOMIE, DES FINANCES ET DU PLAN AGENCE NATIONALE DE LA STATISTIQUE ET DE LA DEMOGRAPHIE Service Régional de la Statistique et de la

Plus en détail

Résumé : Deuxième Enquête panel sur le financement des PME en Suisse

Résumé : Deuxième Enquête panel sur le financement des PME en Suisse Département fédéral de l économie DFE Secrétariat d Etat à l économie SECO Communication Résumé : Deuxième Enquête panel sur le financement des PME en Suisse Date 20 novembre 2009 1. Introduction Dans

Plus en détail

Les non-salariés pluri-actifs permanents

Les non-salariés pluri-actifs permanents Les non-salariés pluri-actifs Franck Evain* Les pluri-actifs, c est-à-dire les personnes qui cumulent de manière permanente activité salariée (hors fonction publique d État) et activité non salariée, sont

Plus en détail

Thématique: sécurité humaine et Développement en Afrique

Thématique: sécurité humaine et Développement en Afrique Sujet: «Santé et sécurité humaine en milieu rural: stratégie de prise en charge des problèmes d accessibilité aux soins de santé des populations dans la zone du Ferlo au Sénégal» Thématique: sécurité humaine

Plus en détail

Qu est-ce qu elle nous montre?

Qu est-ce qu elle nous montre? Qu est-ce qu elle nous montre? Description des répondants et résultats généraux Pour quoi faire une enquête sur la PrEP? En France, et contrairement aux Etats-Unis depuis juillet 2012, l utilisation d

Plus en détail

Enquête 2013 sur les salaires des employés de banque

Enquête 2013 sur les salaires des employés de banque Enquête 2013 sur les salaires des employés de banque Le salaire est une composante essentielle du contrat de travail. Dans les banques, les salaires sont en général négociés individuellement. Le fait de

Plus en détail

PROJET DE POLITIQUE D EPARGNE ET DE CREDIT DES CAISSES POPULAIRES D EPARGNE ET DE CREDIT (CPEC)

PROJET DE POLITIQUE D EPARGNE ET DE CREDIT DES CAISSES POPULAIRES D EPARGNE ET DE CREDIT (CPEC) SECRETARIAT D ETAT A LA SOLIDARITE AGENCE DJIBOUTIENNE DE DEVELOPPEMENT SOCIAL (ADDS) PROJET DE POLITIQUE DES CAISSES POPULAIRES (CPEC) Août 2008 REALISATION OKAMBAWA CODJO IRENEE & MOHAMED ROBERT D EPARGNE

Plus en détail

En 1999-2000, 57 % des prestations de pension provenaient de l État et 43 % du secteur privé.

En 1999-2000, 57 % des prestations de pension provenaient de l État et 43 % du secteur privé. ROYAUME-UNI Les grandes caractéristiques du système des pensions Le premier pilier du régime de pensions britannique comprend une pension forfaitaire de base et une pension complémentaire liée aux salaires

Plus en détail

Les jeunes et l accès au logement

Les jeunes et l accès au logement Contacts CSA Pôle Opinion-Corporate : Jérôme SAINTE-MARIE Directeur du Pôle / jerome.sainte-marie@csa.eu / 01 44 94 59 10-11 Yves-Marie CANN Directeur d études / yves-marie.cann@csa.eu / 01 44 94 34 14

Plus en détail

Belgique. Conditions d ouverture des droits. Calcul des prestations. Indicateurs essentiels. Belgique : le système de retraite en 2012

Belgique. Conditions d ouverture des droits. Calcul des prestations. Indicateurs essentiels. Belgique : le système de retraite en 2012 Belgique Belgique : le système de retraite en 212 Le régime de retraite comporte deux volets : un régime public lié à la rémunération prévoyant une retraite minimum d une part et un filet de protection

Plus en détail

Comment Randomiser (II)

Comment Randomiser (II) Comment Randomiser (II) William Parienté J-PAL povertyactionlab.org Plan du cours Méthodes de randomisation (récapitulatif) Unités de randomisation et d observation Stratification Comment randomiser en

Plus en détail

LES CONDITIONS DE VIE ET D ÉTUDES DES ÉTUDIANTS ÉTRANGERS INSCRITS À L UNIVERSITÉ PARIS DESCARTES EN 2004-2005

LES CONDITIONS DE VIE ET D ÉTUDES DES ÉTUDIANTS ÉTRANGERS INSCRITS À L UNIVERSITÉ PARIS DESCARTES EN 2004-2005 LES CONDITIONS DE VIE ET D ÉTUDES DES ÉTUDIANTS ÉTRANGERS INSCRITS À L UNIVERSITÉ PARIS DESCARTES EN 2004-2005 L OSEIPE a pour objectif de mieux informer les jeunes avant qu ils ne s engagent dans une

Plus en détail