Les diplômes des Francs-Comtois : état des lieux et analyse

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1 Les diplômes des Francs-Comtois : état des lieux et analyse 1

2 Cette étude a été réalisée dans le cadre d'une convention signée entre l'insee de Franche-Comté et le rectorat de l académie de Besançon. Réalisation de l étude : Yannick SALAMON (INSEE Franche-Comté). Ont également participé à cette étude : Audrey MIRAULT (chef de projet INSEE), Luc BRIOT, Martine KRZYWONOS et Véronique REMY (rectorat de l académie de Besançon). Ce rapport d étude et l étude, parue dans la collection «l'essentiel INSEE Franche-Comté», sont disponibles au téléchargement sur le site de l INSEE Franche-Comté. 2

3 SOMMAIRE Contexte et enjeux 4 État des lieux des niveaux de diplôme de la population franc-comtoise en Une vue d ensemble 9 À peine plus de sans-diplômes en Franche-Comté qu en moyenne de province 13 Davantage de titulaires de CAP (comme dernier diplôme) qu en moyenne de province % des Francs-Comtois ont un baccalauréat comme diplôme le plus élevé 21 Une proportion de diplômés de l enseignement supérieur légèrement moindre qu en moyenne de province 24 Les déterminants du niveau de diplôme et du profil des diplômés 27 La structure démographique 27 Le jeu des migrations résidentielles 29 Le milieu socioculturel et la structure de la famille 31 La structure productive 35 Sources et méthodologie 38 Les sources utilisées 38 Les recensements de la population 38 Définitions et concepts 38 Références bibliographiques citées 41 Annexes 44 3

4 Contexte et enjeux Avec la massification scolaire et l élévation du niveau de formation, engagées après-guerre et en accélération depuis les années quatre-vingt (Estrade et Minni, 1996), le nombre d élèves quittant le système éducatif sans qualification a fortement diminué (Poulet-Coulibando, 2000b ; Léger, 2008 ; Beffy et al., 2009 ; Bouhia et Saint Pol, 2010). Toutefois, comme au niveau national, une partie des Francs- Comtois continuent d abandonner leur scolarité sans une qualification reconnue. Or la qualification, mesurée ici par le diplôme, joue un rôle primordial dans l insertion professionnelle. En effet, le diplôme protégerait non seulement des risques de chômage (Chausseron, 2000 ; CRCOS, 2006 ; Degorre, Martinelli et Prost, 2009) mais aussi de la pauvreté laborieuse (Lagarenne et Legendre, 2000 ; Pellati, 2010 ; Julé, 2010 ; Dabet et Przybylski, 2010). Dans le premier cas, l obtention d un diplôme constitue un moyen de réduire les risques de chômage. En effet, les non-diplômés sont les plus exposés au chômage. En 2006, selon les données du recensement de la population, le taux de chômage des sans-diplômes francs-comtois (1) est de 19,3 %, alors qu il s élève en moyenne à 7,9 % pour les autres. De surcroît, le taux de chômage diminue à mesure que le niveau de diplôme s élève. Ainsi, parmi les titulaires d un CAP ou d un BEP, 9,7 % des actifs sont au chômage. Cette proportion est un peu plus faible pour les possesseurs d un baccalauréat (9,1 %), et encore plus faible pour les diplômés de l enseignement supérieur (5,7 %). Au final, le risque d être chômeur est 3,4 fois plus faible pour une personne diplômée du supérieur que pour un non-diplômé. Il est en outre plus important en début de vie active, c est-à-dire pour les générations les plus jeunes (16-29 ans) et chez les femmes. Ces dernières sont d ailleurs plus exposées au chômage que les hommes, quel que soit leur niveau de diplôme. Par ailleurs, pour les chômeurs, les 1 Personnes non scolarisées et âgées de 16 à 64 ans. 4

5 chances de retrouver un emploi augmentent avec leur niveau de diplôme (Blanc et Hild, 2008 ; Dabet et Piquerey, 2010). Ainsi, en Franche-Comté, en 2007, la probabilité pour un chômeur inscrit depuis moins de six mois de retrouver un emploi durable au cours du trimestre s élève à 9,9 % parmi les diplômés du supérieur, contre 2,9 % chez les non-diplômés (2). Le diplôme protège aussi de la pauvreté laborieuse. En effet, les sans-diplômes sont plus touchés par la pauvreté laborieuse, définie comme l appartenance à un ménage pauvre (3) malgré le fait d avoir un emploi (Dabet et Przybylski, 2010). En Franche-Comté, en 2006, 35 % des travailleurs pauvres n'ont aucun diplôme ou uniquement le certificat d'études primaires (CEP), contre 17 % de l'ensemble des travailleurs (4). Parmi les facteurs de pauvreté laborieuse, le type d emploi occupé est essentiel. En premier lieu, les actifs francs-comtois sans diplôme occupent plus souvent des emplois à temps partiel. En 2006, 19 % d entre eux travaillent à temps partiel contre 16 % des diplômés du supérieur, que ce temps de travail soit choisi ou contraint. Les femmes sont à cet égard les plus concernées, et ce quel que soit leur niveau de diplôme, puisqu en moyenne, elles occupent huit fois plus souvent un poste à temps partiel. En revanche, les situations de sous-emploi sont moins fréquentes chez les jeunes actifs que parmi ceux dont la présence sur le marché du travail est plus ancienne. En effet, en Franche-Comté, 18 % des actifs âgés de 50 à 64 ans sont à temps partiel, alors que cette part s élève à 13 % pour la catégorie des ans. Mais là encore, à tout âge, la part du travail à temps partiel diminue avec l élévation du niveau de diplôme, excepté pour les titulaires d un CAP ou d un BEP moins touchés par le temps partiel. Ces derniers sont en effet plutôt des hommes (59 % en 2006) moins exposés au sous-emploi, et sont moins nombreux à travailler dans les activités tertiaires, là où le temps partiel est le plus fréquent (23 % des emplois pour 17 % en moyenne). 2 Données INSEE-ANPE issues du fichier historique statistique de Un ménage pauvre est un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. Comme chaque personne du ménage a le même niveau de vie, toutes les personnes vivant dans un ménage pauvre sont considérées comme pauvres. 4 Données INSEE issues de l enquête SRCV (statistiques sur les ressources et les conditions de vie) de

6 En deuxième lieu, les salariés n ayant aucun diplôme sont en proportion plus nombreux à disposer d un contrat court (CDD, intérim, contrats aidés ). Ainsi, en 2006, 17 % d entre eux ont un emploi temporaire dans la région, soit une proportion 1,6 fois plus forte que pour les diplômés de l enseignement supérieur. En Franche-Comté, comme au niveau national, la fréquence des contrats à durée limitée diminue lorsque le niveau de diplôme augmente. L obtention d un emploi durable s avère difficile pour les jeunes salariés (16-29 ans), a fortiori lorsqu ils sont sans diplôme qualifiant (5). En effet, 39 % de ces derniers sont sous contrat précaire, une proportion 4,5 fois plus importante que pour les salariés âgés (50-64 ans). L absence de qualification est donc un handicap fort pour s insérer durablement sur le marché du travail en début de vie active. En troisième lieu, les actifs non diplômés occupent plus souvent des emplois peu qualifiés. En 2006, ils sont 54 % à être ouvriers ou employés non qualifiés (6) en Franche-Comté. L emploi féminin y est plus fréquent puisqu en 2006, 33 % des Franc-Comtoises en activité ont un poste non qualifié (pour 19 % des hommes). Même si ces emplois féminins non qualifiés se concentrent parmi les employés, tandis que leurs homologues masculins sont plutôt ouvriers, le taux de qualification au sein de ces deux catégories socioprofessionnelles est toujours défavorable aux femmes, et ce quel que soit le niveau de diplôme. 5 Les personnes «sans diplôme qualifiant» regroupent les sans-diplômes stricto sensu et les titulaires d un CEP ou d un BEPC (voir définitions et concepts). 6 La catégorie des employés «non qualifiés» est reprise de la nomenclature définie par Olivier Chardon in Les transformations de l emploi non qualifié depuis vingt ans. INSEE Première, juillet 2001, n 796, p. 4. 6

7 Par ailleurs, les emplois peu qualifiés sont plus fréquents parmi les jeunes générations. En effet, chez les jeunes actifs sortis du système éducatif sans diplôme (16-29 ans), la proportion d emplois non qualifiés s élève à 58 % en À l inverse, cette part est équivalente à la moyenne régionale (des ans) pour les générations plus anciennes (50-64 ans). À niveau de formation équivalent, les plus âgés occupent donc des postes plus qualifiés. Ainsi, parmi les diplômés du supérieur, 39 % sont des cadres supérieurs chez les ans, contre 16 % chez les ans. L écart est encore plus marqué pour ceux ayant obtenu un baccalauréat comme diplôme le plus élevé, soit un rapport de 1 à 12 en faveur des plus âgés. Cela souligne d une part, l évolution du rôle du diplôme dans l accession à certains postes qualifiés et d autre part, l effet de la mobilité professionnelle et de la formation continue pour les aînés. En résumé, la réussite scolaire ne conditionne pas, à elle seule, la réussite socioprofessionnelle puisque le déclassement social progresse chez les diplômés (Urunuela, 2003 ; Duru-Bellat, 2006). Néanmoins, l absence de diplôme reste un frein important à l insertion professionnelle, tandis que l élévation du niveau de qualification facilite l inscription durable sur le marché du travail et l accès à certains types de poste (Rose, 2005 ; Calmand et Hallier, 2008). C est pourquoi, face à ce constat régional, la lutte contre les 7

8 sorties du système scolaire sans qualification se présente comme un enjeu essentiel. À cet égard, l académie de Besançon fait de cette lutte une priorité dans son projet d académie et entend poursuivre dans cette voie dans les années à venir. C est pourquoi, dans un rapport conjoint, elle étudie les abandons de la voie professionnelle et de l enseignement adapté, afin de réduire ces sorties sans qualification. De manière plus générale, cette politique s inscrit dans les objectifs européens énoncés dans la stratégie «Europe 2020» qui prévoit que «le taux de jeunes ayant quitté prématurément l'éducation et la formation devra être inférieur à 10 % et [qu ] au moins 40 % des ans devront avoir obtenu un diplôme de l'enseignement supérieur ou équivalent.» (7) 7 Pour en savoir plus : 8

9 État des lieux des niveaux de diplôme de la population franc-comtoise en 2006 Une vue d ensemble En 2006, les niveaux de diplôme de la population franc-comtoise, non scolarisée et âgée 16 à 64 ans, sont très proches de ceux observés en France de province. De manière plus précise, la part des individus ne possédant aucun diplôme est à peine supérieure à la moyenne de province (respectivement 17 et 16 %). À l inverse, celles des titulaires d un baccalauréat (comme diplôme le plus élevé) et des diplômés de l enseignement supérieur lui sont très légèrement inférieures. Quant aux possesseurs d un CAP ou d un BEP (comme dernier diplôme), ils sont en proportion un peu plus nombreux en Franche-Comté. 9

10 En Franche-Comté, la répartition par tranche d âge est là encore voisine du niveau national (hors Île-de- France). Les seuls écarts relativement significatifs concernent les taux de hauts-diplômés parmi les individus âgés de 40 à 64 ans. En Franche-Comté, ces derniers sont en proportion moins diplômés de l enseignement supérieur ( 1,7 point par rapport à la moyenne de province). 10

11 Sur le territoire régional, toutes les zones d emploi ne présentent pas les mêmes caractéristiques en matière de diplôme. Ainsi, certaines zones se caractérisent par un niveau de diplôme beaucoup plus faible qu en moyenne de province (Saint-Claude, Montbéliard, Lure-Luxeuil, Gray, Vesoul et Morteau). À l inverse, la zone de Besançon présente de meilleurs taux de sans-diplômes et de diplômés du supérieur. Enfin, d autres ont un profil plus nuancé. Les zones du Revermont, de Dole, de Champagnole, de Pontarlier et de Lons-le-Saunier comptent en proportion moins de non-diplômés mais aussi moins de hauts-diplômés qu en moyenne de province. Quant à la zone de Belfort, sa population non scolarisée rassemble plus de diplômés du supérieur mais également davantage de sans-diplômes qu en France de province. Entre 1990 et 2006, le niveau de diplôme de la population de Franche-Comté s élève. En effet, la part de hauts-diplômés progresse (+12,7 points), tandis que celle des non-diplômés recule ( 7,3 points). Toutefois, la région ne rattrape pas son retard puisque les évolutions observées sont moins marquées qu en moyenne nationale (hors Île-de-France), en particulier pour les sans-diplômes. Seuls les jeunes non diplômés (16-24 ans) tirent leur épingle du jeu, puisque leur proportion parmi les jeunes non scolarisés baisse davantage en Franche-Comté qu en province. 11

12 Les hommes comme les femmes sont de plus en plus diplômés mais ce sont ces dernières qui bénéficient le plus de l élévation du niveau de diplôme. En effet, entre 1990 et 2006, la part de diplômées du supérieur parmi la population féminine non scolarisée progresse davantage que celle des hommes (respectivement +14,6 et +10,8 points). Comme au niveau national, les jeunes Francs-Comtois (non scolarisés de 16 à 29 ans) ont davantage bénéficié de la massification scolaire et de l allongement de la durée des études que leurs aînés. C est pourquoi ils sont moins souvent sans diplôme et plus fréquemment diplômés de l enseignement supérieur. La proportion de hauts-diplômés parmi les jeunes est ainsi beaucoup plus élevée que celle des générations plus anciennes (50-64 ans), soit 28 % contre 15 % en

13 À peine plus de sans-diplômes en Franche-Comté qu en moyenne de province En 2006, 17 % des Francs-Comtois (âgés de 16 à 64 ans) sortis du système éducatif n ont aucun diplôme. Cette proportion est proche de celle observée en France de province ( 0,7 point). Elle place la Franche- Comté au 12 e rang des vingt et une régions de province (par ordre décroissant). Le Jura et le Doubs ont des taux de sansdiplôme semblables à la moyenne de province. À l inverse, la Haute-Saône et le Territoire de Belfort présentent un léger déficit de diplômés, avec un taux de 18 % en Le retard de la région en matière de diplômes n est pas attesté dans toutes les zones d emploi. En effet, la moitié des zones (Besançon, Lons-le-Saunier, Pontarlier, Champagnole, Dole et Revermont) compte en proportion moins de sans-diplômes qu en moyenne de province. En revanche, dans les territoires du nord de la Franche-Comté ainsi que dans celui de Saint-Claude, le taux de non-diplômés est particulièrement élevé. Entre 1990 et 2006, la part des sans-diplômes diminue de 7,3 points en Franche-Comté, c est-à-dire moins fortement qu en France de province ( 9,3 points). La région ne rattrape donc pas son retard dans ce domaine. La baisse la plus marquée au cours de la période s observe dans la zone d emploi de Champagnole ( 10,4 points). En revanche, la proportion de non-diplômés recule le moins dans celle de Besançon ( 5,9 points), sachant toutefois qu elle était en 1990 la plus faible de la région. Par ailleurs, la 13

14 diminution des taux de sans-diplômes se concentre essentiellement dans les années quatre-vingt-dix, puisqu elle ralentit fortement entre 1999 et En Franche-Comté, les non-diplômés comptent autant de femmes que d hommes, que ce soit en 2006 ou en En revanche, les hommes sont largement majoritaires (59 %) parmi les jeunes sans diplôme (16-24 ans), tandis que les femmes le sont pour les générations plus âgées (après 30 ans). En 2006, en Franche-Comté, la part des jeunes (16-24 ans non scolarisés) sans diplôme est identique à celle de province (soit 18 %). À cet égard, les jeunes hommes sont plus touchés que leurs homologues féminins (respectivement 20 et 16 %). Entre 1990 et 2006, la part de jeunes non diplômés diminue davantage dans la région ( 9,3 points) qu en France de province ( 8,2 points). Cette baisse reflète 14

15 notamment l amélioration générale du niveau de formation, due au fait que les jeunes accèdent aujourd hui plus fréquemment à l enseignement secondaire et aux premiers diplômes qualifiants. À cet égard, parmi les ans, la proportion de sans-diplômes chute encore plus fortement par rapport aux générations plus anciennes. En revanche, le taux de non-diplômés connaît un pic autour de la génération âgée de 40 ans en Ce pic s explique par le fait que, lorsque cette génération était en âge scolaire durant les années soixante-dix, le certificat d études primaires était tombé en désuétude, tandis que l accès au baccalauréat progressait à un rythme moindre. Dès lors, les sorties sans diplôme remontaient comparativement aux générations plus avancées, lesquelles possèdent plus souvent le CEP. 15

16 Avec Provence-Alpes-Côte d Azur et le Languedoc-Roussillon, la Franche-Comté appartient au groupe des régions dont les taux de sans-diplômes se situent au-dessus de la moyenne de province, que ce soit pour les générations 1950 ou 1970, et qui se détériorent entre les deux générations (cf. graphique ci-après). Toutefois, les taux des natifs de 1950 sont proches de la moyenne et le restent pour la génération D autres régions (dont certaines très nettement telles que la Corse, la Picardie, Champagne-Ardenne et la Haute-Normandie) se situent aussi au-dessus de la moyenne de province pour les deux générations. En revanche, leurs taux de sans-diplôme diminuent entre les deux générations. Dans quelques régions (Pays de la Loire, Auvergne, Midi-Pyrénées et Bretagne) les deux taux générationnels sont inférieurs (ou très proches pour Rhône-Alpes) à la moyenne de province et s améliorent nettement. Enfin, dans trois territoires (Poitou-Charentes, Aquitaine et Limousin), les parts de sans-diplômes sont sous la moyenne de province, mais elles sont plus importantes pour les natifs de 1970 que pour ceux de

17 Les sans-diplômes qualifiants : En 2006, 31 % des Francs-Comtois sont sans diplôme qualifiant, c est-à-dire qu ils ne possèdent aucun titre scolaire ou n ont que le certificat d études primaires ou le brevet des collèges (et ses équivalents). Cette part est à peine plus élevée qu en France de province (30 %). Au sein des départements francscomtois, elle est la plus élevée en Haute-Saône (35 %) et la plus faible dans le Doubs (30 %). De même, parmi les zones d emploi de Franche-Comté, les écarts sont très prononcés puisqu ils s échelonnent de 38 % pour Lure-Luxeuil à 25 % pour Besançon. Entre 1990 et 2006, la part des non-diplômés qualifiants diminue de 21,1 points en Franche-Comté, soit à peine moins qu en France de province ( 21,9 points). Cette baisse concerne davantage les femmes que les hommes (respectivement 23,0 et 19,3 points). Cependant, en 2006, les femmes restent en proportion plus nombreuses que les hommes parmi ces nonqualifiés (resp. 34 et 28 %). Ce constat ne vaut que pour les classes d âge les plus élevées puisqu à l inverse, parmi les jeunes générations (16-24 ans), le taux féminin de sans-diplôme qualifiant est plus faible (25 %) que celui des hommes (28 %). 17

18 Davantage de titulaires de CAP (comme dernier diplôme) qu en moyenne de province En 2006, 30 % des Francs-Comtois sortis du système scolaire sont titulaires d un diplôme professionnel court, c est-à-dire d un certificat d aptitude professionnelle (CAP), d un brevet de compagnon ou d un brevet d études professionnelles (BEP). Ils sont en proportion légèrement plus nombreux qu en France de province (29 %), ce qui place la Franche-Comté au 13 e rang national (par ordre décroissant et hors Îlede-France). Toutefois, l écart avec le niveau national concerne uniquement les CAP, puisque la Franche- Comté compte autant de diplômés de BEP qu en moyenne de province, soit 11 % en Cette surreprésentation des filières professionnelles courtes tient notamment à la tradition ouvrière de la Franche-Comté. En effet, l offre de diplômes professionnels est développée dans les régions où la structure productive est marquée par l industrie (Grelet, 2006). Elle reflète aussi l adaptation de la maind œuvre régionale aux besoins locaux du marché du travail (Beffy et al., 2009). Le Jura est le département franc-comtois où la proportion de titulaires de CAP et BEP est la plus élevée (32 %), tandis qu elle est la plus faible dans le Territoire de Belfort (29 %). Dans les zones d emploi de Besançon, de Saint-Claude et de Belfort, la part de titulaires d un CAP ou d un BEP est inférieure à la moyenne de province. En revanche, elle est supérieure dans toutes les autres zones de Franche-Comté, et plus particulièrement dans les territoires frontaliers (Morteau et Pontarlier) et ceux de Champagnole, de Lonsle-Saunier et de Dole. 18

19 Entre 1990 et 2006, la part des titulaires d un CAP ou d un BEP progresse de 3,3 points en Franche- Comté comme en France de province. Toutefois, cette hausse se restreint aux années quatre-vingt-dix. En effet, depuis 1999, la proportion de détenteurs d un CAP ou d un BEP (comme dernier diplôme) recule ( 1,4 point). Cette baisse plus récente pourrait s expliquer par la progression du baccalauréat technologique ou professionnel (+ 1,2 point entre 1999 et 2006). Les titulaires d un CAP ou d un BEP sont en effet plus nombreux à poursuivre leurs études et à obtenir au moins un bac professionnel ou technologique. Toutes les zones d emploi franc-comtoises ne connaissent pas les mêmes évolutions. Ainsi, dans les zones de Champagnole, Gray et Lure-Luxeuil, l augmentation observée entre 1990 et 2006 est au moins deux fois plus forte qu en moyenne régionale. À l inverse, dans celle de Belfort, la part de CAP-BEP stagne quasiment. En 2006, en Franche-Comté comme en France de province, les hommes sont en proportion plus nombreux que les femmes à avoir un CAP comme dernier diplôme (respectivement 24 et 14 %). En revanche, la possession d un BEP est équilibrée pour les deux catégories (11 %). Par ailleurs, les hommes et les femmes titulaires d un CAP ou d un BEP ne le sont pas dans les mêmes spécialités. Ainsi, les femmes qui ont suivi des études professionnelles sortent plutôt de la voie tertiaire (secrétariat, vente, carrières sanitaires et sociales ), tandis que les hommes viennent davantage des filières industrielles (électronique, informatique, mécanique) ; (Djider et Vanovermeir, 2008 ; Martinelli et Prost, 2010). Or ces spécialités ont un impact sur l insertion professionnelle. En effet, les débuts de carrière des diplômés de la filière tertiaire (textile, habillement, cuir ; secrétariat) sont plus difficiles (emplois peu rémunérateurs et à temps partiel) que pour ceux des spécialités de production (Mainguené et Martinelli, 2010 ; Piquerey, 2010). 19

20 En Franche-Comté, les jeunes (16-24 ans) possèdent plus rarement que leurs aînés (50-64 ans) un CAP (respectivement 13 et 23 %) mais sont, en proportion, presque trois fois plus nombreux à posséder un BEP (respectivement 17 et 6 %). La date de création du BEP (1967) plus récente que celle du CAP (1911) explique la moindre proportion de titulaires de BEP parmi les classes d âge les plus élevées. 20

21 16 % des Francs-Comtois ont un baccalauréat comme diplôme le plus élevé En 2006, 16 % des Francs-Comtois (âgés de ans) ont cessé leur scolarité après avoir obtenu le baccalauréat, qu il soit général, technologique ou professionnel. Cette proportion est inférieure de 1,1 point à la moyenne de province et place la Franche-Comté au 17 e rang des régions métropolitaines (par ordre décroissant et hors Île-de-France). Les Francs-Comtois dans ce cas de figure sont plus nombreux dans les filières technologiques ou professionnelles que dans la filière générale (respectivement 9 et 7 %). Ceci s explique d une part, par le fait que les baccalauréats professionnels et, dans une moindre mesure, les bacs technologiques, ont pour vocation première de préparer à l entrée immédiate sur le marché du travail. Les bacheliers de ces filières sont donc plus nombreux à arrêter leur scolarité juste après le bac. D autre part, ceux qui choisissent de poursuivre leurs études dans l enseignement supérieur (en STS ou IUT, et dans une moindre mesure à l université ) échouent plus souvent dans l obtention d un diplôme post-bac (Moullet, 2005 ; Prouteau, 2009 ; CAS, 2010). Dans les départements francs-comtois, la proportion de bacheliers sortis du système éducatif varie peu puisque l écart le plus important est de 1,3 point entre le Jura (16 %) et la Haute-Saône (15 %). En revanche, les différences entre les douze zones d emploi de la région sont plus marquées. En effet, 2,7 points séparent la zone de Montbéliard (14 %) de celles de Pontarlier ou de Lons-le-Saunier (17 %). Les plus fortes proportions se concentrent dans la partie sud de la Franche- Comté, hormis la zone de Saint-Claude. 21

22 Entre 1990 et 2006, la part des personnes non scolarisées ayant un baccalauréat comme dernier diplôme progresse de 5,2 points en Franche-Comté, soit presque autant qu en France de province (+5,6 points). Cette hausse reflète notamment l accès élargi au baccalauréat des classes d âge les plus jeunes. Elle est généralisée à toutes les zones d emploi franc-comtoises, sachant que l augmentation la plus forte est observée dans la zone d emploi de Morteau (+7,1 points), qui accusait le retard le plus important en 1990, et la plus faible dans celle de Besançon (+4,4 points). La part des femmes (16-64 ans) sorties du système éducatif avec le baccalauréat est légèrement plus importante (16 %) que celle des hommes (15 %). Toutefois, parmi les jeunes générations (16-24 ans), le rapport s inverse puisque 27 % des hommes ont arrêté leur scolarité après le baccalauréat contre 23 % des femmes. Cette inversion relève exclusivement de la filière générale. Comme en France de province, les écarts entre les générations sont assez prononcés dans la région. En effet, les plus âgés (50-64 ans) sont, en proportion, deux fois moins nombreux que les plus jeunes (

23 ans) à avoir cessé leur scolarité après le bac (respectivement 12 et 24 % en 2006). Cela traduit surtout un taux d accès au baccalauréat moins élevé pour les générations les plus anciennes. Mais cet écart intergénérationnel peut aussi refléter l élargissement de l offre pour les baccalauréats, puisqu il tient essentiellement aux baccalauréats professionnels et technologiques. Or ces derniers sont de création relativement récente : 1968 pour le bac technologique et 1985 pour le baccalauréat professionnel. Les générations les plus âgées comptent donc en proportion moins de bacheliers dans ces filières. 23

24 Une proportion de diplômés de l enseignement supérieur légèrement moindre qu en moyenne de province En 2006, 23 % des Francs-Comtois non scolarisés sont diplômés de l enseignement supérieur, soit 1,2 point de moins qu en France de province. Les études supérieures regroupent l enseignement dispensé dans les universités (1 er, 2 e et 3 e cycles), les instituts universitaires de technologie (IUT), les sections de techniciens supérieurs (STS), les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE), les écoles d ingénieur, de commerce... Cette part de diplômés du supérieur place la Franche-Comté au 9 e rang des vingt et une régions de province (par ordre décroissant). L écart avec le niveau national n est attesté que pour les diplômes les plus élevés puisqu en 2006, la proportion de titulaires d un diplôme court (1 er cycle universitaire, BTS, DUT, diplômes des professions sociales ou de la santé) est identique en Franche-Comté et en France de Province (soit 13 %). La Haute-Saône est le département franccomtois qui compte en proportion le moins de diplômés du supérieur, soit 19 % de la population non scolarisée en À l inverse, dans le Territoire de Belfort et le Doubs, 25 % des habitants (ayant fini leurs études) possèdent un titre universitaire ou de grande école. Les écarts entre les zones d emploi sont très importants. Ainsi, dans la zone de Besançon, 31 % des personnes non scolarisées sont diplômées du supérieur. D une part, ce territoire rassemble des pôles universitaires et de nombreux étudiants, ce qui favorise l élévation du niveau de diplôme. D autre part, son statut de capitale régionale lui vaut une plus forte présence de cadres et de professions libérales, ayant un haut niveau de qualification. Sa proportion de diplômés du supérieur est donc beaucoup plus élevée qu en moyenne de province. À l opposé, dans la zone de Lure- Luxeuil, cette part est presque deux fois moindre que celle de Besançon. 24

25 De 1990 à 2006, la proportion de diplômés du supérieur progresse de 12,6 points au sein de la population franc-comtoise (16 à 64 ans) ayant achevé ses études. Cette hausse importante est néanmoins légèrement inférieure à celle constatée au niveau de la province (+13,0 points). Elle s observe dans toutes les zones d emploi franc-comtoises. L augmentation la plus forte est enregistrée dans la zone de Besançon (+15,0 points), qui comptait déjà la part la plus élevée en À l opposé, la plus faible est constatée dans le territoire de Lure-Luxeuil (+10,3 points). En 2006, en Franche-Comté comme en France de province, les femmes sont en proportion plus nombreuses que les hommes à être titulaires d un diplôme de l enseignement supérieur (respectivement 25 et 21 %). Néanmoins, cette surreprésentation concerne uniquement les diplômes courts. En effet, la part des hommes et des femmes ayant fait des études plus poussées (2 e ou 3 e cycle universitaire, diplôme d ingénieur, de grande école ) est proche, soit 10 %. Par ailleurs, les différences entre les hommes et les femmes sont variables selon les tranches d âge. Les écarts sont plus marqués pour les générations les plus jeunes où la surreprésentation féminine est de 25

26 l ordre de neuf points. En effet, en 2006, 24 % des femmes de 16 à 24 ans sont diplômées du supérieur contre 15 % des hommes de la même classe d âge. En revanche, les hommes plus âgés (50-64 ans) sont légèrement plus qualifiés que les femmes aux mêmes âges (respectivement 16 et 15 % d entre eux sont diplômés du supérieur). À cet égard, ils disposent fréquemment de plus hauts diplômes (2 e ou 3 e cycles universitaires, diplômes d ingénieur ). 26

27 Les déterminants du niveau de diplôme et du profil des diplômés Plusieurs facteurs déterminent le niveau de diplôme de la population franc-comtoise, comme la structure par âge des habitants, les migrations résidentielles, le milieu socioculturel et la structure familiale, ainsi que le tissu productif. La structure démographique Hypothèse : Sachant que les anciennes générations sont généralement moins diplômées que les plus jeunes (ministère de l Éducation nationale, 2003), il existerait une relation entre le niveau d études d une population et sa structure par âge. Par conséquent, dans quelle mesure les écarts de taux de sansdiplômes, respectivement de hauts-diplômés, observés entre les régions de province sont-ils attribuables à des différences de structure d âge? Analyse : Pour répondre à cette question, nous procédons à une analyse structurelle-résiduelle, laquelle consiste à distinguer les effets structurel et résiduel dans les taux de sans-diplômes, respectivement de hauts-diplômés. L effet structurel correspond à la partie du taux de sans-diplômes (resp. de hautsdiplômés), qui peut être expliquée par la structure par âge. Il est égal à un taux théorique calculé dans chaque région de province et pour chacune des tranches d âge de 16 à 64 ans. Ce taux correspond à celui qui serait observé dans une région si ces caractéristiques structurelles étaient conformes à la moyenne de province. L'effet résiduel quant à lui correspond à la différence entre le taux réellement observé et celui qui est imputable à l'effet structurel. Il traduit la différence de taux de sans-diplômes (resp. de hauts diplômés), à structure initiale rendue identique, entre les régions. Dans le cas des sans-diplômes, l écart du taux franc-comtois avec la moyenne nationale est de 0,68 point. En décomposant ce faible écart, il apparaît que la structure par âge a un effet quasi nul ( 0,02 point), tandis que l effet résiduel est prépondérant. 27

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