L essence de l espace en gestion. Une étude historique à partir du cas de l organisation de la production comptable

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "L essence de l espace en gestion. Une étude historique à partir du cas de l organisation de la production comptable"

Transcription

1 L essence de l espace en gestion. Une étude historique à partir du cas de l organisation de la production comptable Pierre Labardin LOG (IAE Orléans) 13 Rue de Touraine Chécy Cette communication s intéresse aux sens que peut revêtir l espace en gestion dans une perspective historique. En terme méthodologique, nous nous fondons pour cela sur l archéologie des sciences humaines (Foucault [1990]). Notre terrain est constitué par un travail portant sur l organisation de la production comptable du XVIII e siècle à la fin de l Entre-deux-Guerres. Nous montrons dans le corps de l article que deux conceptions de l espace se succèdent : une qui assimile la proximité à l efficacité (XVIII e et XIX e siècles), suivie d une autre qui lie proximité et hiérarchie (XIX e et XX e siècles). Pour chacun de ces deux modèles, nous essayons de décrire la cohérence qui lui inhérente. Nous présentons ensuite ses fondements et ses limites. Cette interrogation historique poursuit deux buts : montrer que les sens que peuvent revêtir l espace sont à la fois multiples et historiquement construits. D autre part, il s agit de confronter différentes conceptions de l espace pour mieux s interroger sur les usages qui peuvent en être effectués. 1

2 L essence de l espace en gestion. Une étude historique à partir du cas de l organisation de la production comptable Que signifie «être proche de»? A cette question, nous pouvons répondre de deux façons. Nous pouvons d abord chercher la définition de l expression dans un dictionnaire. Mais nous pouvons aussi nous interroger sur ce que signifie plus symboliquement la proximité : pourquoi est-on proche de quelqu un? Inversement, que recherche-t-on quand on veut mettre de la distance? Cette dimension qui pourrait paraître importante est finalement assez peu étudiée en tant que telle 1. Si l on s intéresse au sens du terme, nous retrouvons d abord une signification purement physique. Celui qui est proche est à côté, à proximité immédiate : c est, par exemple, le voisin. Mais, très souvent, la proximité prend un sens plus figuré : le Trésor de la langue française définit ce sens comme le «caractère de rapprochement, d affinité entre deux choses abstraites, deux entités». Les plans sur lesquels se joue la proximité paraissent en effet se multiplier : l espace physique certes, mais aussi l espace relationnel, l espace familial bref un espace social 2. Et, comme le rappelle à ce sujet Henri Lefebvre [2000] : «il n y a pas un espace social, mais plusieurs espaces sociaux, et même une multiplicité indéfinie dont le terme «espace social» dénote l ensemble non dénombrable» (p.103). Ce sont justement les sens de ces espaces que nous voudrions interroger dans ce travail. Que signifient concrètement les différentes formes de proximité? Comment s articule-t-elle à une dimension managériale? Pourquoi choisit-on à un moment donné de privilégier la proximité ou la distance? Une des façons de répondre à ces questions est de choisir une perspective historique : en effet, quel meilleur moyen de compréhension que celui qui permet de voir comment, progressivement, se sont construites les différentes dimensions de la proximité? En permettant des comparaisons plus aisées, l histoire permet aussi d évaluer plus facilement la proximité. 1 La thèse de Sophie Renault [2001] ou l ouvrage de Bellet et alii [1998] constituent quelques exceptions. L apparition dans la littérature de la notion de communautés de pratique a contribué à mettre en lumière (au moins partiellement) cette thématique (Lave et Wenger [1991]). 2 Henri Lefebvre [2000] définit implicitement cette notion : «comment nommer la séparation qui maintient à distance, les uns hors les autres, les divers espaces : le physique, le mental, le social? Distorsion? Décalage? Coupure? Cassure? Le nom importe peu. Ce qui compte, c est la distance qui sépare l espace idéal relevant des catégories mentales (logico-mathématiques), de l espace réel, celui de la pratique sociale» (p.21). 2

3 Il est évidemment impossible de faire une histoire globale de la proximité en sciences de gestion : chaque thématique développe un rapport à l espace spécifique qu il est difficile d isoler. Par exemple, les dimensions à l œuvre dans le choix d un lieu (voir par exemple Nikitin [1992] pour le cas de Decazeville) relève d une tout autre logique que l étude de l organisation de l espace au sein de ce même lieu (voir par exemple Carmona et alii [2002] pour le cas d une manufacture de tabac en Espagne). Nous avons donc choisi de voir comment la dimension spatiale pouvait prendre sens dans le cadre du management de la production comptable 3. L objectif de ce travail n est pas de faire une généalogie (au sens foucaldien du terme) de ces modes d organisation, c est-à-dire d expliquer comment ils sont nés et ont disparu. Il s agit plutôt de faire une archéologie (au sens foucaldien du terme), c est-à-dire de montrer la cohérence managériale que peuvent recouvrir les deux conceptions de l espace que nous allons développer. Pour asseoir notre travail, nous nous appuierons sur deux types de sources : pour la première partie, nous utiliserons des travaux historiques qui ont analysé la vie du comptoir au XVIII e siècle 4. Pour la seconde partie, nous nous fonderons sur des travaux historiques effectués aux archives de Saint-Gobain et de Pont-à-Mousson. Dans un premier temps, nous analyserons la première conception de la proximité qui nous provient du XVIII e siècle. Puis, nous montrerons comment une seconde conception de la proximité a émergé à partir de la deuxième moitié du XIX e siècle. 1. LA PROXIMITE COMME FORME D EFFICACITE La première proximité dont nous allons parler est celle héritée de l économie de l Ancien Régime : celle-ci paraît alors le synonyme de l efficacité 5 alors que la distance sous l ensemble de ces formes renvoie à toute une série de risques et de dangers. 3 Il est délicat de parler ici de service comptable dans la mesure où ces derniers n apparaissent que dans la deuxième moitié du XIX e siècle. De plus, comme nous le montrerons, les services comptables sont, entre autres, caractérisés par une conception de l espace très particulière. Pour ces raisons, il nous semble préférable d utiliser l expression d organisation de la production comptable qui ne préjuge en rien de leurs modes d organisation. 4 Les travaux portant sur l organisation comptable au XVIII e siècle sont assez nombreux : qu il s agisse du commerce (Kaplan [1996], Maillard [2000]), du négoce (Taylor [1963], Cavignac [1967], Carrière [1973], Butel [1974], Lespagnol [1997], Meyer [1999]) ou de l industrie (Chassagne [1971], Sergène [1972], Pris [1973], Woronoff [1984], Haudrère [2005]), la plupart des historiens s intéressant à l histoire du commerce et de l industrie à cette époque nous fournissent des éléments factuels suffisamment précis pour esquisser cette histoire. 5 Le terme efficacité ne se retrouve évidemment pas historiquement. En l utilisant ici, nous voulons simplement signifier l adéquation entre l objectif poursuivi et le résultat. 3

4 Pour essayer de caractériser ce premier rapport à la distance, nous procèderons en trois temps : nous préciserons d abord la nature de ce rapport à l espace en montrant son adéquation avec les besoins d une époque (1.1). Puis, nous nous intéresserons à ses fondements (1.2). Dans un dernier temps, nous chercherons à montrer les limites de cette modalité organisationnelle (1.3) LA NATURE DE LA PROXIMITE-EFFICACITE La proximité paraît être le mode courant de la gestion : on recrute qui on connaît, être proche est synonyme de confiance. En un mot, le sens de la proximité paraît alors unilatéral. Plus précisément, ce sens paraît alors se décliner selon cinq modalités qui, loin de s exclure les unes les autres, se complètent : la proximité physique : la première proximité est évidemment celle du quotidien, celle qui consiste à travailler dans un même lieu, le comptoir, voire à vivre au même endroit. Ainsi, Carrière [1973] nous indique que les commis étrangers étaient souvent logés chez leurs patrons (p.720). A Lyon, Taylor [1963] insiste sur la proximité entre associés et employés (p.53). Par ailleurs, une description du comptoir que nous propose Paul Butel [1974] à Bordeaux 6 et confirme cette idée de proximité physique : «Autour du commissionnaire, les commis, juchés sur des tabourets de bois, travaillent à la grande table, pourvue de plusieurs pupitres à une ou deux places sur lesquels ils peuvent commodément disposer les livres où ils consignent les différentes opérations commerciales ou les registres de correspondance» (p.164). la proximité hiérarchique : la deuxième proximité tient à la hiérarchie. Dans des organisations importantes où la proximité physique n est pas assurée comme Saint-Gobain, le teneur de livres et le caissier sont directement rattachés aux associés (qui sont les vrais décideurs) et n ont pas de compte à rendre aux directeurs (Pris [1973], p.298). On retrouve dans les plans d archives des traces de ce changement : à la fin du XVIII e siècle et au début du XIX e siècle, l espace comptable se réduit encore souvent à l espace du caissier. La proximité hiérarchique joue encore et sans surprise, l emplacement du caissier est situé à proximité immédiate des lieux de pouvoir (il jouxte les bureaux du directeur dans l établissement de Saint-Gobain ou celui des officiers dans celui de Tourlaville 7 ). la proximité de travail : la troisième proximité tient au contenu même du travail. Le travail est certes divisé puisque Carrière [1973] nous dit qu à Marseille, «la comptabilité était 6 Carrière [1973] (p.721) fait une description proche pour le cas de Marseille. 4

5 sans aucun doute confiée à un spécialiste : le teneur de livres» (p.730). Pour autant, cela ne veut pas dire que le travail est systématiquement et précisément divisé comme le même auteur l indique plus loin : «Le négociant, en général, comme le montre le comptoir de la maison Roux, participait directement au travail journalier outre la responsabilité d ensemble» (p.730) la proximité sociale : la proximité peut s intégrer dans un rapport social qui va au-delà du travail proprement dit. Elle paraît alors fondée sur une même origine sociale. Ainsi faut-il comprendre le fait que les parents de Jean Maillefer 8 l envoient en apprentissage chez d autres marchands (p.8 et 11). Le teneur de livres est alors un futur marchand et son éducation se fait directement par la pratique. Cavignac [1967] fait le même constat à Bordeaux et le recrutement d un commis à Tournemine-les-Angers peut achever de nous convaincre : «Louis Paillet, négociant de Boulogne-sur-Mer, failli en 1760, s engagea pour quatre ans comme commis en août 1767» (Chassagne [1971], p ). Cette proximité sociale passe aussi par des salaires relativement élevés (Carrière [1973], p , Cavignac [1967], p.38, Butel [1974], p ). la proximité familiale : une dernière modalité pour exprimer ce lien est évidemment le lien familial. La femme peut évidemment tenir les livres comme l atteste de nombreux travaux historiques : ceux d Adeline Daumard [1997] chez les petits commerçants parisiens au début du XIX e siècle (p.265), mais aussi ceux de Lespagnol [1997] au XVIII e siècle à Saint-Malo (p.123), de Kaplan [1996] chez les boulangers parisiens (p.345) et de Maillard [2000] chez leurs homologues tourangeaux (p.363). On pourrait ainsi multiplier les exemples où la femme tient les livres. Parlons aussi des cas où ce sont les enfants : il peut assurer sa formation chez un autre négociant, mais souvent il commence chez ses parents comme l indiquent Lespagnol [1997] à Saint-Malo (p.123) ou Carrière [1973] à Marseille (p.726). L importance de ce lien familial est même mentionné par Lespagnol [1997] pour qui la finalité du recours à la société, c est «avant tout d assurer la continuité de la maison familiale» (p.122). Le cas de madame de Maraise, épousée ««pour remédier à son insuffisance commerciale [NDLA : celle de Maraise»], selon Oberkampf» (Chassagne [1981], p.10) apparaît même comme le cas extrême de la proximité familiale. Ces différentes formes de proximité paraissent se renvoyer les unes aux autres : le constat de Denis Woronoff [1984] sur le cas de l industrie sidérurgique confirme cette analyse : 7 Pièces Plan C7-1 et C7-2. Archives Saint-Gobain. Le Plan de Tourlaville n est pas daté mais remonte à la fin du XVIII e ou au tout début du XIX e siècle. Celui de Saint-Gobain est daté de Négociant rémois du XVII e siècle dont les souvenirs sont publiés en

6 «Le plus sûr ou le plus simple n est-il pas de le chercher parmi ses proches? Un fils d abord [ ] Ce peut être aussi un neveu [ ]. Proches encore, les directeurs issus de la région immédiate» (p.303). Ces proximités renvoient aussi à des structures sociales qui les rendent possibles : ainsi, le rôle de la famille est déterminant dans l ensemble de l organisation sociale. De même, l organisation sous forme de corporation facilite la proximité sociale : il suffit en effet de lire les modalités d admission dans la corporation des maîtres-écrivains pour s assurer de l homogamie sociale que ne peut manquer de produire le règlement LES FONDEMENTS DE LA PROXIMITE-EFFICACITE Si la description de ce premier rapport à la proximité est assez simple, la compréhension de ces fondements s avère plus complexe. Face à cette multitude de comportements individuels, il semble qu une explication plus générale soit pertinente. Une première explication réside probablement dans l altérité perçue comme un danger : «Derrière ces croyances légendaires ou ces exagérations affolantes, on devine la peur de l autre, c est-à-dire de tout ce qui appartient à un univers différent du sien. Certes les aspects extraordinaires qu on prêtait aux pays lointains pouvaient aussi constituer un attrait puissant. [ ] Toutefois, pour la masse des gens, le recul devant l étranger sous toutes ces formes demeura longtemps encore l attitude la plus ordinaire. [ ] Même au moment où la Renaissance élargit les horizons de l Occident et encore après l étranger apparaît à beaucoup de gens comme suspect et inquiétant. Il faudra du temps pour s habituer à lui» (Delumeau [2003], p.64-65). Derrière ces peurs dont parle Delumeau, se construit une représentation de l espace dans l ensemble de la société : l autre représente l inconnu, le danger, alors que celui qui est proche représente au contraire une forme d assurance contre ce danger. Ainsi, une multitude de légendes existent présentant les pays lointains comme peuplés d animaux fantastiques ou d êtres monstrueux (Delumeau [2003], p.64). Dans ces conditions, nous comprenons mieux pourquoi la proximité s associe si facilement à l efficacité de la gestion. Plus généralement, il semble que ce premier sens de la proximité renvoie à la façon dont la connaissance de la Renaissance s était structurée 10. Foucault [1990] avait déjà remarqué dans Les mots et les choses que «jusqu à la fin du XVI e siècle, la ressemblance a joué un rôle bâtisseur dans le savoir de la culture occidentale» (p.32). Il semble bien que les pratiques d organisation de la production comptable du XVIII e siècle soient encore dans l épistémé précédant celle de l âge classique si l on utilise les catégories de Foucault. 9 La corporation existe à Paris depuis 1570 (Lemarchand [2001], p.102). Son règlement prévoit notamment un traitement différencié pour les enfants des membres de la corporation (qui n ont pas à justifier de leur compétence) et les candidats ordinaires. 10 Sur ce point, l âge classique qui se fonde sur la représentation ne paraît guère différer de son prédécesseur. 6

7 Les proximités physiques et hiérarchiques paraissent recouvrir la convenientia : elle caractérise «les choses qui, approchant l une de l autre viennent à se jouxter ; [ ] le voisinage n est pas une relation extérieure entre les choses, mais le signe d une parenté au moins d obscure» (p.33). La proximité sociale renverrait plutôt à l aemulatio : elle a «quelque chose du reflet et du miroir : par elle les choses dispersées à travers le monde se donnent réponse. [ ] Où est la réalité, où est l image projetée? Souvent il n est pas possible de le dire, car l émulation est une sorte de gémellité naturelle des choses» (p.34-35). La proximité familiale combine la convenientia et de l aemulatio, ce qui caractérise l analogie (p.37). Enfin, la proximité de travail paraît renvoyer aux sympathies : «là nul chemin n est déterminé à l avance, nulle distance n est supposée, nul enchaînement prescrit. La sympathie joue à l état libre dans les profondeurs du monde.» (p.38). En un mot, les différentes proximités paraissent s articuler à une conception du savoir hérité de la Renaissance. Cette épistémé, comme celle de l âge classique, n ignore pas l homme, mais n en fait pas un objet de savoir. L homme existe, mais n est pas pensé en tant que tel : son comportement paraît relever de son propre choix. En terme de gestion, cela signifie que l on ne pense pas la relation salariale comme un rapport sur lequel on peut peser. Nous pourrions dire que l homme se résume dans un certain nombre de caractéristiques invariantes dans le temps : cette conception implique alors de découvrir, avant l embauche, si le futur employé remplit ou non ses caractéristiques. Dans ces conditions, la gestion en tant que telle n a pas de sens : on ne peut pas peser sur les individus en les transformant. Il faut donc s assurer que l individu conserve les caractéristiques qui le désignent : il est donc indispensable de maintenir son statut social, son salaire etc. C est finalement ce que nous dit Jeannin [2002] : «Au risque de forcer le trait, disons que l essentiel du discernement consistait à embaucher un comptable sûr et à le bien traiter» (p.335). Dans cette épistémé, la proximité n est finalement que l expression de l efficacité : elle n est qu une traduction des modalités selon lesquelles les individus peuvent être sélectionnés. Toutefois, cette proximité-efficacité n a aucune visée transformative : l efficacité de l individu lui préexiste. La longévité de cette forme de proximité s explique assez aisément : «la nouveauté était et est une des catégories de l autre» (Delumeau [2003], p.65). Autrement dit, la longévité de cette conception de la proximité paraît inscrite dans ses caractéristiques mêmes. 7

8 1.3. LES LIMITES DE LA PROXIMITE-EFFICACITE Comme toute forme d organisation, la proximité-efficacité à un certain nombre de faiblesses. Nous en retiendrons trois. La première est celle du nombre : quand les organisations grossissent pour prendre une certaine taille, la relation de proximité devient difficile à mettre en place. Il faudrait pourtant se garder de penser qu elle est impossible. Que ce soit à Saint-Gobain 11, dans l industrie sidérurgique (Woronoff [1984]), à la manufacture de Sèvre (Sergène [1972]) ou à la Compagnie des Indes (Haudrère [2005]), une organisation s est mise en place : elle repose sur une imbrication entre les tâches productives et les tâches administratives. Chaque directeur ou chaque responsable doit tenir les écritures comptables relatifs à sa spécialité. Le caissier ou éventuellement un teneur de livres est ensuite chargé de centraliser ses écritures. Ce mode d organisation permet de limiter sensiblement le nombre de teneurs de livres. Au besoin, les sociabilités négociantes sont utilisées pour trouver les teneurs de livres tant recherchés (Butel [1974], p.169). La deuxième faiblesse de cette conception de la proximité est le coût : on ne paye pas cher le teneur de livres pour le motiver ou qu il soit performant mais on le paye cher pour qu il soit ce qu il doit être, à savoir quelqu un de proche, donc quelqu un de confiance. La conséquence est immédiate : «ces prix font reculer nombre de négociants» (Meyer [1999], p.130). Pourtant, beaucoup cherchent à travailler dans ce fameux comptoir sans toujours y arriver (Carrière [1973], p.718). Cela confirme bien l idée que le montant du salaire n exprime pas d abord une relation marchande, mais plutôt une relation sociale. La dernière limite de la proximité tient dans la question de la compétence : en privilégiant une logique fondée sur la proximité-efficacité, cette forme d organisation tend à négliger la question de la qualité du travail comptable effectuée. Il ne s agit évidemment pas de dire que la compétence n a aucune importance, mais plutôt qu elle se réduit à une relation où l expérience. Ainsi, quand Savary [1675] constate déjà l augmentation du nombre de faillites, il expose les causes suivantes : «Premièrement, l ignorance des négocians vient de ce que dans leur commencement ils manquent d instruction, n ayans pas fait leur apprentissage chez d habiles marchands, qui ayant toutes les qualités requises pour bien montrer le commerce. Secondement, de ce qu ils n ont pas servy assez long-temps les autres marchands, pour acquérir toute l expérience pour le bien conduit.» (p.33) 11 Pièce C4-2. Archives Saint-Gobain. 8

9 Le savoir de gestion n existe pas alors en tant que tel : l expérience est ce qui fonde la connaissance aux XVII e et XVIII e siècle. Celui qui sait, c est encore celui qui pratique la comptabilité au quotidien. Il est évidemment difficile d expliquer pourquoi à moment donné, cette première conception de la proximité a disparu dans le courant du XIX e siècle. Evidemment, on voit bien que cette conception de la proximité est difficilement compatible avec la grande entreprise. Pourtant, le XVIII e siècle avait déjà résolu le problème : dans les rares grandes entreprises existantes, la comptabilité était conçue comme une forme de responsabilité qui ne pouvait se dissocier des responsabilités managériales. Une taille réduite et une forte proximité semblaient aller de pair. Il semble donc difficile de savoir quel facteur détermine l autre : le changement du sens de la proximité ou l augmentation de la taille. Pour échapper à cette causalité circulaire, nous pouvons noter que le changement de sens de la proximité s accompagne d une rupture dans les modalités du savoir de gestion : dans un premier temps, le savoir de gestion est un reflet des pratiques. Dans un second temps, il devient une série de règles qu il faut suivre (pour les écoles de commerce, voir Maffre [1990], p.407). Parallèlement, les fondements du savoir évoluent : jusqu au XIX e siècle, le savoir provient d abord de la pratique 12. Celui qui sait, c est celui qui pratique, autrement dit là où il y a une proximité forte entre le discours et la réalité. A partir du XIX e siècle et avec l émergence du scientisme, le savoir change de nature : il devient théorique et s assimile à un ensemble de règles établi par des théoriciens 13. On peut penser que le changement conceptuel de l espace s explique au moins partiellement par cette rupture dans le savoir : la proximité efficacité s accordait bien avec un savoir fondé sur la notion de proximité alors que la hiérarchisation de l espace correspond mieux à un savoir provenant d une théorisation. 12 Si l on reprend les auteurs comptables du XIX e siècle, on trouve les praticiens suivants : un auteur anonyme en 1805, Lorrimier en 1808, Rodrigues en 1810, Legret en 1811, Chalier en 1814, Gabiou en 1821, Godard en 1827, de la Tasse en 1839, Helfenbein en 1845, Avril en 1847, Lefour en 1853, Heudicourt en 1862, Royon en 1866, Pollet en 1873, Meifredy en 1883, Fontaine en 1884, Nagel en 1896, Gillet en 1899, Moutier en 1899 et Bourgeois en Nous avons retenu pour distinguer ces auteurs la qualité qui était mise en avant sous le titre : ainsi, Legret se présente comme un «ancien négociant». Une lecture de la première page permet de se rendre compte que Legret assure aussi des cours. Néanmoins, la légitimité de son ouvrage paraît clairement issu de son ancienne activité de négoce, et non de son activité d enseignant, du fait de l importance accordée à la première fonction dans sa présentation. 13 Si l on reprend les auteurs comptables du XIX e siècle, on trouve les enseignants suivants : Dezarnaud de Lezignan en 1825, Mezières en 1835, Trémery en 1838, Vannier en 1844, Bahier en 1850, Lagrue en 1851, Duprat en 1851, Monginot en 1854, Dolivet en 1859, Pigier en 1860, Barlet en 1861, Bernard en 1863, Dugué en 1864, Chevalier en 1867, Thénard en 1869, About en 1873, Barré en 1875, Londet en 1881, Richard en 1882, Bournot en 1884, Augier en 1886, Barillot en 1887, Léautey et Guilbault en 1889, Andoyer en 1896, Marchal en 1897 et Ruitre en

10 2. LA HIERARCHISATION DE L ESPACE Ce second modèle propose une lecture radicalement différente des notions de proximité et de distance : autant le premier n utilisait que la proximité, autant le second utilise les deux. Pour étayer notre discours, nous nous fonderons sur l étude de l organisation de l espace à Pont-à- Mousson dans l Entre-deux-Guerres. Comme dans la première partie, nous procèderons en trois temps : nous présenterons d abord la nature de ce rapport à l espace (2.1). Ensuite, nous essaierons d en comprendre les fondements (2.2) et les limites (2.3) LA NATURE DE LA HIERARCHISATION DE L ESPACE Des cinq formes de proximité, il ne subsiste guère qu une proximité physique dans ce modèle. Même ce sens a partiellement changé. Dans le même temps, la distance a également vu son sens se modifier. La distance prend un nouveau sens, celui de la hiérarchie. Cela signifie que le lieu où le supérieur travaille est bientôt isolé de celui du subalterne. Le but est de rendre les communications plus difficiles pour les limiter : la précision croissante de la division de l espace semble donc accompagner la division du travail. Le bureau du chef comptable se retrouve ainsi isolé de celui du reste des comptables. De plus, la hiérarchie se marque symboliquement dans l espace. Dans le modèle précédent, la hiérarchie était indissociable de l individu. Dans notre cas, au contraire, elle est liée à la fonction exercée. On retrouve ce changement jusque dans les mots et leurs sens. Il n y a pas de chef comptable ou de teneur de livres en chef au XVIII e siècle : la hiérarchie était alors liée à la personne. Désormais, la hiérarchie est liée à la fonction : chaque fonction comporte, outre un ensemble de tâches à effectuer, une signification précise dans la hiérarchie. A la fin du XIX e siècle, l espace comptable ne se résume plus, loin s en faut à celui du seul caissier : l espace comptable se compose d un grand bureau ou de plusieurs petites unités. A Pont-à-Mousson par exemple, voici comment l espace comptable se structure en 1928 : 10

11 Figure 1 Plan du 2ème étage des nouveaux bureaux du siège (1928)14 Figure 2 Conception des postes de travail dans les nouveaux bureaux (1928)15 Nous remarquons bien sur ces plans la séparation hiérarchique : le chef comptable dirige le service depuis un bureau séparé. Les autres employés comptables sont placés dans un grand bureau avec une surface très limitée : en 1924, avant cette réorganisation qui accentuera le Pièce Archives Pont-à-Mousson. Pièce Archives Pont-à-Mousson. 11

12 phénomène, alors que les comptables disposent de 10 à 12 mètres carré de surface, le chef comptable dispose de 19 mètres carré 16. Si la distance permet de marquer la hiérarchie, la proximité marque à l inverse l équivalence dans la hiérarchie. Cette proximité est évidemment une question de distance, mais concerne plus généralement les attributs liés à la fonction : la surface dont chacun dispose, l emplacement au sein du bureau sont autant de signes qui indiquent la position hiérarchique de chacun et donc l équivalence. La figure 2 illustre parfaitement ce phénomène : on aperçoit ainsi cinq rangées de tables minutieusement organisée. En haut, près des fenêtres, on trouve quatre tables qui se font face deux à deux. Ces tables sont destinées aux comptables, essentiellement masculins. Au bout, deux tables plus petites se faisant face sont installées pour les dactylographes (personnel essentiellement féminin). Une dactylographe en chef est située perpendiculairement pour surveiller les dactylographes. A l inverse, les comptables restent dans l axe de Léon Songeur, leur supérieur hiérarchique immédiat. Non seulement chaque espace semble attribué à une fonction plus qu à un individu, mais en plus, les personnes exerçant les mêmes fonctions paraissent interchangeables au sein de leur espace propre. Plus généralement, la hiérarchie est marquée dans l ensemble de l espace de l entreprise. Les vestiaires sont ainsi séparés selon la hiérarchie : «A chaque étage plusieurs vestiaires séparés seront mis à la disposition du personnel masculin et du personnel féminin. A l exception des chefs et sous-chefs de services qui pourront avoir dans leur bureau individuel une armoire-vestiaire spéciale, tous les autres membres du personnel seront tenus de déposer leurs vêtements dans les vestiaires mis à leur disposition 17» (p.4-5) Le constat est le même pour les escaliers : «Aux heures d entrée et de sortie, le Personnel féminin est prié d utiliser uniquement l escalier intérieur central du bâtiment, situé au voisinage des vestiaires réservés aux Dames. Aux mêmes heures, le Personnel masculin est, de son côté, prié d utiliser uniquement l escalier situé à l entrée rue de Toul (sauf aux jours et heures de distribution de l Association d achats en commun, comme il sera indiqué au règlement spécial concernant ces distributions). L usage du grand escalier donnant sur le Square, est rigoureusement interdit, sauf pour MM. Les Chefs et Sous-Chefs de Service appelés à se rendre à la Direction 18.» (p.5-6) 16 Pièce Archives Pont-à-Mousson. 17 Règlement & Recommandations spéciales du 91 rue de Toul à Nancy (mai 1928). Pièce Archives Pontà-Mousson. 18 Règlement & Recommandations spéciales du 91 rue de Toul à Nancy (p.5-6, mai 1928). Pièce Archives Pont-à-Mousson. 12

13 Plus que la proximité, c est la distance qui change de sens : au XVIII e siècle, la distance exprimait l altérité, l inconnu, le danger. A partir de la deuxième moitié du XIX e siècle, la distance exprime encore l altérité, mais cette altérité s incarne dans le visage de la hiérarchie. La proximité hiérarchique se décline à partir de l Entre-deux-Guerres en terme de surveillance : les plans que nous avons reproduits le suggèrent, mais plusieurs rapports et autres notes le confirment. La réorganisation des bureaux vise à mieux surveiller l espace. La figure 2 suggère l importance du rôle de Léon Songeur dans le dispositif de surveillance. Les cloisons sont en effet vitrées pour faciliter celle-ci. Et pour s assurer de l efficacité du système, le règlement intérieur vient confirmer cette organisation : «Tous les bureaux étant entourés de cloisons vitrées il est interdit de masquer les vitres des murs soit par des meubles, soit par des cartes, tableaux, documents quelconques etc Les meubles classeurs et divers ne devront être mis en place qu avec l accord du Contrôleur des Bureaux» (p.10) LES FONDEMENTS DE LA PROXIMITE-HIERARCHIE La proximité-hiérarchie est sous-tendue par une nouvelle conception. Le premier modèle impliquait une équivalence entre la proximité et l efficacité. A l inverse, le second repose sur une autre conception de l efficacité : cette dernière paraît résulter du travail de chacun. Celuici prend donc un sens et une importance dans la pensée économique qu il n avait pas auparavant (Foucault [1990], p.266). Les compétences du comptable ne sont pas innées : elles peuvent s acquérir et inversement se perdre. Dans cette perspective, un pouvoir, une surveillance doivent assurer le contrôle de l employé. Si le travail devient l élément central, il devient capital de l intégrer dans d autres dispositifs permettant de s assurer de son efficacité. Au niveau spatial, cela implique une redéfinition que Foucault précise dans Surveiller et Punir. Les différentes étapes que nous allons maintenant détailler affectent d abord l espace ouvrier dès le début du XIX e siècle (voir par exemple Dewerpe et Gaulupeau [1990] p.46 et Le Goff [2004] p.43-44), puis l espace comptable entre la fin du XIX e siècle et le début du XX e siècle 20 : La clôture : la clôture consiste à instaurer une séparation entre l espace de travail et le monde extérieur 21. Elle consiste d abord à séparer et isoler les bureaux de tout autre 19 Règlement & Recommandations spéciales du 91 rue de Toul à Nancy (mai 1928). Pièce Archives Pontà-Mousson. 20 La distinction qui suit reprend explicitement celle de Foucault [1993] (p ). 21 Cette isolation est acquise très tôt : à Saint-Gobain, dès les années 1870, le service comptable est isolé des autres services administratifs. Pièce Hist C-3/3-2 pour l établissement de Montluçon et Pièce Plan à pour les autres glaceries. Archives Saint-Gobain. 13

14 bâtiment. Il faut faire comprendre à l employé que l espace de travail se sépare du reste du monde. Le quadrillage : un quadrillage se met en place dans les bureaux en séparant ce qui relève de l espace de travail proprement dit de l espace commun. La fonctionnalisation des espaces : il s agit d attribuer une fonction à tous les lieux, y compris ceux qui traditionnellement n en avaient pas. Aucun espace ne doit être perdu. Derrière cette volonté, on retrouve le poids du fonctionnalisme architectural 22. Le rang : le rang n est plus exprimé par la personnalité de chacun, mais au contraire par la fonction. Chaque fonction se hiérarchise, entraînant la naissance du chef de comptabilité, de l aide-comptable etc. La conséquence de cette nouvelle conceptualisation de l espace est évidemment l intégration de la compatibilité dans de grands espaces, que l on nommera rapidement les open space. L entreprise peut être grande, gigantesque parfois sans que cela ne pose soucis : la distance n exprime plus le risque mais une hiérarchie. Toutefois cette altérité est désormais maîtrisée, puisqu elle s inscrit dans une division du travail et du temps qui recoupe celle de l espace. Cette nouvelle conception de l espace accompagne donc la diffusion du modèle de la grande entreprise et de ses structures. Le modèle de la bureaucratie mécaniste décrit par Mintzberg [1978], illustre cette conception de l organisation spatiale. Il faudrait néanmoins se garder de rapprocher trop nettement nos constats et ceux de Mintzberg : d abord, les travaux ne portent pas sur la même période, les nôtres étant antérieurs ; ensuite, du fait de la perspective du travail qui est assez différente : nous ne cherchons qu à caractériser une dimension de l organisation, quand Mintzberg est beaucoup plus complet. Enfin, la méthodologie est radicalement différente : Mintzberg s intéresse à l ensemble des modes organisationnels à moment donné, quand nous ne nous intéressons qu à une dimension limitée, mais dans le cadre d une évolution historique LES FAIBLESSES DE LA PROXIMITE HIERARCHIE Une des premières faiblesses de l organisation sous forme de grands services comptables est assurément le coût total de fonctionnement du service. A Saint-Gobain où l on peut suivre des 22 On peut donner la définition suivante du fonctionnalisme : «ce qui compte avant tout, c est l exacte adaptation d un monument à sa fonction. Les formes doivent découler d une logique de la construction et non d une recherche de la pensée en soi» (Ragon [1991], p.177 à propos de la pensée de Durand, un des premiers fonctionnalistes français au début du XIX e siècle). Notons aussi que le fonctionnalisme provoquera une rupture entre les architectes, réputés pour faire du beau et les ingénieurs, réputés pour faire de l utile. L architecture fonctionnaliste appartient évidemment à cette seconde catégorie. 14

15 séries longues sur le prix de revient, on voit ainsi le coût des services administratifs exploser à la fin du XIX e siècle, c est-à-dire au moment où se mettent en place les grands services comptables : entre 1863 et 1906, pendant que le chiffre d affaires est multiplié par six, le coût du personnel travaillant au siège est multiplié par douze 23. Cette forme d organisation paraît également moins attractive que la première pour les comptables. Autant la proximité efficacité pouvait attirer et garder le comptable en se fondant sur son intérêt, autant la proximité hiérarchie se fonde sur un rapport plus contraignant. Dans le premier modèle, l existence d un contrôle formel semblait superflue du fait des incitations. A l inverse, ce second modèle considère le comptable comme un employé relativement ordinaire ; il rencontre beaucoup de difficultés à faire carrière hors de son milieu d origine (Zeldin [2002], p.163) et la division du travail rend les tâches plus répétitives. D un point de vue plus managérial, une des faiblesses les plus marquantes de ce modèle est assurément la bureaucratisation qu elle engendre. Les règlements que nous avons trouvés à Pont-à-Mousson sont autant de signes du poids des règles que la direction entend faire peser sur ses employés, même les plus importants 24. L organisation des bureaux sous la forme d une proximité-hiérarchie paraît correspondre aux souhaits de la direction générale dans l Entredeux-Guerres 25. Le regard porté a posteriori paraît nettement moins enthousiaste : en 1963 dans Le phénomène bureaucratique, Crozier s intéresse au service comptable d un grand ministère dans les années Après avoir constaté l absence de changements organisationnels depuis trente-cinq ans (p.15), il dresse un constat relativement sévère sur l efficacité des grands services où le travail est parcellisé à l extrême : «Les résultats immédiats et apparents d'un tel système sont assez remarquables. Tant du point de vue prix de revient que du point de vue qualité du service, il apparaît très efficace. Mais le jugement devient tout de suite beaucoup plus nuancé, si l'on accepte de prendre un peu de recul. [ ] La productivité de l'établissement parisien est relativement faible si on la compare à celle des établissements provinciaux plus petits. [ ] La bonne productivité générale n'est acquise que grâce à une forte pression exercée de haut en bas, ce qui signifie qu'elle se paie chèrement dans le domaine du moral.» (p.23-24). Autrement dit, cette organisation de l espace qui devait être plus efficace et diminuer les prix de revient est jugée avec beaucoup de scepticisme. C est probablement sur ces faiblesses 23 Pièces 4B41 à 4B98. Archives Saint-Gobain. Les données sur le chiffre d affaires sont tirées de Daviet [1983], tome V, p.1631, 1638 et On voit ainsi le directeur Marcel Paul envoyer une note à l employé responsable du matériel pour avoir ouvert son bureau à huit heures moins dix et non à huit heures moins le quart le 11 décembre 1934 (Pièce Archives Pont-à-Mousson). 25 Voir par exemple le Concours pour «rétablir le sens de l économie et du prix de revient». Pièce 63. Archives Pont-à-Mousson. 15

16 qu un troisième rapport à l espace se construit aujourd hui, l externalisation de la fonction comptable. CONCLUSION Dans ce travail, nous avons essayé de montrer comment l espace de la fonction comptable peut se penser de façon différente. Le moindre des résultats n est évidemment pas que l espace n ait pas un sens naturel ; au contraire, les significations de l espace se sont construites progressivement, changeant brusquement. L autre résultat que cet article met en lumière est l opposition entre les conceptions de l espace : dans un premier temps, la distance signifie tellement l altérité, l inconnu et le risque que l époque semble rechercher partout la proximité. A l inverse, la deuxième épistémé accepte la distance pour en faire l expression de la hiérarchie. La proximité prend alors un sens hiérarchique très marqué. Ces deux modèles caractérisent d abord un rapport salarial ; si l espace est une dimension de ce rapport, il n en demeure qu une partie qui reste liée à l organisation du travail et du temps. Ce travail pourrait être prolongé par d autres travaux historiques dans d autres domaines : comment les entreprises ont-elles géré l espace entre différents sites industriels? Quel rôle l espace a pu jouer dans la construction des rapports salariaux entre les ouvriers et leurs patrons? Nous pourrions ainsi multiplier les interrogations : elles témoignent de l ampleur du travail qu il nous reste à accomplir pour mieux connaître et comprendre les sens que l espace peut revêtir en gestion. 16

17 Sources primaires Archives Saint-Gobain : Pièces 4B41 à 4B98. Rapport sur le prix de revient pour le Conseil d Administration ( ). Pièce C4-2. Règlements intérieurs et règlements généraux (XVIII e siècle 1859) Pièces Plan C7-1 et C7-2. Plan des glaceries ( ). Pièce Hist C-3/3-2. Plan de la glacerie de Montluçon (1936). Pièces Plan C7-1 et C7-2. Plan des glaceries ( ). Archives Pont-à-Mousson : Pièce 63 : direction général : Marcel Paul, comptabilité ( ). Pièce : secrétariat général : nouveaux bureaux ( ). Pièce : secrétariat général : documentations ( ). Pièce : direction générale : Marcel Paul ( ). Pièce : secrétariat général : André Grandpierre ( ). Sources imprimées : ABOUT M. (1873), Guide-registre de comptabilité agricole, Nancy. ANDOYER M.J. (1896), Traité théorique et pratique de comptabilité commerciale, Paris, Belin Frères. AUGIER C.-M. (1886), Traité de comptabilité commerciale et industrielle, Paris, Librairie Marescq Aîné. AVRIL J.-B. (1847), Principes généraux de comptabilité, application de ces principes à l agriculture dans un domaine de 53 hectares pendant l année 1845, Nevers, Fay. B**** (De) F. M. J. (1805), Essai sur la comptabilité commerciale, Paris, Libraires Labitte et Lefebvre. BAHIER J.-L. (1850), Manuel de comptabilité agricole à l usage des fermes-écoles et des écoles primaires, Saint-Brieuc, Imprimerie-librairie de L. Prud homme. BARILLOT A. (1887), Cours de comptabilité, Paris, Charles Delagrave. BARLET C. H. (1861), Tenue des livres appliquée à la comptabilité des mines de houille, des hauts-fourneaux et des usines à fer, Paris, Librairies Lethielleux et Lacroix. BARRE J. (1875, 1876, 1877), Cours complet de comptabilité, Paris, Librairie de G. Masson, 3 volumes. BERNARD Th. (1863), Eléments simplifiés de tenue des livres suivis de notions de comptabilité agricole, Paris, Delalain. BOURGEOIS M. (1900), Leçon de comptabilité agricole, Montereau. BOURNOT (1884), La comptabilité unifiée, Paris. CAZAUX L.-F.-G. (DE) (1824), De la comptabilité dans une entreprise industrielle et spécialement dans une exploitation rurale, Toulouse, J.-M. Douladoure. CHALIER J. (1814), Précis élémentaire de la comptabilité, Paris, Libraires Emery, Delaunay, Baudoin Frères et Goeury. CHEVALIER L. (1867), Traité élémentaire de tenue des livres en parties simples et en parties doubles, Paris, Charles Delagrave, 3 ème édition. COLLECTIF (1728), Statut et règlements de la communauté des maîtres experts jurésécrivains, expéditionnaires et arithméticiens, teneurs de livres de comptes en cette ville de Paris ; établis pour la vérification des écritures, signatures, comptes & calculs contestés en justice, Paris. DEZARNAUD DE LEZIGNAN B. (1825), Essai sur la comptabilité commerciale, Paris, Carpentier-Méricourt. 17

18 DOLIVET C. (1859), Méthode facile de tenue des livres ou traité simplifié de comptabilité commerciale, Saintes, Fontanier, 3 ème édition. DUGUE L. (1864), Notions pratiques de comptabilité agricole, Paris, Librairie agricole de la maison rustique. DUPRAT M. (1851), Nouvelle méthode de comptabilité agricole, établie par classifications, et d une pratique facile, Paris, Tissot. FONTAINE J. (1884), Guerre à la routine ou Précis théorique de la comptabilité, Paris. GABIOU H. (1821), Modèle d un registre à l usage des cultivateurs, Paris, Madame Huzard (collection personnelle). GILLET J. (1899), Comptabilité révélatrice des vols et détournements de marchandises, Paris, Plange. GODARD P.-A. (1827), Traité général et sommaire de comptabilité commerciale, Paris, Librairie du Commerce. HELFENBEIN P. L. (1845), De la comptabilité des compagnies de chemin de fer, Lyon, Léon Boitel. HEUDICOURT F.-S. (1862), Etudes sur la comptabilité industrielle, Paris, Imprimerie De Cosse et J. Dumaine. LA TASSE (DE) C. (1839), Comptabilité rurale, forestière, statistique et administrative contenant les moyens infaillibles d accroître la fortune territoriale et agricole, Paris. LAGRUE A. (1851), Agenda du cultivateur et comptabilité agricole, Paris, Colas. LEFOUR M. (1853), Arithmétique agricole suivie de la comptabilité agricole, Paris, Librairie agricole de la maison rustique. LEAUTEY E. et GUILBAULT A. (1889), La science des comptes mise à la portée de tous, Paris, Librairie comptable et administrative. LEGRET G.-P. (1811), Rudiment de la comptabilité commerciale, Paris, Libraires Belin Fils et Le Prieur. LONDET L.-A. (1881), Nouvelle méthode de comptabilité agricole, Nantes, Imprimerie administrative de Paul Plédran. LORRIMIER D.-F. (1808), Essai sur les comptes sociaux ou en participation, Paris, Libraires Brasseur et Latour. MAILLEFER J. (1890), Mémoires de Jean Maillefer, Marchand bourgeois de Reims ( ), Paris, Picard. MARCHAL J. (1897), Comptabilité secrète, Paris et Lyon. MEIFREDY H. (1883), Traité pratique de comptabilité, Paris, Chaix et Picard. MEZIERES (1835), Comptabilité commerciale, Paris, Librairie scientifique et industrielle. MONGINOT (1854), Nouvelles études sur la comptabilité commerciale, industrielle et agricole, Paris. MOUTIER P. (1899), Théorie algébrique de la comptabilité, Rouen. NAGEL L. (1896), Monographie de comptabilité sucrière, Paris, Trouvé. PIGIER M. (1860), Réfutation des nouvelles études sur la comptabilité commerciale, industrielle et agricole de M. Monginot et la tenue des livres des commerçants et des commissionnaires de M. Vannier, Paris. POLLET E. (1873), La comptabilité discrète, Lille, Camille Robbe. RICHARD A. (1882), De l étude de la comptabilité dans l enseignement primaire, Lille, Danel. RODRIGUES M. (1810), La tenue des livres ou nouvelles méthodes d enseignement, Bordeaux, André Racle. ROYON E. (1866), Note sur la comptabilité agricole de M. Pépin-Lehalleur pour l exploitation de son domaine de Coutançon, Paris, Lacroix. RUITRE T. (1900), Traité élémentaire de comptabilité agricole, Digne. 18

19 SAVARY J. (1675), Le parfait négociant, ou Instruction générale pour ce qui regarde le commerce des marchandises de France et des pays étrangers, etc, Paris, Louis Billaine. THENARD J.-F. (1869), Comptabilité agricole, Paris, Belin. TREMERY M. (1838), Nouveau manuel de teneur de livres ou l art de tenir les livres enseigné en peu de leçons, Paris, Librairie encyclopédique de Roret. VANNIER H. (1844), La tenue des livres telle qu on la pratique réellement dans le commerce ou dans la banque ou Cours complet de comptabilité commerciale essentiellement pratique et méthodique, et exempt de toute innovation dangereuse, Paris, Langlois et Leclercq. Sources secondaires BELLET M., KIRAT T. et LARGERON C. (1998), Approches multiformes de la proximité, Paris, Hermès. BUTEL P. (1974), Les négociants bordelais l'europe et les îles au XVIII e siècle, Paris, Aubier. CARMONA S., EZZAMEL M. et GUTIERREZ F. (2002), The relationship between accounting and spatial practices in the factory, Accounting Organization and Society, vol.27, n 3, p CARRIERE C. (1973), Négociants marseillais au XVIII e siècle, tome 2, Marseille, Institut historique de Provence. CAVIGNAC J. (1967), Jean Pellet commerçant de gros Contribution à l étude du négoce bordelais au XVIII e siècle, S.E.V.P.E.N.. CHASSAGNE S. (1971), La manufacture imprimée de Tournemine-lès-Angers, Rennes. CHASSAGNE S. (1981), Une femme d'affaires au XVIII e siècle, Toulouse, Privat. CROZIER M. (1971), Le Phénomène bureaucratique, Paris, Le Seuil, collection Points Essais, réédition. DAUMARD A. (1997), La bourgeoisie parisienne de 1815 à 1848, Paris, Albin Michel réédition. DAVIET J.-P. (1983), La Compagnie de Saint-Gobain de 1830 à 1939, Thèse de Doctorat d histoire, Université Paris IV, 5 tomes. DELUMEAU J. (2003), La peur en occident, Paris, Hachette littératures, collection Pluriel, réédition. DEWERPE A. et GAULUPEAU Y. (1990), La fabrique des prolétaires, Paris, Presses de l E.N.S.. FOUCAULT M. (1990), Les mots et les choses, Paris, Gallimard, collection Tel, réédition. FOUCAULT M. (1993) Surveiller et Punir, Paris, Gallimard, collection Tel, réédition. HAUDRERE P. (2005), La Compagnie française des Indes au XVIII e siècle, Paris, les Indes Savantes, 2 ème édition, 2 tomes. JEANNIN P. (2002), Marchands d Europe, Paris, Presses de l E.N.S.. KAPLAN S. (1996), Le meilleur pain du monde. Les boulangers de Paris au XVIII e siècle, Paris, Fayard. LAVE, J. et WENGER E. (1991), Situated Learning: Legitimate Peripheral Participation, Cambridge, Cambridge University Press. LE GOFF J. (2004), Du silence à la parole. Une histoire du droit du travail des années 1830 à nos jours, Rennes, Presses Universitaires de Rennes. LEFEBVRE H. (2000), La production de l espace, Paris, Anthropos, 4 ème édition. LESPAGNOL A. (1997), Messieurs de Saint-Malo, une élite négociante au temps de Louis XIV, Rennes, Presses Universitaires de Rennes. 19

20 MAILLARD B. (2000), «Les usages du crédit chez les boulangers à Tours au XVIII e siècle» in COQUERY N. (2000), La boutique et la ville, Tours, Publications de l Université François Rabelais. MEYER J. (1999), L armement nantais dans la deuxième moitié du XVIII e siècle, Paris, Editions de l EHESS, réédition. MINTZBERG H. (1978), Structure et dynamique des organisations, Paris, Editions d organisation. NIKITIN M. (1992), La naissance de la comptabilité industrielle en France, Thèse de Doctorat de sciences de gestion, Université Paris IX, 2 tomes. PRIS C. (1973), La manufacture royale des glaces de Saint-Gobain, Service de reproduction des thèses, 3 tomes. RAGON M. (1991), Histoire de l architecture et de l urbanisme modernes, tome 1, Paris, Le Seuil, collection Points Essais. RENAULT S. (2001), L ancrage des fournisseurs sur les sites de production des constructeurs automobiles : gestion de la proximité, Thèse de Doctorat de sciences de gestion, Université de Caen. SERGENE A. (1972), La manufacture de Sèvres sous l Ancien Régime, Nancy, 3 tomes. TAYLOR G.-V. (1963), Some business partnerships at Lyon , The Journal of Economic History, Vol. 23, No 1, pp WORONOFF (1984), L industrie sidérurgique en France pendant la Révolution et l Empire, Paris, Editions de l EHESS. ZELDIN T. (2002), Histoire des passions françaises ( ), 1 er tome, Paris, Petite Bibliothèque Payot. 20

TABLE DES MATIÈRES. Première partie. Gérer la comptabilité à l âge classique

TABLE DES MATIÈRES. Première partie. Gérer la comptabilité à l âge classique PRÉFACE... 7 PROLOGUE... 11 INTRODUCTION... 13 La problématique de recherche... 14 Le plan de l ouvrage... 17 Les sources mobilisées... 19 Première partie Gérer la comptabilité à l âge classique CHAPITRE

Plus en détail

Si nous nous contentions d un champ de vision de 40, il faudrait quatre ou cinq perspectives pour représenter un espace d habitation.

Si nous nous contentions d un champ de vision de 40, il faudrait quatre ou cinq perspectives pour représenter un espace d habitation. Avant-propos La vue en perspective correspond bien à une perception humaine de l espace. La représentation d une perspective à l aide de la géométrie traduit, elle, avec précision les phénomènes optiques

Plus en détail

L essai de Psy.D. (18 crédits) Définition et balises

L essai de Psy.D. (18 crédits) Définition et balises L essai de Psy.D. (18 crédits) Définition et balises politique adoptée par le CECS le 6 novembre 2002 Suite à l adoption par le Comité des études de cycles supérieurs en psychologie du projet de modification

Plus en détail

Les stratégies de rupture

Les stratégies de rupture DOSSIER Les stratégies de rupture sous la direction de Laurence Lehmann-Ortega Pierre Roy DOSSIER LAURENCE LEHMANN-ORTEGA HEC Paris PIERRE ROY Université Montpellier 1, ISEM Introduction Une nouvelle

Plus en détail

MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE

MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE [Prénom Nom] Rapport sur le stage effectué du [date] au [date] Dans la Société : [NOM DE LA SOCIETE : Logo de la société] à [Ville] [Intitulé du

Plus en détail

PENSER LA MONDIALISATION. Ce cours est destiné à comprendre et interpréter les conséquences que la mondialisation

PENSER LA MONDIALISATION. Ce cours est destiné à comprendre et interpréter les conséquences que la mondialisation 1 PENSER LA MONDIALISATION Par Zaki LAÏDI (CERI-Sciences Po Paris) I Problématique Ce cours est destiné à comprendre et interpréter les conséquences que la mondialisation exerce sur le sens et l action

Plus en détail

LE RAPPORT DE STAGE. Le contenu du rapport de stage

LE RAPPORT DE STAGE. Le contenu du rapport de stage LE RAPPORT DE STAGE Le rapport de stage a pour objet de présenter des faits et des réflexions sur un stage d apprentissage qui, généralement, s est déroulé dans le cadre d un programme de formation professionnelle.

Plus en détail

Finalités de l ouvrage

Finalités de l ouvrage Introduction Il est commun de souligner que la fonction ressources humaines a subi des évolutions rapides et profondes depuis les années qui ont suivi la seconde guerre mondiale. Le rôle du DRH n a cessé

Plus en détail

Bienvenue dans le monde de la construction logicielle

Bienvenue dans le monde de la construction logicielle Chapitre 1 Bienvenue dans le monde de la construction logicielle Sommaire : 1.1 La construction logicielle, qu est-ce que c est? : page 3 1.2 Pourquoi la construction logicielle est-elle importante? :

Plus en détail

de données >> Méthodologies qualitatives

de données >> Méthodologies qualitatives FR Collecte de données >> Méthodologies qualitatives 1 collecte de données >> méthodologies qualitatives page 13 1. L observation page 45 2. l entretien individuel page 73 3. le focus group page 107 4.

Plus en détail

CONCLUSIONS. Par rapport aux résultats obtenus, on peut conclure les idées suivantes :

CONCLUSIONS. Par rapport aux résultats obtenus, on peut conclure les idées suivantes : CONCLUSIONS L application de la PNL à l entreprise est confrontée aux besoins des leaders d équipe, tels que: la gestion de son propre développement, du stress, la résolution des problèmes tels que les

Plus en détail

L évolution du pouvoir d achat immobilier selon l âge des ménages

L évolution du pouvoir d achat immobilier selon l âge des ménages c re di tfo nc i e r.c o m U N E É T U D E I S S U E D U PA R T E N A R I AT C H A I R E V I L L E E T I M M O B I L I E R E N T R E L U N I V E R S I T É PA R I S - D A U P H I N E E T L E C R É D I T

Plus en détail

Lecture critique et pratique de la médecine

Lecture critique et pratique de la médecine 1-00.qxp 24/04/2006 11:23 Page 13 Lecture critique appliquée à la médecine vasculaireecture critique et pratique de la médecine Lecture critique et pratique de la médecine Introduction Si la médecine ne

Plus en détail

Etude relative aux rapports des présidents sur les procédures de contrôle interne et de gestion des risques pour l exercice 2011

Etude relative aux rapports des présidents sur les procédures de contrôle interne et de gestion des risques pour l exercice 2011 Etude relative aux rapports des présidents sur les procédures de contrôle interne et de gestion des risques pour l exercice 2011 SOMMAIRE Synthèse et Conclusion... 1 Introduction... 4 1. La description

Plus en détail

FICHE N 11 : ANALYSER LA COMPOSITION ET LA SÉLECTION DES CANDIDATURES REÇUES

FICHE N 11 : ANALYSER LA COMPOSITION ET LA SÉLECTION DES CANDIDATURES REÇUES FICHE N 11 : ANALYSER LA COMPOSITION ET LA SÉLECTION DES CANDIDATURES REÇUES De quoi s agit-il? L examen d un CV, un entretien téléphonique ou en face à face, constituent autant d étapes qui peuvent donner

Plus en détail

Rapport de suivi de 2007 sur la vérification de la technologie de l information de janvier 2005

Rapport de suivi de 2007 sur la vérification de la technologie de l information de janvier 2005 Rapport de suivi de 2007 sur la vérification de la technologie de l information de janvier 2005 Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada et Conseil de recherches en sciences humaines

Plus en détail

Du marketing dans ma PME!

Du marketing dans ma PME! Du marketing dans ma PME! Manque d expérience marketing des managers de sociétés technologiques, difficulté de recruter des profils marketing formés ou expérimentés : pourquoi la mission marketing est-elle

Plus en détail

La spécialité «Mathématiques pour l enseignement» qui n est pas évaluée ici fera partie de la deuxième mention.

La spécialité «Mathématiques pour l enseignement» qui n est pas évaluée ici fera partie de la deuxième mention. Evaluation des diplômes Masters Vague A ACADÉMIE : LYON Établissement : Université Lyon 1 - Claude Bernard Demande n S3110048058 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Mathématiques et applications,

Plus en détail

I n t r o d u c t i o n Les étapes de la recherche à l a r e c h e r c h e

I n t r o d u c t i o n Les étapes de la recherche à l a r e c h e r c h e I n t r o d u c t i o n Les étapes de la recherche à l a r e c h e r c h e Les objectifs pédagogiques Savoir délimiter les trois phases distinctes de la recherche Savoir identifier, pour chacune des trois

Plus en détail

Thème : Vers un Nouveau Management Public des stratégies de développement : Quel rôle pour le Haut Commissariat au Plan?

Thème : Vers un Nouveau Management Public des stratégies de développement : Quel rôle pour le Haut Commissariat au Plan? Thème : Vers un ouveau Management Public des stratégies de développement : Quel rôle pour le Haut Commissariat au Plan? Auteur : Mr Mhamed MOUAACHA, Chef de Division au Haut Commissariat au Plan (HCP)

Plus en détail

2009 et DUBAR C., TRIPIER P., Sociologie des professions, Collection U, Armand Colin,, 2 éd., 2009

2009 et DUBAR C., TRIPIER P., Sociologie des professions, Collection U, Armand Colin,, 2 éd., 2009 L apport de la sociologie des professions 1 à une définition positive des professions libérales. Il est très difficile de trouver une définition «positive» des professions libérales, souvent les professions

Plus en détail

Le développement par fusionsacquisitions

Le développement par fusionsacquisitions Chapitre 1 Le développement par fusionsacquisitions Le développement par fusions-acquisitions s inscrit en général dans le champ de la croissance externe. Il est proposé de clarifier les différentes définitions

Plus en détail

La surveillance des comptables en France (fin du XVIIIe siècle Entre-deux-guerres)

La surveillance des comptables en France (fin du XVIIIe siècle Entre-deux-guerres) La surveillance des comptables en France (fin du XVIIIe siècle Entre-deux-guerres) Pierre Labardin To cite this version: Pierre Labardin. La surveillance des comptables en France (fin du XVIIIe siècle

Plus en détail

LE PROBLÈME DE RECHERCHE ET LA PROBLÉMATIQUE

LE PROBLÈME DE RECHERCHE ET LA PROBLÉMATIQUE LE PROBLÈME DE RECHERCHE ET LA PROBLÉMATIQUE Un problème de recherche est l écart qui existe entre ce que nous savons et ce que nous voudrions savoir à propos d un phénomène donné. Tout problème de recherche

Plus en détail

Introduction à la méthodologie de la recherche

Introduction à la méthodologie de la recherche MASTER DE RECHERCHE Relations Économiques Internationales 2006-2007 Introduction à la méthodologie de la recherche geraldine.kutas@sciences-po.org Les Etapes de la Recherche Les étapes de la démarche Etape

Plus en détail

fiche pratique Préparer un accord GPEC Octobre 2008 #10 des repères pour agir dans les entreprises de plus de 50 salariés

fiche pratique Préparer un accord GPEC Octobre 2008 #10 des repères pour agir dans les entreprises de plus de 50 salariés h fiche pratique des repères pour agir #10 Préparer un accord GPEC dans les entreprises de plus de 50 salariés Octobre 2008 Le souci de se mettre en conformité avec la loi pousse un certain nombre d entreprises

Plus en détail

démarrer à la maison Pédagogie et organisation

démarrer à la maison Pédagogie et organisation démarrer L ecole à la maison Pédagogie et organisation Table des matières Le livre est disponible sur le site http://ecole-vivante.com ISBN 978-2-9515625-7-8 EAN 9782951562578 Cliquez sur les n de pages

Plus en détail

Dossier d expatriation

Dossier d expatriation 3 ème année IPAG Alexis Keuleyan Dossier d expatriation Expatriation réalisée dans l université d Huddersfield en Angleterre. Arrivant à la fin de mon premier semestre de 3 ème année à l IPAG, que j ai

Plus en détail

BREVET DE TECHNICIEN SUPÉRIEUR TERTIAIRES SESSION 2013

BREVET DE TECHNICIEN SUPÉRIEUR TERTIAIRES SESSION 2013 La commission de choix de sujets a rédigé cette proposition de corrigé, à partir des enrichissements successifs apportés aux différents stades d élaboration et de contrôle des sujets. Pour autant, ce document

Plus en détail

FICHE TECHNIQUE N 1 CADRE 47/2

FICHE TECHNIQUE N 1 CADRE 47/2 FICHE TECHNIQUE N 1 CADRE 47/2 Cadre 47/2 : enchaînements dans le carré central La direction technique de la fédération vous propose une série de fiches dédiées au cadre 47/2. Les situations de jeu proposées

Plus en détail

Glossaire GRH. Il vise à proposer un langage commun, et permet d éviter d éventuels risques de malentendus ou de confusions.

Glossaire GRH. Il vise à proposer un langage commun, et permet d éviter d éventuels risques de malentendus ou de confusions. Ce glossaire a été élaboré dans un souci de clarification des notions et concepts clés communément utilisés en Gestion des Ressources Humaines, et notamment dans le champ de la gestion prévisionnelle des

Plus en détail

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DES RELATIONS SOCIALES, DE LA FAMILLE, DE LA SOLIDARITÉ ET DE LA VILLE CONVENTIONS COLLECTIVES. Convention collective nationale

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DES RELATIONS SOCIALES, DE LA FAMILLE, DE LA SOLIDARITÉ ET DE LA VILLE CONVENTIONS COLLECTIVES. Convention collective nationale MINISTÈRE DU TRAVAIL, DES RELATIONS SOCIALES, DE LA FAMILLE, DE LA SOLIDARITÉ ET DE LA VILLE CONVENTIONS COLLECTIVES Brochure n o 3054 Convention collective nationale IDCC : 925. DISTRIBUTION ET COMMERCE

Plus en détail

Deux regards sur la société des individus

Deux regards sur la société des individus Deux regards sur la société des individus Véronique GUIENNE Dans leurs derniers ouvrages, Robert Castel et François Dubet s interrogent sur la recherche en sociologie et son utilité sociale et politique.

Plus en détail

L intérêt des chefs d'entreprise pour l apprentissage reste fort mais tend à s effriter pour la première fois depuis des années

L intérêt des chefs d'entreprise pour l apprentissage reste fort mais tend à s effriter pour la première fois depuis des années Communiqué de presse Paris le 18 juin 2014 L intérêt des chefs d'entreprise pour l apprentissage reste fort mais tend à s effriter pour la première fois depuis des années Baromètre 2014 AGEFA- PME/Ifop

Plus en détail

Nous concluons au travers de quatre axes principaux qui ont guidé la. 1) La théorie du regret de Loomes et Sugden comme théorie de la décision

Nous concluons au travers de quatre axes principaux qui ont guidé la. 1) La théorie du regret de Loomes et Sugden comme théorie de la décision Conclusion générale Nous concluons au travers de quatre axes principaux qui ont guidé la rédaction de cette thèse. 1) La théorie du regret de Loomes et Sugden comme théorie de la décision rationnelle compatible

Plus en détail

Apprendre à combattre un incendie coûte toujours très cher avant le sinistre..!

Apprendre à combattre un incendie coûte toujours très cher avant le sinistre..! 1 veille sociale. 1 jour Dir 1 2 gestion de la crise sociale 2 jours 3 négociation sociale 3 jours Pourquoi une telle offre? Quoi? «Il n y a de richesse que d homme» Apprendre à combattre un incendie coûte

Plus en détail

Rapport d évaluation du master

Rapport d évaluation du master Section des Formations et des diplômes Rapport d évaluation du master Communication scientifique et technique de l ENS Cahan Vague E 2015-2019 Campagne d évaluation 2013-2014 Section des Formations et

Plus en détail

RÉSUMÉ 9. Résumé. Le concept de la «demande» appliqué à l éducation

RÉSUMÉ 9. Résumé. Le concept de la «demande» appliqué à l éducation RÉSUMÉ 9 Résumé Le concept de la «demande» appliqué à l éducation La demande est rapidement devenue une partie importante du discours sur la réforme éducative dans le monde entier. C est un concept controversé.

Plus en détail

L ESSENTIEL DE LA COMPTABILITÉ ANALYTIQUE

L ESSENTIEL DE LA COMPTABILITÉ ANALYTIQUE DIDIER LECLÈRE L ESSENTIEL DE LA COMPTABILITÉ ANALYTIQUE Cinquième édition LES ESSENTIELS DE LA FINANCE, 1997, 2001, 2002, 2004, 2011 ISBN : 978-2-212-54964-5 PREMIÈRE PARTIE L analyse des coûts complets

Plus en détail

DES SAVOIRS PROFESSIONNELS DU TRAVAIL SOCIAL Définition, construction, contenus, validation, Questions épistémologiques

DES SAVOIRS PROFESSIONNELS DU TRAVAIL SOCIAL Définition, construction, contenus, validation, Questions épistémologiques 2328 DES SAVOIRS PROFESSIONNELS DU TRAVAIL SOCIAL Définition, construction, contenus, validation, Questions épistémologiques I ENJEU SOCIAL : UN DEBAT DANS LE CHAMP PROFESSIONNEL Il existe un débat récurrent

Plus en détail

[«L émergence de la fonction comptable», Pierre Labardin] [Presses universitaires de Rennes, 2010, www.pur-editions.

[«L émergence de la fonction comptable», Pierre Labardin] [Presses universitaires de Rennes, 2010, www.pur-editions. «Moshe dit : Vous connaissez la différence entre un comptable anglais et un comptable sicilien? Il attendit. Non? Vous voulez que je vous la dise? dit-il. Je vous la dis? Dites, dit Papa. L Anglais, dit

Plus en détail

Bien-être et performance au travail

Bien-être et performance au travail Bien-être et performance au travail Synthèse des résultats de l enquête «Parlons bienêtre au travail» en Suisse romande Cette enquête porte sur 723 employés de Suisse romande. Elle s est déroulée sous

Plus en détail

APPEL A PROJETS DE RECHERCHE 2015

APPEL A PROJETS DE RECHERCHE 2015 INSTITUT DE FORMATION SUPERIEURE DES CADRES DIRIGEANTS RESEAU DE CHERCHEURS DE L INSTITUT DE FORMATION SUPERIEUR DES CADRES DIRIGEANTS APPEL A PROJETS DE RECHERCHE 2015 La Fédération des Etablissements

Plus en détail

TABLEAU DE BORD : SYSTEME D INFORMATION ET OUTIL DE PILOTAGE DE LA PERFOMANCE

TABLEAU DE BORD : SYSTEME D INFORMATION ET OUTIL DE PILOTAGE DE LA PERFOMANCE TABLEAU DE BORD : SYSTEME D INFORMATION ET OUTIL DE PILOTAGE DE LA PERFOMANCE INTRODUCTION GENERALE La situation concurrentielle des dernières années a confronté les entreprises à des problèmes économiques.

Plus en détail

FICHES CONNAISSANCES POUR L ENSEIGNANT LE PATRIMOINE BATI. Conseillère pédagogique départementale Arts Visuels

FICHES CONNAISSANCES POUR L ENSEIGNANT LE PATRIMOINE BATI. Conseillère pédagogique départementale Arts Visuels FICHES CONNAISSANCES POUR L ENSEIGNANT LE PATRIMOINE BATI LE PATRIMOINE CONTENU ET ENJEUX Quelques éléments de réflexion... Sur la notion de patrimoine elle même Qu est ce que le patrimoine? Patrimoine

Plus en détail

Pédagogie du projet?

Pédagogie du projet? Pédagogie du projet? Toute pédagogie qui place l intérêt des apprenants comme levier des conduites éducatives est appelée «pédagogie fonctionnelle». Ainsi, la pédagogie du projet peut rentrer dans cette

Plus en détail

Préparation et révision

Préparation et révision 2 MÉTHODO Préparation et révision 1. Comment s organiser au cours de la période de formation? a) Bien connaître le programme et la nature de l épreuve Il faut évidemment lire attentivement le programme

Plus en détail

Modèles et pratiques pour le canal de distribution

Modèles et pratiques pour le canal de distribution DOSSIER Modèles et pratiques pour le canal de distribution sous la direction de Marc Filser Gilles Paché INTRODUCTION MARC FILSER IAE Dijon, université de Bourgogne GILLES PACHÉ Université Aix-Marseille

Plus en détail

MAXIMISER LA DISPONIBILITÉ DES PRODUITS DANS LES MAGASINS

MAXIMISER LA DISPONIBILITÉ DES PRODUITS DANS LES MAGASINS Distribution MAXIMISER LA DISPONIBILITÉ DES PRODUITS DANS LES MAGASINS METTRE LES RUPTURES SOUS CONTRÔLE Introduction Tout distributeur veut que tous les produits soient bien présents dans ses rayons.

Plus en détail

COMPÉTENCES, ÉLÉMENTS DE COMPÉTENCES ET RESSOURCES À MOBILISER POUR LE DESS, LA MAÎTRISE PROFESSIONNELLE, LA MAÎTRISE RECHERCHE ET LE DOCTORAT

COMPÉTENCES, ÉLÉMENTS DE COMPÉTENCES ET RESSOURCES À MOBILISER POUR LE DESS, LA MAÎTRISE PROFESSIONNELLE, LA MAÎTRISE RECHERCHE ET LE DOCTORAT Direction des affaires académiques et internationales Études supérieures COMPÉTENCES, ÉLÉMENTS DE COMPÉTENCES ET RESSOURCES À MOBILISER POUR LE DESS, LA MAÎTRISE PROFESSIONNELLE, LA MAÎTRISE RECHERCHE

Plus en détail

Gestion technique de l immobilier d entreprise

Gestion technique de l immobilier d entreprise Gestion technique de l immobilier d entreprise Pascal Hendrickx Jean Perret Groupe Eyrolles 2003 ISBN 2-212-11251-3 Introduction Le patrimoine bâti n est pas un produit éphémère et périssable. C est un

Plus en détail

PETIT GUIDE POUR LA RÉDACTION DU RAPPORT D ACTIVITÉ

PETIT GUIDE POUR LA RÉDACTION DU RAPPORT D ACTIVITÉ PETIT GUIDE POUR LA RÉDACTION DU RAPPORT D ACTIVITÉ EN PREAMBULE C est une épreuve de concours à part entière. C est le résultat d un vrai travail personnel. C est la pièce principale du dossier d inscription

Plus en détail

LES MANUELS DE MATHEMATIQUES SURFACE, SUPERFICIE ET AIRE. Patrice Johan

LES MANUELS DE MATHEMATIQUES SURFACE, SUPERFICIE ET AIRE. Patrice Johan LES MANUELS DE MATHEMATIQUES SURFACE, SUPERFICIE ET AIRE Patrice Johan Ce travail a été conduit dans le cadre d une recherche sur la conception de manuels électroniques en mathématiques, dans une partie

Plus en détail

COMMENT DÉFINIR L ORIENTÉ OBJET

COMMENT DÉFINIR L ORIENTÉ OBJET COMMENT DÉFINIR L ORIENTÉ OBJET De manière superficielle, le terme «orienté objet», signifie que l on organise le logiciel comme une collection d objets dissociés comprenant à la fois une structure de

Plus en détail

Responsable : Marie Laure Geoffray 2013-2014 GUIDE DU MEMOIRE

Responsable : Marie Laure Geoffray 2013-2014 GUIDE DU MEMOIRE MASTER 2 PROFESSIONNEL «ETUDES INTERNATIONALES», SPECIALITE : «ETUDES LATINO-AMERICAINES» Responsable : Marie Laure Geoffray 2013-2014 GUIDE DU MEMOIRE Le mémoire de Master 2 Professionnel n'est pas un

Plus en détail

UN MBA POUR QUI, POURQUOI?

UN MBA POUR QUI, POURQUOI? PARTIE 1 UN MBA POUR QUI, POURQUOI? L e MBA est une formation connue et reconnue dans le monde entier. Cependant, l appellation MBA n est pas un label déposé. Conséquence : l univers des MBA est un monde

Plus en détail

Coaching, Une méthode scientifique

Coaching, Une méthode scientifique Coaching, Une méthode scientifique ROSELYNE KATTAR Tout le monde parle de coaching sans savoir exactement de quoi il s agit. Afin de clarifier cette approche selon moi, je vous propose de répondre à 3

Plus en détail

LA SURVEILLANCE DES COMPTABLES EN FRANCE (FIN DU XVIII E SIECLE ENTRE- DEUX-GUERRES) : LE PASSE D UNE NECESSITE ILLUSOIRE

LA SURVEILLANCE DES COMPTABLES EN FRANCE (FIN DU XVIII E SIECLE ENTRE- DEUX-GUERRES) : LE PASSE D UNE NECESSITE ILLUSOIRE Manuscrit auteur, publié dans "«COMPTABILITE ET ENVIRONNEMENT», France (2007)" LA SURVEILLANCE DES COMPTABLES EN FRANCE (FIN DU XVIII E SIECLE ENTRE- DEUX-GUERRES) : LE PASSE D UNE NECESSITE ILLUSOIRE

Plus en détail

Guide méthodologique 4

Guide méthodologique 4 N/Réf : X2 217 012 Collection Guides méthodologiques Comment réaliser un travail de recherche Guide méthodologique 4 Louis Gaudreau Conseiller en documentation Centre des médias Septembre 2007 TABLE DES

Plus en détail

COTATION BANQUE DE FRANCE UNE ÉVALUATION DES PERFORMANCES

COTATION BANQUE DE FRANCE UNE ÉVALUATION DES PERFORMANCES COTATION BANQUE DE FRANCE UNE ÉVALUATION DES PERFORMANCES Juin 2015 SOMMAIRE 1. Précisions sur la cotation Banque de France et les statistiques présentées... 4 2. Statistiques 2015... 6 2.1. Discrimination

Plus en détail

RÉPONSES GOUVERNANCE ET STRATÉGIE D ENTREPRISE CHAPITRE OBJECTIFS D APPRENTISSAGE

RÉPONSES GOUVERNANCE ET STRATÉGIE D ENTREPRISE CHAPITRE OBJECTIFS D APPRENTISSAGE CHAPITRE 1 GOUVERNANCE ET STRATÉGIE D ENTREPRISE RÉPONSES OBJECTIFS D APPRENTISSAGE Au terme de ce chapitre, l étudiant doit être en mesure de faire ce qui suit : 1. Comprendre la gouvernance d entreprise

Plus en détail

STAGE ASDIFLE : EXTRAIT de MASTER 2

STAGE ASDIFLE : EXTRAIT de MASTER 2 STAGE ASDIFLE : EXTRAIT de MASTER 2 «Évolution du concept de formation à travers l analyse de Cahiers de l Asdifle» C est dans le cadre d un partenariat entre l Asdifle et l Université Paris VII que j

Plus en détail

b) Mais avant d exposer ces deux sujets, il convient de se pencher sur la notion même des «BUSINESS METHODS».

b) Mais avant d exposer ces deux sujets, il convient de se pencher sur la notion même des «BUSINESS METHODS». 1 LA BREVETABILITÉ DES «BUSINESS METHODS» INTRODUCTION: a) La question qui sera traitée dans le cadre de mon exposé c est le problème de la protection en Europe, c est-à-dire dans les pays du brevet européen

Plus en détail

3.1 L OFFRE ET LA DEMANDE : UN MODÈLE DE MARCHÉ CONCURRENTIEL

3.1 L OFFRE ET LA DEMANDE : UN MODÈLE DE MARCHÉ CONCURRENTIEL L offre et la demande 127 Dans ce chapitre, nous exposerons les éléments du modèle de l offre et de la demande, puis nous les assemblerons avant de montrer comment ce modèle peut être utilisé pour comprendre

Plus en détail

Conduite de projets informatiques offshore

Conduite de projets informatiques offshore Conduite de projets informatiques offshore Eric O Neill Avec la contribution de Olivier Salvatori Groupe Eyrolles, 2005, ISBN : 2-212-11560-1 Avant-propos Depuis que l informatique sert le monde des entreprises,

Plus en détail

ANNALES. OFFICIELLES 2011 concours. ecricome. prepa ÉPREUVE ÉCRITE ÉPREUVE COMMUNE. z Langue vivante 1 / Chinois. www.ecricome.org

ANNALES. OFFICIELLES 2011 concours. ecricome. prepa ÉPREUVE ÉCRITE ÉPREUVE COMMUNE. z Langue vivante 1 / Chinois. www.ecricome.org ANNALES OFFICIELLES 2011 concours ÉPREUVE ÉCRITE ÉPREUVE COMMUNE z Langue vivante 1 / Chinois www..org Esprit général Les épreuves de langues ont pour but de : - vérifier l existence des bases grammaticales

Plus en détail

Performance et débordements du travail sur la vie personnelle Les enseignements d une étude menée auprès de cadres en France

Performance et débordements du travail sur la vie personnelle Les enseignements d une étude menée auprès de cadres en France Performance et débordements du travail sur la vie personnelle Les enseignements d une étude menée auprès de cadres en France Émilie Genin École de Relations Industrielles Université de Montréal Colloque

Plus en détail

RECOMMANDATION COMMUNE CONCERNANT LES LICENCES DE MARQUES. adoptée par

RECOMMANDATION COMMUNE CONCERNANT LES LICENCES DE MARQUES. adoptée par RECOMMANDATION COMMUNE CONCERNANT LES LICENCES DE MARQUES adoptée par l Assemblée de l Union de Paris pour la protection de la propriété industrielle et l Assemblée générale de l Organisation Mondiale

Plus en détail

SOFT AVOCAT Guide d utilisation

SOFT AVOCAT Guide d utilisation SOFT AVOCAT Guide d utilisation 1 SOFT AVOCAT est un logiciel de gestion automatisée des dossiers des cabinets d avocats qui facilite le suivi de leurs traitements à travers ses différentes composantes.

Plus en détail

Forum international Gestion publique Recrutement et compétence / Comment moderniser les modes et outils de recrutement

Forum international Gestion publique Recrutement et compétence / Comment moderniser les modes et outils de recrutement Forum international Gestion publique Recrutement et compétence / Comment moderniser les modes et outils de recrutement INTRODUCTION : Le constat Le principe d une école destinée à former tous les magistrats

Plus en détail

A propos de l environnement. 3 mai 2006. Page 1 sur 6

A propos de l environnement. 3 mai 2006. Page 1 sur 6 Note à l attention de Monsieur G. Olivier, Président de SAGEM COMMUNICATION Président du groupe de travail et de réflexion sur l avenir des Ecoles des Mines (OSEM 2) Note présentée par Claude Orphelin,

Plus en détail

Mobilisation des ressources 45. Définition et composantes

Mobilisation des ressources 45. Définition et composantes vec l ouverture du Maroc sur l environnement international et sur les mécanismes et les enjeux planétaires du développement et de la coopération socioéconomique, ainsi qu avec le développement du mouvement

Plus en détail

Quelles clés pour choisir un cabinet de reclassement?

Quelles clés pour choisir un cabinet de reclassement? Quelles clés pour choisir un cabinet de reclassement? L organisation Livre blanc Objectif du document : Ce document a pour objectif de présenter les principaux éléments de choix d un cabinet de reclassement

Plus en détail

Conférence 9 Vendre partout, tout le temps

Conférence 9 Vendre partout, tout le temps Conférence 9 Vendre partout, tout le temps MODÉRATEUR Clotilde BRIARD - Journaliste LES ECHOS INTERVENANTS Michaël AZOULAY Fondateur- Directeur Général AMERICAN VINTAGE Grégoire BRESSOLLES - Responsable

Plus en détail

La Nature du coaching

La Nature du coaching ENJEUX ET FONCTIONS DE LA SUPERVISION EN COACHING 1. INTRODUCTION Le coaching connaît un développement croissant dans l entreprise. Ceci a notamment comme conséquence, une «arrivée» massive de nombreux

Plus en détail

12.2.5. La Banque de données santé publique (BDSP)

12.2.5. La Banque de données santé publique (BDSP) 12. Approfondir ses connaissances autour d un sujet droit ou qu un accord avec l éditeur autorise les gestionnaires de la base à pointer vers le document original. Les bases de données bibliographiques

Plus en détail

PRIX DE VENTE À L EXPORTATION GESTION ET STRATÉGIES

PRIX DE VENTE À L EXPORTATION GESTION ET STRATÉGIES PRIX DE VENTE À L EXPORTATION GESTION ET STRATÉGIES Direction du développement des entreprises et des affaires Préparé par Jacques Villeneuve, c.a. Conseiller en gestion Publié par la Direction des communications

Plus en détail

Certification de groupe au titre de PEFC Système français de certification de la gestion forestière durable GUIDE D INTERPRETATION

Certification de groupe au titre de PEFC Système français de certification de la gestion forestière durable GUIDE D INTERPRETATION TM PEFC/10-1-1 Certification de groupe au titre de PEFC Système français de certification de la gestion forestière durable GUIDE D INTERPRETATION Document validé en Assemblée Générale de PEFC-France le

Plus en détail

Analyse du paysage. Université de Liège - LEMA

Analyse du paysage. Université de Liège - LEMA Analyse du paysage 1. Etat du paysage 2. Analyse du noyau urbain : croissance 3. Analyse du noyau urbain : trames, morphologie, voiries 4. Typologie de l habitat Université de Liège - LEMA Typologie de

Plus en détail

Management des processus opérationnels

Management des processus opérationnels Ecole Nationale Supérieure de Management Master Management des organisations Management des processus opérationnels Dr TOUMI Djamila Cours n 4: l approche processus et le management du système d informations

Plus en détail

Du concept de métier lourd à celui de métier pénible

Du concept de métier lourd à celui de métier pénible Le 6 février 2007. Du concept de métier lourd à celui de métier pénible - Réflexion sur l évolution - Sandra Invernizzi Métier lourd et métier pénible La notion de métier lourd reconnaît qu un métier comporte

Plus en détail

RAPPORTS D ÉVALUATION VISANT UNE ENTITÉ DE PLACEMENT NORMES ET RECOMMANDATIONS SUR LES INFORMATIONS À FOURNIR DANS LES RAPPORTS

RAPPORTS D ÉVALUATION VISANT UNE ENTITÉ DE PLACEMENT NORMES ET RECOMMANDATIONS SUR LES INFORMATIONS À FOURNIR DANS LES RAPPORTS Norme n o 610 RAPPORTS D ÉVALUATION VISANT UNE ENTITÉ DE PLACEMENT NORMES ET RECOMMANDATIONS SUR LES INFORMATIONS À FOURNIR DANS LES RAPPORTS 1. Les experts en évaluation d entreprises peuvent se voir

Plus en détail

Comment être heureux en Amour. Découvrez l ERREUR N 1 que nous commettons toutes dans nos vies amoureuses et comment l éviter

Comment être heureux en Amour. Découvrez l ERREUR N 1 que nous commettons toutes dans nos vies amoureuses et comment l éviter Comment être heureux en Amour Découvrez l ERREUR N 1 que nous commettons toutes dans nos vies amoureuses et comment l éviter A propos de l auteure Régine Coicou est coach en rencontre et relation amoureuse.

Plus en détail

FINANCES PUBLIQUES CONGOLAISES www.droitcongolais.info

FINANCES PUBLIQUES CONGOLAISES www.droitcongolais.info Ce domaine concerne les règles les finances (l argent) de l Etat. Ce n est pas un domaine facile à comprendre mais il est indispensable de faire un effort pour en saisir l essentiel même de façon sommaire.

Plus en détail

Licence Administration publique

Licence Administration publique Formations et diplômes Rapport d'évaluation Licence Administration publique Université Lumière - Lyon 2 Campagne d évaluation 2014-2015 (Vague A) Formations et diplômes Pour le HCERES, 1 Didier Houssin,

Plus en détail

Un aperçu de certains congés sociaux offerts aux salariés conventionnés du Québec

Un aperçu de certains congés sociaux offerts aux salariés conventionnés du Québec Un aperçu de certains congés sociaux offerts aux salariés conventionnés du Québec par Patrick Bourassa * Ministère du Travail 4 avril 2006 * Patrick Bourassa était affecté, lors de la période de rédaction,

Plus en détail

GUIDE DE LA GESTION PRÉVISIONNELLE DES EMPLOIS ET DES COMPÉTENCES

GUIDE DE LA GESTION PRÉVISIONNELLE DES EMPLOIS ET DES COMPÉTENCES Françoise KERLAN GUIDE DE LA GESTION PRÉVISIONNELLE DES EMPLOIS ET DES COMPÉTENCES Préface de Jean-Louis Muller Directeur à la CEGOS Ancien responsable de Formation à l Université Paris 9 Dauphine Deuxième

Plus en détail

Licence professionnelle Éditeur

Licence professionnelle Éditeur Formations et diplômes Rapport d'évaluation Licence professionnelle Éditeur Université Bordeaux Montaigne Campagne d évaluation 2014-2015 (Vague A) Formations et diplômes Pour le HCERES, 1 Didier Houssin,

Plus en détail

Section des Formations et des diplômes

Section des Formations et des diplômes Section des Formations et des diplômes Rapport d évaluation du master Cinéma, documentaire, médias de l Université Paris 7 Denis Diderot Vague D 2014-2018 Campagne d évaluation 2012-2013 Section des Formations

Plus en détail

Note de cadrage du projet de groupe de travail sur l entrepreneuriat en milieu rural (à l'issue des travaux de préfiguration)

Note de cadrage du projet de groupe de travail sur l entrepreneuriat en milieu rural (à l'issue des travaux de préfiguration) Note de cadrage du projet de groupe de travail sur l entrepreneuriat en milieu rural (à l'issue des travaux de préfiguration) Introduction : La proposition de créer un groupe de travail sur l entrepreneuriat

Plus en détail

Enquête prise de poste

Enquête prise de poste Enquête prise de poste Contacts : ANDRH - 01 56 88 18 27 - Nathalie Tran Atomos Conseil - 01 44 20 40 30 - Olivier Pleplé Septembre 2010 Sommaire I Données quantitatives générales... 3 II Qualité des prises

Plus en détail

PRÉPARER LA RELÈVE DANS LE MONDE DE L ÉVALUATION: LE CONCOURS DE SIMULATION DU POINT DE VUE DES COMMANDITAIRES

PRÉPARER LA RELÈVE DANS LE MONDE DE L ÉVALUATION: LE CONCOURS DE SIMULATION DU POINT DE VUE DES COMMANDITAIRES LA REVUE The Canadian CANADIENNE Journal of D'ÉVALUATION Program EvaluationDE Vol. PROGRAMME 18 No. 1 Pages 133 137 133 ISSN 0834-1516 Copyright 2003 Canadian Evaluation Society Research and Practice Note

Plus en détail

Déchets : outils et exemples pour agir www.optigede.ademe.fr

Déchets : outils et exemples pour agir www.optigede.ademe.fr Déchets : outils et exemples pour agir www.optigede.ademe.fr Fiche E13 Service de location et lavage de gobelets - SMTD BASSIN EST Monographie complète SMTD Bassin Est (Pyrénées Atlantiques) Année 1 du

Plus en détail

COURS 470 Série 07. Comptabilité Générale

COURS 470 Série 07. Comptabilité Générale COURS 470 Série 07 Comptabilité Générale Administration générale de l'enseignement et de la Recherche scientifique Direction de l'enseignement à distance REPRODUCTION INTERDITE Communauté française de

Plus en détail

PRÉSENTATION DU DICTIONNAIRE

PRÉSENTATION DU DICTIONNAIRE PRÉSENTATION DU DICTIONNAIRE Ce dictionnaire est le fruit d un travail, encouragé et financé par le ministère de la Culture et la Délégation générale à la langue française, qui a réuni pendant près de

Plus en détail

La confiance joue un rôle prépondérant en économie ; c est un fait avéré et il n est point nécessaire de produire un recensement exhaustif pour s en convaincre. Une seule référence peut suffire : celle

Plus en détail

LA COMMUNICATION FINANCIERE

LA COMMUNICATION FINANCIERE LA COMMUNICATION FINANCIERE La communication financière s adresse ou se fait à l intention d entreprises cotées en bourse. Une action est un produit. A ce titre, elle a besoin de communication. I- FONDEMENTS

Plus en détail

Le métier de Credit Manager

Le métier de Credit Manager Le métier de Credit Manager 2012 2 Enquête 2012 SUR LE METIER DE CREDIT MANAGER Cette note de synthèse est le résultat de l enquête menée conjointement par Robert Half, spécialiste du recrutement temporaire

Plus en détail

Lumesse Avis d expert. Agile Learning Etes-vous prêt au changement?

Lumesse Avis d expert. Agile Learning Etes-vous prêt au changement? Lumesse Avis d expert Agile Learning Etes-vous prêt au changement? Dans l univers sans cesse mouvant de la Gestion des Talents, nous observons un nouveau changement fondamental en matière de développement

Plus en détail