FloriLettres. Marcel Cohen SOMMAIRE. Revue littéraire de la Fondation La Poste. Prix Wepler Fondation La Poste 2013

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1 SOMMAIRE FloriLettres Revue littéraire de la Fondation La Poste Prix Wepler Fondation La Poste Entretien 07 Extraits choisis - Sur la scène intérieure 08 Discours 10 Agenda des actions de la Fondation La Poste 2013 > édition spéciale 11 novembre 2013 Prix Wepler Fondation La Poste 2013 Sélection du prix Wepler Fondation La Poste 2013 Sylvie Aymard, C est une occupation sans fin que d être vivant, Grasset Nicolas Bouyssi, Les rayons du soleil, P.O.L, Sur la scène intérieure. Faits, Gallimard, coll. «L un et L autre» Brigitte Giraud, Avoir un corps, Stock Emmanuelle Heidsieck, À l aide ou Le rapport W W, Inculte Thierry Laget, Provinces, Atlas des amours fugaces, Arbre vengeur Loïc Merle, L esprit de l ivresse, Actes Sud Céline Minard, Faillir être flingué, Rivages Philippe Rahmy, Béton armé, La Table ronde Tiphaine Samoyault, Bête de cirque, Seuil Marina de Van, Stéréoscopie, Allia Philippe Vasset, La conjuration, Fayard avec le soutien de Librairie des Abbesses Brasserie Wepler Fondation La Poste 01

2 Entretien avec Propos recueillis par Nathalie Jungerman 02 Lundi 11 novembre 2013, vous allez recevoir le Prix Wepler Fondation La Poste pour votre livre Sur la scène intérieure sorti en mars dernier aux éditions Gallimard dans la collection «L un et L autre». Que signifie pour vous recevoir une distinction littéraire? Je ne m y attendais pas parce que mon livre n est pas un ouvrage littéraire. Il ne s inscrit pas dans une tradition établie. Dans la courte préface, j utilise d ailleurs l expression de Denis Roche, Dépôts de savoir, qui me semble mieux convenir. Dans ce livre, j ai seulement voulu mettre en sûreté les rares souvenirs qui me restent de ma famille, déportée en 1943, les photos, ainsi que les petits objets qui ont survécu. Je suis donc étonné que ce livre ait pu attirer l attention d un jury. Je lui en suis très reconnaissant. Et pas seulement pour moi, cela va de soi. Dans Sur la scène intérieure (page 26), un souvenir d enfant (en italique dans le texte) concerne la brasserie Wepler M. C. Pendant la guerre, nous passions place Clichy plusieurs fois par jour, ma mère et moi. Mais jamais devant le Wepler. Toujours de l autre côté de la place. La brasserie avait été réquisitionnée par la Wehrmacht pour servir de foyer à la troupe. J ai découvert, en écrivant ce livre, que sans en avoir le moins du monde conscience, je continue, aujourd hui encore, à emprunter le trottoir d en face quelles que soient ma destination et ma provenance. Il y a quatre ou cinq ans à peine, que je suis entré au Wepler pour la première fois. Un écrivain américain m y avait donné rendez-vous. Au téléphone, j ai néanmoins eu envie de lui proposer un autre lieu de rencontre, avant de comprendre tout le ridicule de la situation. Lundi 11 novembre, j entrerai donc pour la seconde fois de ma vie au Wepler où me sera attribué le prix portant le nom de cette brasserie. L expérience de l écriture est-elle pour vous, comme pour Edmond Jabès avec qui vous avez publié des Entretiens sous le titre Du désert au livre (Opales, 2001), «inséparable du silence et du vide absolus»? M. C. L écriture a un lien très fort avec le silence. Comme Jabès, je pense que l essentiel s écrit dans les marges du livre, dans le silence des paroles de l écrivain. Jabès disait quelque chose de merveilleux : c est lorsque nous refermons un livre qu il est totalement écrit. Et, pour Jabès, c est le lecteur qui l écrit puisque c est lui qui le referme. De toute façon, le lecteur a toujours raison, puisqu on ne peut pas revenir sur l idée qu il se fait d un livre. Ce que dit un écrivain n est donc qu une proposition de sens, ce n est pas du tout quelque chose d achevé. Oui, on peut donc dire que ce qui n est pas écrit est au moins aussi important que ce qui se donne à lire. «La fiction laisserait notamment entendre que l absence et le vide peuvent être exprimés», peuton lire dans votre «Avertissement» à Sur la scène intérieure. M. C. Une fiction, c est quelque chose d intelligent, de subtil, avec un début, un apogée, une fin. Ça veut dire quelque chose et ça va quelque part. Ce que je voulais mettre dans ce livre n a rien à voir avec tout cela. C est beaucoup trop lacunaire et je n avais rien à Ph. N. Jungerman, novembre est écrivain. Il est né en 1937 à Asnières-sur-Seine. Il a étudié à l École supérieure de journalisme de Paris et à l École du Louvre. Voyages et séjours com- me journaliste, en Inde, et notamment dans l Himalaya et en Assam, au Moyen-Orient, en Amérique latine, en Afrique du nord et aux USA, où il a séjourné comme boursier d une université et correspondant d un quotidien parisien. Plusieurs écrits sur l art pour des revues, des galeries et des musées. En octobre 2010, il publie le troisième et dernier livre des Faits, dont le premier livre est paru en 2002 et le deuxième en L œuvre de est traduite en américain, en grec, en norvégien, en danois, en hébreu et en espagnol. Sur la scène intérieure Éditions Gallimard Collection «L un et l autre», mars 2013 Prix Wepler Fondation La Poste 2013

3 , Bibliographie Entretien avec dire. Comment dire le silence? Quel mot trouver pour l absence? Mais on peut les laisser se déployer dans le livre. Et sans doute même le doit-on puisqu ils reflètent seuls les réalités. Et c est aussi, finalement, ce qu il y a de plus simple. «Pas de mur à décharge. Pas de mur qui n affiche un refus.» «Pas de mur ; plus de silence. Nous avons tout misé sur un silence d outre-monde.» écrivez-vous en exergue à votre préface aux Entretiens avec Edmond Jabès. Dans Miroirs, un livre publié en 1981 (Gallimard), chaque texte, chaque chapitre renvoie à l idée d un mur entre le monde et vous... Et page 51 de Sur la scène intérieure, il est écrit : «Que le langage ait quelque chose à voir avec la perte et le deuil, je le savais depuis l enfance : dans les trains, il suffisait d un mur surgi à l improviste, d une courbe de la voie, pour qu il faille parler au passé.» M. C. Que la grammaire nous impose de choisir entre présent et passé m a toujours fasciné parce que, dans la vie, il n y a pas de réelle frontière entre ces deux temps. Elle est largement arbitraire. Walter Benjamin estime d ailleurs qu il n existe qu un seul temps : le présent. Il parle de «présent du passé» et de «présent du présent» (et aussi de «présent du futur»). Dans un livre, j utilise en effet l image d un petit garçon dont la mère agite la main sur le quai tandis qu il s éloigne. D un seul coup, l enfant comprend qu il doit parler au passé sous le seul prétexte qu il ne voit plus sa mère. Cependant, elle est toujours sur le quai et, si la ligne était droite, il la verrait encore. À la fin de la Recherche du temps perdu, dans Le Temps retrouvé, Proust fait l expérience étrange de ne plus distinguer le présent du passé. Le passé est revenu avec une telle force, et d une manière tout à fait fortuite, qu il voit les choses à la fois dans le passé et dans le présent. Il ajoute même que c est le présent qui donne son vrai sens au passé. Ce dernier n est donc jamais terminé. Tout cela me trouble beaucoup. Lorsqu il s agit de parents déportés, comme dans mon cas, il est évident que l ancien enfant se raccroche à des détails extrêmement ténus. Les petits souvenirs ne débouchent sur quelque chose d un peu concret que bien des décennies plus tard. Et de manière purement fortuite, cette fois encore. Sur la scène intérieure n est pas une autobiographie à proprement parler, mais un livre fait de souvenirs et d oubli. Il évoque votre famille assassinée à Auschwitz. Des fragments qui restituent votre regard d enfant sont en italique pour les distinguer des «faits», des traces recueillis à l âge adulte. Qu est-ce qui vous a déterminé à écrire ce livre sous-titré Faits, titre donné à trois volumes écrits précédemment? M. C. Je ne voulais pas «réécrire» ces souvenirs d enfance. C est pourquoi ils sont imprimés en italique. Je voulais les livrer d une manière aussi claire et aussi nette que possible. En m en emparant, j en aurais fait des petites fictions. J.-B Pontalis estimait que les souvenirs d enfance eux-mêmes, et aussi ténus soient-ils, sont déjà «écrits». Ils sont écrits par l enfant qui se souvient de telle chose, et pas de telle autre qui pourtant était là, au même moment, et qu il a parfaitement vue. Il s agit donc bien d écriture. Disons donc que j ai voulu préserver «l écriture» de l enfant dans toute la mesure du possible. Je me souviens d un texte de Pierre Janet expliquant que, lorsqu on demande à un enfant de raconter quelque chose qu il vient de vivre, il le fait, une première fois, d une certaine façon, une seconde fois d une autre, puis une troisième fois d une manière encore différente. Après quoi, l histoire se stabilise et l enfant, dès lors, fait toujours le même récit. En d autres termes, il a «écrit» son souvenir en éliminant, d instinct ou intentionnellement, ce qui lui semblait moins important. Je ne suis plus un jeune homme et je ne voulais pas que les minces souvenirs de mon enfance disparaissent. Je ne voulais pas non plus que les photographies de mes parents sombrent dans l anonymat, comme celles qui s amoncellent dans des valises pleines sur les trottoirs du marché aux Aux Editions Gallimard - Sur la scène intérieure. Faits, (coll. L un et l autre, 2013 Faits, III. Suite et fin, octobre 2010 Faits II, 2007 Faits, lecture courante à l usage des grands débutants, 2002 Assassinat d un garde, Le grand paon-de-nuit (coll. Le Chemin), 1990 Je ne sais pas le nom, Miroirs, (coll. Le Chemin), Chez d autres éditeurs - À des années-lumière, Fario, 2013 Trente-cinq minutes, Chandeigne, Paris, L Ombre nue (avec des photos d Aurore de Sousa), Créaphis, Paris Tauromachie (avec des photos de Jean Bescos et des superpositions d Antonio Saura), Archives Antonio Saura Genève, 5 Continents Milan, Trente-cinq minutes, Chandeigne, Paris Métro, Chandeigne, Deux textes sans titre et huit photos (en collaboration avec Jacques Le Scanff), Le préau des collines, Tombeau de l éléphant d Asie, Chandeigne, Du désert au livre. Entretiens avec Edmond Jabès, Pierre Belfond, 1981 et 199I, Opales, Quelques faces visibles du silence (textes sur Antonio Saura), L Échoppe, Lettre à Antonio Saura (traduit du judéo-espagnol. Édition bilingue. Avec des illustrations d Antonio Saura), L Échoppe, Hostinato Rigore (en collaboration avec Gérald Thupinier) Actes-Sud, Letras a un pintor (en judéo-espa- gnol, avec des illustrations d Antonio Saura), Almarabu, Madrid, Murs, (coll. Petite Sirène), Éditeurs Français Réunis, Voyage à Waïzata, Éditeurs Français Réunis, Malestroit, Chroniques du silence, Éditeurs Français Réunis, Galpa, Le Seuil,1969, (réédition Chandeigne, 1993). Bibliophilie Métro, avec une lithographie origi- nale de Pierre Buraglio, sur papier Lana gravure, 20 exemplaires, Éditions Nitabah, Asnières-sur-Seine, Sept exemplaires comportant un dessin de l artiste. - Quatre récits, avec des gravures originales de Jean-Luc Herman, 30 exemplaires, Florence Arnaud-Maximilien Guiol éditeurs, Paris, Lettre à Antonio Saura, avec une gravure originale d Antonio Saura, 40 exemplaires sur vergé, L Echoppe, Paris, Trois nouvelles, en collaboration avec Gérald Thupinier, 20 exemplaires sur chiffon à la forme du Moulin de Larroque, Éditions Nitabah, Asnièressur-Seine,

4 Entretien avec Puces. Un livre, lui, ne disparaît jamais totalement. On trouve toujours un exemplaire qui traîne quelque part. Ma mère avait offert un coquetier à une amie de la famille en Il est peut-être à l origine de ce livre. En 2009, en effet, cette amie m a remis le coquetier en déclarant : «Je ne veux pas qu il disparaisse». Garder un objet pendant 70 ans en se souvenant d une amie, et même si c est un souvenir un peu dormant, c est tout de même peu commun. J en suis venu à me dire que ma mère méritait, très vraisemblablement, un tel attachement. Et pas seulement parce qu elle avait disparue très jeune. D un seul coup, elle n apparaissait pas si loin de ce que je pouvais enjoliver. Cette amie de la famille ne voulait donc pas qu un simple coquetier disparaisse. Et moi, j allais laisser disparaître bien des choses plus importantes! Le moment d écrire ce livre était venu. Est-ce que cette amie vous a parlé de votre mère? M. C. Oui, mais ma mère est morte à l âge de 28 ans. Sa vie était devant elle. Hors des généralités, il y avait donc très peu à dire. Ce fut, et cela reste, la grande affaire de ma vie. Chaque fois que j ai rencontré, ou que je rencontre encore, quelqu un qui a connu mes parents, j obtiens les mêmes réponses. Finalement, je n ai presque rien appris. Mon père était un peu plus âgé, d une dizaine d années. Il n y avait pas, pour autant, beaucoup plus à apprendre sur lui. Les objets retrouvés et les photographies sont la concrétion d un souvenir, les odeurs aussi... Il s agit de recréer ce que l on a oublié à partir de ces éléments. Dans Sur la scène intérieure, un long passage est consacré à la mémoire olfactive. Vous êtes à la recherche du parfum de votre père. M. C. Je suis entré un jour dans une parfumerie pour faire un cadeau à une amie et la vendeuse, pendant qu on préparait le paquet, m a proposé des produits pour homme. J ai choisi une eau de Cologne de manière tout à fait aberrante puisque je n utilisais jamais ce genre de produit. Mais il s est trouvé que tout me plaisait dans ce flacon : la forme de la bouteille, celle du bouchon, l étiquette... J ai donc acheté quelque chose dont je ne pensais pas me servir, et bien que l odeur me plût, elle aussi, et de toute évidence. Il a fallu des années pour que l une de mes tantes me déclare un jour, en sortant de ma salle de bain : «Tiens, toi aussi tu utilises cette eau de Cologne!» C est l eau de Cologne dont se servait mon père. Faute de souvenirs plus consistants, ces petites choses ont une importance extrême dans une vie et le souvenir des odeurs ne s efface jamais. Les spécialistes affirment même qu il est infaillible. Quant au parfum de ma mère, je ne l ai jamais retrouvé formellement. À défaut de dire exactement ce qu elle portait, je pourrais dire, et avec une certitude absolue quand je suis à proximité d une femme, ce qu elle n aurait jamais porté. Votre petite sœur qui se prénommait Monique a été arrêtée avec votre mère, à l âge de trois mois. Elles ont été internées à l hôpital Rothschild avant d être déportées à Auschwitz... L âge requis pour la déportation était de six mois. M. C. Oui, il semble bien que les accords franco-allemands ne prévoyaient pas la déportation des nourrissons malades, ou âgés de moins de six mois. On attendait qu ils se rétablissent où qu ils aient l âge requis. Ce qui me bouleverse, c est d une part que ma soeur n ait pas porté sa gourmette le jour de son arrestation - on la lui avait retirée parce que c était un objet trop précieux pour qu on prenne le risque de le voir tomber aux mains des Allemands -. D autre part on distingue un petit nœud sur la photo de la chaîne : la gourmette était trop grande pour un nouveauné. On avait donc vu large, pour qu elle porte le bijou aussi longtemps que possible. Mon père avait confectionné une petite cachette dans l appartement, derrière une plinthe. Il avait demandé à un voisin de palier de mettre en sûreté les bijoux qui s y trouvaient si, un jour, il ne revenait pas. Quand, après 48 heures d absence, le voisin n a pas vu mes parents À des années lumières Éditions Fario, mars 2013, 69 pages Edmond Jabès Du Désert au livre Entretiens avec Editions Opales, 2001 et Edmond Jabès en 1980 (Photo. Suzy Cohen) Editions Opales, page

5 Entretien avec rentrer, il est entré par la fenêtre pour mettre les bijoux en sûreté. Il les a gardés toute la guerre avant de les restituer à l un de mes oncles dont il connaissait l adresse. Dans un entretien avec Alain Veinstein, vous dites que le passage où l écrivain assiste au dévoilement des plaques commémoratives à l hôpital Rothschild est peut-être le seul texte d écriture dans ce livre... Pouvez-vous en dire davantage? M. C. Lors de cette cérémonie, en 1996, c est sans doute avec l œil de l écrivain que j étais devenu que j ai regardé les choses, c est à dire au premier degré, mais avec aussi un certain recul, comme les verrait quelqu un qui se proposerait d écrire. Je ne pensais pas écrire sur cette cérémonie à cette époque, mais j ai tout de même sorti mon carnet et j ai pris des notes. Quand j ai décidé de les utiliser tout était donc d une netteté parfaite. Partout ailleurs, dans le livre, comme nous le disions, j ai cherché les faits et banni, autant que possible, l interprétation qu en donnerait l écriture. Quelque chose m a beaucoup frappé : deux infirmières sont apparues dans l embrasure de la fenêtre derrière laquelle se tenait ma mère. Je voyais donc ces infirmières à la fois avec mes yeux d enfant, c est à dire comme deux vieilles dames, et avec mes yeux d adulte, comme deux très jeunes femmes. Je n arrivais pas à effacer le souvenir des vieilles dames. Je me souviens très bien, par exemple, que l infirmière en chef était plus âgée que les deux infirmières. Elle avait un visage plus marqué, était beaucoup plus forte. Elle était donc, avec mes yeux d enfant, beaucoup plus vieille encore. Il y a autre chose : c est derrière cette fenêtre fermée que j ai vu ma mère pour la dernière fois. Lorsque les infirmières l ont ouverte pour écouter les discours qui seraient prononcés sur le trottoir, j ai ressenti quelque chose de très violent. C était, très clairement, une manière de dire vous n avez pas le droit de faire ça. Vous n avez pas le droit d être là tout court. Je ne peux guère en dire plus. Cette femme qui pleurait pendant les discours... M. C. Effectivement, une femme pleurait et nous étions sans doute, elle et moi, au nombre des très rares personnes qui avions encore un souvenir précis de ce que nous avions vu là en Pour cette femme, comme pour moi, les choses n étaient pas du tout vues au passé. Elles appartenaient au «présent du passé», pour reprendre le terme de Benjamin. C est pourquoi l espèce d injonction que nous sentions dans les paroles des orateurs, ce devoir de mémoire, nous faisait si mal. Nous n avions aucun effort à faire pour nous souvenir. Ce qui m a beaucoup frappé aussi - ça m a presque fait mal - c est la présence de femmes beaucoup plus jeunes que nous et qui tendaient l oreille pour ne rien perdre du discours : elles étaient venues pour écouter l orateur, pas du tout les pleurs d une inconnue. Cette inconnue pleurait au présent, quand l orateur parlait d événements appartenant pour lui au passé. Si mon souvenir est exact, j ai eu l impression qu il forçait même un peu la voix pour couvrir les pleurs. Tout cela était donc très violent, en dépit du recueillement général. Dans vos livres, il y a une extrême précision, des détails, des chiffres. «10 morts, c est monstrueux, 6 millions, c est abstrait... Seul le meurtrier est tout à fait réel». (Je vous cite, cf. À des années-lumiè- re, Fario, mars 2013). M. C. J ai assisté au soixantième anniversaire du départ du premier convoi de Drancy. Il y a eu Juifs déportés à partir de Drancy. Et sous la direction de Serge Klarsfeld, nous voulions lire ces noms à la date de départ de chaque convoi. Il y avait environ 1000 déportés par convoi. Or, pour lire ces 1000 noms, il a fallu trois heures. Ce qui signifie que pour lire 6 millions de noms, il faudrait deux ans de lecture jour et nuit, sans interruption. Vous avez «échappé par miraannées-lumière, vous cle à la Shoah»... Dans À des écrivez Faits - Lecture courante à l usage des grands débutants Éditions Gallimard, pages Faits, II Éditions Gallimard, pages Faits, III - Suite et fin Éditions Gallimard, pages Miroirs Éditions Gallimard, pages 05

6 Entretien avec (page 26) : «Je peux bien dire que je suis dépossédé de ma biographie, celle-ci ne me représentant nullement.» M. C. Oui, et pour plusieurs raisons. La première c est que les enfants cachés, pendant la guerre, ont eu sensiblement la même histoire. Les petits citadins, comme moi, qui se sont retrouvés à la campagne, ont tous eu peur des vaches. J ai vu ce détail très bien traité dans un film de Claude Berri, Le Vieil homme et l enfant (1967). C est l exem- ple même du souvenir qui ne m appartient pas en propre. Évidemment, les circonstances changent, les dates et les lieux aussi mais, au fond, c est la même enfance. Quant à la biographie en général, imaginons que je raconte mes premières amours, vous comprenez bien que, au regard de la déportation de ma famille, ça a beau avoir compté, ça ne pèse pas. Si je décidais d écrire sur mes premières amours, j aurais l impression de mentir, ou de ne dire que des demi-vérités. Les vrais événements de ma vie sont ailleurs, et c est la déportation de ma famille. Après la Shoah, que je sois devenu délinquant, plombier ou écrivain, n avait pas grande importance au regard de tels événements. Ma biographie est presque une fiction comparée à ces réalités. Vous dites dans À des années-lumière : «Je ne connais ces événements qu à travers les livres» à propos des camps, de la Shoah. Quand on a survécu à ces «événements», par miracle, ou quand on est un enfant de rescapé dont presque tous les membres de la famille ont disparu, ne vivons-nous pas d une certaine façon ces événements de l intérieur, par une sorte de transmission inconsciente, davantage que par les livres? M. C. Le vrai traumatisme, vous avez sans doute raison, c est peut-être l absence de traumatisme avéré. Personnellement, je me suis reproché longtemps de ne jamais avoir pleuré mes parents. Je me faisais donc l effet d être tout à fait anormal. Quant aux faits eux-mêmes, je ne les ai appris, comme vous, que dans les livres. Et c est une tâche qui n est jamais terminée. C est proprement sans fin. Les déportés qui ont eu la chance de revenir, eux, même s ils sont hantés par ce qu ils ont vu et vécu, ont pu donner l illusion de refermer une parenthèse. Ils ont souvent décidé de se taire parce qu ils ne voulaient pas traumatiser leurs enfants. Ils ont fait d énormes efforts pour mener une vie aussi normale que possible. Les enfants de déportés, eux, n ont jamais pu refermer une parenthèse qui n a jamais été ouverte. Plus exactement : elle ne cesse de s ouvrir et on ne cesse de la remplir. Bruno Bettelheim explique que le traumatisme est d autant plus marqué qu on s éloigne des événements eux-mêmes, car on ne sait pas contre quoi on lutte. Dans Du désert au livre (page 104), Edmond Jabès faisait cette réponse à votre question sur la place qu il accordait à Auschwitz dans notre culture : «À l affirmation d Adorno : On ne peut plus écrire de poésie après Auschwitz qui nous invite à une remise en cause globale de notre culture, je serai tenté de répondre : oui, on le peut. Et même on le doit. Il faut écrire à partir de cette cassure, de cette blessure sans cesse ravivée.» Vous auriez pu affirmer la même chose... Je pense notamment à cette phrase au début de Sur la Scène intérieure : «Au-delà des réponses convenues sur le témoignage, ce livre devait être écrit. Il est même imprudent de ne pas m en être occupé plus tôt». M. C. Oui, j aurai pu dire la même chose, et dans les mêmes termes. D ailleurs, Adorno lui-même est revenu sur son jugement à propos de la poésie de Paul Celan. On dit souvent qu il y a un âge où les parents deviennent les enfants de leurs enfants. J ai 76 ans aujourd hui, je crois que le temps était largement venu de m occuper de mes parents. Je ne peux pas m empêcher de penser qu un livre est un tombeau plus rebelle au temps qu une tombe. Comme nous le disions tout à l heure, un livre ne disparaît jamais tout à fait. Je suis donc content que ce livre existe, même s il est très mince. Mais comment aurait-il pu être plus volumineux? Je crois que les silences, qui sont la matière même du livre, sont peut-être, pour le lecteur, une chance de saisir le poids de l absence elle-même. Samedi 16 novembre heures Maison de la Poésie, Paris. Dans le cadre du festival Paris en toutes lettres : Rencontre avec, animée par Arnaud Laporte. Lecture par Marina Saura. Maison de la Poésie Passage Molière 157 rue Saint-Martin Paris Jeudi 21 novembre 2013 à 19 h 30 Musée d art et d histoire du Judaïsme, Paris Rencontre avec l auteur à l occasion de la parution de Sur la scène intérieure. Faits (Gallimard, 2013) Conversation avec Emmanuel Moses, poète, romancier et traducteur. Lecture par Laurent Natrella, sociétaire de la Comédie-Française Musée d art et d histoire du Judaïsme Hôtel de Saint-Aignan 71, rue du Temple Paris 06

7 Extraits choisis Sur la scène intérieure Éditions Gallimard Maria Cohen Née le 9 octobre 1915 à Istanbul. Convoi n 63 du 17 décembre Une paire de gants en cuir fin, de couleur crème, et un livre attendaient en permanence sur la petite tablette noire en verre teinté couvrant le radiateur, près de la porte d entrée, dans l appartement que nous habitions boulevard des Batignolles. Dans la rue, livre et gants dissimulaient l étoile jaune chaque fois que nécessaire. Celle-ci devait être cousue à gauche sur la poitrine. C est donc sa main droite que me tendait Marie pour traverser la rue. Elle était très agacée lorsque, au bord du trottoir et par manque d attention, je me retrouvais à sa gauche. Avant de s engager sur le passage clouté, il lui fallait donc passer derrière moi, ou faire un tour complet sur elle-même, pour venir saisir ma main gauche. Dans la foule, cette manœuvre était très compromettante. Si l incident se reproduisait trop souvent, il n allait pas sans un «tss!» d agacement. Jacques Cohen Né le 20 février 1902 à Istanbul. Convoi n 59 du 2 septembre En 1939, peu avant la déclaration de guerre, Jacques se présente, en compagnie d un frère de Marie, à la caserne de Reuilly. Ils veulent s engager tous deux, comme l a déjà fait le plus jeune des frères Cohen, qui vient d être mobilisé à Angoulême. Si, en tant qu apatrides, on ne les accepte pas dans un régiment régulier, ils sont prêts à rejoindre la Légion étrangère. On leur répond qu on n a pas besoin de Juifs dans l Armée française. Ce jour-là, l ancien élève du lycée français de Galatasaray dut se résoudre à regarder en face le visage d une France que ses professeurs s étaient bien gardés d évoquer. Il existe un récit de Vercors intitulé La marche à l étoile. Il raconte l odyssée d un Juif de Moravie venu, comme Jacques, vivre à Paris par amour de la France. Pour l un comme pour l autre, Paris n était pas seulement la Ville lumière, c était aussi la ville la plus intelligente du monde. La Seine ne coule-t-elle pas entre deux rangées de livres? En 1940, la Gendarmerie française livre le héros de Vercors aux Allemands. Trois ans plus tard, la police parisienne leur remet Jacques Cohen. Le livre de Vercors s ouvre sur cette phrase : «L amour, le plus souvent, s éteint dans une fin sordide.»... Le violon est devant moi tandis que j écris. Outre son étui, il a perdu son cordier, sa mentonnière et son chevalet. L âme n est plus en place non plus et se promène dans le corps de l instrument. Lorsqu on le secoue, on entend la petite pièce de bois qui sonne comme une allumette dans une boîte vide. L archet s est perdu, lui aussi. Avec la belle patine brun rouge de sa table d harmonie et sa couleur jaune vif originelle qui réapparaît à l emplacement de la mentonnière, le violon n en a pas moins fière allure. L ouïe laisse lire une étiquette empoussiérée. Elle mentionne : «Jacobus Stainer, in Absam prope Oenipontum, 17.» Né vingt-sept ans avant Stradivarius, Jacob Stainer est le plus grand luthier autrichien. La forme de ses violons diffère sensiblement de celle du maître de Crémone et ses instruments furent les plus joués pendant tout le XVIIIe siècle. Ils sont encore très recherchés. Absam est un village proche d Innsbruck, l ancienne Oenipontum romaine. Le chiffre «17» laisse entendre que la date devait être, ou a été, complétée à la main, mais elle n est plus lisible. Cette étiquette, de toute façon, est apocryphe et le violon n est qu une copie datant du début du XXe siècle. Rue de Rome, le luthier consulté n en juge pas moins sa facture excellente et son état de conservation à peu près inespéré, à l exception d une petite fissure, d ailleurs sans gravité, sur la table d harmonie. Pour le luthier, ce violon est un excellent instrument d étude et mériterait sans conteste d être remis en état. Faut-il remettre ce violon en état quand on ne joue pas soimême? Rien, sans doute, durant toute sa jeunesse, ne fut plus précieux que cet instrument aux yeux de Jacques. Et comment ne pas désirer l entendre sonner? Mais, en admettant que le violon n ait rien perdu de sa sonorité, qu entendrais-je? Certainement pas les sons qu en tirait Jacques. Celui-ci aurait-il été heureux à l idée que quelqu un jouât son instrument après lui? Mais que pesait encore le souvenir de ses années de violon dans le wagon à bestiaux qui le conduisait à Auschwitz en même temps que son père, sa mère, son frère aîné, sa grand-tante, et après qu il eut été séparé de sa femme et de sa fille, qui prendront le même chemin, ainsi que de son fils? On ose à peine poser une question aussi obscène. Mercado Cohen Né en 1864 à Istanbul. Convoi n 59 du 2 septembre Des décennies durant, on m a répété avec quelle profonde indignation Mercado, pendant l Occupation, refusa toute idée de quitter son fauteuil du boulevard de Courcelles pour échapper aux rafles. «Seuls les voleurs et les assassins songent à se cacher», répétait-il à ses quatre fils. Qu on évoque cette possibilité le blessait déjà comme une offense. Ses fils respectaient trop sa rectitude pour l affronter sur un sujet aussi sensible. Je suppose qu ils n en exploitèrent pas moins toutes les possibilités de faire quitter Paris à leurs parents. Mais où cacher un homme de soixante-dix-neuf ans en costume trois pièces et qui, pour rien au monde, ne se serait séparé de ses livres d étude et de prières? Pour le reste, Mercado était incapable de comprendre la gravité de la situation dans la France occupée. C est donc dans son fauteuil que la police l arrêta, ainsi que sa famille, un samedi, le 14 août éditions Gallimard, L un et L autre, 2013 Sites internet Éditions Gallimard France Culture - Alain Veinstein reçoit pour Sur la scène intérieure marcel-cohen Librairie des Abbesses https://www.facebook.com prixweplerlaposte 07

8 Discours de Discours de Lundi 11 novembre 2013 Je voudrais remercier le jury, et les partenaires du Prix wepler, en racontant une anecdote qui risque de paraître très étrange : ce soir, c est la seconde fois de ma vie que j entre au Wepler. Avec le nom de Wepler, nous sommes au cœur même du livre que vous avez la gentillesse de couronner. J ai passé toute ma petite enfance à moins de deux cents mètres d ici, au 23 boulevard des Batignolles. Je suis très ému, je vous l avoue, d avoir mis autant de temps pour parcourir une aussi petite distance. Pendant la guerre, nous passions place Clichy plusieurs fois par jour, ma mère et moi. Mais jamais, jamais, devant le Wepler. Toujours de l autre côté de la place. Le Wepler avait été réquisitionné par la Wehrmacht pour servir de foyer à la troupe. Or, soit ma mère portait l étoile jaune, et elle ne tenait pas se faire remarquer devant une terrasse pleine de soldats allemands, soit, à ses risques et périls, elle ne portait pas l étoile, et elle ne voulait pas déclencher les sifflements de dizaines de militaires désoeuvrés. Il y a plus étrange : il m a fallu écrire le livre que vous couronnez pour découvrir, à ma propre stupeur, que, Place Clichy, sans en avoir le moins du monde conscience, je continue, aujourd hui encore, à emprunter le trottoir d en face. Je vous prie de m en excuser. La première fois que je suis entré au Wepler, c est donc il y a quatre ou cinq ans à peine. Un écrivain américain de passage à Paris m avait donné rendez-vous ici. Mais au téléphone, pendant quelques fractions de seconde, j ai eu la tentation de lui proposer un autre lieu de rendez-vous. C est à l instant où j allais ouvrir la bouche que j ai pris conscience de tout le ridicule de la situation. Le Wepler, c est aussi ses parages immédiats. La guerre terminée, j ai continué à habiter le quartier pendant des années et la Librairie de Paris, à cinquante mètres d ici, est la première qu il m ait été donné de fréquenter dès les petites classes du lycée. J ai encore plusieurs volumes qui portent son étiquette. Elle était munie d un volet détachable, que l on glissait dans une petite urne en bois, à la caisse, et qui comportait un numéro à cinq chiffres. Je pensais, naïvement, qu il s agissait, pour chaque titre, des exemplaires déjà vendus. L étiquette indiquait aussi le numéro de téléphone de la librairie que je vous livre volontiers : Laborde C est donc à quelques mètres d ici que j ai découvert, avec beaucoup de stupeur, qu il existait aussi des poètes vivants. Au lycée, les poètes que nous lisions étaient tous morts depuis très longtemps. Au-delà de ces anecdotes, je dois bien reconnaître que je suis très étonné de me voir attribué un prix pour un livre que je ne savais pas du tout comment écrire. La première raison c est que je n avais presque rien à dire. J avais cinq ans et demi quand ma famille a été déportée et mes parents n avaient pas eu le temps de se forger une biographie. Les souvenirs d un enfant de cet âge, par ailleurs, sont très ténus. Il ne me semblait pas très honnête de les utiliser pour écrire un récit qui aurait, nécessairement, ressemblé à une fiction. Il y a une autre raison qui m empêchait d écrire ce livre : je ne voulais pas tirer parti de ce qui était arrivé à mes parents. C est pourtant ce que je suis en train de faire devant vous en recevant ce prix. Mais je me dis que ce qui m a poussé à écrire ce livre est aussi ce qui vous a incités à le lire : nous ne voulions, ni vous ni moi, que les noms et les visages des fantômes qui hantaient la Place Clichy pendant la guerre tombent dans le plus total oubli. Ce soir, vous faites donc entrer au Wepler tous ceux qui n osaient pas passer devant sa terrasse. Je vous en suis extrêmement reconnaissant. Il n en reste pas moins que la situation qui est la nôtre ce soir est paradoxale : c est parce que je n avais presque rien à dire, et que je ne voulais surtout pas écrire un livre qui s inscrirait dans une tradition littéraire établie, que ce livre a attiré votre attention. Dans ce livre, il est beaucoup question d absence, de manques, de lacunes et de silence. À bien des égards, on pourrait donc dire, si cette expression, avait un sens, que vous couronnez un fantôme évoquant d autres fantômes. Le «fantôme», dans une bibliothèque, c est aussi la fiche qui remplace un livre absent. Tout cela n est sans doute paradoxal qu en apparence. Maurice Blanchot disait que la littérature commence avec la question «Qu est-ce que la littérature?». Libraires, critiques, lecteurs ou écrivains, c est une question que nous nous posons tous les jours. Et nous comprenons très bien qu écrire un livre pour dire que l on n a rien à dire, ou presque rien, ce n est pas du tout ne rien dire. La littérature est même le seul lieu où un tel discours n est pas totalement absurde. 08

9 Discours de «Sans la littérature, disait Georges Perros, on ne saurait jamais à quoi pense un homme quand il est seul dans sa chambre». J.-B. Pontalis, que je salue brièvement, mais avec chaleur, disait, pour sa part, que la littérature évoquait l époque où, adolescents, nous nous cherchions désespérément une signature qui serait notre marque propre, puisque nous héritons de notre patronyme et que notre prénom a été choisi par nos parents. En effet, comme vous certainement, j ai eu très tôt la certitude que les êtres et les choses ne sont tout à fait vrais que dans les livres, sous la signature et sous le regard de quelqu un. Sans les livres, nous n aurions aucune consistance. Et hors des livres, tout le monde joue un rôle. Le photographe Erwin Blumenfeld, dont on peut voir actuellement une grande exposition à Paris, et qui avait dû fuir successivement l Allemagne nazie, puis la France occupée par la Wehrmacht, est l illustration même d une autre mission dévolue aux livres : nous fournir des armes contre ce que nous avons appris avec trop de soumission. «À l école, écrit le grand photographe, on ne nous avait pas appris une chose fondamentale : l art de déserter. Sauver son existence de la folie par la fuite passait pour immoral.» C est pourquoi les librairies ne sont pas du tout des lieux comme les autres. C est le seul endroit où nous pouvons acquérir un peu de consistance, entrevoir un petit pan de vérité, et, si c est à notre portée, devenir peu à peu nous-mêmes. Au passage, c est entre les rayons que nous prenons conscience de notre époque, et apprenons à distinguer ce qui est moral de ce qui ne l est pas. Par nous-mêmes, nous ne voyons pas grand-chose de ce qui se passe sous nos yeux. Quant à la littérature, qui est le lieu où notre expérience confuse se cherche une forme, c est un laboratoire dont nous ne pouvons pas nous passer : c est là que notre vrai visage prend forme. Et la bonne littérature n a jamais pour objet d ajouter un peu plus de confusion à ce qui est déjà très confus. Au contraire, elle tente toujours de montrer avec plus de clarté, et comme si c était pour la première fois. C est parce qu il était en quête de cette clarté vitale, et qu il voulait faire tomber tous les masques, que Joyce avait choisi l exil pour écrire Ulysse. À Dublin, il manquait beaucoup trop de recul. Puisque le prix Wepler a été créé à l initiative d une libraire, je voudrais terminer en rappelant ce que notait Karl Popper. Il expliquait que, dans une bibliothèque, et aussi prestigieuse soit-elle, il n y a jamais qu un exemplaire de chaque livre. Et il expliquait qu à partir de 530 avant J.- C., il y avait une énorme demande, à Athènes, pour l Iliade et l Odyssée. On trouvait donc de nombreux copistes qui vendaient les deux grands poèmes épiques sous forme de rouleaux de papyrus. Il était normal que ces libraires-copistes attirent à leur tour poètes, philosophes et historiens en quête de public. Pour Karl Popper, c est donc le marché du livre, et pas du tout la bibliothèque, qui est à l origine de cette merveille que fut Athènes au Ve siècle avant Jésus-Christ. Et Popper note que c est l esprit critique né des livres qui est à l origine de la démocratie athénienne. Les libraires-copistes d Athènes, selon Popper, et il disait cela avec une bonne dose d humour, n avaient qu un inconvénient : ils rendirent les Athéniens extraordinairement imbus de leur culture et d eux-mêmes. Rien ni personne n aurait pu les convaincre qu ils n étaient pas les hommes les plus intelligents de la terre. J espère beaucoup que, ce soir, en tout cas, ce n est pas du tout ce que nous sommes entrain de faire. Je vous remercie. Conception graphique : Les Associés réunis, Gérard Lo Monaco, réalisation Valéria Caro Librairie des Abbesses com/ https://www.facebook.com prixweplerlaposte Brasserie Wepler Fondation La Poste Marie-Rose Guarniéri, Fondatrice du Prix Wepler Fondation La Poste, (Librairie des Abbesses) Damien Laval, contact presse https://www.facebook.com/prixweplerlaposte 09

10 Mécénat Agenda des actions de mécénat de la Fondation La Poste Fidèle aux valeurs du groupe La Poste, la Fondation soutient l expression écrite en aidant l édition de correspondances, en favorisant les manifestations artistiques qui rendent plus vivantes la lettre et l écriture, en encourageant les jeunes talents qui associent texte et musique et en s engageant en faveur des exclus de la pratique, de la maîtrise et du plaisir de l écriture. Aide à l édition de correspondances Automne 2013 René Descartes, Correspondance complète. Éditions Gallimard, Collection Tel. Les deux volumes de cette correspondance comprennent les lettres échangées avec une centaine de correspondants. On y découvre ce que sont les lectures de Descartes, les thèmes métaphysiques qu il a explorés et «l archéologie de ses thèses scientifiques». Le 10 décembre : lancement du livre «Je n ai rien à te dire, sinon que je t aime». Éditions Textuel au Musée des Lettres et des Manuscrits de Bruxelles Dominique Marny, auteure et pilote du projet, présente dans cet ouvrage illustré de fac-similés et de documents, la collection du Musée des Lettres et Manuscrits en matière de lettres d amour. Parmi les scripteurs et destinataires de ces lettres figurent ainsi des souverains (Napoléon Bona- parte, Alexandre II de Russie), des écrivains (Victor Hugo, Gustave Flaubert, Guillaume Apollinaire, Antoine de Saint-Exupéry, Colette, etc.), des musiciens (Chopin, Puccini, Édith Piaf), des peintres (Picabia, Géricault), des sportifs (Louis Gérardin, Marcel Cerdan) Au total, une quarantaine de correspondances. Winston et Clementine Churchill, Conversations intimes Éditions Tallandier Correspondance préfacée et annotée par François Kersaudy. L ouvrage présente une synthèse de 1700 lettres, notes personnelles et télégrammes échangés entre Churchill et son épouse entre 1908 et Cette collection, destinée à rester confidentielle de leur vivant, donne un aperçu incomparable de leur vie de couple et de famille, mais aussi de leurs jugements sur la politique nationale et internationale, sur les grandes personnalités du moment, sur le cours des deux guerres mondiales, sur leurs espoirs ou leurs déceptions pendant plus d un demi-siècle. Les annotations de leur fille Mary Soames ajoute un éclairage précieux à cette correspondance dans laquelle la politique fait partie intégrante de l intimité. Isabel Cousteil, La Galerie des murmures. Éditions Triartis. L auteure se propose de faire dialoguer des œuvres d art dans une galerie imaginaire. La fiction épistolaire s appuie sur des portraits de tous styles, de tous âges qui seront reproduits dans l ouvrage. Les œuvres reproduites sont des copies de dessins, peintures, sculptures ou monuments publics français. Exemples : - Le violoncelliste de Modigliani échange avec Le Violon d Ingres de Man Ray - Jeanne de Bourgogne et Jean de Berry conversent dans la Cathédrale de Bourges - Camille Claudel, Adèle Hugo et Séraphine de Senlis correspondent. L auteure, Isabelle Cousteil, a reçu le premier Prix, dans la catégorie adulte, pour «Espoir qu en vous» du concours «Les Sévignales» de Vitré, soutenu par la Fondation. - l e 12 novembre à la Bibliothèque du Siège de La Poste, présentation-dédicace et exposition des iconographies originales de l ouvrage. Correspondance numérique 10 Correspondances d auteurs de théâtre, Théâtre ouvert, Centre National des Dramaturges Contemporaines. Né en 1971 au festival d Avignon, et installé depuis 1981 au Jardin d hiver dans le 18e arrondissement de Paris, le Théâtre Ouvert est un théâtre d essai et de création qui possède 40 années d archives sur les dramaturgies contemporaines. Numérisation et mise en ligne de correspondances avec les auteurs contemporains «phares» de l histoire de Théâtre Ouvert : L équipe de Théâtre Ouvert commence actuellement un travail archivistique de grande envergure visant à la sauvegarde, à la valorisation et à la mise à disposition du public (via son site internet) de ses 40 années d accompagnement des écritures théâtrales nouvelles. Pour cela, ils entament en 2012 l inventaire et la numérisation des documents clés concernant la mission de Théâtre Ouvert de découvreur des nouvelles écritures.

11 Mécénat Parmi les documents symptomatiques des activités de Théâtre Ouvert qui peuvent s avérer précieux pour remettre en perspective le côté «découvreur» de Théâtre Ouvert : - les rapports de lecture argumentés écrits par l équipe réunie en comité de lecture - des comptes rendus de rendez-vous avec les auteurs - des manuscrits de pièces dans plusieurs versions successives -des échanges écrits avec les auteurs pendant parfois plusieurs décennies Manifestations artistiques qui rendent plus vivantes la lettre et l écriture. Automne 2013 «Maupassant, Portraits brisés» / Théâtre de l Epi d or Création d un spectacle littéraire adapté de la correspondance, des chroniques et des œuvres de Guy de Maupassant par Patrice Fay dans une mise en espace de Micheline Zederman. - le 16 novembre à 20h30, à la Médiathèque Les temps modernes de Taverny en Val d Oise - les 24 et 25 janvier 2014 au Théâtre de l Aventure à Ermont-dans le Val d Oise brises_-_patrice_fay.html Raconte-moi mon Histoire, Il y a 100 ans : la Grande Guerre Centenaire Réponses aux Lettres de Poilus / ARPEJ Association de promotion de la presse à l école, de septembre 2013 à juin Il s agit de permettre aux élèves du plus grand nombre d établissements d écrire sur le Conflit et sa Mémoire. L oeuvre phare du projet est le Concours de Réponses aux Lettres de Poilus que l ARPEJ a établi avec la Fondation Varenne. Les textes des élèves seront publiés dans un recueil national à paraître à l automne Colloque international «Carte postale et création», mai et novembre Le colloque Carte postale et création. Usages, fonctions, enjeux de la carte postale dans le champ artistique aux XIXème et XXème siècles est organisé par le Centre André Chastel, l Université Paris Sorbonne et par les Musées de Besançon. Cinq jours consacrés à la carte postale, support d échange, de diffusion et de création. Des personnalités du monde de la recherche en histoire de l art s appuient explicitement sur les échanges épistolaires : la correspondance entre Foujita et sa femme pendant la Première Guerre mondiale ; les propos de Picasso ; les relations entre Schwitters et les dadaïstes Le recto des cartes postales est utilisé par les artistes plasticiens pour exprimer ce qu ils ne peuvent dire autrement : cartes anti-nazies et anti-franquistes. A Besançon, au Musée du Temps : Exposition de la collection Tupin «Cartes postales : Besançon » Le Musée de La Poste, qui avait organisé en 1992 l exposition «Regards très particuliers sur la carte postale» a prêté des cartes postales. -les 16 mai et 17 mai : lecture de cartes postales issues du fonds Tupin, de cartes imaginaires de Georges Perec par la Compagnie La Loyale, troupe du Centre National de Besançon. -le 17 mai : première session du colloque A Paris, à l INHA, Institut National d Histoire de l Art : - les 19, 20 et 21 novembre : deuxième session du colloque La Fureur des Mots. Paris 14ème, du 15 au 30 novembre Manifestation biennale soutenue par la Fondation en 2009 et qui a pour but de faire partager le plaisir de lire et d écrire aux habitants du 14ème arrondissement parisien, et de leur faire découvrir ou redécouvrir les librairies ou bibliothèques de proximité. Thème 2013 : «Le Polar dans tous ses états» Concours de correspondances impliquant deux écoliers imaginaires troublés par des évènements étranges se déroulant près de chez eux. Les écoles primaires et les centres de loisirs de l arrondissement participent à ce concours : les enfants échangent une correspondance sur les faits mystérieux qu ils observent autour d eux. Les meilleures lettres seront lues dans les quatre bibliothèques de l arrondissement, et publiées dans un recueil offert aux familles des jeunes participants. «La Cicatrice, Une famille dans la Grande Guerre» Film réalisé par Laurent Véray, cinéaste et historien spécialiste de la Première Guerre Mondiale. Ce film propose de commémorer la Première Guerre Mondiale à travers la correspondance exceptionnellement riche et les photographies échangées, au quotidien, par une famille française, au fil des quatre années de guerre. - le 10 octobre : projection à Blois dans le cadre des 16èmes Rendez-vous de l Histoire - le 26 novembre : projection du film à l Auditorium du Musée de La Poste 11

12 Mécénat Lettres d automne à Montauban, Association Confluences, 23ème édition du 18 novembre au 1er décembre. Thème «Albert Camus, notre contemporain». Le Festival célèbre le centième anniversaire de la naissance d Albert Camus. - le 14 octobre à 20 heures, au Studio Raspail, lecture par Maurice Petit et Didier Bezace d extraits de «Le premier homme» et de lettres d Albert Camus à Louis Germain. Quatre rencontres lectures autour des correspondances d Albert Camus avec : - Michel Vinaver : «S engager?» Correspondance Camus Vinaver, Agnès Spiquel : Correspondance Albert Camus et Louis Guilloux - Franck Planeille : Correspondance Albert Camus et René Char - Claude Sicard : Correspondance Albert Camus et Roger Martin du Gard. Quatre lectures de lettres de Camus par la Compagnie Le Théâtrophone. Lettres du Pays / Pays de Loire-Beauce de 2012 à L association Les fous de Bassan à Beaugency en collaboration avec les postiers de la région, met en place un projet culturel en milieu rural qui s échelonne sur trois ans (quarante communes sont concernées). La population qui demeure ou travaille dans le Pays Loire-Beauce est invitée à écrire une ou des lettres pour parler du pays. Certaines de ces lettres seront confiées à des artistes qui apporteront une réponse artistique en Point d étape : - Année 2012 : 437 Lettres (toutes les Lettres spontanées, numériques, manuscrites, cartes postales) ont été prises en compte ont été réceptionnées, toutes consultables sur la rubrique TOUTES LES LETTRES du site - Année 2013 : réponses artistiques, lectures-concerts et organisation des manifestations de Lettres ont été transmises à 40 artistes et artisans d art du Pays Loire Beauce et d ailleurs, officiant dans des disciplines diverses : littérature, musique, arts plastiques, céramique, couture, photographie, vidéo, gravure de pierre, verrerie Chaque réponse prend en compte la spécificité de l élément au cœur de la Lettre et la façon dont l expéditeur l a mis en mots. Durant cette phase la représentation de lectures-concerts conviviales et festives, diffusées dans 12 communes du Pays Loire Beauce, a permis à la population de goûter quelques LETTRES du PAYS interprétées, lues et chantées par 3 comédiens et un musicien Manifestations associant textes et musique Association A l écoute d Augusta Holmès et de Pauline Viardot. Pauline Viardot et l Espagne, concert-lecture pour piano, violoncelle et chant : d origine espagnole, Pauline se rend en Espagne en 1842 où elle remporte un triomphe dont elle rend compte à son amie George Sand... - le 22 novembre à 20h30 au Temple Pentemont Luxembourg - Pauline Viardot et le chant du violon, concert-lecture pour piano et violon : Pauline a fait ses débuts aux côtés du violoniste Charles de Bériot, elle a pour ami le célèbre violoniste Joseph Joachim, et son fils Paul devient un instrumentiste admiré... - le 14 décembre à 20h30 au Temple Pentemont Luxembourg Augusta Holmès comme Pauline Viardot s étant trouvées liées à nombre de gens célèbres, chaque séquence musicale est suivie d une lecture de lettres visant à éclairer le contexte musical et artistique. Lectures par l historienne Michèle Friang. Engagement en faveur de l écriture pour tous. Projets solidaires 12 «Se souvenir des belles choses» Association II mots en Images, Perpignan de juillet 2012 à juillet L association met en place des ateliers hebdomadaires d écriture & vidéo «De l exil à l image» avec des personnes malades d Alzheimer accueillies au centre thérapeutique de jour Le Grand Platane à Perpignan. L objectif du centre d accueil, qui assure une prise en charge individualisée des malades, est de favoriser leur maintien à domicile, retarder leur entrée définitive en institution et rendre profitable le temps gagné pour eux-mêmes et leur famille. «La maladie d Alzheimer étant une maladie dégénérative qui implique la disparition de la mémoire, et l écriture, comme le cinéma, étant des moyens de retenir ce que le temps ou la maladie effacent, il nous semble essentiel de fixer cette partie d eux-mêmes qui peu à peu leur échappe.» Ce projet est développé en collaboration avec les soignants du centre d accueil et il est mené avec l accord et l engagement des familles. Dans un premier temps, les personnes malades s immergent dans l univers du cinéma, en regardant des séquences de films faisant appel à leur mémoire intime et collective. Puis la deuxième étape consiste à écrire une lettre manuscrite sur un ou des sujets qui leur sont chers et d en

13 Mécénat choisir les destinataires. Cette écriture se fait au fil du temps, chacun a son cahier de notes qu il remplit au fur et à mesure. Enfin, la dernière étape consiste, elle, à mettre cette lettre en image et en son. Réalisation de 6 lettres vidéo de 6 chacune et d un film de 13 comprenant divers témoignages. Les ateliers sont menés par Elsa Piat, psychologue, Anne-Marie De Franssu, réalisatrice et Claude Fages, écrivain. Association Ambassadeurs du Parc National de La Réunion, de mai à novembre Projet présenté par des postiers de La Réunion. L association a pour double objectif de valoriser le patrimoine réunionnais et d accompagner des personnes en difficulté face à la lecture, l écriture et le calcul. Ce projet s adresse à 5 personnes en situation d apprentissage, qui ont déjà suivi des cours de remise à niveau dispensés par des postiers. L une d entre elles détient des recettes de cuisine, et l objectif est de les écrire, les mettre en page et les publier dans un livre de recettes illustré par des enfants. Association Loisirs-Evasion-Mascareignes / La Réunion de septembre à décembre. L association située à Sainte Clotilde organise des loisirs éducatifs sur le temps scolaire et le temps libre des enfants et des jeunes. Les animations proposées tournent autour de l écriture, des arts plastiques, du conte, des activités scientifiques et techniques. Le projet éco-citoyen «Piton de la Fournaise, mon Volcan» s adresse à 35 enfants de 10 à 12 ans, d une école primaire de Sainte-Marie (27 élèves d une classe et 8 enfants pendant leur temps de loisirs). La commune de Sainte Marie se trouve dans les hauts de l île, à l écart de l activité socio-culturelle de Sainte- Clotilde. L objectif est de sensibiliser ces jeunes au patrimoine de leur île, classée Patrimoine Mondial de l Humanité en 2010, et à l importance et l intérêt de le préserver. Les enfants encadrés par l équipe enseignante doivent écrire un conte en français sur le thème du Piton de la Fournaise. Les ateliers d écriture sont précédés de recherches sur les mythes liés à l histoire du volcan, et d une sortie sur le site avec des éco-gardes du Parc National de la Réunion. Les contes imaginés sont illustrés et publiés, les planches réalisées sont exposées. Association Ensemble à Nancy / «D un espace à l autre» La Maison et son jardin / de septembre 2013 à février La Maison et son jardin est depuis 1993 un lieu d accueil situé dans un quartier sensible de l agglomération de Nancy, qui, dans le cadre de rénovation urbaine, sera détruit fin La Maison et son jardin intègrera alors un nouveau bâtiment et sera partagé avec d autres acteurs locaux. Les habitués regrettent de devoir quitter ce lieu, et le déménagement génère des tensions et des angoisses liées au changement, et à la peur de ne plus retrouver les mêmes personnes... L équipe professionnelle souhaite faciliter l arrivée dans les nouveaux locaux, et envisage d accompagner les habitants en les invitant à verbaliser puis écrire ce qu ils ressentent vis-à-vis du lieu : souvenirs, histoire... Les textes et poèmes, agrémentés de dessins et photos constituent la matière d un recueil qui sera publié et distribué à chacun. Un DVD retraçant la vie de la maison leur sera également offert. Les ateliers pour la réalisation du livre s échelonnent de septembre à décembre. La finalisation du projet avec la distribution des livres et DVD est envisagée pour févier Atelier de théâtre créatif «De la prison à l Odéon» / soutenu par l association Léo Lagrange / Maison d arrêt de Fleury Mérogis, de septembre 2013 à mars Sylvie Nordheim anime des ateliers d écriture créative à la Maison d arrêt de Fleury Mérogis. A partir d improvisations autour d un thème commun, douze personnes, détenues en longue peine, réparties en deux ateliers écrivent deux pièces reliées par un même fil conducteur, lesquelles composeront un spectacle en deux actes. - en mars 2014, restitution du spectacle au Théâtre de l Odéon : le théâtre met une scène à disposition pour accueillir un plus large public et faire découvrir le travail aux médias. Tout au long de l année, l Odéon missionne des membres de l équipe artistique, comédiens, metteurs en scène, scénographes qui viennent parler à Fleury-Mérogis de leurs métiers. Association MACAO Ecriture(s) Paris 13ème, de septembre 2013 au printemps Dans le cadre de la Politique de la Ville, l association propose à l Espace de Vie Sociale L Escale : - des ateliers d écriture destinés aux jeunes et adultes de 11 à 70 ans. En réponse aux besoins d information, de communication et de partage intergénérationnel, les participants rédigent un journal de quartier trimestriel, le «Journal de l Amiral»distribué dans les 650 boîtes aux lettres des résidents. Ateliers bimensuels d une durée de 2 heures. - le projet «Au Pied de la Lettre» art postal et correspondance. Cette action développe un lien de correspondance entre les habitants (une quinzaine de personnes) et des artistes. L objectif des ateliers d écriture et d art postal étant de créer des cartes postales rédigées et des enveloppes qui seront adressées aux artistes. Ceux-ci, intervenants qualifiés en art thérapie, apporteront une réponse. 13 Association Elan Retrouvé / Fontenay aux Roses, de septembre 2013 à juin Le Centre Psychothérapique de Jour de Fontenay aux Roses accueille des enfants et des jeunes autistes ou souffrant de troubles envahissants du comportement. L activité «Mini Journal» est destinée à 22 enfants et jeunes de 8 à 18 ans : il s agit de créer un journal comprenant divers articles selon les centres d intérêt des participants. Les ateliers de 2h00 par semaine sont encadrés par l équipe d éducateurs et une intervenante extérieure. Certains enfants apprennent à se servir de l ordinateur pour écrire leurs textes. Faire le récit des activités qui se déroulent au cours de l année, illustrer les textes par des photos fait naître

14 Mécénat chez ces enfants fragilisés le sentiment d appartenance à un groupe, permet des références à un passé commun, et favorise entre eux les échanges : lecture réciproque des articles auxquels ils ont participé, affirmation de leurs goûts, musicaux ou autres. Parmi les enfants qui participent au Mini Journal, 5 pourront réintégrer le circuit scolaire. Association L Aire à mots, Paris, de septembre 2013 à juin L association créée en 1997 propose entre autres sur une année scolaire des ateliers «d écriture inventive, et d arts plastiques». Public visé : 10 enfants et 12 jeunes (7/12 et 12/16 ans) du 10ème arrondissement de Paris (quartier des Portes Saint Denis et Saint Martin) et arrondissement limitrophes. Association Prado Rhône Alpes / Du slam, pour l écrire et le dire, de septembre 2013 à juin 2014 L association Prado Rhône Alpes regroupe 19 établissements de protection et d insertion d enfants, adolescents et jeunes adultes de 4 à 18 ans, victimes de maltraitance, en souffrance sociale ou psychologique, ou en prise avec un environnement délinquant. Les structures sont implantées dans les départements de l Ain, l Allier, l Ardèche, l Isère, la Loire et le Rhône, elles interviennent dans les domaines de la Protection de l enfance et de la Protection judiciaire de la jeunesse. L un des établissements L Autre Chance, se trouve à Fontaines Saint Martin dans le Rhône près de Lyon. Le projet «Du slam, pour l écrire et le dire» concerne dix jeunes de 14 à 17 ans qui viennent de différents pays : France, Afghanistan, Angola, Cameroun, Congo, Somalie, Mali et Tchad. Ces jeunes en décrochage scolaire rencontrent des difficultés avec les savoirs de base, dans la définition de leur avenir et leur projet professionnel. La musique apparaît comme un support sans frontières pour aborder la culture, l histoire, la géographie, le vocabulaire. Encadrés par l équipe éducative et des intervenants professionnels, les ateliers d écriture se déroulent de janvier à mars. Ces ateliers sont suivis de séances d enregistrement, de la réalisation de CD remis aux jeunes et d une restitution publique en juin Association ACERMA Atelier d écriture spontanée / Paris 19ème de septembre 2013 à août L association ACERMA se situe à l interface du soin et de la vie citoyenne grâce à des activités aidant des personnes à retrouver leur place dans la société, avec leur différence. En complément des soins médicopsycho-sociaux, l association propose des ateliers créatifs ciblés sur les déterminants et les conséquences. Elle est en lien avec les structures de soins qui informent les malades des actions menées. Les patients sont accueillis individuellement, guidés pour s inscrire aux activités adaptées et être accompagnés ensuite par la dynamique de groupe. «Il s agit là d un maillon essentiel entre le soin et les activités des centres culturels, c est le pont entre la maladie et la vie.» Une autre particularité de l ACERMA est d ouvrir les activités à tout public car la mixité est un moteur essentiel pour les personnes issues du soin, associant stimulations, motivation, et contribuant à un changement de regard du public sur les addictions. De fait, cette approche originale contribue à la prévention à différents niveaux. L atelier Ecriture spontanée accueille 5 à 12 participants et se tient tous les mercredis de 19h30 à 22h. Il tend à favoriser l expression écrite, comme elle vient, dans la confiance. Il n y a pas de recherche de «beau» littéraire, ni de «bien». On s aide de jeux pour faire démarrer les stylos, on écrit seulement pour le plaisir. On lit (si on veut) ce qu on a écrit et on en parle ensemble, sans jugement. Il n y a pas de nécessité d assiduité, chaque séance est autonome. Association Uni Sons, Montpellier quartier de La Paillade, de septembre 2013 à août Uni Sons propose depuis 12 ans des ateliers d écriture et de musique hip hop aux jeunes de 12 à 25 ans. Les jeunes bénéficiaires sont bien souvent en rupture de confiance avec les institutions scolaires. Uni Sons propose à la fois une forme d expérience artistique et éducative. Les jeunes doivent écrire un texte et exprimer leurs ressentis. En compagnie des animateurs ils échangent, expriment, écrivent avec un objectif : enregistrer un morceau en studio, le graver sur un CD qui leur est offert. L association travaille avec des centres de réinsertion pour jeunes déscolarisés. 14 Compagnie Mises en scène Avignon, «La Parabole des papillons» à partir de l automne 2013 Ce projet est mené avec les habitants des Quartiers Montclar et Champfleury. Pour La Parabole des papillons des ateliers de parole ont été menés pendant quatre mois avec une centaine de femmes qui ont évoqué leurs rapports à leurs voisins, à leur intérieur, à leurs enfants, aux hommes, à leur mari, à leurs parents, à leur corps. Le spectacle retracera cela, «l être femme» de la petite fille à la vieille femme, de la femme du quotidien aux grandes figures mythiques, théâtrales ou politiques. Un autre pan de ce travail a été réalisé avec de jeunes hommes. Depuis deux ans Cheikh Sall (directeur artistique de la compagnie Croisements) conduit à Mises en scène un projet de percussion corporelle. Ce projet, La fanfarumaine, implique une centaine de participants composés de jeunes et d adultes des différents quartiers de la ville d Avignon. Cinq jeunes hommes issus de La fanfarumaine seront intégrés à La Parabole des papillons. Les enjeux sont multiples : donner à entendre des paroles de femmes, qu ils n ont pas l habitude d avoir au quotidien, à des jeunes gens qui pour la plupart pourraient être ou sont leurs fils ou petits-fils et mettre en valeur une danse urbaine actuelle et populaire, peu considérée malgré la grande technicité qu elle requiert.

15 Mécénat - du 5 au 9 juillet 2013 à l Auditorium du Grand Avignon Le Pontet : restitution de la parole des ateliers transcrite en une parole théâtrale. Un atelier d écriture est proposé aux vingt participant(e)s non professionnel(le)s de La Parabole des papillons, à partir de l automne C est pour la compagnie un moyen d accompagner les personnes, d évaluer son travail, et de mesurer la pertinence de sa démarche de co-construction. Le travail est conduit par Michèle Addala et Gilles Robic avec lesquels une complicité s est nouée. Lors de plusieurs rendez-vous, ils accompagnent, soutiennent les participant(e)s dans la rédaction d une lettre relatant leur expérience et qu ils/elles adresseront à la personne de leur choix, l occasion d engager pour eux une correspondance épistolaire. Ces textes seront lus, récités, joués, interprétés dans le cadre le cadre du colloque retraçant les parcours et les trajectoires des participant(e)s impliqué(e)s dans des expériences telles que celles menées ici. Ce colloque est préparé par Mises en scène pour 2014 en partenariat avec Art Vivant Vaucluse, la Mission locale du Grand Avignon et le soutien de la Caf de Vaucluse. 120 heures d ateliers d écriture pour les participants. La restitution publique des écrits permettra aux citoyens d Avignon de rencontrer cette population de leur ville, que l on n entend que trop peu. Les représentations du spectacle La Parabole des papillons participent de cette même volonté de rencontre des citoyens avignonnais. Le colloque sera l occasion d interpréter une nouvelle fois devant le public. Ateliers d écriture civilité / incivilités / Maison de la Jeunesse et de la Culture du Pays de Meaux du 11 novembre 2013 au 30 juin 2014 La MJC de Meaux prépare des ateliers d écriture pour des élèves de CM1 d une école située en ZUS. Pour réduire les actes d incivilité au sein de l école Alain 1, l équipe pédagogique, constituée d une intervenante de théâtre, de l institutrice de la classe de CM1, et de la coordinatrice de projet de la MJC, propose aux écoliers d écrire des correspondances théâtralisées sur le thème de la civilité : conseils et recommandations concernant les principes de savoir-vivre, respect, sociabilité. Les enfants lisent ces lettres par groupes de deux. Pour que la lecture soit animée, les écoliers mettent en scène des comportements d incivilité : impolitesse, agressivité verbale, chahut, etc qui justifient l écriture de ces lettres. Parents et proches participent à cette action en réalisant des décors et costumes. Deux représentations publiques seront données, une à l école Alain 1, une autre dans une salle de spectacle pour les habitants du quartier ZUS de Beauval. Les ateliers auront lieu au centre municipal Louis Aragon de Meaux, de 17h30 à 18h30 le lundi pour le premier groupe et le mardi, mêmes horaires, pour le deuxième groupe. Ateliers d écriture / Association Libreplume, Bayonne de décembre 2013 à mars 2014 L association Libreplume, implantée sur le territoire de la ZUP de Bayonne œuvre à la promotion de la littérature jeunesse et propose notamment depuis plusieurs années dans les aires d accueil des gens du voyage des interventions hebdomadaires autour de la lecture. Elle organise les 14 et 15 mars 2014 à Bayonne, à l occasion du Printemps des Poètes, la Fête du livre Petit Bouquinville. En amont de cette manifestation, de décembre à mars, l association met en place des ateliers hebdomadaires ludiques d écriture poétique destinés à deux groupes d enfants : - un premier groupe de l aire d accueil des gens du voyage de Capbreton (sud des Landes) - un deuxième groupe de la Fédération Syndicale des Familles de Bayonne Nord. Les enfants échangeront une correspondance et se rencontreront lors de la Fête du livre Petit Bouquinville où leurs travaux seront exposés. Atelier d écriture Le dire pour agir / Fédération du Secours Populaire Français Clermont-Ferrand d octobre 2013 à septembre 2014 Les antennes du Secours Populaire de Clermont-Ferrand reçoivent des personnes en situation de précarité, percevant ou non des minimas sociaux. Un ensemble d ateliers a été mis en place, et notamment depuis octobre 2011 un atelier d écriture «Le dire pour agir». Les participants sortent de leur isolement, de leur découragement, acceptent les sorties culturelles ou festives proposées, et plusieurs s engagent ensuite à leur tour en prenant part aux actions de solidarité que mène le Secours Populaire en cours d année : collectes, brocantes... Deux animateurs bénévoles conduisent les ateliers : un écrivain public et une retraitée. Les personnes racontent et écrivent ce qu elles ont sur le cœur, ce qu elles pensent, ce qu elles veulent ou ne veulent plus. Outre le bénéfice qu apportent l expression écrite et la prise de parole en groupe, ces séances permettent aux animateurs de déceler plus précisément les difficultés (santé, surendettement ), d orienter les personnes vers les structures appropriées, et de mieux les soutenir. Deux ateliers par semaine de 2h00, fréquentés en moyenne par une vingtaine de personnes. https://www.google.fr/#q=secours+populaire+francais+clermont+ferrand 15 Ateliers d écriture / Ville de Lens, d octobre 2013 à juin 2014 Dans le cadre de ses actions visant à rendre la culture plus accessible à des publics qui en sont éloignés, la Ville de Lens organise des ateliers dans une optique d égalité des chances : 1/Ateliers d écriture et de paroles «La Première Guerre mondiale» conduits par Pierre Outteryck auteur, professeur agrégé d histoire. Ecriture sur la mémoire des familles, de la ville et de la région. Projection du film «Joyeux Noël» au cours d une des séances pour nourrir la réflexion sur le thème de la solidarité. Public : bénéficiaires et bénévoles des Restos du Cœur 10 séances de deux heures à partir du mois de d octobre /Ateliers d écriture et de paroles «Le regard de l autre» menés par Philippe Masselot, auteur régio-

16 Mécénat nal dans le cadre de l exposition de photographies «Regards croisés sur la précarité» réalisée par l Association Pour la Solidarité Active, présentée au Théâtre Municipal Le Colisée du 6 mai au 17 mai Les textes produits sur le thème de la précarité donneront lieu à une restitution lors de l exposition. Public : adultes et jeunes hébergés à la Maison d accueil CHRS Schaffner 10 séances de deux heures à partir d octobre /Ateliers d écriture et de paroles «Correspondance de guerre » par La Compagnie, structure professionnelle pluridisciplinaire (théâtre, musique, vidéo) créée en 1993 Thème : dramatique radiophonique autour de la correspondance de guerre amoureuse, familiale ou amicale Présentation aux participants du métier de l acteur, du jeu, de la mise en scène, de la mise en voix, écoute d extraits poétiques avant de passer à l étape de d écriture. Les travaux d écriture terminés, lecture à voix haute et enregistrement avec créations d ambiances sonores. Remise d un CD audio à chaque participant à l issue de l atelier.. Public : personnes du Centre Social Multisites 15 séances de deux heures de janvier 2013 à juin 2014 Les participants de ces trois ateliers auront accès à : - la Médiathèque pour les recherches documentaires - au Théâtre du Colisée où ils assisteront au spectacle «Ceux de 14» d après le texte de Maurice Genevoix Compagnie La Parole du Corps, le 15 avril au vernissage de l exposition «Regards croisés sur la précarité». Ateliers hebdomadaires, soit 34 séances Africultures présente le projet d un «Roman-photo : Belleville en bulles», du 31 octobre 2013 à novembre 2014 Le projet associe un groupe de 15 jeunes de 16 à 25 ans suivis par l association Savoirs pour réussir et la rédaction d Afriscope dans la réalisation d un roman-photo en épisodes qui sera publié dans le magazine bimestriel Afriscope. La réalisation du «Roman-photo Belleville en bulles» et sa publication dans le magazine Afriscope répond aux objectifs suivants : - Permettre à une quinzaine de jeunes en situation d illettrisme d appréhender avec plaisir l écriture et la lecture, à travers une approche ludique liant pratique de l écrit, jeu d acteur et photographie. - Redonner confiance à ces jeunes en situation d échec dans leur rapport à la lecture et l écrit, en les valorisant par une activité créatrice dont le résultat est publié dans un média et largement diffusé. - Encourager leur capacité à s approprier un projet et à transmettre une parole, collective ou individuelle. - Susciter l envie pour ces jeunes de développer des projets de formation professionnelle mobilisant leurs compétences écrites, scéniques et photographiques. - Lutter par une production culturelle contre les préjugés dont peuvent faire l objet les personnes en situation d illettrisme. - Valoriser et renforcer les liens entre ces jeunes et les habitants et le réseau associatif du quartier de Belleville. - du 31 octobre au 19 décembre : atelier d écriture 8 séances, tous les jeudis - du 9 janvier 2013 à début avril 2014 : prises de vue et montage - en mai 2014 : publication du roman-photo sous la forme d un livret - en novembre 2014 : publication du roman photo sur 3 numéros du magazine Africoscope Ateliers d écriture / Maison Thérapeutique du Collégien et du Lycéen Etienne Gourmelin Quimper, de mi-septembre 2013 à fin juin 2014 La Fondation soutient les ateliers d écriture de la Maison Thérapeutique du Collégien et du Lycéen depuis sa création en Le bilan est très positif car les adolescents participant à cet atelier sont mieux préparés à suivre le travail thérapeutique et les relations avec l équipe soignante s améliorent sensiblement. Ces ateliers sont reconduits pendant l année scolaire L animation en est assurée par un orthophoniste, Mr Boussard, qui propose de continuer à utiliser la bande dessinée comme moyen d expression. La base reste l écrit : écriture du scénario, des dialogues et des situations. Chaque participant développe son propre texte en bande dessinée, après en avoir choisi le thème, au cours d une séance de recherche de projet. Aucun prérequis en dessin n est exigé. Cette approche de l atelier se révèle intéressante pour les patients car : - la bande dessinée est souvent l une de leurs références, - des règles s imposent pour passer de l écrit au dessin (apprentissage des codes) - nouveau mode de communication - importance de l aspect ludique Auteurs Nathalie Jungerman (ingénierie éditoriale et rédactrice en chef indépendante) Corinne Amar, Élisabeth Miso, Gaëlle Obiégly ISSN ÉDITEUR FONDATION D ENTREPRISE LA POSTE 44 boulevard de Vaugirard Case Postale F Paris Cedex 15 Tél :

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